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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00Jeudi 28 août 2025, Morandini Live numéro 1695 sur CNews, première chaîne Info de France.
00:00:08Bonjour et bienvenue en direct à la une face à la violence, à la drogue, au crack.
00:00:14Les habitants de la Porte de la Chapelle à Paris sont excédés en appel désormais au président de la République
00:00:19avec ce tweet que vous allez découvrir et qui débute par ces mots « Au secours, Emmanuel Macron ».
00:00:26Cette association de riverains de la Porte de la Chapelle publie également une vidéo sur laquelle on peut voir de nouvelles images de violences,
00:00:33des rixes qui se font entre plusieurs dizaines de personnes en plein jour.
00:00:38Une vidéo très violente avec des bagarres à coups de poing, mais également des coups de bâton, voire des barres de fer parfois.
00:00:47Nous irons sur place pour voir comment cela se passe dans les quartiers qui est laissé à l'abandon depuis des mois.
00:00:53Cet appel à Emmanuel Macron ressemblait là, c'est un appel désespéré.
00:00:57Donc le point avec nos images et la situation sur place dans un instant.
00:01:01Autre image qui va sans aucun doute vous marquer ce matin, ce sont les équipes de CNews qui sont allées en immersion à Clermont-Ferrand
00:01:06à la rencontre des dealers et regarder et écouter ce que ces jeunes nous racontent.
00:01:11Ils expliquent ne plus avoir peur des policiers et surtout contrôler la ville.
00:01:15C'est nous qui faisons la loi, disent-ils.
00:01:16Sans crainte de la police, ce dealer affiche ses barrettes de cannabis en pleine rue.
00:01:30Dans ce quartier, connu comme étant l'un des plus gros points de deal de la ville, les trafiquants font leur loi.
00:01:36Et quand la police arrive, une présence policière qui ne semble pas vraiment dissuader les dealers.
00:01:53Impossible, ils viennent, ils rentrent, ils font ce qu'ils veulent, les armes, on les laisse pas.
00:01:56C'est vous qui êtes contrôlé.
00:01:59Exactement. La ville, on la contrôle de A à Z.
00:02:03Voilà, la ville, on la contrôle de A à Z.
00:02:05Et à Clermont-Ferrand, justement, l'église Notre-Dame de Néra était devenue un endroit où les dealers cachaient la drogue.
00:02:10Je vous en ai parlé en début de semaine dans Morandini Live.
00:02:13Eh bien, Anglette, cette fois, c'est le cimetière qui sert de lieu de deal, toujours plus loin dans l'irrespect.
00:02:20Au bout de ce quartier tranquille se trouve l'un des cimetières d'Anglette.
00:02:24Et c'est ici que des dealers avaient pris l'habitude de donner rendez-vous à leurs clients.
00:02:28Se servir d'un endroit comme ça, ça veut dire que quelque part, c'est nos limites.
00:02:33Il n'y a plus de limites.
00:02:34Il n'y a plus de limites.
00:02:35Et donc voilà, ils se servaient ici de l'entrée du cimetière.
00:02:40Et en soirée, le jour où ils se sont fait attraper, ils cachaient bien leurs marchandises derrière ce magnifique palmier.
00:02:50Cinq personnes ont été interpellées ce lundi.
00:02:54Pour le maire et les habitants, avoir utilisé les allées du cimetière est très choquant.
00:02:58Un cimetière, c'est un lieu sacré, un lieu sain, j'allais dire.
00:03:02Donc non, non, ça me choque, bien sûr.
00:03:05Il y a de plus en plus de cinglés.
00:03:07Et la drogue dans un cimetière, l'alcool ou la drogue, ça n'a rien à faire dans un cimetière.
00:03:14Les dealers pensaient trouver ici un coin calme.
00:03:17Et ce sont les allers-retours des clients qui ont donné l'alerte.
00:03:20Il y avait beaucoup trop de va-et-vient pour un lieu habituellement tranquille.
00:03:24La ville d'Anglète dispose déjà de vidéosurveillance, mais pas dans des lieux comme les cimetières.
00:03:29Je m'aperçois qu'il va peut-être falloir mettre des caméras ici aux abords du cimetière.
00:03:33Je veux dire, c'est complètement, c'est insensé.
00:03:36C'est insensé.
00:03:37C'est des endroits où on ne pense pas venir mettre de la vidéosurveillance.
00:03:40Voilà.
00:03:40Aux Etats-Unis, cette fois, le FBI a ouvert une enquête cette nuit pour crime motivé par la haine des catholiques.
00:03:56Après la fusillade qui s'est déroulée à Minneapolis, un jeune homme transgenre de 23 ans a ouvert le feu dans l'église d'une école,
00:04:02tuant deux jeunes garçons de 8 et 10 ans et faisant 16 blessés, dont le plus jeune a 6 ans.
00:04:07Le profil du suspect interroge.
00:04:11Au milieu des voitures de police, c'est avec effroi que les parents d'élèves d'une école catholique sont venus chercher leurs enfants ce mercredi.
00:04:22Pendant la messe, un homme armé s'est approché à l'extérieur, sur le côté du bâtiment,
00:04:27et a commencé à tirer avec un fusil à travers les fenêtres de l'église en direction des enfants assis sur les bancs.
00:04:33Deux élèves, âgés de 8 et 10 ans, ont été tués.
00:04:3717 autres ont été blessés, dont 14 enfants.
00:04:42Sur place, les élèves témoignent de l'horreur.
00:04:44Le premier coup, j'étais comme un...
00:04:46Qu'est-ce que c'est ? Je pensais que c'était juste quelque chose, puis je l'ai entendu à nouveau.
00:04:51J'ai juste couru sous le banc, et ensuite, j'ai couvert ma tête.
00:04:55Mon ami Victor m'a sauvé parce qu'il s'est couché sur moi, mais il a été touché.
00:04:59Avant de passer à l'acte, le suspect avait publié cette vidéo sur une plateforme.
00:05:04Sur des chargeurs de fusils, il avait marqué « Où est votre Dieu ? » ou encore « Pour les enfants ».
00:05:12Le lâche qui a tiré sur ces victimes s'est suicidé à l'arrière de l'église.
00:05:18Ce lâche a été identifié comme étant Robin Westman, 23 ans.
00:05:21Aucun antécédent criminel.
00:05:23Concernant les armes utilisées pour commettre cette attaque horrible,
00:05:27un fusil, un fusil à pompe et un pistolet.
00:05:31Le FBI a ouvert une enquête pour actes de terrorisme intérieur
00:05:36et crimes motivés par la haine anticatholique.
00:05:39De son côté, le pape Léon XIV a fait part de sa tristesse
00:05:43et a exprimé ses condoléances aux familles des victimes.
00:05:48En France, heureusement, les églises n'en sont pas à vivre des fusillades,
00:05:51mais les vols et les dégradations se multiplient.
00:05:54On parlait hier d'ailleurs avec Max Guasini.
00:05:56Nouvel exemple ce matin, cette fois dans le Pays Basque.
00:06:00Des portes fracturées et des tabernacles vides.
00:06:04Au Pays Basque, les églises ne résonnent plus seulement de prières,
00:06:08mais aussi du fracas des cambriolages.
00:06:11Personne avait pris le ciboire,
00:06:13qui est le lieu où on met les petites oscilles afin de donner la communion,
00:06:16donc le corps de Jésus,
00:06:17et pris un autre objet sacré qu'on appelle la lune nulle.
00:06:21À Sauveterre de Béarnes,
00:06:23c'est l'église Saint-André, huit siècles d'histoire,
00:06:25qui a été profanée.
00:06:27Autre, l'aspect assez violent et choquant
00:06:30de piquer de près des objets,
00:06:32des objets précieux,
00:06:34mais encore plus des objets sacrés,
00:06:36d'un point de vue spirituel et de foi,
00:06:39c'est le corps de Jésus qu'on nous a volé.
00:06:41Un monument classé, désormais meurtri.
00:06:44Douloureusement blessé,
00:06:45le fait qu'on puisse se toucher à ça,
00:06:47en fait, tu te dis, on ne touche pas à ça.
00:06:49À quelques kilomètres de là,
00:06:51les églises de Molléon, Abinze-de-Bas,
00:06:53Viodos-en-Soul et Saint-Palais-en-Basse-Navare
00:06:56ont elles aussi été cambriolées.
00:06:59Pour le curé de l'église Saint-André,
00:07:01les malfaiteurs agissent en bande organisée.
00:07:04Ils ont multiplié, on va dire, les forfaits.
00:07:06Ce n'est pas l'affaire de l'oustique, on va dire,
00:07:09mais c'est plutôt une bande organisée.
00:07:10Des vols qui frappent au cœur,
00:07:12mais dans ces villages,
00:07:14une certitude demeure,
00:07:15les cloches continueront de sonner.
00:07:19Des vols dans les églises,
00:07:21mais également chez les particuliers.
00:07:22Désormais, chacun s'équipe,
00:07:23y compris de caméras.
00:07:25Reportage dans les églises.
00:07:27Dans ce quartier résidentiel,
00:07:28en banlieue parisienne,
00:07:30nombreux sont les foyers
00:07:31à s'équiper de vidéosurveillance.
00:07:33Suite à un cambriolage le mois dernier,
00:07:35ce couple a choisi d'installer
00:07:36deux caméras à son domicile.
00:07:37Devant l'arrière.
00:07:38Pour surveiller en permanence
00:07:40ce qu'il s'y passe.
00:07:41La fille me les a entrées,
00:07:43sorties,
00:07:44assuie,
00:07:45dès qu'il y a un humain ou un animal,
00:07:47tac,
00:07:48voilà,
00:07:48et moi je suis averti.
00:07:50Du coup,
00:07:51depuis que je l'ai fait,
00:07:51il y en a quatre ou cinq
00:07:52qui ont combié la même chose.
00:07:54Il est aujourd'hui très facile
00:07:55de se procurer des systèmes
00:07:56de vidéosurveillance
00:07:57en magasin ou sur internet,
00:07:59ce qui accélère grandement
00:08:01leur déploiement.
00:08:02En plus de dissuader
00:08:03les cambrioleurs,
00:08:04ces caméras peuvent servir
00:08:05de preuve aux forces de l'ordre
00:08:06quand un délit est constaté.
00:08:08Comme l'explique cet installateur
00:08:09de caméras
00:08:10à l'intérieur de résidences.
00:08:12Quand ça va plus loin,
00:08:13quand on a besoin
00:08:14des forces de l'ordre,
00:08:15on a la preuve par l'image.
00:08:17Tout simplement,
00:08:17ça permet de porter plainte
00:08:18et d'identifier
00:08:19beaucoup plus facilement
00:08:20et donc obligatoirement
00:08:21retrouver aussi plus facilement
00:08:23les personnes.
00:08:23Selon les professionnels
00:08:24du secteur,
00:08:25un logement équipé
00:08:26de vidéosurveillance
00:08:27réduit son risque d'effraction
00:08:29de 40 à 60%.
00:08:31La politique
00:08:33et François Bayrou
00:08:33qui était hier soir
00:08:34au 20h de TF1,
00:08:35alors honnêtement,
00:08:35il n'a pas dit grand chose.
00:08:37En revanche,
00:08:37j'étais plutôt surpris
00:08:38en l'entendant nous dire
00:08:39que s'ils n'avaient pas rencontré
00:08:40plutôt l'opposition,
00:08:41c'est parce qu'ils étaient
00:08:42en vacances.
00:08:43Alors est-ce que ce type
00:08:44d'argument est du niveau
00:08:45d'un Premier ministre ?
00:08:48Parce qu'ils étaient en vacances.
00:08:49Mais ils avaient un numéro
00:08:50de téléphone,
00:08:51ils ont une adresse e-mail.
00:08:52Mme Le Pen dit
00:08:53qu'elle vous a écrit
00:08:54une lettre au mois de juillet
00:08:55à laquelle vous n'avez pas répondu.
00:08:57Les représentants du Parti Socialiste
00:08:59disent que vous ne répondiez pas
00:09:00à leur invitation.
00:09:02Ceci est quand même drôle.
00:09:04Je ne dis pas que c'est vrai,
00:09:05c'est ce que eux disent.
00:09:06Écoutez,
00:09:06on ne va pas passer son temps
00:09:08à dire qu'est-ce que vous faisiez
00:09:09au mois d'août
00:09:09parce qu'au mois d'août,
00:09:11ils étaient tous en vacances
00:09:13et que j'ai,
00:09:14d'une manière ou d'une autre,
00:09:17échangé directement
00:09:19ou par intermédiaire
00:09:20avec les uns ou les autres.
00:09:22Voilà,
00:09:22tout ça semble un peu ridicule
00:09:24vu la situation de la France.
00:09:25Comme tous les jours,
00:09:25on termine ce zapping de l'actu
00:09:27avec les tops et les fleurs d'audience
00:09:28hier soir
00:09:28et c'est avec Mister Audience.
00:09:30Allez,
00:09:30à ce Kévin ?
00:09:31Attends.
00:09:33Succès pour TF1,
00:09:35le lancement de sa nouvelle série
00:09:36américaine Tracker
00:09:37est réussi
00:09:38permettant à la chaîne
00:09:39d'arriver largement en tête
00:09:40avec plus de 4 millions
00:09:41de téléspectateurs.
00:09:43Avec sa série Astrid et Raphaël
00:09:44qui était une rediffusion,
00:09:46France 2 est deuxième
00:09:47avec un score plutôt correct
00:09:48à 2,8 millions.
00:09:49France 3 est troisième
00:09:50du classement
00:09:51avec un score plutôt timide
00:09:52à 1,5 millions
00:09:53pour son doc
00:09:54Fabuleuse Provence.
00:09:55La quatrième place
00:09:56est attribuée à Arte.
00:09:58Avec le film
00:09:58Everybody's Fine,
00:09:59la chaîne a plutôt bien marché
00:10:01avec plus d'un million
00:10:02de téléspectateurs.
00:10:04Et c'est donc une soupe
00:10:04à la grimace pour M6.
00:10:06Le magazine Zone Interdite
00:10:07a fait un flop
00:10:08en n'étant que cinquième
00:10:09du classement
00:10:10et sous la barre du million.
00:10:12M6 est suivi
00:10:13de France 5
00:10:13et à 714 000
00:10:14avec son documentaire
00:10:15J'ai un colis pour vous.
00:10:17Le film L'élève du Cobu
00:10:18diffusé sur TMC
00:10:19est sous les 500 000.
00:10:21Et c'est W9
00:10:22qui ferme ce classement
00:10:23avec seulement 353 000
00:10:25téléspectateurs
00:10:25devant le film
00:10:26Eric Antoine
00:10:27grandit un peu.
00:10:28Mister Audience vous dit
00:10:29à demain.
00:10:31Allez, à demain
00:10:32pour de nouvelles audiences.
