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Le candidat à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et Européens, c'est Emmanuel Grégoire.
00:04Bonjour à vous, candidat socialiste et candidat du Rassemblement de la gauche à la mairie de Paris,
00:08auteur de Aimer Paris aux éditions Les Petites Mains.
00:10On va parler de la situation internationale.
00:12Les petits matins, c'est moi qui n'ai pas mis mes lunettes ce matin.
00:15Les frappes contre l'Iran se poursuivent au sixième jour de l'opération américano-israélienne Epic Fury,
00:20tandis que les représailles de Téhéran ébranlent toute la région.
00:23Il y a une importante diaspora iranienne à Paris.
00:25On les a entendues ce matin sur l'antenne d'Européens Emmanuel Grégoire dire merci Trump,
00:29merci d'abattre ce régime de terreur qui a du sang sur le main, du sang de milliers d'Iraniens.
00:34Vous dites aussi merci Trump ce matin ?
00:35En tout cas, je ne vais pas verser une seule larme sur le régime des Mollahs.
00:39C'est un régime d'oppression qui a assassiné des dizaines, peut-être des centaines de milliers de citoyens iraniens.
00:46Et le fait qu'ils sont en difficulté.
00:48Le problème, c'est qu'actuellement, le régime des Mollahs n'est pas tombé.
00:52Il y a des morts collatéraux civiles.
00:54Et on ne peut pas, en tant que démocrate, totalement se réjouir que des pays s'abstraient du droit international.
00:59Mais vous soutenez l'opération militaire ou pas ?
01:01Non, je ne soutiens pas.
01:02Ça, c'est mon avis, importe peu au président Trump et j'en ai conscience.
01:05Simplement, je le dis, on ne va pas pleurer sur les Mollahs,
01:08mais on peut aussi s'interroger sur un cadre d'action qui s'affranchit du droit international.
01:13Je le dis parce que quelles sont les limites à cela ?
01:15On peut s'en réjouir parce que c'est le régime des Mollahs,
01:17mais peut-être à d'autres moments, ça deviendra vraiment insupportable comme situation.
01:22Et deuxième point, c'est évidemment que le peuple iranien retrouve son destin,
01:29puisse assurer lui-même la transition sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies
01:34parce qu'il faut du multilittéralisme.
01:36Le monde est compliqué et il faut, je crois, faire attention aux emballements
01:40et aux risques de guerre et de contagion.
01:43Emmanuel Grégoire, Emmanuel Macron, lui, est resté prudent.
01:46La République islamique porte la responsabilité première de la situation,
01:49mais les frappes ne respectent pas le droit international.
01:51Il appelle à la désescalade et en même temps, il envoie le porte-avions Charles de Gaulle sur place et
01:56des frégates.
01:56Est-ce que vous avez le sentiment que la France rentre dans le conflit directement ?
02:00Non, ce sont des mesures défensives, elles sont valables pour l'ensemble des pays européens.
02:05Le régime des Mollahs est tellement instable et tellement oppresseur
02:10qu'il y a toujours le risque qu'il crée des dégâts collatéraux pour embarquer tout le monde dans le
02:14brasier.
02:15Et donc, je pense qu'il y a des mesures.
02:17Je ne suis pas un spécialiste, en l'occurrence, je n'ai pas vu de dispositif militaire.
02:20Et comme je suis candidat à la mairie de Paris, je ne vais pas m'occuper tout de suite du
02:23porte-avions.
02:24Mais en tout cas, ce qui est important, c'est que les Européens fassent corps.
02:31On voit bien que dans les menaces du monde, on a besoin d'être plus nombreux pour être plus forts.
02:35Et incontestablement, la gauche qui porte historiquement l'ambition d'une défense européenne,
02:40je pense qu'il avait raison, on aurait dû aller un peu plus vite.
02:43Donald Trump menace d'embargo total l'Espagne.
02:45Vous le savez, qui a refusé de prêter ses bases aux avions américains pour leurs opérations.
02:49Le président Macron vient d'apporter son soutien, ainsi que le soutien européen au Premier ministre Pedro Sanchez,
02:54qui refuse, dit-il, d'être complice des attaques menées en Iran par peur des représailles.
02:57Vous auriez compris que la France dise, non, vous n'utilisez pas nos bases aux alliés ?
03:01Oui, je l'aurais compris, je comprends tout à fait que Pedro Sanchez ait décidé de le faire.
03:06C'est d'abord le droit souverain d'un pays de refuser l'usage de bases militaires alliées sur son
03:10territoire pour cela.
03:11C'est pas un soutien tacite à l'Iran ?
03:13Non, pas du tout.
