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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00...
00:00:00Lundi 8 septembre 2025, Mordi 11, numéro 1702 sur CNews, première chaîne Info de France.
00:00:09Bonjour et bienvenue en direct à la une à partir de 11h30, bien évidemment, page spéciale sur le départ de François Bayrou.
00:00:15Mais auparavant, nous allons nous intéresser à la méthode Corse face à l'insécurité.
00:00:21La méthode Corse, c'est ne pas banaliser la violence.
00:00:23La méthode Corse, c'est ne pas baisser la tête, ne pas baisser les yeux face à la violence.
00:00:28C'est exemple ce week-end où plus d'une soixantaine de personnes se sont rassemblées devant le commissariat de Bastia
00:00:33pour protester contre l'agression au couteau d'un jeune homme de 19 ans dans la nuit de jeudi à vendredi
00:00:39lors d'une altercation avec un migrant syrien.
00:00:43Je pense qu'on a vécu tranquille ici, on ne se posait pas de questions, ni pour les filles, ni pour les garçons.
00:00:49Aujourd'hui, on commence à voir que ça se gangrène un peu partout.
00:00:53Donc avant d'en arriver un petit peu comme sur le continent et tout ce qu'on peut entendre,
00:00:59je pense qu'il est temps de mettre les hauts là.
00:01:01Nous ne laisserons pas faire, le peuple Corse ne laissera pas faire
00:01:04et nous répondrons comme il se doit à ce type d'agression.
00:01:08Ceci dit, c'est une question politique qui déborde nettement le cadre de faits divers.
00:01:13Qui fait venir ces gens ? Qui les entretient ici ? Avec quel argent ? Et que font-ils ici ?
00:01:18Voilà, c'est la question que l'on pose à la police, à la justice, à l'Etat et aux politiciens locaux.
00:01:24La banalisation des faits est quelque chose de typiquement métropolitain.
00:01:29Ici en Corse, il ne pourra jamais y avoir une banalisation des faits.
00:01:33Voilà, on sent et on entend la volonté des Corses.
00:01:36Nous allons y revenir et nous demander si la méthode Corse est la bonne.
00:01:40Et on connaît le rôle clé des forces de l'ordre, bien évidemment, face à l'insécurité grandissante.
00:01:44Pourtant, les policiers estiment avoir été lâchés hier par le Premier ministre lors de sa tournée d'adieu médiatique.
00:01:50Dans une interview aux médias Bruts hier, le Premier ministre François Bayrou a estimé qu'il y avait en France des contrôles au faciès,
00:01:57jetant ainsi le discrédit sur les forces de l'ordre et épousant les thèses de l'extrême-gauche.
00:02:02Résultat, on pouvait s'y attendre aux grosses colères des syndicats de police
00:02:04qui estiment être lâchés par François Bayrou quelques heures seulement avant son départ.
00:02:09C'est vrai qu'il y a plus souvent des contrôles selon la situation, le quartier, la couleur de la peau.
00:02:19Je ne dis pas le contraire.
00:02:21Il y a des contrôles au faciès, c'est ça quelque part ?
00:02:23Oui, sûrement. Je n'ai pas de doute qu'un certain nombre de jeunes dans certains quartiers
00:02:32sont contrôlés plus souvent que d'autres jeunes dans d'autres quartiers.
00:02:36Voilà, et ça fait beaucoup réagir. On va avoir l'occasion d'y revenir.
00:02:39Un jeune homme a été tué par balle et un autre blessé très tôt hier matin dans le centre-ville de Dijon.
00:02:44Stupeur et consternation sur place en découvrant que deux personnes circulant en buggy
00:02:49ont été ciblées par des tirs venus d'un scooter qui s'est approché à leur hauteur
00:02:53avant d'ouvrir froidement le feu.
00:02:56C'est sur la place de la République, en plein centre de Dijon,
00:03:00qu'un homme a été tué par balle et un autre grièvement blessé dans la nuit de samedi à dimanche.
00:03:05Circulant à bord d'un véhicule léger, les deux victimes ont été ciblées par des tirs venus d'un individu en scooter.
00:03:11Moi, ça ne me surprend pas parce qu'il y a de plus en plus d'événements de ce genre.
00:03:16Pas quotidiennement, mais plusieurs fois par semaine, on peut voir fusillades dans tel quartier.
00:03:22Ça ne m'étonne pas ce qui est arrivé parce qu'en sortant tous les jeudis à Reps,
00:03:26souvent d'ailleurs, il y a toujours des trucs comme ça, puis il n'y a pas forcément la police qui est là.
00:03:32Le conducteur décédé était âgé de 23 ans.
00:03:35Le passager âgé de 26 ans a été hospitalisé en urgence absolue.
00:03:39Selon le parquet, il est entre la vie et la mort.
00:03:42L'homme est connu de la justice notamment pour des faits de trafic de stupéfiants.
00:03:46Ces faits pourraient être en lien avec le trafic de stupéfiants
00:03:50puisque c'est malheureusement la raison pour laquelle actuellement nous connaissons
00:03:56des faits de plus en plus graves et de plus en plus nombreux
00:04:00d'homicide ou de tentative d'homicide sur la métropole dijonnaise.
00:04:05Une situation que déplore la maire socialiste de Dijon, Nathalie Kunders,
00:04:09qui en appelle à l'État pour faire de la lutte contre le trafic de drogue,
00:04:12une priorité nationale.
00:04:15Allez, nous partons maintenant dans le premier arrondissement de Paris
00:04:18où la rue Turbigo vit un enfer.
00:04:20Les commerçants dénoncent l'omniprésence des accros.
00:04:22Au crack qui effraie les clients et riverains,
00:04:24malgré les interventions policières et les promesses de la mairie,
00:04:28la colère et la peur montent.
00:04:32Plein cœur de Paris, à deux pas des halles, la rue Turbigo vit un enfer.
00:04:37On voit des zombies, il y a eu des cambriolages,
00:04:41des caisses qui ont été volées, des vitres qui ont été pétées.
00:04:44On ne sait pas trop quoi faire et comment faire.
00:04:46Ici, derrière les vitrines, commerçants et riverains sont à bout.
00:04:49Chaque jour, toxicomanes et dealers squattent l'entrée des tunnels du parking.
00:04:54Des cris, des bagarres, des vols, une insécurité devenue quotidienne.
00:04:59Surtout le matin, ils se battent un peu avec les bouteilles de verre, tout ça.
00:05:04Pour l'instant, il n'y a pas eu encore de gros trucs,
00:05:06mais en fait, c'est un peu une bombe à retardement.
00:05:08À un moment, ça va péter.
00:05:09On a souvent du monde le matin qui peut se faire agresser dans le quartier
00:05:12ou en fin de soirée.
00:05:14Installée depuis plus de dix ans, Sylvie, boulangère passionnée,
00:05:17voit son rêve s'effondrer.
00:05:19Épuisée, elle a décidé de baisser le rideau pour quelques jours.
00:05:23Face à la colère, près de 4000 interventions policières ont eu lieu depuis janvier,
00:05:28sans réelles améliorations.
00:05:30On est contents, mais ils ne peuvent pas faire grand-chose.
00:05:32Ils viennent, ils le virent, mais le gars, 30 minutes après, il peut revenir.
00:05:36Ils sont là, mais ça ne bouge pas vraiment.
00:05:38La mairie, dite avoir entamé une réflexion pour embellir la rue Turbigo
00:05:42et repenser l'entrée des tunnels, les commerçants parlent-eux
00:05:46d'un marché de la drogue à ciel ouvert, une rue qui pourrait bien tourner
00:05:50définitivement le dos à son histoire commerçante, au profit de la loi du crack.
00:05:57Et puisqu'on parle de violence à l'approche du 10 septembre
00:05:59et du fameux mouvement Bloquons-tout, les commerçants s'inquiètent
00:06:02et en particulier se présentent aux alentours des Champs-Elysées.
00:06:05Ils appréhendent la situation.
00:06:09Qualifiés de plus belles avenues du monde, les Champs-Elysées
00:06:12sont souvent pris pour cible lors de grandes manifestations.
00:06:15À l'approche du mouvement du 10 septembre, appelant à tout bloquer en France,
00:06:19les commerçants se préparent.
00:06:21Si on n'a pas de directives de la préfecture, on va rester ouverts.
00:06:25En revanche, si la galerie nous dit par mesure de sécurité,
00:06:29la galerie va être fermée, donc tous les commerces vont être fermés
00:06:31de telle heure à telle heure, donc on sera fermés.
00:06:33Ça nous inquiète parce qu'on est toujours pris entre deux feux.
00:06:38Est-ce qu'on ferme ? Est-ce qu'on ne ferme pas ? Qu'est-ce qu'on fait ?
00:06:40Patron de restaurant depuis 50 ans, Richard déplore la détérioration du climat dans le quartier.
00:06:46La restauration sur les Champs-Elysées ou alors qui donne sur les Champs-Elysées,
00:06:52c'est devenu une catastrophe.
00:06:53On travaillait très fort avant, très très fort, et là on est à 40, entre 40 et 50% de moins.
00:07:03Au lieu de faire en sorte qu'on sorte, ils font en sorte qu'on coule.
00:07:09S'ils disent comprendre les revendications des manifestants,
00:07:12ces commerçants doutent de l'impact réel du mouvement à venir.
00:07:15Le mouvement ne peut pas changer les choses puisque de toute façon,
00:07:19il va être boycotté comme l'ont été les Gilets jaunes.
00:07:22C'est voué à l'échec.
00:07:24C'est voué à l'échec.
00:07:25Ça va être une journée et puis basta, on n'en parlera plus.
00:07:28Même s'il affirme ne pas croire à un soulèvement d'ampleur,
00:07:30le ministre de l'Intérieur appelle les préfets
00:07:33à empêcher tout blocage d'infrastructures essentielles à la vie de la nation.
00:07:37Et face à cette semaine tendue qui s'annonce,
00:07:41y a-t-il un risque de guerre civile en France ?
00:07:42Hier sur BFM TV, Mathilde Panot a répondu, elle est très claire.
00:07:46Tout ça, c'est la faute, devinez, du Rassemblement national.
00:07:49Nous, aux Insoumis, on est garant de l'unité du pays, dit-elle très sérieusement.
00:07:52Regarde.
00:07:54Je crois que ceux qui menacent aujourd'hui le pays de guerre civile,
00:07:57c'est justement l'extrême droite, avec trois assassinats qui ont lieu en un an.
00:08:01Jamel Benjabala tué par un militant néo-nazi.
00:08:04Il y a aussi Hichem Mirawi ou encore Aboubakar Sissé tué alors qu'il priait dans une mosquée.
00:08:09Et c'est ceux qui justement répandent la haine dans ce pays
00:08:12qui pourraient être responsables d'une guerre civile.
00:08:14Nous, nous sommes les gardiens de l'unité du peuple.
00:08:17Ceux qui refusent à tout moment qu'on trie les gens selon leur origine,
00:08:20leur religion, selon leur orientation sexuelle.
00:08:24Et donc c'est ce que nous, nous portons.
00:08:26Voilà, on croit rêver.
00:08:27On va y revenir bien évidemment sur le plan politique également.
00:08:31Bruno Rotaillot a lui affirmé qu'il s'opposera à la nomination d'un premier ministre socialiste
00:08:35comme le souhaiterait, selon les rumeurs, Emmanuel Macron.
00:08:39Bien sûr, nous ne sommes pas macronistes.
00:08:42Nous appartenons à un gouvernement.
00:08:45Nous y sommes rentrés dans les conditions que je vous ai citées il y a quelques instants.
00:08:50Ça ne fait pas de nous, évidemment, des macronistes.
00:08:52Trouvez-moi un ministre de l'Intérieur depuis le début de la Vème République
00:08:57qui est autant affirmé que moi ses différences sur l'Algérie, sur la Corse, etc.
00:09:05Sur l'immigration, vous n'en trouverez pas.
00:09:08Nous sommes différents et nous tenons à notre singularité.
00:09:12Parce que sinon on est mort.
00:09:13Mais pour autant, nous sommes aussi totalement indépendants du socialisme.
00:09:22Il est hors de question, comme vous le savez, qu'on accepte demain
00:09:26qu'un premier ministre socialiste soit nommé à Matignon.
00:09:31Voilà, nous allons revenir sur tout ça dans un instant.
00:09:34Comme tous les jours, les tops et les flops d'audience des Prime.
00:09:36C'est avec Mister Audience.
00:09:37Aïa Skivin, va-t'en.
00:09:39Vendredi soir, TF1 est arrivé largement en tête grâce au foot.
00:09:43Ce sont 4 800 000 téléspectateurs qui ont assisté à la victoire de la France face à l'Ukraine.
00:09:48Sur France 2, la série Capitaine Marlou a bien résisté avec près de 3 100 000 personnes.
00:09:53France 3 et M6 ont quant à l'été quasiment à égalité, mais à la traîne.
00:09:57Le Doc Canada Mania et le jeu de Julien Courbet, j'en connais un rayon,
00:10:00ont réalisé des audiences décevantes à seulement 1 100 000.
00:10:04Samedi soir et comme chaque semaine, c'est France 3 qui a décroché la place de leader.
00:10:07Et au la main, avec son téléfilm Meurtre à Douai, la chaîne a réalisé un très bon score à 4 millions d'eux.
00:10:13Avec The Voice Kids, TF1 est deuxième avec un score très moyen et affiche même un score en légère baisse
00:10:18par rapport à la semaine dernière avec un peu plus de 2 millions et demi de téléspectateurs.
00:10:22Fausse note pour France 2 qui a fait 1 million de moins que la une avec la grande fête de Carcassonne.
00:10:27Si sur M6, les traîtres est légèrement en hausse, l'audience reste toutefois très faible à seulement 1 million 3.
00:10:32Le programme a vraiment du mal à séduire.
00:10:34Et hier soir, c'est TF1 qui a décroché la place de leader grâce au film Intouchable
00:10:39qui a rassemblé 3 900 000 téléspectateurs.
00:10:42France 3 est deuxième avec sa série Broken Wood qui a attiré 2 600 000 personnes.
00:10:47Déception pour France 2 dont le film Je verrai toujours vos visages réalise un score décevant sous les 2 millions.
00:10:53Et comme chaque semaine, M6 a vraiment du mal à s'imposer.
00:10:55Le magazine Capital n'est qu'à 1,7 million.
00:10:57Mister Audience vous dit à demain.
00:10:59Allez, je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:11:05Jordan Florentin, bonjour.
00:11:06Bonjour Jean-Marc.
00:11:06Merci d'être avec nous, reporter chez Frontières.
00:11:09David Xavier Aïs, bonjour.
00:11:10Maire adjoint, les Républicains à Levallois-Pérez.
00:11:13Gilles Casanova, bonjour également.
00:11:14Bonjour.
00:11:15Consultant en stratégie et communication.
00:11:16On va avoir besoin de stratégie et communication avec ce qui nous attend cet après-midi, François Bayrou.
00:11:20Également Guillaume Bastel, bonjour.
00:11:22Merci d'être la membre du Conseil national de l'UDI.
00:11:24Puis Mathias Leboeuf, bonjour journaliste et docteur en philosophie.
00:11:28Avant de parler plus politique et ce qui nous attend cet après-midi,
00:11:31je voulais quand même qu'on s'arrête un instant sur ce qui se passe en Corse et cette question.
00:11:35Est-ce que la méthode Corse est la bonne pour lutter contre l'insécurité ?
00:11:39La méthode Corse, c'est ne pas banaliser la violence.
00:11:41La méthode Corse, c'est ne pas baisser les yeux, ne pas également baisser la tête face à l'insécurité.
00:11:47Exemple, ce week-end avec plusieurs dizaines de personnes qui se sont rassemblées
00:11:50devant le commissariat de Bastia pour protester contre l'agression au couteau d'un jeune homme de 19 ans
00:11:55dans la nuit de jeudi à vendredi lors d'une altercation avec un migrant syrien.
00:11:59On part tout de suite en direct à Bastia.
00:12:01On va rejoindre la correspondante de CNews sur place, Christina Luzzi.
00:12:04Bonjour Christina, merci d'être en direct avec nous.
00:12:06On va peut-être commencer par rappeler un peu les faits, rappeler ce qui s'est passé
00:12:09et comment ce jeune homme a été poignardé.
