- il y a 3 heures
Ce jeudi 12 février, Olivier de Royère, gérant actions chez Montpensier Arbevel, s'est penché sur la stratégie d'achat des losers de l'A, le titre Legrand porté par les data centers en 2025, le résultats du titre Hermès au-dessus des attentes, et le nouveau record du CAC 40, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:0013h44, Olivier Droyard nous rejoint. Bonjour Olivier. Bonjour Guillaume.
00:02Bon pensier Arpevel, vous venez rendre votre verdict face au marché, ce moment qu'on va vivre, ce verdict que
00:07vous allez rendre.
00:08Est-ce que vous l'assumez ? Oui, je l'assume complètement. On vous écoute.
00:12Alors voilà, pour acheter les losers de l'IA, il faut vraiment attendre que leur valeur terminale soit nulle.
00:19Oh ! Tirer sur l'ambulance là !
00:22Pour acheter les losers de l'IA, ceux qui vont perdre face à l'IA, il faudrait vraiment que leur
00:26valeur terminale,
00:27falloir définir ça, soit nulle. C'est-à-dire que vous n'êtes pas prêts de les racheter aujourd'hui
00:30?
00:30Alors ça dépend lesquelles. Mais en fait, bon, d'abord, on ne va pas parler de toutes les sociétés qui
00:34tous les jours
00:34sont éventuellement citées comme étant susceptibles d'être menacées par l'IA.
00:38C'est-à-dire qu'il y a des trucs qui sont un peu des fantasmes dans 20 ans.
00:40Donc j'évacue tout de suite l'assurance où il faut mettre du capital en face, où ça n'a
00:44vraiment aucun sens
00:45et qui seront des grands gagnants globalement de l'IA compte tenu de la masse de coûts administratifs qu'ils
00:49ont.
00:50J'évacue peut-être à la limite aussi des très rares sociétés, mais il n'y en a pas beaucoup
00:53finalement
00:53qui sont déjà menacées et qui sont déjà attaquées par l'IA. En fait, ce qui compte, c'est toutes
00:57les sociétés
00:58sur lesquelles il y a des vraies craintes, mais aujourd'hui, sur lesquelles ça ne se voit pas dans les
01:01chiffres.
01:02Évidemment, les sociétés de logiciels, parce qu'on sait que la valeur du code aujourd'hui,
01:05c'est quasiment plus rien, que c'est facile de coder avec l'IA très rapidement.
01:09Il faut quand même surveiller un petit peu, mais quand même, malgré tout, c'est facile, c'est rapide.
01:12Les sociétés qui fournissent des données, les sociétés, ça a été cité juste avant, aussi très intense en personnel,
01:16avec énormément de gens pour des tâches qui peuvent être éventuellement assez automatisables, répétées facilement, etc.
01:23Donc, toutes ces sociétés à l'IA qui, aujourd'hui, ne voient rien de négatif,
01:25et même parfois qui voient des choses positives, puisque les SS2I, il y a de l'implémentation de l'IA.
01:29Aujourd'hui, les sociétés de software ou de base de données vendent des solutions supplémentaires à base d'IA.
01:34En 2026, ce sera plutôt, pour ces gens-là, un facteur plutôt un peu plus de croissance qu'autre chose,
01:39en fait, net, net.
01:41Néanmoins, on comprend parfaitement le rationnel du marché, c'est de dire, à terme, ils seront perdants de l'IA,
01:45et c'est probable, et c'est probable, même si, à court terme, on sait que, quand on a un
01:50logiciel,
01:51ça ne se remplace pas comme ça, même si on sait faire le code, parce qu'il y a l
01:54'imbrication dans l'organisation,
01:56il y a les relations clients, il y a les aspects réglementaires, donc il faudra quand même des années.
02:00Donc, dans certains cas, pourquoi pas, sur ces sociétés-là, tenter des paris.
02:04En se disant, ils ne vont pas mourir tout de suite, ça prendra du temps, mais ils finiront quand même
02:07par mourir.
02:08– Pas les assureurs, pas les assureurs.
02:10– Non, pas les assureurs, je ne le mets pas dans cette catégorie-là.
02:13Mais toutes ces sociétés où, effectivement, le rationnel logique, c'est de se dire, oui, c'est un vrai challenge,
02:17il faut se méfier quand même, les fintechs devaient tuer les banques il y a trois ans,
02:20c'est le meilleur secteur en Europe, donc il faut quand même se méfier.
