00:00Écoutons juste la réponse d'Éric Coquerel qui tacle M. Glucksmann.
00:04J'ai vu que M. Glucksmann disait qu'il était désormais hors de question de s'allier avec nous.
00:07Je pense que toutes les personnes qui récupèrent cet événement de cette manière-là,
00:11je pense effectivement que ce sera impensable de s'allier avec eux.
00:13Le fait de nous mettre en responsabilité, ça nette l'extrême droite.
00:16Après ça part à M. Darmanin, puis après au gouvernement.
00:18Le fait que certaines personnes de gauche prennent soin de mettre leur voix dans cette espèce de halalie
00:25qui ressemble un peu au Trumpisme, j'allais dire.
00:27Je me rappelle, pourquoi je dis que ça ressemble au Trumpisme ?
00:29Parce que je vous rappelle que quand M. Kirk a été assassiné,
00:32M. Trump a accusé jusqu'au Parti démocrate d'être responsable de cette histoire.
00:36Donc c'est là où je trouve que la comparaison vaut raison et qu'il y a une diabolisation, on
00:40le voit bien.
00:41Et je trouve que tous ceux qui prêtent le flanc à ça ne se rendent pas compte du danger qu
00:46'ils font courir à la démocratie.
00:48Comment les croire en fait ? Comment les croire ?
00:50Première phrase du procureur de la République ce soir en marge de la conférence de Sciences Po de Rima Hassan.
00:56C'est la première phrase du procureur parce qu'Éric Cochret, en réaction au procureur,
01:00il a dit que c'était à des centaines de mètres de notre conférence.
01:02Ce n'est pas nous qui le disons, c'est le procureur qui dit en marge de la conférence de
01:05Rima Hassan à Sciences Po.
01:07Je vais abonder dans le sens d'Éric Revelle.
01:09C'est-à-dire que le lien entre la jeune garde et la France insoumise, c'est fait.
01:12Le point d'interrogation, c'est les liens entre la jeune garde et le meurtre de Quentin.
01:16Et Mediapart, qui n'est pas, me semble-t-il, un journal...
01:19Une officine de droite.
01:20Voilà.
01:20Dit que le collaborateur de Raphaël Arnaud était présent.
01:24Mediapart.
01:24Et un témoin de ce qui s'est passé, de ce lynchage, dit qu'il a même participé au lynchage.
01:30On cite ce témoin.
01:31Nous ne sommes pas procureurs.
01:32L'enquête le dira.
01:32Sauf que je remarque qu'il s'est mis en retrait de la collaboration de Raphaël Arnaud,
01:37que Yael Braun-Pivet lui a suspendu les accès à l'Assemblée nationale
01:43et que ce collaborateur est mutique depuis trois jours.
01:46C'est intéressant.
01:47Mais nous verrons jusqu'où ça va.
01:49Après, sur la dissolution et les élections législatives.
01:52Donc, la France insoumise a décidé d'investir Raphaël Arnaud,
01:55patron de la jeune garde Antifa,
01:56qui depuis a été condamné définitivement pour violences volontaires.
01:59Et d'ailleurs, la jeune garde est mise en cause dans une agression antisémite également.
02:03Exactement.
02:03Sur un très jeune Français de confession.
02:07Bon, j'attends avec impatience.
02:12Effectivement, Gabriel Attal va-t-il s'expliquer ?
02:13Va-t-il dire, dorénavant,
02:15je n'appellerai plus jamais à voter pour la France insoumise au second tour face au Rassemblement national ?
02:20Parce que, si je prends le cas très concret de Raphaël Arnaud et d'Avignon,
02:24le second tour, il n'y a pas eu de désistement,
02:26contrairement à ce qu'on a pu entendre,
02:27parce que la candidate macroniste de Gabriel Attal a été battue dès le premier tour.
02:31Donc, le second tour, c'était RN-LFI.
02:33Si je suis la consigne de vote de Gabriel Attal sur France Inter,
02:36il fallait voter Raphaël Arnaud.
02:38Et face à une candidate RN, qui était députée sortante,
02:40qui n'avait jamais fait longue d'une polémique.
02:42François Hollande, on l'aime ou on l'aime pas,
02:44il a présidé ce pays pendant cinq ans.
02:45C'est une autorité morale.
02:47Et pour redevenir, comme l'a très justement dit Éric, député de Corrèze,
02:50il a accepté une alliance avec des Philippe Poutou, avec des Raphaël Arnaud.
02:54Est-ce qu'il referait la même chose ?
02:56Ça serait intéressant de poser la question.
02:57Mais on invite Gabriel Attal, on invite François Hollande.
02:59Ils peuvent venir demain matin, ils sont les bienvenus.
03:02Est-ce que Gabriel Attal referait la même chose demain ?
03:04Est-ce que François Hollande referait la même chose demain ?
03:06C'est des questions, parce qu'on est sûrement à un moment de bascule.
