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  • il y a 1 semaine
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Aujourd'hui, dans « Les 4V », Alexandre Peyrout revient sur les questions qui font l’actualité avec Pierre Cazeneuve, député EPR des Hauts-de-Seine.

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Transcription
00:00– Bonjour à tous et bonjour Pierre Cazeneuve.
00:05– Bonjour.
00:05– L'actualité ce matin, c'est évidemment cette marche,
00:08hommage cet après-midi à Lyon à Quentin Deranque,
00:11mort la semaine dernière, une marche qui inquiète les habitants sur place,
00:14qui craignent des débordements violents.
00:16Le ministre de l'Intérieur a déclaré hier ne pas s'opposer à cette marche,
00:19la préfecture la même autorisée, est-ce que c'est le bon choix ?
00:22– Il y a une liberté et un droit de manifester en France
00:25qu'il faut évidemment garantir, c'est constitutionnel.
00:28Ensuite, si la préfecture, si le ministre de l'Intérieur
00:32a pris la décision de maintenir cette manifestation,
00:34c'est qu'ils considèrent que les garanties de sécurité sont là
00:38et qu'ils vont être en mesure avec les forces de l'ordre,
00:40que je remercie dès maintenant pour leur action
00:44dans toute la journée et tout le week-end même,
00:46puisqu'on sait que le haut niveau de sécurité,
00:48de déploiement des forces de l'ordre va se prolonger tout le week-end.
00:51Je les remercie de pouvoir garantir la sécurité de cette manifestation
00:54et j'appelle évidemment au calme à l'ensemble des participants
00:58de respecter le deuil des familles, de la famille, le recueillement
01:01et donc vraiment un grand appel au calme.
01:02– Mais on annonce malgré tout dans cette mobilisation
01:05la présence de groupuscules d'ultra-droite, parfois violents.
01:08On annonce notamment la présence d'Yvan Benedetti,
01:10militant d'extrême droite, qui se déclarait lui-même, je cite,
01:13comme anti-sioniste, anti-sémite, anti-juif.
01:15Il a aussi été condamné pour avoir agressé des journalistes.
01:19Est-ce qu'autoriser une manifestation avec de tels profils,
01:21ce n'est pas prendre un risque de débordement tout bonnement ?
01:24– Encore une fois, si le ministre de l'Intérieur a pris cette décision,
01:27c'est par ailleurs qu'il a dû considérer
01:29que ne pas autoriser cette manifestation
01:30aurait engendré d'autres heurts,
01:33d'autres problématiques de sécurité et de tenir dans la ville.
01:37Donc encore une fois, le sujet n'est pas tant là sur cette affaire Quentin.
01:41Maintenant, encore une fois, il y a une liberté de manifester.
01:43C'est aux forces de l'ordre de garantir le bon déroulement de cette manifestation.
01:47Mais moi, encore une fois, c'est la responsabilité des élus
01:51d'appeler au calme, d'appeler évidemment à la désescalade.
01:56C'est le plus important et malheureusement, tout le monde n'y est pas tenu.
01:59– Vous parliez de la responsabilité des élus.
02:01Les attaques contre la France insoumise, elles continuent
02:03suite à la mort de Quentin de Ranck.
02:05Certains responsables réclament la démission de Raphaël Arnaud.
02:08Ce député européen, dont un des collaborateurs parlementaires,
02:11a été mis en examen et en détention provisoire
02:13pour complicité d'homicide volontaire.
02:15Est-ce que vous aussi vous demandez que Raphaël Arnaud
02:18quitte l'Assemblée nationale ?
02:19– C'est la décision de Raphaël Arnaud.
02:21S'il avait eu un minimum de dignité, ça fait bien longtemps
02:24qu'il aurait démissionné, mais on sait très bien
02:25qu'il ne le fera pas.
02:27Par contre, il faut évidemment mettre la pression
02:28sur la France insoumise, ce qui est une responsabilité morale
02:31et politique dans cette affaire évidente.
02:33Parce qu'il a investi Raphaël Arnaud,
02:35sachant pertinemment que c'était le fondateur de la Jeune Garde,
02:38qu'il avait déjà été condamné à 4 mois de prison
02:40avec sursis pour violence.