03:15Je veux dire, si Trump avait demandé l'autorisation ou avait informé les Européens préalablement,
03:19peut-être l'avait construit avec eux, mais il ne peut pas déclencher une guerre unilatérale
03:23et demander un appui à des alliés qu'il aurait dû, par courtoisie ou même par enjeux stratégiques,
03:28qu'il aurait dû informer.
03:29Pas l'Espagne en l'occurrence, et pas même la France.
03:31Pas la France, oui.
03:32Comme quoi, pas la peine de considérer que ce sont des vrais alliés.
03:36On a un vrai sujet.
03:37Les Etats-Unis ne sont plus nos alliés ?
03:38Non, non.
03:39Sont nos ennemis ?
03:40Non, pas du tout.
03:41Moi, j'ai une grande admiration pour la démocratie américaine,
03:44et je me dis qu'il reste deux ans, deux ans encore, à tenir.
03:48Il y a une capacité avant qu'il y ait de nouvelles élections,
03:51et que Trump ne puisse pas y concourir.
03:53Je crois à la force de la démocratie américaine, incontestablement.
03:57Il ne pourrait pas y concourir pour quelle raison ?
03:58Parce qu'il ne peut plus.
03:59Il a fait trop de mandats, il ne peut plus concourir à la présidentielle.
04:02C'est comme ça, des fois.
04:04Heureusement qu'il y a des cadres juridiques
04:06qui empêchent à la folie de se déployer pour l'éternité.
04:09Sinon, ça s'appelle une dictature, d'ailleurs.
04:10Revenons aux préoccupations des Français.
04:12Elles concernent d'abord l'énergie, la crise énergétique.
04:15Le détroit d'Ormouz est quasiment paralysé.
04:18Comment protéger le pouvoir d'achat des Français ?
04:20Est-ce qu'il faut des mesures de soutien sur le prix de l'énergie ?
04:23Est-ce qu'il faut baisser la TVA ?
04:24D'abord, il faut évidemment surveiller ça.
04:29Les prix à la pompe ont un peu augmenté.
04:31À Paris, on est peu concerné par ce sujet-là.
04:33Mais je suis très attaché.
04:35Il y a encore beaucoup de voitures.
04:37Mais je suis attaché, comme futur maire de Paris,
04:39à suivre ces sujets.
04:40Parce qu'ils ont un impact pour l'activité économique parisienne.
04:44Il n'y a pas de signaux alarmants pour le moment.
04:48Il y a des stocks, les prix montrent.
04:50Mais ça reste modéré.
04:51On peut s'attendre à ce que ce soit durable.
04:54Et donc ça, ça relève du gouvernement.
04:56En tout cas, ce qu'il faut, c'est qu'on puisse soulever
04:59et mettre en place toutes les alternatives possibles
05:01si à un moment donné, ça pèse durablement
05:03sur la montée du prix des carburants.
05:05Et je le redis, on a un enjeu de mobilité
05:09qui est aussi de sortir de cette dépendance au pétrole.
05:12On le voit à chaque fois qu'il y a une grande crise stratégique.
05:14Dans les politiques que nous menons de décarbonation,
05:17de développement de transport en commun,
05:20c'est aussi de s'arracher de cette dépendance
05:22à une matière première, le pétrole que nous n'avons pas,
05:25que nous n'aurons jamais ou très marginalement
05:28dans le sous-sol français.
05:30Et donc, il faut arrêter de dépendre de ce pétrole
05:33qui est aujourd'hui au cœur d'un jeu d'influence,
05:35qui a des répercussions dans la vie quotidienne de tout le monde.
05:39Emmanuel Grégoire, on est sur CNews et Europe 1.
05:41Il y a aussi la préoccupation sur la sécurité
05:43et le terrorisme, le risque terroriste,
05:45puisque l'Iran a menacé de représailles
05:47tous ceux qui entreraient dans le conflit.
05:48Elle menaçait l'Europe et la France,
05:51notamment.
05:52En tout cas, on sait que Paris a été ensanglantée
05:54par des attentats dans les années 80
05:55liés à la République islamique d'Iran.
05:57C'est un souvenir qui a traumatisé les Parisiens.
05:59C'est un risque que vous mesurez ?
06:00En tout cas, c'est un risque qui est constant.
06:02Depuis 2015, il y en avait eu avant,
06:05mais depuis 2015, c'est évidemment
06:07un très haut niveau de risque.
06:09le terrorisme islamiste,
06:12principalement, puisque c'est celui-là
06:13qui a frappé le pays
06:15dans la vague de 2015.
06:17Je crois qu'il faut d'abord
06:18une vigilance collective.
06:19On parle même des états des années 80.
06:21Même des états des années 80.
06:22Absolument.
06:23En 86,
06:25ça avait d'abord touché Barbès
06:26et puis la station Saint-Michel.
06:28Rue de Rennes.
06:29Les risques sont importants.
06:32Nous avons un travail étroit.
