- il y a 9 heures
Léa Le Gentilhomme exerce un nouveau métier, celui de technicienne bocage : elle replante des haies sur le territoire de la Roche aux fées, en Sud Bretagne. Des haies massivement arrachées il y a 50 ans, lors du remembrement. Décidé pour favoriser l'agriculture moderne, intensive et mécanisée, il a radicalement transformé la campagne française : trois arbres sur quatre abattus, le cycle de l'eau, des sols et de la biodiversité bouleversés.
À travers le travail de Léa et du village de Martigné-Ferchaud, ce film raconte la nécessité actuelle à replanter, et ses difficultés. La profession agricole est-elle prête à retrouver ses haies ? Année de Production :
À travers le travail de Léa et du village de Martigné-Ferchaud, ce film raconte la nécessité actuelle à replanter, et ses difficultés. La profession agricole est-elle prête à retrouver ses haies ? Année de Production :
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00:01Musique
00:02Il y a du charme, un alizier, du noisaitier et du nephil.
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00:27Moi j'aime bien planter des arbres, c'est mieux que les gourdes basses.
00:37Musique
00:38Tu la poses sur le côté, parfait. Tu peux refaire encore un petit trou.
00:45C'est vrai que les racines elles sont quand même assez profondes.
00:48Là on est pas mal.
00:50La réserve du plant est juste ici, donc ça s'appelle le collet.
00:54Et du coup il faut l'enterrer très très légèrement.
00:55Encore un petit peu. Top !
00:58Il y a bien la terre.
01:00Et là, quelqu'un qui vient tasser.
01:05Et voilà !
01:06On continue ?
01:08Musique
01:08Cette histoire se passe au sud de Rennes.
01:25Au pays de la roche aux fées.
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01:28Et si cette histoire était un conte, la fée, ce serait elle.
01:33Musique
01:35Léa exerce un métier nouveau, au nom peu poétique de technicienne bocage.
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01:43Elle replante des haies et rebâtit des talus.
01:46Musique
01:48Pas seulement pour réenchanter le paysage, mais pour répondre à une urgence, qui ronge la Bretagne de l'intérieur.
01:56Musique
01:56À Martinier-Ferchaud, commune agricole la plus étendue de ce territoire, cette question brûlante est inscrite tout en haut de l'agenda municipal.
02:07Musique
02:08Là, c'est vraiment un diagnostic sur les parcelles agricoles. On sait qu'il y a des soucis de qualité de l'eau sur ce secteur, même si ce n'est pas que dû à l'exploitation agricole, c'est quand même une grosse partie.
02:18Là, on est vraiment sur un territoire agricole.
02:20Musique
02:21Le Martinier-Ferchaud, c'est une zone de baignade. Il n'y en a pas tant que ça, en fait, en Île-Vilaine. Et donc là, depuis cette semaine, on est en interdiction de baignade, parce qu'on a dépassé le seuil de toxicité, ce qui n'est pas surprenant.
02:37Musique
02:38C'était prévisible avec les chaleurs.
02:39Musique
02:40L'eau est vraiment de mauvaise qualité sur notre bassin. Et donc, il va falloir vraiment faire des actions fortes pour inverser la tendance.
02:49C'est-à-dire, on est à 3% d'eau de qualité sur notre bassin. Ça veut dire qu'il y a 97% qui ne sont pas de qualité. Il faut qu'on prenne le taureau par les cornes aujourd'hui.
03:01C'est pas de dire demain, on verra. C'est dès aujourd'hui. Il faut y aller. Il faut planter. Il faut améliorer la qualité de l'eau.
03:09Ce que je trouve intéressant, c'est que les agriculteurs nous disent, là, on en a marre d'être toujours pointé du doigt. C'est un territoire où c'est pollué. Il faut faire quelque chose.
03:19Donc, moi, je vois plutôt, on n'ira pas planter forcément chez tout le monde. Il y aura forcément des agriculteurs chez qui ça va être plus compliqué. Mais il y a quand même une bonne dynamique qui se crée suite à ça.
03:32Suite à ça.
03:43Pour retrouver une eau de bonne qualité, Patrick, le maire et son équipe ont décidé de protéger les haies existantes et d'en replanter le plus possible.
03:54Lui-même agriculteur, il veut montrer l'exemple dans ses propres champs.
04:03Les parcelles à risque pour la qualité de l'eau, c'est des parcelles qui ont une certaine pente et une certaine longueur de pente.
04:11Là, il y a 15 hectares. C'est un bassin versant. On est sur une parcelle à risque et c'est pour ça qu'on a un talus en bas.
04:18L'intérêt de la haie, c'est surtout de conserver le sol. Et puis après, il y a toute la problématique de la qualité de l'eau.
04:29Et donc, tout ce qui est phosphore et nitrate qui sont dans la parcelle, s'ils s'en vont, ils s'en vont dans l'eau.
04:38Et on a des problèmes de qualité d'eau ensuite à venir derrière.
04:42Quand j'ai replanter cet oeil-là, mes collègues m'ont dit, mais t'es malade. T'es complètement malade.
04:53Tu perds plus de 2 mètres sur toute la longueur de ta parcelle.
04:58Économiquement, du blé à la place de la haie, tu récoltes.
05:04La haie, on ne va pas la récolter tous les ans. La haie, ça va porter ses fruits sur de la durée.
05:12Et c'est ça, justement, le problème, c'est que l'immédiat, on ne l'a pas avec la haie.
05:19Alors que la culture annuelle, au bout d'un an, ça y est, on a le résultat, on a le revenu qui va avec.
05:26Là, le revenu de ça, le vrai rendement, c'est dans 20 ans, dans 30 ans, dans 40 ans, dans 100 ans peut-être.
05:32C'est même pour moi qu'on aura le fruit de cette haie-là.
05:36Mais c'est pas grave.
05:41Alors là, normalement, on arrive dans un endroit où il y a du passage de gibier.
05:47Parce qu'elle a aussi ce rôle-là, là.
05:50C'est d'abriter les gibiers.
05:55Là, il y a des passages qui sont connectés avec la haie en face.
06:02Vous voyez, là ?
06:06Ça, c'est un passage de gibier.
06:09C'est du sanglier, du chevreuil.
06:12Vous voyez, ils longent l'autre côté, là.
06:15Et puis après, ils traversent là.
06:16Et puis après, ils s'en vont plus loin.
06:18Ils longent l'autre côté, là.
06:19Et puis après, ils traversent là.
06:20Et puis après, ils s'en vont plus loin.
06:23Bonjour, hein ?
06:32Oui, allô ?
06:33Oui, bonjour. C'est Léa, le gentilhomme, la technicienne bocage de Rochauffée Communauté.
06:36Ah oui, d'accord.
06:37Vous avez cinq minutes ? Je ne vous embête pas.
06:40J'ai appelé par rapport aux plantations de haies prévues cet hiver.
06:44Je voulais voir avec vous parce qu'il y a quelques endroits où il y a vraiment quand même pas mal de pentes.
06:48Et ça pourrait être intéressant d'aller faire un tour aussi sur ces parcelles-là.
06:54Notamment, la partie où il y a le chemin de randonnée qui permet de faire le tour de l'étang.
06:59Ça pourrait être intéressant, sur la parcelle que vous avez, qui est un peu plus pentue, de refaire un peu une ceinture de bas-fonds.
