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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:01Bonjour à tous, bienvenue dans Midi News. Je suis ravi de vous retrouver pour ces deux heures d'infos, de
00:00:05décryptage et de débat.
00:00:07Je vous présente le sommaire et mes invités dans un instant. Mais d'abord, c'est le journal avec Somaya
00:00:11Labidi. Bonjour Somaya.
00:00:13Bonjour Pierre et bonjour à tous. À la une de l'actualité, conséquences directes de la mort de Quentin.
00:00:18Plus de meetings dans les universités. S'il existe des risques de troubles à l'ordre public, c'est le
00:00:23mot d'ordre de Philippe Baptiste,
00:00:25ministre de l'Enseignement supérieur et de Laurent Nouniez, dans une circulaire transmise hier par le gouvernement, au recteur et
00:00:32au préfet.
00:00:34C'est désormais officiel. Anne-Claire Legendre, diplomate proche d'Emmanuel Macron, remplace Jack Lang à la tête de Lima
00:00:40après sa démission dans le cadre de l'affaire Epstein.
00:00:43Décision enterrinée il y a quelques minutes en conseil d'administration extraordinaire de l'Institut du Monde Arabe.
00:00:50L'actualité de ce mardi, c'est aussi le pic de la crue de la Seine attendue à la mi
00:00:55-journée.
00:00:56Et face à cette montée des eaux, depuis hier, une grande partie des voies sur berge est inaccessible à Paris.
00:01:01Des barrières ont été installées à certains endroits pour en interdire l'accès aussi bien aux voitures qu'aux piétons
00:01:07et aux cyclistes.
00:01:08En bref, ce soir à minuit, il sera trop tard pour le dépôt des offres de reprise de la verrerie
00:01:14Arc.
00:01:14Deux projets ont déjà été déposés. La première offre prévoit le maintien de 2700 emplois sur les 3500 actuels, avec
00:01:22des licenciements et des départs volontaires.
00:01:25La deuxième table sur zéro licenciement et une relocalisation des activités en France, alors que l'entreprise possède une usine
00:01:32aux Etats-Unis, une autre en Chine et une troisième aux Émirats Arabes Unis.
00:01:37A la une de l'actualité internationale, le ministre ukrainien des Affaires étrangères accuse la Russie de mépriser les efforts
00:01:43de paix en cause des tirs de centaines de drones et des dizaines de missiles.
00:01:47Dans la nuit, juste avant la reprise des pourparlers à Genève, pour tenter de faire cesser la guerre qui dure
00:01:53depuis 4 ans, l'armée de l'air ukrainienne a recensé 29 missiles et 396 drones tirés sur des infrastructures
00:02:00énergétiques et civiles.
00:02:03Et puis on l'a appris en fin de matinée, le pasteur américain J.C. Jackson, ardent défenseur des droits
00:02:09des Afro-américains et compagnons de route de Martin Luther King, est mort à l'âge de 84 ans.
00:02:14Son engagement indéfectible en faveur de la justice, de l'égalité et des droits humains a contribué à façonner un
00:02:21mouvement mondial pour la liberté et la dignité, a déclaré sa famille dans un communiqué.
00:02:27Voilà ce qu'il fallait retenir de l'actualité à midi, Pierre.
00:02:30Merci Somaïa, on vous retrouve bien sûr tout à l'heure.
00:02:34Au sommaire de ce mardi 17 février 2026, plusieurs personnes identifiées dans le lynchage mortel de Quentin, 23 ans, à
00:02:43Lyon.
00:02:44Dans un instant, avec Sabrina Birlin-Bouillet du service police-justice de CNews, nous passerons au crible les toutes dernières
00:02:50informations sur ce drame qui nous touche tous et qui provoque un retentissement politique.
00:02:55Pour preuve, ce matin, le ministre de l'enseignement supérieur, Philippe Baptiste, veut interdire les réunions de Rima Hassan dans
00:03:04les universités.
00:03:05Protestation outrée de la France insoumise.
00:03:08Nous irons à l'Assemblée nationale retrouver Elodie Huchard du service politique de CNews qui a suivi les dernières déclarations
00:03:14du groupe LFI qui, tout bonnement, renverse l'accusation.
00:03:18Gérald Darmanin, lui, rassemble la jeune garde et la France insoumise en un seul bloc.
00:03:23Vous entendrez le ministre de la Justice qui était l'invité de CNews hier soir se désolidariser avec Gabriel Attal
00:03:30sur le concept de front républicain consistant à préférer des responsables LFI face au RN.
00:03:36Et puis dans cette première heure de Midi News, nous passerons aussi en revue ce sondage OpinionWay pour CNews Européens
00:03:42et LGD.
00:03:42La course à la mairie de Paris reste très serrée.
00:03:46Nous suivrons de près les crues dans le sud-ouest et dans le grand ouest.
00:03:49Et puis à 13h, gros plan sur la fin de vie.
00:03:52Le texte est revenu hier soir devant les députés à l'Assemblée nationale.
00:03:56Déjà en commission, ils ont remis le cap sur l'accès à l'euthanasie.
00:03:59Ce qui avait été retiré, vous le savez, au Sénat.
00:04:01Vote solennel prévu mardi prochain.
00:04:03L'invité de Midi News, Cédric Chalret-Durieux, président de l'Ordre de Malte-France.
00:04:09Les établissements gérés par l'Ordre de Malte, mais pas que, risquent de se retrouver face à un dilemme.
00:04:15Leur avenir est en jeu.
00:04:17Voilà pour le sommaire.
00:04:18Je vous présente mes invités.
00:04:20Raphaël Steinville du JDD.
00:04:21Bonjour Raphaël.
00:04:22Bonjour à Ophélie Roch.
00:04:23Bonjour Pierre.
00:04:24Bonjour également à vous, Alexandre Devecchio, journaliste au Figaro.
00:04:28Et bonjour Aude Kozik.
00:04:30Vous êtes journaliste.
00:04:31Vous avez signé le documentaire « Université sous influence ».
00:04:36Pendant plusieurs mois, vous avez infiltré l'université de Rennes 2, où les syndicats d'extrême-gauche font la loi.
00:04:43Vous allez nous raconter tout cela.
00:04:45Mais d'abord, cette photo que vous avez vue circuler sur les réseaux sociaux,
00:04:50mais aussi sur les chaînes de télévision, dans les journaux, la photo de Quentin, 23 ans, enfin publiée par sa
00:04:59famille.
00:05:00Voilà une photo qui peut nous émouvoir de voir ce jeune de 23 ans qui a été donc tué, lynché
00:05:08mortellement par plusieurs individus qui sont en train d'être identifiés.
00:05:13Sabrina Birlin-Bouillet, bonjour du service police-utiste de CNews.
00:05:17Quelles sont les dernières informations en provenance justement de Lyon ?
00:05:21Eh bien, le procureur de la République de Lyon nous disait, Thiers, qu'une enquête criminelle est ouverte pour homicide
00:05:27volontaire désormais,
00:05:28et aussi une enquête délictuelle pour violences aggravées par trois circonstances.
00:05:32La réunion est le fait que les suspects soient masqués et porteurs d'armes, et aussi du chef d'association
00:05:39de malfaiteurs.
00:05:39C'est le service de police de Lyon, la division criminelle territoriale précisément, qui est en charge de cette enquête.
00:05:45Alors d'après nos informations, à ce stade, plusieurs personnes ont été identifiées.
00:05:50Mais les investigations sont en cours pour déterminer le rôle de chacun.
00:05:54Des interpellations devraient suivre, c'est ce qu'a annoncé le procureur de Lyon,
00:05:58puisque pour le moment, je vous le rappelle, qu'il n'y a pas d'interpellation de suspects à ce
00:06:02stade.
00:06:03Alors que même continue en ce moment même les auditions des victimes, certaines victimes de témoins.
00:06:09On parle d'une quinzaine d'auditions, l'analyse des vidéos aussi est en cours,
00:06:13les constatations techniques se poursuivent, l'urgence pour les enquêteurs maintenant,
00:06:17c'est d'identifier formellement ceux qui ont un lien direct avec ces actes criminels et de les interpeller.
00:06:23Merci beaucoup Sabrina Birelin-Bouillet.
00:06:25On suit bien sûr ce dossier avec vous.
00:06:27Je signale qu'une minute de silence sera observée tout à l'heure à 15h avant les questions au gouvernement
00:06:33à l'Assemblée nationale.
00:06:35Et puis on a suivi également le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste,
00:06:41qui ce matin sur BFM TV a assuré qu'il n'y aurait pas d'autres meetings dans les universités
00:06:48de Rima Hassan
00:06:49ou de personnalités clivantes si un risque de trouble à l'ordre public est avéré.
00:06:55On écoute le ministre.
00:06:57Ce qui est sûr c'est qu'avec les risques qu'on a aujourd'hui qui sont maintenant tristement très
00:07:04très clairs,
00:07:05évidemment non, il n'y aura pas d'autres meetings de ce type-là évidemment dans les établissements.
00:07:09Je veux dire que ce n'est pas possible puisque les troubles à l'ordre public qui sont malheureusement,
00:07:13et pardon de le dire comme ça, mais avérés de manière extrêmement brutale.
00:07:17Et donc je veux dire évidemment ce n'est pas possible.
00:07:19Et c'est bien l'objet de la circulaire au préfet et au recteur que nous avons fait conjointement avec
00:07:23le ministre de l'Intérieur hier.
00:07:24Non, il n'y aura plus de réunion de ce type.
00:07:27Ce n'est pas possible.
00:07:28La décision à la fin, c'est la décision du président de l'université,
00:07:30mais c'est évident qu'aujourd'hui les troubles à l'ordre public y sont avérés.
00:07:32Voilà, plus de réunions de ce type-là donc avec des personnalités qui effectivement font réagir comme Rima Hassan,
00:07:41Mathilde Panot, réunion de groupe, j'allais dire presque en urgence ce matin d'Elefi,
00:07:46et c'est Elodie Huchère qui nous en parlera dans un instant,
00:07:49mais elle a réagi fortement bien sûr à cette annonce du ministre Philippe Baptiste.
00:07:54Cette instrumentalisation politique doit cesser immédiatement.
00:07:59D'abord parce qu'elle nous met des cibles dans le dos, première chose,
00:08:01et qu'ensuite évidemment c'est utilisé,
00:08:04et vous avez entendu le ministre de l'Enseignement supérieur le dire ce matin,
00:08:07c'est utilisé pour derrière tenter de réduire les libertés publiques et démocratiques
00:08:12et à un moins du scrutin municipal,
00:08:14à un an d'une échéance fondamentale qui est celle des élections présidentielles.
00:08:18Entendre le ministre de l'Enseignement supérieur expliquer qu'il n'y aura plus aucune conférence
00:08:23dans des facs et dans des universités est absolument indigne.
00:08:28Cela veut dire que derrière, il suffira que des groupuscules d'extrême droite
00:08:31qui vont à chacune de nos manifestations, à chacun de nos meetings,
00:08:35à chacune de nos conférences, mettre la pression pour qu'ensuite l'ensemble de nos événements soit annulé.
00:08:41Et je rappelle là aussi que c'est au gouvernement de prendre des mesures
00:08:45pour assurer des conditions démocratiques du débat politique
00:08:49et qu'ils soient des conditions dignes.
00:08:51Voilà donc Mathilde Panot, chef des députés LFI qui a pris la parole tout de suite après cette intervention télévisée
00:08:58de Philippe Baptiste et Emmanuel Bompard qui avait également réagi sur X.
00:09:03Vous pouvez le voir, cette décision est absolument scandaleuse.
00:09:06Le débat démocratique ne peut pas dépendre du bon vouloir de groupuscules fascistes.
00:09:11Alexandre Devecchio, c'est une inversion des valeurs.
00:09:15Oui, c'est une inversion accusatoire, mais surtout, nous-mêmes on a parfois employé le terme de conférence.
00:09:21Ce n'était pas une conférence, c'est un meeting politique.
00:09:23Si vous voulez, moi je ne serais pas du tout contre qu'on interdise les meetings politiques,
00:09:28de quelle couleur qu'ils soient, dans les universités.
00:09:32Parce que l'université doit être le temple du savoir.
00:09:34Qu'il y ait des conférences d'intellectuels, ça me paraît...
00:09:37Alors ça peut être un politique dans les intellectuels, ça peut être quelqu'un qui a apporté des choses à
00:09:43la démocratie...
00:09:44Quelqu'un qui est retiré, mais là on voit bien que c'est dans le cadre d'une campagne électorale,
00:09:48Mathilde Panot l'a dit elle-même, qu'elle a été accueillie comme une rockstar.
00:09:52Donc j'ai envie de dire qu'LFI n'a qu'à se trouver des salles s'ils veulent réunir
00:09:57des militants
00:09:58et que l'université n'a pas vocation à être le laboratoire du militantisme de LFI.
00:10:06Moi je trouve même le ministre de l'enseignement supérieur un peu faible dans sa réponse
00:10:13et ne prenant pas toutes ses responsabilités parce que ça fait des mois que certains alertent
00:10:18sur la montée de la violence à l'université.
00:10:20Je pense à Olivier Vier, le président de l'observatoire des radicalités,
00:10:23qui avait été voir ce ministre en lui disant
00:10:25« Attention, on a des étudiants qui sont attaqués au couteau,
00:10:29qui sont molestés, qui se font frapper avec des gants coquets,
00:10:33les gants qui ont servi à tuer Quentin ».
00:10:38Et le ministre a dit « Non, c'est du folklore ».
00:10:40Et donc maintenant il se réveille, il dit « Les troubles à l'ordre public sont avérés ».
00:10:44Il est un peu tard.
00:10:45C'est dommage qu'on ait attendu à mort pour dire que les troubles publics sont avérés.
00:10:49Je ne sais pas si on a encore les images où on voit Rima Hassan arriver dans cette université,
00:10:54dans cette enceinte de Sciences Po Lyon.
00:10:56Mais en tout cas, Aude Kozyk, vous, vous avez vu de près ce genre de manifestation, de réunion.
00:11:02Comment ça se passe ?
00:11:02Il y a une effervescence quand une personnalité comme Rima Hassan arrive dans une université ?
00:11:06Oui, ça provoque, on va dire, un chaos sur plusieurs semaines.
00:11:10Sur plusieurs semaines ?
00:11:11C'est-à-dire ?
00:11:12Alors, Rima Hassan, par exemple, elle a été invitée à Rennes 2 il y a quelques années.
00:11:18Et je n'ai pas assisté, moi, à cette conférence.
00:11:21Mais j'ai su que ça avait été prévu sur une longue période, sur, on va dire, trois semaines.
00:11:29Et soit il y avait certaines personnes très à gauche, ils étaient très contents.
00:11:33Donc, il y avait des... Ils imprimaient des photos de Rima Hassan qu'ils tapissaient l'université avec.
00:11:41Et ça provoquait des embrouilles, on va dire, avec d'autres personnes.
00:11:47Et ça provoquait des violences parce que, bon, c'est ridicule, mais certains déchiraient les affiches de Rima Hassan.
00:11:55Donc, ces groupes-là provoquaient des violences.
00:11:58Donc, vous voulez dire que dans l'enceinte de l'université où on est censé apprendre des choses,
00:12:03il n'y avait plus d'enseignement, il n'y avait plus rien.
00:12:06C'était un théâtre politique.
00:12:09Un théâtre politique, exactement.
00:12:11Et moi, j'ai pu assister à une conférence de Manon Aubry en septembre, en octobre.
00:12:17Heureux députés, elle est fille.
00:12:18Oui, et c'est pareil. C'était tout, sauf une conférence.
00:12:21Elle parlait de quoi ? Elle parlait de...
00:12:23Elle traitait tout le monde de facho.
00:12:26Elle parlait de Jordan Bardella, mais elle a dû prononcer son nom, mais 20 fois,
00:12:32pour critiquer tout ce qu'il faisait.
00:12:35Mais quand elle disait, quand elle parle de tout le monde comme de fachos, ça veut dire qui exactement ?
00:12:40Ça veut dire tous les personnes, déjà, de l'université Rennes 2, qui n'étaient pas présents à cette conférence.
00:12:47Tous ceux qui n'ont pas voulu venir.
00:12:48Tous ceux qui n'ont pas voulu venir.
00:12:50C'était des fachos.
00:12:51Ah oui, d'accord.
00:12:53Et c'était que ça, incitation à la haine aussi contre toutes les personnes qui ne sont pas d'extrême
00:13:01-gauche,
00:13:01qui ne font pas partie de l'IFI.
00:13:04Sabrina, ce qui est assez intéressant, c'est que dans ce genre de fait,
00:13:07ce n'est pas suivi derrière, au niveau pénal ou au niveau, j'allais dire, judiciaire,
00:13:12parce qu'en fait, il n'y a pas de matière, il n'y a pas de point d'achoppement.
00:13:16Tout à fait, c'est difficile à caractériser.
00:13:19Et puis, il faut aussi qu'il y ait des dépôts de plainte.
00:13:22Et je pense que lorsque ça se passe dans un contexte universitaire,
00:13:25où ce sont des jeunes, ils n'ont pas toujours le réflexe d'aller déposer plainte.
00:13:28Ils ne savent pas non plus quel est le curseur au niveau de la justice.
00:13:31Est-ce que c'est illégal ou non ?
00:13:32Puisque finalement, les directeurs de ces universités le permettent.
00:13:38Donc vous voyez, c'est dans un contexte qui paraît légal.
00:13:41Donc pourquoi est-ce que, quelque part, le pas serait franchi du côté de la légalité ?
00:13:44Ils ne savent pas, ces jeunes également, c'est très pointu.
00:13:47Et c'est sans doute une des explications pour lesquelles il n'y a pas de suite judiciaire pour ce
00:13:52genre de fait.
00:13:53Oui. Et alors, effectivement, Ophélie Roch, vous qui enseignez,
00:13:57quand vous entendez le témoignage de cette jeune fille,
00:13:59qui potentiellement aurait pu être une de vos élèves pour ensuite aller à l'université,
00:14:03est-ce que vous ne vous dites pas, en fait, j'ai essayé d'enseigner à ma petite échelle,
00:14:08et puis voilà que ces jeunes se retrouvent dans un théâtre qui n'a plus rien à voir avec l
00:14:13'enseignement proprement dit ?
00:14:15Oui, mais c'est d'autant plus vrai que quand on enseigne, nous, dans les classes jusqu'au lycée,
00:14:19on est dans des classes qui sont maîtrisées.
00:14:20C'est-à-dire, il y a une trentaine de personnes, vous pouvez facilement...
00:14:23Vous connaissez les gens par leur prénom, vous savez qui sont vos élèves.
00:14:27Le problème de la faculté, en fait, c'est qu'ils sont lâchés entièrement,
00:14:30sans même avoir un bagage intellectuel qui est encore construit.
00:14:33Et donc, en fait, ils sont perméables à toute forme d'influence.