00:10:33Je vous présente
00:10:33mes invités
00:10:33qui vont m'accompagner
00:10:34en direct jusqu'à midi.
00:10:36Massini Saussine,
00:10:36bonjour.
00:10:37Merci d'être avec nous.
00:10:38Conseiller municipal
00:10:38d'hiver gauche
00:10:39d'Aubervilliers,
00:10:41Ludovic Thoreau.
00:10:41Bonjour.
00:10:42Bonjour.
00:10:42Heureux de vous trouver
00:10:43dans ce beau décor.
00:10:44Merci à vous encore.
00:10:45Grégoire Perrault,
00:10:46bonjour.
00:10:47Bonjour.
00:10:47Merci également
00:10:48d'être avec nous.
00:10:49Délégué horizon
00:10:49de Saint-André-les-Lilles
00:10:51et puis André Cotarac,
00:10:53bonjour.
00:10:53Bonjour.
00:10:53Porte-parole
00:10:54du Rassemblement National,
00:10:55merci d'être avec nous.
00:10:56On va commencer
00:10:57avec ce qui se passe
00:10:57à Porte de la Chapelle
00:10:59et cet appel au président
00:11:00qui est lancé
00:11:01par les habitants
00:11:02de la Porte de la Chapelle.
00:11:03Regardez le tweet
00:11:03qu'ils ont publié.
00:11:05un tweet qui commence
00:11:06par ces mots
00:11:06au secours Emmanuel Macron
00:11:09face à la drogue,
00:11:10face à la violence,
00:11:11face au crack
00:11:12Porte de la Chapelle.
00:11:13Eh bien,
00:11:13ils sont excédés
00:11:14et ils en appellent désormais
00:11:16au président de la République.
00:11:17Avec ce tweet,
00:11:18il y avait des images
00:11:19et je vous propose
00:11:19de regarder ces images
00:11:22qui ont été diffusées.
00:11:23Ce sont des images
00:11:23qui ont été tournées
00:11:24dans le parc
00:11:25qui est Porte de la Chapelle
00:11:27et on peut voir
00:11:29la violence
00:11:30qui se déchaîne
00:11:32dans ce parc
00:11:33et des rixes
00:11:34qui se font
00:11:35entre plusieurs personnes
00:11:36en plein jour.
00:11:37Des bagarres violentes
00:11:39à coups de poings,
00:11:40à coups de bâtons,
00:11:41à coups de barres de fer
00:11:43et effectivement,
00:11:45ça devient invivable
00:11:46pour les gens.
00:11:47Ça fait un moment
00:11:47que c'est invivable
00:11:48parce qu'on vous en a parlé
00:11:49plusieurs fois.
00:11:50On était même allé faire
00:11:50des émissions là-bas
00:11:52mais finalement,
00:11:53rien ne change.
00:11:54D'où cet appel
00:11:55un peu désespéré.
00:11:57On continue
00:11:58à regarder ces images
00:11:59parce que c'est assez spectaculaire
00:12:00quand même.
00:12:01Ça se passe en plein Paris.
00:12:01Regardez la violence
00:12:03des coups qui sont échangés
00:12:04à coups de points.
00:12:05Personne ne s'en approche.
00:12:06Bien évidemment,
00:12:07les riverains ne peuvent pas
00:12:08s'approcher de ce parc
00:12:10qui désormais est réservé
00:12:12à ces gens-là
00:12:12qui l'occupent en permanence.
00:12:16Alors hier,
00:12:16on est allé,
00:12:17un journaliste,
00:12:19Tony Pitaro,
00:12:20qui est sur les réseaux sociaux,
00:12:21est allé justement
00:12:22dans ce parc
00:12:23et regardez les images
00:12:25qu'il a ramenées.
00:12:25Vous allez voir,
00:12:26en fait,
00:12:26vous avez des gens
00:12:27qui sont comme ça,
00:12:28qui sont a priori drogués,
00:12:30qui sont un peu des zombies
00:12:31qui sont dans ce parc
00:12:33et qui sont là,
00:12:34qui errent,
00:12:35qui attendent
00:12:36on ne sait pas trop quoi
00:12:37et c'est assez troublant
00:12:39finalement de voir ça.
00:12:40Tony Pitaro,
00:12:41bonjour,
00:12:41merci d'être avec nous.
00:12:42C'est Viu qui était
00:12:43sur place hier.
00:12:44D'abord,
00:12:45racontez-moi un peu
00:12:45quelle est l'ambiance
00:12:46sur place ?
00:12:48C'est terrible,
00:12:49Jean-Marc.
00:12:49Quand j'ai vu les images
00:12:50que vous venez de diffuser
00:12:51et qu'on va mettre aussi
00:12:52à côté de moi
00:12:52pour bien les voir,
00:12:53je suis descendu au métro
00:12:54à Porte de la Chapelle,
00:12:55j'ai remonté la rue de la Chapelle
00:12:57et j'arrive dans ce parc.
00:12:58Là, voilà,
00:12:58au niveau du grillage,
00:13:00j'étais avec un ami à moi
00:13:01et on m'a dit
00:13:01vous voulez du shit ?
00:13:02On me l'a demandé
00:13:03tout de suite,
00:13:04comme ça,
00:13:04vous voulez du shit ?
00:13:05Ensuite,
00:13:05on continue,
00:13:06plein de cigarettes
00:13:07de contrepassons,
00:13:08mais bon ça,
00:13:08malheureusement,
00:13:08on a l'habitude à Paris
00:13:09et ensuite,
00:13:09j'ai vraiment voulu aller
00:13:10à l'intérieur de ce parc.
00:13:11Donc,
00:13:11je suis rentré dans ce parc,
00:13:13je me suis assis sur un banc
00:13:14et à ce moment-là,
00:13:15il y a un jeune
00:13:16de 13-17 ans,
00:13:18mais pas plus,
00:13:19qui vient à côté de nous
00:13:19et qui nous dit
00:13:20vous êtes flics,
00:13:21vous êtes flics.
00:13:22Donc,
00:13:22mon ami qui est un peu plus âgé
00:13:23a réussi à le convaincre,
00:13:24à dire non,
00:13:24on n'est pas flics
00:13:25et à un moment,
00:13:26ce jeune vient vers moi,
00:13:27me regarde les yeux dans les yeux
00:13:28parce qu'il a voulu m'intimider
00:13:29et il me dit
00:13:29toi,
00:13:30t'es flic,
00:13:30j'ai déjà vu ta tête,
00:13:31toi,
00:13:31t'es flic.
00:13:32Et je lui dis non,
00:13:32je ne suis pas flic
00:13:33et j'essaye de détendre l'atmosphère,
00:13:35je lui dis non,
00:13:35regarde,
00:13:35je ne suis pas assez musclé
00:13:45à quitter en fait ce parc
00:13:47parce qu'on n'était clairement
00:13:48pas les biennus dans ce parc
00:13:48alors qu'on voulait juste s'asseoir
00:13:50au milieu du parc,
00:13:52Marillac,
00:13:52Louise de Marillac
00:13:53et on ne peut pas
00:13:54port de la chapelle,
00:13:54impossible.
00:13:55Mais vous étiez les seuls
00:13:56non-dealer,
00:13:58non-drogués dans ce parc,
00:13:59je suppose que les riverains
00:14:00n'y vont plus.
00:14:02Mais pas du tout,
00:14:03Jean-Marc,
00:14:04mais pas du tout,
00:14:04mais je pense que vous avez vu
00:14:05sur les réseaux sociaux
00:14:06les mêmes tweets que moi,
00:14:07mais les riverains
00:14:07ne peuvent même plus y aller,
00:14:08déjà ils ne dorment plus la nuit
00:14:09parce qu'en fait
00:14:10il y a des immeubles devant
00:14:11et ils ne peuvent même plus dormir
00:14:15vous avez des dealers partout,
00:14:17on m'a demandé du shit
00:14:18en plein Paris,
00:14:18Jean-Marc,
00:14:19mais je crois que vous ne vous rendez pas compte
00:14:20de ce qui se passe.
00:14:21On s'en rend compte
00:14:22parce qu'on est allé.
00:14:23Ben oui,
00:14:23non mais bien sûr,
00:14:24mais si vous voulez,
00:14:25bien sûr,
00:14:26mais si vous voulez,
00:14:26c'est quand même grave,
00:14:27je trouve,
00:14:27quand on se balade comme ça
00:14:28autour d'un parc
00:14:29et on nous propose de la drogue
00:14:30et surtout on essaie
00:14:31de nous intimider,
00:14:32on nous dit tes flics et tout,
00:14:33en fait on ne peut pas
00:14:33s'asseoir tranquillement
00:14:34dans le parc
00:14:34et profiter du soleil,
00:14:35ça c'est impossible.
00:14:36Merci beaucoup Tony Pitaro
00:14:38qui a réalisé ces images
00:14:39que vous voyez
00:14:39avec ces gens qui ont
00:14:40Andréa Cotarac,
00:14:41comment vous réagissez
00:14:42face à cette situation ?
00:14:44Ça fait plusieurs fois
00:14:44qu'on en parle
00:14:45dans Morandiniage,
00:14:45ça fait plusieurs fois
00:14:46qu'on en parle
00:14:46dans CNews,
00:14:47on verra d'ailleurs
00:14:48quelle était la situation
00:14:49il y a un an
00:14:49parce qu'on avait fait
00:14:49un reportage déjà
00:14:50il y a un an
00:14:50et c'était exactement pareil,
00:14:52rien de...
00:14:52Tout le monde s'en fout en fait.
00:14:53Ça fait des années,
00:14:54vous avez fait des émissions
00:14:55même sur presse,
00:14:57on a fait des reportages,
00:14:58des documentaires,
00:14:58on a débattu
00:14:59et encore débattu.
00:15:01Moi je pense que c'est
00:15:01tout simplement
00:15:01la conséquence
00:15:02d'un état faible
00:15:04avec des sujets tabous.
00:15:06Vous avez vu,
00:15:07ce journaliste explique
00:15:08que c'est le délinquant
00:15:09qui vient contrôler
00:15:10un prétendument policier.
00:15:12Ce n'est pas les policiers
00:15:12qui contrôlent
00:15:13des délinquants,
00:15:14c'est l'inverse.
00:15:15L'immigration
00:15:16ne décide plus rien,
00:15:17il y a beaucoup,
00:15:18vous le savez,
00:15:18de personnes
00:15:19qui sont clandestines
00:15:20avec toutes les drogues
00:15:21qui vont avec,
00:15:22les drogues du pauvre,
00:15:23le crack et le reste.
00:15:24Vous avez l'ordre
00:15:25et la sécurité
00:15:26qui ne sont pas respectés,
00:15:27vous avez derrière
00:15:28le narcotrafic,
00:15:29probablement la prostitution aussi
00:15:31qui vient s'ajouter
00:15:32à tout cela.
00:15:33Je pense que c'est
00:15:33la faiblesse
00:15:34à la fois de l'État
00:15:35et puis aussi
00:15:35une trahison
00:15:36de certaines élites,
00:15:38notamment les élites parisiennes,
00:15:39socialistes,
00:15:40qui tolèrent tout,
00:15:42qui tolèrent l'immigration,
00:15:43qui tolèrent tout,
00:15:43mais pas chez eux.
00:15:44C'est foutu,
00:15:45c'est foutu,
00:15:45c'est abandonné.
00:15:46Tout à l'heure,
00:15:47Pascal Praud disait
00:15:48de toute façon,
00:15:48tant que ce ne sera pas
00:15:49devant chez eux,
00:15:49personne ne bougera.
00:15:50Voilà,
00:15:50c'est toujours la même chose.
00:15:51Vous pensez la même chose ?
00:15:52On accepte les clandestins,
00:15:53on accepte d'accueillir
00:15:55le monde entier,
00:15:55mais pas chez eux,
00:15:57pas dans son quartier.
00:15:58Dans un État
00:15:58normalement constitué,
00:16:00les citoyens
00:16:01n'auraient même pas besoin
00:16:02de faire un appel.
00:16:03La police aurait déjà
00:16:04pris en charge les choses,
00:16:05le procureur,
00:16:06l'État se serait mis en place.
00:16:08Là,
00:16:08ça fait des années
00:16:09et des années
00:16:09et les citoyens
00:16:11sont obligés
00:16:11de faire un appel,
00:16:12non pas au procureur
00:16:13ou d'appeler le 17,
00:16:14au président de la République
00:16:15pour vivre juste
00:16:15normalement chez eux.
00:16:16Merci ça aussi.
00:16:17Alors moi,
00:16:17je voudrais juste réagir
00:16:18sur les propos
00:16:18de l'immigration.
00:16:19Je pense qu'il ne faut pas,
00:16:20encore une fois,
00:16:21confondre immigration
00:16:22avec insécurité.
00:16:23Il n'y a pas de lien
00:16:26entre les deux.
00:16:26Non,
00:16:26il y a la misère sociale.
00:16:28Le vrai lien,
00:16:29c'est la misère sociale.
00:16:30Et croyez-moi,
00:16:31j'ai,
00:16:31moi,
00:16:31en tant qu'élu local
00:16:32sur la ville d'Aubervilliers,
00:16:34j'ai prêté assistance
00:16:35à une personne
00:16:36en situation
00:16:37de misère sociale
00:16:38qui s'appelait
00:16:39Olga ou Aurélide
00:16:41de mémoire
00:16:41et qui n'était
00:16:42absolument pas immigré
00:16:43mais qui était
00:16:44dans la même situation
00:16:45que tous les gens
00:16:45que nous avons vus sur place.
00:16:47Ce qui se passe aujourd'hui
00:16:48à la porte de la chapelle,
00:16:50ça fait des années
00:16:50effectivement que ça dure,
00:16:51ça avait même démarré
00:16:52un peu plus tôt,
00:16:53un peu plus haut
00:16:53au niveau de Stalingrad
00:16:55mais ça s'est téléporté
00:16:56sur la porte d'Aubervilliers.
00:16:57Nous,
00:16:57les habitants d'Aubervilliers
00:16:58vivent exactement
00:16:59la même chose
00:17:00qu'à la porte de la chapelle.
00:17:01Mais le problème,
00:17:01c'est que ce n'est pas les seuls.
00:17:02On va voir dans un instant
00:17:03Stéphanie Benoît
00:17:04qui est porte-parole
00:17:04du collectif Villette Village
00:17:05qui est à côté.
00:17:06C'est exactement pareil.
00:17:07Absolument.
00:17:08Oui,
00:17:08mais alors,
00:17:09qu'est-ce qu'on fait ?
00:17:09Alors moi,
00:17:10en janvier 2024,
00:17:11nous avons fait un tour,
00:17:12en tant qu'élu,
00:17:13nous avons été interpellés
00:17:14et je me suis rendu
00:17:15sur le terrain.
