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Les invités d’Olivier de Keranflec’h décryptent l’actualité internationale dans #LHeureInter tous les dimanches à 16h

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00:00Le monde bouge sous nos yeux, chaque pays ému par ses propres intérêts.
00:04Nous essayons de comprendre ces mutations internationales.
00:07Bienvenue dans l'heure inter.
00:08Je vous présente mes invités dans un instant, mais tout de suite, le Flash Info, Sandra de Chiombo.
00:12Bonjour Sandra.
00:13Bonjour Olivier, bonjour à tous.
00:14A la une, le déplacement d'Emmanuel Macron aux Émirats Arabes Unis.
00:18Le président français a donné son feu vert à la construction du futur porte-avions
00:23qui remplacera le Charles de Gaulle.
00:24Il doit entrer en service en 2038.
00:26Il l'a annoncé ce dimanche lors du Noël avec les troupes françaises à Abu Dhabi.
00:31900 soldats y sont déployés.
00:33On écoute le président.
00:35Conformément aux deux dernières lois de programmation militaire,
00:39et après un examen complet et minutieux,
00:43j'ai décidé de doter la France d'un nouveau porte-avions.
00:48La décision de lancer en réalisation ce très grand programme a été prise cette semaine.
00:52Et puis à quelques jours de Noël, des centaines de Pères Noël ont défilé dans les rues de Rome et Venise.
01:00Ce dimanche en Italie, ils étaient à vélo, d'autres en bateau pour leur parade annuelle.
01:05Ils sont passés devant les monuments touristiques des deux villes italiennes.
01:08Une course en faveur des enfants atteints du cancer a même eu lieu dans la capitale.
01:12Merci beaucoup Sandra Ciombo pour vous accompagner cet après-midi.
01:16Xenia Fedorova est avec nous.
01:18Xenia, bonjour.
01:19Bonjour.
01:19À vos côtés, Arnaud Karsfeld, mon cher Arnaud.
01:20Bonjour.
01:21Rachel Kahn nous accompagne, C.I. Juris.
01:23Bonjour Rachel.
01:24À vos côtés, Michel Fayad.
01:25Bonjour Michel.
01:26Et Régis Le Saumier, grand reporter.
01:29Très heureux de vous retrouver.
01:29Moi aussi, très heureux d'être là.
01:31Faut-il y voir un signe d'apaisement ?
01:33Pas votre présence, mais une ouverture salutaire.
01:36Mais plutôt Emmanuel Macron et Vladimir Poutine.
01:39Bien sûr, il n'y a jamais eu de brouille.
01:41Emmanuel Macron et Vladimir Poutine sont-ils prêts à renouer le dialogue ?
01:45Le Kremlin vient en effet de répondre au chef de l'État français.
01:49Lors d'un sommet à Bruxelles vendredi,
01:51Emmanuel Macron a appelé à renouer le dialogue direct avec Vladimir Poutine
01:54dans le cadre des pourparlers pour la paix en Ukraine.
01:58On regarde les précisions d'Anaïs Bauché et puis on en parle ensuite.
02:03Vladimir Poutine serait prêt à dialoguer avec le président français.
02:06Une affirmation tenue par le porte-parole du Kremlin dans la nuit de samedi à dimanche.
02:10Emmanuel Macron a dit qu'il était prêt à parler avec Poutine.
02:13Il est probablement très important de rappeler ce que le président a dit
02:16lors de sa grande conférence de presse annuelle vendredi.
02:19Il a également exprimé le fait qu'il était prêt à engager le dialogue avec Macron.
02:23Une déclaration qui fait suite aux propos d'Emmanuel Macron ce vendredi à Bruxelles,
02:27à l'issue d'un sommet où l'UE a trouvé un accord
02:29pour débloquer un prêt de 90 milliards d'euros pour soutenir l'Ukraine.
02:32Je pense qu'il va redevenir utile de parler à Vladimir Poutine, oui.
02:37De toute façon, je constate qu'il y a des gens qui parlent à Vladimir Poutine.
02:42Donc, je pense que nous, Européens et Ukrainiens,
02:47on a intérêt à trouver le cadre pour réengager cette discussion en bonne et due forme.
02:52Une allusion à peine voilée à Donald Trump qui n'a jamais rompu le dialogue avec Vladimir Poutine.
02:57Face à la Russie, le président ukrainien lui-même estime que les Etats-Unis sont l'unique force de persuasion,
03:02pour mettre fin au conflit.
03:04Les Etats-Unis doivent dire clairement, s'il n'y a pas de voie diplomatique,
03:07alors il y aura une pression totale.
03:09Il y aura beaucoup d'armes très solides pour l'Ukraine.
03:12Il y aura un soutien très fort pour l'Ukraine.
03:14Les Etats-Unis imposeront des sanctions à l'ensemble de l'économie,
03:17à tous les secteurs qui rapportent de l'argent aux russes.
03:20Sans cela, c'est tout simplement impossible.
03:22Poutine ne ressent pas encore la pression qui devrait s'exercer sur lui.
03:26Des négociateurs ukrainiens, européens et américains participent ce week-end en Floride à des pourparlers.
03:31Volodymyr Zelensky a évoqué hier la possibilité d'une négociation directe entre l'Ukraine et la Russie.
03:37Une rencontre proposée selon lui par les Etats-Unis.
03:39Il s'agirait d'une première depuis six mois.
03:42Alors il est vrai que ce souhait d'Emmanuel Macron de renouer le dialogue avec Moscou,
03:46Zegna Fedorova, va finalement à rebours des dernières postures, notamment de l'Union Européenne.
03:51On entendait Emmanuel Macron dire, nous on ne parlait pas avec Moscou.
03:55Pendant ce temps-là, d'autres pays l'ont fait.
03:56Alors est-ce qu'on peut quand même y voir un signe d'apaisement, finalement ?
04:00Un signe assez concret, d'une perspective de cesser le feu à l'avenir,
04:04d'une perspective de négociation de paix qui sont en train de se préciser,
04:08là avec cette déclaration d'Emmanuel Macron ?
04:10Je pense qu'Emmanuel Macron a surtout compris qu'aucune paix n'est possible sans la Russie,
04:16sans parler à la Russie.
04:18couper le dialogue diplomatique avec la Russie, c'était une erreur stratégique, je pense,
04:24de la part des pays européens, parce qu'en fait, ils s'est même isolés,
04:30ils n'ont pas aucune influence aujourd'hui sur le processus de paix qui est mené plutôt par Donald Trump.
04:37Je pense qu'Emmanuel Macron comprend très bien qu'il faudrait prendre ce dialogue.
04:41Ce que Dmitry Peskov a dit, parce que Vladimir Poutine n'a pas répondu directement à ce que Emmanuel Macron a suggéré,
04:49mais ce que Peskov a confirmé, c'est juste, encore une fois, une position que la Russie est toujours ouverte à négociation,
04:58et jamais arrêter cette négociation avec les Européens.
05:02Il ne faut pas oublier qu'Emmanuel Macron, à part des discours assez forts contre Poutine lui-même et la Russie,
05:09il a aussi fuité les échanges diplomatiques confidentiels entre lui et Vladimir Poutine,
05:17ce qui était considéré quand même comme une erreur par les Russes.
05:21Mais néanmoins, je pense qu'il a aussi prêt à répondre à ces dialogues,
05:24sauf que je ne pense pas que ça va changer grand-chose.
05:27Et dans un moment, la France ne va pas commencer à jouer un rôle plus important qu'il est maintenant.
05:34Oui, c'est ça, que Peskov Emmanuel Macron dans ses négociations ?
05:37On va s'interroger.
05:38Régis Le Saumier, vous connaissez très bien la situation,
05:40vous avez même été sur place, sur le terrain, sur le front de cette guerre, justement.
05:45Comment est-ce que vous interprétez cette volonté d'Emmanuel Macron ?
05:48On a même envie de dire ce réveil d'Emmanuel Macron de reprendre le dialogue avec Moscou,
05:53puisque, je le disais, ces derniers mois, ce n'était absolument pas la posture diplomatique,
05:58et notamment de la France.
05:59C'était, on coupe tout canal diplomatique.
06:02On espère que, eh bien, on n'a pas finalement trop tardé à reprendre ce dialogue.
06:09Le dialogue, d'abord, n'est toujours pas repris.
06:11C'est une déclaration de bonnes intentions de chaque côté.
06:15Non, ce qui est intéressant, c'est qu'effectivement, il y a un changement radical
06:17par rapport à ce qu'Emmanuel Macron exprimait avant,
06:20où chaque fois qu'il y avait une avancée potentielle dans le processus de paix,
06:24même quand, je me souviens, le président Zelensky disait,
06:27voilà, il y a les 28 points, vous savez,
06:29qui avaient proposé le plan Dmitriev-Vitkov en octobre,
06:35immédiatement, Emmanuel Macron avait fait une déclaration
06:38en disant que la Russie représentait le danger,
06:42le pays qui ne voulait pas négocier, etc.
06:44Donc, remettant de l'huile sur le feu, un petit peu systématiquement,
06:47au point qu'on se disait,
06:48mais est-ce que finalement Emmanuel Macron veut d'un plan de paix en Ukraine ?
06:53Donc là, je pense qu'il y a eu des événements qui font
06:56qu'Emmanuel Macron se retrouve dans une position aujourd'hui
07:00qui a été justement cette fameuse question du dégel des avoirs russes à Bruxelles.
07:07Je pense que ça a été quelque chose de fondamental,
07:10où on a vu l'Allemagne, finalement, prendre le lead européen sur cette affaire,
07:15demander à la Belgique d'essayer de faire pression,
07:17une pression maximale pour utiliser les avoirs russes
07:20pour financer la guerre en Ukraine.
07:22Et finalement, Emmanuel Macron et la France,
07:24qui eux aussi possédaient des avoirs russes
07:26et qui ont été très discrets là-dessus,
07:28n'ont pas voulu, finalement, se ranger à l'option
07:32Ursula von der Leyen, Friedrich Merz.
