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Maire de Cannes, président de la Nouvelle Energie et candidat à l'élection présidentielle, David Lisnard était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est David Lissnard. Bonjour
00:04à vous.
00:05Bonjour.
00:05Maire de Cannes, président de Nouvelle-Éjournée et Énergie, pardon, et candidat à la présidentielle.
00:10On va évoquer le cessez-le-feu en Iran, bien sûr, mais d'abord la joie pour la libération de
00:14Cécile Collère et Jacques Paris,
00:16nos compatriotes détenus depuis mai 2022 dans les geôles iraniennes.
00:20Ils doivent arriver dans la journée en France.
00:22On se félicite évidemment de leur retour, même s'il y a forcément une contrepartie accordée aux Iraniens.
00:28Certainement, en tout cas, il faut s'en réjouir, effectivement.
00:31Et c'est plus que leur libération, leur rapatriement, puisqu'ils avaient été déjà libérés, ils étaient à l'ambassade
00:36de France.
00:36Là, ils se sont rapatriés via Bakou, de mémoire.
00:38Mais ce que cela révèle, c'est aussi la réalité de la nature du régime iranien,
00:44qui est une dictature, une dictature islamique, qui n'hésite pas à prendre en otage des ressortissants pour faire valoir
00:51ses intérêts.
00:52C'est pas nouveau, ils ont fait ça, et les attentats.
00:54D'autres pays ont fait les attentats. Donc, il faut toujours rappeler qu'il faut souhaiter que ce régime disparaisse
00:59de la carte.
01:00Absolument. Reconnaissez-vous le mérite d'Emmanuel Macron dans ce dossier ?
01:03La voie diplomatique a toujours été poursuivie, et ce canal a permis ce dénouement heureux ?
01:09Pourquoi pas ? Effectivement, oui, le dénouement est heureux.
01:12La diplomatie doit être une constante. On doit parler à tout le monde.
01:16C'est la base de la diplomatie. C'est comme un avocat qui doit défendre tout le monde aussi.
01:19Ça fait partie du métier. Mais comme je le dis toujours, quelle est la réalité du poids de notre diplomatie
01:24dans ce type de dénouement ?
01:26Quelle est la réalité du rôle de nos alliés ? Quand on en a encore, c'est la fameuse formule
01:32de Bismarck qu'on ressort tout le temps,
01:33et parce qu'elle est pertinente. C'est-à-dire que la diplomatie sans les armes, c'est la musique
01:36sans les instruments.
01:37Et aujourd'hui, la France est désarmée. C'est ce que l'on constate dans beaucoup de domaines.
01:42Et il faut réarmer la France, à tous les sens du terme d'ailleurs.
01:45Alors, on va parler d'abord de cette annonce cette nuit par Donald Trump du cessez-le-feu de deux
01:49semaines avec l'Iran,
01:50avec des négociations qui démarrent au Pakistan. Une victoire totale et complète pour les États-Unis.
01:55La question de l'uranium serait réglée selon lui. Est-ce que c'est un bon dénouement pour vous ?
01:59Vous avez toujours dit que cette guerre n'était pas illégitime de la part d'Israël et des États-Unis.
02:05Oui, parce que de la part d'Israël, c'est une guerre existentielle, évidemment.
02:10Et d'ailleurs, on voit bien qu'il y a deux guerres.
02:11Et on risque de voir la deuxième guerre, celle entre Israël et le Hezbollah, donc l'Iran, se poursuivre.
02:18Il y a trois paramètres qu'on se rend compte.
02:20Et elle est légitime, cette guerre-là ?
02:21Elle n'était pas légitime juridiquement, puisqu'elle ne respectait pas le droit international.
02:25Mais comme je dis toujours, le droit international est toujours écrit après la guerre.
02:28C'est le vainqueur qui l'écrit à chaque fois.
02:30Mais en revanche, tout ce que l'on a vu, y compris ces dernières heures,
02:33les images de propagande iranienne que j'ai vues cette nuit,
02:36des réseaux souterrains très, très armés, prouvent la dangerosité de l'Iran.
02:41La dangerosité de l'Iran pour le monde entier.
02:44Et en l'occurrence, le fait qu'il y a trois objectifs à sécuriser dans cet accord de paix dont
02:49je me félicite.
02:50Enfin, ce n'est pas un accord de paix, pardon.
02:51C'est un, le sort des 440 kg d'uranium enrichi.
02:58Et donc, est-ce qu'on aura enfin la possibilité, qu'on n'a jamais eu, de vraiment contrôler la
03:03nucléarisation militaire de l'Iran ?
