- il y a 2 heures
Impact du dérèglement climatique, innovations pour lutter contre les pénuries d'eau, bénéfices et coûts environnementaux de l'IA, accession des femmes dans les métiers techniques et aux postes de direction, place des diplômes et de l'intuition dans un plan de carrière... Estelle Brachlianoff, la directrice générale de Veolia, réagit aux grands défis de notre époque et nous fait partager son expérience et ses convictions.
"Masterclass" crée ce pont unique et met en scène un dialogue sans filtre et surtout authentique. Chaque mois, l'émission réunit pendant 26 minutes un grand témoin du monde économique et un groupe d'étudiants, qui les interrogent librement sur les grands enjeux de notre époque : innovation, climat, diversité, intelligence artificielle, télétravail, rémunération, cyberattaque, mondialisation, Europe... Année de Production :
"Masterclass" crée ce pont unique et met en scène un dialogue sans filtre et surtout authentique. Chaque mois, l'émission réunit pendant 26 minutes un grand témoin du monde économique et un groupe d'étudiants, qui les interrogent librement sur les grands enjeux de notre époque : innovation, climat, diversité, intelligence artificielle, télétravail, rémunération, cyberattaque, mondialisation, Europe... Année de Production :
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00:00Masterclass avec Bourse Direct, le partenaire de tous vos investissements.
00:04Chaque jour, nous vous accompagnons pour prendre les bonnes décisions et donner vie à vos projets.
00:23Bonjour !
00:25Comment ça va ?
00:26Ça va et vous ?
00:27Très bien, très bien.
00:28Ah ! Vous avez déjà rencontré un dirigeant ou une dirigeante du CAC 40 ?
00:32J'avais ?
00:33Non, non, non.
00:34Ça va être une super opportunité.
00:36Vous connaissez, j'imagine, Veolia ?
00:38Oui.
00:39Vous avez bachoté un petit peu ?
00:40Oui.
00:40Que fait Veolia ?
00:42L'eau et les déchets.
00:44Et les déchets, exactement.
00:45Numéro 1 mondial dans le domaine de l'eau, numéro 2 mondial dans les déchets.
00:49Et c'est une boîte qui est française.
00:51Et c'est une des rares femmes qui est à la tête d'une entreprise du CAC 40.
00:54Vous savez combien elles sont dans son cas ?
00:56Combien de femmes ?
00:57Trois.
00:58Trois, presque, cinq, quatre.
01:00Ce n'est pas beaucoup, donc les filles, la relève, c'est vous.
01:04Ah bah tiens, justement, tiens, la voilà.
01:05Bonjour, Estelle Brachlianov.
01:06Bonjour.
01:07Ça va ?
01:07Oui, très bien.
01:08Merci d'être là.
01:09Je suis ravie d'être là.
01:10Prête pour votre masterclass ?
01:12Je vous les présente.
01:13Elle est là, rien que pour vous, on peut l'applaudir.
01:16Alors, restez, restez, restez, restez un petit peu, restez un petit peu.
01:20Je précise qu'Estelle Brachlianov ne connaît pas vos questions.
01:24Donc, pour elle, ce sera évidemment une surprise.
01:27On est d'accord ?
01:27Et on pose toutes les questions qu'on veut.
01:29Ça qui est bien.
01:30Allez, c'est parti.
01:31J'ai le droit aussi de faire toutes les réponses que je veux.
01:32Oui.
01:33Bon, parfait.
01:34Allez, donc c'est parti pour la masterclass d'Estelle Brachlianov, la directrice générale de Veolia.
01:39Allez, on peut s'installer tranquillement.
01:41Installez-vous aussi.
01:48Et oui, dans la vraie vie, évidemment, les étudiants et les grands chefs d'entreprise ne se rencontrent jamais.
01:53C'est normal, chacun est à sa tâche.
01:55Les étudiants, vous, vous êtes concentrés sur vos formations, vos diplômes.
02:00Et puis, les patrons, les patrons des grands groupes, des multinationales gèrent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7
02:04quasiment.
02:05Leur groupe, c'est vrai aussi ?
02:07Pas tout à fait.
02:08On se repose un peu quand même de temps en temps.
02:09On va en parler, on va en parler.
02:10On est humains, moi la première, bien sûr.
02:13Bon, et bien nous sur Public Sénat, on a envie que chaque mois, les uns et les autres puissent se
02:17rencontrer,
02:17se parler librement sur les sujets que notre jeunesse juge comme étant prioritaire.
02:22Et je rappelle, comme à chaque fois en début de l'émission, que celui ou celle, attention,
02:25qui posera la question la plus pertinente, se verra offrir en fin d'émission, attention,
02:29roulant de tambour, un abonnement à vie gratuit pour consommer de l'eau en illimité.
02:33On remercie Estelle Brachlianov.
02:35Ben oui.
02:37En même temps, on sait que ça coûte l'eau parce qu'on connaît notre facture.
02:40Après, c'est moins cher qu'un abonnement pour le téléphone portable ou pour l'énergie.
02:44Mais cela dit…
02:44Je vois, vous avez suivi les autres émissions, ça fait plaisir.
02:47La facture d'eau en moyenne en France, elle est de 500 euros ?
02:50C'est moins de 1% du budget des ménages.
