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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, la réponse du gouvernement espagnol suite à la manifestation contre la situation à Ceuta.

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00:00C'est parti version été, on va commencer par prendre la direction de Ceuta, on vous en a beaucoup parlé
00:04tout au long de ce week-end avec nos équipes mobilisées
00:08et justement on va retrouver Thibaut Marcheteau et Malo Steiner depuis Ceuta, on était ensemble hier,
00:15notamment pour évoquer cette grosse colère sur place des habitants de Ceuta avec une très forte mobilisation
00:22et c'est à l'une de la presse je suppose Thibaut Marcheteau.
00:29Absolument Thierry, hier vous me demandiez combien il y avait de personnes à cette manifestation,
00:33on a enfin une réponse selon la presse locale espagnole, ils étaient 10 000 selon les organisateurs, 5 000 selon
00:40la police
00:40et vous l'avez dit, c'est à l'une de la presse locale, vous le voyez sur cette image,
00:44je vais le décrire pour les auditeurs d'Europe 1,
00:47c'est El Pueblo de Ceuta, le journal local ici, on a en plein pot cette image de la foule
00:52avec littéralement une marée humaine
00:54qui s'est rassemblée hier et enfin le titre, Ceuta dit c'est Bastaya, Ceuta a dit ça suffit, il
01:01faut trouver une solution à cette crise migratoire,
01:04c'était d'ailleurs le cœur des slogans qui étaient scandés hier dans la foule, notamment à l'encontre de
01:09Pedro Sanchez,
01:09le premier ministre espagnol, la foule qui demandait sa démission ainsi que de son ministre de l'Intérieur,
01:15une personne qui était néanmoins très applaudie ici à Ceuta, c'est le président Juan Vivas, le président de Ceuta,
01:22qui est venu se joindre aux côtés de ces milliers de manifestants et qui est venu apporter un message de
01:28soutien,
01:29de résilience aux habitants de l'enclave et notamment a eu des mots très durs contre le gouvernement,
01:34encore une fois le gouvernement de Pedro Sanchez, je vous propose de l'écouter.
01:38Le coup a été très dur mais nous sommes déterminés à nous en sortir, pour cela nous avons besoin de
01:45capacités et de compétences
01:47qui soient à la hauteur de ce que les habitants de Ceuta méritent. Ceuta c'est l'Espagne et c
01:53'est l'Europe.
01:58La situation n'est pas durable, elle est exceptionnelle, donc il faut des mesures exceptionnelles pour y faire face,
02:03c'est ce que nous demandons, qu'il y ait une mobilisation de l'Etat qui n'a pas eu
02:08lieu jusqu'à présent.
02:14A l'issue de cette manifestation qui a duré une trentaine de minutes, les habitants se sont rassemblés sur cette
02:21place,
02:21ils ont arpenté les rues de la ville pour se rendre devant le bâtiment de la délégation du gouvernement
02:28parce que le délégué était absent, il était absent lors de cette manifestation, il a affirmé que sa place était
02:34au travail
02:34et non dans cette manifestation, ce qui a énervé encore plus ces habitants et ces manifestants
02:39qui sont venus donc ici sur cette place, crier leur désespoir, se sentant totalement laissé pour compte par le gouvernement
02:48madridien.
02:48Alors encore, pendant de longues minutes, ces habitants, ces milliers d'habitants qui se sont rassemblés hier
02:53ont continué à scander des messages hostiles à l'encontre du gouvernement.
02:58A l'issue de cette manifestation, la foule s'est dispersée dans le calme.
03:02Thibaut Marchotot, puis je me permets de vous poser une dernière question,
03:05quelles sont les images ou les effets marquants que vous avez pu observer, vous, qui êtes sur place depuis plusieurs
03:11jours ?
03:15Alors hier, l'image marquante, c'est cette marée humaine littéralement, il y avait énormément de monde.
03:22Vous savez, Ceuta, c'est une ville de 80 000 habitants, de 18 km², on pourrait la comparer en termes
03:27de superficie à la ville de Cannes.
03:28On a vu énormément de monde, presque comme une manifestation parisienne, si je puis m'exprimer ainsi.
03:35Et puis on a vu cette marée humaine qui est presque d'un seul homme, et ce n'était pas
03:38prévu,
03:38remonter dans les rues de Ceuta pour se rendre ici, face à ce bâtiment qui se trouve juste derrière moi,
03:45et bien pour dire, c'est assez, nous sommes des Espagnols, Ceuta est Espagnol, vous devez nous aider,
03:51nous ne nous rendons pas, nous ne capitulons pas, alors nous avons besoin du gouvernement pour nous aider.
03:58Voilà l'image forte qu'on a retenue avec Malo Stener, cette marée humaine, cette mobilisation.
04:03On a vu aussi dans la foule tout type de personnes, tout type d'âge, tout type de milieux sociaux.
04:08C'était un rassemblement qui était réalisé à l'initiative des partis religieux de Ceuta,
04:14un rassemblement citoyen, transpartisan, on a vu énormément de monde
04:18qui avait un seul et même cri en tête et dans la voix, c'était, ça suffit, il faut trouver
04:23une solution,
04:24parce que cette situation est dure depuis maintenant plus d'une semaine ici à Ceuta.
