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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Les suites de l'affaire Epstein, voilà maintenant que sort le nom de Franck Ribéry, l'ancien journeur international de football.
00:07Il est cité six fois sur ce document, il est notamment écrit que son appartenance au monde de la prostitution n'est plus approuvée.
00:14Allégation, fausse affirmation, c'est ce que dénonce son avocat, c'était dans l'après-midi sur BFMTV.
00:19– Je sais pertinemment que ce courrier, daté, comme j'ai déjà dit, 12 novembre 2019, est un courrier qui a été monté seulement pour tenter d'emmerder.
00:30Si la police avait pris un flagrant, et j'ai terminé sur ce point-là, avait pris un flagrant, Sylvain Gormier et M. Franck Ribéry,
00:39je peux vous dire une chose, qu'aujourd'hui la presse le serait depuis longtemps.
00:44Ce n'est pas le cas parce que M. Ribéry n'a jamais été là-bas.
00:48Sylvain Gormier n'est pas le sbire de M. Ribéry parce que, je le répète, il ne se connaît pas.
00:53– Pourquoi le nom de Ribéry apparaît soudainement dans les fichiers d'Epstein ?
00:59– Pour la même raison que des millions de noms apparaissent dans ces fichiers,
01:03c'est-à-dire qu'en fait ces fichiers, ça totalise, ça synthétise, on va dire,
01:07toutes les déclarations de tous les témoins qui ont ensuite donné lieu à une enquête ou pas,
01:14qui ont un jour été liées à l'affaire Epstein.
01:16Donc là, c'est une femme qui a témoigné, qui affirme avoir été victime de Jeffrey Epstein,
01:22tout en citant d'autres noms, dont celui de Franck Ribéry.
01:24Mais c'est vrai qu'en termes d'accusation, c'est extrêmement mince.
01:27C'est d'ailleurs tout l'effet collatéral de diffuser tous ces documents
01:31qui n'ont pas ensuite forcément donné lieu à des enquêtes.
01:35Et pour vous donner un exemple, alors je ne le lis pas à Franck Ribéry,
01:39mais vous avez par exemple un témoignage selon lequel il y aurait des rites sacrificiels de bébés
01:45dont les organes seraient prélevés.
01:48Vous imaginez bien que quand on lit ça, ça apparaît assez peu plausible.
01:51Et d'ailleurs, le FBI explique en fait que la personne qui a témoigné de ces faits
01:55semblait déséquilibrée, etc.
01:56C'est simplement pour vous expliquer, j'ai envie de dire,
01:59la diversité de tout ce qu'on peut trouver dans ce dossier.
02:03Oui, mais Franck Ribéry, c'est l'affaire Zahia.
02:06Donc forcément, quand on entend son nom cité dans l'affaire Epstein,
02:10on se dit, tiens, est-ce qu'il y a un rapprochement entre cette affaire Zahia
02:13qui était, rappelons-lui, une prostituée mineure ?
02:15Oui, bien sûr.
02:17Et ce qu'on reproche à Epstein, justement, le proxénétisme sur des mineurs.
02:22Oui, quand on voit ce qui est reproché à Franck Ribéry, effectivement,
02:24c'est d'avoir notamment violenté cette femme dans la rue.
02:31Enfin, je veux dire, on est encore dans un autre registre.
02:33Et encore une fois, c'est pour ça que c'est ce qu'on rappelle
02:36et c'est ce qu'on va continuer à rappeler dans ce dossier.
02:39Un nom ne vaut absolument pas accusation, complicité.
02:43C'est d'ailleurs ce qui est compliqué, maître Mourad Batik, bonsoir.
02:46Bonsoir.
02:47C'est-à-dire qu'il y a des noms qui sont jetés en pâture comme ça,
02:49qui peuvent être salis, ça peut ternir la réputation d'une personne.
02:55Mais il n'y a pas de preuves, il n'y a rien derrière.
02:56Oui, je suis content de vous l'entendre dire.
02:58Effectivement, c'est catastrophique, c'est en train de se passer autour de ce dossier.
03:01Il y a des noms qui sont jetés en pâture.
03:03Tout le monde se jette dessus.
