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  • il y a 5 heures
Manuel Bompard, coordinateur national de la France insoumise et député des Bouches-du-Rhône, est l'invité du "Grand Jury". "Le Grand jury RTL - Public Sénat" est une émission politique majeure proposée en direct sur Public Sénat, et en simultané sur RTL. Ce grand rendez-vous politique du dimanche est présenté par Olivier Bost, chef du service politique de RTL et Perrine Tarrneaud de Public Sénat.

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Transcription
00:02...
00:14Le Grand Jury, présenté par Thomas Despré.
00:18Bonjour à tous et bienvenue dans ce Grand Jury en direct sur RTL et sur Public Sénat, canal 8 de
00:25la TNT.
00:25Bonjour Manuel Bompard.
00:26Bonjour.
00:26Vous êtes le coordinateur national de la France Insoumise, LFI, dans la tourmente cette semaine après la mort du militant
00:32d'extrême droite Quentin Deranque à Lyon en marge d'une conférence de l'eurodéputé Rima Hassan.
00:37Vous continuez d'affirmer cette semaine que votre parti n'a rien à voir avec ce drame.
00:41Deux ex-collaborateurs insoumis sont pourtant mis en examen, l'un pour meurtre, l'autre pour complicité de meurtre.
00:47Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu vous ont demandé de faire le ménage dans vos rangs.
00:51Ce drame marque-t-il un tournant dans la vie politique ?
00:53On a beaucoup de questions à vous poser, ça tombe bien, on est ensemble jusqu'à 13h.
00:56Bienvenue dans ce grand jury Manuel Bompard.
00:59A mes côtés pour vous interroger aujourd'hui Steve Jourdain de Public Sénat et Loris Boachaud du Figaro.
01:05Dans ce grand jury Manuel Bompard, on parlera aussi des élections municipales, c'est dans 3 mois tout pile aujourd
01:09'hui.
01:10Mais aussi de l'élection présidentielle, c'est dans un peu plus d'un an.
01:13Il y aura aussi nos questions express et notre rubrique, ça se passe au Parlement.
01:18Le grand jury, l'actualité de la semaine.
01:21Mais d'abord Manuel Bompard, l'actualité de ce week-end, c'est cette marche en hommage à Quentin Deranc,
01:26organisée hier à Lyon, 3200 personnes dans la rue.
01:29Pas de violence, seulement une interpellation mais des slogans racistes, des saluts nazis aussi.
01:34Comment est-ce que vous qualifiez cette manifestation ?
01:37C'était une parade fasciste avec des groupes qui sont des groupes néo-nazis, des groupes violents, des groupes homophobes,
01:48des groupes antisémites.
01:49Vous aviez à pied à l'interdiction de cette manifestation ?
01:51Parce que quand je vois ce qui s'est passé hier à Lyon, on ne peut pas accepter que dans
01:57notre pays, vous ayez des personnes qui défilent dans la rue, qui font des saluts nazis, qui profèrent des insultes
02:03qui sont des insultes racistes ou des insultes homophobes.
02:07Et évidemment, ça n'avait rien à voir avec un hommage que lui, on peut considérer comme tout à fait
02:12légitime.
02:14Un hommage à Quentin Deranc est légitime selon vous ?
02:17Évidemment, qu'on rende hommage à une personne, quelle que soit d'ailleurs, moi j'étais évidemment, je combattais ses
02:22idées politiques, mais en l'occurrence, c'est pas de ça dont il s'agit, dont il s'est agi
02:27dans cette manifestation.
02:29D'ailleurs, l'essentiel des personnes qui ont participé étaient des personnes venant de toute l'Europe, de toute la
02:35France, venues faire une forme de démonstration de force fasciste dans les rues.
02:40Il y a eu une seule personne interpellée pour port d'armes, donc finalement vous reconnaissez toutefois qu'il n
02:44'y a pas eu de débordement ?
02:45– Si vous considérez que des saluts nazis, c'est pas un débordement, si vous considérez que lorsqu'on dit
02:50« ah bah les bougnols et les pédés », c'est pas un débordement, je vous laisse…
02:54– D'ordre de type violence ?
02:57– Bah moi je trouve que ce sont des violences extrêmes en fait, de tenir des slogans comme ça, de
03:03faire des saluts nazis, et moi j'avais effectivement, je faisais partie de ceux,
03:07comme le maire de Lyon d'ailleurs, qui avait demandé l'interdiction de cette marche, et je pense que le
03:12ministre de l'Intérieur aurait dû suivre cette demande d'interdiction.
03:16– Une seule interpellation, vous trouvez que la police a été trop légère hier, qu'il y aurait dû avoir
03:21plus d'interpellations ?
03:22– Bah en tout cas, quand on fait un salut nazi, normalement on doit être arrêté sur le champ, quand
03:27on profère des insultes homophobes ou des insultes racistes,
03:30je rappelle que ce ne sont pas des opinions, c'est pas la liberté d'opinion dont on parle, ce
03:35sont des délits.
03:36Donc si une personne profère des insultes dans la rue, elle doit pas être autorisée à continuer de manifester.
03:44– Vous avez eu du laxisme de la part de la police pour vous hier ?
03:46– Peut-être qu'ils ne les ont pas vus, j'en sais rien, mais en tout cas, je crois
03:49que la préfète Durand a dit que désormais,
03:51elle avait signalé ces faits délictueux à la justice.
03:55Donc j'espère qu'il y aura des procédures pour identifier les personnes qui sont responsables de ces saluts nazis,
03:59de ces insultes racistes et homophobes, et qui soient interpellées évidemment.
04:04Et puis il y a quand même quelque chose qui m'interpelle, c'est que manifestement était présent dans cette
04:08manifestation,
04:08au premier rang, des personnes dont l'identité est assez bien connue,
04:13dont l'un d'entre eux manifestement avait une interdiction de paraître à Lyon,
04:18information révélée par vos collègues de Mediapart,
04:20donc que faisait-il dans la rue s'il avait une interdiction de paraître à Lyon ?
04:25Et puis ça c'est ce qu'on a vu, puis après il y a tout ce qu'on n
04:27'a pas vu,
04:28et ce qu'on n'a pas vu c'est des gens qui avaient peur,
04:30ce qu'on n'a pas vu c'est des événements qui ont été annulés,
04:33ce qu'on n'a pas vu c'était des bibliothèques et des lieux publics et des bars qui étaient
04:36fermés.
04:36Et donc si vous trouvez que c'est en quelque sorte légitime qu'il puisse y avoir aujourd'hui une
04:43ville
04:43qui en quelque sorte est obligée d'annuler un certain nombre d'événements, d'initiatives,
04:49d'éléments de la vie quotidienne, moi je suis évidemment en désaccord absolu avec ça.
04:53Vous avez beaucoup de questions Manuel Bompard, le gouvernement va se réunir mardi,
04:56va se réunir mardi au sujet de la lutte contre les groupes d'action violente,
04:59quelles mesures vous demandez-vous au gouvernement pour mieux lutter,
05:03pour durcir cette lutte contre les groupes extrémistes ?
05:05Écoutez, ça fait depuis des années et des années à Lyon que vous avez des groupes d'extrême droite,
05:10des groupes d'idéologie néo-nazis qui paradent dans les rues,
05:15qui agressent, qui violentent, qui attaquent des manifestations,
05:19par exemple des manifestations LGBT.
05:21Concrètement ?
05:22Très concrètement, j'attends et j'espère que ces groupes-là soient mis hors d'état de mire.
05:27– Qu'il y ait des solutions qui soient prononcées ?
05:29– Honnêtement, je vais vous dire sincèrement, je n'y crois pas trop.
05:32Parce que ça fait depuis des années et des années que nous sommes nombreuses et nombreux à alerter sur ce
05:37qui se passe.
05:37Là, je prends l'exemple de Lyon parce que c'est l'endroit où manifestement c'est le plus développé.
05:43Ça fait des années et des années qu'on alerte sur ce qui se passe et sur le contexte.
05:47– Il y a eu ces 15 dernières années, une série de groupuscules d'extrême droite
05:50qui ont été dissous par le ministère de l'Intérieur.
05:53Est-ce que vous appelez aussi le gouvernement à agir contre l'ultra-gauche,
05:57contre les groupuscules d'ultra-gauche ?
05:58– Et c'est quoi les groupuscules d'ultra-gauche ?
06:00– Il y a eu un certain nombre de groupuscules,
06:03notamment la jeune guerre antifasciste qui a été dissoute l'année dernière.
06:07On va d'ailleurs en parler.
06:07– On voit bien qu'a priori, on va très vite en parler,
06:09mais on voit bien qu'a priori, elle continue, ses membres ou ses anciens membres continue.
06:13– Vous avez des preuves de ça qui vous permettent d'attester du fait
06:16que l'action évidemment dramatique qui a eu lieu jeudi dernier
06:20a été organisée par ce groupe ?
06:22– Personne n'est en capacité aujourd'hui de faire cette démonstration.
06:25– Les 7 personnes qui sont mises en examen ici
06:27sont toutes considérées par les enquêteurs
06:29comme membres ou proches de la jeune garde.
06:31– Oui mais ça c'est autre chose, c'est-à-dire qu'il faut être capable quand même
06:34de distinguer ce qui est de l'ordre d'événements individuels
06:37que évidemment moi j'ai condamné depuis la première heure
06:41et ce qui est de l'ordre d'une action d'une organisation en tant que telle.
06:44Et on ne peut pas faire un amalgame entre les actions qui sont reprochées
06:47à des individus et une action qui serait imputée à un groupe.
06:50Ce groupe d'ailleurs, moi je ne sais pas, il a publié dimanche dernier
06:54par l'intermédiaire de son avocat, son avocate en l'occurrence,
06:57un communiqué disant mais nous on a été dissous.
06:59Donc évidemment on ne saurait être tenu responsable de l'action
07:03et du drame qui a eu lieu à Lyon jeudi soir.
07:05– La dissolution de ces groupes ça ne sert à rien ?
07:06– Je dis que la dissolution ça ne suffit pas.
07:09En ce qui concerne les groupes d'extrême droite il y a eu effectivement
07:12des dissolutions et ils se sont reconstitués sous d'autres formes.
07:14– Et ça peut être la même chose de la jeune garde ?
07:15Parce qu'on peut appliquer le raisonnement aussi à la jeune garde
07:18et au groupuscule d'extrême gauche.
07:20– D'abord moi je ne ferai jamais partie de ceux qui mettront sur le même plan
07:23les fascistes et les antifascistes, que les choses soient claires.
07:27et pour le reste on peut appliquer le même raisonnement
07:29de la même constitution mais en l'occurrence
07:32on peut faire plein d'hypothèses.
07:34Mais moi je trouve que cette semaine on aurait dû faire un petit peu moins d'hypothèses
07:37et s'appuyer un peu plus sur les faits tels qu'ils sont,
07:41sur la justice qui travaille et qui doit déterminer les responsabilités.
07:44Pour l'instant ces responsabilités elles n'ont pas encore été déterminées par la justice.
07:48– Justement Manuel Bompard, est-ce que ce dimanche vous avez des regrets ?
07:51– Comme tout le monde j'imagine qu'on ne peut pas…
07:56être content du fait qu'un jeune homme meurt dans la rue
08:01suite à une rixe qui a dégénéré.
08:03– Mais est-ce que vous regrettez peut-être d'avoir parlé un peu trop vite
08:06quand vous avez dit…
08:07– Non mais moi je n'ai pas des regrets personnels,
08:09j'ai des regrets comme tous les Françaises et les Français
08:12quand on voit qu'on peut avoir la mort d'une personne
08:16quelle qu'elle soit dans la rue.
08:20– Et quand on entend Jean-Luc Mélenchon dire
08:23« Nous n'avons rien à voir, nous les insoumis,
08:25ni de près ni de loin avec ce drame, c'était mardi soir,
08:28sauf qu'on a appris jeudi soir la mise en examen
08:31de deux anciens collaborateurs de Raphaël Arnaud,
08:33l'un de vos députés, par ailleurs cofondateur du groupe d'ultra-gauche
08:36La Jeune Garde, l'un est mis en examen pour homicide volontaire,
08:40l'autre pour complicité, sans préjugé bien sûr du résultat de l'enquête.
