- il y a 10 heures
Avec Françoise Degois et Elisabeth Lévy
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:05Il est 8h36, avant tout, avant tout, je vous rappelle que vous pouvez envoyer des petits messages,
00:12Sud, par SMS, au 7-28 et vous allez gagner quoi ?
00:18Vous allez gagner finalement, allez, un début d'amour.
00:23Oui, parce que des roses rouges, c'est la Saint-Valentin le week-end prochain
00:26et nous vous offrons avec floradjet.com, bien sûr, des bouquets de roses rouges absolument somptueux.
00:34Ils seront livrés en temps et en heure.
00:36Ah ben, Elisabeth Lévy qui est en train déjà de pianoter pour envoyer Sud,
00:39il y a un tirage au sort toutes les demi-heures.
00:41Donc, allez-y, bien sûr, vous pouvez envoyer un petit message, tirage au sort toutes les demi-heures.
00:50Allez, l'actualité.
00:51On va parler de transparence, peut-être, jusqu'où on va.
00:58On va parler aussi de...
00:59Bah tiens, c'est aussi un peu de la transparence, finalement, dans ce qu'elle a dit, Karine Lemarchand, en fait, hier.
01:04Elle a dit, bah, moi, voilà ce que j'ai vu quand je suis arrivé, il y a une trentaine, une quarantaine d'années,
01:10des gens qui descendent du RER de toutes les couleurs.
01:12Est-ce qu'on peut l'accuser de racisme pour autant, Karine Lemarchand ?
01:16J'aimerais vous entendre 0826-300-300.
01:20C'était quand même, en fait, intéressant, parce que dès qu'on dit, en fait, parfois un certain nombre de choses,
01:24on est accusé de tout.
01:26Il y a des façons de le dire.
01:27Bah oui, mais là, vous trouvez que...
01:28Bon, on va y revenir tout à l'heure.
01:30Si Karine Lemarchand, avec sa puissance médiatique, ne sait pas ce que ça engage de parler comme ça,
01:35non, mais écoutez, soyez sérieux.
01:37Bon, on va y revenir.
01:37J'ai démarré, je dis une phrase, c'est que ce monde dans lequel on veut censurer le langage
01:41et empêcher les gens de dire simplement ce qu'ils voient ou ce qu'ils ressentent,
01:45me paraît être fou.
01:46Parce qu'elle a fait un documentaire sur l'histoire de l'immigration.
01:50En plus, c'est très bien pensant, très procheur, oui, très...
01:55On va y revenir dans un instant, mais il y a, en fait, des auditeurs et des auditrices
01:59qui veulent réagir aussi sur ce que vous avez dit, en fait, tout à l'heure,
02:02c'est-à-dire que le projet du gouvernement d'envoyer une lettre aux jeunes de 29 ans
02:08pour leur dire, attention, tic-tac, tic-tac, tic-tac, l'horloge, bien sûr...
02:13C'est plutôt tic-tac qu'on dit normalement.
02:16Tic-tac, tic-tac, tic-tac, tic-tac.
02:17Vous ne seriez pas un peu tic-tac, mon cher Patrick ?
02:20Pas du tout, pas du tout.
02:21Évidemment, bah oui, tic-tac, le temps passe, n'oubliez pas de faire des enfants.
02:26Parce que c'est vrai qu'on fait des enfants de plus en plus tard dans nos sociétés, effectivement, en général.
02:31et de moins en moins, pour un tas de raisons, bien sûr.
02:34Tiens, c'est Harold qui est avec nous au 0826 300 300.
02:39Bonjour, Harold.
02:40Bonjour, Harold.
02:42Bonjour, j'ai beaucoup de chance d'être avec Patrick-François et Elisabeth.
02:45Ah, salut, ça me fait plaisir, déjà.
02:48Attendez, vous allez passer à la caisse, tout à l'heure.
02:51Je peux vous envoyer le sud ?
02:54Je plaisante, je plaisante, évidemment.
02:57Je sais qu'Elisabeth, là, elle va m'en vouloir.
02:59Oui, oui, oui.
03:00Alors, allez-y.
03:01Oui, parce que vous avez entendu peut-être Elisabeth tout à l'heure.