03:05On bafoue, on piétine le principe cardinal qui est le principe de la présomption d'innocence.
03:10Et ensuite, on va se dire que finalement, il n'avait rien à voir,
03:14que c'était une espèce de ramification de ramification.
03:16Et au final, le mal est fait.
03:19Le mal est fait en termes réputationnels, le mal est fait en termes d'entourage.
03:23Vous imaginez, ces gens-là, ils ont un nom de famille, ils ont une famille autour d'eux,
03:26ils ont peut-être une épouse, une épouse qui va questionner,
03:28qui va dire « mais qu'est-ce que tu fais dans ce dossier Epstein ? »
03:31Et puis, dans trois jours, on passera au nom suivant.
03:34Et puis, dans trois mois, on se rendra compte qu'il n'avait rien à voir, mais le mal est fait.
03:38C'est pour ça qu'il faut prendre beaucoup, beaucoup, beaucoup de prudence
03:41avec les noms qui sont dans ce dossier
03:42et faire attention aux ramifications de ramification qui emportent tout sur leur passage.
03:47Contre qui ils peuvent porter plainte, puisque les deux principaux auteurs sont morts ?
03:51Personne, parce qu'il y a une extinction.
03:53Oui, parce que l'avocat de Ribéry dit « je vais porter plainte ».
03:55Contre qui ?
03:56Alors, il ne peut pas y avoir de plainte, en tout cas contre ceux qui seraient principalement concernés
04:00parce qu'effectivement, il y a une extinction de l'action publique.
04:03Il peut porter plainte contre ceux qui divulguent son nom.
04:05Exactement, contre ceux qui divulguent son nom
04:07et contre ceux qui ne feraient pas attention et qui n'utiliseraient pas le conditionnel
04:11et qui, du coup, voilà, qui tomberaient sous la discrimination.
04:14Vous dites « attention, prudence », il y a des députés, et notamment la France insoumise,
04:18qui disent « il faut aller plus loin, il faut une commission d'enquête parlementaire ».
04:21Ils ne comprennent pas d'ailleurs que, pour l'instant, la présidente de l'Assemblée nationale
04:24a dit non à cette commission d'enquête.
04:26Daniel Obono est avec nous, la députée LFI de Paris.
04:29Bonsoir, Daniel Obono.
04:31Jean-Luc Mélenchon, d'ailleurs, a réagi cet après-midi, une fois de plus, sur cette affaire.
04:35Pourquoi ? Vous êtes en première ligne sur l'affaire Epchine.
04:40Effectivement, nous suivons cette affaire depuis longtemps.
04:43Personnellement, j'étais déjà, en 2019, à l'Assemblée nationale,
04:48en discussion avec des associations, celles qui ont porté à l'attention du parquet
04:55des faits qui auraient dû donner suite à des investigations.
05:03Il a fallu attendre plusieurs semaines avant que ces investigations aient lieu,
05:07notamment dans l'appartement de M. Epstein à Paris,
05:11et avec un risque de déperdition, certainement de nombreux éléments de preuve
05:16qui auraient permis de reconstituer l'ensemble du réseau de M. Jeffrey Epstein à Paris,
05:24puisqu'il y avait de nombreux biens, il y était régulièrement,
05:28et il fait part, dans ses correspondances, de beaucoup de contacts,
05:32plus ou moins proches, plus ou moins directs, avec différentes personnalités en France.
05:38Et il y a également des personnes françaises qui seraient victimes,
05:44et qui auraient été victimes de ces faits.
05:46Donc, c'est une très grave affaire.
05:50Ce sont des faits très graves, criminels, qui ont été commis.
05:53Et nous demandons non seulement que le parquet se ressaisisse de ce dossier,
05:58parce qu'il y a besoin d'aller au bout de toutes les pistes de crimes
06:03qui auraient pu être commis, et d'auteurs, et de co-auteurs, et de complices.
06:07Il est question aujourd'hui d'un deuxième individu,
06:10après le suicide de M. Brunel.
06:13Et cette personne semble n'avoir jamais été interrogée,
06:17alors que son nom revient dans plusieurs déclarations de victimes.
