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Les invités d’Olivier de Keranflec’h décryptent l’actualité internationale dans #LHeureInter tous les dimanches à 16h

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00:00Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour votre rendez-vous dominical, l'heure interne.
00:05Nous sommes ensemble pendant une heure avec pour vous accompagner cet après-midi.
00:08Xenia Federova, journaliste, bonjour Xenia.
00:11Karim Abri qui est également avec nous, bonjour Karima.
00:14Avec nous cet après-midi, Régis Le Saumier, grand reporter, très heureux de vous retrouver, bonjour chérie Régis.
00:18Arnaud Klarsfeld également, on nous accompagne, bonjour Arnaud.
00:21Et Sandra Tchionbeau, je vous propose un point sur les toutes dernières infos pour démarrer.
00:25Ma chère Sandra, bonjour.
00:26Bonjour Olivier, bonjour à tous. On démarre avec ce nouveau coup dur pour Emmanuel Macron.
00:31Le président français a atteint un record d'impopularité avec seulement 16% de Français satisfaits.
00:37C'est ce que révèle le dernier baromètre IFOP pour le journal du dimanche.
00:41Il perd deux points en octobre.
00:43A l'inverse, le Premier ministre Sébastien Lecornu, jugé plus humble à l'écoute par les sondés, totalise 38% de votes positifs.
00:50La semaine qui s'ouvre à l'Assemblée s'annonce périlleuse pour le gouvernement de Sébastien Lecornu.
00:57Il doit pour l'heure s'assurer qu'à la décision du Parti Socialiste de ne pas le censurer d'emblée.
01:03Selon Mathilde Panot, la chef des députés insoumis, le Parti Socialiste est en train de tout abandonner
01:09en proposant une taxe Zuckman homéopathique au rensement quasi-nul. On l'écoute.
01:14Les socialistes viennent d'inventer une taxe Zuckman homéopathique,
01:18c'est-à-dire qui est diluée au point qu'elle ne servira plus à rien. J'explique.
01:21Dans le patrimoine des milliardaires, 90% des patrimoines des milliardaires sont des biens professionnels.
01:27Ce que proposent les socialistes, c'est d'exclure les biens professionnels dits familiaux.
01:31Et ce qu'a dit Gabriel Zuckman très bien hier, lorsqu'il analysait justement les propositions qui étaient faites,
01:37et notamment la proposition socialiste, c'est que plus vous faites des exemptions,
01:41des exonérations à cet impôt, plus derrière vous faites marcher la machine à optimisation.
01:46Donc ce qui va se passer, c'est que vous pouvez dire 7 milliards comme vous voulez,
01:49à la fin ce sera un rendement quasiment nul et que le Parti Socialiste est en train de tout abandonner.
01:54C'est le monde où on vend sa chemise pour emprunter un mouchoir.
01:58Enfin, c'est absolument absurde.
02:00Et de son côté, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin
02:03a assuré qu'il n'y avait pas de deal global, ni pacte de non-censure ou accord de coalition.
02:09Écoutez.
02:10Il n'y a pas de deal global.
02:12Il n'y a pas de pacte de non-censure, il n'y a pas d'accord de coalition.
02:16Il y a des sujets sur lesquels nous cherchons des compromis.
02:19Avec les Républicains.
02:21Nous savons, vous l'avez vu hier par les votes,
02:24qu'il y a une forte demande que nous travaillons sur la meilleure prise en compte des heures supplémentaires.
02:29Le vote d'hier, c'est le début d'une négociation sur ce sujet,
02:33parce qu'il y aura aussi des propositions dans le budget de la sécurité sociale.
02:36Et donc, on n'est pas du tout au bout de l'histoire.
02:38Donc, avec les Républicains, je peux vous dire,
02:39on travaille sur les enjeux de pouvoir d'achat pour les travailleurs et les heures supplémentaires.
02:44Merci Sandra Atchombeau, qu'on retrouvera à 16h pour un nouveau point complet sur l'actualité.
02:49Actualité, vous le savez, marquée ce dimanche par cette arrestation.
02:54Une semaine après ce cambriolage spectaculaire au Louvre,
02:57nous ne pouvions pas ne pas démarrer cette heure inter avec cette actualité reprise à travers le monde.
03:03On va y revenir, puisque la piste d'ingérence, elle avait été évoquée,
03:07eh bien, semblerait s'éloigner, en tout cas au profit du grand banditisme.
03:11Toujours est-il, je vous le disais, que la presse étrangère s'intéresse de très près à cette affaire.
03:15Tant le musée du Louvre, symbole français, résonne à l'international.
03:19Malo Steiner et Florian Doré sont justement au Louvre.
03:22Malo, le retour, comme la semaine dernière, de la presse internationale,
03:27cet après-midi, après cette information,
03:29donc une semaine après la vol de bijoux au Louvre,
03:31deux suspects en garde à vue.
03:38Oui, la presse internationale s'y intéresse.
03:41On a vu des médias étrangers, alors un peu moins que la semaine dernière.
03:43On a notamment croisé un média d'Arabie Saoudite,
03:46la Rail, les médias italiens, les médias portugais, aussi CNN Portugal.
03:52Mais un peu moins de médias que la semaine dernière.
03:56Pour autant, les touristes sont tous au courant de cette actualité.
04:01C'est pour ça que, notamment, ils passent devant le Louvre sans s'y arrêter.
04:04On leur apprend que deux suspects ont été arrêtés.
04:07Et pour eux, c'était très important.
04:08Ils voient le musée du Louvre, comme vous l'avez dit, comme un symbole de la France.
04:12Alors pour ça, c'était très important pour eux également que les suspects soient arrêtés.
04:17Pour ceux qui ont eu la chance d'avoir un billet pour aujourd'hui,
04:21sans doute iront-ils directement dans la salle Apollon,
04:25où il y a eu le cambriolage.
04:27Et ils nous le disaient aussi pour certains, ces touristes étrangers,
04:29que paradoxalement, ça avait peut-être donné un coup de projecteur sur le musée du Louvre
04:33et donné envie à certains touristes étrangers de venir dans les semaines ou les mois qui viennent à Paris.
04:40Merci Malo.
04:40Malo Steiner, donc en duplex du musée du Louvre, avec Florian Doré de vers la caméra.
04:44Alors, New York, Londres, Québec, mais aussi Moscou.
04:48Une info à la une, ce matin, dans la presse internationale.
04:51Cette arrestation est un cambriolage.
04:53Xenia Fedorova suivi de très près, finalement, tout au long de la semaine,
04:56depuis une semaine, par la presse, et notamment en Russie.
05:00Bien sûr, bien sûr.
05:01Mais parce que Louvre, c'est très connu, c'est le musée le plus connu du monde.
05:05Et en fait, le fait qu'il s'est cambriolé, ça fait parler beaucoup de gens, en Russie évidemment.
05:13Après, ce qui est intéressant, qui est derrière ce cambriolage ?
05:17Donc déjà, bravo à la police française pour avoir trouvé déjà des suspects assez vite.
05:24Parce que, comme on sait, le cambriolage a pris seulement quelques minutes à faire.
05:28Donc, on a quelques jours, et là, on a de la première information.
05:32Donc, c'est intéressant.
05:34Oui, les médias parlent beaucoup de ça, mais ils parlent aussi du fait que c'est quand même étonnant
05:38qu'il n'y a pas eu suffisamment de sécurité dans le plus grand musée du monde,
05:45dans le plus connu musée du monde.
05:47Inimaginable à l'Hermitage à Saint-Pétersbourg.
05:50C'est difficile à imaginer, bien sûr, bien sûr.
05:52On va revenir vers vous dans un instant, puisqu'il y avait la piste de l'ingérence qui avait été évoquée,
05:57notamment par François Hollande.