02:41Donc il savait pertinemment quel était le profil
02:43de ce militant ultra-violence.
02:45– Vous dites mettre la pression sur la France insoumise.
02:47Est-ce que comme Jordan Bardella, vous dites oui,
02:48il faut un cordon sanitaire vis-à-vis de la France insoumise ?
02:51– Bien sûr, parce qu'ils ont une responsabilité, encore une fois.
02:54Et il ne faut pas s'étonner quand on exacerbe
02:55la violence politique dans le débat public,
02:58que ça ressurgisse ensuite dans la rue.
03:00Il faut être très clair là-dessus.
03:02Leur responsabilité, elle se situe ici.
03:04Et quand on voit Thomas Porte, le député,
03:07qui pose avec le pied sur la tête du ministre Olivier Dussopt,
03:11quand on les voit hurler, insulter,
03:14faire n'importe quoi à l'Assemblée nationale bordélisée en permanence,
03:17quand on voit les propos tenus par Rima Hassan,
03:19quand on voit encore une fois cautionner des profils
03:21comme Raphaël Arnaud, dont on sait pertinemment
03:23qu'il appartient à une mouvance ultra-violente,
03:25eh bien évidemment, derrière, ça a des conséquences.
03:28Et peut-être que c'est là le pire,
03:30c'est aussi le déni dans lequel est la France insoumise
03:32depuis une semaine, qui ne voit pas vraiment le problème,
03:34qui ne comprend pas pourquoi.
03:35Il y a une prise de parole qui a fait beaucoup parler
03:37ces dernières heures, c'est celle de Dominique de Villepin,
03:40l'ancien Premier ministre,
03:42qui estime qu'il ne faut pas se servir de cette affaire
03:44pour diaboliser la France insoumise,
03:46parce que, je cite,
03:46ça légitimerait une prise de pouvoir identitaire.
03:50Est-ce que vous avez l'impression d'utiliser cette affaire
03:52pour diaboliser la France insoumise ?
03:54Je pense que la France insoumise n'a pas besoin de nous
03:56pour se diaboliser.
03:57Leur comportement, depuis 4 ans,
03:59et tout le monde le voit,
04:00sortez dans la rue, allez au marché,
04:02parler avec des gens,
04:02ils ont réussi le triste exploit
04:04de faire passer le Rassemblement national
04:07pour des gens à peu près normaux.
04:08Et donc, la folie de la France insoumise depuis 4 ans,
04:10toutes leurs dérives, tous leurs excès,
04:12du coup, ça a contribué à normaliser
04:14et à banaliser le Rassemblement national
04:16dans leurs idées.
04:17Et ça, c'est quelque chose d'extrêmement grave.
04:18Ils ont une responsabilité, je vous le dis,
04:20extrêmement grave dans la normalisation,
04:21aujourd'hui, du Rassemblement national.
04:22Vous dites que ça banalise le Rassemblement national.
04:25Mais est-ce que,
04:25quand votre candidate à Marseille, par exemple,
04:27Martine Vassal,
04:28reprend le slogan pétainiste
04:29« Travail, famille, patrie »
04:30lors d'un débat télévisé ?
04:32Est-ce que ça aussi,
04:33ça n'est pas banalisé le Rassemblement national ?
04:35C'est une très grosse erreur.
04:37Personne ne dira le contraire.
04:39Derrière, personne, je crois,
04:40n'a de doute sur la réalité
04:41de ce que pense Martine Vassal.
04:43Elle a toujours été extrêmement claire,
04:44notamment avec le Rassemblement national,
04:46notamment avec l'extrême droite,
04:47dont elle a toujours combattu
04:48les idées sur le terrain à Marseille
04:50et dans la région sud
04:51aux côtés de Renaud Muselier.
04:52Donc, voilà,
04:53il y a une très grosse erreur politique
04:54qui a été commise, malheureusement.
04:56Mais derrière,
04:57ça ne reflète pas le fond
04:59de ce qu'elle pense
04:59et pour le coup,
05:00j'en suis absolument convaincu.