08:44Est-ce que vous n'avez pas le sentiment que vous avez parlé un peu trop vite ?
08:46– Non, pas du tout, nous n'avons absolument aucune responsabilité dans ce drame.
08:51– Vous ne parlez pas d'une responsabilité judiciaire,
08:53je vous parle d'une responsabilité morale, une responsabilité politique.
08:55– Mais ni une responsabilité judiciaire, ni une responsabilité morale,
08:59ni une responsabilité politique.
09:01– Aucune responsabilité ?
09:02– Si, si, ben non, si un des collaborateurs de Raphaël Arnaud est impliqué,
09:09et si l'enquête détermine qu'il a…
09:11– On ne parle pas de deux, peut-être même de la troisième.
09:12– Non, ça ce n'est pas vrai, pardonnez-moi de vous le dire.
09:14– On parle d'un ancien collaborateur, d'un ancien stagiaire,
09:18et d'un collaborateur qui a été relâché pour le moment,
09:22mais qui a été entendu également par les enquêteurs.
09:24– Non, enfin il a été relâché, à ma connaissance,
09:27sauf si vous avez des informations sur ce sujet,
09:29il n'a pas été poursuivi, il ne fait pas l'objet.
09:31– À ce stade, il ne fait pas.
09:32– Une suite particulière, donc s'il vous plaît,
09:34on va mettre cette personne-là sur le côté.
09:36Et ensuite, il y a une personne qui était effectivement collaborateur,
09:39qui ne l'est plus, mais je ne sais pas s'il sera jugé
09:42comme étant responsable de ce drame,
09:44mais même s'il devait être jugé comme responsable de ce drame,
09:47depuis quand, si un collaborateur est jugé responsable
09:51de faits délictueux ou de faits graves,
09:53depuis quand son parlementaire ou la formation politique
09:56ou le groupe politique dans lequel il siège
09:58doivent en être jugés responsables ?
09:59– Ça s'appelle la responsabilité politique, Manuel Moukara.
10:01– On ne parle pas de responsabilité juridique.
10:03– Pardon, je ne veux pas être…
10:04– Je termine ma question, je vous laisse répondre.
10:06– Quand vous êtes élu, vous avez des comptes à rendre
10:08à vos concitoyens, à ceux qui ont élu,
10:11les députés de manière générale.
10:12Donc là, effectivement, on ne parle pas de responsabilité juridique.
10:14La question de Thomas, c'était,
10:15est-ce qu'il n'y a pas une responsabilité morale, politique,
10:18envers ceux qui vous ont élu ?
10:19– Mais la responsabilité politique de quoi ?
10:21Vous pensez que sincèrement, que ce sont par nos propos,
10:23que c'est une demande de la France ?
10:26– Les députés choisissent leurs collaborateurs.
10:28– Bon, mais monsieur, si dorénavant vous considérez
10:30qu'une personne qui est collaborateur d'un élu,
10:34lorsqu'il commet un acte délictueux, grave ou moins grave d'ailleurs,
10:38son député doit en être tenu comme étant responsable,
10:41ça revient à considérer que si vous avez dans une entreprise aujourd'hui
10:44un salarié qui commet une action délictueuse,
10:47alors son patron doit en être jugé responsable.
10:49– Ce n'est pas le cas.
10:50– La politique et l'économie, ce n'est pas la même chose.
10:52– Monsieur, franchement, vous travaillez à la chaîne parlementaire,
10:54on est d'accord ?
10:55– Quand il y a eu un journaliste de la chaîne parlementaire,
10:58monsieur Azizac, a été accusé d'avoir procédé à du harcèlement sexuel,
11:03vous n'en avez pas été jugé comme responsable.
11:05– Je travaille pour Public Sénat.
11:06– Au Public Sénat, mais c'est pareil.
11:08Ce que je veux vous dire par là, c'est que votre rédaction
11:10n'en a pas été jugée responsable.
11:12– Mais nous ne sommes pas élus, nous ne sommes pas élus,
11:13– Mais ça ne change rien.
11:14– Emmanuel Montpart, je vais parler d'une autre, je vais vous faire un autre parallèle.
11:16– Il y a un principe élémentaire en droit.
11:18Le principe élémentaire en droit, c'est que vous êtes responsable
11:21des actes que vous avez commis vous-même.
11:23– Emmanuel Montpart, je vais faire juste un autre.
11:24– Je termine juste, quant à la responsabilité politique…
11:26– C'est un principe général d'ailleurs qui peut connaître des exceptions pour être précis.
11:29– Certes, mais là en l'occurrence, je ne vois pas quelle exception il pourrait tenir.
11:32Là, en l'occurrence, ensuite vous me parlez de responsabilité politique.
11:36La responsabilité politique, elle s'apprécie au regard des déclarations qui sont les nôtres,
11:40de la stratégie qui est la nôtre.
11:41Et vous pourrez reconnaître ici sur ce plateau,
11:45que que ce soit Jean-Luc Mélenchon, moi-même,
11:46ou l'ensemble des parlementaires élus de la France Assoumise,
11:48nous avons toujours dit les choses très clairement.
11:50Nous, on refusons et nous condamnons absolument la violence.
11:53Et nous refusons que la violence participe de quelque stratégie politique que ce soit.
11:57Donc notre responsabilité politique, elle doit s'apprécier à l'aune de ces déclarations.
12:00– Manuel Montpart, un parallèle simplement.
12:03Dans ce cas-là, pourquoi Jean-Luc Mélenchon, en 2018,
12:06réclamait d'auditionner Emmanuel Macron ?
12:08C'était dans le cadre de l'affaire Benalla.
12:10Pour rappel, un de ses collaborateurs avait été filmé en train de tabasser un manifestant.
12:14À cette époque-là, vous demandiez des comptes à Emmanuel Macron.
12:16Jean-Luc Mélenchon, il est même allé plus loin, il a dit
12:18« la sanction doit concerner Alexandre Benalla et évidemment tous ses chefs ».
12:22– Évidemment que la sanction devait concerner Alexandre Benalla,
12:26et qu'à l'époque, il y a eu d'ailleurs une commission d'enquête parlementaire.
12:29– Et vous demandiez d'auditionner les chefs de Alexandre Benalla ?
12:32– Oui, bien sûr.
12:33– On peut considérer que Raphaël Arnaud, qui est le chef aujourd'hui de ce collaborateur,
12:39pourrait lui aussi s'exprimer au moins ?
12:41– Ah, il pourrait s'exprimer.
12:42D'ailleurs, il l'a fait, il a fait deux tweets.
12:44– Il a fait deux tweets, ça suffit ?
12:46– Ça, c'est à vous de l'apprécier.
12:47Mais en tout cas, je pense qu'il a d'abord condamné ce qui s'est passé à Lyon jeudi
12:51soir.
12:51Et ensuite, il a indiqué, à partir du moment où son collaborateur était concerné par l'enquête,
12:56qu'il n'était plus son collaborateur.
12:57Ce que M. Macron n'avait pas fait avec M. Benalla.
13:00Il n'avait pas dit, M. Benalla est en manifestement impliqué dans ces faits,
13:04eh bien, je coupe tout lien avec lui.
13:06– Donc pour vous, le licenciement de ce collaborateur de Raphaël Arnaud suffit ?
13:11– Je ne dis pas que ça suffit, puisque évidemment, il y a une enquête qui est en cours.
13:16Mais vous ne pouvez pas en juger responsable, ni Raphaël Arnaud, ni qui que ce soit à la France actionniste.
13:20– Écoutez, la semaine dernière, il y a eu un article dans le Canard Enchaîné
13:22qui dit qu'un collaborateur de M. Lecornu a dû démissionner
13:25parce qu'il avait consommé des stupéfiants.
13:27Vous ne considérez pas que c'est M. Lecornu qu'en est responsable ?
13:29Donc je trouve que le procès et la volonté,
13:32qui est l'instrumentalisation évidemment absolument totale et ignoble
13:35à laquelle on assiste depuis une semaine,
13:37en fait, vous ne devriez pas tomber là-dedans.
13:38– Emmanuel Macron lui-même a appelé à faire le ménage dans vos rangs.
13:43Qu'est-ce que vous lui répondez ?
13:44Est-ce que ça veut dire que vous allez passer au crible le profil de vos collaborateurs ?
13:47– Bon, il pourrait faire le ménage dans les siens.
13:48Enfin, je veux dire, Emmanuel Macron, ce n'est pas son rôle de dire ça.
13:52Nous, il n'y a pas de ménage à faire à la France insoumise.
13:55Et si par malheur, une personne, membre de la France insoumise,
14:00commet un acte qui est un acte gravissime,
14:02il n'est plus membre de la France insoumise.
14:03On a toujours appliqué cette traite.
14:04– On a quand même du mal à comprendre.
14:05Vous excluez Alexis Corbière, vous excluez Raquel Garrido
14:09pour avoir critiqué Jean-Luc Mélenchon.
14:10Vous mettez à l'écart, Edrien Quatennens, 4 mois de suspension.
14:13Et là, il y a un mort.
14:15– Mais franchement, votre question, excusez-moi de le dire.
14:17– Il y a un citoyen français qui est mort.
14:19Et vous dites, pas besoin d'exclure.
14:22Quel est le critère, très simplement, très pratiquement ?
14:25– Pardonnez-moi, mais votre question, elle est quand même…
14:27– Très pratiquement, quel est le critère, aujourd'hui,
14:29à la France insoumise pour maintenir ou exclure
14:31un membre au sein du groupe parlementaire ?
14:33– Mais là, en l'occurrence, d'abord, le critère, ça ne vous regarde pas.
14:36C'est une décision collective qu'on prend, évidemment.
14:38– Ça nous concerne un petit peu quand même.
14:39– Mais non, mais attendez.
14:40– Pas moi particulièrement, mais français.
14:41– Monsieur, franchement, vous ne voyez pas la différence
14:45entre le fait d'avoir une personne qui commet un acte,
14:49qui est un acte problématique, et donc, à partir de ce moment-là,
14:52il y a une sanction qui s'applique à cette personne,
14:54et une personne qui n'a aucune responsabilité,
14:56et qu'on pointe du doigt, parce que l'un ou l'une
14:58de ses collaborateurs ou collaboratrices
15:00a commis un acte délui, vous ne voyez pas la différence,
15:02sincèrement, vous ne comprenez pas la différence entre les deux.
15:04– Les propos contre Jean-Luc Mélenchon sont plus graves
15:08que l'affaire Toulon-de-Rocque.
15:09– Mais qu'est-ce que vous racontez ?
15:10– Non, voilà, pour le maintien ou non d'un député
15:14à l'intérieur du groupe parlementaire à la France Insoumise.
15:16– Ce que vous dites est absolument et complètement faux,
15:18puisque aucun des députés qui ont critiqué Jean-Luc Mélenchon,
15:21si c'est à ça que vous faites référence,
15:22n'ont été exclus pour cela.
15:24– Ils n'ont pas été réinvestis à la suite.
15:25– Les Cicorbières et Raquel Garrido,
15:26ils n'ont pas été réinvestis à la suite.
15:29– Ils n'ont pas été réinvestis de notre groupe parlementaire ?
15:31– Ils n'ont pas été réinvestis, je viens de préciser.
15:32– Ils n'ont pas été exclus de notre groupe parlementaire.
15:34– D'accord, donc votre question est une question évidemment mal adaptée.
15:38– Oui, mais en l'occurrence, on parlait de faits
15:40dont il était lui-même responsable,
15:43pas des faits qui auraient été imputés à son collaborateur.
15:45Enfin, je ne sais pas si vous vous rendez compte
15:47de l'absurdité de la discussion qu'on est en train d'avoir.