05:58Alors, quand on parle d'ingérence ici en France, notamment dans la bouche de François Hollande,
06:02bien évidemment, derrière, en sous-titre, il faut comprendre ingérence russe.
06:06Visiblement, ce n'est plus du tout la piste à cette heure qui est privilégiée.
06:09Mais Karim Abrik, Outre-Atlantique aussi, cette affaire fait grand bruit.
06:13La France qui a même été moquée, et ça, on l'a vu tout au long de la semaine.
06:15En tout cas, à la une de la presse Outre-Atlantique ce matin.
06:19Oui, complètement. Et je regardais justement sur les sites américains,
06:23dans les journaux américains aujourd'hui.
06:25Bien, on revient là-dessus. C'est vraiment partout.
06:29Et d'ailleurs, c'est qu'on parle non seulement de la France,
06:31on parle de ce qui s'est passé au Louvre, mais ça va plus loin.
06:34Vous savez, dans le New York Times, on dit le vol au Louvre, ça a laissé derrière lui.
06:38C'est plus que simplement une vitre qui est brisée.
06:40Parce que cette image, elle a frappé un peu le monde entier.
06:43On se dit, attendez, on est capable d'aller voler des biens absolument, des joyaux,
06:50le patrimoine culturel français, ce patrimoine même qui appartient quelque part au monde entier.
06:56Parce qu'on est tous un peu, on regarde le Louvre, c'est le musée le plus connu du monde.
07:00Donc, il y avait cette petite image de ce petit carreau brisé, d'un monde charge.
07:05Et on parle de ça et on dit, c'est plus que ça.
07:07Ça a atteint, au fond, cet honneur, cette France, en fait, qui est marquée là-dessus.
07:12Donc, ça vient jouer aussi là-dessus.
07:14On en parle dans les médias que ça a touché, finalement, cette fierté française en plein cœur.
07:19Et aussi, ça fait parler, je vous dirais, de certains dysfonctionnements en ce moment de l'état de la France.
07:26Vous savez, encore une fois, dans cet article, dans un article du New York Times que je lisais,
07:30on mentionnait le fait qu'un ancien président français était en prison,
07:35on mentionnait le fait que ce vol a duré seulement quelques minutes,
07:39on faisait mention de la crise politique et le dernier gouvernement qui avait duré 836 minutes au total.
07:47Donc, vous voyez, ça met en lumière un peu certaines défaillances.
07:50Et surtout, on se dit, est-ce que la France est encore capable de protéger son patrimoine culturel,
07:55son patrimoine historique, un si grand pays, mais en même temps, ce décalage entre cette capacité de protéger.
08:00Oui, c'est cela. C'est un cambriolage qui a révélé au monde entier les failles de la République.
08:06Alors, du côté de l'enquête, on a deux suspects qui ont été interpellés.
08:10L'un à l'aéroport de Roissy, il s'apprêtait à quitter le territoire pour l'Algérie.
08:14L'autre s'apprêtait à quitter le territoire pour se diriger vers le Mali.
08:17Deux individus connus des services de police, ils habitaient la Seine-Saint-Denis.
08:22Et puis, ils étaient connus pour des vols.
08:25Alors, notamment, la semaine dernière, François Hollande et puis d'autres médias évoquaient,
08:29Xenia Federova, la piste de l'ingérence.
08:31La piste de l'ingérence russe a même été, par certains médias, mise en avant.
08:36Alors, on a le sentiment, souvent, qu'il y a ce réflexe-là, dans de nombreuses affaires,
08:40dans cette affaire du cambriolage, mais pas que.
08:43Le bouc émissaire, assez facile, finalement, la Russie, même si, on va en parler dans un instant,
08:47on sait que les tensions sont très fortes en ce moment entre la France et la Russie.
08:49Qu'est-ce que je peux vous dire, Olivier ?
08:53À mon avis, le fait que, même avant un seul fait, il y a une ingérence étrangère
09:01qui est sur la table comme sujet, ça m'étonne un peu,
09:06parce qu'aujourd'hui, c'est un peu le trend d'accuser les forces étrangères
09:12dans tout ce qui ne va pas et qui fait mal en France.
09:15Donc, pour moi, c'est étonnant et pas étonnant en même temps,
09:19parce que c'est depuis quelques années, on voit ça déjà.
09:23Et vous savez, le fameux « c'est les Russes », ça circule sur les réseaux sociaux,
09:27parce que chaque fois, il y a quelque chose qui ne va pas, c'est les Russes.
09:30Donc, évidemment, c'est un peu ridicule, mais c'est comme ça,
09:35et ça, malheureusement, c'est utilisé par les hommes politiques de temps en temps
09:40pour essayer de mener l'intention vers une autre direction.
09:44Mais finalement, j'espère qu'avec l'enquête qui est en cours, on va voir les vérités.
09:48On va voir. Alors, on se dirige visiblement en tout cas les premiers indices régissent les sommiers
09:52vers le grand banditisme, mais on voit quand même ces deux bases arrières,
09:55l'Algérie et le Mali, que l'on voit aujourd'hui à la une de l'actualité,
09:58puisque c'est là-bas que vous laissent réfugier les deux premiers suspects.
10:01Et donc, on voit effectivement qu'il y a des ramifications aussi à l'étranger.
10:05Bon, il faut d'abord savoir qui sont ces deux premiers suspects.
10:09Est-ce que ce sont deux acteurs du braquage ou des complices externes ?
10:13Comment ils ont été repérés ? Comment ils ont été arrêtés ?
10:16Il y a beaucoup de choses qui sont dans l'ombre.
10:18Et ça, je pense que c'est parce que l'enquête continue.
10:21Et à mon avis, on va apprendre autre chose.
10:24Je ne dirais pas que l'Algérie et le Mali soient des bases arrières pour cette histoire.
10:28La base arrière, c'est la Seine-Saint-Denis.
10:30Et apparemment, cette affaire, elle nous ramène encore plus à nous-mêmes.
10:36Je dirais qu'elle n'est pas...
10:38C'est les Russes ou une gang internationale.
10:44On a tout imaginé.
10:46On a revisité Arsène Lupin, la Casa des Papels, etc.
10:50Enfin, tout ce qui est...
10:51Et malheureusement, c'est beaucoup plus simple.
10:53En tout cas, avec les premiers éléments.
10:54Oui, et c'est d'autant plus choquant que si c'est ça, moi, ce qui m'a vraiment surpris,
11:02je pense que j'entendais des touristes américains en parler, c'est l'apparence, l'apparente facilité.
11:08Je crois que Michel Onfray a résumé ça de façon remarquable.
11:12Il a dit, c'est incroyable, en France aujourd'hui, avec une disqueuse et un escabeau, on repart du Louvre avec la joconde sous le bras.
11:18Mais c'est un petit peu ça.
11:20Et cette apparente facilité pour dérober les joyaux de la couronne, pour les faire disparaître,
11:27ce que même les révolutionnaires français n'étaient pas parvenus à faire en 1788,
11:31eh bien, on remarque que ça nous met encore face aux réalités françaises, face aux carences.
11:37On parle de complicité aussi avec les personnels de sécurité.
11:42Personnels de sécurité, grands bandits aujourd'hui, ils dorment au même endroit, dans les cités.
11:48Et ça, c'est un vrai problème.
11:50Et voyez-vous, il y a un paradoxe aujourd'hui sous nos yeux.
11:53C'est-à-dire, d'un côté, ces cambrioleurs qui vont, avec une disqueuse,
11:56voler les bijoux de la couronne de manière assez simple, on l'a tous vu.
11:59Et puis, de l'autre, une France qui se prépare à la guerre.
