- il y a 2 jours
Avec Lucas Planavergne, Journaliste au JDD, Laurent Joffrin, Directeur de la publication "LeJournal", ex-directeur de Libération et du Nouvel Observateur, Frédéric Vardon, Chef et propriétaire du “Café Max” et du “39V”
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##LE_DEBAT_DU_SAMEDI-2026-02-07##
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NewsTranscription
00:00C'est le débat avec vous, notamment auditeurs de Sud Radio, 0826 300 300 et nos éditorialistes que je vais vous présenter.
00:06Et ça concerne ce débat, l'agriculture française, ça y est, pour la première fois, la balance commerciale agricole est déficitaire.
00:13C'est une première historique, c'est un chiffre qui n'a jamais été atteint, tout simplement.
00:17Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on importe beaucoup plus, qu'on exporte, nous, la ferme de l'Europe,
00:22comme l'avait dit pourtant le président Emmanuel Macron, le potager de l'Europe et de la France, désormais, c'est l'Espagne.
00:27Le fromage, on en importe, on en importe de l'Allemagne, de Belgique, des Pays-Bas, que ce soit la balance commerciale alimentaire.
00:34Et j'insiste, non pas agricole, mais alimentaire, elle a fondu 10 milliards d'excédents en 2022, 5 milliards en 2024 et à peine 200 millions d'euros en 2025.
00:43C'est ce qui fait dire d'ailleurs à Annie Genevard, la ministre de l'Agriculture, hier soir, suite à la publication de ces chiffres,
00:49un peu affolée en disant qu'il faut vraiment se remonter les manches et agir parce que nous sommes en train de perdre notre souveraineté alimentaire.
00:56Est-ce que dans ce contexte, on peut encore être fier de notre agriculture ?
00:59Peut-on encore tout simplement se vanter de la fameuse agriculture française, nous, la France, qui se vantions d'être la ferme du monde ?
01:06Vous avez la parole, 0826 300 300. Les termes sont posés.
01:10Bonjour Laurent Geoffrin.
01:17Bonjour.
01:18Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, directeur de la publication du journal.info, quotidien qu'on retrouve naturellement en ligne.
01:24Et pour ceux qui ne vous connaîtraient pas, quelle insolence, ex-directeur de Libération et du nouvel observateur.
01:30Lucas Planaverne, bonjour.
01:31Bonjour Maxime.
01:32Journaliste au JDD, journal du dimanche, qu'on retrouve donc demain en ligne et dans tous les kiosques.
01:36Et bonjour, comme d'habitude, Frédéric Vardon, chef et propriétaire du Café Max et du 39.5.
01:42Je vais commencer par vous, Frédéric Vardon, parce que vous êtes au contact permanent des producteurs, des agriculteurs.
01:49Est-ce qu'on peut encore être fier de notre agriculture quand on voit tous ces chiffres
01:53et cette première historique quand même d'une balance commerciale agricole qui s'est effondrée,
01:58qui est négative pour la première fois de son histoire ?
02:00Soyons fiers de notre agriculture, ces éleveurs qui se lèvent tous les matins pour nous donner le meilleur du meilleur.
02:11Alors moi je suis un petit peu dans une bulle où j'essaye d'acheter le meilleur du meilleur dans le meilleur.
02:19Donc est-ce qu'on parle de cette agriculture-là ?
02:21Je ne suis pas sûr que l'agriculture, les éleveurs de volailles de Brest ont beaucoup de soucis à se faire.
02:26Ce sont des niches d'exception.
02:29On parle peut-être d'une agriculture de production pour nourrir tout le monde à des prix défiant toute concurrence.
02:38Je ne sais pas, si j'ai bien compris, il y a environ 40 ans, on était excédent.
02:45Et toute la filière volaille que nous consommions, elle venait de chez nous, on en exportait, on en apportait un petit peu pour faire de l'échange.
02:53Aujourd'hui, on en apporte plus de 50%.
02:55J'aimais dire qu'avant on ne produisait pas si bien que ça pour nourrir tout le monde, parce qu'il ne faut quand même pas rêver.
03:02Mais au moins c'était contrôlé par nous.
03:03Aujourd'hui, on a donné la possibilité aux autres de produire pour nous, c'est-à-dire quand même un peu de travailler pour qu'on puisse manger.
03:12Et j'ai l'impression que nous, on travaille un peu moins pour qu'on puisse manger.
03:15On a renversé la tendance.
03:16Je veux dire, quand on voyait Poulédou ou autre, on peut se rappeler sans les nommer bien sûr qu'ils n'étaient pas là pour faire de la volaille de Bresse et du super coq de ferme.