15:49C'est-à-dire que vous êtes en train de m'expliquer
15:51qu'il faut que je vous explique la différence
15:52entre des faits qui sont commis par une personne lui-même
15:55et des faits qui sont commis par le collaborateur
15:58ou la collaboratrice d'une personne.
15:59Et vous me demandez quelle est la différence entre les deux ?
16:01C'est dans les faits eux-mêmes.
16:02Il suffit de, je crois, réfléchir un petit peu.
16:05– Manuel Bompard, si on se projette un tout petit peu à l'avenir,
16:08est-ce que demain, si le passé d'un collaborateur
16:14est passé au crible,
16:15est-ce que demain, un collaborateur qui est sanctionné,
16:19qui est rendu coupable de violence,
16:22pourrait être collaborateur de la France Insoumise ?
16:23Demain ?
16:25Est-ce que ce serait possible ?
16:26– Mais ça veut dire quoi être coupable de violence ?
16:27Si c'est une personne qui frappe quelqu'un dans la rue,
16:31évidemment, non, je considère qu'il ne peut pas être collaborateur
16:33ou collaboratrice de la France Insoumise.
16:35Est-ce que vous voulez que je vous dise de plus ?
16:36Ça me paraît évident, ça me paraît très clair.
16:38Et si c'est quelqu'un qui tient des propos,
16:40qui sont des propos racistes, homophobes,
16:43qui sont donc une violation avec la loi,
16:46ou des appels au meurtre,
16:47eh bien oui, je considère qu'il ne peut plus être collaborateur de la France Insoumise.
16:49– C'est-à-dire que par exemple…
16:50– Mais par exemple, quand un collaborateur dimanche dernier
16:53d'un député du Rassemblement National
16:55a appelé à la mort de Rima Hassan, de Sofia Shikiru,
17:01peut-être que vous pourriez leur poser la question
17:03de savoir pourquoi cette personne est toujours membre et collaborateur.
17:07Moi, s'il avait été parmi les collaborateurs de mon groupe parlementaire,
17:10j'aurais demandé son exclusion immédiate.
17:12– Donc, si un collaborateur du Rassemblement National
17:16avait été engagé également dans une bagarre,
17:22comme ça a été le cas, une bagarre mortelle,
17:23vous auriez demandé, vous, en tant que leader politique,
17:26l'exclusion de ce collaborateur ?
17:29– Il me semble évident qu'un collaborateur,
17:31de quelques groupes politiques qu'il soit,
17:33ne peut pas avoir une implication dans des faits aussi dramatiques
17:37que ceux qui se sont déroulés à Lyon jeudi dernier.
17:39Donc, j'imagine que toutes les formations politiques
17:42auraient dit la même chose.
17:43– Vous comprenez aujourd'hui qu'on demande des comptes,
17:44aujourd'hui les collaborateurs…
17:45– Non, non, je ne comprends pas, mais je ne voudrais pas quand même.
17:46– Les collaborateurs, ils sont embauchés avec de l'argent du contribuable,
17:50avec une enveloppe payée par le contribuable,
17:52qui permet d'embaucher.
17:53C'est normal que nous demandions des comptes
17:55et que nous demandions des comptes à l'employeur,
17:57donc à Raphaël Arnaud.
17:57– C'est tout à fait légitime,
17:59c'est la raison pour laquelle Raphaël Arnaud a dit immédiatement
18:01« Si mon collaborateur doit avoir quelque implication que ce soit dans ce drame,
18:05il ne peut plus être collaborateur ».
18:06– Manuel Bompard, les 7 personnes mises en examen sont ici toutes considérées
18:10par les enquêteurs comme membres ou proches de la jeune garde.
18:12Est-ce qu'aujourd'hui, vous contestez toujours la dissolution
18:15de ce groupe, la jeune garde antifaché ?
18:17– Je vous ai répondu sur ce sujet,
18:19c'est-à-dire que je vous ai dit qu'à ma connaissance,
18:22la jeune garde ayant été dissoute il y a plusieurs mois,
18:24la dissolution étant effective,
18:27j'ai lu le communiqué…
18:28– Vous avez contesté cette dissolution un jour avant le drame de Lyon.
18:30– Vous avez raison, mais elle était effective, vous en êtes d'accord.
18:33Donc à partir du moment où elle a été effective,
18:35je ne vois pas trop comment on peut considérer
18:37que cette organisation en tant que telle
18:39soit responsable du drame qui a eu lieu à Lyon jeudi dernier.
18:42Ensuite, que certains membres qui ont participé de cette organisation
18:45et ou pas, c'est l'enquête qui le dira,
18:48des responsabilités dans ce drame, c'est une chose.
18:50Le fait que vous considériez que c'est une organisation en tant que telle
18:53qu'on soit responsable, c'est une autre des choses.
18:54– Est-ce que vous contestez toujours cette dissolution, ce que vous faisiez ?
18:56– En tout cas, les raisons qui ont précisé le décret de dissolution
19:00qui a été publié par le ministre de l'Intérieur,
19:03imputé à la jeune garde des faits dans lesquels la jeune garde
19:08n'avait aucune responsabilité.
19:08– Mais aujourd'hui…
19:09– Ce qui a plaidé l'avocate de la jeune garde.
19:10– Et aujourd'hui, ce groupe devrait être dissous.
19:12– Mais pourquoi il devrait être dissous ?
19:14Enfin, je veux dire, soit si à l'issue de l'enquête,
19:16moi je suis très clair, si à l'issue de l'enquête,
19:18vous êtes capable de déterminer que la jeune garde,
19:21en tant qu'organisation politique, a une responsabilité dans ce drame,
19:25alors la question peut se poser,
19:27mais en l'occurrence, on n'en est pas là pour l'instant.
19:29Si ensuite, c'est des individus,
19:30parce qu'ils ont participé de tel ou tel groupe
19:32qui ensuite ont une responsabilité dans ce drame,
19:35c'est une autre chose.
19:36– Vous attendez d'éventuellement ?
19:37– Évidemment.
19:38– Mais ce n'est pas du hasard, monsieur.
19:40Pourquoi vous parlez de hasard ?
19:41Ce n'est pas du hasard.
19:42– Si ces sept personnes sont effectivement condamnées
19:44pour les faits qui leur sont reprochées,
19:46ces sept personnes-là sont toutes affiliées ou proches au groupe la jeune garde.
19:51– Je ne sais pas ce que ça veut dire proche, moi.
19:52Je ne sais pas pourquoi vous dites ça.
19:53Moi, ce n'est pas parce que j'ai lu que parmi les sept personnes
19:56qui étaient mises en cause, il y en avait trois qui avaient été membres.
19:58– Elles ne sont pas rencontrées au café.
19:59– Alors peut-être que je n'ai pas les bonnes informations
20:01et que vous avez d'autres informations, vous.
20:04Mais moi, j'ai lu ça.
20:05J'ai lu trois sur les sept personnes qui étaient mises en cause.
20:08– On parle bien d'un bon pied.
20:09– On est d'accord avec les informations que vous avez donné ou pas ?
20:11– Juste ce qu'on retient, Manuel Lompar, c'est bon.
20:13Vous dites que les insoumis ne sont pas impliqués,
20:14ça vous l'aviez déjà dit cette semaine.
20:16Et là, vous nous dites que la jeune garde n'est pas non plus un ancien.
20:18– Non, mais c'est comme l'information ce matin.
20:21– Non, ce n'est pas une information personnellement.
20:23– Non seulement les insoumis ne sont pas impliqués,
20:24mais en plus, la jeune garde, je ne sais pas s'ils sont impliqués dans cette histoire.
20:27– Je dis qu'ayant été dissoute comme organisation,
20:29je vois difficilement comment l'organisation peut avoir une responsabilité dans ce programme.
20:34Maintenant, si l'enquête fait une démonstration inverse,
20:36je tiendrai compte des conclusions de l'enquête.
20:39Mais vous savez, j'ai bien compris que cette semaine,
20:40vous avez décidé de bazarder à peu près tous les principes
20:42qui sont les principes de l'État de droit.
20:44Mais moi, j'y suis attaché.
20:45– Mais nous, nous sommes aussi attachés.
20:46– Donc comme j'y suis attaché, pardonnez-moi d'être prudent
20:49et d'attendre que l'enquête permette de déterminer
20:52les circonstances et les responsabilités.
20:53C'est comme ça qu'on devrait tous et toutes faire normalement,
20:56plutôt que d'essayer de surfer sur un drame
20:58pour essayer de s'en prendre à une formation politique,
21:02la France insoumise, comme ce n'est pas nouveau.
21:05Comme par exemple, ça s'est passé aux États-Unis
21:06après la mort de Charlie Kirk,
21:08où M. Trump a pointé du doigt sans aucune preuve
21:10le Parti démocrate pour essayer d'en faire une forme
21:12de récupération politique.
21:14Donc je vais vous dire franchement,
21:16personne n'est dupe, personne n'est dupe dans le pays
21:19du fait que c'est une opération d'instrumentalisation politique
21:22absolument honteuse.
21:23– On va en parler.
21:24– Personne n'en est dupe.
21:26– Le grand jury, tout est politique.
21:30– Manuel Bompard, tout est politique.
21:31Justement, quelles sont les conséquences,
21:33quelles seront les conséquences de ce drame
21:34sur les prochains scrutins ?
21:37En un mot, d'abord, vous avez demandé
21:38pour les élections municipales
21:40que le ministre de l'Intérieur
21:42revienne sur sa classification
21:44de parti d'extrême-gauche pour la France insoumise.
21:47Est-ce qu'on peut soutenir des modes d'action
21:49comme ceux de la jeune garde
21:50sans être soi-même d'extrême-gauche ?
21:52– Mais ça n'a strictement rien à voir.
21:54L'extrême-gauche, tout ça est assez largement documenté
21:56dans ce pays.
21:57C'est une stratégie politique
21:58qui consiste en particulier
22:00à ne pas considérer que les élections
22:02sont le moyen opportun pour accéder au pouvoir.
22:05Bon, ce qui n'est évidemment pas le cas
22:07de la France insoumise.
22:08Ce n'est pas une infamie,
22:09ce n'est pas infamant d'être d'extrême-gauche.
22:10C'est juste que ça ne correspond pas à ce qu'on est.
22:12– Oui, mais des modes d'action.
22:13– Mais si je vous dis que vous êtes boulanger,
22:14vous n'êtes pas boulanger,
22:15vous êtes journaliste.
22:15Bon, ce n'est pas infamant d'être boulanger.
22:17Bon, moi, ce n'est pas infamant d'être d'extrême-gauche,
22:19mais en fait, on n'est pas d'extrême-gauche.
22:21Notre programme n'est pas d'extrême-gauche.
22:23– Mais vous soutenez des groupes d'extrême-gauche ?
22:25– Non, mais nous soutenons.
22:27On peut avoir parfois des rapports, des relations,
22:30des liens avec des groupes qui, eux,
22:31sont positionnés à l'extrême-gauche.
22:33Comme je vous l'ai dit,
22:34ce n'est pas une infamie d'être d'extrême-gauche.
22:35Mais en l'occurrence, ce n'est pas le cas de la France insoumise.
22:38Et que le ministre de l'Intérieur
22:40essaye d'utiliser cette étiquette
22:41comme en quelque sorte un moyen de stigmatisation politique
22:44pour essayer de nous cantonner à l'extrémité du spectre politique,
22:47tout le monde l'a compris.
22:48Mais franchement, ça ne marchera pas.
22:50Et je vais même vous dire,
22:51il devrait faire attention à ce qu'il fait, M. Nunez,
22:52parce que ce sera peut-être la première fois dans l'histoire
22:54que l'extrême-gauche gagne l'élection présidentielle,
22:56s'il continue comme ça.
22:57– On va en parler justement, Loris Boachaud.
22:59– Manuel Lompar, est-ce que vous considérez
23:01que ce qui s'est passé cette semaine
23:03va entraîner des conséquences sur…
23:05vous empêcher de faire alliance,
23:07par exemple de nouvelles alliances avec la gauche ?
