00:00réapprendre aux jeunes ce que c'est que la France
00:02pour pouvoir, pas à nouveau,
00:04mais pour pouvoir l'aimer. Je ne dis pas à nouveau
00:06parce qu'eux ne l'aiment pas.
00:08Quand j'ai plaidé pour la famille d'Arnaud Beltrame
00:10au procès de l'attentat de Trèbes-Carcassonne,
00:13qu'est-ce que j'ai dit ?
00:14J'ai dit que Arnaud était un héros français.
00:16Qui parmi les moins de 40 ans aujourd'hui
00:17connaît les héros français ?
00:19Ernest Renan disait que la France est un héritage
00:22de gloire et de regret. Il faut assumer
00:24les deux. Il faut assumer les regrets.
00:26Il faut parler les yeux dans les yeux
00:27de cette période
00:29des colonies qu'on nous renvoie
00:32tout le temps à la figure pour dire
00:33que ce n'était pas parfait, mais il y a des choses
00:36dont on peut parler. Mais surtout, maintenant, il faut avancer.
00:39Mais surtout, la gloire.
00:40Il faut parler de la gloire. Moi, quand j'étais gamin,
00:42j'ai appris à aimer la France.
00:44J'ai eu envie d'être militaire
00:45en lisant les bouquins d'histoire,
00:48en lisant Bayard, Duguay-Clin, Jeanne d'Arc, etc.
00:50Aujourd'hui, vous parlez de Charles Martel,
00:52on vous menace de prison. On est dans une logique
00:54où tout ce qui fait
00:55qu'un jeune ait envie
00:57de s'approprier, de devenir
00:59un maillon supplémentaire
01:01de l'histoire millénaire de la France
01:03n'a aucune raison de le devenir
01:04parce qu'il l'ignore complètement.
01:06Nous sommes un pays, il faut assumer,
01:08aux racines gréco-latines,
01:09de tradition judéo-chrétienne,
01:11où on a le droit d'aimer qui on veut,
01:12où on a le droit de croire ou de ne pas croire.
01:14Mais l'enseignement, ils l'ont, Thibault de Montréal.
01:16Ils ont des cours d'histoire, de géographie.
01:16Mais pas comme ça, Pierre Devineau, pas comme ça.
01:18Regardez les livres d'histoire, pas comme ça.
01:20Pardon, mais pas comme ça.
01:22Moi, je dis parfois, il faut, et je dis souvent,
01:25il y a un truc qui est formidable,
01:27c'est le roman national.
01:28On me dit, le roman national, c'est un truc de facho.
01:30D'abord, c'est un contresens historique.
01:32Le roman national, ce sont les hussars noirs de la République,
01:35au mi-temps, dès la fin du 19e et du début du 20e siècle,
01:38pour casser l'influence du clergé sur la politique en France,
01:42ce qui a abouti à la loi de 1905.
01:44Ben, faisons cette chose que la gauche a su faire
01:47pour reconstituer une conscience de ce que c'est que notre national.
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