02:52Donc en vrai, c'est toujours trop cher pour ceux qui n'ont pas de quoi finir le mois, bien
02:57sûr,
02:58mais ce n'est pas un sujet majeur, le prix de l'eau.
03:00Pas aujourd'hui.
03:01Par contre, on a plein de choses à faire pour que ça le reste en fait abordable dans les prochaines
03:05années,
03:05malgré les enjeux qui soient de qualité ou de quantité liés au dérèglement climatique ou au polluement.
03:10Notre métier, c'est de faire en sorte que ça continue à être abordable pour à peu près tout le
03:14monde.
03:14Peu de Français connaissent le prix de l'eau, on connaît la facture, le montant,
03:17mais le prix de l'eau au mètre cube…
03:194 euros.
03:20Oh oui, il a travaillé, il a travaillé.
03:23Et alors ça veut dire en gros, 1000 fois moins cher qu'une bouteille d'eau qu'on achète au
03:28supermarché quand même.
03:30Est-ce que le prix de l'eau va augmenter dans les prochaines années ? Est-ce que c'est
03:32inéluctable ?
03:33C'est ce que j'essayais de dire au début, c'est-à-dire que si on ne fait rien
03:37et qu'on attend bêtement,
03:38ça pourrait augmenter fortement parce qu'on a des gros enjeux qui sont ceux de la qualité,
03:43et ceux de la qualité.
03:44La quantité, parce qu'on voit bien qu'on a des sécheresses à répétition
03:47et donc il va falloir faire quelque chose pour qu'il y ait toujours de l'eau de robinet 24h
03:52sur 24,
03:52pas seulement au robinet, mais pour arroser son jardin, pour prendre les douches.
03:56Et puis de qualité, parce qu'il y a de plus en plus de polluants qu'on découvre,
04:00les pifaces, les perturbateurs endocriniens, les résidus de pesticides,
04:03et qu'il faut qu'on traite parce que c'est une eau qui est très surveillée.
04:06Par contre, si on continue à faire avancer l'innovation, les technos,
04:11et d'avoir l'effet d'échelle d'une grande entreprise mondiale comme Veolia,
04:15alors je peux vous garantir qu'on gardera l'eau à moins de 1% du budget des ménages
04:19dans les dix prochaines années, quels que soient les enjeux que je viens de rappeler.
04:22On la reprendra et on lui dira.
04:24Mais je n'ai aucun problème avec ça.
04:25Je reviens dans dix ans.
04:27Et avant, j'espère.
04:28On a une photo de vous, Estelle, qu'on va découvrir, qui date de 2014, prise en Écosse.
04:34Vous avez raison de le rappeler.
04:35Non, mais prise sur un site de démantèlement d'une plateforme pétrolière.
04:38N'étiez pas en vacances ?
04:39Non, en fait, c'est un endroit où on démantelait à l'époque les plateformes pétrolières en fin de vie
04:46pour essayer d'en faire autre chose, plutôt juste que de les détruire,
04:50si vous voulez, ces plateformes pétrolières qui ne servaient plus à rien.
04:52Et moi, ce que j'adore, c'est que ces gars-là, qui sont...
04:55Or, qui trouvaient tous que leur boulot était très facile, d'ailleurs.
04:57C'était assez fascinant.
04:58Moi, j'étais là à me dire quand même, c'est un peu rude l'hiver,
05:01dans les îles Shetland, à démanteler des plateformes pétrolières sur un quai.
05:05Ils me disent, ah, mais non, Madame Brachianoff ou Estelle, d'ailleurs, souvent on m'appelle Estelle.
05:08C'est beaucoup plus simple que mon métier d'avant.
05:10Moi, vous savez, j'étais dans une mine de charbon dans le nord de l'Angleterre ou je ne sais
05:13pas quoi.
05:14Donc, en fait, c'est ça, les gars, qui me racontent derrière cette photo.
05:17Et puis après, ils me disent, mais c'est génial, maintenant je suis dans l'économie circulaire.
05:21Donc, vous imaginez ces gars-là, ces gaillards, qui ont vécu plein de choses,
05:25que moi, je n'ai pas vécu et vous, peut-être non plus,
05:27qui me disent, c'est super, je suis dans l'économie circulaire.
05:29Dans ces cas-là, vous dites, on a réussi un truc quand même.
05:33Allez, maintenant, c'est au tour de nos amis étudiants de vous poser des questions.
05:37Ils ont tous des parcours différents, mais ils ont en commun d'être engagés
05:39puisqu'ils ont fait, Estelle, leur service civique ou du bénévolat.
05:44Et donc, merci d'ailleurs à l'Institut de l'engagement qui nous a mis en relation.
05:47Vous allez pouvoir échanger avec eux sur leur sujet de préoccupation, leur centre d'intérêt.
05:51Une première question de Lilia.
05:56Alors, je suis ravie d'être présente.
05:58Donc, moi, je m'appelle Lilia Twill.
05:59Je suis étudiante en droit, spécialisée en droit international et droit du numérique
06:03et présidente fondatrice de l'association Ouïdé Gassi.
06:06C'est un plaisir d'être ici aujourd'hui.
06:07Et ma question est la suivante.
06:09On dit souvent, et à juste titre, il me semble,
06:12que le coût de l'inaction sera plus élevé que celui de la transformation écologique.
06:17Concrètement, comment Veolia arbitre-t-elle entre la pression économique
06:22à court terme et la nécessité d'investir maintenant pour s'adapter durablement ?