02:23Mais sur ces secteurs où, rationnellement, c'est vrai que c'est convaincant de se dire,
02:26l'IA est une vraie menace, il faut être exigeant sur la valorisation.
02:30Alors, être exigeant sur la valorisation, c'est de se dire, on a des flux de trésorerie futur,
02:34quand on valorise une entreprise, souvent, pendant dix ans, on fait une valorisation détaillée,
02:38puis à la dixième année, on prend le flux terminal, qu'on actualise avec un taux,
02:42avec une croissance potentielle, alors ça peut être faible si c'est une société de services,
02:46si c'est une société de logiciels, c'était souvent assez élevé historiquement.
02:49Bon, ça, il faut que ce soit égal à zéro, parce que finalement, dans dix ans, on n'en sait
02:53rien.
02:54Et alors, pour arriver à ça de manière simple, comment on fait ?
02:56Il faut regarder le flux de trésorerie actuel rapporté, finalement, à la capitalisation boursière,
03:01donc ce qu'on appelle le rendement du free cash flow, par exemple,
03:03le rendement du flux de trésorerie, et c'est-à-dire qu'il faudrait être au moins,
03:06finalement, pour ne pas avoir de valeur terminale, être au moins à court terme à 10%,
03:09et même plutôt 12% si on prend en compte les phénomènes d'actualisation.
03:14Donc c'est un peu technique, mais globalement, si on regarde concrètement,
03:17un Dassault Système, ça va beaucoup baisser, mais c'est vrai que ce qu'on appelle
03:20le free cash flow yield d'aujourd'hui, sur 2026, c'est pas 10%, ni 12%, c'est 6,5%,
03:25donc c'est encore quand même peut-être cher.
03:28SAP, c'est quand même assez résilient, mais SAP, c'est 5%.
03:32Donc on n'y est pas encore.
03:34À l'inverse, c'est vrai que sur un certain nombre de SS2I,
03:38les SS2I, globalement, on n'est quand même pas très loin.
03:40On est sur des niveaux d'aujourd'hui de free cash flow yield qui sont autour de 10-12%.
03:45Donc ça ne veut pas dire qu'il faut tout acheter, une fois que j'ai dit ça,
03:48mais c'est quand même, il faut ça pour se dire, est-ce qu'après ça, il faut regarder
03:55les fondamentaux des entreprises, voir lesquels ont quand même les facteurs de résistance
04:00peut-être les plus forts à court terme, voir si certaines ne vont pas se mettre
04:03à faire des investissements massifs qui pourraient détériorer le free cash flow.
04:07Mais le prérequis, c'est de se dire, on ne sait pas et à 10 ans, on ne doit pas
04:11avoir
04:11de valeur terminale.
04:13Cap Gemini, tiens, dans cet univers, demain, publiera ses résultats, sera demain matin,
04:17sera hyper intéressant, surtout de les écouter, leur discours sur leurs prévisions,
04:20leurs perspectives, surtout Cap Gemini, encore sous pression des marchés cet après-m'
04:23avant la publication de demain, moins 2%...
04:25Pour l'instant, rien n'arrête la baisse, c'est pour ça qu'il faut être exigeant
04:28sur la valorisation.
04:29Oui.
04:29Alors du côté des valeurs, au contraire, qui sortiront sans doute gagnantes
04:32de l'intelligence artificielle, il y a Essilor Luxottica, on va beaucoup en parler
04:35à 16h ensemble tout à l'heure, ils ont publié, c'est magnifique, c'est rayonnant,
04:39les lunettes dotées d'IA, c'est un truc de malade...
04:40Enfin, sur un an, les ventes de lunettes connectées de lunettes dotées d'IA ont augmenté
04:45268%, plus de 268%, on en reparle à 16h en détail.
04:48Il y a aussi Legrand qui fait partie des gagnants, aujourd'hui Legrand à la Bourse de Paris
04:52gagne 7,5%, croissance soutenue par l'essor des data centers.
04:55On n'est pas déçus là-dessus.
04:56Non, on n'est pas déçus, les data centers maintenant quand même, pourtant Legrand c'est quand même
05:00une société traditionnelle, historique depuis longtemps, mais il y a eu une telle croissance
05:03que c'est 25% du chiffre d'affaires quand même maintenant de Legrand, les data centers.
