- il y a 1 heure
Au programme de ce nouveau numéro de Et Maintenant!, La France Insoumise sur le banc des accusés. Cette semaine, l’enquête s’est poursuivie autour du meurtre du militant identitaire Quentin Deranque, 23 ans, passé à tabac et battu à mort la semaine dernière en marge d’une conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan à Sciences Po. Les heures et les jours qui ont suivi ont donné lieu à de très fortes tensions dans la classe politique. On parlera également des municipales, on s'intéressera plus particulièrement à la mairie de Nice et de Paris. Puis, on essayera de comprendre pourquoi les millionnaires ne payent pas d’impôt sur le revenu, et on verra enfin si tout est oublié et pardonné entre la France et l'Algérie. Année de Production :
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00:10Amis tes spectateurs, bonjour, j'espère que vous êtes en forme, vous regardez Et Maintenant,
00:14l'émission qui revient avec plaisir et avec vous sur l'actualité politique de la semaine,
00:17vous connaissez le principe, hashtag Et Maintenant, si vous souhaitez réagir avec nous aujourd'hui,
00:23du talent, de l'audace et de l'intelligence, ils vont nous faire oublier la pluie et cet hiver
00:28qui n'en finit pas, on est avec Christophe Bourseiller, bonjour Christophe, vous êtes écrivain
00:32historien, président de l'Observatoire des extrémismes et des signes émergents, votre
00:37dernier livre s'intitule Les Le Pen, une famille française, c'est à retrouver chez Perrin,
00:43merci d'être là Christophe, bonjour Kytry de Villepin, militante associative, ravie de vous
00:47retrouver dans cette émission, Pascal Bruckner, bonjour, c'est votre première ici, philosophe
00:52et romancier, vous publiez le livre de Mères inconnues, un ouvrage dans lequel l'auteur
00:58c'est vous, et le narrateur revient sur sa relation avec sa mère, vous y dressez au
01:02passage, ça vous reporterait de l'université française, Roland Barthes, Deleuze, Lacan,
01:08c'est à lire chez Grasset, merci d'être là.
01:11Bonjour Dina Cohen, vous êtes journaliste politique à l'Opinion, ravie de vous retrouver.
01:16Dans cette émission, on vous dira qui sera le prochain maire de Paris, mais aussi celui
01:21de Nice et de plein d'autres communes, restez avec nous, vous saurez tout, on essaiera de
01:24comprendre pourquoi les millionnaires ne paient pas d'impôts sur leurs revenus, on verra
01:29enfin si tout est oublié, tout est pardonné entre la France et l'Algérie.
01:34La séance est ouverte.
01:35Bonjour Président Larcher.
01:36Mais d'abord, la France insoumise sur le banc des accusés.
01:39Cette semaine, l'enquête s'est poursuivie autour du meurtre du militant identitaire
01:43Quentin Deranque.
01:4423 ans passée à tabac et battue à mort la semaine dernière en marge d'une conférence
01:49de leur députée insoumise Rima Hassan, c'était à Sciences Po Lyon.
01:53Les heures qui ont suivi ont donné lieu à de très fortes tensions dans la classe politique.
02:00Aucun insoumis n'est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences.
02:04Et si nous combattons l'extrême droite et les groupuscules fascistes violents autour d'elle,
02:09c'est précisément car il glorifie la mort et la brutalité, érige le racisme en principe
02:14et qu'il n'y a pas plus anti-républicain que cela.
02:17Madame la Présidente Panot, ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abject.
02:28Il peut y avoir des divergences politiques, mais lorsqu'on est un humaniste,
02:33c'est-à-dire que lorsqu'on est attaché à l'être humain, à l'homme,
02:36on n'oppose pas un mort à un autre mort, à un assassinat, à un autre assassinat.
02:43Ce qu'on peut dire, ce qu'on sait au moment où on se parle,
02:45c'est que deux collaborateurs parlementaires du député insoumis, Raphaël Arnaud,
02:49ont été mis en examen pour homicide volontaire ou complicité
02:53et LFI, Dina, qui maintient son soutien pour le moment au député Raphaël Arnaud.
02:58Oui absolument, on a bien vu depuis le début de la semaine,
03:02en fait, il y a plusieurs étapes dans ce qu'on peut dire de la France insoumise cette semaine,
03:07c'est que dans un premier temps, la France insoumise a tout de suite été accusée
03:11d'avoir des liens avec la jeune garde et d'avoir surtout entraîné,
03:15par sa parole, par ses méthodes de violence verbale, de brutalisation du débat,
03:21le passage à tabac de l'étudiant et militant nationaliste Quentin Doranque.
03:26Ce qui s'est passé au fil de la semaine, c'est qu'en fait, on a vu LFI,
03:30au-delà du lien entre leur méthode et ce qui s'est passé,
03:34on a vu LFI refuser de prendre ses distances avec la jeune garde,
03:38la jeune garde qui est donc l'organisation qui se revendique comme antifasciste
03:43et dont des membres sont impliqués dans le passage à tabac de Quentin.
03:46C'est où on va faire, on te remet un petit peu la parole, Dina,
03:50c'est une affaire insoumise, c'est une affaire France insoumise,
03:52Pascal Bruckner, cette affaire. On le rappelle, le député insoumis
03:55n'est pas directement mis en cause par la justice.
03:58Raphaël Arnaud.
03:59Oui, alors au-delà des faits et du mimétisme évident
04:02entre les identitaires et la jeune garde,
04:05ce qu'on remarque dans cette affaire, c'est qu'il y a deux extrêmes droites en France.
04:09Il y a une extrême droite de droite et une extrême droite de gauche.
04:11Et pour moi, la France insoumise, depuis au moins dix ans,
04:15est un parti fasciste rouge.
04:17Alors c'est un concept qui a été forgé pendant les années mussoliniennes.
04:22qui a été repris par des sociologues, par Habermas, par Victor Klamperer.
04:28C'est-à-dire, c'est le rapprochement entre les deux grandes idéologies,
04:32le fascisme et le communisme.
04:34Vous savez, il y a la fameuse phrase de Pasolini,
04:38le fascisme reviendra, il sera antifasciste.
04:40Vassili Grossman, dans Vie et Destin, explique,
04:43il y a un officier nazi qui est fait prisonnier par les bolcheviques
04:47et il dit, vous allez nous tuer, mais nous ressusciterons à travers vous.
04:51Et donc, la France insoumise, pour moi, a tous les traînes à parties d'extrême droite.
04:58Culte du chef, absence de démocratie interne, fascination pour les régimes autoritaires,
05:03et puis cerise sur le gâteau, antisémitisme passionnel.
05:07Je rappelle que la jeune garde, il y a quelques années,
05:08avait poursuivi un jeune juif dans le métro.
05:11Son seul crime, c'est qu'il était juif, il portait sans doute une kippa,
05:14et donc il fallait le passer à tabac.
05:16– Christophe, sur le point de vue de l'historien,
05:19et puis de l'observatoire aussi, l'observateur des extrémistes que vous êtes,
05:22le parallèle que fait Pascal entre l'extrême droite et LFI,
05:26qu'est-ce que ça vous inspire ?
05:27– Ça m'inspire que c'est peut-être un petit peu outrancier,
05:31je comprends les arguments de Pascal Bruckner,
05:33ça me paraît un petit peu outrancier.
05:34Ce qui est certain, c'est que LFI est un mouvement
05:37qu'on peut classer à la jointure, on pourrait dire,
05:39de la gauche de la gauche et de l'extrême gauche.
05:41C'est un mouvement qui se définit aujourd'hui
05:43comme un mouvement révolutionnaire de masse,
05:46c'est eux qui le disent,
05:47avec un pied dans l'institution, un pied dans la rue,
05:50et il est certain que ce qui vient d'arriver,
05:53ce drame épouvantable,
05:54ce meurtre commis par des militants de la jeune garde,
05:57semble-t-il,
05:58ce meurtre vient évidemment contrecarrer
06:00tout un narratif de LFI,
06:02puisque dans la période présente,
06:04depuis le début de janvier,
06:06LFI était en train de lisser son image,
06:08on avait vu une image sur Instagram de Mélenchon
06:11assis sur un fauteuil en train de caresser un chat,
06:13et donc il y avait cette idée de donner une image humaniste
06:16et modérée en vue des élections municipales,
06:19alors que là, ce meurtre commis dans la proximité de LFI,
06:24évidemment, force LFI à se radicaliser
06:27et force LFI à afficher un visage radical.
06:30Donc pour eux, c'est évidemment une très mauvaise nouvelle.
06:32Maintenant, ce qui est sûr,
06:33c'est que les gens qui sont impliqués
06:36sont probablement proches de la jeune garde,
06:39que la jeune garde est alliée politiquement à LFI.
06:41La jeune garde, c'est quoi ?
06:42C'est une centaine de personnes ?
06:43La jeune garde antifasciste,
06:44c'est un groupe qui est né très rapidement,
06:45qui est né en 2018,
06:47c'est un groupe d'environ 100-200 personnes
06:49qui est actif à Paris, Lyon et Strasbourg,
06:51voilà, principalement,
06:52et c'est une petite ligue
06:54qui passe son temps à courir après.
06:56Alors au départ,
06:56ils faisaient la guéguerre avec l'extrême droite,
07:00et puis ils ont élargi,
07:02ils se sont mis à défendre le droit des femmes
07:03à porter le voile,
07:04ils se sont mis à défendre,
07:06à lutter contre l'islamophobie,
07:07et puis ils se sont mis à assimiler
07:09tous ceux qui étaient pour Israël
07:11à des fascistes.
07:12Et donc, d'où le fait divers
07:14que vous avez raconté, Pascal.
07:16Je vous donne la parole dans une seconde,
07:17qui triche,
07:17j'aimerais qu'on écoute Jean-Luc Mélenchon,
07:19juste avant.
07:19Jean-Luc Mélenchon,
07:20qui a déclaré cette semaine
07:21qu'il condamnait la violence politique,
07:23mais il a donc aussi fait bloc
07:24aux côtés de la jeune garde.
07:26Écoutez, Jean-Luc Mélenchon.
07:28La jeune garde,
07:29nous ne nous sommes pas cachés.
07:31Nous admirions ces jeunes gens.
07:33Et nous gardons, pour eux,
07:35une grande affection.
07:36Et je le dis aussi
07:37pour les autres mouvements antifas.
07:40Même si nous ne sommes pas d'accord.
07:41Même si vous nous traitez
07:43à intervalles réguliers
07:44de sociodémocrates ramollis.
07:46Et ainsi de suite.
07:48Nous savons que nous avons une différence.
07:50De même,
07:51nous ne voulons pas être classés extrême gauche
07:53parce que nous ne sommes pas à l'extrême gauche
07:54et que nous avons une divergence avec eux.
07:56Comment vous expliquez ce soutien,
07:58presque à tout prix,
07:59de Jean-Luc Mélenchon à la jeune garde,
08:00quand il dit
08:01qu'on ne veut pas être classés
08:03à l'extrême gauche ?
08:04Moi, je ne m'explique pas
08:05cette phrase de Jean-Luc Mélenchon
08:07comme je ne m'explique pas non plus
08:09l'intervention hier
08:09de Manuel Bompard
08:11sur France Info
08:12qui dit que, en fait,
08:13ce ne sont pas des militants insoumis.