03:26Ils étaient là pour nourrir tout le monde, pour que tout le monde ait à manger.
03:28C'était plutôt bien fait et c'était contrôlé par nous.
03:31Aujourd'hui, c'est les autres qui le font.
03:33Lucas Palanaveur, sur cette question, est-ce qu'on peut encore se dire fier de son agriculture ?
03:37Et surtout quand on voit tous ces chiffres, avec tout ce que dit Frédéric Vardon, bien sûr.
03:40Et puis, bien sûr, les normes, les coûts administratifs qui ont explosé, la complication de produire encore sur le territoire français.
03:46Est-ce qu'on peut encore vanter l'agriculture française ?
03:48Je pense qu'on peut être fier de nos agriculteurs, surtout quand on voit la force de mobilisation qu'ils ont, notamment ces dernières semaines, pour faire valoir leurs droits.
03:56Après, l'autre question, c'est est-ce qu'on doit être fier du système agricole français ?
04:00Et ça, je pense qu'effectivement, vu tous les chiffres que vous énonciez, Maxime, effectivement, la réponse est non.
04:06Alors, l'excédent commercial est réduit à peu de chagrin.
04:09On importe du fromage, je vous l'avais dit, même de pays comme l'Allemagne.
04:12Moi, je suis frontalier, donc il faut savoir ce que c'est un fromage allemand par rapport à un fromage français.
04:16J'ai de la famille qui vient de Chequy et qui, dès qu'elle arrive en France, prend une cargaison de fromage en France.
04:23Et ce n'est pas pour rien.
04:25Je vous le dis, il y a une question de qualité aussi.
04:28Sur les fruits et légumes, on a 60% des fruits, 33% des légumes qui viennent de l'étranger.
04:33Et même sur des produits où on est encore autosuffisants, comme les œufs, allons dans les supermarchés.
04:40C'est devenu la quête du Graal de trouver des œufs.
04:43Il ne faut pas avoir envie de faire des crêpes.
04:45Absolument, c'était la Chambre d'or il n'y a pas longtemps.
04:46On le sait bien.
04:47Donc oui, la réponse, c'est toujours la même chose.
04:50On en débat souvent sur Sud Radio.
04:52C'est trop de normes.
04:54C'est une Union européenne qui entrave les agriculteurs.
05:01Une France qui va encore plus loin que les normes de l'Union européenne.
05:05C'est-à-dire qu'on transpose les normes européennes et nous, on en rajoute.
05:07C'est ce que dénoncent notamment les professionnels.
05:09C'est toujours la même chose.
05:10Et puis, sur la question des agriculteurs, j'ai envie de le dire de façon crue,
05:15tout le monde pleure pour les agriculteurs, que ce soit la population, que ce soit les politiques.
05:19Et personne ne fait rien.
05:20Les politiques n'agissent pas ou n'ont pas le pouvoir d'agir.
05:23Et les citoyens, voilà, Rechine, vous le disiez dans votre propos introductif,
05:27Rechine a acheté parfois des produits qui sont un peu plus chers, de meilleure qualité,
05:30au profit de produits médiocres et sujets à concurrence déloyale.
05:350,826, 300, 300, est-ce que la France peut encore se dire fière de son agriculture ?
05:39Est-ce qu'on peut encore la vanter, cette agriculture française qu'on a tant aimée
05:43et qui a produit, qui a presque vraiment façonné un imaginaire collectif ?
05:47Laurent Joffrin.
05:49Je suis un peu gêné par le simplisme de vos propos, excusez-moi de vous le dire franchement.
05:55Pourquoi ? Parce qu'on est une grande puissance agricole et on l'est toujours.
06:00On avait un excédent.
06:01De moins en moins, Laurent Joffrin.
06:02Comment ?
06:02De moins en moins, la puissance agricole.
06:04Attendez, je vais terminer.
06:05On est une grande puissance agricole en difficulté.
06:08C'est vrai, il n'y a aucun doute.
06:10Mais on est passé d'un excédent énorme à une absence d'excédent, avec un petit déficit.
06:15Bon, c'est un vrai problème, il faut le traiter, mais ce n'est pas non plus la fin des haricots, si je puis dire.
06:21Ça c'est drôle, Laurent Joffrin.
06:23On a encore une puissance agricole très importante, avec des paysans qui travaillent beaucoup,
06:28qui sont très efficaces et qui sont très courageux.
06:31Et notamment les éleveurs ou les propriétaires de petites exploitations,
06:37qui travaillent énormément et qui sont des gens à respecter, à aider, dont on peut être fier.
