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  • il y a 2 jours
Samedi 7 février 2026, retrouvez Thomas Derichebourg (Président, Derichebourg Environnement) dans GÉNÉRATION IMPACT, une émission présentée par Julien Lescs.

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Transcription
00:00Alors est-ce que tu peux nous raconter un peu la genèse de ce groupe et la manière dont il s'est créé par ton grand-père
00:10et comment tout ça s'est construit génération après génération, parce que du coup vous êtes la troisième à diriger ce groupe.
00:17Exactement. Alors le groupe il est parti finalement très simplement par mon grand-père Guy de Richebourg
00:23qui était mécanicien, qui changeait des cardans de roues de vélo.
00:30Et puis très vite dans ces années-là, c'est-à-dire dans les années 30, dans les années 40, il n'avait pas d'argent, il n'avait pas fait d'études.
00:37Il était un peu dans la rue, il était ce qu'on appelait à l'époque un chiffonnier, un petit ferraillou.
00:43Donc il traînait ses guêtres un peu dans les rues de Paris.
00:46Et puis il y avait ma grand-mère, ma grand-mère qui tient un rôle très important dans la famille
00:50et qui a tenu un rôle très important tout au début de la construction de cette famille.
00:56Ma grand-mère, elle était couturière, elle faisait des ourlets de pantalons dans le 18ème, dans un petit atelier de couture.
01:02Et mon grand-père, il avait déjà envie de réussir sa vie.
01:06Il avait envie de bâtir quelque chose, il avait... mon grand-père, il avait la rage, vraiment.
01:11Et donc il pique les premiers deniers de ma grand-mère qui était couturière pour acheter une espèce d'estafette.
01:18Et ça a été la toute première aventure histoire du groupe, cette estafette.
01:23Avec cette estafette, mon grand-père, il allait dans les quartiers riches, dans les caves, avec une lampe frontale
01:30pour la récupérer tous les vieux matelas en ressort, tous les bouts de ferraille.
01:34À l'époque, on ne descendait pas dans les caves.
01:36C'était pour les domestiques, c'était pas bétonné, c'était humide, c'était sale.
01:42Mais lui, mon grand-père, c'est ce qu'il a fait pendant très longtemps.
01:45Avec sa lampe frontale, il allait récupérer tout ça parce que personne ne voulait faire ça.
01:49Et après, il allait revendre ses matières pour avoir 3 francs 6 sous.
01:54Donc il a continué.
01:55Mon grand-père, ce qu'il faut savoir, c'est que c'est Stain, Clichy, on est un peu dans toute cette périphérie-là.
02:02Voilà, c'est un peu la région parisienne, mais du côté Saint-Ouen, Lépuce,
02:06enfin tout ce quartier un peu très populaire.
02:09Et mon grand-père, ma grand-père, mon père, il est né dans le 18e, à Clichy.
02:15Donc voilà, et tout ça, c'était le début avec mon grand-père.
02:19Ensuite, il y a eu mon père qui est arrivé.
02:21Mais avant que ton père arrive, ça se développe comment ?
02:23Ça se développe un peu quand même ?
02:24Alors comme je dis toujours, il n'y aurait eu que mon grand-père, je ne serais pas là aujourd'hui.
02:29On aurait une très belle petite entreprise régionale avec un sou en poche,
02:34mais pas du tout le mastodonte qu'on est aujourd'hui.
02:37Donc mon grand-père, il fait ça pendant longtemps.
02:39Très fort en com', c'est lui qui a inventé le bison,
02:43qui est l'emblème du groupe et de la famille.
02:46Il était très très fort en com' avec le V dans le bison,
02:49parce qu'il faisait tout le temps sa victoire.
02:51Pour lui, il s'est associé à une réussite énorme au début de toute sa vie,
02:57alors qu'il n'avait rien du tout.
02:58Il avait sa petite estafette, deux, trois gars qui travaillaient avec lui
03:01et qui payaient avec un Pascal, comme ça à l'époque.