06:22Et donc, il faut aller au bout de la piste judiciaire,
06:25parce que justement, étant donné la manière dont le gouvernement,
06:29le ministère de la Justice des États-Unis,
06:31a publié les éléments de ce dossier,
06:34effectivement, il y a une grande confusion
06:37sur des personnes qui sont citées, des références, etc.
06:39Donc, il y a cette dimension judiciaire.
06:41Mais il y a une dimension politique,
06:43et c'est là où, en tant que député, c'est notre responsabilité.
06:46Je vous rappelle que s'il y a eu rendu public ces éléments,
06:50et des éléments qui sont parfois incriminants,
06:52c'est parce qu'il y a eu une action parlementaire aux États-Unis d'Amérique.
06:55En France aussi, il faut faire la clarté
06:57sur l'ensemble du réseau d'influence,
07:00sur l'ensemble des moyens qui ont permis et bénéficié à M. Epstein
07:03pour commettre ces crimes.
07:04Et c'est là où c'est notre responsabilité,
07:06en tant que parlementaire, de faire toute la lumière sur ces faits.
07:08Vous avez cité le nom d'un deuxième homme
07:11qui était, on le présonne comme le rabatteur de mannequins
07:15pour Jeffrey Epstein.
07:16Il s'agit de Daniel Siad.
07:18Son nom apparaît plus de 2000 fois dans les fichiers,
07:21dans les 3 millions de documents.
07:23Lui-même, on avait retrouvé une photo,
07:26il dit, voilà, à propos de mes recherches,
07:28et on le voit poser auprès de trois jeunes femmes.
07:31Et il a répondu aujourd'hui à ces accusations.
07:33Il a travaillé professionnellement pour présenter ce mannequin
07:38pour lui et pour l'agence.
07:41Et avec le temps, on découvre que ce personnage,
07:45il a fait des atrocités, de la pédophilie, etc.
07:53Heureusement, je n'ai jamais présenté de ma vie
07:56un mannequin mineur qui était, ou qui ne sont pas mineurs,
08:02qui ont été abusées.
08:04Alors, ce n'est pas, je n'ai rien à me reprocher.
08:07C'est une vidéo qu'il a postée sur le réseau social X
08:09avant de retourner vers Mme Oudot.
08:11Qui est ce Daniel Siad ?
08:12Daniel Siad, c'est le recruteur présumé ou le rabatteur.
08:15Il est né en Algérie.
08:16Son nom apparaît près de 2000 fois dans ses fichiers.
08:19Mais ce qui est intéressant, c'est qu'aujourd'hui,
08:21il y a un développement sur le plan judiciaire
08:23parce qu'il y a une femme qui a décidé de porter plainte contre lui
08:25pour des faits qui datent de 1990.
08:27Elle a déposé plainte auprès du parquet de Paris.
08:29Alors, cette jeune femme...
08:30Donc, ils sont prescrits les faits.
08:32D'accord, mais je vous raconte quand même.
08:34Elle a 20 ans, 90.
08:36Elle rencontre cet homme, Daniel Siad.
08:37Il lui explique qu'il ne lui donne pas son vrai prénom.
08:40Elle se souvient d'un Daniel, d'un David.
08:41Elle ne se souvient plus de son identité.
08:43Mais l'homme l'invite sur la Côte d'Azur
08:44pour lui proposer un casting de maillot de bain.
08:47Elle hésite.
08:48Elle demande à son petit ami de l'époque
08:49si elle y va ou si elle n'y va pas.
08:50Elle y va finalement.
08:51Et un soir, ils se retrouvent tous les deux,
08:52Daniel Siad et cette femme.
08:54Il la drague.
08:54Il la force à une relation sexuelle,
08:56en tout cas non consentie.
08:57C'est ce qu'elle explique.
08:58Et elle dit qu'elle ne s'est pas débattue
09:00car elle avait peur
09:01et que c'était un viol selon elle.
09:02À ce moment-là,
09:03elle ne connaît pas la véritable identité
09:04de cet homme, Daniel Siad,
09:05qui ne lui a jamais donné.
09:07Mais c'est 36 ans plus tard,
09:08voyant les photos dans les dossiers,
09:10les fameux dossiers Epstein,
09:12qu'elle le reconnaît.