00:12:12Une violente X a éclaté dans la nuit de jeudi à vendredi à la sortie d'un bar en plein centre de Bastia.
00:12:21Deux groupes de jeunes qui se sont un petit peu disputés et en sont venus aux mains.
00:12:27Ce jeune syrien, puisqu'il a reconnu les faits en garde à vue, a mis un coup de couteau
00:12:32à un autre jeune, un jeune de 19 ans, Francesc, qui s'est retrouvé à l'hôpital.
00:12:38On a pu échanger avec sa famille. Il n'est plus aujourd'hui, on va dire,
00:12:44il a été pendant un moment, son productif vital a été engagé.
00:12:47Là, il ne l'est plus, mais il reste quand même hospitalisé.
00:12:49Il a eu une artère sectionnée, il a eu une grosse, grosse opération.
00:12:53Et il disait, heureusement qu'il y a une personne qui est passée dans la rue
00:12:56et qui a pu me monter à l'hôpital parce que sinon, je ne serais plus là aujourd'hui.
00:13:02Et ce qui est intéressant, c'est la réaction justement des Corses face à ce drame qui s'est déroulé.
00:13:07C'est une réaction assez vive et la volonté de manifester.
00:13:11En fait, on l'a déjà vu, rappelez-vous, quand il y a eu des problèmes au Cannes, à Ajaccio.
00:13:16Il y a cet élan toujours populaire des gens qui se disent, on va faire quelque chose.
00:13:20Toutes les personnes avec lesquelles on a pu échanger nous ont dit la chose suivante.
00:13:23On ne veut pas banaliser ces faits.
00:13:25Ça a été le cas sur le continent.
00:13:27En métropole, ces faits sont banalisés.
00:13:28On se dit un coup de couteau en plus, une attaque au couteau de plus.
00:13:32Chez nous, on ne peut pas que ça se banalise.
00:13:34Mais on est obligé de constater aujourd'hui, et les personnes que l'on a interrogées le constatent aussi,
00:13:39c'est que la Corse est aujourd'hui touchée par les mêmes problèmes sécuritaires que la métropole.
00:13:43On a eu tendance à dire, non mais la Corse est protégée, en Corse, ça ne se produit pas.
00:13:48Et pourtant, aujourd'hui, les faits sont là.
00:13:49Et je le disais, donc il y a une volonté de réagir.
00:13:52Christina, vous restez avec nous.
00:13:53On va regarder le reportage que vous avez réalisé justement avec les premières manifestations qui ont lieu.
00:13:58Parce qu'il y en a eu une autre hier, je crois.
00:13:59Vous allez nous raconter ça juste après.
00:14:01On regarde votre reportage et vous avez recueilli à ce moment-là les réactions des Corses.
00:14:07Depuis l'agression au couteau subie par un jeune Corse de 19 ans,
00:14:10lors d'une rixe survenue dans un bar de Bastia dans la nuit de jeudi à vendredi,
00:14:14certains habitants expriment leur indignation.
00:14:16Il y a quand même ce sentiment-là de se dire, on se réunit tous, on va tous au même endroit
00:14:20et on montre qu'on n'est pas content.
00:14:22C'est clair qu'il y a un sentiment d'insécurité qui s'installe.
00:14:24C'est des choses qu'on n'avait pas l'habitude de voir à l'époque.
00:14:26Aujourd'hui, on commence à voir que ça se gangrène un peu partout.
00:14:30La banalisation des faits est quelque chose de typiquement métropolitain.
00:14:35Ici en Corse, il ne pourra jamais y avoir une banalisation des faits.
00:14:38Après l'agression, un Syrien de 27 ans s'est de lui-même livré à la police et a été placé en garde à vue.
00:14:43Il était déjà défavorablement connu des services de police pour des faits de vol,
00:14:48des infractions liées aux stupéfiants ou encore pour port d'armes sans motif légitime.
00:14:52Des faits violents qui se multiplient en Corse.
00:14:54Non, la Corse n'est plus préservée.
00:14:56On voit bien qu'on rencontre les mêmes faits que sur le continent.
00:14:58Refus d'obtempérer, nos collègues se sont fait percuter il n'y a pas longtemps.
00:15:01Phénomène de bandes, trafic de stupéfiants, de plus en plus de saisie de drogue,
00:15:05vol de véhicules en pleine journée, on voit bien qu'on n'est plus préservé.
00:15:08Maintenant, on nous avait promis des moyens.
00:15:09Ça nous a été promis, mais les moyens n'arrivent pas.
00:15:11Ce vendredi soir, des dizaines de personnes, dont la famille de la victime,
00:15:15se sont rassemblées devant le commissariat de Bastia à l'appel du parti identitaire Forzanova.
00:15:20La victime, qui avait dû être opérée en urgence, est dans un état stable.
00:15:24Gilles Casanova, en plus d'être consultant en stratégie de communication, vous êtes Corse, comme l'indique votre nom.
00:15:31Vous comprenez cet état d'esprit Corse qui est assez différent de ce qu'on trouve en métropole ?
00:15:35Vous savez, il y a une culture Corse.
00:15:37Une île, ce n'est pas comme un continent.
00:15:39Une île, c'est particulier, surtout quand il y a autour beaucoup de mers.
00:15:43Et donc, il y a une tradition, il y a une histoire, et les Corses n'ont pas l'habitude de se laisser faire.
00:15:51Regardez dans leur histoire, ils ne se sont jamais laissés faire.
00:15:55Et il n'y a pas de raison qu'ils commencent aujourd'hui.
00:15:57Christina Lodzi, toujours en direct de Bastia, correspondante de CNews sur place.
00:16:01Christina, il y a eu une autre manifestation également de mobilisation, on va dire.
00:16:05Parce qu'en fait, ce n'est pas de la protestation.
00:16:07C'est plutôt... Moi, je prends ça un peu comme une mise en garde, en leur disant
00:16:10« Attention, il ne faut pas que ça recommence ».
00:16:13C'est exactement ça. C'est exactement ce que vous dites.
00:16:15C'est une mise en garde.
00:16:17On a tendu les micros, on a échangé avec la population qui était là.
00:16:21Et c'est vrai que c'est ce qui ressort.
00:16:22Les gens nous disent « On ne veut pas que ça se banalise, et on fera en sorte que ça ne se banalise pas. »
00:16:27Et si les pouvoirs publics, si la justice ne fait pas son travail,
00:16:30il faut qu'ils s'attendent à ce qu'il y ait une réaction populaire en Corse.
00:16:34Et ça commence par ça.
00:16:35Ça commence par des mobilisations.
00:16:38À chaque fois qu'il se passe quelque chose, on a pu le voir.
00:16:40Et puis, ils appellent aussi et surtout les élus insulaires à prendre la mesure de la chose.
00:16:46Et ils sont nombreux aussi à faire le lien entre l'immigration,
00:16:50puisqu'on connaît nous aussi du flux migratoire,
00:16:52et ces faits que l'on ne connaissait pas, que l'on ne voyait pas encore il y a quelques années.
00:16:57Merci beaucoup, Christiane Ludier, en direct de Bastia pour CNews.
00:17:00Loïc Travert, bonjour.
00:17:01Merci de nous avoir rejoint, déléguée générale du syndicat Alliance Police Nationale.
00:17:05Vous avez vu la réaction des Corses.
00:17:08Certains sur le continent disent qu'on devrait faire la même chose.
00:17:11On devrait réagir et prendre les choses en main, puisqu'à partir du moment où l'insécurité gagne du terrain.
00:17:17Comment réagit le policier que vous êtes ?
00:17:18Le policier réagit plutôt avec bienveillance sur une situation comme ça.
00:17:21Pourquoi ? Parce que le principe, c'est comme si c'était un sursaut républicain,
00:17:25et que moi je préfère voir effectivement un rassemblement alors que ce collègue,
00:17:29enfin ce collègue, cette personne n'est pas décédée,
00:17:30je préfère voir ça plutôt qu'une marche blanche,
00:17:32parce que ça veut dire qu'il y a malheureusement eu un drame,
00:17:33et qu'il y a un mort ou une personne qui a été gravement blessée ou qui est décédée.
00:17:38Attention par contre, il faut rester avec des principes républicains.
00:17:43C'est-à-dire qu'à l'image de ce que dit votre collègue dans le sujet,
00:17:46il ne faut pas que derrière, il y ait des débordements,
00:17:49et qu'on ait un système d'autodéfense, voire la loi du talion qui s'installe.
00:17:54Donc là, on n'en est pas là, on est sur un côté préventif.
00:17:56Oui, mais il y a une menace.
00:17:58Là, il y a la menace, c'est de dire attention, si ça continue, nous on va passer à l'acte.
00:18:02C'est ça ce qu'on entend à deux moments.
00:18:03Ce qui est certain, c'est qu'un policier, tous les policiers vous diront qu'ils préfèrent voir ça,
00:18:07plutôt qu'une personne qui rentre chez elle et qui doit donner sa carte d'identité
00:18:10pour entrer dans son propre appartement parce qu'elle est contrôlée par des narcotrafiquants.
00:18:14Donc objectivement, je peux comprendre le sentiment des Corses aujourd'hui,
00:18:19et on le comprend d'autant plus qu'il s'agit d'une personne connue des services de police,
00:18:23en situation irrégulière.
00:18:24Et donc, bien évidemment, ça vient rajouter à ce sentiment d'insécurité
00:18:28qui est expliqué et manifesté par ce rassemblement.
00:18:31Jordan Florentin, est-ce que pour vous, c'est une solution, en tout cas,
00:18:34face à l'insécurité qui gagne du terrain sur le continent ?
00:18:37Disons que c'est la seule façon de colmater en attendant les défaillances de l'État.
00:18:40Pour vous, c'est la seule façon ?
00:18:41Pour l'instant, en attendant, ils sont seuls, sans État,
00:18:43et c'est la même chose qui va se produire partout sur le continent.
00:18:45En France, on le voit bien.
00:18:47D'ailleurs, il y avait un mot très intéressant de Nicolas Batigny à l'époque,
00:18:49un des responsables de Mossa Palatina, qui est un des mouvements nationalistes en Corse,
00:18:52qui disait en 2020, après Naël, qu'il y a eu des émeutes un peu partout en France,
00:18:57on est le seul territoire où il n'y a pas eu d'émeutes,
00:18:59tout simplement parce qu'ici, on n'a pas laissé faire, et nous, on s'est défendus.
00:19:01Et il le disait déjà, il disait parce qu'en fait,
00:19:03vous laissez tout entre les mains de l'État,
00:19:06en pensant que l'État va vous protéger.
00:19:07Alors oui, dans un monde idéal, ça devrait être le cas.
00:19:09Sauf qu'aujourd'hui, on le voit bien,
00:19:11même sur le continent, tous les moyens de la police sont mis aujourd'hui,
00:19:13on n'y arrive pas.
00:19:14Et le pire encore, c'est qu'ils n'ont pas les mêmes moyens que nous.
00:19:17Donc imaginez si en plus, ils se remettaient entièrement entre les mains de l'État.
00:19:20Ça ne serait pas tenable.
00:19:21Donc effectivement, oui, pas le choix.
00:19:23En fait, à un moment, l'État nous abandonne,
00:19:25les gens ne vont pas se laisser planter,
00:19:26les gens ne vont pas se laisser massacrer comme ça dans les rues.
00:19:28À part que sur le continent, on se laisse plutôt faire.
00:19:32Gilles Casanova nous disait tout à l'heure,
00:19:34on n'a pas le même état d'esprit,
00:19:36parce que nous, en Corse, on ne se laisse pas faire.
00:19:37C'est pour ça que les Français, au-delà des sujets économiques,
00:19:39bien sûr, et j'entends cette loi sociale qui gronde,
00:19:41moi, je ne comprends pas que les manifestations
00:19:43qui devraient avoir lieu partout en France aujourd'hui,
00:19:45ça devrait être sur les sujets migratoires,
00:19:46sur les sujets d'insécurité.
00:19:47C'est ça qui devrait faire déferler les Français dans les rues.
00:19:49Ce n'est pas que la question économique.
00:19:51Et ça commence à se passer au Royaume-Uni.
00:19:52Il faut que ça vienne en France.
00:19:54Elle doit être là, la révolte sociale.
00:19:55Gilles Casanova, c'est un état d'esprit aussi, encore une fois.
00:19:58Moi, juste que j'ai retenu votre intervention,
00:20:00c'est ça, c'est en Corse, on ne se laisse pas faire.
00:20:01Oui, mais le gouvernement en a pris la mesure.
00:20:04Vous savez que depuis quelques années,
00:20:05les nouveaux migrants sont répartis dans toutes les régions du pays,
00:20:09à l'exception de la Corse,
00:20:10dit le texte adopté par le gouvernement.
00:20:13Ce qui est un signe.
00:20:13Mathias Leboeuf, est-ce que les Corses ont raison
00:20:15de reprendre leur destin en main ?
00:20:17De ne pas banaliser la violence
00:20:19et de ne pas banaliser les agressions,
00:20:21oui, bien sûr qu'ils ont raison.
00:20:23Et effectivement, à partir du moment où
00:20:25ce mouvement citoyen,
00:20:27j'allais dire sursaut, mais ce n'est pas un sursaut,
00:20:29est pacifique, moi ça ne me choque pas.
00:20:31Donc la méthode Corse, c'est la bonne ?
00:20:32Je ne sais pas s'il y a une méthode, justement,
00:20:35et je reprends ce que disait
00:20:36M. D'Allianz.
00:20:39Après, il reste à savoir où ça va.
00:20:41C'est-à-dire que c'est une mise en garde.
00:20:43Mais une mise en garde de quoi
00:20:44et par quoi ?
00:20:46C'est-à-dire que si c'est une mise en garde pour dire
00:20:48attention, l'étape prochaine, ça sera la vendetta.
00:20:51C'est un peu ce qu'on entend, on va dire les choses.
00:20:53Enfin, moi je veux bien qu'on ne va pas jouer au couillon.
00:20:56C'est un peu ce qu'on entend derrière.
00:20:59Il y a un risque, effectivement.
00:21:00Il y a un risque qu'on sorte du cadre républicain
00:21:03où l'État doit effectivement assurer ses fonctions.
00:21:07Mais est-ce qu'on n'est pas dans un rapport de force ?
00:21:09Et si on ne montre pas notre force, en fait,
00:21:10on va se faire bouffer.
00:21:11Pour l'instant, on est dans un rapport de force,
00:21:13mais qui est un rapport de force honorable, pacifique.
00:21:15Moi, je trouve que cette démonstration,
00:21:16effectivement, et qui encore une fois repose sur l'idée
00:21:19de ne pas banaliser la violence,
00:21:21est tout à fait honorable, pour le coup.
00:21:23C'est de ne pas banaliser, montrer qu'on est fort.
00:21:25On va réagir.
00:21:26Oui, mais c'est ce que vous n'aimez pas.
00:21:27C'est la partie « on va réagir » que vous n'aimez pas.
00:21:30Non, ce que je n'aime pas, ce qui me fait peur,
00:21:34ce n'est pas que je n'aime pas,
00:21:34c'est les risques de dérive et de dérive anarchique
00:21:37et de, comment dire, ensuite de mouvements populaires
00:21:41axés sur des milices ou de l'avant d'État.
00:21:43Parce que, justement, ça explose le cadre républicain.
00:21:46Après, moi, ce que je n'aime pas avant tout,
00:21:47c'est la violence et les méfaits.
00:21:49Donc là-dessus, j'ai...
00:21:50Normalement, le cadre républicain,
00:21:52ça devrait être d'assurer la sécurité à tous.
00:21:54Et donc, aujourd'hui, il n'y a plus ce pacte républicain.
00:21:57Aujourd'hui, il est tombé, le pacte républicain.
00:21:58C'est le principe même du contrat social ?
00:21:59C'est le contrat, exactement.
00:22:01Le contrat social, c'est qu'on donne un peu de nos libertés
00:22:03pour avoir notre sécurité,
00:22:05sans tant sur un plan international,
00:22:07c'est-à-dire éviter d'avoir des forces armées
00:22:08qui viennent sur notre territoire,
00:22:10et sur notre sécurité au quotidien.