00:17:16Nous avons fait une visite,
00:17:17nous avons visité
00:17:18les alentours du millénaire.
00:17:20Et ça n'a rien changé.
00:17:20Je peux vous dire
00:17:21que ça fait peur.
00:17:22C'est pas une solution.
00:17:22Je peux vous dire
00:17:22que ça fait peur.
00:17:23Non, non, mais la solution...
00:17:24Non, non, mais attendez,
00:17:25la solution,
00:17:25elle était simple.
00:17:26La différence,
00:17:26c'est que c'est vous
00:17:27qui avez peur,
00:17:27c'est pas eux.
00:17:28La différence,
00:17:28c'est que c'est vous
00:17:29qui avez peur,
00:17:29c'est pas eux.
00:17:29Mais nous avons réussi
00:17:31à faire venir
00:17:32le préfet de police
00:17:32parce que nous sommes pas loin
00:17:33des Jeux olympiques
00:17:35de 2024.
00:17:36Nous avons réussi
00:17:37à faire venir
00:17:37le préfet de police
00:17:38qui s'est engagé
00:17:39à nous apporter
00:17:41davantage d'effectifs
00:17:41de police.
00:17:42C'est toujours pareil,
00:17:42les gens,
00:17:42ils n'en peuvent plus.
00:17:43Et la vraie solution
00:17:45à cette problématique,
00:17:46c'est davantage
00:17:46d'effectifs de police
00:17:47et d'effectifs de police
00:17:49et occuper l'espace public.
00:17:51Ne pas laisser
00:17:51des espaces vides
00:17:52et ne pas les laisser...
00:17:53Mais ça fait 3 ans
00:17:54qu'on dit ça sur les plateaux,
00:17:55ça fait 4 ans,
00:17:56ça fait 5 ans
00:17:56et il ne se passe rien.
00:17:58Et la faute à qui ?
00:17:59La faute à l'État.
00:18:00Ça, c'est un problème régalien.
00:18:01C'est la sécurité aussi.
00:18:03Pardon ?
00:18:03Et les municipalités aussi.
00:18:04La municipalité doit occuper
00:18:08l'espace public.
00:18:09Elle doit renforcer
00:18:10ses effectifs,
00:18:12notamment faire de la prévention.
00:18:13Mais là, vous avez affaire
00:18:14à une drogue dure.
00:18:14Vous avez affaire
00:18:15à des craqueurs
00:18:15qui sont incontrôlables.
00:18:16C'est plus l'Agence régionale
00:18:18de santé doit intervenir
00:18:19et nous devons les soigner.
00:18:21Juste, on va donner la parole
00:18:22à Ludovic Thoreau
00:18:23qui est médecin également
00:18:24dans un instant.
00:18:24Mais je voudrais qu'on regarde
00:18:25le reportage qu'on a fait
00:18:26il y a un an.
00:18:26C'était il y a un an,
00:18:27quasiment jour pour jour.
00:18:28C'était le 15 août
00:18:29qu'on a fait ce reportage,
00:18:3015 août 2024.
00:18:32Et regardez quel était
00:18:32l'association à l'époque.
00:18:33Rien n'a changé,
00:18:34voire c'est pire aujourd'hui.
00:18:37Porte de la chapelle,
00:18:39redoutée par les riverains
00:18:40pour sa colline du Crac.
00:18:42Mais pendant les Jeux olympiques,
00:18:44le quartier a connu
00:18:44une période presque irréelle.
00:18:46Avec l'aréna à proximité,
00:18:48la présence de touristes
00:18:49et forces de l'ordre
00:18:50étaient appréciées.
00:18:51C'était la sécurité énorme.
00:18:52Je voyais des policiers
00:18:53portugais, italiens,
00:18:55même britanniques.
00:18:56Du coup, c'était vraiment
00:18:57ultra différent.
00:18:59Et encore maintenant,
00:19:00c'était assez spécial.
00:19:01Pour ce vendeur
00:19:02travaillant dans le quartier,
00:19:04cette parenthèse enchantée
00:19:05était plus qu'attendue.
00:19:07Ces jours-là,
00:19:07j'ai compris que l'État
00:19:08est capable,
00:19:09si l'État veut
00:19:10que les choses changent,
00:19:12ils sont capables,
00:19:12ils ont tous les moyens,
00:19:13ils ont des policiers compétents
00:19:15qui peuvent rendre
00:19:16la ville vraiment propre.
00:19:18Alors,
00:19:18après ces dernières semaines,
00:19:20le retour à la réalité
00:19:21inquiète.
00:19:22Avec la fin des Jions,
00:19:23on a déjà vu
00:19:24certains craquettes
00:19:24qui étaient revenus.
00:19:25Mais dès qu'il n'y a pas
00:19:26la police,
00:19:26ils viennent et même nous,
00:19:28dans le magasin,
00:19:28ils nous fatiguent.
00:19:29Et parfois,
00:19:30c'est la bagarre.
00:19:31Moi,
00:19:31j'ai dû me bagarrer
00:19:32avec plusieurs gens ici
00:19:33parce qu'ils prennent des trucs,
00:19:35ils cassent,
00:19:35ou bien ils viennent
00:19:36et ils tombent
00:19:36sur nos caissières.
00:19:38Ils les insultent
00:19:39directement à leur mère.
00:19:42Mais pourtant,
00:19:43c'est la police.
00:19:43Ils n'osent même pas
00:19:44venir par là,
00:19:45en fait.
00:19:45Pour rappel,
00:19:465200 sans-abris
00:19:48ont été déplacés
00:19:49en amont des Jeux
00:19:50vers des centres d'accueil
00:19:51en région.
00:19:53Ludo Victorot,
00:19:5415 août 2024.
00:19:55Aujourd'hui,
00:19:56on est en 2025,
00:19:57on est au mois d'août.
00:19:58C'est pareil,
00:19:58voire pire.
00:19:59Vous l'avez dit,
00:20:00Jean-Marc,
00:20:00c'est pire.
00:20:01C'est-à-dire que malgré
00:20:01tous les mots,
00:20:02tout ce qu'on a pu dire,
00:20:03ça continue.
00:20:05Alors,
00:20:05vous disiez que c'est l'appel
00:20:06des citoyens.
00:20:07Et moi,
00:20:07je suis maire aussi,
00:20:07c'est l'appel des maires.
00:20:09Parce que quelque part,
00:20:09OK,
00:20:10on peut avoir la police municipale,
00:20:11mais il faut la payer.
00:20:11Mais quand tu n'as pas d'argent,
00:20:12tu ne peux pas en mettre.
00:20:13Excusez-moi,
00:20:14le droit régalien,
00:20:15c'est l'État
00:20:15qui doit le mettre en place.
00:20:16Nous,
00:20:16les maires,
00:20:16on fait le maximum
00:20:17pour essayer de les choper
00:20:18avec ce qu'on a.
00:20:18Mais on est hyper limité.
00:20:19Pourquoi ?
00:20:20Première chose,
00:20:21le prix de la cocaïne
00:20:22a été divisé par deux.
00:20:23La craque,
00:20:24c'est de la cocaïne.
00:20:24Donc,
00:20:25ne cherchez pas,
00:20:25il y en aura de plus en plus.
00:20:26Ces gens-là,
00:20:27alors je vais peut-être
00:20:27être un peu dur.
00:20:29Il faut les isoler,
00:20:30tout simplement,
00:20:30mais définitivement,
00:20:31dans les endroits.
00:20:32Vous les mettez où ?
00:20:33Ludovic,
00:20:34vous les mettez où ?
00:20:34On crée des centres
00:20:36comme on devrait faire partout
00:20:37pour des délinquements.
00:20:37Il faut créer des prisons,
00:20:38il faut créer des centres,
00:20:39il faut créer des centres de récoltes.
00:20:41On va vous répondre
00:20:42qu'on n'a pas d'argent.
00:20:44Ah,
00:20:44vous n'avez pas d'argent ?
00:20:44C'est pas moi,
00:20:45c'est vous aussi.
00:20:46Non,
00:20:47non,
00:20:47la France,
00:20:48c'est nous tous.
00:20:49Excusez-moi,
00:20:51ne dites jamais aux maires
00:20:52que nous,
00:20:54vous savez,
00:20:54nous,
00:20:54quand on fait un budget,
00:20:56il faut qu'il soit équilibré
00:20:57pour ne pas faire des emprunts.
00:20:58C'est là-haut que ça se passe
00:20:59qu'ils font des emprunts
00:20:59à tirer à l'arigot.
00:21:00Nous aussi,
00:21:01l'État faisait comme les maires
00:21:02font,
00:21:02ils font une comptabilité
00:21:03comme les maires,
00:21:04on n'en serait pas aujourd'hui
00:21:05à pleurer tous les jours
00:21:05avec M. François Bayrou.
00:21:06Maintenant,
00:21:07je vous dis que ces gens
00:21:07sont des délinquants,
00:21:08ils sont à danger
00:21:09et surtout,
00:21:10ils se multiplient
00:21:10par le fait
00:21:11qu'on ne maîtrise absolument pas
00:21:12dans ce pays
00:21:13la drogue
00:21:14et le blocage de la drogue
00:21:15en France
00:21:15qui ne fait qu'autre moins.
00:21:16Alors,
00:21:16attendez,
00:21:17on va retrouver Stéphanie Benoît
00:21:18parce que c'est une riveraine,
00:21:20elle habite dans ce coin-là,
00:21:22elle est porte-parole
00:21:23du collectif Villette Village.
00:21:24Bonjour Stéphanie,
00:21:24merci beaucoup
00:21:25d'être en direct avec nous.
00:21:27On commence cette saison
00:21:28en fait
00:21:29et on revoit les images,
00:21:30on revoit ce qui se passe
00:21:31et finalement,
00:21:32rien ne change
00:21:33et c'est pire.
00:21:34C'est le sentiment
00:21:34que vous avez vous aussi ?
00:21:37Alors,
00:21:37c'est le bis répétit
00:21:38pour juste
00:21:39une petite précision
00:21:40et correction.
00:21:41Moi,
00:21:41j'ai dû déménager justement
00:21:42parce que la situation,
00:21:44elle est juste infâme.
00:21:45J'étais résidente
00:21:46sur Aubert-Villiers
00:21:47à la porte de la Villette
00:21:48du temps
00:21:49où le square Forceval
00:21:51s'est vu installer
00:21:52tout un camp de craque
00:21:53à la demande
00:21:55de Gérald Darmanin.
00:21:57La situation,
00:21:58en fait,
00:21:58à l'arrivée des JO,
00:22:01on a fait que
00:22:01disperser le problème.
00:22:03Les toxicomanes
00:22:04ont été dispatchés
00:22:06un peu dans la nature
00:22:07après le démantèlement
00:22:08du camp.
00:22:09Ils ont été dispersés
00:22:09dans la nature
00:22:10et de sorte
00:22:11à ne plus créer,
00:22:13avoir ce phénomène
00:22:14de gros camps
00:22:15installés
00:22:16à ciel ouvert
00:22:17et on retrouve
00:22:19ces phénomènes
00:22:20dans la forêt linéaire,
00:22:22au niveau de Rosa Park
00:22:23et ça s'étend
00:22:24tout le long du périph
00:22:25jusqu'à la porte
00:22:26de la chapelle
00:22:27et en fait,
00:22:28le problème,
00:22:28il est diffus
00:22:28donc il est encore
00:22:29certainement moins
00:22:30contrôlable
00:22:31et contrôlé
00:22:31par la police.
00:22:32Maintenant,
00:22:33je voudrais aussi
00:22:34préciser que
00:22:34ce n'est pas la police
00:22:35qui soigne.
00:22:37Ces toxicomanes
00:22:37ont besoin de soins.
00:22:39Il y a des solutions,
00:22:40il y a des communautés
00:22:41thérapeutiques.
00:22:42On a eu de cesse
00:22:43d'en parler,
00:22:44personne n'écoute.
00:22:46On a tout un tas
00:22:47de subventions
00:22:48qui sont filées
00:22:49à Gaïa
00:22:50et compagnie
00:22:50pour l'ouverture
00:22:53des HSA
00:22:53et toute cette lubie
00:22:56qui a été mise en place
00:22:59qui aujourd'hui
00:23:01fait peur
00:23:02parce qu'il y a
00:23:02une HSA
00:23:03qui existe
00:23:04à la Riboisière
00:23:05et qui crée
00:23:05les mêmes problématiques
00:23:07qu'on a connues
00:23:08nous du temps
00:23:08du Square Forceval
00:23:09qui ont été connues
00:23:11par Stalingrad
00:23:12qui ont été connues
00:23:14au moment des Jardins des Halles
00:23:15et en fait,
00:23:15on déplace le problème.
00:23:17C'est un bis répétita,
00:23:18ça n'en finit pas.
00:23:19Personne ne veut
00:23:20se saisir réellement
00:23:21du problème.
00:23:22Monsieur le conseiller
00:23:24municipal de Saint-Denis
00:23:26disait effectivement
00:23:27qu'il faut créer
00:23:28des centres.
00:23:29Aubertvilliers, pardon.
00:23:31Qu'il faut créer
00:23:32des centres.
00:23:33Qu'il faut créer
00:23:34des centres.
00:23:35Qu'il faut créer
00:23:35des centres.
00:23:36Mais ces centres existent.
00:23:37C'est communauté
00:23:38thérapeutique.
00:23:39Il y a l'EDVU,
00:23:40notamment,
00:23:40qui a porté ses preuves.
00:23:42Ça met en contact
00:23:44d'anciens toxicomanes
00:23:45qui ont réussi
00:23:46à décrocher du crack
00:23:47et avec des personnes
00:23:49qui souhaitent s'en sortir.
00:23:50Mais Stéphanie,
00:23:51vous en même temps,
00:23:52vous avez fait le choix
00:23:53de partir.
00:23:53Ça veut dire
00:23:53que vous n'y croyez plus ?
00:23:55Ben non.
00:23:56Vous voulez que j'aille rester
00:23:58et risquer ma vie au quotidien ?
00:23:59Ce n'est pas un reproche.
00:24:00Ce n'est pas un reproche.
00:24:01Vous avez bien compris.
00:24:02Non, non.
00:24:02Je travaille de chez moi
00:24:04et je vis donc chez moi.
00:24:08Je passe quasiment
00:24:09plus de la moitié
00:24:11de mon temps,
00:24:12voire les trois quarts
00:24:12de mon temps
00:24:13chez moi
00:24:14ou dans le quartier
00:24:15où je vis.
00:24:16et c'était plus vivable
00:24:19pour moi.
00:24:20Je suis femme seule.
00:24:22J'ai manqué
00:24:22de me faire planter
00:24:23à combien de reprises ?
00:24:25Est-ce que c'est normal
00:24:26aujourd'hui ?