06:27Je vous remercie.
06:28Ah, c'est une vraie question.
06:29C'est la question, quelque part.
06:30C'est une super question.
06:31Il y a deux questions dans la question.
06:32Le coût de l'inaction, oui.
06:34Alors, les économistes vous disent que c'est en gros huit fois plus cher
06:36d'attendre et de régler le problème une fois qu'on est en situation de crise
06:39que de l'anticiper.
06:41Exemple, je parlais des sécheresses tout à l'heure.
06:43Résoudre le problème des fuites d'eau, de trouver de nouvelles sources d'eau,
06:47je ne sais pas, avec la réutilisation des eaux usées,
06:49voire même un jour de faire du dessalement.
06:51Ça coûte huit fois moins cher que d'attendre que tout d'un coup,
06:53pendant deux mois, il n'y ait plus du tout d'eau,
06:56qu'on soit obligé de dire aux agriculteurs, désolé, mais il ne faut plus irriguer.
07:00Aux industriels, désolé, votre usine, elle va fermer deux mois
07:03parce qu'on ne peut plus la faire tourner.
07:05Et donc, c'est un exemple, mais ça, c'est factuel.
07:09Ça, c'est une évidence pour une entreprise comme Veolia,
07:12parce que c'est un peu notre métier.
07:15La question, c'est partager cette évidence avec d'autres,
07:17d'autres parties prenantes, que ce soit les investisseurs,
07:21qui ont une petite tendance parfois à regarder plus à court terme,
07:24ou même des politiques qui regardent plutôt la prochaine élection qui va venir.
07:28Donc, le sujet, c'est gérer le court terme, le moyen terme et le long terme en même temps,
07:32parce que ce n'est pas l'un contre l'autre.
07:34Les investisseurs, ils sont aussi garants du fait que ça va être les retraites de certains
07:38ou les économies de quelqu'un.
07:40Donc, ce n'est pas bien ou mal.
07:43C'est comment arriver à maintenir ces échelles de temps en même temps.
07:47Et pour moi, d'une certaine façon, si je devais dire, mon boulot et la difficulté, c'est précisément ça.
07:52C'est de faire du court terme, du moyen terme et du long terme.
07:54Pas que du long terme, parce que si on ne fait pas des résultats tout de suite,
07:58on ne peut pas arriver à se, alors je dirais en anglais, afford the future,
08:02d'arriver à se payer l'avenir, l'innovation, le truc qui pendant trois ans ne vous rapporte rien,
08:08mais qui peut-être un jour va être intelligent.
08:10Si on ne gagne pas tout de suite, on ne peut pas se permettre d'avoir cette liberté-là.
08:13Ça vous crée la liberté, en fait, de gagner de l'argent maintenant.
08:16Mais en même temps, ça ne suffit pas du tout pour ne vous donner ni la direction,
08:21ni savoir où on va.
08:23Et donc, pour moi, c'est le fioul dans la machine, ça ne vous donne pas la direction dans laquelle
08:27on va.
08:28Mais il y en a besoin quand même, parce que sinon, la machine, elle s'arrête.
08:30Bonjour, je suis ravie d'être ici.
08:32Je suis étudiante en master MEF et je suis également hôte d'un podcast qui s'appelle Éclaire ma voix,
08:36qui traite l'orientation scolaire.
08:37Et en ce sens, j'avais une question pour vous.
08:40Quel conseil donneriez-vous à de jeunes femmes qui aspirent à des postes de direction
08:44dans des secteurs techniques ou industriels ?
08:46Alors, pour n'importe qui, pour moi, homme, femme ou quoi que ce soit,
08:52c'est vraiment, si vous avez envie, allez-y.
08:56Ce à quoi vous croyez vraiment.
08:58Et ça ne vient pas de là, ça vient de là.
09:00Ou de là, d'ailleurs.
09:02Et ça, je pense que c'est un conseil qui vaut pour tout le monde.
09:06Vous ne laissez pas embarquer sur le « je suis censée faire ci ou ça »
09:10et surtout pas ça ou ça.
09:12Ou alors « je suis censée faire ça dans l'ordre ».
09:14Je ne sais pas quoi, des espèces de trucs, je ne sais pas moi,
09:16des parcours de carrière tout bien dans l'ordre, je n'ai jamais su faire.
09:19Moi, en tout cas, ça ne me vient pas.
09:22Par contre, j'y crois, ça, j'ai envie, je le sens.
09:25Allez-y à fond.
09:26Le sujet spécifique sur les femmes, c'est encore plus, justement, de croire à son envie.
09:34Parce qu'il y a encore plus du « vous êtes censée faire ceci et cela »
09:38peut-être que pour les hommes.
09:40Ou surtout « ça, ce n'est pas fait pour vous »
09:42ou « attendez d'avoir des enfants si vous avez envie d'avoir des enfants »
09:46ou je ne sais trop quelles injonctions, parfois contradictoires ou sociales ou familiales,
09:51peu importe.
09:52Oubliez ça encore plus, parce qu'il y a encore plus d'injonctions pour moi dans les femmes qui commencent
09:56à l'entreprise.
09:58Après, on est tous des êtres humains.
10:01D'ailleurs, les seules grosses conneries que j'ai faites au boulot,
10:04c'est quand je n'ai pas suivi mon intuition, en vrai, pour moi.