06:33Nous sommes une ville.
06:34Paris est une ville.
06:35Et comme j'ai eu l'occasion
06:37de le faire dans le passé,
06:38quand je serai maire de Paris,
06:39il y aura un travail extrêmement étroit,
06:41à la fois avec le gouverneur militaire de Paris,
06:43avec le préfet de police
06:44sous l'autorité du gouvernement,
06:45parce que ça dépend la sécurité du gouvernement,
06:48pour protéger les sites sensibles,
06:51mettre en place des maraudes,
06:52être en alerte collective,
06:53sans renoncer à vivre non plus,
06:54puisque ce serait leur plus grande victoire
06:56que nous renoncions à vivre.
06:57Mais évidemment,
06:58que nos concitoyens sachent
07:00qu'on est très mobilisés collectivement
07:02pour prévenir le risque
07:02et faire tout ce qu'on peut
07:04pour empêcher le pire.
07:05Vous êtes engagé dans la lutte
07:06contre l'antisémitisme.
07:07Les lieux de culte de la communauté égypte
07:09sont particulièrement surveillés
07:11et menacés.
07:12Qu'est-ce que vous proposez
07:13de concret là-dessus ?
07:14Alors là-dessus,
07:14on a un dialogue direct
07:15avec les lieux de culte,
07:16que ce soit des mosquées,
07:18que ce soit des synagogues
07:20ou évidemment le culte catholique,
07:22y compris,
07:22parce que je rappelle
07:22que la ville de Paris elle-même
07:24est propriétaire
07:25d'un très grand nombre
07:26de ces lieux.
07:27Mais sur l'antisémitisme précisément ?
07:29Là, pour le coup,
07:30pour des mesures concrètes,
07:31il s'agit de la mise en protection.
07:32Donc on peut poser des barrières
07:34anti-voiture-vélire.
07:36Mais c'est des choses
07:37que j'ai déjà faites
07:37depuis longtemps.
07:38Beaucoup de responsables religieux
07:41peuvent nous appeler,
07:42appeler la police
07:43pour qu'on sécurise
07:44des lieux sensibles.
07:44Mais il y a aussi
07:45tous les lieux
07:46qui ne sont pas religieux,
07:47qui sont également sensibles.
07:49Il y en a beaucoup.
07:49En tout cas,
07:50dire la disponibilité
07:51pour accompagner
07:52d'abord les inquiétudes
07:53et discuter du risque.
07:55On vous en parle beaucoup
07:56dans votre campagne
07:57de cette montée
07:58de l'antisémitisme ?
07:58Bien sûr,
07:59on me parle beaucoup
07:59de la montée
07:59de l'antisémitisme.
08:00On me parle beaucoup
08:01de la montée du racisme.
08:03Et moi,
08:03je veux vraiment dire
08:04à nos compatriotes
08:06qu'ils soient
08:06de confession
08:07ou de culture juive
08:09ou musulmane
08:10qui n'ont pas à être
08:11les victimes
08:12des malheurs du monde.
08:13Il y a des conflits armés.
08:15On peut y avoir
08:15évidemment un avis personnel.
08:17Mais je veux protéger
08:19les Parisiens
08:19et les Parisiens
08:20de cela
08:20et dans la demande
08:21d'assignation
08:22à choisir son camp,
08:23comme si on était responsable
08:24de tout.
08:25Et deuxièmement,
08:26dans le fait
08:27qu'ils puissent vivre
08:28normalement,
08:29librement,
08:29en sécurité,
08:31dans la liberté du culte.
08:32Moi, je ne crois pas en Dieu.
08:33Pas en pratiquant leur culte.
08:34Celui qui le souhaite
08:35et en le faisant
08:37en sécurité librement.
08:38Les municipales,
08:39dernière ligne droite,
08:40c'est dans dix jours
08:41le premier tour.
08:42Les sondages
08:42vous donnent devant
08:43Rachida Dati actuellement.
08:45Jusqu'à présent,
08:46vous aviez toujours exclu
08:47Emmanuel Grégoire
08:48une alliance au second tour
08:48avec la France insoumise.
08:50Mais pensez-vous vraiment
08:50pouvoir vous passer
08:51des voix de Sofia Chikirou
08:52de la France insoumise ?
08:54Je te dis très clairement
08:55qu'il n'y aurait pas d'accord.
08:56Je redis très clairement
08:57qu'il n'y aura pas d'accord.
08:59Et au deuxième tour,
09:00l'offre politique
09:01est par nature différente
09:02du premier tour.
09:03Et donc,
09:03c'est un nouveau travail
09:04de conviction
09:05qui commence.