00:24:27Je paye une taxe foncière,
00:24:28je paye des impôts
00:24:29comme tout le monde.
00:24:30Est-ce que c'est normal
00:24:31aujourd'hui
00:24:32qu'en payant ça,
00:24:33en payant tout ce que je paye,
00:24:35les impôts,
00:24:36la taxe foncière,
00:24:37est-ce que c'est normal
00:24:37que ma sécurité
00:24:38ne soit pas assurée ?
00:24:40Que quand je sorte
00:24:40de chez moi,
00:24:41je risque la vie ?
00:24:43C'est invraisemblable.
00:24:45Et personne ne bouge.
00:24:46Et personne ne bouge.
00:24:47Vous voyez l'association
00:24:48qui lance un appel
00:24:49à Emmanuel Macron
00:24:50parce qu'ils sont désespérés
00:24:51comme vous en fait.
00:24:52Ils ont lancé des appels
00:24:53à tout le monde.
00:24:53Personne ne réagit.
00:24:54Au final,
00:24:55on finit par se dire
00:24:56peut-être Emmanuel Macron
00:24:57mais ça ne bougera pas plus.
00:24:58Il faut savoir aussi
00:24:59que notre association
00:25:00a attaqué l'État
00:25:01et la mairie de Paris
00:25:02et que nous avons été retoqués.
00:25:05Vous pourrez avoir
00:25:06les précisions
00:25:06auprès de notre avocat.
00:25:07Je pourrais vous mettre
00:25:08en relation.
00:25:09On a été retoqués.
00:25:10La mairie de Paris
00:25:11n'y est pour rien.
00:25:12L'État n'y est pour rien.
00:25:13En gros,
00:25:15voilà.
00:25:16Donc on a quand même
00:25:16été jusque-là.
00:25:17Donc on est quand même
00:25:18dans des quartiers
00:25:19qui sont quand même
00:25:20assez défavorisés
00:25:22où on n'a pas forcément
00:25:23des moyens mirobolants
00:25:24comme c'est le cas
00:25:25dans le 7e,
00:25:26comme c'est le cas
00:25:26dans le 6e
00:25:27ou dans le 16e.
00:25:29On s'est quand même
00:25:30munis d'un avocat
00:25:31qu'il a failli payer.
00:25:32Les membres de l'association
00:25:33l'ont payé
00:25:34pour qu'on aille
00:25:35jusqu'en justice
00:25:36au tribunal administratif
00:25:38de Paris
00:25:38qui nous retoque.
00:25:39On a une juge
00:25:40en face de nous
00:25:41mais c'était
00:25:41on s'est sentis
00:25:43mais plus bas que terre
00:25:44en fait.
00:25:44Pour eux,
00:25:46alors la seule chose
00:25:47qui a été reprochée
00:25:48à la mairie de Paris
00:25:49c'est pendant un temps
00:25:49de ne pas avoir assuré
00:25:51suffisamment
00:25:51le nettoiement du camp.
00:25:53C'est-à-dire
00:25:53qu'il est resté
00:25:54plus de 8 mois
00:25:55sans voir un seul nettoyage.
00:25:57Je ne vous dis pas
00:25:58dans l'état d'insalubrité
00:25:59dans lequel on s'est retrouvés.
00:26:01Et le fait est
00:26:02que derrière
00:26:03pour les problèmes
00:26:04de sécurité
00:26:05et de tranquillité publique,
00:26:06on est chez les dingues
00:26:09Stéphanie.
00:26:09On est chez les dingues
00:26:10on le sait
00:26:10chaque fois qu'on vous a
00:26:12en ligne
00:26:12parce qu'on vous a déjà eu
00:26:13plusieurs fois la saison dernière
00:26:14chaque fois on se dit
00:26:15la même chose
00:26:16et rien ne bouge
00:26:17enfin à la fin
00:26:18il y a la marque.
00:26:19Honnêtement je ne sais plus quoi faire.
00:26:20On va commencer à agiter
00:26:21on va commencer à s'agiter
00:26:22parce qu'il y a les municipales
00:26:23C'est ça, voilà.
00:26:24C'est l'an 2027
00:26:25et on a l'habitude
00:26:26on a l'habitude
00:26:27et à chaque fois
00:26:28on voit du monde
00:26:29se raccorder
00:26:30se raccorder aux associations
00:26:31la récupération politique
00:26:32on en a ma claque
00:26:33c'est valable
00:26:35dans tous les sujets
00:26:35en fait
00:26:36et la difficulté
00:26:37c'est que
00:26:38à aucun moment
00:26:39on prend en considération
00:26:41l'être humain là-dedans
00:26:42que ce soit les riverains
00:26:43mais que ce soit aussi
00:26:44les toxicomanes
00:26:45parce que franchement
00:26:46les voir déféquer
00:26:47comme ça en plein jour
00:26:48il y en a certains
00:26:49qu'on a vu
00:26:50pardon de l'expression
00:26:50je ne sais pas si je peux le dire
00:26:51à 7h
00:26:52mais se masturber
00:26:53des femmes
00:26:54se masturber enceintes
00:26:56en pleine rue
00:26:56à 15h devant des collèges
00:26:58parce que c'est normal
00:27:00ça paraît tellement fou
00:27:02bon merci Stéphanie
00:27:04on continue à suivre ça
00:27:05on y revient dans un instant
00:27:06juste pardon
00:27:06je suis très en retard
00:27:07comme tous les jours
00:27:07pour le CNews Info de Somaïa
00:27:09on fait le CNews Info
00:27:10et on continue à parler de tout ça
00:27:11dans un instant
00:27:12Somaïa Labidi
00:27:12Réunion d'urgence ce matin
00:27:17Place Beauvau
00:27:18Bruno Retailleau
00:27:19a réuni le préfet
00:27:20du Puy-de-Dôme
00:27:20et le commandant
00:27:21de groupement
00:27:22de la gendarmerie
00:27:22entre autres au menu
00:27:23l'insécurité galopante
00:27:25sur fond de narcotrafic
00:27:27à Clermont-Ferrand
00:27:28insécurité qui a explosé
00:27:29ces derniers mois
00:27:30dans cette ville
00:27:31de 150 000 habitants
00:27:32dans laquelle se rendra
00:27:33le ministre de l'Intérieur
00:27:34le vendredi 5 septembre
00:27:37plusieurs lieux de culte
00:27:38du Pays Basque
00:27:39ont été la cible
00:27:40de cambriolage
00:27:41ces derniers jours
00:27:42des vols ont été constatés
00:27:43ce mardi
00:27:44dans plusieurs églises
00:27:45de la religion
00:27:45et à quelques kilomètres
00:27:47de là en Béarnes
00:27:47c'est l'église de sauveterre
00:27:49qui a été ciblée
00:27:49dans la nuit
00:27:50de lundi à mardi
00:27:51et puis au moins
00:27:5214 morts
00:27:53et de nombreux blessés
00:27:54à Kiev
00:27:54après une attaque
00:27:55russe massive
00:27:57cette nuit en Ukraine
00:27:58attaque au moment même
00:27:59où Donald Trump
00:28:00multiplie les efforts
00:28:01diplomatiques
00:28:02pour tenter
00:28:02de mettre fin
00:28:03à la guerre
00:28:03une guerre qui fait rage
00:28:05depuis plus de 2 ans
00:28:06et demi maintenant
00:28:06Merci beaucoup
00:28:08vous nous parliez
00:28:08de Clermont-Ferrand
00:28:09on y sera dans un instant
00:28:10avec nos envoyés spéciaux
00:28:11Simon Guillain
00:28:11et Sacha Robin
00:28:12qui sont sur place
00:28:13et qui ont infiltré
00:28:13vous allez voir
00:28:14c'est assez incroyable
00:28:14qui ont infiltré une cité
00:28:15donc on y reviendra
00:28:16dans un instant
00:28:17Merci beaucoup
00:28:17Sommaya
00:28:18Grégoire Perrault
00:28:19on va revoir
00:28:20les images
00:28:20qu'on montrait tout à l'heure
00:28:21qui ont été publiées
00:28:22par l'association
00:28:23qui sont ces images
00:28:23de baston
00:28:24dans le parc
00:28:25de violences incroyables
00:28:27en plein Paris
00:28:28comment vous réagissez
00:28:30vous
00:28:30qui êtes
00:28:31des Hauts-de-Seine
00:28:33des Hauts-de-France
00:28:33pardon
00:28:34comment vous réagissez
00:28:35quand vous voyez ça
00:28:35Forcément
00:28:36je suis très attristé
00:28:38par ce que je vois
00:28:38parce qu'on a l'impression
00:28:40que ces images
00:28:40ne viennent pas
00:28:41de notre pays
00:28:42on a l'impression
00:28:43que ce sont des images
00:28:44limite tirées d'un film
00:28:45d'un mauvais film d'ailleurs
00:28:46et que ça n'a rien à voir
00:28:48avec un territoire
00:28:49de la République
00:28:49et en plus
00:28:50notre capitale
00:28:51Effectivement
00:28:52je retiens aussi
00:28:53le témoignage
00:28:54de quelqu'un
00:28:54dans votre reportage
00:28:55qui a dit
00:28:56nous sommes capables
00:28:57oui nous avons été capables
00:28:58pendant les JO
00:28:59d'avoir une sécurité
00:29:01exemplaire
00:29:02dans la capitale
00:29:03malheureusement
00:29:04ça n'a pas été suivi
00:29:05des faits
00:29:06après pour un tas
00:29:07de raisons politiques
00:29:08parce qu'il y a eu
00:29:08des gros changements politiques
00:29:09parce qu'il y a eu des choses
00:29:10on n'a pas de stabilité
00:29:11dans notre pays
00:29:12et donc c'est très compliqué
00:29:13de proposer des mesures
00:29:15de long terme
00:29:16la politique
00:29:16c'est une question
00:29:17Regardez
00:29:17moi je veux bien
00:29:18ce type de discours
00:29:19Grégoire
00:29:19je veux bien
00:29:20mais regardez Stéphanie
00:29:21elle fait une attaque en justice
00:29:22elle paye avec son association
00:29:24elle paye un avocat etc
00:29:25on l'envoie bouler
00:29:26on l'envoie bouler
00:29:27on lui dit
00:29:27mais occupez-vous de vos affaires
00:29:29enfin franchement
00:29:30on est où ?
00:29:31en fait moi ce que je veux dire
00:29:33par rapport à ce problème
00:29:34c'est qu'on a besoin
00:29:36d'un état fort
00:29:36ça c'est une certitude
00:29:38mais on confond
00:29:40parce que depuis tout à l'heure
00:29:41on fait appel
00:29:41et je le comprends
00:29:42parce qu'il y a une détresse
00:29:43on fait appel
00:29:43au président de la République
00:29:44je suis d'accord
00:29:45c'est le garant des institutions
00:29:46ils ont appelé tout le monde
00:29:47ils ont appelé la municipalité
00:29:49ils ont appelé la police
00:29:50ils ont lancé des appels
00:29:51à tout le monde
00:29:51là ils sont désespérés
00:29:52c'est pour ça qu'ils lancent
00:29:53un appel à Emmanuel Macron
00:29:54depuis 2007
00:29:55le problème c'est qu'on a
00:29:56ce qu'on appelle
00:29:56des hyper présidents
00:29:57ou des super premiers ministres
00:29:58qui s'occupent de tout
00:29:59tout le temps
00:30:00etc etc
00:30:01ce n'est pas le rôle
00:30:02du président de la République
00:30:03non mais ce n'est pas
00:30:04le rôle du président de la République
00:30:05de s'occuper de ces sujets
00:30:06c'est le rôle du ministre
00:30:07de l'Intérieur
00:30:08c'est le rôle de Bruno Rotaillot
00:30:09en compagnie du ministre
00:30:11d'Armanin
00:30:12du ministre de la Justice
00:30:12s'il n'y a rien
00:30:14qui est mis sur la table
00:30:15en termes d'effectifs de police
00:30:16il y a le feu partout en France
00:30:18il y a le feu partout
00:30:19excusez-moi
00:30:20c'est l'utilisation
00:30:20excusez-moi
00:30:21mais les moyens
00:30:22on n'en a pas assez
00:30:23on n'en a pas assez
00:30:24dès qu'il se passe quelque part
00:30:25on envoie la CRS
00:30:27je ne sais plus combien c'est
00:30:2883 ou un truc comme ça
00:30:30on envoie la CRS
00:30:31dans une cité
00:30:32ils restent une semaine
00:30:33mais ils sont appelés ailleurs
00:30:34ils repartent
00:30:35ils vont ailleurs
00:30:35et ça recommence dans la cité
00:30:36on n'a pas les moyens
00:30:38on est en train de se faire bouffer
00:30:39je pense qu'on a un problème
00:30:40d'utilisation des moyens
00:30:41moi je ne pense pas
00:30:43on va prendre un autre exemple
00:30:44on va prendre un autre exemple
00:30:45on va prendre Clermont-Ferrand
00:30:46parce que Clermont-Ferrand
00:30:47c'est assez fantastique
00:30:47il y a eu une réunion aujourd'hui
00:30:48avec Bruno Rotaillot
00:30:49qui ira sur place d'ailleurs
00:30:51dans quelques jours
00:30:53et nos équipes
00:30:54sont allées sur place
00:30:55je l'ai dit
00:30:55Simon Guylain et Sacha Robin
00:30:57sont allées sur place
00:30:58ils ont réussi à infiltrer une cité
00:31:00on est rentré dans cette cité
00:31:01on est en immersion dans la cité
00:31:02et surtout
00:31:03écoutez bien ce que disent les jeunes
00:31:05ils sont chez eux
00:31:06ils ont pris le pouvoir
00:31:08ils n'en ont rien à faire
00:31:09des policiers
00:31:09ils s'en fichent des policiers
00:31:11ils sont chez eux
00:31:12ils ont le pouvoir
00:31:13et l'état dehors
00:31:15voici leur reportage
00:31:16et écoutez bien
00:31:17t'as pas peur de la police ?
00:31:19bah c'est
00:31:21la police on le voit tous les jours
00:31:23t'as pas peur ?