00:14:36C'est pour ça aussi que LFI veut absolument aller dans ses facultés,
00:14:39parce qu'elles savent très bien que quand ils ont 18 ans, 19 ans, 20 ans,
00:14:43c'est beaucoup plus facile d'imprégner les esprits à ce moment-là
00:14:46que de tenter de séduire quelqu'un politiquement à 30 ans, 35 ans,
00:14:49quand en fait, il est déjà formé.
00:14:50Et c'est pour ça qu'il y a une urgence, LFIste.
00:14:53L'urgence, elle est de marquer les esprits très, très fort et très rapidement.
00:14:56Alors, on va partir à l'Assemblée nationale, comme je vous l'ai dit,
00:14:59Elodie Huchard nous attend parce qu'elle a suivi, justement,
00:15:01les déclarations du groupe LFI à l'Assemblée nationale.
00:15:05Elodie Huchard, bonjour.
00:15:07Et en toile de fond, j'allais dire, il y a également ce tweet de Rima Hassan
00:15:12qui reprend le traitement médiatique de France Info en disant,
00:15:15vous savez, on a proposé à Quentin d'aller à l'hôpital,
00:15:20mais il n'a pas voulu.
00:15:22Donc, en gros, il y a une inversion, en fait,
00:15:27il y a une inversion de l'accusation, Elodie.
00:15:31Oui, il n'a pas été question, précisément, de cette réaction sur les réseaux sociaux
00:15:35pendant la conférence de presse de la France Insoumise.
00:15:37En revanche, Mathilde Panot a commencé sa conférence de presse
00:15:40en adressant ses condoléances à la famille de Quentin,
00:15:43en rappelant qu'il était important que justice soit faite.
00:15:45Mais très rapidement, Mathilde Panot a dénoncé une instrumentalisation.
00:15:49Elle estime que ni elle, ni la France Insoumise, ni Rima Hassan,
00:15:52ni Raphaël Arnaud ne sont responsables de ce qui s'est passé,
00:15:55pas plus que la jeune garde, puisque selon Mathilde Panot,
00:15:57ils sont en cours de dissolution et donc il n'existe plus d'organisation
00:16:01à proprement parler.
00:16:02Mathilde Panot, qui estime que toutes ces polémiques mettent des cibles
00:16:05dans le dos des élus insoumis.
00:16:07Elle a cité un certain nombre de permanences qui ont été vandalisées,
00:16:10un certain nombre d'élus qui ont reçu également des menaces de mort.
00:16:13Et puis, elle a rappelé quand même que le groupe La France Insoumise
00:16:16a soutenu l'idée qu'il y ait une minute de silence en hommage à Quentin.
00:16:19Cela aura lieu à 15h au début des questions au gouvernement.
00:16:23A noter que le seul groupe qui s'y est opposé, en revanche,
00:16:25c'est Eliott, qui estime que c'est un fait divers
00:16:27qui ne nécessite pas une minute de silence.
00:16:29Merci beaucoup, Elodie Huchard, en direct de l'Assemblée nationale pour CNews.
00:16:34Et puisqu'on en parle justement de cette France Insoumise,
00:16:36Manuel Bompard, lui, soutient ces groupes qui sont là
00:16:41pour assurer la défense des parlementaires ou des responsables LFI.
00:16:46Écoutez-le, c'était ce matin.
00:16:48Je fais partie des gens qui ont toujours appuyé et soutenu l'idée
00:16:53qu'en particulier dans le contexte lyonnais,
00:16:57il y avait des groupes qui étaient des groupes antifascistes
00:17:00et qui faisaient un travail d'autodéfense populaire.
00:17:02Et moi, j'assume ici, sans aucune difficulté,
00:17:05dire que j'ai soutenu, je soutiens et je continuerai à soutenir
00:17:09des groupes qui font un travail d'autodéfense populaire.
00:17:11Par contre, ce que j'ai vu sur les images qui ont été diffusées sur TF1
00:17:16n'a rien à voir avec l'autodéfense populaire.
00:17:18Et donc, je suis évidemment en absolu désaccord avec ça.
00:17:21Raphaël Saint-Ville, il y a ces groupes que Manuel Bompard appelle
00:17:26d'autodéfense populaire qui sont là et qui resteront là
00:17:29pour assurer la défense de ces responsables.
00:17:32Et qui, comme on l'a vu avec Rima Hassan, n'hésitent pas à dire
00:17:35« Attendez, Quentin a été effectivement lynché,
00:17:39mais on lui a proposé d'aller à l'hôpital, c'était son choix de ne pas y aller. »
00:17:43Qui est complètement abject.
00:17:44Sur cette partie-là, je ne m'exprimerai même pas,
00:17:46non pas que ce soit abject, mais en fait, on ne sait même pas
00:17:50si c'est vérifié.
00:17:52Pour le reste, et notamment les liens qu'entretient LFI
00:17:56avec la Jeune Garde ou un nombre d'autres milices antifascistes,
00:18:01effectivement, c'est Jean-Luc Mélenchon lui-même qui le disait
00:18:03« Nous sommes liés, alliés avec la Jeune Garde »
00:18:06et il en a fait avec Rima Hassan d'ailleurs.
00:18:08Il y a quelques années, quasiment des modèles pour la jeunesse.
00:18:12Après, il faut voir quelles sont les méthodes de la Jeune Garde
00:18:16et de ses milices antifascistes, et notamment à Lyon.
00:18:19Ce sont des méthodes de gestapistes
00:18:22où ils fliquent toutes personnes qui seraient de droite
00:18:27comme étant des adversaires qu'il faut traquer.
00:18:30et donc, ils opèrent comme des milices arpentant les rues
00:18:37à la recherche de ce qu'ils appellent des fafes
00:18:40pour les faire quitter ces quartiers, ces aborder...
00:18:43Oui.
00:18:45C'est la logique.
00:18:46C'est comme ça qu'on les appelle.
00:18:47Ce sont des antifas.
00:18:48Donc, ils font la chasse à ce qu'ils considèrent être comme des fafes,
00:18:53c'est-à-dire toute personne qui est à droite.
00:18:54Mais d'une certaine manière, dans le logiciel de LFI,
00:18:57on l'a compris depuis quelques années,
00:19:00toute personne qui n'est pas finalement ralliée à la cause LFiste
00:19:04est susceptible de basculer dans l'extrême droite
00:19:07telle qu'ils la définissent,
00:19:08avec un champ d'extension toujours plus grand
00:19:11de la qualification de l'extrême droite.
00:19:12Haute-Cosy, que vous les avez vues,
00:19:13ces personnes, justement, qui sont là pour assurer la sécurité
00:19:16des différents responsables LFI qui viennent ?
00:19:20Non ?
00:19:21Ou est-ce que ce sont des étudiants, par exemple, à Rennes 2 ?
00:19:24Oui, ce sont des étudiants, en fait,
00:19:25qui organisent la venue de ces personnalités politiques.
00:19:29Et les conférences, il n'y a que ces personnes-là présentes.
00:19:34Mais est-ce que ce sont des personnes que...
00:19:36Ce sont juste des étudiants.
00:19:37Oui, mais ce sont des étudiants que vous connaissez, j'allais dire,
00:19:40à la machine à café ou en cours,
00:19:42comme étant des gens plutôt sympathiques
00:19:43et qui, ensuite, deviennent tout d'un coup très, très différents ?
00:19:47Il y a de tout.
00:19:47Il y a ces gens-là.
00:19:48Et puis, il y a des gens qui sont connus
00:19:49pour déjà aussi des faits de violence, être violents.
00:19:52Il y a des gens qui sont connus pour des faits de violence ?
00:19:54Oui, il y a certains noms dans les unités.
00:19:56Par exemple, à Rennes 2,
00:19:57il y a certains noms qui sont connus dans l'université
00:19:59pour avoir commis des actes violents vers des étudiants.
00:20:05Pour avoir dégradé l'établissement.
00:20:09Et ils sont là ?
00:20:10Ils sont là, ils organisent des conférences.
00:20:12Mais ils ne sont pas du tout là pour étudier ?
00:20:13Ils ne sont pas là pour étudier.
00:20:14De toute façon, à Rennes 2...
00:20:15Ils sont inscrits à l'université, mais ils ne sont pas là pour étudier.
00:20:17À Rennes 2, la majorité des étudiantes ne sont pas là pour étudier.
00:20:19Ils sont là pour semer le chaos, tout casser.
00:20:24Donc ça, c'est à voir dans le documentaire
00:20:26Université sous influence par Janton Production.
00:20:28Il en est un peu question dans votre livre, Alexandre Devecchio,
00:20:31parce qu'il y en a effectivement des personnes.
00:20:33C'est vrai, moi j'ai fait mes études à Paris 8.
00:20:36C'était le début.
00:20:38Enfin, le début.
00:20:39C'est une université qui a une longue tradition gauchiste.
00:20:43Mais il y avait le début notamment de l'indigénisme
00:20:45et de l'islamo-gauchiste que je raconte dans mon livre.
00:20:49Et c'est vrai que l'université est devenue
00:20:52un laboratoire pour ces groupuscules militants radicaux.
00:20:58Ça a été très bien dit tout à l'heure.
00:21:01C'est un moyen de recruter de nouveaux militants,
00:21:06de les former, de jouer aussi sur une forme de ressentiment.
00:21:09Parce que malheureusement, les universités,
00:21:12particulièrement Paris 8 notamment,
00:21:15débouchent, les universités de sociologie,
00:21:18de sciences humaines, débouchent souvent
00:21:21sur du chômage ou un travail très mal payé
00:21:26après de longues études.
00:21:28Donc forcément, ça crée du ressentiment
00:21:29et ça crée des profils qui veulent manifester leur haine
00:21:33pour la société.
00:21:35Donc il y a ça aussi aujourd'hui.
00:21:37Malheureusement, les facs,
00:21:38en particulier les facs de sciences humaines,
00:21:41ne sont pas là pour former des gens,
00:21:45pour transmettre des savoirs,
00:21:46mais pour former des militants rageux,
00:21:49il faut bien le dire,
00:21:51qui exprimeront leur violence et leur haine
00:21:53à l'égard de la société.
00:21:54On est complètement en dehors des cordes
00:21:55de l'enseignement qu'on attend à l'université.
00:21:58On va y revenir bien sûr dans un instant.
00:22:00D'abord, je voudrais qu'on passe par le Lot-et-Garonne
00:22:02puisque vous le savez peut-être,
00:22:04le Maine-et-Loire, la Gironde et le Lot-et-Garonne
00:22:06sont maintenus en vigilance rouge
00:22:07pour des crues et des débordements majeurs.
00:22:10Écoutez le témoignage de ce sinistré du Lot-et-Garonne.
00:22:15Mes parents ont dû être évacués de la maison.
00:22:19Après, c'est vrai que c'est une très forte crue.
00:22:22Depuis 25 ans qu'ils sont là,
00:22:24ils n'ont jamais eu de dégâts comme ça,
00:22:27enfin des dégâts,
00:22:27parce qu'on ne peut pas y aller concrètement encore
00:22:30tant qu'il n'y a pas de décrue.
00:22:32Mon père est déjà allé avant-hier nourrir les chiens
00:22:34avec la commune.
00:22:38Il y avait déjà à peu près 20 cm dans la cuisine,
00:22:41ce qui a fait que ça a ouvert tous les placards et tout ça.
00:22:44Donc ça a touché le placo,
00:22:46les par-infiltrations partout.
00:22:48Donc vu qu'il n'y a pas de courant,
00:22:50on ne peut rien mettre là-bas,
00:22:51ni une pompe électrogène, rien.
00:22:54Donc c'est vrai que les dégâts,
00:22:56ça va faire peur et ça va être impressionnant surtout
00:22:59une fois qu'on sera sur place.
00:23:00On est désespéré face à la situation.
00:23:02En gros, on essaye de passer,
00:23:04mais on ne peut pas.
00:23:05Donc il faut attendre une décrue
00:23:07pour pouvoir passer et voir l'état de la baraque.
00:23:09Voilà, pour ceux sinistrés,
00:23:11et on pense bien sûr à tous les sinistrés
00:23:14dans ces trois départements,
00:23:15notamment en rouge,
00:23:16mais aussi dans d'autres qui sont en orange,
00:23:18où il continue de pleuvoir malheureusement.
00:23:21Et on fera bien sûr un point tout à l'heure à 13h.
00:23:24Dans Midi News,
00:23:24restez avec nous dans un instant,
00:23:27LFI, la jeune garde.
00:23:28Est-ce que ce n'est pas la même chose,
00:23:30ou en tout cas dans le même bloc,
00:23:31c'est Gérald Darmanin, ce n'est pas moi.
00:23:32C'est le ministre de la Justice qui lui dit.
00:23:34C'était hier sur CNews.
00:23:35On en parle dans un instant.
00:23:36A tout de suite.
00:23:40Retour sur le plateau de Midi News
00:23:42avec mes invités.
00:23:44On va parler bien sûr de la charge
00:23:46de Gérald Darmanin.
00:23:48Je dis la charge, en tout cas,
00:23:49il était l'invité de Gauthier Lebrecht
00:23:50hier à 21h sur CNews.
00:23:52Et il a été question effectivement
00:23:55de la jeune garde d'un côté,
00:23:57de LFI de l'autre.
00:23:58Et vous allez entendre ce que dit
00:23:59le ministre de la Justice à ce propos.
00:24:00D'abord, je voudrais qu'on parte
00:24:02à Saint-Cyr.
00:24:03C'est la ville natale de Quentin,
00:24:06Saint-Cyr-sur-le-Rhône.
00:24:07C'est là où Quentin, 23 ans,
00:24:10a passé son enfance,
00:24:11dans une famille tranquille,
00:24:13entre un établissement catholique voisin
00:24:16et un terrain de tennis
00:24:17dont il était fan.
00:24:18Sur place, Valentin Rouillon,
00:24:20Malo Steiner,
00:24:21et le récit de Sarah Fenzari.
00:24:24A Saint-Cyr-sur-le-Rhône,
00:24:26l'annonce a bouleversé tout le monde.
00:24:29Une famille discrète installée
00:24:31dans cette commune
00:24:32de moins de 2000 habitants
00:24:34où Quentin a passé son enfance
00:24:36et son adolescence.
00:24:38Le jeune militant nationaliste,
00:24:40décédé des suites d'une violente agression,
00:24:42était scolarisé il y a quelques années ici.
00:24:45A l'institution Robin,
00:24:46un établissement privé catholique voisin,
00:24:49il était décrit comme un élève sérieux.
00:24:52Sérieux et sportif aussi.
00:24:55Pendant 5 ans,
00:24:56de 2017 à 2022,
00:24:58il était licencié de ce club de tennis.
00:25:01Nous avons pu avoir quelques mots
00:25:03de son entraîneur,
00:25:04touchés par ce drame.
00:25:06Je suis bien entendu très triste
00:25:08pour sa famille qui venait régulièrement ici,
00:25:10ainsi que pour sa sœur
00:25:11impliquée dans la vie du club,
00:25:12comme lui.
00:25:13Chaque semaine,
00:25:15il s'entraînait sur ses cours,
00:25:17adepte de compétition.
00:25:18C'était un garçon calme,
00:25:20intelligent,
00:25:20à l'écoute de ses profs,
00:25:22intégré dans la vie du club,
00:25:23dans les animations et ses compétitions.
00:25:25Il était toujours souriant.
00:25:27Dans ce village paisible,
00:25:28les souvenirs parlent d'un garçon poli,
00:25:31investi, apprécié,
00:25:33loin des affrontements
00:25:34et de la violence
00:25:36qu'il a emporté.
00:25:38Voilà ce qu'on pouvait dire
00:25:39sur l'entourage familial
00:25:41de Quentin
00:25:42et Valentin Rouillon
00:25:44qui est sur place pour CNews
00:25:45a recueilli également
00:25:46le témoignage d'une voisine.
00:25:47On écoute.
00:25:49C'est dramatique pour les parents,
00:25:51c'est dramatique pour lui,
00:25:52c'est horrible.
00:25:53On vit dans un monde de violence.
00:25:56Ça nous touche,
00:25:57que ce soit un voisin
00:25:58ou que ce soit quelqu'un de plus loin,
00:26:01c'est horrible.
00:26:03Non, c'est des choses
00:26:05qu'on ne peut pas admettre.
00:26:08Une grande colère.
00:26:09Nos équipes sur place
00:26:12dans cette petite ville
00:26:15de Saint-Cyr,
00:26:17cette voisine avec Saint-Cyr-sur-le-Rhône
00:26:19avec Valentin Rouillon.
00:26:21On est tous tristes
00:26:22de la mort de Quentin.
00:26:23On a vu tout à l'heure
00:26:24avec Sabrina
00:26:25que l'enquête avance.
00:26:27Elle avance vite.
00:26:28Elle a été qualifiée
00:26:29d'homicide volontaire.
00:26:32Raphaël Steinville.
00:26:33On espère bien sûr
00:26:35avoir l'identité
00:26:37de ceux
00:26:38qui sont au centre
00:26:40de cette attaque.
00:26:41Oui, homicide volontaire,
00:26:43ce n'est pas rien.
00:26:43C'est-à-dire que
00:26:44les coupables risquent,
00:26:47selon le code pénal,
00:26:49jusqu'à 30 ans de prison.
00:26:50C'est vous dire
00:26:51la gravité des faits.
00:26:53Et pour en revenir
00:26:54à ce qui a été dit
00:26:55précédemment sur Quentin,
00:26:57je pense que c'est
00:26:58particulièrement important
00:26:59aujourd'hui de découvrir
00:27:01ou de redécouvrir
00:27:02pour certains
00:27:03qui était Quentin.
00:27:04Parce qu'on est
00:27:06dans une période
00:27:08où il y a eu
00:27:09une guerre
00:27:09des récits narratifs.
00:27:11Et certains
00:27:12se sont empressés
00:27:13de dresser l'image
00:27:15d'un espèce
00:27:17de nazillon.
00:27:19Il serait lié
00:27:20à l'extrême droite.
00:27:21Vous avez remarqué
00:27:22que nos confrères
00:27:23de libération
00:27:24ont immédiatement,
00:27:25dès le premier jour,
00:27:27mis un article
00:27:27sur le fait
00:27:28qu'il était
00:27:30traditionnaliste,
00:27:30catholique,
00:27:31comme si c'était
00:27:32une tare,
00:27:32n'est-ce pas ?
00:27:33Non, mais le fait
00:27:33d'être catholique,
00:27:35d'être de droit,
00:27:35d'être patriote
00:27:36deviennent des circonstances
00:27:38aggravantes
00:27:39qui justifieraient presque
00:27:40qu'il ait été victime
00:27:42des antifas.
00:27:43Il y a quelque chose
00:27:43d'absolument insupportable.