03:05Ça, c'est incontournable.
03:06Donc, on verra bien dans les prochains jours.
03:08Deux, c'est est-ce que l'Iran sera capable de reconnaître l'existence d'Israël et la sécurité d
03:13'Israël ?
03:14Incontournable aussi.
03:15Trois, on a vu que l'Iran pouvait jouer avec le détroit d'Hormuz.
03:19Et ça, c'est nouveau.
03:20Il ne faudrait pas que les gardiens de la Révolution deviennent des gardiens du détroit d'Hormuz.
03:23Et nous avons, nous, la France et l'Europe, une carte à jouer, parce qu'on a vu l'absence
03:29totale de la France et de l'Europe ces dernières semaines.
03:31Il y a une seule initiative, c'était l'initiative britannique que la France avait rejointe sur une coalition après
03:37la fin du conflit pour sécuriser Hormuz.
03:42Tout cela rappelle la fragilité de nos alliés historiques.
03:45Émirats arabes unis, Koweït, dans une certaine façon, et le Bahreïn.
03:50Et donc, je pense que nous devrions prendre très vite une initiative pour renforcer notre alliance avec les Émirats arabes
03:55unis notamment,
03:55et pour sécuriser le détroit d'Hormuz.
03:57Le détroit d'Hormuz, il est primordial pour nous, pour notre essence, mais il est primordial surtout pour ces États
04:02-là,
04:02beaucoup plus que pour l'Arabie saoudite ou d'autres.
04:04Il ne faut pas laisser l'initiative à la Chine, parce que la Chine est un des gagnants des dernières
04:08heures aussi.
04:08Un tout petit mot, David Lissner, de ceux qui ont eu relais à la mort lorsque Donald Trump a parlé
04:12hier d'anéantissement,
04:14d'une civilisation entière qui va mourir.
04:16On connaît la phrase de Paul Valéry sur les civilisations qui naissaient et qui meurent.
04:20C'était une méthode, finalement, de négociation de la part du président américain ?
04:24Ceux qui aiment Trump diront oui.
04:26Moi, je suis obligé d'être honnête, je ne comprends pas cette formule, je ne l'accepte pas.
04:31On ne peut pas parler de destruction d'une civilisation en général,
04:34et de la très belle civilisation perse en particulier.
04:37Je ne confonds pas le régime des gardiens de la Révolution,
04:40ce régime dictatorial, avec la civilisation perse qui est une grande civilisation.
04:44Alors, l'impact sur le pouvoir d'achat des Français a été immédiat depuis le début de cette guerre,
04:48avec les prix du pétrole qui ont augmenté.
04:51Là, ils repartent à la baisse, Dieu merci, avec l'annonce de ce cessez-le-feu.
04:54Mais il va falloir encore attendre quelques jours avant que ça se répercute à la pompe.
04:58Qu'est-ce que vous proposez, vous, pour proposer et pour protéger le pouvoir d'achat des Français
05:03sans grever nos déficits publics qui sont abyssaux ?
05:06Beaucoup de choses à dire.
05:07D'abord, dire que le pouvoir d'achat, c'est le pouvoir de produire.
05:10Et on raisonne toujours à l'envers.
05:12On est sous perfusion publique depuis des décennies.
05:15Et c'est cette rupture que je veux apporter.
05:17Je pense être le seul à apporter.
05:18C'est-à-dire qu'on infantilise les gens.
05:21On a habitué les gens.
05:22On a accoutumé les gens à la drogue de la dépense publique, aux aides.
05:26Et moi, je ne veux pas être celui qui ajoute une dose à la seringue et qui, en fait, continue.
05:30Vous dites ça aux affaires libérales, aux agriculteurs, aux pêcheurs ?
05:32Parce que qu'est-ce que ça a révélé, là ?
05:34Ça a révélé que le roi était nu.
05:35C'est-à-dire que quand il a fallu aider les Français,
05:38parce que des aides circonstanciées temporaires, moi, je suis tout à fait favorable.
05:40Il n'y a pas de sujet là-dessus, notamment les affirmés, les transporteurs, etc.
05:44Mais on n'a pas pu le faire en réalité.
05:46On n'a pas pu le faire en réalité.
05:47Pourquoi ?
05:47Parce que la France est surendettée.
05:48Elle est surendettée parce qu'elle est surfiscalisée
05:51et qu'elle est surbureaucratisée et qu'on sous-produit.
05:54Si vous voulez que l'employé de la boulangerie,
05:57que l'ouvrier de l'usine, que le commerçant, l'artisan,
06:00gagne sa vie correctement,
06:01il faut mettre un terme à ce qui ne fonctionne plus,
06:03c'est-à-dire notre système d'État-providence.