06:46Mais, je méfie des boucs émissaires, parce que vous êtes en train de me dire, c'est les normes.
06:52Mais les normes, elles ne sont pas faites par des gens cinglés, qui font exprès d'emmerder les producteurs.
06:57Ce n'est pas ça, les normes.
06:59Regardez, je prends un exemple extrême.
07:01L'incendie de Crans-Montana.
07:03Pourquoi il y a un incendie ? C'est parce qu'on n'a pas respecté les normes.
07:07Les gens sont doubles à l'égard des normes.
07:09Ils disent, oui c'est vrai, c'est la bureaucratie, on nous empêche de travailler.
07:12Mais dès qu'il y a un problème sanitaire, on dit, pourquoi les normes ne sont pas respectées ?
07:16Il y a d'autres différences entre Crans-Montana, où il y a eu en plus quelque chose d'imprudent,
07:21et sur les normes, je ne fais que répéter, notamment celui qui était président de la coopération avec Coles-Lorange-Aufrin,
07:25qui dit, oui, les normes c'est formidable, mais nous on a tendance à étouffer le problème.
07:29Ce n'est pas les normes, le problème c'est l'abus de normes, comme partout.
07:32Mais on dit toujours que c'est un abus les normes.
07:34Moi aussi, je connais bien la production, les propriétaires d'entreprises, quels qu'elles soient,
07:39ils trouvent toujours qu'il y a trop de normes.
07:40Je comprends ça, ils ont besoin d'entreprendre et de travailler, c'est vrai.
07:43Mais pourquoi on fait des normes ? Pour des raisons écologiques.
07:47Et en fait, il y a une arrière-pensée politique là-dessous, c'est de dire que c'est de la faute des écologistes,
07:52qui nous ont imposé des contraintes excessives.
07:56Les écologistes, qu'est-ce qu'ils disent ?
07:58Ils disent, si vous continuez comme ça, il y aura un dérèglement climatique de plus en plus fort.
08:02Est-ce que les agriculteurs ne sont pas plus compétents que les écologistes pour dire ce qui est mieux pour la nature, au hasard ?
08:08Mais non, mais les agriculteurs, comme tout producteur, ils sont contre de toute façon.
08:11Ils ne sont pas contre, Laurent, pas tous, c'est pas vrai ça.
08:14Ils passent leur temps à se plaindre des normes.
08:15Alors vous m'avez accusé de faire un peu de simplisme,
08:17est-ce que la plupart des agriculteurs, objectivement, ne sont pas les premiers à dire
08:20que quand on leur impose une taille de haie, quand on leur impose un certain nombre de cadres,
08:25ils sont peut-être les premiers à dire, on est sur la retenue d'eau, ce genre de choses ?
08:28Je ne dis pas qu'il faut discuter point par point,
08:31mais il faut comprendre la logique qu'il y a derrière.
08:33La logique qu'il y a derrière, c'est la protection de la planète.
08:35Si on ne protège pas la planète, on aura une responsabilité collective vis-à-vis des générations futures.
08:42On est bien obligé de s'en préoccuper, parce que tous les savants disent qu'on est dans une phase dangereuse.
08:46Donc il faut des normes.
08:47Lucas Palanavergne et Frédéric Barbeau.
08:49Je rebondis juste sur l'exemple de Cromontana, qui à mon avis n'a vraiment rien à voir en l'occurrence.
08:53Vous le disiez Maxime, le problème...
08:54Il s'agit de normes.
08:55Oui, mais le problème, c'est le trop de normes, et surtout, c'est le trop de normes par rapport aux autres pays où il y en a beaucoup moins.
09:02C'est ça, le problème.
09:03Et dans le cas de Cromontana, ça ne pose pas vraiment de problème,
09:05parce que ça n'impacte pas la France, les normes dans les boîtes de nuit en Suisse.
09:11Maintenant, je suis d'accord avec vous sur le débat écologique.
09:14Il faut y avoir un débat, je suis d'accord.
09:16Sauf qu'aujourd'hui, on voit qu'on ne peut plus avoir le débat.
09:19Quand le sénateur Laurent Dupont, on peut contester sa loi, il n'y a aucun souci.
09:21Mais quand il veut réintroduire sa loi, on a les écologistes qui font des pétitions,
09:26qui récoltent 2 millions, 2 millions...
09:28Non, mais c'est une voix qu'il faut entendre.
09:29Chacun défend ses idées.
09:30On a des élus comme Rima Hassan qui appellent à le mettre en prison.