05:07Donc évidemment, avec des croissances qui sont très largement à deux chiffres,
05:10ils attendent encore 10 à 20% de croissance dans les data centers pour 2026,
05:15c'est clair que ça accélère.
05:16Historiquement, Legrand était une très belle société, une très belle rentabilité
05:19des capitaux investis, mais avec une croissance plutôt à profil de croissance organique 3-4%.
05:23Là, on est finalement à 7,7% et ils attendent encore entre 4 et 6%
05:29l'an prochain avec des perspectives qui ne sont pas hyper agressives à première vue
05:34par rapport au poids que représentent les data centers.
05:36Bon, maintenant, le cours a pris quand même 30% en ligne droite,
05:41depuis un mois et demi, deux mois.
05:42On se paye 27 fois les bénéfices de 2026.
05:46Donc, il ne faut quand même pas être complètement…
05:48Il faut quand même regarder la valorisation.
05:50L'avantage, c'est que c'est vrai que le reste du business,
05:52si aujourd'hui il est assez médiocre, il devrait quand même s'améliorer graduellement
05:55dans la construction et que voilà, c'est des actifs durs, c'est de l'industrie.
05:59Et donc là-dessus, on est…
06:00Alors, peut-être qu'un jour, on aura un problème avec les robots,
06:02mais là, il faut regarder encore un peu plus loin.
06:04On est quand même protégé de toute l'IA.
06:06Donc, il y a à la fois le côté valeur refuge et le côté IA,
06:08mais c'est vrai qu'on le paye quand même en bourse aujourd'hui.
06:10Voilà, vous disiez le PE de Legrand, on est à combien maintenant ?
06:13On gardera aussi, il ne faudrait pas oublier Rexel,
06:15mais dans le même univers, même qu'aux mêmes effets,
06:17Rexel aussi profite des data centers, ils ont publié,
06:20et pareil, le titre est en hausse, on en parlera tout à l'heure à 16h,
06:22plus 3% en ce moment, Rexel.
06:23Antoine.
06:24Et puis, il y a Hermès aussi, qui ravive le secteur du jeu.
06:27C'était mon petit pari avec un de nos auditeurs,
06:29on se causait sur Twitter hier, il me disait,
06:31le CAC 40, demain, va battre des records grâce à Isilor.
06:35Je lui ai dit, peut-être un petit coup d'Hermès aussi.
06:37Chapeau l'auditeur.
06:39Bien joué.
06:39Et puis, Hermès aussi, qui participe à la fête.
06:42Alors, peut-être sur des progressions un petit peu moindres,
06:45mais enfin, les chiffres sont solides.
06:46Ça s'améliore aussi du côté des États-Unis.
06:48Et là, on a de la croissance à deux chiffres, ce qui devient rare.
06:51Oui, alors, c'est-à-dire qu'en fait, Hermès,
06:53ils ont quand même cette espèce de recette
06:54pour faire toujours 10% de croissance organique,
06:57quelque part, quel que soit le scénario.
06:58Parce qu'en fait, ils girent toujours la rareté.
07:01Quand la demande est bonne, elle n'est jamais servie à 100%.
07:03On sait que sur les sacs haut de gamme,
07:05il y a toujours des phénomènes de liste d'attente.
07:07Ferrari fait un peu pareil aussi, d'un certain côté.
07:09Donc, Ferrari, ça a été plus compliqué ces derniers mois.
07:12Mais c'est vrai que c'est des sociétés,
07:13normalement, même quand le secteur ralentit,
07:15sont capables de servir un peu mieux la demande
07:17qu'ils avaient gardée un peu sous le coude.
07:19Et puis, comme c'est quand même du vrai luxe,
07:20et que du vrai luxe, parce que chez un LVMH,
07:23il y a du vrai luxe, mais pas que du vrai luxe.
07:25Et donc, effectivement, ils sont capables
07:27de faire toujours délivrer
07:29ces croissances de 10%
07:31et d'être toujours quand même, quand le secteur
07:33est un peu plus challengé, l'acteur qui se distingue.
07:36Et après, bon, ça vaut quand même 45 fois les bénéfices.
07:38Donc, c'est vrai qu'on peut peut-être espérer
07:40plus ou moins que le cours suivra les bénéfices.
