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Président Les Républicains, Bruno Retailleau était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:07Générique
00:12Et notre invite ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Bruno Retailleau.
00:17Bonjour à vous.
00:17Bonjour, Laurent Serrari.
00:19Président des LR.
00:20Onze personnes sont toujours en garde à vue après la mort du jeune Quentin, 23 ans à Lyon,
00:24parmi eux deux assistants parlementaires du député insoumis Raphaël Arnaud et l'un de ses stagiaires.
00:28La plupart sont membres ou proches de la jeune garde que vous connaissez bien, certains sont fichés S.
00:33Bruno Retailleau, appelez-vous ce matin à la démission, l'exclusion de Raphaël Arnaud ?
00:371. Et 2. Pensez-vous que le problème est bien plus vaste que cette simple personnalité ?
00:41D'abord, dans le fracas d'actualité, on oublie qu'il y a une famille qui est en deuil,
00:45qui vient d'en faire de souffrance depuis des jours.
00:47Je le sais bien sûr, mais je veux vraiment leur témoigner toute ma sympathie, ma compassion.
00:53Les choses sont extrêmement graves, gravissimes.
00:56C'est un point de bascule pour vous ?
00:58Bien sûr. Vous avez, sous notre Ve République, une milice liée à un parti politique,
01:05une milice, la jeune garde, que j'avais dissoute au mois de juin dernier, 2025.
01:09Sans succès.
01:11Sans succès, attendez, je l'ai dissoute.
01:13Et les actions au Conseil d'État ne sont pas suspensives.
01:17Donc d'abord, ce que je veux dire, c'est que je m'étonne ce matin qu'il n'y
01:19ait pas une enquête,
01:20qui n'est pas une action pour reconstitution de l'île dissoute.
01:24Et j'appelle, évidemment, le gouvernement à mener cette action,
01:28puisqu'on se rend compte que la jeune garde, elle a été dissoute par mes soins,
01:33et qu'elle se reconstitue, et qu'elle est là comme un groupement de faits.
01:36Donc il faut agir.
01:37Mais la situation gravissime, c'est que vous avez une milice qui tue,
01:41milice d'extrême-gauche, liée à un parti d'extrême-gauche,
01:44qui a pignon sur rue, et qui ne s'excuse pas d'ailleurs.
01:49Tout ça est lamentable.
01:51Et donc il faut demander, bien entendu, l'exclusion,
01:55mais pas seulement.
01:56Monsieur Raphaël Arnaud doit démissionner de l'Assemblée nationale.
01:59Je demande rarement les démissions.
02:01Je n'aime pas le faire.
02:02Mais là, ça franchit toutes les bornes.
02:04La représentation nationale, c'est le peuple français.
02:08Le peuple français, j'ai la plus profonde estime pour nos compatriotes.
02:12Et c'est une honte que monsieur Arnaud siège encore.
02:15Vous vous rendez compte qu'il a trois collaborateurs ou anciens collaborateurs
02:19qui apparemment pourraient être impliqués,
02:22qui sont en tout cas en garde à vue et entendus par la police.
02:25Donc c'est gravissime.
02:26Mais est-ce que la France insoumise s'est mise en dehors du pacte républicain avec cela ?
02:30Non, c'est Harry.
02:31Ça fait des mois que je le dis.
02:32Mais attendez, ça fait des mois.
02:34Ça fait des mois que je le dis.
02:36Là, il faut qu'on arrive à la dernière extrémité pour le comprendre.
02:40Mais comprendons que c'est un parti, on devrait dire, des livres.
02:44Et d'ailleurs, par monsieur Ruffin, qui accusait LFI de racialisme.
02:48On devrait se souvenir de la fameuse affiche qu'il avait refusée de condamner,
02:53présentant Cyril Hanouna sous les traits du juif éternel,
02:56de monsieur Goebbels, un nazi bien identifié.
02:59On devrait savoir qu'ils encouragent la violence.
03:03La police tue, c'est eux.
03:05Et on devrait savoir qu'ils draguent le vote musulman, le communautarisme.
03:08Donc, ça n'est plus LFI, ça n'est pas un parti qui rentre dans l'arc républicain.