00:31:25sans crainte de la police
00:31:27ce dealer affiche ses barrettes de cannabis
00:31:29en pleine rue
00:31:30dans ce quartier
00:31:32connu comme étant
00:31:33l'un des plus gros points de deal
00:31:34de la ville
00:31:35les trafiquants font leur loi
00:31:36et quand la police arrive
00:31:38il y a les vélos derrière les gars
00:31:39une présence policière
00:31:50qui ne semble pas vraiment dissuader les dealers
00:31:53impossible ils viennent
00:31:54ils rentrent
00:31:55ils font ce qu'ils veulent
00:31:55les armes
00:31:56on les laisse pas
00:31:57et voilà
00:31:58c'est vous qui êtes contrôlé
00:31:59exactement
00:32:00la rue on la contrôle de A à Z
00:32:02depuis janvier
00:32:03on dénombre 4 morts
00:32:05liées au narcotrafic
00:32:06à Clermont-Ferrand
00:32:07un record
00:32:08la ville n'avait pas connu
00:32:10un homicide
00:32:10sur fond de trafic de drogue
00:32:12depuis 2019
00:32:13un déferlement de violence
00:32:15qui a fait passer Clermont-Ferrand
00:32:17en ville de sécurité renforcée
00:32:18il y a eu des homicides
00:32:19il y a eu des blessés
00:32:20par balle et par arme blanche
00:32:22ça fait des semaines
00:32:23que je martèle
00:32:24dans tous les médias
00:32:25qu'il nous faut absolument
00:32:27des effectifs à Clermont
00:32:28je pense que le message
00:32:29est arrivé à Paris
00:32:30j'espère qu'il a été entendu
00:32:31face à l'insécurité
00:32:33Bruno Retailleau
00:32:34convoque aujourd'hui à Beauvau
00:32:35le préfet du Puy-de-Dôme
00:32:37ainsi que les représentants
00:32:38des forces de sécurité
00:32:39du département
00:32:40alors on va partir tout de suite
00:32:43en direct à Clermont-Ferrand
00:32:44justement on va retrouver
00:32:45notre envoyé spécial
00:32:46Simon Guillain
00:32:46qui est avec Sacha Robin
00:32:47d'abord félicitations
00:32:48pour ce reportage
00:32:49parce que c'est vrai
00:32:50que c'est fort d'avoir réussi
00:32:51à intégrer comme ça
00:32:52cette cité
00:32:53d'avoir réussi à avoir
00:32:54ces témoignages
00:32:55ils sont très à l'aise
00:32:56j'ai presque envie de dire
00:32:58je me demande
00:32:58s'ils n'avaient pas envie
00:32:59de frimer un peu
00:33:00devant la caméra
00:33:00mais c'est exactement ça
00:33:04Jean-Marc
00:33:05alors juste avant de vous parler
00:33:06de ce reportage choc
00:33:07que nous avons tourné hier
00:33:08avec Sacha Robin
00:33:09ce que je peux vous dire
00:33:10c'est qu'il y a un réel climat
00:33:11d'insécurité
00:33:11de violence ici
00:33:12qui règne à Clermont-Ferrand
00:33:13depuis plusieurs mois
00:33:14c'est ce que nous disent
00:33:15les riverains
00:33:16c'est ce que nous disent les commerçants
00:33:17qui sont autour de ce quartier de la gare
00:33:18ils n'en peuvent plus
00:33:19de vivre dans ces conditions
00:33:20ça crée la nuit
00:33:21ça tire la nuit
00:33:22mais ça crée aussi la journée
00:33:23puisque les dealers
00:33:23sont 24h sur 24
00:33:257 jours sur 7
00:33:26postés sur cette avenue
00:33:27alors nous sommes donc arrivés
00:33:29hier matin
00:33:30avec Sacha Robin
00:33:31on a parcouru
00:33:31une centaine de mètres
00:33:32depuis la gare
00:33:33jusqu'à ce point de deal
00:33:34et ce qui est assez surprenant
00:33:35Jean-Marc
00:33:36parce qu'on avait forcément
00:33:36un petit peu d'appréhension
00:33:37on n'avait pas de sécurité
00:33:38on n'était que tous les deux
00:33:40j'avais mis mon micro
00:33:41CNews dans les mains
00:33:41Sacha a sorti la caméra
00:33:43et on a été bien accueillis sur place
00:33:45et comme vous le disiez
00:33:46pourquoi est-ce qu'ils ont répondu
00:33:47à nos questions
00:33:48à toutes les questions d'ailleurs
00:33:49qu'on leur a posées
00:33:50ils se vantent de contrôler ce quartier
00:33:52ils se vantent de contrôler la zone
00:33:53et ce qui nous a choqué
00:33:55ce qui nous a marqué
00:33:56lorsqu'on a infiltré ce quartier
00:33:58on est vraiment rentré à l'intérieur
00:33:59on a interrogé tous les dealers
00:34:01le plus jeune a 13 ans
00:34:02il est guetteur
00:34:03il a commencé à 12 ans
00:34:04c'est qu'ils n'ont aucune crainte
00:34:06des forces de l'ordre
00:34:06mais alors absolument aucune crainte
00:34:08vous l'avez entendu dans le reportage
00:34:09là-bas c'est chez eux
00:34:10ils contrôlent la zone
00:34:11personne ne peut y accéder
00:34:13et c'est vraiment eux qui font la loi
00:34:15les petits de 13 ans
00:34:16excusez-moi d'utiliser ce terme
00:34:17ils tutoient les forces de l'ordre
00:34:18ces gens-là
00:34:19ils fument du cannabis devant les policiers
00:34:20parce que lorsque nous sommes arrivés sur place
00:34:22vous avez peut-être 5 dealers
00:34:23qui est en train de fumer du cannabis dans la rue
00:34:25je leur ai dit
00:34:25mais attendez rassurez-moi
00:34:26quand la police arrive
00:34:27vous l'éteignez ce joint
00:34:28ils m'ont dit
00:34:28mais attendez vous plaisantez
00:34:29ici c'est chez nous
00:34:30c'est notre quartier
00:34:31les forces de l'ordre arrivent
00:34:32au pire quoi
00:34:33on risque 130 euros d'amende
00:34:34ce qu'ils n'ont aucun mal à payer
00:34:36puisqu'ils ont cet argent
00:34:37grâce à ce business du trafic de drogue
00:34:39c'est ça qu'il faut comprendre
00:34:40donc pour faire face
00:34:42à cette situation absolument dramatique
00:34:43ici à Clermont-Ferrand
00:34:44le ministre de l'Intérieur
00:34:45a donc reçu
00:34:46le préfet du Puy-de-Dôme
00:34:48les patrons de la gendarmerie
00:34:49et de la police nationale du département
00:34:51pour essayer de trouver une solution
00:34:53pour l'instant
00:34:54on n'a pas vraiment d'informations
00:34:55sur ce qu'il s'est dit
00:34:55lors de cette réunion
00:34:56ce qu'on sait
00:34:57c'est que le ministre de l'Intérieur
00:34:58est attendu le 5 septembre
00:35:00ici à Clermont-Ferrand
00:35:01et je vous le rappelle
00:35:01donc la violence
00:35:02est en augmentation
00:35:03on le sent vraiment ici
00:35:046 homicides commis
00:35:066 homicides volontaires
00:35:07c'est important de le dire
00:35:08commis depuis le début de l'année
00:35:10à Clermont-Ferrand
00:35:11qui était une ville pourtant très calme
00:35:12il y a moins d'un an
00:35:13et 4 de ces homicides
00:35:15sont justement directement liés
00:35:16à ce trafic de drogue
00:35:17Jean-Marc
00:35:17Simon, petite question
00:35:18parce qu'avec Sacha
00:35:19vous avez vu les policiers arriver
00:35:20vous les avez vu intervenir
00:35:22on les voit d'ailleurs
00:35:22dans le reportage
00:35:23qu'est-ce qu'ils font
00:35:24quand ils arrivent
00:35:25qu'est-ce qu'ils font ?
00:35:28mais en fait
00:35:28ces dealers
00:35:29donc vous avez des guetteurs
00:35:30qui sont positionnés
00:35:30à des endroits stratégiques
00:35:32partout autour de la cité
00:35:33lorsqu'ils aperçoivent
00:35:34ces forces de l'ordre venir
00:35:35vous l'avez entendu
00:35:36dans le reportage
00:35:37ils hurlent
00:35:38pour que le dealer
00:35:38ait le temps de cacher la drogue
00:35:39de se cacher
00:35:40les forces de l'ordre
00:35:41les contrôlent
00:35:42certains sont en train
00:35:43de fumer du cannabis
00:35:43ils continuent à fumer leurs joints
00:35:45alors ils nous disent
00:35:46qu'une fois sur deux
00:35:47une fois sur trois peut-être
00:35:48ils ont une amende de 130 euros
00:35:49et puis après ils reviennent
00:35:50ils n'ont absolument
00:35:51aucune crainte des forces de l'ordre
00:35:53et vous savez quoi Jean-Marc ?
00:35:54Autre chose que je voulais vous dire
00:35:55l'un des dealers
00:35:56que nous avons interrogé
00:35:57nous a même dit
00:35:57ils peuvent venir à 1000
00:35:59ils peuvent venir à 10 000
00:36:00on est assez bien organisé
00:36:01ça ne changera rien
00:36:02parce qu'on leur a dit
00:36:03demain le ministre de l'Intérieur
00:36:05reçoit le préfet du Puy-de-Dôme
00:36:06pour essayer de renforcer
00:36:07les effectifs de police
00:36:08parce que vous avez ici
00:36:09uniquement deux patrouilles
00:36:11de police
00:36:11avec quatre policiers
00:36:12donc vous avez huit policiers
00:36:14pour toute la ville
00:36:14de Clermont-Ferrand
00:36:15ce qui n'est absolument
00:36:16pas suffisant
00:36:17vous l'imaginez bien
00:36:17en tout cas ces dealers
00:36:18sont assez bien organisés
00:36:19pour contrer les forces de l'ordre
00:36:21et pour l'instant
00:36:21vous venez de le voir
00:36:22dans le reportage
00:36:23que nous avons tourné hier
00:36:24avec Sacha Robin
00:36:25les forces de l'ordre
00:36:25sont totalement impuissantes
00:36:27Jean-Marc
00:36:27vous avez déjà été
00:36:28dans des cités
00:36:29dans ces quartiers-là
00:36:30qui sont extrêmement chauds
00:36:32comme on dit
00:36:33et voilà
00:36:33c'est ce qu'on a pu constater
00:36:34c'est que c'est eux
00:36:35qui font la loi
00:36:35c'est eux qui imposent leur loi
00:36:37et les forces de l'ordre
00:36:38malheureusement
00:36:39à part leur mettre des amendes
00:36:40ne peuvent absolument rien faire
00:36:41Merci Simon
00:36:42merci Sacha
00:36:42merci à tous les deux
00:36:43pour ce reportage
00:36:44Bonjour Marlène Hostage
00:36:45merci d'être en direct avec nous
00:36:46vous êtes secrétaire départementale
00:36:47à l'IA 63 du Puy-de-Dôme
00:36:49comment vous réagissez
00:36:50quand vous entendez
00:36:51le témoignage
00:36:52de notre journaliste ?
00:36:55Alors comment je réagis ?