10:08Quand c'est le cerveau qui a repris la main et je sentais bien que ça n'allait pas le
10:11faire,
10:12mais pourtant le raisonnement faisait que normalement ça devait marcher.
10:15Il y a moins d'obstacles aujourd'hui pour les femmes qui veulent aller tout en haut de l'échelle
10:19?
10:19Là où on a beaucoup gagné, c'est qu'on a quand même un peu plus de, comment dire,
10:23non pas seulement des exemples qui peuvent illustrer ce à quoi ça ressemble,
10:29mais aussi un peu plus de masse.
10:32Je m'explique.
10:33Moi, j'étais la première femme au comité exécutif de Veolia de l'histoire de l'entreprise, ever.
10:39Je me sentais un peu seule quand même.
10:41Quand vous commencez à être 30%, 40%, 25%, même si ce n'est pas assez, ça change tout en fait.
10:48Parce que vous n'êtes plus juste celle qu'on montre ou que je ne sais pas quoi.
10:52Vous ne vous sentez pas complètement tout seul.
10:54Et ça, je pense que ça a progressé.
10:56Parce que même 30% par rapport aux 8% que j'ai connus moi,
11:00ça fait quand même un peu de la différence.
11:02Allez, une question de Mohamed à présent.
11:05Donc, je me présente, je m'appelle Boultif Mohamed.
11:07Je suis en dernière année d'école d'ingénieur à l'IMT Nord-Europe, ex-mine de Douai.
11:11Et ma question est la suivante.
11:15Maintenant, Estelle, vous arrivez, vous avez 25 ans en 2026.
11:19Et vous vous dites, bon là, je viens de terminer mes études.
11:22Par où je commence ? Qu'est-ce que je fais ?
11:24Moi, j'aimerais réellement savoir qu'est-ce que vous feriez en premier.
11:28Et surtout, quelles compétences vous essaieriez à tout prix avec les enjeux actuels
11:31d'essayer de développer un maximum pour justement construire une carrière
11:35comme vous l'avez très bien fait actuellement.
11:37Je ne sais pas ce que j'ai essayé de dire.
11:40Je ne suis pas sûre d'avoir construit une carrière.
11:41J'ai plutôt senti des trucs et puis je me suis laissée surprendre
11:46et j'ai saisi des opportunités.
11:47Donc, le vrai conseil que je donnerais à moi, à 25 ans de maintenant,
11:51ce serait de faire ça.
11:53D'ailleurs, j'ai une fille qui est un peu plus petite que ça,
11:56mais enfin, qui a 19, qui est encore en train de faire ses études,
11:58mais où je suis en train d'essayer de...
12:00Alors bon, les parents sont les plus mauvais conseillers de leurs enfants.
12:04Donc, je pense qu'elle n'écoutera absolument rien de ce que j'aurais envie de lui dire
12:07et c'est tant mieux pour ça.
12:09Mais en fait, ce serait plutôt ça.
12:12C'est-à-dire, moi, par exemple, je suis rentrée chez Veolia,
12:14entre guillemets, par hasard.
12:17Je ne me suis pas dit, je rêverais d'eux en envoyant des CV.
12:22Je faisais un boulot avant qui me plaisait,
12:24mais je me sentais bien que ça n'allait plus me plaire très longtemps.
12:26J'avais envie de changer.
12:28Je n'avais aucune idée de ce que je voulais faire.
12:30J'ai rencontré plein de monde.
12:31Moi, le premier truc que j'ai fait, c'est de rencontrer plein de monde.
12:33Alors, j'avais le luxe, comme j'étais en poste, d'avoir un salaire.
12:36Donc, j'ai pu prendre le temps.
12:38Et du coup, j'ai rencontré plein de monde.
12:40Et je me suis dit, ah tiens, ça, je n'ai pas envie.
12:42Je me suis rendue compte qu'en fait, j'avais besoin qu'il y ait de la matière humaine,
12:45qu'il y ait du concret, qu'il y ait des usines, qu'il y ait des trucs comme ça.
12:48Je n'aurais pas aimé être dans un...
12:49Mais ce n'est pas que c'est bien ou pas bien.
12:51Je n'aurais pas aimé dans quoi ?
12:52Je n'aurais pas aimé dans un monde trop abstrait.
12:57Dans la finance, dans un monde de ce type-là, en fait.
13:01Moi, je suis rencontrée Gévéolia parce que j'ai rencontré des gens.
13:05Je me souviens, j'étais embauchée dans la branche déchets au départ.
13:08Je vous avoue, quand j'ai eu l'entretien pour voir le patron de la branche déchets,
13:12qui allait devenir mon patron, c'est là que j'ai un spoiler sur la fin de l'histoire.
13:16J'arrive dans son bureau, je me suis dit, Estelle, tu as un entretien, tu es sympa, tu vas être
13:20poli.
13:20Mais enfin, le déchet, quand même, non.
13:22Et au bout de, je crois, une heure et demie, je suis sortie de son bureau en me disant,
13:25s'il me proposait un job, j'y vais tout de suite.
13:29Parce que j'ai eu l'impression qu'il y avait de l'aventure, que ça bougeait vite,
13:32que je n'allais pas m'ennuyer, que le mec m'a plu, voilà.
13:36Je me permets de rebondir ?