08:15En fait,
08:16quand on est responsable
08:17d'un parti politique,
08:18c'est vrai qu'on ne choisit pas
08:19les gens qui vont prendre leur carte
08:20parfois sur Internet
08:21et qui vont devenir des militants.
08:22Et parfois,
08:22il y a effectivement
08:24des personnes déséquilibrées,
08:27inacceptables.
08:27Sauf que ce n'est pas la même chose
08:29quand on parle de collaborateurs
08:30qui, certes,
08:32en termes de droit juridique,
08:33sont les employés
08:35de droit privé
08:36d'un parlementaire,
08:37mais dans le cas
08:38des personnes
08:39qui sont aujourd'hui
08:40mises en examen
08:42dans l'affaire du lynchage
08:43de Quentin de Ranck,
08:44c'est des collaborateurs
08:45qui ont été choisis.
08:46C'est comme des investitures.
08:48Le parti choisit
08:49d'investir certaines personnes
08:51plutôt que d'autres.
08:51Donc, vous ne comprenez pas
08:52ce soutien à tout prix ?
08:53Donc, je ne comprends pas
08:54ce soutien.
08:55Et, en revanche,
08:57j'aimerais qu'on remette
08:57un peu l'Église
08:58au milieu du village
08:59sur les violences
09:00en politique,
09:01quand même.
09:02Et je crois qu'il faut
09:05retrouver aussi
09:05un peu de mesures.
09:06Aujourd'hui, en France,
09:0790% des meurtres idéologiques
09:10sont commis
09:11par l'extrême droite.
09:12Aujourd'hui,
09:13les renseignements territoriaux,
09:14ils sont très inquiets,
09:16notamment de l'embrigadement
09:18par les vagues aussi
09:19de masculinisme
09:20via les réseaux sociaux
09:21qui embarquent
09:21et qui entraînent
09:22des jeunes gens.
09:23Et donc, je pense que
09:24la menace aujourd'hui
09:25en France,
09:26elle est clairement,
09:27et on l'a vu
09:28depuis l'été 24,
09:29les groupes néo-fascistes
09:32ont un peu le vent
09:34dans le dos,
09:36manifestent à longueur
09:37de journée
09:38dans plein de villes de France,
09:39à Paris, à Lyon.
09:41C'est ça qui menace
09:42quand même aussi
09:43notre société.
09:43C'est la violence politique,
09:44c'est le retour
09:45de la violence politique
09:46à ce qu'elle n'avait jamais
09:47disparu, d'ailleurs.
09:48Vous parlez d'un retour ?
09:49Je ne crois pas
09:50qu'il y ait une menace
09:50plus forte que l'autre.
09:51Je crois qu'en l'occurrence,
09:52on est face à deux extrêmes
09:53de force égale,
09:56deux forces activistes
09:58de taille égale
09:59qui s'affrontent
10:00dans les rues
10:01depuis plusieurs années.
10:02Je ne dirais pas
10:03qu'il y en a un
10:03qui est plus gentil que l'autre
10:04ou l'autre qui est plus gentil
10:05que l'un.
10:06En revanche,
10:06pour expliquer peut-être
10:07très rapidement
10:09le fait que la France insoumise
10:10se soit alliée
10:11à la jeune garde,
10:11il faut bien comprendre
10:12quel est le message politique
10:13de la France insoumise.
10:14C'est-à-dire qu'ils disent
10:15maintenant,
10:15il faut inventer
10:16une gauche radicale
10:18de type nouveau
10:18propre au XXIe siècle
10:20et donc,
10:20il faut oublier
10:21les querelles d'hier.
10:22Or,
10:23la France insoumise,
10:24elle est structurée
10:25plutôt par l'esprit
10:26des Lambertistes,
10:27des trotskistes-lambertistes,
10:28alors que la jeune garde,
10:29elle provient du NPA,
10:31nouveau parti anticapitaliste,
10:32et donc plutôt
10:33l'autre famille,
10:34trotskistes.
10:34Et donc,
10:34l'idée,
10:35c'est de dire
10:35maintenant,
10:36tous ensemble,
10:37tous ensemble,
10:38on réunit les deux familles
10:39pour aller inventer
10:41une extrême gauche
10:42de type nouveau.
10:43Voilà pourquoi
10:43il y a eu cette alliance.
10:44Pascal,
10:44vous connaissez ça par cœur,
10:46toutes ces histoires
10:46de violences politiques.
10:47Pour vous,
10:48est-ce qu'il y a quelque chose
10:48de nouveau dans la séquence,
10:50dans le moment
10:51qu'on vit actuellement ?
10:52Ce qu'il y a de nouveau,
10:53c'est la confusion des termes.
10:54C'est pour ça que le mot antifa,
10:55pour moi,
10:56me paraît tout à fait faux,
10:57parce que les nervis
10:58de la jeune garde
10:59sont assimilables
11:01aux vieilles milices
11:02de l'extrême droite
11:03de l'avant-guerre.
11:04Mais,
11:06ce qui est,
11:09ça me rappelle aussi beaucoup
11:10les luttes des gauchistes.
11:11J'étais assencié,
11:12les trotskistes
11:13et les maots
11:13s'affrontaient
11:14à coups de barre de fer,
11:15il y avait des blessés.
11:17Et puis,
11:18toute ma jeunesse,
11:19ça a été des combats
11:20des militants
11:23contre la police
11:24ou contre les fascistes.
11:25Donc, il y a un nouveau
11:26sous le soleil.
11:27Il y a un nouveau sous le soleil,
11:28si quand même,
11:28parce que LFI
11:30a une place prééminente
11:31à gauche,
11:31c'est le surmoi de la gauche
11:32et on voit quand même
11:34Cormier Raphaël Glucksmann
11:35qui, sur ce plan,
11:36est absolument impeccable.
11:38Toutes les autres formations,
11:39le Parti Socialiste,
11:40les écologistes...
11:41François Hollande
11:41a condamné quand même...
11:42Et François Hollande,
11:43François Hollande,
11:43c'est vrai,
11:44sont quand même
11:45très attirés
11:46par la brutalité
11:49de Mélenchon,
11:51son verbe.
11:52Alors, Mélenchon,
11:53je ne sais pas
11:53si ça va faire bondir
11:54Christophe Bourseiller,
11:55me rappelle un peu
11:57Jacques Doriot,
11:58toute proportion gardée.
11:59D'abord,
11:59il en a le physique,
12:00vous regardez les photos,
12:02j'étais dans le bus,
12:03je regardais encore...
12:04On ne va pas
12:04s'en prendre au physique quand même.
12:05Non, non, non,
12:06mais c'est...
12:06Jacques Doriot
12:07était un colosse de deux mètres,
12:09ce n'est pas le cas
12:09de Jean-Luc Mélenchon.
12:10Non, non, pas...
12:11Non, non, non.
12:11Mais il y a cet homme
12:15qui n'a pas reçu sa place
12:17à gauche.
12:18François Mitterrand,
12:19qui avait jugé Mélenchon
12:20à sa juste mesure,
12:22ne l'a pas nommé ministre,
12:23il l'a nommé secrétaire d'État
12:24à l'enseignement technique.
12:26Lionel Jospin, pareil.
12:27Et Mélenchon est un homme
12:28qui a une revanche à prendre.
12:30Il a une revanche à prendre
12:31et on sent...
12:32Il sait très bien
12:32qu'il ne sera jamais
12:33élu président,
12:34mais on sent qu'il joue
12:35ses dernières cartes,
12:36quitte à s'allier
12:37avec le diable.
12:38Et là, il aurait dû,
12:39évidemment,
12:39comme l'ont dit
12:42mes camarades sur ce plateau,
12:43il aurait dû désavouer
12:44la jeune garde.
12:47Mais il veut bordéliser la France,
12:49il le dit,
12:49je suis le bruit et la fureur.
12:51Et ça rappelle,
12:52effectivement,
12:52un tout petit peu,
12:54toute proportion gardée,
12:55ce qui s'est passé
12:55avant la seconde guerre.
12:57Vous avez prononcé un mot,
12:58vous avez dit le diable.
12:59Et c'est intéressant
12:59parce que, justement,
13:00il y a toute cette question
13:01de la diabolisation.
13:02J'aimerais qu'on écoute
13:03Jordan Bardella.
13:04On est à trois semaines
13:05à peu près des élections municipales
13:07et certains parlent
13:08de récupération politique.
13:09Écoutez,
13:10Jordan Bardella
13:10qui clairement accuse aujourd'hui
13:12la France insoumise
13:14des dérives auxquelles on assiste.
13:16Écoutez.
13:18J'appelle donc
13:19à constituer un véritable cordon sanitaire
13:22pour isoler la France insoumise
13:24et la tenir à l'écart des institutions,
13:26que ce soit à l'Assemblée nationale
13:28où ses députés siègent
13:29dans de nombreuses instances
13:30ou en vue des prochaines élections municipales.
13:33Ce qu'on entend là, Dina,
13:34c'est le diable,
13:35c'est plus Le Pen,
13:36c'est Jean-Luc Mélenchon.
13:38C'est ce qu'essaye de faire croire
13:39ces pensées Jordan Bardella.
13:40Je pense que c'est un des éléments capitaux
13:42de ce qui se passe cette semaine.
13:43Et on parlait de la phrase
13:45de Jean-Luc Mélenchon
13:46je ne crois pas que la France insoumise
13:48soit forcée d'à nouveau se radicaliser
13:51après une tentative de modération.
13:52Je pense que Jean-Luc Mélenchon
13:54fait un choix délibéré
13:55qui est d'organiser un duel
13:57qu'il veut depuis des années
13:58avec le RN.
13:59Or, plus il se radicalise,
14:01plus il sait qu'il va réussir
14:02à installer ce duel
14:03parce qu'on voit bien Jordan Bardella
14:05qui surfe dessus
14:06pour essayer d'installer
14:08une nouvelle forme de cordon sanitaire,
14:09une nouvelle forme de front républicain,
14:11tous au FAFI,
14:12tous contre LFI.
14:13Et on voit que cet argument fonctionne
14:15et que les deux marchent
14:17de manière symétrie.
14:18Absolument.
14:19On parle souvent des insoumis
14:21comme étant les idiots utiles du RN.
14:23Mais d'une certaine manière,
14:24c'est vrai parce que Jean-Luc Mélenchon
14:25est persuadé
14:26que c'est peut-être sa planche de salut
14:28pour essayer d'accéder au pouvoir.
14:30Et Jordan Bardella, de l'autre côté,
14:31sait pertinemment
14:32que plus LFI sera diabolisé,
14:34plus le RN sera normalisé.
14:36Et je termine juste là-dessus.
14:36Mais c'est quelque chose
14:38que le bloc central subit beaucoup.
14:40Quand je dis le bloc central,
14:41je pense notamment au macroniste,
14:43au Modem, aussi à Édouard Philippe.
14:44Mais ils sont assez inaudibles
14:45ces jours-ci.
14:46Ils sont inaudibles
14:46parce qu'ils sont contraints
14:48de basculer dans une forme de ni-ni,
14:49ni RN, ni LFI.