03:04Dites-moi, Harold.
03:06En fait, sur cette lettre du président, c'est un peu comme, vous savez, quand on doit faire quelque chose,
03:13qu'on n'a pas envie de le faire, mais il faut quand même le faire.
03:15Ben voilà.
03:16Bon, le président, il s'est dit, bon, ça doit me saouler, je ne sais peut-être pas.
03:20Mais bon, au moins, j'ai lancé une lettre.
03:22Après, voilà, j'ai fait mon truc, le caillou est lancé et chacun se débrouille.
03:26Et voilà.
03:27Et alors, ce que disait, en fait, Elisabeth, c'est que, bon, ben voilà, pour inciter, c'est ce que veut faire, en fait, le gouvernement.
03:37Et puis, on met aujourd'hui dans la balance aussi le climat un peu anxiogène, en dehors de...
03:43Non, mais en fait, je ne crois pas qu'une politique nataliste digne de ce nom,
03:47elle ne va pas inciter individuellement les gens à faire des enfants.
03:50ça relève d'un choix libre.
03:52Et évidemment, on ne va pas aller dire à madame XYZ,
03:56« Oh là, toi, t'as 32 ans, t'as pas encore... »
03:58« T'as pas pendu, encore ! »
03:59Voilà.
04:00Non, c'est de créer les conditions dans lesquelles les gens qui veulent des enfants peuvent les faire.
04:07Or, on le sait, il y a des enquêtes très sérieuses là-dessus, comme surtout,
04:11mais on sait qu'il y a des enfants désirés qui ne voient jamais le jour,
04:17il y en a beaucoup, des milliers, parce que, pas du tout, si vous voulez, à cause du climat,
04:24ça c'est un peu de la farce, on essaye un peu...
04:26Ça dépend, non ? Il y en a certains qui aujourd'hui se posent des questions.
04:29Oui, c'est pas parce qu'un ado de 17 ans vous dit « j'aurais maintenant pas à cause du climat »
04:32qu'il faut prendre ça au sérieux, si vous voulez, je ne suis pas sûr que ce soit significatif dans la décision, en réalité.
04:38C'est ce qui est absolument, mais tout le montre, le premier frein à la natalité, c'est le logement.
04:47C'est le premier frein de ville, c'est pas vrai à la campagne.
04:51D'accord, mais globalement, quel est le pourcentage de la population jeune qui vient à la campagne ?
04:57Alors, Harold, est-ce que vous avez des enfants ? Est-ce que vous voulez des enfants ?
05:00Est-ce que vous vivez en couple ? Et quel âge avez-vous ?
05:02Pardon, je vous demande quasiment votre identité.
05:04Non, mais parce que c'est intéressant.
05:06J'habite en région parisienne, pour donner un peu une info.
05:10En même temps, je voudrais, effectivement, je ne suis pas du tout fermé à l'idée d'avoir des enfants,
05:17je n'en ai pas, et je vis en couple.
05:18Et en fait, c'est un sujet qui revient régulièrement, même avec des copains.
05:21Il y a des copains qui ont 3 ans de 30, et en fait, on s'est posé il y a quelques semaines en se disant
05:28« mais attends, si c'est à refaire ? »
05:30Mais parce que vous avez quel âge ?
05:32Vous avez quel âge ?
05:3238 ans.
05:3338 ans ?
05:34Oui, oui.
05:35Et les copains, ils se disent « ah oui, si c'était à refaire, je ne ferais pas, c'est ça ? »
05:39Non, pas les 3.
05:41Certainement pas les 3.
05:42Déjà, un, c'est compliqué, parce que des fois, ils ont une fille,
05:45et ils se disent « pfff, c'est complexe ».
05:47Parce que certains vivent en Paris, en banlieue, parce que c'est trop compliqué, il y a trop...
05:53La crainte, l'insécurité, oui.
05:55C'est tout, c'est que, par exemple, il y a des gens qui s'expriment, en fait,
05:58si on a envie de dire des termes, si on a envie de dire des propos,
06:02en fait, aujourd'hui, c'est trop compliqué, on ne peut rien dire, on ne peut pas s'exprimer, on ne peut pas...