13:37Qu'est-ce qui vous a donné, qu'est-ce qui a suscité cet intérêt pour le bâtiment, pour les
13:41usines, en tant que femme ?
13:42Je ne sais pas.
13:44C'est une très bonne question, parce que, moi, mon père était dans le monde artistique, on va dire.
13:50Ma mère était ingénieure, mais enfin, rien ne me prédisposait particulièrement à ça.
13:55J'en s'effigre rien.
13:57C'est une bonne question, ça doit venir de ma petite enfance, mais je ne sais pas d'où.
14:01Quand j'étais petite, cela dit, j'avais envie d'être astronaute, moi.
14:05Voilà, donc c'était mon rêve, ça m'a fait rêver.
14:07Mais petite, assez longtemps petite, pas petite, 4 ans, voilà et tout.
14:12Question de Dénise, à présent.
14:14En réalité, j'ai deux questions, donc ce sont les suivantes.
14:18Premièrement, quels outils Veolia a à sa disposition pour détecter ces fuites et ensuite y remédier ?
14:28Et deuxième question, est-ce que vous avez une stratégie pour faire en sorte que ces surcoûts que Veolia va
14:35devoir investir ne touchent pas le budget des usagers ?
14:41Alors, pourquoi c'est important ? Parce que je disais, on a de plus en plus de sécheresse, par exemple,
14:45et c'est une des conséquences du dérèglement climatique.
14:48Et donc, se dire, on a des fuites dans les réseaux, alors que pendant ce temps-là, on va dire
14:52à des agriculteurs ou des industriels, vous ne pouvez pas opérer.
14:54Forcément, c'est des pertes économiques et c'est des soucis humains pour tous les gens à qui on va
14:59pouvoir dire qu'il y a des restrictions pendant l'été.
15:03Alors, les fuites d'eau, la méthode traditionnelle pour le régler, c'est, vous dites, j'ai le cas changer
15:11tous les tuyaux, je me donne, je ne sais pas quoi, 10 ans, 20 ans pour changer tous les tuyaux
15:14de la ville,
15:16et puis je le fais comme ça un peu à l'aveugle.
15:18Alors, c'est bien pour les entreprises du BTP, c'est moins efficace que ce qu'on essaie de faire,
15:24du coup ça coûte cher.
15:25Ce qu'on essaie de faire, c'est de détecter la fuite quand elle est en train d'arriver, pour
15:29changer juste le morceau de tuyau qui a une fuite,
15:33plutôt que de changer un peu à l'aveugle, même y compris des trucs qui pourraient durer longtemps.
15:36Alors, comment on détecte ? On met des capteurs à différents endroits de différents types, des capteurs qualitatifs, quantitatifs.
15:43On récupère toutes ces données en réel, et après, on secoue tout ça.
15:48Alors, on secouait tout ça traditionnellement avec des gens derrière des écrans, ou des data scientists.
15:53Puis après, on a secoué tout ça avec de l'IA traditionnelle type machine learning,
15:59et maintenant, on est en train de secouer tout ça avec de l'IA générative, voilà, en gros,
16:04pour être de plus en plus efficace pour détecter les fuites en temps réel, voilà.
16:08Et du coup, ça vous permet d'amortir sur beaucoup plus longtemps, en fait, le changement des dix tuyaux, qui
16:14coûtent cher.
16:15Et c'est un des éléments qui me permet de dire, si on utilise toutes ces innovations et ces technologies
16:21pour régler, par exemple, ce problème-là, c'est pour ça qu'on peut faire en sorte que ça reste
16:25à moins de 1% du budget des ménages.
16:26Parce que vous parlez de l'IA, que vous utilisez de plus en plus l'IA.
16:28Et comment voir le paradoxe du fait que l'industrie de l'IA est une de l'ind...
16:36Enfin, la première industrie consommatrice d'eau actuellement, encore plus que les industries comme la vôtre.
16:43Comment utiliser l'IA dans une industrie de l'eau mondiale,
16:48alors que l'IA consomme beaucoup plus d'eau qu'une industrie internationale comme la vôtre ?
16:53Il y a une espèce de balance à faire entre le bénéfice et l'empreinte environnementale négative.
17:03Et on le fait tout le temps, dans notre usage de l'IA.
17:06Donc le bénéfice et l'IA peuvent nous servir à détecter les fuites en temps réel, être plus efficaces.
17:11Mais à l'inverse, si on l'utilise pour faire tout et n'importe quoi,
17:15ça va avoir une empreinte environnementale qui va être bien plus négative
17:18que le petit bénéfice positif qu'on pourrait trouver de l'autre côté.
17:21Comment on fait ? Alors un, on mesure à chaque fois pour de vrai le bénéfice par rapport au coût
17:26environnemental.
17:28Deuxièmement, on ne choisit pas toujours le plus.
17:31Par exemple, dans certains cas, du data management de base, il n'y a pas besoin d'IA générative.
17:37De même façon, vous n'avez pas toujours besoin d'avoir des vidéos,
17:40vous pouvez avoir des photos ou même pas de photos du tout en fonction des contenus.
17:44Donc on essaie d'être sobre déjà dans l'usage.
17:49Deuxièmement, on choisit un bon exemple de ça,
17:52c'est qu'on a lancé un partenariat avec Mistral, par exemple, dès le début.