23:08On a entendu cette semaine de nombreuses déclarations.
23:11Yannick Jadot, ancien candidat écologiste,
23:13vous appelle aujourd'hui dans la Tribune dimanche
23:15à apporter des clarifications.
23:17François Hollande a pointé une double responsabilité de LFI,
23:20une brutalité dans l'expression
23:21d'avoir accepté d'avoir délire avec la jeune garde
23:24qui fait du combat.
23:26– C'était des partenaires,
23:28encore lors des élections législatives de 2024,
23:31derrière la bannière du nouveau Front populaire.
23:32Est-ce qu'après cette semaine,
23:34vous craignez d'être marginalisé de la vie politique
23:36et de ne plus pouvoir nouer à nouveau ces alliances ?
23:39– Alors là, vous avez cité des individus
23:41qui se sont matérialisés, exprimés
23:43depuis des mois et des mois
23:45par leur volonté de s'allier avec la France insoumise.
23:47Vous avez remarqué ? Non, M. Jadot, M. Hollande,
23:50à chaque semaine, ils expliquent qu'il y a une nouvelle raison
23:52pour laquelle il ne faut pas travailler avec la France insoumise.
23:55Donc franchement, je ne prends évidemment pas ça au sérieux.
23:58Moi, je vais vous dire…
23:59– Est-ce que ce sera un paradrap difficile à décoller ?
24:01– Attendez, je vais vous dire.
24:02Ce moment est un moment de clarification politique.
24:05Et dans ce moment de clarification politique,
24:07il y a ceux qui sont capables de tenir bon
24:10face à une offensive et à une instrumentalisation
24:12absolument ignoble de l'extrême droite.
24:14Il y a ceux qui sont capables de tenir bon
24:16et puis il y a ceux qui, par l'acheté,
24:18par opportunisme politique,
24:20essayent de s'en prendre à la France insoumise.
24:22Voilà, on est dans ce moment de clarification politique.
24:25– Vous dites maintenant…
24:25– Et moi, depuis ce moment…
24:26– Attendez, je vais aller au bout de ma démonstration
24:27et après je vous laisse poser votre deuxième question.
24:29Dans ce moment de clarification politique,
24:30moi, ce que j'observe,
24:31c'est des milliers de gens partout dans le pays
24:33qui viennent nous voir
24:34et qui se tournent vers nous depuis ces derniers jours
24:36pour nous dire « Bon, on a compris,
24:38c'est vous qui tenez bon dans cette lutte contre l'extrême droite.
24:40Donc je ne me sens pas du tout marginalisé, vous voyez.
24:43Et je pense que ceux qui, à gauche, ont fait…
24:47Non, ce n'est pas ce drame,
24:49c'est la manière avec laquelle il est instrumentalisé
24:51et la manière avec laquelle vous essayez
24:53de faire haro sur la France insoumise.
24:55Et ça, c'est ressenti par des millions de nos concitoyens
24:57comme étant une injustice absolue.
24:59Et ceux qui, à gauche, n'ont pas compris ça.
25:02Ceux qui, à gauche, ont fait des déclarations
25:04pour mettre sur le même plan le fascisme et l'antifascisme.
25:07Eux, à mon avis, ils portent une très lourde responsabilité
25:10devant l'histoire.
25:11Parce qu'à gauche, on n'a jamais considéré
25:13que le fascisme et l'antifascisme, c'était la même chose.
25:15Vous dites, par exemple,
25:16parce que le fascisme…
25:17Ce qu'on a énuméré, Yannick Jadot, François Hollande,
25:19ils soutiennent le fascisme aujourd'hui, c'est ça ?
25:20Est-ce que c'est ce que j'ai dit ?
25:21Non, parce que vous faites la distinction
25:23entre fasciste et antifasciste.
25:24Non, monsieur, je n'ai pas dit ça, s'il vous plaît.
25:26J'ai dit que ceux qui mettaient sur le même plan
25:28le fascisme et l'antifascisme
25:29font une erreur historique
25:30et qui est la négation absolue
25:31de ce qu'a toujours été l'engagement de la gauche.
25:33D'ailleurs, dans l'histoire,
25:35même de l'ASFIO,
25:37même dans l'histoire de l'ASFIO,
25:39après la démonstration des ligues fascistes en 1934,
25:42il y avait des groupes
25:43qui faisaient ce qu'on appelle de l'autodéfense populaire.
25:46Vous voyez ?
25:47Et à l'époque, personne ne demandait
25:48aux dirigeants du Parti Socialiste
25:49de rompre avec ces groupes-là.
25:51Manuel Montpart, sur l'autodéfense,
25:54expliquez-nous pour vous
25:54qu'est-ce que c'est que l'autodéfense
25:56et dans quelle mesure la violence politique
25:57peut être légitime dans certains cas en République ?
25:59Moi, je n'ai jamais dit
26:00que la violence politique était légitime.
26:02J'ai dit que quand vous êtes
26:03dans une ville comme Lyon,
26:05dans laquelle vous ne pouvez plus organiser,
26:07par exemple, de marches LGBT,
26:09de conférences pour dénoncer
26:10le génocide en Palestine,
26:11que ne vous pouvez plus avoir
26:12d'initiative antiraciste,
26:14que ne vous pouvez plus avoir
26:15d'initiative féministe,
26:16parce que dès que vous en tenez une,
26:17vous avez des groupes d'extrême droite
26:18qui vous attaquent avec des barres de fer.
26:19Dans ces cas-là, la force est à recours.
26:22Ah non, non, non, je ne dis pas
26:23que la force est à recours,
26:23mais dans ce cas-là,
26:24comme les autorités ne font rien,
26:26vous ne pouvez pas reprocher
26:27à des militantes et à des militants
26:29de s'organiser pour essayer
26:30de garantir la possibilité
26:31de tenir ces événements
26:32et de garantir le fait
26:33que vous n'êtes pas agressés dans la rue.
26:34Voilà, c'est ça qu'on appelle l'autodéfense.
26:36Et la distinction entre l'autodéfense
26:38et ce qui s'est passé à Lyon jeudi soir,
26:39c'est que l'autodéfense,
26:40c'est précisément de la défense.
26:41C'est non-violent.
26:42Alors que quand on frappe un homme à terre,
26:44ce n'est pas de l'autodéfense.
26:45Voilà la distinction.
26:46Et donc si certains ont besoin de clarifier...
26:51Avec des condamnations,
26:53en justice ?
26:54Mais en l'occurrence,
26:55dans la condamnation dont vous parlez,
26:56il n'y avait aucun coût
26:57qui avait été donné.
26:58Donc la différence,
27:00elle est évidemment là.
27:01Vous me demandez la clarification.
27:03Moi, je n'ai pas besoin de clarifier.
27:04Quoi que ce soit,
27:04j'ai toujours été clair.
27:05Ça, je suis d'accord avec.
27:06Le fait qu'on s'organise
27:07pour pouvoir tenir des événements.
27:08Par contre, je suis absolument...
27:09Ce ne sont pas des milices.
27:10Vous ne parlez pas de milices politiques.
27:11Pas du tout.
27:12Par contre, je suis absolument en désaccord
27:13avec le fait qu'on frappe un homme à terre.
27:15Voilà, c'est simple la distinction.
27:16Et dans ce contexte,
27:16Donc Mélenchon doit maintenir
27:16son meeting jeudi à Lyon.
27:18Il doit venir apporter son soutien
27:20à la candidatrice.
27:20C'est un meeting qui était prévu
27:21de longue date,
27:22qui s'inscrit dans une série
27:24de quasiment 300 réunions publiques
27:25qu'on organise, nous,
27:26les Insoumis,
27:27partout en France,
27:27dans le cadre des élections municipales.
27:29Il faut qu'on puisse aller
27:30jusqu'au bout de cette campagne électorale.
27:33Le meeting aura bien sûr.
27:34Il faut que la France Insoumise,
27:35comme toutes les formations politiques,
27:37puisse faire campagne
27:37aux élections municipales,
27:38à Lyon,
27:39comme dans tout le pays.
27:40Enfin, j'ai bien compris
27:41que certains ont décidé dorénavant
27:43sous le coup de la responsabilité
27:45absolument infamante
27:46qui est portée contre
27:47la France Insoumise
27:48de s'attaquer à nos permanences,
27:49de s'attaquer à nos militants,
27:50de s'attaquer à nos têtes de liste.
27:51On va avoir l'occasion
27:52de parler de ces élections.
27:54Moi, je veux juste dire
27:54que ces gens-là
27:55ne nous intimident pas,
27:56ne nous feront pas peur
27:57et ne nous empêcheront pas
27:59de continuer à faire campagne.
28:01On parlera des élections municipales
28:02dans la deuxième partie.
28:04Merci beaucoup, Manuel Bonfort.
28:05On se retrouve dans quelques minutes.
28:24Et ce mois-ci,
28:25dans Masterclass,
28:25nos étudiants vont pouvoir
28:26échanger librement
28:27avec Estelle Brachlianoff,
28:29la patronne de Veolia,
28:30le leader mondial de l'eau
28:31et des déchets.
28:32C'est un groupe
28:32qui emploie 200 000 salariés
28:34dans 50 pays
28:35et qui ambitionne
28:36d'être la référence
28:37en matière
28:37de transformation écologique.
28:39Alors, les clés du succès,
28:40les valeurs qu'elle défend,
28:41les qualités,
28:42les compétences requises
28:43pour réussir une carrière.
28:44Beaucoup de questions
28:45y seront posées
28:45dans Masterclass
28:46sur Public Sénat.
28:48Masterclass,
28:48vendredi prochain à 17h
28:50sur Public Sénat
28:51et sur publicsénat.fr.
28:55Masterclass,
28:55présenté par Bourse Direct,
28:57le partenaire
28:57de tous vos investissements.
28:59À vos côtés
28:59pour vos projets bourse,
29:01assurance vie, épargne.
29:11Et la santé, ça va.
29:13En France,
29:1313 800 000 personnes
29:15ont plus de 65 ans
29:16et près de 9 seniors
29:17sur 10
29:18souhaitent vieillir
29:19chez eux.
29:20Pourtant,
29:20quand la dépendance arrive,
29:23l'EHPAD apparaît
29:24bien souvent
29:24comme la seule issue.
29:26Alors, question,
29:27existe-t-il
29:28de vraies alternatives
29:29à l'EHPAD
29:29et comment anticiper
29:31la perte d'autonomie ?
29:33Pour en débattre,
29:34je reçois Anne Soury.
29:35Elle est sénatrice
29:36et co-autrice
29:36d'un rapport
29:37sur la refondation
29:38des EHPAD.
29:39Et Jean-Pierre Aquino,
29:40il est gériatre
29:41et délégué général
29:42de la Société française
29:44de gériatrie
29:45et de gérontologie.
29:47Et la santé, ça va ?
29:48Vendredi prochain
29:49à 17h30
29:50sur Public Sénat
29:51et sur publicsénat.fr
29:57Et la santé, ça va ?
29:59Avec la mutualité française
30:19Faire du dernier souffle,
30:21un souffle nouveau,
30:22c'est la force du leg.
30:24Faire un leg
30:25à apprenti d'Auteuil,
30:26c'est aider plus de 40 000 jeunes
30:28en difficulté
30:29à bâtir leur avenir.
30:31Faites un leg
30:32à apprenti d'Auteuil.
30:45Qu'est-ce qui se passe ici ?
30:47Le marais Poitvin,
30:49la plus grande zone humide
30:51de France
30:51après la Camargue.
30:53Comment tant d'eau
30:54peut disparaître
30:55là où elle est partout ?
30:57On fait dans le marais mouillé
30:58des céréales.
30:59Ça veut dire
30:59qu'il n'y a plus de marais mouillé.
31:00Il n'y a plus assez d'eau
31:01pour tout le monde.
31:02Je suis énervé,
31:03on n'en peut plus.
31:03Là, on est juste venu
31:04gentiment, hein ?