03:15Évidemment.
03:15Et moi, ce que je m'étonne, je pose la question.
03:19Vous avez toute cette gauche morale, Madame Tandelier et d'autres, bien sûr.
03:23Mais ils sont alliés au niveau local.
03:25Ils ont des listes communes, à Chartres, ou alors ils se soutiennent.
03:29Ailleurs, à Dol, à Perpignan et bien d'autres, d'ailleurs, villes.
03:34Eh bien, je leur demande de clarifier la situation.
03:37Ils ne peuvent pas s'allier avec LFI, qui est un parti qui n'est plus dans le champ républicain.
03:42Encore un mot de la jeune garde.
03:43Est-ce que vous comparez ces militants à des terroristes, comme l'a dit Marine Le Pen ?
03:46Vous avez éduqué le dossier de près, puisque vous aviez prononcé la dissolution de la jeune garde.
03:51Et est-ce que le chef d'association de malfaiteurs, qui est évidemment évoqué dans l'enquête,
03:55va permettre de remonter peut-être aux donneurs d'ordre,
03:57et remonter les fils financiers qui diraient la jeune garde à la France insoumise ?
04:01Ça, c'est effectivement un moyen qui est extrêmement puissant, qui est à la disposition de la justice.
04:05Je ne suis pas magistrat, mais l'association de malfaiteurs est un des chefs d'accusation
04:11qui permet évidemment de remonter, de tirer les fils.
04:14Pour moi, la jeune garde doit être dissoute.
04:15Elle est dissoute, d'ailleurs.
04:17Elle l'est.
04:17Elle l'est absolument.
04:19Et elle doit faire l'objet.
04:20Est-ce que c'est l'impuissance du politique, Bruno Retailleau ?
04:22Ça n'est pas l'impuissance du politique.
04:24Je m'étonne d'ailleurs que le Conseil d'État ait mis autant de temps à juger les recours
04:27qui ont été présentés devant eux.
04:30Je me souviens très bien d'ailleurs que, sous l'lèvement de la terre,
04:33que j'ai vu naître, moi, à Notre-Dame-des-Landes, à la fin des années 2010,
04:38mon prédécesseur avait souhaité dissoudre.
04:40Le Conseil d'État avait refusé cette dissolution,
04:43en disant qu'il y a une bonne intention,
04:45parce que ce sont des gens, finalement, qui ont un idéal pour sauvegarder la planète,
04:48et donc, on peut excuser les violences qu'ils peuvent commettre sur des biens.
04:52Ça, ça ne peut pas coller.
04:53Vous voyez, c'est le genre de jurisprudence,
04:56c'est le dévoiement de ce que, moi, j'appelle l'État de droit.
04:59Emmanuel Macron appelle à éviter tout engrenage de la violence.
05:01Il est en ce moment en voyage en Inde.
05:03Est-ce qu'il a pris toutes les mesures nécessaires pour contenir cette violence politique
05:06qui est saine, on va le voir, sur toutes les élections,
05:08dans toutes les localités, sur tous les territoires ?
05:11Mais moi, je pense qu'il y a une forme de complicité,
05:14une forme de très grande mensuétude, d'indulgence coupable,
05:18d'une grande partie, justement, des médias,
05:21mais aussi des hommes et des femmes politiques,
05:24parce qu'en France, malheureusement,
05:26le paysage politique et médiatique français,
05:28il est imprégné par cette idée que, dès lors qu'on est à gauche,
05:32on a une sorte de clause exonératoire.
05:35C'est-à-dire qu'on peut professer la violence,
05:37mais parce qu'on tient un idéal de gauche,
05:39eh bien, on ne doit pas être jugé comme la droite ou autre.
05:42Ça, c'est inacceptable.
05:43Et encore une fois, je demande à cette gauche morale de se clarifier.
05:47Il y a des gens qui sont sortis, qui ont clarifié,
05:50M. Buxman, François Hollande, Jérôme Gage.
05:53Mais que font Mme Tondelier ?
05:55Et tant d'autres.
05:55Quand je vois qu'il y a quelques jours,
05:57M. Faure, Olivier Faure,
05:59demandait à ce que le gouvernement revienne
06:02sur la classification à l'extrême gauche de LFI,
06:06il y a cette complicité qui est coupable.