07:08En fait, elle existait dans les années 50, entre la zone qui est cultivable et la zone qui est un peu plus humide.
07:14Parce que c'est vrai qu'en termes de plantations anti-érosives, là, on est sur des plantations qui sont vraiment plus intéressantes.
07:19D'accord.
07:22En tout cas, celle-ci, elle est vraiment en rupture de pente, là.
07:25Tout l'enjeu pour Léa est de trouver des volontaires pour accueillir ces haies.
07:30Elle-même vit avec un agriculteur. Elle connaît bien leurs contraintes et leurs marges de manœuvre.
07:38On va les laisser à passage.
07:41Pour venir faucher ici ?
07:42Oui, parce qu'on ne peut pas passer avec les banlieues de machine et les banlieues de téléphone.
07:46Les téléphones sont trop bons.
07:48On peut faire une haie là et puis on laisse un petit passage, tu sais.
07:52Ouais, c'est pas plus mal.
07:53Oui.
07:55Et il vous faut combien en largeur ?
07:57Huit mètres mon main, c'est facile.
07:59C'est avec la coupe qu'on passe.
08:00Donc on laisse dix.
08:02Ouais, dix mètres.
08:04Une entrée, dix mètres.
08:06On peut rentrer un peu, là.
08:09On va voir, oui.
08:10Je sais pas qu'est-ce que tu penses ?
08:12Ah bah si, ça me semble... Enfin, pardon.
08:14Il faut pas me dire vous, tu me dis-tu.
08:16Mais oui, là ça me semble intéressant de replanter dans l'angle parce que la pente elle vient par là mais elle part aussi par là.
08:23Donc si on arrive à bloquer l'angle, c'est ça qui nous intéresse.
08:26Donc c'est plutôt bien.
08:28Dans le temps, tu partais de là, t'avais un chemin qui montait jusque tout le long là, jusque là.
08:36Ouais, bah vu les bulles bleuées.
08:37Il y avait un chemin qui allait là, et nous on avait un champ qui était là.
08:42Tout le moment là, tout changé.
08:44Le massacre qu'on a fait, il y avait des trous, on puttait les arbres dans un trou, puis on les laissait pourrir.
08:49Et puis c'est tout.
08:51C'était honteux de voir ça.
08:53Puis maintenant on recherche le bois.
08:57Et on replante, pourquoi ? Bah on a fait des conneries.
09:07Et puis c'est ça, ça va.
09:09Et puis c'est sa zion.
09:10Là-bas, ça va.
09:11Et puis il y a là.
09:12C'est très bien.
09:13Il y a euh, c'est parfait.
09:16Et puis ah là, dont on se voit, on n'en a pas.
09:19Mais ça va, ça va.
09:20Il y a là.
09:21S'il y a là.
09:22Il y a là.
09:23Il y a là.
09:24Il y a là.
09:26Tu te s'entraie.
09:29C'est pas chelou.
09:31Il y a là.
09:33Il y a là.
09:35Il y a là.
09:36Dieu y a là.
09:37Donc là, c'est une photo aérienne actuelle, et puis là, c'est la photo des années 50.
09:45Donc on dit photo des années 50, mais c'est a priori entre 50 et 60, 65.
09:51Quand on voit des parcelles, on va prendre cette parcelle-là, qui est assez pentue.
09:57On voit l'inéaire de haies sur le pourtour.
10:00On est sur une parcelle qui fait quasiment une vingtaine d'hectares, je pense.
10:03Et quand on met la photo des années 50, on voit le découpage des parcelles qui étaient vraiment beaucoup plus petits.
10:08Parcelles qui devaient appartenir en plus à plein de propriétaires différents.
10:16Je vois régulièrement ces photos des années 50, donc je ne vais pas dire que je m'y suis habituée,
10:20mais un petit peu, mais c'est tout le paysage qu'on a complètement refait pour qu'il soit plus pratique à exploiter.
10:26Même si ça se comprend d'avoir modifié un petit peu le paysage, je pense que là, on a perdu beaucoup, beaucoup de repères quand même.
10:34Il y a en France actuellement 150 millions de parcelles appartenant à une puits de propriétaires.
10:44150 millions de parcelles imbriquées les unes dans les autres, cultivées à peu près par 3 millions d'exploitants.
10:51Ça fait en moyenne à peu près 50 parcelles par exploitant.
10:55Tout le monde est d'accord. Il faut remembrer ces parcelles, les regrouper.
11:16À partir des années 60, le remembrement agricole supprime les trois quarts du bocage français, soit un million et demi de kilomètres de haies.
11:24De quoi faire 37 fois le tour de la terre.
11:36Décidé et cofinancé par l'État, ce remembrement regroupe les champs,
11:41viabilise les routes, désenclave les fermes isolées.
11:46Après guerre, il faut nourrir le monde.
11:59La mécanisation, l'électricité, arrive dans les campagnes avec l'espoir d'une prospérité nouvelle.
12:05En Bretagne, la petite polyculture élevage fait place au blé ou au maïs.
12:11Les revenus agricoles augmentent.
12:14Le chauffage au bois est remplacé par le fioul.
12:17L'arbre perd alors toute valeur.
12:20En revanche, il y avait à l'origine au moins dix parcelles, oui.
12:36Sur les vingt hectares, il y avait, je crois, neuf ou dix parcelles qu'il y avait.
12:39ou dix parcelles qu'il y avait.
12:45C'était le début de la mécanisation,
12:47donc qui dit mécanisation,
12:50il fallait des grandes parcelles pour amortir le matériel.
12:53Je vous dis, notre optique,
12:56c'était de ne pas conserver les haies,
12:57à l'époque on en voyait beaucoup trop.
13:01Sinon, de produire un peu de bois,
13:03ça ne rapportait rien.
13:05On en avait tous un peu roll-ball d'entretenir les haies.
13:09Il n'y avait même pas de tronçonneuse
13:13quand on récupérait le bois à l'hiver, c'était à la hache.
13:15En commençant à travailler chez mes parents,
13:17j'ai commencé par ça, couper le bois à la hache
13:20et puis rentisser, comme on disait,
13:23c'était à la faucille, le long des haies.
13:32Ça, ce sont tous les talus qu'on a abattus.
13:36Les verts, ce sont des talus à garder.
13:38Le rouge, il fallait l'abattre.
13:41C'était considéré comme inutile ou nuisible.
13:46Ça faisait partie de l'évolution, ça, à l'époque.
13:50On ne parlait pas d'écologie.
13:53On nous disait déjà,
13:55pour améliorer votre revenu,
13:58produisez plus,
14:02labourer sous un beau chêne,
14:05semer du blé encore,
14:06passer du temps
14:08et venir récolter rien du tout
14:13parce que ça n'avait pas poussé,
14:16on s'est rendu compte que ça nous coûtait cher.
14:20Il n'y avait jamais de rendement
14:22sous un talus où il poussait des châtaigniers, par exemple.
14:26Quand on arrive pour récolter le blé et tout,
14:29coucher à terre.
14:31Quand il n'y a plus du tout d'arbres,
14:33le blé peut être couché aussi,
14:35à part s'il y a beaucoup de réducteurs.
14:36Oui, je vous rejoins là-dessus.
14:38Vous avez raison.
14:39Mon père disait, quand j'avais 15 ans,
14:42qu'un bon talus,
14:43ça protégeait la parcelle de blé
14:46sur presque 200 mètres de l'eau
14:49quand il y avait des tempêtes.
