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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va continuer de commenter l'affaire Epstein, les suites de cette affaire Epstein,
00:04notamment avec son volet politico-politique en France et la pression qui s'exerce sur Jack Lang.
00:08Il est président de l'Institut du Monde Arabe, il a été ministre de la Culture, ministre de l'Éducation Nationale.
00:15Il s'est défendu dans cette affaire Epstein, son nom est cité plus de 600 fois, il a plaidé la naïveté, la bonne foi,
00:21il reste sous le feu des critiques, Ségolène Royal, Renaud Muselier appelle à sa démission.
00:26Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti Socialiste, s'il demande, à ce stade, rien n'implique Jack Lang,
00:33dit-il, dans les scandales sexuels, mais il doit réfléchir à sa démission pour protéger l'institution qu'il préside.
00:39Voilà ce que dit Olivier Faure.
00:40Daniela Bonneau, bonsoir, député La France Insoumise de Paris.
00:44Vous êtes d'accord avec Olivier Faure, Jack Lang devrait quitter cette fonction de président de l'Institut du Monde Arabe ?
00:50Je crois qu'il faut que toute la lumière soit faite sur les implications diverses politiques, économiques, médiatiques
00:57qu'il y a pu y avoir en France avec le réseau pédocriminel et d'influence de Jeffrey Epstein.
01:05Et que, oui, y compris pour que les personnes dont beaucoup de noms circulent puissent répondre,
01:13que ce soit devant la justice ou devant une commission d'enquête parlementaire, comme nous le proposons.
01:17On n'est pas inquiétés par la justice, il n'y a aucune poursuite.
01:20Non, mais c'est pour cela que je crois qu'il faut que toute la lumière soit faite.
01:23Et c'est la raison pour laquelle j'ai saisi la procureure de la République
01:28et qu'avec mon groupe, nous avons déposé une demande de commission d'enquête.
01:33Je crois que cette affaire, qui dure depuis plusieurs années,
01:37mais dont les dernières publications du département de la justice américain,
01:43ont révélé des milliers de documents et nécessitent que la justice se ressaisisse
01:49précisément pour que la clarté soit faite, la lumière soit faite
01:53et qu'il puisse y avoir une justice qui soit rendue aux victimes
01:58et des responsabilités qui puissent être assumées par les différents acteurs.
02:03Et il y a effectivement des noms, des personnalités qui sont citées.
02:06Vous n'avez pas répondu sur Jack Lang, l'Institut du Monde Arabe ?
02:08Je crois que ce n'est pas la question d'une personne.
02:11Si M. Jack Lang est mis en cause sa responsabilité, au moins morale est mise en cause,
02:20oui il doit se poser la question, mais ce n'est pas simplement lui qui doit se poser la question,
02:24c'est la direction de l'Institut et c'est les responsabilités politiques
02:28qui ont permis sa nomination.
02:30Parce qu'au-delà, ce n'est pas lui tout seul.
02:32C'est son quatrième mandat et qui a décidé de renouveler.
02:34Et donc c'est la question qui se pose de la responsabilité politique à l'origine de cette nomination.
02:39Vous interpellez le Président de la République ?
02:40Oui, parce que ce n'est pas simplement M. Lang qui devrait prendre ses responsabilités,
02:44c'est les responsables de sa nomination qui devraient se poser la question.
02:49Mais vous avez bien compris que notre interpellation n'est pas simplement sur un quart,
02:55mais sur l'ensemble des personnes qui sont citées pour qu'y compris la lumière soit faite
03:03et clarifie que le fait d'être cité ne signifie pas d'avoir commis des crimes.
03:09Et c'est pour ça qu'il faut que ce soit clair.
03:11C'est important de dire les choses parce qu'il faut distinguer l'effet criminel
03:15des simples mentions informatives, puisque visiblement M. Epchine rencontrait beaucoup de monde,
03:20envoyait des mails, etc.
03:21Mais ce n'est pas parce qu'un nom est cité sur un mail que ça ne s'en fait pas forcément un coupable.
03:25Xavier Offerboe qui avait écrit sur Jeffrey Epstein en tant que criminologue.
