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##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2026-02-10##

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News
Transcription
00:00Voix Sud Radio, 17h20, Philippe David, Cécile de Ménibus.
00:05Et autour de cette table, chers amis, Françoise de Goua, Benoît Perrin, Samuel Botton, Philippe David,
00:10que vous retrouvez bien entendu à partir de 19h avec François Libourneau,
00:15avec des sujets importants qui visiblement vous tiennent à cœur,
00:18et en l'occurrence l'élargissement peut-être de la légitime défense, Philippe David.
00:22Oui, on va parler, vous avez été cambriolé, victime de home jacking,
00:25ça fait beaucoup réagir comme ça, ça fait beaucoup réagir à 17h dans le Grand Débat.
00:29Venez témoigner au 0826 300 300, vous voulez parler de la proportionnelle,
00:33on n'a pas eu le temps d'en parler hier soir,
00:36parce qu'il y a eu beaucoup, beaucoup d'appels sur le harcèlement scolaire par les profs,
00:40avec des témoignages bouleversants.
00:42Et puis tiens, les laits maternisés, certains ont été retirés de la vente,
00:46est-ce que vous en avez été victime, est-ce que vous avez peur des produits
00:49que vous achetez pour vous-même ou pour vos petits bébés ?
00:52Voilà, et ce sera à partir de 19h, en attendant, c'est la question du soir.
00:59Et la préférence européenne, pensez-vous que les pays européens joueraient le jeu,
01:10Philippe, vous dites en majorité non ?
01:12À 89%.
01:13Frédéric est avec nous de Gironde, dans quelques instants,
01:17il sera avec nous visiblement.
01:19Philippe David, est-ce qu'il faut effectivement,
01:21puisque on a créé cette question ensemble,
01:23que les pays européens jouent le jeu ?
01:26Alors, il y a eu ce qu'on appelait la préférence communautaire il y a quelques années,
01:29qui a été supprimée à la fin de la CE,
01:32quand on est passé à l'Union Européenne avec Maastricht.
01:34C'était une très bonne chose qui a été supprimée.
01:37Alors, ce qui m'amuse, c'est de voir qu'aujourd'hui,
01:39c'est une Allemande, Ursula von der Leyen,
01:42qui défend une préférence européenne,
01:45que défend la France depuis des années,
01:47alors que l'Allemagne s'y est tout le temps opposée,
01:50au nom du libre-échange,
01:51parce que c'est la machine à exporter la plus puissante du monde avec la Chine.
01:55Donc, je crois que soit Mme von der Leyen a fait une visite à Lourdes,
01:59sans qu'on le sache,
02:00et qu'elle a l'esprit sain ou une conversion qui lui est tombée dessus,
02:03soit alors, je n'y comprends plus rien.
02:04Elle a la pression.
02:06Vous savez très bien, Philippe, ce qui est en train de se passer.
02:09Et c'est ce qu'a montré le Groenland et la crise avec Donald Trump.
02:12D'abord, l'Ukraine et la crise paroxystique avec Donald Trump.
02:15C'est que les Européens, vraiment, ça les a obligés à se réveiller.
02:18Et on commence déjà avec l'Ukraine,
02:19et maintenant, c'est un réveil évident.
02:21Ursula von der Leyen, vous avez raison,
02:23chantre du libre-échange,
02:26ne s'est pas convertie.
02:27Ursula von der Leyen a la pression, maintenant, des États.
02:30Et la réalité, si vous voulez,
02:31c'est que cette préférence pour les marchés publics,
02:35et pour passer les commandes groupées entre intra-européennes,
02:40et surtout, surtout,
02:42qui a été la menace,
02:43qui a été la menace qui a le plus frappé,
02:46qui a le plus marché sur le Groenland,
02:48c'est la menace émise par Emmanuel Macron,
02:49mais la plupart des pays européens étaient d'accord,
02:52de sortir de tous les marchés publics européens,
02:54les entreprises américaines.
02:56Comme on pourrait décider de sortir de tous les appels d'offres européens,
03:00pas des marchés publics, des appels d'offres,
03:02les entreprises chinoises.
03:03Donc, cette clause-là, très forte,
03:06sur l'idée d'on achète des produits européens,
03:10et on interdit, si ça va trop loin,
03:12l'accès aux appels d'offres aux autres entreprises,
03:15je pense que l'Europe est obligée de s'y plier.
03:17C'est pour ça que Ursula von der Leyen s'y plie.
03:19Allez, on va directement au standard 0826-300-300,
03:23avec, oui, oui, c'est une bonne réponse.