14:53Oui, c'est sûr que moi,
14:56je faisais davantage de revenus
14:59quand les haies ont disparu.
15:03On ne reverra jamais ça, des talus.
15:06Aussi dense, ça, non ?
15:07En fait, l'idée, c'est par exemple
15:09d'essayer de refermer les parcelles,
15:10garder une haie, par exemple, ici
15:12et essayer de refermer là.
15:13En fait, ce qu'on essaie de faire maintenant,
15:15c'est de refermer les parcelles
15:16pour avoir une continuité ?
15:18Bon, l'utilité des talus, oui.
15:21On ne les met pas n'importe où.
15:23Sur la commune en entier,
15:24vous avez calculé un peu
15:27le linéaire supprimé ?
15:29Les haies supprimées ?
15:30Les haies supprimées, oui.
15:31On en a supprimé 360 kilomètres.
15:34360.
15:35Oui, ça fait peur.
15:37Bon, je ne dis pas ça à tout le monde.
15:40C'est à peu près ce qui reste
15:42sur la commune maintenant, je crois.
15:43Aujourd'hui, je ne sais pas
15:46ce qui reste, je pourrais savoir,
15:49mais je ne vais pas m'amuser
15:50à revoir tout ça.
15:55Mais il faut dire,
15:56malgré tout ce qu'on peut dire
15:58aujourd'hui, en mal ou en bien,
16:01on était assez contents
16:04de ces choses-là, nous.
16:06A Martigny-Ferchaud,
16:21cent mille grands arbres ont été abattus
16:23lors du remembrement de 1983.
16:26Et le bocage a continué
16:28à disparaître ensuite,
16:29faute d'entretien,
16:31faute de main-d'œuvre
16:32et au gré du regroupement
16:33des terres.
16:37Depuis 40 ans,
16:39le nombre de fermes
16:40a été divisé par 10
16:41sur la commune.
16:42Aux archives départementales,
17:09une quinzaines de boîtes
17:11documentent précisément
17:12ce remembrement ordinaire.
17:19Voici le parcellaire avant 1983,
17:23colorié selon les différents propriétaires.
17:28Des champs trop petits,
17:30dispersés,
17:31peu rentables.
17:33Les regrouper a donné lieu
17:35à des années de négociations
17:36sur la valeur des terres échangées.
17:42À l'époque,
17:43bien peu d'agriculteurs
17:44ont contesté
17:45l'arrasement des haies.
17:47Sur une centaine
17:48de recours administratifs,
17:50un seul courrier
17:51proteste contre
17:52la disparition des arbres.
17:56Grand est mon étonnement
17:57devant l'arrasement
17:58de ces 20 arbres
17:59en pleine vigueur.
18:01Essence pure de chêne
18:02que l'on appelle
18:03chez nous des ragos.
18:05est magnifique
18:06et à ceux
18:07à qui incombe
18:08de faire
18:09ou de ne pas faire,
18:10je leur redis
18:11pitié
18:11pour cette haie.
18:12Regarde ce qu'ils ont fait
18:28de mon pays.
18:29T'as vu ?
18:31Voilà une terre
18:32qui était une terre
18:32très riche,
18:34une excellente terre productrice,
18:35une terre très lourde.
18:37Et puis tout à coup,
18:38le remembrement est venu.
18:39Ah, ils sont venus,
18:40ils ont arraché
18:40n'importe quel talus,
18:41sans tenir compte
18:42que l'Ouest est là,
18:44que le vent d'Ouest
18:45chez nous est prédominant.
18:46La Bretagne est un pays
18:47venteux,
18:47il y a du vent.
18:48Si les Bretons
18:49ont fabriqué des talus,
18:49ce n'est pas uniquement
18:50pour fabriquer des talus.
18:51Il y avait une raison.
18:52On n'a jamais tenu compte
18:54de ce que les Bretons
18:54ont fait chez eux.
18:56On est venu leur dire
18:56voilà, il faut faire
18:57de la bosse.
18:58Alors maintenant,
18:58on a transformé
18:59la Bretagne en bosse.
19:00Grâce aux technocrates
19:01de Paris
19:01et à tous les messieurs
19:03qui font des plans,
19:04n'est-ce pas ?
19:04Quel est l'inconvénient
19:05de raser les talus ?
19:07Il y a énormément
19:08d'inconvénients.
19:09D'abord,
19:11pour les abris,
19:11pour les bêtes
19:12et pour les oiseaux,
19:15également,
19:15il n'y en aura plus.
19:17Il y aura beaucoup
19:17d'insectes ensuite,
19:18dans les cultures.
19:19Il faudra utiliser
19:20les insecticides,
19:22ce qui entraînera
19:22la pollution automatiquement.
19:24Il y a les conséquences
19:26très importantes
19:27de tous ordres,
19:28mais nous ne connaissons
19:29pas exactement la limite
19:30à laquelle nous devrons
19:31arrêter ces destructions.
19:33Il s'agit d'abord
19:34du régime des eaux
19:34qui est contrarié.
19:36Il s'agit de l'érosion
19:36par les vins,
19:38érosion du sol
19:39dont nous avons déjà
19:39constaté les effets.
19:41Il s'agit également,
19:42et d'une façon
19:43beaucoup plus générale,
19:44d'une rupture
19:45de l'équilibre biologique
19:47ancestral de nos régions.
19:56Une étude environnementale
19:58de 1977
19:59est jointe au dossier
20:01de Martin et Ferchaud.
20:03Elle demande avec insistance
20:04de replanter
20:05pour conserver
20:06la biodiversité,
20:08limiter l'érosion
20:09des sols,
20:10préserver l'eau.
20:12Ces recommandations
20:13n'ont jamais été appliquées.
20:14les arbres ne sont pas les seuls
20:27à avoir été percutés
20:29par la modernité.
20:31Pendant le remembrement,
20:3290% des cours d'eau
20:34du département
20:34ont été redressés
20:36à la pelleteuse
20:37pour obtenir
20:38des parcelles rectilignes.
20:40Les zones humides
20:41ont été drainées
20:42pour gagner des terres,
20:43des mares supprimées.
20:46Le cycle de l'eau
20:47s'est alors dangereusement accéléré.
20:51En l'absence de haies,
20:53les rivières débordent,
20:54la terre s'enfuit,
20:56la pollution par les nitrates
20:57et les pesticides
20:58s'amplifient.
21:12Aujourd'hui,
21:13sur le bassin de la Vilaine,
21:15on creuse à nouveau
21:15l'ancien lit des rivières.
21:17On les reméandre
21:18pour tenter de ralentir
21:20la circulation de l'eau.
21:21« Musique de l'eau »
21:41Là, tu as cette parcelle-là.
21:43J'ai tout ça, moi.
21:44Là, là, là et là.
21:45Ok.
21:45Et du coup,
21:49là, il y a la mare
21:49ici qu'on va
21:50forcément
21:50qu'on ne va pas y toucher.
21:52Et le but,
21:53en fait,
21:53c'est de mettre ça ensemble.
21:55Regrouper les deux parcelles-là,
21:56en fait,
21:56parce que le problème,
21:57c'est qu'ici,
21:58on perd du temps,
22:00on ne peut rien faire pousser
22:02des deux côtés,
22:03là.