12:03On a entendu Emmanuel Macron, cette semaine, donner encore de l'argent à l'Ukraine,
12:08de l'armement également.
12:09Et puis, des déclarations qui inquiètent autant qu'elles interrogent.
12:13Notamment celle du chef d'état-major des armées françaises.
12:17Et il dit que l'armée doit être prête à un choc, dans 3-4 ans, face à la Russie,
12:23qui peut être tentée de poursuivre la guerre sur notre continent.
12:26Écoutez-le.
12:26On a des armées très conscientes, très prêtes.
12:31Mais malgré tout, la perception aujourd'hui de la Russie, c'est que l'Europe collectivement est faible.
12:39Donc moi, le premier objectif que j'ai donné aux armées, c'est de se tenir prête à un choc.
12:46Dans 3-4 ans, qui serait une forme de test.
12:51Peut-être que le test existe déjà, sous des formes hybrides.
12:55Mais peut-être plus violent.
12:57On va y revenir largement dans la deuxième part.
12:58Trouille, mais avant, Xenia Fedorova.
13:00La France en guerre contre la Russie sur le continent européen, c'est une perspective effrayante.
13:05L'opinion publique, me semble-t-il, n'en veut pas.
13:08Mais cette hypothèse, Xenia, est-ce que vous aussi, ou en tout cas du côté russe, vous l'avez en tête ?
13:15En guerre entre la Russie et la France, bien sûr que non.
13:19Bien sûr que non.
13:20Il n'y a absolument aucun sujet que la Russie va en guerre avec un pays européen.
13:26Il faut regarder le début de ces conflits en Ukraine.
13:29C'était toujours...
13:30Déjà, il y a l'OTAN qui rapprochait la frontière de la Russie.
13:34Il y a eu le Donbass qui était bombardé par Kif.
13:37La population russophone.
13:38Donc les objectifs de cette, on peut dire, opération militaire que la Russie mène,
13:45et en fait cette guerre, c'est à tour de ça, de ces conflits qui sont hypersensibles.
13:51Ces points sont hypersensibles pour la Russie.
13:54Mais attendre un chef-major d'armée français qui dit qu'il y aura un choc qui vient de la Russie dans 2, 3, 4 ans,
14:02et là, c'est quand même étonnant.
14:05Et c'est un peu le même discours, le même narratif qui mène l'OTAN depuis quelques mois.
14:12Déjà, je pense que c'était Ruth qui dit qu'une guerre entre l'OTAN et la Russie va prendre place en 2030,
14:20donc un peu plus longue si on compare.
14:22Mais quand même, il y a cette idée qu'il y aura un conflit entre la Russie et l'OTAN.
14:27Et cette idée vient de l'OTAN, cette idée vient des Occidents.
14:31Alors, on va justement continuer à en débattre dans un instant.
14:33On marque une très courte pause, puisque derrière le terme choc contre la Russie, effectivement, cela alarme.
14:38Moi, je me mets à la place des téléspectateurs et je me dis,
14:41c'est un peu ennuyant, on n'a absolument pas envie de voir nos enfants partir, effectivement, sur le front russe.
14:46Est-ce que c'est cela qu'il faut comprendre ?
14:48Est-ce qu'il nous alerte sur une autre type de guerre, guerre hybride ?
14:51Eh bien, on va en débattre dans un instant sur ces news.
14:53A tout de suite, l'heure interne, on revient.
14:57Et de retour sur le plateau de l'heure inter,
15:01Xenia Fedorova, Karima Bricarno, Clarsfeld et Régis Le Saumier pour vous accompagner.
15:05Alors, si vous nous rejoignez, on continue d'en parler.
15:07L'armée française dit se préparer à un possible choc d'ici 3, 4 ans face à la Russie.
15:12Un message aussi limpide qu'inquiétant du chef de l'état-major des armées,
15:16le général Fabien Mandon, face à une Russie qui serait, selon lui,
15:20peut-être tentée de poursuivre la guerre sur notre continent.
15:23La France est-elle prête à y faire face ? Voilà la première question.
15:27Quelques éléments de réponse avec Inès Alikan et on continue d'en parler.
15:31Le chef d'état-major des armées, le général Fabien Mandon,
15:35appelle la France à se préparer à un choc militaire d'ici 3, 4 ans,
15:40face à une Russie qu'il juge toujours menaçante.
15:43Le premier objectif que j'ai donné aux armées, c'est de se tenir prête à un choc dans 3, 4 ans
15:48qui serait une forme de test.
15:50Peut-être le test existe déjà sous des formes hybrides,
15:53mais peut-être quelque chose de plus violent.
15:55La Russie est un pays qui peut être tenté de poursuivre la guerre sur notre continent.
15:59Une Russie persuadée d'une Europe collectivement faible, selon le chef d'état-major.
16:04Alors, pour y répondre, le projet de budget de la défense
16:08prévoit de le porter à 57 milliards d'euros pour 2026,
16:12soit une hausse de 13% en un an.
16:15Si vous voulez, ça sous-entend qu'entre-temps,
16:18elles se sont équipées en matériel moderne,
16:23avec des munitions et avec du personnel,
16:27y compris du personnel capable d'intervenir immédiatement,
16:33mais ça on les a déjà,
16:34mais il faut surtout des personnels de réserve
16:37pour être capables de répondre à une attaque.
16:42Une détermination que le général Fabien Mandon
16:45veut clairement afficher face à Moscou.
16:48Alors donc, l'Arfel, il y a donc un instant,
16:50que Zenia Fedorova nous disait,
16:52inimaginable finalement,
16:54cette perspective de conflit entre la France et la Russie,
16:57voire entre l'OTAN et la Russie.
16:59C'est vrai qu'il y a deux voies possibles.
17:01Aujourd'hui, il y a la voie diplomatique,
17:02mais ce n'est pas celle-là, visiblement,
17:04que la France est en train de choisir,
17:05mais plutôt la voie militaire,
17:06ou en tout cas une préparation de conflit.
17:10Comment est-ce que vous le comprenez ?
17:12Puisque beaucoup sont interpellés,
17:14disent, mais pourquoi d'un seul coup,
17:16il y a cette accélération,
17:18et pourquoi cette volonté de se préparer à un face-à-face ?
17:21Le langage que tient le chef d'état-major
17:24est un langage inusité pour les militaires
17:27depuis 70 ans,
17:29c'est-à-dire, tenez-vous prêts à un conflit
17:31contre un ennemi qui est un ennemi identifié.
17:35Et d'ailleurs, le chef d'état-major
17:36restait depuis 70 ans silencieux,
17:39et c'était les politiques qui parlaient.
17:43La France doit se réarmer, c'est évident,
17:45et l'Europe doit se réarmer,
17:47puisque toute l'Europe produit moins de munitions
17:50que la Corée du Nord.
17:53Donc, il est tout à fait légitime,
17:55si l'Europe veut jouer une place
17:57dans le concert mondial,
17:59d'avoir un armement plus conséquent.
18:03Mais désigner la Russie comme ennemi,
18:05alors que la Russie n'a pas désigné
18:07l'Europe de l'Ouest comme ennemi,
18:10moi, je ne suis pas d'accord.
18:12Pour l'instant, la Russie n'a jamais,
18:14veut avoir sa sphère d'influence sur l'Ukraine.
18:16Ça, c'est en violation du droit international, certes,
18:20mais elle veut avoir sa sphère d'influence en Ukraine,
18:24mais ça n'engage pas l'Europe de l'Ouest.
18:27Et même l'ancienne Union soviétique
18:30n'est pas sortie de sa zone d'influence,
18:33alors qu'elle allait jusqu'à l'Allemagne de l'Est.