06:05C'est vrai pour les garçons aussi, en même temps.
06:06C'est trop compliqué, quoi.
06:08Non, mais c'est intéressant, votre réflexion, mon cher Charles et Elisabeth.
06:12Cette générale... Françoise, je m'appelle, moi.
06:14Qu'est-ce que j'ai dit ?
06:15Vous savez que les mères qui confondent leurs enfants, c'est très mal.
06:19Non, mais honnêtement, honnêtement, les pères, n'en parlons pas.
06:23Oui, moi, j'entends ce que vous dites, Harold, et je pense que je suis assez frappé,
06:25parce que nous sommes des boomers autour de cette table-là, voilà, Patrick, Elisabeth et moi.
06:30Oui, bien sûr, on est des mêmes années.
06:33Mais c'est vrai que le cadet, en fait, c'est Patrick, c'est papa, le cadet.
06:37En réalité, c'est affreux, c'est le cadet.
06:39Mais c'est le cadet de nos soucis, d'ailleurs.
06:41Bon, c'est pour faire une mauvaise blague.
06:42Mais honnêtement, je pense que ce questionnement-là, nous ne l'avions pas.
06:47Ce questionnement-là, il traverse effectivement les jeunes générations.
06:49Et je rejoins tout à fait Elisabeth sur l'idée...
06:52Moi, je trouve ça, elle est très gentille, Elisabeth, je trouve ça grotesque, cette lettre.
06:56Je trouve ça complètement dingue.
06:57On l'a pas encore vue, on a une phrase.
06:59Mais je trouve ça complètement grotesque, en réalité, parce que...
07:01Non, moi, je suis pas...
07:02Mais quel intérêt, déjà ?
07:04D'abord, comment ça m'a coûté d'envoyer une lettre ?
07:06Mais on ne peut pas faire une politique, mais plutôt que d'envoyer des lettres,
07:12faites une politique pour, Elisabeth le disait, l'accès au logement.
07:16Faites une politique pour la garde.
07:18Essayez donc de trouver une crèche, maintenant, dans le 14e ou le 15e.
07:21J'ai dit autre chose.
07:22Sérieusement, sérieusement.
07:23Pardon, François, j'ai dit...
07:24Mais c'est la vérité.
07:25J'ai dit autre chose.
07:26Si on veut que les jeunes fassent des enfants, il faut que nous acceptions de travailler un peu plus,
07:33même probablement pas mal plus, parce qu'aujourd'hui, vous êtes écrasé vos salaires.
07:40Une part de vos salaires est prise par les retraites, etc.
07:43Donc, soit on pense à eux réellement et on arrête de faire des phrases, etc.
07:49Maintenant, le fait d'envoyer une lettre, en plus, sur ce critère-là,
07:53c'est-à-dire à 29 ans, 29 ans les fassent.
07:56Oui, alors l'âge logique, c'est vraiment délirant.
07:59Une autre femme avec nous.
08:00Merci Harold, merci, c'est intéressant.
08:03Vous pouvez continuer d'appeler.
08:04Nathalie est avec nous aussi de Béziers.
08:06Nous étions en région parisienne, on descend à Béziers.
08:09Bonjour Nathalie.
08:10Bonjour à tous.
08:11J'allais faire une blague.
08:14Béziers, Béziers, une blague avec Béziers.
08:18Pourquoi on rigole pas tous les jours à Béziers ?
08:20On a un maire, elle ne rigole pas.
08:21Est-ce que vous trouvez que c'est une bonne idée d'envoyer une lettre aux jeunes Français de 29 ans pour faire des enfants ?
08:33Moi, je trouve que c'est une sinistre connerie.
08:36Pardonnez-moi.
08:37Expliquez-vous.
08:38Alors là, je vais vous dire pourquoi.
08:40Parce que d'abord, la Chine fait ça déjà.
08:42La Chine, aujourd'hui, qui voit sa population décroître de façon énorme,
08:47téléphone aux gens pour leur dire alors vous vous y mettez ou quoi ?
08:51Ou alors qu'ils ont passé 40 ans à empêcher d'avoir plus de deux enfants, je rappelle quand même.