22:04Et puis,
22:04avoir des parcelles
22:05comme ça en pointe,
22:05c'est hyper contraignant
22:06pour le matériel,
22:07pour nous.
22:08Le but,
22:08c'était aussi
22:08de profiter de tout ça
22:09pour restructurer
22:11l'exploitation.
22:12Et là,
22:12c'était un chemin ?
22:13C'était un chemin creux.
22:14Oui.
22:14C'est un chemin creux,
22:15en fait,
22:15qui décerge juste la mare.
22:16Qui décerge juste la mare,
22:17oui.
22:17Et du coup,
22:18le but,
22:18en fait,
22:19c'est comme là,
22:19c'est humide,
22:20c'est de partir plus haut
22:21et de planter carrément
22:23à la perpendiculaire du champ,
22:24quoi.
22:25En limite de bas fond,
22:25un peu,
22:26ici, quoi.
22:27Oui.
22:28Au-dessus du ruisseau,
22:28déjà,
22:29de planter au moins
22:30jusque-là, quoi.
22:31Là,
22:31c'est la carte des flux
22:32et on voit bien
22:33qu'il y a un gros flux
22:34qui passe entre le cours d'eau
22:36et la mare.
22:38Donc,
22:38c'est ça qu'il faut aller
22:39vérifier sur place.
22:40Parce que si on fait
22:40un talus en perpendiculaire,
22:41forcément,
22:42on va vraiment bloquer
22:42le flux naturel
22:43et là,
22:44c'est pas quelque chose
22:44de bénéfique.
22:47Pour obtenir
22:48l'autorisation d'abattre,
22:50les nouvelles règles
22:51demandent à François
22:51de compenser.
22:53Il doit replanter
22:54au moins le double
22:55des haies arrachées.
22:57Il y avait déjà
22:58une entrée, ici ?
22:59Ouais.
23:00Mon grand-père,
23:00en fait,
23:01il vient dans le tracteur-là
23:01et puis il est dans la mare.
23:03Elle est pas très profonde, hein.
23:04Là, limite,
23:12il faut aller au moins
23:12comme ça,
23:13on traverse jusqu'au premier arbre,
23:15là.
23:16Il faut aller comme ça.
23:17Bah ouais,
23:18et encore là,
23:18on a une petite cuvette.
23:19Après,
23:19c'est cette zone-là
23:20qui me chagrime
23:23en termes de...
23:23Enfin,
23:24on voit bien
23:24qu'il y a vraiment
23:25une cuvette dans le milieu.
23:26C'est possible
23:26que cette arbre-là,
23:27en fait,
23:27faisait partie
23:27d'une ancienne haie, hein ?
23:28Ah bah, c'est sûr.
23:30Pour moi,
23:30il faut reconnecter la mare
23:31en plantant
23:33le long du cours d'eau
23:34du canal
23:35à partir de la mare
23:36à redescendre par là.
23:37De l'autre côté, quoi ?
23:38Ouais.
23:39Ok, ok.
23:43Il y a quand même
23:44pas mal de plantes, hein.
23:45Ça arrive souvent
23:46quand on cartographie
23:47les plantations de haies
23:48qu'on a prévues.
23:49On se rend compte
23:50qu'il y avait une haie
23:51qui était présente
23:51à cet endroit-là.
23:52Je veux bien y voir la mare ?
23:54D'un côté,
23:55je me dis,
23:55c'est bien,
23:56elle est située
23:57plutôt à un endroit
23:57qui est pertinent
23:58et on recrée
23:59une haie sur talus
24:00qui va vraiment avoir
24:01un rôle anti-érosiste
24:02très important
24:02et en même temps,
24:04on recrée quelque chose
24:05qui existait avant
24:05et qu'on a supprimé.
24:07Donc d'un côté,
24:08c'est un peu dommage
24:09de l'avoir supprimé
24:09pour la replanter maintenant
24:10et d'un autre côté,
24:13c'est quand même bien
24:13de réussir à reconstituer
24:15le paysage
24:15qu'on avait il y a
24:17quelques années
24:17et voilà,
24:19on a été sur trop
24:20de suppressions à un moment.
24:20Il est reparti carrément du pied ?
24:44Non, il est reparti du côté
24:45là, là, là.
24:47Il est parti dessus.
24:48Dessus, là.
24:49Ah non ?
24:50Si la tige qui repart
24:51est belle,
24:52ça peut être à laisser.
24:53Sinon,
24:53quand vous voyez
24:53qu'il repart un peu du pied,
24:54ça peut être le...
24:56Il y a un mulot
24:58qui est tapé dedans.
24:59En général,
25:00il y a une explication.
25:02Sur les noyés,
25:02ça peut être les gelés.
25:04Le sorbier, c'est...
25:05Le sorbier des oise verts,
25:06c'est ça.
25:06C'est ça.
25:07Et l'autre,
25:07c'est le grand,
25:09c'est quoi, là ?
25:09Avec les boules ?
25:11C'est le sorbier des oise verts.
25:12Pour la jeune génération,
25:16se réapproprier quelque chose
25:17qu'on ne connaît pas,
25:18c'est pas simple, quoi.
25:19Quand j'ai fait le tour
25:20de certaines exploitations,
25:22on mange la haie
25:23et je dis,
25:23ah bah là,
25:24vous avez un alizier.
25:25C'est des arbres
25:26qu'ils ne connaissent plus.
25:27Souvent,
25:27le chêne, oui.
25:29Le châtaignier,
25:30souvent, quand même.
25:32Mais le reste,
25:33ils ne connaissent plus du tout, quoi.
25:35La différence entre forêt et bocage,
25:36c'est qu'en forêt,
25:37il y a des arbres tout autour
25:38et en bocage,
25:39il y a deux côtés
25:39où il n'y a rien.
25:40J'ai envie de dire
25:40qu'il faut rééduquer
25:41tout le monde, quoi.
25:43Agriculteurs, habitants,
25:45enfin, tout le monde.
25:46Donc là, je te dirais,
25:47par exemple,
25:47le noisietier,
25:48presque des deux côtés,
25:49tu peux le faire.
25:50À côté,
25:51t'as un autre tilleul.
25:53Moi, je laisserai le tilleul,
25:54mais au plus près
25:54au Rallay-Rap, par exemple.
26:05On vient sur un nouveau dossier
26:07avec un abattage
26:09d'une haie
26:11qui n'a pas été autorisé.
26:13Pas autorisé,
26:14pas demandé.
26:15Qui n'a pas été demandé.
26:18Effectivement,
26:18qui n'a pas été demandé.
26:20Vous voyez où c'est ?
26:21Oui.
26:22Ça, c'était deux parcelles,
26:23là,
26:23qui forment comme un L.
26:24Ils ont abattu,
26:26alors il y a,
26:27je ne sais plus,
26:2760 mètres,
26:30pas beaucoup plus,
26:3170 mètres.
26:32Elle a été abattue.
26:33Il a reconnu
26:34qu'il avait fait ça,
26:35mais comme souvent,
26:36on voulait juste
26:39faire du nettoyage,
26:41on voulait relier
26:42les deux parcelles,
26:43c'était plus facile
26:43pour cultiver.
26:46Il a, voilà,
26:47les arguments classiques.
26:49Le matériel.
26:50Oui, c'est ça.
26:51Néanmoins,
26:52ils n'ont pas fait la demande.
26:53Donc, il comprend tout à fait
26:55qu'il est nécessaire
26:57de traiter ce dossier-là.