03:29Est-ce que vous avez été convaincu par les explications de Jack Lang
03:32qui dit qu'il le connaissait comme un homme passionné d'art et charmant,
03:37qu'il ne savait pas ce qu'il avait fait, même si Epchine avait déjà été condamné dans une affaire
03:42et qu'il n'a jamais touché un centime d'Epchine ?
03:46Il faut d'abord revenir sur un point qui est important.
03:50Il y a des affaires qui marquent des siècles.
03:53Souvenons-nous, il y a bien longtemps de ça en France,
03:55l'affaire des poisons sous Louis XIV, qui a, au sens strict du terme,
03:59empoisonné sept ans du règne de Louis XIV.
04:01C'est une affaire de cette ampleur-là à laquelle on a affaire.
04:05Donc ça, c'est le premier point.
04:07Le deuxième, ça doit faire la dixième fois dans la longue vie de M. Lang
04:11qu'il ait pris dans des affaires comme ça un peu bizarres.
04:14Donc si vous voulez mon sentiment personnel,
04:16j'aurais été étonné qu'il ne soit pas mêlé à celle-là.
04:19– À chaque fois, il en réchappe, en quelque sorte.
04:20– Bien entendu, c'est un homme qui a beaucoup de chance,
04:23ou alors qui est un naïf, innocent à l'extrême.
04:26– Mais il n'est rien à se reprocher non plus dans cette histoire.
04:28– Vous n'êtes pas convaincu par ces explications ?
04:30– Non, du tout.
04:32Parce que, je vous dis, ce n'est pas la première fois.
04:35Donc il y a une sorte de tropisme, dans son cas,
04:37d'être mêlé à des histoires qui parfois sont bizarres.
04:40Voilà, on remonte à la période de M. Mitterrand, notamment.
04:45Alors ça, c'est le premier point.
04:47Le deuxième, qui est extrêmement important,
04:50c'est qu'il y a deux cas d'espèces dans les affaires autour de M. Epstein.
04:54Il y a immédiatement autour de lui une trentaine d'individus,
04:59dont les témoignages s'amoncellent sur leur participation
05:03à des cas précis où des jeunes femmes ont été molestées, violées, droguées, etc.
05:08Et le fait important, c'est qu'au jour d'aujourd'hui,
05:13y compris le prince Andrew,
05:15éminent personnage de la famille royale d'Angleterre,
05:18aucun de ces personnages,
05:20qui sont désignés par des centaines de jeunes filles ou de jeunes femmes,
05:23qui ont été entendus par des policiers de tous les États des États-Unis,
05:28dans des conditions de procès verbal,
05:29c'est-à-dire entendus seuls, qui n'ont pas pu se concerter,
05:32et qui toutes disent la même chose,
05:34elles impliquent, elles montrent du doigt,
05:35de manière formelle, une vingtaine, 25 individus,
05:38tenons-nous bien, au jour d'aujourd'hui,
05:41aucun d'entre eux n'a même jamais été entendu par la justice,
05:45c'est-à-dire qu'aucun d'entre eux n'a jamais été entendu.
05:47Un de ces personnages, son nom a été donné,
05:50donc je le révèle,
05:50qui dirige un des principaux fonds d'investissement au monde,
05:54qui s'appelle Apollo Global Management,
05:56un monsieur qui s'appelle Leon Black,
05:57a donné à Jeffrey Epstein 170 millions de dollars,
06:02et n'a même pas été capable d'expliquer
06:04pourquoi il avait donné cette somme.
06:06170 millions de dollars,
06:08ah bah oui, il me donnait des conseils.
06:09– Et pourquoi la justice américaine
06:10ne s'intéresse pas précisément à ces gens-là ?
06:12– Eh bien j'aimerais le savoir,
06:14j'aimerais le savoir,
06:15puisqu'il y a déjà en son temps,
06:19quand en 2007 et 2008,
06:21monsieur Epstein est attrapé par la police de Floride,
06:26à ce moment-là, c'est la police de la ville de Palm Beach,
06:29vous savez qu'aux États-Unis,
06:30le système policier-judiciaire est un bazar absolument total,
06:34il y a le niveau de la ville,
06:35il y a le niveau de l'État,
06:36il y a le niveau fédéral,
06:37ce qui fait qu'au total,
06:38on aboutit non pas à 3,5 millions de documents,
06:41mais à plus de 5 millions,
06:43vous allez voir, c'est…
06:44– Ah c'est pas fini,
06:45parce que à l'instant c'est 3 millions et quelques
06:47de documents qui ont été publiés.