03:09On est sur une bascule.
03:10Laetitia Guinan, je vais vous entendre sur ce bascule français.
03:13Mais parce qu'il y a effectivement un double standard,
03:15il y a toujours eu un double standard.
03:17L'extrême gauche, c'est moins grave que l'extrême droite.
03:19Là, ça va être embarrassant.
03:20Mais en même temps, c'est aussi la technique de LFI.
03:23LFI se nourrit avec deux mamelles.
03:25L'une, c'est la victimisation.
03:27Et l'autre, c'est l'appel à la violence.
03:28Et il fonctionne effectivement comme un parti d'antifa
03:31qui appelle à la violence par provocation.
03:33Il la justifie.
03:34C'est vrai que la jeune garde, pour avoir des antifas dans ses rangs,
03:38pour Jean-Luc Mélenchon, ça ne pose pas de problème.
03:40D'ailleurs, c'est ça qui est supéfiant aussi.
03:42Il y a un antifa Raphaël Arnaud.
03:44Liches, trois fois.
03:45Liches à l'Assemblée nationale.
03:46On n'imaginerait jamais que ça soit toléré de la part du RN
03:49d'avoir présenté un membre du GUD
03:51ou d'un groupement d'extrême droite qui aurait été dissous.
03:55Et là, ça ne pose finalement de problème à personne.
03:57Alors là, bien sûr, aujourd'hui, ce type d'acte va poser beaucoup de problèmes.
04:01Mais je pense que pour Jean-Luc Mélenchon, ça fait partie de la stratégie.
04:04Parce qu'il va se victimiser encore davantage.
04:06Et de toute façon, lui, c'est son mantra.
04:09C'est-à-dire qu'il va, avec cet appel à la violence,
04:12c'est le seul moyen qu'il imagine avoir pour accéder au pouvoir
04:17en provoquant des réactions, effectivement, qui sont outrées de la plupart des gens.
04:21Parce qu'effectivement, Raphaël Gluckman, qui est le premier,
04:23peut-être en avoir pâti, ça fait éjecter deux manifestations,
04:26traiter de salles juives, etc.
04:28Il s'est allié à chaque fois, après.
04:29Alors, oui, après les législatives, c'est l'erreur cardinale qu'il a faite,
04:33alors qu'il avait pris la main, justement, sur la gauche.
04:36Il ne la reproduira pas, mais je pense, effectivement,
04:38une grande partie de la gauche classique n'adoube pas du tout l'EFI.
04:41Mais, en même temps, s'il n'y a pas cette condamnation,
04:45il n'y a pas cette condamnation, en fait, d'un parti
04:47qui, effectivement, se nourrit de la haine qui femante dans ses paroles,
04:51peut-être même dans ses actes.
04:52Michel Fayad, comment vous voyez cette stratégie, effectivement,
04:56de chaos, de violence, que je disais tout à l'heure dans mon état,
04:58qui sont des véritables projets politiques ?
05:00C'est le projet politique de l'extrême-gauche, aujourd'hui ?
05:02Oui, aujourd'hui, c'est le projet politique de Jean-Luc Mélenchon.
05:05Et il veut, je pense, éliminer même toute concurrence au sein de la gauche.
05:08Et quand bien même il y a des Glucksmann et autres qui parlent
05:13et qui, soi-disant, se démarquent de Jean-Luc Mélenchon,
05:17vous savez, finalement, les socialistes sont devenus des notables.
05:20Et donc, pour eux, seuls comptent leur réélection.
05:23Et donc, effectivement, place publique ou pas place publique,
05:26lorsqu'il y a des élections, ces députés vont forcément,
05:30enfin, ces candidats à leur réélection vont forcément se réallier à nouveau
05:33avec LFI.
05:35Aujourd'hui, LFI, c'est le vivier de voix,
05:38parce qu'il bénéficie non seulement des antifas, comme vous l'avez dit,
05:42mais aussi des islamistes,
05:43parce que non seulement il y a les liens avec les groupuscules d'extrême-gauche,
05:49mais vous savez, il y avait quand même le député Saint-Tou,
05:52lors de la commission d'enquête,
05:54qui disait que, vous savez, l'UOIF, c'est-à-dire la branche française des frères musulmans,
05:58qui s'appelle désormais Musulmans de France,
06:00mais apparemment, il n'était pas au courant,
06:04est porteur d'un bon islam.
06:05Et d'ailleurs, ils ont présenté des candidats,
06:08notamment l'ancien chef de la jeunesse de l'UOIF,
06:10comme candidat LFI.
06:12Donc, les liens, aujourd'hui, les viviers sont présents et sont là.
06:16Et aujourd'hui, ils musellent, finalement,
06:18toute forme d'opposition au sein de la gauche.
06:20C'est lui le poumon, c'est lui le cœur de cette gauche.
06:23Et il essaye d'empêcher toutes les voix discordantes au sein de ce corps.
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