00:22:12Or, aujourd'hui, la sécurité au quotidien,
00:22:13elle n'est plus assurée,
00:22:14que ce soit à Paris et partout sur le territoire national, quasiment.
00:22:17Parce que les policiers n'ont pas les moyens.
00:22:18Y compris reconnus par le garde des Sceaux,
00:22:22qui était anciennement ministre de l'Intérieur.
00:22:25Et aujourd'hui, la méthode Corse,
00:22:26c'est plus un état d'esprit Corse.
00:22:29On a pu lire dans les listes d'histoire
00:22:30qu'en 1940, la Corse,
00:22:33c'est d'ailleurs le seul territoire
00:22:35qui a eu la métaille des justes parmi les nations,
00:22:38ils ont protégé les Juifs.
00:22:39Et c'est toute la Corse.
00:22:40On voit bien qu'il y a un état d'esprit
00:22:42qui est de ne pas se laisser imposer.
00:22:43Ils n'en ont pas livré un seul.
00:22:45Tout à fait.
00:22:46Guillaume Vastel, c'est intéressant ce que disait Gilles Casanova.
00:22:48Par exemple, on dit qu'il faut répartir les migrants partout,
00:22:50sauf en Corse.
00:22:53Première chose, je vous dis,
00:22:56je suis un peu inquiet de ce que je viens d'entendre.
00:22:57Si je vous suis,
00:23:01ça veut dire que,
00:23:01sauf vous,
00:23:03ça j'avoue,
00:23:03Mathias, je dois vous le reconnaître,
00:23:05en gros,
00:23:06si finalement il y a des débordements
00:23:09et que la police n'est pas capable d'intervenir,
00:23:11il faut qu'on s'y mette nous-mêmes.
00:23:12Mais on fait quoi ?
00:23:13On se laisse planter ?
00:23:14Le principe, ce n'est pas de se laisser planter,
00:23:16mais...
00:23:17C'est ce qui se passe partout en France.
00:23:18Ah bon ?
00:23:19Oui.
00:23:19Non.
00:23:19Oui, oui.
00:23:20Allez voir la famille de Lola,
00:23:21allez voir la famille de Philippines.
00:23:22Il ne faut pas exagérer.
00:23:23Il y a 150 actes à que couteau par jour.
00:23:25Aujourd'hui, en France, c'est les chiffres.
00:23:26Alors moi, on peut prendre un exemple local
00:23:28que vous finissez par connaître.
00:23:30Orléans,
00:23:30je n'ai pas le sentiment que ce soit une zone de non-droit,
00:23:32si vous voulez.
00:23:33Donc, l'État,
00:23:33il n'est pas absent partout.
00:23:35Je suis d'accord.
00:23:36Et le soir,
00:23:36on est en sécurité à Orléans.
00:23:37Une fille peut se balader seule la nuit à Orléans.
00:23:39Ah ben, je vous le confirme.
00:23:40Sans problème.
00:23:40Sans problème.
00:23:40Autant qu'on chante Mars.
00:23:41Et, non mais juste,
00:23:43ça a un côté presque sédicieux quand même.
00:23:46Il faut qu'on se le dise, là.
00:23:47Mais c'est pour ça que j'ouvre le débat
00:23:48et je demande si la méthode Corse est la même.
00:23:50C'est justement pour ça qu'on a...
00:23:51On va en reparler dans un instant.
00:23:53On en reparle juste après le C News Info,
00:23:54si vous voulez bien,
00:23:55parce qu'on va écouter le maire de Porto Vecchio
00:23:57qui lui dit,
00:23:58mais à un moment,
00:23:59il faut réagir.
00:23:59Voilà.
00:24:00À un moment,
00:24:00il faut réagir.
00:24:01On en parle dans un instant.
00:24:02Tout de suite au C News Info,
00:24:03c'est avec Somaïa Labidi.
00:24:07Frédéric Péchier,
00:24:08anesthésiste star de Besançon,
00:24:10comparé devant la cour d'assises
00:24:11depuis ce matin 9h
00:24:13dans le cadre d'un procès
00:24:14qui doit durer 3 mois et demi.
00:24:16Le médecin de 53 ans
00:24:17qui clame son innocence
00:24:19est accusé de 30 empoisonnements
00:24:21aggravés,
00:24:21dont 12 mortels,
00:24:22sur des patients opérés
00:24:23à la clinique Saint-Vincent
00:24:24et à la polyclinique de Franche-Comté.
00:24:28Constat sans appel
00:24:29de ce sondage
00:24:30au Doxa Backbone Consulting
00:24:32pour le Figaro.
00:24:33À la question,
00:24:34si vous étiez député,
00:24:35voteriez-vous la confiance
00:24:36à François Bayrou ?
00:24:3776% des personnes interrogées
00:24:39ont répondu non,
00:24:40soit une progression
00:24:41de 3 points
00:24:42par rapport à la fin août
00:24:43contre 24% seulement de oui
00:24:46et 56% se disent favorables
00:24:48à une dissolution
00:24:49et des élections législatives
00:24:50quand 42% préfèreraient
00:24:52la nomination
00:24:53d'un nouveau Premier ministre.
00:24:56Et puis,
00:24:56l'Espagne franchit
00:24:57un nouveau cap
00:24:58dans sa confrontation diplomatique
00:24:59avec Israël.
00:25:01Le Premier ministre,
00:25:02Pedro Sanchez,
00:25:03a annoncé une série
00:25:04de 9 mesures
00:25:04pour, je cite,
00:25:06mettre fin au génocide à Gaza
00:25:07dont un embargo
00:25:08sur les ventes d'armes
00:25:09vers Israël
00:25:10ou encore
00:25:11l'interdiction
00:25:12d'accueillir dans les ports
00:25:13du pays
00:25:13des navires de carburant
00:25:14pour les soldats israéliens.
00:25:1611h03 sur Céline.
00:25:19Merci beaucoup,
00:25:19Samaya.
00:25:19On vous retrouve tout à l'heure
00:25:20à 11h30.
00:25:22On va écouter
00:25:22Jean-Christophe Angelini
00:25:23qui est le maire
00:25:24de Porto Vecchio
00:25:24et qui réagissait justement
00:25:25à ces manifestations
00:25:27de Corse
00:25:27pour protester
00:25:28et pour mettre en garde
00:25:30contre ce qui s'est passé
00:25:31avec ce jeune garçon
00:25:33qui a été planté
00:25:34par un migrant syrien.
00:25:36Écoutez ce qu'il dit,
00:25:37c'est intéressant
00:25:37parce qu'il dit à un moment
00:25:38on ne va pas se laisser faire.
00:25:41On a eu pendant très longtemps
00:25:42une espèce de corps social
00:25:44en capacité de résister
00:25:46avec des anticorps,
00:25:48une identité forte,
00:25:49une culture partagée,
00:25:50une langue,
00:25:51des repères identitaires,
00:25:52moraux, éthiques
00:25:54et tout ceci petit à petit
00:25:56se délite
00:25:58et même s'effondre
00:25:59chez nous
00:25:59comme ailleurs.
00:26:01Et je ne crois pas
00:26:02pour être clair et direct
00:26:03que l'on ait la capacité
00:26:05de résister encore longtemps
00:26:07si dans l'intervalle
00:26:08on n'est pas en mesure
00:26:09de susciter
00:26:10une réaction populaire,
00:26:12politique,
00:26:13sans récupération politicienne.
00:26:15Je fais de la politique moi-même,
00:26:16je connais bien
00:26:16les arcanes et les mécanismes
00:26:18mais je ne veux pas
00:26:19tendre vers ça.
00:26:20Pas plus que nous ne voulons
00:26:21que je ne veux
00:26:21faire oeuvre
00:26:22de démagogie
00:26:24ou de politique partisane.
00:26:26Ce qu'il faut
00:26:26c'est que le peuple Corse
00:26:28qui existe depuis longtemps
00:26:29et qui existera encore
00:26:30et bien il soit en capacité
00:26:32de dire les choses,
00:26:33de nommer le mal
00:26:34et de faire réagir.
00:26:35Vous le voyez,
00:26:36ça réagit beaucoup
00:26:36depuis quelques heures déjà
00:26:37et on n'ose pas imaginer
00:26:39ce qui se serait produit en Corse
00:26:41si ce jeune,
00:26:42ce que je ne veux encore une fois
00:26:43pas imaginer,
00:26:44avait eu des conséquences
00:26:45plus dramatiques encore.
00:26:47Donc je crois
00:26:47qu'il faut maintenant
00:26:48que l'on se mette en situation
00:26:49démocratiquement,
00:26:51pacifiquement
00:26:52mais politiquement
00:26:53de nommer les choses
00:26:54et de réagir au bon niveau.
00:26:56Guillaume Vastel,
00:26:57vous entendez le maire
00:26:57de Porto Vecchio
00:26:58qui dit
00:26:59il faut réagir.
00:27:00À un moment,
00:27:00il faut prendre des choses en main.
00:27:01Alors il dit pacifiquement,
00:27:02bien évidemment,
00:27:03c'est un élu politique.
00:27:04Exactement.
00:27:04Je ne peux pas dire autre chose.
00:27:05Je suis très rassuré.
00:27:06Vous voyez,
00:27:06le maire de Porto Vecchio,
00:27:08je suis rassuré de ce qu'il dit.
00:27:09Il dit qu'il faut
00:27:10prendre son destin en main aussi.
00:27:11Démocratiquement,
00:27:12pacifiquement,
00:27:13politiquement.
00:27:13Donc l'idée,
00:27:14c'est bien d'apporter
00:27:15une réponse politique.
00:27:15Ce n'est pas une réponse anarchiste
00:27:17où, enfin,
00:27:18vous étiez content
00:27:19du soulèvement,
00:27:20on va dire pas du soulèvement
00:27:21mais du rassemblement,
00:27:23de la mobilisation.
00:27:23Je ne suis pas content
00:27:24du soulèvement.
00:27:25D'ailleurs,
00:27:25j'ai pas employé mon soulèvement.
00:27:26Du rassemblement.
00:27:27Mon but,
00:27:27si ça bascule sur le soulèvement,
00:27:29c'est de voir des gens
00:27:30qui ne sont pas contents
00:27:31de la situation.
00:27:32Je dois juste rappeler
00:27:33quand même quelque chose.
00:27:34En Corse,
00:27:34un préfet a été assassiné
00:27:35en temps de paix.
00:27:36Claude Erignac.
00:27:37Et les policiers
00:27:38sont régulièrement confrontés
00:27:39à l'Omerta
00:27:40quand il s'agit d'aller
00:27:41regarder plus de paix
00:27:42dans les affaires corse.
00:27:43Donc c'est aussi ça
00:27:44le problème de la police
00:27:45localement,
00:27:46c'est-à-dire des difficultés
00:27:47à résoudre des enquêtes
00:27:48quand notamment
00:27:49il y a des vagues
00:27:51d'assassinats
00:27:52dans le milieu.
00:27:53Mais là,
00:27:55je crois qu'en fait
00:27:56ça traduit
00:27:57la problématique
00:27:58de l'impunité
00:27:59et de l'insécurité
00:28:00du quotidien.
00:28:01C'est-à-dire que là,
00:28:02on n'est pas sur...
00:28:04Alors c'est une tentative
00:28:04d'assassinat.
00:28:06Il faut rappeler
00:28:06que la personne
00:28:07est entre les mains
00:28:08de la police
00:28:09et de la justice
00:28:09puisqu'elle s'est rendue.
00:28:11Donc ça veut dire
00:28:11que maintenant
00:28:11elle va pouvoir faire
00:28:12son travail.
00:28:13Mais moi,
00:28:13ce que je veux dire
00:28:14c'est que je comprends
00:28:16ce soubresaut
00:28:16entre guillemets
00:28:17populaire,
00:28:18pas populiste,
00:28:19populaire
00:28:20qui a tendance
00:28:20à défendre
00:28:21le bien-être
00:28:23entre soi
00:28:23dans une île
00:28:25ou dans une commune.
00:28:26Et là,
00:28:27on en fait
00:28:27pas un pataquès,
00:28:28mais en tout cas,
00:28:28ça défrait la chronique.
00:28:30Mais il y a déjà eu
00:28:31dans des petites bourgades
00:28:32en métropole
00:28:34ce type de rassemblement,
00:28:36souvent devant la préfecture
00:28:37ou devant des mairies
00:28:39et ça n'a pas suscité
00:28:40autant d'intérêt.
00:28:41Alors est-ce que c'est
00:28:42parce que c'est la Corse ?
00:28:43Parce que ce n'est pas
00:28:44la première fois en Corse
00:28:45et parce que aussi
00:28:46ça montre un état d'esprit
00:28:47sur la Corse.
00:28:48C'est très posé
00:28:49par rapport au policier
00:28:50républicain que j'ai.
00:28:51Et encore une fois,
00:28:52tout à l'heure,
00:28:52j'ai dit attention
00:28:53aux conséquences de ça.
00:28:54Si jamais ça devait
00:28:55se reproduire,
00:28:56pas de loi du talion,
00:28:57pas de vengeance
00:28:57parce que là,
00:28:58c'est les policiers
00:28:58et c'est les forces de l'ordre
00:28:59qui sont dans la merde.
00:29:00On est en direct
00:29:01avec David Antonelli
00:29:02qui est Corse,
00:29:02qui est président
00:29:03d'association Corse.
00:29:04Bonjour David,
00:29:04merci d'être en direct
00:29:05avec nous.
00:29:05Il y a quand même
00:29:06un état d'esprit différent
00:29:07en Corse.
00:29:10Oui, tout à fait.
00:29:11Quand vous dites
00:29:12Jean-Marc appliquer
00:29:13la méthode Corse,
00:29:15je peux vous dire une chose
00:29:15que c'est la réalité.
00:29:17Vous avez abordé ça
00:29:19sur le plateau
00:29:19de manière,
00:29:20comme toujours,
00:29:21sans tabou.
00:29:22C'est la réalité.
00:29:23Ce qui a fonctionné en Corse
00:29:24et ce qui a fait
00:29:25que finalement,
00:29:26la Corse a été
00:29:26préservée jusqu'à aujourd'hui
00:29:29de malheureusement
00:29:30ce qu'on peut voir
00:29:31de manière récurrente
00:29:32sur le continent,
00:29:33c'est parce qu'il y a eu
00:29:34des réactions
00:29:34et beaucoup plus violentes
00:29:36que ce qu'on voit aujourd'hui.
00:29:37Aujourd'hui,
00:29:38c'est une réaction populaire.
00:29:39Les gens descendent
00:29:39dans la rue,
00:29:40ils disent attention.
00:29:41Mais je peux vous dire
00:29:42que moi,
00:29:43ça fait 10 ans,
00:29:43je suis en Israël.
00:29:45Il y a 10, 15 ans,
00:29:4720 ans en arrière,
00:29:48c'était beaucoup plus violent
00:29:49que ça.
00:29:50C'est-à-dire que
00:29:50j'ai connu moi
00:29:51des situations
00:29:52où dans ce type
00:29:54d'incidents,
00:29:54si c'était des familles
00:29:57qui étaient habituées
00:29:57à commettre des délits
00:29:59en Corse,
00:29:59à poser des problèmes,
00:30:00c'était,
00:30:01on leur disait,
00:30:01voilà,
00:30:02il te reste 48 heures
00:30:03pour prendre ton billet
00:30:04d'avion
00:30:04ou un billet de bateau
00:30:05et partir à Marseille
00:30:06ou au bled.
00:30:07Et l'affaire était terminée.
00:30:08C'était comme ça
00:30:09que ça se réglait.
00:30:10Et la réalité,
00:30:11c'est comme ça.
00:30:12C'est que si ça sert,
00:30:14si aujourd'hui,
00:30:14la Corse a été préservée,
00:30:16c'est parce qu'il y a eu
00:30:16des réactions.
00:30:17C'est-à-dire que les gens
00:30:17soit sont descendus
00:30:18dans les rues,
00:30:19soit des gens,
00:30:19des pères de famille
00:30:20à un moment donné
00:30:21se sont allés
00:30:21directement trouver
00:30:22la famille
00:30:23de l'auteur de l'agression
00:30:25en lui disant,
00:30:26voilà,
00:30:26maintenant tu as fait ça,
00:30:27ben tu vas payer.