09:07Pour le dire,
09:07oui,
09:08il va falloir que j'arrive
09:08à convaincre,
09:09si je veux être maire de Paris,
09:10des électeurs qui un jour
09:11ont été tentés
09:12par Jean-Luc Mélenchon
09:12ou par Emmanuel Macron
09:14de voter pour moi.
09:14Vous voyez,
09:14c'est une grande réconciliation.
09:16Mais on le fait
09:17sur un projet municipal.
09:19J'ai dit dans une très grande clarté
09:21que l'alliance,
09:21elle avait été faite pour nous
09:22avant le premier tour
09:23de façon à nous donner
09:24de la force.
09:25Et ce sera notre liste
09:27de second tour.
09:28Il n'y aura pas de fusion
09:28des livres,
09:29de propositions de postes
09:30à la France insoumise ?
09:31Non, non.
09:33C'est encore mieux
09:34qu'en bolite.
09:34Mais c'est comme ça fait
09:3510 000 fois que je le dis.
09:36Mais oui, mais voilà.
09:37Comme ça, on le répète
09:38à nos auditeurs
09:38et aux téléspectateurs.
09:41Monsieur Jouvet
09:42du Parti Socialiste
09:43dit
09:43nous n'avons pas de leçons
09:44à recevoir d'un bourgeois.
09:45Il parle de Jean-Luc Mélenchon
09:46sur son canapé
09:47qui fait de l'antiséminisme.
09:48Une expression commune
09:49dans beaucoup de ses discours.
09:50Vous reprenez cela
09:51à votre compte ?
09:52Les mots n'auraient
09:53sans doute pas été les miens.
09:54Mais oui, je trouve
09:56que Jean-Luc Mélenchon
09:57s'est perdu.
09:59Perdu définitivement.
09:59Qu'il fait beaucoup de mal
10:00à la gauche.
10:01Qu'il fait beaucoup de mal
10:02aux causes
10:03qu'il prétend défendre.
10:05Ce n'est pas mon adversaire.
10:06Moi, mon adversaire,
10:07c'est la droite à Paris.
10:08C'est Rachida Dati.
10:09Et je ne peux pas tomber
10:11obsessionnellement
10:11dans le commentaire
10:12de ce que fait Mélenchon
10:13qui passe son temps
10:14à m'insulter d'ailleurs.
10:15Moi, mon adversaire,
10:16c'est la droite.
10:17Et je ne tombe pas
10:18dans le piège
10:18qui est d'organiser
10:19la confrontation à gauche.
10:20Ma rupture avec Mélenchon
10:22allait consommer.
10:22Je passe à autre chose.
10:23Et aujourd'hui,
10:24je veux faire un projet
10:25contre projet
10:26avec Rachida Dati.
10:27C'est le logement,
10:28c'est la priorité
10:29pour le pouvoir d'achat,
10:31c'est la transition écologique
10:32de la ville.
10:33On a un très beau projet.
10:34C'est une nouvelle histoire
10:35que nous proposons pour Paris.
10:36Et je suis persuadé
10:38que nous aurons
10:39un vote d'adhésion
10:40et pas un vote de rejet
10:41ou un vote de substitution.
10:43C'est tout l'enjeu
10:44de ces municipales.
10:45Est-ce que vous saurez
10:45que vous affranchir du bilan
10:46d'Anne Hidalgo
10:47que vous avez accompagné
10:48pendant de longues années,
10:49même si aujourd'hui
10:50vos rapports sont distendus ?
10:51Je pense que le bilan
10:52en matière de sécurité,
10:53le bilan en matière budgétaire.
10:55Vous dites,
10:56carte neuve,
10:57on va faire autre chose,
10:59on va faire différemment ?
10:59Oui, on va faire différemment.
11:00Est-ce qu'il y a des points communs
11:02avec ce qu'ont fait
11:03Bertrand Delano et Anne Hidalgo ?
11:04Évidemment,
11:05la priorité pour le logement,
11:07transformer la ville,
11:08développer les mobilités douces,
11:10y compris nous évitant
11:11qu'on ait acheté de l'essence.
11:12Donc tout ça,
11:13c'est des lignes de force
11:15nouvelles pages
11:16pour une nouvelle histoire.
11:18On a renouvelé l'équipe,
11:19il y a plus de 50% de renouvellement,
11:21il y a de nouveaux défis.
11:22Et il y a des choses
11:23qu'on a fait bien.
11:24Est-ce qu'on a tout fait bien ?
11:25Non.
11:26J'entends des insatisfactions,
11:27des attentes en matière
11:28de propreté,
11:29en matière de sécurité,
11:30en matière de pouvoir d'achat.
11:31Nous avons construit un projet
11:33pour répondre à ces nouvelles attentes
11:35des Parisiennes et des Parisiens.