14:51Mais ils savent que le match
14:52est en train de se jouer sans eux.
14:54Parce que, justement,
14:55on est dans ces deux radicalités
14:56et qu'eux ont de plus en plus
14:57un rang de spectateurs.
14:58Il y a une récup du côté du RN
15:00qui trie ?
15:01Je trouve qu'on vit un cauchemar
15:03et dans une certaine mesure,
15:04on vit un peu ce qui s'est passé
15:06très récemment aux Etats-Unis
15:07avec l'assassinat de Charlie Kirk.
15:08C'est-à-dire qu'il y a aussi
15:10profité d'un moment politique,
15:13de grandes émotions
15:15complètement légitimes.
15:16Je pense qu'on a tous vécu
15:17un cauchemar.
15:18Des jeunes qui s'affrontent
15:19et un qui reste au sol
15:20et qui meurt,
15:21c'est un cauchemar.
15:22Mais il y a une récupération,
15:24une instrumentalisation politique
15:26absolument massive
15:27à l'heure, encore une fois,
15:28où le RN, l'extrême droite,
15:31est dans les sondages
15:32entre 35% et 40%
15:34des intentions de vote,
15:35notamment pour la présidentielle.
15:37Donc il y a une menace manifeste
15:39une probabilité
15:40que l'extrême droite
15:41gouverne dans un an
15:42la France.
15:44C'est un fait majeur.
15:45On voit encore une fois
15:46une dégradation
15:47et moi, je trouve
15:48qu'on est absent du débat.
15:51Les manifestations,
15:53notamment, moi,
15:53que j'ai vues de mes propres yeux
15:54à Paris ces dernières années,
15:57depuis l'été 24,
15:59des groupuscules
16:00d'extrême droite manifestent
16:01dans Paris,
16:02complètement cagoulées,
16:04encadrées par des policiers.
16:05Oui, enfin, on en parle aussi.
16:06J'aimerais qu'on en parle aussi
16:07parce que moi,
16:08personnellement, en tout cas,
16:09je sens que notre société
16:12est menacée
16:13par cette libération aussi,
16:15cette désinhibition.
16:16Le 17 janvier dernier,
16:18dans le 5e arrondissement,
16:19il y avait une manifestation
16:20pour la Sainte-Geneviel.
16:22Il fallait voir
16:23cette marche au flambeau,
16:24les slogans
16:25absolument abjects,
16:26ces personnes
16:27qui étaient encore une fois
16:28masquées.
16:30Il faut bien mesurer
16:31le climat
16:32dans lequel on est.
16:33Christophe,
16:34juste pour remercier
16:34sur ce que dit Kittery,
16:35il y a un moment,
16:36Charlie Kirk en ce moment
16:38en France.
16:38C'est un moment trumpiste,
16:39c'est ce que vous disiez,
16:40Kittery.
16:41Vous êtes d'accord avec ça ?
16:42C'est-à-dire qu'il y a
16:43évidemment le modèle Trump
16:44qui aujourd'hui
16:45commence à prévaloir
16:46dans une grande partie
16:48de la droite radicale
16:49en France,
16:50indéniablement.
16:51C'est sûr que même
16:52au sein du RN,
16:53encore plus du côté
16:54de Reconquête
16:55ou dans la droite de LR,
16:56il y a vraiment
16:57une fascination pour Trump
16:58et l'envie d'imiter ça
17:00et une radicalisation aussi.
17:01C'est vrai.
17:02Vous savez,
17:02il suffit de voir
17:03l'Assemblée nationale
17:04de 2024
17:04où finalement
17:05la force la plus puissante
17:06à gauche,
17:07c'est la France insoumise,
17:08c'est-à-dire la gauche
17:09de la gauche
17:09et la force la plus puissante
17:10à droite,
17:11c'est le RN,
17:12la droite de la droite.
17:12Il y a là un indice
17:14d'extrémisation,
17:14de polarisation
17:15de la vie politique française.
17:17Mais il y a une chose
17:17qu'il faut dire,
17:18c'est peut-être une information
17:19pour prendre un peu de recul
17:20par rapport à ça,
17:21c'est le fait
17:22qu'il y a un scénario
17:23qui circule aujourd'hui
17:24dans l'extrême gauche
17:25qui dit finalement
17:27le RN va venir au pouvoir
17:29en 2027
17:30et nous,
17:31on va en profiter
17:31pour impulser
17:32une crise sociale
17:34qui nous permettra
17:35d'enclencher
17:35un processus révolutionnaire.
17:37Donc aujourd'hui,
17:37il y a un peu
17:38la tentation du pire
17:39pour essayer
17:40de parvenir à leur fin
17:41et pourquoi pas
17:42Mélenchon venant au pouvoir
17:44à ce moment-là
17:44dans le cadre
17:45de ce processus
17:47insurrectionnel
17:48face au RN.
17:50Vous voyez,
17:51il y a là
17:51un scénario du pire
17:52qui circule.
17:53C'est ça,
17:54les deux extrêmes
17:54s'alimentent,
17:55vous êtes d'accord
17:55avec cette analyse ?
17:56Oui, oui,
17:57c'est sauf Bourseiller
17:58a parfaitement raison
17:59et d'ailleurs,
17:59quand on regarde
18:00CNews,
18:01on s'aperçoit
18:02que les chroniqueurs,
18:03surtout le soir,
18:04sont très élogieux
18:05sur Mélenchon.
18:06C'est-à-dire,
18:06ils le ramènent
18:07en permanence
18:07au centre des débats
18:09et ils font valoir
18:10ses qualités d'orateur,
18:11sa culture française,
18:12ils parlent très bien,
18:13c'est-à-dire,
18:14il est un peu
18:14sur ce plan-là
18:15l'héritier de Jean-Marie Le Pen
18:16et parce qu'ils veulent,
18:18ils veulent cet affrontement
18:19dont ils sortiront gagnants.
18:21Alors,
18:21pour être tout à fait honnête,
18:23les groupuscules
18:23d'extrême droite
18:24n'aiment pas l'ERN.
18:26J'entendais
18:26Jean-Philippe Tanguy
18:27sur LCI
18:28il y a deux jours
18:29expliquer
18:30qu'il était sans arrêt
18:31insulté
18:31par ces groupuscules
18:33qui trouvaient l'ERN
18:34trop mou,
18:35trop lisse,
18:35trop gentil,
18:37trop favorable
18:37à la République.
18:40mais effectivement,
18:42ce scénario-là
18:43est tout à fait plausible
18:44l'arrivée au pouvoir
18:45de Jean-Dan Bardella
18:47qui n'est pas Trump,
18:47il n'y a pas de Trump français.
18:49Le problème,
18:49quand on entend Zemmour
18:51ou Marion Maréchal
18:52faire l'éloge de Trump,
18:53ils n'ont pas la carure,
18:55la démesure,
18:56la folie du personnage
18:57qui ne peut être qu'américain
18:58mais c'est vrai
18:59que si l'ERN
19:00arrive au pouvoir,
19:01ça va être le chaos
19:02dans toutes les rues de Paris
19:05et de France
19:06parce que l'extrême gauche
19:08va tenter de faire
19:10un coup de force
19:12par l'émeute.
19:13On va écouter Emmanuel Macron
19:14qui s'est également exprimé,
19:15il appelle les extrêmes
19:17entre guillemets
19:18à faire le ménage.
19:19Écoutez le chef de l'État.
19:20Rien ne saurait justifier
19:22l'action violente.
19:24Rien.
19:25Et donc à chaque fois
19:25qu'il y a des gens
19:26qui vous expliquent
19:27qu'ils ont mis en place
19:28des milices
19:29pour faire de l'autoprotection,
19:30qu'il y a telle ou telle chose
19:31parce qu'il y aurait
19:32de l'autre côté
19:33un discours de violence
19:35et qu'il la légitime,
19:37ils ne commettent pas
19:37simplement une faute politique,
19:39ils commettent une faute morale
19:40et ils créent les conditions
19:41de ce qui arrive.
19:41Donc tout le monde,
19:42partout,
19:43doit faire en effet
19:43le ménage.
19:44En République,
19:45il n'y a pas de place
19:46pour les mouvements
19:47qui adoptent la violence,
19:49qui légitiment la violence.
19:51Dina,
19:52ce qui est intéressant,
19:52c'est qu'on a entendu
19:54Sébastien Lecornu
19:55un peu plus tôt.
19:56Sébastien Lecornu,
19:57lui, avait ciblé
19:58sur LFI
19:59et Emmanuel Macron
19:59change un peu
20:01le braquet,
20:01ils disent
20:01bon,
20:01tous les extrêmes
20:03doivent faire le ménage.
20:04Oui, absolument,
20:04il y a vraiment
20:05cette volonté
20:05dans le bloc central
20:06de les renvoyer
20:07dos à dos
20:08justement parce qu'il y a
20:09cette crainte
20:09de tellement diaboliser
20:11LFI
20:11que ça banaliserait
20:12le RN.
20:13Simplement pour revenir
20:13à la fois sur ce que dit
20:14Emmanuel Macron
20:15sur les groupuscules.
20:16Il ne faut pas être dupe
20:18sur le jeu qu'il y a
20:19entre les groupes
20:20d'ultra-droite
20:21et le RN.
20:22C'est-à-dire que
20:22le RN veut
20:24se distancier
20:25de ces groupes
20:25d'ultra-droite
20:26pour continuer
20:27dans cette image
20:28de normalisation
20:29en contraste
20:30avec la diabolisation
20:31de LFI
20:31qui justement
20:32est rapprochée
20:33de la jeune garde
20:33et ne dément pas ses liens.
20:35On a vu Jordan Bardella
20:36sur la manifestation
20:37prévue,
20:38le rassemblement à Lyon
20:39prévu samedi après-midi
20:40qui a appelé le RN
20:41et ses élus
20:42à ne pas s'y rendre.
20:43Il y a une volonté
20:44de ne pas faire partie
20:46des débordements
20:46mais tout ça
20:47n'est évidemment
20:48que de façade
20:49et il ne faut pas être dupe
20:50sur les liens
20:50qui unissent quand même
20:52cette ultra-droite
20:53au RN
20:54et aussi sur le fait
20:55que les militants
20:56d'ultra-droite
20:57même s'ils trouvent
20:57le RN trop mou
20:58à la fin
20:59pour qui ils vont voter
21:00quand même
21:00même si c'est par défaut
21:01ce sera pour le RN
21:02bien sûr.
21:03On est à trois semaines
21:03des élections municipales
21:04je voulais vous montrer
21:05ce sondage
21:0561% des français
21:07envisagent de faire
21:08barrage à la France insoumise
21:10c'est un sondage
21:10Odoxa publié
21:11dans le Figaro
21:13on atteint un palier
21:15dans le renversement
21:16peut-être des alliances
21:17et du cordon sanitaire
21:18qui trie aujourd'hui ?
21:21On peut revenir quand même
21:22sur Macron
21:23deux secondes ?
21:23On peut revenir sur
21:24ce que vous voulez
21:24mais j'aimerais vous faire
21:25commenter aussi ce sondage
21:26qui est très important.