07:34L'Allemagne en veut beaucoup à la France de ça,
07:36mais donc cette singularité de la position française
07:39fait qu'elle empêche l'Allemagne, peut-être,
07:41d'avoir un leadership européen
07:42et qu'Emmanuel Macron, peut-être,
07:45s'il s'agit d'une nouvelle posture diplomatique,
07:49se dit, je vais maintenant essayer une autre façon
07:52de réentrer, on va dire, dans le processus de paix.
07:56Parce que quand il parle de Trump,
07:58ce qui est intéressant, c'est qu'il se rend compte
07:59qu'en fait, la paix avance,
08:01les négociations avancent sans la France et sans l'Europe.
08:04Et que, finalement, quid de cette Europe ?
08:08Qu'est-ce qu'elle va faire ?
08:08Quelle est sa voie ?
08:09Elle n'est même pas capable d'avoir une voie unie à 27.
08:12Donc, aujourd'hui, il y a peut-être des choses à faire
08:14et il faut peut-être se raccrocher à ce processus de paix
08:16parce qu'un jour ou l'autre, on va finir par y arriver.
08:18Alors, justement, quel était le cap ?
08:19Je vous propose d'écouter le général Pierre de Villiers.
08:21Il était ce matin l'invité du Grand Rendez-Vous.
08:24Et il a dit une phrase, finalement,
08:26qu'on n'a jamais entendue du côté des dirigeants européens
08:29et du dirigeant français.
08:31On l'écoute.
08:32On a intérêt à la paix, incontestablement.
08:36C'est indispensable.
08:38Alors, c'est une paix qui doit être durable.
08:40C'est-à-dire qu'il faut un système de garantie pour cette paix
08:43parce que sinon, ça risque de recommencer.
08:45Moi, j'étais aux négociations du format de Normandie en 2015
08:48au moment du 70e anniversaire du débarquement.
08:52Donc, je m'en souviens.
08:53Ça a commencé en 2014, l'Ukraine et la Russie.
08:56Et puis, il faut une paix la plus juste possible
09:00sur l'affaire des territoires.
09:02Et là, c'est le point dur.
09:04La Russie veut la partie qui est encore contrôlée
09:07dans le Donbass par l'Ukraine.
09:09Et l'Ukraine, légitimement, ne veut pas la céder
09:11sur tapis vert, si je puis dire.
09:14Donc, je me réjouis de voir qu'on va vers la paix.
09:18Et j'espère qu'on va vers la paix.
09:20Alors, on va revenir sur les points clés,
09:21mais Arnaud Klarsfeld, on a intérêt à la paix.
09:24L'Europe a intérêt à la paix.
09:26Cette phrase, on ne l'a pas entendue, finalement,
09:28dans la bouche de nos dirigeants européens.
09:30Ce cap affiché.
09:32Et finalement, entendre que l'Europe, aujourd'hui,
09:34a intérêt à la paix et non pas à la guerre,
09:37puisqu'on pouvait l'entendre aussi de cette manière-là,
09:40ça fait du bien, ai-je envie de dire.
09:42Oui, c'est quelque chose de tout à fait logique.
09:44L'Europe a intérêt à la paix.
09:46Je le disais à Régis en 2022.
09:48Absolument.
09:49En 2022, j'étais un des rares, il fallait trouver un compromis.
09:54La France et l'Europe ont intérêt à un compromis avec la Russie.
09:58La Russie sera toujours là.
09:59Une grande partie de la prospérité européenne a été basée sur une énergie à bas coût de la part de la Russie.
10:07On pouvait leur exporter nos produits finis.
10:12Donc il vaut mieux une bonne relation avec la Russie
10:15plutôt qu'une Allemagne qui dirige l'Europe,
10:19qui se militarise de manière sinon outrancière, du moins guerrière.
10:25Parce que la Première Guerre mondiale, c'était aussi l'Allemagne, la Russie.
10:29La Deuxième Guerre mondiale aussi, l'Allemagne, la Russie.
10:32On ne va pas recommencer une Troisième Guerre mondiale.
10:36Les régimes ont changé, mais les pays restent les mêmes.
10:42Et il faut quand même un territoire tampon.
10:44Et malheureusement, l'Ukraine est ce territoire tampon.
10:48Il y en a qui veulent être plutôt du côté européen,
10:50mais il y en a aussi qui veulent être du côté russe.
10:54Et vous avez dit qu'il n'y a pas de morale en géopolitique.
10:59Il n'y a pas de morale en géopolitique.
11:00Bon, que l'Ukraine reste une zone tampon entre l'Europe occidentale et la Russie,
11:06que la Russie n'ait pas l'impression que l'OTAN avance trop vers elle,
11:11paraît une solution raisonnable compte tenu du régime russe.
11:16On va voir la carte dans un instant, justement, pour bien comprendre de quoi nous parlons.
11:20Mais Rachel Kahn, je souhaitais vous entendre aussi sur l'Europe a besoin de la paix.
11:25Peut-être que dès le départ, si effectivement nous avions des dirigeants européens
11:28et un chef d'État français qui dit à son peuple,
11:33l'Europe a besoin de la paix, on va aller dans ce sens-là et on va reprendre le dialogue,
11:37ça aurait été peut-être un soulagement aussi pour le peuple qui n'a jamais été consulté, rappelons-le, si vous voulez.
11:43Oui, oui, ça me rappelle en fait le texte, la déclaration Schumann, vous savez,
11:49sur l'Europe de la paix, justement, que la paix ne se décrète pas, elle se construit pas à pas.
11:56En fait, pour construire la paix durable, effectivement, qu'il faut un dialogue.
11:59Et une paix durable, c'est pas simplement un slogan.
12:03Une paix durable, c'est pas se donner rendez-vous, un cessez-le-feu,
12:06se donnant rendez-vous pour une prochaine guerre.
12:08Donc, moi, je suis contente que le dialogue puisse être renoué,
12:11après savoir à quel prix.
12:14Et puis peut-être que cette intervention, elle vient aussi au moment où,
12:17on le sait, que de l'argent a été déboursé pour l'Ukraine.
12:2190 milliards.
12:22Voilà, et qu'il ne s'agit pas, en fait, de financer une guerre durable, justement.
12:27C'est ça. Alors, il y a ce paradoxe-ci, c'est très intéressant.
12:30On va regarder cette carte, Xenia Fedorova,
12:32puisque Régis Le Saumier l'évoquait tout à l'heure.
12:35Première mouture du plan de paix, 28 points.
12:38Qui faisait, disait-on, la parabelle à Moscou,
12:41mais amendée par l'Ukraine et les Européens,
12:43on sent qu'il y a un point de blocage.
12:45Il est où le point de blocage, aujourd'hui, Xenia Fedorova ?
12:47C'est-à-dire que Moscou ne veut pas lâcher, on les voit,
12:50Kershund, Zaporizhia, Donetsk, Lugansk.
12:53Voilà, c'est parti-là.
12:54Ce n'est pas négociable, ça, du côté de Moscou, Xenia ?
12:57Malheureusement, je ne vois pas très près les cartes
12:59que vous êtes en train d'afficher,
13:01mais je peux vous dire qu'on ne sait pas exactement
13:04qui sont les points plus importants.
13:06On peut envisager, on peut imaginer
13:09qui sont les points pour la Russie.
13:11C'est toute la Donbass qui est considérée russe, aujourd'hui.
13:13Donc, évidemment, si, par exemple, dans ces plans d'épée,
13:17il y a des points,
13:17et dans ces points, la partie qui n'est pas encore sous contrôle russe
13:24et reste ukrainienne, ça sera en ligne rouge pour la Russie.
13:28Parce que, évidemment, si la Russie va continuer à mener
13:32l'opération qu'elle mène militaire,
13:34c'est-à-dire que dans quelques mois,
13:37on peut envisager que ça sera récupéré par la Russie.
13:40La situation est très sensible, assez sensible,
13:43parce que s'il n'y a pas un accord d'épée aujourd'hui,
13:46avec les conditions qui sont acceptées par la Russie,
13:50dans quelques mois,
13:52ça peut devenir plus difficile pour l'Ukraine.
13:55C'était déjà le cas.
13:56On en parlait plusieurs réponses avec vous.
13:58Mais en 2022, l'Ukraine pouvait encore garder
14:01la région de Donbass en autonomie.
14:04Aujourd'hui, il ne peut plus.
14:06Et donc, pour moi, je pense que c'est la question du timing.
14:09Et il faut, j'espère qu'il ne sera pas encore en erreur
14:13d'attendre encore des mois pour perdre encore plus des hommes.
14:19Et je ne parle pas des hommes ukrainiens.
14:21Je pense que c'est évident que les hommes morts de deux côtés.
14:25Mais aujourd'hui, on a une vraie possibilité pour une paix.
14:28Et c'est important qu'il y ait tous les côtés,
14:31et l'Union européenne inclue, prend ça à sérieux.
14:34On va écouter Michel Fayad sur le dossier.
14:38Justement, on le voit bien.
14:40Il y a quand même des signaux plutôt positifs,
14:42notamment lorsqu'on entend Emmanuel Macron
14:44et Vladimir Poutine dire oui, nous sommes prêts à redialoguer.
14:47Et dans le même temps, on voit qu'il y a toujours cette aide
14:49de l'Union européenne.
14:5090 milliards, on le disait, pour soutenir l'Ukraine.
14:54Il y a aussi toujours des alertes.
14:56Alors, démentis sous votre contrôle,
14:57Régis Le Saumier, par Washington, me semble-t-il,
15:00ces alertes, comme quoi les renseignements américains
15:02s'attendaient à ce que la Russie attaque davantage,
15:06rentre dans les territoires, dans les Pays-Baltes,
15:08et en Pologne, et démentis.
15:08Par Tulsi Gabbard, le chef du renseignement américain,
15:11qui dit que ça n'a jamais été le cas,
15:13et que le renseignement américain, qui est le pilote,
15:15n'a pas délivré ces informations.