00:36:56Donc je réagis
00:36:57une partie est vraie
00:37:00après quant à dire
00:37:01que les dealers
00:37:02maîtrisent la rue
00:37:03et font ce qu'ils veulent
00:37:04de A à Z
00:37:05je ne suis pas d'accord
00:37:06heureusement que non
00:37:07les policiers sont là
00:37:09lorsque les policiers arrivent
00:37:11c'est un type du court
00:37:12donc s'ils maîtrisaient
00:37:13vraiment cette rue
00:37:14et s'ils décidaient d'eux-mêmes
00:37:17que cette rue leur appartient
00:37:18et que les forces de l'ordre
00:37:19ne peuvent rien faire
00:37:21à ce moment-là
00:37:21ils ne prendraient pas la fuite
00:37:23ils ne jeteraient pas les produits
00:37:24ils n'auraient pas peur
00:37:24d'être pris
00:37:25donc ça c'est une première chose
00:37:26que je voulais dire
00:37:27la police n'a pas peur
00:37:29à Clermont-Ferrand
00:37:30il n'y a pas de zone
00:37:32de non-droit
00:37:32à Clermont-Ferrand
00:37:33je tiens encore à le dire
00:37:34pour tous mes collègues
00:37:35qui sont sur le terrain
00:37:36nous pouvons aller
00:37:37de partout
00:37:38y compris dans ce point
00:37:39de deal visitation
00:37:40qui est difficile d'accès
00:37:42qui est une sorte
00:37:44de gruyère
00:37:44et il est vrai
00:37:45c'est pour ça que
00:37:46les opérations
00:37:49sont difficiles
00:37:50et les interventions
00:37:52sont difficiles
00:37:55également
00:37:55mais je tiens quand même
00:37:58à dire que
00:37:58les policiers font leur travail
00:38:00et ne baissent pas les bras
00:38:01et encore une fois
00:38:02on n'a aucun doute
00:38:03sur le fait que les policiers
00:38:04font leur travail
00:38:04bien évidemment
00:38:05mais ce qu'on met en avant
00:38:06c'est qu'ils ne sont pas
00:38:06assez nombreux
00:38:07de toute façon
00:38:08et que ces jeunes
00:38:10ils ont envie de frimer
00:38:11en fait
00:38:12c'est ce que je disais
00:38:12tout à l'heure
00:38:13en parlant
00:38:14ils viennent devant la caméra
00:38:15ils disent on contrôle tout
00:38:16on est chez nous
00:38:17on est les maîtres
00:38:17et c'est vrai que
00:38:18quand les policiers arrivent
00:38:19ils s'en vont
00:38:19mais quand les policiers
00:38:20partent
00:38:20eux reviennent
00:38:21donc en fait
00:38:22c'est le chat
00:38:23et la souris
00:38:24oui oui
00:38:26c'est les gens
00:38:27dormaient le voleur
00:38:28c'est ça
00:38:29c'est le chat et la souris
00:38:29c'est une sorte
00:38:31de situation
00:38:32qui peut paraître
00:38:34un peu compliquée
00:38:35pour une population
00:38:37ou pour des journalistes
00:38:38pour nous
00:38:39policiers
00:38:39c'est quelque chose
00:38:40qu'on connait
00:38:41alors il y a deux situations
00:38:42il y a la situation
00:38:43de contrôle
00:38:44pendant laquelle
00:38:45en effet
00:38:45tout le monde part
00:38:46et ensuite
00:38:47ils se remettent
00:38:47après il y a une situation
00:38:48où par exemple
00:38:49vous avez des prises
00:38:50où à son langue
00:38:51vous avez des individus
00:38:52qui sont interpellés
00:38:52des produits
00:38:53qui sont pris
00:38:53et là vous avez
00:38:54une sorte d'équipe
00:38:55de remplacement
00:38:56un peu comme une équipe
00:38:57de foot
00:38:57vous avez les remplaçants
00:38:58qui attendent
00:38:59et qui vont se remettre
00:38:59immédiatement en place
00:39:00donc c'est une vraie organisation
00:39:02c'est pour ça
00:39:02que pour l'instant
00:39:03nous ne réussissons pas
00:39:04à vaincre
00:39:06ce genre de point de deal
00:39:07parce que nous ne sommes pas
00:39:08assez nombreux
00:39:09et parce que eux
00:39:09sont nombreux
00:39:10et parce que eux
00:39:11ne partent pas en vacances
00:39:12et parce que
00:39:13voilà
00:39:13il va falloir qu'aujourd'hui
00:39:14la peur change de camp
00:39:16la peur n'est pas du côté
00:39:17des policiers
00:39:18j'ai parlé de la population
00:39:19bien sûr
00:39:19Merci beaucoup Marlain Nostache
00:39:21merci d'avoir été avec nous
00:39:21secrétaire départemental
00:39:22Allianz 603
00:39:23j'ai vu que ça faisait
00:39:24beaucoup réagir
00:39:24Ludovic Thoreau
00:39:25Ah oui
00:39:25alors la police
00:39:27vous faites votre boulot à fond
00:39:28mais vous venez de conclure
00:39:28vous n'êtes pas assez
00:39:29vous avez une police
00:39:30qui n'est pas assez
00:39:31une consommation
00:39:32qui augmente
00:39:32la consommation augmente
00:39:34on est à plusieurs milliards
00:39:36de chiffres d'affaires
00:39:36qui rentrent dans notre PIB
00:39:37mais je reviens
00:39:38tout à l'heure
00:39:39bien sûr qu'il y a une guerre
00:39:40de territoire
00:39:40il y a 20 ans
00:39:44casse-toi de là
00:39:45c'est pas ton territoire
00:39:46on me l'a dit il y a 20 ans
00:39:47bien sûr que c'est une guerre
00:39:48de territoire
00:39:49bien sûr qu'il y a des endroits
00:39:50de non-droit
00:39:51et ce que disait la dame tout à l'heure
00:39:52il déménage
00:39:53c'est-à-dire que maintenant
00:39:54il n'y a plus de solution
00:39:55pour les gens
00:39:56c'est-à-dire qu'on va avoir
00:39:57des endroits où les gens
00:39:58vont aller pour en sécurité
00:39:59pour trouver de la santé
00:40:00pour trouver quelque chose
00:40:01dans ce pays
00:40:02et les endroits les plus pauvres
00:40:03deviendront de plus en plus pauvres
00:40:04avec de plus en plus d'insécurité
00:40:06voilà où on en est aujourd'hui
00:40:07et quand vous me parliez
00:40:08de la non-responsabilité
00:40:09du Président de la République
00:40:10excusez-moi
00:40:11dans le Conseil des ministres
00:40:11il y a quand même quelqu'un
00:40:12qui doit parler
00:40:13si le Président
00:40:14un jour qu'il descend de son avion
00:40:16et qu'il dit
00:40:16voilà les causes principales
00:40:17mais il est en responsabilité
00:40:19je suis désolé de vous le dire comme ça
00:40:20c'est lui qui valide aussi
00:40:21le gouvernement
00:40:22donc on ne peut pas
00:40:23enlever la culpabilité
00:40:25du Président
00:40:25il y a clairement
00:40:28un problème évident
00:40:30et qu'elle a soulevé
00:40:31je vous avais dit
00:40:328 policiers
00:40:33pour une ville
00:40:34comme Clermont-Ferrand
00:40:35pour la ville je pense
00:40:36c'est pour ce quartier
00:40:36oui mais c'est complètement aberrant
00:40:39je veux dire
00:40:39c'est scandaleux
00:40:40où sont les moyens de l'Etat
00:40:41la sécurité appartient
00:40:44aux régaliens
00:40:45c'est à l'Etat
00:40:45d'assurer la sécurité
00:40:46des Français
00:40:46ça c'est une première chose
00:40:48donc vous à gauche
00:40:48puisque vous êtes de gauche
00:40:49vous êtes pour plus de policiers
00:40:52vous êtes pour plus de policiers
00:40:53absolument qu'il faut de la police
00:40:55si vous n'avez pas de policiers
00:40:57vous n'avez pas de sécurité
00:40:58c'est tout à fait normal
00:40:59ensuite
00:40:59au niveau municipal
00:41:01ce qui peut être fait
00:41:02c'est d'augmenter
00:41:03des effectifs de police municipale
00:41:04mais c'est aussi
00:41:05renforcer la prévention
00:41:06renforcer la prévention
00:41:07à travers un pôle de médiateurs
00:41:09oui mais ça y est
00:41:10les médiateurs
00:41:11la police de proximité
00:41:12mais vous nous sortez
00:41:14les trucs d'il y a 15 ans
00:41:15le chat et la souris
00:41:17c'est quoi ?
00:41:19le chat et la souris
00:41:20c'est abandonner le terrain
00:41:22au dealer
00:41:23et au trafic
00:41:24et à des jeunes
00:41:24qui sont complètement désœuvrés
00:41:25Andréa Cotarac
00:41:26je pense que
00:41:27Jean-Marc Morandini
00:41:28sur ces deux reportages
00:41:30vous avez tout dit
00:41:31Porte de la Chapelle
00:41:32Paris
00:41:33insécurité
00:41:35pardon mais
00:41:37la grande partie d'entre eux
00:41:38sont des clandestins
00:41:39le crack
00:41:39le trafic
00:41:40etc
00:41:40cette dame qui a quitté
00:41:42Porte de la Chapelle
00:41:43elle va aller où ?
00:41:44Clermont-Ferrand
00:41:44pour trouver la paix
00:41:45voilà
00:41:45et puis après
00:41:46elle va aller où ?
00:41:47et même dans les villages
00:41:48c'est le bordel aujourd'hui
00:41:49partout
00:41:50aujourd'hui
00:41:51l'insécurité
00:41:52c'est partout
00:41:53et donc ce que je veux
00:41:54vous dire par là
00:41:54c'est que
00:41:54maintenant il y a
00:41:55deux visions
00:41:56de voir les choses
00:41:57et deux solutions
00:41:57il y a celle que vous avez
00:41:59expliquée
00:42:00je la respecte
00:42:00mais je ne suis pas
00:42:01du tout d'accord
00:42:02plus de présence policière
00:42:04des médiateurs
00:42:05on est allé les visiter
00:42:07on a écouté les commerçants
00:42:08on a joué en foot avec eux
00:42:09alors que la réalité
00:42:10c'est ça
00:42:11attendez
00:42:12je vous laissez partir
00:42:13maintenant vous me laissez terminer
00:42:14aujourd'hui la réalité
00:42:16c'est que
00:42:16quand la policière dit
00:42:17on est partout chez nous
00:42:18sur le territoire de la république
00:42:19c'est pas vrai
00:42:20vous avez fait un reportage
00:42:21il y avait des checkpoints
00:42:22à Marseille
00:42:22pour rentrer dans une cité
00:42:24vous avez vu des délinquants
00:42:26qui vont contrôler les policiers
00:42:27vous avez dans les halls d'immeubles
00:42:28on avait vu ça aussi
00:42:29dans la monument paranzienne
00:42:30des photos de policiers
00:42:31qui viennent patrouiller
00:42:32donc si vous voulez
00:42:33il y a un véritable rapport de force
00:42:34c'est faux
00:42:35le français ne peut pas aller
00:42:37partout sur le territoire
00:42:38donc maintenant il faut
00:42:39une rupture
00:42:40une rupture
00:42:41les délinquants étrangers
00:42:43dehors
00:42:43on les reconduit aux frontières
00:42:45c'est pas moi
00:42:45c'est Emmanuel Macron
00:42:46qui l'avait promis
00:42:47100% d'exécution des OQTF
00:42:49résultat 7%
00:42:51qui sont réellement exécutés
00:42:52mais quel est le rapport
00:42:52avec les OQTF
00:42:53et ces jeunes de quartier ?
00:42:54deuxième
00:42:55non je parle
00:42:55la porte de la chapelle
00:42:56je parlais
00:42:57non attendez
00:42:58laissez moi terminer
00:42:59parce que vous dites
00:43:00n'importe quoi
00:43:00pourquoi il dit n'importe quoi ?
00:43:02plus de policiers
00:43:03plus de policiers
00:43:05et plus de prévention
00:43:06n'importe quoi
00:43:07parce qu'il est occupé
00:43:08à lui directement
00:43:08dis-tu à lui directement
00:43:09police municipale
00:43:10prévention
00:43:11non mais écoutez
00:43:12écoutez
00:43:13l'État
00:43:14l'Éducation nationale
00:43:15a réduit de
00:43:16ça fait 15 ans
00:43:17qu'il a réduit son budget
00:43:17mais quel rapport
00:43:19avec l'Éducation nationale ?
00:43:20mais ça n'a aucun rapport
00:43:21l'Éducation des jeunes
00:43:22l'Éducation nationale
00:43:22si vous les ouvrez à eux-mêmes
00:43:24si vous les laissez faire
00:43:24ce qui va aujourd'hui
00:43:25l'Éducation nationale
00:43:26n'est pas pour s'occuper des gens
00:43:27non non
00:43:28attendez
00:43:28juste
00:43:29pourquoi est-ce que vous dites
00:43:31n'importe quoi ?
00:43:32Andréa Cotarac
00:43:33pourquoi est-ce que vous dites
00:43:34n'importe quoi ?
00:43:35Andréa Cotarac
00:43:38vous êtes comme monsieur Macron
00:43:40c'est les jeux vidéo
00:43:41qui provoquent les délinquants
00:43:42c'est-à-dire
00:43:42toutes vos solutions
00:43:44et même Lionel Jospin
00:43:45le disait à l'époque
00:43:45c'est fini tout ça
00:43:46c'est terminé
00:43:47il faut passer à l'action
00:43:49mais bien sûr qu'il faut passer à l'action
00:43:51écoutez-le
00:43:52écoutez-le
00:43:53je vous écoute hurler
00:43:55mais j'écoute
00:43:55je vous laisse hurler
00:43:56maintenant
00:43:57essayez un peu de m'écouter
00:43:58premier point
00:43:59vous dites qu'il n'y a
00:44:00pas de lien
00:44:01entre l'immigration
00:44:01et la délinquance
00:44:02vous nous avez pris un exemple
00:44:04d'une Olga
00:44:04ou d'une Aurélie
00:44:05que vous auriez sauvée
00:44:06mais une Olga
00:44:07ou une Aurélie
00:44:07ce n'est pas des statistiques
00:44:08du ministère de l'Intérieur
00:44:08monsieur
00:44:09c'est officiel
00:44:11mais vos paroles
00:44:11ne sont pas des statistiques
00:44:12deuxièmement
00:44:13y compris les socialistes allemands
00:44:15ont un peu d'avance sur vous
00:44:17à la gauche française
00:44:17puisque eux-mêmes
00:44:18la ministre de l'Intérieur allemande
00:44:20fait le lien
00:44:20entre l'immigration
00:44:21et la délinquance
00:44:21la partenaire de Jean-Luc Mélenchon
00:44:23en Allemagne
00:44:24d'extrême-gauche
00:44:24mais tout a un lien
00:44:25avec la délinquance
00:44:26monsieur
00:44:26pourquoi exclusivement
00:44:28l'immigration
00:44:28tout a un lien
00:44:29la misère sociale
00:44:30est le premier lien
00:44:31avec la délinquance
00:44:32moi les personnes
00:44:33qui rentrent illégalement
00:44:33sur le territoire français
00:44:34pourquoi systématiquement
00:44:35l'immigration
00:44:36écoutez-moi deux secondes
00:44:36arrêtons-nous un instant
00:44:38arrêtons-nous un instant là-dessus
00:44:39pour vous le premier lien
00:44:41avec la délinquance
00:44:42c'est la misère sociale
00:44:42absolument
00:44:43c'est le premier lien
00:44:47mais l'argent
00:44:49l'argent a été utilisé
00:44:50arrêtez de crier
00:44:51on dit que l'immigration
00:44:53on peut pas je crois
00:44:54Ludovic Thoreau
00:44:55merci beaucoup
00:44:56arrêtez avec votre social
00:44:58mais je suis pas dans le social
00:44:59je suis dans la réalité
00:45:01laissez parler
00:45:01laissez parler s'il vous plaît
00:45:02merci
00:45:03le social ça a été la politique
00:45:05depuis des années
00:45:05je suis pas dans le social
00:45:06il est incroyable celui-là
00:45:08c'est de la prévention
00:45:09donc je le dis encore une fois
00:45:10c'est le pays où
00:45:11il a mis le plus de social
00:45:12et qu'on met encore le plus
00:45:14par rapport à tous les pays européens
00:45:15et pourtant dans l'échec
00:45:17donc ce n'est pas la solution
00:45:18Grégoire Perrault
00:45:19est-ce que le lien
00:45:21entre la délinquance
00:45:22et le premier lien
00:45:24est-ce que c'est
00:45:24les problèmes sociaux
00:45:25ou c'est l'immigration
00:45:26pour vous ?
00:45:27moi je rejoins aussi
00:45:28ce qui a été dit
00:45:29essayez de me répondre
00:45:29je vous sens parti
00:45:31pour me faire la langue de bois
00:45:32je pense effectivement
00:45:34qu'il y a des problèmes sociaux
00:45:35parce que je vous le disais
00:45:36tout à l'heure
00:45:37le premier problème
00:45:39de la délinquance
00:45:39c'est les problèmes sociaux
00:45:40pour vous aussi ?