21:27Juste deux secondes sur Macron
21:28pour moi c'est un peu
21:29une blague
21:30de voir le président
21:32de la République
21:32avec
21:33le président de la République
21:34était incapable
21:35de condamner
21:36Alexandre Benalla
21:36à l'époque
21:37où Alexandre Benalla
21:38était à frapper
21:39un étudiant
21:41place de la contre-escarpe
21:42et donc c'est marrant
21:43ces grands voeux
21:45sur la non-violence
21:46en politique
21:46je pense qu'en tant
21:47que président de la République
21:48il avait eu l'occasion
21:49justement de dire
21:50qu'en politique
21:51la violence
21:51n'a vraiment
21:53pas sa place
21:54et en politique
21:54on sait
21:55que la faim
21:56justifie les moyens
21:58mais que les moyens
21:59préfigurent la faim
21:59et je pense que c'est
22:00une alerte
22:01pour l'ensemble
22:02le président de la République
22:03y compris
22:03l'ensemble des responsables
22:04politiques aussi
22:05de dire
22:06on a tous
22:07une responsabilité
22:08collective
22:09sur le climat
22:10de la politique
22:11en France
22:12et aussi
22:12comment est-ce qu'on répond
22:13à une aspiration
22:15manifeste
22:15de la jeunesse
22:16à s'engager
22:17pour moi
22:17l'histoire
22:18de malheureuse
22:19horrible
22:19de Lyon
22:20c'est aussi
22:21une faillite
22:22collective
22:23de permettre
22:24aux gens
22:24de s'engager
22:25aux jeunes générations
22:26de s'engager
22:26je vais poser la question
22:27à votre voisin
22:28du coup
22:2861% des français
22:29qui envisagent
22:30de faire
22:31barrage
22:31à la France insoumise
22:32c'est un renversement
22:33historique
22:34Christophe
22:35non
22:35c'est pas un renversement
22:36historique
22:36je crois pas
22:37je crois que là
22:37on est dans un épiphénomène
22:39les sondages
22:39vous donnent
22:40l'état de l'opinion
22:41à l'instant T
22:42et je crois qu'aujourd'hui
22:44on est juste à la veille
22:45des élections municipales
22:46et le fait est
22:47que dans beaucoup de villes
22:49il y a des alliances
22:49qui se vont
22:50des alliances
22:51qui s'annoncent
22:52des désistements
22:53qui se négocient
22:54et que la France insoumise
22:55est encore aujourd'hui
22:56inscrite
22:57dans ce grand concert
22:58complexe de la gauche
22:59il n'y a pas
23:00de cordon sanitaire
23:02à l'heure où je vous parle
23:02uniquement dans la bouche
23:04de François Hollande
23:05c'est un fait
23:06je vous donne des faits
23:08voilà
23:08de même qu'il y a encore
23:09un cordon sanitaire
23:10qui sépare le RN
23:11du reste de la droite
23:12même s'il est en train
23:13de se désagréger
23:13mais par contre
23:14du côté gauche
23:15le cordon sanitaire
23:16il est loin d'être établi
23:18aujourd'hui il y a encore
23:19une ambivalence
23:21c'est vrai qu'il y a
23:21beaucoup de gens de gauche
23:22modérés
23:23qui ont été choqués
23:24par ce meurtre
23:26et qui ont été choqués
23:27peut-être aussi
23:27par le manque d'empathie
23:28des dirigeants
23:30de la France insoumise
23:30après ce meurtre
23:32mais de là
23:33à remettre en question
23:35les alliances
23:36on n'en est pas encore là
23:37Allez autre sujet
23:38comment tourner la page
23:40en début de semaine
23:40le ministre de l'Intérieur
23:42Laurent Nunes
23:42était en Algérie
23:43pour tenter
23:44de recoller les morceaux
23:45avec le régime
23:46au menu des discussions
23:47lutte contre le terrorisme
23:49immigration illégale
23:50trafic de drogue
23:50le ministre de l'Intérieur
23:51qui a été reçu
23:52par le président
23:53Théboun
23:54écoutez
23:54Nous avons travaillé
23:56à mettre en place
23:58donc à réenclencher
23:59un dispositif
24:00de coopération sécuritaire
24:01de très haut niveau
24:02qui a porté
24:03à la fois
24:04sur la coopération judiciaire
24:05la coopération policière
24:06la coopération
24:07en matière de renseignement
24:09pour donc
24:12densifier
24:12ces relations
24:14reprendre des relations
24:15de sécurité
24:17normales
24:17Bon c'est un bon signe
24:18Pascal
24:19on peut dire
24:19tout est oublié
24:20tout est pardonné
24:21Ah non
24:22rien n'est oublié
24:23et du côté algérien
24:24il n'y a pas de pardon
24:25parce qu'on ne sait pas
24:26exactement en quoi
24:27consiste la faute
24:29à part la colonisation
24:30mais
24:31cette faute
24:32appartient maintenant
24:33à l'histoire
24:35mais manifestement
24:35pour les algériens
24:36c'est une mémoire vive
24:37qu'ils réactivent
24:39jour après jour
24:40c'est ce que
24:40Emmanuel Macron
24:41a appelé
24:41la rente mémorielle
24:42alors il faut savoir
24:43d'abord
24:44que la coopération sécuritaire
24:45n'a jamais cessé
24:46entre la France
24:46et l'Algérie
24:47puisqu'ils ont
24:47des intérêts communs
24:49notamment
24:49pour le terrorisme islamiste
24:52mais je ne vois pas
24:53exactement
24:53quel est le sens
24:54de ce voyage
24:55qu'est-ce que ça a apporté
24:57s'il était revenu
24:58si Laurent Nunez
24:59était revenu
24:59avec Christophe Gleize
25:00j'aurais dit chapeau
25:01alors là très bien
25:02bon alors
25:03il faut peut-être
25:04attendre que
25:04Frédéric Schmers
25:06nous aide
25:06et Christophe Gleize
25:08sera d'abord extradé
25:08à Berlin
25:09parce que vous faites référence
25:10à Bolem Sansal
25:11oui à Bolem Sansal
25:12mais toute cette affaire
25:13toute cette affaire
25:15je voulais intervenir
25:17tout à l'heure
25:17sur Macron
25:18quel échec
25:18quand même
25:19pour Macron
25:19que nous soyons
25:20confrontés
25:21aujourd'hui
25:22entre deux extrêmes
25:23le RN et LFI
25:24tout son mandat
25:26prend un sens négatif
25:28puisqu'il avait été
25:29précisément élu
25:30pour contrer les extrêmes
25:31alors sur l'Algérie
25:32je pense qu'il a fait
25:33une mauvaise analyse
25:33dès le départ
25:34il est peut-être
25:36trop jeune
25:36il n'a pas
25:37la connaissance
25:38des éléments
25:38il a voulu aligner
25:39la colonisation algérienne
25:41sur la seconde guerre mondiale
25:43en parlant de crimes
25:43contre l'humanité
25:44il a voulu faire
25:45pour l'Algérie
25:46ce que Chirac avait fait
25:47pour le Veldiv
25:48en France
25:49c'est-à-dire ?
25:50c'est-à-dire
25:51en faire un génocide
25:52et
25:53quels que soient
25:54les crimes commis
25:55par la France
25:56dans ce pays
25:58on n'est pas
25:59dans le génocide
26:01je vous rappelle
26:02que
26:03Bouteflika
26:03parlait de génocide
26:04de l'identité algérienne
26:06qu'on avait mis
26:08des félagas
26:08dans des fours crématoires
26:10enfin toute une métaphore
26:13issue de la Shoah
26:14et qui à mon avis
26:15ne s'applique pas
26:16du tout
26:16à ce pays
26:18mais
26:19donc Macron
26:20a fait une mauvaise analyse
26:21dès le départ
26:22il a sincèrement voulu
26:24se rabibocher
26:25avec
26:26Teboun
26:27je crois qu'il était
26:28le président algérien
26:29des sentiments amicaux
26:31et puis il a fait
26:32cette énorme boulette
26:33alors souvenez-vous
26:35en 22-23
26:36il s'est fâché
26:37avec le Maroc
26:37puis tout d'un coup
26:38il annonce
26:38ah non je reconnais
26:39la marocanité
26:40du Sahara occidental
26:41alors les Algériens
26:42sont furieux
26:43et
26:44Boilem Sansal
26:45et Christophe Gleize
26:46ont payé
26:47ce revirement
26:48en macronisme
26:48puisque nous avons
26:49un président
26:50qui est très brillant
26:51mais qui évidemment
26:52il lui arrive
26:53de changer souvent d'avis
26:54au gré
26:55des vents de l'histoire
26:56vous êtes
26:57aussi sévères
26:58que Pascal
26:59Christophe
26:59sur la politique algérienne
27:01d'Emmanuel Macron
27:01et de la France
27:02je dirais que
27:03oui alors ça je pense
27:04qu'effectivement
27:04Emmanuel Macron
27:05sur le plan
27:05de la politique étrangère
27:06a connu des revers
27:07alors j'imagine que
27:08quand on connaît
27:09un tel nombre de revers
27:10en politique internationale
27:11c'est qu'il y a un problème
27:12puisque je vous rappelle
27:13que la France a perdu
27:14un grand nombre d'alliés
27:15en Afrique
27:16un nombre considérable d'alliés
27:18donc la France est fortement
27:19affaiblie
27:20sur un plan international
27:21depuis l'arrivée de Macron
27:22et d'ailleurs
27:23la France est beaucoup moins écoutée
27:24sur un plan international
27:25elle est beaucoup moins entendue
27:27sur un plan international
27:28donc là c'est vrai
27:29qu'il y a un vrai problème
27:30maintenant
27:30le problème de l'Algérie
27:31c'est que je me suis fait
27:32un petit calcul
27:33avant de venir
27:34je me suis dit finalement
27:361962
27:36l'indépendance de l'Algérie
27:38c'était seulement
27:39il y a 64 ans
27:40c'est-à-dire qu'il y a encore
27:41des gens vivants
27:42qui ont vécu
27:44la guerre d'Algérie
27:44qui ont vécu
27:45l'Algérie française
27:46d'un côté
27:46la guerre d'Algérie de l'autre
27:47la révolte et tout
27:49et donc
27:49les coutons
27:50ne sont pas encore rentrés
27:51et je crois qu'en Algérie
27:52c'est encore très vivant
27:54il y a une rancœur
27:55il y a vraiment un sentiment
27:56guerre des mémoires
27:57il y a une guerre mémorielle
27:59qui est particulièrement
28:01forte en Algérie
28:01en France
28:02elle ne concerne guère
28:03aujourd'hui
28:03que les rapatriés
28:04mais en Algérie