05:02Alors, autre thème,
05:04le chef de l'État inaugure ce matin
05:05le Salon de l'Agriculture
05:07Porte de Versailles à Paris
05:08dans une ambiance tendue.
05:09La coordination rurale
05:10annonce boycotter le petit déjeuner
05:11ce matin de rencontre
05:12avec Emmanuel Macron.
05:14Il n'est pas le bienvenu,
05:15disait même le numéro 2 du syndicat.
05:18Comment est-ce que vous expliquez
05:19cette colère agricole ?
05:20Est-ce que l'agriculture,
05:21ça sera à jamais le grand manqué
05:22des deux mandats d'Emmanuel Macron ?
05:24Déjà, je veux dire
05:25qu'on comprend parfaitement
05:26la grande colère
05:27qu'il y a chez les agriculteurs
05:29parce qu'on est face
05:30à une multiplication
05:31des défis
05:32sur le dérèglement climatique,
05:33sur la concurrence déloyale,
05:35sur les prix.
05:36On voit très bien
05:37qu'il y a énormément de choses
05:38qui pèsent sur l'agriculture
05:39française d'aujourd'hui
05:39et qu'évidemment,
05:41on comprend leur colère
05:41et qu'il y a énormément besoin
05:43de les accompagner.
05:44Ensuite, je trouve
05:44que le président de la République,
05:45depuis 2017,
05:47a été constant
05:47dans son soutien aux agriculteurs.
05:49Visiblement,
05:50ça ne suffit pas.
05:51Encore une fois,
05:52je vous dis,
05:52parce qu'il y a une colère légitime,
05:53énormément de difficultés,
05:54mais il a été constant
05:55dans son soutien.
05:55On l'a vu encore cette année.
05:56Il négocie en ce moment même
05:58la PAC,
05:58qui est une part extrêmement importante
06:00des revenus des agriculteurs.
06:01Il met un rapport de force
06:02énorme à Bruxelles
06:03sur le sujet.
06:04Il a été celui
06:05qui s'est opposé
06:06à Ursula von der Leyen
06:07sur le Mercosur
06:08en votant contre
06:10ce projet d'accord.
06:12Ça n'a pas suffi.
06:12Il a assumé
06:13ce rapport de force.
06:14C'est extrêmement important.
06:15Il s'est tenu,
06:15encore une fois,
06:16la promesse qu'il avait tenue
06:17aux agriculteurs,
06:18c'est-à-dire que
06:18si les clauses miroir
06:19n'étaient pas là,
06:19si les clauses de concurrence
06:20n'étaient pas...
06:21Si les garanties
06:22d'une concurrence loyale
06:23n'étaient pas garanties,
06:24de s'y opposer,
06:25il l'a fait.
06:25Et encore une fois,
06:26avec les lois égalimes,
06:27avec les 67 engagements
06:28pris par Gabriel Attal
06:29en 2014,
06:30qui ont tous été tenus
06:31par les ministres Fénault,
06:32par les ministres Gennevard,
06:33on voit bien aujourd'hui
06:34qu'on se tient au...
06:35Je vais vous demander
06:35une dernière réponse
06:36très rapide.
06:37Est-ce que vous êtes pour
06:37le retour de la loi Duplan
06:39et de l'acétamipride,
06:40ce pesticide controversé
06:41qui avait fait polémique cet été
06:43et que demande un sénateur LR ?
06:45Réponse rapide s'il vous plaît.
06:45Le Premier ministre
06:46a été extrêmement clair là-dessus.
06:47Aujourd'hui, je ne suis pas certain
06:48que ce soit le cœur de l'urgence
06:49pour transformer nos modèles agricoles
06:51et donc il y aura une loi d'urgence
06:52qui portera notamment sur l'eau,
06:53sur la prédation
06:54et c'est sur ça
06:55qu'il faut travailler aujourd'hui.
06:56Merci beaucoup Pierre Cazeneuve
06:57d'avoir été notre invité ce matin.
06:58Bonne journée à tous
07:00et c'est à vous.
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