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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, le narcotrafic en Île-de-France.

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00:00Pour saluer Jérôme Jiménaz qui est avec nous, délégué à l'Alliance Police Nationale, merci Jérôme Jiménaz d'être avec
00:06nous.
00:06Je voulais vous faire réagir sur cette déclaration de Clément Girard.
00:11L'île de France est une importante destination de stupéfiants.
00:13C'est donc l'alerte lancée par la magistrate en charge de la criminalité organisée au Parquet de Paris.
00:18Et dans cet entretien qu'elle accorde au Monde, elle décrit donc un narco-banditisme qui se structure et se
00:24développe depuis la région parisienne.
00:26Mais c'est là-dessus que j'aimerais vous faire réagir et Georges Fenech qui est avec nous réagissera.
00:30Les magistrats sont de plus en plus menacés par les réseaux criminels.
00:33Selon elle, la région est devenue une importante destination de stupéfiants, mais aussi un territoire d'implantation et d'organisation
00:38pour les réseaux, Jérôme Jiménaz.
00:40Déclaration forte de Clément Girard.
00:44Déclaration forte.
00:46Ce sont aussi des acteurs qui sont confrontés exactement à la même chose que ce que vivent les policiers.
00:51C'est tout à fait cohérent ce qui est dit.
00:54L'île de France est une destination majeure pour les stupéfiants.
00:57Une plaque tournante et un marché aussi important.
01:02Et ça s'explique très naturellement.
01:04L'île de France, c'est le premier bassin de population avec, j'ai vérifié les derniers chiffres de l
01:10'INSEE, 12 600 000 habitants.
01:13Tout simplement, Thierry, au jeu de l'offre et de la demande, on comprend bien que l'île de France,
01:19c'est le jackpot pour les narcotrafiquants.
01:22Donc, c'est tout à fait logique que tout soit centralisé sur le stupéfiant en Ile-de-France et que
01:29les réseaux, quelque part, grandissent.
01:32Puisque aujourd'hui, les policiers me rapportent que, par rapport aux stupéfiants, ça dépasse aussi le phénomène des quartiers.
01:39On en retrouve un petit peu partout.
01:41C'est un peu compliqué.
01:42Et cette pression sur les magistrats, Georges Fenech ?
01:45Oui, bien sûr.
01:45Et cette menace ?
01:46Cette menace qui n'est pas d'aujourd'hui.
01:49Non.
01:50On remonte déjà, disons, il y a quelques années.
01:52Mais les magistrats ont alerté, déjà, sur cette situation de menaces dont ils font l'objet.
02:00Il y a eu, rappelez-vous, il y a deux ans à peu près, les menaces sur le procureur général,
02:04quand même, de Douai.
02:07Il y a eu d'autres menaces.
02:09Alors, jusqu'à une période récente, c'était les magistrats antiterroristes qui étaient protégés.
02:13Maintenant, il faut protéger aussi les magistrats qui exercent leur métier contre la criminalité organisée.
02:19Madame la procureure, qui s'est exprimée, est chargée de cela à Paris.
02:24Et elle nous révèle, avec beaucoup de courage, et je pense de nécessité, il faut que le pays le sache,
02:30il faut que tout le monde le sache,
02:32les magistrats sont aujourd'hui une cible.
02:34Non seulement une cible physique, donc une menace réelle, mais en plus une cible pour des tentatives de corruption.
02:42Les tribunaux ne sont plus aujourd'hui à l'abri, dans les greffes et tout, de ces masses d'argent
02:48qui arrivent.
02:49– Bien sûr.
02:49– Du côté des trafiquants.
02:51Et pas uniquement, vous avez aussi le personnel pénitentiaire.
02:55– Oui, on a eu aussi…
02:55– Rappelez-vous la directrice de la prison des Beaumet à Marseille, qui avait été exfiltrée.
03:01Les maires, rappelez-vous le maire d'Alès, qui lui aussi a été exfiltré en pleine nuit par le RAID.
03:06Donc les magistrats se retrouvent exposés, ça ne veut pas dire qu'il y aura de la faiblesse dans les
03:10poursuites.
03:11Les magistrats, évidemment, feront et exerceront leur mission, mais ils ont raison d'alerter.
03:17Après, la première alerte, c'était Mme Bécuot, la procureure de Paris, qui l'avait dit.
03:22Mexicanisation, il y a eu M. Besson à Marseille, le procureur, qui avait dit « Attention, c'est une guerre
03:26».
03:27Et donc, il faut prendre en compte ce que nous disent ces magistrats, qui sont au cœur même de la
03:31lutte contre le trafic.
03:33– Et la pieuvre s'étend, et s'étend partout, dans les grandes villes, mais dans les villes moyennes aussi.
03:39Et tout le monde est menacé, Raphaël Steinville. Personne n'y échappe aujourd'hui.