28:06c'est quelque chose
28:06de très puissant
28:07encore de très fort
28:09et évidemment
28:10c'est difficile
28:10d'espérer
28:12encore
28:12une véritable réconciliation
28:15d'autant plus difficile
28:16que l'Algérie
28:17s'est dotée
28:17d'une gouvernance
28:18qui n'est plus
28:19vraiment démocratique
28:20on peut parler
28:20d'une démocrature
28:21avec Théboun
28:22puisqu'il a emprisonné
28:23Boilem Sansal
28:24puisqu'il ne tolère
28:25apparemment pas
28:26la liberté d'expression
28:27donc il y a là
28:28effectivement
28:28des obstacles
28:29très lourds
28:30et donc moi
28:30je ne vois pas
28:31une réconciliation réelle
28:32avant peut-être
28:33que les derniers
28:34survivants
28:35ne s'éteignent
28:36mais vous êtes quand même
28:37super pessimiste
28:38sur ce plateau
28:38tous les deux
28:39qui trie
28:40on peut parler quand même
28:41d'un premier signe
28:42de dégel
28:42dans les relations
28:43on écoute
28:44le ministre de l'Intérieur
28:45moi j'éprouve
28:46une forme de soulagement
28:47on tourne la page
28:49de Bruno Retailleau
28:50qui avait complètement
28:51hystérisé
28:52les débats
28:53qui braquaient
28:54la terre entière
28:55et je retrouve
28:56qu'on commence
28:57à sentir
28:58un début de retour
28:59vers l'art de la diplomatie
29:01censée être à la française
29:03donc je trouve ça
29:04plutôt rassurant
29:04vous avez cité
29:05Christophe Gleize
29:06on a beaucoup parlé
29:07de Boilem Sansal
29:07et on parle très peu
29:08de Christophe Gleize
29:09je trouve ça important
29:10de revenir
29:10sur qui est Christophe Gleize
29:12cet homme qui a fêté
29:14il y a deux semaines
29:14ses 37 ans
29:16qui est journaliste sportif
29:18qui était à Tizi Ouzou
29:19en Algérie
29:20pour faire un reportage
29:21sur la jeunesse
29:22qui joue au football
29:23en Kabylie
29:24qui est depuis
29:26632 jours
29:27privé de liberté
29:29et qui a été condamné
29:30il y a quelques mois
29:31à 7 ans de prison
29:32moi je pense que
29:33c'est important
29:34de retrouver
29:35ce dialogue diplomatique
29:36finalement
29:36cette langue
29:37de la négociation
29:39et faire sortir
29:40à tout prix
29:40et je ne dis pas ça
29:41contre l'Algérie
29:42je dis ça pour
29:43d'abord la liberté
29:44de la presse
29:45et de s'informer
29:46mais aussi
29:46pour une question
29:47de dignité humaine
29:48j'espère que
29:49tous les efforts
29:50sont faits
29:51pour penser
29:52et pour soutenir
29:53Christophe Gleize
29:53et ses proches
29:54on va écouter
29:54la mère de Christophe Gleize
29:55qui a écrit
29:56au président Théboud
29:57pour demander
29:57la grâce de son fils
29:58écoutez-la
29:59on garde espoir
30:01on est très optimiste
30:04vous savez que
30:05j'ai envoyé
30:07au président Théboud
30:08une lettre
30:09de demande de grâce
30:10le 10 décembre dernier
30:12nous savons
30:13qu'elle est bien arrivée
30:14et donc nous espérons
30:16qu'il va pouvoir
30:18accéder
30:19à ma demande
30:20un geste
30:21d'humanité
30:22qui serait formidable
30:24Pascal
30:25de quel levier
30:26on dispose
30:27pour faire sortir
30:28pour libérer
30:29le journaliste
30:30on a en France
30:32dans nos prisons
30:32un certain nombre
30:33de diplomates algériens
30:34qui ont commis
30:34des forfaits
30:35donc c'est un moyen
30:36de levier classique
30:37sur les tyrannies
30:40juste sur l'Algérie
30:42je ne suis absolument
30:43pas un nostalgique
30:44de la colonisation
30:44je pense que c'était
30:45une entreprise folle
30:46d'aller peupler
30:48l'Algérie
30:48avec des Alsaciens
30:51ou des Français
30:53d'origine espagnole
30:54et je suis tout à fait
30:56de l'avis de Raymond Aron
30:57qui en 57
30:58dans la tragédie algérienne
31:00disait que l'Algérie
31:01était perdue
31:02qu'il ne fallait entretenir
31:03aucune espèce
31:04de regret
31:06et qu'il s'opposait
31:07sur ce plan
31:07et à Camus
31:09et à Sartre
31:10et à De Gaulle
31:11qui évidemment
31:11de façon
31:13très cynique
31:14a ensuite
31:14complètement tourné
31:15kazakh
31:16mais
31:17il y a 20 ans
31:18j'avais proposé
31:19dans la tyrannie
31:19de la pénitence
31:20une demande officielle
31:21de pardon de la France
31:22qui aurait apuré les comptes
31:24dans un débat
31:25très intéressant
31:26paru dans le point
31:27entre Kamel Daoud
31:28et Emmanuel Macron
31:31il y a 2 ans
31:31Macron dit
31:32qu'il ne veut pas
31:33du pardon
31:33parce qu'il ne veut pas
31:35apurer les comptes
31:36il veut que la plaie
31:37continue à saigner
31:38et c'est là
31:38je trouve qu'il y a
31:39une pathologie
31:40vous savez
31:40le grand Algérien
31:42le grand historien algérien
31:43Mohamed Harbi
31:44est mort
31:44il y a quelques mois
31:45et chez nous
31:46tous les opposants algériens
31:48viennent en France
31:49alors si nous sommes
31:49vraiment
31:50si l'on lit
31:51la propagande algérienne
31:52moi je suis
31:52avec d'autres
31:53traînés dans la boue
31:54comme agent sioniste
31:56et etc
31:56parce que vous êtes
31:57beaucoup mobilisé
31:58pour Boilem Sans Salle
31:59oui pour Boilem Sans Salle
32:00mais si la France
32:02est vraiment
32:02un pays abominable
32:03qui soigne du sang
32:05des patriotes algériens
32:07pourquoi
32:07toute la nomenclatura algérienne
32:09toute la nomenclatura algérienne
32:11veut venir en France
32:12y compris le fils de Téboune
32:14qui est chez nous
32:14moi je crois
32:17très simplement
32:18que les Algériens
32:19n'ont pas
32:20tourné la page
32:21du colonialisme
32:22ils rêvent de nous
32:23et j'ai envie de leur dire
32:24oubliez-nous
32:25c'est fini
32:26vous êtes indépendant
32:26depuis 64 ans
32:28arrêtez de vouloir
32:29faire la guerre
32:29à vos voisins
32:30là il y a le Mali
32:32le Maroc
32:34apaisez-vous
32:35il faut tourner la page
32:36vous êtes riche
32:37arrêtez d'appauvrir
32:38votre peuple
32:39autre thème
32:40les amis
32:40cachés
32:41c'est millions
32:41que le fils
32:42que ne saurait voir
32:43cette semaine
32:44nous avons mis la main
32:44sur un trésor
32:46enfin pas encore
32:46et peut-être que ça sera
32:47jamais le cas
32:48mais le Sénat
32:49a révélé le nombre
32:50de millionnaires
32:51ne payant pas du tout
32:52d'impôts
32:53sur l'Europe
32:54vous lui accrochez-vous bien
32:55ils sont plus de 13 000
32:57dans ce cas
32:57écoutez le sénateur
32:59qui est à l'origine
32:59de cette révélation
33:00Jean-François Husson
33:02ce qui surprend
33:03et choque
33:04c'est le fait de se dire
33:06mais ces gens-là
33:07par
33:08non pas des artifices
33:09mais par les sujets
33:10et les dispositions
33:12qui permettent de faire
33:13ce qu'on appelle
33:13l'optimisation fiscale
33:15d'amoindrir le niveau
33:16de leurs revenus
33:17jusqu'à
33:18finir par
33:19ne pas acquitter
33:20d'impôts sur leurs revenus
33:22et là
33:22évidemment
33:23ces mêmes français
33:24ça les déstabilise
33:26ça les choque
33:27ça les heurte
33:28ça les met en colère
33:29Dina
33:30comment c'est possible
33:30ce chiffre incroyable
33:32il faut le rappeler
33:3213 000 millionnaires
33:34qui ne payent pas
33:34d'impôts sur leurs revenus
33:35oui absolument
33:36c'est un chiffre
33:37assez spectaculaire
33:38qui s'explique
33:39alors les explications
33:41ne sont pas encore
33:41tout à fait fournies
33:43on parle notamment
33:43potentiellement
33:44de différents montages
33:46d'optimisation fiscale
33:47finalement poussé à l'excès
33:48et qui permet
33:49à ces 13 000 millionnaires
33:50de contourner
33:51l'impôt sur le revenu
33:53je pense que
33:54d'une manière
33:55un petit peu cynique
33:56le gouvernement
33:57a de la chance
33:58que ça ne sorte que maintenant
33:59en sachant qu'évidemment
34:00Eric Lombard
34:01on avait parlé mi-janvier
34:02mais le gouvernement
34:03l'avait balayé
34:04on n'en avait pas parlé
34:05pourquoi ?
34:06parce qu'on était
34:06en pleine séquence budgétaire
34:07au moment où Eric Lombard
34:08met le sujet
34:10dans le débat
34:10et qu'on a déjà vu
34:13cette séquence budgétaire
34:14être vraiment dominée
34:15par le prisme
34:16de la justice fiscale
34:17et qu'une telle donnée
34:19aurait encore plus
34:20tendu les positions
34:21alors que le gouvernement
34:21avait trouvé un accord
34:22avec le parti socialiste
34:23et je pense que
34:24ce que ça nous confirme
34:25c'est que l'élection présidentielle
34:27dans la lignée
34:28de ce qu'on a vu cet automne
34:29va vraiment être placée
34:31sous le saut
34:32de la justice fiscale
34:33c'est vraiment
34:33un thème
34:34qui s'est imposé
34:35dans le débat public
34:36une forme de victoire culturelle
34:38d'une certaine manière
34:38de la gauche
34:39et des chiffres pareils
34:41vont juste continuer
34:42de faire dire aux gens
34:43qu'on ne peut pas continuer
34:44d'avoir un système
34:46de répartition
34:46tel qu'il est aujourd'hui
34:47et je pense que ce sera
34:48un des thèmes
34:49les plus importants
34:50des futurs candidats
34:51à la présidence
34:51Alors Kittery
34:51vous étiez sur ce plateau
34:52il y a quelques semaines
34:53Bernard Arnault à l'époque
34:54disait qu'il avait
34:55trop d'impôts
34:56dans ce pays
34:57est-ce que ces chiffres
34:57cette information
34:58vient lui donner tort
34:59d'une certaine manière ?