03:05C'était des choses pas du tout formalisées comme c'est aujourd'hui.
03:09Et puis donc arrive mon père.
03:11Mon père, après dans tout ça, lui, il va à l'école
03:13et il arrête en certificat d'études en poche.
03:17Je crois que ça doit être l'équivalent de la troisième brevet des collèges.
03:21Et il arrête l'école.
03:22Il n'était pas fait pour ça.
03:24Ton père, il est né en quelle année ?
03:25Il est né en 52.
03:26Ok.
03:27Voilà.
03:27Ou 52.
03:29Et il arrête en troisième.
03:32Et là, il décide de travailler avec son père.
03:33Donc mon grand-père.
03:36Estafette, lampe frontale.
03:37Et il descend dans les caves.
03:40Et on continue.
03:41À ce moment-là, mon père, il a eu une énorme vision.
03:45La vision de ce métier, des déchets, que personne à l'époque ne voulait s'en occuper.
03:51Vous savez, la gestion, l'environnement, tout ça, c'est né avec les COP.
03:55Est-ce que vous pourriez me dire, quelle est la COP 1, COP 2 ?
03:59Tout ça est né à la COP 21, les accords de Paris.
04:02Et on a découvert l'urgence environnementale à ce moment-là et ce que l'environnement représentait.
04:07Mais à l'époque, dans les années 50-60, tout le monde s'en fichait des déchets.
04:11Il ne fallait pas qu'on les voit.
04:12Il fallait les enfouir.
04:13Beaucoup de décharges.
04:15Il ne fallait surtout pas qu'on voit les gens collectés et qu'ils faisaient ça.
04:18Donc, mon père, il a vu qu'à ce moment-là, il y avait un filon à prendre.
04:22Le professionnaliser.
04:23Le professionnaliser, le structurer et de se dire, ça peut devenir notre métier.
04:29Et donc, très vite, mon père, il a vu qu'en vendant, gagnant un peu d'argent,
04:35il a pu acheter un camion.
04:37Il a pu acheter après un deuxième camion, tout ça de case.
04:41Mon père, toute sa vie, ça a été des prises de risques, constamment.
04:44Et donc, à un moment donné, voilà, la petite micro-structure de mon grand-père grandit.
04:53Et tout d'un coup, mon père explose dans tout ça.
04:56Il commence à organiser des rotations, des collectes.
05:00C'était ADP, les hôpitaux de Paris, premiers clients.
05:04Des clients...
05:04Des gros clients, des entreprises, finalement.
05:06Des gros clients.
05:07Donc, on contre-actualise, donc on embauche du monde.
05:10Donc, on commence à rentrer dans l'entreprise familiale de Richebourg,
05:15qui était à Gennevilliers, en Moulin de Cage, un site qu'on a toujours gardé.
05:19Parce que ça, ce site-là, c'est là où on a été avec mon grand-père et avec mon frère,
05:23que je vous raconterai tout à l'heure.
05:25Et donc, mon père, très vite, il voit qu'il y a un filon à prendre.
05:29Et il s'embrinque dedans.
05:31Comme son père, mon père voulait réussir sa vie.
05:36Vraiment.
05:37Il voulait bâtir.
05:39Et vous savez, c'est dur quand on n'a rien, quand on n'est rien et qu'on veut s'en sortir.
05:47Aujourd'hui, c'est quasiment impossible.
05:48À l'époque encore, ça l'était parce qu'il y avait des choses encore à faire.
05:53Et avec mon frère, on a connu toute cette époque.
05:56Le grand-père pauvre, mon père qui se bagarre dans tout ça pour faire grossir l'entreprise.
06:02Et c'était nos premières années de vie, et ça l'est toujours maintenant,
06:06mais dédiées uniquement à l'entreprise et à la réussite de l'entreprise.
06:11Moi, j'ai vu mon père et mon grand-père dans la rage de vouloir réussir.
