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Le député de Seine-Saint-Denis LFI Eric Coquerel était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview CNews et Européens, c'est Éric Coquerel. Bonjour à vous.
00:04Bonjour.
00:05Député de la France Insoumise, président de la Commission des Finances.
00:07La bataille du second tour des municipales est engagée dans les grandes villes de France.
00:10On va l'évoquer dans un instant, notamment avec les alliances entre le PS et votre parti, la France Insoumise.
00:14Mais d'abord un mot de Paris.
00:16Sophia Chikirou a maintenu sa candidature après le refus d'Emmanuel Grégoire, de nouer une alliance avec elle.
00:20Est-ce que vous ne prenez pas le risque de faire perdre la gauche, finalement, dans la capitale ?
00:24En tout cas, M. Grégoire a pris ce risque de faire gagner Mme Dati, éventuellement.
00:28C'est lui qui le prend.
00:30C'est une responsabilité très forte.
00:32Alors, heureusement, en réalité, il répond aux consignes du Parti Socialiste,
00:35pas d'alliance avec France Insoumise, qui est à mon avis suicidaire,
00:39et qui, transposé dans des futures élections, est la meilleure manière d'ouvrir la voie à l'extrême droite.
00:43Vous l'avez vu, il y a plein de villes dans lesquelles les militants socialistes,
00:49les électeurs, qui ne sont pas du tout d'accord avec ça,
00:51puisque vous avez vu qu'il y a un sondage qui dit que deux tiers des électeurs du NFP
00:54sont pour des alliances entre la gauche, France Insoumise et le PS,
00:59au deuxième tour des élections.
01:00Donc, c'est décalé.
01:01Et lui, malheureusement, il a maintenu cette stratégie qui rend une stratégie suicidaire.
01:05Parce que je vous rappelle qu'au deuxième tour, traditionnellement, dans les municipales,
01:09on se rassemble.
01:10Il n'y a pas de désistement.
01:11Ça n'existe pas.
01:12Ça, c'est législatif.
01:13Non, mais ça, c'est Marseille, par exemple.
01:14Je veux vous poser le cas de Marseille, ou M. Delogus se retire.
01:17Oui, on l'a fait parce qu'à Marseille, c'est le Rassemblement National.
01:21Et vous savez que nous faisons une différence, nous encore, entre l'extrême droite et le reste des partis.
01:27Du moins, ça dépend comment ils sont représentés.
01:29On fait une différence, par exemple, entre M. Alizio, effectivement, et Mme Dati.
01:32Donc, à partir du moment où on fait ces différences, on ne peut pas nous demander, nous, partout,
01:36d'accepter l'UQAS du Parti Socialiste, qui serait de dire, écoutez, vos électeurs, on en veut bien,
01:41mais vous, du vent, ça ne marche pas.
01:44Alors, est-ce que vous faites allusion à M. Grégoire, qui, là, n'a pas l'alliance avec la France
01:46insoumise,
01:47mais qui a pris vos voix, évidemment, en 2024, lors des législatives, lorsqu'il a été élu sur l'étiquette
01:51NFP ?
01:52Là, il n'est pas cohérent pour vous ?
01:53Là, vous venez de pointer tout le problème, aujourd'hui, du Parti Socialiste.
01:57Mais vous savez, il n'y a pas que le Parti Socialiste.
01:59J'ai entendu M. Macron parler qu'il ne voulait pas d'alliance avec les extrêmes.
02:04Enfin, les macronistes ont été très heureux en juillet 2024.
02:07Quand on s'est retiré dans beaucoup de circonscriptions, ils ont gagné,
02:10ils ont maintenu 50 députés de plus du fait d'avoir ça,
02:13parce que 72% de nos électeurs ont suivi la consigne.
02:17Maintenant, tout d'un coup, ils font le nini.
02:18Mais c'est pour eux, c'est suicidaire, la preuve d'ailleurs,
02:20parce que vous aurez remarqué qu'au fur et à mesure des élections,
02:23le macronisme disparaît du paysage politique.
02:25D'accord, effectivement.
02:26Est-ce que sur Paris, il a refusé Emmanuel Grégoire à l'alliance avec LFI ?
02:32Mais est-ce qu'il n'est pas, pour lui, dans une impasse ?
02:35Est-ce que c'est lui le véritable adversaire et pas Rachida Dati, au fond, pour Mme Chikirou ?
02:40Non, pour nous, c'est Rachida Dati.
02:42Sophia Chikirou l'a répété hier soir.
02:44On ne souhaite pas que Mme Dati, notamment pour la politique qu'elle propose,
02:48par exemple sur le logement social, qui est absolument une catastrophe,
02:51la politique qu'elle propose sur la baisse des services publics,
02:53que vous savez qu'on est opposé, mais nous, on est logique.
