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La ministre de la Culture Rachida Dati était l’invitée de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Rachida Dati.
00:04Bonjour à vous.
00:05Bonjour.
00:05Ministre de la Culture, candidate à la mairie de Paris.
00:08On va bien sûr parler des municipales Rachida Dati.
00:10Mais d'abord la mort de ce jeune de 23 ans, Quentin, venu protéger le collectif de droite Némésis.
00:15Il protestait jeudi contre un meeting de l'eurodéputé insoumise Rima Hassan à Sciences Po.
00:19Il a été tué par des militants d'ultra-gauche.
00:21Il est mort samedi soir des suites des coups violents qu'il a reçus à la tête.
00:24Une enquête est en cours, bien sûr.
00:26Mais est-ce que vous dites ce matin, Rachida Dati, l'extrême-gauche tue dans notre pays ?
00:30D'abord cette mort, la mort d'un jeune de 23 ans dans telles circonstances, c'est quand même une
00:38tragédie pour tout le monde.
00:39Quelles que soient d'ailleurs nos idées politiques ou humainement, c'est une tragédie pour tout le monde.
00:44Mourir pour ses idées dans une société démocratique est inacceptable.
00:49Ensuite, je reprends les propos du ministre de l'Intérieur qui confirme que l'ultra-gauche, je cite, était à
00:54la manœuvre
00:54et qu'il y avait des éléments qui pouvaient l'établir et l'avérée.
00:58Et donc cette extrême-gauche qui conduit à cette violence, qui conduit à la mort d'un jeune, c'est
01:05quand même assez inacceptable.
01:07Mais on le voit.
01:07Donc l'extrême-gauche tue dans notre pays, Rachida Dati ?
01:10Pourquoi hésiter à le dire ?
01:11Non, c'est pas que j'hésite à le dire. C'est que d'abord, il y a évidemment une
01:15ultra-gauche qui est à la manœuvre.
01:17Mais moi, pourquoi je ne dis pas l'extrême-gauche tue ? Ça voudrait dire que volontairement, il y a
01:22une volonté de tuer.
01:24Qu'il y ait une volonté de violence, c'est une réalité. Nous, on le vit tous les jours.
01:27Moi, je vois, je suis en campagne municipale en ce moment.
01:30Moi, mon QG n'a jamais été touché. Mais regardez le nombre de candidats dont les QG ont été attaqués,
01:37dégradés, justement par cette ultra-gauche et cette gauche radicale.
01:42Moi, je vois, par exemple, parfois vous pouvez mener des réunions et l'équipe de M. Brossat, M. Béliard et
01:47M. Grégoire vous envoie des gens pour essayer de vous agresser
01:50ou d'agresser les gens avec lesquels vous réunissez. Simplement, ça ne marche pas parce que j'arrive à diminuer.
01:57Parce qu'il y a des militants qui sont plus raisonnables que d'autres, y compris à gauche.
02:01Mais cette mouvance, c'est pour ça que là, M. Grégoire et son équipe, M. Béliard et M. Brossat, écoutez
02:09leurs propos.
02:10Vous pensez qu'ils sont assimilables à la jeune garde et à l'extrême-gauche ?
02:13Non, mais M. Brossat, je l'ai encore écouté très récemment sur une émission, qui trouvait finalement qu'il n
02:20'y avait pas d'acte de violence.
02:21On en arrive là, à la mort d'un jeune homme. Donc, moi, je le déplore et je le déplore
02:26tous les jours, malheureusement.
02:27Un mot de ce collectif de la jeune garde, qui a pourtant été dissous par Bruno Retailleux lorsqu'il était
02:32ministre de l'Intérieur.
02:33Le Conseil d'État n'a toujours pas validé cette dissolution. À quoi servent ces dissolutions ?
02:36Est-ce qu'elles sont utiles ? En tout cas, l'impuissance politique tue dans notre pays.
02:40Alors, les dissolutions sont utiles, parce que vous ne pouvez pas laisser des groupuscules, des organisations
02:47avoir pour seul objectif d'être dans une forme d'extrémisme qui conduit à la violence et à la mort.