03:42– Oui, parce que ce qui est intéressant dans ce que dit cette magistrate, c'est qu'elle nous explique,
03:47dans cette interview qu'elle accorde au Monde, qu'aujourd'hui, ces mafias sont en capacité de corrompre
03:52à la fois le personnel politique, les personnels économiques,
03:58tous les acteurs qui sont susceptibles de pouvoir servir leurs intérêts,
04:01ou qui s'opposeraient à leurs intérêts, et qui constitueraient des menaces qu'il faut éliminer.
04:06C'est ça, en fait, ce sont ces mots et cet avertissement qu'elle souligne.
04:12Les moyens quasi illimités de ces mafias, de la DZ mafia en passant par le clan Yoda,
04:21Marco, et puis d'autres organisations criminelles, font qu'ils sont en capacité,
04:26effectivement, de corrompre nombre d'acteurs qui pourraient servir leurs intérêts
04:32pour étendre toujours davantage leur commerce de mort.
04:37– Deux mots sur le sujet avec vous, Mémona, parce qu'ensuite,
04:41on va parler d'une permission de sortie qui a fait polémique, on en a parlé tout le week-end,
04:44et Jérôme Jiménez réagira, je vais le garder justement, il réagira en tant que policier aussi.
04:49– Oui, la grosse région parisienne, avec ses 12 millions d'habitants, c'est une tête de pont,
04:53et à partir de là, on le sait par expérience maintenant,
04:56puisque les témoignages commencent à sortir,
04:59que les chefs de mafia, les chefs de clan vont se répartir ailleurs.
05:03Je vais me faire juste comprendre comment une petite société peut être absolument défiée,
05:09qu'elle commence à être détruite dans ses bases.
05:11À l'île de la Réunion, il y a un des chefs de la mafia de la région parisienne
05:15qui est allé s'implanter, j'étais à l'île de la Réunion, chez moi, au début juillet,
05:20vous ne pouvez pas imaginer combien les gens craignent cette arrivée massive de drogue sur l'île.
05:25C'est une petite société, donc dans ce monde insulaire, on voit tout de suite les effets délétères, c'est
05:29effrayant.
05:31– Jérôme Jiménez, vous restez avec nous, parce qu'on va commenter à nouveau
05:36cette permission de sortie qui a fait beaucoup réagir,
05:41et ça se passe donc à la fameuse prison de Condé-sur-Sarte,
05:44où un détenu condamné à 8 ans de prison pour trafic de stupéfiants
05:48a été autorisé donc à sortir ce week-end pour aller voir sa sœur à Mulhouse.
05:53Alors, Jean Delacoste a vérifié, parce que la question qu'on se posait ce week-end,
05:57est-ce que ce narcotrafiquant au CV long comme le bras allait revenir en case prison ?
06:03Eh bien, il est revenu en case prison.
06:05J'ai demandé à Jean Delacoste de vérifier, il est bien là,
06:08mais on revient sur cette histoire avec Tancrede, Guy Hôtel,
06:11et puis tout le monde réagira sur ce plateau, et vous-même, Jérôme Jiménez.
06:15Une permission de sortie qui suscite l'indignation.
06:19Pendant deux jours ce week-end, un détenu a pu quitter le quartier de lutte
06:23contre la criminalité organisée de Condé-sur-Sarte.
06:26L'autorisation a été accordée par le juge de l'application des peines.
06:30Et ce, malgré l'opposition du parquet et de l'administration pénitentiaire.
06:35Là, on lui permet d'aller deux jours voir sa sœur qui n'est pas mourante,
06:39et donc lui permettre de prendre contact avec les gens qui gèrent son réseau.
06:44Peut-être même commandité d'autres meurtres, puisque c'est les spécialistes.
06:47Donc c'est totalement irresponsable du juge.
06:50Jean-Michel Verne est journaliste et spécialiste des trafics de stupéfiants.
06:54Selon lui, cette décision est en opposition avec la politique menée par Gérald Darmanin.
07:00Il y a quelque chose de surréaliste dans cette décision.
07:04Et ça marque avant tout, je dirais, une dichotomie, un hiatus,
07:08entre une partie de la magistrature et Gérald Darmanin,
07:14qui veut durcir le régime carcéral.
07:18Il y a un courant qui, au contraire, dit que les détenus doivent sortir, se réintégrer.
07:24C'est la deuxième permission de sortie de ce type, accordée par la justice.
07:28En novembre dernier, un narcotrafiquant de 52 ans avait pu quitter la prison de Vendin-le-Vieillis
07:34pour honorer un entretien d'embauche en région lyonnaise.
07:37Et avant d'ouvrir le débat avec vous, Jérôme Jiménez et mes invités du jour,
07:43écoutez l'état d'esprit des habitants.