02:55Parce que, figurez-vous, si le Parti socialiste, et M. Grégoire,
02:59qui a été un de ceux qui, vraiment, n'a pas voulu voter la censure,
03:02avaient censuré les macronistes, et Mme Dati, dont elle faisait partie du gouvernement,
03:06aujourd'hui, on aurait eu des législatives anticipées avant les municipales.
03:09On aurait eu l'occasion de donner un coup au but encore plus important.
03:13Malheureusement, ils ne l'ont pas voulu, et on se retrouve dans cette situation.
03:16Mais Mme Dati est notre adversaire.
03:18Absolument, ce que nous disons aux Parisiens, c'est qu'après tout,
03:21pourquoi les filles ne seraient pas le meilleur moyen d'éviter Mme Dati.
03:24Sophia Chikirou a beaucoup insisté avec Rachida Dati hier,
03:28sur ce qu'on a du périscolaire, ces agressions sexuelles dans des crèches,
03:33ou pour des sueurs de très jeunes enfants à Paris,
03:35il y a 52 animateurs qui sont devant la justice.
03:37Est-ce que vous considérez qu'Emmanuel Grégoire est le responsable
03:40du plus grand scandale pédocriminel à Paris ?
03:42Alors, c'est un sujet délicat, on le voit bien,
03:44qui touche à des faits qui sont, pour certains, monstrueux.
03:50Des viols sur des enfants de 3 ans ?
03:51Oui, donc c'est monstrueux.
03:53Il n'y a pas qu'à Paris, il y a d'autres endroits en France.
03:57En Seine-Saint-Denis aussi ?
03:58À Saint-Ouen, ça a eu lieu.
03:59Il y a eu des choses qui se sont passées,
04:02les parents se sont montés il y a quelques temps.
04:04Mais la question, moi je ne dirais pas qu'Emmanuel Grégoire
04:07est responsable direct de ces scandales.
04:09Madame Nathie dit qu'il était responsable du recrutement de ces agents.
04:11Mais dans pas mal d'endroits, c'est des choses qu'on a découvert après.
04:14Par contre, une fois que ça existe, il faut avoir des solutions.
04:18Et ce que je constate, c'est que les solutions,
04:20c'est Madame Chikirou qui les propose.
04:22Parce qu'effectivement, Sophia Chikirou dit,
04:24maintenant il faut donner les moyens.
04:25Si on veut former les gens, si on veut les sélectionner,
04:27si on veut faire en sorte qu'il y ait toujours deux éducateurs,
04:32à chaque fois avec un jeune enfant,
04:34il faut les moyens.
04:35C'est la seule qui se donne les moyens.
04:36C'est plus de budget, évidemment.
04:38C'est plus de budget, c'est plus de formation,
04:40c'est plus de considération aussi vis-à-vis des éducateurs
04:43qui vaut mieux payer, etc.
04:45Et pour éviter ce genre de problème,
04:47où on se retrouve en réalité avec des prédateurs
04:49qui se retrouvent en face de jeunes enfants.
04:51Et ce que je constate, c'est que pour l'avenir,
04:53je n'ai pas entendu M. Grégoire,
04:55mais pas plus Mme Dati qui veut baisser les budgets.
04:57Je ne sais pas très bien comment elle pourra faire.
04:59Donner des solutions.
05:00La seule qui l'a fait, effectivement, c'est Madame Chikirou.
05:01Mais en tant que président de la Commission des Finances,
05:03j'imagine que vous avez compté 10 milliards d'euros de dettes à Paris.
05:06Vous allez creuser, cette dette-là ?
05:09Non, pas forcément.
05:10On peut peut-être, à un moment donné, aussi estimer que...
05:14D'abord, moi, je ne suis pas forcément contre le fait
05:16d'augmenter les impôts de manière ciblée
05:17par rapport aux plus riches, etc.
05:19Deuxièmement, il y a une bataille à mener.
05:21Mais nous, on l'a menée nationalement.
05:22M. Grégoire ne l'a pas menée.
05:23Parce que, figurez-vous, dans le budget
05:25que M. Grégoire n'a pas censuré,
05:27il y a 2 milliards de moins de dotations pour les communes.
05:30Donc, il y a une répercussion.
05:31Nous, on est pour mener la bataille nationalement.
05:33Faire en sorte qu'en 2027, on ait une autre politique
05:35qui permette à nouveau que les collectivités respirent,
05:38que des villes, effectivement, aient plus de moyens.
05:40Voilà, c'est un tout dans l'ensemble
05:42une bataille à mener localement,
05:43une bataille à mener nationalement.