18:35En gros, les troupes soviétiques
18:37étaient jusqu'à l'Allemagne de l'Est.
18:39Elle n'a jamais attaqué l'Europe de l'Ouest,
18:42alors qu'il y avait des vieux maréchaux soviétiques
18:45et des Brezhnev qui n'avaient plus
18:47beaucoup d'années à vivre.
18:49Ils auraient pu attaquer l'Europe de l'Ouest.
18:52Il aurait fallu du temps pour les Américains
18:54pour envoyer suffisamment de troupes
18:56pour faire reculer les Russes.
19:01Ils ne l'ont pas fait.
19:03Donc, ils veulent avoir leur zone d'influence,
19:05comme les Américains ont leur zone d'influence.
19:08Pour l'Ukraine, c'est effectivement
19:10en violation du droit international,
19:13mais je ne crois pas qu'ils veuillent une guerre
19:15contre l'Europe de l'Ouest.
19:17Et à force de désigner la Russie comme un ennemi,
19:20finalement, on va arriver dans une situation
19:22qui sera une situation proche d'une guerre.
19:25Et s'il y a une guerre sur le continent européen,
19:28ce sera un nouveau suicide pour le continent européen
19:30qui a déjà vécu deux guerres mondiales,
19:33deux suicides collectifs.
19:35Et il ne faut pas.
19:36Donc, il faut essayer de trouver une solution d'apaisement
19:40avec la Russie.
19:41Ça me semble raisonnable.
19:43Et les Français ne veulent pas mourir pour l'Ukraine,
19:46ni d'ailleurs pour les Pays-Baldes.
19:48Et ils ont perdu tellement d'hommes,
19:51on s'en souvient,
19:52durant la première guerre mondiale,
19:54qu'ils n'ont pas voulu mener la guerre
19:59contre l'Allemagne en 1940 non plus.
20:02– Oui, c'est vrai que l'opinion publique,
20:03je le disais tout à l'heure,
20:04n'en veut pas de cette guerre.
20:05C'est une évidence et vous le rappeliez.
20:08Et pourtant, vous parliez d'apaisement,
20:09mais on a vu Vladimir Poutine afficher ce matin
20:13non pas un véritable état d'esprit d'apaisement
20:16puisqu'il annonçait la réussite d'un essai final
20:19pour le missile de croisière à propulsion nucléaire.
20:21On va l'écouter dans un instant,
20:22mais vous vouliez réagir,
20:23juste avant que Zénia, au propos d'Arnaud.
20:26– Oui, je voulais juste dire que c'est vrai
20:28que je dis que je ne vois aucune possibilité
20:30que la Russie a envahi la France.
20:32Après, quand vous avez dit un conflit avec l'OTAN,
20:36c'est tout à fait possible
20:38parce que c'est l'OTAN qui avance
20:41et l'OTAN qui participe dans les armements de l'Ukraine,
20:44d'instruction, d'intelligence.
20:47Donc, en toute façon, il y a déjà…
20:49– Mais qui dit l'OTAN, est-ce qu'il dit France aussi derrière ?
20:51– Oui, mais ce que je voulais dire,
20:53c'est juste qu'en toute façon,
20:54il y a déjà un conflit qui n'est pas direct,
20:57mais un conflit avec l'OTAN.
20:59Ça se passe devant nos yeux.
21:00– Régis, lui.
21:01– Moi, je trouve que tirer la sonnette d'alarme
21:04est absolument nécessaire
21:05parce que, d'abord, ces généraux,
21:08ce chef d'état-major,
21:09et d'ailleurs aussi le chef d'état-major Pierre Schill,
21:12chef d'état-major de l'armée de terre,
21:14qui, lui, nous a expliqué sur RTL
21:16que demain, tout pouvait basculer.
21:18Alors, l'un nous dit
21:19que le conflit peut se produire dans 2-3 ans
21:22et l'autre, c'est peut-être demain matin
21:23avec une possibilité d'envoi des troupes en Ukraine.
21:26Enfin bref, tout à coup,
21:27on est sur des tonalités guerrières.
21:30Alors, qu'on tire la sonnette d'alarme
21:32sur l'absence, finalement,
21:34je dirais que la France,
21:36elle n'est pas complètement dénudée
21:39face à un conflit.
21:40Elle a des qualités,
21:41elle a des armements,
21:43mais elle n'est pas prête
21:44face à ce type de conflit.
21:45Je vais vous donner juste un exemple.
21:47Au mois de juin dernier,
21:50la Chine,
21:51qui est indirectement partie prenante
21:52de ce conflit,
21:53même si officiellement,
21:54elle n'y est pas,
21:55a fourni
21:56200 000 kilomètres
21:59de fibre optique
22:01pour les drones,
22:02qui sont en ce moment
22:02les plus redoutables,
22:04ce ne sont plus les FPV,
22:06il y en a encore,
22:07mais c'est les drones à fibre optique
22:08parce qu'on ne peut pas les brouiller.
22:10Et actuellement,
22:11les longueurs
22:11des prises des Russes,
22:13en ce moment,
22:14au niveau du front,
22:15correspondent à peu près
22:16aux longueurs d'utilisation
22:17de ces drones à fibre optique.
22:19200 000 kilomètres
22:20pour le mois de juin dernier,
22:21fournis par la Chine.
22:22Ça veut dire quoi ?
22:23Ça veut dire qu'on est dans une guerre
22:24d'une totale autre dimension
22:27que celle à laquelle
22:29ont été habitués nos armées
22:31depuis 10, 15 ans
22:33avec des guerres asymétriques
22:34en Afrique,
22:35des opérations de police,
22:36de maintien de l'ordre,
22:37des traques aux djihadistes
22:40utilisant beaucoup
22:41les forces spéciales.
22:42Mais si vous voulez,
22:43par rapport à la façon
22:44dont la guerre a évolué
22:45en Ukraine,
22:46malheureusement,
22:47il faut reconnaître une chose,
22:48humblement,
22:49qu'on a besoin
22:50de se perfectionner.
22:51Donc le chef d'état-major
22:52tire la sonnette d'alarme
22:53aussi pour un électrochoc
22:55vis-à-vis de nos politiques,
22:56pas forcément la population ?
22:57Non, mais ce qui est terrible,
22:58c'est qu'effectivement,
22:59ça inquiète les gens.
23:00Alors, ça me paraît logique
23:03le fait de dire
23:04attention,
23:05s'il y a un conflit,
23:06on n'est pas prêts
23:07et il va falloir se préparer
23:08de le dire,
23:09ça me paraît logique.
23:10Après,
23:11c'est la porte ouverte
23:12et on l'a vu
23:13tout le week-end
23:14à des délires guerriers
23:16sur les plateaux de télé
23:17avec certains journalistes
23:19nous expliquant comment
23:20la Russie allait passer
23:22par la Moldavie,
23:23l'Autriche
23:24et pratiquement
23:26nous donnant
23:26la carte d'intervention
23:27de la Russie
23:29jusqu'à ce qu'elle arrive
23:29à Paris.
23:30C'est cela
23:31qui n'apparaît pas cohérent.
23:33C'est ce langage
23:34qui est terrible.
23:34Il faut bien convaincre
23:36aussi les Français
23:37de payer plus
23:38pour le budget
23:40de l'armée.
23:40Comment vous passez
23:41de 1,5% du budget
23:43à 4% du budget
23:45C'est des dizaines
23:48de milliards d'euros
23:48en plus.
23:49Donc si vous ne dites pas
23:50qu'on risque
23:51d'entrer en guerre,
23:52pourquoi les Français
23:52paieraient des dizaines
23:53de milliards d'euros
23:54en plus ?