00:27:45Et quand on entend
00:27:46les amis,
00:27:47les camarades,
00:27:49la famille de Quentin,
00:27:50c'est un tout autre portrait
00:27:52qui apparaît,
00:27:53celui d'un homme profond
00:27:55qui s'était converti
00:27:56récemment,
00:27:57qui était porté
00:27:59davantage
00:27:59par le combat
00:28:01des idées
00:28:01que par le combat
00:28:02de rue.
00:28:04Et c'est vraiment
00:28:05saisissant de voir
00:28:06à quel point
00:28:07certains essayent
00:28:08de manipuler
00:28:09la réalité
00:28:10pour faire
00:28:11de cette victime
00:28:12finalement
00:28:13une sorte de salaud.
00:28:15Ophélie Roch ?
00:28:16Oui, c'est d'autant
00:28:16plus immonde
00:28:17qu'en effet,
00:28:18c'est une volonté
00:28:19de salaire la victime
00:28:19donc la tuer
00:28:20une deuxième fois.
00:28:21Et c'est insupportable.
00:28:22C'est insupportable
00:28:23pour la famille,
00:28:24c'est insupportable
00:28:24pour la mémoire
00:28:25de ce jeune homme
00:28:25qui avait l'air
00:28:26en plus d'être quelqu'un
00:28:27qui était équilibré,
00:28:28gentil.
00:28:29Et en effet,
00:28:30de dire,
00:28:31oui, mais bon,
00:28:31il était peut-être
00:28:32en effet royaliste
00:28:33de droite.
00:28:34Mais qu'est-ce que ça
00:28:35a à voir avec sa mort ?
00:28:36Mais c'est horrible
00:28:36de dire des choses comme ça.
00:28:37Ça veut dire,
00:28:37on est royaliste
00:28:44et encore une fois,
00:28:45quand on parle
00:28:46de bagarre de rue,
00:28:46ce n'est pas une bagarre
00:28:47les images qu'on a vues.
00:28:48Il a été lynché,
00:28:49on l'a frappé à la tête
00:28:50alors qu'il était au sol.
00:28:51Enfin, je veux dire,
00:28:51ce n'est pas une bagarre.
00:28:52Ce n'est pas du tout ça.
00:28:53Donc, le fait de vouloir
00:28:54à nouveau réécrire l'histoire
00:28:56alors même que son cadavre
00:28:58est encore chaude,
00:28:58je trouve ça vraiment répugnant.
00:29:00Aude Cozy,
00:29:00vous avez assisté,
00:29:01vous, à des faits,
00:29:02alors peut-être pas forcément
00:29:03à un lynchage mortel,
00:29:04mais en tout cas
00:29:04à des faits très,
00:29:05très violents à Rennes 2 ?
00:29:07Ce n'était pas aussi violent
00:29:08mais j'ai vu des personnes
00:29:09se faire insulter
00:29:11parce qu'elles n'avaient pas
00:29:12des idées d'extrême-gauche.
00:29:14Je n'ai pas vu de lynchage.
00:29:15Et donc, dans ce cas-là,
00:29:15elles sont totalement exclues,
00:29:17exclues du groupe,
00:29:18exclues du débat ?
00:29:19Elles sont exclues.
00:29:20On fait en sorte que...
00:29:20On fait en sorte,
00:29:21mais ça va être sur
00:29:22leurs trois années à l'université.
00:29:24On va faire en sorte
00:29:25qu'elles soient totalement exclues
00:29:27et ça va jusqu'au harcèlement.
00:29:30J'ai pu parler avec une personne
00:29:33qui ne se disait
00:29:34ni de droite ni de gauche.
00:29:36Elle était juste là
00:29:37à l'université.
00:29:38Elle voulait juste étudier.
00:29:40Et pour avoir dit justement
00:29:42qu'elle voulait juste étudier,
00:29:43elle s'est retrouvée,
00:29:44cette personne,
00:29:45à avoir des lettres
00:29:45de menaces chez elle.
00:29:47On a retrouvé son adresse.
00:29:48On a retrouvé l'adresse
00:29:50de ses proches.
00:29:52Juste étudier
00:29:53et non pas participer
00:29:54au groupe militant.
00:29:56Il en avait marre
00:29:56de ce militantisme.
00:29:57Il en avait marre
00:29:58de voir l'état
00:29:59de cette fac,
00:30:01de voir de la violence,
00:30:02de voir que...
00:30:03Parce qu'à Rennes 2,
00:30:04c'est ça.
00:30:05Il y a plus de...
00:30:07Il n'y a pas de cours.
00:30:08Dans une semaine,
00:30:10on peut dire
00:30:11qu'il y a deux journées
00:30:12de cours.
00:30:13Dans une semaine,
00:30:14il y a deux journées
00:30:14de cours à Rennes 2 ?
00:30:15Oui.
00:30:16Bon, attention à Parcoursup
00:30:17alors pour les parents
00:30:19qui nous écoutent.
00:30:19Et puis surtout,
00:30:20il faut faire quelque chose
00:30:21parce qu'on ne peut pas
00:30:21rester comme ça.
00:30:22Non, mais on ne peut pas
00:30:23rester comme ça,
00:30:23très sérieusement.
00:30:24J'entendais le ministre
00:30:25de l'Enseignement supérieur
00:30:26ce matin.
00:30:27Il a beaucoup été question
00:30:28du meeting
00:30:29de la réunion publique,
00:30:31pas de la réunion publique,
00:30:32mais en tout cas
00:30:33de la conférence donnée
00:30:33par Rima Hassan.
00:30:35Il y a quand même ça
00:30:36sur le tapis,
00:30:37Alexandre de Vécaud.
00:30:38Oui, non,
00:30:38mais personne n'a pris
00:30:39la mesure de ce qui se passait
00:30:41à l'université,
00:30:42en particulier dans les universités
00:30:44de sciences humaines
00:30:45qui sont pourries par le bas.
00:30:46Ça a été dit
00:30:47avec un militantiste
00:30:49qui impose sa loi,
00:30:51mais malheureusement
00:30:52aussi par le haut.
00:30:53Je crois qu'il faut dire
00:30:54la vérité.
00:30:55Il y a un certain nombre
00:30:56de professeurs
00:30:56qui partagent
00:30:58ces convictions.
00:31:00Là,
00:31:00il y a un certain nombre
00:31:01de dirigeants
00:31:02d'universités
00:31:03qui sont complaisants
00:31:04avec l'extrême-gauche.
00:31:06Sinon,
00:31:06Rima Hassan
00:31:07n'aurait pas été invité
00:31:08à Sciences Po Paris.
00:31:10Elle ne l'a pas été.
00:31:11Et d'ailleurs,
00:31:12c'est étonnant
00:31:13que le directeur
00:31:14de Sciences Po Lyon
00:31:16ne se soit pas
00:31:17encore exprimé,
00:31:18qu'il continue
00:31:19à se maintenir
00:31:20en fonction
00:31:21comme ça.
00:31:22sans ce...
00:31:23Personne ne lui demande
00:31:24de compte.
00:31:24Parce que Louise Vassi
00:31:24de Sciences Po Paris
00:31:25avait refusé.
00:31:26Exactement.
00:31:27Et je pense que l'État
00:31:29devrait le mettre
00:31:29face à ses responsabilités.
00:31:31Il a une responsabilité
00:31:32aujourd'hui
00:31:32dans la mort de Quentin.
00:31:33Pas directe,
00:31:34mais indirecte.
00:31:36Et moi,
00:31:36je crois qu'il y a
00:31:37un grand ménage à faire
00:31:38pour que les universités
00:31:40continuent à être
00:31:40en boulot du savoir
00:31:41et pas des machines
00:31:43à fabriquer
00:31:44à un militantisme
00:31:46agressif.
00:31:47Simplement,
00:31:48l'État ne veut pas
00:31:49prendre ses responsabilités
00:31:50parce qu'elle a peur
00:31:51d'être accusé
00:31:53de s'immiscer
00:31:54dans l'enseignement,
00:31:55de faire du Donald Trump,
00:31:57etc.
00:31:58Alors que c'est
00:31:59une vraie question,
00:32:00même très importante
00:32:01parce que justement,
00:32:02vous parliez
00:32:02de parcours sup,
00:32:03les enfants
00:32:04des classes populaires
00:32:05vont plutôt
00:32:06à l'université.
00:32:07Ils sont moins bien
00:32:08généralement orientés
00:32:10que les autres.
00:32:12Donc l'université,
00:32:12c'est ce qui est gratuit,
00:32:13c'est ce qui devrait
00:32:13permettre à ces enfants-là
00:32:15de s'émanciper,
00:32:16d'avoir un métier,
00:32:18etc.
00:32:18et pas de devenir
00:32:20soit des militants,
00:32:21soit des victimes
00:32:22du militantisme.
00:32:25Pardon,
00:32:25Ophélie Rock,
00:32:26vous voulez rajouter ?
00:32:26Non,
00:32:27je suis complètement d'accord
00:32:28avec Ophélie,
00:32:28c'est vrai que c'est
00:32:29une vraie aberration
00:32:30de voir que les facultés
00:32:32sont gangrénées
00:32:32aussi rapidement,
00:32:34justement parce qu'il y a
00:32:35une faiblesse intellectuelle
00:32:36sur beaucoup d'étudiants.
00:32:37Raphaël ?
00:32:38Oui,
00:32:38il y a un déni
00:32:39des autorités,
00:32:40à commencer par le ministre
00:32:41de l'Enseignement supérieur,
00:32:42Philippe Baptiste,
00:32:43qui il y a encore
00:32:43quelques mois
00:32:45disait à propos
00:32:46de l'islamo-gauchisme
00:32:47que ça n'existe pas
00:32:48à propos de la violence
00:32:50universitaire,
00:32:50que c'est un folklore.
00:32:52Donc oui,
00:32:52il y a un déni
00:32:53qui est absolument
00:32:55confondant.
00:32:57Et justement,
00:32:58par rapport à cela
00:32:59et par rapport
00:33:00à la mort,
00:33:00bien sûr,
00:33:01de Quentin,
00:33:02Gérald Darmanin
00:33:02a été l'invité
00:33:03de 100% politique
00:33:04hier avec Gauthier Lebrecht
00:33:06et il est revenu
00:33:07sur ce sujet.
00:33:09C'est Vincent Fahondège
00:33:11qui nous explique.
00:33:14Interrogé sur la mort
00:33:15de Quentin hier soir,
00:33:17Gérald Darmanin
00:33:17a assuré que ses services
00:33:19et ceux du ministère
00:33:20de l'Intérieur
00:33:20étaient pleinement mobilisés
00:33:22pour identifier
00:33:23et interpeller rapidement
00:33:24les auteurs de ce drame.
00:33:26La police gagne toujours.
00:33:27Dans notre pays,
00:33:28la police gagne toujours.
00:33:29C'est juste que le temps
00:33:30médiatique n'est pas toujours
00:33:31le temps des enquêteurs.
00:33:32Tout ce que je peux vous dire,
00:33:33je suis tenu évidemment
00:33:35au secret,
00:33:36c'est que les gens
00:33:36travaillent extrêmement sérieusement,
00:33:38que cette affaire
00:33:39est prise de manière
00:33:40extrêmement sérieuse
00:33:41et que M. Mizantar
00:33:42et moi-même
00:33:42avons mis des moyens
00:33:43à disposition très importants
00:33:45pour pouvoir interpeller
00:33:46ces personnes.
00:33:46Des personnes issues
00:33:48de la mouvance
00:33:48d'extrême-gauche
00:33:49selon le ministre
00:33:50de la Justice.
00:33:52Manifestement,
00:33:52l'extrême-gauche
00:33:53a tué.
00:33:54L'ultra-gauche,
00:33:55l'extrême-gauche a tué.
00:33:56Personne ne peut tuer
00:33:57en France,
00:33:57quelles que soient ses idées.
00:33:58On peut les combattre.
00:33:59Moi, je combats
00:33:59les idées d'extrême-droite,
00:34:00je combats les extrêmes-gauche
00:34:01mais j'ai bien l'idée
00:34:02de supprimer cette personne.
00:34:04La violence politique
00:34:05qui mène
00:34:06à la suppression physique,
00:34:08c'est une forme
00:34:08de fascisme incontestable.
00:34:10Gérald Darmanin
00:34:11regrette par ailleurs
00:34:12le suivi insuffisant
00:34:13des groupuscules
00:34:14d'extrême-gauche
00:34:15et d'extrême-droite
00:34:15en France.
00:34:16Il faut, selon lui,
00:34:18améliorer les services
00:34:19de renseignement
00:34:20en les concernant.
00:34:21Alors,
00:34:22on faisait le distinguo
00:34:24effectivement,
00:34:25ultra-gauche,
00:34:25extrême-gauche,
00:34:26ce n'est pas exactement
00:34:26la même chose.
00:34:27La jeune garde,
00:34:28c'est l'ultra-gauche,
00:34:30LFI,
00:34:31c'est l'extrême-gauche,
00:34:32même si ça ne leur plaît pas
00:34:33mais ça a été
00:34:34en tout cas classifié ainsi
00:34:35par le ministère de l'Intérieur.
00:34:36Là, on a quand même
00:34:37un ministre de la Justice
00:34:38qui dit
00:34:39ultra-gauche,
00:34:40extrême-gauche,
00:34:40il met ça dans le même sac.
00:34:43Oui, mais parce que
00:34:43les liens sont tellement ténus,
00:34:45tellement étroits.
00:34:47Voyez,
00:34:47nous avons désormais
00:34:48à l'Assemblée nationale
00:34:49le fondateur
00:34:50des jeunes gardes,
00:34:53Raphaël Arnaud,
00:34:54qui en dépit
00:34:54de ses condamnations,
00:34:56de sa violence passée
00:34:57qui était documentée,
00:34:59a pu être élu
00:35:01sous les couleurs
00:35:03de LFI.
00:35:04Donc,
00:35:04c'est deux mondes
00:35:06qui viennent
00:35:07finalement
00:35:08s'enrichir
00:35:09l'un l'autre,
00:35:10l'un profitant
00:35:11de la force militante
00:35:13et de la jeunesse
00:35:14de la jeune garde
00:35:14pour finalement
00:35:16compléter ses troupes
00:35:17et faire du militantisme.
00:35:19Mais pour en revenir
00:35:20à ce que disait
00:35:21Gérard Arnaud,
00:35:21bien évidemment
00:35:22que je suis d'accord
00:35:23avec lui
00:35:23et sur sa création
00:35:24de la nation,
00:35:25pour autant,
00:35:25on peut quand même
00:35:26interroger
00:35:27le ministre de la Justice
00:35:28et la Justice en général
00:35:29qui a été
00:35:30d'une immense mansuétude
00:35:31à l'égard
00:35:32des violences communistes
00:35:33par l'extrême gauche.
00:35:34Tout récemment,
00:35:35il y avait eu
00:35:36deux jeunes militants
00:35:37des jeunes gardes
00:35:39qui ont été condamnés
00:35:40par la justice
00:35:40pour violence
00:35:42et parce qu'ils voulaient
00:35:43pouvoir devenir fonctionnaires
00:35:45et qu'ils avaient besoin
00:35:46d'un casier judiciaire vierge,
00:35:48ont vu
00:35:48leur mention
00:35:51supprimée.
00:35:51Donc,
00:35:52il y a quand même
00:35:52malgré tout
00:35:53une mensuétude,
00:35:54parfois même
00:35:54une complicité
00:35:55de certains magistrats
00:35:56à l'égard
00:35:57de cette
00:35:59ultra-gauche.
00:36:00En tout cas,
00:36:00l'ultra-gauche,
00:36:01l'extrême-gauche,
00:36:02j'allais dire
00:36:03le scotch
00:36:03du capitaine Haddock
00:36:04qui restera scotché
00:36:06au camp macroniste,
00:36:08c'est juin 2024,
00:36:10deuxième tour
00:36:11des élections législatives
00:36:12où,
00:36:12comme vous le savez,
00:36:13il y a eu
00:36:14un front républicain
00:36:15contre le Rassemblement National,
00:36:17je dis bien
00:36:17contre le Rassemblement National
00:36:18et non pas
00:36:19contre les extrêmes
00:36:20comme on a pu l'entendre
00:36:21encore dernièrement
00:36:22par les différents
00:36:24responsables politiques
00:36:26du Bloc Central
00:36:27et évidemment,
00:36:29on posait la question
00:36:31hier à Gérald Darmanin
00:36:32mais ce front républicain,
00:36:34il n'y a eu pas un appel
00:36:36à voter pour les LFI
00:36:37mais il y a eu
00:36:38des arrangements électoraux
00:36:39pour que,
00:36:39effectivement,
00:36:41dans certaines circonscriptions,
00:36:43des responsables LFI
00:36:44puissent passer
00:36:45pour contrer le RN.
00:36:48Là-dessus,
00:36:48Gérald Darmanin
00:36:50s'est exprimé.
00:36:52Je n'ai jamais appelé
00:36:53à voter LFI
00:36:54contre quiconque
00:36:55et je ne voterai jamais
00:36:56LFI de ma vie.
00:36:58Voilà,
00:36:58comme je voterai
00:36:59par Rassemblement National
00:37:00mais LFI,
00:37:01en l'occurrence,
00:37:02les propos
00:37:02parce que le RN,
00:37:03je suis en désaccord
00:37:04avec leur politique économique,
00:37:06avec leur politique diplomatique,
00:37:08avec le comportement
00:37:08qu'est le RN,
00:37:10mais LFI a créé
00:37:11quelque chose
00:37:12supplémentaire
00:37:12dans le débat public
00:37:13ces derniers mois
00:37:14qui relève
00:37:15de l'atmosphère de violence
00:37:16pour créer ce chaos.
00:37:18Et donc moi,
00:37:18je pense,
00:37:18en effet,
00:37:19qu'on ne peut pas
00:37:20en aucun cas
00:37:21d'aucune manière
00:37:23appeler à voter LFI
00:37:24même pour faire barrage.
00:37:25Gabriel Attal
00:37:25est quelqu'un de responsable
00:37:26où il poseraient
00:37:27la question directement
00:37:27et j'ai travaillé avec lui
00:37:29et j'étais heureux
00:37:30de travailler avec lui
00:37:30mais je suis en désaccord total
00:37:32sur ce barrage
00:37:33dit républicain
00:37:34de voter LFI
00:37:35contre le RN.
00:37:35Il n'avait pas beaucoup
00:37:36concerté à l'époque
00:37:37les gens qui étaient
00:37:37avec lui en campagne électorale
00:37:39et deuxièmement,
00:37:40je lui ai dit
00:37:40dès le lendemain,
00:37:41personnellement,
00:37:41que j'étais défavorable
00:37:42à cette consigne de vote.
00:37:43Monsieur Attal
00:37:44a aussi été à Avignon
00:37:45dire à monsieur Arnaud
00:37:46les yeux dans les yeux
00:37:47qu'il était en désaccord
00:37:47avec son compétence de violence.