07:45On les a interrogés parce qu'évidemment, ça suscite une certaine inquiétude pour ne pas dire davantage.
07:51Écoutez.
07:52Ce n'est pas rassurant du tout pour moi, pour plein de personnes.
07:56C'est des gens quand même qui ont commis des actes plus que graves.
08:01Donc forcément, c'est des gens trop dangereux.
08:05Ce n'est pas logique si c'est un criminel qui est condamné pour ce qu'il a fait.
08:10Laisser comme son liberté, surtout pour une melouse, s'il peut partir comme ça, ce n'est pas logique.
08:16J'ai trois enfants et franchement, je ne laisse pas sortir comme ça le soir.
08:21Avec tout ce qui se passe maintenant, on a peur.
08:23Sachant que la personne est dangereuse et peut être dangereuse pour tous les gens qui l'entourent,
08:29ainsi bien que la famille, moi je sais qu'un homme comme ça, je ne le laisse pas sortir.
08:35Voilà, décision totalement sur la liste que les Français ne comprennent pas.
08:39Et on le comprend aisément, Jérôme Jiménez, parce que durant ces 48 heures,
08:43je pense qu'il aurait pu, on ne sait pas, mais il aurait pu et il pouvait surtout
08:49continuer ses petites affaires en toute tranquillité et revenir en casse-prison durant 48 heures.
08:55Oui, tout à fait. Les policiers, bien évidemment, ils ne comprennent pas.
08:58C'est à contre-courant de ce qu'on nous demande au quotidien sur le napeau de trafic.
09:02Est-ce que vous imaginez le pied de nez que c'est pour les policiers qui ont travaillé sur cet
09:09individu
09:10et de savoir qu'il ressort ? C'est terrible.
09:12Et j'ai envie de dire, là, il faut quand même écouter les acteurs de terrain qui sont proches
09:17et ne serait-ce que les agents pénitentiaires ne comprennent pas cette décision,
09:22les policiers ne la comprennent pas, les Français ne la comprennent pas.
09:24Bref, même si on sait qu'aujourd'hui, le sujet, c'est la personnalisation de la peine
09:28et parfois des autorisations qui sont données, je crois qu'il ne faut pas tout mélanger
09:32et qu'il faut être dur.
09:33Si on veut éradiquer aussi le narcotrafic, c'est pas en envoyant un message de dire
09:37que de temps en temps, on peut prendre un week-end sympathique,
09:40même quand on est en prison, qu'on y arrivera.
09:41– Il y en a évoqué également ce week-end à Edouard Faïd,
09:44qui n'est pas n'importe qui, qui a lui aussi un sémélo comme le bras,
09:47et qui se plaignait de ses conditions de détention,
09:48sachant qu'on avait, au cours du week-end, sur une prison,
09:52qu'il y avait une prison, une cellule où il était seul,
09:56une salle de sport où il pouvait faire.
09:57Mais non, évidemment, les conditions ne sont pas bonnes.
10:00Voilà, on rappelle qu'il y a eu une victime au cours d'une policière
10:04qu'il ne faut pas oublier.
10:07Georges Fenech, quel est votre regard ?
10:09Est-ce qu'on parlait tout à l'heure de cette pression sur les magistrats ?
10:14Est-ce qu'il ne peut pas y avoir également une tentation de pression
10:18sur ces juges d'application des peines qui font ce qu'ils veulent, en fait ?
10:22Il faut en finir, il faut en finir.
10:24Il faut en finir ?
10:24Avec les juges d'application.
10:25On est d'accord.
10:27C'est mon sentiment.
10:29Je pense que le juge, il est là pour juger.
10:33Coupable, pas coupable, condamné, savoir...
10:36Il n'est pas là pour l'exécution, les modalités d'exécution dans une prison.
10:41Ça relève de la prison.
10:42Ça relève de l'administration pénitentiaire
10:44qui, à mon avis, devrait relever du ministère de l'Intérieur
10:46et pas du ministère de la Justice, déjà.
10:49Donc, vous avez mis en perspective
10:51deux décisions de juges d'application des peines
10:53qui nous interpellent.
10:54Bien sûr.
10:55L'une qui nous dit,
10:56M. Redouane Faïd,
10:57je rappelle qu'un Redouane Faïd,
10:59c'est une évasion par explosif,
11:02avec prise d'otage,
11:03et c'est une évasion par hélicoptère.
11:05Et c'est la mort d'Aurélie.
11:06C'est la mort de cette police.
11:07On s'en souvient.
11:07Et donc, il a un hijiaphone,
11:10il ne peut pas serrer dans ses bras, etc.
11:12Mais si un juge, une juge,
11:14en l'espèce d'application des peines,
11:15dit, il faut le transférer, là, c'est trop dur.