04:27Merci beaucoup Thibaut Marchoteau avec Malo Stener, avant de faire agir mes invités du jour.
04:31On va justement revenir sur cette manifestation avec François Tiskevitch, avec les témoignages et les images.
04:39Des drapeaux espagnols, des pancartes et des slogans.
04:44Félénato, division ! Félénato, division !
04:49Devant le bâtiment de la délégation du gouvernement,
04:51ils sont plusieurs milliers à avoir répondu à l'appel pour exprimer leur colère.
04:57C'est très difficile, ma mère et mon père restent enfermés à la maison car ils ne peuvent pas sortir.
05:02Nous ne pouvons même pas aller à la plage ni sortir dans les rues.
05:07Depuis plus d'une semaine, Ceuta est confronté à un influx migratoire sans précédent.
05:13Madrid estime aujourd'hui à environ 2000, le nombre de migrants encore présents dans l'enclave.
05:17Mais les autorités locales avancent une estimation nettement plus élevée,
05:22comprise entre 8 000 et 11 000 personnes.
05:24Les habitants dénoncent l'absence de réponse du gouvernement central.
05:30Nous ne pouvons pas tous vivre ici.
05:32Le gouvernement nous a abandonnés.
05:35Et en premier lieu, le président.
05:37A chaque fois qu'il se passe des choses comme ça, je me dis que je vais devoir partir.
05:42Il faut que le gouvernement ramène tous ces gens chez eux.
05:45Le maire de la ville et Pedro Sanchez n'arrivent pas à gérer la situation.
05:49Ces gens qui arrivent ont faim et ils veulent manger,
05:51mais nous, nous sommes pris en otage par les politiques.
05:54Mais derrière la colère, il y a aussi la détresse.
05:58Celle des habitants qui voient leur ville transformée par cette crise.
06:01Et celle des migrants, arrivés ici dans l'espoir de rejoindre l'Europe.
06:04mais désormais bloqués à Ceuta.
06:09Je me tourne vers vous, Mémona Ettermann.
06:11Je m'adresse à un grand reporter que vous êtes.
06:15Quel regard portez-vous sur cette situation qui devient ingérable
06:18et qui risque de devenir encore plus ingérable
06:20puisqu'on l'évoquait tout au long du week-end
06:23avec une nouvelle vague potentielle qui est annoncée le 15 août.
06:27Et on voit ce cri du cœur de ces habitants
06:30qui demandent à Pedro Sanchez démission.
06:33Et d'ailleurs, on avait un témoignage qu'on écoutera tout à l'heure
06:36de cet épicière qui a vu son commerce littéralement envahi
06:40en disant « Pedro Sanchez, il est en vacances, il n'est pas là.
06:43Mais nous, on doit gérer la situation et c'est ingérable. »
06:46Mais Thierry, vu d'ici, moi j'imagine très très bien la situation sur place.
06:50Les auditeurs d'Europe 1 ne le voient pas,
06:52mais les images sont absolument éloquentes.
06:53On sent cette détresse, ce sentiment d'abandon.
06:57Et au fait, les habitants de ce État nous appellent au secours.
07:02Nous aussi, nous autres Européens.
07:04Que ferions-nous à leur place ?
07:06Que feraient les Polonais si tout d'un coup, à Gdansk, sur la Baltique,
07:09tout d'un coup, voilà, il y avait un afflux de population,
07:12soudain, sur les plages de Sopot, de Gdansk, etc.
07:14Est-ce que nous ne réagirions pas ?
07:16Est-ce que ce n'est pas le devoir de l'Europe de faire un geste ?
07:20Et en tout cas, de leur dire qu'ils sont Européens.
07:22Nous sommes Européens.
07:23Et qu'il y a forcément un sentiment de solidarité.
07:27Pourquoi on n'en parle pas beaucoup ?
07:29En fait, j'ai regardé un peu la presse.
07:30Heureusement que vous avez envoyé une équipe sur place.
07:32Heureusement qu'il y a des témoignages
07:33et qu'il y a l'attestation d'une situation qui existe.
07:37On n'a pas beaucoup parlé non plus
07:40des mouvements de population en Afrique du Sud, par exemple.
07:43Parce qu'il y a eu de très fortes violences, très récemment encore,
07:45à l'égard des étrangers arrivés du Nigeria, du Mozambique, du Zimbabwe,
07:51de la Rhodesie, enfin, de tous les...
07:52La Rhodesie, c'est le Zimbabwe, l'ex-Rhodésie,
07:55y compris donc de voisins ou de voisins plus lointains.
07:57On en va parler, pourquoi ?
07:58Parce qu'il y a le sentiment que ce n'est pas du racisme,
08:01c'est simplement des gens en Afrique du Sud qui défendent l'âpre carré.
08:04Là, à chaque fois, on nous met un bandeau de lecture.
08:08Attention, racisme, parce que ce sont des populations
08:11venant d'Afrique subsaharienne ou du Maghreb
08:14qui arrivent à ce état.