00:37:49Il l'a fait
00:37:49et ça faut remercier Gabriel Attal.
00:37:51Simplement,
00:37:52on a le droit aussi
00:37:52d'être en désaccord.
00:37:53J'étais en désaccord
00:37:54avec mon premier ministre
00:37:54de l'époque.
00:37:56Bon,
00:37:57au moins,
00:37:58c'est dit,
00:37:59c'est fait
00:37:59comme on dit
00:38:01Alexandre Devecchio,
00:38:02c'est-à-dire que
00:38:03il y a,
00:38:04vous avez un Gabriel Attal
00:38:05aujourd'hui
00:38:06qui n'a pas
00:38:07les mêmes opinions
00:38:08que Gérald Darmanin
00:38:08alors qu'ils sont
00:38:10dans le centre
00:38:12j'allais dire
00:38:12macroniste
00:38:13pour une échéance
00:38:15présidentielle future.
00:38:16Vous avez raison
00:38:16de dire que ce sera
00:38:17peut-être le sparadrat
00:38:18du capitaine Haddock
00:38:21puisque
00:38:21ceux qui versent
00:38:23des larmes
00:38:23aujourd'hui sur Quentin
00:38:24il y a une forme
00:38:25d'hypocrisie
00:38:26puisqu'ils ont permis
00:38:29à LFI
00:38:30qu'il y a des liens.
00:38:31Attention à ce que vous dites,
00:38:33j'imagine que c'est assumé
00:38:34confrère du Figaro
00:38:35mais ça veut dire
00:38:36vous diriez
00:38:37qu'il y a une responsabilité
00:38:38de certaines personnes
00:38:39du camp macroniste
00:38:40dans...
00:38:41Je pense que oui
00:38:42Dieu se rit
00:38:43de ceux
00:38:44qui déplorent
00:38:45les conséquences
00:38:46dont ils chérissent
00:38:46les causes.
00:38:47Plus on donne
00:38:48de visibilité
00:38:49de pouvoir
00:38:50à LFI
00:38:50plus on risque
00:38:51d'avoir ce genre
00:38:52de département.
00:38:53S'il y a une responsabilité
00:38:54elle est très indirecte
00:38:55quand même.
00:38:56Je ne parle pas
00:38:57forcément
00:38:58du meurtre
00:38:59en tant que tel.
00:39:01Par contre
00:39:01je pense que
00:39:02le bordel
00:39:03dans les facs
00:39:04le poids de LFI
00:39:06l'atmosphère de chaos
00:39:07que décrivait
00:39:07Gérald Darmanin
00:39:08si on ne voulait pas
00:39:09de cette atmosphère-là
00:39:10il ne fallait surtout pas
00:39:11s'allier
00:39:12à LFI
00:39:13leur permettre
00:39:14d'avoir plus de députés
00:39:15à l'Assemblée nationale
00:39:16à un moment donné
00:39:17il faut être cohérent
00:39:18donc ça
00:39:19si vous voulez
00:39:19je l'assume totalement
00:39:21d'autant plus
00:39:22que moi
00:39:22je ne vais pas
00:39:22je vais encore plus loin
00:39:24que Gérald Darmanin
00:39:26quoi qu'il a émis
00:39:26une nuance
00:39:27je pense qu'il est impossible
00:39:28de mettre sur le même plan
00:39:30ce qu'on appelle
00:39:30les deux extrêmes
00:39:31il faut arrêter
00:39:32de les renvoyer
00:39:33dos à dos
00:39:34ça a été d'ailleurs
00:39:34le narratif
00:39:35que certains ont voulu
00:39:36défendre immédiatement
00:39:37après la mort de Quentin
00:39:39je suis désolé
00:39:39Marine Le Pen
00:39:40elle exclut
00:39:41tous ceux
00:39:42qui sont de près
00:39:42ou de loin
00:39:43dans des groupuscules
00:39:44d'extrême droite
00:39:45or
00:39:46LFI a des liens organiques
00:39:49avec la jeune garde
00:39:50donc c'est pas
00:39:50tout à fait la même chose
00:39:52il y a
00:39:52un parti
00:39:53qui condamne
00:39:54fermement la violence
00:39:55l'autre qui appelle
00:39:56à l'insurrection
00:39:57il y en a un
00:39:58qui vire
00:39:59tous ceux
00:40:00qui sont soupçonnés
00:40:01de racisme
00:40:01et d'antisémitisme
00:40:02l'autre qui a un discours
00:40:03et une idéologie
00:40:04raciste et antisémite
00:40:06donc je vois pas pourquoi
00:40:07on doit les mettre
00:40:07sur le même plan
00:40:08c'est une malhonnêteté
00:40:10intellectuelle
00:40:10qui permet au bloc central
00:40:12de se maintenir
00:40:12et d'avoir le beau rôle
00:40:14si vous voulez
00:40:14mais il faut que
00:40:15ce narratif
00:40:16qui est mensonger
00:40:17il faut le faire voler
00:40:18en éclat
00:40:18désormais c'est nécessaire
00:40:19il y a une vraie
00:40:20j'allais dire
00:40:20différence de ton
00:40:22chez Gérald Darmanin
00:40:23qui encore aujourd'hui
00:40:24est dans un
00:40:26gouvernement
00:40:27macroniste
00:40:28mais quand
00:40:28effectivement
00:40:29il propose
00:40:30de
00:40:31comment dirait
00:40:32je supprimais
00:40:32l'immigration
00:40:33pendant deux ou trois ans
00:40:34moi j'ai pas entendu
00:40:35Gabriel Attal
00:40:37dire ça
00:40:38et je l'ai pas entendu
00:40:39d'ailleurs
00:40:40j'ai peut-être
00:40:40loupé un métro
00:40:42Raphaël Steinville
00:40:42mais je l'ai pas entendu
00:40:43contrer par exemple
00:40:44cette idée
00:40:44non non non
00:40:46mais en fait
00:40:46pour prolonger
00:40:47cette discussion
00:40:48sur la manière
00:40:49dont les partis politiques
00:40:50aujourd'hui
00:40:51se positionnent
00:40:51notamment vis-à-vis
00:40:52des LFI
00:40:53autant on sent
00:40:54un trouble
00:40:55certain
00:40:56dans la majorité
00:40:58qui finalement
00:40:59revisite le nini
00:41:00de Nicolas Sarkozy
00:41:03pour autant
00:41:04à gauche
00:41:05c'est beaucoup
00:41:06moins clair
00:41:06à part
00:41:07Raphaël
00:41:08un
00:41:09Glucksmann
00:41:10qui aujourd'hui
00:41:11si demain
00:41:13il devait
00:41:13choisir
00:41:14entre
00:41:14Jean-Luc Mélenchon
00:41:16et
00:41:16Jordan Bardella
00:41:17ou Marine Le Pen
00:41:19considère
00:41:19qu'il ne pourrait pas
00:41:20en tout cas
00:41:21voter pour
00:41:22un candidat
00:41:23pour LFI
00:41:25le reste
00:41:26jusqu'à son
00:41:27le reste de la gauche
00:41:29François Hollande
00:41:30en tête
00:41:31continue finalement
00:41:32à faire une vraie différence
00:41:34entre LFI
00:41:34et le Rassemblement National
00:41:35et considérant
00:41:36qu'il préférait
00:41:37voter pour LFI
00:41:38ça doit nous afferroger
00:41:41Est-ce que Raphaël Glucksmann
00:41:42ne se tiendra
00:41:43à ne voter
00:41:43ni pour l'un
00:41:44ni pour l'autre ?
00:41:44Peut-être
00:41:45c'est ce qu'il dit
00:41:45en tout cas
00:41:46c'est ce qui semble
00:41:47transparaître
00:41:48mais souvenez-vous
00:41:49de Michel Noir
00:41:50à l'époque
00:41:51à Lyon
00:41:52qui disait
00:41:53qu'il préférait
00:41:54perdre des élections
00:41:55plutôt que perdre son âme
00:41:56je pense qu'un certain nombre
00:41:57de responsables
00:41:58de gauche
00:42:00devraient se poser la question
00:42:01compte tenu des dérives
00:42:03qui sont celles
00:42:04de LFI
00:42:05aujourd'hui
00:42:05En tout cas
00:42:06il nous reste quelques minutes
00:42:07pour regarder ce sondage
00:42:08Opinion Way
00:42:09pour CNews Europe 1
00:42:10et LGDD
00:42:10pour la course
00:42:12à la mérite Paris
00:42:13d'abord
00:42:14sur la satisfaction
00:42:15êtes-vous satisfait
00:42:17ou mécontent
00:42:18de l'action
00:42:18d'Anne Hidalgo
00:42:19en tant que maire de Paris
00:42:21bon là
00:42:21c'est assez
00:42:23j'allais dire
00:42:24évident
00:42:2460%
00:42:25de mécontents
00:42:2639%
00:42:27quand même
00:42:28de satisfaits
00:42:29ça serait intéressant
00:42:30de savoir exactement
00:42:31qu'est-ce qui satisfait
00:42:32les gens
00:42:33dans la politique
00:42:34de Mme Hidalgo
00:42:35et puis
00:42:35vous avez les intentions
00:42:36pour le premier tour
00:42:37des élections municipales
00:42:38alors là
00:42:40vous avez donc
00:42:41en premier
00:42:42la liste conduite
00:42:43par Emmanuel Grégoire
00:42:45et puis ensuite
00:42:46vous avez
00:42:47Rachid Adati
00:42:4824
00:42:49Pierre-Yves Bournazel
00:42:5014
00:42:50Sophia Chikirou
00:42:52donc LFI
00:42:5212
00:42:53Sarah Knafo
00:42:54Reconquête
00:42:5411
00:42:55M. Mariani
00:42:56Thierry Mariani
00:42:57pour le RN
00:42:575
00:42:58et deux autres
00:42:59listes
00:43:00ça vous inspire quoi
00:43:02est-ce que
00:43:02c'est la fameuse phrase
00:43:04on a la droite
00:43:05la plus bête
00:43:06du monde
00:43:06et qui n'arrive pas
00:43:07à se mettre d'accord
00:43:08si tant est que
00:43:09Rachid Adati
00:43:10qui pour le coup
00:43:12est propulsé
00:43:13par la droite
00:43:14c'est quand même
00:43:15la droite
00:43:15la question
00:43:16c'est de savoir
00:43:17si la droite
00:43:18qui souvent
00:43:19fait la démonstration
00:43:20qu'elle pouvait être
00:43:21la plus bête du monde
00:43:22au soir du premier tour
00:43:24si ces listes
00:43:26qui aujourd'hui
00:43:27sont quasiment
00:43:27toutes en mesure
00:43:28mis à part
00:43:29celle de Mariani
00:43:30mais je ne suis pas sûr
00:43:31que lui-même
00:43:32veuille faire une alliance
00:43:34avec Rachid Adati
00:43:35mais si
00:43:36de Sarah Knafo
00:43:38en passant par
00:43:38Rachid Adati
00:43:39et Pierre-Yves Bournazel
00:43:40ils sont capables
00:43:41de s'entendre
00:43:42pour constituer
00:43:44un front
00:43:45suffisamment fort
00:43:46pour l'emporter
00:43:46face
00:43:47à la liste
00:43:51socialiste
00:43:51c'est à ce moment-là
00:43:53qu'il faudra
00:43:55mesurer
00:43:55le degré
00:43:56d'intelligence
00:43:57et la volonté
00:43:57des dirigeants
00:44:00de droite
00:44:00à Paris
00:44:01de vouloir
00:44:02vraiment cette alternance
00:44:03que désirent
00:44:04par ailleurs
00:44:04les parisiens
00:44:06je pense qu'aujourd'hui
00:44:07c'est trois listes
00:44:08différentes
00:44:08et elles ont raison
00:44:09de mener campagne
00:44:10sans vouloir
00:44:11se fondre
00:44:12absolument
00:44:13parce que
00:44:14c'est aussi
00:44:15des projets
00:44:15qui se distinguent
00:44:17entre Pierre-Yves Bournazel
00:44:19et Sarah Knafo
00:44:20je pense que
00:44:20les différences
00:44:21aujourd'hui
00:44:22sont très larges
00:44:23mais c'est vraiment
00:44:24au soir du premier tour
00:44:25qu'il faudra
00:44:26je vous incite tous
00:44:27en tout cas
00:44:27à aller voir
00:44:28ce sondage
00:44:28dans le détail
00:44:29parce que vous avez
00:44:29aussi des hypothèses
00:44:31avec une quinquangulaire
00:44:33une triangulaire
00:44:34différentes listes
00:44:36conduites
00:44:36soit par Pierre-Yves Bournazel
00:44:38soit par Rachid Haddati
00:44:39avec évidemment
00:44:40le LR
00:44:41les LR pardon
00:44:42le modem
00:44:43l'UDI
00:44:44horizon
00:44:44renaissance
00:44:45et il y a plein
00:44:46de scénarios
00:44:46différents
00:44:47merci
00:44:47à vous quatre
00:44:49on marque une pause
00:44:51dans un instant
00:44:51retour sur les crues
00:44:53notamment dans le
00:44:54grand ouest
00:44:55et puis
00:44:56la fin de vie
00:44:57qui arrive devant
00:44:58l'Assemblée nationale
00:44:59à tout de suite
00:45:02la suite de Midi News
00:45:04dans quelques instants
00:45:04mais d'abord
00:45:05le journal
00:45:05avec Sommaya
00:45:06la midi
00:45:07bonjour Sommaya
00:45:07rebonjour Pierre
00:45:08et bonjour à tous
00:45:10on débute ce journal
00:45:11avec 7 minutes de silence
00:45:12qui sera observé
00:45:14à 15h
00:45:14à l'Assemblée nationale
00:45:15en mémoire de Quentin
00:45:16ce jeune homme
00:45:17de 23 ans
00:45:18a lynché à mort
00:45:19jeudi à Lyon
00:45:20un drame
00:45:20qui a suscité
00:45:21une vive émotion
00:45:21dans le pays
00:45:22et dénoncé
00:45:23par l'ensemble
00:45:24de la classe politique
00:45:26c'est désormais officiel
00:45:28Anne-Claire Le Gendre
00:45:29au diplomate
00:45:29proche d'Emmanuel Macron
00:45:31remplace
00:45:31Jack Lang
00:45:32à la tête de Lima
00:45:33après sa démission
00:45:34dans le cadre
00:45:34de l'affaire Epstein
00:45:36décision enterrinée
00:45:37en fin de matinée
00:45:38en conseil d'administration
00:45:40extraordinaire
00:45:40de l'Institut
00:45:41du Monde Arabe
00:45:43l'actualité de ce mardi
00:45:45c'est aussi
00:45:45le Maine-et-Loire
00:45:46la Gironde
00:45:47et le Lot-et-Garonne
00:45:48maintenus en vigilance rouge
00:45:49cru au moins
00:45:50jusqu'à demain
00:45:51plusieurs passages
00:45:52perturbés
00:45:53sont attendus
00:45:53dans le nord-ouest
00:45:54du pays
00:45:55dans un contexte
00:45:56de sol saturé en eau
00:45:57et la pointe bretonne
00:45:58sera touchée
00:45:59par des cumuls
00:45:59de précipitations notables
00:46:01un type d'ores et déjà
00:46:02météo France
00:46:03en bref
00:46:05le tabac
00:46:05responsable
00:46:06de plus de 68 000
00:46:08morts évitables
00:46:08en France
00:46:09en 2023
00:46:09en majorité
00:46:11par cancer
00:46:12mais aussi
00:46:13du fait de maladies
00:46:14cardiovasculaires
00:46:15et respiratoires
00:46:16les trois quarts
00:46:17de ces décès
00:46:18prématurés
00:46:18concernaient
00:46:19la population masculine
00:46:20puisque le tabagisme
00:46:22a causé la mort
00:46:23de 49 361 hommes
00:46:25et 18 660 femmes
00:46:27soit 16%
00:46:28de ces décès
00:46:29côté masculin
00:46:306% côté féminin
00:46:31selon les chiffres
00:46:32publiés hier
00:46:33par Santé publique
00:46:35France
00:46:35à la une
00:46:37de l'actualité
00:46:38internationale
00:46:38après deux récentes
00:46:39rencontres organisées
00:46:40aux Émirats
00:46:41Arabes Unis
00:46:42qui n'ont pas débouché
00:46:43sur des avancées
00:46:43décisives
00:46:44des négociateurs
00:46:46russes
00:46:46ukrainiens
00:46:47et américains
00:46:47ont entamé
00:46:48une nouvelle session
00:46:49de pourparlers
00:46:50à Genève
00:46:50pour trouver
00:46:51une issue
00:46:52à 4 ans
00:46:53de combat
00:46:53en Ukraine
00:46:54principal point
00:46:55de friction
00:46:55le Donbass
00:46:57que le Kremlin
00:46:57ne cesse
00:46:58de convoiter
00:47:00pendant ce temps
00:47:01Emmanuel Macron
00:47:02lui étant
00:47:03en voyage officiel
00:47:04en Inde
00:47:04première étape
00:47:05de ce déplacement
00:47:06hommage aux victimes
00:47:07des attentats
00:47:08de Bombay
00:47:08en 2008
00:47:09au Taj Mahal Palace
00:47:11puis avec son homologue
00:47:12Narendra Modi
00:47:13il sera question
00:47:14de renforcer
00:47:15le partenariat
00:47:16stratégique bilatéral
00:47:17avec à la clé
00:47:18la vente
00:47:19de 114 chasseurs
00:47:20rafales
00:47:21et un ancrage
00:47:22dans l'intelligence
00:47:23artificielle
00:47:24et puis
00:47:25on n'arrête pas
00:47:26le progrès
00:47:26vous découvrez
00:47:27les images
00:47:27de la soirée
00:47:28du nouvel an chinois
00:47:30soirée où humains
00:47:31et robots
00:47:31se sont partagés
00:47:32la scène
00:47:33pour un spectacle
00:47:34époustouflant
00:47:35spectacle qui marque
00:47:37l'entrée
00:47:37dans l'année
00:47:38du cheval de feu
00:47:39fête dont les origines
00:47:41remontent à plus
00:47:41de 2000 ans
00:47:42l'époque où les cycles
00:47:43agricoles rythmaient
00:47:44la vie du pays
00:47:45aujourd'hui encore
00:47:46malgré une urbanisation
00:47:47accélérée
00:47:48ces célébrations
00:47:49restent le moment
00:47:49familial
00:47:50le plus important
00:47:51de l'année
00:47:53voilà ce qu'on pouvait dire
00:47:54de l'actualité
00:47:55à 13h
00:47:56Pierre
00:47:56je ne sais pas si on doit
00:47:57être impressionné
00:47:59ou totalement effrayé
00:48:00par ces robots
00:48:04surtout celui avec le sabre
00:48:05qu'on voit à l'écran
00:48:06là quand même
00:48:07s'il y en a un
00:48:07comme ça qui déboule
00:48:08dans ma cuisine
00:48:09qui est censé faire