08:55La folie chinoise.
08:57Voilà.
08:57Une enfant, oui.
08:58Qu'est-ce que ça veut dire ?
08:59Ça veut dire que c'est la vision économiste qui prime.
09:02Et le bien-être des gens, s'ils ont envie ou pas d'avoir des mioches chez eux, par exemple, de parler comme ça.
09:10Mais ils ne voient pas.
09:11Ils voient juste qu'il faut qu'on ait au moins la même population parce que dans ce monde, maintenant, tout se joue par rapport à la grosseur de la population.
09:20Or, moi, quand je suis née, puisque je suis une boomer comme vous, pas comme Patrick, on était 4 milliards.
09:26Rappelez-vous, 4 milliards.
09:27On est 7.
09:28Aujourd'hui, on est bientôt 10 milliards.
09:30Alors, j'ai bien écouté Elisabeth.
09:32D'habitude, je suis tout le temps d'accord avec elle.
09:34J'adore, j'adore tout ce qu'elle dit.
09:36Aujourd'hui, je n'étais pas d'accord sur rien du tout.
09:38Ah !
09:39Eh bien, vous voyez, c'est ça, l'amitié, c'est d'être en désaccord.
09:43Pourquoi vous n'étiez pas d'accord sur deux points, par exemple ?
09:46Alors, déjà, le premier point.
09:48Oui, moi, je pense aussi que plus il y a d'êtres humains sur Terre, plus il y a de problématiques de guerre, de territoire.
09:54Vous le voyez tous les jours, je ne vais pas vous faire un dessin.
09:56Deuxièmement, plus vous avez de pollution parce que tous ceux que vous balancez sur cette Terre, c'est des consommateurs.
10:04Je ne vais pas vous raconter, moi, je suis une saine Greenpeace.
10:07Tout ce qu'on retrouve dans la mer et qui va nous tuer de toute façon.
10:11Voilà.
10:11Enfin, on dit, oui, il faut que, Elisabeth dit, il faut que les personnes âgées, dont je fais partie bientôt,
10:18il faut qu'elles continuent de travailler.
10:20Il faut continuer de travailler.
10:21Mais est-ce qu'on a envie de continuer de travailler ?
10:22On a travaillé toute notre vie.
10:24Et alors qu'il y a 800 000 emplois qui ne sont pas pourvus et que les jeunes sont au chômage,
10:28plutôt faites travailler les jeunes au lieu qu'ils soient au chômage.
10:30Éduquez-les, donnez-leur une instruction pour qu'ils aient des compétences,
10:33qu'ils soient sur le marché de l'emploi et qu'ils nous payent nos retraites.
10:36Bon, voilà, c'est bien dit.
10:37La réponse d'Elisabeth, vous restez avec nous, Nathalie.
10:39La réponse d'Elisabeth dans un instant, on y revient, on y revient, on y revient.
10:43Attendez, Elisabeth, on y revient dans un instant.
10:46Respectez, en fait, un peu les règles.
10:48Et on reviendra aussi sur les propos de Karine Lemarchand.
10:52Dans un instant, elle se retrouve accusée de racisme par certains élus, certains, évidemment.
10:57Elle a dit, Aurore Berger, que c'était la meute, une nouvelle fois, qui était en fait derrière.
11:03J'aimerais vous entendre, 0826 300 300.
11:05Et Nathalie, vous êtes en pleine forme, restez avec nous.
11:07Et les autres, continuez d'appeler, 0826 300 300.
11:11Et vous avez encore eu 20 minutes pour envoyer un petit SMS, pour gagner un bouquet de fleurs.
11:15Il y en a 4 à gagner ce matin.
11:174 des somptueuses roses rouges.
11:20C'est beau, ça, quand même.
11:22Ça peut donner envie de faire des enfants.
11:24C'est l'amour, l'amour, évidemment.
11:27Allez.
11:27Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Patrick Roger.
11:36Allez, il est 8h50.
11:37Oh, c'est beau.
11:40J'ai besoin d'amour.
11:41Oh, John, alors là.
11:44Qu'un rémentisme.
11:45Tiens, du soleil.
11:48J'ai besoin d'amour.