06:05Et on ne réglera pas les problèmes de pouvoir d'achat
06:08en ajoutant des causes aux problèmes de la dépense publique.
06:12Premier élément.
06:13Deuxième élément, il y avait une mesure qu'on pouvait prendre tout de suite.
06:16Tout de suite.
06:17Alors, il fallait un peu discuter avec Bruxelles.
06:19Il y avait une trésorerie à adapter.
06:22Mais dans le prix de l'essence, il y a 17 centimes par litre
06:24qui alimentent les certificats énergétiques.
06:28On n'avait qu'à faire un moratoire sur ces certificats énergétiques
06:31pendant la durée de la crise
06:32et on repassait tout de suite en dessous de 2 euros du litre.
06:35Et ça, on en était incapables.
06:37On en est incapables parce qu'on est toujours dans la spirale
06:39de la dépense publique, de la fiscalité, de l'impôt
06:42qui étouffe le pays.
06:44Et c'est cette rupture-là que je voudrais porter.
06:46Et toutes les autres mesures proposées, plafonnement des prix,
06:49baisse de la TVA, elles étaient inefficaces ?
06:51Elles étaient trop coûteuses, selon vous ?
06:53On a vu qu'elles n'étaient pas possibles.
06:56C'est-à-dire qu'elles ne sont pas possibles
06:57à cause de ceux qui nous dirigent depuis une quarantaine d'années
07:00et de ceux qui voudraient prendre leur place,
07:01qu'on retrouve d'ailleurs sur les deux extrêmes de l'échiquier,
07:04qui sont des étatistes, des dépensiers.
07:06Alors, on aurait pu imaginer, je répète,
07:09la suspension des 17 centimes de prélèvement
07:11sur les certificats énergétiques,
07:12ce qui était quand même très conséquent.
07:14Et ça ne posait pas de problème budgétaire
07:16parce que c'était tout de suite un transfert budgétaire.
07:18Deuxième élément, on pouvait imaginer effectivement
07:20d'avoir une fiscalité flottante,
07:22c'est-à-dire que ça reste neutre
07:24pour les retombées sur l'État,
07:26mais tout le monde attendait avec espoir
07:29la fin des conflits.
07:31Le prix, le marché, je regardais cette nuit,
07:34puisque je voulais être au courant avant de venir vous voir,
07:36et ça a déjà perdu 15%.
07:37Alors, on verra dans les prochaines heures,
07:39et j'espère que la baisse sera aussi rapide
07:41que les anticipations à la hausse que l'on constate à chaque fois.
07:43On est drogué à la dépense publique, David.
07:45En même temps, il y a des professions
07:46qui ne pourront pas tenir,
07:47qui vont fermer et mettre la clé sous la porte.
07:51On fait quoi pour eux ?
07:52Si l'État ne les aide pas ?
07:53Pêcheurs, agriculteurs, artisans, commerçants ?
07:57Ils ne pourront pas passer le cap
07:58si la hausse, non seulement des prix du pétrole,
08:01mais des prix du gaz,
08:02parce que là, les factures vont augmenter drastiquement.
08:04Oui, bien sûr, mais je le répète,
08:05vous ne pouvez aider de façon circonstanciée
08:08et cibler ce qui est pertinent
08:09que si vous avez une capacité de le faire.
08:12Et donc, moi, ce que je propose,
08:14c'est, au-delà du conjoncturel d'aujourd'hui,
08:15c'est de rétablir cette capacité,
08:17comme on l'a fait en 58, en 10 mois,
08:19où on a rétabli les comptes publics de façon forte,
08:22ce qui passe par une baisse,
08:23par une remise en cause totale du système social.
08:24Deuxième élément,
08:26des mesures circonstancielles,
08:28elles peuvent être décidées, évidemment,
08:31mais elles nécessitent déjà
08:33de cesser les transferts budgétaires
08:35de ce que l'on paye en achetant de l'essence
08:37vers les subventions à l'isolation thermique, etc.
08:41C'est bien d'isoler,
08:42mais peut-être que pendant quelques mois,
08:43il faut arrêter.
08:44Voilà une solution très simple, très concrète,
08:46qui peut permettre d'aider les professions que vous évoquez.
08:49Refondre le système social,
08:50on va y revenir dans un instant.
08:51Un tout petit mot sur ces mesures
08:53aussi prises par le gouvernement
08:54pour le chômage partiel,
08:56pour les entreprises.