00:48:09le café plus tard
00:48:10et qui arrive avec un sabre
00:48:12on va se poser des questions
00:48:14les invités sont là
00:48:15Ophélie Roch
00:48:15Raphaël Steinville
00:48:17Alexandre Devecchio
00:48:18merci de m'accompagner
00:48:19jusqu'à 13h30
00:48:20aujourd'hui exceptionnellement
00:48:21parce que vous allez
00:48:22réécouter l'interview
00:48:24de Charles Rodouel
00:48:24pour ceux qui l'ont loupé
00:48:25aussi ce matin
00:48:26avec Laurence Ferrari
00:48:28député EPR
00:48:29des Yvelines
00:48:30je salue Cédric Chalret-Durieux
00:48:32qui est avec nous
00:48:33bonjour
00:48:33président de l'ordre
00:48:35de Malte-France
00:48:35et on va parler
00:48:36dans un instant
00:48:37de la fin de vie
00:48:37avec vous
00:48:38puisque le texte
00:48:39est revenu
00:48:40à l'Assemblée Nationale
00:48:41dans l'hémicycle
00:48:42dans un hémicycle
00:48:44parsemé
00:48:45j'ai pu voir
00:48:46dans la dépêche AFP
00:48:47ça ça veut dire
00:48:47qu'il n'y avait personne
00:48:48pour suivre ce texte
00:48:50qui pourtant
00:48:51est un texte majeur
00:48:52et on voit
00:48:52à quel point
00:48:55ce qui concerne
00:48:56la civilisation
00:48:57ce qui concerne
00:48:57la société
00:48:58la vie en société
00:49:00et j'allais dire
00:49:02pris
00:49:03de façon
00:49:04éhontée
00:49:05par les députés
00:49:06qui ne sont jamais là
00:49:06quand il faut se prononcer
00:49:09pour quelque chose
00:49:10d'important
00:49:10mais on va y revenir
00:49:11dans un instant
00:49:11parce que d'abord
00:49:12je voudrais qu'on accueille
00:49:13Karine Durand
00:49:14bonjour Karine
00:49:15vous êtes spécialiste
00:49:16météo de CNews
00:49:18alors Somaïa
00:49:18l'a dit tout à l'heure
00:49:19le Maine-et-Loire
00:49:20la Gironde
00:49:21le Lot-et-Garonne
00:49:22sont concernés
00:49:23vigilance rouge
00:49:23donc ça veut dire
00:49:24que c'est très très grave
00:49:25d'autant que je crois
00:49:26qu'il continue de pleuvoir
00:49:27en plus
00:49:27alors on a quelques averses
00:49:29aujourd'hui
00:49:29mais globalement
00:49:30aujourd'hui et demain
00:49:31ça se calme un petit peu
00:49:32c'est temporaire
00:49:33ça ne va pas durer
00:49:34ce calme
00:49:34on a aussi 14 départements
00:49:36en vigilance orange
00:49:37prudence
00:49:38avec des zones vraiment
00:49:38à risque
00:49:39et puis n'oublions pas
00:49:40la Savoie
00:49:40la Haute-Savoie
00:49:41en vigilance orange
00:49:41pour les avalanches
00:49:42on a très forte chute de neige
00:49:43aujourd'hui
00:49:44un gros risque d'avalanche
00:49:45au-delà de 1500 mètres
00:49:46mais parlons des crues
00:49:47avec une crue majeure
00:49:49de la Loire
00:49:49en ce moment même
00:49:50et ce n'est pas fini
00:49:51puisqu'on attend une aggravation
00:49:53au cours des prochaines heures
00:49:54l'eau va continuer à monter
00:49:56au cours de l'après-midi
00:49:57même s'il ne pleut plus beaucoup
00:49:59et on prévoit même
00:49:59que l'eau continue à monter
00:50:01sur la Loire-Saumurois
00:50:02jusqu'à dimanche
00:50:03donc encore 3 à 4 jours
00:50:05de temps
00:50:06très compliqué
00:50:06la Garonne est toujours placée
00:50:08également en vigilance rouge
00:50:09même si elle a déjà atteint
00:50:11son pic de cru
00:50:12puis on surveille
00:50:13d'autres cours d'eau
00:50:14comme le Blavet
00:50:15dans le Morbihan
00:50:15ou encore la Sarthe
00:50:17pour la plupart
00:50:18de ces cours d'eau
00:50:19qui sont en vigilance orange
00:50:20et bien cela fait 5 à 12 ans
00:50:22qu'on n'a pas connu
00:50:23une crue pareille
00:50:24une situation pareille
00:50:25pour la Loire
00:50:26on s'attend à une situation
00:50:27qu'on n'a pas connue
00:50:28depuis peut-être 20 ans
00:50:30et le problème
00:50:31c'est qu'on a des facteurs
00:50:31aggravants
00:50:32ces prochains jours
00:50:33donc même si on n'a pas
00:50:33beaucoup de pluie
00:50:34aujourd'hui
00:50:35et bien ces prochains jours
00:50:36l'onde de crues
00:50:37va continuer à se propager
00:50:38ce sont des crues lentes
00:50:40notamment sur la Loire
00:50:41et puis on a
00:50:42la fonte des neiges
00:50:43dans les Pyrénées
00:50:44qui apportent
00:50:45un petit peu plus d'eau
00:50:46également pour le Sud-Ouest
00:50:47on a des sols saturés
00:50:48qui ne peuvent plus absorber
00:50:49les nouvelles précipitations
00:50:51et le problème
00:50:51c'est qu'on a
00:50:52des nouvelles précipitations
00:50:53très abondantes
00:50:54qui vont arriver
00:50:54entre mercredi
00:50:56après-midi
00:50:57et jeudi
00:50:58nouvelles perturbations
00:50:59qu'on va vraiment surveiller
00:51:00une petite tempête
00:51:02coup de vent
00:51:02avec du vent très fort
00:51:03et encore
00:51:0430 à 50 millimètres
00:51:05de pluie
00:51:06sur les mêmes zones
00:51:07déjà inondées
00:51:07donc c'est énorme
00:51:09forcément on aura
00:51:09de nouvelles inondations
00:51:10de nouvelles crues
00:51:11entre ce mercredi
00:51:12ce jeudi
00:51:13ce vendredi
00:51:14et il y a encore
00:51:14un facteur aggravant
00:51:15ce sont les forts
00:51:16coefficients de marée
00:51:17au Nord-Ouest
00:51:18coefficient de 96 à 97
00:51:21notamment à Brest
00:51:22ça veut dire que l'eau
00:51:23va s'infiltrer d'autant plus
00:51:24et elle ne pourra pas
00:51:25être rejetée non plus
00:51:27dans la mer
00:51:27donc voilà
00:51:27tous ces facteurs aggravant
00:51:28vont mener une situation
00:51:29encore plus catastrophique
00:51:31pour la fin de semaine
00:51:31catastrophique c'est le mot
00:51:33Karine Durand
00:51:33merci de nous avoir éclairé
00:51:35là-dessus
00:51:351600 personnes ont été
00:51:36évacuées en Gironde
00:51:38et dans le Lot-et-Garonne
00:51:39et ce sont des personnes
00:51:40qui ont été évacuées
00:51:41et qui vont rester
00:51:42j'imagine dans leur lieu
00:51:44j'allais dire provisoire
00:51:46puisque pour l'instant
00:51:47il est impossible
00:51:47comme vous le disiez
00:51:48de regagner leur domicile
00:51:50ou en tout cas
00:51:51ce qu'il en reste
00:51:51parce que
00:51:52évidemment à chaque fois
00:51:53ce sont des catastrophes
00:51:54humaines
00:51:55terribles
00:51:56dans ces départements
00:51:57merci beaucoup
00:51:58Karine Durand
00:51:59d'avoir fait le point
00:51:59avec nous
00:52:00sur CNews
00:52:01c'est important
00:52:02je vous le disais
00:52:03on va parler
00:52:04de la fin de vie
00:52:05puisque le texte
00:52:07est revenu
00:52:08devant l'Assemblée nationale
00:52:10après un passage
00:52:11au Sénat
00:52:11où vous avez peut-être
00:52:12suivi
00:52:13le Sénat
00:52:14à non pas détricoter
00:52:15mais en tout cas
00:52:16à enlever de sa substance
00:52:17le texte
00:52:18sur la fin de vie
00:52:19dans le sens
00:52:19où il a enlevé
00:52:21l'aide à mourir
00:52:22qui est le principal
00:52:24nœud gordien
00:52:25entre les parlementaires
00:52:27c'est là-dessus
00:52:28le point d'achoppement
00:52:29ils ne sont pas d'accord
00:52:30là-dessus
00:52:31cet après-midi
00:52:32mardi
00:52:33il rentre
00:52:34dans le cœur
00:52:35d'une première proposition
00:52:36de loi
00:52:37consensuelle
00:52:37sur les soins palliatifs
00:52:39là-dessus
00:52:39tout le monde est d'accord
00:52:40en revanche
00:52:41évidemment
00:52:42le droit à l'aide
00:52:43à mourir
00:52:44pose problème
00:52:45et à deux pas
00:52:46de l'Assemblée nationale
00:52:47hier soir
00:52:48plusieurs associations
00:52:49notamment
00:52:51Alliance
00:52:51Vita
00:52:52et Fondation
00:52:53Jérôme Lejeune
00:52:54se sont rassemblés
00:52:55pour dénoncer
00:52:56la possible légalisation
00:52:59de l'euthanasie
00:52:59et du suicide
00:53:01assisté
00:53:02Manon Varaldo
00:53:04Florian Doré
00:53:05et Inès Alican
00:53:07ont suivi
00:53:08ces manifestants
00:53:09Votre téléphone
00:53:11par l'euthanasie
00:53:13Votre téléphone
00:53:15par l'euthanasie
00:53:17Devant l'Assemblée nationale
00:53:19ils étaient
00:53:20plusieurs centaines
00:53:21à vouloir envoyer
00:53:22un message clair
00:53:23aux députés
00:53:24pancarte à la main
00:53:25et ce slogan
00:53:26voter des soins
00:53:27pas l'euthanasie
00:53:28alors que le débat
00:53:29sur la fin de vie
00:53:30revient dans l'hémicycle
00:53:32Avec un texte
00:53:33comme ça
00:53:34il va y avoir
00:53:35un impensé collectif
00:53:36qui consiste
00:53:37à dire
00:53:39que certaines vies
00:53:41n'est plus la peine
00:53:42d'être vécues
00:53:43Pour eux
00:53:44l'urgence
00:53:45n'est pas
00:53:45de légaliser
00:53:46le suicide assisté
00:53:47mais de garantir
00:53:48un véritable accès
00:53:49aux soins palliatifs
00:53:50sur tout le territoire
00:53:51Aujourd'hui encore
00:53:53de nombreux patients
00:53:54y ont difficilement accès
00:53:56Ça suffit
00:53:57ce cirque
00:53:58cette folie
00:53:59ce manque d'humanité
00:54:00S'ils votent ces lois
00:54:01ce sont des assassins
00:54:02Quand on souffre
00:54:05on demande
00:54:06à ne plus souffrir
00:54:07on ne demande pas
00:54:08à mourir
00:54:09Quand on souffre
00:54:11on veut
00:54:12que la souffrance
00:54:14soit soulagée
00:54:15Les organisateurs
00:54:16estiment que
00:54:17légaliser l'euthanasie
00:54:18fragiliserait
00:54:19les plus vulnérables
00:54:20ils demandent
00:54:21l'application pleine
00:54:22de la loi
00:54:22sur les soins palliatifs
00:54:23Pour eux
00:54:24la priorité
00:54:25doit rester
00:54:26l'accompagnement
00:54:26et la solidarité
00:54:28plutôt que la légalisation
00:54:29d'une aide à mourir
00:54:33Cédric Chêleret-Durieux
00:54:34Je rappelle que vous êtes
00:54:35le président
00:54:36de l'ordre de Malte
00:54:37France
00:54:37Je reprends
00:54:38cette phrase
00:54:39utilisée par
00:54:40l'une des manifestantes
00:54:41cette impensée
00:54:43collectif
00:54:44de légaliser
00:54:45la mort
00:54:45c'est comme ça
00:54:46que vous voyez les choses ?
00:54:47Oui parce que
00:54:48c'est pas juste
00:54:49une réforme technique
00:54:50qui est mise en oeuvre
00:54:52c'est vraiment
00:54:52une rupture de civilisation
00:54:53à les termes
00:54:53de Michel Houellebecq
00:54:54hier
00:54:55ou du conseil
00:54:56de l'ordre des médecins
00:54:57c'est la définition
00:54:57de soins
00:54:58qui est remise en cause
00:54:58et même le pacte social
00:54:59Moi je pense que cette loi
00:55:01elle est vraiment contraire
00:55:02aux valeurs de la République
00:55:03de liberté, d'égalité, de fraternité
00:55:05la liberté
00:55:06votre reportage l'a montré
00:55:07aujourd'hui il y a 50%
00:55:08des français
00:55:09qui n'ont pas accès
00:55:09aux soins palliatifs
00:55:1050% des demandes
00:55:11ne sont pas pourvues
00:55:12vous avez une vingtaine
00:55:13de départements en France
00:55:14qui n'ont aucune unité
00:55:16de soins palliatifs
00:55:16et aujourd'hui
00:55:17ce qu'on est en train de faire
00:55:17c'est de mettre tout simplement
00:55:19un pistolet chargé
00:55:19sur la table de nuit
00:55:20de ces patients
00:55:21en leur disant
00:55:21vous avez le choix
00:55:22entre deux possibilités
00:55:23soit de souffrir
00:55:25soit de vous suicider
00:55:27et nous c'est absolument
00:55:28une vision
00:55:29qui est opposée à la nôtre
00:55:30à l'Ordre de Malte France
00:55:31puisque notre objectif
00:55:32c'est de venir en aide
00:55:33aux pauvres et aux malades
00:55:34et de prendre soin
00:55:36des personnes
00:55:36quelle que soit leur petitesse
00:55:37Alors pour ceux
00:55:38qui ne vous connaissent pas
00:55:39l'Ordre de Malte c'est quoi ?
00:55:40Ce sont des établissements
00:55:42hospitaliers
00:55:42qui aident justement
00:55:44ces personnes
00:55:44et la plupart du temps
00:55:45des personnes
00:55:46qui sont très âgées
00:55:47et qui voudraient
00:55:49terminer leur vie
00:55:51de façon agréable
00:55:53L'Ordre de Malte
00:55:54au niveau international
00:55:55puisqu'on est la plus vieille
00:55:56organisation caritative au monde
00:55:57à 1950 ans
00:55:58c'est 54 000 professionnels
00:56:00de santé
00:56:00une centaine de milliers
00:56:01de bénévoles
00:56:02et en France
00:56:02plus particulièrement
00:56:03nous gérons 13 établissements
00:56:04médicaux sociaux
00:56:05dans l'autisme
00:56:06dans le polyhandicap
00:56:07ou dans la vieillesse
00:56:09comme vous le dites
00:56:09avec deux EHPAD
00:56:10sur le territoire
00:56:11et nous sommes
00:56:13une partie de ce que l'on appelle
00:56:14le monde non lucratif
00:56:16en France
00:56:17c'est une centaine de milliers
00:56:18de lits en France
00:56:18le monde non lucratif
00:56:20qui aujourd'hui
00:56:20est profondément heurté
00:56:21par cette mesure
00:56:23parce qu'on va lui imposer
00:56:23de mettre en oeuvre
00:56:25au sein de notre établissement
00:56:27comment dire
00:56:29une filière
00:56:31euthanasique
00:56:31alors que nous
00:56:32nous sommes là
00:56:33comme je vous le disais
00:56:33pour prendre en compte
00:56:34la personne
00:56:35dans toutes ses faiblesses
00:56:36et l'accompagner
00:56:37dans ses souffrances
00:56:37qu'elles soient psychologiques
00:56:38ou physiques
00:56:39jusqu'à la fin
00:56:39et ce que l'on nous oppose
00:56:41aujourd'hui
00:56:42si jamais on ne le met pas en oeuvre
00:56:43c'est un délit d'entrave
00:56:44avec deux ans de prison
00:56:45et 30 000 euros d'amende
00:56:46alors que de l'autre côté
00:56:48quand vous voyez quelqu'un
00:56:49qui est sur un pont
00:56:49qui veut se jeter du pont
00:56:51ou si jamais
00:56:52vous n'allez pas
00:56:53à son aide
00:56:54vous risquez
00:56:55vous êtes poursuivi
00:56:55pour non-assistance
00:56:56à personne en danger
00:56:57donc la folie de ce texte
00:56:59la folie de ce texte
00:57:00qui est le plus permissif
00:57:01au monde
00:57:02permissif au monde
00:57:03parce qu'il vise
00:57:04on dit
00:57:04oui mais il y a des garde-fous
00:57:05il n'y a pas de garde-fous
00:57:06dans ce texte
00:57:07on vise
00:57:08comment dire
00:57:09une maladie avancée
00:57:10ou une phase terminale
00:57:11la phase terminale
00:57:12tout le monde comprend
00:57:12une maladie avancée
00:57:13qu'est-ce que c'est ?
00:57:14si on prend toutes les infections
00:57:15de longue durée
00:57:16les problèmes cardiovasculaires
00:57:18les cancers métastasiques
00:57:19etc
00:57:20c'est grosso modo
00:57:21un million de personnes
00:57:22qui va être concernées
00:57:24par ce texte-là
00:57:25et si on reprend
00:57:25les statistiques du Canada
00:57:27qui a l'euthanasie
00:57:28depuis quelques années
00:57:29c'est un décès sur 20
00:57:31au Canada
00:57:32c'est l'euthanasie
00:57:33ramené à la France
00:57:34et c'est 640 000 morts
00:57:36en France annuelle
00:57:37c'est-à-dire que c'est une ville
00:57:38comme Vitré
00:57:39comme Cahors
00:57:39comme Orange
00:57:4030 000 personnes
00:57:41qui seront concernées
00:57:42par l'euthanasie
00:57:43si on fait
00:57:43mais vous voulez dire
00:57:44que l'euthanasie
00:57:45l'euthanasie au Canada
00:57:46est désormais
00:57:48officiellement
00:57:48dans le listing
00:57:49des décès
00:57:52officiellement ?