09:13C'est donc la raison pour laquelle
09:14elle a décidé de porter plainte.
09:15Vous avez raison,
09:16les faits sont prescrits.
09:17Mais le parquet de Paris
09:18peut ouvrir une enquête préliminaire
09:20pour remonter le fil
09:21de potentielles autres victimes
09:22qui, elles,
09:23ne seraient pas prescrites.
09:24C'est ce qu'on appelle la sérialité,
09:27la connexité.
09:28Et ça, ça peut être...
09:29Et on ne les a pas
09:29ces témoignages encore.
09:30Il faudra déjà que le parquet de Paris
09:32ouvre une enquête préliminaire.
09:33Ensuite, on verra
09:33s'il y a d'autres témoignages.
09:34Je crois qu'en réalité,
09:36dans ce dossier,
09:36dans l'affaire Epstein,
09:37il peut y avoir une solution
09:38qui satisferait tout le monde.
09:40C'est-à-dire qu'au lieu d'avoir
09:41l'accès à ces millions de fichiers
09:43et que les médias s'en saisissent
09:46et qu'une fois que des médias
09:47se sont saisis de tel ou tel nom,
09:49c'est ce qui est arrivé
09:50sur le dossier Langue,
09:51que le parquet s'en saisisse.
09:53Il faut que le parquet s'en saisisse
09:54à Binicio, avant,
09:56qu'il procède à ce premier filtre
09:58en disant, écoutez,
09:58nous, on va gérer le dossier à Epstein.
10:01On va filtrer,
10:02on va regarder les noms qui ressortent.
10:04Sur les noms qui nous paraissent
10:05être intéressants
10:06ou sur lesquels il paraît y avoir
10:08des indices un peu graves
10:09ou concordants,
10:10on va ouvrir une enquête,
10:11on communique dessus,
10:13ce qui évite une espèce
10:13de chasse aux sorcières
10:15sans limite et sans conçage.
10:17Pourquoi le parquet ne le fait pas ?
10:18Je n'ai pas de réponse à ça.
10:19Est-ce qu'il y a eu une enquête
10:20ouverte sur le volet français ?
10:21Alors, le volet français
10:22concernant Brunel,
10:23elle a été ouverte,
10:24elle a été refermée.
10:24C'est l'extinction de l'action publique
10:26qui s'est suicidée.
10:26Mais cette jeune femme,
10:27par exemple,
10:28cette jeune femme
10:28qui porte plainte aujourd'hui,
10:29elle avait déjà fait
10:30un signalement pour viol
10:31contre un autre homme en 2020.
10:32Son signalement visait
10:33Gérald Marie,
10:34l'ancien directeur Europe
10:35de l'agence Élite.
10:37Et elle,
10:37elle dit avoir été présentée
10:38à Gérald Marie
10:39par Daniel Sial.
10:40Donc, il y a quand même
10:41des fils à tirer.
10:42Oui, alors par contre,
10:43il y a quand même
10:43un élément important,
10:44c'est qu'effectivement,
10:45ce serait une solution
10:46qui tiendrait la route,
10:47j'ai envie de dire,
10:48juridiquement
10:48et d'un point de vue judiciaire.
10:50Mais il faudrait
10:51qu'il puisse surtout accéder
10:52aux documents non caviardés.
10:54C'est-à-dire aux documents
10:54où les noms ne sont pas cachés.
10:56Alors, les noms des victimes,
10:57ça, ils peuvent être cachés
10:58tels qu'ils ont été diffusés.
11:00Les noms des victimes
11:01sont cachés.
11:02Mais il y a aussi
11:02beaucoup d'autres noms
11:03qui sont cachés
11:04qui ne sont pas
11:04les noms des victimes,
11:05qui sont simplement
11:06les noms de personnes
11:07qui interagissaient
11:09avec Jeffrey Epstein.
11:10Et c'est vrai.
11:10Et d'ailleurs,
11:11vu les interconnexions
11:12partout en Europe,
11:13on pourrait imaginer
11:13que les polices européennes
11:15travaillent conjointement
11:16pour ensuite accéder
11:18en partenariat
11:19avec les États-Unis
11:20aux données brutes,
11:22non caviardées.