08:16Mais il s'agit d'une question de sécurité, tout simplement.
08:19On peut comprendre humainement
08:21le problème de tous ces jeunes du continent africain
08:24qui n'ont pas d'avenir.
08:25Mais ce n'est pas une solution que d'ouvrir les portes
08:28et de les laisser passer.
08:29Parce que c'est à ce moment-là,
08:30à ce moment-là,
08:32que nous allons nous trouver devant une situation
08:34qui deviendra carrément ingérable.
08:36C'est un très grave problème,
08:37ce qui se passe à ce état.
08:39Ce n'est pas un mini-sujet sur un mini-territoire.
08:41Et Thibault Marchoteau n'a cessé de me le répéter.
08:45On dit qu'il ne reste plus que 2000 migrants.
08:48Le chiffre est bien au-delà.
08:50Et surtout, Thibault Marchoteau,
08:53en interrogeant tous ces jeunes,
08:55parce qu'il y a beaucoup, beaucoup de jeunes,
08:57ils n'ont pas l'intention de partir, Georges Fenech.
08:59Il veut rester, c'est le rêve espagnol
09:01ou le rêve français potentiel
09:03ou le rêve européen.
09:04Mais potentiellement,
09:05il peut y avoir un effet boule de neige.
09:07Oui, vous avez raison.
09:09Et dans le reportage de Thibault Marchoteau,
09:10il y a aussi un habitant de Ceuta
09:12qui dit, et j'ai retenu sa formule,
09:14nous sommes prises en otage.
09:15Oui, bien sûr.
09:16C'est le terme.
09:17Nous sommes prises en otage.
09:18Prises en otage de quoi ?
09:19D'une politique immigrationniste irresponsable
09:22de Petro Sanchez
09:23qui donne comme ça quelques signaux.
09:26Ça, c'est le premier point.
09:28Et puis, même si, ensuite,
09:30il envoie l'armée,
09:31c'est le pompier pyromane
09:32qui essaye un peu, voilà.
09:34Et puis, ils sont pris en otage aussi
09:35par les yeux de Chimène
09:37que fait Petro Sanchez à M. Théboun.
09:40Bien sûr.
09:40Et on connaît le conflit
09:41qu'il y a entre l'Algérie
09:42et le Maroc sur le Sahara occidental.
09:44Et donc, le fait d'aller voir M. Théboun
09:47pour négocier, bon, le gaz, etc.,
09:49a irrité fortement, évidemment,
09:51les autorités marocaines
09:52que je n'entends pas, d'ailleurs.
09:54On n'entend pas trop
09:55ce grand pays qui est le royaume du Maroc
09:57et qui voit ses enfants partir,
10:00ses mineurs à l'abandon, comme ça,
10:02sans véritablement réagir.
10:04C'est un grand pays, le Maroc.
10:05C'est un pays qui va organiser
10:06la prochaine Coupe du Monde de football.
10:09C'est un pays à quel nous sommes amis.
10:11Et ils sont assez silencieux.
10:13Parce que moi, je ne peux pas croire
10:14que toute cette population,
10:1670 000, je crois,
10:18sont arrivés comme ça
10:19sans qu'il y ait quelque part
10:21des yeux qui se ferment
10:22pour les laisser passer.
10:23Ça a été un peu la réponse
10:25à ce que je viens d'indiquer
10:26par rapport au réchauffement
10:27avec l'Algérie, voyez-vous.
10:29Après, donc, ces gens-là,
10:30eux, ils n'y sont pour rien.
10:31Ils sont pris en otage.
10:33Vous imaginez la population,
10:35la moitié en chiffre
10:37de leur population
10:38qui arrive tout d'un coup
10:39et qui déstabilise
10:41cette province espagnole.
10:43Donc, voilà,
10:45on ne peut que compatir.
10:46Et je rebondis
10:47ce que ça dit Mémola,
10:48effectivement,
10:48c'est un avertissement
10:50pour nous tous
10:50et pour l'Europe.
10:52Ça, c'est un signal d'alerte,
10:53si vous voulez.
10:54Très clair.
10:54Il faut vraiment
10:55que l'Europe,
10:56et on a vu les réactions
10:57de Mme Mélanie,
10:58il faut que l'Europe
10:59soit intransigeante
11:00avec la politique
11:01immigrationniste
11:02de M. Petro Sanchez,
11:04sans quoi l'espace Schengen
11:05va voler en éclats,
11:06si ce n'est déjà...
11:06Surtout qu'il n'y a pas
11:07d'harmonie en Europe,
11:08ça ne vous a pas échappé.
11:09Bien sûr.
11:09Évidemment.
11:10Et à votre place,
11:11je recevais hier soir
11:12Julien Drey
11:13qui voyait également
11:14autre chose,
11:14une volonté
11:15de déstabiliser le Maroc
11:17et vous avez très justement
11:18évoqué le rôle
11:20de l'Algérie.
11:21Raphaël Stainville.
11:22Oui, moi j'ai l'impression
11:23que le grand mensonge
11:25qui opère
11:27depuis quelques jours
11:28consiste à nous faire croire
11:30que la situation
11:33serait réglée
11:34à Séouta.