03:26Merci beaucoup, notre vrai plaisir.
03:29Frédéric est avec nous de Saint-Jean-d'Iyac.
03:32Bonjour Frédéric.
03:34Oui, bonsoir.
03:35Bienvenue sur Sud Radio.
03:37Assez de questions,
03:38est-ce que vous pensez que les pays européens
03:40vont jouer le jeu de cette préférence européenne ?
03:43Non, je ne pense pas du tout.
03:45Je pense que chacun est un peu dans son coin,
03:47qui est à eux-mêmes, dans chaque pays souverain.
03:52L'Allemagne, vous en avez parlé,
03:53pour moi, effectivement,
03:55je rejoins tout à fait ce qui a été dit,
03:57jouer le jeu,
03:58parce que quand il s'agit de leur souveraineté,
04:00ils sont vendre-nous contre l'Europe,
04:03et quand nous, on est prêts à défendre
04:05notre souveraineté avec Dassault, avec le SCAF,
04:08là, par contre, ils font la gueule.
04:10Je trouve que c'est un peu pas très solidaire,
04:14et je pense que les pays européens
04:16ne sont pas solidaires du tout.
04:18Et cette culture, je pense qu'on a doit être
04:20depuis la construction de l'Europe,
04:22car la construction de l'Europe,
04:23c'est faite sans souveraineté européenne,
04:26pas construite du tout,
04:28et on est en train de se rendre compte
04:30qu'on est rentré dans un grand mensonge
04:32d'États internationaux,
04:34au niveau européen, je crois,
04:35et que, voilà, culturellement,
04:38ça ne peut pas fonctionner comme ça, malheureusement.
04:40Et les États le savent,
04:42et on ment au peuple,
04:45je dis au, à VIX,
04:46au peuple européen,
04:48sur la façon dont l'Europe a été construite,
04:51et c'est ce qui cristallise tout,
04:53et c'est ce qui bloque tout.
04:54Et l'Allemagne en est un aussi,
04:57en soi-disant, on est amis avec l'Allemagne,
04:58mais ils nous crachent dessus, quoi.
05:00Ils nous crachent souvent dessus.
05:01Et pour une fois, quand nous, on se défend,
05:04mince, j'ai envie de dire,
05:06pour une fois que la France et Dassault disent
05:07stop, non, moi, je trouve très bien
05:10de défendre sa souveraineté.
05:12L'Europe, ce n'est pas une fédération.
05:14Ce n'est pas un État fédéral.
05:16C'est vrai, vous avez raison.
05:18Ce n'est pas un État fédéral.
05:20Ce n'est pas une souveraineté
05:21qui est construite bizarrement, c'est vrai.
05:25C'est une grosse...
05:26On est dans une panace, quelque part.
05:28Je n'ai pas de réponse vraiment construite
05:31sur comment est construite l'Europe,
05:34parce que c'est des bouts de règles
05:36qui ont été plus ou moins imposées.
05:38Il n'y a qu'avant, en 2005, avec nous.
05:40Voilà, on nous a complètement...
05:41On nous a volé le résultat.
05:43Oui, on nous a volé le résultat.
05:44C'est antidémocratique.
05:46C'est antidémocratique.
05:47Donc, comment voulez-vous que l'Europe
05:48se construise en étant antidémocratique,
05:52en mentant au peuple,
05:54et avec des pays qui sentent le vent tourner
05:57et qui se retirent tous dans leurs coins
05:59avec leur souveraineté ?
06:00Alors, on va faire réagir, forcément,
06:05Benoît Perrin, 27 pour avoir une ligne droite,
06:09en tout cas une voie commune, c'est difficile.
06:11Mais Fabric a totalement raison
06:13et met le doigt sur le sujet central,
06:15me semble-t-il, de l'Union Européenne,
06:16ou en tout cas d'un éventuel accord
06:18entre les pays européens,
06:19c'est qu'il n'y a pas d'accord
06:20s'il n'y a pas d'intérêt commun.
06:21Et là, en l'occurrence,
06:22il n'y a pas d'intérêt commun.
06:23C'est-à-dire que vous avez des pays
06:24qui ont su se réformer,
06:24qui ont su faire en sorte
06:25que leurs entreprises soient compétitives,
06:27très concrètement,
06:27qui arrivent du coup à exporter l'Italie,
06:30l'Allemagne.
06:31Et puis vous avez...
06:32Non, la France avec une balance commerciale.
06:34Malheureusement.
06:34À moins de 70 milliards,
06:35je ne pense pas qu'on soit des modèles
06:36en termes d'exportation.