05:45Le problème, c'est que nos deux adversaires,
05:47l'une est pour l'austérité
05:48et l'autre est pour laisser passer l'austérité.
05:50Donc, c'est eux qui sont en contradiction.
05:52On a parlé de Paris, on va parler du national.
05:54Il y a beaucoup d'alliances entre le PS et l'EFI.
05:56Vous êtes réjouis que le PS renonce
05:57à une ligne suicidaire à gauche.
06:00Monsieur Mélenchon, lui, dit carrément
06:01plus aucune ville à gauche ne pourra être emportée sans nous.
06:04Notre capitale d'amnistie est épuisée.
06:06Vous voulez la peau du PS, Éric Coquerel ?
06:09Non, on ne veut pas la peau du PS,
06:10on veut la peau de cette stratégie suicidaire
06:12qui ouvre la voie à l'extrême droite.
06:13Je pèse mes mots.
06:14Parce que ce qui se passe depuis un an et demi,
06:17le Front républicain a été explosé
06:21par la responsabilité d'abord des Républicains,
06:23qui préfèrent maintenant, on le voit bien en réalité,
06:25alors ça passe pour l'instant par reconquête,
06:27mais un jour, vous verrez,
06:28ça sera le RN des alliances avec l'extrême droite
06:30plutôt qu'avec les autres formations,
06:33on va dire, de l'arc républicain.
06:34Il n'y en a pas, alors, on va se parler.
06:35Il n'y a pas d'accord.
06:36Avec reconquête, excusez-moi,
06:37M. Retailleau l'ouvre,
06:38et moi je considère que reconquête est à l'extrême droite.
06:41Donc, et pour l'instant, vous verrez,
06:42vous verrez, en cas de deuxième tour...
06:44Vous parlez de Nice, là ?
06:44Vous parlez de Nice ?
06:45Vous parlez de Nice pour M. Retailleau ?
06:46Je parle de Nice,
06:47mais je parle des déclarations de M. Retailleau,
06:48je l'ai bien entendu.
06:51Dans les manières dont il tend la main
06:53jusqu'à M. Retailleau, etc.,
06:54je l'ai bien entendu.
06:55Donc, je vous dis que,
06:57et on le voit bien aussi à l'Assemblée,
06:58où vous avez la droite républicaine maintenant
07:00qui reprend, enfin, ex-républicaine,
07:02qui reprend, j'allais dire,
07:03du contenu du programme du RN,
07:05parfois pire, même parfois pire que le RN.
07:07Il n'y a pas d'alliance entre LR et le RN.
07:09Je vous dis que vous allez voir que...
07:10Alors qu'il y en a entre le PS et la LFI, beaucoup.
07:12Je vous dis que vous aurez des alliances
07:14entre l'extrême droite et la droite
07:15dans les années à venir.
07:16Je le regrette parce que la droite républicaine
07:17a beaucoup fait pour la tabarrage.
07:19Donc, ça, c'est le premier constat.
07:20Après, vous avez les macronistes
07:22qui sont passés de juillet 2024
07:24de désistement au Nini.
07:26C'est suicidaire, ça explose le Front républicain.
07:28Donc, il faut au moins que la gauche soit capable,
07:30elle, de se rassembler contre l'extrême droite.
07:32Et la ligne qui veut que M. Gloukmane
07:35est le plus caricatural, M. Hollande.
07:37Plus virulent.
07:38Il veut qu'il n'y ait plus ça.
07:39Mais mathématiquement, ça va les faire perdre.
07:41Mais il considère que la France insoumise est un danger
07:43et que la France insoumise est antisémite, je dis.
07:46« On ne peut pas aller au combat contre l'extrême droite
07:48avec un boulet aux pieds comme les filles, disent-ils. »
07:50Qui dit ça ?
07:51Alors ça, c'est M. Gloukmane.
07:52Voilà, M. Gloukmane.
07:53Que représente M. Gloukmane en termes ?
07:55Il est gentil, M. Gloukmane.
07:56C'est à gauche.
07:57C'est intéressant.
07:58Bon, il prend les calomnies vis-à-vis nous
08:00qui sont véhiculées par le système
08:02pour nous affaiblir
08:03parce que l'idée, c'est d'affaiblir.
08:05Ces gens-là n'ont jamais accepté
08:06que la gauche de rupture que nous portons
08:08devienne majoritaire à gauche.
08:09Donc, pour eux, l'objectif principal,
08:11ce n'est pas de battre l'extrême droite.
08:12C'est la droite, c'est de nous attaquer.
08:13C'est pour ça que vous voulez les détruire ?
08:14Non, c'est eux qui veulent nous détruire
08:16parce que quand vous agitez l'antisémitisme
08:19ou la violence ou je ne sais quoi,
08:20ce sont des choses calomieuses vis-à-vis de nous.