15:18Ça, c'est important de le dire, parce qu'on entend...
15:20Mais on porte à fond avec l'agence Reuters,
15:21qui a communiqué sur ces informations-là.
15:24Voilà, donc on voit qu'il y a finalement deux postures
15:26qui se tiennent toujours.
15:26Comment est-ce que vous voyez les choses ?
15:27Puisque les pourparlers se poursuivent d'ailleurs à Miami.
15:29Moi, je pense que dès le départ, les gens n'ont pas vraiment compris
15:33la stratégie militaire russe.
15:35Parce que les Russes, en réalité, avaient comme objectif
15:37de détruire l'armée ukrainienne.
15:39C'était ça le but numéro un.
15:41Et ensuite, une fois que l'armée ukrainienne est détruite,
15:43d'avancer.
15:44Et la Russie est en train de réussir son coup,
15:46parce qu'il y a quelques temps encore,
15:48la Russie ne gagnait que 1 km² par jour.
15:51Aujourd'hui, en moyenne, c'est 20 km² par jour.
15:54Donc la rapidité de l'offensive,
15:56elle est beaucoup plus importante aujourd'hui.
15:58Et donc, effectivement, si les choses traînent en Ukraine,
16:02en termes de négociations de paix,
16:04effectivement, la Russie pourrait avancer
16:06d'un point de vue territorial.
16:08Maintenant, par rapport à Emmanuel Macron,
16:09je pense qu'il a fait une erreur diplomatique,
16:13dans le sens où, quand on fait des études en diplomatie,
16:16on apprend toujours qu'un pays comme la France,
16:18qui n'est pas un pays neutre,
16:19qui dispose de la puissance nucléaire,
16:21doit prendre position, pour l'un ou pour l'autre.
16:23Et ensuite, après avoir pris position pour l'un ou pour l'autre,
16:26il maintient ce qu'on appelle en anglais le « back channel »,
16:28le « backdoor diplomacy »,
16:31c'est-à-dire de toujours maintenir la parole,
16:35les discussions avec l'ennemi, avec l'adversaire.
16:39Or, dans le cas de la France d'Emmanuel Macron,
16:42malheureusement, on a choisi l'Ukraine
16:44et on a arrêté toute communication avec la Russie.
16:48Et ça ne se passe pas ainsi pour un pays comme la France.
16:49Voilà, une grande puissance, c'est l'arrêt diplomatique,
16:52mais on voit qu'il y a un affaissement aussi au niveau diplomatique en France,
16:55malheureusement, comme dans beaucoup de secteurs.
16:57Mais Emmanuel Macron, lui-même, avait proposé
16:59la rotation de la dissuasion nucléaire.
17:02Il avait discuté avec les Allemands
17:04la possibilité que le siège diplomatique
17:06et le Conseil de sécurité des Nations Unies
17:09soit peut-être, à un moment donné, le siège de l'Union Européenne.
17:12C'est lui qui a un peu bridé cela auprès des Allemands.
17:16Puis après, il est revenu sur ses positions.
17:18Mais enfin, il est quand même en partie responsable
17:22de ce réveil allemand
17:24et de cette, entre guillemets, comme disait Arnaud,
17:27cette menace, entre guillemets, allemande.
17:29Nous devons être forts pour être craints.
17:31Emmanuel Macron, qui l'a répété cet après-midi
17:33aux Émirats Arabes Unis,
17:35il fête Noël avec les militaires
17:36qui se sont déployés sur place.
17:38Il a prononcé un discours aux armées.
17:40On peut peut-être dire un mot,
17:42puisqu'il a donné le coup d'envoi
17:43de la construction du futur porte-avions
17:45destiné à remplacer le Charles de Gaulle,
17:47qui doit entrer en 2038.
17:49Bon, ça va coûter...
17:5110 milliards.
17:5210 milliards.
17:52Voilà, c'est l'annonce du jour.
17:54Peut-être un mot, Régis Le Saumier ?
17:56Oui, sur un budget qui est en augmentation.
17:58Mais la vraie surprise, c'est qu'on se dit,
18:00cet argent alloué, justement, à la construction,
18:02800 entreprises vont travailler sur le porte-avions.
18:05Ça va beaucoup donner d'emplois du côté de Saint-Nazaire.
18:08Mais par rapport à ce qui était prévu,
18:11il va forcément y avoir...
18:12On est dans une phase d'augmentation
18:13de 5% du budget de la Défense.
18:17Forcément, ça vient en surpoids.
18:19Et ça va se faire forcément en détriment
18:22d'autres secteurs sur lesquels
18:25on avait promis d'investir.
18:26Donc là, on n'a toujours pas de budget.
18:28Donc ça va être intéressant.
18:31Il y a une chose aussi,
18:32quand j'ai appris la décision de faire ce porte-avions,
18:36ça m'a rappelé l'époque où j'étais correspondant
18:39de Paris Match aux Etats-Unis,
18:41la période 2003-2004,
18:43où à l'époque, déjà,
18:44on parlait de construire un deuxième porte-avions.
18:47Et Donald Rumsfeld était venu voir
18:48Jean-David Levitt,
18:49qui était notre ambassadeur à Washington,
18:52pour lui dire, vous savez,
18:53vous ne ferez pas votre deuxième porte-avions
18:54puisque vous n'êtes pas avec nous en Irak.
18:56Et pourquoi vous ne ferez pas votre deuxième porte-avions ?
18:58Parce que les catapultes des porte-avions
19:00pour envoyer les avions en l'air
19:02sont de fabrication américaine.
19:04Ce sont ces General Electric qui les fabriquent.
19:07Et c'est toujours, aujourd'hui,
19:08elles sont électromagnétiques.
19:09À l'époque, elles étaient à vapeur.
19:11Et aujourd'hui, c'est toujours les Américains
19:12qui ont cette technologie.
19:14Les Américains peuvent très bien dire,
19:15non, non, votre deuxième porte-avions,
19:17à l'époque, il y avait une brouille,
19:18mais aujourd'hui, on peut s'agir...
19:19Alors, justement, ce que les Américains
19:21qui nous alertent, qui disent,
19:22attention, vous êtes en déclin,
19:23si ça continue, on ne sera plus vos alliés.
19:24On en parle dans un instant.
19:25Je voulais tout de même conclure
19:26sur ce dossier Russie-Ukraine.
19:28On va y revenir.
19:30Mais justement, sur ces prises de parole
19:31d'Emmanuel Macron,
19:32à la fois sur cette volonté
19:33de renouer le dialogue.
19:34Et quand il y a eu l'annonce comme ça,
19:36nous devons être forts pour être respectés.
19:38Moi, ce qui m'intéresse,
19:39c'est de savoir comment c'est perçu,
19:40notamment en Russie,
19:41par les journalistes là-bas sur place.
19:44En d'autres termes,
19:45que pèse la voix d'Emmanuel Macron
19:47aujourd'hui en Russie ?
19:48Est-ce qu'on l'écoute ?
19:49Visiblement, oui,
19:50puisque le porte-parole du Kremlin a répondu.
19:51Mais de manière générale,
19:52dans la population ?
19:53Vous savez, Emmanuel Macron
19:56a un peu perdu sa crédibilité
19:58pendant ces années
19:59aux yeux des Russes.
20:02Mais en général,
20:02la relation de la Russie
20:04vis-à-vis de la France
20:05est toujours très, très bonne.
20:07Et en fait,
20:08il y a cet amour profond
20:09de la France,
20:10ses amitiés.
20:12Ça n'a pas disparu
20:13heureusement
20:15avec cette situation géopolitique.
20:19Après, on a aussi,
20:20je pense que les journalistes russes
20:22répètent souvent,
20:23qu'Emmanuel Macron
20:24est capable de changer
20:25sa position assez vite.
20:27On a vu ça déjà
20:28à plusieurs reprises.
20:30Donc, on voit ça aujourd'hui
20:31quand on parle des reprises,
20:33de la dialogue avec la Russie.
20:35Donc, c'est clair,
20:36je pense que
20:37personne ne lui fait confiance.
20:38Mais en général,
20:39il n'est pas associé
20:42avec la France, en fait.
20:43C'est un président,
20:44mais tout le monde sait
20:45qu'il n'a pas les popularités,
20:47qu'il est très bas
20:48et qu'il est dans quelques...
20:50Bon, plus qu'un an,
20:53moins qu'il est deux ans,
20:54il va partir.
20:55Tout le monde a compris
20:56que c'était la diplomatie
20:57du même temps
20:57et qu'en diplomatie,
20:58le même temps,
20:59ça marche absolument pas.
21:00Le grand écart
21:00entre le chef d'état-major
21:02des armées
21:02qui nous parle d'accepter
21:03de perdre nos enfants.
21:06Vous avez aussi le secrétaire,
21:07plus récemment,
21:08le secrétaire de l'OTAN,
21:09Marc Rutteux,
21:09la semaine dernière,
21:10qui nous a dit
21:10qu'il faut s'apprêter
21:11à vivre la guerre
21:11de nos grands-parents
21:12et celle de nos arrière-grands-parents.
21:15Et puis là,
21:15tout à coup,
21:16il faut renouer le dialogue
21:17avec Moscou.
21:18Donc, j'ai envie...
21:18Il y a cette espèce
21:19d'en même temps,
21:20c'est oui, c'est non,
21:21mais l'ancien chef d'état-major,
21:23Pierre Dubuillet,
21:24qui dit
21:24l'Europe a tout intérêt
21:26à la paix
21:26et la voie de la raison.
21:28Il est temps
21:29que le vieux continent
21:30se réveille.
21:30Alors ça,
21:31la Russie l'avait dit déjà.
21:33Aujourd'hui,
21:33c'est les Etats-Unis.
21:34Alors les alertes,
21:35elles se multiplient.
21:36J.D. Evans,
21:37Donald Trump,
21:37Steve Bannon,
21:38encore ce dimanche
21:39dans les colonnes du JDD.
21:41Les alertes sur l'état
21:42de santé de l'Europe,
21:43de la France,
21:44se multiplient donc
21:45côté américain.
