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  • il y a 4 heures
Sébastien Lecornu, à propos de la mort de Quentin Deranque à Lyon : «Soit on lutte contre la violence, soit on ne lutte pas contre elle. Il n'y a pas de double standard, cela vaut pour tout le monde [...] Ce qui se passe parfois dans cet hémicycle peut infuser dans l'ensemble de la société».

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Transcription
00:00La deuxième exigence, c'est précisément la question des responsabilités.
00:04Et au fond, je le vois bien, il y a une tentation de nier la responsabilité individuelle.
00:10Dans notre société, chaque individu est responsable individuellement de ses actes.
00:17Et je ne veux pas que l'on fasse évoluer le centre de gravité de cette responsabilité,
00:23comme je commence à le voir dans la presse depuis 48 heures,
00:26en disant que ce serait la responsabilité du corps préfectoral, de la police de Lyon,
00:32qui aurait manqué à sa mission en n'assumant pas ses missions de sécurité aux abords de Sciences Po Lyon.
00:38Les responsables sont celles et ceux qui commettent des actes de violence.
00:44Et il ne faut pas inverser le récit.
00:48La troisième exigence, et vous la connaissez, vous en avez été en plus le ministre de l'Enseignement supérieur,
00:54c'est notre capacité désormais à protéger les débats intellectuels au sein de ces universités.
01:01Et on le voit bien, ces troubles à l'ordre public répétés, plusieurs dizaines,
01:07menacent ce qui fait l'identité de l'université française,
01:11c'est-à-dire un lieu de débat, de débat intellectuel, de liberté de rencontre intellectuelle.
01:16Et au fond, ces incidents en répétition, ces troubles à l'ordre public,
01:20viennent justement mettre en danger cette liberté.
01:23Et moi, je vais demander au ministre Philippe Baptiste de resserrer le lien avec les recteurs,
01:29les présidents de l'université.
01:31Malheureusement, si nous devons interdire un certain nombre de conférences,
01:35ce qui doit demeurer l'exception, il faudra le faire,
01:38parce que c'est le seul moyen précisément de défendre nos principes,
01:41qui sont cette liberté de dialogue et de production intellectuelle auxquelles nous sommes tous attachés.
01:46Puis le quatrième enjeu ou exigence, c'est évidemment le refus de la violence politique.
01:52Et celle-ci, elle nécessite de la grande clarté.
01:56Elle nécessite de sortir de toutes les formes d'ambiguïté.
02:00C'est vrai du rapport à la violence, c'est vrai aussi du rapport à la question de la lutte
02:04contre l'antisémitisme.
02:05Je pense que c'est un moment de vérité auquel nous assistons, monsieur le ministre,
02:09dans lequel un certain nombre de formations politiques ne pourront pas s'abrituer derrière des raisonnements trop compliqués.
02:15Soit on lutte et on refuse la violence, soit on ne lutte pas contre elle.
02:19Il n'y a pas de double standard.
02:20Il n'y a pas, au fond, deux poids, deux mesures.
02:23Ça vaut pour tout le monde, pour tout un chacun.
02:25Et au fond, on ne peut pas avoir la rhétorique de la confrontation en permanence
02:30et ne pas voir que ce qui se passe parfois dans cet hémicycle peut infuser dans l'ensemble de la
02:36société.
02:36Et c'est donc un appel à la responsabilité, à la responsabilité individuelle,
02:42à la responsabilité de chaque formation politique dans le respect du vote des Français,
02:47mais dans le respect des valeurs de la République.
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