08:22Ce n'était pas une saillie antisémite
08:24d'écorcher ces noms-là ?
08:25Laissez-moi finir.
08:27M. Gloukmane, M. Epstein.
08:29Non, Jean-Luc Mélenchon,
08:30c'est largement exprimé là-dessus.
08:32C'est une chose de prononcer des noms
08:34comme M. Epstein ou M. Epstein.
08:38Elstein, c'est ça ?
08:39Parce que je sais que ça a été fait bien
08:42avant Jean-Luc Mélenchon,
08:43notamment pour indiquer peut-être
08:45des filiations russes.
08:46C'est là-dessus qu'il répondait.
08:47Et M. Gloukmane, le jour où il l'a fait,
08:49et il a regretté après d'utiliser
08:51la prononciation des noms
08:52parce qu'on voit bien l'instrumentalisation
08:54qui peut être faite,
08:54il l'avait fait envers plein d'autres personnes
08:56ce soir-là là-dessus.
08:59Donc, il n'y a aucune, évidemment,
09:03inclinaison antisémite de Jean-Luc Mélenchon.
09:04Et c'est une calomnie de nous le dire.
09:05Par contre, ce que je constate,
09:07c'est que ce n'est pas nouveau de le faire.
09:08En réalité, ces gens-là le font,
09:10notamment depuis nos prises d'opposition
09:12par rapport au conflit israélo-palestinien
09:14où on considère qu'Israël
09:16mène une guerre génocidaire
09:17vis-à-vis des palestiniens.
09:18Ça, le fait d'avoir dit ça,
09:19nous classe du côté, pour eux,
09:22des antisémites.
09:22Donc, c'est des calomnies.
09:23Et ces calomnies visent à nous détruire.
09:26Le problème, c'est qu'au nom de ça,
09:27M. Gloukmane préfère qu'il y ait des villes
09:29gérées par la droite,
09:30voire l'extrême droite.
09:31C'est ça qu'il veut.
09:32Avant même, peut-être, le pays.
09:33Parce que s'il continue comme ça l'année prochaine,
09:35vous voyez où ça peut amener.
09:37Et ça, les gens ne l'acceptent pas.
09:38Les électeurs de gauche,
09:40les militants de gauche
09:41sont beaucoup plus intelligents
09:42que certaines personnes
09:43qui les dirigent aujourd'hui
09:44et qui ne représentent plus grand-chose
09:45dans le pays.
09:46Mais alors, j'ai du mal à comprendre
09:47si à gauche, ce sont vos alliés
09:49ou des gros combinards
09:50pas difficiles à acheter
09:51comme l'a dit Jean-Luc Mélenchon.
09:53C'est difficile de se faire des alliés
09:54en leur crachant dessus.
09:55Non, non, non.
09:56Mais eux, ils nous crachent beaucoup dessus.
09:57Regardez bien un peu
09:58sur tous les réseaux sociaux.
09:59Mais qu'il y a pour la preuve
10:00avec ces déclarations,
10:01c'est qu'un scientifique,
10:06c'est que de dénoncer des gens
10:07qui sont profondément antiracistes
10:09et qui combattent l'antisémitisme
10:10depuis des décennies
10:11comme Jean-Luc Mélenchon le fait
10:12ou comme je le fais,
10:13de ce point de vue-là.
10:14C'est la pire des insultes,
10:16si vous voulez.
10:16Donc, de ce point de vue-là,
10:17il n'y a pas un concours d'élégance
10:19qu'ils ont perdu.
10:20Mais si ces gens-là le font,
10:23nous considérons malgré tout
10:25qu'au deuxième tour des élections,
10:28entre la droite, l'extrême droite
10:30et des alliances à gauche,
10:32nous préférons des alliances à gauche.
10:33Voilà, c'est ça qui nous conduit
10:35parce qu'on ne veut pas le pire.
10:37On a compris le message.
10:38Un mot, Éric Coquerel,
10:38de cette prise de parole hier
10:39de Jean-Luc Mélenchon.
10:40Vous allez m'éclarer.
10:41Il a dit,
10:41il a bien fallu qu'un jour,
10:43pour qu'un ou une se mette debout
10:44sur ses pattes
10:45à l'autre bout du continent africain,
10:47pour qu'à la fin ici,
10:48vous soyez en train de faire
10:49les malins tout blanc,
10:50tout moche que vous êtes.
10:51Est-ce qu'il y a une obsession ?
10:52Il parle aux fascistes et aux réactifs.
10:54En tout cas, il parlait devant une salle
10:56où il y avait des militeurs
10:58de la France insoumise.