11:17Mais alors, il va falloir arrêter
11:19tous ces régimes des DPS,
11:21ce qu'on appelle des DPS,
11:22des détenus particulièrement signalés.
11:25Il faut arrêter tous ces régimes
11:27pour les terroristes,
11:28pour tous les grands criminels.
11:31De quoi je me mêle ?
11:32C'est une réglementation de la pénitentiaire
11:35voulue par le garde des Sceaux,
11:38validée par nos instances.
11:39Et là, vous avez une juge d'application
11:41ou un juge d'application des peines
11:42qui vient nous dire,
11:44ah mais non, je ne suis pas d'accord.
11:45Mais au nom de quoi ?
11:46Au nom de quoi le juge se mêle de cela ?
11:49Voyez-vous ?
11:50Et deuxième, effectivement, événement,
11:52c'est cette permission de sortir
11:54à l'heure d'un détenu
11:55qui est quand même dans ses centres
11:56ultra sécurisés,
11:58qui a été mis en place
11:59avec des moyens
12:00par M. Darmanin
12:01qui correspondent à une nécessité
12:03parce qu'on veut arrêter le trafic.
12:04Et là, le trafiquant,
12:05on va le libérer
12:06pour qu'elle aille voir sa soeur.
12:08N'est-ce pas ?
12:08Non, mais on croit rêver, quoi.
12:10Donc, je pense que
12:11les prochaines réformes de la justice,
12:13et d'ailleurs, certains candidats
12:15se sont déjà prononcés en ce sens.
12:16Je pense à M. Rotaillou.
12:18Il va falloir revoir
12:18tout notre système d'application des peines.
12:20– Elle va nous renverser, là.
12:20– C'est le système d'application des peines
12:22qu'il faut renverser.
12:24Voyez-vous ?
12:25Il ne s'agit pas non plus
12:26de porter atteinte à la condition,
12:28à la dignité du détenu,
12:29mais il y a d'autres instances pour cela.
12:31Voyez-vous ?
12:31Un juge, lui, ne peut pas,
12:33ne devrait pas,
12:34il peut le faire aujourd'hui,
12:35mais il ne devrait pas
12:37remettre en cause ces décisions-là.
12:39Le parquet a d'ailleurs fait appel.
12:41On va voir ce que va dire
12:42le tribunal d'application des peines.
12:44Et d'une manière générale,
12:45quand vous avez un juge
12:46d'application des peines
12:47qui vient dans son cabinet,
12:49tout seul,
12:50à l'abri des regards,
12:51remettre en cause, par exemple,
12:53une décision d'une cour d'assises,
12:54en libérant,
12:56voyez-vous ?
12:56Il y a quelque chose qui ne va pas.
12:58Voyez-vous ?
12:58– Imaginez qu'il ne soit pas rentré
13:00dans la prison hier soir.
13:02– Le juge n'a aucune responsabilité,
13:04vous le savez.
13:04– On est d'accord.
13:05– Vous le savez très bien.
13:06Il y en avait qu'un
13:07qui avait soulevé
13:09la responsabilité d'un juge
13:10d'application des peines,
13:11qui avait libéré quelqu'un
13:12qui avait récidivé
13:13en assassinant une jogueuse,
13:14c'était Nicolas Sarkozy.
13:17– Voilà.
13:18– Et puis,
13:19que s'est-il passé pendant ces 48 heures,
13:21personne ne le sait,
13:22indépendamment de son retour,
13:23et c'est heureux
13:24qu'il soit revenu en prison.
13:27Mais c'est là où il y a quelque chose
13:29qui est absolument contradictoire.
13:31C'est-à-dire que d'un côté,
13:31vous avez un ministre de la justice
13:34qui, dans sa philosophie,
13:37est prenant en compte
13:38justement la dangerosité
13:40de la criminalité,
13:43des narcotrafiquants,
13:45veut mettre à l'isonnement
13:47les détenus les plus dangereux,
13:48qui essayent de casser
13:50justement la possibilité
13:52que ceux-ci puissent continuer
13:53à travailler,
13:54exercer leurs activités criminelles
13:55depuis la prison,
13:57d'où ces centres de rétention
14:00extrêmement plus cloisonnés,
14:02et un juge des libertés
14:04qui, finalement,
14:05autorise une sortie
14:06et qui, d'une certaine manière,
14:08pendant ce laps de temps
14:09où il est à l'extérieur,
14:10peut à nouveau communiquer
14:12qui à sa sœur,
14:15qui à d'autres individus.
14:16C'est ça qui est absolument dévastateur
14:19et qui vient ruiner,
14:20finalement,
14:21tout le travail
14:23entrepris par le garde des Sceaux
14:25et nombre d'autres personnes
14:28autour de lui
14:29pour essayer de s'attaquer,
14:31notamment aux narcotrafiquants.