06:16La rage.
06:18Et tout ça, finalement, ça a porté ses fruits.
06:22Mon père, il a structuré tout ça.
06:24Il a racheté.
06:25Il s'est agrandi.
06:26Et très vite, il est devenu régional, puis national.
06:29Donc là, il a fait part de la croissance externe ?
06:31Il a racheté des sociétés ?
06:32Il a racheté des choses, mais il a fait beaucoup en interne au début.
06:34Beaucoup, beaucoup, beaucoup.
06:35Parce que vous savez, au début, quand on est une toute petite structure,
06:38les banques, elles ne vous prêtent pas comme ça.
06:41Les amis, ils vous prêtent, mais ils n'ont pas envie de vous prêter.
06:44Donc tout ça, c'est très compliqué de construire une vie de zéro, zéro, zéro.
06:49Donc quand est-ce que ça accélère ?
06:50Là, on est dans les années 70-80, où là, vraiment, l'entreprise grossit énormément.
07:00Et puis en 95, première grande partie de sa vie, il rentre au capital de la compagnie française des ferrailles.
07:08Alors c'était drôle parce que quand il était jeune, il venait vendre à cette compagnie française des ferrailles
07:14ce qu'ils avaient collecté avec mon grand-père.
07:16Et puis en 95, il rentre dans cette société, il rentre au capital.
07:21Il y a une personne à l'intérieur de ce groupe qui lui vend ses parts.
07:25Donc lui, ça lui permet de grossir au niveau du capital de cette compagnie française des ferrailles.
07:31Qui est beaucoup plus gros que lui.
07:33C'est la première société de recyclage de métaux ferreux et non ferreux en France.
07:39Et puis très vite, voilà, mon père prend le pouvoir en 95 de cette société.
07:44Une opéa.
07:45Et donc il prend les rênes de cette énorme structure compagnie française des ferrailles.
07:50En 2005, alors là, évidemment...
07:53Alors juste une petite pause là.
07:55Toi, tu as quel âge à ce moment-là ?
07:57Ah ben moi, je suis en 76, donc j'ai 20 ans.
07:59Toi, tu as 20 ans.
08:00Oui.
08:01Toi, tu vis ça comment, cette transition entre le moment où c'est que de Richembourg
08:04et puis cette ascension fulgurante ?
08:07Alors, nous, ce qu'on voit avec mon frère, c'est mon père qui est en train de totalement réussir.
08:13Combatif.
08:15Franchement, c'est incroyable mon père.
08:17Vraiment.
08:19Il a bâti tout ça, tout seul.
08:22Et en croyant énormément en lui.
08:25Énormément.
08:26Avec mon frère, ça, ça restera très fort pour moi.
08:29Tout comme mon grand-père, ce que j'ai vécu à mon...
08:31Quand j'étais petit, que mon grand-père nous emmenait sur les chantiers, j'ai détesté ça.
08:35Je n'aimais pas aller là-bas, mettre les bottes, aller sur la décharge.
08:38Mais avec le recul, finalement, qu'est-ce que j'aimais être avec lui ?
08:41Bien sûr.
08:42Et si je pouvais revivre ça, mais franchement, j'adorerais.
08:45J'adorerais mon grand-père.
08:47Vraiment, c'était quelqu'un extraordinaire.
08:49Un immense humaniste.
08:50Et beaucoup de respect pour tout le monde.
08:53Et il me disait toujours, tu verras, plus tard, je ne serai plus là, mais nos métiers seront nobles.
08:59Vraiment.
09:00Et il disait toujours, il faut que tu fasses attention à tout le monde.
09:03Mamadou, Virginie, Mohamed.
09:06On a un groupe très métissé.
09:08Parce que dans ces métiers-là, vous verrez, c'est très métissé.
09:11Parce que ce n'est pas tout le monde qui est là-dedans.
09:14Donc tout au début, c'est la pyramide à l'envers.