00:30:28Là,
00:30:28moi je te laisse deux jours
00:30:29pour partir,
00:30:30tu quittes la Corse
00:30:30et c'est terminé.
00:30:31C'est comme ça,
00:30:32toujours j'en remarque,
00:30:32que les choses ont été
00:30:33traitées en Corse.
00:30:34Soit directement
00:30:35par des réponses
00:30:37ou,
00:30:38c'est-à-dire,
00:30:38il n'y avait jamais
00:30:39finalement une idée
00:30:41de se dire,
00:30:42bon,
00:30:42on va faire une marche
00:30:43silencieuse dans la rue,
00:30:44on va faire confiance
00:30:45à la justice,
00:30:47à la police.
00:30:48Je pense qu'honnêtement,
00:30:49pour vous dire les choses,
00:30:50je n'appelle pas la violence,
00:30:51mais c'est la réalité.
00:30:52Oui,
00:30:52mais David,
00:30:53en fait,
00:30:53ce qu'on entend aussi
00:30:54sur le plateau,
00:30:55ce que disaient
00:30:55Mathias Leboeuf
00:30:55ou Guillaume Vastel,
00:30:56c'est qu'adopter
00:30:57ce type de stratégie,
00:30:59ce type de comportement,
00:31:00en fait,
00:31:00c'est sortir
00:31:01de la loi républicaine.
00:31:02Voilà,
00:31:02si on veut prendre
00:31:03un côté négatif à ça,
00:31:04même si ça marche,
00:31:06c'est sortir
00:31:06de la loi républicaine.
00:31:08C'est vrai,
00:31:08c'est vrai,
00:31:08c'est vrai dans l'absolu,
00:31:09vous avez complètement raison
00:31:15sorti, entre guillemets,
00:31:16de la loi républicaine,
00:31:17mais en même temps,
00:31:18c'est ça,
00:31:18toute la problématique
00:31:20aujourd'hui,
00:31:21et c'est sur ça
00:31:21qu'il faut débattre,
00:31:22comment arriver
00:31:23à une situation
00:31:24où en France
00:31:25et en Corse aussi,
00:31:26les gens n'ont plus besoin
00:31:27de se faire justice eux-mêmes.
00:31:29La réalité,
00:31:29elle est là,
00:31:30et c'est le point précis,
00:31:32et c'est sur ça
00:31:33qu'il faut débattre,
00:31:34c'est sur ça
00:31:34que la France doit trouver
00:31:35des solutions.
00:31:36Parce qu'encore,
00:31:37je peux vous dire une chose,
00:31:38c'est que ce genre
00:31:39de problèmes
00:31:40n'ont jamais été réglés
00:31:41par la police
00:31:42ou par la justice,
00:31:42et les gens,
00:31:45qui ont fait que finalement,
00:31:46ces populations
00:31:47qui sont d'origine maghrébine,
00:31:49souvent après
00:31:50qui se sont radicalisées en Corse
00:31:51qui étaient dans des franges
00:31:53qui s'étaient même islamisées,
00:31:54se sont tenues à carreau
00:31:55pour la simple et bonne raison
00:31:56qu'elles craignaient
00:31:57la réaction des Corses eux-mêmes.
00:32:00Elles craignaient
00:32:00cette réaction-là,
00:32:01donc du coup,
00:32:02elles disaient
00:32:02on va faire attention,
00:32:03on va se tenir à carreau,
00:32:04on ne va pas trop déborder
00:32:06parce que s'il se passe
00:32:07quelque chose,
00:32:08on sait très bien
00:32:08que derrière,
00:32:09il y aura une réponse.
00:32:10Il y aura une réponse forte
00:32:11et donc automatiquement,
00:32:13il y avait toujours
00:32:14ce rapport-là
00:32:14qui était entre les Corses
00:32:16et les étrangers,
00:32:17donc d'une certaine manière,
00:32:19les choses plus ou moins
00:32:20ont toujours tenu jusqu'à aujourd'hui
00:32:22de cette manière-là
00:32:22et la Corse a été préservée.
00:32:24– Ça fait râgir
00:32:25Guillaume Bastel
00:32:25ce que vous dites.
00:32:26– Oui,
00:32:27parce que si je comprends bien,
00:32:28la méthode Corses,
00:32:28c'est la méthode
00:32:29dont on se venge en soi-même.
00:32:30– Non,
00:32:30c'est exactement ce qui j'ai dit.
00:32:32– David Anthony va répondre.
00:32:34– C'est la dissuasion.
00:32:35– David Anthony répond,
00:32:36s'il vous plaît,
00:32:36parce qu'il a en réponse.
00:32:37– Oui,
00:32:37pour être clair,
00:32:38Jean-Marc,
00:32:39pour être clair et pour répondre,
00:32:40il faut bien comprendre une chose,
00:32:43c'est qu'en Corse,
00:32:44on était conscients
00:32:46d'une certaine réalité.
00:32:48Les Corses étaient conscients
00:32:49d'une certaine réalité.
00:32:50Ils étaient aussi observateurs
00:32:52de ce qui se passait
00:32:53sur le continent,
00:32:54même il y a 20 ans en arrière.
00:32:56La France connaissait déjà
00:32:57des problématiques
00:32:57d'insécurité.
00:32:59Et moi,
00:32:59je me souviens très bien
00:33:00que quand j'étais jeune,
00:33:01que j'étais en Corse,
00:33:02on voyait.
00:33:02Qu'est-ce qu'on se disait ?
00:33:03On se disait,
00:33:04on n'a pas envie,
00:33:05on n'a pas envie,
00:33:06nous,
00:33:06Corse,
00:33:06qu'on se retrouve
00:33:08dans la même situation
00:33:09que nos sœurs,
00:33:11que nos épouses,
00:33:12si elles doivent se promener
00:33:13dans la rue,
00:33:14vont commencer à regarder derrière
00:33:15et à avoir peur.
00:33:16On n'a pas envie
00:33:16que si on doit prendre
00:33:18les transports en commun
00:33:19de se retrouver en danger.
00:33:21On n'a pas envie
00:33:21d'avoir de la drogue
00:33:22de partout dans les quartiers.
00:33:23On n'a pas envie de ça.
00:33:24On avait envie
00:33:25de se préserver de tout ça.
00:33:27On avait envie
00:33:27que les gens puissent marcher
00:33:29en paix dans la rue.
00:33:30C'est ça aussi.
00:33:31Et donc,
00:33:31on savait que si,
00:33:33pour arriver à cette situation
00:33:34et pouvoir maintenir
00:33:35ce climat en Corse,
00:33:36il fallait à un moment donné
00:33:37être craint.
00:33:38C'est la réalité.
00:33:38Il fallait que le peuple corse,
00:33:40toujours,
00:33:41qu'il ait cet esprit
00:33:42dissuasif
00:33:43vis-à-vis de ceux
00:33:44qui arrivent en Corse
00:33:44pour finalement
00:33:46être dans une idée
00:33:47où ils devaient faire
00:33:47ce qui se fait
00:33:49dans les quartiers
00:33:49à Marseille ou à Paris,
00:33:51eh bien,
00:33:51en Corse,
00:33:51ça ne fonctionnait pas.
00:33:52En Corse,
00:33:53ils tentaient de faire
00:33:54la même chose,
00:33:54ils étaient sanctionnés
00:33:55tout de suite.
00:33:56Alors,
00:33:56ce n'est pas question
00:33:56d'un esprit de vengeance.
00:33:58C'était que c'était comme ça.
00:33:59À un moment donné,
00:33:59il n'y avait pas le choix.
00:33:59C'est mettre un rapport de force,
00:34:01en fait.
00:34:01L'idée,
00:34:01c'est mettre un rapport de force
00:34:03pour maintenir
00:34:04leur Jordan Fauranteur.
00:34:05C'est de réinstaurer
00:34:05un rapport de force
00:34:06qu'on a complètement oublié
00:34:07aujourd'hui.
00:34:07Moi,
00:34:07ce qui vraiment me fatigue,
00:34:09en fait,
00:34:09je vous le dis,
00:34:09j'en remarque,
00:34:10il y a des discours ici
00:34:11que j'entends
00:34:11qui, à mon avis,
00:34:11accablent les Français.
00:34:13C'est en fait...
00:34:13Lesquels ?
00:34:14Non,
00:34:14mais de dire,
00:34:15en fait,
00:34:15la seule défense,
00:34:16c'est l'État de droit,
00:34:16c'est l'esprit républicain.
00:34:17Vous avez 10 ans de retard
00:34:21en disant ça.
00:34:22On a face à nous...
00:34:22Vous parlez de Guillaume Bastel
00:34:23et Mathias Lebeuf.
00:34:24On a face à nous des gens,
00:34:29des assaillants,
00:34:30de toutes parts.
00:34:30Prenez par exemple
00:34:31les narcos trafiquants
00:34:32qui sont, eux,
00:34:32dans une autre dimension.
00:34:34C'est du terrorisme.
00:34:34Ils ont sorti des outils,
00:34:37une façon d'attaquer
00:34:37notre pays,
00:34:38notre État,
00:34:39qui est sans commune mesure.
00:34:41Et on ne peut pas y répondre
00:34:41avec simplement des outils
00:34:43qui sont les valeurs républicaines
00:34:44ou des choses
00:34:44qu'on a mis en place
00:34:45il y a 10 ans.
00:34:46D'une part.
00:34:46Et d'autre part,
00:34:47l'autre point de Chimshod,
00:34:48parce qu'on ne l'a toujours pas évoqué,
00:34:49c'est quand même le profil
00:34:49de l'assaillant.
00:34:50On parle d'un homme
00:34:51migrant syrien
00:34:52qui est, pardon,
00:34:53mais connu pour des affaires
00:34:54de vol stupéfiants
00:34:55et port d'armes illégales.
00:34:57Qu'est-ce qu'il faisait
00:34:57en Corse ?
00:34:59Qu'est-ce qu'il faisait ?
00:35:00Qu'est-ce qu'il faisait ?
00:35:01Qui était connu
00:35:01pour des faits de vol
00:35:01fait sur le territoire français.
00:35:03Je remercie David Antonylli
00:35:04qui est avec nous
00:35:05et Mathias Lebeuf vous répond.
00:35:06C'est un débat intéressant
00:35:07parce qu'on s'aperçoit
00:35:09qu'à l'extrême droite,
00:35:10vous avez passé par...
00:35:11Je ne sais pas à qui vous parlez,
00:35:12monsieur,
00:35:12mais l'extrême droite
00:35:13ou sur le plateau ?
00:35:14Vous avez passé
00:35:15par pertes et profits
00:35:16l'État de droit.
00:35:17Ça y est,
00:35:18vous avez tiré un droit.
00:35:19Ça fait 20 heures
00:35:19que vous nous serviez
00:35:20avec l'État de droit
00:35:20et voilà la situation
00:35:21dans laquelle on est, monsieur.
00:35:22Non, mais moi,
00:35:23je ne suis pas responsable politique.
00:35:25J'essaye de penser
00:35:26un peu la situation.
00:35:27Et je vais...
00:35:28Juste une chose,
00:35:28c'est que quand on passe
00:35:29de la vengeance,
00:35:32quand on fait justice
00:35:33soi-même,
00:35:34ça a un nom, ça.
00:35:35Ça s'appelle la vengeance.
00:35:36Et quand la vengeance
00:35:37se substitue à la justice,
00:35:39effectivement,
00:35:40il n'y a plus d'État de droit,
00:35:41il n'y a plus d'État républicain.
00:35:42Mais vous la comprenez,
00:35:42ils n'ont pas d'autre choix.
00:35:46Il n'y a pas eu de vengeance.
00:35:47Je suis de ceux
00:35:48qui déplore justement
00:35:49l'intéressif de l'État
00:35:50sur ces questions de sécurité.
00:35:52Une fois qu'on l'a déploré,
00:35:53qu'est-ce qu'on fait ?
00:35:53On se laisse tuer ?
00:35:54Excusez-moi,
00:35:54excusez-moi de le dire clairement
00:35:55comme ça.
00:35:56Qu'est-ce qu'on fait ?
00:35:56On se laisse tuer ?
00:35:57Une fois que vous avez déploré,
00:35:59qu'est-ce qu'il se passe ?
00:36:00On fait des marches blanches
00:36:02et on sort les monos.
00:36:03Et puis, Jean-Marc,
00:36:04quand on fait des marches blanches,
00:36:05on est aussi taxé de fachos.
00:36:06Moi, ce qui s'était passé
00:36:07à Crépol,
00:36:08tous ceux qui ont soutenu
00:36:09la marche blanche
00:36:10étaient taxés de fachos.
00:36:11Gilles Casanova.
00:36:11Voilà, c'est l'étape d'après.
00:36:13On est toujours taxés de fachos.
00:36:14Alors, ce qui produit
00:36:15toute cette agitation
00:36:16et cette réflexion,
00:36:18c'est parce que
00:36:19la situation insulaire
00:36:20crée une plus grande cohésion
00:36:22de la population.
00:36:24Ça, c'est vrai.
00:36:24Et donc, quand il se passe quelque chose,
00:36:26la population corse,
00:36:27elle réagit.
00:36:28Et elle dit à la République,
00:36:30faites votre boulot.
00:36:31Sinon, vous allez voir.
00:36:33Alors, évidemment,
00:36:34c'est mal, vous allez voir.
00:36:35Mais sauf que la réalité,
00:36:37c'est que quand on ne fait pas
00:36:38son travail...
00:36:38Jusque-là, ça marchait.
00:36:39C'est ce que nous disait David.
00:36:40Alors, la différence,
00:36:41c'est que sur le continent,
00:36:43la population se laisse faire
00:36:45pour des raisons multiples.
00:36:47La population se laisse
00:36:48beaucoup plus faire
00:36:49et donc, on continue
00:36:51à laisser aller
00:36:52et à laisser faire.
00:36:53En Corse,
00:36:54la population réagit
00:36:55assez vivement.
00:36:56Donc, du coup,
00:36:57l'État a plutôt tendance
00:36:59à réagir vite
00:37:01pour éviter les débordements.
00:37:03Mais bien sûr
00:37:03qu'il ne faut pas
00:37:04de débordements.
00:37:04Mais personne ne souhaite
00:37:05les débordements.
00:37:06Personne ne veut des débordements.
00:37:07Mais on est dans un rapport
00:37:08de force,
00:37:08Loïc Travers.
00:37:08Ni le gouvernement,
00:37:10ni les forces.
00:37:10Mais que la police
00:37:11et les forces de l'ordre
00:37:12d'une façon générale
00:37:12ne peuvent gagner
00:37:13à partir du moment
00:37:13où si les moyens
00:37:14sont donnés à la police
00:37:15et on va dire
00:37:16sans réserve
00:37:16et pas avec des budgets
00:37:17comme aujourd'hui
00:37:18en baisse
00:37:19et qui nous foutent
00:37:20clairement dans la mouise.
00:37:21Le durcissement des lois
00:37:22avec leur application
00:37:23sans faille
00:37:24peut-être donnerait
00:37:25un petit peu moins
00:37:25le sentiment d'impunité
00:37:26et surtout,
00:37:27aujourd'hui,
00:37:29y compris quand on a eu
00:37:29des gens comme
00:37:30M. Darmanin
00:37:31voire comme M. Retailleau
00:37:32qui se sont impliqués
00:37:34pour que des règles
00:37:35soient beaucoup plus
00:37:35ou des dispositifs
00:37:36soient beaucoup plus sévères,
00:37:38eh bien on a eu
00:37:39des parlementaires
00:37:40qui ont pris
00:37:40l'extrême inverse
00:37:42et notamment
00:37:43et les filles
00:37:44ou alors
00:37:44on a le Conseil constitutionnel
00:37:46qui a censuré
00:37:47ces mêmes règles
00:37:48ou ces mêmes lois.
00:37:49Donc ça empêche
00:37:50la police
00:37:51et les forces de l'ordre
00:37:51d'une façon générale
00:37:52d'intervenir correctement
00:37:54et de façon sévère
00:37:55sans compter la justice
00:37:57Et donc les gens
00:37:57réagissent eux-mêmes
00:37:58à un moment,
00:37:59on en est la matière
00:38:00très bas.