06:08Et aujourd'hui, sous nos yeux,
06:10dans des dizaines de communes,
06:12vous avez des soutiens,
06:13des listes qui sont parfois communes,
06:15et vous verrez ce qui va se passer
06:16entre les deux tours.
06:17Moi, je demande cette clarification.
06:19Alors, vous donnez un cordon sanitaire,
06:21soyons clairs,
06:21pour faire barrage à la France insoumise.
06:24Il n'y a pas d'aujourd'hui que je le demande.
06:25Oui, non, mais contre la France insoumise.
06:27Bien sûr.
06:28Oui, Jordan Bardella le fait aussi.
06:29Et alors ?
06:31Et alors ?
06:31Mais si Jordan Bardella dit qu'aujourd'hui,
06:36il y a des inondations en France,
06:37ce n'est pas parce que c'est Jordan Bardella
06:39qui le dit.
06:39Entendez ma question, Bruno Retailleau.
06:41Je l'ai parfaitement entendu et j'y réponds.
06:41Cordon sanitaire contre la France insoumise
06:43ou contre le LFI ?
06:44J'y réponds.
06:45Pour moi, le cordon sanitaire,
06:47c'est contre LFI.
06:48Je ne mets pas un signe d'équivalence
06:51entre ces deux parties de façon objective.
06:54Je l'ai dit, je l'ai redit.
06:55J'avais indiqué à un certain nombre de reprises
06:58que pour moi, désormais, il quittait le champ républicain
07:01et qu'on devait barrer la route
07:03et que pas une seule voix ne devait aller
07:05sur des candidats soutenus
07:07ou des candidats LFI.
07:09Lors des dernières législatives,
07:10pourtant, 23 candidats LR ont été élus
07:12grâce aux voix de la gauche, du NFP.
07:14En raison de ce fameux Front républicain,
07:16vous le refuserez désormais ?
07:18Mais le Front républicain a volé en éclats.
07:20Il a volé en éclats.
07:21Mais comprenez-moi bien, je sais,
07:23je n'ai jamais, moi, contrairement à d'autres,
07:25contrairement à d'autres,
07:26jamais, en 2024,
07:28vous ne m'avez entendu dire le moindre mot
07:30pour faire élire, par exemple,
07:32un candidat d'extrême-gauche.
07:34Jamais.
07:34Au nom d'un soi-disant Front républicain.
07:37Vous vous rendez compte du ridicule ?
07:38Je suis en train de vous expliquer
07:39que c'est un parti anti-républicain
07:41et il faudrait s'associer avec eux
07:43pour faire un Front républicain.
07:45Mais on marche sur la tête.
07:46Est-ce que la politique
07:49ne sont pas des convictions ?
07:50Est-ce que ce n'est pas une forme de droiture
07:52dans l'expression ?
07:54Donc, pour être clair,
07:55vous demandez au candidat LR
07:56s'ils sont au second tour
07:58d'avoir le choix entre
07:59un candidat RN
08:01ou un candidat
08:01France Insoumise,
08:03ils choisissent le candidat RN.
08:04On est d'accord, Bruno Retailleau ?
08:04Je me refuse
08:06à aller sur la discussion
08:08du second tour
08:09pour les municipales
08:10parce que...
08:10Elle est cruciale ?
08:11Elle est cruciale, bien sûr.
08:13C'est la cohérence ?
08:13C'est la cohérence de ce que vous venez de vous dire.
08:16Très majoritairement
08:17au second tour.
08:18Donc, je demanderai
08:19aux électeurs
08:20de voter pour les électeurs.
08:21Et dans les circonstances,
08:22les villes,
08:23les territoires,
08:24ils ne seront pas...
08:25Je suis en train de vous dire
08:26que pas une seule voix
08:28devra aller
08:29sur des listes
08:30qui seront soutenues
08:31ou qui comprendront
08:32un membre de LFI.
08:33Mais pas d'appel
08:34à voter RN
08:35pour faire barrage
08:35à la France Insoumise ?
08:36Liberté de vote.