06:49– Non, non, au total,
06:49vous savez, j'ai enseigné aux États-Unis,
06:51à l'université George Mason University,
06:53qui est à Washington,
06:54et qui fournit,
06:55à l'Institut de criminologie,
06:57qui fournit énormément,
06:58après ça, de ses cadres au FBI.
07:02Et voilà, donc c'est des gens de là-bas,
07:04qui sont dans la boucle,
07:05qui sont dans le centre d'analyse
07:07du ministère de la Justice des États-Unis,
07:09qui m'ont dit qu'au total,
07:10il y avait 5,5 millions de pièces.
07:13Pourquoi ?
07:14Parce que partout en France comme ailleurs,
07:16pour éviter que des pièces disparaissent,
07:17chaque fois qu'un document arrive quelque part,
07:19on en fait 10 copies,
07:20ou on le scanne 10 fois,
07:21et donc ça prolifère,
07:22il y a une métastase énorme,
07:24et donc vous avez à l'heure actuelle
07:255 millions de documents qui circulent,
07:29et on va trouver encore des choses.
07:30Il y a deux cas différents,
07:32il y a les gens qui étaient dans le réseau social
07:33de M. Epstein,
07:34voilà,
07:35il assistait à des premières de films,
07:37il invitait des gens chez lui,
07:39etc.
07:40Et deuxièmement,
07:41il y a ce noyau de 25 ou 30 individus.
07:43Il faut quand même distinguer les deux choses.
07:44Bien entendu,
07:45et le premier,
07:46c'est des cas criminels,
07:47comme le prince Andrew,
07:48qu'on voit avec une femme mineure.
07:51Alors justement,
07:53écoutons le cas de Boris Mananti,
07:55notre confrère de l'Obs,
07:56bonsoir.
07:57Bonsoir.
07:57Parce que votre nom a été cité
07:59dans un mail relatif à cette affaire.
08:02Oui.
08:03Alors racontez-nous.
08:04Vous savez pourquoi ?
08:05Ça a été un peu la surprise du lundi matin,
08:07la mauvaise surprise.
08:09Tout simplement,
08:10le département de la justice
08:11met à disposition un moteur de recherche
08:13pour voir un petit peu
08:15ce qu'il y a dans ces documents.
08:17L'un de mes collègues
08:18a tout simplement appelé
08:19Nouvel Observateur,
08:20le nom de notre journal,
08:21et est tombé sur un échange d'email
08:23où il y a un de mes articles
08:24qui est signé de mon nom,
08:26qui est envoyé à Jeffrey Epstein
08:27par un de ses contacts privilégiés,
08:30vraisemblablement
08:31qui parle bien français,
08:33peut-être qu'il était basé en France,
08:34ça je ne sais pas exactement.
08:36Tout ce qu'on sait,
08:37c'est que c'est envoyé du réseau.
08:38Mais cet article était consacré
08:39à cette affaire ?
08:40Pas du tout.
08:41Pas du tout.
08:41Je n'ai jamais travaillé
08:42sur Jeffrey Epstein,
08:43je ne l'ai évidemment jamais rencontré
08:44ou jamais été sur son île
08:46ou quoi que ce soit.
08:47Pourquoi ils se sont intéressés
08:48à votre article ?
08:50Je ne sais pas exactement.
08:51C'était un article de 2011,
08:52donc il y a très longtemps,
08:53sur la surveillance des réseaux sociaux
08:55par les services de renseignement.
08:58Est-ce que c'était un signe que...
09:00Donc en fait,
09:00le simple fait de mentionner votre article,
09:03vous retrouvez...
09:04Votre nom est livré comme ça.
09:07C'est ça qui était étonnant
09:09parce qu'on fait un amalgame ensuite.
09:11Raphaël Graveli ?
09:11Non, je précise en fait,
09:12effectivement,
09:13quand on regarde ces documents,
09:14déjà, effectivement,
09:15il y a beaucoup d'éléments
09:16qu'on retrouve dix fois à la suite,
09:18dix fois les mêmes messages,
09:20ce qui rend assez complexe
09:21la recherche d'informations.