10:58Est-ce qu'il y a une obsession
11:00pour la couleur de la peau ?
11:01Non, non, il n'y a pas
11:01une obsession pour la couleur de la peau.
11:02Il y a une obsession des racistes
11:04qui ont lancé une polémique
11:05parce que Jean-Luc Mélenchon...
11:06Non, mais je vous demande
11:07d'expliquer ces propos.
11:08Tout blanc, tout moche que vous êtes.
11:10Je redonne le contexte.
11:11Il y a eu...
11:12Jean-Luc Mélenchon a osé dire
11:13à un moment donné
11:13que l'apport du monde musulman,
11:16notamment, par exemple,
11:16dans les vitraux des cathédrales
11:18et notamment en Saint-Denis,
11:18que nous avons gagné,
11:20deuxième ville de France,
11:21où les arcs brisés
11:22venaient de la science arabe
11:25et de la science musulmane.
11:25Il a osé le faire.
11:26Là, on lui est tombé dessus
11:27en disant...
11:27Ce n'est pas exactement
11:27ce qu'il a dit hier soir.
11:28Si, si, si.
11:29Écoutez, vous allez voir,
11:30ça part de ça.
11:31Et il parle justement
11:32des gens qui ont contesté ça
11:33au nom d'un racisme
11:35qui monte tout de suite.
11:36Et il a dit que par rapport
11:38à ces gens,
11:39ces réacs, ces fachos
11:40qui sont souvent, effectivement,
11:42blancs de peau
11:42parce qu'eux-mêmes,
11:43je veux dire,
11:44quelque part,
11:44le revendiquent.
11:45Comme vous et lui.
11:46Mais oui, mais là,
11:46je ne parle pas des blancs génères.
11:47Je vous parle des gens
11:48qui, la plupart du temps,
11:51ils sont blancs.
11:51Et c'est bien d'à partir de ça
11:53qu'ils établissent un racisme
11:55par rapport aux personnes
11:56qui ne sont pas blanches.
11:57Donc, c'est eux qui,
11:58de ce point de vue-là,
11:59se prononcent ainsi
12:00et ils leur répondaient
12:01sur ce contexte-là.
12:02Vous, vous avez dit
12:03que vous vouliez des mères racisées.
12:04Il faut que les prochains mères
12:05du 9-3, du 93
12:06aient la couleur de peau
12:07des habitants du 93.
12:09Ça veut dire qu'un maire blanc
12:10ne pourrait pas bien représenter
12:11des gens de couleur
12:11et qu'un maire de couleur
12:12ne pourrait pas représenter
12:13des blancs ?
12:14Si je vais au bout de votre logique.
12:16Non, non, pas du tout.
12:16Ce n'est pas une sélection de couleurs,
12:17c'est le fait de se donner
12:19la garantie que la gauche
12:20renoue avec les classes populaires.
12:22Parce que pendant des années,
12:23notamment sous l'effet du PS,
12:24il y a une séparation.
12:25Les classes populaires,
12:26ça veut dire ceux qui habitent
12:28dans les quartiers
12:30et qui sont socialement
12:31très souvent les plus défavorisés.
12:33Il se trouve qu'en Seine-Saint-Denis,
12:34si vous voulez en faire en sorte
12:36que les classes populaires
12:36soient représentées,
12:38à un moment donné,
12:38ça se voit pour la bonne raison,
12:40c'est que la plupart
12:40des classes populaires
12:41en Seine-Saint-Denis
12:41sont issues de l'immigration
12:43et notamment l'immigration
12:44liée à nos anciennes colonies.
12:46Donc ce que nous avons voulu dire,
12:47c'est qu'on ne peut pas
12:48continuer à faire en sorte,
12:49la gauche ne peut pas
12:50continuer à faire en sorte
12:51que quelque part,
12:52elle-même en réalité,
12:53sélectionne ses maires
12:55en dehors justement
12:56des habitants de ces quartiers.
12:58C'est-à-dire qu'il y a
12:58une espèce de tri social.
12:59Et s'il y a tri social,
13:01inévitablement,
13:02il y a tri racial
13:02pour ceux qui le pratiquent.
13:04Nous, on ne veut plus le pratiquer
13:05et la meilleure manière
13:06de le démontrer...
13:06Un couleur blanche peut représenter
13:07tous ses concitoyens,
13:08quelle que soit leur couleur de couleur.
13:09Oui, mais quand vous avez
13:10une très large majorité
13:12de concitoyens
13:12dans les quartiers populaires
13:13qui ne sont pas blancs,
13:14comme vous dites, Pau.