09:33Au moins, ils ne vont pas attaquer le ministère de l'Agriculture.
09:37Excusez-moi, mais les méthodes de contestation des agriculteurs,
09:41elles ne sont pas forcément toujours gentilles.
09:43Ils ne vont pas attaquer le ministère de l'Agriculture.
09:46Vous dites que c'est scandaleux, ils ont fait une pétition.
09:48Je juge de jeudi qu'on a une bataille sur plusieurs stratégies.
09:51Les écologistes qui font des pétitions,
09:53les élus comme Rima Hassan qui insultent,
09:55qui appellent à mettre en prison Laurent Duplomb.
09:57Et ensuite, par-dessus tout, on a le Conseil constitutionnel
10:00qui censure tout ce que les élus essayent de faire passer.
10:04Donc on est sur un enchevêtrement de strates qui est impossible à défier.
10:09Frédéric Varbon.
10:09Je ne sais pas s'il y a trop de normes sur la norme de la norme.
10:12Je vais juste vous donner mon quotidien
10:15et vous pouvez appeler tous les chevillards de la terre.
10:17Aujourd'hui, on va importer de la viande via le Mercosur.
10:22Très bien, c'est super.
10:24Moi, je défie à quiconque d'aller à Rungis au pavillon de la viande
10:27et d'identifier si le morceau de carcasse qui va être pendu
10:31vient de tel pays, de tel pays, de tel pays.
10:34Est-ce que c'est du bœuf ? Est-ce que c'est de la vache ?
10:36Est-ce que c'est de la genisse de viande ?
10:37Moi, je veux bien qu'on mette des normes sur les normes.
10:39Mais faudrait-il encore avoir les moyens de les contrôler,
10:41de les appliquer ?
10:43C'est quand même un peu ça, le sujet.
10:44C'est peut-être le sujet.
10:47Attendez, je vous coupe 30 secondes.
10:49Parce qu'on dit qu'il y a eu tous les abattages
10:53quand il y avait une bête qui était malade
10:54dans un troupeau de sang
10:55avec l'épisodite nodulaire.
10:58Très bien, mais est-ce qu'on pense que l'éleveur
11:00de l'Uruguay, qui a 2500 têtes
11:02avec les gauchos, quand il y en a une qui est malade,
11:05il a trois solutions.
11:06Soit il met un coup de fusil au milieu de la pampa
11:08et il allait se bouffer par les chacals.
11:10Les Argentins, ce n'est pas une peuplade primitive.
11:14Est-ce qu'on croit qu'on va abattre les 3500 eaux de tête ?
11:16La réponse est non.
11:17Et est-ce qu'on croit qu'on va contrôler...
11:19Mais arrêtez sur cette histoire de dermatose.
11:21Tous les vétérinaires disent que c'est la seule solution.
11:23Ils ne disent pas que c'est bien.
11:24Ils disent qu'entre deux mauvaises solutions,
11:25il faut choisir la moitié.
11:27Vous savez quoi, monsieur ?
11:28On peut augmenter les contrôles.
11:29Monsieur, je vous propose d'aller au standard.
11:32Une chose de plus.
11:32Un mot.
11:33Une chose de plus.
11:34Tout ça concourt à dire
11:35qu'il faut se protéger contre les importations.
11:38Si vous vous protégez contre les importations,
11:40le prix de la nourriture va augmenter.
11:43Or, vous aurez en face de vous
11:45tout le pays d'autres qualités.
11:47Et notamment les gens les plus défavorisés
11:49pour qui le poste alimentaire est important relativement.
11:52Et beaucoup vous diraient aussi, Laurent Geoffrin,
11:54que dans ce cas-là, on leur laisse bouffer
11:55comme dirait l'autre de la mer.
11:56Plus vous dites qu'on ne veut plus de l'Europe,
11:57on ne veut plus du Mercosur, etc.
11:58Plus les prix augmenteront.
11:59Le problème, c'est que les autres pays...
12:01Un tour au pays, le font les Etats-Unis...
12:03Un tour au standard, messieurs 0826 300 300.
12:06Il y a Paul qui nous écoute.
12:07Bonjour, Paul.
12:08Bonjour, Maxime.
12:09Bonjour, Rode.
12:10Bonjour à vos invités.
12:11Mais bonjour, mon cher Paul.
12:12J'espère que vous étiez réveillé
12:13parce que le débat était dynamique ce matin.
12:14Qu'est-ce que vous vouliez nous dire ?
12:16Moi, je suis agriculteur à l'Oté-Garonne,
12:18donc je connais quand même bien le sujet.