09:16C'est le bas vers le haut et on est sur le chantier, on est avec tous les gars.
09:20Et ça, ça m'a beaucoup plu aussi parce que ces gens-là sont quand même formidables.
09:23Ils constituent le poumon de l'entreprise.
09:26Il faut quand même le dire, on n'a plus de cas.
09:2840 nationalités dans le groupe.
09:31Et c'est vraiment le poumon de l'entreprise.
09:32Donc moi, j'ai 20 ans à ce moment-là.
09:35Mon père, il est en train de grossir, grossir, grossir.
09:38Et moi, j'arrive à mon bac littéraire.
09:40J'étais passionné par la littérature, par l'art, le théâtre et toutes ces choses-là.
09:47Et puis à un moment donné, quand on passe son bac, on se dit qu'est-ce qu'on va faire après.
09:52Et à ce moment-là, je continuerai après le développement de l'entreprise, mais je fais juste un petit focus là sur moi.
09:58Donc à ce moment-là, moi, je me retrouve avec mon bac en poche et je vois au bout du chemin là-bas mon grand-père et mon père.
10:06Et je me dis, à 18 ans, moi, j'étais assez timide.
10:10Et je me dis, est-ce que vraiment, c'est le moment de rentrer dans le groupe familial ?
10:17Ce qu'il faut savoir, c'est que mon grand-père et mon père sont deux personnages extrêmement charismatiques,
10:23avec des managements un peu à l'ancienne, très punchy.
10:28Et je me suis dit, à 18 ans, je ne me sentais pas du tout de rentrer tout de suite dans le groupe.
10:32Je ne m'estimais, en tous les cas, pas prêt et je n'avais pas envie de me confronter à ça tout de suite.
10:38Et surtout, ce que je n'avais pas envie d'être, c'est un exécutant, c'est-à-dire à 18 ans, qu'on me dise,
10:46tu as fait ça, tu as envoyé le mail comme je t'ai dit, mais est-ce que tu l'as rappelé au moins ?
10:50Tu comprends ce que je te dis ou pas là ?
10:52Et ça, je n'avais pas envie parce qu'en fait, je ne voulais pas me fâcher avec mes parents, mon père et mon grand-père.
10:58Et je sais que si j'avais eu ça tout le temps, je n'aurais peut-être pas supporté.
11:02Alors, je choisis une toute autre voie qui a été quand même pour moi une immense passion, qui est le théâtre.
11:09Donc, je rentre au cours Florent, un truc complètement surprenant par rapport à toute cette entreprise très industrielle.
11:17Et me voici au cours Florent avec François Florent, Francis Huster, toute cette grande clique de l'époque.
11:23Parce qu'à l'époque, c'était, évidemment, le cours Florent est toujours connu.
11:28Mais à l'époque, c'était François Florent, Francis Huster, c'était juste le graal absolu.
11:32Donc, je rentre dans la classe libre de l'école Florent, qui était une classe lit un peu d'élite.
11:39Donc, c'était, je ne sais pas, 2500 inscrits pour 20 prix.
11:42Donc, je me disais, waouh, j'ai eu un concours énorme.
11:45Et je me dis, mais alors, je suis bon et tout, je suis là.
11:48Et très vite, voilà, je commence à travailler dans ce métier, à me passionner pour ce métier.
11:54Franchement, j'adorais ça.
11:55C'était quelque chose que j'ai beaucoup aimé.
11:56Surtout, ce qui m'a plu là-dedans, c'était que, ben, c'était que moi par rapport à moi.
12:02J'étais que ma propre locomotive.
12:04Et si je voulais travailler, ça ne dépendait que de moi.
12:06Vous savez, dans un groupe, c'est une structure.
12:08Vous avez la force du groupe, vous êtes dans le costume du groupe, vous êtes là.
12:11Quand vous êtes acteur, comédien, ben, vous êtes tout seul.
12:14Et puis, c'est à vous de travailler.