00:38:00Oui, moi ce que je voulais dire
00:38:01c'est que ce rapport
00:38:02de force qui est naissant
00:38:03il me paraît à la fois
00:38:05Il n'est pas naissant
00:38:06David Anthony
00:38:07vous disait
00:38:07ça fait 15 ans
00:38:08que ça existe en Corse
00:38:09en Corse
00:38:10c'est pas naissant
00:38:11et il nous disait
00:38:12c'est pour ça
00:38:13qu'on était dans le calme
00:38:14et dans la sérénité
00:38:15jusque là en Corse
00:38:15parce qu'il y avait
00:38:16ce rapport de force
00:38:17et vous avez entendu
00:38:18l'anecdote qu'il racontait
00:38:19elle n'est pas neutre
00:38:19on allait voir les gens
00:38:20on leur disait
00:38:21ils avaient 48 heures
00:38:21pour quitter ville
00:38:22Je connais la Corse
00:38:23j'ai l'habitude
00:38:24d'aller régulièrement
00:38:25à Nonza
00:38:26donc c'est un territoire
00:38:28que je connais un peu
00:38:29et je sais bien
00:38:30qu'il y a même
00:38:31en Corse
00:38:32on peut dire
00:38:32qu'il y a une certaine
00:38:33comment dire
00:38:34c'est une terre violente
00:38:35il y a quelque chose
00:38:36de très fort en Corse
00:38:37ce que je voulais dire
00:38:39c'est que
00:38:39ne pas subir
00:38:41être dans le rapport
00:38:42de force
00:38:42pour ne pas subir
00:38:43bien sûr
00:38:44c'est intéressant
00:38:46et ça peut être salvateur
00:38:48mais ça peut basculer
00:38:49aussi
00:38:49dans quelque chose
00:38:51qui peut être
00:38:51à la fois dramatique
00:38:52et qui peut encore
00:38:53en même temps
00:38:54que les gens
00:38:54se sont plantés
00:38:55dans la rue
00:38:55c'est dramatique aussi
00:38:56c'est pour ça
00:38:57qu'il y a un élément
00:38:58qui est un élément important
00:38:59c'est l'Etat
00:39:01et la réaction de l'Etat
00:39:02à travers
00:39:04la sécurité
00:39:04et l'Etat
00:39:05pour agir
00:39:06a besoin des policiers
00:39:07les policiers
00:39:07ont besoin du soutien
00:39:08de l'Etat
00:39:09et justement
00:39:10on va enchaîner
00:39:11avec François Bayrou
00:39:11hier
00:39:12qui était chez
00:39:13nos confrères de Brut
00:39:13et qui n'a pas eu l'air
00:39:14vraiment de soutenir
00:39:15les policiers
00:39:16c'est le moins qu'on puisse dire
00:39:16il a été interrogé
00:39:18par Rémi Buzine
00:39:19qui est un journaliste
00:39:21il a été interrogé
00:39:22sur les contrôles au faciès
00:39:23en particulier
00:39:23ce qui se passait
00:39:24dans les cités
00:39:24et on a le sentiment
00:39:26que François Bayrou
00:39:26a lâché les policiers
00:39:28et les forces de l'ordre
00:39:28de façon générale
00:39:29en reconnaissant
00:39:30qu'il y avait
00:39:31des contrôles au faciès
00:39:32écoutez ce qu'a dit
00:39:33François Bayrou
00:39:34c'est vrai qu'il y a
00:39:36plus souvent des contrôles
00:39:38selon la situation
00:39:40le quartier
00:39:41la couleur de la peau
00:39:43je ne dis pas le contraire
00:39:45il y a des contrôles au faciès
00:39:47c'est ça quelque part ?
00:39:48oui sûrement
00:39:49je n'ai pas de doute
00:39:52qu'un certain nombre de jeunes
00:39:55dans certains quartiers
00:39:57sont contrôlés plus souvent
00:39:59que d'autres jeunes
00:40:00dans d'autres quartiers
00:40:01Mathias Lebas
00:40:02vous l'assumez
00:40:02votre réflexion que vous avez faite ?
00:40:04oui j'ai dit
00:40:05que pour une fois
00:40:05il disait la vérité
00:40:06il fait son expérience
00:40:07Loïc Travers
00:40:08il dit la vérité
00:40:09François Bayrou
00:40:09alors nous
00:40:10on est complètement atterrés
00:40:11et c'est comme s'il avait
00:40:12mis une gifle
00:40:13dont il a le secret
00:40:13d'ailleurs à tous les policiers
00:40:15de France au même moment
00:40:15nous on s'est toujours défendus
00:40:18sur le fait qu'on essaie
00:40:20et notamment
00:40:21une certaine frange
00:40:22politicienne
00:40:24mais pas forcément son camp
00:40:25sur le fait
00:40:26qu'il y ait
00:40:27une forme d'institutionnalisation
00:40:29des contrôles au faciès
00:40:30et donc d'un racisme
00:40:31dit systémique
00:40:32dans la police nationale
00:40:34on le dénoncera
00:40:34toujours
00:40:35on continuera
00:40:36à le dénoncer
00:40:37moi ce qui m'inquiète
00:40:39c'est plutôt
00:40:40cette façon
00:40:41dans le tempo
00:40:44à quelques jours
00:40:45d'une échéance
00:40:46où de toute façon
00:40:47il va se barrer
00:40:48ça fait de secret
00:40:49pour personne
00:40:49mais c'est surtout
00:40:50qu'à partir du 10
00:40:52il risque d'y avoir
00:40:53en tout cas c'est ce qui est promis
00:40:54au moins jusqu'au 10 au 18
00:40:56un certain nombre
00:40:57d'événements
00:40:58où la police nationale
00:40:59et où les forces de l'ordre
00:41:00et y compris les gendarmes
00:41:01vont être extrêmement mobilisés
00:41:03pour tenter de déjouer
00:41:05tout ce qu'on nous promet
00:41:06et on trouve très curieux
00:41:07ce tempo
00:41:08à moins que c'était fait
00:41:09peut-être pour faire
00:41:10une espèce de dissuasion
00:41:11et bien qu'il ait pu le dire
00:41:13non seulement comme ça
00:41:14mais en plus à ce moment-là
00:41:15donc non seulement
00:41:16on est outré
00:41:17de ce qu'il a dit
00:41:18parce que c'est faux
00:41:19et je tiens à rappeler ici
00:41:20à tous les téléspectateurs
00:41:21que les policiers
00:41:22quand ils font des contrôles
00:41:24ils les font par rapport
00:41:25à des comportements
00:41:25par rapport à des agissements
00:41:27en vertu du code pénal
00:41:28et du code de procédure pénale
00:41:30et bien évidemment
00:41:31à partir du moment
00:41:31où ça a été
00:41:32selon des injonctions
00:41:34hiérarchiques
00:41:35et sous le contrôle
00:41:36de la justice
00:41:36Mathias Lebeuf a l'air de dire
00:41:37que c'est pas faux ce qu'il dit
00:41:38Juste une chose
00:41:39François Biéroul
00:41:40ne dit qu'une vérité
00:41:42qui a été actée
00:41:43actée par qui ?
00:41:44Par le défenseur des droits
00:41:45en 2017
00:41:46qui était à l'époque
00:41:47Jacques Toubon
00:41:47Loïc Travers vous dit le contraire
00:41:48il vous dit que c'est faux
00:41:49c'est totalement faux
00:41:49Jacques Toubon
00:41:51Jacques Toubon
00:41:51dit qu'il est
00:41:52comment ?
00:41:53dit qu'il est
00:41:54défenseur des droits
00:41:55c'est pas un dangereux gauchiste
00:41:56il fait pas partie
00:41:57de la France insoumise
00:41:58c'est un gauchiste
00:41:59en tout cas
00:42:00il est plus très à droite
00:42:01il est plus très à droite
00:42:03Jacques Toubon
00:42:03quand on voit ses rapports
00:42:04on peut pas dire
00:42:05il soit très à droite
00:42:05Juste une chose
00:42:06défenseur des droits
00:42:07qui montrait à l'époque
00:42:09qui a fait une étude
00:42:10qui montrait que
00:42:10les personnes noires
00:42:11ou arabes
00:42:12avaient une probabilité
00:42:1320 fois plus importante
00:42:14d'être contrôlées
00:42:15et non pas
00:42:16en situation de délit
00:42:17en situation comme ça
00:42:18de déambuler dans la rue
00:42:19premièrement
00:42:20Vous avez posé la question
00:42:21de pourquoi on contrôlait
00:42:24davantage en banlieue ?
00:42:25Juste une chose
00:42:262021
00:42:26le Conseil d'Etat
00:42:28valide
00:42:30cet état de fait
00:42:32et dit
00:42:32effectivement
00:42:33il y a des contrôles
00:42:34de faciès
00:42:35au faciès
00:42:36et ces contrôles au faciès
00:42:37on peut soupçonner
00:42:38qu'ils soient systématiques
00:42:39c'est pas moi qui dis
00:42:41on peut soupçonner
00:42:42c'est déjà une différence
00:42:43j'en donne la minute
00:42:45donc la question se pose
00:42:46et je vous rappelle
00:42:47juste une chose
00:42:47je vous rappelle
00:42:48juste une chose
00:42:49c'est que
00:42:49François Béroux
00:42:50fait cette déclaration
00:42:51à l'occasion d'une vidéo
00:42:53où on voit
00:42:54un policier
00:42:55qui contrôle
00:42:56effectivement
00:42:57un individu
00:42:57il fait cette déclaration
00:42:59surtout chez Brut
00:42:59où il sait qu'il est
00:43:01en terrain conquis
00:43:02et comme par hasard
00:43:03c'est là où il fait ça
00:43:04il fait pas cette vidéo
00:43:05il fait pas
00:43:07ce type de remarque
00:43:08quand il est face
00:43:08aux journalistes
00:43:10des chaînes de télé
00:43:11dont Sonia Mabrou
00:43:11qui lui aurait dit
00:43:13la vérité en face
00:43:14attendez
00:43:14vous avez beaucoup parlé
00:43:15je voudrais que j'en donne
00:43:16vos réponses
00:43:16au-delà du fait
00:43:17je pense que
00:43:17le chat français
00:43:18c'est très bien
00:43:18pourquoi il y a
00:43:18davantage de contrôle
00:43:19dans ces quartiers-là
00:43:20c'est parce que
00:43:20c'est là que la délinquance
00:43:21est surreprésentée
00:43:22tous les chiffres
00:43:23l'atteste
00:43:23et le ministre
00:43:24à l'intérieur
00:43:24mais c'est pas la question
00:43:26c'est aucun policier
00:43:28de guilleter de coeur
00:43:29ne va contrôler
00:43:30un homme noir
00:43:30parce qu'il est noir
00:43:31personne ne fait ça
00:43:31en revanche
00:43:32il contrôle davantage
00:43:33certainement dans
00:43:33les quartiers
00:43:34des banlieues
00:43:34parce qu'il y a
00:43:34un phénomène
00:43:35d'insécurité
00:43:35et de délinquance
00:43:36qui est surreprésentée
00:43:37peu importe la couleur
00:43:38je suis désolé
00:43:45comment voulez-vous
00:43:46que les français
00:43:47aient confiance
00:43:47en l'état de droit
00:43:49on en parlait
00:43:49juste sur le sujet
00:43:50d'avant
00:43:50quand le premier ministre
00:43:52désavoue sa police
00:43:52quand quotidiennement
00:43:54on se pose des questions
00:43:55sur l'état de droit
00:43:56en termes de justice
00:43:58pour comment la justice
00:43:59peut parfois relâcher
00:44:00des gens qui ont des profils
00:44:01assez exotiques
00:44:02dans la rue
00:44:02qui ont commis des actes
00:44:04comment voulez-vous
00:44:05que les français
00:44:05aient confiance
00:44:06et ne se disent pas
00:44:07il va falloir
00:44:08un jour ou l'autre
00:44:09se prendre en main
00:44:10comme en Corse
00:44:10je suis désolé
00:44:11le premier ministre
00:44:12doit soutenir la police
00:44:13c'est le débat
00:44:14excusez-moi
00:44:15c'est la moindre des choses
00:44:15la police qui est attaquée
00:44:17par l'EF
00:44:17déjà
00:44:17qui est attaquée
00:44:18par l'extrême gauche
00:44:19le premier ministre
00:44:20doit soutenir la police
00:44:21de toute façon
00:44:22c'est une faute morale
00:44:23et politique
00:44:23à la veille du 10 septembre
00:44:25c'est une faute morale
00:44:25et politique
00:44:25reconnaître
00:44:26qu'il puisse y avoir
00:44:27des contrôles au fascisme
00:44:29moi contrairement
00:44:29à ce que vous dites
00:44:30pour moi
00:44:30c'est pas cracher
00:44:31à la figure de la police
00:44:32c'est chercher
00:44:33ça veut dire qu'ils font mal
00:44:38c'est ça ce que ça veut dire
00:44:39il y a des amours
00:44:40mais en bloc
00:44:40c'est la question
00:44:41la police est alors
00:44:43républicaine
00:44:44on doit pouvoir
00:44:44la critiquer
00:44:45on peut la critiquer
00:44:46mais on ne peut pas dire
00:44:47que la police est raciste
00:44:48excusez-moi
00:44:48faire des contrôles au fascisme
00:44:50ça veut dire
00:44:51que la police est raciste
00:44:53c'est ça ce que ça veut dire
00:44:54il peut y avoir un problème
00:44:55et qu'il peut y avoir
00:44:56effectivement
00:44:56un problème de racisme
00:44:58comme il peut y avoir
00:44:58un problème de...
00:45:00Gilles Casanova
00:45:01si on veut comprendre
00:45:02le fascisme
00:45:03on ne contrôle que les blancs
00:45:04dans les transports en commun
00:45:04parlez pas tous en même temps
00:45:06si on veut comprendre
00:45:07ce qui se passe
00:45:08il faut voir
00:45:09où est la cause
00:45:10et qui est responsable
00:45:12sinon
00:45:12on discute
00:45:13sur des phénomènes
00:45:14et on ne voit pas
00:45:15le fond des choses
00:45:16pour faire baisser
00:45:17le coût du travail
00:45:18on a décidé
00:45:19de faire
00:45:20entrer
00:45:21le chaos du monde
00:45:22dans nos banlieues
00:45:23le chaos du monde
00:45:24il a un visage noir
00:45:26il a un visage afghan
00:45:28il a le visage
00:45:29des migrants
00:45:30donc naturellement
00:45:31si vous regardez
00:45:32les statistiques
00:45:33c'est pas le chaos
00:45:34qui a un visage noir
00:45:35attention
00:45:35attention aux mots
00:45:36aux mots qui sont employés
00:45:37le chaos du monde
00:45:38il vient de régions
00:45:39dans lesquelles
00:45:40les gens
00:45:40ne sont pas blonds
00:45:42ne sont pas blancs
00:45:43donc globalement
00:45:45vous avez
00:45:46globalement
00:45:47vous avez
00:45:47des policiers
00:45:48attendez
00:45:48parce que
00:45:48ce que vous dites
00:45:50c'est attention
00:45:51à ce que vous dites
00:45:51parce que
00:45:51on est un peu
00:45:53sur des oeufs
00:45:53vous avez
00:45:54des policiers
00:45:55attendez
00:45:56vous avez
00:45:57des policiers
00:45:57qui ont plus
00:45:58qui ont plus
00:45:59d'occasion
00:46:00de contrôler
00:46:00des personnes
00:46:01qui viennent
00:46:02de ces régions
00:46:02que des
00:46:03mais de quelle région
00:46:04attendez
00:46:04on parle de quoi
00:46:05vous me parlez
00:46:06du chaos du monde
00:46:06qui vient en France
00:46:07l'Afghanistan
00:46:09c'est pas le chaos du monde
00:46:10le Soudan
00:46:11c'est pas le chaos du monde
00:46:12tout ça
00:46:12c'est une zone
00:46:15de guerre
00:46:16dans lesquelles
00:46:17les arabes en France
00:46:17il n'y a qu'eux
00:46:18qui mettent le bordel
00:46:19et c'est de leur faute
00:46:20s'il y a le bordel en France
00:46:21ils sont surreprésentés
00:46:22on n'a pas dit
00:46:22qu'il y avait qu'eux
00:46:23on dit qu'il y a une surreprésentation
00:46:24on a mis le chaos du monde
00:46:25dans les banlieues
00:46:26et c'est là où c'est le bordel
00:46:27on dit qu'il y a une surreprésentation
00:46:29je vous dis que
00:46:29c'est là que l'on dit
00:46:31qu'il y a des contrôles au faciès
00:46:32on vous dit pas
00:46:33dans le 16ème arrondissement
00:46:34il y a des contrôles au faciès
00:46:35on vous dit
00:46:36dans les banlieues
00:46:37il y a des contrôles au faciès
00:46:38et je vous dis
00:46:39dans les banlieues
00:46:40c'est là qu'on a mis
00:46:42c'est là qu'on a mis
00:46:44des populations
00:46:45on parle des contrôles au faciès
00:46:50la vidéo parle de sur-contrôle
00:46:53dans certaines régions
00:46:54ou certaines zones géographiques
00:46:55et de sur-contrôle des blancs
00:46:57dans les transports en commun
00:46:58pourquoi moi à chaque fois
00:46:58je prends un train
00:46:59on va me contrôler
00:46:59parce qu'on sait
00:47:00si j'ai un billet
00:47:00que je ne l'ai pas payé
00:47:01je vais le payer
00:47:02c'est pas du racisme ça ?