11:37Et c'est ça,
11:39la campagne municipale,
11:40c'est expliquer comment
11:42on va résoudre cela
11:43avec de la construction de logements
11:46pour détendre la situation,
11:47développer le logement
11:48particulièrement pour les classes moyennes,
11:50comment on va continuer
11:51à développer
11:51les mobilités
11:52qui sont propres
11:54avec le vélo,
11:55la priorité piéton.
11:56De nouvelles pistes cyclables ?
11:58De nouvelles pistes cyclables ?
11:59Je le dis,
11:59la priorité,
12:00c'est le piéton.
12:00Vous voyez des ajustements
12:02que nous sommes en train d'opérer.
12:03La priorité,
12:04c'est le piéton
12:04parce que c'est la mobilité
12:06essentielle du quotidien
12:07et donc un peu réajusté.
12:09Et puis,
12:09c'est un changement de méthode.
12:11Moi,
12:11je veux être le maire
12:11de l'hyper-proximité.
12:13J'ai une obsession du quotidien.
12:15On prépare les grands chantiers
12:16d'avenir,
12:16mais on s'occupe aussi
12:17tous les matins de la ville.
12:19Il y a beaucoup de choses à faire
12:20et je sais que sur ces sujets-là,
12:21il y a des attentes.
12:22Dans votre livre,
12:23c'est donc Aimer Paris,
12:24Rachida Dati veut réenchanter Paris,
12:26Sarah Knafou,
12:26il faut en faire une ville heureuse.
12:27On a l'impression
12:28qu'on est chez les Bisounours.
12:29Les Parisiens,
12:30ils n'ont pas l'impression
12:30de vivre au royaume
12:31des Bisounours.
12:32Ils trouvent que la ville
12:32est sale, polluée,
12:34encombrée,
12:34qu'il y a des travaux partout.
12:35Qu'est-ce que vous leur dites ?
12:36C'est parfois un peu vrai.
12:38Elle n'est pas polluée.
12:38On a beaucoup baissé la pollution.
12:40La pollution a baissé
12:4150 % en 10 ans.
12:42Donc ça, au moins,
12:43c'est un truc sur lequel ça a bien.
12:44Parfois, il a fallu
12:44un peu de travaux
12:45pour arriver à cela.
12:47Je crois que tout Parisien,
12:49il a une relation ambivalente
12:51à sa ville.
12:51On l'aime infiniment.
12:52Il y a des irritants.
12:53Et les irritants,
12:54vous citez,
12:54ce sont les miens
12:55comme Parisien.
12:56Je me balade tous les jours
12:57depuis des années dans Paris.
13:00Ça m'agace tout autant
13:01que n'importe quel Parisien
13:02quand je vois une poubelle
13:03éventrée,
13:04quand je vois un truc
13:04qui est cassé
13:05et qui n'est pas réparé.
13:06C'est ça, d'ailleurs,
13:06que je veux dire
13:07dans l'obsession du quotidien.
13:09Je crois que les gens
13:10ont compris
13:10qu'on devait transformer
13:11sur le plan écologique
13:12la ville
13:12pour la rendre plus agréable,
13:14lutter contre la pollution,
13:15etc.
13:15Mais ils veulent
13:16un haut niveau
13:18de qualité de service.
13:19Et donc, mon obsession à moi,
13:20c'est l'exécution.
13:21C'est comment on va aller
13:23redresser les poteaux,
13:24ou boucher les trous
13:24dans le trottoir, etc.
13:26Parce que c'est ça que j'aime.
13:27Et à la fin,
13:27c'est ça la mission d'un maire.
13:29C'est s'occuper
13:30des grands chantiers
13:31pour préparer le futur.
13:33Mais c'est tous les matins
13:34remettre l'ouvrage
13:35sur le métier
13:35pour entretenir la ville
13:36et la rendre plus agréable.
13:37Emmanuel Grégoire,
13:38Rachida Teddy
13:39ne vous épargne pas
13:40cette semaine
13:40dans le J.D. News.
13:42Elle affirme
13:42la saleté partout,
13:43le chaos dans les rues,
13:44les travaux permanents,
13:45la succession des scandales.
13:47Notamment,
13:47elle évoque
13:47le détournement
13:48de fonds publics
13:49chez les bailleurs sociaux.
13:51Puisqu'il y a deux semaines,
13:51le Parisien a révélé
13:52un scandale impliquant
13:53Paris Habitat,
13:54principal bailleur social
13:55de la capitale.
13:57Est-ce que vous vous sentez
13:58co-responsable
13:58de ce qui s'est passé
13:59dans cet organisme ?
14:00Non, d'abord,
14:01elle qualifie...
14:01Madame D'Athi,
14:02il s'agit d'un détournement
14:03de fonds majeur.
14:04C'est complètement faux.
14:05C'est complètement faux.
14:05Il y a eu une enquête.