02:57Et donc, moi, la chose, ça c'est l'expérience aussi, pour avoir vu et avoir vécu dans des endroits
03:03où on était comme ça, toujours l'objet de violence ou de menace,
03:07c'est que vous pouvez dissoudre un groupe, mais si les personnes, les membres qui en font partie
03:11ne sont l'objet d'aucune sanction, ils peuvent se reconstituer, ça peut être des groupes de fait.
03:19Donc, la dissolution, c'est très bien.
03:21Ensuite, c'est peut-être les membres qu'il faudrait atteindre ou sanctionner.
03:25Parce que si vous les sanctionnez, ça évitera évidemment la récidive.
03:28Les liens entre la France Insoumise et la Jeune Garde sont avérés.
03:31Le député Raphaël Arnaud a été leur chef.
03:34S'il y a une implication de ce mouvement qui est prouvé à l'issue de l'enquête,
03:38est-ce qu'il faut qu'il y ait une démission peut-être de M. Arnaud ?
03:41Moi, je ne veux pas relier les personnes.
03:44Là, le ministre de l'Intérieur dit que l'ultra-gauche est à la manœuvre.
03:48Il y a des éléments qui l'attestent.
03:52Et donc, la justice, l'enquête, le déterminera.
03:56Et les responsabilités, évidemment, seront identifiées.
04:00Jean-Luc Mélenchon a dit hier, c'est nous qui sommes agressés, réunion après réunion,
04:05réunion par des collectifs comme Némésif.
04:08Alors, ça va, dit-il.
04:09Est-ce que c'est supportable qu'un jeune homme est mort, en fait ?
04:12Tout est insupportable.
04:14Tout, en ce moment, tout est insupportable.
04:15On ne va pas s'envoyer la figure, les agressions des uns contre les agressions des autres.
04:20Bien sûr qu'il y a aussi des agressions racistes, c'est une réalité.
04:23Ça existe.
04:23Et donc, moi, je ne vais pas justifier la mort de Quentin
04:28par l'agression d'un autre type de groupe ou pour d'autres types de groupes.
04:32Déployer une banderolle, c'est agressé ?
04:33Oui, mais ça n'est pas ce que j'ai dit.
04:37C'est-à-dire que l'expression politique, le débat politique,
04:41même quand il est vif, même quand il est vif, est utile dans une démocratie.
04:46Ensuite, quand ça conduit à la violence, et la violence extrême,
04:49et la violence extrême qui conduit à la mort, là, ça n'est plus acceptable.
04:53Quand Emmanuel Macron parle de la haine qui assassine dans notre pays,
04:57pourquoi ne parle-t-il pas de l'extrême-gauche ?
04:59Pourquoi a-t-il peur des mots ?
05:00Il n'a pas peur des mots, il est président de la République.
05:02Et il s'appuie sur des faits.
05:04Il y a des enquêtes qui sont ouvertes.
05:06Si, effectivement, il y a un groupe politique qui est impliqué dans la mort de quelqu'un,
05:12il sera poursuivi et condamné.
05:14Il est président de la République, il se bat sur des faits,
05:16et il est au-dessus, évidemment, il est président de tous les Français,
05:19il est au-dessus, évidemment, des polémiques ou des attaques politiciennes
05:23entre partis ou entre membres responsables politiques.
05:27Donc, vous aussi, vous pensez que c'est la haine, aujourd'hui, qu'il faut combattre,
05:32et pas seulement certaines émanations politiques.
05:35Non, mais toutes les formes de haine, Madame Ferrari, toutes les formes de haine.
05:39Le racisme est à combattre, l'antisémitisme est à combattre.
05:42Moi, ce qui me désole, on parle de l'antisémitisme uniquement depuis le 7 octobre,
05:47mais il existe dans notre pays, je pense qu'il est ancré.
05:50Et on en débat, maintenant.
05:51On n'en débat pas, moi, je considère que ça se sanctionne.
05:53Il vient d'où l'antisémitisme ?
05:55Mais, évidemment, que là, depuis le 7 octobre, il a désinhibé.
06:01Il a désinhibé.
06:02C'est-à-dire que c'est devenu un débat d'idées.
06:03Ça n'est pas un débat d'idées, c'est un délit.
06:06Et donc, il faut le poursuivre et le sanctionner.
06:11Moi, ça a toujours été mon action.