00:47:03si vous avez bien écouté
00:47:04ce que dit François Bayrou
00:47:05il dit qu'il parle
00:47:06de contrôle d'identité
00:47:08selon le quartier
00:47:08et la couleur de peau
00:47:09la couleur de peau
00:47:10pour moi c'est un contrôle au faciès
00:47:11excusez-moi
00:47:12la couleur de peau
00:47:15pour moi c'est ce que j'appelle
00:47:17un contrôle au faciès
00:47:18le policier Loïc Travers
00:47:19ce qui est intéressant
00:47:19il faut faire attention
00:47:21à toutes les généralités
00:47:23et il me semble
00:47:24que dans le rapport tout bon
00:47:25que j'ai eu l'occasion
00:47:26de lire en large
00:47:27en Loïc Travers
00:47:28parce que forcément
00:47:28on était attaqués
00:47:29nous les forces de l'ordre
00:47:30et moi je me sentais aussi attaqué
00:47:32il y avait des éléments
00:47:33de pondération
00:47:34que vous devriez peut-être
00:47:36rechercher pour la prochaine fois
00:47:38ce serait peut-être
00:47:39un petit peu moins général
00:47:40moi ce que je veux pouvoir dire
00:47:42c'est que les policiers
00:47:42aujourd'hui sont la police
00:47:43la plus contrôlée d'Europe
00:47:45voire peut-être même au monde
00:47:46alors effectivement
00:47:47il y a des cas
00:47:47un cas
00:47:48je vais le considérer de tragique
00:47:50en tout cas qui n'est pas logique
00:47:51celui qui s'est déroulé
00:47:53dans le 93
00:47:54mais le système judiciaire
00:47:56se met en place
00:47:56l'IGPN est saisi
00:47:58il y aura ou pas
00:47:59des suites judiciaires
00:48:00et des suites administratives
00:48:02ce collègue j'imagine
00:48:03ira sans doute
00:48:04dans un conseil de discipline
00:48:05bien s'expliquer
00:48:07et c'est d'ailleurs pour ça
00:48:09que les conseils de discipline
00:48:09existent
00:48:11pour entre guillemets
00:48:12laver le lynchal en famille
00:48:14et surtout avec des gens
00:48:15qui n'ont pas d'a priori
00:48:16qui sont des policiers
00:48:17qui connaissent les techniques
00:48:19ce qui est possible
00:48:19de faire ou de ne pas faire
00:48:21et de façon sereine
00:48:22ça intéresse quand même
00:48:23les citoyens
00:48:23avec un jury
00:48:24bien sûr
00:48:24mais c'est très bien
00:48:25c'est pas
00:48:25juste 21st le bœuf
00:48:27dire qu'il y a des dérapages
00:48:28dire qu'il y a des
00:48:29honnêtement
00:48:30si vous me dites
00:48:30il y a des policiers racistes
00:48:32oui bien évidemment
00:48:33attendez
00:48:34comme il y a des journalistes racistes
00:48:36comme il y a des plombiers racistes
00:48:38il y en a partout
00:48:39mais on ne peut pas généraliser
00:48:40le problème c'est la généralisation
00:48:42des probis
00:48:43il y en a partout
00:48:44je voulais juste vous poser une question
00:48:46Gérald Darmanin
00:48:48chaque fois qu'on critique la police
00:48:50vous vous sentez attaqué
00:48:52non
00:48:52non
00:48:53chaque fois qu'on critique la police
00:48:55je vais vous dire une chose
00:48:57je suis délégué syndical
00:48:58donc je suis là pour défendre mes collègues
00:48:59attendez monsieur
00:49:00je me permets de parler
00:49:01je suis délégué syndical
00:49:02je suis là pour les représenter
00:49:04pour les défendre
00:49:05en vertu de lois
00:49:06qui sont des lois
00:49:07républicaines
00:49:08et par rapport
00:49:09au droit syndical
00:49:10point
00:49:10alors c'est vrai que peut-être
00:49:11parfois on en fait des caisses
00:49:12on a tendance à surexagérer
00:49:14mais exactement
00:49:15comme vous venez de le faire
00:49:16en donnant des généralités
00:49:18moi ce que je veux juste dire
00:49:19c'est des faits
00:49:20ces comportements individuels
00:49:21quand ils ont été
00:49:22eh bien
00:49:23quand ils sont répréhensibles
00:49:25eh bien
00:49:25le collègue ne reste pas
00:49:26impuni
00:49:27et d'ailleurs
00:49:28ça amène souvent
00:49:29des incidences très graves
00:49:30y compris
00:49:31pour ceux qui n'ont rien demandé
00:49:32c'est à dire
00:49:33sa femme et ses enfants
00:49:34donc ne dites pas
00:49:35qu'en fait
00:49:35il ne passe jamais rien
00:49:36quand il y a
00:49:37entre guillemets
00:49:38un dérapage
00:49:38juste une chose
00:49:39moi je suis un citoyen
00:49:40et tout ce qui concerne la police
00:49:41je considère que
00:49:42ça m'intéresse
00:49:44et ça me concerne
00:49:44premièrement
00:49:45deuxièmement
00:49:46je considère que la police
00:49:47est le premier
00:49:48et le dernier pilier
00:49:49de la république
00:49:50sans police
00:49:50il n'y a pas de république
00:49:51merci de le rappeler
00:49:52ça va de soi
00:49:54il n'y a pas de contrat social
00:49:55donc j'ai aucun souci avec ça
00:49:56après
00:49:57je trouve que
00:49:58c'est un corps
00:49:59qui est tellement important
00:50:00et je connais la difficulté
00:50:02du métier de policier
00:50:04quelle que soit
00:50:04d'ailleurs
00:50:05l'affectation
00:50:06qu'on doit pouvoir
00:50:08critiquer la police
00:50:09poser des questions
00:50:10mais il y a
00:50:11le dommage dans votre propos
00:50:12monsieur
00:50:12c'est que vous avez fait
00:50:13une généralité
00:50:13mais c'est ça
00:50:14c'est décentialiser tout le monde
00:50:15il y a des éléments
00:50:16de fondération dedans
00:50:17que vous n'avez pas mis en avant
00:50:19juste ça
00:50:19juste ça
00:50:20juste ça
00:50:22oui enfin
00:50:22vous avez fait à charge
00:50:24excusez-moi
00:50:25vous étiez à charge
00:50:25le rapport tout bon
00:50:26vous étiez à charge
00:50:27les éléments de fondération
00:50:28on ne les a pas entendus
00:50:29vous avez pris que les éléments
00:50:30à charge contre les policiers
00:50:31parce qu'encore une fois
00:50:33je me base sur des faits
00:50:35et les faits
00:50:36ce n'est pas les faits
00:50:37dans la rue
00:50:37c'est que le défenseur des droits
00:50:39a produit un rapport
00:50:40alors il y a des éléments
00:50:42de pondération peut-être
00:50:43dont la teneur globale
00:50:45disait qu'il y avait
00:50:46des contraintes
00:50:46Jordan Florentin
00:50:47non mais en tout cas
00:50:48c'est ça pour en venir
00:50:49à l'interview de François Perrault
00:50:49sur Brut
00:50:50je pense que c'est
00:50:51au-delà de ça
00:50:51juste une tentative maladroite
00:50:52peut-être d'aller rassurer
00:50:53un peu sa gauche
00:50:54il le fait sur un média
00:50:55c'est pas anodin
00:50:55Brut
00:50:56un média d'extrême gauche
00:50:57qui avait suivi
00:50:57toute la musique
00:50:59pro-traorée
00:51:00contre les violences policières
00:51:01etc
00:51:01donc je pense qu'en fait
00:51:02il cherche juste
00:51:02à parler à un public
00:51:03à séduire un public
00:51:04dans un moment
00:51:05où il a besoin aussi
00:51:05de se rassurer sur sa gauche
00:51:06à part quel est l'intérêt
00:51:07aujourd'hui de séduire un public
00:51:08c'est pas le public
00:51:09qui va voter
00:51:10c'est les députés
00:51:10il mise encore peut-être
00:51:13sur une partie de sa gauche
00:51:14pour ne pas tomber
00:51:14ce soir
00:51:15le PS
00:51:19il passe pas assez lourd
00:51:20pour voter tout seul
00:51:21la confiance
00:51:21en tout cas
00:51:22il mise sur un arbre
00:51:22et puis il a voté
00:51:24de toute façon
00:51:24c'était le pari
00:51:25qui avait fait
00:51:26rappelez-vous
00:51:26le président de la république
00:51:27lui-même
00:51:28qui avait dans ce même média
00:51:29lui aussi désavoué à la police
00:51:30mais ça c'est pas un hasard
00:51:32justement
00:51:32personne ne le rappelle
00:51:33c'est étonnant
00:51:34parce que personne ne le rappelle
00:51:35que c'est dans le même média
00:51:35c'est dans Brut également
00:51:36qu'Emmanuel Macron
00:51:37avait tenu à peu près
00:51:38le même discours
00:51:39sur les policiers
00:51:40donc c'est pas un hasard
00:51:41ça veut dire que
00:51:42quand ils vont là-bas
00:51:42ils y vont de façon déterminée
00:51:44avec un message
00:51:45à faire passer un certain public
00:51:46et ça fait un film politico
00:51:46médiatique
00:51:48qui est en lien avec le 10
00:51:50et effectivement
00:51:50en tout cas les événements
00:51:51qui sont annoncés
00:51:52pour la semaine du 10 au 18
00:51:53nous on fait forcément
00:51:55le lien
00:51:56c'est obligé
00:51:57ou alors c'est que
00:51:58c'est qu'on n'est pas
00:52:00des citoyens normaux
00:52:01donc le lien
00:52:02ça veut dire quoi ?
00:52:03ça veut dire que c'est fait pour quoi ?
00:52:04ça veut dire que pour nous
00:52:04c'est une tentative de diversion
00:52:05exactement comme
00:52:06Madame Borne
00:52:06elle a fait avec son panthéon
00:52:07c'est pareil
00:52:08c'est à dire qu'en fait
00:52:09on met des exemples
00:52:10comme ça
00:52:10un peu farfelus
00:52:12puis hop
00:52:12ça alimente le débat
00:52:14et on évite de se recentrer
00:52:16sur ce qui est
00:52:16ils espèrent calmer
00:52:17les ardeurs
00:52:18de certains jeunes de banlieue
00:52:19qui veulent venir tout casser
00:52:20le 10 septembre
00:52:22et entre le 10 et le 18
00:52:23en se disant
00:52:23si on reconnait quelque chose
00:52:24si on dit quelque chose
00:52:25sur la police
00:52:26ça va peut-être les calmer
00:52:27c'est pas ça
00:52:27ça c'est une politique lâche
00:52:29de soumission
00:52:30bon allez
00:52:31on va faire une pause
00:52:32on va se retrouver
00:52:32dans un instant
00:52:33on va continuer
00:52:33à parler de tout ça
00:52:35du risque de guerre civile
00:52:36tiens
00:52:36c'est une rumeur
00:52:38qui circule
00:52:39et on écoutera
00:52:40Mathilde Panot
00:52:40qui est fabuleuse
00:52:41qui dit le risque de guerre civile
00:52:42c'est l'extrême droite
00:52:42qui le fait
00:52:43et nous à l'FI
00:52:43on est pour le grand amour
00:52:45entre tout le monde
00:52:46elle a dit ça très sérieusement
00:52:47et hier on ira à l'Assemblée Nationale
00:52:48également en direct
00:52:49avant le vote
00:52:49de cet après-midi
00:52:50restez avec nous
00:52:51sur CNews
00:52:51à tout de suite
00:52:5211h32 sur CNews
00:53:00merci d'être en direct
00:53:01avec nous
00:53:01dans un instant
00:53:02on partira en direct
00:53:02à l'Assemblée Nationale
00:53:03et puis on parlera
00:53:04de ce 10 septembre
00:53:05qui s'annonce
00:53:06certains parlent
00:53:07de risque de guerre civile
00:53:08et vous entendrez
00:53:08Mathilde Panot
00:53:09chose promis
00:53:09chose due
00:53:10tout de suite
00:53:10le journal
00:53:11et c'est avec Somaïa
00:53:12à la midi
00:53:13au moins 5 morts
00:53:17après une attaque
00:53:18à Rameau
00:53:18à un quartier
00:53:19de Jérusalem-Est
00:53:20dont vous découvrez
00:53:21les images
00:53:22deux assaillants
00:53:23ont ouvert le feu
00:53:24et blessé plusieurs personnes
00:53:25à un carrefour
00:53:26avant d'être neutralisé
00:53:27le premier ministre israélien
00:53:29Benyamin Netanyahou
00:53:30vient d'ailleurs
00:53:31d'arriver sur place
00:53:32le procès
00:53:34de Cédric Jubilard
00:53:34pour la disparition
00:53:35et le meurtre
00:53:36de Delphine Jubilard
00:53:37doit s'ouvrir
00:53:37le 22 septembre
00:53:39mais une nouvelle enquête
00:53:39vient d'être ouverte
00:53:40contre lui
00:53:41pour subordination
00:53:42de témoins
00:53:43et appels malveillants
00:53:44réitérés
00:53:45le peintre plaquiste
00:53:46a tenté de joindre
00:53:47son ex-petit ami
00:53:48qui doit témoigner
00:53:49lors de son procès
00:53:50indique le parquet
00:53:51et puis Rick Davis
00:53:53cofondateur du groupe
00:53:54d'Europe
00:53:54cup britannique
00:53:55super tramp
00:53:56est mort vendredi
00:53:57à son domicile
00:53:57de Long Island
00:53:58dans l'état de New York
00:53:59à l'âge de 81 ans
00:54:01après une longue bataille
00:54:02contre le cancer
00:54:03a annoncé le groupe
00:54:04dans un communiqué officiel
00:54:06je vous propose
00:54:07de nous quitter
00:54:07sur quelques notes
00:54:08de Goodbye Stranger
00:54:10l'un de leurs plus grands tubes
00:54:11ça fait du bien
00:54:21ça fait du bien
00:54:22pour un lundi
00:54:22vous ne dansez pas ?
00:54:23non pas
00:54:24pas devant les caméras
00:54:26on regardera ça derrière
00:54:28alors
00:54:28merci
00:54:29beaucoup
00:54:30Samaïa
00:54:30la midi
00:54:31on va parler de politique
00:54:33maintenant
00:54:33Thomas Bonnet
00:54:34moins joyeux
00:54:35forcément
00:54:35un peu moins joyeux
00:54:37qui nous a rejoint
00:54:38que cette chanson
00:54:39on va parler de
00:54:40François Bayrou
00:54:41bien évidemment
00:54:41cet après-midi
00:54:42bon c'est foutu Bayrou
00:54:43oui c'est joué d'avance
00:54:44c'est foutu
00:54:44c'est Bye Bye Bayrou
00:54:45donc cet après-midi
00:54:45on va aller à l'Assemblée
00:54:46tout de suite rejoindre
00:54:47Dunia Tengour
00:54:49et Sacha Robin
00:54:50qui sont sur place
00:54:51bonjour Dunia
00:54:51quelle est l'ambiance
00:54:52à l'Assemblée ?