23:54Ce qui est très intéressant,
23:56c'est qu'il y a
23:57le discours très contradictoire
23:58parce que le même expert
24:00des plateaux de télé
24:00qui dit que l'armée russe
24:02est en train
24:03de s'enfondre
24:04qui ne marche plus,
24:05qu'il n'y a rien,
24:06ils ne peuvent rien faire.
24:07En même temps,
24:08c'est l'armée
24:09qui va envahir la France
24:10dans quelques années.
24:11Mais c'est juste incroyable.
24:13Ce discours,
24:13c'est contradictoire,
24:16c'est un peu
24:16psychopathe en fait.
24:18Et peut-être effectivement
24:19comme disait Régis Le Saumier,
24:20c'est-à-dire que c'est
24:21un discours
24:22qui part du principe
24:23que la guerre se fait
24:24comme il y a plusieurs années.
24:26Or, ce n'est pas le cas,
24:27c'est aussi une guerre
24:28totalement hybride.
24:30Il y a vraiment
24:30un problème
24:30de culture militaire
24:31actuellement.
24:33Et il y a deux armées
24:34qui savent gérer
24:35cette guerre,
24:36c'est l'armée ukrainienne
24:36et l'armée russe.
24:37Même l'armée américaine
24:38aujourd'hui
24:39n'est pas prête
24:39à livrer une guerre
24:40de haute intensité
24:41de cette façon
24:42sur le terrain.
24:43On peut considérer
24:44que les Américains
24:44sont très imbriqués
24:46dans le dispositif militaire
24:47en Ukraine.
24:48Ils aident
24:49à plein de niveaux
24:50et ils ont suivi
24:51ce conflit.
24:52Donc, ils ont peut-être
24:53cette expérience-là.
24:54Mais au niveau
24:55de leurs propres troupes
24:55et s'il devait y avoir
24:56un clash entre la France
24:58et la Russie
24:59avec des interventions
25:00de troupes au sol,
25:01moi, je ne suis pas
25:01persuadé que nos troupes
25:03soient actuellement capables
25:04de mener
25:05des guerres pareilles,
25:06d'être efficaces,
25:08d'avoir un impact
25:09parce qu'à mener,
25:10nous, on a sept brigades
25:12qu'on peut déployer.
25:13Ce n'est pas un potentiel
25:14d'à peu près 20 000,
25:1630 000 troupes.
25:18C'était, si vous voulez,
25:19ce nombre de troupes,
25:21c'est le nombre de troupes
25:22que la Russie avait utilisées
25:23pour conquérir
25:24la zone de Carson
25:26uniquement
25:27pendant son invasion.
25:29Donc, si vous voulez,
25:29on est sur des...
25:31D'abord,
25:31des longueurs de front
25:32absolument incroyables
25:33et aujourd'hui,
25:34ce qui manque aux Ukrainiens
25:35cruellement,
25:36même s'ils ont des drones
25:36qui sont très efficaces,
25:38ce sont des troupes
25:38pour tenir les tranchées.
25:39Et aujourd'hui,
25:40nous n'avons pas vocation
25:42à remplacer les Ukrainiens
25:44ou à leur donner des troupes
25:45pour tenir les tranchées.
25:47Mais même les Ukrainiens
25:48ne veulent pas continuer la guerre.
25:49Je crois que dans les sondages,
25:50maintenant,
25:51c'est 25 ou 30 %
25:53des Ukrainiens
25:54qui veulent continuer la guerre.
25:55Les soldats tiennent
25:56vraiment avec courage
25:58parce que...
25:59Il faut tenir
26:00avec un arrière qui flanche,
26:04avec les troupes quand même russes
26:06qui avancent,
26:07qui grignotent petit à petit
26:08quand on a froid.
26:10La réalité de la guerre est terrible.
26:11C'est compliqué.
26:12C'est facile sur les plateaux,
26:13effectivement,
26:14de comment faire cela.
26:15Mais le vivre dans sa chair,
26:16c'était plus en train.
26:16Les soldats sont valeureux
26:17des deux coups.
26:18Karim Abrik,
26:19on part outre-Atlantique avec vous
26:20puisque dans ce contexte,
26:21volte-face de Donald Trump.
26:23Mercredi,
26:24qu'est-ce qu'il a déclaré ?
26:25Eh bien, annuler le sommet
26:26et pourtant tant attendu.
26:28Nous en parlions
26:28il y a 15 jours.
26:29Nous nous réjouissions
26:31de cette perspective
26:31de rencontre à Budapest en Hongrie
26:33entre Donald Trump
26:35et Vladimir Poutine.
26:36Oui, mais voilà.
26:37Absence de progrès diplomatique
26:39dans la guerre en Ukraine
26:40selon Donald Trump.
26:42Cette rencontre
26:43mise de côté pour le moment.
26:45Mais il y a une certaine impatience
26:46quand même
26:47chez Donald Trump maintenant
26:48parce que c'est vrai
26:50que ça fait maintenant
26:50plus de trois ans et demi
26:52qu'on est dans cette circonstance,
26:54dans cette guerre.
26:55On a parlé justement
26:56de ces victimes,
26:58de ces morts,
26:58de ces blessés,
27:00trois ans et demi.
27:01Je crois que l'Occident,
27:02beaucoup de pays occidentaux
27:03avaient sous-estimé
27:05le pouvoir,
27:07j'allais dire,
27:07de la Russie aussi.
27:09Il y avait cette idée
27:10de sanctions économiques,
27:11à quel point finalement
27:12ça allait mettre
27:13la Russie à genoux.
27:14On voit que ça n'a pas été le cas.
27:16D'ailleurs,
27:16la Russie a beaucoup appris
27:17au cours des trois dernières années
27:19sur le front,
27:20sur ses façons d'agir,
27:22les façons aussi,
27:23je vous dirais,
27:24ses nouvelles alliances
27:25ou des alliances
27:26qui se sont renforcées aussi
27:27à l'extérieur.
27:28Donc,
27:29la Russie a appris énormément.
27:31Donc,
27:31pour revenir à Donald Trump,
27:33je pense qu'il espérait,
27:34en fait,
27:34il aime se faire
27:35faiseur de paix.
27:37Il a aimé jouer un rôle,
27:39notamment,
27:40bon côté,
27:40on l'a vu,
27:41avec ce qui se passe
27:42du côté de Gaza.
27:44Avec la Russie,
27:45au début,
27:45il mettait davantage
27:46la pression sur l'Ukraine.
27:48Ça n'a pas fonctionné
27:49en disant,
27:49bon,
27:49peut-être,
27:49qu'il devrait accepter,
27:51oui,
27:52il y a une question,
27:53finalement,
27:54de léguer certains,
27:56de laisser aller
27:57certaines parties
27:57de territoire.
27:58Ça ne s'est pas fonctionné
27:59comme ça.
27:59Ensuite,
28:00il est allé,
28:00il a mis la pression
28:01du côté de Vladimir Poussin.
28:03Ça ne fonctionne pas.
28:04Donc,
28:04bref,
28:04une certaine impatience.
28:05On verra s'il va avoir
28:06de véritables conséquences
28:07parce qu'il l'a fait,
28:08finalement.
28:09Il a décidé
28:09d'aller vers des sanctions,
28:11de jouer sur le pétro,
28:13sur deux grandes entreprises
28:15pétrolières
28:16pour la Russie.
28:17Maintenant,
28:18est-ce que ça va
28:19véritablement avoir
28:19certaines conséquences?
28:21On voit qu'il joue,
28:22enfin,
28:22il essaie,
28:23c'est comme s'il n'avait
28:24comme pas le choix
28:25de faire un geste fort
28:27parce qu'il en va aussi
28:29de,
28:29j'allais dire,
28:30de sa crédibilité,
28:31mais on voit
28:31qu'il y a une certaine impatience
28:32et surtout que ça ne bouge pas
28:33et maintenant,
28:34on est passé
28:35dans une forme de tragique
28:36dans les opinions publiques.