08:57Et puis le prêt flash carburant
08:59à 3,8% pour les TPE, PME,
09:01ça vous a fait bondir.
09:02Pourquoi ?
09:02Oui, parce qu'on est encore une fois
09:04de plus dans cet état nounou.
09:06C'est-à-dire que l'État vous fait un prêt
09:09pour payer l'argent qu'il vous prend.
09:12Et on crée à chaque fois une administration
09:14qui va attribuer, avec des serfas certainement,
09:17hier soir, on a remis le serfador
09:18avec Nouvelle Énergie,
09:19on a broyé des lois entières et des codes,
09:21ça nous fait beaucoup de bien dans un broyeur.
09:24Mais vous voyez le délire dans lequel on est ?
09:26On est sous cette espèce de théâtre politicien,
09:29d'une classe politique très conformiste
09:32qui a l'impression de faire du bien
09:34quand elle dépense l'argent des autres
09:35et quand elle crée des effets de bureaucratie.
09:37Et c'est comme ça qu'on arrive à avoir
09:38le record du monde de la dépense publique,
09:40le record du monde des impôts et des charges,
09:42qu'on produit de moins en moins de richesses,
09:43qu'on était au 7e rang de PIB par habitant
09:45il y a 40 ans,
09:46qu'on est au 25e rang de production de richesses
09:48par habitant et que les grands perdants
09:51de ce système, c'est toujours les plus modestes,
09:53c'est ceux qui sont tributaires de l'inflation,
09:55c'est ceux qui sont tributaires du prix de l'énergie,
09:57du logement, la crise du logement.
09:58Plus on régule le logement,
10:00moins on fabrique de logement,
10:01plus on taxe l'essence,
10:03moins on a capacité de s'acheter de l'essence
10:04à un bon prix.
10:05Voilà le système dans lequel on est
10:07et la proposition politique,
10:09elle est toujours de flatter l'opinion,
10:11de dire tiens je vais vous faire un chèque machin,
10:13un chèque truc,
10:13mais ce sont des chèques sans provision,
10:15ce sont des chèques qu'on fait payer à nos enfants,
10:17à nos petits-enfants,
10:18c'est tout le problème du financement des retraites,
10:20c'est toutes ces difficultés-là
10:21qu'il faut regarder les yeux dans les yeux
10:23avec espoir.
10:24On est une période de toute façon de vérité,
10:26on est une espèce d'anesthésie politique
10:28depuis la dissolution
10:30et le Premier ministre est très habile,
10:32c'est l'anesthésiste en chef,
10:33mais attention,
10:34parce que le réveil risque d'être très douloureux,
10:36parce que la dette va atteindre 3 500 milliards,
10:39qu'une dette il faut la payer,
10:40il faut la rembourser,
10:40qu'on va rembourser avec nos impôts.
10:44Il faut avoir à l'esprit que cette année,
10:46nous allons payer 7 fois plus d'intérêts
10:48de la dette de l'État
10:49que tout le budget de la justice,
10:50en manque de magistrats,
10:52on n'arrive pas à mettre en tol des délinquants,
10:54on a des multirécidivistes dans la rue.
10:55Si vous voulez plus de policiers,
10:57plus de magistrats,
10:57plus d'enseignants,
10:58plus de soignants,
10:59mieux payés,
10:59il faut moins de bureaucrates,
11:00et si vous voulez moins de bureaucrates,
11:01il faut qu'il y ait moins de bureaucratie,
11:03et pour ça il faut déréguler
11:04et revoir le système social.
11:05David Lissnard,
11:06vous êtes candidat à la présidentielle,
11:07on est sur CNews et sur Europe 1,
11:08vous avez proposé hier
11:12d'énoncer les excès
11:14et mettre fin à un l'enfer administratif français,
11:17on connaît tous les formulaires serfa,
11:19il y avait des serfadors hier,
11:21qu'est-ce que vous proposez concrètement
11:22que nous n'avons pas encore expérimenté ?
11:24Mais on n'a rien expérimenté.
11:26A chaque fois qu'on nous a annoncé
11:27un choc de simplification,
11:28moi je l'ai vu comme commerçant
11:30et je le vois comme maire,
11:32à chaque fois c'est plus compliqué à la fin,
11:33parce que vous demandez à des bureaucrates
11:35de débureaucratiser,
11:37donc ils ne peuvent pas,
11:38c'est comme si vous demandiez aux dealers
11:39de lutter contre le trafic de drogue,
11:40ce n'est pas possible.
11:41Donc on n'a jamais fait,
11:42ce n'est pas vrai.