31:05Gentiment, hein ?
31:06Voilà.
31:07On en reviendra.
31:10Vu de près,
31:11c'est Saint-Solene,
31:12sa méga-bassine
31:14et des images
31:15qui ont fait
31:15le tour de la Terre
31:16au printemps 2023.
31:18La violence rurale
31:19est d'abord le signe
31:20d'une immense détresse
31:22des uns et des autres.
31:23Deux modèles,
31:25deux camps,
31:26deux philosophies.
31:27C'est ça qui explose
31:28dans le marais poids de vent.
31:30La bataille de l'eau
31:31n'en est que la conséquence
31:33et ça remonte à loin.
31:35Monde agricole,
31:36la fracture de l'eau.
31:38Vendredi prochain
31:39à 18h30
31:39sur Public Sénat
31:40et sur publicsénat.fr
31:54L'idée que la France
31:55puisse manquer de courant
31:56est aussi angoissante
31:58qu'inédite.
31:59Dans un pays
32:00habitué depuis des années
32:02à bénéficier
32:03d'une électricité
32:03abondante
32:04et bon marché
32:05grâce à une entreprise
32:06unique au monde.
32:08Les concurrents des devs
32:09ont fait pression
32:10pour qu'on mette en place
32:12le principe suivant.
32:14EDF
32:15va autoriser
32:16les concurrents
32:18à acheter
32:19du nucléaire historique
32:21sur la base
32:22du prix de revient
32:24de ce nucléaire historique.
32:25Le sénateur Fabien Guay
32:26a été le premier
32:27à s'intéresser
32:28aux pratiques controversées
32:29de certains concurrents
32:30d'EDF.
32:30Il a bénéficié
32:31de confidences
32:32d'informateurs
32:33très bien renseignés.
32:34Il y a des traders
32:35qui m'ont dit
32:36écoutez M. Guay
32:37sous couvert d'anonymat
32:38en plein été
32:39voilà ce qui est en train
32:41de se passer
32:41sur le marché
32:43même moi je suis plus là
32:44d'accord avec ça.
32:45On est en train
32:45de faire de l'argent
32:46avec la misère humaine.
32:47Très chère électricité
32:50samedi prochain
32:50à 21h
32:51sur Public Sénat
32:52et sur Public Sénat
32:53et sur Public Sénat.fr
33:22rédige un rapport
33:23de 40 pages
33:24parfois appelé
33:25protocole d'Auschwitz.
33:27Il parle de 125 000 personnes
33:30par mois.
33:31Il faut bombarder
33:32leur envoyer un message clair.
33:34Il ne faut pas perturber
33:35la campagne de Normandie
33:36avec une opération
33:36de cette nature.
33:37Vraiment.
33:37Toutes les solutions
33:38étaient mauvaises
33:39parce que même
33:40une petite erreur
33:41pouvait entraîner
33:42la mort de beaucoup de gens.
33:43L'urgence était
33:44de gagner la guerre.
33:45On ne peut pas
33:46se laisser distraire
33:47par Auschwitz.
33:501944,
33:51il faut bombarder Auschwitz.
33:53Aujourd'hui à 13h
33:54sur Public Sénat
33:55et sur Public Sénat.fr
34:07Les questions au gouvernement,
34:09c'est le temps fort
34:10de la semaine au Sénat.
34:12Tous les mercredis,
34:13les sénateurs interpellent
34:15les ministres
34:16et la rédaction
34:17de Public Sénat
34:17se mobilisent
34:18pour vous faire vivre
34:19cet événement.
34:20Analyse,
34:21réaction politique
34:22et de nombreux invités
34:23en débat sur ce plateau.
34:25Rendez-vous chaque mercredi
34:26sur Public Sénat.
34:28Questions au gouvernement,
34:29mercredi à 14h50
34:31sur Public Sénat
34:32et sur publicsénat.fr
34:38Voir ou revoir
34:39ce documentaire
34:41sur publicsénat.fr
35:00Suite du grand jury
35:01présenté par Thomas Desprez.
35:03Et toujours avec nous
35:04dans ce grand jury,
35:05Manuel Bompard,
35:06coordinateur national
35:07de la France Insoumise,
35:08député des Bouches-du-Rhône.
35:10Avec moi également
35:10autour de ce plateau,
35:11Steve Jourdain
35:12de Public Sénat
35:13et Laurice Boachot
35:14du Figaro.
35:14Dans un instant,
35:15nous parlerons
35:16des élections municipales.
35:17C'est dans trois semaines
35:18et de la campagne présidentielle.
35:21Le grand jury.
35:22Questions express.
35:24Mais d'abord,
35:25Manuel Bompard,
35:26nos questions express.
35:26Vous connaissez le principe
35:27des questions courtes
35:28et on essaye
35:29des réponses courtes également.
35:31Laurice Boachot.
35:31Manuel Bompard,
35:32pour ou contre,
35:33voir un président
35:33se faire payer au SMIC,
35:34c'est une proposition
35:35de l'un de vos anciens
35:36compagnons de route,
35:37le député François Ruffin.
35:38Je trouve que c'est
35:39une proposition démagogique.
35:41C'est le dernier
35:42qui a parlé de ça,
35:42c'était Donald Trump.
35:43Vous voyez ?
35:44Donc plutôt contre,
35:45même si après,
35:46évidemment,
35:46la question de limiter
35:47les rémunérations des élus,
35:48ça c'est quelque chose
35:50sur lequel je pense
35:50qu'il faut travailler.
35:51Vous payez le prochain président
35:52au SMIC,
35:53donc vous plutôt contre.
35:54Steve Jourdan.
35:54Pour ou contre,
35:54faire du projet de loi
35:55autorisant l'euthanasie,
35:56une priorité pour qu'il soit
35:58adopté avant la présidentielle ?
36:00Moi, je suis favorable
36:02à ce projet de loi
36:03depuis des années et des années.
36:05D'ailleurs,
36:06c'était dans les différents
36:06programmes présidentiels
36:07de Jean-Luc Mélenchon.
36:09Donc pour.
36:10Maintenant,
36:10je pense que c'est important
36:11que tout le monde comprenne
36:12parce que je peux comprendre
36:14qu'on y soit opposé
36:15d'un point de vue personnel,
36:17mais il faut que tout le monde
36:17comprenne qu'il s'agit
36:18d'accorder un droit,
36:20de ne pas instaurer
36:20une obligation.
36:21Si ça bloque,
36:21il faut passer par un référendum ?
36:23Mais je ne vois pas
36:24pourquoi ça bloquerait.
36:25Il y a eu une majorité
36:26à l'Assemblée nationale
36:27pour le voter en première lecture.
36:29Il y aura un vote en deuxième lecture.
36:31Je pense que l'Assemblée
36:32l'adoptera.
36:33Et si le Sénat s'y oppose,
36:34c'est dans nos institutions,
36:36l'Assemblée nationale
36:37qui a le dernier mot.
36:38Et vraiment,
36:38j'insiste là-dessus,
36:39pardon,
36:40c'est important
36:40pour les gens
36:41qui nous écoutent.
36:42Vous avez le droit
36:43d'être opposé
36:43à titre personnel
36:44à ce droit-là.
36:45Les opposants
36:45au Parlement
36:46parlent d'un droit
36:46à tuer.
36:47Mais précisément,
36:48personne ne va vous obliger
36:50le fait d'y avoir recours
36:52par vous-même.
36:52C'est juste qu'une personne
36:53qui considère
36:54que les souffrances
36:56qu'elle subit
36:57sont tellement insupportables
36:58qu'elle veut avoir recours
36:59à ce droit.
37:00Il faut qu'elle ait
37:00la possibilité de le faire.
37:01Donc on n'instaure pas
37:02une obligation.
37:03On ouvre un droit.
37:04C'est important
37:04d'avoir cette distinction.
37:05Il y aura une liberté de vote
37:06de la part des députés
37:07insoumis à l'Assemblée ?
37:08Sur ces questions-là,
37:09il y a toujours plutôt
37:10une liberté de vote
37:11parce que c'est des questions
37:12qui renvoient parfois
37:13à des convictions intimes
37:14et personnelles.
37:15Mais en première lecture,
37:16il n'y a pas eu
37:16de mémoire d'opposition
37:18au sein du groupe insoumis
37:19parce que c'était une mesure
37:21qui était dans notre programme
37:22et que nous défendons
37:23depuis plusieurs années maintenant.
37:24Manuel Bompard,
37:25pour ou contre-autoriser
37:26le groupe Dassault,
37:27propriétaire du Figaro,
37:28à fabriquer des rafales en Inde.
37:30On parle du contrat du siècle
37:32mais avec le risque
37:32de voir filer
37:34notre savoir-faire
37:35à l'étranger.
37:35Moi, je fais partie
37:36de ceux qui considèrent
37:38qu'il vaut mieux produire
37:39en France.
37:41Qui t'a renoncé
37:42à ce très gros contrat ?
37:44Peut-être qu'après,
37:45il peut y avoir des clauses.
37:46Moi, je ne suis pas
37:46négociateur du contrat
37:47pour Dassault
37:49mais je pense que
37:51on a une capacité
37:52et des capacités
37:53de production en France
37:54et c'est sur les capacités
37:55de production en France
37:56qu'il faut s'appuyer.
37:57Pour ou contre,
37:58l'organisation des Jeux Olympiques
37:59d'hiver en France
38:00en 2030,
38:01le comité d'organisation
38:02est dans la tourmente
38:02à la suite
38:03de plusieurs tensions internes.
38:05Nous, nous n'y sommes opposés.
38:06Les députés
38:07de la France soumise
38:08d'ailleurs des régions concernées,
38:10c'est-à-dire la région PACA
38:11et la région Auvergne-Rhône-Alpes,
38:13nous avons engagé
38:14un certain nombre
38:15de procédures
38:15et notamment saisi
38:16des instances internationales
38:18parce que les procédures
38:19de concertation
38:19qui sont normalement nécessaires
38:21pour pouvoir décider
38:22de l'organisation
38:23d'un tel événement
38:23n'ont pas été respectées
38:25par la France
38:25et d'ailleurs,
38:26il y a eu une décision,
38:27une condamnation de la France
38:28parce qu'elle n'a pas
38:29mis en place
38:29ces procédures
38:30de concertation.
38:31Est-ce que vous demandez
38:32même dans ce cas-là
38:33qu'on échange
38:33avec les États-Unis
38:34qui organiseront
38:35les JO d'hiver
38:35quatre ans après
38:36qu'on prenne un peu plus
38:37de temps ?
38:38Non, moi, je ne demande
38:39pas d'échange.
38:40Je dis que l'organisation...
38:42Il faut renoncer.
38:42Je pense que de manière générale,
38:44au vu des enjeux
38:46environnementaux et écologiques
38:47aujourd'hui,
38:47on devrait avoir
38:48une réflexion internationale
38:50sur l'organisation
38:51de ces gros événements sportifs.
38:52Il ne s'agit pas de dire
38:53qu'on ne va plus organiser
38:54de gros événements sportifs,
38:55mais est-ce que tous les quatre ans
38:56pour certains JO,
38:58tous les quatre ans pour les autres,
38:59c'est-à-dire donc tous les deux ans,
39:00il faut avoir des développements
39:02d'infrastructures gigantesques
39:04qui se font au détriment
39:04de l'environnement
39:05et qui après sont souvent
39:07des infrastructures
39:08qu'on n'utilise plus.
39:09Je pense qu'on peut avoir
39:10une question,
39:10je ne sais pas,
39:11une rotation,
39:12un site unique.
39:13On pourrait quand même
39:14ouvrir cette réflexion
39:15parce que je pense
39:16que ces infrastructures-là,
39:17elles seront bientôt
39:17plus tenables,
39:18tout simplement.
39:20Le Grand Jury,
39:222027,
39:23c'est demain.
39:242027,
39:25c'est l'élection présidentielle,
39:26Manuel Bompard,
39:26mais avant cela,
39:27il y a les élections municipales
39:28dans trois semaines
39:30et non pas dans trois mois
39:31pour ceux qui étaient avec nous
39:32dans la première partie.