00:45:40je pense que c'est
00:45:41la misère humaine
00:45:42d'accord
00:45:42c'est autre chose
00:45:43ça n'a rien à voir
00:45:44non non ça n'a pas rien à voir
00:45:45c'est un lien
00:45:45laissez-le parler
00:45:47que ces quartiers
00:45:49qui sont sclérosés
00:45:50mais depuis les années 70
00:45:52dont on ne s'est pas occupé
00:45:53et dont on s'est occupé
00:45:54donc c'est notre faute
00:45:54en fait
00:45:55c'est notre faute
00:45:55on ne s'est pas occupé
00:45:56les pauvres
00:45:56on est coupable en fait
00:45:58on est tous coupables
00:45:59en plus
00:46:00non seulement ils prennent le pouvoir
00:46:02non seulement ils sèment la terreur
00:46:03non seulement ils obligent
00:46:04les gens à partir
00:46:04mais c'est notre faute
00:46:05on a bien sûr
00:46:06une responsabilité
00:46:07à le niveau de la politique
00:46:08de la vie
00:46:09avec des quartiers
00:46:10qu'on a laissé
00:46:11se communautariser
00:46:12et de temps en temps
00:46:13on se recoudrait
00:46:14donc c'est notre faute
00:46:16non non
00:46:17arrêtez
00:46:18pas tous en même temps
00:46:20il y avait des gouvernements de gauche
00:46:21et notamment sous
00:46:22monsieur François Hollande
00:46:23on saupoudrait d'argent magique
00:46:24pour dire
00:46:25allez on va faire un peu de social
00:46:26on va faire un petit centre par-ci
00:46:27un petit centre par-là
00:46:28c'est pas la réponse
00:46:29la réponse elle doit être globale
00:46:30à la fois des politiques de la ville
00:46:32à la fois sur le régalien
00:46:33et notamment sur le ministère de l'intérieur
00:46:35la politique
00:46:36et la réponse doit être globale
00:46:37on peut pas dire
00:46:38on fait que du social
00:46:39vous me faites bondir
00:46:41quand vous dites
00:46:41qu'on est responsable
00:46:42de ce qui se passe
00:46:42l'état
00:46:43oui non mais l'état c'est nous
00:46:44excusez-moi
00:46:44l'état c'est nous
00:46:46les décideurs publics
00:46:47on est responsable
00:46:50moi je pense que
00:46:51vraiment
00:46:51on est à côté de la plaque
00:46:53c'est le monde à l'envers
00:46:54les français
00:46:55les gens honnêtes là
00:46:57qui sont pourris
00:46:58dans les quartiers
00:46:58ils payent des impôts
00:46:59il y a 8 milliards
00:47:00qui sont partis
00:47:01dans la politique de la ville
00:47:03c'est-à-dire dans les banlieues
00:47:04aujourd'hui
00:47:05soyons un peu sérieux
00:47:06vous prenez des exemples
00:47:08si et là
00:47:08oui il y a de la misère sociale
00:47:09dans les quartiers
00:47:09mais les rapports de l'INSEE
00:47:11nous expliquent que
00:47:12l'extrême pauvreté
00:47:13dans notre pays
00:47:13c'est pas les banlieues
00:47:14c'est le monde rural
00:47:15et précisément
00:47:16les communes les plus isolées
00:47:18ils ont pas le droit
00:47:18à la politique de la ville
00:47:19il n'y a pas de délinquance
00:47:20donc il faut arrêter un petit peu
00:47:21deuxièmement
00:47:22la dame l'a très bien dit
00:47:23mais attendez
00:47:24j'ai l'impression que
00:47:26ce que je dis c'est extrémiste
00:47:27quand je dis qu'il faut une rupture
00:47:28mais moi je demande juste une chose
00:47:30c'est que les gens puissent vivre normalement
00:47:31la dame de la porte de la chapelle
00:47:33elle dit on a le danger
00:47:33d'être attaqué par des couteaux
00:47:35il y a de l'insalubrité
00:47:36on a déménagé
00:47:38des gens qui ont sué toute leur vie
00:47:40pour payer un appartement
00:47:41avec un crédit
00:47:42avec cette situation là
00:47:44leur bien a été divisé par deux
00:47:45donc ce sont des vies entières
00:47:46qui sont bousillées
00:47:47moi je demande juste
00:47:48de la normalité
00:47:49que les gens puissent vivre
00:47:50en frais dans notre pays
00:47:50Juste ma signée ça aussi
00:47:51vous savez combien ça gagne
00:47:52il y a un chouf ?
00:47:53Ceux qui surveillent ?
00:47:54C'est un monstre
00:47:55Attendez attendez
00:47:56vous savez combien il gagne ?
00:47:57500 euros par jour
00:47:58Ils gagnent 150
00:47:59les jeunes qui font le chouf
00:48:01ils gagnent 150 par jour
00:48:02Et bien ça c'est dramatique
00:48:03Attendez
00:48:03vous multipliez par 20
00:48:05allez on va dire qu'ils prennent des RTT
00:48:07vous multipliez par 20
00:48:08ils sont à 3500
00:48:094000 par mois
00:48:10c'est ça la misère sociale ?
00:48:11Il ne faut pas non plus
00:48:12c'est ça la misère sociale ?
00:48:13Il ne faut pas non plus leur prêter
00:48:13ce ne sont pas des millionnaires non plus
00:48:14mais on n'est pas là
00:48:15on n'est pas là pour connaître
00:48:16on n'est pas là
00:48:16Non mais comment on n'est pas là ?
00:48:18C'est le monde
00:48:19C'est vous décliné
00:48:20que c'est un problème
00:48:21de misère sociale ?
00:48:22C'est la misère sociale
00:48:23mais attendez
00:48:24Vous êtes en train de tout mélanger
00:48:25dans ce plateau
00:48:26Monsieur je vous ai laissé parler
00:48:28je voudrais prendre la parole
00:48:28un petit peu
00:48:29Vous pouvez me répondre
00:48:29Aujourd'hui vous avez des cas
00:48:31de délinquance dans des quartiers
00:48:32qui ont été totalement abandonnés
00:48:33Vous dites qu'effectivement
00:48:34il y a eu de l'argent
00:48:35L'Etat a des moyens
00:48:37mais est-ce que cet argent
00:48:38a été dépensé utilement ?
00:48:40C'est nos décideurs politiques
00:48:42qui dépensent l'argent
00:48:43Ce n'est pas le fait de dire
00:48:44qu'il y a 8 milliards
00:48:45pour les quartiers
00:48:46mais comment est-ce qu'ils ont été utilisés ?
00:48:48Je suis désolé
00:48:48Ne me coupez pas la parole
00:48:50je ne vous ai pas coupé
00:48:52Ah bah non jamais
00:48:52Vous ne l'avez jamais coupé
00:48:53Pas une fois
00:48:55Je citais moi
00:48:56Vous avez écouté tout le monde
00:48:58avec un silence religieux
00:49:00Je me suis cru à l'église moi
00:49:02Mais simplement
00:49:04pour terminer mes propos
00:49:05vous ne pouvez pas d'un côté
00:49:06réduire le budget
00:49:07de l'éducation nationale
00:49:08réduire les effectifs de police
00:49:10et puis laisser un quartier
00:49:12livré à lui-même
00:49:14et puis dire
00:49:14regardez ce qui se passe
00:49:15on n'est plus chez nous
00:49:16Je vous propose un exemple
00:49:17de solution
00:49:18et vous allez me dire
00:49:18si c'est le bon exemple
00:49:19c'est Nîmes
00:49:19A Nîmes par exemple
00:49:20on met un couvre-feu
00:49:21Alors il y a une grande partie
00:49:23de la gauche
00:49:23qui a été émue
00:49:24par ce couvre-feu
00:49:25Je ne crois pas
00:49:25Écoutez, regardez
00:49:27et les habitants
00:49:27on est allé les voir
00:49:28avec nos équipes
00:49:30et les habitants disent
00:49:30on veut que ça continue
00:49:31il ne faut pas l'arrêter
00:49:32le couvre-feu
00:49:32il faut continuer
00:49:33reportage
00:49:33dans le quartier Pisevin
00:49:37beaucoup d'habitants
00:49:39sont conquis
00:49:39par le couvre-feu
00:49:41son instauration
00:49:42en juillet dernier
00:49:43a été synonyme
00:49:44de retour au calme
00:49:45la présence policière
00:49:47de 15h à 5h du matin
00:49:48les rassure
00:49:49même si certains
00:49:50continuent d'avoir peur
00:49:51on se sent plus en sécurité
00:49:53plus apaisé
00:49:54surtout pour nos enfants
00:49:55mais toujours la crainte
00:49:56de voir la police partir
00:49:58parce qu'on a peur
00:49:59de sortir
00:50:00de recevoir
00:50:01une balle dehors
00:50:03ne plus voir
00:50:04des adolescents
00:50:05de moins de 16 ans
00:50:06errer dans les rues
00:50:07après 21h
00:50:08demande néanmoins
00:50:09des effectifs
00:50:09de police conséquents
00:50:11selon ce représentant
00:50:12syndical
00:50:13si les 50 CRS
00:50:14présents actuellement
00:50:15venaient à partir
00:50:16ce couvre-feu
00:50:17aujourd'hui positif
00:50:19deviendrait difficilement
00:50:20applicable
00:50:20quand on a 4-5 effectifs
00:50:22pour couvrir
00:50:23toutes les missions
00:50:24de police
00:50:24c'est ça qui est à retenir
00:50:26un couvre-feu
00:50:27va presque nous freiner
00:50:28dans notre travail
00:50:29plus qu'autre chose
00:50:30pourquoi ?
00:50:31parce qu'on va
00:50:31interpeller un jeune
00:50:33on va l'emmener au commissariat
00:50:34on va attendre
00:50:35très longtemps
00:50:36que les parents
00:50:36viennent le chercher
00:50:37ça peut être
00:50:37presque un handicap
00:50:38un couvre-feu
00:50:39qu'une majorité d'habitants
00:50:41espère voir prolonger
00:50:42au-delà du 1er septembre
00:50:43prochain
00:50:43même si beaucoup d'entre eux
00:50:45évitent déjà
00:50:46de sortir tard le soir
00:50:48Louis de Victorot
00:50:49le couvre-feu
00:50:50c'est la solution ?
00:50:51c'est une solution en tout cas
00:50:52moi en tant que maire
00:50:53j'ai déjà pris
00:50:53les couvre-feu
00:50:54on a arrêté
00:50:54quand je sens
00:50:55qu'on ne peut pas maîtriser
00:50:56parce qu'on n'a pas
00:50:56assez de force de l'ordre
00:50:57on essaie de bloquer
00:50:58c'est une solution
00:50:59un peu en plus
00:51:00comme les caméras
00:51:01ça ne va pas tout régler
00:51:01on ne va pas mettre
00:51:02ce pays tout le temps
00:51:03sous couvre-feu
00:51:03un couvre-feu
00:51:04c'est un constat d'échec
00:51:05c'est-à-dire qu'on n'a pas pu
00:51:06protéger la population
00:51:07qu'est-ce que fait le maire ?
00:51:09il est en charge
00:51:09quand même de la sécurité
00:51:10il prend un arrêté
00:51:11avec un couvre-feu
00:51:12je vais vous dire
00:51:13quelque chose
00:51:13ça ne me gênerait pas
00:51:14que tout le pays
00:51:14soit un couvre-feu
00:51:15qu'on dise
00:51:16les gamins de 13 ans
00:51:18ne doivent pas être
00:51:18seuls dans les rues
00:51:19après 22 heures
00:51:19honnêtement
00:51:21ça ne me gênerait pas
00:51:21vous avez raison
00:51:23mais si on en arrive là
00:51:24ça serait un échec complet
00:51:24mais vous venez de le dire
00:51:25une chose importante
00:51:26qu'on n'a pas évoquée ici
00:51:2713 ans
00:51:28dehors
00:51:30à vendre de la drogue
00:51:31elle est où ?
00:51:32la famille
00:51:32je le redis encore une fois
00:51:33quand vous dites que non
00:51:35mais quand tu as un membre
00:51:35de 13 ans
00:51:36tu lui files 200 euros
00:51:39qui est l'école
00:51:40même le petit
00:51:40il se fait 300-400 euros
00:51:41il s'achète tout ce qu'il veut
00:51:42le problème
00:51:44et je le dis encore une fois
00:51:45vous mettrez la police
00:51:46que vous voulez
00:51:46vous mettrez les enseignants
00:51:48que vous voulez
00:51:48vous mettrez les chroniqueurs
00:51:50que vous voulez
00:51:51si la famille
00:51:52à un moment
00:51:53n'est pas responsabilisée
00:51:54sur les fêtes
00:51:55d'un môme de 13 ans
00:51:56qui est dans la rue
00:51:57ou qui vend du shit
00:51:58on n'y arrivera pas
00:51:59donc la faute aux familles
00:52:00les familles ont une responsabilité
00:52:02bien sûr
00:52:02donc dans ces cas là
00:52:03on sanctionne la famille
00:52:04bien sûr
00:52:04on sanctionne les familles
00:52:05mais pourquoi pas
00:52:05mais attendez
00:52:06vous êtes ouvert à tout
00:52:08il y a des mauvais partout
00:52:11pourquoi est-ce qu'il n'y aurait pas
00:52:12des mauvais dans l'éducation
00:52:14des enfants
00:52:14dans les parents
00:52:14il y a des parents
00:52:15on peut sanctionner les parents
00:52:17vous avez des parents
00:52:18qui sont irresponsables
00:52:19on les prive d'être social
00:52:20par exemple
00:52:20attendez
00:52:21ça c'est un discours
00:52:21à avoir avec les élus locaux
00:52:23mais qu'est-ce que vous en pensez vous
00:52:24non non
00:52:24les élus social
00:52:25c'est pas les élus locaux
00:52:26qu'est-ce que vous en pensez
00:52:27attendez
00:52:28qu'est-ce que vous pensez
00:52:29est-ce qu'on prive
00:52:30les parents
00:52:31qui laissent leur gamin
00:52:32de 13 ans dans la rue
00:52:33est-ce qu'on les prive d'être social
00:52:34si la situation est volontaire
00:52:35si ça peut leur permettre
00:52:36de revenir
00:52:37sur un chemin
00:52:37à la normale
00:52:38il faut essayer
00:52:39le seul politique de gauche
00:52:42à dire ça
00:52:42nous sommes aujourd'hui
00:52:43dans le rouge
00:52:44non mais nous sommes dans le rouge
00:52:45à un moment donné
00:52:47si nous avançons pas
00:52:48nous allons stagner
00:52:49nous allons rester dans la situation
00:52:50Grégoire Perrault
00:52:51on sanctionne les familles ?
00:52:52moi je pense pas
00:52:53ah bon ?