08:38Je vais vous dire,
08:39on n'est plus autant
08:40de grands papas,
08:41les partis
08:41ne sont plus entendus
08:43et les gens sont
08:44parfaitement autonomes
08:45et complètement libres.
08:46Il y a quelque chose
08:47qui les énerve
08:47au plus haut point,
08:48c'est les consignes de vote.
08:50Eh bien,
08:50ils seront libres.
08:51Voilà.
08:52Libres.
08:52Et il n'y a pas
08:53de jugement moral
08:54qui doit les conduire
08:56à voter pour tel ou tel
08:57en fonction
08:58des situations locales.
08:58Vous ne mettez pas
08:58de signe égal
08:59entre RN
09:00et la France Insoumise ?
09:00Non, non.
09:01Vous l'avez clairement exprimé.
09:02Bien sûr.
09:03Alors, justement,
09:04dans ce climat de tension
09:05et de grande tension,
09:07les municipales se déroulent
09:08avec notamment
09:09Laurent Nouniez
09:10qui envoient une circulaire
09:11au préfet
09:11pour éviter
09:13des mouvements de violence
09:13contre des permanences,
09:14des agressions
09:15contre des candidats.
09:16Est-ce que vous pensez
09:17qu'on peut avoir
09:17un scrutin
09:18qui va être apaisé
09:19où les Français
09:20vont choisir
09:21chacun dans leur mairie
09:23ce qu'il faut
09:24pour leur commune ?
09:25LFI a une culpabilité
09:26qui est gravissime
09:28puisqu'ils ont théorisé
09:30la brutalisation,
09:31la violence
09:32dans le débat public.
09:33Ils ont transformé
09:35en champ de bataille
09:36l'Assemblée nationale.
09:37Je me souviens
09:37quand j'étais ministre.
09:38C'était incroyable.
09:40J'avais été député
09:40il y a plusieurs années.
09:42J'étais sénateur.
09:43Mais ils ont transformé
09:44l'Assemblée nationale
09:45en champ de bataille.
09:46Et la théorisation
09:47de cette violence,
09:48cette acceptation
09:49gravissime,
09:50parce qu'on est dans
09:51des sociétés
09:51qui sont très polarisées
09:53où déjà il y a
09:53une hyperviolence
09:54parce que la notion
09:55d'autorité,
09:56de respect,
09:56la notion de hiérarchie
09:57existe de moins en moins.
09:59Et ces gens-là,
10:00pour une stratégie révolutionnaire,
10:02insurrectionnelle,
10:03utilisent le levier
10:04de la violence
10:05qui transforme régulièrement
10:07les cortèges pacifiques
10:08de nos manifestations
10:10en véritable scène
10:11de guérilla.
10:12C'est la jeune garde.
10:13C'est souvent
10:14l'extrême gauche
10:15qui, bien entendu,
10:17s'oppose très régulièrement
10:19à nos forces de l'ordre.
10:20C'est l'extrême gauche.
10:21Voilà.
10:22Donc, il faut le dénoncer
10:23et évidemment,
10:24leur stratégie,
10:25c'est de jeter
10:26de l'huile sur le feu.
10:27Donc, moi,
10:28j'appelle mes compatriotes
10:29à ne pas être dupes.
10:30Bruno Retailleau,
10:31comment expliquez-vous
10:32l'extrême lenteur
10:33de la justice
10:33dans les procédures
10:34concernant la France insoumise
10:36à près de 1 200 plaintes
10:37à peine 100
10:38qui ont abouti ?
10:39Mais, moi,
10:41comme ministre de l'Intérieur,
10:43j'ai fait plusieurs articles 40,
10:44j'ai saisi la justice
10:45pour les dérapages
10:46de Mme Rimas.
10:48Et, curieusement,
10:49je ne vois aucune plainte prospérer.
10:52Pourquoi ?
10:53Est-ce qu'il y a à nouveau
10:54une clause exonératoire
10:56dont ont bénéficié
10:57soulèvement de la terre
10:58de la part du Conseil d'État ?
11:00Tant que moi,
11:00j'en ai marre,
11:01ça suffit.
11:02Il ne peut pas y avoir
11:03de poids et de mesures
11:05dans notre pays.