14:34Georges Fenec.
14:34Simplement,
14:35vous pourriez me dire
14:36mais si le juge
14:37d'application des peines
14:38rentre dans son tribunal,
14:39ce qui ne peut plus
14:40ce qui se passe,
14:41qui va effectivement
14:42surveiller les conditions ?
14:44Vous avez,
14:45au sein d'un pénitentiaire,
14:46vous avez une commission
14:47pénitentiaire
14:48où le procureur est présent,
14:49c'est une commission
14:51pluridisciplinaire,
14:51voyez-vous,
14:52qui donne,
14:53qui prend des avis
14:53et des décisions.
14:54Il n'y a pas besoin
14:55de soumettre cela
14:56à un juge en particulier.
14:58Allez, on avance.
14:59On va parler,
15:00on va voir une image internationale
15:01avec Harold Iman.
15:03D'abord,
15:04cette information
15:05qu'on a commentée,
15:06Israël qui rejette
15:06le plan américain
15:07pour Gaza,
15:08accepté par le Hamas.
15:09Ça, c'est l'information
15:09de ce week-end.
15:11Tout à fait.
15:12Et c'était un peu
15:13une surprise.
15:14On sentait que
15:14Benyamin Netanyahou
15:15allait dans ce sens.
15:17Mais là,
15:18il a dit,
15:19clairement et nettement,
15:20je rejette le plan.
15:22On n'est pas prêts.
15:23Il faut que le Hamas
15:24soit entièrement désarmé
15:27avant de pouvoir accepter.
15:30Or, ce plan émane
15:31du Conseil de la paix,
15:33le Board of Peace
15:34que Donald Trump
15:35avait donc institué
15:36le 19 février
15:37en invitant
15:38tous les chefs d'État
15:39que vous voyez
15:40à en faire partie.
15:42Et ça fait quand même
15:42une belle brochette.
15:44Il y a la Turquie,
15:45il y a le Pakistan,
15:47il y a l'Argentine,
15:48il y a l'Indonésie,
15:50il y a des pays
15:51d'Asie centrale.
15:53Bref,
15:53c'était un succès
15:55d'apparence diplomatique.
15:57Mais maintenant,
15:57ça n'avance plus
15:59parce que le plan
16:00que Netanyahou a rejeté
16:01est ce plan-là.
16:02Et ce plan-là
16:03est soutenu
16:04par les États-Unis.
16:05Alors, Donald Trump
16:06a répliqué,
16:06il a dit,
16:07je ne suis pas trop inquiet
16:09des accords
16:11de Benjamin Netanyahou.
16:13Donc voilà,
16:14il minimise le fait
16:15qu'il y a du rififi
16:19entre les deux hommes,
16:20que ça ne va pas
16:21très très bien.
16:22et plus généralement
16:24sur la situation
16:26dans le Golfe.
16:27Voilà ce que Donald Trump
16:28a dit hier soir
16:29à la publication Axios,
16:32qui est un journal
16:32de scoop en ligne.
16:33Il a dit,
16:34il leur a parlé,
16:35il a dit,
16:36tout ça,
16:36ça va s'arranger,
16:37ça finit toujours
16:38par s'arranger.
16:39C'est comme une partie
16:40d'échec.
16:41Est-ce que ce n'est pas
16:41une volonté,
16:42justement,
16:42d'Iran de nuire
16:44en relation entre
16:44Israël et les États-Unis ?
16:46Est-ce qu'il n'y a pas
16:46une histoire stratégique
16:48derrière tout cela ?
16:49De sa part,
16:50vous voulez dire,
16:51est-ce que c'est lui
16:51qui joue un petit peu ?
16:52C'est de l'équilibrisme
16:55rendu à ce point-là.
16:57Parce que du côté iranien,
16:58ils ne veulent plus
16:59négocier vraiment.
17:00Chaque fois que
17:01Donald Trump
17:02essaie de négocier
17:03et leur propose
17:04soit un deal,
17:06soit un bombardement massif,
17:08ils répondent
17:09en disant
17:11encore moins.
17:14Et ensuite,
17:15ils négocient en coulisses
17:16et ensuite,
17:17ils nient ce qu'il vient
17:18de négocier.
17:19Et ils recommencent
17:19comme ça,
17:20sur un cycle,
17:21interminable.
17:22Donc,
17:22ça finit par le fatiguer.
17:24Lui,
17:24Donald Trump,
17:25il n'a pas vraiment envie
17:26de lancer un bombardement
17:27gigantesque sur l'Iran.
17:28Donc,
17:29il commence à reculer.
17:30Il dit,
17:30bon,
17:30voilà,
17:31je vais me contenter
17:33de laisser passer
17:34des bateaux
17:35dans le golfe,
17:36par le détroit d'Hormuz.