00:57:52ça fait partie
00:57:53de la palette
00:57:54de décès possibles
00:57:55et on le voit
00:57:55quand on commence
00:57:56une réforme sociétale
00:57:57comme celle-ci
00:57:57c'est comme si vous ouvrez
00:57:58la botte de Pondor
00:57:59vous savez quand elle s'ouvre
00:58:00mais vous ne savez pas
00:58:00quand elle va se refermer
00:58:02on le voit à deux titres
00:58:04d'abord
00:58:05le texte n'existe pas
00:58:06encore en France
00:58:07mais j'ai un véritable émoi
00:58:08qui m'est remonté
00:58:09par tous les directeurs
00:58:09de nos établissements
00:58:10médico-sociaux
00:58:11qui disent que les malades
00:58:13paraplégiques
00:58:13tétraplégiques
00:58:14se posent beaucoup
00:58:15de questions sur le sujet
00:58:16et puis on le voit
00:58:18aux Pays-Bas
00:58:19des questions
00:58:19c'est-à-dire
00:58:20est-ce que je vais franchir
00:58:21le pas
00:58:22de demander
00:58:23ça les perturbe
00:58:23aujourd'hui ils sont perturbés
00:58:24un suicide assisté
00:58:25ils sont perturbés
00:58:26et quand au fur et à mesure
00:58:27on vous dit
00:58:28voilà cette possibilité
00:58:29sur la table
00:58:29vous voyez quand vous êtes malade
00:58:31quand vous êtes isolé
00:58:32vous vous sentez être un poids
00:58:33pour votre entourage
00:58:34et jusqu'à quand
00:58:35ce poids est supportable
00:58:37sur vos propres épaules
00:58:38nous c'est ce qu'on essaye
00:58:39d'éviter
00:58:39jusqu'à quand ce poids
00:58:41est supportable
00:58:41et aujourd'hui aux Pays-Bas
00:58:42en Belgique
00:58:43vous n'avez pas une promotion
00:58:44active
00:58:45mais on rappelle régulièrement
00:58:46aux malades qui sont présents
00:58:48voilà l'euthanasie est possible
00:58:49et elle rentre dans les mœurs
00:58:50comme une voie de soins possible
00:58:52là où elle devrait être
00:58:53l'exception au début
00:58:54qu'est-ce que vous répondez
00:58:56à Olivier Falorni
00:58:57qui dit
00:58:57enfin qui rappelle
00:58:59ce sondage IFOP
00:59:00de début février
00:59:01qui chiffre à 84%
00:59:02le taux d'opinion favorable
00:59:04vis-à-vis de ce texte
00:59:05c'est complètement faux
00:59:05c'est faux
00:59:15donc vous voulez dire
00:59:15que dans le sondage IFOP
00:59:16la question a été mal posée
00:59:17c'est ce que vous dites ?
00:59:18la question est complètement biaisée
00:59:19et quand vous êtes derrière
00:59:20vous allez dans les autres questions
00:59:22derrière
00:59:22et que vous resserrez
00:59:23les questions
00:59:24on voit que les majorités
00:59:25ne sont pas aussi claires
00:59:25Fondapol vous sort
00:59:26un sondage
00:59:28comment dire
00:59:28avec des questions
00:59:29beaucoup plus resserrées
00:59:30quelques semaines avant
00:59:30vous voyez qu'il y a
00:59:32une majorité de français
00:59:33une extrême majorité de français
00:59:35qui veulent des soins palliatifs
00:59:36et ce serait
00:59:38le législateur
00:59:39avant d'ouvrir ce droit
00:59:40et c'est le conseil de l'ordre
00:59:41des médecins
00:59:42qui l'a encore rappelé
00:59:43la semaine dernière
00:59:43le conseil de l'ordre
00:59:44a écrit à tous les députés
00:59:45il faut impérativement
00:59:47que les soins palliatifs
00:59:48soient développés
00:59:49dans le pays
00:59:49on pourrait trouver
00:59:50les milliards
00:59:51on ne trouvera pas
00:59:52les praticiens
00:59:53les praticiens
00:59:53il faudra des années
00:59:54pour les former
00:59:55donc le fait de déployer
00:59:56les soins palliatifs
00:59:57sur le territoire français
00:59:58ça va prendre des années
01:00:00or vous ne créez pas
01:00:01cette alternative
01:00:01pour les gens aujourd'hui
01:00:02comme je le disais tout à l'heure
01:00:04Ophélie Roch
01:00:04Raphaël Steinville
01:00:05Alexandre Devecchio
01:00:06Ophélie Roch
01:00:07une remarque
01:00:08qui est moins dans l'idéal
01:00:09que dans la pratique
01:00:10est-ce qu'il n'y a pas déjà
01:00:11de la part de beaucoup de médecins
01:00:12qui justement n'arrivent pas
01:00:13à assumer les soins
01:00:15parce que comme vous le disiez
01:00:16il n'y a pas toujours
01:00:17des services
01:00:19en soins palliatifs
01:00:21est-ce qu'il n'y a pas déjà
01:00:22des gens en fait
01:00:23qui sont un petit peu
01:00:25débranchés
01:00:26de manière plus ou moins
01:00:28plus ou moins consciente
01:00:29moi je pense
01:00:30à certaines personnes
01:00:32que je connaisse
01:00:33qui ont vu
01:00:33que leurs proches
01:00:34avaient
01:00:35en fin de vie
01:00:36qui étaient très très compliqués
01:00:37il y avait
01:00:38dans les produits injectés
01:00:39parfois
01:00:40Vous voulez dire
01:00:41qu'il y a des arrangements
01:00:42qui ne sont pas dits
01:00:43dans certains établissements
01:00:46hospitaliers ?
01:00:46Je pense qu'il y a des arrangements
01:00:47peut-être
01:00:47parce qu'une partie
01:00:48de la famille
01:00:49peut-être demande ça
01:00:50peut-être qu'il y a des souffrances
01:00:51qui sont telles
01:00:52que les personnes
01:00:54en effet
01:00:54si on ne peut pas se soigner
01:00:55c'est compliqué
01:00:56de vivre
01:00:56dans une souffrance permanente
01:00:58donc je me posais
01:00:59la question
01:01:00en fait
01:01:00de savoir un petit peu
01:01:01le côté un peu hypocrite
01:01:02finalement de ce texte
01:01:03qui peut-être
01:01:03d'une certaine manière
01:01:04légalise quelque chose
01:01:05qui est déjà
01:01:05effectif en pratique
01:01:07dans certains établissements
01:01:08encore une fois
01:01:08C'est une vraie question
01:01:09avant une réponse
01:01:10de Cédric Chalré-Bury
01:01:11Moi j'ai envie de dire
01:01:12que je ne pense pas
01:01:13que le texte est hypocrite
01:01:14mais je suis favorable
01:01:15à l'hypocrisie
01:01:16de la zone grise
01:01:17c'est peut-être
01:01:18un peu provocateur
01:01:20de dire cela
01:01:22mais je crois
01:01:23qu'effectivement
01:01:23il y a des arrangements
01:01:24qui sont pratiqués
01:01:26dans des cas
01:01:26très spécifiques
01:01:27mais on n'est pas
01:01:28dans l'institutionnalisation
01:01:30d'une pratique
01:01:31et sa bureaucratisation
01:01:34Oui parce que ça
01:01:35ça s'appelle
01:01:38l'humanité
01:01:38en réalité
01:01:39mais si on institutionnalise
01:01:41le droit
01:01:42de tuer
01:01:42d'une certaine manière
01:01:43là c'est une rupture
01:01:44anthropologique
01:01:44et surtout si on le bureaucratise
01:01:46ça peut mener
01:01:47à mon avis
01:01:48à des dérives
01:01:49dans un contexte
01:01:49où on sait que l'hôpital
01:01:51est compliqué
01:01:51où il faut faire
01:01:52des économies budgétaires
01:01:53bien sûr
01:01:54ce n'est pas l'intention
01:01:55du législateur
01:01:56mais on ne sait pas
01:01:56ce qui va se passer
01:01:57une loi allait pour toujours
01:01:58on ne sait pas
01:01:59ce qui se passera
01:01:59dans 10 ans
01:02:00dans 20 ans
01:02:01donc là on franchit
01:02:02une limite
01:02:03qui à mon avis
01:02:04est trop grave
01:02:05et donc je préférerais
01:02:06une part d'hypocrisie
01:02:07et je préférerais
01:02:08surtout quand même
01:02:08qu'on mette les moyens
01:02:09sur les soins palliatifs
01:02:10parce qu'il y a
01:02:10toutes des parties entières
01:02:12du territoire
01:02:12où il n'y a pas
01:02:13de soins palliatifs
01:02:14On manque de soins palliatifs
01:02:16Cédric Durieux
01:02:16sur cette zone grise
01:02:18Pour répondre à votre question
01:02:19je le redis encore
01:02:20personne ne veut souffrir
01:02:21moi le premier
01:02:22et on a tous
01:02:22des expériences traumatisantes
01:02:25dans nos entourages
01:02:25de personnes
01:02:26qui ont souffert
01:02:27sur leur fin de vie
01:02:28moi l'année dernière
01:02:29j'ai un copain de 40 ans
01:02:30qui pesait 35 kilos
01:02:31qui se battait depuis 2 ans
01:02:32contre un cancer du pancréas
01:02:33mais il a été suivi
01:02:34à Gustave Roussy
01:02:35dans une unité
01:02:35de soins palliatifs
01:02:36magnifique
01:02:37c'est un problème
01:02:38vous avez la sédation profonde
01:02:39et il est parti tout seul
01:02:40votre ami
01:02:41il n'a pas été aidé
01:02:42non il n'a pas été aidé
01:02:43mais vous avez
01:02:43cette sédation profonde
01:02:44et continue qui existe
01:02:45qui est ni plus ni moins
01:02:47que de placer quelqu'un
01:02:47en coma
01:02:49voilà
01:02:49et de l'autre côté
01:02:50ce n'est pas la même philosophie
01:02:51si vous mettez de la morphine
01:02:52à haute dose
01:02:52on sait très bien
01:02:53que le but du jeu
01:02:54dans un premier temps
01:02:54c'est de soigner la douleur
01:02:55et dans un deuxième temps
01:02:56ça va avoir des effets
01:02:57bien entendu sur le corps
01:02:58sur les poumons etc
01:02:59le reste du corps
01:03:00va s'affaisser
01:03:01mais la notion première
01:03:03elle est de soin
01:03:04elle est de soigner
01:03:05elle est de soigner
01:03:06la souffrance
01:03:07la douleur
01:03:07je veux dire
01:03:08aujourd'hui
01:03:09on n'a jamais été aussi bon
01:03:10dans le traitement
01:03:11de la douleur
01:03:12quand vous avez les gens
01:03:13qui rentrent en soins palliatifs
01:03:143% expriment
01:03:16une intention
01:03:17d'avoir recours
01:03:18à l'euthanasie
01:03:18au bout d'une semaine
01:03:20de prise en charge
01:03:20dans les unités de soins palliatifs
01:03:22merveilleuses
01:03:22que l'on a en France
01:03:23ils ne sont plus que 0,3%
01:03:25à faire cette demande
01:03:26donc on voit bien
01:03:27que les soins palliatifs
01:03:28on voit bien
01:03:28que le traitement
01:03:29de la douleur
01:03:30ça fonctionne
01:03:31le seul problème aujourd'hui
01:03:32c'est qu'on est en train
01:03:32de régler un problème
01:03:34démographique
01:03:35et avec parfois
01:03:36des arrières pensées économiques
01:03:38pourquoi
01:03:38c'est à dire qu'on veut
01:03:39supprimer des gens
01:03:40parce que ça coûte trop cher
01:03:41non mais
01:03:42vous avez les copines
01:03:43mais ce qui arrive
01:03:44on voit déjà qu'aujourd'hui
01:03:45on n'arrive pas à traiter
01:03:4650% des demandes
01:03:47de soins palliatifs
01:03:48on n'a pas les médecins
01:03:49vous avez des déserts médicaux
01:03:50en France
01:03:51donc clairement
01:03:52indirectement
01:03:53ça va régler
01:03:53une partie du problème économique
01:03:55Raphaël Stainville
01:03:56J'ai une question
01:03:58qui vous concerne directement
01:04:00quel avenir
01:04:00pour des établissements
01:04:02qui seraient
01:04:03administrés
01:04:05par l'ordre de Malte
01:04:06ou par
01:04:06des ordres
01:04:08religieux
01:04:09qui aujourd'hui
01:04:10font un travail
01:04:11fantastique
01:04:11et si demain
01:04:12si cette loi
01:04:13devait être votée
01:04:14serait
01:04:16désormais
01:04:16contraint
01:04:17sous peine
01:04:18d'être justement
01:04:19hors la loi
01:04:21d'appliquer
01:04:22cet axe
01:04:23est-ce à dire
01:04:24que vous devriez
01:04:24fermer
01:04:25renoncer
01:04:26à soigner
01:04:27comme vous l'avez fait
01:04:28jusqu'à présent
01:04:28à votre mission
01:04:29je vais vous répondre
01:04:30en trois temps
01:04:30la première
01:04:31c'est qu'on voit bien
01:04:32que d'une opposition
01:04:34qui était peu structurée
01:04:36d'un dialogue
01:04:36de pédagogie
01:04:37qui était
01:04:37voilà on annonçait
01:04:38que le Sénat
01:04:39allait voter
01:04:39puis vaille que vaille
01:04:40la loi l'est passée
01:04:41non on voit bien
01:04:42que le Sénat
01:04:42s'est opposé
01:04:42on voit bien
01:04:43quand même
01:04:43qu'en ayant un travail
01:04:44de pédagogie
01:04:45avec les députés
01:04:45c'est pas aussi simple
01:04:46que ça
01:04:47donc on essaye
01:04:51que la liberté de conscience
01:04:52a été votée
01:04:53article par article
01:04:54par le Sénat
01:04:55en ce qui concerne
01:04:55les établissements
01:04:56comme les nôtres
01:04:56la loi en tant que telle
01:04:57en preuve globale
01:04:58a été rejetée
01:04:59mais l'article
01:05:00qui prévoyait
01:05:01comment dire
01:05:01une liberté de conscience
01:05:02pour les établissements
01:05:03a été prévu
01:05:03parce que
01:05:04c'est pas que le médecin
01:05:05et que l'infirmier
01:05:05il y a aussi le directeur
01:05:06d'établissement
01:05:07il y a aussi l'aide soignante
01:05:07à côté
01:05:08eux on leur dénie
01:05:09toute liberté de conscience
01:05:11ensuite derrière
01:05:12qu'est-ce qui va se passer
01:05:13si la loi passe
01:05:14malheureusement
01:05:14telle qu'elle est
01:05:15dans sa mouture aujourd'hui
01:05:16nous l'avons déjà écrit
01:05:17dans une tribune
01:05:19c'est même pas le problème
01:05:20de catholique
01:05:21pas catholique
01:05:21confessionnel
01:05:22c'est le problème
01:05:22de la non lucrativité
01:05:24du projet de vie
01:05:25que l'on a dedans
01:05:25et on n'a pas besoin
01:05:26d'être catholique
01:05:26pour se dire
01:05:27qu'on aime la vie
01:05:27jusqu'au bout
01:05:28et qu'on aime
01:05:28tout simplement
01:05:29avec un grand A
01:05:30mais qu'est-ce qui va se passer
01:05:31effectivement
01:05:32on sera sans doute
01:05:33obligé de rendre
01:05:33nos établissements
01:05:35et qui viendra derrière
01:05:36le secteur lucratif
01:05:37et qui seront
01:05:38les dindons de la farce
01:05:39dans cette affaire là
01:05:40les pauvres
01:05:41parce qu'on voit bien
01:05:42que ce texte là
01:05:42quand on prend
01:05:43les statistiques canadiennes
01:05:44il concerne en priorité
01:05:46les pauvres
01:05:46Jean Léonetti
01:05:47le grand professeur
01:05:48qui avait fait voter la loi
01:05:49à l'unanimité
01:05:50dit
01:05:50mais moi je m'en fous
01:05:51je suis à Jean Lépin
01:05:52je suis face à la mer
01:05:53j'ai une mutuelle
01:05:54j'aurai de l'aide
01:05:54j'aurai une assistance médicale
01:05:57qui viendra à domicile
01:05:58j'aurai mon entourage
01:05:59qui pourra venir me sauver
01:06:00mais quand vous êtes
01:06:00dans une tour de HLM
01:06:02sans aucun entourage
01:06:03autour de vous
01:06:04que vous êtes déjà
01:06:05dans une misère sociale
01:06:07isolée
01:06:07et une misère économique
01:06:08là qu'est-ce qui s'offrira
01:06:10à vous ?
01:06:10là vous n'aurez pas de passe-droit
01:06:13que vous avez demandé
01:06:14donc dans ce cas de figure là
01:06:15les pauvres vont trinquer
01:06:16et c'est ce qui nous révolte
01:06:17dans ce texte là
01:06:18quand on dit
01:06:19c'est un texte progressif
01:06:20au nom de la liberté
01:06:21mais pas du tout
01:06:22c'est Karl Marx
01:06:23qui disait ça
01:06:24alors je renvoie
01:06:25les prometteurs de cette loi
01:06:26à leurs études
01:06:26Karl Marx disait ça
01:06:28derrière toute loi de liberté
01:06:29regardez aussi
01:06:30ce qu'il y a
01:06:31comme sous-entendus
01:06:32économiques ou sociaux
01:06:33et on voit bien
01:06:34que ces sous-entendus
01:06:34économiques et sociaux
01:06:35ce sont les pauvres en premier
01:06:36qui trinqueront
01:06:37Merci beaucoup
01:06:38Cédric Chalret de Rieux
01:06:40président de l'Ordre de Malte France
01:06:42de nous avoir éclairé
01:06:43sur le sujet
01:06:44on vous souhaite
01:06:45évidemment tout le courage
01:06:46nécessaire pour le combat
01:06:47que vous menez
01:06:47contre ce texte
01:06:49sur la fin de vie
01:06:50et je voudrais terminer
01:06:51par une pensée
01:06:52pour mon ami Olivier Goua
01:06:54qui est malade
01:06:55de la maladie de Charcot
01:06:56depuis plusieurs années
01:06:58qu'on avait condamné
01:06:59depuis plusieurs années
01:06:59qu'on avait dit
01:07:00qu'il allait mourir
01:07:01et que ça irait très vite
01:07:03et il est toujours là
01:07:04et cher Olivier
01:07:05je te remercie
01:07:06d'être toujours parmi nous
01:07:08avec ta bonne humeur
01:07:10et pour ceux
01:07:10qui ne connaissent pas
01:07:11Olivier Goua
01:07:12allez voir le film
01:07:13Invincible été
01:07:14qui retrace sa vie
01:07:16et son combat
01:07:17pour cette maladie
01:07:19de Charcot
01:07:20merci à vous tous
01:07:22merci également
01:07:22à Mathieu à la réalisation
01:07:24Dominique à la vision
01:07:25Guillaume Ausson
01:07:25France Goldfarb
01:07:26et Isor Dujon
01:07:27d'avoir préparé
01:07:28cette émission
01:07:28dans un instant
01:07:30Charles Rodwell
01:07:31invité de Laurence Ferry
01:07:32député EPR des Yvelines
01:07:34très bonne journée
01:07:35sur CNews
01:07:38et notre invité ce matin
01:07:39dans la grande interview
01:07:40sur CNews et sur Europe
01:07:42c'est Charles Rodwell
01:07:43bonjour à vous
01:07:43bonjour
01:07:44merci pour votre invitation
01:07:45député ensemble
01:07:45pour la République des Yvelines
01:07:47membre de la commission
01:07:47des finances
01:07:48de l'Assemblée nationale
01:07:49le procureur de Lyon
01:07:50M. Rodwell a annoncé hier
01:07:51l'ouverture d'une enquête
01:07:52pour homicide volontaire
01:07:53association de malfaiteurs
01:07:54en vue de commettre
01:07:55un délit après la mort de Quentin
01:07:57frappé au moins par six individus
01:07:59en marge d'une conférence
01:08:00de la députée insoumise
01:08:01Rima Hassan à Lyon
01:08:02nous avons franchi un cap
01:08:04Charles Rodwell
01:08:04dans la violence politique
01:08:06dans ce pays
01:08:06est-ce que vous aurez le courage
01:08:07de dire qui ce matin
01:08:09attise la violence
01:08:10dans notre pays
01:08:11l'ultra-gauche
01:08:12et les alliés de la France insoumise
01:08:13très clairement
01:08:14c'est-à-dire que moi
01:08:15j'ai une pensée ce matin
01:08:16évidemment pour la famille de Quentin
01:08:18qui ne partageait pas
01:08:19mes convictions
01:08:19mais qui avait parfaitement
01:08:21le droit de manifester
01:08:22ses convictions
01:08:22dans une démocratie
01:08:23comme la nôtre
01:08:23et qui a été
01:08:25lâchement
01:08:26tabassé
01:08:27lynché
01:08:28assassiné
01:08:29pour ses convictions
01:08:31il a été tué par l'ultra-gauche
01:08:32et donc
01:08:33on peut dire qu'une seule chose
01:08:35c'est que l'ultra-gauche
01:08:35tue dans notre pays
01:08:37et que
01:08:37de facto
01:08:38les alliés de la France insoumise
01:08:39tuent dans notre pays
01:08:40nous oui
01:08:41nous avons passé un cap
01:08:42et pourtant
01:08:43Jean-Luc Mélenchon affirme
01:08:44que c'est la France insoumise
01:08:45qui est en permanence attaquée
01:08:46il l'a redit encore
01:08:47il y a quelques jours
01:08:48est-ce que c'est digne
01:08:49comme opposition ?