06:13Lorsque j'étais garde des Sceaux, j'avais mis dans tous les parquets de France
06:16un magistrat en charge de la lutte contre l'antisémitisme.
06:19Parce que c'est une forme de négation pénale
06:24qu'il faut combattre absolument de manière claire, ferme et irrévocable.
06:31À Lyon, Jean-Michel Aulas a suspendu sa campagne des municipales.
06:34Il a eu raison. Vous auriez fait pareil ?
06:35Il a eu raison.
06:36C'est un moment quand même qui trouble.
06:39Avoir 23 ans, être dans des combats politiques et être mort pour ça,
06:44c'est quand même juste une tragédie.
06:46À Paris, la sécurité, comme à Lyon, évidemment, est une grande préoccupation de vos électeurs.
06:51Qu'est-ce que vous promettez, vous, à vos électeurs en matière de sécurité ?
06:54Est-ce qu'il y a une baguette magique pour résoudre tous les problèmes ?
06:56Et Paris est particulièrement criminogène ?
06:59Si vous présentez une élection, c'est que vous avez des solutions.
07:03Et que vous pouvez agir.
07:04Moi, je crois à l'action politique.
07:06Alors moi, j'entends Emmanuel Grégoire qui dit
07:07« Ah ben, la sécurité, je ne peux rien faire.
07:10La sécurité, ce n'est pas moi. »
07:11Il n'a pas de programme sur la sécurité ?
07:12Le bilan de M. Grégoire, c'est l'exclusion de la délinquance.
07:14Entre 2019 et 2025, je ne prends que sur ces dernières années.
07:19Mais c'est exponentiel depuis plus de 10 ans.
07:24Le trafic de stupéfiants a augmenté de 218%.
07:27Les agressions sexuelles, plus de 60%.
07:30Les atteintes aux personnes, plus de 25%.
07:33C'est une réalité, c'est le bilan de M. Grégoire.
07:36Il dit « On ne peut rien faire. »
07:38On lui dit « Mais la police municipale qui existe aujourd'hui,
07:40qui n'a de police que de nom, n'est pas une vraie police. »
07:47Ça n'est pas une vraie police municipale.
07:49Pourtant, ils se bagarrent sur le terrain. Ils essayent ?
07:51Non, parce qu'ils n'ont pas de mission.
07:53Ils n'ont pas de prérogative particulière.
07:55Ils ne sont pas formés pour ça.
07:57Ils ne sont pas armés, ni équipés.
07:58Et ils ne sont rattachés à personne.
08:01Donc moi, je souhaite une police municipale qui soit formée,
08:04qui soit équipée,
08:05qu'ils soient armés
08:06et qu'ils soient rattachés aux mairies d'arrondissement
08:08pour être plus agiles dans la lutte contre la délinquance.
08:12Moi, je vais vous dire, la sécurité à Paris,
08:13contrairement à M. Grégoire,
08:15je considère que c'est la prérogative du maire
08:17parce que c'est dans le code des collectivités territoriales.
08:20Le maire, quelle est sa responsabilité s'agissant de la sécurité ?
08:23Il est en charge de la tranquillité publique
08:25et de la prévention de la délinquance.
08:27Donc, il est temps, pour M. Grégoire,
08:29évidemment, de connaître les missions du maire.
08:31Donc, si on vote pour quelqu'un,
08:33on vote pour, effectivement, faire baisser la délinquance.
08:36Donc, moi, ma politique de sécurité,
08:38elle sera sur deux jambes.
08:39Ça sera une politique de sécurité
08:41que je mettrai en place avec le préfet de police,
08:435 000 policiers municipaux,
08:45formés, équipés, armés.
08:47Je doublerai le nombre de caméras
08:49de vidéo protection à Paris.
08:50Il y en a moins de 4 000,
08:51il y en aura 8 000.
08:53Tout ça sera connecté à un centre de supervision urbain
08:58qui seront situés dans toutes les mairies d'arrondissement.
09:02Et le deuxième axe,
09:04le deuxième jambe de ma politique de sécurité,
09:06c'est avec le procureur de la République.
09:08Quand vous êtes maire,
09:10vous êtes évidemment responsable
09:11de votre espace public
09:13et de la sécurité sur cet espace public.