11:06La justice,
11:07je me souviens très bien
11:08vis-à-vis de François Fillon,
11:10elle a parfois pu
11:11être extrêmement rapide.
11:13Croyez-moi,
11:13très rapide.
11:14Mais je demande
11:15que cette rapidité
11:15appliquée aux uns
11:16soit aussi appliquée aux autres.
11:18Notamment lorsque
11:19il y a des choses
11:20gravissimes
11:21quand on appelle
11:22à la violence.
11:23Vous savez,
11:23Mme Rimas-Assad
11:24avait proféré
11:25à mon encontre
11:26des menaces
11:26en disant
11:27à Barretailleau.
11:28Ce sont des menaces
11:28et régulièrement,
11:30vous le savez,
11:31les membres,
11:31pas seulement de la Géde Garde,
11:32mais de LFI,
11:33mettent des cibles
11:34dans le dos
11:35de nos policiers,
11:36dans le dos
11:37de nos gendarmes.
11:38Il y a quelques semaines,
11:39un député
11:40avait fait la comparaison
11:41entre le maintien
11:42de l'ordre
11:42de nos policiers
11:43en France
11:43et les massacres
11:45des gardiens
11:46de la Révolution
11:47en Iran.
11:48Et on s'habitue à ça.
11:49Il y a une complaisance,
11:50franchement,
11:51il y a une complaisance
11:51médiatique
11:52qui est devenue
11:53insupportable.
11:54insupportable.
11:55Bruno Retaille,
11:55on est sur CNews et Europe 1.
11:57À Paris,
11:58Rachida Dati accuse
11:59Emmanuel Grégoire,
12:00le candidat de la gauche,
12:00d'avoir été élu député
12:02avec l'aide
12:03de la jeune garde,
12:04comme la plupart
12:04des candidats de gauche.
12:06Elle l'a même accusé
12:07sur notre antenne
12:08d'envoyer des gens
12:09pour agresser
12:11ses militants.
12:11Tout le monde est à cran.
12:13Est-ce que vous soutenez
12:13à 100% Rachida Dati ?
12:14À 100%.
12:15C'est vraiment
12:16la meilleure candidate
12:17pour battre la gauche.
12:18Et moi,
12:18j'appelle les Parisiens.
12:20Mais vous avez vu
12:21l'état de division
12:21de la droite ?
12:22Bien sûr,
12:23mais ce n'est pas
12:23de notre fait.
12:25Mais il faudra
12:25qu'entre les deux tours,
12:27les uns et les autres
12:28prennent leurs responsabilités.
12:29Mais déjà,
12:30avant le premier tour,
12:31ce que je veux dire
12:31aux Parisiennes
12:32et aux Parisiens,
12:33c'est que les voix
12:35qui iront sur des candidats
12:36qui n'ont aucune chance,
12:37ce sont des voix finalement...
12:38Par exemple,
12:39M. Bournazel et Cnafot ?
12:41Bien sûr.
12:41Ce sont des voix
12:42qui sont perdues
12:43et qui seront au contraire
12:44des voix finalement
12:45pour M. Grégoire,
12:46qui par ailleurs
12:47a une candidate
12:48LFiste
12:49sur sa liste.
12:50Donc,
12:51ne soyons pas dupes.
12:52Rachida,
12:53Rachida Dati,
12:53est une combattante,
12:54c'est une guerrière.
12:55Elle se bat.
12:56Les conditions sont difficiles
12:58comme partout en France.
12:59Mais c'est elle
13:00et elle seule
13:00qui nous permettra
13:01de tourner
13:02le quart de siècle
13:03de gauche à Paris.
13:04En faisant l'union
13:05des droites,
13:07Bruno Retailleau
13:07entendant la main
13:08à Sarah Cnafot
13:09et M. Bournazel,
13:10on est bien d'accord.
13:11Elle ne peut pas
13:11l'emporter seule.
13:12À leurs électeurs.
13:13J'ai toujours indiqué,
13:15moi je ne crois pas
13:15à l'union des droites
13:16dans les appareils
13:17parce que ça ne marche pas.
13:18D'ailleurs,
13:18le RN n'en veut pas.