21:46Tout cela,
21:47alors ça suscite
21:47bien évidemment
21:48certaines vexations
21:49chez certains.
21:50Pourtant,
21:51il s'agit d'un constat lucide
21:52partagé par beaucoup
21:53de citoyens européens
21:54et français,
21:55celui d'une Europe
21:56qui risque de devenir
21:58méconnaissable
21:59d'ici 20 ans.
22:00Alors est-ce que
22:01Donald Trump,
22:02s'il avait raison ?
22:03On va s'interroger
22:04dans un instant,
22:04mais avant,
22:05on va regarder ce sujet
22:05de Clara Bouvier-Desnos
22:07et on en parle ensuite.
22:09Pour Washington,
22:10le décrochage européen
22:11n'est plus une hypothèse
22:12mais une réalité
22:12désormais intégrée
22:13dans la hiérarchie
22:14stratégique américaine.
22:16Un déclin attribué
22:17à une crise
22:17de direction politique.
22:18Steve Bannon,
22:19ancien conseiller
22:20de Donald Trump,
22:21cible directement
22:22l'exécutif français
22:23et met en cause
22:23son incapacité
22:24à trancher.
22:25Vous avez un problème
22:26colossal de finances publiques
22:27et pendant ce temps-là,
22:28Emmanuel Macron
22:29se prend pour De Gaulle
22:30ou Napoléon.
22:31A l'inverse,
22:32aux Etats-Unis,
22:33l'administration Trump
22:34revendique des choix clairs.
22:35D'abord sur les frontières,
22:36redevenues une priorité régalienne,
22:38entre contrôles renforcés
22:39aux frontières
22:40et expulsions accélérées,
22:41les Etats-Unis
22:42contiennent la pression
22:43migratoire illégale.
22:44Ensuite,
22:44sur le plan budgétaire,
22:45l'immigration
22:46et l'État-providence
22:47sont clairement dissociés.
22:48L'accès aux aides
22:49est conditionné
22:49au statut légal
22:50et à l'activité.
22:51Sur le terrain sécuritaire,
22:53Washington revendique
22:54une approche frontale
22:55de l'islamisme politique
22:56fondée sur le renseignement,
22:58la surveillance
22:58des flux financiers,
22:59la dissolution
23:00d'organisations relais
23:01ou encore la volonté
23:02de classer les frères musulmans
23:03comme organisations terroristes.
23:05Au niveau économique,
23:06la même logique prévaut.
23:07La réindustrialisation
23:08est assumée,
23:09les secteurs stratégiques
23:10sont protégés
23:10et l'industrie
23:11n'est pas subordonnée
23:12aux contraintes climatiques.
23:13D'après Steve Bannon,
23:14en France,
23:15il faudrait tout d'abord
23:15stabiliser la situation
23:17en réduisant
23:17les dépenses publiques
23:18et en contrôlant
23:19davantage l'immigration.
23:20La question migratoire
23:21que vous vivez
23:22est inextricablement
23:23liée à cette crise financière.
23:25On ne peut pas maintenir
23:25un État-providence
23:26tout en ouvrant
23:27le pays sans limite.
23:28Entre clarté politique
23:29et exécution rapide
23:30via décret présidentiel,
23:32l'administration Trump
23:33revendique une méthode
23:33de pouvoir efficace,
23:35là où la France
23:35aurait besoin,
23:36d'après Steve Bannon,
23:37d'un retour aux racines
23:38du nationalisme français,
23:39d'un Frexit
23:40ou encore de l'élection
23:41de Marine Le Pen
23:42qui, à ses yeux,
23:43resterait la meilleure option.
23:45Alors déjà,
23:45pour démarrer,
23:46c'est vrai qu'on l'a vu,
23:47il y a plusieurs façons,
23:48plusieurs clés de lecture
23:49pour interpréter
23:50ces déclarations,
23:51ces alertes
23:52de notre grand cousin américain,
23:54si je puis dire.
23:55Alors, est-ce que c'est...
23:55Vous le voyez comment,
23:56Rachel Kahn ?
23:57Parce que certains disent
23:57que c'est une critique,
23:59une façon d'affaiblir l'Europe
24:00quand d'autres disent
24:01non, non,
24:02c'est l'alerte amicale
24:03d'un vieil allié,
24:05pour ne pas dire ami,
24:06puisque voilà,
24:07est-ce que ce sont des alliés
24:07ou des amis ?
24:08On pourra s'interroger aussi.
24:09Mais comment est-ce que
24:09vous voyez les choses ?
24:11Puisque le Conseil
24:11est partagé finalement
24:12par beaucoup de citoyens,
24:13nous le disions tout à l'heure.
24:14D'un point de vue émotionnel
24:16et en tant que Française,
24:18je n'aime pas
24:18qu'on critique mon pays.
24:20Mais après,
24:21par rapport aux faits,
24:22c'est à la fois
24:23l'ami et l'allié.
24:25C'est-à-dire que l'ami,
24:26vous savez,
24:26l'ami c'est celui
24:27qui vous dit vos vérités,
24:30même si elles sont
24:31difficiles à entendre.
24:32Et là, effectivement,
24:33lorsque l'on voit
24:34l'antrisme,
24:36l'islamisme,
24:37le wokisme,
24:38les questions d'industrie,
24:42les questions de souffrance
24:44sociale que l'on vit aussi
24:46avec les agriculteurs,
24:47etc.
24:48En réalité,
24:48on vit dans un pays
24:49aujourd'hui
24:50et dans une Europe,
24:51malheureusement,
24:52puisque la capitale
24:53de l'Europe,
24:54c'est Bruxelles.
24:54Et on voit dans quel état
24:55est Bruxelles aujourd'hui.
24:57En perte de repères,
24:59en perte de contrôle
25:01et en perte de confiance.
25:03Et je pense que
25:04ça fait aussi du bien
25:06d'entendre ces vérités.
25:07Ça fait du bien.
25:07Même si c'est très désagréable
25:09à entendre de la part de Trump.
25:10C'est très désagréable
25:11à entendre.
25:11Et on peut aussi imaginer
25:13que si effectivement
25:14le déclin de l'Europe continue,
25:16il ne faudra plus
25:17compter sur les Etats-Unis
25:18pour nous soutenir.
25:19Et prenons l'affaire
25:21des catapultes,
25:22finalement,
25:22comme fil rouge.
25:23Très intéressant.
25:23Régis Le Saumier
25:24nous rappelait
25:25que les Etats-Unis
25:26avaient prévenu la France.
25:29Vous ne pourrez pas
25:29faire de deuxième
25:30navire de guerre
25:31puisque Emmanuel Macron
25:32vient d'annoncer
25:33la construction
25:33d'un nouveau navire de guerre.
25:35Puisque vous n'êtes pas en Irak,
25:36donc vous n'êtes plus
25:37nos alliés,
25:38donc on ne vous fournit plus
25:38les catapultes.
25:39Ça, c'est très concret.
25:41Si demain,
25:41l'Europe décline encore plus,
25:43peut-être que les Etats-Unis
25:43disent,
25:44ben non,
25:44nous les catapultes,
25:45on ne vous les fournit plus
25:46parce qu'on ne sait pas
25:46qui sera aux commandes
25:48derrière ce navire.
25:49Pour prendre un exemple
25:50très concret,
25:51c'est cela aussi peut-être
25:51l'alerte des Etats-Unis.
25:53Oui, après,
25:54les Etats-Unis sont aussi
25:55en partie responsables
25:56de ce qui se passe
25:56un peu en France
25:57parce que le wokisme
25:58vient des Américains.
25:59Oui, c'est vrai.
26:00L'idée immigrationniste
26:02vient aussi des Américains.
26:03Le multiculturalisme
26:04des Américains.
26:06Le capitalisme
26:07sans limite un peu,
26:09c'est aussi
26:09des Américains.
26:10En fait,
26:12on a voulu
26:12s'américaniser
26:14alors qu'en réalité,
26:15on avait une autre histoire.
26:17Nous sommes des Etats-nations
26:19à la base
26:19et qui ne sont pas
26:21des pays construits
26:22sur une base multiculturelle,
26:24etc.
26:25Et puis,
26:26les Etats-Unis ont des voisins
26:27que nous,
26:28nous n'avons pas.
26:29C'est-à-dire qu'eux
26:30ont des voisins
26:31qui sont des voisins
26:32latino-américains
26:33qui sont quand même
26:34de la même religion.
26:36Et pour nous,
26:37en France,
26:37on a une immigration
26:38qui est essentiellement
26:40arabo-islamique.
26:42Et donc,
26:42ce n'est pas la même chose.
26:43Ensuite,
26:45je pense que
26:45il faut aussi
26:47me garder en tête
26:48que Donald Trump,
26:48lui, dans le temps,
26:49a dit qu'il n'a pas d'amis.
26:51Il n'a que des intérêts.
26:53Donc,
26:53un allié.
26:54Aujourd'hui,
26:54vous considérez
26:55les Etats-Unis
26:55comme un allié
26:56et il a même dit
26:58concernant les négociations
27:00avec la Russie
27:00qu'en fait,
27:01il veut négocier
27:02principal to principal,
27:03c'est-à-dire chef à chef.
27:05Et pour lui,
27:06l'Europe n'en fait pas partie.
27:08Oui, mais nous,
27:08est-ce que nous avons des amis,
27:09nous ?
27:10C'est ça,
27:10la question,
27:11aujourd'hui ?
27:11C'est vrai qu'on en a
27:13de moins en moins.
27:14On l'a vu ces derniers temps
27:15sur les conflits géopolitiques
27:17avec Emmanuel Macron.
27:18Ça a été très compliqué
27:19avec tout le monde.
27:19Il y a aussi une chose
27:20fondamentale avec les Américains,
27:22c'est qu'ils ont joué
27:23avec le feu du djihadisme
27:25depuis l'Afghanistan.