27:00Et donc, il sait bien
27:00qu'il a des compensations.
27:03Et puis, on est allé plus loin,
27:06ici, là,
27:07où effectivement,
27:08il n'y a plus de haine non plus.
27:09Et a priori,
27:10il y en avait une avant.
27:13On envoie ce courrier ou pas ?
27:15Ou alors, si on l'envoie,
27:16c'est qu'est-ce qu'on met dedans ?
27:18C'est un peu de fermeté
27:20ou c'est de...
27:21Par rapport à ta demande,
27:22tout ça, on a une passion,
27:23quand même, nous,
27:24de fliquer un peu, quoi.
27:25C'est...
27:26Alors, c'est pas...
27:28C'est compliqué, quand même, là,
27:30dire...
27:31Je comprends ta demande.
27:33Bon, il faudra quand même
27:34qu'on essaie
27:35de responsabiliser les gens
27:36par rapport à tout ça
27:36d'une manière que...
27:37C'est compliqué.
27:38Il faut faire attention
27:39aux précédents aussi
27:40qu'on peut créer
27:41s'il ne fait rien, quoi.
27:43Comment on tourne le courrier ?
27:44Est-ce que c'est...
27:45On est sur la fermeté
27:46ou est-ce qu'on est sur le rappel
27:48ou est-ce qu'on est sur...
27:50Moi, je pense qu'il faut
27:54être assez ferme
27:55quand on est sur
27:55de la compensation.
27:56Je dois faire,
27:57tout faire.
27:58Fermez-vous ?
27:59Ben, moi, je pense...
28:00Ce qui était plutôt le cas
28:00de lire.
28:01Oui, à un moment donné,
28:02on n'a pas le choix.
28:04Alors, c'est vrai
28:04qu'il y a un changement
28:05par rapport à avant
28:06où l'agriculteur,
28:07il était chez lui,
28:08il disait, moi,
28:08je suis chez moi,
28:09je fais ce que je veux.
28:10Aujourd'hui, la réglementation
28:11ne le permet plus.
28:11Donc, il faut aussi
28:13qu'on marque bien
28:14le changement.
28:16Il est toujours chez lui, quand même.
28:17Il est toujours chez lui,
28:17oui, mais tu comprends bien
28:19ce que je veux dire.
28:20Mais, ouais, ouais.
28:26On est à peu près
28:28par là, quoi.
28:31Ma fille,
28:31c'est que là,
28:32il va raboter
28:32cette terre-là
28:33pour faire mon tabou
28:34qui va être là, quoi.
28:35C'est ça ?
28:36Eh ben, on ne va pas
28:38trop pouvoir aller gratter
28:39sur la terre
28:40qui est ici.
28:41Pourquoi ?
28:42On est sur de la terre
28:43vraiment qui est...
28:45Non, mais je ne dis pas
28:46d'aller au bout, là-bas.
28:47Je dis, là,
28:47on peut prendre sur la moitié.
28:48C'est déjà, avec la moitié,
28:49on fait le talisage.
28:50Il va forcément gratter
28:51sur la longueur
28:52pour mettre le terrain lisse.
28:53Ouais.
28:54Après, on va plutôt
28:55prendre la terre
28:56de ce truc-là.
28:57Ben, ce n'est pas l'idéal.
28:57C'est déjà, moi,
28:58je suis en pente.
28:59Là, vous allez me refaire
29:00une cuvette, là.
29:01On ne ferait pas une cuvette,
29:02après, il prend sur loin
29:03et après, là,
29:04c'est que du schiste.
29:05Vous voyez, il y a des pierres,
29:06c'est des pierres de schiste.
29:07Donc là, moi,
29:08j'ai 15 cm de terre.
29:10S'il fait ça,
29:10j'ai que de la rocaille en dessous.
29:11Mais je ne sème plus, là.
29:12De toute façon,
29:13ça va vite redescendre
29:14en la terre.
29:14Ouais, mais moi,
29:15c'est pas le but,
29:16parce que là,
29:17si je vais sur 80 à 100 m,
29:19là, c'est que du schiste.
29:21On va voir, vous,
29:22comment vous calculez,
29:23mais on le ferait
29:23la plantation par là,
29:25donc on grignotera
29:26un petit peu ici
29:27et puis un petit peu
29:28sur la bande de merveille.
29:29Ouais, grosso modo,
29:30on va faire 2 mètres
29:31dans base
29:31pour faire 1 mètre en haut.
29:33Euh, ouais.
29:34Après, je dis 2 mètres,
29:35c'est le maximum,
29:37mais je préfère être
29:37un peu plus...
29:39Donc celui-là,
29:39vous le plantez
29:40ou je le plante ?
29:40Là, c'est vous.
29:41Et moi ?
29:42Là, c'est vraiment
29:42dans les mesures compensatoires.
29:43Il n'y a que celui du haut
29:44où je plante 120 mètres
29:45et le reste c'est vous.
29:46C'est ça.
29:46D'accord.
29:47C'est ça.
29:47Ok, ok.
29:49Là, ce qu'on a à faire,
29:49ça me saoule,
29:51mais je le fais
29:53parce qu'il faut le faire.
29:54Mais sinon, moi,
29:54je coupe pas de bois
29:55pour faire du chauffage.
29:57Moi, si je coupe,
29:57je mets de la tâche,
29:58je fous le feu dedans.
29:59J'en veux pas.
30:00Donc, je garde pas le bois.
30:01En plus, j'ai eu une main
30:02taillée par une tronçonneuse
30:04où j'étais un an et demi
30:05où je ne servais pas de la main.
30:08Donc, non, non.
30:09C'est une cordée, quoi.
30:10Ouais, ouais, c'était à l'époque
30:11faire du bois tout l'hiver,
30:12tout l'hiver,
30:12sous la flotte et tout.
30:13Non, non, c'est fini, ça.
30:15C'est fini.
30:16Ok.
30:17Eh ben, c'est bon pour moi,
30:18comme ça.
30:21Je vais les étendre.
30:24J'ai pas eu l'avenir, du coup.
30:29D'accord.
30:30J'ai pas eu l'avenir.
30:32Ouais, on en a un, non.
30:33En 2023, pour la première fois,
30:37un rapport gouvernemental
30:38publie les chiffres du remembrement.
30:41Il dévoile que les destructions de haies
30:42continuent aujourd'hui,
30:44à un rythme très inquiétant.
30:50Les politiques s'emparent du sujet
30:51et une première proposition de loi
30:53arrive du Sénat.
30:54Cette loi, elle donne des objectifs
31:01chiffrés plus 100 000 kilomètres
31:03de haies d'ici 2030,
31:05arriver à 1,5 million de kilomètres
31:07de haies en 2050
31:09et puis surtout restaurer
31:11450 000 kilomètres de haies
31:13qui soient en gestion vraiment durable.
31:17Les incitations, eh bien,
31:18c'est la création aussi
31:19d'un crédit d'impôt
31:20qui doit permettre d'équilibrer
31:22les charges parce qu'on sait
31:23qu'une gestion de haies,
31:24aujourd'hui, ça coûte aux alentours
31:26de 450 euros du kilomètre par an
31:29en gestion.
31:31Donc, si l'agriculteur,
31:32il doit sortir ça de sa poche,
31:33il peut vous dire
31:34qu'il ne va pas y aller.