09:24Et en fait,
09:24effectivement,
09:25il a beaucoup de contacts
09:26à ce moment-là
09:27qu'il envoie des revues de presse.
09:28Et d'ailleurs,
09:29BFM TV est cité,
09:30pour vous dire...
09:31Parce que parfois,
09:32il y a des liens vers BFM TV,
09:33parce qu'il a des contacts en France,
09:35il a un hôtel particulier en France,
09:37dans le 16e arrondissement,
09:39avenue Foch.
09:40Et effectivement,
09:41on voit quasiment tous les médias du monde,
09:44en fait,
09:44qui sont cités
09:45parce que c'est un homme
09:46qui cultive ses connexions,
09:48ses réseaux,
09:49et qui reçoit beaucoup,
09:51en fait,
09:51de revues de presse
09:52et qui cherche en permanence
09:53à aller rencontrer des gens.
09:55C'est pour ça qu'il démarche,
09:57notamment,
09:57on a parlé de Cédric Villani hier,
09:59il démarche Cédric Villani,
10:00qu'il le rencontre une fois,
10:02il essaie de le « séduire »,
10:02entre guillemets,
10:03en lui parlant de mathématiques.
10:04Cédric Villani le voit une fois
10:05et puis très vite,
10:06il comprend qu'il ne faut pas le revoir.
10:07Pareil pour Bruno Le Maire,
10:10il essaie...
10:11Il y a deux taux
10:11qui ont été cités,
10:12là, aujourd'hui.
10:13Il y a le réalisateur
10:13Michel Zanavicius,
10:15qui est un réalisateur connu
10:17parce qu'il a réalisé
10:18notamment au 1617.
10:19Exactement,
10:20que ce soit Cédric Villani,
10:21Bruno Le Maire
10:21ou Michel Zanavicius,
10:22on voit que Jeffrey Epstein
10:24tente d'avoir,
10:25par ses proxys,
10:26notamment un proxy français
10:27qui, lui, pour le coup,
10:28échange plus fréquemment avec lui,
10:30des rencontres.
10:31Et en général,
10:31ces gens,
10:32parfois,
10:33l'ont vu une fois,
10:34mais une fois qu'ils se rendent compte
10:35de à qui ils ont affaire...
10:36Ce n'est pas forcément
10:36des relations...
10:37Absolument.
10:38Bruno Le Maire, par exemple,
10:39il se rend en 2013,
10:41il fait une sorte de tournée
10:43à New York
10:43pour rencontrer
10:44des acteurs économiques.
10:45Il va dans une grande maison
10:46à New York,
10:47à Manhattan,
10:48puis il se rend compte
10:48qu'il est chez Jeffrey Epstein
10:49et puis, selon ce qu'en disent
10:50ses proches,
10:51ils sont les deux sors.
10:52On peut s'y retrouver
10:53par hasard
10:54dans les recherches
10:55de Mickey Fechstein,
10:56mais tandis que
10:57Jack Lang
10:57sont vraiment des échanges.
10:58Non, mais c'est pour ça.
10:59Il y a la fameuse photo
11:01aussi de 2019
11:02devant le Louvre.
11:03Non, mais Jack Lang
11:04ce sont des échanges
11:05entre Jack Lang.
11:05C'est plus que des échanges,
11:06pardon, mais...
11:07Et des rencontres,
11:08et des rencontres.
11:08Non, oui, des financements.
11:09Pardon, c'est plus des rencontres
11:10et des mêmes.
11:11Et bien sûr, et un financement.
11:12Mais quand Jack Lang dit
11:13je n'ai jamais touché
11:14un centime de Epstein,
11:15il a sollicité Jack Epstein
11:16pour obtenir un financement
11:18pour le réalisateur Serge Moati
11:20qui a réalisé
11:21un documentaire
11:23sur Jack Lang.
11:24Oui.
11:24Et il y avait une association,
11:25les amis de Jack Lang,
11:26ils demandent à Epstein
11:27de donner un peu d'argent
11:29à cette association.
11:31Ce qui a fait Epstein.
11:32Oui, 55 000 euros.
11:3358 000 dollars
11:35et il y a une relation
11:35d'argent entre les hommes.
11:3658 000 dollars.