27:27C'est quand même un pays,
27:29l'invasion de l'Irak
27:30qui a quand même rajouté,
27:31enfin,
27:32déclenché le chaos
27:33au Moyen-Orient
27:34et ensuite,
27:36tout ça a quand même
27:37contribué à déstabiliser
27:39cette partie du monde.
27:41Je rajouterais aussi une chose,
27:42c'est que...
27:43Sans oublier le sacrifice
27:43du Liban en 90.
27:45Oui, tout à fait.
27:45Les Américains qui l'ont...
27:46Tout à fait, absolument,
27:47vous avez raison.
27:48Mais je pense que tout vient,
27:50notre problème avec les Américains
27:51vient de De Gaulle.
27:53Et notre relation aujourd'hui
27:55vient de De Gaulle.
27:55C'est-à-dire qu'à partir du moment
27:56où De Gaulle l'aura tenu tête,
27:59a essayé de servir
28:00de puissance médiatrice
28:02entre, on va dire,
28:03le monde soviétique
28:04et les Etats-Unis,
28:06les Américains
28:07ne lui ont jamais pardonné.
28:08D'abord,
28:08ils ont joué Giraud
28:09pendant la Seconde Guerre mondiale,
28:11ils n'ont pas du tout joué De Gaulle.
28:12De Gaulle s'est imposé,
28:14ou c'est Churchill
28:14qui a réussi à le rattraper.
28:17Ils ne voulaient pas de De Gaulle.
28:18Et ensuite,
28:19systématiquement,
28:20pendant la période
28:21de la guerre froide,
28:22ils ont joué
28:23toutes les forces politiques
28:24hostiles à De Gaulle
28:25en France,
28:26y compris
28:26finançant des partis.
28:28Je me réfère
28:30au livre
28:30très très bon
28:31d'Éric Branca
28:32qui s'appelle
28:33L'Ami Américain
28:34qui raconte
28:34cette relation
28:36extrêmement compliquée
28:37entre les leaders
28:38américains
28:39et De Gaulle.
28:40Ce qui fait que
28:41la posture gaullienne
28:43est absolument
28:44omie
28:44par les Américains.
28:46Et depuis,
28:46je pense que
28:47ce ne sont pas du tout
28:48nos amis.
28:48on a été plus
28:50désireux
28:51d'être leurs amis
28:52qu'eux
28:52d'être les nôtres.
28:54Et la posture gaullienne,
28:54en revanche,
28:55qui côté russe,
28:56elle est très appréciée.
28:58Xenia Fedorova
28:59voulait réagir.
29:00Non,
29:00mais je pense
29:01que les États-Unis...
29:02Oscar Noe
29:02ne sera pas tout à fait d'accord.
29:03Soyons honnêtes,
29:06ils voient plutôt
29:07l'Europe
29:07depuis des années
29:08plutôt dépendante
29:09des États-Unis
29:10qui est souveraine.
29:11Et c'est
29:12une très bonne chose
29:13en fait
29:14avec Donald Trump
29:15qui pose
29:16ces questions
29:16sensibles et importantes.
29:18Pendant des années,
29:19il ne faut pas oublier
29:19que les États-Unis
29:20sont espionnés
29:22de dirigeants européens,
29:24de dirigeants français.
29:26On parle de
29:27François Hollande,
29:28Nicolas Sarkozy,
29:29même Jacques Chirac,
29:30Angela Merkel.
29:31Ils ne sont jamais
29:32vus l'Europe
29:33comme une amie,
29:34mais plutôt
29:34comme une amie.
29:35Ils ont des influences.
29:36Aujourd'hui,
29:37avec Donald Trump,
29:38il a des choses
29:38qui sont en train
29:39de renverser.
29:40Je pense que c'est
29:40une bonne chose
29:41pour l'Europe
29:41de se réveiller.
29:43Parce que ce que Régis
29:43a dit,
29:44ce financement
29:45qui était non-stop,
29:46les programmes
29:46pro-américains
29:47pour mettre en idée
29:48que la France
29:50et les États-Unis
29:51sont les meilleurs
29:51amis dans le monde.
29:52Voilà ce qu'on voit
29:53aujourd'hui.
29:54La France
29:54n'est pas indépendante.
29:57L'Europe dépend
29:58énormément
29:59de l'OTAN
30:00et des États-Unis.
30:02Économiquement parlant,
30:03l'Europe est
30:04dans une situation
30:05très compliquée.
30:06Je pense que
30:07ce qu'il dit
30:07Donald Trump
30:08et ce qu'il a dit
30:09dans son stratégie nationale,
30:12c'est hyper important.
30:14Ça doit être apprécié
30:15par les Européens.
30:16On va parler d'ailleurs
30:17d'une menace commune
30:18et même menace commune
30:20pour la Russie,
30:20pour les États-Unis
30:21et pour l'Europe.
30:22Mais avant,
30:22peut-être la réaction,
30:23parce que je vois
30:23que Michel Fayad
30:24et Arnaud Klaarsfeld
30:25souhaitaient réagir
30:25aux propos de Régis
30:27Le Sommier,
30:27peut-être un désaccord
30:28justement.
30:29Un désaccord,
30:29mais je n'ai pas bien compris.
30:31Alors justement,
30:32déjà.
30:33Moi, je suis très...
30:35Régis le sait,
30:36j'aime beaucoup
30:37les États-Unis.
30:37Moi aussi,
30:38j'aime beaucoup
30:38les États-Unis.
30:39Aux États-Unis,
30:40sans les États-Unis,
30:41on aurait été
30:41sous la coupe des nazis
30:43ou on aurait été
30:44sous la coupe des soviétiques,
30:45même si j'aime beaucoup
30:47les médias.
30:48On aurait été
30:49plus ou moins communistes.
30:51Donc,
30:51ils nous ont quand même
30:52préservés de deux régimes
30:54qui sont des régimes
30:55totalitaires.
30:56Maintenant,
30:56comme Michel l'a dit,
30:57ils sont versatiles
30:59dans un sens.
31:01Ils nous vendent
31:01les cigarettes
31:02dans tous les films
31:03et puis après,
31:04ils empêchent de fumer
31:05même à 50 mètres
31:06d'un building.
31:08Et ils nous ont vendu
31:09les transgenres.
31:11Après,
31:11ils sont contre
31:12les transgenres,
31:13la guerre en Irak.
31:14Maintenant,
31:14Trump,
31:15il dit que c'était
31:16une catastrophe,
31:17etc.,
31:17etc.
31:18Mais bon,
31:19ils sont les chefs,
31:20ils préservent
31:21le monde occidental
31:22et ce qu'on peut considérer
31:24comme les libertés individuelles
31:26et la déclaration
31:27d'indépendance.
31:29Donc,
31:29c'est comme des parents
31:31qui ont plein de défauts,
31:32mais quand même
31:33qui nous assurent
31:34la sécurité
31:35et,
31:36disons,
31:38vivre plus ou moins
31:40en sécurité
31:41parce que sans les Etats-Unis,
31:42on aurait soit le Sud,
31:44soit les islamistes.
31:46Alors,
31:47mais,
31:47bon,
31:48notre bombe nucléaire,
31:49si on l'a eu tout seul,
31:50on ne sait pas...
31:51Non,
31:51mais la dissuasion,
31:52c'est nous qui l'avons eu.
31:52Je me rappelle un dîner,
31:54j'étais avec mon père
31:54au dîner
31:56avec Emmanuel Macron,
31:59un dîner officiel,
32:00un dîner d'État
32:00avec le chancelier allemand
32:03et le président allemand.
32:06Et mon père m'a dit,
32:07regarde,
32:07ils sont tellement civilisés,
32:09ils veulent faire la guerre
32:10avec la Russie.
32:11Je vois mal Emmanuel Macron
32:13lancer la bombe nucléaire
32:15sur Moscou
32:16au cas où les troupes russes
32:17avancent.
32:18Ah,
32:18mais c'est pour ça
32:20qu'il n'y aura pas de guerre.
32:20Je ne vois pas François Hollande
32:22non plus le faire.
32:22Deux puissances nucléaires.
32:23Peut-être De Gaulle,
32:24mais je ne vois pas Nicolas Sarkozy
32:25non plus le faire.
32:27Donc,
32:27ceux qui nous protègent
32:28sont les Américains.
32:30Il faut bien en être conscient
32:31malgré tous les défauts.
32:32Et l'Europe,
32:33elle,
32:33doit se battre
32:34pour assurer,
32:35disons,
32:35ce qu'elle considère
32:36être son identité nationale,
32:39c'est-à-dire,
32:39bon,
32:40un monde plus ou moins chrétien,
32:42en étant tolérant
32:43envers les autres
32:44civilisations qui arrivent,
32:47mais en conservant quand même
32:48une forte identité nationale.
32:50Sinon,
32:51l'identité nationale
32:52va se déliter
32:53et l'Europe ne sera plus l'Europe.
32:55Il y a eu une alerte,
32:56notamment de Steve Bannon.
32:57Je voudrais qu'on s'y intéresse
32:58un petit moment,
32:58mais vous vouliez réagir,
32:59Michel Fayad,
33:00vous aussi,
33:00au propos de Régis Lesaumier
33:02et peut-être rebondir
33:03sur ce que vient de dire
33:04Arnaud Clarswell.
33:05En fait,
33:06Régis a raison
33:06que le livre
33:07L'Ami Américain
33:08est un très bon livre à lire.
33:10Merci Michel.
33:11Alors,
33:11je voulais rajouter
33:15que les Américains
33:16aussi ont travaillé
33:17à chasser la France
33:18d'Algérie.
33:19ont travaillé
33:20à chasser la France
33:21du canal de Suez
33:22et de l'Égypte
33:23en 1956
33:23lors de la crise de Suez
33:25et ont chassé aussi
33:26la France du Liban
33:27avec les Anglais.
33:28Et donc,
33:29en fait,
33:29les intérêts américains
33:30en Afrique du Nord
33:31et au Moyen-Orient
33:32ont souvent été
33:33contre les intérêts français.