00:54:53Bonjour Jean-Marc
00:54:58alors vous imaginez bien
00:54:59même s'il est encore
00:55:00un peu tôt
00:55:01c'est l'effervescence
00:55:02à l'Assemblée nationale
00:55:03il y a de nombreux journalistes
00:55:05bien sûr
00:55:05vous pouvez les voir
00:55:06dernières mois
00:55:07on a également pu croiser
00:55:09quelques députés
00:55:10PS, Lyot
00:55:11qui se sont exprimés
00:55:12vous l'imaginez
00:55:13vous l'avez dit
00:55:14Bye Bye Bayrou
00:55:15alors on verra ça
00:55:16dans quelques heures
00:55:16puisque le moment de vérité
00:55:17est donc arrivé
00:55:18pour le Premier ministre
00:55:19puisqu'il doit affronter
00:55:20ce vote de confiance
00:55:21à 15h cet après-midi
00:55:23c'est un pari
00:55:23vous le savez
00:55:24hautement risqué
00:55:25qui peut lui coûter
00:55:26sa place
00:55:27du côté du Rassemblement
00:55:29national
00:55:29et de la gauche
00:55:30peu de surprises
00:55:31le sort de François Bayrou
00:55:33semble déjà scellé
00:55:34malgré ses tentatives
00:55:36de convaincre
00:55:37et ses nombreuses
00:55:38prises de parole
00:55:39ces derniers jours
00:55:40chez les Républicains
00:55:41alors
00:55:41ses libertés de vote
00:55:43pour Laurent Wauquiez
00:55:44et la confiance absolue
00:55:45pour Bruno Retaille
00:55:47c'est donc
00:55:47pour François Bayrou
00:55:48la journée
00:55:49de tous les risques
00:55:51le résultat du vote
00:55:52et quant à lui
00:55:53attendu
00:55:54en début de soirée
00:55:54Jean-Marc
00:55:55Merci beaucoup
00:55:56édition spéciale
00:55:56bien évidemment
00:55:57sur CNews
00:55:58pour vous faire vivre
00:55:59tous ces membres-là
00:56:00Thomas Bonnet
00:56:01est-ce qu'on peut s'attendre
00:56:02une surprise ou pas du tout ?
00:56:03Non aucune chance
00:56:04d'avoir une surprise
00:56:05tous les partis
00:56:05ont exprimé
00:56:06leur position de vote
00:56:07la seule question
00:56:07c'est de savoir
00:56:08quelle sera l'amplitude
00:56:09de la déconvenue
00:56:09pour François Bayrou
00:56:10on va les surveiller
00:56:11par exemple
00:56:12chez les Républicains
00:56:13ou même dans le bloc central
00:56:14est-ce que tout le monde
00:56:14va voter la confiance
00:56:15pour François Bayrou
00:56:16honnêtement c'est pas sûr
00:56:17donc ça pourrait même être
00:56:18pire que ce qu'on avait imaginé
00:56:19c'est une semaine
00:56:20assez compliquée
00:56:20qui s'annonce
00:56:21parce qu'il y a
00:56:21le vote cet après-midi
00:56:23on va sans doute
00:56:23se retrouver sans Premier ministre
00:56:24et puis il y a
00:56:25ce qui va se passer
00:56:25le 10 septembre
00:56:26également
00:56:27et le 10 septembre
00:56:28c'est très politique
00:56:29ce qui se passe
00:56:30on parle de risque
00:56:30de guerre civile
00:56:31par moment
00:56:32je vous propose d'écouter
00:56:33et je pense que ça va
00:56:34vous faire réagir
00:56:34quand même
00:56:35ce que disait Mathilde Panot
00:56:36hier
00:56:36elle était chez nos confrères
00:56:37de BFM
00:56:38je crois que ce qui menace
00:56:41aujourd'hui le pays
00:56:42de guerre civile
00:56:42c'est justement
00:56:43l'extrême droite
00:56:44avec trois assassinats
00:56:46qui ont lieu
00:56:46en un an
00:56:47Jamel Benjabala
00:56:48tué par un militant néo-nazi
00:56:50il y a aussi
00:56:51Hichem Miraoui
00:56:52ou encore
00:56:52Abou Bakar Sissé
00:56:53tué alors qu'il priait
00:56:54dans une mosquée
00:56:55et c'est ceux qui justement
00:56:56répandent la haine
00:56:57dans ce pays
00:56:58qui pourraient être
00:56:59responsables d'une guerre civile
00:57:00nous nous sommes
00:57:01les gardiens
00:57:01de l'unité du peuple
00:57:02ceux qui refusent
00:57:03à tout moment
00:57:04qu'on trie les gens
00:57:04selon leur origine
00:57:06leur religion
00:57:07selon leur orientation sexuelle
00:57:09et donc c'est ce que nous
00:57:11nous portons
00:57:11Jordan Florentin
00:57:13comment vous réagissez
00:57:13quand vous entendez ça
00:57:14qui paraît un peu sur Alice
00:57:15en fait je ne vais pas
00:57:16je ne vais pas être
00:57:16dans une forme de fureur
00:57:17parce que la rage
00:57:18le bruit
00:57:19la fureur aujourd'hui en France
00:57:19on sait que c'est la France insoumise
00:57:20qui ne cherche que ça
00:57:21lorsque Jean-Luc Mélenchon
00:57:22dit très clairement
00:57:23dans ses discours
00:57:23qu'il ne croit plus aux hommes
00:57:24qu'il ne croit plus à la démocratie
00:57:25et que la façon de prendre le pouvoir
00:57:27va être par la rue
00:57:28qu'il faut tout bloquer
00:57:28lorsque Rima Hassan appelle
00:57:29à renverser l'Elysée
00:57:30à aller manifester devant un média
00:57:32parce qu'il invite
00:57:33peu importe la personnalité
00:57:34d'aller manifester devant des médias
00:57:35à aller renverser
00:57:37à aller mettre le chaos
00:57:37à aller reprendre le pouvoir
00:57:38par la rue
00:57:39ça c'est des appels sédicieux
00:57:41lorsque des membres
00:57:41de la France insoumise
00:57:42disent qu'il faut constituer
00:57:43des brigades civiles
00:57:44qu'est-ce que ça veut dire
00:57:45si ce n'est aller chasser des gens
00:57:46dans la rue
00:57:47parce qu'ils ne pensent pas
00:57:48comme vous
00:57:48lorsque on a des policiers
00:57:49et vous le savez
00:57:50les travailleurs de Seine
00:57:51des policiers
00:57:52qui terminent en torche humaine
00:57:53en torche humaine
00:57:54dans la rue
00:57:54parce qu'il y a des appels
00:57:56à aller casser du flic
00:57:57lorsque on cautionne
00:57:58les comités
00:57:59Traoré ou autres comités
00:58:01qui ont des...
00:58:02Vous avez entendu
00:58:02la FI se lave les mains
00:58:03c'est pas nous
00:58:04c'est l'extrême droite
00:58:05qui veut la révolution
00:58:06nous on est pour l'unité des gens
00:58:07Mais elle est devenue
00:58:08certainement le groupe USU
00:58:10le plus dangereux aujourd'hui
00:58:11qui menace la république
00:58:12ils le disent
00:58:12ils ne veulent même plus
00:58:13de la 5ème république
00:58:13ils savent qu'ils ont tout perdu
00:58:14leur seul moyen
00:58:15d'obtenir le pouvoir
00:58:16c'est par les urnes
00:58:17ils se sont mis seuls
00:58:18contre tous
00:58:18ils ont même écarté
00:58:19le PS
00:58:20les verts
00:58:20de leurs instances
00:58:21donc imaginez qu'aujourd'hui
00:58:22sachant qu'ils n'ont plus
00:58:24aucun autre levier de pouvoir
00:58:25que la violence
00:58:26ils cherchent à mettre
00:58:26ce pays à feu et à sang
00:58:27heureusement il y a des remparts
00:58:29et ceux-là c'est d'abord
00:58:29les forces de l'ordre
00:58:30Et on va écouter Bruno Rotaillot
00:58:31qui dit que ce mois de septembre
00:58:32c'est le mois de tous les dangers
00:58:33Il ne faut pas être ministre
00:58:36de l'intérieur pour voir
00:58:37que ce mois de septembre
00:58:38est dangereux
00:58:39Le 8
00:58:40crise politique
00:58:41Le 10
00:58:42social
00:58:44Le 12
00:58:44peut-être
00:58:46la question
00:58:47de notre signature
00:58:48de la dette souveraine française
00:58:51et le 18
00:58:52un mois de septembre
00:58:54qui est le mois
00:58:54de tous les risques
00:58:55Et ces risques
00:58:57les ingénieurs du chaos
00:58:58veulent capitaliser
00:59:00Ils veulent appuyer
00:59:02sur ce levier précisément
00:59:03pour que demain
00:59:06ils installent le désordre
00:59:08Guillaume Vastel
00:59:10le risque de désordre
00:59:10il existe ?
00:59:12Ce qui est plutôt de nature
00:59:14à ne pas me rassurer
00:59:15c'est que c'est le ministre
00:59:15de l'Intérieur
00:59:16qui en parle quand même
00:59:16Peut-être parce qu'il est lucide
00:59:18C'est bien d'être lucide
00:59:20Il y a des remontées de terrain
00:59:21quand même
00:59:21Il faut arrêter toujours
00:59:23l'angélisme en disant
00:59:24tout va bien en France
00:59:25On voit bien qu'il y a quand même
00:59:26une accumulation
00:59:26de signaux très rouge
00:59:28On n'est plus dans l'eau orange
00:59:30Rouge parce que LFI
00:59:31les actives ?
00:59:32Oui non mais non
00:59:33c'était vraiment
00:59:34par rapport aux feutériculores
00:59:35même si je n'ai pas le permis
00:59:36de conduire
00:59:36Le vrai problème
00:59:38il est là
00:59:39c'est qu'on a
00:59:39comme l'a rappelé
00:59:40Bruno Rotaillot hier
00:59:41au meeting à Port-Marley
00:59:42il y a effectivement
00:59:43une accumulation
00:59:44de facteurs
00:59:45qui font que
00:59:46la marmite
00:59:47est en train de bouillir
00:59:48et il y a effectivement
00:59:49à l'extrême gauche
00:59:50une tentative
00:59:50de tout faire renverser
00:59:51et moi je trouve
00:59:52c'est scandaleux
00:59:53que LFI
00:59:55se soit associé
00:59:56à la journée du 10
00:59:57qui était une journée
00:59:58un peu
00:59:59mouvement citoyen
01:00:00non signé
01:00:01etc
01:00:01Ils risquent d'être
01:00:04caution solitaire
01:00:05de tout ce qui va se passer
01:00:06s'il y a des débordements
01:00:07Il y aura une faute morale
01:00:09et politique
01:00:09de leur part
01:00:10qu'il faudra quand même
01:00:11signaler
01:00:12Je ne suis pas sûr
01:00:13Faute morale certainement
01:00:13C'est l'enjeu
01:00:15Septembre le mois
01:00:16de tous les dangers
01:00:17avec un risque
01:00:18un risque clair
01:00:19Des risques
01:00:21comme à chaque mouvement
01:00:22social
01:00:22il y a des risques
01:00:23effectivement
01:00:23parce qu'il y aura
01:00:24des casseurs
01:00:25qui risquent
01:00:25de monter sur la capitale
01:00:27et effectivement
01:00:28il y aura probablement
01:00:29effectivement
01:00:30un certain nombre
01:00:31de black blocs
01:00:33qui pourront
01:00:33vouloir profiter
01:00:34de la situation
01:00:35donc oui
01:00:36il y a des risques
01:00:37mais je rappelle une chose
01:00:37Le fait que la vie
01:00:38s'en lave les mains
01:00:39c'est quand même
01:00:40un peu moraliste
01:00:40non ?
01:00:41C'est quand même
01:00:41eux qui font le bordel
01:00:42excusez-moi
01:00:42pour le dire clairement
01:00:43Mais non mais
01:00:44encore une fois
01:00:45tous ces mouvements-là
01:00:47ils sont connus
01:00:48ils sont identifiés
01:00:49et on peut
01:00:50les juguler
01:00:51c'est aussi simple
01:00:54que ça
01:00:54bien sûr
01:00:54bien sûr que ça pose
01:00:55un problème d'ordre public
01:00:56Mathias
01:00:57si vous êtes commerçant
01:00:58sur les Champs-Élysées
01:00:59vous en avez peut-être
01:01:00à le bol
01:01:00d'entendre des gens
01:01:01sur des plateaux télé
01:01:02ou dans leur salaire
01:01:03et vous dire
01:01:03c'est pas grave
01:01:04si votre vitrine
01:01:04elle est cassée
01:01:05c'est pas grave
01:01:06si votre magasin
01:01:06est dévasté
01:01:06j'ai pas dit
01:01:07que c'était pas grave
01:01:07mais moi
01:01:09ce qui me débecte
01:01:12pardon de dire comme ça
01:01:13c'est l'espèce
01:01:14d'enfumage gouvernemental
01:01:15et pardon
01:01:16de la droite
01:01:17de dire attention
01:01:18la France va être
01:01:19à feu à sang
01:01:20ça va être le chaos
01:01:20mais c'est pas la droite
01:01:21qui le dit
01:01:22c'est la presse internationale
01:01:23qui le dit
01:01:24la signature de la dette souveraine
01:01:25vous nous avez fait le coup
01:01:26au 1er mai
01:01:26le 1er mai dernier
01:01:29vous nous avez fait
01:01:30la même
01:01:31la même histoire
01:01:32la France n'a pas sombré
01:01:33dans le chaos
01:01:34il y a eu quelques débordements
01:01:36ne crois pas que tout va bien
01:01:37on verra sur la dette
01:01:39vous nous faites la même
01:01:40braves gens
01:01:42ayez peur
01:01:43réfléchissez-vous
01:01:43aujourd'hui la France
01:01:44la France en est plus chère
01:01:46que la Grèce
01:01:47ça n'est rien à voir
01:01:48la dette
01:01:48il vous parle des incidents
01:01:49des risques de 17 ans
01:01:50ça n'est rien à voir
01:01:51Gilles Casanova
01:01:52vous discréditez
01:01:55a priori
01:01:56c'est les services de renseignement
01:01:57qui donnent ces informations
01:01:58excusez-nous
01:01:58c'est pas la droite
01:01:59c'est le catéchisme
01:02:00du ministère de l'Intérieur
01:02:02que vous rétrirez
01:02:03vous croyez qui ?
01:02:05vous croyez qui ?
01:02:07vous croyez pas
01:02:08le ministère de l'Intérieur
01:02:08vous croyez pas
01:02:09les services de renseignement
01:02:10vous croyez pas
01:02:10la police
01:02:11vous croyez qui ?
01:02:12le défenseur des hommes
01:02:13le défenseur des droits
01:02:15vous croyez quelqu'un d'autre ?