13:15Si à chaque fois,
13:16dans chaque élection,
13:18vous avez des maires,
13:18notamment la gauche présente
13:19des maires qui sont blancs
13:21et qui viennent très souvent
13:22d'ailleurs d'autres endroits,
13:24vous avez un problème.
13:26Donc nous, nous sommes très fiers.
13:27Vous savez, c'est un peu
13:27la même chose.
13:28Le Parti communiste en 1936,
13:29il était très fier
13:30d'avoir amené
13:30les premiers ouvriers
13:31à l'Assemblée nationale.
13:33Eh bien nous,
13:33nous sommes très fiers
13:34de faire en sorte
13:35que les majorités,
13:36les maires,
13:37soient, j'allais dire,
13:39représentent davantage
13:40les habitants,
13:41les quartiers.
13:42Et dans ces cas-là,
13:42vous n'êtes pas le seul parti,
13:43il y a de nombreux partis
13:44qui le font aussi.
13:46Ah non, non, non.
13:47Ce n'est pas vrai
13:47ce que vous dites.
13:48Regardez bien, par exemple,
13:49qui a permis
13:50à faire en sorte
13:51à l'Assemblée nationale
13:51qu'on ait une députée
13:53qui soit femme de ménage
13:54de l'hôtel Ibis.
13:54Il n'y en a pas beaucoup,
13:55c'est nous qui l'avons permis.
13:56Ou quelqu'un comme Caroline Fiat,
13:58qui est blanche,
13:58vous voyez que ce n'est pas
13:59la question de la couleur de peau,
14:00qui travaillait dans les EHPAD
14:02en étant assistante
14:03dans les EHPAD.
14:03C'est nous.
14:04Nous, nous souhaitons
14:05que les élus de ce pays
14:07ressemblent
14:08aux classes populaires
14:10de ce pays
14:10qui sont près
14:11de l'argent majoritaire.
14:12Et à un moment donné,
14:13ça se voit,
14:13y compris sur la couleur de peau,
14:14du fait de l'immigration.
14:15Un mot sur le voile
14:16parce qu'à Chalon-sur-Chaux
14:17sonnent des élus
14:18de la France Insoumise
14:19ont milité
14:19pour permettre
14:20aux conseillères municipales
14:22de porter le voile.
14:23Ils ont saisi
14:23le tribunal administratif
14:24de Dijon
14:25pour modifier
14:26le règlement intérieur
14:26du conseil municipal.
14:28Le tribunal administratif
14:29a tranché.
14:30C'est un refus.
14:31Les conseillers municipaux
14:32devront conserver
14:33une tenue vestimentaire
14:35stricte,
14:35strictement neutre,
14:36ce dont c'est félicité
14:37Gilles Plattray,
14:38le maire de Chalon-sur-Saône.
14:40C'est du prosélytisme
14:41ce que vous voulez faire ?
14:42Non, non, pas du tout.
14:42Moi, je crois
14:43qu'il y a deux questions
14:44là-dedans.
14:45Il y a deux questions.
14:47Moi, je suis pour respecter
14:48les règlements.
14:49À l'Assemblée nationale,
14:49il y a des règlements.
14:50Donc, pas de voile
14:51à l'Assemblée ?
14:52Non, justement.
14:52C'est intéressant ce que vous dites
14:53parce que vous le traduisez
14:54tout sur la question du voile.
14:55Je vous pose la question.
14:56À l'Assemblée nationale,
14:57ce n'est pas pas de voile,
14:58c'est par exemple
14:58vous ne pouvez pas avoir
14:59un couvre-chef sur la tête.
15:01Point.
15:02Et il y a eu un épisode
15:03à l'Assemblée nationale,
15:04alors là, pour le coup,
15:04totalement scandaleux
15:05parce que ce n'était pas
15:07dans les élus,
15:07c'était dans le public,
15:08où Mme Brond-Pivet a dit
15:10les jeunes femmes,
15:12reprenant un élément
15:13venant d'un média
15:15totalement d'ultra-droite,
15:17des jeunes femmes sont voilées,
15:18ce n'est pas normal
15:18qu'elles soient voilées.
15:19Là, elle est partie
15:20sur quelque chose
15:21qui n'est pas l'application
15:22du règlement,
15:23qui est discriminatoire
15:24parce qu'en réalité,
15:25si des jeunes femmes
15:25ne peuvent pas être voilées
15:26dans le public
15:27à l'Assemblée nationale...
15:28Je parlais de petite fille.
15:29Oui, je parlais de petite fille,
15:30mais qu'importe.
15:30Non, elle était adolescente,
15:31mais enfin bon.
15:33Ça compte.
15:33Elle était adolescente,
15:34elle n'est pas petite fille,
15:35je vois bien la chose
15:36qui est derrière.