11:35comme le soulignait
11:37Thibaut Marchoteau
11:37et comme le constatent
11:39les journalistes
11:40qui sont présents sur place,
11:42effectivement,
11:42la situation
11:43est toujours chaotique.
11:45Ce ne sont bien davantage
11:47que 2 000 clandestins
11:48qui sont encore
11:50à Séouta,
11:50plutôt de l'ordre
11:51de 10 000
11:52si ce n'est davantage.
11:54Et les habitants,
11:55effectivement,
11:57assistent impuissants
11:58à l'abandon
12:00de Madrid.
12:01Où est Petro Sanchez ?
12:03Il est en vacances.
12:04Mais où sont
12:05les ministres
12:06de Petro Sanchez ?
12:07Où sont également
12:09les responsables européens ?
12:10On a l'impression
12:11et c'est pour ça
12:13que c'est important
12:13de continuer
12:14à parler de la situation
12:15de Séouta,
12:17de la détresse
12:17que vivent
12:18les habitants de Séouta,
12:19c'est qu'on a l'impression
12:20que la situation
12:21elle est réglée,
12:22qu'elle est derrière nous,
12:24qu'une certain manière
12:24l'Europe a bien géré
12:26cette crise
12:27et ce chaos migratoire.
12:29En réalité,
12:30comme le soulignent
12:32les habitants
12:33et ceux qui se sont exprimés
12:34hier lors de cette manifestation,
12:36c'est toujours une vie
12:38qui est totalement bouleversée
12:39par l'arrivée
12:40de ces dizaines
12:41de milliers
12:42de clandestins
12:43et qui rend
12:45aujourd'hui
12:45difficilement supportable
12:47la possibilité
12:48de vivre
12:50à Séouta.
12:51François Constantini
12:52est avec nous,
12:52il est patient
12:53depuis quelques instants.
12:54Merci François Constantini
12:55de participer
12:56à ce débat
12:57sur CNews
12:58et sur Europe 1.
12:59Quel regard portez-vous
13:00sur cette situation ?
13:02Ça nous a rappelé
13:04hier
13:04en commentant
13:05ces images,
13:07certains pays européens
13:09ont envoyé plein
13:09de drapeaux
13:10espagnols
13:11hier,
13:12ça nous rappelait
13:13également
13:13cette manifestation
13:15à Londres
13:15et dans d'autres pays
13:16européens
13:17pour dire non
13:18à ces migrants,
13:20à l'arrivée
13:20massive de migrants.
13:22Oui,
13:23bonjour Thierry,
13:24merci pour votre invitation.
13:25Oui,
13:26en effet,
13:26les peuples européens
13:27ont pris conscience,
13:28ils ont pris conscience
13:29également qu'il y a
13:29au-dessus d'eux
13:30également un arsenal juridique
13:32qui joue contre eux.
13:33N'oublions pas
13:33qu'il y a le pacte
13:34Asie-migration
13:35qui a été sur initiative
13:38de la Commission européenne
13:39adoptée par le Parlement européen.
13:43Alors,
13:44on a un petit problème
13:45de fil rouge
13:46avec le fil vert,
13:47on vous a perdu
13:48François Constantini.
13:49On va vous retrouver
13:50dans quelques instants,
13:52est-ce que ça marche
13:52ou pas en régie ?
13:54Alors,
13:54on va faire un petit test.
13:55Oui,
13:56Georges,
13:57je le disais,
13:58hier en commentant
13:59ces images en direct
14:00avec Thibaut Marchoteau
14:01et M.A. Losteiner,
14:02ça me faisait penser
14:03à tous ces mouvements
14:05qu'on a vus émerger
14:07et notamment
14:07assez symboliques
14:08en Grande-Bretagne
14:09avec deux grosses manifestations
14:11pour dire stop
14:13et on arrête tout ça.
14:15Bien sûr,
14:15mais les peuples européens
14:17d'une manière générale,
14:18sauf peut-être
14:18Madame von der Leyen,
14:21voient bien
14:22qu'il y a
14:22une menace existentielle
14:23sur des flux migratoires
14:24incontrôlés,
14:26massifs,
14:26qui n'existait pas
14:27dans les années 80
14:28quand on a fait
14:29le traité de Schengen.
14:30Ce n'était pas
14:32imaginable.
14:33Et on voit bien
14:33que c'est devenu aussi
14:35un moyen
14:36de diplomatie
14:37forcée
14:38en quelque sorte
14:38que ces menaces
14:39que Erdogan
14:40et d'autres
14:41de temps en temps
14:43ravivent
14:43pour obtenir...
14:44Donc, oui,
14:46la Grande-Bretagne
14:47a réagi.
14:48Un jour ou l'autre,
14:49vous verrez peut-être
14:50que dans notre pays aussi,
14:51il y aura ce type
14:52de réaction.
14:53On n'en est pas encore
14:54tout à fait là.
14:55On n'en est pas encore là.
14:56Rappelez Staville.