09:16Donc, j'aurai une cartographie de la délinquance
09:17et je demanderai à la procureure de la République
09:19de me donner la politique pénale locale
09:23pour enrayer...
09:24Pour un code pénal local ?
09:25Non, pas du tout.
09:25C'est une politique pénale.
09:27La procureure de la République
09:28devra répondre à la criminalité
09:31qui existe sur Paris.
09:32J'ai une cartographie.
09:33Je demanderai quels sont les dispositifs,
09:36quelles seront les actions
09:38qu'elle pourra mener
09:39pour lutter contre le trafic de produits stupéfiants,
09:42contre les agressions sexuelles
09:43et contre les atteintes aux personnes.
09:45Et dans ce cadre-là,
09:46dans le cadre de cette politique pénale locale,
09:49la procureure de la République
09:50devra rendre compte au maire
09:52que je serai
09:53et, comme maire de Paris,
09:55je rendrai compte aux habitants.
09:57C'est une obligation.
09:58Ça n'a jamais existé à Paris.
10:00Ils n'ont pas la cartographie de la criminalité
10:02et ils n'ont jamais demandé
10:04à la procureure de la République
10:05de pouvoir avoir une politique pénale locale.
10:08Ils n'ont jamais demandé
10:10aux préfets de police
10:11de mettre en place
10:12les dispositifs de sécurité
10:14pour enrayer la délinquance
10:16sur la voie publique.
10:17C'est une prérogative du maire.
10:19Et je serai la maire de la sécurité,
10:22mais aussi des résultats
10:24s'agissant de cette sécurité.
10:25Chie Datté, vous faites une campagne de terrain.
10:27Qu'avez-vous découvert
10:28quand vous êtes rendu dans le nord de Paris
10:29auprès d'immigrés de toute nationalité
10:31qui campent dans des tentes ?
10:33Et qu'est-ce que vous proposez
10:34pour résoudre ce problème
10:36à la fois pour les migrants
10:37et pour les Parisiens
10:38qui vivent dans l'enfer ?
10:39J'étais encore hier
10:40dans le 19e arrondissement,
10:4118e, 20e, 13e,
10:46et dans le centre de Paris,
10:47le port de l'Arsenal vers Bastille.
10:50Une grande partie de Paris
10:51a été confisquée aux Parisiennes
10:53et aux Parisiens.
10:54Elle a été confisquée par quoi ?
10:55Par des commerces illégaux
10:58et par des campements illégaux.
11:00Les commerces illégaux,
11:01avenue Max d'Ormoi, rue de Jean.
11:03Il y a plein d'endroits
11:05dans le 19e arrondissement.
11:06Les zones de l'endroit ?
11:07Boulevard Macdonald.
11:08Il y a soit des commerces illégaux
11:10dont on connaît,
11:11ils vous le disent eux-mêmes,
11:12c'est du blanchiment d'argent.
11:13Ils l'assument, il n'y a pas d'activité.
11:15Ce sont des commerces
11:15avenue Max d'Ormoi, par exemple.
11:17Et les campements,
11:18j'en ai fait beaucoup, beaucoup.
11:20Je suis allée voir
11:21à la rencontre de ces personnes.
11:23Très majoritairement,
11:24ce sont des personnes
11:25qui n'ont aucune vocation
11:27à rester sur le territoire français.
11:28Ce sont des immigrés,
11:30des migrants sans papier
11:32et déboutés du droit d'asile
11:33dans leur grande majorité
11:35et d'autres
11:36qui n'ont aucune vocation
11:37à rester sur le territoire.
11:38La mairie de Paris
11:40laisse prospérer ces campements.
11:42Discuter avec les commissaires,
11:44ils ont du mal
11:45à travailler avec les élus
11:47pour pouvoir
11:47se réapproprier
11:49cet espace public.
11:50Et donc,
11:51moi je serai très claire,
11:52je l'ai dit aux Parisiens,
11:53si je suis élue maire de Paris,
11:55je l'ai dit encore
11:56à l'association
11:57qui vit aux abords
11:59de la Villa de Jean,
12:00rue de Jean,
12:01je leur dis,
12:01ces commerces illégaux
12:02n'existeront plus avec moi.
12:04cette occupation de l'espace public,
12:06ça n'existera plus avec moi.