35:00Bah évidemment
35:02évidemment
35:03Bernard Arnault
35:04c'est quand même
35:04encore une fois
35:05je pense que
35:06Bernard Arnault
35:07c'est un entrepreneur français
35:08qui a réussi
35:10et on se félicite
35:11du fait qu'il ait réussi
35:14et bravo
35:14et c'est super
35:15Maintenant Bernard Arnault
35:16il a aussi une responsabilité
35:19aussi d'influence
35:20de travailler
35:21cette question
35:22de consentement à l'impôt
35:23Alors je ne visais pas
35:25spécifiquement Bernard Arnault
35:26c'était un exemple
35:26parmi d'autres
35:27En fait Bernard Arnault
35:27il cristallise quand même
35:29pas mal
35:29parce qu'il crache sur la France
35:30alors qu'il en a fait
35:31son fonds de commerce
35:32en vendant l'image
35:33de la France partout
35:33et que aussi
35:35il faut une mobilisation
35:37politique
35:38finalement
35:38pour résoudre
35:39cette équation
35:40fiscale
35:41qui va
35:42je suis complètement d'accord
35:43être
35:44le cœur
35:45en fait finalement
35:45du réacteur
35:46de cette question
35:47de l'élection
35:48présidentielle
35:49parce que c'est finalement
35:50la question du consentement
35:51à l'impôt
35:51parce que finalement
35:52c'est la question
35:52de comment est-ce qu'on va
35:53financer les investissements
35:54dont nous avons
35:55par nécessité besoin
35:56pour notre pays
35:58et finalement
35:59le débat sur la taxe
36:00Zuckman
36:01est légitime
36:03sous réserve
36:04que les modalités
36:05soient applicables
36:06ou pas
36:06mais en tout cas
36:07de garantir
36:09un impôt planché
36:10de 2%
36:11me semble une nécessité
36:12absolue
36:12au même titre
36:13qu'il faut aussi
36:14un impôt planétaire
36:16mondial
36:16partout
36:16pour toutes les multinationales
36:17de 15%
36:18mais c'est à ça
36:20qu'il faut qu'on travaille
36:20cette révélation
36:21c'est quoi ?
36:21ça révèle un problème
36:22d'inégalité
36:24face aux impôts
36:25dans ce pays
36:26il y a quelques semaines
36:27j'ai participé
36:28à une réunion
36:28organisée par des mouvements
36:30de gauche
36:31il y avait des gens
36:32qui prenaient la parole
36:33en disant
36:33oui il y en a marre
36:34de ce pays
36:34la France
36:35qui est un pays
36:36qui fait du néolibéralisme
36:37et moi je me suis dit
36:38attendez il y a un truc
36:38qui ne va pas
36:39la France est le pays
36:40le plus imposé
36:41au monde
36:42c'est à dire qu'en France
36:43l'impôt c'est une religion
36:44il y a une religion
36:45de l'impôt en France
36:46c'est le seul pays
36:47qui est comme ça
36:48je veux dire
36:49qu'on soit le pays
36:49le plus imposé
36:50au monde aujourd'hui
36:51c'est quand même
36:51un signe un peu étrange
36:53c'est à dire que tout se règle
36:54par l'impôt
36:55moi j'entends des quitteries
36:55dire un impôt mondial
36:57bah oui pourquoi pas
36:58interplanétaire
36:58pendant qu'on y est
36:59ça c'est très français ça
37:01ça déchange
37:03pardon pardon
37:04juste
37:04non non non
37:05c'est ce que vous venez de dire
37:06vous avez proposé
37:07un impôt mondial
37:08mais c'est une évidence
37:09en fait
37:09on est sûr que
37:11pour le 21ème siècle
37:12on est sûr et certain
37:13parce qu'en fait
37:14ça veut dire quoi
37:15ça veut dire que
37:15vous pouvez tout régler
37:16par l'impôt
37:16mais c'est la base
37:17pour avoir des services publics
37:20pour avoir des hôpitaux
37:21pas nécessairement
37:23aujourd'hui
37:24les recettes des impôts
37:26représentent
37:2646,1%
37:28du produit intérieur brut
37:29de la France
37:30vous vous rendez compte
37:30l'argent
37:31qui est collecté
37:32par les impôts
37:32il y a peut-être
37:33d'autres solutions
37:34je ne sais pas
37:34mais le fait est
37:35que la France
37:36qui est en crise
37:36la France qui souffle
37:38la France qui a du mal
37:38à se relever
37:39la France qui connaît
37:40la pauvreté
37:41j'ai pas l'impression
37:42que cette imposition extrême
37:43ait eu beaucoup
37:44de résultats positifs
37:45sur l'état du pays
37:46là on parle de personnes
37:47qui ont contourné
37:48cette impôts
37:48j'élargi le débat
37:50je suis d'accord
37:51effectivement
37:52moi je paie mes impôts
37:53les gens qui contournent
37:55l'impôt
37:55il faut évidemment
37:56que la justice
37:57s'exerce
37:58et qu'ils soient réprimés
37:59je suis tout à fait d'accord
37:59votre droit de réponse
38:00qui trie ensuite Pascal
38:01en fait ça n'a aucun sens
38:03ce que vous dites
38:03ça veut dire qu'aujourd'hui
38:04il y a des
38:05non mais franchement
38:06vous avez eu de religieuse
38:07de l'impôt
38:07non mais franchement
38:08pardon
38:09amène l'impôt
38:10vive l'impôt
38:11ben voilà
38:11je suis désolé
38:11je suis pas d'accord
38:12l'impôt c'est la juste contribution
38:13et c'est comme ça
38:14qu'on finance les services publics
38:15qu'on finance l'école
38:16l'hôpital
38:17c'est la tarte à la crème
38:18mais alors pourquoi
38:19il y a du temps de pauvre
38:19aujourd'hui
38:20la tarte à la crème
38:21pardon
38:22juste quand
38:22les gars femmes
38:24aujourd'hui
38:25font du commerce
38:26en France
38:27ne payent pas d'impôts
38:28et échappent à l'impôt
38:29c'est scandaleux
38:30Chine
38:30l'entreprise de textiles chinoises
38:32qui inonde nos marchés
38:33qui tue nos commerces
38:33qui payent pas d'impôts en France
38:35combien de milliards d'euros
38:37de chiffre d'affaires
38:37135 000 euros
38:38on va pas vous mettre d'accord
38:39d'impôts sur les sociétés
38:40il y a un truc qui va pas
38:41et on sait que cette chose
38:43va se régler au niveau mondial
38:44on a besoin d'un philosophe
38:44sur ce plateau Pascal
38:45réglez-moi ce débat
38:47je ne vais rien régler
38:48mais je suis un peu étonné
38:50que le meurtre du jeune Quentin
38:52ou les problèmes algériens
38:53n'aient suscité
38:54que des approbations polies
38:56ou des discussions
38:57très courtoises
38:57et tout d'un coup
38:58sur l'impôt
38:59il y a une explosion
39:00mais donc c'est symptomatique
39:01de quoi ?
39:02Alors il se trouve
39:03que tout à fait par hasard
39:04hier soir
39:05j'ai rencontré
39:05le ministre de l'économie
39:06et que je lui ai posé la question
39:08et sa seule réponse
39:10était assez étonnante
39:11elle a dit
39:11oui bien sûr
39:12il faut régler
39:13mais j'espère qu'on ne va pas
39:14faire fuir tous les riches
39:16et ce que cette histoire
39:19des millionnaires
39:19ça représente 0,46%
39:21des ménages fiscaux
39:23il y en a 22 millions
39:2413 000
39:25c'est très peu
39:28ça révèle le rapport
39:29très particulier
39:29des français à l'argent
39:30et à la réussite des autres
39:32et donc c'est vrai
39:33en France
39:34pays de tradition catholique
39:35et révolutionnaire
39:36nous n'aimons pas l'argent
39:38surtout l'argent
39:38de nos voisins
39:39ce qui en ont un peu plus
39:41et ce qu'ont montré
39:43tous les débats
39:46durant l'année dernière
39:47c'est à quel point
39:48il y avait
39:49dans le désir d'égalité
39:50peut-être aussi
39:51une source d'envie
39:53on envie
39:54les gens
39:54qui réussissent
39:56ou qui ont de l'argent
39:57qui ont des affaires
39:57qui ont de l'argent
39:58alors c'est vrai
39:59que c'est choquant
39:59que les millionnaires
40:00ne payent pas d'impôts
40:02mais il ne faut pas confondre
40:02le revenu et le patrimoine
40:03ils ne payent pas d'impôts
40:04sur le revenu
40:04mais peut-être
40:05en paye-t-il sur le patrimoine
40:06c'est l'exemple classique
40:09du paysan
40:11de l'île de Ré
40:12qui a un patrimoine
40:13très valorisé
40:14mais qui lui
40:15touche très peu d'argent
40:16donc j'espère
40:17qu'il y aura
40:17une réforme fiscale
40:18au niveau européen
40:19sur ce plan-là
40:22mais ça ravive
40:23toujours cette vieille passion
40:25qui avait été décrite
40:26magnifiquement par Balzac
40:27c'est d'y faire dire
40:28à Vautrin
40:29dans le Père Goriot
40:30à l'origine
40:31de toute grande fortune
40:32il y a un crime
40:34qui a été bien commis
40:35et bien caché
40:36je crois que c'est vraiment
40:37ce que nous pensons
40:38aujourd'hui
40:38enfin ce que beaucoup de gens
40:39pensent en France
40:40mais peut-être que
40:41sur les autres sujets
40:42nous étions tous
40:42plus ou moins d'accord
40:43ce qui n'est pas
40:44tout à fait le cas là
40:45là visiblement
40:46je vais juste vous faire
40:48écouter un sénateur
40:50un sénateur de gauche
40:51qui est très énervé
40:52contre Amélie de Montchalin
40:54Amélie de Montchalin
40:54qui avait nié
40:55je crois que c'est Dina
40:56qui le rappelait tout à l'heure
40:56qui avait nié
40:58ce chiffre
40:58qui avait été avancé
41:00par un autre ministre
41:00sur les millionnaires
41:01qui échappent à l'impôt
41:03sur le revenu
41:03écoutez le socialiste
41:04Patrick Canet
41:05la nouvelle présidente
41:07de la Cour des comptes
41:09devrait mieux regarder
41:10ses fiches
41:10et manifestement
41:11je ne sais pas si elle a menti
41:12mais elle s'est au moins trompée
41:14c'est un scandale
41:15cette affaire est un scandale
41:1813 000 millionnaires
41:19qui ne payent pas d'impôts
41:20pour notamment
41:21de l'optimisation fiscale
41:23et nous voulons nous lutter
41:24nous avons voulu lutter
41:25dans le budget
41:26contre l'optimisation fiscale
41:27une petite mesurette
41:29a été imaginée
41:29par Madame de Montchalin
41:30il est temps que le gouvernement
41:31s'attaque à ce problème
41:33qui est vraiment intolérable
41:34pour tous les Français modestes
41:36qui eux payent des impôts
41:37Voilà le retour
41:38du clivage gauche-droite
41:39c'est un peu ça Dina
41:41Oui d'une certaine manière
41:41mais je pense que
41:42ce que ça dit surtout
41:43au-delà du fait
41:44de prendre parti
41:45sur le fait qu'il y ait
41:46plus d'impôts ou pas
41:47je crois que là
41:47ce n'est même pas tant la question
41:48c'est vraiment ce qu'évoquait
41:49Kittery sur le consentement
41:51à l'impôt
41:51ce qu'on constate aujourd'hui
41:53ce sont des gens
41:54qui ont l'impression
41:55de travailler
41:55de payer des impôts
41:56pour ensuite
41:57trouver des services publics
41:58qui ne sont pas à la hauteur
41:59de leurs contributions
42:01apportées à l'État
42:01on a un sujet
42:02de déserts médicaux
42:03on a un sujet
42:04d'hôpitaux publics
42:05tous les services publics
42:06sont en souffrance
42:08en province
42:09mais aussi à Paris
42:10et je pense que
42:11le sujet que ça montre
42:13et c'est pour ça
42:13que les sénateurs
42:14d'ailleurs de tous bords
42:15s'en saisissent
42:15parce qu'il faut souligner
42:17le fait qu'il s'agit
42:18du président PS
42:19de la commission des finances
42:20du Sénat
42:20et du rapporteur général LR
42:23C'est là qu'on voit
42:24que ce n'est même pas tant
42:25un clivage droite-gauche
42:26c'est même plutôt
42:27un sujet assez transpartisan
42:28qui s'impose
42:29sur le fait de savoir
42:30de redonner aux Français
42:32la sensation
42:32que leur impôt
42:33est bien utilisé
42:34sert à quelque chose
42:35parce qu'il ne faut pas
42:36oublier quand même
42:36que le consentement
42:37à l'impôt
42:37ça fait partie
42:38de ce qui fait
42:39faire société
42:39et c'est en ça
42:40que je pense
42:41que ce sera absolument
42:42structurant
42:42Pascal là-dessus
42:43sur un point
42:44vous l'ajoutez
42:45ou Christophe ?