11:50Alors, besoin d'amour.
11:51Moi, j'ai besoin de fleurs.
11:53Moi, j'ai besoin d'argent aussi.
11:55Continuez.
11:56Vous continuez avec Flora Jet.
11:59On vous envoie, évidemment, votre bouquet de fleurs.
12:02Bien sûr, pour la Saint-Valentin, il y en a 4.
12:04SMS, 7h28 et c'est pour vous.
12:07Elisabeth Lévy, vous n'avez pas le droit de jouer.
12:08Parce que notre petit robot, là, évidemment, qui détecte...
12:12Il reconnaît nos numéros.
12:13Il reconnaît nos numéros.
12:15Bon, alors, l'amour et les enfants, tiens, justement.
12:18Alors, Elisabeth Lévy, vous avez dit tout à l'heure,
12:21oui, non, moi, je ne suis pas très d'accord.
12:22Et comme Nathalie, d'ailleurs, je ne suis pas forcément d'accord
12:25avec le fait qu'on envoie une lettre aux Français.
12:27Non, j'ai dit que la méthode...
12:28Non, mais...
12:29Merde !
12:29Pardon, pardon, pardon !
12:31Ça, on appelle Elisabeth Lévy en direct à l'entraide.
12:33Pardon, j'ai simplement dit, excusez-moi.
12:37Oui, non, mais...
12:38Voilà, moi, je ne suis pas du tout d'accord avec Nathalie.
12:41J'ai dit que ce n'était pas du tout une bonne méthode.
12:44C'est absurde de le faire comme ça.
12:45En revanche, je suis, contrairement à Nathalie, pour encourager la natalité
12:51parce que je pense, moi, que l'avenir d'une société, anthropologiquement,
12:56si vous voulez, l'espèce a vocation à se reproduire,
12:59à trouver des solutions aux problèmes qu'elle crée
13:03et que je trouve que la déification de la Terre par rapport à l'humanité,
13:08eh bien, ça ne va pas...
13:09Je voudrais dire une chose en une seconde et je vais répondre à Nathalie
13:12en lui disant que je suis absolument d'accord avec elle.
13:14Nous allons bientôt avoir...
13:16On parle du PIB, on parle du Groenland, etc.
13:18Nous allons bientôt avoir le mur face à nous
13:21des besoins vitaux essentiels
13:23qui ne pourront plus être assumés en matière d'eau,
13:27en matière d'alimentation.
13:29Vous savez qu'il y a 30% des ressources de la planète qui sont perdues
13:32parce qu'on ne peut pas les récolter, les transformer, etc.
13:35Donc, tout le monde me fait marrer avec les histoires de dettes,
13:38pas simplement en France.
13:39La réalité, c'est que dans deux ou trois ans,
13:41ou dans cinq ans, peut-être, à l'horizon 2030 en tout cas,
13:44nous serons confrontés au mur des besoins vitaux humains.
13:47Alors ça, c'est à l'échelle de la planète.
13:50Il faut bien dire à l'échelle de la planète.
13:51Et qu'aujourd'hui, on ne fait pas autant d'enfants
13:54dans certains pays, dans certains continents, que dans d'autres.
13:56Donc, c'est peut-être là qu'il faut réguler les choses.
13:58Je ne sais pas si vous...
13:59C'est ce qu'on avait évoqué.
14:00Attendez, le Japon, ils vont bientôt finir par fermer.
14:02Ce qui est amusant, c'est que quand on était gamine à l'école,
14:09ou après plus tard, on nous apprenait que le grand danger,
14:13c'était la bombe démographique, l'explosion démographique,
14:17la submersion démographique.
14:19C'est incroyable, parce que normalement,
14:22la démographie, ça se prévoit un peu, en fait.
14:24Et on nous expliquait que c'était ça le grand problème.
14:28Mais aujourd'hui, regardez le Japon, regardez le pays de l'Est,
14:31regardez l'Italie, c'est incroyable.
14:34Et c'est pour ça d'ailleurs que, et je le dis,
14:36parce que ça va peut-être faire hurler,
14:37mais Giorgia Méloni l'explique aussi comme ça.