11:43A chaque fois on ajoute,
11:45alors on vous fait le mythe du guichet unique,
11:46qui est en fait un guichet
11:47qui regroupe tous les autres guichets.
11:49Moi j'ai proposé hier un plan,
11:50le premier jour déjà,
11:51un méga décret qui supprime
11:53300 textes inutiles.
11:55La tronçonneuse,
11:55donc vous sentez la tronçonneuse
11:56de Ravier Mellet.
11:57Le broyeur, le broyeur.
12:00Le deuxième élément,
12:02il faut absolument
12:03qu'on rende la vie tellement compliquée
12:05à l'administration
12:05qu'elle nous rende la vie simple.
12:07Et l'administration,
12:08on a une belle fonction publique en France.
12:09Moi j'ai tous les témoignages
12:11et les propositions
12:11qui viennent souvent de fonctionnaires
12:12qui n'en peuvent plus.
12:13Donc à titre d'exemple,
12:15on va créer un droit de saisine
12:16de tout ce qui nous paraît absurde.
12:17Vous voyez,
12:18lorsque vous n'arrivez pas
12:19à remplir votre serfa en ligne,
12:20que vous remplissez dix fois
12:21l'identifiant,
12:22que ça ne marche pas, etc.
12:23Quand on vous demande
12:24quinze fois la même procédure,
12:25le droit de l'urbanisme.
12:25Moi je suis maire,
12:26nous sommes les dépositaires
12:27d'un droit absurde
12:29qui est fort avec les faibles
12:30et fait avec les fortes.
12:30Donc ça veut dire quoi concrètement ?
12:32Ça veut dire que sous l'autorité
12:33du président de la République
12:39qui devra se justifier
12:40et que si la règle n'est pas utile,
12:43on la supprimera.
12:44Ça veut dire qu'on va interdire
12:46la surtransposition
12:47en droit français
12:48des directives européennes.
12:50On arrête d'être les plus débiles
12:52de l'Union européenne
12:53et de se mettre des boulets
12:54de compétitivité en permanence.
12:57Tout ce plan a été détaillé.
12:59Il sera en ligne
12:59dans les prochaines heures.
13:00On va sortir non seulement
13:01le livre noir de la bureaucratie,
13:03mais un plan de proposition concrète
13:04pour redonner de l'espoir
13:06aux entrepreneurs,
13:07aux salariés,
13:08aux Français
13:08toute la journée
13:09qui n'en peuvent plus
13:10parce que cette bureaucratie,
13:11je termine.
13:12Mais sans casser
13:13notre modèle social ?
13:14On va inventer
13:15un autre modèle social.
13:16Aujourd'hui,
13:17notre modèle social
13:17n'existe plus.
13:18Vous attendez comme jamais
13:19aux urgences.
13:20Il fonctionne pour les gens
13:22qui ont des moyens
13:23et des connaissances.
13:24Pardon,
13:25mais la carte scolaire,
13:26l'égalitarisme scolaire,
13:27il est contourné
13:28par les classes moyennes
13:30et les classes supérieures.
13:31Et les plus modestes,
13:32les plus pauvres,
13:32les immigrés, etc.,
13:33on les met dans des écoles ghettos.
13:34Moi, je vais supprimer
13:35la carte scolaire
13:36et on va donner
13:36la liberté de choix aux parents
13:37et le financement public
13:39suivra le choix des parents.
13:40Il n'y a rien de plus injuste
13:42que le déclassement scolaire
13:43et la façon dont on sacrifie
13:46des générations antérieures
13:47de gens modestes.
13:48C'est pour ça que ce projet
13:49que je propose,
13:50qui est éducatif d'ailleurs,
13:51qui est scientifique,
13:52qui est sécuritaire
13:53et qui est libéral
13:54au bon sens du terme,
13:55c'est du libéralisme populaire.
13:57Il faut rendre le pouvoir
13:58aux gens.
13:58Il faut enlever le pouvoir
14:00aux technos
14:00qui nous gouvernent,
14:01qui alimentent
14:02les cabinets de conseil,
14:03qui font que l'État
14:04paye 2 milliards
14:05à des cabinets de conseil.
14:06C'est les mêmes.
14:06Ils passent d'un ministère
14:07en cabinet de conseil.
14:08Cette révolution
14:09par la liberté,
14:10personne ne la propose.
14:11Nous la proposons
14:12avec Nouvelle Énergie
14:12et nous allons la faire gagner
14:13pour que la France gagne
14:15et retrouve sa grandeur.
14:15David Lissner,
14:16vous avez claqué
14:17il y a tout juste une semaine
14:18la porte des Républicains,
14:19déclaré votre candidature
14:20à la présidentielle.