14:56Ce qui est intéressant,
14:57c'est que lorsque vous évoquez
14:58la Grande-Bretagne
14:59et ses manifestations...
15:01C'est assez symbolique
15:02quand on évoque
15:02la Grande-Bretagne.
15:03...qui sont survenues
15:04ces dernières années,
15:06on peut constater
15:07que les partis
15:08dits de gouvernement,
15:09aujourd'hui,
15:10qu'ils soient de gauche
15:11ou de droite,
15:12sont débordés
15:13par des partis
15:13qui sont beaucoup plus proches
15:15des aspirations
15:16ou des craintes,
15:17des angoisses
15:19identitaires
15:20de ces pays.
15:21Alors, c'est vrai
15:22avec l'Angleterre,
15:23avec Réforme UK,
15:24mais c'est vrai également
15:25en Espagne,
15:26avec Vox,
15:27qui aujourd'hui,
15:28dans les sondages,
15:29non pas qu'ils sont
15:31devant le parti,
15:33le PP,
15:35donc c'est la droite,
15:36mais ils les talonnent,
15:38si ce n'est,
15:39parfois,
15:39dans certaines régions,
15:40ils les devancent.
15:41Donc, il y a une aspiration
15:42à un changement radical
15:44avec une contestation
15:46des partis
15:47qui se sont succédés
15:49de gauche ou de droite
15:50et qui,
15:51peu ou prou,
15:52ont mené
15:52la même politique
15:53en matière migratoire.
15:54Et aujourd'hui,
15:55c'est la vague
15:55et on est débordés.
15:56On a retrouvé
15:57François Constantini
15:58sur Europe 1,
15:59sur CNews.
16:00François,
16:01quel est donc
16:01votre regard
16:02sur l'évolution
16:03de cette situation ?
16:04Il est urgent d'agir
16:05et surtout qu'il y ait
16:06une certaine harmonie
16:08déjà entre pays européens,
16:10ce qui est loin,
16:10loin,
16:11loin d'être le cas.
16:13Vous savez,
16:14les peuples européens
16:15ont maintenant
16:15un socle juridique
16:16que je disais
16:17au-dessus d'eux
16:17qui est le pacte
16:18Asile et Migration.
16:20Décompose le pied
16:21avec le pacte
16:21Asile et Migration
16:22sur un centimètre carré
16:24ou un mètre carré
16:25d'un territoire européen.
16:27Saïta et Melula,
16:28il faut le rappeler,
16:29font partie
16:30de l'espace Schengen
16:31également.
16:32Eh bien,
16:32vous pouvez,
16:33un migrant
16:34peut arriver
16:34partout en Europe.
16:35Donc,
16:36vous savez,
16:36dès qu'il y a un pays
16:38notamment qui ne joue pas
16:39les règles du jeu,
16:40eh bien,
16:40tous les pays payent.
16:41Vous savez,
16:41on parle de Pedro Sanchez,
16:43mais son mentor politique,
16:44José Luis Rodriguez
16:45Zapatero,
16:46socialiste,
16:47qui pratiquait également
16:47des régularisations
16:49massives,
16:50quand on lui disait
16:52finalement
16:52que vont faire
16:53tous ces migrants
16:53pour régulariser,
16:54il faisait comme ça,
16:55en disant
16:56ils vont franchir
16:57les Pyrénées.
16:57Pourquoi ?
16:57Parce qu'ils vont aller
16:58dans le pays
16:59qui est le mieux disant,
17:01si l'on peut dire,
17:02en termes d'accueil social,
17:03qui est la France.
17:03En tout cas,
17:04Schengen aujourd'hui
17:05est un système
17:07qui a totalement failli.
17:08Schengen doit être
17:09en fait un système
17:09par et pour
17:11les Européens exclusivement.
17:12C'est-à-dire qu'on peut
17:13tout à fait comprendre
17:14que les Européens,
17:15les ressortissants Européens,
17:17passent les frontières européennes
17:18avec une certaine facilité.
17:20Va-t-on mettre un douanier
17:21sur le pont de Kiel ?
17:22Peut-être pas.
17:23Par contre,
17:24le visa Schengen,
17:25c'est-à-dire le fait
17:25que dès que vous rentrez
17:26dans un pays,
17:27vous pouvez aller dans
17:28le centre,
17:28les visas Schengen
17:29posent problème.
17:29Et c'est ce système-là
17:30qu'il faut revoir,
17:31qu'il faut, à mon sens,
17:33abolir pour que les pays
17:34en effet qui prennent,
17:36comme M. Sanchez en effet,
17:37des décisions totalement folles,
17:39notamment des régularisations
17:40d'un million de clandestins,
17:42il ne faut pas le dire,
17:42on paye eux-mêmes
17:43les conséquences
17:44et ne font pas payer
17:45leurs conséquences aux voisins.
17:46On voit déjà comment
17:47l'Italie de Mme Georgia Méloni,
17:49elle, a réagi,
17:51notamment en rétablissant
17:52des contrôles aux frontières,
17:55maritimes, aériennes également,
17:56avec des personnes
17:58qui viennent d'Espagne.
17:59M. Ederman.