39:33Il y a eu une petite coquille
39:33dans trois semaines.
39:34Les élections municipales,
39:36jusqu'à présent,
39:36la France insoumise
39:37avait plutôt fait l'impasse
39:39sur ces élections.
39:40Qu'est-ce qui a changé
39:41cette année ?
39:41On parle de Roubaix,
39:43de Paris,
39:43de Marseille,
39:44de Toulouse.
39:45D'abord,
39:46la France insoumise,
39:47elle a fêté ses 10 ans
39:48il y a deux semaines.
39:50Donc,
39:50c'est un jeune mouvement politique
39:52et donc,
39:52vous avez raison de dire
39:53que ce n'est pas un mouvement
39:54qui avait une implantation
39:57en termes d'élus locaux
39:58qui soit extrêmement importante.
40:01Donc,
40:01à la dernière élection municipale,
40:03la France insoumise,
40:03elle était encore très jeune,
40:04elle ne s'était pas encore
40:05développée suffisamment
40:06pour pouvoir aborder
40:07cette échéance électorale.
40:08Là,
40:09ce n'est pas le cas,
40:09c'est la raison pour laquelle
40:10nous présentons quasiment
40:11autour de 500 listes
40:13partout en France
40:15avec l'objectif partout
40:16de faire des propositions.
40:18Quitte parfois à faire perdre
40:19les autres candidats de la gauche.
40:20Mais non,
40:21quand on se présente,
40:22on se présente pour gagner.
40:23Attendez,
40:23je vais répondre
40:24à vos questions un peu politiciennes
40:25mais d'abord...
40:26Politique, simplement.
40:27Non, mais ce n'est pas grave,
40:28ce n'est pas méchant
40:28mais ce que je veux vous dire par là,
40:29c'est que depuis des mois et des mois,
40:30on parle des élections municipales,
40:31on n'a jamais l'opportunité
40:32de parler programme.
40:33Donc,
40:34je trouve que c'est quand même bien
40:34qu'on puisse parler programme.
40:36Donc,
40:36voter pour une liste insoumise
40:37aux élections municipales,
40:38c'est voter pour la gratuité
40:39de la cantine scolaire,
40:40c'est voter pour que la cantine
40:41soit bio.
40:42Il y a le Mercosur,
40:43il y a les pesticides,
40:44le gouvernement veut réintroduire
40:45des pesticides.
40:46Eh bien,
40:47bien manger à la cantine,
40:48ça ne doit pas être réservé
40:49à quelques familles.
40:50Combien de conseils municipaux
40:51vous vous ambitionnez
40:52de faire élire sur ce programme ?
40:54Promis,
40:54je réponds ensuite
40:55à vos questions
40:56mais laissez-moi juste dérouler
40:57une deuxième proposition
40:58programmatique.
40:59Donc,
40:59les cantines,
40:59c'est très important.
41:00Lutter contre le logement indigne
41:02et le logement insalubre.
41:03Partout,
41:03on a des difficultés,
41:04des gens qui vivent
41:05dans des logements
41:05absolument,
41:06dans un état absolument
41:08catastrophique.
41:08Donc là,
41:09les villes,
41:09elles doivent avoir
41:10des brigades du logement,
41:11les villes,
41:11elles doivent investir
41:12sur ce sujet,
41:13des régies publiques,
41:14des ascenseurs
41:14pour faire en sorte
41:15que les ascenseurs
41:15ne soient pas en panne.
41:16La tranquillité publique,
41:18la tranquillité publique,
41:19il faut tourner le dos
41:20aux positions
41:21qui sont celles
41:21qui sont développées
41:23aujourd'hui par les mairies
41:24qui sont à l'œuvre,
41:25qui sont en place.
41:26Lesquelles ?
41:27Des mesures qui sont
41:28des mesures de communication,
41:29des maires qui se prennent
41:30pour des shérifs,
41:31qui pensent que parce qu'on va
41:31mettre des caméras partout
41:33et parce qu'on va...
41:34Votre programme est quand même
41:35assez proche
41:36d'autres partis de gauche,
41:38je pense aux partis socialistes
41:40notamment.
41:40C'est quoi le critère aujourd'hui ?
41:42Vous dites,
41:42en cas de second tour
41:43où le parti socialiste
41:45est devant,
41:45on se retire
41:46pour ne pas permettre
41:48le RN d'arriver au pouvoir ?
41:49Le critère,
41:49c'est qu'on est candidat
41:50aux élections municipales
41:51avec l'objectif
41:52de l'emporter.
41:52Donc il y a un programme
41:54et je vous ai donné
41:54quelques-unes de ces mesures,
41:55j'aurais pu en donner d'autres.
41:58Ensuite,
41:59comme toujours,
41:59dans les élections municipales,
42:00il y a deux tours.
42:01Donc nous,
42:02notre objectif,
42:02c'est d'être en tête à gauche.
42:03Au soir du premier tour.
42:04Et si vous ne l'êtes pas ?
42:05Dans l'essentiel des villes.
42:06Oui, mais permettez
42:07qu'on puisse aussi examiner
42:08l'hypothèse où nous le sommes.
42:09on sait bien Emmanuel Montport.
42:10On le veut gagner les élections.
42:11Donc pardonnez-moi
42:11de vous répondre ça.
42:12Donc partout où on sera en tête,
42:14et après je répondrai
42:14si on ne l'est pas.
42:15Parce que moi je réponds
42:16à toutes les questions.
42:17Partout où nous serons en tête,
42:19nous proposerons le rassemblement
42:20à toutes les autres listes de gauche
42:22pour battre la droite
42:22et l'extra-droite.
42:23Ça c'est clair.
42:23Dans l'hypothèse
42:24où nous ne sommes pas en tête,
42:25il faudra poser la question
42:26à ceux qui sont en tête
42:27puisque c'est eux
42:28qui ont le pouvoir
42:28de proposer
42:29ou de ne pas proposer
42:30le rassemblement.
42:31Et vous serez ouvert
42:31à tout rassemblement
42:33au second tour
42:33si vous n'êtes pas en tête
42:34avec la gauche ?
42:35Il faut être d'accord
42:36sur un contenu programmatique.
42:39Il faut qu'il y a des conditions.
42:41Vous ne dites pas
42:41on se désiste
42:42peu importe les conditions.
42:42Non mais on ne se désiste jamais monsieur.
42:44Pourquoi on se désisterait ?
42:46Pour ne pas que le RN
42:47arrive au pouvoir.
42:48Il n'y aura pas
42:48de désistement gratuit.
42:49Mais certainement pas.
42:50Mais enfin écoutez,
42:51la tradition politique à gauche
42:53ce n'est pas qu'au deuxième tour
42:54les listes de gauche
42:54se désistent les unes
42:55par rapport aux autres.
42:57La tradition politique à gauche
42:58c'est que les listes
42:59se rassemblent.
42:59Je vais prendre un exemple
43:00qui se précise.
43:01C'est deux choses différentes.
43:02C'est que les listes
43:02ne se rassemblent pas
43:03qu'elles se désistent.
43:04Ça n'a jamais existé à gauche.
43:05Le désistement
43:06comme étant position réciproque.
43:08Moi, si on est en tête
43:10dans une ville,
43:10je ne cite pas de ville
43:11pour ne pas avoir de problème
43:12pour le temps de parole.
43:13Et si nous sommes en tête
43:14sur une ville,
43:15moi je propose le rassemblement
43:16aux autres listes de gauche.
43:17Pourquoi ?
43:17Pour des raisons démocratiques.
43:18Parce que les électrices
43:19et les électeurs
43:20qui ont voté
43:20pour l'autre liste de gauche
43:21doivent être représentés
43:23au conseil municipal.
43:24Et donc tout le monde
43:25doit appliquer cette même règle.
43:26Il y a des gratuits,
43:26des conditions.
43:27En tout état de cause,
43:28nos électrices et nos électeurs
43:29doivent être représentés
43:31au second tour.
43:31On va prendre un exemple
43:32Manuel Bompard.
43:33Il y a une ville
43:33où la gauche est particulièrement divisée.
43:34C'est à Marseille.
43:35Vous êtes député de Marseille.
43:36Vous soutenez Sébastien...
43:37Ce n'est pas particulièrement divisé, monsieur.
43:39Il y a deux listes à gauche
43:40comme la dernière fois.
43:42Vous soutenez Sébastien Delogu,
43:43insoumis.
43:44C'est l'un de vos collègues
43:44à l'Assemblée.
43:46Marseille,
43:47fort risque de victoire RN
43:49avec Franck Alizio.
43:50Pourquoi maintenir
43:51votre candidature
43:52alors que le maire sortant,
43:53Benoît Payan,
43:54peut perdre à quelques centaines de voix ?
43:56Vous avez raison.
43:57On pourrait quasiment
43:58plus se présenter aux élections aussi.
44:00Vous parlez du second tour.
44:02Je ne vous ai pas dit
44:03qu'au second tour,
44:03on allait maintenir
44:04notre candidature.
44:05C'est parce que je vous ai dit.
44:06Je ne sais pas si je pense
44:07que j'ai été assez clair.
44:08Moi, mon objectif à Marseille
44:09comme partout ailleurs
44:10et permettez qu'on fasse
44:12d'abord cette campagne
44:13dans cet objectif-là,
44:15c'est d'arriver en tête à gauche
44:16parce qu'on pense, nous,
44:17que le programme qu'on porte
44:18et que les électrices
44:20et les électeurs
44:20qu'on est capable de mettre
44:21en mouvement
44:21dans cette élection municipale,
44:23c'est la meilleure garantie
44:24d'empêcher l'extrême droite
44:25de s'emparer de la vie.
44:25Pour le moment,
44:26dans les sondages,
44:26il n'est pas en tête à gauche.
44:27Dans les sondages,
44:28comme vous l'avez dit,
44:29c'est ça.
44:29Pour le moment,
44:30dans les sondages.
44:31Il y a pour le moment
44:32et dans les sondages,
44:33dans votre phrase.
44:33Et bon, l'élection,
44:34ce n'est pas demain.
44:36C'est dans trois semaines,
44:37vous l'avez dit tout à l'heure.
44:38Et les sondages,
44:39ce n'est pas une élection.
44:39Je vous laisse terminer
44:40ma phrase, Manuel Bompard.
44:41Si Marseille bascule
44:41à l'extrême droite, c'est ?
44:43Mais Marseille ne basculera pas
44:44à l'extrême droite
44:45parce que les électrices
44:46et les électeurs
44:47vont se mobiliser massivement.
44:49Et nous, nous ferons
44:50tout ce qu'il est nécessaire
44:51de faire pour empêcher Marseille
44:53comme quelque autre ville
44:55que ce soit de basculer
44:56à l'extrême droite.
44:56On va parler d'une autre ville.
44:57Moi, je suis très clair
44:58sur ce sujet.
44:59Et donc, ensuite,
45:00il appartiendra
45:01à la responsabilité
45:02des listes arrivées en tête
45:03à gauche
45:04d'organiser le rassemblement
45:05pour empêcher une ville
45:06de passer à l'extrême droite.
45:07C'est simple.
45:08Donc, vous dites
45:08à Benoît Payan,
45:09le maire de Marseille,
45:10s'il veut avoir la paix
45:12entre guillemets au second tour,
45:13s'il ne veut pas avoir
45:14Sébastien Delogu,
45:15candidat qui se maintienne,
45:16c'est à lui de créer
45:17les conditions
45:18pour l'accueillir sur sa liste.
45:19Non, je dis aux électrices
45:20et aux électeurs,
45:21sinon je ne m'adresse pas
45:21à Benoît Payan,
45:22je dis aux électrices
45:23et aux électeurs à Marseille,
45:25nous, nous avons dit
45:26les choses très clairement.
45:26Si nous sommes en tête,
45:27nous organiserons le rassemblement
45:29pour battre la droite
45:29et l'extrême droite.