11:23Y a-t-il des ramifications politiques ?
11:25C'est ce que veut savoir
11:25la France Insoumise
11:27avec cette commission
11:27d'enquête parlementaire.
11:28Madame Obono
11:29est en direct
11:29de l'Assemblée nationale
11:30avec nous.
11:31Mais on va écouter
11:31la présidente du groupe LFI,
11:33Mathilde Panot.
11:35Je cite certains
11:36des messages
11:37qu'a reçus Epstein
11:37sur son mail.
11:39Je viens d'appeler
11:39méga au Front National
11:40« Je crois avoir trouvé
11:41un moyen pour leur financement.
11:43On devrait partir
11:44sur un prêt à taux zéro. »
11:45Un autre mail évoque
11:46une proposition de prêt
11:47de 4,7 millions de dollars
11:49sans confirmation
11:50de son acceptation.
11:51Et encore d'autres mails
11:52qui racontent en 2018
11:54une rencontre
11:55notamment entre Steve Bannon
11:56et Louis Alliot.
11:58Et je trouve extrêmement surprenant
11:59que ce volet
12:01n'apparaisse nulle part
12:02dans les différents médias.
12:03Et c'est pourquoi
12:04nous continuons d'affirmer
12:05qu'il faut une commission
12:06d'enquête.
12:08C'est là-dessus, effectivement.
12:09Il peut y avoir
12:10une connexion Epstein
12:11au Rassemblement National ?
12:13Une connexion Epstein
12:14au Rassemblement National.
12:15Il n'y a pas de connexion
12:16à Epstein au Rassemblement National.
12:17Il n'y a pas d'échange
12:18là-dedans.
12:18Effectivement,
12:19il y a des échanges
12:19entre Steve Bannon
12:20qui est l'ex-bras droit
12:22de Trump
12:24et qui était publiquement
12:25effectivement proche
12:26de Marine Le Pen,
12:27qui soutient Marine Le Pen.
12:28Effectivement,
12:29il y a eu une rencontre
12:29avec Louis Alliot
12:30en 2018 à Londres
12:31qui a été documentée.
12:32Ça, on ne l'a pas appris
12:33dans les fichiers Epstein.
12:35Et effectivement,
12:36il y a eu des échanges
12:36en 2019
12:37avant les européennes
12:40où le Rassemblement National
12:41cherche des financements
12:42et Steve Bannon
12:43se vante en fait,
12:44pour dire les choses
12:44très simplement,
12:45d'avoir trouvé une solution
12:46au Rassemblement National
12:48pour trouver des fonds.
12:49Il dit,
12:49j'ai trouvé une solution simple,
12:50il suffirait que
12:51le Rassemblement National
12:52demande à ses adhérents
12:54de participer à un emprunt.
12:55En fait,
12:56cet emprunt,
12:56il existait déjà,
12:57c'était l'emprunt patriote.
12:59Ils ont récolté d'ailleurs
13:004 millions d'euros
13:01à l'époque.
13:02Après,
13:03est-ce que c'est Steve Bannon
13:03qui lance l'idée
13:04au Rassemblement National ?
13:06Ils s'en vendent plus ou moins.
13:06Pourquoi est-ce que ça apparaît justement ?
13:08Ça n'a rien à voir avec Epstein.
13:09Pourquoi ça ?
13:10Ça apparaît
13:11parce que Steve Bannon
13:11raconte ça en fait.
13:13Oui, excusez-moi
13:13si j'ai oublié un élément
13:15non négligeable.
13:16Oui, en fait,
13:17c'est parce que Steve Bannon,
13:18c'est une conversation
13:18entre Steve Bannon
13:19et Jeffrey Epstein,
13:21mais simplement,
13:21ce type d'emprunt,
13:22par exemple,
13:23le Rassemblement National
13:23l'avait déjà fait en 2017.
13:25Daniel Obono,
13:26en fait,
13:26vous essayez d'impliquer
13:28le Rassemblement National.
13:30Alors,
13:30c'est peut-être un coup politique,
13:31mais à priori,
13:31il n'y a aucun lien, là.