06:37Françoise, on le laisse finir, s'il vous plaît.
06:39La preuve, c'est qu'encore une fois,
06:40on n'arrive pas à exporter nos biens.
06:42Et après, vous avez...
06:43Sur l'industrie ici, Françoise,
06:44sur l'industrie, on est sur l'industrie,
06:46on est sur l'industrie,
06:47on est sur l'industrie,
06:47on est sur l'industrie,
06:47on est sur l'industrie,
06:48on est sur l'industrie,
06:48on est sur l'industrie,
06:49Françoise, laissez-le finir, s'il vous plaît.
06:55Cette année, on va être à peine à l'équilibre
06:57sur la balance commerciale de l'agroalimentaire.
07:00Alors que c'était avant un moteur des exportations.
07:04Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
07:05On le laisse finir, s'il vous plaît.
07:08Donc, les pays compétitifs sont favorables
07:10au libre-échange.
07:11Normal, puisqu'ils sont dans la compétition mondiale.
07:13Les pays qui ont du mal, comme la France,
07:15à exporter ses biens,
07:16est plutôt dans une logique protectionniste.
07:19La difficulté centrale, me semble-t-il,
07:22c'est qu'on n'est pas en mesure,
07:25en quelle sorte,
07:26de faire un bras de fer,
07:28à puissance égale,
07:31avec typiquement les Américains,
07:33qui effectivement ont un pouvoir,
07:36notamment sur le numérique,
07:37qui est extrêmement important.
07:39Et je pense que l'enjeu, en fait,
07:41de ce qu'on peut appeler
07:42l'économie stratégique de demain,
07:45c'est tout ce qui concerne les logiciels
07:46et tout ce qui concerne le cloud,
07:47c'est-à-dire le fait de garder les données.
07:50Et là, la difficulté,
07:51c'est qu'aujourd'hui,
07:52l'Union Européenne a mis tellement de barrières,
07:54tellement de réglementations,
07:56tellement de charges sur les entreprises,
07:57justement, qu'aujourd'hui,
07:58on n'a pas été en mesure,
07:59enfin, depuis un certain nombre d'années,
08:01on n'a pas été en mesure
08:01de développer des outils
08:03de même niveau que les Américains.
08:05Et donc, aujourd'hui,
08:05on arrive avec nos petits bras,
08:07en disant,
08:07oh là là, les Américains,
08:08si vous n'êtes pas gentils avec nous,
08:10on va fermer un certain nombre de marchés publics.
08:11Mais le problème,
08:12c'est qu'on n'a pas les équivalents
08:14des Microsoft,
08:15on n'a pas les équivalents de Google,
08:17on n'a pas les équivalents
08:18de tous ces outils.
08:20On fait les gros bras,
08:21mais on n'a pas de bras.
08:21Allez, Françoise,
08:23on fait le tour de table.
08:24Samuel Bauton.
08:25Je suis en grande partie d'accord
08:27avec tout ce que Benoît vient de dire,
08:29parce que c'est une réalité.
08:31Je pense que le problème originel de l'Europe,
08:33c'est d'avoir voulu accorder
08:34autant de pays sur une même ligne,
08:35alors que ce n'était pas possible.
08:36et de surcroît des pays
08:39qui, à ce moment-là,
08:40n'en étaient pas au même niveau économiquement
08:42et avec les mêmes enjeux.
08:44Quand vous m'avez posé la question
08:45sur cette problématique,
08:46je vous ai dit,
08:46ça peut continuer à creuser les inégalités.
08:48Comment voulez-vous
08:49qu'un pays,
08:50sur le plan industriel,
08:51comme la France,
08:51rivalise avec des pays de l'Est
08:53qui ont des conditions
08:55bien moins dures que les nôtres
08:57sur des productions,
08:59j'entends, électroménagers,
09:00voitures ou autres ?
09:02Et surtout,
09:02comment est-ce qu'on s'y retrouve ?
09:04On parle de préférences
09:04et de protectionnisme.
09:05Très bien,
09:06protectionnisme européen
09:07à qui va-t-il bénéficier ?
09:09Est-ce que la France
09:09est en première ligne ?
09:10Alors, juste pour restituer,
09:12l'Italie et l'Allemagne
09:12ont assoupli leur position
09:14sur ce sujet-là.
09:16Je ne vous dis pas
09:16qu'elles sont entièrement d'accord
09:17qu'elles vont nous suivre.
09:19C'est peut-être un double jeu.