14:21J'ai envie de vous demander
14:22d'abord combien de divisions
14:23pour Nouvelle Énergie ?
14:25Vous êtes à combien d'adhérents ?
14:26Alors, on est à 15 000 adhérents.
14:27Ça est vérifiable
14:28parce que moi,
14:29je ne triche pas sur les chiffres.
14:30Mais est-ce que bien
14:31que les LR sont morts pour vous ?
14:32Et j'ai surtout
14:32les divisions de nos convictions.
14:34C'est-à-dire que les gens
14:35qui nous rejoignent
14:35sont très engagés.
14:36C'est à la fois
14:37des fonctionnaires exaspérés,
14:38c'est des retraités
14:39qui pensent à leurs petits-enfants.
14:40Ce sont des chefs d'entreprise,
14:42beaucoup évidemment,
14:42qui en aura le bol
14:43de l'absurdie,
14:44de l'absurdistan
14:45dans lequel on vit.
14:46Et quand vous êtes bien
14:48avec vous-même,
14:48avec vos convictions
14:49et que c'est clair,
14:50je pense que vous pouvez
14:52porter quelque chose.
14:52Est-ce que les LR sont morts
14:53pour vous ?
14:54Est-ce que Bruno Rutaillot
14:55est incapable
14:55de porter la candidature
14:57de votre famille politique ?
14:58Je ne veux pas dire
14:59du mal pour dire du mal,
15:00mais si j'avais pensé
15:01que ça pouvait porter
15:02un espoir...
15:03Oui, parce qu'il y a
15:05trop d'ambiguïté,
15:06il y a eu trop de contradictions.
15:07Le fait d'accepter
15:08de revenir sur la réformette
15:10des retraites,
15:11le fait de dire
15:12le budget est un budget
15:14socialiste, insupportable,
15:15mais de tout faire
15:15pour qu'il passe.
15:17Le fait de voter
15:18la confiance à François Bayrou,
15:20c'était d'une...
15:21Enfin, je l'ai dit à l'époque,
15:23ce n'est pas une lucidité
15:24rétrospective.
15:24Donc tout cela,
15:26moi, je n'en pouvais plus.
15:27Et j'ai envie enfin
15:29de porter une voie
15:30qui soit en rupture
15:31avec ce qu'on retrouve
15:32dans tous les partis
15:33de LFI au RN
15:33en passant par LR,
15:35la Macronie, etc.
15:36C'est-à-dire cet étatisme
15:38infantilisant
15:38qui consiste à mépriser
15:40les individus.
15:40Oui, mais alors vous,
15:41vous proposez
15:41une grande primaire ouverte
15:43de la droite et du centre
15:44qui irait de l'UDI
15:45à horizon LR
15:46jusqu'à reconquête.
15:47Ce n'est pas paradoxal ?
15:48Non, pas du tout,
15:49parce que j'essaie
15:49justement de trouver
15:50une solution pour préserver
15:51l'intégrité d'un projet
15:53et d'une personnalité
15:53qui ne soit pas un arrange...
15:55Parce que si on ne fait pas ça,
15:56c'est quoi ?
15:56C'est soit la division
15:57qui fait perdre,
15:58soit un arrangement de notables,
15:59c'est un dîner en ville
16:00entre bons notables
16:01qui s'imaginent supérieurs
16:02aux autres
16:02parce qu'ils ont fait
16:03les mêmes écoles
16:03et que ça fait 40 ans
16:04qu'ils sont au pouvoir
16:05et qu'ils se plantent
16:06mais qu'ils veulent toujours.
16:07On ne réformera pas le pays,
16:08on ne le fera pas réussir
16:09avec ceux qui ont échoué.
16:10Donc, mon idée,
16:12c'est de dire,
16:12je n'ai même pas
16:13à définir le périmètre.
16:14Tous ceux qui se prétendent
16:14de droite,
16:15pour résumer,
16:17viennent,
16:18votent qui veut,
16:19se présentent qui veut.
16:20Et au moins,
16:20ça permet d'organiser...
16:21Et tout le monde
16:21se met derrière le vainqueur ?
16:22Pas forcément.
16:24Alors, ça sert à quoi ?
16:25Mais non,
16:25mais au moins,
16:26vous vous taisez
16:26jusqu'à l'élection présidentielle.
16:28Et de toute façon,
16:28il y a une telle dynamique.
16:29Ce qui a fait perdre
16:30François Fillon en 2017,
16:32ce n'est pas que certains
16:33lui tapaient dans les pattes.