17:55Et ça a été une des raisons, une des deux raisons pour lesquelles on a choisi Mistral plutôt que d
17:59'autres.
17:59C'est qu'ils savent vous dire, je prends du modèle, du low language model,
18:03plutôt que du marteau pour écraser une bouche, pardon, de certains,
18:07en fonction des besoins, en fait.
18:09Et tout le monde ne sait pas le faire.
18:10Les grands Américains ne savent pas le faire.
18:11C'est toujours comme ça.
18:13Mistral, eux, savent s'adapter.
18:14Donc c'est une des raisons pour lesquelles on a choisi plutôt que d'autres.
18:17L'autre, c'est la souveraineté, évidemment, vous l'avez compris, au sens géopolitique du terme.
18:22C'est complémentaire, l'IA de l'emploi, parce qu'il y a cette peur que ça prenne la place
18:25de notre job.
18:26Si on le fait comme on le fait nous, à ce stade dans nos expérimentations,
18:30ce que l'on fait partout, ça n'a pas supprimé d'emploi.
18:33Ça a rendu, ça a libéré du temps pour faire des tâches un peu moins répétitives et plus intelligentes, pardon,
18:40mais d'une certaine façon, l'intelligence reste du côté de l'être humain.
18:43On appelle ça de l'IA, mais enfin bon, c'est plutôt de la façon d'automatiser un certain nombre
18:47de tâches répétitives.
18:48Je m'appelle Amri Mohamed Amin, je suis étudiant en master en finance.
18:51Moi, j'avais une question qui est purement orientée vers l'éducation.
18:56Vous êtes diplômé d'une grande école comme Polytechnique,
18:58mais beaucoup de jeunes aujourd'hui n'auront pas accès à ces parcours prestigieux qui demandent beaucoup de sacrifices.
19:03Quel conseil donneriez-vous à des jeunes qui, malgré le fait de ne pas passer par ces écoles prestigieuses,
19:08aspirent tout de même à une carrière aussi ambitieuse que la vôtre ?
19:11On avait à la tête des grands groupes comme Veolia il y a quelques temps,
19:15beaucoup, beaucoup de gens qui se ressemblaient, des hommes qui avaient fait des grandes écoles.
19:20Et en fait, on a de plus en plus, vous pouvez le regarder le profil d'ailleurs.
19:25De femmes qui ont fait des grandes écoles.
19:26De femmes qui ont fait des grandes écoles, c'est en ça que je ne me considère pas
19:29comme étant un espèce de symbole de la diversité sur tous les aspects.
19:32Bien sûr, vous avez parfaitement raison, mais regardez autour de moi
19:36et regardez le comité exécutif de Veolia, c'est plus international.
19:40Et aussi, avec plus des gens qui ont fait des études,
19:43mais pas nécessairement les grandes écoles auxquelles on pense quand vous dites grandes écoles.
19:49Et donc oui, je pense que ça fait partie de l'émotion, ça évolue déjà bien.
19:55Et je sais que ça a beaucoup surpris de monde, mais moi, c'est quelque chose, moi, intuitivement,
20:03que je ne regarde jamais, en fait.
20:04Les diplômes ?
20:05Oui, et donc je considère que ce qu'on a fait quand on avait de 18 à 22,
20:08c'est très important quand vous commencez, bien sûr, parce que vos premiers jobs, évidemment,
20:12ce que vous venez de faire comme études, ça aura un impact.
20:15Mais plus le temps passe et plus c'est qui vous êtes par rapport à ce que vous avez fait
20:20quand vous avez 18 et 22 ans.
20:21Donc, il m'est arrivé régulièrement…
20:23C'est très franc au français, le diplôme.
20:24Il m'est arrivé régulièrement qu'on me dise, et alors, il ou elle a fait quoi ?
20:27Je disais, mais je n'en sais rien.
20:28Ce qui était vrai et qui a surpris, je dois admettre, mes interlocuteurs.
20:33Voilà, s'ils avaient 25 ans, sans doute que j'aurais su répondre à la question.
20:36Mais comme ils en avaient 40, 45, 50, je peux vous dire que moi, petit à petit, ça s'évanouit.
20:41Mais chez Veolia, on peut être dans le top management sans avoir fait une grande école,
20:46polytechnique…
20:46Oui, et vérifier.
20:48On va vérifier, on va regarder.
20:50Et en attendant, on va continuer avec une série de questions, oui ou non.
20:54Donc, vous répondez par oui ou par…
20:56Non.
20:56Voilà.
20:57Oui ou non, l'eau minérale est meilleure pour la santé que l'eau du robinet.
21:00Non.
21:02Non.
21:02Donc, c'est un…
21:03Vous voulez, moi, vous m'avez dit oui ou non et c'est tout.
21:05Après, une petite explication.
21:06Vous voulez une petite explication quand même derrière ?
21:08Donc, idée reçue.
21:09Ça ne veut pas dire que c'est moins bon.
21:11Mais c'est…
21:12Enfin, c'est contrôlé, pareil.
21:14Chez vous, vous buvez quoi ?
21:15De l'eau du robinet, mais depuis toute petite.
21:18Bon.
21:18Oui ou non, on finira par manquer d'eau en France à cause du réchauffement climatique.
21:22J'ai même fait les biberons de mes enfants à l'eau du robinet, moi, bien sûr.
21:26Oui ou non, finira par manquer d'eau en France à cause du réchauffement climatique.