15:37Donc, elle aurait dû le dire,
15:38elle aurait dû dire
15:39qu'ils doivent respecter...
15:40Donc, pas de voile
15:40dans les conseillers municipaux,
15:41on est d'accord ?
15:42Donc, je vous répète,
15:43je suis pour respecter
15:44les règlements
15:45des conseillers municipaux
15:46et si après,
15:47il y a maintenant
15:48une question qui se pose
15:49par rapport à telle ou telle religion
15:50qui n'a pas été statuée
15:51dans la loi,
15:52ça doit être discuté
15:53dans la loi
15:53et puis chacun donnera
15:54sa position là-dessus.
15:56Mais le tribunal
15:56à l'administratif
15:57a tranché,
15:57ça pourrait faire
15:58jurisprudence.
15:58Il a donné son règlement
15:59mais le maire a tort
16:01parce qu'il a modifié
16:02son règlement
16:03non pas en fonction
16:04dans les faits,
16:05en fonction de tenue
16:06vestimentale
16:07et il le transforme
16:08en outil discriminatoire
16:09par rapport à une seule religion.
16:10Je pense que
16:11de ce point de vue-là,
16:12il a tort de le faire comme ça
16:13parce que là, du coup,
16:14on voit bien
16:14que c'est tourné
16:15vers une seule religion.
16:20Et les signes distinctifs,
16:21ce n'est pas seulement le voile.
16:22Donc je pense que ça serait intéressant
16:23parce qu'il n'a pas été statué
16:25par la loi encore.
16:25Ça, justement,
16:26ça serait intéressant
16:27d'avoir un débat
16:27sur cette question.
16:28Mais il faut que ça soit
16:29tous les signes distinctifs
16:30et pas seulement un seul.
16:31On suivra ce dossier.
16:32Vous êtes le président
16:33de la commission des finances,
16:34Éric Coquerel.
16:35En fin de semaine dernière,
16:36le gouvernement
16:37et les distributeurs
16:38avaient promis
16:38des baisses de prix à la pompe
16:39d'au moins 20 centimes par litre,
16:41notamment pour le goisoile.
16:42Or, chacun le constate,
16:43les prix explosent.
16:44Qu'est-ce que vous proposez ?
16:46Là, par exemple,
16:47l'Italie vient de baisser
16:48les taxes sur le carburant.
16:49Quelle est la proposition
16:50de la France insoumée ?
16:50C'est ce que propose aussi
16:51l'extrême droite.
16:52Le problème du taxe sur le carburant,
16:55c'est que c'est nous qui payons.
16:57Il y a moins d'impôts,
16:57il y a moins de recettes, etc.
16:58Donc, il ne peut pas y avoir
16:59de solution sans blocage des prix.
17:01Parce que si vous baissez les taxes
17:02et ne vous bloquez pas les prix en plus,
17:04on l'a vu par le passé,
17:05les prix peuvent continuer à augmenter.
17:07Nous, nous sommes pour l'application...
17:07Avec le risque d'endure des pénuries.
17:09Nous sommes tout de suite
17:09pour l'application
17:10du code du commerce.
17:11C'est le L412,
17:13vous voyez précisément,
17:14qui permet,
17:15qui a déjà été utilisé en Guadeloupe,
17:16qui a été utilisé en 90
17:17sur la gare du Golfe,
17:18qui a été utilisé
17:19sur les gels hydrauliques,
17:21les masques et les gels
17:23pendant le Covid.
17:24C'est-à-dire qu'ils permettent
17:25à la fois de bloquer les prix
17:26à la consommation
17:27et en plus de bloquer les marges.
17:28On peut choisir, par exemple,
17:29de bloquer les marges
17:31des raffineurs.
17:32Total a beaucoup gagné
17:33depuis plusieurs années
17:34en termes de dividendes,
17:35de profits.
17:36Donc, je préfère, en gros,
17:37que ce soit Total qui paye,
17:38surtout que c'est une guerre
17:39beaucoup déclenchée
17:40au nom du pétrole,
17:40que ce soit l'État
17:41ou les citoyens français.
17:43Voilà notre position.
17:44Et je vais auditionner
17:45le ministre Lescure
17:46la semaine prochaine
17:46dans ma commission
17:48sur toutes les conséquences
17:49économiques et financières
17:50de la guerre du Golfe,
17:52déclenche,
17:53la guerre au Proche
17:54et au Moyen-Orient,
17:55déclenchée de manière légitime
17:56par M. Trump et Netanyahou.
17:58C'est aussi une chose
17:59qu'on doit dire.
17:59Et on va parler
18:00notamment de cette question.
18:01Je pense qu'il faut agir très vite.
18:03Mais sur cette baisse
18:04des prix à la pompe,
18:05encore une fois,
18:06pourquoi ne pas baisser les taxes ?