31:35Il va falloir qu'il trouve
31:36des compensations.
31:37Il faut qu'il y ait
31:38un équilibre économique.
31:39Il ne faut pas rêver.
31:40Est-ce que la haie,
31:41c'est une contrainte
31:43à la productivité ?
31:44Eh bien, d'avoir des haies fonctionnelles,
31:47ça va développer la biodiversité,
31:49donc c'est un mot assez commun,
31:51mais aussi les auxiliaires de culture.
31:53Et du coup,
31:53On peut donner un exemple ?
31:54Eh bien, c'est-à-dire que
31:57sur des pucerons,
31:59sur des céréales,
32:00si on a beaucoup de coccinelles
32:03qui sont hébergées dans la haie,
32:05elles iront consommer les pucerons
32:06et du coup,
32:08on aura moins besoin
32:08d'utiliser de produits phyto
32:10sur les céréales.
32:13Donc ça, c'est quand même
32:14quelque chose d'important
32:15et sachant que les produits phyto,
32:16ce ne sont quand même pas
32:17des produits très agréables
32:19à manipuler.
32:20En fait, toutes les haies
32:24que Christophe a sur son exploitation,
32:26ce n'est quasiment que des haies plantées.
32:28Les seules haies existantes,
32:29il y a la haie de châtaignée
32:30qu'on a vue tout à l'heure
32:31et puis les haies le long des cours d'eau,
32:32la réplissive,
32:33qui s'était développée.
32:35Et que j'ai laissé pousser
32:36parce qu'avant, justement,
32:38les pratiques n'étaient pas
32:39dans le laisser pousser.
32:41Le ruisseau,
32:42il fallait que ce soit propre.
32:43Ça, c'est un mot, ça aussi.
32:46Quel sens on donne
32:47au mot propre ?
32:48On lui a donné le sens de stérile.
32:50C'est ça qui est un gros problème.
32:52En Bretagne, il faut vraiment
32:53introduire petit à petit
32:54des nouvelles espèces.
32:56Et clairement,
32:56le sud de l'île de Villaine,
32:57ici, il faut quand même
32:59qu'on anticipe dès maintenant
32:59le chêne.
33:00On a des gros soucis de reprise
33:01sur le chêne,
33:02même le chêne Cécile,
33:03qui n'a déjà eu pas
33:05l'espèce endémique d'ici.
33:06En fait, les vieux chênes,
33:07c'est tout du chêne pédonculé.
33:09Et là, il me disait
33:09franchement, essayez le chêne
33:10pibessant ou le chêne tozin,
33:12qui sont des espèces plus petites,
33:13mais qui résistent beaucoup mieux
33:14à la sécheresse.
33:16Ne rien faire aujourd'hui
33:17serait quasiment criminel
33:18pour les générations qui viennent.
33:20On est quand même
33:21en île de Villaine,
33:22avec 3% des eaux de surface
33:24qui sont en bon état écologique.
33:26On se retrouve aujourd'hui
33:26obligé de fermer
33:28certains captages
33:28parce qu'ils sont impropres
33:30à la consommation,
33:31à un moment où on va
33:31en avoir absolument besoin.
33:33Avec les problématiques
33:34de canicule et de sécheresse,
33:36donc gardons ces haies
33:37qui vont permettre
33:38d'avoir des filtres
33:39pour limiter les pollutions
33:41de nos eaux de surface.
33:42À un moment, on pensait,
33:43« Ah oui, on replante des haies,
33:45on en arrase,
33:46ça doit être à peu près kiff-kiff ».
33:48Et en fin de compte,
33:48on n'y est pas du tout.
33:49C'est-à-dire que sur 2017-2022,
33:52ça s'est accéléré,
33:53l'arrasement des haies
33:54s'est accéléré.
33:55On arrase à peu près
33:5723 000 kilomètres,
33:5823 500, c'est dans le rapport,
34:00kilomètres de haies par an
34:02alors qu'on n'en replante que 3 000.
34:07Quelques mois plus tard,
34:08le ministre de l'Agriculture
34:09en personne vient en Bretagne
34:11s'engager en faveur de la haie.
34:13On a une trentaine de chaudières.
34:16Objectif annoncé,
34:18replanter ou rénover
34:1950 000 kilomètres de bocage
34:21d'ici 2030.
34:25L'idée, c'est,
34:27oui, il faut qu'il y ait
34:27plus de haies
34:28dans les territoires de France,
34:30ici comme ailleurs.
34:31Alors ici, dans une région,
34:32il y en a beaucoup déjà,
34:33il y a eu beaucoup d'efforts de fait
34:34et on a enrayé le déclin ici
34:35avec une politique très forte.
34:37Et puis ailleurs,
34:37il faut qu'il y en ait plus,
34:38mais en même temps,
34:39on va vous assouplir
34:40un certain nombre de choses
34:40pour qu'il n'y ait pas la crainte
34:42d'être dans une politique
34:44un peu statique du paysage.
34:45Le mouvement des agriculteurs
34:57fait tâche d'huile,
34:58ces barrages qui se multiplient
34:59et qui illustrent le malaise
35:00de la profession
35:01et des revendications
35:02qui vont de la simplification
35:03administrative
35:04au refus des terres en jachère.
35:06L'Ouest entre désormais
35:07dans la danse.
35:08Début 2024,
35:15éclate une crise agricole
35:16d'ampleur nationale.
35:18Au départ,
35:19les manifestants s'insurgent
35:20contre des revenus trop faibles.
35:23Mais les syndicats majoritaires
35:24dénoncent, eux,
35:25les contraintes environnementales.
35:27La haie est alors pointée du doigt.
35:31C'est utile une haie,
35:32ça réduit le vent,
35:33l'érosion,
35:34mais c'est énormément
35:35de réglementations différentes.
35:37C'est l'absurdie,
35:39ubu,
35:40et les 12 ou 14 normes
35:42qui s'appliquent
35:42à l'installation de haies
35:43le long des champs,
35:44c'est absurde.
35:45On a tous entendu parler des haies.
35:48Est-ce qu'en fait,
35:49ce n'est pas les normes
35:50écologistes ou écologiques
35:51qui viennent,
35:52qui les épuisent également ?
35:55Planter, le problème,
35:56c'est que j'ai spécialement
35:57envie d'entretenir.
35:58Si vous me prouvez
35:59de la main d'oeuvre
35:59pour faire le travail,
36:00le bois c'est un travail
36:02à part entière
36:02en saison quand il faut le faire.
36:04À la base,
36:06on est là pour s'occuper
36:07de nos animaux,
36:08de nos cultures,
36:09et puis le bois,
36:10c'est un autre boulot.
36:12L'entretien,
36:13ce que veut des belles aies,
36:13c'est de l'entretien.
36:16Ça ne se fait pas tout seul.
36:17Et si après,
36:18on n'a pas de débouchés,
36:18pourquoi faire ?
36:19Sous-titrage Société Radio-Canada
36:49Suisse, il est mort.
37:13J'aurais pensé qu'il était mort,
37:36mais il est vivant.
37:37Un petit peu de verre
37:48sous l'écorce.
37:50Oui.
37:51C'est marrant,
37:52ce qu'on a planté est mort,
37:54et il y a un petit chêne
37:55qui a poussé tout seul,
37:57ici aussi d'ailleurs.
37:58Il est dernier,
38:06il pense qu'il est mort.
38:13Mort.