16:33Il y en a eu beaucoup,
16:34y compris d'ailleurs
16:35qu'on retrouve à LR aujourd'hui.
16:36C'est évidemment
16:37tout ce qui a accompagné
16:38les affaires,
16:39les costumes, etc.
16:40Je rappelle que François Fillon,
16:41malgré tout cela,
16:42fait 20 %,
16:43c'est-à-dire qu'il fait plus
16:43que les quatre premiers tours
16:44de Jacques Chirac.
16:45D'accord.
16:46Mais alors,
16:46à quoi servira cette primaire
16:47si vous ne vous rangez pas vous ?
16:49Mais elle sert à faire émerger
16:52une personnalité,
16:53un projet
16:53et que ceux qui perdent...
16:55Je ne demande pas
16:56à Éric Zemmour
16:57d'aller soutenir Édouard Fillon
16:59pour aller Édouard Fillon
16:59de me soutenir,
17:00même s'il est le bienvenu
17:01comme Éric Zemmour.
17:02Ils sont tous les bienvenus
17:03pour me soutenir d'ailleurs.
17:04Que vous soyez de gauche,
17:05tout le monde du champ,
17:05n'hésitez pas.
17:06Venez, voilà.
17:07Mais au moins,
17:08de respecter ce verdict
17:10et de comprendre
17:10qu'on ne peut pas aller directement
17:11en demi-finale.
17:12On ne compte pas assez.
17:13On n'est pas assez fort.
17:14Donc, il faut organiser
17:15un quart de finale.
17:17Une sélection,
17:18une compétition.
17:19On ne peut pas se dire de droite
17:20et être contre la compétition.
17:22De quoi ont-ils peur ?
17:23De quoi a peur Édouard Philippe ?
17:24De quoi a peur Bruno Rotaillot ?
17:26De quoi a peur...
17:26Ceux qui sont contre
17:27le principe de la primaire
17:28et on est de plus en plus nombreux
17:30à être d'accord.
17:31Eh bien, s'il ne se fait pas,
17:32on fera valoir nos idées
17:33par une autre forme de primaire,
17:34c'est-à-dire les médias,
17:36les réseaux sociaux,
17:36les sondages.
17:40Ce n'est pas la peine
17:41que je vienne sur votre plateau
17:41ce matin.
17:42Vous voulez éviter absolument
17:44la tenaille RN et les filles
17:45au second tour
17:45de la présidentielle, David Disney ?
17:47Non, ce que je veux,
17:47c'est faire gagner mon projet.
17:48Je voudrais que nous arrivions
17:50à créer une épopée positive
17:52de montrer qu'à l'ère
17:53de l'intelligence artificielle
17:54et de la quantique,
17:55on a autre chose à proposer
17:56que les éternels débats
17:58avec les ballons rouges
17:59sur la retraite à 62 ans, etc.
18:01Qu'on peut moderniser l'État,
18:03qu'on peut appliquer la robotique
18:04et l'intelligence artificielle
18:05au service des habitants,
18:07au service de la performance publique,
18:08au service d'une espérance.
18:10C'est ça que je veux faire gagner.
18:11Et si je la retrouvais ailleurs,
18:12j'irais ailleurs,
18:13je ne la retrouve pas ailleurs.
18:14Donc, je fais mon propre chemin.
18:16On voit qu'Édouard Philippe
18:17et Gabriel Tal se rapprochent,
18:18justement,
18:19ils rapprochent leurs deux parties.
18:20Avec le modem,
18:21avec tout ça.
18:21Et bien, c'est ce que vous voulez aussi, non ?
18:23Oui, ils vont faire un dîner,
18:25c'est ça ?
18:25Oui.
18:25C'est tout ce que je ne veux pas.
18:27Je ne veux plus des effets notables,
18:28je ne veux plus des petits arrangements,
18:29parce que je vais vous dire un truc.
18:30Soit ils perdent,
18:32et donc ils ont échoué,
18:33soit ils gagnent,
18:34et ils feront à nouveau
18:35une politique ultra-conformiste.
18:37À nouveau,
18:37ils se plieront devant
18:39les dictats technocratiques
18:41de Bercy,
18:43de Bruxelles,
18:43etc.
18:44Et ils ouvriront la voie
18:46aux démagogues,
18:47aux populistes.
18:47Ils sont les meilleurs alliés
18:49des populistes et des démagogues.
18:50Alors, c'est qui les populistes
18:51aujourd'hui, David Lysnard ?
18:52C'est le RN ?
18:52C'est LFI ?
18:53C'est tout ce.
18:53Oui, LFI sont même néo-fascistes.