13:20Et regardez,
13:21d'ailleurs,
13:21Paris,
13:21c'est la meilleure démonstration.
13:23Sarah Cnafot
13:24dit qu'elle y est prête.
13:25Non,
13:25mais regardez à Paris,
13:26vous avez M. Mariani,
13:27RN et Mme Cnafot.
13:28Donc,
13:29où est-ce qu'elle est
13:29l'union des droites ?
13:30Non,
13:30je crois,
13:31je fais confiance
13:32au bon sens
13:33et aux convictions
13:34de notre électorat,
13:36des électeurs,
13:36des Parisiennes,
13:37des Parisiens.
13:38Et c'est dans les urnes
13:39que cette union
13:40doit se réaliser.
13:41Bruno Retailleau,
13:42Laurent Nunez
13:43était en Algérie,
13:44votre successeur.
13:45Il a été reçu
13:46par le président Tebboune.
13:47Est-ce qu'il a eu raison
13:47de s'y rendre ?
13:48Est-ce que la méthode forte
13:49que vous preniez
13:50n'a pas fonctionné ?
13:51Est-ce qu'il faut
13:52tenter une autre méthode ?
13:53Mais elle a fonctionné.
13:54Mais attendez,
13:55fallait-il,
13:55fallait-il,
13:56devant un régime algérien
13:58dictatorial
13:58qui est corrompu,
13:59fallait-il accepter
14:00les barbouzeries,
14:01tentatives d'attentats
14:02des services algériens
14:04contre un opposant algérien ?
14:05Fallait-il accepter
14:06de ne rien dire
14:07alors qu'il y avait
14:08à l'époque
14:09Bolem Sansal
14:09qui était retenu
14:10derrière les barreaux
14:11et toujours Christophe Glez ?
14:12Fallait-il accepter
14:13que des consulats
14:14donnent des papiers
14:15à des sans-papiers
14:16justement algériens ?
14:17Fallait-il accepter
14:18que l'Algérie,
14:19contrairement à nos accords,
14:20n'accepte pas
14:21de reprendre les OQTF ?
14:23Non, je pense que...
14:24Mais il accepte tout ça
14:25Laurent Nunez
14:25en s'y rendant ?
14:26Pour bien...
14:26Je n'ai pas commenté
14:27le voyage de mon successeur
14:29et j'imagine que c'est l'Élysée
14:30qui lui a demandé
14:31de s'y rendre.
14:32Simplement,
14:32ce que je veux dire,
14:33c'est qu'avec l'Algérie,
14:35la relation,
14:35et non pas avec le peuple algérien
14:37pour lequel j'ai le plus grand respect,
14:39avec ce régime-là,
14:40la relation sera toujours toxique
14:41parce qu'ils utilisent la France
14:43pour la désigner
14:44comme un bouc émissaire
14:45de tous leurs échecs
14:46au niveau interne.
14:48Alors, il y aura des hauts,
14:49il y aura des bas,
14:50mais je pense,
14:51et la proposition que je fais,
14:53c'est deux choses.
14:54Bien sûr,
14:54il faut revenir
14:55sur les accords de 68
14:56qui sont très avantageux,
14:58notamment sur le regroupement familial.
15:00Et deuxième chose,
15:01il faut lier
15:01le nombre des visas
15:03au nombre des OQTF
15:04qui seront repris.
15:06S'il n'y a pas
15:06ce bras de fer,
15:07vous verrez,
15:08à nouveau,
15:09la France va plier,
15:10la France va s'écraser,
15:12on ira à Canossa.
15:13Et ce n'est pas comme cela
15:14qu'on est respecté
15:15dans l'ordre international.
15:16Aujourd'hui,
15:17le monde nouveau,
15:18on peut le déplorer,
15:20mais c'est un monde
15:21qui est un monde prédateur.
15:22Et il y a des peuples faibles
15:24et ceux-là seront écrasés,
15:25et il y a des peuples fiers
15:26et ceux-là seront respectés.
15:28Bruno Retailleau,
15:29votre bilan
15:29en tant que ministre de l'Intérieur
15:30a été mis en cause
15:31avec les derniers chiffres
15:32de Beauvaux
15:32révélant l'explosion
15:33de l'immigration
15:34sur l'an dernier,
15:35plus 11,2%
15:37des titres de séjour
15:37en 2025.