13:35Eh bien,
13:35excusez-moi,
13:36mais je ne sais pas
13:37où vous avez vu
13:38que nous essayons
13:38d'impliquer qui que ce soit.
13:40Nous faisons notre travail
13:41mais...
13:41On a entendu Mathilde Bannon
13:42à l'instant.
13:42Oui, oui,
13:43elle citait des exemples.
13:44Elle citait des exemples.
13:46Mais vous m'avez déjà aussi
13:47entendu sur ce dossier.
13:49Il y a plusieurs niveaux.
13:51Il y a le niveau
13:52pédocriminel et criminel
13:53et de trafic sexuel
13:55et de violence sexuelle
13:57qui est du domaine
13:58de la justice.
13:59Mais y compris
14:00de ce point de vue,
14:00la question qui se pose
14:01est de savoir
14:02où en est
14:03la procédure de justice,
14:05y compris pourquoi
14:06est-ce qu'elle n'a pas
14:08continué comme elle aurait dû.
14:09Il y a des questions politiques
14:10que nous avons aussi
14:11à poser
14:12sur le fait
14:13que ça fait
14:14plus de 10 ans
14:16désormais
14:16bientôt
14:17que cette affaire
14:19a lieu
14:19et pourquoi est-ce
14:20qu'on n'a pas été plus loin.
14:22Donc,
14:22il y a cet aspect-là.
14:23Il y a un aspect
14:23effectivement
14:24sur les propos
14:25que tient M. Epstein
14:26avec différentes figures
14:28et qui font référence
14:30à des interlocuteurs politiques.
14:31Au sens large,
14:32il y a également,
14:33par exemple,
14:34un ancien conseiller
14:35de M. Sarkozy.
14:37Quelle est la nature
14:38de leur relation ?
14:40Est-ce qu'il y a
14:41un risque
14:42de trafic d'influence,
14:44de délinicier ?
14:45Vous savez très bien
14:45qu'en Grande-Bretagne,
14:47en ce moment même,
14:48le gouvernement
14:48de Keir Starmer
14:49est sous une pression
14:50importante
14:51à cause de l'implication
14:52directe de M. Peter Mandelson
14:53qui était rien moins
14:54que l'ambassadeur
14:55de Grande-Bretagne
14:56aux États-Unis
14:57qui a transmis
14:57des informations
14:58à M. Epstein,
14:59des informations confidentielles.
15:01Et donc, oui,
15:02la question de ce qu'on dit
15:03et fait des personnes
15:05qui sont citées
15:06comme des interlocuteurs
15:07directs ou indirects
15:08de M. Epstein
15:09quand ce sont
15:09des personnalités politiques,
15:10quand ils ont
15:11une responsabilité,
15:12se posent.
15:13Et la lumière doit être
15:14faite là-dessus aussi.
15:15Y compris pour pouvoir
15:16faire en sorte
15:17que ces personnes,
15:18ces formations,
15:19etc.,
15:19puissent être exonérées
15:20du soupçon.
15:21C'est notre rôle
15:22en tant que parlementaires
15:24et je trouve inacceptable
15:26qu'une fois encore
15:27la présidente
15:27de l'Assemblée nationale
15:28veuille se mettre
15:29sur la route
15:31du travail parlementaire
15:33comme elle avait essayé
15:33de le faire
15:34pour la commission
15:35d'enquête
15:36sur Betaram,
15:38comme elle avait fait
15:39quand elle était
15:40présidente
15:40de la commission des lois
15:41sur l'affaire
15:42de M. Benalla.
15:44C'est indigne
15:44de la part
15:45d'une présidente
15:45de l'Assemblée nationale.
15:46Elle devrait soutenir
15:47notre demande
15:47de commission d'enquête
15:48et nous appelons
15:49nous, nos collègues
15:50à la soutenir,
15:51à la signer
15:52pour qu'elle puisse être
15:53adoptée dans les prochaines
15:54semaines
15:54et que les parlementaires
15:55puissent faire leur travail.
15:56Merci Mme Obono.
15:57Merci d'avoir été en direct
15:58avec nous.
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