11:37Mais d'ailleurs,
11:38c'est pour ça que parfois
11:39certains politiques disent
11:41les médias n'en parlent pas
11:42et il faut attendre
11:43ces révélations.
11:44En fait,
11:44ce don de 58 000 dollars
11:46de Epstein
11:48à cette association
11:48pour Jack Lang,
11:50ce n'est pas
11:50les Epstein files,
11:51les fichiers
11:52qu'ils le révèlent.
11:53C'est un article
11:54de 2020
11:54de Politico.
11:56Le journaliste
11:56Paul De Villepin
11:57était d'ailleurs
11:57avec nous ce matin
11:59sur BFM TV.
11:59Ce qui est troublant,
12:00il y a un mail
12:01qui est envoyé,
12:01il y a un échange
12:02entre Epstein
12:03et son chargé d'affaires
12:05et le chargé d'affaires
12:07est un peu surpris
12:08qu'on soit obligé
12:09de donner de l'argent
12:10à Jack Lang
12:10et Epstein dit
12:12oui,
12:12mais il fait partie
12:12de l'équipe.
12:14Oui.
12:15Alors,
12:15ça veut dire quoi
12:15faire partie de l'équipe ?
12:16C'est quand même
12:17troublant ce terme.
12:18Ah non,
12:18mais avec Jack Lang,
12:19il y a une proximité,
12:20presque une amitié.
12:22On a l'impression,
12:22même si Jack Lang
12:23évoque à demi-mot
12:24justement ce terme
12:25d'amitié,
12:26il l'évoque
12:26dans plusieurs interviews
12:27tout en le rejetant plus loin.
12:28Plus la société offshore
12:29fondée par la fille
12:30de Jack Lang.
12:31On sait que parfois
12:31il le remercie aussi
12:32pour avoir mis à disposition
12:33son avion.
12:33Donc non,
12:34mais il y a une proximité.
12:35Mais là-dessus,
12:36Jack Lang,
12:36c'est là où il faut enquêter.
12:37Mais rien de délictueux
12:38pour le moment.
12:38Mais rien pour le coup,
12:39rien de délictueux.
12:40Attendez,
12:41la société offshore,
12:42puisque tu fais...
12:43Oui,
12:43là il y a quand même...
12:44Oui,
12:44là il y a j'enquête
12:45et ça c'est l'article.
12:46Et peut-être que
12:47le parquet national financier
12:49va se saisir sa paire.
12:50Non,
12:50mais alors il y a un article
12:51de Mediapart
12:51qui est sorti ce matin,
12:52Jack Fin,
12:53a enquêté là-dessus
12:53en 2020.
12:55Donc il ne faut pas non plus
12:56penser que tout commence
12:57avec la publication
12:58de ces fichiers.
12:59Ces fichiers sont aussi
13:00l'aboutissement
13:01d'enquêtes de police
13:02et de justice.
13:03Non,
13:03je pense que c'est important
13:04aussi de rappeler
13:05que la raison pour laquelle
13:06il y a autant de pièces
13:08qui sont diffusées actuellement,
13:10c'est parce que
13:10le ministère de la Justice
13:11des Etats-Unis d'Amérique
13:12a été obligé
13:13de rendre public.
13:15C'est suite à une initiative
13:16parlementaire.
13:17et tout n'a pas été
13:20rendu public.
13:21C'est pour ça qu'il y a
13:21encore beaucoup de choses.
13:23Ils ont indiqué notamment
13:23que des pièces
13:24très graves
13:26ne seraient pas rendues publiques
13:28et aussi la manière
13:29dont ça a été rendu public
13:30qui est problématique
13:31parce qu'il y a des noms
13:32qui auraient dû être biffés
13:34et qui ne l'avaient pas été,
13:35des victimes
13:35qui sont mises en cause.
13:36Donc il y a aussi,
13:37j'allais dire,
13:38de la part de la première source,
13:40c'est-à-dire le ministère
13:41des Etats-Unis d'Amérique,
13:43une manière,
13:45une méthodologie
13:45qui pose problème
13:46et qui explique
13:47y compris la prolifération
13:48de deux types
13:49effectivement de documents.
13:51Ceux qui concernent
13:52toutes les enquêtes
13:52depuis au moins 2008.
13:54Donc ça fait beaucoup
13:55de témoignages,
13:57d'entretiens,
13:59d'interrogations
13:59et tout a été mis.