01:08:49c'est absolument indigne
01:08:51dire qu'on a
01:08:52la jeune garde
01:08:53une association
01:08:54d'ultra-gauche
01:08:55extrêmement violente
01:08:56qui doit être dissoute
01:08:58qui visiblement
01:08:59est à la manœuvre
01:09:00qui est encore devant
01:09:02le Conseil d'État
01:09:03qui visiblement
01:09:04est encore à la manœuvre
01:09:05et moi je vais vous dire
01:09:07Laurence Ferrari
01:09:07je ne suis pas venu ici
01:09:08simplement pour
01:09:10manifester
01:09:10ma colère
01:09:11ma honte
01:09:12et ensuite
01:09:12commenter la prochaine polémique
01:09:14la prochaine fois
01:09:14que je viendrai
01:09:15et je vous remercie
01:09:15pour votre invitation
01:09:16j'aimerais qu'il y ait des actes
01:09:18forts qui soient pris
01:09:19une bonne fois pour toutes
01:09:20des actes judiciaires
01:09:21donc que ces personnes
01:09:23soient condamnées
01:09:24à des peines de prison
01:09:25extrêmement longues
01:09:26qu'elles méritent
01:09:27que la jeune garde
01:09:28soit enfin dissoute
01:09:29mais qu'il y ait aussi
01:09:30des conséquences politiques
01:09:31qui soient prises
01:09:32je vous prends un exemple
01:09:32est-ce que Rima Hassan
01:09:33peut rester députée européenne
01:09:35je crois que la justice
01:09:36devrait s'intéresser
01:09:38à ce sujet
01:09:38est-ce que Raphaël Arnaud
01:09:40qui je rappelle
01:09:41est fiché S
01:09:41qui est député
01:09:43aujourd'hui
01:09:44qui a été investi
01:09:45par la France Insoumise
01:09:45est-ce que cet homme
01:09:47peut rester député
01:09:48de la République
01:09:49c'est la justice
01:09:50qui peut y répondre
01:09:50mais je crois que
01:09:51ces conséquences
01:09:52des conséquences politiques
01:09:53extrêmement lourdes
01:09:54doivent être tirées
01:09:56de cette malheureuse affaire
01:09:58si les coupables
01:09:59sont avérés
01:10:00être les vrais coupables
01:10:01je vous entends bien
01:10:02Charles Roudouel
01:10:02vous ne demandez pas
01:10:03ni à Rima Hassan
01:10:04ni à Rima Hassan
01:10:06de démissionner
01:10:06vous dites
01:10:07c'est la justice
01:10:08qui doit s'en occuper
01:10:09c'est-à-dire que des plaintes
01:10:10doivent être déposées
01:10:11contre ces deux élus
01:10:12c'est bien cela
01:10:12je crois que ce devrait
01:10:13être le cas
01:10:14en tout cas Raphaël Arnaud
01:10:14est le fondateur
01:10:15de la jeune garde
01:10:16et ce que je constate
01:10:17c'est que la France Insoumise
01:10:18la première réaction
01:10:19qu'ils ont eue
01:10:19n'est pas de saluer
01:10:21la mémoire de Quentin
01:10:22c'est de dénoncer
01:10:23les attaques
01:10:24contre la jeune garde
01:10:25et contre elle-même
01:10:26donc on voit bien
01:10:28que la France Insoumise
01:10:28n'essayait que
01:10:29de faire d'une chose
01:10:30c'est d'attiser
01:10:31la rancœur
01:10:32et la violence
01:10:32dans le débat public
01:10:33oui nous avons passé un cap
01:10:35quel est le projet politique
01:10:36de Jean-Luc Mélenchon
01:10:37selon vous
01:10:37c'est le chaos
01:10:38c'est la violence
01:10:40je pense qu'il cherchera
01:10:42à prendre le pouvoir
01:10:43par tous les moyens
01:10:44quand on entend
01:10:45Jean-Luc Mélenchon
01:10:46par exemple parler
01:10:47de la France
01:10:48du grand emplacement
01:10:49de cette nouvelle France
01:10:50lorsque j'entends
01:10:51Diane Elio Bono
01:10:52parler du fait
01:10:53que le Hamas
01:10:54est un mouvement de résistance
01:10:55et non pas un groupe terroriste
01:10:56lorsque j'entends
01:10:56Rima Hassan
01:10:57dire que les attaques
01:10:58du 7 octobre
01:10:59sont des actes légitimes
01:11:00lorsque j'entends
01:11:01Thomas Porte
01:11:01qui explique
01:11:02que l'on peut assassiner
01:11:03le ministre du Travail
01:11:04Olivier Dussopt
01:11:05de l'époque
01:11:05en pleine réforme des retraites
01:11:06je crois que
01:11:07tous les moyens seront bons
01:11:08pour eux de prendre le pouvoir
01:11:09mais je tiens à rassurer
01:11:10vos téléspectateurs
01:11:11c'est que
01:11:12quelles que soient
01:11:12nos divergences politiques
01:11:13diverses et variées
01:11:14nous sommes très nombreux
01:11:15à leur faire barrage
01:11:17avant qu'ils ne prennent
01:11:18le pouvoir
01:11:18et nous serons très nombreux
01:11:20au combat
01:11:20pour éviter qu'ils ne le prennent
01:11:22et pourtant
01:11:22des centaines de plaintes
01:11:23ont été déposées
01:11:25et aucune n'a abouti
01:11:26pour l'instant
01:11:27contre la France insoumise
01:11:27comment l'expliquez-vous ?
01:11:28et bien il faudra continuer
01:11:29il faudra continuer
01:11:31à mener le combat
01:11:32démocratique
01:11:33et il faudra continuer
01:11:34à mener le combat judiciaire
01:11:36et j'y prendrai
01:11:37toute ma part
01:11:38cela veut dire aussi
01:11:39aucune compromission
01:11:40avec la France insoumise
01:11:42moi je suis fier
01:11:43d'avoir mené le combat
01:11:44sur ma circonscription
01:11:45où j'ai refusé
01:11:46le Front républicain
01:11:47pour affronter
01:11:48à la fois la France insoumise
01:11:49et le Rassemblement national
01:11:50alors que Gabriel Attal
01:11:51appelait à faire barrage
01:11:53au RN
01:11:53même avec un bulletin
01:11:54LFI
01:11:55moi je veux dire
01:11:56je trouve qu'aujourd'hui
01:11:57le Rassemblement national
01:11:58dans ses attaques
01:11:58est extrêmement hypocrite
01:12:00je veux dire
01:12:00j'ai sous les yeux
01:12:02la liste des dizaines
01:12:03de députés
01:12:03de la France insoumise
01:12:04qui ont été élus
01:12:06grâce au Rassemblement national
01:12:07je vous explique
01:12:08c'est-à-dire qu'en 2024
01:12:10vous aviez au deuxième tour
01:12:11des triangulaires
01:12:12vous aviez la France insoumise
01:12:13en tête
01:12:14le candidat ensemble
01:12:15juste derrière
01:12:16et le candidat RN
01:12:17loin derrière
01:12:18le RN aurait pu faire
01:12:20le choix de retirer
01:12:20ses candidats
01:12:21il ne l'a pas fait
01:12:22il a fait élire
01:12:23des dizaines de députés
01:12:24de la France insoumise
01:12:25et donc il a fait
01:12:27et donc il a fait
01:12:29battre
01:12:29des dizaines de candidats
01:12:31je pense à
01:12:31les excellents candidats
01:12:33qui étaient
01:12:33Estelle Follest
01:12:34Robin Reda
01:12:34Thomas Rudigoz
01:12:35et pas seulement ça
01:12:37Laurence Ferrari
01:12:38depuis que la dissolution
01:12:39a eu lieu
01:12:40ce que je constate
01:12:41c'est qu'il y a
01:12:42des dizaines de lois
01:12:43qui ont été votées
01:12:45main dans la main
01:12:46avec LFI
01:12:47et le Rassemblement national
01:12:48la responsabilité
01:12:49de votre parti
01:12:50de Gabriel Attal
01:12:51dans le fait de dire
01:12:51plutôt un bulletin LFI
01:12:53qu'un bulletin RN
01:12:54est-ce que vous pouvez
01:12:54nous assurer que
01:12:55ça n'arrivera pas
01:12:56ça n'arrivera plus
01:12:57moi je veux le dire
01:12:57d'autant plus tranquillement
01:12:58que j'ai refusé
01:12:59le Front Républicain
01:13:00sur ma circonscription
01:13:01parce que le Front Républicain
01:13:02et qu'Elifi
01:13:02n'est pas un Front Républicain
01:13:03Gabriel Attal
01:13:05a toujours dit
01:13:05qu'au premier tour
01:13:06il battrait l'extrême gauche
01:13:07au deuxième tour
01:13:08l'extrême droite
01:13:09mais ce que je tiens à dire
01:13:10c'est que depuis
01:13:11la dissolution
01:13:12vous avez
01:13:13prenons les exemples
01:13:14qui a censuré
01:13:15Michel Barnier
01:13:15le RN et LFI
01:13:17qui a censuré
01:13:17François Bayrou
01:13:18le RN et LFI
01:13:19qui a voulu nationaliser
01:13:21ArcelorMittal
01:13:21le RN et LFI
01:13:22qui a fait passer
01:13:23la taxe Zuckman
01:13:24en commission des finances
01:13:25le RN et LFI
01:13:26qui a fait exploser
01:13:27les impôts sur nos entreprises
01:13:28ou qui a au moins
01:13:29tenté de le faire
01:13:30le RN, la gauche et LFI
01:13:31donc en fait
01:13:32vous avez les paroles
01:13:33mais vous avez aussi
01:13:34les actes
01:13:35ce que je constate
01:13:36c'est que pendant
01:13:37la dissolution de 2024
01:13:38des dizaines de députés
01:13:39LFI ont été élus
01:13:40grâce au Rassemblement National
01:13:42ces données sont en ligne
01:13:44et je peux les partager également
01:13:46et depuis la dissolution
01:13:47des dizaines de votes
01:13:49ont eu lieu
01:13:50main dans la main
01:13:50par une alliance
01:13:51entre la France Insoumise
01:13:52et le Rassemblement National
01:13:53donc je crois vraiment
01:13:54que sur ce sujet
01:13:55l'hypocrisie ne devrait pas
01:13:57étouffer certains
01:13:58dans le débat public
01:13:59Charles Rodouel
01:13:59en est en direct
01:14:00sur CNews
01:14:00et sur Europe 1
01:14:01c'est la grande interview
01:14:02Laurent Nunez
01:14:02est actuellement
01:14:03en voyage en Algérie
01:14:04pour tenter de renouer
01:14:05le dialogue entre les deux pays
01:14:06notamment sur les questions
01:14:07de sécurité
01:14:08de coopération
01:14:09en matière de terrorisme
01:14:11le dossier du retour
01:14:12des OQTF
01:14:12est au point mort
01:14:13aucun ressortissant algérien
01:14:15en situation irrégulière
01:14:16n'a été accepté par Alger
01:14:17que peut obtenir
01:14:18monsieur Nunez ?
01:14:20J'ai rencontré
01:14:21à de nombreuses reprises
01:14:22dans le cadre de préparation
01:14:23de textes législatifs
01:14:24Laurent Nunez
01:14:25c'est un homme méthodique
01:14:27extrêmement sérieux
01:14:28et un grand serviteur
01:14:29de l'Etat
01:14:29j'ai une différence
01:14:30à titre personnel
01:14:31parmi d'autres députés
01:14:33majeurs avec le gouvernement
01:14:34aujourd'hui
01:14:34c'est que je considère
01:14:35qu'avant toute négociation
01:14:36il faudrait dénoncer
01:14:37les accords de 1968
01:14:39entre la France
01:14:40et l'Algérie
01:14:40on n'en prend pas le chemin
01:14:41en tout cas
01:14:42c'est ma conviction
01:14:43je vous la partage
01:14:44j'ai publié un rapport
01:14:46sur ce sujet
01:14:47à l'automne dernier
01:14:48qui expliquait que
01:14:50ces accords
01:14:51nous coûtaient au bas mot
01:14:512 milliards d'euros par an
01:14:52ces accords sont le fruit
01:14:54de la décolonisation
01:14:55et donc de la colonisation
01:14:56qui pourrit
01:14:57la relation entre
01:14:59nos deux pays
01:14:59c'est une rupture d'égalité
01:15:00qui fragilise
01:15:02notre ordre juridique
01:15:03absolument
01:15:03parce qu'il y a
01:15:04une inégalité aujourd'hui
01:15:05entre les citoyens
01:15:06algériens d'une part
01:15:07et je ne parle que
01:15:07des citoyens algériens
01:15:08pas des vies nationaux
01:15:09et les autres citoyens
01:15:11étrangers
01:15:11extra-européens
01:15:12sur le territoire français
01:15:13maintenant
01:15:14au-delà de ce sujet
01:15:15toute victoire
01:15:17que peut ramener
01:15:18si je puis dire
01:15:19le ministre de l'Intérieur
01:15:20est bonne à prendre
01:15:21notamment sur le volet
01:15:22sécuritaire et migratoire
01:15:23je crois qu'il y a
01:15:24deux prérequis
01:15:25à toute négociation
01:15:26premier prérequis
01:15:28la libération
01:15:29de Christophe Gleize
01:15:30à laquelle nous appelons
01:15:31la libération
01:15:32tous les jours
01:15:32sur ces news et repas
01:15:33absolument
01:15:34et ça fait l'honneur
01:15:35de votre groupe
01:15:36cet homme est enfermé
01:15:38aujourd'hui
01:15:38dans les geôles
01:15:39du régime algérien
01:15:40tel un otage
01:15:41et deuxième prérequis
01:15:42c'est la coopération migratoire
01:15:44l'Algérie
01:15:45et le régime algérien
01:15:46doit reprendre
01:15:47les OQTF
01:15:48qui aujourd'hui
01:15:49sont dans le centre
01:15:49de rétention
01:15:49avec quelle moyenne pression
01:15:50quelle moyenne pression
01:15:51à la France
01:15:51aujourd'hui
01:15:53pour le coup
01:15:53sur ce point là
01:15:54je fais toute confiance
01:15:55au ministre de l'Intérieur
01:15:58parce qu'au vu
01:15:59des fonctions
01:15:59qu'il a occupées
01:16:00dans notre pays
01:16:00au service
01:16:01de nos services
01:16:01de renseignement
01:16:02au service
01:16:02de la sécurité
01:16:03des français
01:16:03je peux vous dire
01:16:04que vous avez là
01:16:05un ministre de l'Intérieur
01:16:05qui est extrêmement méthodique
01:16:07et sérieux
01:16:08et je lui fais confiance
01:16:09sur ce point
01:16:09est-ce que la visite
01:16:10de Ségolène Royal
01:16:11a permis de décrisper
01:16:12la relation
01:16:13entre nos deux pays
01:16:14ou pas ?