18:07Le carburant est accès
18:08à plus de 60%.
18:09Oui, mais je vous réponds.
18:10Ce n'est pas une des solutions
18:11à votre disposition ?
18:13Un, si vous baissez les taxes,
18:14c'est nous qui payons.
18:15Parce que d'une manière
18:17ou d'une autre,
18:17les impôts qui servent
18:18à payer les services publics,
18:19qui servent à payer tout ça,
18:21c'est nous qui en...
18:22S'il y a 20 milliards de moins,
18:23en gros, on pense
18:24qu'un TVA 5,5,
18:25c'est 20 milliards de moins,
18:26eh bien, on va tous en pâtir.
18:28Donc je préfère
18:29qu'on ne préserve pas
18:30les raffineurs,
18:31tous ceux qui ont
18:33Total, demander à l'État
18:34de compenser comme ça.
18:35Non, mais ce n'est même pas nécessaire,
18:36ce n'est pas ce que prévoit
18:37le Code de commerce.
18:38Une dernière question
18:38concernant les municipales.
18:39Combien de villes
18:40comptez-vous espérer
18:41l'emporter ?
18:42Est-ce qu'en dessous
18:43de 10 villes,
18:44vous considérez
18:45que c'est un échec ?
18:46Vous avez remporté
18:47Saint-Denis.
18:48Est-ce que vous en souhaitez
18:49d'autres ?
18:49Vous savez bien
18:50que c'est déjà
18:50une grande victoire.
18:51Personne ne nous attendait
18:51là où on est.
18:52Du fait des attaques
18:53qui avaient été sur nous,
18:55j'espère vraiment
18:56qu'on va évidemment
18:56gagner Roubaix.
18:59Ça sera déjà
19:00un très bon bilan.
19:02On va avoir des centaines
19:02de conciliers municipaux
19:03qui vont rentrer partout.
19:04Et un groupe au Sénat ?
19:05On va permettre,
19:06excusez-moi,
19:06que des villes
19:08restent à gauche
19:09ou passent à gauche
19:10dans des alliances
19:10que nous avons réussi
19:11à faire avec des socialistes
19:13intelligents
19:14et qui ont le problème
19:15de l'intérêt général en tête.
19:16Et si en plus de ça,
19:17évidemment,
19:18là, ça sera la cerise
19:19sur le gâteau.
19:20Si en plus de ça,
19:21on peut évidemment
19:21gagner Toulouse
19:22ou des villes
19:22comme la Courneuve
19:23que je pense qu'on va gagner
19:24aussi en 1993
19:25ou Bondy,
19:26ça sera évidemment
19:27des réussites très importantes.
19:28Tout ça, c'est...
19:28Voir Limoges.
19:29Donc vous voyez bien
19:29que le fait simplement
19:30de dire qu'il peut y avoir
19:32des maires et les filles
19:33dans ces très grandes villes
19:34que je vous cite,
19:35c'est déjà une victoire.
19:36Et c'est vraiment
19:36une préfiguration
19:37de la campagne de 2027.
19:38Jean-Luc Mélenchon veut,
19:39dit-il,
19:40l'emporter démocratiquement
19:43pour imposer un programme
19:44de rupture ?
19:44Oui, ça a été...
19:46Vous mettez en place
19:47le scénario de 2027.
19:48Bien sûr.
19:49Qui vous mettraient
19:50face au RN.
19:50Vous avez raison de le préciser,
19:51c'est toujours par les urnes.
19:53Je le dis par rapport...
19:54Comment ?
19:55C'est ce qu'on dit,
19:56c'est ce qu'on fait.
19:57Ce ne serait pas
19:57la stratégie du chaos.
19:58Comment ?
19:59Ce ne serait pas la stratégie
20:00du chaos ni de la guerre civile.
20:01Mais non, évidemment.
20:02La guerre civile,
20:03c'est ceux qui ne permettent pas
20:04justement que par les urnes
20:05se règlent des problèmes,
20:06notamment ceux qui imposent
20:07des 49-3 successifs
20:09parce qu'ils sont minoritaires
20:10sur le budget
20:10ou qui refusent de faire voter
20:12une réforme sur les retraites
20:13parce qu'ils sont minoritaires.
20:14Cela risque la guerre civile.
20:16Nous, c'est toujours par les urnes.
20:17Le peuple a toujours raison.
20:19Éric Coquerel
20:19a été notre invité ce matin.
20:20Merci à vous.
20:21Bonne journée sur CNews Europe.
20:22Sous-titrage Société Radio-Canada
20:25Sous-titrage Société Radio-Canada
20:26Sous-titrage Société Radio-Canada
20:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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