12:07Pourquoi ?
12:08Je demanderai au préfet de région
12:09de venir démanteler ces camps
12:11et ces campements.
12:13Pourquoi ?
12:13C'est le cas,
12:14ça a déjà été fait.
12:15Il y a eu des dizaines
12:16de démantèlements de camps.
12:17Au moment des géos.
12:20Il y a un schéma national
12:21où on peut héberger
12:23dignement
12:23ces personnes
12:24qui n'ont pas vocation
12:26à rester sur le territoire.
12:27Et donc,
12:27ces personnes
12:28ne seront plus
12:29sur le territoire parisien
12:31de manière illégale
12:32avec un espace public
12:33qui est de plus en plus
12:35insécurisé
12:36et qui est totalement
12:37confisqué aux Parisiens
12:38et en particulier
12:39aux Parisiennes.
12:40Il y a des endroits
12:41où les femmes
12:42ne peuvent plus
12:43y circuler,
12:44y marcher librement.
12:45C'est une réalité.
12:47Je prends un engagement
12:48très clair
12:49et très ferme.
12:49Je le dis
12:50à l'ensemble
12:50des Parisiens
12:51que je vois
12:52et que je rencontre
12:52très régulièrement.
12:53Regardez la porte
12:54d'Aubervilliers.
12:55Je vous invite à y aller.
12:56Vous arrivez.
12:56Il y a un rond-point.
12:58C'est un campement.
12:59C'est des barraquements
13:01qui sont sur ce rond-point.
13:02Regardez tous les flancs
13:04de portes de périphériques.
13:05J'ai fait toutes les portes
13:06de périphériques
13:07une à une,
13:08une à une.
13:09Là,
13:09je me réapproprierai
13:11ces portes
13:12d'entrée à Paris.
13:14Je lancerai
13:14un concours
13:16international
13:16d'architectes
13:17pour rénover,
13:18pour rebâtir,
13:20pour embellir
13:20toutes ces portes
13:22d'entrée à Paris.
13:22Ce n'est pas acceptable
13:23ce qui se passe à Paris.
13:24Je ne dis pas ça
13:25pour stigmatiser
13:26un arrondissement
13:27ou stigmatiser
13:28une population.
13:29Je souhaite
13:30que les Parisiens
13:31se réapproprient
13:32leur espace public,
13:33que je puisse
13:33de nouveau l'embellir
13:35et qu'on puisse
13:36y vivre
13:36en sécurité
13:38et dans un cadre
13:39de vie apaisé.
13:39Rachida Dati,
13:40on est sur CNews
13:41et sur Europe 1.
13:42Vous parlez d'embellissement.
13:43Est-ce que,
13:43par exemple,
13:44rénover les voies sur berge
13:45comme le propose
13:45Sarah Knavo,
13:46c'est une bonne idée ?
13:46Les voies sur berge
13:47qui sont évidemment
13:49entre Louvre et Bastille
13:50qui ont été coupées
13:51à la circulation ?
13:51D'abord,
13:53les voies sur berge
13:54sont sur pilotis.
13:56Première chose.
13:57Ils sont classés
13:58au patrimoine mondial
13:58de l'UNESCO.
13:59Deuxième chose.
14:00Si demain,
14:02ce projet devait avoir lieu,
14:04ça serait plusieurs milliards
14:05d'euros
14:05pour consolider déjà
14:07la berge,
14:07si tu puis dire.
14:08il faudrait abattre
14:09des centaines d'arbres
14:11qui sont des arbres historiques.
14:12C'est un projet ?
14:13Non mais attendez,
14:14centenaires
14:15sur ces voies sur berge.
14:16Donc on abat les arbres
14:17en bétonne,
14:18on consolide
14:19sur plusieurs années
14:20et en milliards.
14:23Et on remettrait
14:24des chantiers énormes.
14:25Donc c'est des milliards
14:26et pas des millions d'euros ?
14:27Bien sûr,
14:27c'est en milliards.
14:28Je vous donne un exemple.
14:29Pour couvrir 200 mètres
14:31de périphériques,
14:31ces portes de vente
14:32en l'occurrence,
14:33nous sommes déjà
14:34à plus de 60 millions d'euros.
14:37Et c'est du bitume.