42:46Non je trouve
42:46que c'est tout à fait juste
42:47c'est vrai que c'est ça
42:48ce sentiment-là
42:48qu'on peut éprouver
42:49de se dire
42:50nous payons plus d'impôts
42:51que les autres
42:52que les autres pays
42:53nous devrions avoir
42:54des services publics
42:55supérieurs à ceux
42:56des autres pays
42:56or dans certains domaines
43:00comment épouvantable
43:01vous parlez de l'hôpital
43:02moi je suis frappé
43:03par la présence
43:04des pauvres dans les rues
43:05qu'on ne cicatrise pas
43:06des gens qui sont
43:07des malades mentaux
43:08etc.
43:09il y a là
43:10quelque chose
43:10d'une injustice
43:12et alors on se dit
43:13pourquoi paie-t-on
43:14tant d'impôts
43:14dans ces conditions ?
43:15Rapidement
43:15qu'il serait là-dessus
43:16et puis après
43:16on parle des municipales
43:18Y a-t-il un pilote
43:19dans l'avion ?
43:20Je ne sais pas
43:20donc au Sénat
43:21il y a donc ces deux
43:22là on apprend ça
43:23sur les 13 000 millionnaires
43:25qui ne payent pas l'impôt
43:25mais il y avait aussi
43:26la commission d'enquête
43:28sur les aides publiques
43:29aux entreprises
43:29211 milliards
43:30enfin se dire
43:31mais en fait
43:32qui pilote ?
43:33Non mais en fait
43:34qui pilote ?
43:35Où sont les chiffres ?
43:36Et pour avoir un débat
43:37de qualité
43:38et faire des choix
43:39de société
43:39et faire des choix
43:40de fiscalité
43:40il faut aussi
43:41une forme de clarté
43:42donc j'espère
43:43qu'on aura
43:43les éléments nécessaires
43:45pour mieux piloter
43:46le pays
43:47et faire en sorte
43:48que la justice sociale
43:49ne soit pas un 20 mots
43:50mais soit une réalité
43:51Vous voyez
43:51que ça fait consensus
43:52ce sujet
43:52Allez on parle
43:53des élections municipales
43:54les municipales
43:55c'est demain
43:56enfin presque
43:56je rappelle les dates
43:57premier tour 15 mars
43:58deuxième tour
43:59le 22
44:00c'est évidemment
44:01à suivre sur
44:01le Sénat
44:02ça va sans dire
44:03la campagne
44:04commence à accélérer
44:05un peu partout
44:05à Paris
44:06Rachida Dati
44:07tente de passer
44:08la seconde
44:08écoutez-la
44:08Je dis
44:10aux Parisiennes
44:11et aux Parisiens
44:11faites-moi confiance
44:12j'ai une équipe
44:13expérimentée
44:14pas compromise
44:15j'ai un projet
44:16cohérent
44:17pas n'importe quoi
44:19vous avez vu
44:20le bilan
44:20de la gauche actuelle
44:21les notes de frais
44:23qui sont utilisées
44:24à des fins portionnelles
44:25le périscolaire
44:26moi je suis très choquée
44:27cette omerta médiatique
44:29et politique
44:30sur le plus grand scandale sexuel
44:32qui existe aujourd'hui
44:33dans le périscolaire
44:35Rachida Dati
44:35elle a un peu de mal
44:36à démarrer
44:36cette campagne
44:37j'ai l'impression
44:38oui et non
44:39parce qu'en même temps
44:40à partir du moment
44:41où elle est entrée en campagne
44:42on l'a quand même vue
44:43un peu exploser
44:43sur les réseaux sociaux
44:44je dis ça
44:45parce qu'elle était très haut
44:46dans les sondages au départ
44:47et puis c'est redescendu
44:48ça c'est vrai
44:48mais parce que
44:49d'un point de vue communication
44:50il y a eu cette séquence
44:51où elle était avec
44:52les éboueurs de Paris
44:53dans les rues
44:54en pleine nuit
44:54qui a beaucoup fonctionné
44:55et qui correspond vraiment
44:56au style de Rachida Dati
44:57en campagne
44:58après pour ce qui est des sondages
45:00en fait elle a une réalité
45:02arithmétique
45:02qui est plutôt contre elle
45:04et qui prouve
45:04qu'elle n'a pas réussi
45:05à rassembler
45:06c'est-à-dire ce candidat
45:07Pierre-Yves Bournazel
45:08qui est le candidat
45:09d'Edouard Philippe
45:10et de Gabriel Attal
45:11qui a leur soutien
45:12tous les deux
45:12et qui est une grosse épine
45:14dans le pied de Rachida Dati
45:15puisqu'il est autour
45:15des 14% dans les sondages
45:16or elle ne s'attendait pas
45:18forcément à ça
45:18avec en plus
45:20donc à sa gauche
45:21entre guillemets
45:22elle a Pierre-Yves Bournazel
45:23et à sa droite
45:24elle a Sarah Knafot
45:25qui est une candidature aussi
45:26qui vient rogner
45:27sur son électorat
45:29donc c'est vrai
45:30qu'elle est un petit peu
45:30prise en étau
45:31et elle ne s'y attendait pas forcément
45:33et elle ne s'y attendait pas forcément
45:34parce qu'elle pensait peut-être
45:35que le rassemblement
45:36autour d'elle
45:37se ferait plus naturellement
45:38or Rachida Dati
45:39reste une figure
45:40extrêmement clivante
45:41d'un point de vue politique
45:43mais aussi personnel
45:43par ses méthodes
45:45on sent vraiment
45:46dans le bloc central
45:48il y a une forme de crainte
45:49de Rachida Dati
45:50et cette idée
45:52qu'elle n'est pas
45:52une personnalité
45:53qui réunit les gens
45:54et à elle
45:55de réussir à démontrer
45:56le contraire
45:57pour que dans l'entre-deux-tours
45:58peut-être des alliances se fassent
46:00Pascal ça vous choque
46:01que la ministre de la Culture
46:02soit toujours
46:03ministre de la Culture
46:04alors qu'elle est en pleine campagne
46:05des élections municipales
46:07mais elle vient de démissionner
46:08non ?
46:08ça y est
46:09elle a dit qu'elle démissionnait
46:10ah oui elle va démissionner
46:11elle va démissionner
46:13oui elle va démissionner
46:14non ce qui est étonnant
46:14quand on est parisien
46:15c'est à quel point
46:16les candidats courtisent
46:19quand ils vous croisent
46:20dans la rue
46:21c'est tout juste
46:21ils ne vous embrassent pas
46:22sur les deux joues
46:23et j'ai vu Rachida Dati
46:24dans mon quartier
46:25dans le Marais
46:26elle a un punch incroyable
46:28moi ce qui m'a toujours
46:30stupéfait chez elle
46:31c'est son culot
46:32c'est ça
46:33elle n'a pas de tabou
46:35vous avez parlé
46:36de la nuit
46:37avec les éboueurs
46:38mais là
46:39elle s'exprime
46:40avec tout le monde
46:41elle va dans
46:42dans toutes les boutiques
46:43dans tous les cafés
46:46alors je ne sais pas
46:47si ça va suffire
46:48à marcher
46:48à faire oublier
46:49les affaires
46:50qui entachent
46:52son mandat
46:53mais c'est vrai
46:55que Bournazel
46:55a une petite chance
46:56à la fois contre la gauche
46:57et contre la droite
46:59il paraît pour l'instant
47:01propre
47:01sans tâche
47:03sans
47:05voilà
47:06sans ombre
47:06ce qui n'est pas le cas
47:08de tous les candidats
47:10des autres
47:10pendant ce temps-là
47:12Sarah Knafo
47:13enregistre des soutiens
47:14et continue sa campagne
47:15sur les réseaux sociaux
47:16regardez
47:17bonjour les amis
47:18est-ce que vous vous rappelez
47:19de Coxie
47:20la chanteuse
47:20qui a fait ce film
47:21qui s'appelle Garçon
47:22et qui a marqué
47:23toute une génération
47:24aujourd'hui
47:25elle est à mes côtés
47:26elle s'appelle Laure
47:27elle est la première
47:28à avoir chanté
47:29contre le harcèlement de rue
47:30ce phénomène
47:31qui depuis s'est répandu
47:32partout dans Paris
47:33elle est avec moi
47:34et je suis fière
47:34de vous la présenter
47:36ça se gagne sur les réseaux sociaux
47:38une campagne Christophe ?
47:39alors écoutez
47:39c'est vrai que Sarah Knafo
47:41base toute sa campagne là-dessus
47:42il y a aussi une image
47:43sur Instagram
47:43avec marqué
47:44Sarah in Paris
47:45où elle imite
47:46la série américaine
47:48Émilie in Paris
47:49enfin il y a tout un jeu
47:50on pourrait presque oublier
47:51qu'elle est candidate
47:52de reconquête
47:53le parti d'Éric Zemmour
47:54et qu'elle come
47:55sur des positions
47:56extrêmement radicales
47:57on a l'impression
47:57de quelqu'un de bon enfant
47:59qui s'intéresse
47:59à nos rues
48:00à nos jardins
48:01enfin on est vraiment
48:02dans une démonstration électorale
48:04alors il faut toujours se méfier
48:05de ces démonstrations électorales
48:06c'est-à-dire que
48:06encore une fois
48:07les sondages maintenant
48:08la donnent très haut
48:10comme Éric Zemmour d'ailleurs
48:11était marqué très haut avant
48:13attendons de voir
48:14attendons de voir
48:15ce qui va se passer
48:15ce qui est certain
48:16c'est que le jeu
48:17est très ouvert
48:17parce qu'effectivement
48:19Rachida Dati
48:19qui est a priori
48:21au départ
48:21la favorite
48:22dans la mesure
48:23ou en général
48:24lors des élections municipales
48:25c'est le non-connu
48:26qui est le plus plébiscité
48:28Rachida Dati
48:29elle est quand même menacée
48:29fortement par Pierre-Yves Bournazel
48:31effectivement
48:32qui en plus laisse planer le doute
48:33c'est-à-dire dire
48:34je ne sais pas trop
48:34si au second tour
48:35je vais me maintenir ou pas
48:37donc évidemment
48:37c'est un peu dangereux
48:38et puis du côté de Sarah Knafo
48:40je pense que les électeurs
48:41de Sarah Knafo
48:42se reporteraient
48:43a priori au second tour
48:45sur Rachida Dati
48:46mais enfin à gauche
48:46la situation
48:47n'est pas tellement évidente
48:48non plus
48:48parce qu'il y a plusieurs candidats
48:50il y a Emmanuel Grégoire
48:51qui est le candidat officiel
48:52l'héritier
48:53avec beaucoup de guillemets
48:54d'Anne Hidalgo
48:55et puis il y a aussi
48:57Sofia Chikirou
48:58LFI
49:00qui est quand même
49:00crédité d'environ
49:0210 ou 12%
49:03des intentions de vote
49:05donc elle aussi
49:06représente
49:07on pourrait dire
49:08une force de déstabilisation
49:09d'autant plus que
49:10Emmanuel Grégoire
49:11va-t-il négocier
49:13avec Sofia Chikirou
49:14au second tour
49:15son ralliement ?