18:00Alors là, nous sommes
18:01au cœur de l'été
18:02et c'est vrai que ce problème
18:03qui est un énorme épée
18:06de Damoclès
18:06sur la tête des Européens
18:08passe un peu à côté,
18:09en plus il fait très chaud,
18:10les prix ont augmenté,
18:11etc.
18:12Mais il s'agit là
18:12d'une question
18:13proprement de sécurité.
18:14Et en faisant référence
18:16à cette volonté des migrants
18:18d'aller au-delà de l'Espagne,
18:20ce n'est pas un fantasme.
18:22Les migrants ont traversé
18:23souvent les immensités désertiques,
18:26ils viennent de Conakry parfois,
18:28ils viennent du Soudan,
18:28c'est quand même très loin en Afrique
18:30et pas seulement de l'Algérie
18:31et du Maroc
18:32pour traverser ces barrières
18:33un peu fantomatiques
18:33de Saouda.
18:35Ils n'auront aucune difficulté,
18:37en tout cas mentalement,
18:39à se dire,
18:39on part,
18:40on quitte l'Espagne,
18:41on traverse les Pyrénées
18:42et on se retrouve à Handaï
18:44ou plus loin ou ici.
18:46Encore une fois,
18:46il ne s'agit pas
18:47d'avoir une réaction
18:48de xénophobie,
18:50ce n'est pas ça le sujet.
18:51Le sujet,
18:52c'est la sécurité
18:53des Européens
18:54à l'intérieur de leurs frontières.
18:55Et pour cela,
18:56les gouvernants
18:58en sont responsables.
18:59La sécurité des migrants eux-mêmes.
19:01Georges Fenech.
19:01Et la sécurité des migrants eux-mêmes.
19:03140 morts
19:03d'après les dernières estimations.
19:06Voyez-vous,
19:06et puis des jeunes
19:07qui sont non accompagnés,
19:08qui vont être un peu livres
19:09à eux-mêmes.
19:10Et ils sont à 13 kilomètres,
19:12Saouda,
19:12c'est à 13 kilomètres
19:13de l'Espagne,
19:14effectivement.
19:14Ça ne leur paraît pas
19:15quelque chose d'insurmontable,
19:16vous avez entièrement raison.
19:17Tôt ou tard,
19:18ces jeunes arriveront chez nous,
19:19c'est évident.
19:20Je vous propose d'écouter
19:21ce rire également
19:22de Simon Villouga,
19:24qui est de l'Observatoire
19:25de l'immigration
19:26et de la démographie,
19:27qui réagissait ce matin
19:28dans notre matinale
19:30sur CNews,
19:31où il évoquait
19:32que plusieurs pays européens
19:32seraient en discussion
19:33avec le Rwanda
19:34pour envoyer des personnes expulsées.
19:36Écoutez.
19:37Le règlement retour
19:38qui a été adopté
19:39mi-juin
19:40permet
19:42plusieurs dispositifs,
19:44dont ces hubs de retour
19:45qui permettent
19:47d'externaliser
19:49hors de l'Europe
19:49la rétention
19:50des étrangers
19:51en situation irrégulière
19:52afin de pouvoir
19:54les éloigner ensuite
19:55définitivement
19:55vers leur pays.
19:57Ce qui est intéressant,
19:58c'est que,
19:59à ce propos,
20:02le fait d'avoir recours
20:03à ce type de dispositif
20:05permet d'avoir
20:06un effet désincitatif
20:08assez important
20:09vis-à-vis des personnes
20:12qui voudraient s'instaurer
20:12en situation irrégulière
20:13sur le territoire,
20:14puisque les gens savent
20:17que possiblement,
20:18au lieu de se retrouver
20:19sur le sol européen,
20:20ils pourraient aboutir
20:21dans un pays
20:21qui n'était pas
20:22leur destination initiale.
20:23Solution ou pas à Olymane ?
20:25La solution,
20:27c'est de sceller
20:30Ceuta et Melia,
20:31que personne ne puisse
20:32jamais rentrer
20:33de manière illégale.
20:35C'est faisable.
20:36Il y a un projet
20:37d'étendre la jetée
20:38pour empêcher
20:39que les gens
20:40arrivent à la nage,
20:41parce que,
20:42si ça recommence,
20:44les habitants
20:45vont partir,
20:46vont quitter Ceuta,
20:47et la souveraineté
20:49de Ceuta
20:50sera remise en cause
20:51et de Melia ensuite.
20:53Donc,
20:54il y a un problème
20:55en cascade
20:56de ce type.
20:58Mais,
20:58ce qu'il faut dire,
21:01c'est-à-dire que
21:01ce règlement
21:02retour
21:02qui a été adopté
21:03après que
21:04François-Xavier Bellamy
21:06ait considérablement
21:07bouleversé
21:08les alliances
21:08au sein du Parlement européen,
21:11en élargissant
21:12vers la droite,
21:15la possibilité
21:16de constituer
21:17une majorité,
21:18il est parvenu
21:20à faire considérablement
21:21changer les choses
21:22en Europe.