45:30Monsieur Payan ne dit pas ça.
45:31Donc, si vous voulez
45:32avoir une garantie
45:33que la gauche soit rassemblée
45:34au second tour
45:34des élections municipales
45:35à Marseille,
45:36vous avez une chose simple
45:37à faire,
45:38c'est voter pour Sébastien Delogu
45:39au premier tour,
45:40mettez-le en tête à gauche
45:41et alors le rassemblement
45:42s'organisera au second tour.
45:43Vous parlez des conditions
45:49à condition que
45:51la France insoumise
45:52condamne les violences.
45:53Qu'est-ce que vous répondez
45:53à Olivier Faure
45:54quand il dit ça ?
45:54Rien, parce que
45:55c'est évidemment une infamie
45:57puisqu'il me semble assez clair,
45:59vous en êtes témoin,
46:00je crois,
46:00puisque ça fait une bonne demi-heure
46:02qu'on discute de ce sujet,
46:03que la France insoumise
46:04condamne les violences.
46:05Vous lui dites,
46:05non, ça, Olivier Faure...
46:07Non, mais je dis
46:07qu'Olivier Faure
46:08devrait avoir un petit peu de courage.
46:10Soit il est pour que...
46:12Il faut un moment,
46:13il faut prendre des décisions fortes.
46:15Il ne prend pas
46:16des décisions fortes, Olivier Faure ?
46:17Non, je crois qu'il est sous pression
46:20et il oscille
46:21en fonction de ce que les uns
46:22et les autres disent.
46:23Voilà, moi, mes positions,
46:24elles sont des positions claires.
46:25Et quand Olivier Faure
46:26a fait, ce qui est,
46:27de mon point de vue,
46:28une erreur historique
46:29de mettre sur le même plan
46:30dans une note de blog
46:31des groupes fascistes
46:32et des groupes antifascistes,
46:34là, je pense que
46:34s'il doit y avoir un malaise
46:35quelque part,
46:36à mon avis,
46:36il est au sein
46:37de la France socialiste,
46:37en tout cas,
46:38il n'est pas au sein
46:38de la France socialiste.
46:39Il a fait une faute, Olivier Faure.
46:40C'est une faute historique.
46:40Ça le disqualifie
46:41pour discuter avec vous
46:42plus tard ?
46:42C'est une faute historique
46:43extrêmement grave, monsieur.
46:45Et je sais d'ailleurs
46:46qu'il l'a lui-même reconnu
46:47puisqu'il a modifié
46:48sa note de blog depuis.
46:49Est-ce que vous-même,
46:50vous pourriez continuer
46:50de discuter avec le Parti socialiste
46:51à l'avenir sur deux points ?
46:52Vous aimeriez tellement
46:54que je vous prenne
46:56des positions sur des sujets
46:57et vous dire
46:57on ne discutera plus jamais
46:58avec personne.
46:59Mais moi,
46:59face à l'extrême droite, monsieur,
47:01face à la droite,
47:02je suis capable de dire
47:03que les électrices
47:04et les électeurs de gauche,
47:05ils doivent se rassembler.
47:06Et donc,
47:07je leur propose
47:08de nous mettre en tête
47:08au premier tour
47:09parce que nous,
47:10on ne fera pas semblant
47:11que si on est en tête
47:12au premier tour
47:13dans une ville,
47:13on organisera le rassemblement
47:14de toute la gauche
47:14Et avec l'objectif de faire
47:15entrer combien d'insoumis
47:17dans les conseils municipaux ?
47:18Un maximum.
47:19Plusieurs centaines,
47:19plusieurs milliers ?
47:20Un maximum, oui.
47:21Plusieurs centaines,
47:22plusieurs milliers
47:23de remportées des villes.
47:25Après, c'est les électrices
47:26et les électeurs
47:26qui le décideront.
47:27Mais je crois faire la démonstration
47:29à travers de la gestion municipale
47:30que le programme politique
47:32qu'on porte,
47:33y compris au niveau national,
47:34on peut le mettre en œuvre.
47:35Le scrutin majeur
47:36après ces élections municipales,
47:37ce sera l'élection présidentielle.
47:38Est-ce que Jean-Luc Mélenchon
47:39sera candidat à ce scrutin ?
47:40On vous le dira
47:41en temps voulu,
47:42au moment opportun.
47:43Vous le souhaitez ?
47:43Mais moi,
47:44j'ai toujours dit la même chose.
47:45J'ai toujours dit que,
47:46un, il y aura évidemment
47:47un candidat insoumis
47:48à l'élection présidentielle
47:49pour porter un programme
47:51qui est le programme
47:52L'Avenir en Commun.
47:53Il sera désigné ?
47:53Deuxièmement, attendez.
47:55Deuxièmement,
47:55que moi, je souhaite
47:56que cette candidature
47:58soit une candidature commune
47:59à d'autres formations politiques.
48:01Je souhaite que ça soit
48:02un candidat
48:05et de créer les conditions
48:06pour que ce soit le cas.
48:08Et ensuite,
48:08en ce qui concerne
48:09qui est le candidat
48:10ou la candidate,
48:11vous acceptez l'idée
48:12que les insoumis
48:12le décideront
48:14en temps voulu
48:14et pas avant l'élection municipale.
48:16C'est le plus légitime,
48:17Jean-Luc Mélenchon.
48:17Aujourd'hui,
48:18c'est le mieux placé,
48:19manifestement,
48:19y compris dans tous les sondages.
48:21D'ailleurs,
48:21c'est d'ailleurs
48:22le mieux placé à gauche.
48:23Il vous avait dit,
48:24Jean-Luc Mélenchon,
48:24faites mieux.
48:25Ça veut dire que,
48:25pour le moment,
48:25personne n'est capable
48:26de faire mieux ?
48:28Faites mieux.
48:28Je trouve qu'on a fait
48:29pas mal déjà.
48:30Mais après,
48:31vous savez,
48:31être candidat
48:32à l'élection présidentielle,
48:33ça nécessite une expérience,
48:35une connaissance des dossiers,
48:36une profondeur historique.
48:38Et je trouve
48:39qu'à la France insoumise,
48:40grâce à Jean-Luc Mélenchon,
48:41il y a un certain nombre
48:42de figures
48:42qui ont très largement
48:43progressé
48:44ces dernières années,
48:46qui sont y compris maintenant
48:47identifiées du grand public.
48:49Donc c'est bien,
48:49ça nous donne
48:49l'embarras du choix.
48:51Et vous admettez l'idée
48:52qu'on décidera
48:52en temps voulu
48:53de qui est la personne
48:54qui est la meilleure placée.
48:54Dans votre cœur,
48:55celui que vous voulez,
48:56c'est Jean-Luc Mélenchon.
48:57Mais je vous ai répondu,
48:59je considère qu'aujourd'hui,
49:00c'est le mieux placé.
49:01Je n'ai pas de problème
49:02à vous le dire.
49:03sa quatrième.
49:03Mais en l'occurrence,
49:04ce n'est pas là,
49:04sur votre plateau.
49:05Vous dites,
49:06on désignera.
49:06Mais comment vous allez désigner ?
49:07Qui va désigner ?
49:09À la France insoumise,
49:10il y a eu ce qu'on appelle
49:10une assemblée représentative
49:12qui, il y a quelques mois,
49:13avait déterminé une procédure
49:15visant à ce qu'on ait
49:16un intergroupe parlementaire
49:17qui puisse faire
49:18une proposition de candidature.
49:20Donc, il y a une procédure
49:21qui a été mise en place
49:22au sein de la France insoumise
49:23et qui sera appliquée.
49:23Vous dites,
49:24vous espérez que ce sera
49:24une candidature de rassemblement.
49:26Pour le moment,
49:26vous refusez de participer
49:27à une primaire de la gauche
49:29avec les écologistes,
49:30avec les socialistes.
49:31Pourquoi ?
49:32Quand on regarde
49:32le ticket d'entrée au second tour,
49:34il va être extrêmement bas.
49:36Dans le dernier sondage
49:37d'intention de vote
49:38pour Public Sénat,
49:39on parle d'un ticket d'entrée
49:40entre 14 et 17 %.
49:42Aujourd'hui, tout seul,
49:43Jean-Luc Mélenchon,
49:44il est à 11 %.
49:46Ça veut dire
49:47qu'il faut se rassembler encore.
49:48Il y a 11 %
49:49Jean-Luc Mélenchon.
49:50Je ne sais pas
49:50sur la base
49:50de quel sondage
49:51vous dites ça.
49:52On va remettre
49:52Odoxa pour Public Sénat
49:53du mois de novembre.
49:54On regardera.
49:55Ah, novembre.
49:55Oui, d'accord.
49:56Vous êtes allé chercher loin
49:57pour trouver 11 %.
49:58Il y en a eu d'autres
49:59qui le mettaient plutôt
50:00à 13, à 14.
50:01Mais bon,
50:02vous avez choisi
50:02le chiffre le plus bas.
50:03Je comprends.
50:04C'était pour justifier
50:05votre question.
50:06Est-ce qu'il faut se regrouper ?
50:07Est-ce qu'il faut participer
50:08à la primaire ?
50:08Mais en l'occurrence,
50:09je vous rappelle
50:10qu'à un mois
50:11de la dernière élection
50:12présidentielle en 2022,
50:13Jean-Luc Mélenchon
50:13était à 11 %,
50:14effectivement,
50:14et puis il a fait 22 %,
50:15vous voyez,
50:16un mois plus tard.
50:16Donc,
50:17les baromètres Odoxa,
50:19les sondages IFLOP
50:20et les sondages OPIF,
50:21pardonnez-moi
50:21que ce ne soit pas
50:22ce que j'utilise
50:23pour déterminer
50:23ma stratégie politique.
50:25Pour le reste,
50:25monsieur,
50:26la primaire
50:26dont vous êtes en train
50:27de parler
50:27n'est pas une primaire
50:29de rassemblement,
50:29c'est une primaire
50:30de division.
50:31On sait d'ores et déjà
50:32qu'il va y avoir
50:33des candidats
50:33qui disent,
50:34j'ai entendu monsieur Ruffin,
50:35j'ai entendu madame Tondelier
50:36dire,
50:37oh mais moi,
50:37de toute façon,
50:38j'ai été investi
50:38par mon parti
50:39en ce qui concerne
50:39madame Tondelier
50:40et monsieur Ruffin,
50:41je suis déjà soutenu
50:42par X personnes,
50:43donc dans tous les cas,
50:44je serai candidat.
50:45Donc,
50:45le principe d'une primaire,
50:46c'était de réduire
50:47le nombre de candidats,
50:48ce n'était pas de l'augmenter.
50:49Donc,
50:49pardon,
50:50je pense que cette primaire,
50:51elle est sur un périmètre politique
50:53qui a un périmètre politique
50:54qui ne permet pas
50:55de garantir le fait
50:56que si l'un l'emporte,
51:03souhaitait qu'on puisse
51:03créer les conditions
51:04d'une candidature
51:05qui soit la plus commune
51:06possible avec d'autres
51:07et que si certaines formations politiques
51:09veulent participer
51:10d'une campagne électorale
51:12avec nous,
51:13on a fait une proposition,
51:14Jean-Luc Mélenchon l'a faite
51:14il y a quelques mois,
51:17il y a quelques semaines,
51:17il l'a refaite encore,
51:19on a proposé
51:19ce qu'on a appelé
51:20une offre fédérative,
51:21c'est-à-dire
51:21si certaines formations politiques
51:23veulent travailler avec nous
51:24sur présidentiel,
51:25législatif,
51:25programme,
51:27ils sont les bienvenus,
51:28vous l'avez notamment dit
51:28pour le parti communiste,
51:29par exemple,
51:29au parti communiste,
51:30aux écologistes.
51:31– Fabien Roussel,
51:32il semble quand même encore
51:32se préparer pour la présidentielle.