15:39Encore une fois,
15:40qu'est-ce qui n'a pas fonctionné
15:42et que feriez-vous
15:42de différent
15:43puisque vous êtes désormais
15:44candidat à l'élection présidentielle ?
15:45Pardon,
15:46ce qui a fonctionné,
15:47c'est ce que j'avais à ma main.
15:49Il n'y a jamais eu
15:49autant d'expulsions.
15:50Il n'y a jamais eu
15:51autant d'arrestations
15:52d'étrangers
15:53en situation irrégulière.
15:54Il n'y a eu autant
15:54de titres de premier séjour ?
15:55Oui,
15:55parce que je voulais,
15:56moi,
15:57pouvoir maîtriser les entrées,
15:58et pas seulement les sorties.
15:59Les sorties,
16:00on est le premier pays européen
16:01devant l'Allemagne désormais,
16:03des 27 pays européens.
16:04Mais je voulais aussi
16:05maîtriser les entrées,
16:06notamment les visas,
16:07c'est le quai d'Orsay.
16:09Et je vais vous dire
16:10ce que je dis,
16:11je n'ai cessé de répéter,
16:12c'est que vous aurez beau
16:13changer les ministres
16:15de l'Intérieur,
16:15je pense que moi,
16:16j'ai à mon actif
16:17beaucoup de choses
16:18et j'ai bousculé bien
16:19des lignes,
16:20évidemment,
16:20mais il faudra
16:21une révision constitutionnelle.
16:23Parce que sinon,
16:24les jurisprudences
16:24empêcheront le peuple français.
16:25Et un référendum,
16:26c'est pour ça que vous demandez
16:27un référendum pour l'immigration ?
16:28Je demande la révision
16:29de la Constitution.
16:30Mais je dis à mes compatriotes
16:32que si on ne révise pas
16:34la Constitution,
16:35si eux,
16:36ils ne reprennent pas la main
16:38par un référendum,
16:40on ne pourra pas changer
16:41la justice et mineurs.
16:42Le Conseil constitutionnel
16:43nous l'interdira,
16:44comme il l'a déjà interdit,
16:45en censurant une loi récemment.
16:48Et on ne pourra pas
16:49reprendre le contrôle
16:50de l'immigration.
16:51Je pense qu'il faut,
16:52en quelque sorte,
16:53changer de régime,
16:54revenir à une démocratie,
16:56une vraie démographie.
16:58Bonne Retaille,
16:58vous vous présentez
16:59comme le candidat naturel
17:00de la droite.
17:01Vous avez déclaré
17:01votre candidature
17:03assez tôt.
17:04Vous refusez donc
17:05toute primaire,
17:06toute idée de primaire,
17:07allant de je ne sais qui
17:09à je ne sais quoi ?
17:10Je ne sais qui
17:11à je ne sais quoi.
17:12Vous venez de définir
17:13le problème,
17:13c'est qu'aujourd'hui,
17:14personne n'est d'accord.
17:15Simplement,
17:16moi,
17:17j'ai un projet singulier,
17:18la prospérité,
17:19par le travail
17:20et non pas par l'assistanat.
17:22Je veux être
17:22le protecteur de la France
17:24des travailleurs,
17:25pas des profiteurs.
17:26Je veux que,
17:27justement,
17:27on revienne
17:28à un régime de démocratie
17:29pour reprendre la main
17:30sur l'immigration,
17:31sur la justice,
17:32sur la délinquance
17:32et je veux la fierté française.
17:34Je veux que notre mode de vie,
17:36nos coutumes,
17:37notre culture,
17:37notre civilisation
17:38soient respectées,
17:40défendues
17:40et que l'école
17:41porte ces valeurs-là.
17:42La valeur de la fierté française
17:43alors que l'école
17:44est le grand échec.
17:45Vous vous rendez compte
17:46qu'aujourd'hui,
17:46l'école est devenue
17:47une machine à fabriquer
17:48des inégalités,
17:49à les reproduire
17:50puisque désormais,
17:52les succès
17:53de nos enfants,
17:54des élèves
17:55sont complètement liés
17:56à la position sociale
17:57de leurs parents.