14:01C'est-à-dire que n'importe qui,
14:02je ne dis pas n'importe qui
14:03pour remettre en cause
14:04la valeur de ce qui est dit,
14:05mais tous les individus
14:06qui ont été interrogés
14:07à un moment ou à un autre,
14:08même sans que les procédures
14:10aillent leur terme
14:11ou que les policiers
14:13inculpent la personne,
14:14sont dans ces dossiers-là.
14:15Et puis, il y a effectivement
14:16la correspondance directe
14:18de Jeffrey Epstein
14:19où on voit justement
14:22l'ensemble du système
14:23qui lui a permis
14:24de commettre ces crimes.
14:25Et c'est là où la question
14:26se pose
14:26de toutes les personnes
14:28avec qui il a été en contact,
14:29que ce soit pour des raisons
14:31d'intervention politique,
14:35y compris directe.
14:36C'est ça qui nous intéresse
14:37nous aussi
14:38à la France insoumise,
14:39mais pas que
14:40de financement
14:41de financement
14:42dans toute une série
14:44de domaines.
14:45La question, c'est
14:46est-ce que ces personnes-là,
14:48directement ou indirectement,
14:49en conscience
14:50ou de manière inconsciente,
14:51ont participé
14:52à cette structure ?
14:53Au réseau pédocriminel aussi.
14:54Ce n'est pas juste
14:55un réseau pédocriminel.
14:56Déjà, ça signifie
14:57qu'y compris pour
14:59des ressortissants français
15:00qui auraient participé à ça,
15:02il faut qu'on puisse
15:04savoir ce qu'il en est,
15:05puisqu'il y a des victimes
15:06aussi françaises.
15:08Et le rabatteur
15:10est mort en prison.
15:11Oui, mais vos collègues
15:12de complément d'enquête
15:14il y a à peine un an
15:16ont parlé
15:17d'une deuxième personne
15:19qui semble n'avoir
15:20jamais été inquiétée.
15:22Et donc, moi,
15:23la question que je posais
15:24à la procureure,
15:25c'est pour savoir
15:25où en était tout cela.
15:27Et puis, il y a
15:28tout un autre versant
15:29qui montre effectivement
15:30un système de pouvoir
15:32qui a permis,
15:33y compris à M. Epstein,
15:34de bénéficier
15:35soit de beaucoup de clémence,
15:36soit pour une partie
15:38de ces crimes,
15:39de l'impinité.
15:40Et c'est ça
15:41qu'il faut clarifier.
15:42Xavier Roffer,
15:43le volet français,
15:44alors là,
15:44on cite des noms,
15:45etc.,
15:45mais est-ce que
15:46le volet français,
15:47c'est aussi lié
15:48à ces affaires
15:49pédocriminelles ?
15:50Alors oui,
15:50il y a eu
15:51des enquêtes
15:52qui ont été menées.
15:54Un juge
15:54a été saisi
15:56il y a plusieurs années
15:57après la mort,
15:58donc 2019-2020,
16:00et Brunel,
16:02donc,
16:02qui était son espèce
16:03de proconsul
16:04en France
16:05et qui lui envoyait
16:05de la chair fraîche,
16:07Brunel en question,
16:09qui s'est authentiquement
16:10suicidé,
16:10j'ai eu énormément...
16:12Authentiquement
16:12parce que vous pensez
16:13qu'Epstein ne s'est pas
16:14suicidé ?
16:14Alors,
16:15ce qu'on peut dire
16:16en matière criminologique,
16:18c'est que
16:19les chances
16:20que,
16:22sur une échelle
16:23de 1 à 100,
16:25le risque
16:25que M. Epstein
16:26soit vraiment suicidé
16:27tend asymptotiquement
16:29vers zéro.
16:30Je vais vous donner
16:30une preuve de ça.
16:32L'élément
16:32le plus important
16:33dans une prison,
16:34c'est son système
16:35de vidéo,
16:35c'est-à-dire
16:36pour tout surveiller,
16:37etc.
16:37Quelques mois avant,
16:39le système de vidéo
16:40avait été vérifié,
16:42il y avait eu un audit,
16:43il y a 1200 caméras
16:44dans le Manhattan
16:45Correctional Center
16:46et tout fonctionnait
16:47impeccablement.