18:56S'il devait y avoir un seul ennemi
18:58dans le champ politique actuel,
18:59c'est évidemment LFI,
19:00dont on a vu qu'ils étaient racistes,
19:02qu'ils étaient antisémites,
19:03et qu'ils avaient une grande proportion
19:05à être camés et à se droguer
19:06avec l'argent des contribuables,
19:07de surcroît,
19:08et à créer cette espèce
19:09de chaos permanent.
19:11Donc, il faut les affronter
19:14électoralement, culturellement,
19:15politiquement,
19:16et juridiquement,
19:17et judiciairement.
19:18J'avais d'ailleurs déposé
19:20Rima Hassan,
19:20j'aimerais pas l'avoir fait.
19:22Et le RN,
19:23est-ce que vous vous considérez
19:24plus proche de Marine Le Pen
19:25que d'Edouard Philippe ?
19:26Marine Le Pen qui disait,
19:27effectivement,
19:28qu'elle trouve assez facile
19:29d'être ultra-libérale
19:30quand on est maire de Cannes.
19:32C'est vraiment la formule débile.
19:34Pardonnez-moi,
19:35ça fait deux fois que j'ai dit le terme.
19:36Mais vraiment, d'abord,
19:37parce que c'est très...
19:38Qu'est-ce qu'elle connaît de Cannes ?
19:39Manifestement, rien.
19:40D'ailleurs, on a vu,
19:41ils ont proposé...
19:42Enfin, ils sont présentés contre moi,
19:43le RN.
19:43Ils disent, venez vers moi.
19:45Mais enfin, ils viennent pour nous battre.
19:46Ils ont perdu.
19:48Dans une ville...
19:49C'est pas Saint-Cloud,
19:50parce que...
19:51Saint-Cloud est magnifique,
19:52j'ai rien contre Saint-Cloud,
19:53mais Cannes,
19:54c'est une ville historiquement très pauvre.
19:56C'est une ville
19:56qui a une énorme part
19:57d'immigration pauvre.
19:59C'est une ville
19:59qui est aussi très prestigieuse,
20:00très contrastée.
20:01C'est une grande ville française
20:02et je trouve qu'elle méprise,
20:04qu'elle mérite autre chose
20:05que ce mépris.
20:06Mais c'est plutôt bon signe.
20:08Moi, si vous voulez,
20:08mon problème,
20:09c'est pas d'attaquer Marine Le Pen
20:10ou Edouard Philippe,
20:11c'est pas mon souci.
20:12Mon souci,
20:13c'est de leur dire
20:13qu'ils ont tous
20:15une matrice collectiviste,
20:16ils ont tous
20:16une matrice socialiste.
20:19Le RN a voté
20:2034 milliards d'euros
20:21d'impôts en plus
20:22en 48 heures.
20:23Moi, jamais de ma vie,
20:24j'ai baissé les impôts à Cannes.
20:25Je pense que Marine Le Pen
20:26devrait s'en réjouir.
20:27On a baissé la dette à Cannes
20:28de 82 millions d'euros.
20:29Tout le monde nous dit
20:29que c'était impossible.
20:30On a réduit la masse salariale
20:32avec moins d'agents
20:33mais mieux payés.
20:34Il y a des choses
20:34qui ont été internalisées,
20:35des choses externalisées.
20:36On a géré
20:37comme on doit gérer
20:38une entreprise
20:42parce que je pense
20:42que les filles sortent du...
20:43Pour le coup,
20:44en ce moment,
20:45cette formule est un peu facile,
20:46mais sortent du champ républicain
20:47et est un pays
20:48qui aujourd'hui est un pays.
20:49Un parti.
20:49Un parti qui est contre le pays,
20:51contre notre pays,
20:52contre la France.
20:53Je le crois profondément.
20:54Néo-fasciste.
20:54Oui, néo-fasciste, oui.
20:55Parce que, je ne le dis pas
20:56à l'envers,
20:58fascisme, c'est un État
20:59très fort.
21:00C'est pour ça,
21:00les libéraux ont été
21:01toujours contre les fascistes.
21:02Toujours.
21:03Deuxièmement,
21:03ce sont des faisceaux violents,
21:04on l'a vu avec la jeune garde,
21:05qui essaient d'imposer
21:08leurs idées
21:08par la terreur.
21:09Donc, oui,
21:10ce sont des néo-fascistes.
21:11Merci beaucoup.
21:11David Lesnard
21:12d'être venu ce matin
21:13dans la matinale
21:13sur CNews et sur Europe.
21:14Bonne journée à vous.
21:16Merci.
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