21:22La possibilité
21:23de constituer
21:24des hubs
21:24à l'extérieur
21:26de l'Europe
21:27pour justement
21:28gérer ces cas
21:29de personnes,
21:30demandeurs d'asile
21:32ou personnes
21:34qui n'ont pas été
21:36reconnues
21:37comme éligibles
21:38à l'asile,
21:40c'est une solution.
21:41Et ce qui est intéressant
21:42aussi,
21:43c'est de voir
21:43que la France,
21:44alors même que
21:45ce règlement européen
21:46s'impose
21:47à tous les pays
21:48européens,
21:49se refuse
21:49à utiliser
21:50cette possibilité
21:51qui est une manière
21:53pour les pays
21:54de justement
21:57contrecarrer
21:58cet état de fait
21:59qui fait qu'aujourd'hui,
22:00lorsqu'un clandestin,
22:01un immigré
22:02pose un pied
22:02dans l'espace Schengen,
22:04il est quasiment
22:05certain
22:05de pouvoir
22:07y faire
22:08son avenir
22:09puisque
22:10pour la France,
22:11ce sont seulement
22:1210% des OQTF
22:13qui sont exécutés
22:15aux alentours
22:16de 20%
22:17au niveau européen.
22:18Dès lors qu'il y a
22:19cette impossibilité
22:20qui est faite
22:21pour ces candidats
22:23à l'exil
22:24de mettre un pied
22:25dans l'espace Schengen,
22:29c'est finalement
22:30assécher
22:31cette filière
22:33d'immigration
22:34qui permet finalement
22:36in fine
22:36d'en faire
22:37des Européens.
22:39mais quand Raphaël
22:40dit la France,
22:42c'est qui la France
22:43qui ne veut pas
22:43des hubs ?
22:44Il y a eu un débat
22:45à l'Assemblée nationale
22:46sur ces questions-là,
22:47sur comment...
22:48Pas ma connaissance,
22:49évidemment.
22:49Non, non, on a entendu...
22:51Il y a eu une déclaration
22:53du président de la République
22:54dans son château
22:55qui dit
22:56« Non, moi, j'en veux pas. »
22:57Enfin, dans quelle démocratie
22:58nous vivons ?
22:59L'immigration est un sujet
23:01essentiel.
23:01Et majeur.
23:02Aujourd'hui, l'Europe...
23:04Vous vous rendez compte
23:04de cette avancée ?
23:05Il faut saluer
23:05le travail de François-Xavier Bellamy.
23:07Quelle avancée extraordinaire
23:08de reprendre l'idée
23:09de Mme Mélanie
23:10qui était évidemment
23:12extrêmement peu correcte
23:14au regard
23:15d'une certaine politique.
23:16Et là, tout d'un coup,
23:17on a la possibilité,
23:19effectivement,
23:19d'avoir ce moyen
23:20qui est très dissuasif
23:22de refouler des migrants,
23:24des candidats à l'immigration.
23:26Et puis, le président de la République
23:27nous fait savoir
23:28que ce package-là
23:29ne lui convient pas.
23:30Lui qui est plutôt européen,
23:33le plus européen des Européens,
23:34refuse une décision
23:36prise souverainement
23:37par le Parlement européen.
23:38Et vous n'avez pas échappé
23:39la réaction d'Emmanuel Macron
23:41suite à ce qui s'est passé
23:42à Ceuta
23:43et la prise de position
23:44de Giorgia Meloni
23:45qui sont quand même
23:46diamétralement opposés.
23:48Ça ne vous a pas échappé.
23:49Mais Mona Itterman...
23:50Le refus de principe
23:51du président de la République
23:53est difficilement défendable.
23:55Pourquoi ?
23:55Est-ce que ce serait indécent
23:57de renvoyer,
23:59de refouler
24:00des Africains
24:01vers l'Afrique ?
24:02Est-ce que moralement,
24:03c'est indécent ?
24:05Ni moralement,
24:05ni politiquement.
24:06Il faut bien qu'à un moment donné,
24:07il y ait un toxin
24:08et qu'on dise
24:09écoutez, si vous venez,
24:10si on vous attrape,
24:11eh bien vous repartirez
24:12en Afrique.
24:13Le Rwanda, c'est en Afrique
24:14à ma connaissance.
24:15François Constantini,
24:16le mot de la fin.
24:18Écoutez, vous savez,
24:19il y a quand même
24:20un exemple devant nous,
24:21c'est celui de l'Australie
24:22il y a quelques années
24:22où il y avait le programme
24:23No Way.
24:24Il y avait plusieurs dizaines
24:26voire centaines
24:26de réfugiés
24:27qui se noyaient
24:28et justement,
24:29je voudrais dire
24:29également aux associations
24:30dites humanitaires
24:31qui s'occupent
24:32notamment des migrants
24:34que c'est que
24:35lorsque l'Australie
24:36a mis en place
24:37ce programme No Way,
24:38c'est-à-dire qu'on a dit
24:38aux clandestins
24:40vous ne serez pas accueillis,
24:42vous serez renvoyés
24:43chez vous
24:43mais vous serez
24:44dans des conditions
24:45en termes d'humanité
24:46et de sécurité
24:48totalement fiables.