16:49Les deux tentatives
16:50de suicide
16:50de M. Epstein,
16:52le premier est raté,
16:53le deuxième réussi,
16:54la caméra
16:55qui est juste en face
16:56de sa cellule,
16:57juste à ce moment-là
16:57est tombée en panne.
16:58Combien il y a...
16:59Voilà,
17:00vous avez plus de chances
17:01de prendre un Boeing
17:01sur la tête
17:02en passant à côté
17:03de Roissy
17:03que ça de se produire.
17:05C'est les chances...
17:06Voilà.
17:06Donc il y a eu...
17:07Il y a une personne
17:09qui a été connue
17:10dans cette affaire,
17:10c'est Guylaine Maxwell.
17:11Elle est allée derrière les barreaux.
17:13Ce qui est dramatique,
17:14c'est que c'est la seule femme.
17:15Mais sur le volet français,
17:16est-ce qu'il y a aujourd'hui
17:17des gens qui pourraient être inquiétés
17:19par la justice
17:20et qui n'ont pas encore été ?
17:21Tout ce qui relevait
17:22de l'entourage
17:23de M. Brunel
17:24est prescrit.
17:27C'est-à-dire qu'il y a
17:28des jeunes femmes
17:29qui ont dit...
17:30Oui,
17:30enfin des jeunes femmes
17:31à l'époque
17:31qui ont dit
17:32j'ai été amené aux Etats-Unis
17:33pour ceci ou pour cela,
17:35notamment voir M. Epstein,
17:36et toutes ces affaires-là
17:38sont prescrites.
17:39Elles sont trop anciennes
17:41pour qu'on puisse...
17:42Il n'y a pas
17:43d'imprescriptibilité
17:44pour les viols en France.
17:45C'est un problème de justice,
17:47donc ça nous échappe à nous,
17:49mais tous les cas
17:50ont été étudiés
17:51avec 30 ans et plus,
17:53donc on ne pouvait pas
17:54aller en prison.
17:54Il y a un homme
17:55qui est très souvent cité
17:56dans ses documents,
17:57c'est Donald Trump,
17:58le président américain.
18:00L'appelons que Epstein
18:01est mort sous le premier mandat,
18:03Trump.
18:04Oui, 2019.
18:05Oui, alors...
18:06Mais c'est lui
18:06qui l'avait envoyé en prison,
18:07quand même.
18:08Oui, c'est lui
18:08qui l'a envoyé en prison.
18:08En fait, on parle
18:10dans la politique américaine,
18:12cette affaire Epstein,
18:13c'est effectivement
18:14un boulet au pied
18:15de Donald Trump.
18:16Pourquoi ?
18:16Parce que pendant sa campagne,
18:18notamment sa dernière campagne,
18:21il avait promis
18:21de faire la lumière
18:22sur ses fichiers Epstein,
18:23comme si ses fichiers Epstein
18:24allaient être publiés
18:26à minuit un jour
18:27et à minuit une,
18:28tout le monde saurait
18:29enfin la vérité.
18:30Sauf que c'est évidemment
18:30pas ce qui s'est passé.
18:32Il y a eu entre-temps
18:33la brouille
18:34avec Elon Musk
18:35qui publie
18:37au printemps dernier
18:38un tweet
18:38et je ne sais pas
18:39s'il y a eu beaucoup de tweets,
18:40je ne suis pas sûr
18:40qu'il y en ait beaucoup
18:41d'Elon Musk
18:41qu'il ait supprimé.
18:42Parce qu'il raconte
18:43beaucoup de choses,
18:43Elon Musk.
18:44Supprimer un tweet,
18:45c'est rarissime.
18:46Le seul tweet
18:46qu'il a supprimé Elon Musk,
18:47c'est Donald Trump
18:49apparaît dans les fichiers Epstein.
18:51Donc on imagine
18:51le poids que ça a politiquement.
18:53Mais en fait,
18:54Elon Musk et Donald Trump,
18:55évidemment qu'ils apparaissent
18:56dans le fichier Epstein,
18:57dans les fichiers Epstein,
18:58sauf qu'en fait,
18:59on le savait déjà
19:00parce qu'il était déjà
19:01de notoriété publique
19:02et là encore,
19:02il y a déjà
19:03des photos publiques.