33:34Donc vous,
33:35vous êtes plus
33:35de l'équipe
33:37c'est un allié
33:37et non pas un ami
33:38et Arnaud plus
33:39c'est un...
33:40Ce sont des amis,
33:41ce sont des parents
33:42plutôt que...
33:43Non, non, mais c'est intéressant
33:45en tout cas.
33:45Pro-Américain et un peu pro-Russe
33:46parce que ma grand-mère
33:47était russe.
33:49C'est un citoyen du monde
33:50Arnaud Clarswell.
33:52C'est ça,
33:52on les appelle comme ça.
33:53Chacun est un peu paradoxal.
33:55Voilà.
33:55En tout cas,
33:56il y a une alerte
33:57qui ne fait pas plaisir
33:58à entendre,
33:58celle de Steve Bannon
33:59dans les colonnes du JDD.
34:01La France arrive
34:01à un point de rupture
34:02et il prédit carrément,
34:03Rachel Kahn,
34:04une guerre civile
34:05avec à l'arrivée
34:06un président islamiste.
34:07Voilà, c'est ça.
34:08En observant l'Europe
34:10et en observant la France,
34:11voilà le point d'arrivée.
34:14Guerre civile,
34:15président islamiste
34:15à la tête du pays.
34:18Bon, il y va fort.
34:19On ne l'espère pas.
34:20Et pourtant,
34:20il y en a d'autres
34:21qui l'ont imaginé
34:22ce scénario.
34:23On pense à l'écrivain,
34:24Michel Houellebecq,
34:25notamment,
34:27Rachel Kahn.
34:28Non, mais je n'aime pas trop
34:30cette manière de faire
34:31de la part des Américains.
34:33Très sincèrement,
34:34c'est quand même
34:34à partir,
34:35c'est ce que disait Michel
34:36au fond,
34:38le 11 septembre,
34:39ce début-là,
34:40c'était quand même
34:41chez eux.
34:42Après, je trouve aussi
34:43que oui,
34:44il y a un gros problème
34:45de civilisation.
34:46On est dans une guerre
34:47larvée en Europe.
34:48On sait,
34:48de toute façon,
34:49on a ce rapport
34:50sur l'antrisme,
34:51sur les frères musulmans,
34:52plus des actes terroristes
34:54perpétrés
34:54sur notre sol
34:55depuis 20 ans,
34:57plus de 20 ans.
34:59Mais après,
35:00on a aussi résisté
35:01face à pas mal de choses.
35:03La France a été,
35:04pendant toutes ces années,
35:05malgré tout,
35:06même s'il y a eu
35:07une avancée idéologique
35:08très importante,
35:09on était aussi un bastion.
35:11Nos lumières,
35:12notre République,
35:13elle tient quand même
35:14malgré tout.
35:14Alors,
35:15on ne sait pas
35:15comment elle tient,
35:16mais elle tient malgré tout.
35:17Donc,
35:18à l'heure où nous sommes
35:19en difficulté,
35:21à l'heure où on est
35:21dans une intifada mondiale,
35:23mondialisée,
35:24et on le sait
35:24par rapport à ce qui s'est passé
35:26à Sydney,
35:26et parce que,
35:27en fait,
35:27c'est prévu
35:28dans les chartes
35:29des islamistes,
35:32je trouve que
35:33c'est pas terrible
35:35de faire ça.
35:36Voilà.
35:36Et pourtant,
35:37le constat est là.
35:37Et d'ailleurs,
35:38je vous recommande
35:39la dernière tribune
35:40de Xenia Federova,
35:42c'est dans le JD News,
35:43l'une de vos tribunes,
35:44où vous dites
35:45la principale menace
35:46sur le territoire européen,
35:48c'est bien
35:49la menace islamiste.
35:49Est-ce qu'on a besoin
35:50des Américains
35:51pour le savoir ?
35:52C'est ça mon problème.
35:53On le voit tous les jours.
35:53Peut-être que ça peut être
35:55un réveil,
35:56un électrochoc,
35:56je ne sais pas,
35:57mais vous avez raison,
35:58est-ce qu'on a besoin d'eux
35:58pour le savoir ?
35:59Certains,
35:59visiblement,
36:01ont peut-être besoin aussi.
36:02Ce qui est certain,
36:03c'est quand même
36:03que les Américains
36:04ont une part de responsabilité
36:06dans la situation
36:06dans laquelle se trouve
36:07l'Europe aujourd'hui.
36:08Les vagues migratoires,
36:09la question des Syriens,
36:10vous me direz,
36:11le choix d'Angela Merkel
36:12d'en accueillir un million
36:13en 2015,
36:14a aussi sans doute
36:16fait progresser l'AFD
36:17qui est aujourd'hui
36:17aux portes du pouvoir
36:18en Allemagne.
36:19Et on sent bien
36:20qu'il y a,
36:20à cause de cette question migratoire,
36:22un réveil des peuples
36:23en Europe.
36:24Et principalement
36:24à cause de cette question.
36:26Les Américains étant
36:27de l'autre côté de l'océan,
36:28ça les touche moins,
36:30ça les touche peu.
36:31Il n'empêche qu'une grosse partie
36:33de ces guerres-là
36:33et de ces implications,
36:35elles sont dues,
36:35je pense à la guerre en Irak
36:36en particulier,
36:37à leur guerre longue
36:38qu'ils ont menée.
36:39Mais ça,
36:40ce n'était pas Donald Trump.
36:41Non, non.
36:41Vous voyez,
36:41c'était lui et davantage.
36:44Mais il a dit,
36:45je le cite,
36:47juste avant d'être élu,
36:48il a dit,
36:49nous avons dépensé
36:509000 milliards de dollars
36:52pour bombarder
36:53comme des malades
36:54le Moyen-Orient.
36:56Qu'est-ce que ça nous a...
36:57Nous y avons semé la mort,
36:58y compris celle des nôtres.
37:00Qu'est-ce que ça nous a rapporté ?
37:02Rien.
37:02Donc cette prise de conscience
37:04de Donald Trump
37:04sur l'effet
37:05des guerres sans fin américaines
37:07et de l'ingérence américaine
37:10qui est encore supportée
37:11par des gens ici.
37:13Vous avez encore
37:14des gens qui sont nostalgiques,
37:16je ne vais pas les citer,
37:17mais ils sont faciles à trouver,
37:18qui sont nostalgiques
37:19de cette époque
37:21où une vision globaliste,
37:24je pense que l'air Clinton
37:25en est l'une des meilleures illustrations,
37:29les néoconservateurs,
37:30ça a commencé avec les Balkans,
37:32c'est également le cas
37:33avec le Rwanda,
37:34il y a eu énormément,
37:37il y a eu une influence américaine
37:38néoconservatrice
37:39qui a poussé
37:40à cette intervention américaine
37:43dans le monde.
37:43Aujourd'hui,
37:44heureusement,
37:45on est sortis de ça,
37:46je ne dis pas que la guerre
37:47entre l'État profond
37:48et Donald Trump est gagnée,
37:49mais elle est livrée actuellement
37:51et Donald Trump
37:52n'a plus cette vision,
37:53il a une vision multipolaire
37:55et c'est plus intéressant.
37:56Et ce rapport
37:57avec la Russie aujourd'hui
37:59et la menace islamiste peut-être ?
38:00Non, non,
38:01mais vous avez raison Régis,
38:02mais en fait,
38:03c'est peut-être
38:04un peu réglé aux Etats-Unis,
38:06mais pas en Europe.
38:07parce que les néoconservateurs
38:08sont toujours là,
38:09la vision globaliste
38:10est toujours là
38:11et en fait,
38:12on peut dire
38:13que c'est la faute
38:14des Etats-Unis,
38:14mais c'est la réglementation
38:16à l'intérieur
38:17de chaque pays européen
38:19qui permettait
38:20ce flux massif
38:21de migration
38:22et de ce que je parle
38:24dans ma chronique
38:26sur GD News,
38:27dans GD News,
38:28c'est que la vraie guerre,
38:29c'est la guerre
38:30de cet islamisme radical,
38:32de cet terrorisme
38:33et en fait,
38:34l'Europe préfère
38:35investir d'argent
38:37plutôt d'aller en guerre
38:38contre la Russie
38:39qui est regarder
38:40en fait,
38:41ce qui est la vraie menace
38:42aujourd'hui
38:42pour tous les continents
38:43européens
38:44et je pense,
38:46en conclusion,
38:47je pense que c'est très important
38:48de travailler ensemble
38:49sur ces sujets
38:50et de trouver
38:51le moyen
38:51de débattre
38:53contre cette spread,
38:55comment dire,
38:56la dimension
38:57de cet islamisme radical
38:59qui est une menace
39:00pas seulement
39:00pour les pays européens
39:01mais en fait
39:02pour toute la monde.
39:03Et pour tout l'Occident
39:04et on l'a vu encore.
39:05Il y a tout juste
39:05une semaine,
39:06l'attentat antisémite
39:07terroriste à Sydney.
39:0915 personnes
39:09de confession juive
39:10assassinées donc
39:11alors qu'elles participaient
39:13à un rassemblement
39:14pour la fête de Ranouka.
39:15Alors l'attentat terroriste
39:16islamiste a eu lieu
39:17sur la plage de Bondi.
39:19C'est sur le lieu
39:19de l'attentat
39:20qu'un hommage poignant
39:21a été rendu ce matin.
39:22On va regarder les images.
39:29Encore un nouvel
39:54attentat terroriste
39:55antisémite
39:56islamiste
39:57qui a visé l'Occident
39:58dans l'Australie.
39:59On voit que la menace
40:00est mondiale.
40:01On voit qu'elle peut
40:02frapper à tout moment
40:03que ce soit en Europe,
40:05aux Etats-Unis,
40:05en Australie
40:06avec des groupes
40:07Rachel Khan,
40:07terroristes des groupes.
40:08On l'a vu avec Daesh
40:09qui essaie de capitaliser
40:10sur le conflit
40:11entre Israël
40:12et les terroristes
40:13du Hamas.