17:38Ce ne sont pas tous
17:39qui passeront,
17:40mais quelques-uns.
17:41Et puis,
17:42le programme nucléaire iranien
17:44est tellement détruit
17:44qu'on peut ne pas y penser
17:46pendant un certain temps.
17:48ce n'est pas une issue
17:50dans la gloire,
17:51si vous voulez,
17:52mais c'est une issue.
17:54Et Netanyahou sent
17:55qu'il ne veut pas faire partie
17:58de cette espèce
17:59de renoncement général
18:01qui semble peut-être
18:03avoir atteint Donald Trump.
18:05Et l'autre information
18:06sur laquelle j'aimerais avoir
18:07votre avis,
18:07c'est Israël qui s'inquiète
18:08donc après l'appel
18:09à un front militaire uni
18:11entre la Turquie,
18:12le Pakistan
18:13et l'Arabie Saoudite.
18:15Et ça,
18:15c'est important ?
18:16Ça, c'est important
18:17parce que ça s'appelle
18:18les accords de la Mecque.
18:21Donc, évidemment,
18:21c'est quelque chose
18:22d'islamique.
18:23Et donc,
18:24le Pakistan,
18:25qui s'appelle
18:25la République islamique
18:26du Pakistan,
18:27a une bombe
18:28qu'ils ont longtemps appelée
18:30la bombe islamique.
18:30Alors, attention,
18:31ils ne veulent absolument
18:32pas l'utiliser,
18:33ils n'ont jamais
18:33menacé personne.
18:34C'est fait pour être
18:35contre-carrer l'Inde
18:37qui a son propre arsenal nucléaire
18:39qui est venu avant
18:40le Pakistanais.
18:41Mais, voilà,
18:42si vous ajoutez
18:43le Pakistan
18:43et l'Arabie Saoudite
18:45et la Turquie,
18:47qui est quand même
18:47le grand moteur économique
18:49sur les trois,
18:50vous avez quelque chose
18:51de puissant.
18:52Et ils disent,
18:54les trois,
18:54que celui qui touche à l'un
18:55touche à tous.
18:57Donc, ça,
18:58c'est clairement
18:59contre l'Iran
19:00qu'ils ont créé
19:01ce système.
19:02Et ça,
19:03ça fait une forte pression
19:03sans l'appui direct
19:06des États-Unis.
19:08Donc,
19:08ils sont en train
19:09de s'émanciper
19:10à leur façon
19:10et on se retrouve
19:12avec ce qu'on ne voulait
19:13jamais vraiment,
19:14c'est-à-dire
19:14un bloc chiite
19:16et un bloc sunnite.
19:17Et Israël
19:19est presque
19:21intermédiaire
19:21dans tout ça.
19:23Les deux blocs,
19:24le bloc de la Mecque
19:26n'est pas hostile
19:27envers Israël,
19:28mais n'est pas
19:29un grand ami non plus.
19:30C'est moi
19:30qu'on peut dire.
19:31Mémona Itarman.
19:34Votre passé
19:34de grand porteur
19:35Mémona Itarman
19:36sur la situation.
19:38Pardonnez-moi de rire
19:38mais le Pakistan en particulier
19:39c'est un sacré poids lourd
19:41allié à la Turquie
19:42plus l'Arabie Saoudite.
19:43C'est vrai que régionalement
19:45et mondialement
19:45voilà une donne
19:47dont il ne faut pas
19:47oublier l'importance.
19:49Je revenais
19:49une seconde
19:50si vous le permettez Thierry
19:51à la question de Gaza.
19:52J'ai beaucoup tourné à Gaza.
19:54Alors même si aujourd'hui
19:54la configuration
19:55est totalement différente
19:56que je ne retrouverai plus
19:57mon chemin
19:58à partir de Erez
19:59pour y entrer,
20:00c'est que j'imagine
20:00que malgré les destructions
20:02le Hamas a conservé
20:03une très forte capacité
20:04à combattre.
20:06Et donc
20:06penser que les gens
20:08vont déposer les armes
20:09et qu'ils vont sagement
20:10se mettre en rang
20:11pour essayer de trouver
20:12un modus vivendi
20:13pour peut-être
20:14une formule de paix
20:15et enfin
20:15vivre tranquillement
20:17avec les Israéliens
20:17là il faut être candide.
20:18Il faut être candide.