12:17Donc, moi, je faisais mes castings, j'allais partout.
12:19Ben, vous taperez mon nom dans Google et comme ça, vous pourrez voir un peu ce que j'ai fait.
12:23Et j'ai aussi bien été à la comédie française qu'au Théâtre de l'Odéon.
12:26J'ai fait des publicités, des séries, du cinéma.
12:29Donc, j'ai énormément aimé ce métier.
12:32Et ce métier-là m'a fait ce que je suis aussi aujourd'hui, beaucoup plus à l'aise,
12:37beaucoup plus en confiance avec moi.
12:40Et c'est vrai que j'ai été à peu près dix ans intermittent du spectacle.
12:43Donc, c'est vrai que dès que je suis rentré dans ce métier, finalement,
12:46j'ai travaillé à une échelle petite, mais j'étais intermittent.
12:51Donc, je gagnais ma vie.
12:52Et surtout, ce que j'étais heureux et content, c'était que j'étais totalement dissocié du groupe.
12:58C'est ça.
12:58Et quand on me disait, ah, mais attends, t'es Thomas de Ruchebourg ?
13:03Ah, c'est le groupe.
13:03Je disais non.
13:05Non, non, ça, c'est des cousins.
13:06C'est la famille éloignée.
13:07Et finalement, j'ai une paix royale dans tout ça, même si tout le monde, après, a su plus ou moins un peu que j'étais effectivement le fils de…
13:17Connecté, bien sûr.
13:18Voilà.
13:19Et puis, à un moment donné, moi, j'avance dans ce métier.
13:21Donc, j'ai un âge, un deuxième âge, j'avance.
13:24Là, t'as quel âge, là ?
13:24Ça fait 20 ans.
13:25Oh, ben là, je dois avoir 23, 24, 25 ans, là.
13:28OK.
13:2824 ans, 25 ans.
13:29Et puis, après, je continue à travailler.
13:32Et à un moment donné, après, j'avais 29 ans, et là, je suis en train de jouer une pièce de théâtre qui est « Théâtre de la Tempête », une pièce de Philippe Hadrien.
13:42Et là, je me dis, mais est-ce que tout ça est fait pour moi ? Et est-ce que ma vie, c'est celle-ci ou c'est ma famille et le groupe ?
13:53Et finalement, j'ai eu tout un cheminement en moi pour me dire « Non, en fait, ma vie, c'est mon groupe et ma famille ».
14:03Mais ton père et ton frère, ils y est déjà ? Ils viennent te chercher ou… ?
14:06Non, pas du tout.
14:07Alors là, mon père ne m'a jamais rien demandé, rien insinué.
14:13Il nous a vraiment laissé d'une totale liberté.
14:16Et avec mon frère, finalement, mon frère qui a eu aussi un parcours un peu similaire au mien, c'est que lui, il n'est pas rentré tout de suite aussi dans l'entreprise.
14:22Il était sportif de haut niveau, il a fait de la course automobile.
14:25Voilà, donc lui, il est rentré un an et demi, je crois, un an et demi avant moi.
14:30Moi, je suis rentré en 2007.
14:31Lui, il a dû rentrer en 2005 ou 2004.
14:34Et puis, à un moment donné, je me pose cette question.
14:37J'avais un nouvel agent et je sentais que, où soit je continuais dans cette voie-là, où soit j'arrêtais maintenant.
14:44Le plus dur, ça n'a pas été de prendre cette décision de rejoindre le groupe.
14:49Ça a été aux gens de tout ce métier de dire que j'arrêtais alors que je commençais à travailler.
14:56Et quand, ceux qui regardent, c'est vrai que c'est complètement antinomique.
15:01On ne rêve qu'une chose, c'est de travailler et de se développer dans ce métier d'artiste.
15:06Et finalement, ben non.
15:07Moi, j'ai arrêté du jour au lendemain et c'était terminé.
15:11Tu n'as jamais regardé derrière ?