38:1335 ogers morts,
38:1818 bourrages morts
38:20et 105 vivants.
38:23Je m'attendais encore à pire.
38:26Quand on la voit de loin,
38:26on croit vraiment
38:27que c'est encore pire que ça,
38:28mais bon.
38:30C'est quand même vraiment
38:31pas des jolis sports.
38:32Là, on peut dire
38:36que c'est une course
38:37contre la monte, ouais.
38:39On voit bien
38:39avec la sécheresse,
38:41à l'ombre des arbres,
38:42l'herbe,
38:42elle était encore verte,
38:43alors que partout ailleurs,
38:44c'était un paillasson.
38:47Le fait d'avoir des arbres aussi,
38:49ça crée un microclimat
38:50qui va aussi permettre
38:53d'avoir plus de précipitations
38:55à cet emplacement-là.
38:57Mais en même temps,
38:58on se fait rattraper
38:58par la sécheresse,
38:59donc c'est un petit peu fou
39:03d'arriver à ça en Bretagne.
39:07Ça fait cinq ans
39:08que je suis sur ce territoire.
39:09Il y a déjà eu
39:10trois années compliquées
39:11l'été.
39:12J'ai connu plus d'années
39:13compliquées
39:14que de bonnes années.
39:29On a une liste de 50 essences
39:43et après,
39:43on choisit les essences
39:45en fonction des terrains.
39:46Par exemple,
39:47Martin et Ferchaud,
39:48il y a toute une veine
39:49qui est vraiment
39:49très superficielle,
39:50donc on ne met pas
39:50n'importe quelle espèce,
39:52avec le réchauffement climatique aussi.
39:54J'ai travaillé en Normandie un peu,
39:56il y avait encore du hêtre
39:57dans les anciennes haies,
39:58mais dans les nouvelles,
39:59on n'en mettait plus.
40:00Et ici,
40:01le hêtre,
40:02ce n'est même pas la peine
40:02d'y penser.
40:04Son air de répartition
40:05est en train de remonter
40:06et déjà en Normandie,
40:07on était en limite
40:08de son air de répartition,
40:09à part s'il avait
40:10une bonne ressource en eau
40:11dans le sol.
40:12Sinon,
40:12l'hygrométrie ambiante
40:13n'était pas suffisante
40:14pour lui permettre
40:15un bon développement.
40:18Allez,
40:18c'est parti !
40:19On se trouve à la Kuma,
40:24les landes fourragères
40:25et on est devant
40:26le stockage
40:27bois déchiqueté.
40:29Actuellement,
40:29dans chaque tas,
40:30potentiellement,
40:31il y a 150 tonnes de bois.
40:34On doit pouvoir
40:35en stocker 750
40:37dans les 5 cases.
40:41Donc en fait,
40:42là,
40:42c'est du bois,
40:43globalement,
40:44bois déchiqueté,
40:45à partir de la déchiqueteuse
40:48qui est juste derrière,
40:49forcément,
40:50ça va de pair.
40:53Il faut qu'on obtienne
40:54des morceaux
40:54de ce style
40:56pour alimenter
40:58les chaudières
40:59du réseau
41:00du pays de la Roche-Auffée.
41:10Pour redonner
41:11de la valeur aux haies,
41:12le pays de la Roche-Auffée
41:14met en place
41:14une nouvelle filière
41:15bois énergie.
41:26Une association,
41:28le collectif
41:28Bois-Bocage 35,
41:30récolte la matière première
41:31dans tout le département,
41:33issue de haies
41:33durablement gérées.
41:36Aux agriculteurs
41:37qui hésitent encore
41:38à replanter
41:38à cause des coûts
41:39d'entretien,
41:40ils proposent
41:41des chantiers
41:41clés en main.
41:45Donc quand on parle
41:47de clés en main,
41:48c'est que les chantiers
41:49sont totalement gratuits
41:50pour l'agriculteur.
41:51Vous n'avez rien à faire
41:52et on vous paye le bois.
41:55Ce qui reste
41:55à l'agriculteur,
41:56finalement,
41:57ça correspond
41:57avec le prix du marché
41:59du bois
42:00en travaux forestiers.
42:03C'est le type
42:03de contrat
42:04qu'on peut faire aussi,
42:05c'est de laisser du bois
42:06à l'agriculteur.
42:07Au lieu de laisser
42:08de l'argent,
42:09on laisse du bois.
42:31Une fois déchiquetés
42:32puis séchés,
42:33ce bois plaquette
42:34alimente les réseaux
42:35de chaleur des écoles,
42:36EHPAD,
42:37salle de sport
42:38et mairie
42:38de plusieurs communes,
42:39dont celle
42:40de Martigny-Ferchaud.
42:46Une énergie
42:47en circuit court,
42:48à prix maîtrisé,
42:49moins dépendant
42:50des fluctuations
42:51internationales.
42:52fondée par des agriculteurs,
43:08l'association forme
43:09également leurs collègues
43:10à la connaissance
43:11et à l'entretien des haies.
43:12Ou comment recéper,
43:14c'est-à-dire couper à ras
43:16certaines essences
43:17pour mieux les régénérer.
43:18d'hiver ?
43:19Donc voilà,
43:21est-ce que cette coupe-là
43:21est bien faite ?
43:23C'est vrai qu'il aurait fallu
43:24repartir plus proche du sol.
43:26On le voit,
43:27la souche,
43:27elle a déjà commencé
43:28à pourrir.
43:29Ce qui repart d'ici,
43:30de là,
43:31finalement,
43:31ça va rester sur cette souche-là,
43:33ça ne va pas faire
43:33de nouvelles racines
43:34et donc on va être
43:35sur une souche
43:36qui ne va pas être
43:38très vigoureuse.
43:39Merci.
43:52Non mais voilà,
43:53du coup,
43:54ça se fait.
43:56Alors en effet,
43:57il faut avoir une tronçonneuse
43:58qui coupe à peu près
43:59correctement.
44:01Quand on va voir
44:02des jeunes agriculteurs,
44:04ils disent,
44:04on ne connaît pas,
44:05on ne sait pas
44:05comment il faut faire.
44:06Qu'est-ce que c'est qu'un objet ?
44:07Qu'est-ce que c'est
44:07qu'une CP ?
44:08Qu'est-ce que c'est
44:09un rejet ?
44:10Qu'est-ce que c'est
44:10qu'une branche ?
44:11On ne sait pas
44:12ce que c'est.
44:12On n'a pas...
44:13On va des études agricoles
44:15et on ne sait pas
44:15entretenir le paysage.
44:16C'est quand même
44:16un peu gros
44:17et j'en ai encore eu
44:18la preuve il n'y a pas
44:19longtemps
44:19où des jeunes
44:20qui ont 20 ans,
44:21la haie,
44:22ça gêne
44:22et ils font
44:22des formations agricoles.
44:24C'est un peu étonnant.
44:25Donc il faut sans doute
44:25revoir aussi des choses
44:26au niveau des formations agricoles.
44:33Avec la tronçonneuse,
44:35là, ça ne sert à rien
44:36d'aller plus bas que ça.
44:37Il faut quand même
44:40être à l'aise
44:41mais tu vois,
44:41ici...
44:42Donc pour reprendre
44:56une haie comme ça,
44:58moi, ce que je conseillerais,
44:59c'est à la limite
44:59de recepter
45:00le noisetier.