21:31Si on s'y prend bien et si on fait tout ce qui est à notre disposition, non.
21:35Si on attend bêtement que les crises arrivent, ça pourrait arriver.
21:39Ça sera un sujet quand même, le stress hydrique en France.
21:41Ah, mais c'est le cas.
21:42Par région.
21:43Regardez la carte de France.
21:45Alors là, il n'a plus, donc voilà et tout.
21:48Eh bien, dans les pyrénées orientales, ça fait toujours deux ans et demi qu'il n'a pas vraiment plus.
21:51Et donc, vous avez encore une grosse tâche rouge.
21:54Et donc, les gens qui commencent à parler de dessalement en France.
21:57Ce n'est pas réservé au Moyen-Orient.
21:59Oui ou non, vous conseilleriez à vos enfants de faire toute leur carrière, comme vous, dans la même entreprise ?
22:05Je ne suis pas sûre qu'il faille conseiller de le faire ou de ne pas le faire.
22:08Il faut suivre si vous continuez.
22:11Moi, j'ai eu l'impression d'avoir déjà eu douze vies chez Veolia différentes.
22:14de, voilà, vous pouvez faire des choses tellement différentes que moi, j'ai retrouvé plein de choses et tout.
22:20Donc, oui, si après vous vous ennuyez et que vous pouvez faire autre chose, oui aussi.
22:24Du moment que ça continue à vous faire vibrer, allez-y.
22:28Oui ou non, vous pourriez être patronne d'un autre groupe du CAC 40, si vous n'étiez pas la
22:32bosse de Veolia.
22:33Donc, ça pourrait être chez Bouygues, j'ai compris la construction, FH.
22:36Dans les métiers, oui.
22:37Dans les métiers, oui.
22:38Il y a des métiers, je l'ai dit tout à l'heure, qui me plaisent plus que d'autres.
22:40Mais foncièrement, j'aime tellement cette entreprise que je ne suis pas sûre que je n'aurais pas envie de
22:44répondre plus tôt au non.
22:45Oui ou non, vous avez un emploi du temps de dingue.
22:48Oui.
22:51Levé 6h30.
22:536h45.
22:546h45.
22:54Je vous reprécis.
22:56Gratte un peu.
22:57Et fin de journée entre 20h et 23h.
22:59Et tous les jours, c'est un peu inhumain quand même, non ?
23:01En même temps, personne ne vous oblige.
23:03Oui, c'est ça.
23:04Et en plus, j'adore.
23:06Et donc, je leur demande.
23:07Non, mais en fait, moi, je prends régulièrement dans les résolutions de début d'année.
23:11En plus, au début d'année, j'ai toujours…
23:12Non, mais parce que je ne vois pas ça comme une qualité de faire ce genre d'horaire.
23:19Je me dis, allez, on va prendre des mesures.
23:22Le problème, c'est que j'ai trop d'appétit pour ce que je fais.
23:24Je me dis, ah là, je ne vais quand même pas dire non, c'est tellement génial.
23:28Je vais pouvoir rencontrer des gens différents.
23:29Je vais pouvoir aller dans un endroit que je ne connais pas.
23:32Et j'ai tellement d'envie que c'est un peu…
23:33Moi, je suis comme dans un magasin de bonbons, quoi.
23:36Et je me dis, bon, allez, on y va.
23:39Combien de jours par an, en déplacement, hors de France ?
23:42Pas mal de temps, mais en France, en Europe, en dehors de France, un peu partout.
23:47Je ne sais pas, je n'ai jamais compté.
23:49Mais je dirais, là, vous voyez, je…
23:51C'est au moins un tiers de votre emploi du temps, minimum.
23:53Oui, c'est ça.
23:54Voir la moitié.
23:55Dans les 15 prochains jours, je suis au Moyen-Orient et en Espagne.
23:58Et au mois de décembre, j'étais déjà en Espagne et en Chine.
24:02Vous voyez, ça vous donne une petite idée.
24:04Et comment on fait pour se ressourcer avec un emploi du temps de dingue comme ça ?
24:07J'ai eu le temps pour deux choses et demie, pas beaucoup plus.
24:11Veolia, ma famille, mon mari, mes deux enfants.
24:14Veolia, c'est le troisième enfant.
24:16C'est le troisième enfant.
24:17Et le et demi, ça, il faudrait leur demander un peu, s'ils se considéraient ça.
24:22Et le et demi, c'est un peu de temps pour lire, aller à la piscine et un peu, voir
24:28un peu des spectacles de temps en temps,
24:29parce que j'ai besoin de faire autre chose que de m'aérer.
24:32Donc, la question oui ou non, et la réponse, ce sera oui.
24:35On peut être patronne du CAC 40 et conserver du temps pour ses passions.
24:38La réponse est un petit peu oui.
24:40Oui, mais il faut aussi beaucoup en arrêter, voilà, pour que ce soit des vraies passions.
24:45Estelle, on passe à la question inversée désormais, c'est à vous de poser une question à nos amis étudiants
24:50et chacun ou chacune pourra y répondre.
24:56Alors, j'en juge un peu aussi par les discussions que j'ai avec mes propres enfants,
25:01qui sont plus jeunes que vous, certes, mais qui voient les grands groupes comme un truc
25:06dans lequel ils n'auront jamais envie d'aller travailler, quels que soient les grands groupes,
25:11et qui se disent quand même le monde des plus petites entreprises, des plus petites structures, des start-up,
25:15ça donne beaucoup plus envie.