14:37Et c'est une dalle.
14:38Et c'est pas une voie sur berge
14:39sur plusieurs kilomètres.
14:41Donc il faut être raisonnable.
14:42Il faut être raisonnable.
14:43On ne peut pas dire n'importe quoi
14:44aux Parisiennes ou aux Parisiens.
14:46Parce qu'évidemment,
14:47se présenter à la mairie de Paris,
14:48c'est sérieux.
14:49Et donc il ne faut pas
14:50se tromper d'agenda.
14:51Les Parisiens le savent.
14:52Il s'agit de leur quotidien,
14:54de leur qualité de vie,
14:55de l'embellissement de Paris,
14:57du rayonnement de Paris.
14:58On ne peut pas leur dire
14:58n'importe quoi
14:59sur n'importe quoi.
15:00Si je vous entends bien,
15:01Rachida Dati,
15:02l'union avec
15:03Sarah Knafou
15:04et Pierre-Yves Boronazel
15:05qui sont les candidats de droite
15:06et on voit que la droite
15:07est dispersée une fois de plus
15:08dans cette élection municipale.
15:10C'est impossible ?
15:11Vous ne ferez pas d'alliance
15:11au second tour ?
15:12C'est la première fois
15:13que les Parisiens
15:15et les Parisiens
15:16souhaitent l'alternance à Paris.
15:17C'est d'ailleurs pour ça
15:18que la gauche actuelle
15:20est dans l'outrance
15:21et dans la fébrilité.
15:22Parce qu'ils ont toujours considéré
15:24que Paris leur appartenait.
15:25Là, les Parisiens et les Parisiens
15:27veulent le changement.
15:27Ils sont excédés.
15:28Y compris pour des gens
15:29qui ont voté à gauche
15:30toute leur vie.
15:31Ils veulent que ça change.
15:32Et donc c'est un moment historique
15:33pour les Parisiens
15:34et les Parisiens
15:35avec un mode de scrutin
15:36enfin démocratique.
15:38Les Parisiens et les Parisiens
15:39pourront voter directement
15:41pour leur maire.
15:41Oui mais s'il y a trois candidats
15:42à droite ou voir plus ?
15:43Il ne faut pas se tromper d'agenda.
15:45Ce n'est pas une présidentielle.
15:46Ce n'est pas une législative.
15:48Et donc aujourd'hui
15:49quelle est la candidate
15:50qui est la plus à même
15:51de porter l'alternance
15:52et le changement à Paris ?
15:53C'est ma candidature.
15:54C'est mon équipe.
15:55Avec un projet cohérent.
15:57La question est simple
15:58Madame Ferrari.
15:59Est-ce que c'est
15:59on continue avec la même équipe
16:02en pire ?
16:03On parlait de la gauche radicale.
16:04Emmanuel Grégoire
16:05c'est Anne Hidalgo en pire.
16:06On est d'accord.
16:07Pour vous.
16:07Avec Monsieur Béliard
16:08qui ne veut pas
16:10de police municipale.
16:12Avec Monsieur Brossat
16:13qui considère
16:14avec ses alliés
16:14notamment d'Extrême-Auge
16:16que la police tue
16:17qui veulent réquisitionner
16:18des logements privés
16:19qui veulent loger
16:20dans le parc social
16:21qui veulent faire
16:22augmenter, exploser
16:23à 40%
16:24loger
16:25des personnes
16:26sans papier.
16:27Voilà l'équipe actuelle
16:29qui sera bien pire.
16:30Avec évidemment
16:31des candidats
16:32qui sont soutenus
16:33par des antisémites notoires.
16:35Voilà la réalité
16:36de l'équipe
16:36de Monsieur Grégoire
16:37aujourd'hui.
16:37Donc c'est aujourd'hui
16:38c'est stop ou encore.
16:39C'est la même
16:40en pire
16:41ou est-ce que vous voulez
16:42le changement ?
16:42Et ce changement
16:43je le porte
16:44je l'incarne
16:45et il se verra
16:47dès mon élection.
16:48Mais avec une alliance
16:48possible
16:49s'il vous faut
16:50des voix à droite
16:51pour accéder
16:52à la victoire.