45:02Les quelques châtaigniers
45:03qui ne sont pas beaux,
45:05on les ressapent aussi.
45:06Et puis,
45:07on essaie de trouver
45:08un arbre pour les herbes.
45:09Olivier est l'un des
45:39agriculteurs
45:40qui a le plus replanté
45:41sur Martigny-Ferchaud
45:42et parfois
45:44à l'endroit même
45:45où son propre père
45:46avait vu ses haies
45:46disparaître
45:47il y a 40 ans.
45:48Une fois par an,
46:01je taille les branches,
46:03je les mets en tas,
46:04souvent à proximité
46:06et entre 3 et 6 mois après,
46:08on vient,
46:09on les passe
46:09dans une machine
46:10qui s'appelle
46:11une déchiqueteuse
46:12qui fait justement
46:14ce produit.
46:15Le bois plaquette,
46:16le bois déchiqueté,
46:17il y a un réseau de chaleur
46:18qui va desservir
46:19aussi bien
46:20la ferme,
46:21c'est-à-dire
46:21la salle de traite
46:22pour chauffer l'eau
46:22de la salle de traite,
46:24la maison d'habitation
46:25où on habite,
46:26nous,
46:26et puis 3 gîtes
46:27et un spa.
46:29Ça nous rend moins dépendants
46:30aux fluctuations
46:31des prix de l'énergie
46:31et puis ça vient en local
46:33et ça nous va bien.
46:39Il faut accepter aussi
46:40de consacrer
46:41tous les ans
46:42un peu de temps
46:43à l'entretien.
46:44Combien de temps
46:44à peu près tu passes par an ?
46:46En termes de coupe de bois,
46:47je ne passe pas loin
46:48de deux semaines.
46:49C'est l'entretien
46:50qui est plus difficile
46:50à chiffrer
46:51parce que je le fais
46:52tout au même moment.
46:55Tu vois,
46:56c'est celle-là
46:57qui a été plantée
46:59en 2003.
47:01J'ai fait une taille
47:05que j'appellerais
47:07un peu taille de formation.
47:08Je ne fais pas toujours
47:09pile-poil,
47:10mais il y a une année
47:11où j'ai taillé plus
47:12où notamment
47:12tout ce qui est sepé,
47:13tout ça,
47:14j'ai vraiment...
47:15Ah, tu as déjà recépé.
47:15Oui, ok.
47:17Là, je peux déjà te dire,
47:18tu vois,
47:19on voit que le recépage
47:21que tu as fait,
47:22tu le sais maintenant,
47:23dis-moi.
47:24J'ai coupé trop.
47:25Oui, c'est ça.
47:26Tu sais pourquoi ?
47:27Mais bon,
47:28c'est parti quand même.
47:29La fois d'après,
47:30c'est récupérable ?
47:30Oui, bah oui,
47:31tu reprends un peu plus bas.
47:32Oui, oui.
47:34Alors la question
47:35que je me pose maintenant,
47:35c'est par exemple
47:36un espace de 7 hectares,
47:37est-ce qu'il ne voudrait pas
47:40le recouper ?
47:42Eh bien,
47:42quand on réalise
47:43un plan de gestion,
47:44on se dit que
47:45l'optimum,
47:46ce serait d'avoir
47:46des parcelles
47:47d'environ 4 hectares.
47:49Et l'optimum,
47:51en fonction de quels critères ?
47:52Il ne faut pas
47:53que l'agriculteur,
47:54il y ait une perte
47:54de productivité
47:55importante.
47:57Donc,
47:57en fin de compte,
47:58entre 4 hectares
47:59ou 7-8 hectares,
48:00on se rend compte
48:01qu'il n'y a pas
48:01une grosse différence.
48:03Donc là,
48:03je pourrais rediviser,
48:04quoi.
48:04Indice de biodiversité,
48:12tu es le premier
48:12à avoir un smiley vert
48:14sur les 17 que j'ai faits.
48:17Félicitations.
48:18Donc,
48:18c'est pas mal.
48:21Donc,
48:21en conseil de plantation,
48:231000 mètres de haies à plat
48:27et 791 mètres linéaires
48:31de haies sur talus.
48:32Redécoupage de cette parcelle-là,
48:34ici également,
48:35pour réduire la taille
48:37de la parcelle.
48:38Après,
48:39donc,
48:39tu as le linéaire de haies
48:41à exploiter par an.
48:43Si on considère
48:44que tu as besoin
48:44d'environ 150 mètres cubes,
48:46on est arrivé
48:47avec un chiffre
48:47de 66 mètres cubes
48:49par an
48:49que tu peux exploiter
48:51sans surexploiter
48:52ton bocage.
48:53Mais tu as plus de...
48:55Tu as 2000 mètres presque
48:57de haies
48:57qui ont été plantées
48:58dans les 10 dernières années.
48:59Donc,
48:59ces 2000 mètres-là,
49:00ils vont produire
49:01dans 5-10 ans.
49:03Ils vont produire.
49:04Et je pense que dans 10 ans,
49:05les 150 mètres cubes,
49:07ils sont quasiment atteignables.
49:08Je pense pas que ça soit un souhait,
49:34ni des agriculteurs,
49:35ça c'est sûr.
49:36Et même des collectivités
49:38de recréer le bocage
49:39d'avant-remembrement.
49:40Ce qu'on veut juste,
49:41c'est avoir un bocage
49:42qui soit fonctionnel.
49:44Qu'on retrouve une continuité,
49:45qu'on retrouve
49:46une densité suffisante.
49:48Il faut aussi
49:49qu'on préserve
49:49ce qu'on a actuellement
49:50et qu'on arrive
49:50et qu'on arrive à bien
49:51entretenir le bocage
49:52qu'on a, en fait.
49:58Du coup,
49:58chêne vert,
49:59je ne savais pas trop
50:00si on protégeait ou pas.
50:01Tu me dis,
50:01ça va être un peu sensible.
50:02parce que les chevrois,
50:03ils vont tapaitre dedans,
50:06sinon.
50:06Ok.
50:10Léa recrée 15 kilomètres
50:11de bocage par an.
50:17Depuis peu,
50:18elle n'a plus besoin
50:19de faire de la publicité
50:20pour ses replantations.
50:21Les volontaires
50:22viennent à elle
50:22plus spontanément.
50:23Malgré ces efforts,
50:3920 000 kilomètres de haies
50:40continuent de disparaître
50:41chaque année en France.
50:44Et aujourd'hui,
50:46on en connaît précisément
50:47les conséquences.
50:50Quand on sait
50:50que les arbres
50:51permettent aussi
50:52de créer de l'oxygène
50:53et d'avoir une atmosphère
50:54qui est respirable,
50:55que l'arbre permet
50:56de nous chauffer.
50:57On peut avoir
50:58des oiseaux
50:59qui vont nicher
50:59dans le houppier,
51:01des milliers d'insectes
51:02qui vont se balader
51:03sur l'arbre.
51:05Au niveau racinaire,
51:06on peut avoir
51:06vraiment une biodiversité
51:07de folie aussi
51:08en sous-sol.
51:10C'est juste fou
51:10tout ce que ça apporte
51:11en fait,
51:12un arbre.
51:13C'est vraiment
51:14un couteau suisse.
51:15Donc,
51:16replanter des couteaux suisses,
51:17c'est intéressant.
51:23Sous-titrage
51:28Sous-titrage
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