14:06D'abord,
14:06elle fait allusion
14:07à des faits
14:08qui ont fait l'objet
14:08de condamnations en 2016
14:09sur des comportements
14:10à l'évidence délictueux
14:12mais qui ont été dénoncés
14:12à la justice
14:13et la justice a fait son travail
14:14et venant de quelqu'un
14:16qui est renvoyé en correctionnel
14:17pour corruption
14:17et qui a au moins 10 affaires
14:19en instruction la concerneur,
14:21je l'inviterai à la prudence.
14:22Moi, j'ai un principe...
14:23Il n'y a pas un sujet
14:24sur Paris Habitat ?
14:24Non, il n'y a pas de sujet.
14:25Il y en a eu un,
14:26il a été traité
14:27et d'ailleurs,
14:27il a été traité
14:28et d'ailleurs,
14:29pour être sûr
14:30qu'il n'y en a pas de nouveau,
14:31la Ville a saisi
14:32le procureur de la République
14:33pour aller faire
14:34les investigations complémentaires.
14:35Mais de ce que j'en sais,
14:36non, il n'y a pas
14:37de fait nouveau
14:38et en tout cas,
14:39par précaution,
14:40la justice a bien été saisie
14:41pour le vérifier.
14:42Mais je le redis,
14:43quand on donne des leçons
14:44aux autres,
14:45il faut quand même
14:46veiller à être exigeant
14:47envers soi-même
14:47quand on l'est envers les autres.
14:49Elle est renvoyée
14:49en correctionnel
14:50pour corruption.
14:51Elle est la plus disqualifiée,
14:52honnêtement,
14:53pour donner des leçons de morale.
14:54Des leçons de morale
14:55qui est parfois
14:57des abus
14:58ou des choses pas bien.
15:00Ça arrive dans
15:00toutes les organisations.
15:01Toutes les organisations.
15:02Mais il faut les combattre.
15:03Mais bien sûr,
15:04il faut les combattre.
15:05Il faut les combattre.
15:05Ça arrive à tout le monde,
15:06donc voilà.
15:07Il faut les combattre.
15:08Il faut les identifier.
15:08Il faut transmettre à la justice
15:09et ensuite,
15:10il y a des condamnations.
15:12Mais quand même,
15:13Mme Tati devrait se prémunir
15:15de ce type d'accusation,
15:17sachant ce dont elle est accusée
15:18elle-même.
15:18Oui, mais il faut aussi savoir
15:20où on a les tous les scandales
15:21de M. Trombeau.
15:22Je vous ai répondu.
15:22Et on sait que le logement
15:24est véritablement
15:24une des grandes préoccupations
15:25des Parisiens.
15:26Et quand j'ai découvert
15:26le Parisien,
15:27moi je suis quelqu'un
15:28de rigoureux,
15:29je suis allé vérifier,
15:30demander, etc.
15:32Paris Habitat
15:32a communiqué.
15:34C'est honnêtement
15:35une affaire dans l'affaire
15:36pour essayer d'étouffer
15:36les siennes.
15:37De ce que je sais,
15:39ce sujet est sous instruction
15:41de la justice.
15:42Il a été traité d'ailleurs
15:43historiquement
15:44avec une condamnation
15:45à des amendes
15:46et à de la prison
15:46pour des agents
15:47qui avaient fait ça.
15:49Il ne me semble pas
15:50y avoir de fait nouveau.
15:50S'il y en avait,
15:52je serais d'une immense
15:54dureté et sévérité
15:55vis-à-vis de tous ceux
15:56qui font cela.
15:56J'ai une relation
15:57à l'argent public
15:58qui est obsessionnelle.
16:00Moi je suis quelqu'un,
16:01je le crois pouvoir le démontrer,
16:03qui incarne la probité
16:04en politique.
16:05J'ai été six ans
16:06premier à l'argent.
16:07Vous n'aimiez pas l'argent.
16:08Comme tout le monde,
16:09j'aime bien avoir de l'argent
16:11mais je ne fais pas
16:12de la politique pour ça.
16:13Moi le jour où j'ai été élu
16:14en 2014,
16:15j'ai arrêté toute activité
16:16professionnelle à côté.
16:18On voit chaque jour
16:19que Rachida Dati
16:20ne s'est pas imposé ça.
16:22Moi j'ai consacré
16:23ma vie à ça.
16:25Vous avez vu au fait
16:26qu'elle était ministre
16:26de la culture ?
16:27Non.
16:27Au service de la nation ?
16:28Elle était avocate
16:29pendant plusieurs années quand même.
16:31J'imagine que ça remontait
16:32jusqu'à ces news.
16:34Oui, je vous remercie.
16:35Je m'en doutais.
16:36Nous sommes chez une information.
16:37Non mais du coup,
16:39c'est un sujet d'investigation
16:40comme un autre
16:40qui mérite de traiter.