14:39Elle va signer la naturalisation de 500 000 personnes
14:43extra-européennes, aussi pour cette raison.
14:47Aussi pour cette raison.
14:48Pas simplement pour aller travailler dans les champs de Sicile.
14:51C'est vraiment pour renouveler aussi le sang.
14:55C'est extraordinaire.
14:56C'est vraiment pour considérer les immigrés,
14:59si vous voulez, leur assigner une fonctionnalité.
15:01Soit c'est pour l'économie, soit c'est encore pire.
15:04Mais je suis désolé.
15:05Mais non, mais je suis désolé, c'est comme ça qu'elle l'explique.
15:07C'est vrai qu'aussi, parce qu'il y a des soucis d'infertilité,
15:13bien sûr avec des femmes qui attendent parfois aussi trop longtemps
15:16et qui sont confrontées à ça aujourd'hui.
15:19Elles ont besoin d'une campagne de presse.
15:21Pour leur expliquer, on ne fait pas ses enfants très facilement à 40 ans,
15:26elles ont besoin que le gouvernement leur écrive.
15:28Non, mais ce n'est pas qu'une blague.
15:31Et vous leur dire de mettre deux chaussettes le matin ?
15:33Vous êtes bien informés, tout le monde n'est pas bien informé.
15:36Sur ces choses-là, pardon, ça se transmet quand même un peu de mère en fille.
15:42Sur ces choses-là, s'il n'y a rien de chose qui est universelle
15:45et que tout le monde voit autour de soi, c'est ça quand même.
15:46Vous avez vu comment sont les familles aujourd'hui déstructurées.
15:49Donc ça ne se transmet plus aux osés exactement de la même manière.
15:51Alors disons-leur aussi que ce n'est pas des cigognes qui les apportent
15:53au cas où ils ne seraient pas au courant.
15:54Mais les petits garçons ne naissent pas dans les choux, voilà.
15:58On pourrait faire une lettre dans ce sens d'ailleurs.
16:00Pour terminer, je pense que vous pourriez...
16:02Voilà, Nathalie, désolé.
16:05Un mot de conclusion, Nathalie, peut-être ?
16:07Un mot de conclusion, j'ai ma fille aînée qui attend son deuxième enfant,
16:12c'est encore une fille.
16:13Je suis très contente que ça soit une fille.
16:16Comme ça, peut-être qu'il n'ira pas la guerre
16:18et j'espère qu'il n'y aura plus jamais de guerre.
16:21Et ensuite, elle va s'arrêter là.
16:22Donc deux, c'est-à-dire que ça n'est pas suffisant
16:24pour le renouvellement de notre génération.
16:26Mais pourquoi ? Parce que économiquement parlant,
16:29aller pour élever les enfants,
16:31ça coûte un certain prix pour élever les enfants correctement.
16:34Voilà. Deuxièmement, parce que la grand-mère
16:37qui est obligée de travailler, elle ne pourra pas garder le môme.
16:39Et les frais de garde, vous savez ce que c'est.
16:42Et pour être sûr après de leur donner la meilleure éducation possible,
16:46pour terminer là-dessus,
16:47parce que quand je vois les gamins maintenant,
16:49que ce sont les gamins tirants,
16:50je ne suis pas sûre non plus de vouloir garder le prochain.
16:52Voilà.
16:53Merci, Nathalie.
16:54Allez, très rapidement,
16:56hashtag on en parle, on l'évoquait tout à l'heure,
16:58on l'évoquera beaucoup avec Jean-François Aquilly,
17:00mais tout de même, il faut replacer les cadres.
17:01Karine Lemarchand qui se retrouve accusée de racisme,
17:05Benjamin Gleize,
17:06par les élus écologistes et insoumis,
17:07ça a beaucoup fait réagir sur les réseaux.
17:09Des élus, je précise, effectivement, écologistes et insoumis.
17:13Alors tout est parti de son interview,
17:15cette séquence hier sur CNews,
17:17Karine Lemarchand qui racontait ce qu'elle a vécu
17:18quand elle est arrivée à Paris
17:20après avoir quitté sa ville natale, Nancy, dans les années 80.