25:17Qu'est-ce que ça vous évoque, ça ? Est-ce que ce n'est pas la question ?
25:21Comment vous le voyez, cette histoire de la taille de l'entreprise ?
25:26Et d'une certaine façon, c'est quoi vos critères de choix, si vous avez le choix,
25:31et je l'espère pour vous, pour votre premier job ?
25:33Alors, je n'aurais pas la prétention de parler au nom de tous les jeunes,
25:36mais pour ma part, quelque chose d'important, surtout dans un premier job,
25:39ce serait un peu la diversification des tâches, de pouvoir vraiment tester un maximum de choses,
25:43parce qu'on n'a pas fait grand-chose justement auparavant,
25:46et dans ce sens-là, j'ai l'impression que l'image qu'on a un petit peu des petites
25:50entreprises
25:50par rapport aux grandes entreprises, c'est que dans une petite entreprise,
25:54on peut toucher un petit peu plus à tout,
25:56et donc pour vraiment pouvoir s'investir dans un projet qui nous tient à cœur,
26:00c'est peut-être plus intéressant en effet de travailler,
26:03ou en tout cas de commencer dans une petite entreprise,
26:06pour vraiment pouvoir se sentir impliqué,
26:08et avoir l'impression d'avoir vraiment une place importante.
26:12Pour ce qui concerne mon cas, je trouve que déjà,
26:15vu que je suis déjà quelqu'un qui s'adapte très facilement,
26:18que ce soit pour des petites entreprises ou des grandes sociétés,
26:22je trouve que ce qui va beaucoup plus m'intéresser,
26:25et beaucoup m'accrocher à rester dans une entreprise,
26:28c'est surtout le management,
26:30c'est vraiment la complicité qui va exister entre moi et mon manager,
26:35et voilà les possibilités qu'on me donnerait à développer mes capacités,
26:40à développer mes compétences, et voilà.
26:42Je comprends.
26:43C'est important ça.
26:44Mon ambition c'est qu'on ait les moyens,
26:46et l'ambition d'ailleurs d'un grand groupe,
26:49et la vivacité et la rapidité d'une start-up.
26:51Alors il y a des jours où on a le convénient des deux,
26:54et il y a des jours où on a l'avantage des deux.
26:56Ça dépend, parce qu'on n'y arrive pas toujours à tout.
26:58Et en rythme de croisière ?
27:00– Et donc, je crois que tous ceux qui viennent chez nous,
27:07y compris de l'extérieur, me disent surtout,
27:11et je suis ravie, qu'ils y trouvent un certain degré de liberté.
27:14Ce n'est pas un mot que vous avez prononcé,
27:16mais voilà, il y a ça qui est la mission à l'intérieur,
27:20tu fais à peu près ce qui te botte, quoi.
27:22Les règles elles sont claires, il n'y en a pas 150 non plus,
27:25et donc on trouve une certaine forme de,
27:28voilà, ce à quoi on croit, on peut le faire avancer chez Veolia.
27:31Moi, je pense que c'est un truc super important,
27:33plutôt que d'avoir un truc super processé,
27:35où on vous dit, ben voilà, tu es censé faire ça dans l'ordre.
27:38Après, c'est peut-être que je parle pour moi,
27:40moi j'ai toujours fui ce genre d'environnement
27:42beaucoup trop cadré,
27:45mais ce n'est pas ce que vous avez dit non plus,
27:47donc je ne vais pas vous faire vos réponses à vous.
27:51Si je comprends bien, vous n'avez pas tout ce qui est standardisé,
27:53on va dire ?
27:54Je pense qu'il faut un peu de process, un peu de règles,
27:56mais pas trop non plus, il faut laisser de l'initiative,
28:01chacun sait un peu, quand même,
28:02vu que l'objectif de l'entreprise, il est clair,
28:04une fois qu'on t'a donné l'objectif,
28:06c'est qu'il y a trois règles, le reste, voilà.
28:08Allez, merci Estelle Brachianov, ça vous a plu ?
28:11Ça vous a plu d'ailleurs ?
28:12Oui, super.
28:13C'est très bien de ne pas savoir les questions avant.
28:15Ah bah oui, c'est la base de l'émission.
28:17Comme je suis, super.
28:18Elle vous a convaincue ?
28:20Franchement, oui ?
28:21On peut l'applaudir, merci.
28:22Merci Estelle Brachianov.
28:25La directrice générale de Veolia.
28:29Masterclass, c'est fini pour aujourd'hui,
28:30mais ça continue bien sûr sur les réseaux sociaux,
28:32avec d'autres questions qui vous seront posées dans quelques instants
28:35par d'autres étudiants.
28:36Émission enregistrée depuis la maison Sanofi à Paris.
28:40Masterclass, c'est aussi du replay
28:41sur publicsena.fr.
28:44A très vite.
28:46– Sous-titrage ST' 501
29:06Avec Bourse Direct, le partenaire de tous vos investissements.
29:09Chaque jour, nous vous accompagnons pour prendre les bonnes décisions
29:12et donner vie à vos projets.
29:14– Sous-titrage ST' 501
29:16– Sous-titrage ST' 501
29:17– Sous-titrage ST' 501
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