24:49Ils ont été renvoyés
24:50vers des pays tiers
24:50dont vous parliez tout à l'heure
24:51le pays tiers
24:52c'était la Papouasie-Nouvelle-Guinée
24:53il n'y a plus une seule noyade
24:55et il n'y a plus
24:55notamment un seul migrant illégal
24:58qui a été accueilli
24:59les drames des deux côtés
25:01la population qui migre
25:02et la population
25:03notamment des pays d'accueil
25:05et bien ces drames
25:06se sont tarés
25:06parce qu'il y a eu
25:07un programme volontariste.
25:08Voilà, il faut un No Way
25:09à l'européenne
25:10et à la française.
25:12Allez, pour terminer
25:12cette page consacrée
25:13à la situation à Ceuta
25:15je propose de réécouter
25:16le témoignage très fort
25:18recueilli
25:18et témoignage exclusif
25:19recueilli par notre équipe
25:20Thibaut Marchoteau
25:21et Malle Steiner
25:23propriétaire de cet épicerie
25:24qui a vu cette vague
25:24d'une quarantaine
25:25de migrants déferlés
25:27et je pense qu'elle dit
25:28beaucoup de choses
25:28et qui résume parfaitement
25:30bien l'état d'esprit
25:31des habitants de Ceuta.
25:33Il y en avait beaucoup
25:34j'ai vu toute la rue remplie
25:36et j'ai dit
25:36waouh
25:37j'ai pris le guichet
25:38je l'ai mis là
25:39parce qu'il est bien plus loin
25:41normalement
25:41et j'ai dit
25:42pour qu'ils n'entrent pas
25:44tous d'un coup
25:44j'ai commencé à leur demander
25:46ce qu'ils voulaient
25:47mais eux
25:48ce qu'ils voulaient
25:49c'était entrer
25:50alors bien sûr
25:51j'ai eu peur
25:51et j'ai voulu fermer le store
25:53mais ils commençaient déjà
25:54à se marcher
25:55les uns sur les autres
25:56c'était comme une avalanche
25:58comme ils essayaient de rentrer
25:59et moi
26:00je ne voulais pas
26:01qu'ils rentrent
26:01alors logiquement
26:03je l'ai poussé
26:03et eux me poussaient en retour
26:05au final
26:06je suis montée
26:07sur le comptoir
26:07en hauteur
26:08et j'ai commencé
26:09à fermer la fenêtre
26:10mais ils m'en empêchaient
26:12ils m'en empêchaient
26:13ils me poussaient
26:13ils m'ont repoussé
26:15jusque là-bas
26:15quand enfin
26:16la police est arrivée
26:17et ils sont tous sortis
26:19en courant
26:19voilà
26:20témoignage très fort
26:21et c'est important
26:22de la réécouter
26:23et elle disait d'ailleurs
26:24parce qu'on
26:25on l'a interviewé
26:26en longueur
26:27avec Thibaut Marchotto
26:28mais Pedro Sanchez
26:28il n'est pas là
26:29il est en vacances
26:30et c'est à nous
26:31de gérer cette situation
26:32et voilà
26:33je me mets à la place
26:34de cette femme
26:34elle a du cran
26:35parce qu'elle était face
26:36à une vraie bande
26:38de gens
26:40peut-être affamés
26:41ou qui simplement
26:41voulaient chaparder un peu
26:42ils ont trouvé une occasion
26:44et toute seule
26:45comme ça
26:45essaie de se battre
26:46avec sa caisse
26:47sa fenêtre
26:48je ne sais pas
26:49visuellement
26:50et puis les mots également
26:51cette image
26:52elle fait le tour du monde
26:53tout le monde a
26:54c'est un témoignage
26:56qui nous ouvre les yeux
26:57et qui nous force
26:59à être conscients
27:00de ce qu'il se passe
27:01à Ceuta
27:02qui est notre propre miroir
27:03et c'est la raison
27:04pour laquelle
27:04je voulais absolument
27:05qu'on termine cette page
27:06avec ce témoignage
27:07qu'on vous a repassé
27:08tout le week-end
27:09mais il est tellement important
27:10elle dit tellement de choses
27:11parce qu'il faut aller chercher
27:12ce témoignage-là
27:13et d'obtenir un reportage
27:14allez si vous le voulez bien
27:15si vous me l'accordez
27:15on marque une première pause
27:16dans cette heure des pros été
27:18et on parlera
27:20tiens ça va vous intéresser
27:21Georges Fenech
27:22ça intéressera tous nos invités
27:23évidemment
27:23l'île de France
27:24est une importante destination
27:26de stupéfiance
27:26et l'alerte lancée
27:27par la magistrate
27:28en charge de la criminalité
27:29organisée au parquet de Paris
27:30et elle s'appelle
27:31Clémence Girard
27:32on va en parler
27:33justement
27:33on marque une pause
27:34on se retrouve sur Europe 1
27:35et sur CNews
27:36restez-nous fidèles
27:37comme d'habitude
27:37évidemment
27:37à tout de suite
27:38on va en parler
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