19:04Les médias avaient quand même
19:05un petit peu aussi
19:06travaillé sur le sujet
19:07et on savait
19:08que Donald Trump
19:09avait noué
19:10une proximité
19:11avec Jeffrey Epstein
19:12sans qu'on puisse
19:12absolument pas accuser,
19:14enfin on ne peut pas
19:15accuser Donald Trump
19:15d'avoir commis
19:18des actes répréhensibles.
19:19Elon Musk,
19:20alors ça pour le coup,
19:20on l'a appris
19:21dans ses fichiers,
19:22a également été en contact
19:23avec Jeffrey Epstein
19:25qui l'avait invité
19:26sur sa fameuse île.
19:28Elon Musk,
19:29en 2012,
19:30il refuse.
19:31Et puis en 2013,
19:32c'est plutôt Elon Musk
19:32qui demande à aller
19:33sur l'île d'Apshine
19:34et puis finalement,
19:35le problème d'emploi du temps,
19:36il n'y va pas
19:36et ensuite,
19:37il coupe les ponts.
19:38Donc en fait,
19:39non mais ce qui est vrai,
19:40c'est que cet homme
19:40était un homme de réseau
19:42et qu'il avait
19:43des relations
19:44aux Etats-Unis
19:46avec beaucoup d'hommes
19:47extrêmement,
19:48extrêmement puissants.
19:50Sans pour autant
19:51que tous ces hommes
19:52soient dans ce fameux
19:53cercle de pédocriminal.
19:54Qui aurait pu commanditer
19:55son meurtre
19:56à aller en prison ?
19:58Comment dire ?
20:01Ça fait partie des choses
20:02qu'on ne sait pas.
20:03Vous savez,
20:05il y a des...
20:06Une partie des prisons
20:07des Etats-Unis
20:08sont aux mains
20:09des malfaiteurs.
20:10On le sait.
20:11C'est-à-dire qu'il y a
20:12une espèce de pouvoir
20:14d'apparence factice
20:15des gardiens
20:15de la direction,
20:16mais en réalité,
20:17c'est des gangs
20:17qui pilotent à l'intérieur.
20:19Donc pour quelle raison
20:20on peut multiplier
20:21les hypothèses
20:22à l'infini ?
20:22Non, ce que je voulais dire,
20:23parce que c'était important,
20:25en Floride,
20:27la justice de l'État de Floride
20:29en 2007,
20:30a condamné M. Epstein
20:32à une peine très légère
20:33qui était mille fois
20:34au-dessous de ce à quoi
20:35il aurait dû être condamné
20:36pour avoir détourné
20:38une mineure prostituée.
20:42Et donc,
20:43à ce moment-là,
20:44il a été inscrit
20:45sur le fichier
20:46des délinquants sexuels
20:48de l'État de Floride.
20:49Dès cette date-là,
20:51il devient infréquentable
20:52parce que c'est public.
20:532007 ?
20:54Oui, 2007.
20:55Donc tous ceux
20:56qui l'ont fréquenté après
20:57ne pouvaient pas
20:58ne pas savoir
20:59puisqu'il y a
21:00le journal de Miami
21:01qui s'appelle
21:01le Miami Herald,
21:03une journaliste héroïque
21:04qui a multiplié
21:05les pages entières
21:06d'accusations
21:07contre Epstein
21:07depuis la fin
21:08des années 1990,
21:10bien avant 2005 même,
21:12et qui suffisait
21:13dès lors
21:13de taper Epstein
21:14sur Google.
21:15Ça existait déjà
21:16pour les aider.
21:17Et ce qu'avait fait
21:18Caroline Lang,
21:19la fille de Jack Lang ?
21:20Jack Lang affirme
21:21que lui n'était pas au courant
21:22que sa fille
21:22était encore heureuse.
21:23Caroline Lang
21:23qui sera justement
21:24d'ailleurs tout à l'heure...
21:25Voilà, Caroline Lang
21:26sera l'invité de Marc Pauvel.
21:27Je le voyais afficher,
21:28c'est pour ça.
21:28Caroline Lang
21:29sera tout à l'heure
21:29l'invité de Marc Pauvel
21:30effectivement à 19h20
21:32en direct sur BFM TV.
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