40:15On voit que Gaza
40:16est une source
40:16qui alimente
40:17aujourd'hui le terrorisme,
40:19la radicalisation
40:20dans le monde,
40:21dans le monde islamique.
40:22On l'a vu notamment
40:22avec jeudi dernier
40:23l'appel de Daesh
40:25à commettre des attentats
40:26notamment à Bruxelles.
40:28Les Bruxellois
40:29ont tapé
40:29tout le continent européen.
40:33Notamment,
40:33on voit qu'il y a
40:34une résurgence
40:35et que c'est une menace
40:36pour tout l'Occident
40:37aujourd'hui,
40:37cette menace antisémite.
40:39Oui,
40:40pour tout l'Occident
40:40et pour le monde entier
40:42par ailleurs.
40:43Mais effectivement,
40:44on est dans cette
40:45intifada mondialisée
40:47avec des relais.
40:49Cette intifada,
40:50elle frappe des corps,
40:51elle frappe les juifs
40:52en premier,
40:53mais elle frappe
40:53surtout les esprits
40:54et notamment
40:55les jeunes esprits
40:56avec des relais
40:57et notamment en Europe
40:58et notamment
40:59à l'extrême-gauche.
41:01Et lorsque l'on parle
41:01de palestinisme,
41:03c'est très mal compris,
41:04très mal entendu,
41:05alors même que
41:05André Taguieff
41:07a écrit là-dessus,
41:07etc.
41:08c'est très précisément
41:09cette idéologie
41:10qui n'en a rien à faire
41:11des Palestiniens
41:12mais qui est là
41:13simplement pour tuer
41:15et détruire l'Occident
41:16et ne pas nommer les choses,
41:18c'est-à-dire marteler
41:19que le juif est le coupable,
41:20le juif est le génocidaire,
41:22le juif est le colonisateur,
41:24le juif est celui
41:24qui fait l'apartheid
41:25pour en faire une cible,
41:27légitimer la violence
41:28et le passage à l'acte.
41:29Et en fait,
41:30ce qui m'attriste aujourd'hui,
41:32c'est que,
41:32notamment dans les médias
41:33et en France,
41:34dans ce pays
41:35de la liberté d'expression,
41:36on ne sache plus
41:37nommer les choses.
41:38Alors c'est très intéressant,
41:39justement,
41:40ça me permet de faire
41:40une petite parenthèse
41:41sur le traitement
41:42de cet attentat islamiste,
41:44notamment par le service public.
41:46Ce matin,
41:47regardez comment
41:47le service public
41:48traitait cet hommage
41:49à Sydney.
41:50C'est très intéressant,
41:52il parle,
41:53on va le voir,
41:53d'une fusillade.
41:54L'Australie rend hommage
41:55aux victimes de la fusillade.
41:57Donc là,
41:58il est 7h34,
41:59ce matin,
42:00sur le service public,
42:03autant,
42:03autant,
42:04à 8h,
42:05l'Australie rend hommage
42:06aux victimes de la fusillade.
42:07On a regardé ce matin
42:09puisque ça a interpellé
42:10la rédaction.
42:12Notre confrère
42:12Elliot Deval en parle,
42:13il est 8h32,
42:15rien ne bouge,
42:16l'Australie rend hommage
42:17aux victimes de la fusillade
42:18et ça va changer à 10h.
42:20C'est-à-dire que
42:21Elliot Deval
42:22s'en étonne,
42:23attaque antisémite,
42:24jour de deuil en Australie.
42:25Ça avait été reproché,
42:26Arnaud Klarsfeld,
42:27justement,
42:28par Charles Alonc,
42:30le rapporteur
42:30de la commission d'enquête
42:31sur l'audiovisuel public.
42:32Ce n'est pas la première fois
42:34que l'audiovisuel public
42:36ne nomme pas les choses.
42:37Là aussi,
42:38c'est à noter.
42:41Voilà,
42:41le parti pris
42:42de France Télévisions
42:44et cette incapacité
42:46à nommer les choses,
42:47ça,
42:47c'est problématique aussi.
42:49Je trouve que
42:49France Info
42:50est sectaire.
42:51Ça,
42:51c'est posé.
42:53Mais,
42:54à 7h40,
42:55je faisais du home trainer
42:56et je regardais
42:58France Info.
43:00et sur le bandeau,
43:02c'était écrit
43:03ce que vous avez dit,
43:05mais quand ils ont parlé,
43:06ils ont à chaque fois dit
43:07attentat antisémite.
43:09Vraiment,
43:10j'étais là,
43:11je pédalais
43:12et j'écoutais
43:13en même temps.
43:14Donc,
43:14à chaque fois,
43:15vers 7h32,
43:16oui,
43:17j'étais sur le home trainer
43:18et ça,
43:18à chaque fois,
43:19ils ont dit
43:19attentat antisémite.
43:22Maintenant,
43:22c'est vrai
43:23qu'ils ont
43:24leur position
43:25et c'est une proposition
43:27que j'avais faite
43:28à Emmanuel Macron
43:29que l'ARCOM veille
43:30à ce qu'il y ait
43:30plus de pluralité
43:32sur le conflit
43:33israélo-palestinien,
43:35sur les chaînes
43:35du service public
43:37comme France Info
43:38parce qu'il n'y a jamais
43:39quelqu'un sur France Info
43:40qui défend Israël.
43:43Ce matin,
43:44sur cette même émission
43:47ou un peu plus tard,
43:49on parlait
43:49de Gaza
43:52et on disait
43:53qu'Israël
43:53ne respectait pas
43:54le cessez-le-feu
43:55sans pour autant préciser
43:57que le Hamas
43:58n'avait pas
43:59désarmé.
44:00Le Hamas
44:00était censé
44:01désarmer
44:02et le Hamas
44:03n'a pas désarmé.
44:04Donc,
44:04c'est normal
44:05que parfois,
44:06Israël ne respecte pas
44:07le cessez-le-feu.
44:08Donc,
44:08ils ont dit,
44:10ils ont peut-être
44:11pas mis sur le bandeau
44:12mais ils ont dit
44:13attentat antisémite
44:14mais
44:15il n'y a pas
44:17de pluralité
44:18dans leur émission,
44:20dans leur débat.
44:21C'est toujours
44:22un point de vue
44:22toujours anti-israélien.
44:24Ça révèle tout de même
44:25qu'en France,
44:26certains ont du mal
44:27à nommer clairement
44:28les choses.
44:29Juste rappeler
44:29qu'il reste encore
44:30la dépouille
44:31d'un otage
44:32à Gaza
44:32qui s'appelle
44:34Dan Gvilly
44:35et que là,
44:36on est loin
44:37de l'accord
44:38qui a été passé
44:39pour le retour
44:39de l'ensemble
44:40des otages
44:41vivants comme morts.
44:42Et moi,
44:43le problème
44:43que nous avons
44:44aujourd'hui
44:45face à cette propagande
44:46c'est qu'on a eu
44:47des médias,
44:48notamment l'AFP
44:48qui n'ont pas dit
44:49les mots,
44:51donc qui ont eu
44:52un problème
44:52avec les mots
44:53pour consacrer
44:54ce qui s'était passé
44:55le 7 octobre
44:56mais qui ont aussi
44:57un problème
44:58avec les chiffres.
44:59Lorsque l'on a
45:00200 otages
45:02qui reviennent
45:03pour 4200
45:05prisonniers
45:06qui sont sortis
45:08des prisons,
45:09ils ont un problème
45:10avec les terroristes,
45:12ils ont un problème
45:12avec les mots,
45:13ils ont un problème
45:13avec les chiffres.
45:14Comment on peut faire
45:14du journalisme
45:15en ayant un problème
45:16avec les mots
45:16et un problème
45:17avec les chiffres ?
45:18Non mais les choses,
45:19c'est comme cela
45:19effectivement
45:20que nous pourrons
45:21régler les situations.
45:24Terrorisme islamiste,
45:25on sait,
45:25j'en parlais,
45:26je l'évoquais tout à l'heure,
45:27Daesh,
45:27Michel Fayyat
45:28qui appelle notamment
45:29la Belgique,
45:30les citoyens belges
45:31à commettre
45:33des attentats.
45:34Aujourd'hui,
45:35quelle est la puissance
45:36de Daesh ?
45:37Quelle est la puissance
45:38de la galaxie terroriste
45:40islamique dans le monde ?
45:41Et est-ce qu'elle est
45:43toujours vive,
45:44cette galaxie terroriste ?
45:45Disons que Daesh
45:46intéressait les gens
45:47lorsqu'ils avaient fait
45:50cet état islamique
45:51sur la Syrie et l'Irak
45:52et qu'ils faisaient
45:54des attentats en Europe.
45:56Mais en réalité,
45:57aujourd'hui,
45:58Daesh a un territoire
45:59bien plus grand
45:59qu'à l'époque
46:00parce qu'ils ont
46:01l'équivalent de deux fois
46:02la taille de la France
46:03avec Al-Qaïda
46:04dans le Sahel,
46:06dans le Sahara,
46:07un petit peu
46:07sur le Nigeria,
46:09au Mali,
46:10etc.
46:10Et puis,
46:11ce territoire
46:11est en train de grandir
46:12quasiment tous les jours
46:13et pourrait atteindre
46:15dorénavant encore plus
46:16de territoires,
46:17peut-être jusqu'à arriver
46:18à nos frontières,
46:21c'est-à-dire jusqu'à
46:21la Libye,
46:22l'Algérie,
46:23qui sait.
46:24Donc,
46:25il y a une sorte
46:26de désintérêt
46:27de ce qui se passe
46:27réellement
46:28parce que c'est peut-être
46:29parce que c'est en Afrique.
46:30C'est en train
46:31de muter terriblement
46:32avec des conséquences
46:33ici en Orbe.
46:34C'est quand même
46:34extrêmement important
46:35et il y a aussi
46:35autre chose
46:36qui est aussi importante
46:37je pense à dire,
46:38c'est que,
46:40en fait,
46:40vous savez,
46:41pour rejoindre Daesh
46:43idéologiquement
46:44ou Al-Qaïda,
46:45on devient
46:46takfiriste.