28:37On va continuer d'en parler.
28:38Pourquoi?
28:39Parce qu'aujourd'hui,
28:39qu'est-ce qui s'est passé?
28:40D'un côté,
28:41Vladimir Poutine
28:41qui présente son nouveau missile
28:43et qui a dit à Washington,
28:44on a un nouveau missile
28:45qui fonctionne,
28:46un missile qui a l'air
28:47tout à fait redoutable d'ailleurs
28:48et puis de l'autre,
28:50la Russie
28:50qui souhaite,
28:51qui continue à dire,
28:52nous souhaitons
28:52un règlement pacifique
28:54tout en estimant
28:56que le respect
28:56des intérêts russes
28:57et l'éradication
28:58des causes profondes
28:58de la crise ukrainienne
28:59devait servir de base
29:01pour des solutions justes.
29:03On est dans cette espèce
29:04de paradoxe
29:05cet après-midi.
29:07On va essayer de comprendre,
29:08de décrypter tout cela.
29:08C'est dans un instant
29:09sur CNews.
29:13Et de retour sur le plateau
29:15de l'heure inter,
29:15Ksenia Fedorová,
29:16Karim Abrik,
29:17Arnaud Klarsfeld
29:18et Régis Le Sommier
29:19pour vous accompagner.
29:20Alors, nous parlions
29:21effectivement de cette perspective
29:22de tension,
29:24voire plus,
29:25entre la Russie
29:26et la France.
29:27Alors, ce matin,
29:28Vladimir Poutine
29:29a annoncé
29:30que son missile
29:33capable de surmonter
29:35tous les systèmes
29:35d'interception
29:36est actuellement,
29:39depuis ce matin,
29:40en ordre de marche.
29:42On l'écoute.
29:42Nous parlons
29:47des essais
29:47du missile
29:48de croisière
29:48à propulsion nucléaire
29:50à portée illimitée
29:51bourrée Nevznik.
29:54Je sais,
29:55j'ai les rapports
29:56de nos industries
29:57et je connais
29:57les évaluations
29:58du ministère
29:59de la Défense
29:59qu'il s'agit
30:02d'une création unique
30:03que personne au monde
30:04ne possède.
30:05Alors, c'est vrai
30:08que Zélinia Federova,
30:09on entend cette déclaration
30:10comme un avertissement
30:11puisque Vladimir Poutine
30:13a prévenu Washington.
30:15Nous parlions tout à l'heure
30:16de ses montées en tension.
30:17L'armée française
30:18qui appelle à se préparer
30:20à un conflit d'ampleur.
30:21Et donc,
30:22pas plus tard que ce matin,
30:23Vladimir Poutine
30:24qui dévoile
30:24ce missile unique.
30:26Est-ce que ce n'est pas
30:27un avertissement ?
30:28Est-ce qu'on ne s'éloigne pas
30:29effectivement
30:29de la voie diplomatique ?
30:31Encore plus,
30:31si je puis dire.
30:32Ça peut être perçu
30:33comme un avertissement,
30:34c'est sûr.
30:35Parce que si on regarde
30:35ce qui se passe aujourd'hui,
30:37il y a toujours
30:37cette idée
30:38de réussir
30:41une défaite stratégique
30:42de la Russie
30:43par l'OTAN.
30:45Et donc,
30:45ce missile,
30:46j'imagine qu'il s'est pris
30:47des années
30:47pour le construire.
30:50Ça ne se passe pas
30:51dans une semaine.
30:522018,
30:52il l'avait annoncé,
30:53il me semble-t-il.
30:54Probablement, oui.
30:55Ce qu'il annonce aujourd'hui,
30:56je pense,
30:57c'est évidemment
30:57que c'est un message.
30:58Mais vous savez,
31:00il a dit aussi
31:00deux autres choses.
31:01la première,
31:02elle a dit
31:02que la Russie
31:03ne fait rien
31:04sous pression.
31:05Et je pense que ça
31:06s'est adressé
31:06à Donald Trump
31:07qui a essayé
31:08de mettre
31:09une stratégie
31:10de carotte et bâton.
31:13Et aujourd'hui,
31:13il a imposé
31:14des sanctions
31:15sur deux
31:16entreprises
31:18russes
31:19producteurs
31:20de pétrole.
31:21Et en fait,
31:22la Russie
31:23a déjà
31:23une expérience
31:25de vivre
31:26sous sanction.
31:27Donc,
31:27peut-être que ça ne va pas
31:28faire grand-chose.
31:30Mais l'idée
31:31de Donald Trump
31:31de faire cette paix,
31:33c'est gérer
31:33la ligne de front
31:34actuelle.
31:36Ce qui va
31:37en fait
31:38contre l'idée
31:39de la Russie.
31:40Parce que la Russie
31:40ne veut pas...
31:43Bon,
31:43Vladimir Poutine
31:43a dit à plusieurs reprises
31:44que gérer
31:45la ligne de front
31:46aujourd'hui
31:47pour que l'Ukraine
31:48puisse se réarmer
31:49et continuer
31:50les conflits après,
31:51ce n'est pas
31:51l'objectif
31:52de la Russie.
31:52Et donc,
31:54deux choses.
31:55La Russie,
31:55c'est toujours
31:56une puissance nucléaire
31:57et une puissance militaire.
31:59La Russie veut la paix.
32:00Mais,
32:01toutes ces pressions,
32:02ça peut mener finalement
32:03en escalade.
32:04Je pense que c'est ça
32:05ce qui va dire
32:05Vladimir Putin
32:06et c'est de dire
32:06depuis très longtemps.
32:08Peut-être un dernier mot,
32:09parce qu'on va aussi
32:09parler du Venezuela.
32:10Ça chauffe avec les Etats-Unis.
32:12On va le voir dans un instant.
32:13Mais c'est vrai que sur le terrain,
32:15quelle est la situation,
32:16Régis Le Saumier ?
32:17Vous qui vous êtes rendu
32:18sur place régulièrement,
32:20puisqu'on parle d'accords
32:22ou de voix diplomatiques
32:23pour le moment
32:23au point mort.
32:25Mais au fond,
32:26gardons la tête froide,
32:28sans passion,
32:29est-ce que la Russie
32:30a intérêt finalement
32:31à ce que le dialogue
32:32se poursuive
32:32si militairement
32:33ils sont en train
32:34de gagner sur zone
32:35leur but de guerre finalement ?
32:37La réponse est dans la question.
32:39Mon cher Olivier,
32:40c'est, je pense,
32:41le principal point
32:42de discorde actuellement
32:44entre Donald Trump
32:45et Vladimir Poutine.
32:47C'est que,
32:47on sait globalement
32:48que Vladimir Poutine
32:49veut le Donbass,
32:51qu'il est prêt
32:51à faire des compromissions
32:52sur les autres territoires
32:54et notamment
32:54les deux autres oblastes
32:56qui officiellement
32:57ont été annexés,
32:59enfin en tout cas,
33:00font aujourd'hui partie
33:02de la Fédération de Russie
33:03qui sont Kherson
33:03et Zaporizhia
33:04et d'autres territoires
33:05conquits
33:06dans l'oblast de Soumy,
33:07celui de Kharkov,
33:08celui de Niepro.
33:10Là,
33:10les Russes sont prêts
33:11peut-être
33:12à faire des trocs.