17:23J'ai vu le RER arriver,
17:24j'ai vu tous ces Noirs
17:26et tous ces musulmans qui sortaient,
17:29ces Asiara,
17:29ces gens qui avaient des têtes que je n'avais pas l'habitude de voir,
17:31parce qu'à Nancy, j'étais la seule,
17:33j'étais la seule de mon école avec ma sœur
17:35à avoir cette tête-là
17:36et j'ai vu plein de gens sortir,
17:38j'ai fait,
17:38j'ai pas pu m'empêcher d'avoir un peu peur
17:41parce que j'avais pas l'habitude.
17:42Une séquence qui a été vue des millions de fois déjà
17:44sur les réseaux sociaux
17:45et qui suscite de vives réactions.
17:48Deux députés ont même décidé de saisir l'ARCOM.
17:50Il s'agit de l'insoumise Ercilia Soudet,
17:52l'écologiste Léa Balache,
17:54elle mariquie,
17:55toutes deux dénoncent des propos racistes
17:56et je cite l'élu de la France Insoumise,
17:59un énième dérapage sur CNews,
18:01Karine Lemarchand,
18:02qui a pu compter néanmoins sur le soutien
18:04de certains internautes
18:06qui parlent de manipulation.
18:07Bon, et vous, en un mot ?
18:09Moi, je ne suis pas écologiste ni insoumise
18:12et je m'en fous complètement.
18:14Je trouve que, voilà,
18:15elle a dérapé,
18:16elle est Karine Lemarchand,
18:17elle est une star de la télé,
18:19elle sait très bien le poids des mots.
18:21Oh là là, j'ai eu peur,
18:22j'ai vu tellement noir.
18:23C'était pas parce qu'elle est noire.
18:23Non, à la fin, j'ai peur.
18:24Non, si, si.
18:25Excusez-moi,
18:26elle dit à la fin,
18:27ça m'a même fait peur.
18:28Non, écoutez, Patrick.
18:29Non, non, mais, donc, écoutez,
18:31le poids, les mots ont un sens.
18:33C'est pas parce que Karine Lemarchand est black
18:35qu'elle peut se permettre de dire des trucs comme ça.
18:37Mais vous voyez,
18:37vous n'arrivez même pas à dire noir.
18:39C'est-à-dire que...
18:39Mais noir, je peux dire noir, si tu le voulais.
18:41Elisabeth, Elisabeth.
18:42Maintenant, je parle.
18:43Oui, vous, vous parlez.
18:44Non, mais, François, choquée,
18:46et vous, Elisabeth ?
18:47Non, mais moi, je suis choquée par le procès.
18:49Je suis choquée par cette volonté,
18:52si vous voulez,
18:52de criminaliser, tout simplement,
18:54vous décrivez la réalité avec vos mots,
18:57les mots normaux,
18:58les mots de la façon dont parlent les gens
19:00quand ils voient des noirs.
19:01Ils disent que c'est des noirs.
19:02Ça veut pas dire qu'ils aiment pas les noirs
19:05hiérarchies des races, ça veut dire
19:06qu'en France, le fait d'avoir...
19:09Ça n'excuse rien.
19:11Si vous arrivez à Dakar,
19:12et que vous ne voyez que des blancs,
19:15vous êtes tout à fait autorisés à dire,
19:16c'est quand même curieux,
19:17il n'y a que des blancs.
19:18Il se trouve que,
19:21si vous voulez, la façon dont elle raconte,
19:23elle essaye de restituer, disons,
19:25son impression de jeune fille ou d'enfant,
19:27je ne sais pas exactement,
19:28et criminaliser cela,
19:30si vous voulez, les deux bécasses,
19:31je ne parle pas du tout...
19:32Non, non, si, si, les deux...
19:34Écoutez, c'est deux députés,
19:37d'accord,
19:38très intelligents,
19:39donc,
19:40c'est deux députés très intelligents
19:42qui essayent de criminaliser cela
19:44pour faire parler d'elles
19:45parce que maintenant...
19:46Allez, dans un instant,
19:47vous allez réagir justement à cela,
19:490 826 300 300,
19:51dans la vérité en face,
19:51avec Jean-François Akiti.
19:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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