01:02:16je ne crois pas
01:02:17le ministère de l'Intérieur
01:02:18vous croyez
01:02:19Jacques Toubon
01:02:19vous le croyez béatement
01:02:20mais pas le ministère de l'Intérieur
01:02:21on a bien compris
01:02:22Gilles Casanova
01:02:22vous nous avez fait la même
01:02:24au 1er mai
01:02:24vous avez vu ce qui s'est passé
01:02:25le 1er mai
01:02:26vous avez vu la violence
01:02:27contre les forces de l'ordre
01:02:27nous sommes dans un grand jeu de rôle
01:02:2980% des français
01:02:32ne font plus confiance
01:02:33à aucune force politique
01:02:34c'est vrai
01:02:35et ce que dit le 10 septembre
01:02:36c'est cela
01:02:37et ensuite
01:02:38on a un jeu de rôle
01:02:40de ces forces politiques
01:02:41qui sont entre elles
01:02:42d'accord sur tout
01:02:43qui au Parlement
01:02:45est contre Bruxelles
01:02:46qui au Parlement
01:02:47refuse de financer l'Ukraine
01:02:49qui au Parlement
01:02:50veut sortir de l'OTAN
01:02:51personne
01:02:52ils sont d'accord sur tout
01:02:53mais c'est des bandes
01:02:54de copains
01:02:55qui sont très hostiles
01:02:56les uns aux autres
01:02:56parce qu'il y a beaucoup
01:02:57de pouvoir
01:02:58à se répartir
01:02:59voilà la réalité
01:03:01de ce que pensent
01:03:0280% des français
01:03:03et le 10 septembre
01:03:04c'est ça
01:03:05alors en face
01:03:06vous avez deux attitudes
01:03:07qui sont un pur jeu de rôle
01:03:08le gouvernement
01:03:09fait donner
01:03:10les services spéciaux
01:03:11vous savez
01:03:11les services spéciaux
01:03:12ils n'ont pas le droit
01:03:12de s'exprimer
01:03:13donc moi j'ai été
01:03:15au ministère d'Intérieur
01:03:15quelques années
01:03:16je peux vous dire
01:03:16que quand il parle
01:03:17c'est qu'on leur a donné
01:03:18l'ordre de parler
01:03:19et qu'on leur a dit
01:03:20quoi dire
01:03:20alors d'un côté
01:03:21vous avez le gouvernement
01:03:22qui dit ça va être terrible
01:03:23ça va être l'horreur
01:03:24vous allez voir tout
01:03:25et de l'autre côté
01:03:26vous avez l'autre acteur
01:03:27de la comédie
01:03:28qui est un parfait clown blanc
01:03:30par rapport à l'Auguste
01:03:31qui dit oui
01:03:32ça va être terrible
01:03:33c'est Mélenchon
01:03:34qui annonce
01:03:35que ça va être terrible
01:03:36et qui va lancer la sédition
01:03:37tout ça c'est un jeu de rôle
01:03:39en réalité
01:03:40ce qui se passe
01:03:41c'est que
01:03:41personne
01:03:42dans le jeu politique
01:03:44ne sait comment contrôler
01:03:45ces 80% de gens
01:03:47qui n'y croient plus
01:03:48Thomas Bonnet
01:03:49c'est un jeu de rôle
01:03:50je suis assez d'accord
01:03:51avec votre analyse
01:03:51et en effet
01:03:52je pense que ce lien
01:03:53distendu entre la population
01:03:54française
01:03:54en tout cas une grande partie
01:03:55de la population
01:03:56et la représentation politique
01:03:57on aurait tort
01:03:58d'aller un peu vite dessus
01:03:59c'est à dire que là
01:03:59on va disserter
01:04:00pendant des heures
01:04:01deux heures d'antenne
01:04:02sur qui sera
01:04:02le prochain premier ministre
01:04:03est-ce qu'il va y avoir
01:04:04vous avez noté
01:04:04on sait que ça va arriver
01:04:07c'est normal
01:04:08parce qu'on est aussi
01:04:09en attente d'avoir
01:04:09notre gouvernement
01:04:10mais je pense que
01:04:11vous avez raison
01:04:11ce lien là
01:04:12aujourd'hui
01:04:13il est très
01:04:13mais c'était la crise
01:04:15des gilets jaunes
01:04:15et c'est la crise
01:04:16des gilets jaunes
01:04:16on n'a rien réglé
01:04:17c'est à dire que
01:04:17le grand débat
01:04:18d'Emmanuel Macron
01:04:18était censé être la réponse
01:04:19au mouvement des gilets jaunes
01:04:20ça n'a évidemment pas
01:04:21réglé le problème de fond
01:04:22et quand vous entendez
01:04:23aujourd'hui
01:04:23les revendications des français
01:04:24sur la personnalité
01:04:25d'Emmanuel Macron
01:04:26mais plus largement
01:04:27sur la représentation politique
01:04:28il y a un vrai malaise
01:04:29et ça c'est très dangereux
01:04:30alors regardez
01:04:30nous on s'est intéressé
01:04:31à ce 10 septembre
01:04:32qui s'annonce
01:04:33et à quoi faut-il s'attendre
01:04:35si ces contours
01:04:36sont encore incertains
01:04:38les autorités
01:04:39se préparent
01:04:40à un mouvement
01:04:40potentiellement explosif
01:04:42jusqu'à 100 000 participants
01:04:44et une cinquantaine
01:04:45de mobilisations
01:04:46sont attendues
01:04:47à travers tout le pays
01:04:48tous les moyens
01:04:49mobilisables
01:04:50sont mobilisés
01:04:50pour éviter
01:04:51le blocage du pays
01:04:53et les violences
01:04:54parmi les actions possibles
01:04:55déblocages et sabotages
01:04:57dans des secteurs stratégiques
01:04:58tels que la défense
01:04:59les transports
01:05:01la santé
01:05:01ou encore l'énergie
01:05:02selon une note
01:05:04des renseignements territoriaux
01:05:05la dynamique actuelle
01:05:06repose principalement
01:05:08sur des militants associatifs
01:05:10politiques
01:05:10issus de la mouvance
01:05:12d'ultra-gauche
01:05:13et de certaines fractions syndicales
01:05:15on voit bien
01:05:15que le mouvement
01:05:16s'est gauchisé
01:05:17M. Mélenchon
01:05:17tente de le récupérer
01:05:19que c'est la mouvance
01:05:19d'extrême-gauche
01:05:20d'ultra-gauche
01:05:21aidée par la CGT
01:05:22qui va être à l'oeuvre
01:05:23dans une lettre
01:05:24qui leur est adressée
01:05:25Bruno Retailleau
01:05:26appelle les préfets
01:05:27à faire preuve
01:05:28de fermeté
01:05:29toute tentative
01:05:30de blocage
01:05:31des infrastructures
01:05:31essentielles
01:05:32à la vie de la nation
01:05:33devra être entravée
01:05:34en amont
01:05:35et le cas échéant
01:05:36faire systématiquement
01:05:37l'objet d'un déblocage
01:05:38dans les délais
01:05:39les plus brefs
01:05:40les forces de l'ordre
01:05:41assureront
01:05:42des interpellations
01:05:43systématiques
01:05:44en cas de dégradation
01:05:45Thomas Bonnet
01:05:46le ministre de l'Intérieur
01:05:47il joue gros
01:05:48ou pas sur le 10 septembre
01:05:49il joue gros
01:05:49oui parce qu'il y a
01:05:50quand même une question
01:05:50de maintien de l'ordre
01:05:51et on a entendu
01:05:52des appels au sabotage
01:05:53là on est dans autre chose
01:05:54c'est à dire que des
01:05:54manifestations violentes
01:05:55en effet on en a déjà vu
01:05:56mais des sabotages
01:05:57et des sites sensibles
01:05:58là c'est autre chose
01:05:59et c'est des enjeux
01:06:00très importants
01:06:01pour Bruno Retailleau
01:06:01alors qui sera plus
01:06:03vraiment au gouvernement
01:06:03en plus parce que
01:06:04le gouvernement aura chuté
01:06:05avant mais effectivement
01:06:06il y a aussi
01:06:06un jeu d'image aussi
01:06:09un jeu politique pour lui
01:06:10et à s'assurer
01:06:11que tout va bien
01:06:11Alors que pensent
01:06:13les électeurs
01:06:14en particulier
01:06:14du Rassemblement National
01:06:15de la situation
01:06:16on est allé interroger
01:06:17les habitants
01:06:17de Hénin Beaumont
01:06:18sur la situation politique
01:06:20et économique du pays
01:06:20regardez
01:06:21A l'approche du vote
01:06:23de confiance
01:06:24convoqué par le Premier Ministre
01:06:25l'avenir du gouvernement
01:06:27semble incertain
01:06:28Je me inquiète beaucoup
01:06:29franchement
01:06:30même
01:06:31M. Maillot
01:06:32s'il saute
01:06:33il saute
01:06:33et je pense qu'il va sauter
01:06:35et puis c'est pareil
01:06:36on va re-voter
01:06:36il va remettre encore
01:06:38un nouveau Premier Ministre
01:06:39mais on ne sait pas
01:06:41dans quelle trompe
01:06:42qu'on va être
01:06:42A Hénin Beaumont
01:06:43ville acquise
01:06:44au Rassemblement National
01:06:45certains appellent
01:06:47à un changement
01:06:47plus radical
01:06:48Aujourd'hui
01:06:48on est dans une démocratie
01:06:49en France
01:06:50où on ne demande pas
01:06:51aux Français
01:06:53de décider
01:06:54là on veut nous retirer
01:06:55deux jours fériés
01:06:56en plus
01:06:56sur nos salaires
01:06:58on trouve ça normal
01:06:59là on ne nous demande pas
01:07:00de l'autorisation
01:07:00on vote des choses
01:07:01il n'y a qu'en faisant
01:07:02des grèves
01:07:03comme la réforme des retraites
01:07:04qu'il y a eu avec la CGT
01:07:05il y a quelques années
01:07:05il n'y a que quand il y a
01:07:07des grèves
01:07:07où on décide
01:07:09de minimum
01:07:09je dis bien minimum
01:07:10de nous écouter
01:07:11mais en aucun cas
01:07:11on ne nous écoute
01:07:12en France
01:07:12Partout dans la ville
01:07:13les commerçants
01:07:14redoutent l'impact
01:07:15de cette instabilité politique
01:07:17sur leurs activités
01:07:18En tant que commerçant
01:07:19on participe énormément déjà
01:07:22Redemander un effort supplémentaire
01:07:24je pense qu'il y a
01:07:25beaucoup de commerces
01:07:27qui sont déjà
01:07:28bien pris à la gorge
01:07:29A Paris
01:07:30le Premier ministre
01:07:31montera à la tribune
01:07:32de l'Assemblée Nationale
01:07:33dès 15h
01:07:34pour demander
01:07:34le vote de confiance
01:07:35des députés
01:07:36Le verdict
01:07:37devrait tomber
01:07:38entre 19h et 20h
01:07:39Voilà
01:07:40et ce sera à vivre
01:07:41bien évidemment
01:07:41dans cette édition spéciale
01:07:43sur CNews
01:07:44Guillaume Vestel
01:07:44c'est vous ?
01:07:45C'est moi
01:07:46C'est vous non ?
01:07:47Deux
01:07:47Le dernier soutien de Bayrou
01:07:48à l'UDI ?
01:07:50Pas sûr
01:07:50Non ?
01:07:51Pas sûr
01:07:51Ah vous le soutenez plus ?
01:07:52Il y en a peut-être d'autres
01:07:53Ah d'accord
01:07:53mais vous le soutenez toujours ?
01:07:55Je soutiens le gouvernement
01:07:56déjà parce que l'UDI
01:07:57participe au gouvernement
01:07:59et que objectivement
01:08:01Vous y croyez encore ?
01:08:02Je ne sais pas s'il va tomber
01:08:03C'est la rafabia en quoi
01:08:04j'y crois encore
01:08:05Concrètement
01:08:07si vous voulez
01:08:07c'est ce que vous voulez
01:08:08que je vous dis
01:08:08je ne suis pas dans la tête
01:08:09des députés
01:08:09Non mais je voudrais revenir
01:08:12C'est quand même mal embarqué
01:08:13C'est pas très bien embarqué
01:08:14Mais juste vous espérez
01:08:16Pourquoi François Bayrou ?
01:08:17Pourquoi vous le soutenez ?
01:08:18J'ai des ministres UDI
01:08:20au gouvernement
01:08:20Oui d'accord
01:08:21Je représente l'UDI
01:08:22Vous n'entendez pas
01:08:23les français en fait ?
01:08:24Alors j'y viens
01:08:25justement
01:08:25je voulais rebondir
01:08:26sur votre sondage représentatif
01:08:27à Hénabom
01:08:28Non je n'ai pas dit
01:08:29que c'était représentatif
01:08:29Vous avez entendu mon lancement ?
01:08:31J'ai dit
01:08:31que pensent les électeurs
01:08:33du Rassemblement National ?
01:08:34Donc vous ne pouvez pas
01:08:35tout Hénabom
01:08:35en vote le Rassemblement National ?
01:08:36En grande majorité
01:08:37Ce n'est pas parce qu'il est réel
01:08:38il y a quand même
01:08:39D'accord
01:08:40Mais juste vous aviez
01:08:40m'expliquer le contraire
01:08:41que c'était les gens
01:08:42du Rassemblement National
01:08:42et comme je vous dis
01:08:43que c'est du Rassemblement National
01:08:44vous vous faites le reproche inverse
01:08:45C'était une petite plaisante
01:08:46Donc voilà
01:08:47Non
01:08:47Le point sur lequel
01:08:50je voulais rebondir
01:08:50c'est
01:08:51on ne demande pas leur avis
01:08:51aux français
01:08:52dans le reportage
01:08:53En fait
01:08:54il y a un
01:08:56Ils veulent des référendums
01:08:57en clair
01:08:57Je pense que c'est ça
01:08:58ce qu'ils disent
01:08:58Ah oui
01:08:59Référendum sur l'immigration
01:09:00par exemple
01:09:01Attendez
01:09:01Allez-y vite
01:09:02parce qu'il y a
01:09:02Sonia Rabot qui arrive
01:09:03Elle est déjà derrière la porte
01:09:05Je le fais très vite
01:09:05Le sujet c'est que
01:09:07en fait
01:09:07il y a des relents
01:09:09un peu partout
01:09:10qu'on entend
01:09:10et le 10 en est un exemple
01:09:12il y a ce relent
01:09:13de démocratie directe
01:09:14Et moi ce que je vois
01:09:16derrière ça
01:09:16ce n'est pas forcément
01:09:17une notion de démocratie directe
01:09:19c'est plus
01:09:19le mandat impératif
01:09:20qui est un truc
01:09:21interdit en France
01:09:22depuis 1789
01:09:22C'est-à-dire expliquer
01:09:23Le mandat impératif
01:09:24c'est qu'on vote pour quelqu'un
01:09:25et on lui dit
01:09:25tu fais ça
01:09:26Et grosso modo
01:09:27quand on n'est pas d'accord
01:09:28avec lui
01:09:28Ah mais les politiques
01:09:29sont tous des vendus
01:09:30La politique
01:09:31c'est présenté un problème
01:09:32Mais oui c'est 2005
01:09:33Le problème
01:09:34Le problème
01:09:35c'est le référendum volé
01:09:36de 2005
01:09:37Mais c'est celui-là
01:09:38qu'on paye
01:09:39depuis 20 ans
01:09:40On est sur l'action
01:09:41d'un gouvernement
01:09:42Et c'est sur l'action
01:09:42d'un gouvernement
01:09:43de la confiance
01:09:44Les gens votent
01:09:46on fait le contraire
01:09:47Comment voulez-vous
01:09:49en Suisse
01:09:50Et il y a un choix
01:09:52il y a un choix
01:09:52populaire
01:09:53d'avoir un référendum
01:09:53sur l'immigration
01:09:54Et sur les élections
01:09:55Thomas Bonnet a raison
01:09:56il y a aussi
01:09:56les fameux barrages républicains
01:09:58Effectivement
01:09:59ça n'aide pas
01:10:00les français à comprendre
01:10:01on vote pour quelqu'un
01:10:03mais en fait
01:10:03pour faire barrage
01:10:04à un autre
01:10:04Et c'est ça
01:10:05les pompiers pyromanes
01:10:06de la France insoumise
01:10:07Les pompiers pyromanes
01:10:12de la France insoumise
01:10:13qui ont mis le pays
01:10:13dans cette situation
01:10:14sont les premiers responsables
01:10:15c'est eux qui ont
01:10:16non seulement appelé
01:10:17mais qui ont voté
01:10:17Emmanuel Macron
01:10:18en 2017
01:10:19en 2022
01:10:20qui ont refait
01:10:21des alliances
01:10:22effectivement contre nature
01:10:23pour empêcher
01:10:23le Rassemblement National
01:10:24et ensuite les accusent
01:10:25de créer cette guerre civile
01:10:26Bon merci à tous
01:10:27d'avoir été avec nous
01:10:28Guillaume Bastel
01:10:29Mauvaise nouvelle
01:10:29je pense que vous allez
01:10:30passer une salle après-midi
01:10:30Dans un instant
01:10:32c'est Sonia Marouk
01:10:33on se retrouve en direct
01:10:34à partir de 18h35
01:10:34et d'ici là c'est Frudent
01:10:35au revoir
01:10:39Sous-titrage Société Radio-Canada
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