07:43C'est difficile d'envisager que ça se paye
07:44quand même beaucoup plus cher que ça.
07:46Oui, pour l'instant, en tout cas, ça suit le rythme.
07:49Ça publie Hermès, toujours au-dessus des attentes.
07:51Et le dividende sera un réhaussé.
07:52Il va passer le dividende chez Hermès
07:54de 16 à 18 euros par action.
07:55Ce titre, Hermès gagne en ce moment 2,8%.
07:58Jean-Michel nous a écrit sur X, justement,
07:59à propos d'Hermès. Hermès a publié.
08:01Et maintenant, vous renforceriez Hermès
08:03ou plutôt trop tard ?
08:05Non, mais Hermès, c'est un fonds de portefeuille
08:09qui suit la progression.
08:11Non, non, c'est pas ça.
08:11Mais il n'y a jamais de bons moments
08:13et de mauvais moments pour l'acheter.
08:15C'est un fonds de portefeuille de très long terme, Hermès,
08:17dans lequel il faut se dire qu'on va suivre
08:19sur longue période la croissance des bénéfices
08:21de 10% par an.
08:22Il n'y a rien à perdre à en mettre,
08:23pas beaucoup à gagner.
08:24Le sujet du timing sur Hermès,
08:25à la limite, ne compte pas tant que ça.
08:26Exactement, ça fait partie de ces valeurs
08:28peut-être éternelles.
08:29Ce nouveau record sur le CAC,
08:31c'est l'objet de notre question du jour
08:32sur les réseaux sociaux.
08:32X et LinkedIn, voici la question qu'on vous pose.
08:34On va vous la soumettre aussi, Olivier,
08:35cette question.
08:36Nouveau record donc aujourd'hui,
08:37plus de 8400 points.
08:38Le CAC touchera-t-il les 9000 ?
08:40Les 9000 points dès cette année,
08:41oui ou non, c'est notre question du jour.
08:43Dès cette année, les 9000 pour vous ou pas ?
08:45Je ne suis pas absolument convaincu
08:46parce que j'ai quand même cette vigilance
08:48sur ce qui peut se passer
08:49sur la tech et l'IA aux Etats-Unis.
08:51J'entendais finalement, juste avant,
08:54parler des sujets comptables chez Meta.
08:56Entre la dette d'Oracle, Open AI,
08:58qu'il faut quand même sauver,
09:01s'il y a des sujets comptables chez Meta et autres,
09:04j'ai une certaine note de prudence
09:05qui fait que je n'en suis pas absolument convaincu.
09:08Mais en tout cas, l'Europe est plutôt bien positionnée.
09:10Plutôt bien positionnée.
09:11Elle essaye, l'Europe, de se relancer.
09:13Il y a le plan d'infrastructure allemand,
09:14le plan de défense.
09:15Et aujourd'hui,
09:16les dirigeants européens sont réunis,
09:18sommés pour sauver l'industrie européenne.
09:20Ce sommet des dirigeants européens,
09:21il a lieu au château d'Alden Bissen.
09:23On est en Belgique.
09:24Alors, juste pour l'anecdote,
09:26ce château, il accueille chaque année
09:27le festival international du Comte.
09:29Le plus grand festival de Comte multilingue d'Europe,
09:32d'ailleurs, dans ce château.
09:32On peut y entendre des histoires,
09:33des belles histoires en français,
09:35en néerlandais, en anglais, en italien.
09:36Ça a lieu tous les ans en avril.
09:38Ce château est donc un centre international de narration.
09:40C'est peut-être ça qui va se jouer aussi
09:41avec cette réunion des dirigeants européens.
09:43Oui, il va falloir qu'il nous raconte une belle histoire.
09:45Mais au-delà de ça,
09:46c'est vrai qu'il y a quand même une urgence à agir.
09:47C'est-à-dire que c'est vrai qu'on sent bien
09:49que l'Europe est coincée entre l'agressivité
09:51de Donald Trump avec ses droits de douane,
09:53l'agressivité commerciale de la Chine
09:55avec son dumping agressif.
09:56Et on voit bien que tout ce qui n'est pas exporté
09:58aux Etats-Unis a tendance à être exporté en Europe.
10:02Donc l'Europe est attaquée de toutes parts.