15:12Je n'ai jamais regardé derrière.
15:13Pourquoi ? Parce que c'est une décision que j'ai prise moi-même.
15:15Et donc, c'était mon choix.
15:18Mais la seule chose aussi, c'est qu'en changeant, je voulais réussir.
15:22Et je voulais montrer que j'avais fait le bon choix et que je ne m'étais pas trompé.
15:25Donc, je commence à entrer dans le groupe.
15:27J'appelle mon père, je me rappelle.
15:29Puis, je commence à travailler.
15:31Alors, à l'époque, en 2007, on avait l'aérien.
15:34On travaillait beaucoup dans les aéroports.
15:36Donc, je me retrouve un peu dans tout ça.
15:39Et pendant 3-4 ans, j'ai appris.
15:41Vous savez, quand vous connaissez l'entreprise de l'extérieur, c'est très différent une fois que vous êtes à l'intérieur.
15:49Et donc, moi, pour rentrer et pour ne pas me décrédibiliser, parce que vous savez, quand on vous voit arriver,
15:54quand on vous dit à lui, il a fait du théâtre, il va débarquer.
15:58Ok, d'accord.
15:59Ça ne fait pas très sérieux, ce n'est pas très crédible.
16:02Et donc, moi, qu'est-ce que j'ai fait ?
16:03Il a fallu que j'apprenne tout ça.
16:04Donc, pendant 3-4 ans, j'ai appris le commercial, la finance, le RH, la maintenance, la mécanique,
16:13toutes ces choses qui constituent le groupe.
16:15Donc, moi, j'ai appris.
16:16Quand je suis arrivé, je me rappelle, c'était dans cette structure à Orly.
16:20Quand je suis arrivé un matin, ils m'ont tous dit, ils avaient été au courant que j'arrivais.
16:24Donc, ils étaient tous là dans le bureau en disant, mais monsieur Legebourg, qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ?
16:29Et moi, je dis, pour le moment, rien du tout.
16:30Simplement, vous allez faire votre travail et faire comme tous les jours.
16:36Et moi, je vais être là avec vous, je vais regarder et puis on réfléchira ensemble.
16:40Moi, ce que j'ai gardé du théâtre, vraiment, c'est le collectif et ensemble.
16:44Moi, je ne fais rien tout seul, je fais tout avec les autres.
16:47Et je vais même vous dire, dans le groupe, il y a des gens qui sont meilleurs que moi, bien meilleurs et j'en suis ravi.
16:52Je ne cherche pas forcément à briller.
16:54Moi, je n'ai qu'une ambition dans le groupe, c'est de le pérenniser, de le faire grandir et de l'accompagner le plus loin possible.
17:00Donc, je me retrouve à travailler avec eux.
17:02Et finalement, les choses, elles se font très naturellement et très simplement parce que j'ai un management assez facile.
17:09Et donc, ça s'est très bien passé très vite.
17:12Et puis après, au fur et à mesure que je commençais à comprendre, c'est là où j'ai commencé à poser des questions, à regarder.
17:17Pourquoi on ne ferait pas plutôt comme ça ?
17:19Et je pense qu'il faudrait voir là.
17:20Et donc, très vite, je me suis mis dans tout ça et ça m'a énormément plu.
17:25Et j'ai trouvé ça génial.
17:27Et donc, moi, je suis dans le groupe depuis 2007.
17:29Et maintenant, voilà, j'ai beaucoup grandi dans ce groupe.
17:33Et puis, je suis dans toute cette partie de De Richembourg Environnement,
17:37qui est l'histoire de la famille, les métiers de base de la famille.
17:41Je suis extrêmement fier et du groupe et de tout le parcours qu'on a pu avoir jusqu'à présent.
17:46On va rentrer dans la deuxième partie, qui s'appelle les trois cercles,
17:50pour rentrer un petit peu plus dans le détail de votre gouvernance et de l'entreprise.
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