46:48Et le takfirisme
46:49va au-delà
46:49du salafisme,
46:50etc.
46:51Et aujourd'hui,
46:51on voit dans nos sociétés
46:53en France,
46:53en Belgique
46:54et ailleurs,
46:55ce takfirisme
46:55se développer,
46:57notamment avec
46:57l'idée
46:58de la désorientation
46:59palestinienne
47:00et tout,
47:00parce que,
47:01comme je l'ai déjà rappelé
47:02à de nombreuses reprises,
47:04ce drapeau palestinien,
47:05ce n'est pas un drapeau
47:05national palestinien,
47:07c'est le drapeau
47:07du dernier califat
47:08qui avait été
47:09celui du shérif Hussein
47:10de la Mecque.
47:10Et donc,
47:12c'est très symbolique,
47:13c'est le drapeau
47:13à la fois
47:14du califat,
47:15du djihad
47:16et de la charia.
47:17Et donc,
47:17quand on le brandit
47:18en Europe,
47:19c'est qu'on a une ambition
47:20et un objectif
47:21qui n'est pas simplement
47:22un État palestinien
47:23aux côtés d'Israël
47:24au Moyen-Orient.
47:26Non,
47:26non, non,
47:27c'est ce drapeau
47:28qui a servi
47:28à faire la guerre
47:29au Liban
47:29pour détruire le Liban.
47:31C'est ce drapeau
47:32qui a servi aussi
47:32à se battre
47:34contre Israël
47:35et c'est ce drapeau
47:35avec lequel
47:36ils veulent se battre
47:37sur le sol européen.
47:38Nous parlions
47:39de la menace russe
47:39en début d'émission,
47:40justement,
47:41Régis Le Saumier.
47:42On s'est focalisé,
47:43on nous a finalement
47:44montré du doigt
47:45comme ennemi la Russie.
47:46On se rend bien compte
47:47que là,
47:48tout le monde
47:49est en train de muter,
47:50notamment sur le continent africain.
47:52Michel Fayad
47:52nous l'a rappelé.
47:53Il y a une autre menace,
47:54elle très, très vive,
47:55déjà sur notre territoire
47:56avec des populations
47:57capables de frapper
47:58notre territoire
47:59en Europe
47:59et également
48:00avec toutes ces mutations
48:01des islamistes
48:03qui gagnent du terrain
48:04considérablement.
48:05Voilà aussi
48:06une menace majeure.
48:07On en parle assez peu.
48:08Oui, concrètement,
48:10le JNIM aujourd'hui
48:12qui est l'émanation
48:13d'Al-Qaïda
48:13au Mali
48:15est en passe,
48:17enfin tente
48:17de provoquer
48:19le blocus
48:20économique
48:21de Bamako.
48:22Et il y a des risques
48:24que Bamako
48:24puisse tomber
48:25aux mains du JNIM.
48:26Alors,
48:27il y a ce problème-là,
48:28vous avez deux groupes
48:29qui sont rivaux,
48:30vous avez donc
48:31le IGS,
48:32l'État islamique
48:33dans le Grand Sahara
48:33qui est rival du JNIM
48:35et qui est Daesh.
48:36En fait,
48:37vous avez Daesh
48:37et Al-Qaïda,
48:38en gros.
48:39Et si vous voulez,
48:40ça c'est au Mali.
48:41Évidemment,
48:42on peut toujours dire
48:43les Russes
48:43nous ont succédé,
48:44regardez,
48:45ils n'y arrivent pas
48:46aussi bien,
48:46ils n'y arrivent pas du tout
48:47et nous non plus.
48:49Bon,
48:49on peut faire ce constat,
48:50mais en attendant,
48:52ces idéologies-là
48:52progressent.
48:53Et moi,
48:53je voudrais attirer
48:54quand même
48:54l'attention,
48:55d'abord,
48:56pour revenir sur
48:57la question palestinienne,
48:58dans la plupart
48:59des partis politiques
49:01ou des groupes palestiniens
49:02d'autrefois,
49:03le FPLP,
49:05l'OLP,
49:05etc.,
49:06vous aviez le terme
49:06palestinien
49:07dans la nomination
49:09du groupe.
49:10Aujourd'hui,
49:10avec le Hamas,
49:11vous ne l'avez pas.
49:12Le Hamas,
49:12c'est Harakat
49:13al-Muha
49:13al-Islamiyah,
49:15c'est-à-dire
49:15le groupe de combat islamique.
49:17Vous n'avez pas
49:17Palestine dedans.
49:18Donc,
49:19comme vous disiez
49:19à propos du drapeau,
49:20on est quand même
49:21dans un processus,
49:23on sait que,
49:24voilà,
49:24on est passé
49:24dans un domaine
49:25où le combat est global.
49:27Et on sait bien
49:27d'Emmanuel Macron
49:28qui voulait lutter,
49:30qui avait proposé
49:30une coalition
49:31pour lutter
49:31contre le terrorisme.
49:32Ça aurait été
49:33la bonne idée
49:33à l'époque.
49:34Mais dans le même temps,
49:35qu'est-ce qu'on fait
49:36quand on voit
49:37qu'en Syrie,
49:38on adoube
49:39un ancien de Daesh
49:40au pouvoir
49:41et qu'on semble
49:42l'accueillir
49:43dans toutes les chancelleries
49:44avec le tapis rouge ?
49:46Quand on sait
49:47le pédigré
49:48des gens qui tournent
49:48autour d'Al-Shara
49:49en Syrie,
49:50que les Américains
49:51bombardent la Syrie
49:52en disant
49:53on va éliminer
49:54les positions de Daesh,
49:55on se demande
49:55où est Daesh ?
49:56Est-ce qu'il n'est pas
49:57au pouvoir en Syrie ?
49:58Et est-ce que
49:59l'année prochaine,
50:00si les djihadistes
50:01prennent le pouvoir
50:02au Mali,
50:03Yad Ghali,
50:04leur chef,
50:04va se présenter
50:05l'année prochaine
50:06avec une cravate
50:06et une barbe courte
50:07à New York
50:08pour le conseil
50:09de sécurité de l'Orient.
50:10Ça commence à faire beaucoup.
50:11On arrive au terme
50:12de cette émission.
50:14Ça commence à faire beaucoup.
50:15Effectivement,
50:15une vraie menace
50:16qui a peut-être été oubliée
50:17à force de nous montrer
50:19la Russie du doigt.
50:20On en oublie
50:21que le monde bouge.
50:22C'est pour ça
50:22que leur inter existe.
50:24Il y a des mutations
50:25et on essaie de les décrypter.
50:26Sauf qu'en tant que citoyen,
50:27on n'a pas oublié.
50:29Et on n'a pas oublié
50:29en tant que citoyen.
50:30Peut-être,
50:31peut-être,
50:31une dernière information
50:32qui nous vient de la Chine.
50:34Après plus de trois décennies
50:36de politique stricte
50:36de l'enfant unique,
50:37la Chine a multiplié
50:38ces dernières années
50:40les incitations
50:41pour relancer
50:41le taux de natalité en baisse.
50:42Ces dernières en date,
50:43le gouvernement va rehausser
50:45les taxes
50:45sur les préservatifs
50:46et les contraceptifs.
50:48Une mesure qui est décriée.
50:50Voilà.
50:51Est-ce que,
50:52si vous augmentez
50:53le prix des préservatifs,
50:54ça a relancé la natalité ?
50:56Voilà le débat
50:57aujourd'hui en Chine.
50:58Voilà.
50:58Ça peut nous faire sourire.
51:00Effectivement.
51:00C'est pourtant un réel sujet.
51:02Michel Fayad,
51:03là-bas, sur place.
51:04On s'interroge.
51:05Les pieds de Michel Fayad.
51:08Ah, c'est ça.
51:09Les pieds de Michel Fayad.
51:11En tout cas,
51:11on aimerait bien avoir
51:12ce genre de sujet en France
51:13plutôt que les problèmes
51:14qu'on a.
51:15Exactement.
51:15C'est exactement.
51:16C'est pour ça que c'est...
51:16Et pourtant,
51:17c'est un problème majeur
51:19la natalité,
51:19mais on a le sentiment
51:20que c'est un peu plus léger.
51:22C'est Orban en Hongrie.
51:24En Hongrie.
51:24C'est vraiment le seul
51:25en Europe.
51:26Mélanie un petit peu,
51:27mais sinon,
51:28le reste, on attend.
51:29On arrive au terme
51:30de cette émission.
51:30Un grand merci,
51:32chers amis.
51:33Je vous souhaite
51:33un très joyeux Noël.
51:34Ah, mais oui,
51:35joyeux Noël.
51:36Vous serez là,
51:36Xénia ou pas,
51:37dimanche prochain ?
51:38L'heure inter continue
51:39dimanche prochain.
51:40Mais moi aussi,
51:41je suis là.
51:41Et vous êtes là aussi.
51:42Moi, je serai...
51:43Alors, je penserai à vous,
51:44je serai en vacances de Noël.
51:45Ah, très bien.
51:47Un grand merci.
51:48L'actualité qui continue
51:49tout de suite,
51:49c'est Punchline Weekend
51:51avec Thierry Cabane.
51:52Je vous retrouve à 22h
51:53pour 100% politique.
51:54Excellente après-midi
51:55sur notre antenne.
51:56Un grand merci,
51:57chers amis.
51:57A très vite.
51:58Merci.
51:58Merci.
51:59Merci.
51:59Merci.
51:59Merci.
51:59Merci.
51:59Merci.
51:59Merci.
51:59Merci.
51:59Merci.
51:59Merci.
51:59Merci.
51:59Merci.
51:59Merci.
51:59Merci.
51:59Merci.
51:59Merci.
51:59Merci.
51:59Merci.
51:59Merci.
51:59Merci.
52:00Merci.
52:00Merci.
52:00Merci.
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