17:58C'est inadmissible.
17:59L'école républicaine
18:00n'est plus qu'un slogan.
18:01Moi, je veux que l'école
18:02de demain
18:03soit l'école
18:03de la fierté française
18:04mais surtout
18:05qu'elle soit une chance
18:06pour chaque petit français
18:07de réussir dans sa vie,
18:09quel que soit
18:09son niveau social.
18:11On reparlera
18:11de votre programme économique,
18:12j'imagine,
18:13dans l'avenir.
18:14Un dernier mot
18:14sur la République des copains.
18:16Emmanuel Macron
18:16multiplie les nominations
18:17sur les institutions
18:18clés de l'État.
18:20Nomination d'Amélie de Montchalin
18:22à la Cour des comptes.
18:23On parle de Christine Lagarde
18:25à la tête de la BCE
18:26qui pourrait quitter
18:26ses fonctions
18:27avant la fin de son mandat.
18:29Il s'agit de tout verrouiller
18:30avant une éventuelle
18:31alternance en 2027.
18:32C'est comme ça
18:33la démocratie ?
18:33C'est la grande opération
18:35de recasage.
18:36C'est la grande opération
18:37de recasage.
18:38Mais pas de verrouillage.
18:38Et de verrouillage aussi.
18:40Madame Lejean,
18:41je l'ai connue,
18:42elle était à l'Élysée.
18:44On n'avait pas du tout...
18:44L'Institut du monde arabe.
18:46Écoutez,
18:46elle était sur une ligne
18:47totalement opposée
18:48avec l'Algérie.
18:49Totalement opposée.
18:51Donc,
18:52ce sont ces hauts fonctionnaires,
18:54notamment du Quai d'Orsay,
18:55qui ont l'habitude,
18:56vous voyez,
18:57de défendre
18:57des principes universels
18:58plutôt que de défendre
19:00des intérêts français.
19:01Eh bien,
19:01je pense que la diplomatie française
19:03doit d'abord
19:04respecter le peuple français
19:05et défendre
19:06les intérêts français.
19:07C'est le monde
19:07dans lequel nous sommes.
19:09Évidemment qu'il y a
19:10quelques principes
19:11qu'on doit respecter.
19:12Mais avant tout,
19:12la défense de nos intérêts.
19:14Mais si le Conseil constitutionnel,
19:15le Conseil d'État,
19:16la BCE,
19:17tout ça,
19:17Banque de France,
19:18tout est à la main,
19:19encore une fois,
19:20des macronistes.
19:21Qu'est-ce qui peut se passer
19:22en 2027 ?
19:22Quelle alternance possible ?
19:24Quand je serai précision
19:25de la République,
19:26ma première action,
19:27ce sera de réviser
19:28la Constitution
19:29pour rendre au peuple français
19:31le pouvoir de décider.
19:33Même sur ce nomination ?
19:33Le pouvoir n'a plus
19:34le pouvoir,
19:35non,
19:36mais sur les politiques fondamentales,
19:37je viens de l'expliquer.
19:39Vous savez,
19:39ce que veulent les Français
19:41doit être entendu.
19:43Et aujourd'hui,
19:44le grand malaise démocratique,
19:45c'est que les Français
19:46voient qu'il y a
19:46des alternances,
19:47des élections,
19:48mais que les politiques
19:49ne changent pas,
19:50que les gouvernants
19:51sont condamnés à l'impuissance
19:53parce qu'il y a
19:53des jurisprudences
19:54qui les ligotent totalement.
19:56Eh bien, moi,
19:56je pense que
19:57ce n'est pas au juge
19:58de décider,
19:58ce qui est fondamental,
19:59c'est vraiment au peuple.
20:01C'est aux gens de décider.
20:02Merci Bruno Retailleau,
20:03c'était votre grande interview
20:04sur CNews et sur Europe 1.
20:08Sous-titrage Société Radio-Canada
20:10Sous-titrage Société Radio-Canada
20:18Sous-titrage Société Radio-Canada
20:18Sous-titrage Société Radio-Canada
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