09:20Mais la réalité,
09:21c'est qu'aujourd'hui,
09:21il y a trop de dichotomies économiques
09:23entre les pays
09:23pour pouvoir aligner tout ça.
09:25Ça, c'est un premier point.
09:26Et après, nous,
09:26en tant que Français,
09:27c'est une réalité.
09:29Il y a deux grandes questions
09:30qu'on doit se poser.
09:31Est-ce qu'on est encore
09:32un pays d'agriculteurs
09:32et est-ce qu'on est encore
09:33un pays industriel ?
09:35Et malheureusement,
09:36j'ai bien peur
09:36que la réponse
09:37à moyen et long terme
09:38soit non.
09:39Alors, bon,
09:39ce catastrophe-là,
09:41c'est vraiment fatigant.
09:42Non, on est super fort
09:43dans les services.
09:43Non, non, non,
09:44on n'est pas super fort
09:45dans les services.
09:45On est la première puissance agricole.
09:47Je suis désolé
09:48de vous le dire de l'Europe.
09:49J'en ai marre
09:50d'entendre ce discours.
09:50Mais on emporte beaucoup,
09:51François,
09:5270% pour l'emporter.
09:53Le bœuf,
09:54il y a 50%.
09:55Je peux finir ?
09:55J'en ai marre
09:56d'entendre cette discussion
09:57de café.
09:58François, ça ne sert à rien
09:59de gourler.
09:59Mais non, mais c'est insupportable
10:00en réalité.
10:01On a 70 milliards
10:03de déficits commerciaux.
10:04Nous avons 70 milliards
10:05de déficits commerciaux.
10:06Mais quand Benoît
10:07nous explique
10:07qu'on a nos petits bras,
10:09quelle est par exemple
10:09la balance commerciale
10:11entre ce que nous vendons
10:12aux Etats-Unis
10:12et ce que les Etats-Unis
10:14nous vendent ?
10:14Nous sommes excédentaires
10:15par rapport à l'ensemble
10:16de l'Europe.
10:17Les Etats-Unis ont toujours
10:17eu des déficits commerciaux
10:18et une conversion monstrueuse.
10:20Est-ce que vous comprenez ?
10:21Est-ce que vous comprenez
10:22qu'il n'y a pas arrêté ?
10:24Vous les entendez ?
10:25Dites-leur qu'ils arrêtent
10:25de gueuler aussi.
10:26Mais vous n'arrêtez pas
10:27de couper tout le monde ?
10:27Non, je ne coupe pas tout le monde.
10:29Je suis en train de vous expliquer
10:30que ce type de conversation
10:32en expliquant que l'Europe
10:33n'a aucun poids,
10:34elle est nulle et non avenue.
10:36Elle ne repose que sur
10:36du café de commerce.
10:38Nous avons...
10:38Ça va, on dit des délices
10:39d'un effet.
10:39Il faut arrêter
10:40que sur du café de commerce.
10:41Nous avons, par exemple,
10:43fait repousser Trump
10:44sur la base de l'idée
10:46que les Etats-Unis
10:48sans le marché européen
10:49ne fonctionne pas,
10:51que nous sommes
10:52bien sûr
10:52la première puissance
10:53agricole européenne.
10:54Évidemment,
10:55qu'il y en a marre
10:56d'entendre dire
10:56que la France ne baisse rien.
10:58Si, la France
10:58elle baisse
10:59la plus grande PAC d'Europe
11:01et que nous exportons
11:02pas simplement des services,
11:04nous exportons...
11:05Nous n'exportons pas
11:06que des services.
11:07Nous sommes, par exemple,
11:08extraordinaires
11:09en matière d'aéronautique.
11:10Nous sommes extraordinaires
11:11en matière d'agronautique.
11:12C'est là qu'ils cachent
11:12la forêt, François.
11:13Mais arrêtez avec vous.
11:14Vous savez, François,
11:16excusez-moi.
11:16Vous avez l'aéronautique.
11:18Vous avez la chance
11:18mais vous savez,
11:19il ne faut pas dire
11:19qu'il n'y a plus rien.
11:20Attendez, attendez, attendez.
11:21C'est ça qui est dramatique.
11:22Benoît, sur tous les sujets,
11:24on est en déclin.
11:26Philippe, laissez finir.
11:28Si vous le dites par plaisir,
11:29vous mélangez tout.
11:30Quelqu'un dans un café du commerce
11:31tiendrait le même discours.
11:32Mais François, c'est la réalité
11:33qui est malheureusement
11:34exclétiquement déclore.
11:35Oh, oh, oh, s'il vous plaît !