20:19Parce que que ce soit
20:20à Gaza
20:20ou même dans les territoires
20:22un peu plus hauts
20:23malgré la situation
20:24catastrophique
20:25pour une partie
20:26des Palestiniens
20:27c'est que
20:27vous arrivez dans les maisons
20:29vous discutez avec les gens
20:30ils vous montrent une carte
20:31et sur l'ancienne carte
20:32de la Palestine
20:33disons du temps
20:34de l'Empire ottoman
20:35Israël n'existe pas
20:37Israël n'existe pas
20:38mettez-vous bien ça
20:39dans la tête
20:39c'est que
20:40à part quelques discos
20:41de façade etc
20:42et on se souvient
20:43d'Yasser Arafat
20:44à l'Elysée
20:45après les discussions
20:46avec François Mitterrand
20:46en disant
20:47que la charte de l'OLP
20:48niant l'existence
20:49de l'État d'Israël
20:50était obsolète
20:51caduque il avait dit
20:52il avait dit en français
20:53caduque
20:53mais malgré tout ça
20:55qu'est-ce qui a avancé depuis ?
20:57Et bien rien
20:57parce que les voisins
20:59ne veulent pas admettre
21:00l'existence de ce petit État
21:01sur les terres
21:03de leurs ancêtres
21:04il y a plus de 2000 ans
21:05Alors autre conflit
21:06sur lequel j'aimerais
21:08que nous échangeons
21:09c'est le conflit
21:10entre l'Ukraine
21:11et la Russie
21:12parfois on nous reproche
21:13nous à un traitement
21:16alors que nous faisons
21:17notre travail
21:18de journaliste
21:19et je ne sais pas
21:20si vous avez lu
21:21la tribune du dimanche
21:23hier
21:23en feuilletant
21:25il y a quelque chose
21:27qui m'a interpellé
21:28et notamment le titre
21:30l'Ukraine reprend espoir
21:32l'Ukraine reprend espoir
21:33Volodymyr Zelensky
21:34donc a rebâti
21:36les cartes
21:37depuis le sommet
21:37Trump-Poutine
21:38d'août 2025
21:39succès sur le terrain
21:41comment le président ukrainien
21:42se renforce
21:44la présidentielle
21:45sous ingérence
21:46Édouard Philippe
21:47Raphaël Guzmane
21:48Gabriel Attal
21:48cible d'opérations
21:49de déstabilisation
21:50attribuées à des acteurs russes
21:52et puis Nathalie Loiseau
21:53qui rajoute une petite couche
21:55en lisant
21:55la députée européenne
21:56Horizon
21:57qui parle
21:57que la menace russe
21:58est de loin
21:59la principale
22:01on a le sentiment
22:02qu'il y a une lecture
22:04très orientée
22:06tout en sachant
22:06que le journal
22:07La Tribune
22:08appartient à
22:09Rodolphe Saadé
22:11et qui est
22:12moins qu'on puisse dire
22:14un rapprochement
22:15très fort
22:15entre Emmanuel Macron
22:16et Rodolphe Saadé
22:17Rodolphe Saadé
22:18qui est
22:19le président de l'Assemblée
22:20disons
22:20qui est plutôt
22:21en l'honneur de sainteté
22:22quel est votre regard
22:24peut-être vous d'abord
22:25en tant que journaliste
22:26puis ex-membre du CSA
22:28c'est intéressant
22:29d'avoir ce retour
22:30quand on voit là
22:30et parfois
22:32la façon
22:32dont on nous reproche
22:33de traiter
22:34l'information
22:35j'ai le sentiment
22:36qu'il y a un peu
22:36de poids
22:37de mesure
22:38je me trompe ou pas
22:39il y a plusieurs
22:41niveaux de lecture
22:42mais je peux imaginer
22:44que pour l'Elysée
22:45que pour Emmanuel Macron
22:46qui est maintenant
22:47en train de préparer
22:48ses affaires
22:49pour dire adieu
22:50à la scène politique
22:51dans un court espace
22:53en tout cas
22:53espace temps
22:54je peux imaginer
22:55que pour Emmanuel Macron
22:56il soit crucial
22:56de présenter
22:58la question ukrainienne
23:00comme un succès
23:01vu que la France
23:02a énormément dépensé
23:03d'argent
23:04sans que le Parlement
23:05ne soit véritablement
23:06associé
23:06et de dire
23:07regardez
23:08nous avons bien fait
23:09de mettre
23:10l'argent du contribuable
23:11à coup de milliards
23:12pour épauler l'Ukraine
23:14contre son voisin
23:15et ennemi
23:15la Russie
23:17même si l'Ukraine
23:19aujourd'hui
23:19a acquis
23:20une très forte puissance
23:21militaire
23:21et en particulièrement
23:22aérienne
23:23est-ce que l'Ukraine
23:24va être capable
23:25de tenir
23:26la dragée haute
23:27à la Russie
23:27on peut en douter
23:29encore
23:29il y a encore 20%
23:30du territoire ukrainien
23:32qui se trouve
23:32sous influence russe
23:33d'une façon
23:34ou d'une autre