16:53avec les Parisiens
16:55moi j'appelle
16:55les Parisiens
16:56à ne pas disperser
16:56leurs voix.
16:57Moi je n'ai pas
16:58comme modèle
16:58comme dit Monsieur Brunazel
16:59mon modèle
17:00pour Paris
17:00c'est pas Monsieur
17:02Delanoé
17:03ça n'est pas mon modèle.
17:04C'est la question
17:05qui se pose
17:06est-ce que vous voulez
17:06la continuité
17:07avec une équipe en pire
17:09ou est-ce que vous voulez
17:10le changement
17:11avec nous ?
17:11C'est la seule question
17:12qui se pose.
17:13Et là
17:13on commence à entrer
17:14dans la dernière ligne droite
17:16moi j'en appelle
17:17à la responsabilité
17:18des Parisiens.
17:18Si vous voulez le changement
17:19ne dispersez pas
17:21vos voix
17:21parce que certains pensent
17:22que
17:23les résultats
17:24vont se cumuler.
17:25Non.
17:25C'est celui qui est en tête
17:27qui remporte la mise.
17:28Et donc moi je le dis
17:28aux Parisiens
17:29et aux Parisiens
17:30mobilisez-vous
17:31ne dispersez pas
17:32vos votes
17:33l'enjeu est majeur
17:35et historique.
17:35Vous vouliez le changement
17:36en 2020
17:37la dispersion a conduit
17:38à notre échec
17:39cette fois-ci
17:40il ne faut pas
17:41se tromper d'échéance.
17:42Rachida Dati
17:43les élections municipales
17:44auront lieu dans un mois
17:44pourquoi est-ce que vous êtes
17:45encore ministre de la Culture ?
17:47Je vis à Paris
17:48je suis élue de Paris
17:48c'est pas incompatible
17:50à part
17:51Monsieur Grégoire
17:52qui est jaloux
17:53et qui fait une fixette
17:54il n'y a que lui
17:55vous resterez jusqu'au bout
17:56au ministre de la Culture ?
17:57Mais non
17:57j'avais annoncé très tôt
17:58que je partirais
17:59donc voilà
18:00on est en moi ?
18:01Oui
18:01il n'y a pas d'incompatibilité
18:03qu'il ne soit pas
18:04impatient
18:05je vais partir
18:06et la campagne
18:07je la mène
18:08et moi
18:08vous savez
18:09la vie politique
18:10vous êtes en campagne
18:11tout le temps
18:11ça a existé
18:13avant moi
18:14pendant mois
18:14après mois
18:15il y a des réformes
18:15auxquelles vous tenez peut-être
18:16la réforme de l'audiovisuel
18:17est-ce qu'elle va passer à la trappe
18:19que vous avez portée ?
18:20Elle a été sacrifiée
18:21dans le cadre
18:22d'un compromis
18:23à la gauche
18:25non
18:25tout le monde sait
18:26qu'elle est indispensable
18:26et nécessaire
18:27on voit le débat aujourd'hui
18:28sur l'audiovisuel public
18:29qui est en train de s'affaiblir
18:31et il s'affaiblit lui-même
18:32d'ailleurs
18:32et tous les pays européens
18:35ont regroupé leurs forces
18:36et ont eu des stratégies
18:39plus cohérentes
18:40justement pour préserver
18:41cet audiovisuel public
18:42moi je suis très soucieuse
18:44en France
18:45qu'on puisse avoir
18:46un audiovisuel public
18:47public
18:49fort
18:49mais dont les forces
18:50sont rassemblées
18:51ce qui n'est pas le cas aujourd'hui
18:52Et vous saluez le travail
18:53de la commission d'enquête parlementaire ?
18:54Moi je salue toujours
18:55le travail des parlementaires
18:56ils sont dans leur mission
18:57ils sont dans leurs prérogatives
18:59et je respecte le travail
19:00des parlementaires
19:01ils ont
19:03le droit
19:04et c'est dans leur pouvoir
19:05de contrôler
19:08l'action d'exécutif
19:09et de contrôler
19:10aussi l'utilisation
19:11de l'argent des français
19:12Merci beaucoup Rachida Dati
19:13C'était votre grande interview
19:14sur CNews et sur Europe 1
19:16Sous-titrage Société Radio-Canada
19:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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