51:34– Oui,
51:34mais j'ai cru comprendre
51:36ces derniers mois
51:37qu'entre les positions
51:38de Fabien Roussel
51:39et les positions
51:40du groupe communiste,
51:41par exemple,
51:41à l'Assemblée Nationale,
51:42je n'entendais pas toujours
51:43la même chose.
51:44Donc Fabien Roussel,
51:45la dernière fois,
51:45sa candidature à l'élection présidentielle,
51:47elle nous a empêchés
51:48d'être qualifiés au second tour.
51:49Donc ça serait,
51:50de mon point de vue,
51:51une erreur
51:51parce que d'un point de vue
51:52des votes à l'Assemblée Nationale
51:54avec les communistes
51:54et d'un point de vue
51:55du programme que l'on défend,
52:01qui a plutôt un chemin
52:02pour présenter
52:03une candidature commune
52:04à la présidentielle
52:05et des candidatures
52:05communes aux législatives.
52:06– Vous souhaitez toujours gouverner
52:06avec les écologistes
52:07et les socialistes
52:08malgré le fossé
52:08qui s'est creusé cette semaine.
52:10On a parlé des déclarations
52:11tout à l'heure.
52:12– Mais moi,
52:12je ne crois pas
52:12qu'il y ait de fossés
52:13qui se sont…
52:13– Sur le front de mort
52:14du militant nationaliste
52:15Quentin Deran, Calignon.
52:16– Non, je pense qu'il y a
52:17un fossé qui s'est créé
52:18avec certaines personnalités.
52:20Vous avez cité
52:20M. Hollande et M. Jadot.
52:22Il y a un fossé
52:22qui s'est créé
52:22entre certaines personnalités
52:23et la gauche.
52:24Ça oui, je suis d'accord avec vous.
52:26Il y a ce fossé
52:26qui s'est constitué
52:27mais pour le reste,
52:28qui gouverne avec qui ?
52:29Ça c'est les électrices
52:30et les électeurs
52:30qui le décident.
52:31Et plus ils nous donneront
52:32de force à l'élection municipale
52:34et plus ils nous donneront
52:35de force à une élection présidentielle
52:37avec toutes celles et ceux
52:38qui m'aideront
52:38cette bataille avec nous
52:39et plus on sera en mesure
52:40de pouvoir appliquer
52:41notre programme,
52:42tourner la page du macronisme
52:43et empêcher l'extrême droite
52:44de s'emparer du pouvoir.
52:45Et ça, ça commence
52:45le 15 et le 22 mars
52:47aux élections municipales.
52:47Donc, je m'arrête là après,
52:49je dis aux gens
52:50qui nous écoutent,
52:51le 15 mars,
52:51vous avez la possibilité
52:52d'avoir un vote
52:53sur le programme
52:54pour les élections municipales
52:55mais aussi d'avoir un vote
52:56qui aura une répercussion nationale.
52:58Ça sera un vote
52:59qui nous donnera de la force
53:00pour l'élection présidentielle
53:01et un vote de résistance
53:02antiraciste et antifasciste.
53:03Le message est passé.
53:08Dernière rubrique
53:09de cette émission,
53:10Manuel Bompard,
53:10Sébastien Lecornu,
53:11le Premier ministre,
53:12a annoncé cette semaine
53:13à l'occasion du dîner annuel
53:14du CRIF,
53:15le Conseil représentatif
53:16des institutions juives de France.
53:17L'inscription à l'ordre du jour
53:19d'une proposition de loi
53:20visant à lutter
53:21contre les formes renouvelées
53:23de l'antisémitisme,
53:24texte porté
53:25par l'ancienne majorité
53:26et quelques députés socialistes aussi,
53:28dont François Hollande.
53:29Vous soutiendrez ce texte
53:30qui vise à lutter
53:31contre l'antisémitisme ?
53:32Absolument pas
53:33parce que ce n'est pas un texte
53:34qui vise à lutter
53:35contre l'antisémitisme.
53:36C'est un texte
53:37qui vise à instrumentaliser
53:38la lutte contre l'antisémitisme
53:40pour criminaliser
53:42la contestation
53:43de la politique
53:43du gouvernement
53:44de M. Netanyahou.
53:45C'est précisément ça ?
53:47Oui, il prévoit
53:48à la fois de sanctionner
53:49davantage ce que certains
53:50appellent la banalisation
53:51du terrorisme,
53:52mais aussi de créer
53:53un délit visant
53:54à sanctionner
53:55les appels
53:56à la destruction
53:56de l'État d'Israël.
53:57Mais moi, je suis évidemment
53:59contre les appels
53:59à la destruction
54:01d'un État,
54:02mais je vois bien
54:02comment il y a
54:04derrière cette proposition
54:05de loi,
54:05qui d'ailleurs n'est pas
54:06à l'initiative
54:06de M. Lecornu,
54:07qui est à l'initiative
54:08de Mme Yadan,
54:09qui est député
54:09du groupe
54:10Ensemble
54:10pour la République,
54:10du groupe
54:11macroniste
54:13élu représentant
54:14des Français
54:14de l'étranger
54:15de sa circonscription
54:16et qui vise
54:18par là même
54:19à essayer
54:19de museler
54:20toutes les critiques
54:21qui sont les critiques
54:22légitimes et indispensables
54:24de la politique
54:25du gouvernement israélien.
54:26D'un côté,
54:27appel à la destruction
54:27de l'État d'Israël,
54:29qui est différent
54:29de la contestation
54:31du gouvernement israélien.
54:32C'est ce qu'a à nouveau
54:33précisé ce matin
54:34la ministre Aurore Berger.
54:35Oui, mais Mme Berger,
54:36sur ce sujet,
54:37je ne la crois pas
54:38et je ne lui fais
54:38absolument pas confiance.
54:39Et d'ailleurs,
54:40c'est ce que pensent
54:40de nombreux chercheurs,
54:42de nombreux juristes
54:43qui disent que cette loi,
54:45son objectif,
54:46ce n'est pas de lutter
54:47contre l'antisémitisme.
54:48Si c'était une loi
54:48pour lutter contre l'antisémitisme,
54:50je serais évidemment d'accord avec
54:51parce qu'il faut lutter
54:52contre l'antisémitisme.
54:56La première chose à faire,
54:57ce n'est pas de laisser défiler
54:57des gens dans la rue hier
54:58qui ont été condamnés
54:59pour antisémitisme
55:00ou qui sont dans des groupes
55:01antisémites.
55:01Parce que là, bizarrement,
55:03j'ai entendu peu
55:04le gouvernement protester
55:05sur la présence
55:06d'un certain nombre
55:07de personnes dans la marche hier.
55:08Donc voilà,
55:09je vous réponds franchement,
55:10moi je vais,
55:11non seulement je suis contre cette loi,
55:12mais en plus je la combats.
55:13Et je la combats absolument
55:14et vigoureusement
55:15parce qu'elle n'a rien à voir
55:16avec la lutte nécessaire
55:17et légitime.
55:17Vous faites la distinction
55:18entre lutte contre l'antisémitisme
55:20et lutte contre l'antisionisme.
55:21Très clairement,
55:22pour que ce soit clair
55:23pour tout le monde,
55:23pour vous,
55:23qu'est-ce que c'est que le sionisme ?
55:25Il y a plusieurs,
55:26évidemment dans l'histoire,
55:27plusieurs définitions.
55:27Pour vous ?
55:28Je pense que quand c'est utilisé
55:29aujourd'hui dans le contexte actuel,
55:32ça veut dire le soutien
55:34et avec la politique
55:36du gouvernement Netanyahou.
55:37Pour vous,
55:38ça c'est le sionisme ?
55:38Non, je ne dis pas
55:39que c'est pour moi
55:40parce que je sais
55:40que c'est un peu plus compliqué
55:41du point de vue
55:41des différentes définitions,
55:43des différentes formes
55:43de sionisme qui existent
55:44dans l'histoire.
55:45Je dis que quand c'est utilisé
55:46dans le débat public
55:46aujourd'hui en France,
55:47je pense que c'est ce sens
55:48que ça...
55:49Pour vous,
55:49les sionistes,
55:49c'est ceux qui soutiennent
55:50la politique de Benjamin Netanyahou ?
55:51Je pense que c'est comme ça
55:52qu'un certain nombre de personnes
55:53aujourd'hui dans le débat public
55:54utilisent ce terme.
55:55Pour Sébastien Lecornu,
55:56se dire anti-sioniste,
55:57c'est contester le droit même
55:58d'Israël d'exister.
55:59Évidemment,
56:00ce n'est pas du tout
56:01dans ce sens-là
56:01que ce terme est employé.
56:03En l'occurrence,
56:05par exemple,
56:06par la France insoumise
56:06qui a toujours été partisane
56:08du respect absolu
56:10du droit international
56:10et donc certainement pas
56:11de la négation
56:12de l'existence
56:13Juste pour que ce soit clair,
56:14si vous,
56:15vous dites
56:15qu'on n'appelle pas
56:16la destruction
56:16de l'État d'Israël,
56:17ça veut dire très concrètement
56:18que vous êtes sioniste,
56:19vous,
56:19à la France insoumise.
56:21Mais ça dépend...
56:22Dans la définition la plus large
56:23et la plus établie par la chercher.
56:24Je sais que vous avez
56:24beaucoup travaillé sur le sujet,
56:25mais vous savez qu'il y a
56:26un sionisme orthodoxe,
56:27il y a un sionisme religieux...
56:28Non, de manière très générale.
56:29Est-ce que vous acceptez
56:30l'existence de l'État d'Israël ?
56:31Donc vous dites oui
56:32dans cette acception-là
56:33Il y en a différentes formes
56:34et comme je vous l'ai dit,
56:43par le génocide commis aujourd'hui
56:45par le gouvernement
56:45de Netanyahou à Gaza.
56:47Et quand les gens disent
56:48nous combattons le sionisme,
56:49ils combattent en vérité
56:50ce génocide.
56:51Donc c'est la manière
56:53avec laquelle...
56:53Particularité du sionisme,
56:54c'est ce que vous dites,
56:55vous ne rejetez pas tout le sionisme.
56:56Non, je dis...
56:57C'est ce qu'on retient aujourd'hui,
56:58Manuel Montal.
56:58Écoutez, retenez ce que vous voulez.
57:00Je pense que j'ai été très clair.
57:01Moi, ma position,
57:01c'est la position
57:02qui consiste à dire
57:03qu'il faut ramener la paix
57:05et que pour ramener la paix,
57:06il faut l'existence
57:06d'un État palestinien
57:13et qu'on devrait tous
57:14travailler dans ce sens-là.
57:15Et que la première chose
57:16à faire pour ça,
57:17c'est évidemment d'arrêter
57:17le génocide en courant à Gaza.
57:19Et quand je vois,
57:20la semaine dernière,
57:21le ministre des Affaires étrangères
57:22française, M. Barraud,
57:24sur la base d'une fake news
57:25inventée par les réseaux
57:26de propagande proches
57:27du gouvernement Netanyahou,
57:29dire qu'il faut la démission
57:30de Mme Albanese,
57:31qu'elle a rapporté
57:32ce spécial de l'ONU
57:33dans les territoires palestiniens,
57:35je suis absolument
57:36et absolument choqué.
57:37D'ailleurs, j'ai vu que
57:38150 diplomates avaient publié
57:39une tribune pour dire
57:40que ce qu'avait fait
57:40le ministre des Affaires étrangères
57:42est extrêmement grave.
57:42Merci Manuel Bompard.
57:43On note donc que vous
57:44ne soutiendrez pas
57:45cette proposition de loi.
57:46Absolument pas,
57:46je la combattrai même.
57:47Vous la combattrez même.
57:48Merci beaucoup Manuel Bompard.
57:49Merci à vous.
57:50La semaine prochaine,
57:50Olivier Boss dans ce studio.
57:52A la semaine prochaine.
57:53Le Grand Jury, RTL,
57:55Public Sénat,
57:56Le Figaro, M6.
57:57Sous-titrage Société Radio-Canada
58:00Sous-titrage Société Radio-Canada
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