23:35après
23:36vous avez mentionné
23:38le régulateur
23:39de l'audiovisuel
23:40le régulateur
23:41de l'audiovisuel
23:42aujourd'hui
23:43est dans une situation
23:45probablement très inconfortable
23:46très délicate
23:47parce que d'un côté
23:49il a toujours dit
23:49c'est une doctrine constante
23:51que l'éditorial
23:53ne le concerne pas
23:55que ce n'est pas lui
23:55qui fait les choix
23:56il doit regarder
23:57si les sujets
23:59concernant la cohésion
24:00de la société
24:01sont bien respectés
24:02qu'on ne discrimine pas
24:03un groupe
24:04contre un autre groupe
24:05mais quand je vois
24:06par exemple
24:06le sort
24:07qui est fait
24:07à une prise de parole
24:08de Franz Olivier Gisbert
24:10c'est pas le même sujet
24:11mais je déborde un peu
24:12en disant que
24:14lorsqu'il dit
24:14habiter aujourd'hui Roubaix
24:16pour une personne
24:17qui serait identifiée
24:18comme juive
24:19serait compliquée
24:20et que la com
24:21successeur du CSA
24:23est en train de l'incriminer
24:25oui ça fait réfléchir
24:26parce qu'en effet
24:26la menace est telle
24:28aujourd'hui
24:29sur nos prises de parole
24:30qu'on se demande
24:31jusqu'où
24:32on peut juste parler
24:33ou alors on arrive
24:34on se tait
24:34et on fait
24:35une bande annonce
24:36et voilà
24:36mais c'est intéressant
24:38ce que dit Mémoma
24:39parce qu'en fait
24:39Raphaël Staville
24:40on s'aperçoit
24:41qu'il est devenu
24:42presque impossible
24:42de parler de cette guerre
24:43sans finalement adopter
24:45le point de vue
24:46qui s'y est
24:47aux intérêts
24:49des Ukrainiens
24:49de l'Europe
24:50et notamment
24:51du pouvoir français
24:52et disant cela
24:54ça veut dire
24:55que
24:55de parler
24:57objectivement
24:58enfin objectivement
24:58c'est pas le terme
24:59mais d'essayer
25:00de parler de cette guerre
25:02en prenant en compte
25:03les différents aspects
25:04est devenu presque impossible
25:05si demain
25:07la Russie
25:08devait connaître
25:09faire une percée
25:11est-ce que
25:12les médias français
25:14seraient à même
25:14de reconnaître
25:15qu'il y a une percée
25:16je n'en suis pas sûr
25:16est-ce que
25:17à l'inverse
25:18si
25:20la Russie
25:21devait reculer
25:23et que
25:24certains
25:24ne disaient pas
25:26suffisamment
25:27que
25:27l'Ukraine
25:30progresse
25:30sur le terrain
25:31ça pourrait être reproché
25:32moi ce qui m'inquiète
25:33encore davantage
25:34dans le traitement
25:34de cette guerre
25:34et de ce conflit
25:35c'est davantage
25:36l'instrumentalisation
25:37qui en est faite
25:38aujourd'hui
25:39par le pouvoir français
25:40j'en veux pour preuve
25:42les ingérences
25:43dites russes
25:44ou
25:45les ingérences
25:47étrangères
25:47non pas qu'elles n'existent pas
25:48mais la manière dont
25:49alors même
25:50que leurs effets
25:51sont absolument
25:53familiques
25:54que personne n'a vu
25:56d'ailleurs
25:56les différentes manipulations
25:58si ce n'est
25:58quelques comptes
25:59qui ont essayé
25:59de relayer
26:00les manipulations
26:01qui ont été faites
26:02sur la campagne
26:03d'Edouard Philippe
26:04de Gabriel Attal
26:04ou de Raphaël Guzman
26:06on a vu une instrumentalisation
26:08une sorte d'orchestre
26:09se mettre en branle
26:10pour en faire
26:11un sujet majeur
26:12et moi j'ai une très grande crainte
26:13c'est que la campagne
26:14présidentielle
26:15de 2027
26:16soit à nouveau
26:17volée aux français
26:18en brandissant
26:20cette menace
26:21des ingérences étrangères
26:22comme si c'était
26:23le sujet numéro un
26:23sans qu'on puisse plus parler
26:25ni du chômage
26:26ni de l'immigration
26:27ni des questions identitaires
26:29ni de la faillite
26:32dans laquelle la France
26:33a été plongée
26:34par Emmanuel Macron
26:35c'est ça ma plus grande crainte
26:36et bien Raphaël Saville
26:37je vous donnerai la parole
26:38parce que vous savez
26:39on va quitter
26:39les auditeurs
26:40d'Europe 1
26:41et j'en profite
26:41pour saluer
26:43Julien Pichnet
26:43qui anime
26:44le club de l'été
26:45on reviendra sur le sujet
26:46à 10h
26:47bonjour mon cher
26:48Julien Pichnet
26:49bonjour
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