10:04L'industrie allemande, la chimie, l'automobile
10:07sont quand même très fortement attaqués.
10:09Et en plus, il faut faire quelque chose.
10:11Il y a l'IA en plus.
10:12Le problème, c'est qu'il n'y a même pas d'unanimité
10:14sur les solutions.
10:15Il y a l'Europe qui veut s'approfondir.
10:17Ça, c'est Emmanuel Macron, Mario Draghi,
10:18qui propose de recourir aux dettes et aux emprunts communs.
10:20Puis il y a l'Europe qui, au lieu de s'approfondir,
10:22veut s'assouplir, alléger les réglementations existantes
10:24en matière d'émissions de CO2, par exemple.
10:26Ça, c'est l'Italie et l'Allemagne.
10:27Deux Europe, deux visions qui s'affrontent là.
10:29Oui, c'est quand même la deuxième qui a raison.
10:30C'est quand même difficile, finalement,
10:31d'arriver, en étant la France,
10:33le plus mauvais élève financier de la zone euro
10:35et de dire, maintenant, comme moi,
10:36je suis très mauvais élève,
10:37il faut qu'on mette toutes nos dettes en commun.
10:39Vous allez voir, ça va être fantastique.
10:40C'est sûr que ça ne peut pas être bien reçu
10:42par des pays qui, eux, ont fait beaucoup plus d'efforts.
10:44Même si l'Allemagne, aujourd'hui, se fait de la relance,
10:45mais c'est de l'investissement,
10:46ce n'est pas de la dépense.
10:47J'ai envie de vous dire, dans ce cas,
10:48l'Allemagne pollue beaucoup plus que la France.
10:49Du coup, on comprend qu'elle puisse vouloir
10:51alléger la réglementation sur les émissions de CO2.
10:53Chacun ses défauts.
10:54C'est vrai, mais elle va le faire et elle doit le faire
10:56parce qu'en fait, il y a un des grands problèmes,
10:58par exemple, au niveau de la chimie aujourd'hui,
11:00mais c'est vrai pour beaucoup d'industries en Europe,
11:02c'est le prix du CO2 en Europe.
11:03Ce n'est pas tellement le gaz.
11:04On parle du gaz, mais en fait,
11:05quand on rencontre des chimistes,
11:06j'en ai vu assez déprimés en début d'année
11:08parce qu'effectivement, le prix des quotas de CO2
11:10les met à un désavantage compétitif énorme,
11:13finalement, notamment vis-à-vis des Chinois,
11:16parce qu'on avait une trajectoire de quotas de CO2
11:18qui devait se réduire en Europe.
11:19Mais si on est le seul à le faire
11:20et qu'on ne taxe pas les importations,
11:22on va avoir un problème.
11:23Donc, il faut quand même alléger les normes,
11:26c'est quand même le principal problème de l'Europe.
11:28Aujourd'hui, on est assez endetté.
11:29Dépensez plus, je ne sais pas si c'est génial.
11:31Donc, vous êtes dans le camp pour relancer
11:32l'industrie européenne de ceux qui veulent
11:34assouplir la réglementation avant d'approfondir l'Europe,
11:36ce qui prendra plus de temps.
11:38Approfondir l'Europe, je pense que
11:39beaucoup de gens seront certainement d'accord
11:41si tout le monde est sur la même ligne budgétaire.
11:43C'est ça, voilà.
11:44Les dettes et des emprunts communs, c'est bien.
11:45C'est ce que pousse Emmanuel Macron,
11:47mais pas l'Allemagne qui préfère assouplir les règles.
11:48Je pense qu'elle serait peut-être pour
11:50si la France avait 3% de déficit.
11:52Et oui, on paye le prix de nos erreurs aussi.
11:54Olivier, est-ce que ça vous dit
11:55de rester avec nous en fil rouge ?
11:56Avec plaisir.
11:56Parce qu'il y a beaucoup d'autres publications.
11:58On n'a pas assez parlé de Michelin aussi,
11:59mais Michelin gagne 5% aujourd'hui,
12:01puis on viendra bien sûr sur Essilor Luxottica
12:02dans un instant.
12:03Il est avec nous.
12:04Ne vous inquiétez pas,
12:04si vous avez ses valeurs en portefeuille,
12:05on en reparlera donc avec Olivier dans un instant.
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