12:20Alors, M. Geoffrin, il faudra venir
12:21dans les exploitations agricoles
12:22parce que vous n'y connaissez rien du tout.
12:24Aujourd'hui, on ne peut pas, au nom de l'écologie,
12:26empêcher les producteurs français de produire
12:27pour importer des produits de l'autre bout du monde.
12:30À un moment donné, il faut arrêter.
12:31Nous, on a des...
12:32Pour dire ça, il n'y a pas besoin d'être un spécialiste.
12:34Excusez-moi.
12:35Si vous arrêtez les importations,
12:37vous augmenterez les prix.
12:37C'est inévitable.
12:38On écoute Paul, mon cher Laurent Geoffrin.
12:40Allez-y, allez-y, Paul.
12:41Allez-y.
12:42Évidemment, je ne suis pas agriculteur.
12:44Non, mais voilà.
12:44Moi, je ne vais pas vous apprendre
12:45votre métier de journaliste,
12:46mais ne venez pas m'apprendre
12:47mon métier d'agriculteur.
12:48Aujourd'hui, l'agriculture française,
12:50elle est face à un énorme défi.
12:51C'est le renouvellement des générations.
12:53On est énormément entre 65 et 70 ans.
12:56Les exploitations qui arrivent
12:57avec les exploitants à la retraite
12:59ne sont pas reprises.
13:00Donc, mécaniquement,
13:02on va perdre 30% de la production.
13:04Et aujourd'hui, on a besoin
13:05de signal fort de l'État
13:07avec des prêts pour aider
13:08à la reprise des exploitations.
13:10On a besoin d'un alignement des normes
13:12sur les autres pays européens.
13:12On ne demande pas à avoir les moins dix ans.
13:15Nous aussi, on protège la nature.
13:17Moi, je suis agriculteur.
13:18Je protège ma nature.
13:19La terre, c'est mon petit travail.
13:20Aujourd'hui, on fait
13:21de la protection biologique intégrée
13:23plutôt que des insecticides sur les fraises.
13:25On garde des canards.
13:26On a adapté les méthodes
13:27pour le bien-être animal.
13:30Tout a évolué.
13:30Et on a évolué dans le bon sens.
13:32Aujourd'hui, on est la profession
13:34la plus contrôlée.
13:35La plus normée.
13:36Tous les trois jours,
13:37on a une photo satellite
13:39de nos champs pour voir.
13:40Ça ne bouge pas
13:40quand on a semé un céréal.
13:42Ça reste en place quelques mois.
13:42Vous êtes les premiers artisans
13:44de l'effort, mon cher Paul.
13:45Et ça, on a bien compris.
13:46Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin.
13:47Et merci de nous avoir passé
13:48un petit coup de fil.
13:49Dépendance à l'étranger
13:50en termes de souveraineté alimentaire
13:52et agricole, notamment.
13:53Comment la France peut-elle encore
13:54être fière de son agriculture ?
13:55Oui, 44%.
13:56Mais ça penche vers le non
13:57à plus de 56%.
13:59Et à mon avis,
13:59vu le feu souvent
14:01que provoque ce sujet,
14:02on aura l'occasion d'en reparler.
14:03Qui sait peut-être
14:04tous les trois autour de ce micro.
14:06Merci beaucoup, Laurent Joffrin,
14:07d'avoir été avec nous.
14:08Et je vous propose
14:09qu'on aille faire un tour
14:09du côté de chez Paul.
14:10Quand vous avez deux minutes,
14:11mon cher Laurent,
14:12on ira tous les quatre.
14:13Ce sera sympathique.
14:14Je connais les exploitations.
14:15Autrement ce que vous dites.
14:16On croit toujours
14:16que les journalistes ne savent rien
14:17et qu'ils restent dans leur bureau à Paris.
14:19C'est pas vrai.
14:19C'était une taquinerie,
14:20mon cher Laurent Joffrin.
14:20Oui, mais elle est mal placée.
14:22Mais c'est surtout qu'un déplacement.
14:24Ça, c'est l'égo.
14:25Elle tombe à l'autre côté.
14:27Un déplacement permet toujours
14:28de passer un bon moment
14:29au directeur de la publication
14:30LeJournal.info.
14:31Et il y a de l'humour,
14:31contrairement à ce qu'on a pu entendre
14:32ce matin,
14:33ex-directeur de Libération
14:34et du Nouvel Observateur.
14:36Lucas Planaverne,
14:36journaliste au GDD.
14:38Et Frédéric Vardon
14:38qui reste avec nous.
14:39Dans un instant,
14:40les coulisses du chef.
14:41A tout de suite.
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