16:41Je pensais que vous faisiez
16:42allusion à ses fonctions
16:44de ministre.
16:45Non, non, pas du tout.
16:45Non, non, je faisais allusion
16:46aux activités.
16:47Et quand on gagne...
16:48Mais bien sûr,
16:49ça c'est un engagement public.
16:50Je ne leur proche pas.
16:51Je parle bien des activités
16:52professionnelles à côté.
16:54Moi je suis quelqu'un
16:55qui a une transparence totale
16:56là-dessus.
16:57Ça fait 14 ans
16:57que ma déclaration de patrimoine
16:59et ma déclaration d'intérêt
17:01sont publiques
17:01parce que j'ai exercé
17:02des fonctions
17:03qui le rendaient obligatoire.
17:05Ma vie a été disséquée.
17:07J'ai consacré ma vie
17:08à cela
17:09parce que je crois
17:10que quand on s'engage
17:11dans la vie publique,
17:12on en prend les bons côtés
17:14mais on en assume aussi
17:15les conséquences
17:16et les exigences morales.
17:18Et remettre un peu
17:18de morale en politique
17:19ne me paraît pas de trop
17:20dans la crise démocratique
17:21que nous vivons.
17:21Emmanuel Grégoire,
17:22il y a aussi ce scandale
17:24de violences sexuelles
17:25dans le péri-scolaire
17:26qui évidemment nous prend
17:26au trépe tous
17:27en tant que parents.
17:29Comment de telles défaillances
17:30ont pu être possibles ?
17:31Comment ne pas avoir su protéger
17:33au fond les enfants
17:34des agressions commises
17:34par des animateurs
17:35qui étaient là pour le coup
17:36recrutés par la ville de Paris ?
17:38Quelle garantie vous donnez
17:39aux Parisiens
17:40que demain quand ils poseront
17:41ou ce matin
17:41quand ils poseront
17:42leurs enfants à la crèche
17:43ils ne risqueront pas
17:44d'agressions sexuelles ?
17:45Alors d'abord
17:46il y a eu des fautes graves
17:49qui font l'objet
17:50d'ailleurs d'investigations
17:52et c'est le problème
17:53de ce qui est remonté
17:55j'étais plus premier adjoint
17:56pour la plupart des affaires
17:57qui sont remontées
17:58mais ce qu'on observe
18:00c'est que les procédures
18:01ne suffisent pas.
18:02Pourquoi ?
18:02Parce que le principe
18:02d'un pédocriminel
18:03c'est que tant qu'il n'est pas passé
18:04à l'acte
18:05vous ne savez pas
18:05que c'est un pédocriminel.
18:07Et donc le fait
18:08de vérifier par exemple
18:09la non-inscription
18:10au fichier
18:11des infractions sexuelles
18:12ne permet pas
18:13de prévenir structurellement
18:15le risque des pédocriminels
18:16et les pédocriminels
18:17ils vont dans tous les centres
18:18où il y a des enfants
18:19et vous le savez
18:20j'en ai vécu l'expérience
18:22moi-même
18:23ils vont dans les centres de loisirs
18:25dans les activités culturelles
18:27sportives
18:28parfois les drames
18:29à la maison
18:30on l'ignore
18:30parce qu'on pense
18:31qu'on aime tous les enfants
18:31et ben non
18:32il y a des gens
18:32qui n'aiment pas les enfants
18:33ou qui les aiment très mal
18:34Donc comment les détecter ?
18:35Et donc on ne peut pas
18:35les détecter
18:36c'est par les procédures
18:37de prise en charge
18:38par définition
18:39on ne peut pas les détecter
18:40a priori
18:41ce qu'il faut
18:43c'est considérablement
18:45renforcer
18:45les procédures
18:46vérifier
18:47qu'elles soient bien appliquées
18:48donc moi j'ai annoncé
18:49un big bang
18:50en la matière
18:50big bang
18:51dont sera saisi
18:52le conseil de Paris
18:53dès le début
18:54de mon mandat
18:55de maire
18:56d'abord
18:57densifier les procédures
18:59deuxième chose
19:00mettre en place
19:01un contrôle interne
19:02et externe
19:03je veux que des gens
19:04de l'extérieur
19:05soient chargés
19:05de contrôler
19:06la bonne application
19:07des procédures
19:08et enfin
19:10voir différemment
19:11l'organisation
19:11de la semaine
19:12pour diminuer
19:12un peu les risques
19:13et c'est pourquoi
19:14j'ai proposé
19:15d'organiser
19:15une convention parisienne
19:16sur les temps
19:17de l'enfant
19:17pour voir en gros
19:19comment on limite
19:20le besoin
19:21de recourir
19:22à une heure par-ci
19:23une heure par-là
19:23etc.