01:16:14quand vous avez
01:16:15Ségolène Royal
01:16:15qui rencontre
01:16:16monsieur Tebboune
01:16:17et qui parle
01:16:19de l'algérophobie
01:16:20de la France
01:16:20sur le territoire algérien
01:16:21j'ai l'occasion ici
01:16:22de dire que c'était
01:16:23une trahison d'Etat
01:16:24je ne retire pas
01:16:25un mot
01:16:26de ce que j'ai dit
01:16:27au propos de cette visite
01:16:28qui était nulle
01:16:29et non avenue
01:16:29vous avez déposé aussi
01:16:31la semaine dernière
01:16:31une proposition de loi
01:16:32avec Michel Barnier
01:16:33pour allonger
01:16:33les délais de rétention
01:16:35administrative en CRA
01:16:37dispositif qui a été
01:16:38retoqué par le Conseil
01:16:39constitutionnel
01:16:39vous prévoyez de passer
01:16:40ce délai de 90 jours
01:16:41à 210 jours
01:16:43pour les étrangers
01:16:44présumés dangereux
01:16:45aujourd'hui la durée
01:16:46ne vaut que pour ceux
01:16:47qui sont condamnés
01:16:48pour le terrorisme
01:16:48est-ce que ce texte
01:16:49a eu une chance
01:16:50d'être un étudié
01:16:51deux adopté
01:16:52honnêtement
01:16:52les yeux dans les yeux
01:16:53monsieur Rodouel
01:16:54les yeux dans les yeux
01:16:55madame Ferrari
01:16:56honnêtement oui
01:16:57parce que ce texte
01:16:58a été adopté
01:16:59en commission des lois
01:17:00à une très large majorité
01:17:01la semaine dernière
01:17:02malgré toutes les saillies
01:17:03de la France insoumise
01:17:04je vous rappelle
01:17:05que monsieur Bernalisse
01:17:06a parlé de fascisme
01:17:07monsieur Léomand
01:17:07a parlé de camps
01:17:08de concentration
01:17:09et de déportation
01:17:10leurs électeurs
01:17:11doivent savoir
01:17:11que ce sont les termes
01:17:12qui sont employés
01:17:13par le législateur
01:17:13de la France insoumise
01:17:14et malgré ces attaques
01:17:15nous avons fait adopter
01:17:17ce texte
01:17:17à deux tiers
01:17:19de la commission des lois
01:17:19donc moi j'adresse
01:17:20un message simple
01:17:21au gouvernement
01:17:22vous avez là un texte
01:17:23qui permet de répondre
01:17:24à des actes
01:17:25très concrets
01:17:26pour assurer
01:17:26la sécurité des français
01:17:27pour assurer
01:17:29que des personnes
01:17:30qui ne doivent pas
01:17:31être sur le territoire français
01:17:32puissent rester
01:17:33en rétention administrative
01:17:34des criminels
01:17:36des délinquants
01:17:37des terroristes
01:17:38vous avez
01:17:39150 députés
01:17:40du socle commun
01:17:41et indépendants
01:17:41qui soutiennent ce texte
01:17:42que j'ai déposé
01:17:43avec Gabriel Attal
01:17:44et Michel Barnier
01:17:45il a été adopté
01:17:46en commission des lois
01:17:47il faut maintenant
01:17:47qu'il soit étudié
01:17:48au plus vite en séance
01:17:49c'est l'objet
01:17:50de la question
01:17:50que je poserai
01:17:51au premier ministre
01:17:52tout à l'heure
01:17:52en question du gouvernement
01:17:53parce qu'il faut
01:17:54que nous accélérions
01:17:55sur ce sujet
01:17:56au service
01:17:57de la sécurité
01:17:57des français
01:17:58afin que ce qui est arrivé
01:17:59aux familles
01:18:00de Lorraine
01:18:01de Morane
01:18:02de Philippines
01:18:03et de toutes les autres
01:18:05ne se reproduise pas
01:18:06sur le territoire français
01:18:07donc il faut que ce texte
01:18:08soit à l'agenda parlementaire
01:18:10rapidement
01:18:11absolument
01:18:11très rapidement
01:18:12il est je crois
01:18:12prévu juste après
01:18:13les municipales
01:18:14j'en suis heureux
01:18:16vous savez monsieur Lecornu
01:18:17Sébastien Lecornu
01:18:18est un homme de droite
01:18:19d'ordre
01:18:20qui a prévu
01:18:21une longue séquence
01:18:23dédiée à la sécurité
01:18:23des français
01:18:24à la sécurité du quotidien
01:18:26à la lutte
01:18:26contre le narcotrafic
01:18:27à la justice
01:18:28les textes
01:18:28de Gérald Darmanin
01:18:29sont extrêmement importants
01:18:31et je crois que ce texte
01:18:32doit en faire partie
01:18:33Bruno Retailleau
01:18:34avait émis des critiques
01:18:35à l'époque
01:18:35sur l'état de droit
01:18:36et ses dérives
01:18:37est-ce que vous voulez partager
01:18:38Emmanuel Macron
01:18:39a mis en garde
01:18:40Bruno Retailleau
01:18:41lors d'une interview
01:18:41accordée à notre confrère
01:18:42Frédéric Aziza
01:18:43sur Radio G
01:18:44il ne faut pas mettre en l'air
01:18:45notre constitution
01:18:46il faut parfois changer
01:18:47des règles
01:18:48donc l'état du droit
01:18:49mais il faut faire très attention
01:18:50à l'état de droit
01:18:51parce qu'il nous garantit
01:18:52la possibilité de vivre ensemble
01:18:53l'état de droit
01:18:54c'est le fondement
01:18:54de notre démocratie
01:18:56et je crois que l'état de droit
01:18:56ne nous condamnera jamais
01:18:57à l'impuissance
01:18:58c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:18:59vous avez des gens
01:18:59qui vous disent qu'au nom
01:19:00de l'état de droit
01:19:01il faut désarmer la police
01:19:02pour placer des millions
01:19:03de français dans la sécurité
01:19:04vous avez aussi d'autres gens
01:19:05qui vous disent
01:19:06qu'au nom de la sécurité
01:19:07des français
01:19:07il faut abattre
01:19:09toute dimension
01:19:09de l'état de droit
01:19:10je pense notamment
01:19:11à des groupuscules
01:19:12de l'extrême droite
01:19:13qui considèrent
01:19:14qu'au nom de la sécurité
01:19:15il faut abattre
01:19:15tout fondement de notre démocratie
01:19:16et bien moi je crois
01:19:17que tout démocrate
01:19:18même si c'est difficile
01:19:19même si c'est souvent frustrant
01:19:21que notre objectif
01:19:23soit de garder un équilibre
01:19:24entre la protection
01:19:25de la liberté publique
01:19:26la démocratie
01:19:27et d'autre part
01:19:28assurer la sécurité
01:19:29des français
01:19:30et je ne vois pas
01:19:31au nom de quoi
01:19:31l'état de droit
01:19:32doit nous empêcher
01:19:33d'accomplir cet objectif
01:19:34et c'est la raison
01:19:35pour laquelle je suis convaincu
01:19:36que l'état de droit
01:19:37ne nous condamnera
01:19:38jamais à l'impuissance
01:19:39ça nous demande
01:19:40des décisions fortes
01:19:41par référendum
01:19:42par des projets de loi
01:19:43qui sont courageux
01:19:44je suis par exemple
01:19:45moi
01:19:45ils ont été promis
01:19:46les référendums
01:19:47par Emmanuel Macron
01:19:48on ne les a jamais vus
01:19:49moi je suis en tout cas
01:19:50à titre personnel
01:19:51favorable
01:19:52à un référendum
01:19:53par exemple
01:19:53sur l'immigration
01:19:54parce qu'il doit nous permettre
01:19:55d'inverser
01:19:56la hiérarchie des normes
01:19:57dans notre constitution
01:19:58pour reprendre en main
01:19:59une partie de nos flux migratoires
01:20:01je ne crois pas
01:20:01que par exemple
01:20:02ce type de proposition
01:20:03soit contraire
01:20:04à l'état de droit
01:20:05je crois en revanche
01:20:06que le respect
01:20:06de l'état de droit
01:20:07est fondamental
01:20:08notamment dans les temps
01:20:09que nous vivons
01:20:10à l'échelle internationale
01:20:11parce que c'est le garant
01:20:12de la protection
01:20:13de notre démocratie
01:20:15Charles Codwell
01:20:15on est sur CNews
01:20:16et sur Europe 1
01:20:17c'est votre grande interview
01:20:18on est en pleine campagne
01:20:19des municipales
01:20:20qui a démarré
01:20:21dans certaines villes
01:20:22je pense à Paris
01:20:23et bien la droite
01:20:24se présente divisée
01:20:25droite est le centre
01:20:26tout cela offre
01:20:27un boulevard à la gauche
01:20:29à Paris
01:20:29votre parti soutient
01:20:31Pierre-Yves Bournazel
01:20:32et non pas
01:20:32Rachida Dati
01:20:33ministre pourtant
01:20:34du gouvernement
01:20:35de Sébastien Lecornu
01:20:36vous envisagez
01:20:37de ne pas appeler
01:20:38à voter pour elle
01:20:38au second tour ?
01:20:40ce cas là
01:20:41est je crois
01:20:42un petit exemple
01:20:43microéconomique
01:20:44de ce qui peut arriver
01:20:45à l'échelle nationale
01:20:47si on est désuni
01:20:48on est sûr de perdre
01:20:49et si on est unis
01:20:51on peut gagner
01:20:52c'est à dire que
01:20:53si on part
01:20:54au deuxième tour
01:20:55en tout cas
01:20:55en rang éclaté
01:20:58pourquoi monsieur
01:20:58vous lui demanderez
01:20:59et chacun peut
01:21:00pour le coup
01:21:01être candidé à l'élection
01:21:01et adoué par votre parti
01:21:02peut être candidé à l'élection
01:21:03moi ce que je constate
01:21:04c'est que si
01:21:05nous finissons
01:21:06désunis et divisés
01:21:07nous perdrons cette élection
01:21:08je crois qu'il y a
01:21:09beaucoup d'électeurs parisiens
01:21:10moi je suis yvelinois
01:21:11il y a beaucoup
01:21:12d'électeurs parisiens
01:21:13qui ne pardonneront pas
01:21:14à la droite et au centre
01:21:15et je crois
01:21:16qu'à la présidentielle
01:21:17si nous partons
01:21:18désunis
01:21:19nous serons tranquillement
01:21:20assis dans notre canapé
01:21:21au deuxième tour
01:21:22à regarder la France insoumise
01:21:24affronter le Rassemblement National
01:21:25et je suis convaincu
01:21:27que nos électeurs
01:21:28ne nous le pardonneront pas
01:21:29c'est la raison
01:21:30pour laquelle
01:21:30il est urgent
01:21:32de faire union
01:21:32je suis favorable
01:21:33à une primaire
01:21:34ça peut être un autre
01:21:35mécanisme
01:21:36mais il est urgent
01:21:37moi je ne parle pas de personne
01:21:39je parle d'idées
01:21:40la dernière fois que je suis venu
01:21:41je vous ai parlé
01:21:41de trois piliers idéologiques
01:21:42qui n'ont pas changé pour moi
01:21:43un
01:21:44tous les candidats
01:21:45qui participeront à cette primaire
01:21:46doivent être des candidats libéraux
01:21:48moins de dépenses
01:21:49pour moins d'impôts
01:21:50deux
01:21:50tous les candidats
01:21:51qui participeront à cette primaire
01:21:52doivent vouloir
01:21:53réduire l'immigration
01:21:55trois
01:21:55tous candidats
01:21:56qui doivent participer
01:21:57à cette primaire
01:21:57doivent être favorables
01:21:59à l'Europe
01:21:59au projet européen
01:22:00parce qu'il est garant
01:22:01aujourd'hui
01:22:02de notre indépendance politique
01:22:03dans le monde
01:22:04dans lequel nous vivons
01:22:05où la Chine
01:22:05et les Etats-Unis
01:22:06s'affrontent
01:22:07et je crois que
01:22:08tout candidat
01:22:08qui est libéral
01:22:09qui veut réduire l'immigration
01:22:10et qui est pro-européen
01:22:11devrait pouvoir participer
01:22:13à cette primaire
01:22:14je crois qu'elle est la condition
01:22:15et que l'union
01:22:16de nos candidats
01:22:17est la condition
01:22:18pour nous permettre
01:22:19de gagner l'élection 2027
01:22:20sinon nous la perdrons
01:22:21pour éviter un affrontement
01:22:22entre Rassemblement National
01:22:23et Jean-Luc Mélenchon
01:22:25c'est ça
01:22:25que cet affrontement
01:22:27que nos électeurs
01:22:27ne nous pardonneront
01:22:28jamais
01:22:29il est temps que chacun
01:22:30se responsabilise
01:22:31pour que nous fassions union
01:22:32Charles Rodouel
01:22:33les députés se penchent de nouveau
01:22:34sur la création
01:22:35d'un droit à l'euthanasie
01:22:36deux textes sont étudiés
01:22:38l'un consensuel
01:22:38bien sûr
01:22:39sur les soins palliatifs
01:22:40de nombreux départements
01:22:41en France
01:22:41ne bénéficient pas
01:22:42de l'accès aux soins palliatifs
01:22:44ce qui nous honte
01:22:44l'autre sur l'euthanasie
01:22:46le texte a été largement adopté
01:22:47par les députés
01:22:48en première lecture
01:22:48il a été rejeté
01:22:50ensuite par le Sénat
01:22:51le mois dernier
01:22:52est-ce que vous êtes
01:22:53toujours opposé
01:22:54à ce que l'on appelle
01:22:55le droit à mourir
01:22:56qui est en réalité
01:22:57l'euthanasie ?
01:22:58Ma position n'a pas changé
01:22:59Laurence Ferrari
01:23:00je suis favorable
01:23:01aux soins palliatifs
01:23:02parce que je crois
01:23:03qu'ils font honneur
01:23:04à notre pays
01:23:04c'est un modèle
01:23:05qui est difficile
01:23:06mais qui fait la grandeur
01:23:07de la France
01:23:07qui ne sont pas suffisamment
01:23:09déployés sur l'ensemble
01:23:10du territoire français
01:23:11et je resterai évidemment
01:23:12défavorable
01:23:13à la légalisation
01:23:14de l'aide active à mourir
01:23:15ce sera le sens
01:23:16de mes votes
01:23:17dès les prochains jours
01:23:18à l'Assemblée nationale
01:23:19Vous ne prononcez pas
01:23:20le mot euthanasie ?
01:23:21Je peux le prononcer
01:23:22sans problème
01:23:22le mot euthanasie
01:23:24ou l'aide active à mourir
01:23:25je voterai en tout cas
01:23:26contre l'ouverture
01:23:27ou la légalisation
01:23:28de l'aide active à mourir
01:23:29ou de l'euthanasie
01:23:30et je voterai favorablement
01:23:32au déploiement
01:23:33des soins palliatifs
01:23:33qui me semblent être
01:23:34le bon équilibre
01:23:35à la service
01:23:36de la dignité des personnes
01:23:37et au service
01:23:38de l'accompagnement
01:23:39des malades en fin de vie
01:23:40Si ce texte était assemblé
01:23:41par l'Assemblée nationale
01:23:42nous aurions
01:23:42nous français
01:23:43le texte le plus permissif
01:23:44en matière d'euthanasie
01:23:46est-ce que ça
01:23:47au regard de vos électeurs
01:23:48des français qui nous regardent
01:23:50vous l'assimeriez ?
01:23:51En fait c'est même
01:23:52certes au regard
01:23:53de mes électeurs
01:23:53mais c'est aussi au regard
01:23:54de ma propre conscience
01:23:55je respecte infiniment
01:23:58l'avis de chacun
01:23:59sur cette question
01:24:00qui est une question
01:24:00de rapport à la mort
01:24:02et donc à la vie
01:24:03mais en conscience
01:24:04je ne pourrai jamais
01:24:05voter favorablement
01:24:07pour ce texte
01:24:08Et vos collègues
01:24:09qu'est-ce qu'ils en pensent
01:24:09dans votre parti ?
01:24:10C'est une question
01:24:11qui clive
01:24:11et qui transcende
01:24:12évidemment les partis
01:24:13qui transcende tous
01:24:13Je regardais ce matin
01:24:14ou hier dans le Figaro
01:24:15Astrid Panossian-Bouvet
01:24:17de mon parti
01:24:18qui se mobilisait
01:24:19avec le socialiste
01:24:20Dominique Potier
01:24:20et l'homme de droite
01:24:21qui est Yannick Noder
01:24:23qui a appelé
01:24:24à ne pas voter
01:24:24pour ce texte
01:24:25C'est un texte
01:24:26qui aujourd'hui
01:24:27clive de manière
01:24:28très intime
01:24:29chaque parti politique
01:24:30excepté l'extrême-gauche
01:24:31qui a imposé
01:24:32une consigne de vote
01:24:32dans les grands démocrates
01:24:34qu'ils sont
01:24:34Mais au-delà de ça
01:24:36je crois que
01:24:36cela définit complètement
01:24:38le rapport intime
01:24:39que chacun a la vie
01:24:40et donc à la mort
01:24:42et moi en conscience
01:24:43je ne peux pas voter pour
01:24:44je voterai donc pour
01:24:46l'extension
01:24:47des soins palliatifs
01:24:48et contre
01:24:49la légalisation
01:24:50de l'euthanasie
01:24:51ou de l'aide active à mourir
01:24:52Charles Rodouel
01:24:52encore une question
01:24:53à propos du droit de vote
01:24:54des étrangers
01:24:55le candidat de gauche
01:24:55à la mairie de Paris
01:24:56Emmanuel Grégoire
01:24:57veut autoriser
01:24:58le droit de vote
01:24:58aux étrangers
01:24:59vivant à Paris
01:24:59pour toutes les votations
01:25:01locales
01:25:02c'est une bonne
01:25:02c'est une mauvaise idée
01:25:03selon vous ?
01:25:03Jean-Luc Mélenchon décide
01:25:05et le reste de la gauche
01:25:06exécute
01:25:06c'est-à-dire que vous avez
01:25:07Jean-Luc Mélenchon
01:25:08qui parle de la nouvelle France
01:25:09de la France créolisée
01:25:11de la France du grand emplacement
01:25:12Emmanuel Grégoire
01:25:12est le candidat
01:25:13de Jean-Luc Mélenchon ?
01:25:14De facto
01:25:15quand il en reprend
01:25:15les idées
01:25:16et l'idéologie
01:25:17on ne peut que constater
01:25:18que vous avez
01:25:18un alignement idéologique
01:25:20et objectif
01:25:20de toute la gauche
01:25:22en tout cas
01:25:22de cette gauche-là
01:25:23sur l'agenda politique
01:25:24que porte Jean-Luc Mélenchon
01:25:25et c'est la raison
01:25:26pour laquelle je lance
01:25:27un appel
01:25:27à tous mes amis
01:25:28de la droite et du centre
01:25:30unissez-vous
01:25:30pour faire barrage
01:25:31à Emmanuel Grégoire
01:25:33à la mairie de Paris
01:25:33Mais qui est un candidat
01:25:34de gauche radical
01:25:35selon vous ?
01:25:36On a commencé cette discussion
01:25:37sur l'extrême gauche
01:25:38vous pensez
01:25:39qu'Emmanuel Grégoire
01:25:39est un candidat
01:25:40de la gauche radicale ?
01:25:40Il est soutenu
01:25:41par Yann Brossard
01:25:42représentant des communistes
01:25:43il est soutenu
01:25:44par les écologistes
01:25:45qui je crois font preuve
01:25:46matin, midi et soir
01:25:47à l'Assemblée nationale
01:25:48d'une forme de radicalité
01:25:49donc Emmanuel Grégoire
01:25:50n'est peut-être pas
01:25:51lui-même radical
01:25:52mais il doit assumer
01:25:53les alliances politiques
01:25:54qu'il signe aujourd'hui
01:25:56et je crois
01:25:57qu'il les assume
01:25:57très clairement
01:25:58et donc à charge
01:25:59de notre camp
01:26:00de s'unir
01:26:01pour le faire battre
01:26:02et pour gagner
01:26:02la mairie de Paris
01:26:03Merci beaucoup Charles Rodouet
01:26:04député ensemble
01:26:05pour la République
01:26:06Merci d'être venu
01:26:07ce matin sur CNews
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