33:13Il y a des possibilités,
33:15mais le Donbass,
33:16c'est le gros morceau
33:17et actuellement,
33:19il y a cinq villes
33:20du Donbass
33:21qui sont menacées
33:21par les Russes,
33:23deux qui sont quasiment
33:23perdues,
33:24qui sont Pokrovsk
33:25et Kupiansk,
33:26trois autres qui sont
33:27Liman,
33:28Siversk
33:28et une dernière
33:29dont j'ai oublié,
33:30Konstantinovka,
33:32qui, elles,
33:33sont en position
33:35d'être assiégées
33:36par les Russes.
33:37Donc,
33:37ça veut dire
33:37que c'est cinq
33:38des principales villes
33:39du Donbass,
33:40donc de la ceinture
33:41de défense
33:42ukrainienne,
33:44de la dernière
33:44rideau défensif
33:46ukrainien dans cette région
33:48et le constat
33:50qu'on peut faire,
33:51c'est pourquoi
33:52négocier
33:53un gel du front
33:54actuellement
33:54alors qu'on peut
33:56obtenir
33:56cette partie
33:57du Donbass
33:58par les combats
34:00et ces combats
34:01ont été menés
34:02aussi,
34:02il faut l'expliquer,
34:03très rudement,
34:05c'est-à-dire
34:05qu'il y a eu
34:05beaucoup d'énergie,
34:07beaucoup de pertes humaines
34:08qui ont été enregistrées
34:09pour conquérir
34:10ces places fortes
34:11et la Russie
34:12est arrivée
34:13et a avancé
34:14de façon méthodique.
34:15L'Ukraine a résisté
34:16et elle continue
34:16à résister aussi.
34:18C'est vrai que ça fait
34:18des centaines de morts
34:19tous les jours
34:19mais aucun des deux acteurs
34:22ne veut céder
34:23actuellement
34:24et donc il va...
34:26Aucun ne s'est écroulé
34:27assez,
34:29suffisamment
34:29pour qu'il y ait
34:30une paix
34:31qui soit évidente.
34:33Mais comme Zénia l'a dit,
34:35elle a raison,
34:36c'est que
34:36Poutine serait sans doute
34:38d'accord
34:39pour gérer
34:39la ligne de front
34:40à condition
34:41que l'autre partie
34:42de l'Ukraine reste
34:43plus ou moins
34:44dans la sphère
34:45d'influence russe,
34:46c'est-à-dire qu'elle
34:46ne se remilitarise pas
34:48pour attaquer plus tard
34:50quand il y aura
34:50un autre président
34:51moins favorable
34:52à la Russie
34:54parce que la Russie
34:55sans l'Ukraine
34:56n'est plus une grande puissance.
34:59Donc la Russie
35:00veut rester
35:01une grande puissance.
35:02Peut-être qu'elle a tort,
35:03peut-être qu'elle a raison.
35:04Mais sans l'Ukraine
35:05ou sans l'Ukraine
35:06dans la zone
35:07d'influence russe,
35:08la Russie
35:10est une puissance
35:11régionale
35:12comme l'a dit Obama
35:13puisque Moscou
35:14est tout près
35:14de...
35:16Mais je pense
35:16que les Ukrainiens
35:17se battent aussi
35:17depuis 3 ans et demi
35:19parce que je pense
35:20qu'ils ont peut-être
35:20aussi une grande définition.
35:22Je n'ai pas dit
35:22que la Russie
35:23avait nécessairement raison.
35:25Mais carrément,
35:27la Russie...
35:27Il y a un champ de bataille.
35:28Il n'est pas
35:29dans les plateaux de télé.
35:30Et là, actuellement,
35:31à l'offensive,
35:32c'est quand même
35:32les Russes
35:33qui ont le dessus.
35:33Je voulais juste dire,
35:35carrément,
35:35les régions de Donbass,
35:37c'est les régions
35:37qui...
35:39Excuse-moi,
35:39je vais juste finir.
35:40Les régions de Donbass,
35:42c'est les régions
35:43qui kiffent
35:43un bombardé
35:44après 2014,
35:46qui veut récupérer
35:47les territoires
35:48qui l'ont bombardé
35:49depuis des années.
35:50Donc, vous voyez,
35:50c'est une région russophone.
35:52Mon père, par exemple,
35:53était né là-bas.
35:54Et beaucoup de Russes
35:55ont les familles là-bas.
35:56Donc, c'est plus
35:57qu'une question
35:58des géopolitiques
36:00et stratégiques
36:00où on influence.
36:02C'est une question,
36:03en fait,
36:03des racines.
36:04Oui, mais les racines
36:05de ces conditions,
36:06ma grand-mère,
36:07par exemple,
36:07elle était née en Moldavie,
36:09qui était la Bissarabie
36:10à l'époque.
36:11Bon, c'est pour ça aussi
36:11que je suis un peu favorable
36:12à la Russie
36:13d'un certain point de vue.
36:15Parce que ma grand-mère...
36:16Non, mais on sait qu'il y a des parties
36:16plus russes.
36:17Ma grand-mère m'a parlé russe
36:18et la Bissarabie était russe à l'époque.
36:20Il y avait beaucoup de territoires.
36:22Donc, c'est pas...
36:23Parce que la Russie,
36:23c'est quand même avancé.
36:25Si la Russie...
36:25Oui, mais il y a une affaire de racines
36:27puisque c'est ce que vous visez aussi.
36:30La Bissarabie,
36:30c'était la Moldavie,
36:32une partie de la Roumanie.
36:34C'est bien autre chose
36:35que de récupérer
36:35quelques usines rouillées
36:37et un bassin minier
36:38qui, certes,
36:39à son importance...
36:39C'est très riche,
36:40mais avant de le remettre en état,
36:44il va se passer un bon moment.
36:46Pour les Russes,
36:46c'est fondamental.
36:47Et depuis 2014,
36:49c'est ça qu'on oublie toujours
36:50dans l'équation.
36:51Quand Emmanuel Macron
36:51parle de guerre d'agression
36:53presque gratuite en 2022,
36:56c'est édulcoré
36:57tout ce qui s'est passé avant
36:58et le fait que la guerre
37:00a duré de 2014 à 2022
37:02avec des morts de part et d'autre,
37:03mais surtout des morts
37:04côté séparatiste.
37:06Et que ça,
37:06c'est quelque chose
37:07qui a...
37:08C'est pas une guerre
37:09qui a commencé comme ça.
37:10La différence majeure,
37:10c'est que d'un côté,
37:11on regardait l'histoire,
37:12de l'autre,
37:12on n'a pas regardé l'histoire
37:13d'où cette incompréhension
37:14et d'où aujourd'hui
37:15cette situation de blocage,
37:16me semble-t-il.
37:17Ce que je vous propose,
37:17il n'y en reste un peu plus
37:18de 4 minutes,
37:19porte-avions, soldats,
37:20également entre les Etats-Unis
37:22et le Venezuela.
37:23Avec cette nouvelle escalade,
37:24Donald Trump
37:25a en effet autorisé
37:26des opérations de la CIA
37:29et il envisage
37:30des attaques terrestres
37:31contre des cartels
37:32de la drogue
37:33présents au Venezuela.
37:34Alors dans le viseur,
37:35le président vénézuélien
37:37également impliqué,
37:38alors ça,
37:40ce que dément formellement
37:43Maduro,
37:44réponse du Venezuela,
37:46une protection de ses côtes
37:47contre des opérations
37:48secrètes américaines
37:49avec des exercices militaires.
37:50François Tiskevich.
37:53Sur l'une des montagnes
37:55surplombant la capitale
37:56vénézuélienne,
37:57le ministre de la Défense
37:58supervise des exercices militaires.
38:03La côte vénézuélienne,
38:05toute la côte vénézuélienne
38:07est importante
38:09pour nous protéger.