49:16On verra bien
49:17mais
49:18ce qui se dit au premier tour
49:19n'est pas forcément vrai
49:20il est évident
49:21qu'on est aujourd'hui
49:22en une situation très instable
49:23comme dans toutes les villes de France
49:25oui effectivement
49:25pour revenir juste
49:26sur une seconde
49:27sur le clip
49:28qu'on a vu de Sarah Knafo
49:29ça ringardise un peu
49:30Rachida Dati
49:31on entend ça parfois
49:32cette personne un peu plus jeune
49:34on l'entend
49:35près de ses soutiens
49:36notamment
49:37C'est sûr qu'en termes
49:39de communication politique
49:40pure
49:42Rachida Dati
49:43est complètement dépassée
49:44par son extrême droite
49:46en termes d'image
49:48de mobilisation
49:48mais on peut aussi
49:49s'interroger
49:49sur les soutiens
49:51finalement
49:52des médias
49:53qu'a reçu
49:54Sarah Knafo
49:55enfin Sarah Knafo
49:56elle annonce
49:57sa candidature
49:58au JT de 20h
49:59sur TF1
50:00elle fait des plateaux
50:01à longueur de journée
50:02il y a quand même
50:03un petit phénomène médiatique
50:05qui me paraît
50:07fausser
50:08je ne sais pas
50:09on ne peut pas
50:09si on peut l'exprimer
50:10comme ça
50:10mais fausser un peu
50:11l'intégrité du scrutin
50:13des règles du jeu
50:14qui me semblent
50:15quand même
50:15assez improbables
50:16après moi
50:17sur le fond
50:18de cette campagne
50:19municipale
50:20j'ai l'impression
50:21que la classe politique
50:21se parle entre elles
50:23à elle-même
50:24fait ses petits coups de com
50:25ses petites vidéos
50:26sur Instagram
50:27et compagnie
50:27mais finalement
50:28ne parle très peu
50:30aux habitants
50:31aux habitantes
50:32n'a très peu
50:32de propositions
50:34à formuler
50:35alors oui évidemment
50:36on fait les marchés
50:37les tractages
50:37voilà
50:38mais ça ne va pas au-delà
50:39c'est comme si
50:40les habitantes
50:41et les habitants
50:42des villes
50:42n'étaient pas conviés
50:43à cette élection
50:44il y a quelque chose
50:45assez étrange
50:46alors peut-être
50:46que ça va évoluer
50:47au fur et à mesure
50:48autour de moi
50:49personne ne parle
50:49des municipales
50:50tout le monde
50:50s'en fout complètement
50:51personne ne sait qui
50:52c'est assez impressionnant
50:54moi je voudrais dire
50:55trois choses
50:56pourquoi est-ce qu'il faut
50:57absolument s'intéresser
50:58à l'élection municipale
50:59d'abord elle nous coûte cher
51:00c'est 400 millions d'euros
51:02c'est important
51:04en tant que contribuable
51:05de se dire
51:05voilà il faut participer
51:06puisqu'effectivement
51:07on peut peut-être
51:07faire un impôt supplémentaire
51:10deuxième chose
51:11après l'élection municipale
51:13plus tard
51:13ça va déterminer aussi
51:14le renouvellement
51:15par moitié du Sénat
51:16si on souhaite
51:16qu'il n'y ait pas
51:17la loi Dupont
51:17par exemple
51:18il faut renouveler
51:19le Sénat
51:19et faire entrer
51:20des forces progressistes
51:21humanistes
51:21de gauche
51:22écologistes
51:22etc etc
51:23et la dernière raison
51:25très rapidement
51:26c'est que
51:27s'il y a une probabilité
51:29que ça tourne très mal
51:30dans le pays
51:31dans un an
51:31avec l'extrême-là
51:33qui arrive au pouvoir
51:33il vaut mieux avoir
51:34des mères
51:35des femmes
51:35des hommes
51:36qui tiennent le choc
51:37qui sont en capacité
51:38de protéger les personnes
51:39les plus exposées
51:40et les plus vulnérables
51:41le message
51:41je pense qu'il est passé
51:43on va voir juste
51:43avant de passer au top flop
51:45les autres candidats
51:46dans la ville de Paris
51:47il y en a beaucoup
51:48si vous ne vous intéressez
51:50pas encore
51:50à cette élection
51:51vous avez les noms
51:52qui s'affichent
51:52sur votre écran
51:53comme chaque semaine
51:54on va terminer
51:54cette émission
51:55par un top flop
51:56cher Christophe
51:57une question simple
51:57à tous les quatre
51:58et d'abord à vous
51:59qui a marqué
51:59l'actualité de la semaine
52:00en bien ou en mal
52:02le top c'est qui ?
52:03alors mon top
52:04moi c'est de la culture
52:05c'est l'intégrale
52:05de Twin Peaks
52:06la merveilleuse série
52:07Twin Peaks
52:08de David Lynch
52:09qui est en replay
52:10gratuit sur Arte
52:12jusqu'en décembre 2026
52:13alors il faut vous précipiter
52:15parce que c'est vraiment
52:15une série profondément
52:17fascinante
52:18je vais vous faire une confession
52:18je ne l'ai pas vue
52:19c'est le moment
52:20le flop
52:21alors le flop
52:22c'est une déclaration
52:23de Friedrich Merz
52:24le censorier allemand
52:25la guerre en Ukraine
52:26ne prendra fin
52:27que lorsqu'un des deux camps
52:28sera épuisé
52:29militairement
52:30ou économiquement
52:31on a aujourd'hui
52:3265 000 morts ukrainiens
52:34200 000 morts russes
52:36et finalement l'Ukraine
52:37c'est le Vietnam
52:38de la Russie
52:38c'est beau
52:39c'est inquiétant
52:40qui trie le top de la semaine ?
52:42il y a une jolie histoire
52:43suite à un documentaire
52:45qui s'appelait
52:4513 novembre
52:46le choix de Sonia
52:47donc c'est une femme
52:48qui est une héroïne
52:49du 13 novembre
52:50qui vit désormais cachée
52:52puisqu'elle a aidé
52:52les forces de l'ordre
52:56à neutraliser
52:57les terroristes
52:58du 13 novembre
52:59et une cagnotte
53:00suite à ce documentaire
53:01a été lancée
53:02par le président
53:03de Life for Paris
53:04Artir de Nouveau
53:05et aujourd'hui
53:05il y a 460 000 euros
53:07qui a été donné
53:07il faut regarder
53:08les commentaires
53:09et des contributrices
53:10et des contributeurs
53:11qui donnent des petits euros
53:12pour remercier
53:14être reconnaissant
53:15de ce choix remarquable
53:16de cette femme
53:17et donc qui est soutenue
53:18aujourd'hui
53:19le flop de la semaine
53:20sur le flop
53:20c'est les crues
53:22les crues
53:23et la réponse politique
53:24et mon désespoir
53:26finalement
53:26de dire que
53:28on sait qu'il y a
53:29des règlements climatiques
53:30on sait que les crues
53:31s'amplifient
53:31on sait qu'on est
53:32dans des polycrises
53:32et jamais on anticipe
53:34on passe notre vie
53:34à subir
53:35c'est insupportable
53:36et quand est-ce que
53:37le politique
53:38va enfin préparer
53:40le futur
53:40et mettre tout le monde
53:41au travail
53:41Pascal le top de la semaine
53:43le top de la semaine
53:44c'est les victoires
53:44des Français
53:45aux Jeux Olympiques
53:46de Cortina Lampézo
53:47de façon très chauvine
53:49j'ai surtout admiré
53:51le duo
53:52de patinage artistique
53:54que j'ai trouvé
53:54absolument extraordinaire
53:56et voilà
53:58et le flop
53:58c'est le retour
54:00les mains vides
54:00de Laurent Lunez
54:01d'Algérie
54:01à la quoi bon
54:03ce voyage
54:03et combien d'autres
54:05c'est un super flop
54:06vous en parliez tout à l'heure
54:07mais vraiment
54:08pour vous
54:08c'est un vrai échec
54:10ce voyage
54:11c'est pas une réussite
54:12donc c'est un échec
54:14Dina
54:14le top de la semaine
54:15moi aussi
54:15je vais parler d'une série
54:16puisque c'est la série
54:17The Pit
54:18que je n'ai pas vu non plus
54:19donc j'ai deux séries
54:20il va vraiment falloir
54:21faire un gros rattrapage
54:22qui est diffusée
54:23sur la plateforme HBO
54:24et on en est à la saison 2
54:26qui sort à raison
54:26d'un épisode par semaine
54:28c'est vraiment à voir
54:29ça parle de la réalité
54:30de l'hôpital
54:31mais cette fois-ci
54:32aux Etats-Unis
54:32on tourne à Pittsburgh
54:33et on suit un service d'urgence
54:36qui est totalement sous-staffé
54:39qui manque de moyens
54:41en plus on voit la réalité
54:42aussi des américains
54:43qui ont des soins
54:44évidemment
54:44qui ne sont pas pris en charge
54:45et c'est vraiment
54:46extrêmement instructif
54:47c'est un remake d'urgence
54:49c'est un peu ça
54:50oui alors oui
54:51mais ça colle plus à la réalité
54:53c'est un petit peu moins romancé
54:54quand même qu'urgence
54:55mais il y a certains acteurs
54:56dont l'acteur principal
54:56qui jouait déjà dans l'urgence
54:58il n'y a pas George Clooney
54:58le flop de la semaine ?
54:59mon flop
55:00c'est comme Kitterie
55:01moi c'est l'écru aussi
55:02et comme je le dirais
55:03pas mieux qu'elle
55:03je m'arrête là
55:04d'accord
55:05vous l'avez très bien dit
55:06merci à tous les quatre
55:07c'est déjà la fin
55:08de cette émission
55:09merci d'y avoir participé
55:10salut à vous
55:11et derrière votre écran
55:12on me dit dans l'oreillette
55:13que vous êtes de plus en plus nombreux
55:14à nous suivre
55:14merci pour votre fidélité
55:16vous pouvez revoir
55:16cette émission
55:17en replay sur
55:18publicsénat.fr
55:19on se retrouve
55:20la semaine prochaine
55:21même jour même heure
55:22et même endroit
55:23bye bye
55:24ch'est parti
55:26ch'est parti
55:28ch'est parti
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