11:37Excusez-moi,
11:39j'ai fait 20 ans
11:39de commerce international,
11:41donc c'est un sujet que j'ai...
11:42Mais oui, moi je travaille
11:43à la commission européenne,
11:44donc je sais quoi, je parle aussi.
11:45Excusez-moi,
11:45mais moi j'ai été dans des usines
11:47un peu partout,
11:48j'ai été prendre ma valise
11:49pour exporter des produits.
11:50Je peux répondre,
11:51mais je peux répondre.
11:52Françoise, il n'y a pas
11:53une seule vérité.
11:54Un, le café du commerce
11:55est méprisant.
11:56Non, mais je ne peux pas parler.
11:57Allez-y, allez-y.
11:58Un, le café du commerce
11:59est totalement méprisant.
12:00Oui.
12:01Premier point.
12:02Deuxième point.
12:03Quelle est la dernière année
12:04où la France a eu
12:05un excédent commercial ?
12:06C'est rien, dites-moi.
12:072001.
12:08Bizarrement...
12:09Et vous permettez
12:09que je termine ?
12:10C'est un Premier ministre socialiste.
12:11Oui, 2002, on passe à...
12:13Non, ce n'était pas
12:15Jean-Denor.
12:162002, on passe à l'euro
12:18et la France passe dans le rouge.
12:19Depuis 2002,
12:20elle est toujours dans le rouge.
12:22Pourquoi ?
12:22Parce que la France
12:23s'est massivement
12:24désindustrialisée.
12:25Ça, que vous le vouliez ou non,
12:26vous voulez que je vous donne...
12:27Ça, c'est la réalité, bien sûr.
12:28J'ai bossé dans l'éclairage
12:30pendant 20 ans.
12:31Je peux vous citer
12:31toutes les usines françaises
12:32qui ont fermé.
12:33Je peux vous en citer.
12:34Elles ont les 3, 4, 90% fermées.
12:37Les usines textiles,
12:38elles ont toutes fermées.
12:39Et aujourd'hui...
12:39Vous permettez que je termine ?
12:41À l'époque,
12:42l'automobile française...
12:42De quoi vous parlez, en fait, là ?
12:44Vous êtes en train de...
12:45Du déclin français.
12:46Du déclin français.
12:47Nous sommes en train de parler
12:49de la force ou pas,
12:51de l'union...
12:51Vous vous rendez compte
12:52dans quoi vous partez ?
12:53Nous sommes en train de parler.
12:55La question est...
12:56Est-ce que l'Union Européenne
12:58peut s'accorder
12:59pour avoir une préférence européenne ?
13:02Et quelle est sa force
13:03par rapport aux Etats-Unis ?
13:04Je vous réponds là-dessus.
13:05Vous arrêtez toutes et tous
13:07de dire que nous sommes des nains
13:09sur les époques d'un géant.
13:10Ça n'est pas vrai.
13:12C'est absolument faux.
13:14Dans mille domaines
13:15et sur l'ensemble, je le redis...
13:17Françoise,
13:18est-ce qu'on peut juste
13:19discuter calmement ?
13:20Il y aurait 40 secondes.
13:22Oui, on discute calmement.
13:23Alors, juste un mot.
13:24C'est vrai que quand il s'est agi
13:26de négocier les droits de douane
13:27avec les Etats-Unis,
13:27on s'est couché
13:28parce qu'on n'avait pas le choix.
13:29On a eu les 15%.
13:31Malheureusement,
13:33Evanderlaine,
13:33elle n'a rien pu faire.
13:34Écoutez,
13:35est-ce qu'on peut parler
13:36de la réalité du jour
13:37sur le groupe ?
13:38Les Américains ont décidé
13:4015%.
13:41Ils ont retenu 15%.
13:42Maxime,
13:43on me coupe les micros.
13:44Merci beaucoup.
13:45Vous savez quoi ?
13:46Vous allez vous bagarrer dehors
13:47parce que c'est inaudible
13:48et ça embête tout le monde.
13:51La petite phrase dans un instant.
13:52On fait une petite pause,
13:54une camomille,
13:55une claque sur les fesses
13:55et on revient dans un instant.
13:56A tout de suite.
13:57A bas-ci,
13:57vous allez la voir.
13:58A bas-ci.
13:59Et tous autour de cette table.
14:00Allez,
14:00à tout de suite.
14:02Sud Radio.
14:03Sud Radio.
14:03Parlons vrai.
14:04Parlons vrai.
14:04Sud Radio.
14:05Parlons vrai.
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