19:25qui est la conséquence
19:27de l'organisation
19:28de la semaine
19:29d'école
19:30et donc on va le faire
19:31un plan d'urgence
19:32c'est évidemment prévu
19:33à application
19:35immédiate
19:35et pour les sujets
19:37un peu plus complexes
19:37à la rentrée
19:38de septembre 2026
19:40c'est un sujet
19:41qui me touche
19:41au cœur
19:42j'en ferai évidemment
19:44un combat personnel
19:45Sur la sécurité
19:46on sait que c'est
19:46une grande préoccupation
19:47des parisiens
19:48qu'est-ce que vous proposez
19:50pour les polices municipales
19:51vous proposez
19:521000 policiers municipaux
19:53de plus
19:53est-ce que c'est suffisant
19:54est-ce que vous souhaitez
19:55qu'ils soient armés
19:56pour pouvoir faire face
19:57à une délinquance
19:58qui explose dans la capitale
19:59Alors
20:00la délinquance
20:01d'abord je sens bien
20:02la demande de sécurité
20:03de nos concitoyens
20:05et j'entends
20:06y répondre avec exigence
20:09je veux aussi
20:10que l'État
20:10arrête de se désengager
20:11parce que quand nous
20:12on met des moyens
20:13les collectivités
20:13mais que l'État
20:14retire des postes
20:15de policiers nationaux
20:16ça ne peut pas marcher
20:17on n'est pas plus efficace
20:18deuxièmement
20:19je ne suis pas favorable
20:20à l'armement létal
20:21des polices municipales
20:23pour une raison assez simple
20:24c'est que rien
20:25dans les missions
20:27que lui confie la loi
20:28ne justifie
20:28d'avoir une arme létale
20:29moi je veux
20:30qu'il s'occupe
20:30de réguler les vélos
20:31qui ne respectent pas
20:32les feux rouges
20:32je veux qu'il lutte
20:33contre le bruit
20:34dans les ensembles
20:35je veux qu'il fasse
20:36de la police de circulation
20:37pour améliorer les choses
20:38quand on a des carrefours coincés
20:39rien de ces missions
20:40qui sont celles
20:41que lui donne la loi
20:43et deuxièmement
20:43quand on met une arme létale
20:45comme le proposent
20:47mes concurrents
20:47l'arme létale
20:48ça coûte très cher
20:49à mettre en place
20:49vous perdez un tiers
20:50de votre force de travail
20:51parce qu'entre les entraînements
20:53et le fait qu'ils doivent
20:54remiser l'arme
20:54dans un coffre fort le soir
20:56c'est très cher
20:57c'est très cher
20:58ils ont des armes
20:58ils ont des armes
20:59de quatrième catégorie
21:00qui leur permettent
21:00de faire de l'intervention
21:02je ne suis pas quelqu'un
21:02de sectaire
21:03si jamais dans le dialogue
21:04avec le législatif
21:06sur les missions
21:07la nature des missions
21:08des pays municipales
21:08ça évoluait
21:09moi je ne veux pas
21:10exposer mes agents
21:11à des missions risquées
21:12sans avoir les moyens
21:13de gérer ces missions
21:14mais j'ai pris un engagement
21:16devant les parisiens
21:17c'est que si un jour
21:17je pense qu'au regard
21:18de l'évolution des missions
21:19on doit leur donner
21:20une arme létale
21:21j'organiserai
21:23un référendum
21:23auprès des parisiens
21:25merci Emmanuel Graal
21:26vous participeriez
21:26à un débat
21:27si Rachida Dati
21:28veut bien le faire
21:29sur notre antenne
21:31par exemple
21:31je le souhaite ardemment
21:33participer à un débat
21:34ce n'est pas normal
21:35Rachida Dati
21:36refuse de participer
21:37à un débat
21:38et je crois
21:39que c'est la première fois
21:40dans l'histoire
21:41qu'une candidate
21:43et en l'occurrence
21:44pas la favori
21:45désormais
21:46refuse de participer
21:47à un débat
21:47donc tant qu'elle ne participe pas
21:48vous participez pas
21:48du chien et de la souris
21:50d'abord on ne va pas
21:51Rachida Dati
21:52a l'habitude de faire ça
21:53d'essayer d'imposer
21:53ses règles
21:55c'est pas elle
21:56qui fixe les règles
21:57c'est la démocratie
21:58et elle ne vaut
21:59ni plus ni moins
22:00que l'ensemble des candidats
22:01à ce stade
22:01donc je l'invite
22:02à répondre positivement
22:04aux invitations
22:05pour organiser les débats
22:06et nous vous invitons
22:07sur notre antenne
22:07merci Emmanuel Grégoire
22:08c'était votre grande interview
22:09sur CNews et sur Europe 1
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