38:10Non seulement
38:11des menaces militaires
38:12à grande échelle,
38:14mais aussi
38:14du trafic de drogue,
38:16des menaces terroristes
38:17et des opérations secrètes
38:19qui visent
38:20à déstabiliser
38:21l'intérieur du pays.
38:24Il y a quelques jours,
38:26Donald Trump
38:26a fait savoir
38:27qu'il avait autorisé
38:28des opérations clandestines
38:29de la CIA
38:30contre le Venezuela.
38:32Les Etats-Unis
38:32ont annoncé
38:33déployer dans les Caraïbes
38:35le porte-avions
38:36Gérald Air Ford,
38:37le plus grand du monde,
38:38officiellement pour lutter
38:39contre le trafic de drogue
38:40dans la région.
38:42Il vient renforcer
38:42la force de frappe américaine
38:44présente à Puerto Rico
38:45déjà composée
38:46de 10 avions
38:46de combat furtif
38:47F-35 et de 8 navires.
38:50Depuis septembre,
38:51Washington mène
38:52des frappes aériennes
38:52contre des embarcations
38:54présentées comme celles
38:54de narcotrafiquants.
38:56Dans la nuit de jeudi
38:57à vendredi,
38:58le Pentagone a visé
38:59un bateau utilisé
39:00par le gang vénézuélien
39:01traîne de Aragua
39:02classé comme organisation
39:04terroriste aux Etats-Unis.
39:05Jusque là,
39:0610 opérations ont été
39:07revendiquées,
39:09tuant au moins 43 personnes
39:10selon les chiffres
39:11du gouvernement américain.
39:14Karim Abrik,
39:15effectivement,
39:16donc guerre
39:17contre le narcotrafic
39:18mais c'est plus que ça.
39:19Au fond,
39:20on peut parler d'une guerre
39:21contre le Venezuela
39:23de Maduro aussi
39:24puisqu'il est ciblé
39:25comme étant à la tête
39:26des trafics
39:27selon Donald Trump.
39:28Oui,
39:28il y a plusieurs
39:29effectivement interprétations,
39:31plusieurs enjeux ici
39:32mais ce qui est intéressant
39:33dans le cas de Donald Trump
39:35c'est qu'il joue
39:35sur plusieurs faces.
39:37C'est-à-dire que d'un côté,
39:39il continue à faire
39:40de la politique intérieure aussi
39:41parce que c'est sa base.
39:43Il a été élu aussi
39:44avec ce message
39:45de cette guerre
39:45contre les narcotrafiquants.
39:48Donc, il y a cet enjeu-là
39:49où il fait de la politique intérieure.
39:51Il fait aussi évidemment
39:53des points
39:54d'un point de vue géopolitique.
39:55Il veut montrer son influence
39:56aussi à l'extérieur.
39:58On a vu que c'est en train
39:59quand même de se tramer là-bas.
40:01Certains vont dire
40:02bon, est-ce qu'il y a
40:02des intérêts aussi
40:03au niveau du pétrole local?
40:05Est-ce qu'il y a quelque chose
40:06qui se trame de ce côté-là?
40:07Est-ce qu'il veut aller vers
40:09pousser pour un changement
40:10de régime
40:11pour essayer d'affaiblir
40:12certaines alliances aussi
40:13du Venezuela
40:14ailleurs à l'international?
40:16Donc, ça, c'est aussi
40:17une possibilité.
40:18Donc, vous voyez
40:18qu'il joue sur différents tableaux.
40:22Je pense que quand il parle
40:23de la question du narcotrafic,
40:24il faut aussi se rappeler
40:25le fait qu'il a mis
40:27comme organisation terroriste
40:30des groupes de narcotrafiquants.
40:32Ça lui donne aussi
40:33des leviers
40:34en termes d'opérations militaires,
40:36en termes d'opérations juridiques.
40:38Donc, tout ça lui a permis aussi
40:40d'aller beaucoup,
40:41beaucoup plus loin.
40:42Et c'est une démonstration
40:43de force.
40:44Certains diront
40:45de l'intimidation,
40:46mais c'est une démonstration
40:47aussi de force
40:48à l'international
40:49où on voit
40:49qu'il y a,
40:50c'est presque une,
40:51certains diront
40:52presque une guerre d'empire,
40:53mais on voit
40:53ce qui se trame
40:54du côté de la Russie,
40:55on voit la Chine
40:56et on voit les États-Unis
40:57qui veulent montrer
40:58leur force également.
40:59Et on est bien loin
41:00des opérations XXL
41:02en France,
41:03bien évidemment,
41:04c'est tout à fait autre chose,
41:04mais peut-être
41:05faire tomber
41:05les narcotrafiquants
41:06et dans le sillage,
41:07faire tomber les autorités.
41:09On a une double intention
41:11de Washington.
41:11Oui, mais dans ce cas-là,
41:13que Washington s'attaque
41:15au cartel de Sinaloa,
41:16qui s'attaque
41:17à celui de Tijuana
41:18qui sont au Mexique,
41:19qui s'attaque
41:20aux narcotrafiquants
41:22en Colombie,
41:23la vérité,
41:26c'est que c'est
41:27le pétrole vénézuélien
41:29qui depuis des décennies
41:31fait échappe
41:33aux Américains
41:34et que les Américains...
41:35Donc coup double,
41:35en lutte contre
41:36le narcotrafique...
41:38On lutte contre
41:39des embarcations
41:40qu'on coule
41:41qui vont approvisionner
41:43là.
41:43Ce n'est pas ces embarcations
41:44partie du Vénézuéla
41:46qui amènent la drogue
41:47aux Etats-Unis
41:48ou une petite partie.
41:49Le vrai problème,
41:50c'est les cartels au Mexique
41:51et Donald Trump
41:52a l'intention
41:53d'utiliser des moyens militaires.
41:54Ça, c'est très important,
41:55notamment des forces spéciales
41:58pour lutter
41:58exactement comme
41:59il le faisait
42:00contre les groupes djihadistes
42:02Al-Qaïda et Daesh
42:03avant,
42:04mais il va falloir
42:04qu'ils s'attaquent
42:05aux cartels mexicains
42:06qui sont beaucoup plus importants
42:08que...
42:08Peut-être la première,
42:10la prochaine étape.
42:11Un mot,
42:11quelques secondes,
42:12Zénia,
42:12on entend la musique de fin.
42:13Pour moi,
42:14c'est le changement
42:15du régime de Maduro
42:16et c'est le pétrole,
42:17c'est Védon.
42:17Donc vous rejoignez
42:18la clé de lecture
42:19de Vénézuéla.
42:20Vénézuéla fait partie
42:21de BRICS
42:22qui affaiblit
42:22avancellement le dollar
42:23et c'est juste
42:24à côté des Etats-Unis,
42:26c'est pas loin.
42:26Un régime hostile.
42:27Un régime hostile.
42:27Un régime hostile aux Etats-Unis,
42:29donc c'est sûr que c'est ça.
42:31On va suivre tout cela
42:32de très très...
42:33Merci à tous les quatre,
42:34merci à Sébastien Cacchino
42:36de m'avoir aidé
42:36à préparer cette émission.
42:37L'actualité qui continue,
42:38on va bien évidemment suivre
42:39de très près
42:40les suites de l'enquête
42:41après l'interpellation
42:42de deux suspects,
42:43vous le savez,
42:44tout juste une semaine
42:45après le cambriolage
42:46spectaculaire au Louvre.
42:47C'est tout de suite
42:47avec Thierry Cabane
42:49dans Punchline Weekend.
42:50Je vous retrouve à 22h
42:51dans 100% politique.
42:53Excellente après-midi
42:53sur CNews,
42:55bien évidemment.
42:55A très vite.
42:56Sous-titrage Société Radio-Canada
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