00:52:53je crois que c'est une méconnaissance
00:52:54du problème
00:52:55puisque quand vous avez
00:52:56un jeune de 13 ans
00:52:57qui se fait embrigader
00:52:58par la DZ mafia
00:52:59ou que sais-je
00:53:00les familles sont menacées
00:53:01elles ne peuvent pas
00:53:02récupérer leur enfant
00:53:03c'est ça la réalité
00:53:04des quartiers
00:53:04quand vous avez un jeune
00:53:06qui deal ou qui fait
00:53:06le guetteur etc
00:53:08et qui touche de l'argent
00:53:08oui d'accord
00:53:09il touche de l'argent
00:53:09mais la réalité
00:53:10c'est que la famille
00:53:11n'a plus aucun pouvoir
00:53:12sur l'enfant
00:53:12puisqu'elles sont menacées
00:53:14à tirer l'arigot
00:53:15à longueur de temps
00:53:16et nous
00:53:16nous avons notamment
00:53:17sur nos différents territoires
00:53:18des témoignages de familles
00:53:19qui sont complètement désemparées
00:53:21qui disent
00:53:21rendez-nous nos gamins
00:53:22essayez de nous aider
00:53:23on essaye de les aider
00:53:24tant mieux que mal
00:53:25on essaye d'appeler la police
00:53:26on essaye de le signaler
00:53:28le problème
00:53:29c'est que les familles
00:53:29sont complètement désemparées
00:53:31je ne dis pas
00:53:31qu'il n'y a pas
00:53:32je ne dis pas
00:53:34qu'il n'y a pas
00:53:34un problème d'éducation
00:53:36par moment
00:53:36mais le problème
00:53:37c'est que ça
00:53:37c'est du cas par cas
00:53:38c'est juste par moment
00:53:40le problème d'éducation
00:53:40c'est du cas par cas
00:53:41ce que je veux dire
00:53:41on ne peut pas faire
00:53:42une globalisation
00:53:42en disant
00:53:43toutes les familles
00:53:43sont défaillantes
00:53:44il y a des familles
00:53:45qui sont sous tension
00:53:47parce qu'elles sont menacées
00:53:48vous êtes chez Horizon
00:53:49est-ce que moi
00:53:50à l'Horizon
00:53:50je ne le vois pas moi
00:53:51parce que là
00:53:52ce que vous nous décrivez
00:53:53c'est terrible
00:53:55je vous décris
00:53:59la réalité
00:53:59c'est terrible
00:54:00donc on fait quoi
00:54:01on fait quoi
00:54:02ce qu'on fait
00:54:03c'est qu'on étudie
00:54:03au cas par cas
00:54:04pour savoir
00:54:05ceux qui
00:54:06ont porté plainte
00:54:08par exemple
00:54:08parce que leur enfant
00:54:09a été embrigadé
00:54:10et qu'ils n'ont plus
00:54:11aucune emprise
00:54:11et qu'ils sont menacés
00:54:12contre ceux
00:54:13qui n'ont rien à faire
00:54:14bien sûr
00:54:14les parents qui ragissent
00:54:15on ne les sanctionne pas
00:54:16ça je suis d'accord
00:54:16c'est ce que je dis
00:54:17on va à Cotarac
00:54:18juste
00:54:19bien sûr qu'on sanctionne
00:54:20les familles
00:54:21et qu'on les responsabilise
00:54:22parce qu'il n'y a pas
00:54:23que le trafic de drogue
00:54:24les délinquants
00:54:25pendant les émeutes
00:54:25qui brûlaient des médiathètes
00:54:26des bibliothèques
00:54:27des écoles
00:54:28qui ont 15 ans
00:54:2916 ans
00:54:30mais il faut qu'ils payent
00:54:31à vie
00:54:31s'il le faut
00:54:32eux ou leur famille
00:54:33même s'ils sont insolvables
00:54:34mais il faut qu'ils payent
00:54:35à vie
00:54:35qu'ils contribuent
00:54:36il faut responsabilité
00:54:37chacun
00:54:38il faut défendre
00:54:39nos biens publics
00:54:40parce que pardon
00:54:40moi j'étais à Vois-en-Velin
00:54:41mais les gens
00:54:42et vous l'avez vu dans ce quartier
00:54:43ils veulent de la justice
00:54:45ils veulent des policiers
00:54:46ils veulent qu'ils restent ces policiers
00:54:47ils veulent de la sévérité
00:54:49et les gens
00:54:49c'est les premières victimes
00:54:50dans ces quartiers
00:54:51c'est les premières victimes
00:54:51ces personnes-là
00:54:52qui bossent
00:54:53ces habitants
00:54:54portent de la chapelle
00:54:55mais je veux dire
00:54:56vivre en paix
00:54:57c'est un dû
00:54:57on paye des impôts
00:54:58pour qu'il y ait la police
00:54:59pour qu'il y ait de la sévérité
00:55:01les flics
00:55:01ils font leur travail
00:55:02mais derrière
00:55:03il y a la justice
00:55:03et comme vous avez entendu
00:55:05ce policier
00:55:06il explique
00:55:07même pendant le couvre-feu
00:55:08on ramène le gamin
00:55:09ses parents ne viennent
00:55:10même pas le chercher
00:55:11donc si vous voulez
00:55:12à un moment donné
00:55:13il faut sévir
00:55:14contre les parents
00:55:15allez on va faire une pause
00:55:15et puis on va se retrouver
00:55:16dans un instant
00:55:16et on va pas être très loin
00:55:18finalement
00:55:19parce qu'on va parler d'éducation
00:55:20et hier Elisabeth Borne
00:55:21elle a présenté
00:55:21son plan d'éducation
00:55:22donc on va voir
00:55:23si on est sauvé par Elisabeth Borne
00:55:24qui entre autres aussi
00:55:26veut s'attaquer
00:55:26à la devise
00:55:27qui est au fronton du Panthéon
00:55:28aux grands hommes
00:55:29la patrie reconnaissante
00:55:30elle dit
00:55:30ah oui mais où sont les femmes
00:55:31c'est ça le sujet aujourd'hui
00:55:32c'est ça son problème aujourd'hui
00:55:33et bien on va lui expliquer
00:55:35ce qu'on en pense
00:55:36à tout de suite
00:55:36en direct
00:55:37encore une recasée
00:55:38merci d'être avec nous
00:55:46dans un instant
00:55:47de l'éducation
00:55:47Elisabeth Borne
00:55:48a-t-elle raté son oral
00:55:49c'est la question
00:55:50qu'on va se passer
00:55:50se poser tout de suite
00:55:52et moi je vais apprendre
00:55:52à parler français
00:55:53d'ici là
00:55:53tout de suite
00:55:53sommeil à la midi
00:55:54le CNews Info
00:55:55le ministre de l'économie
00:56:00Eric Lombard
00:56:00se dit convaincu
00:56:01je cite
00:56:01qu'on aura dans les délais
00:56:02un budget pour 2026
00:56:04ébalé d'un revers de main
00:56:05tout retour à l'impôt
00:56:07sur la fortune
00:56:08déclaration il y a quelques minutes
00:56:09devant les patrons
00:56:10réunis à l'université d'été
00:56:11du Medef
00:56:12une enquête ouverte
00:56:14suivie d'un signalement
00:56:15sur la plateforme Faros
00:56:16après une séquence
00:56:17devenue virale
00:56:18sur les réseaux sociaux
00:56:19un jeune homme
00:56:20se présentant comme lyonnais
00:56:21et comme un membre
00:56:22du groupe terroriste
00:56:23Etat islamique
00:56:24a menacé de mort
00:56:25un internaute
00:56:26Et puis le Var
00:56:27et les Bouches-du-Rhône
00:56:28en vigilance orange
00:56:29pour de violents orages
00:56:30jusqu'à midi
00:56:31de fortes pluies
00:56:32sont attendues
00:56:33accompagnées de rafales de vent
00:56:34de 70 à 80 km heure
00:56:36et hier
00:56:37des pluies diluviennes
00:56:38ont causé de nombreux dégâts
00:56:40et provoqué la mort
00:56:40d'une quadragénaire
00:56:41par la chute d'un arbre
00:56:42dans une tempête
00:56:43en Bourgogne
00:56:44Merci beaucoup Somaïa
00:56:46et puis bravo également
00:56:47parce que les audiences
00:56:48de CNews explosent
00:56:49en cette rentrée
00:56:50donc voilà
00:56:51bravo à toutes les équipes
00:56:52de CNews
00:56:53effectivement
00:56:53pour ces audiences
00:56:54qui sont exceptionnelles
00:56:56en cette rentrée
00:56:57on n'a jamais eu
00:56:57autant d'écarts
00:56:58avec notre concurrent
00:56:59on ne citera pas BFM
00:57:00donc il n'y a jamais eu
00:57:01autant d'écarts
00:57:03avec eux
00:57:04quand cette rentrée
00:57:05donc merci de faire
00:57:05de CNews
00:57:06la première chaîne
00:57:07info de France
00:57:08l'éducation
00:57:09on va en parler
00:57:09Kevin Bossuet nous a rejoint
00:57:10bonjour Kevin
00:57:11merci d'être avec nous
00:57:11prof d'histoire
00:57:12on vous connaît bien
00:57:13Thomas Bonnet également
00:57:14pour parler de l'aspect politique
00:57:16d'abord vous avez regardé
00:57:17Elisabeth Borne bien évidemment
00:57:18hier vous l'avez trouvé comment ?
00:57:20quelle note vous lui mettez ?
00:57:21je ne vais pas juger ma ministre
00:57:23mais disons j'ai trouvé ça
00:57:24un petit peu déconnecté
00:57:25un petit peu technocratique
00:57:26et je n'ai pas eu les réponses
00:57:27que personnellement j'attendais
00:57:29vous attendiez quoi comme réponse ?
00:57:30des réponses concrètes en fait
00:57:31par exemple sur l'interdiction du portable
00:57:33très bien interdire le portable
00:57:34c'est déjà interdit
00:57:36oui c'est déjà interdit
00:57:37d'après la loi de 2018
00:57:38exactement
00:57:38mais comment on fait concrètement
00:57:39puisque c'est des chefs d'établissement
00:57:41qui vont devoir se charger
00:57:43de ce genre de choses
00:57:44sauf que c'est inapplicable
00:57:45sur le terrain
00:57:46pareil sur les parents
00:57:46moi je veux bien inclure les parents
00:57:48mais qu'est-ce qu'on fait
00:57:48des parents qui ne jouent pas le jeu
00:57:50des parents démissionnaires
00:57:51il faudrait bien qu'il y ait
00:57:52des sanctions également
00:57:52et même sur le niveau etc
00:57:54il y a quelques propositions
00:57:55qui ont été faites
00:57:56mais je trouve que ce n'était pas
00:57:57à la hauteur
00:57:58alors dans ces propositions
00:57:59interdiction des téléphones portables
00:58:00au collège
00:58:00un manuel pour lutter
00:58:01contre l'anti-sémitisme
00:58:02on avait déjà eu
00:58:03le manuel contre les couteaux
00:58:04donc là maintenant
00:58:05c'est contre l'anti-sémitisme
00:58:06en fait il va y avoir
00:58:06des manuels partout
00:58:07dans les salles de classe
00:58:09le niveau du brevet
00:58:11et du bac
00:58:11va être relevé
00:58:12ouverture d'un débat
00:58:13sur la devise du Panthéon
00:58:14alors ça aussi
00:58:15ça franchement
00:58:16enfin je ne sais pas
00:58:17si on en parle
00:58:17parce que c'est tellement ridicule
00:58:19elle est à côté de la plaque
00:58:20c'est pas ce qu'on attendait
00:58:21c'est votre ministre
00:58:22vous ne pouvez pas trop
00:58:23non mais non
00:58:23c'est même pas ça le sujet
00:58:24je ne sais plus rien
00:58:26non mais pragmatiquement
00:58:28quand je vois homme
00:58:30sur le Panthéon
00:58:31évidemment c'est homme et femme
00:58:32c'est homme avec un grand âge
00:58:34donc je pense que c'est un débat
00:58:35qui est accessoire
00:58:36et l'important
00:58:37c'est ce qui se passe à l'école
00:58:38avec l'augmentation de la violence
00:58:39l'augmentation de l'islamisme
00:58:41et la baisse du niveau
00:58:41alors elle nous parle
00:58:42de l'arrivée
00:58:42de l'intelligence artificielle aussi
00:58:44oui
00:58:44ça c'est bien
00:58:45on va avoir des cours là-dessus
00:58:46enfin je ne pense pas
00:58:47encore une fois
00:58:48que ce soit l'essentiel
00:58:49et en plus
00:58:50elle nous parle
00:58:50de déconnexion numérique
00:58:52en même temps
00:58:53que cela
00:58:53donc il y a une forme
00:58:54finalement de contradiction
00:58:55vous savez pendant des années
00:58:56on nous a dit
00:58:56il faut utiliser le numérique
00:58:57utiliser le numérique
00:59:01c'est trop de numérique
00:59:01il faut une déconnexion
00:59:02donc qu'est-ce qu'on fait concrètement ?
00:59:04Ludovic Thoreau
00:59:05elle est convaincante
00:59:06Elisabeth Borne ?
00:59:07Waouh
00:59:07mai 2025
00:59:09cours des comptes
00:59:10un système éducatif
00:59:11en situation d'échec
00:59:12les derniers résultats
00:59:13qui nous ont comparé
00:59:14au reste du monde
00:59:14y compris la Corée du Sud
00:59:15nous met en dernier partout
00:59:17j'ai 66 ans
00:59:19quand j'ai passé mon bac
00:59:19on était à 57% de réussite
00:59:21aujourd'hui on est à 97%
00:59:23je dois être complètement crétin
00:59:24comment on a pu faire
00:59:26alors qu'un système éducatif
00:59:27qui se casse la gueule
00:59:28met en fait de la fumée
00:59:30on leur a filé à tous le bac
00:59:31il y en a qui ne savent même pas écrire
00:59:32même pas compter
00:59:33mais on s'en fout
00:59:34c'est une belle réussite
00:59:35et là Elisabeth Borne arrive
00:59:36mais c'est quoi le changement ?
00:59:38aujourd'hui en plus
00:59:38au-delà de l'enseignement
00:59:39qu'on donne aux enfants
00:59:40les enseignants
00:59:42les enseignants qui sont
00:59:43en danger de mort
00:59:44les enseignants
00:59:45c'était une profession
00:59:46qu'on faisait par coeur
00:59:47et qu'on y allait
00:59:47maintenant ils ont peur
00:59:48mais elle n'a pas parlé
00:59:49aux enseignants hier
00:59:49si vous regardez la conférence
00:59:51moi je l'ai regardée
00:59:52en entier sans dormir
00:59:54en plus
00:59:54je l'ai regardée en entier
00:59:56elle n'a pas dit un mot
00:59:57sur les enseignants
00:59:58c'est ça le vrai problème
00:59:59c'est qu'en fait
01:00:00c'est un ensemble
01:00:01c'est la famille
01:00:02comme vous disiez tout à l'heure
01:00:03il y a les enseignants
01:00:04et puis il y a les enfants
01:00:06mais excusez-moi
01:00:07aujourd'hui leur faire croire
01:00:08qu'ils sont super
01:00:0995%
01:00:1197% en le bac
01:00:12et quand ils se retrouvent
01:00:13face aux autres
01:00:13ou en Europe
01:00:14ils se font dézinguer
01:00:15et quand on a les chiffres
01:00:16et la cour des comptes
01:00:17qui nous montrent
01:00:17que c'est un échec
01:00:19mais comme je disais tout à l'heure
01:00:20qu'ils continuent à augmenter
01:00:22mais on dit
01:00:23mais tout va bien
01:00:23la 97%
01:00:24Grégoire Perrault
01:00:24elle est convaincante
01:00:25je pense que dans ce qu'elle a proposé
01:00:28il y a quelques trucs
01:00:30qui sont bien
01:00:30quoi ?
01:00:31notamment sur
01:00:32je vous vois rire
01:00:35notamment sur l'IA
01:00:37je pense que l'IA
01:00:38c'est quand même une réalité
01:00:39on s'est beaucoup moqué d'elle
01:00:40par rapport à l'IA
01:00:40mais c'est quand même une réalité
01:00:42moi je suis prof
01:00:42en enseignement supérieur
01:00:44bon ben je suis quand même
01:00:45confronté à l'IA
01:00:46tous les jours
01:00:46et donc je crois que
01:00:47faire cette éducation
01:00:49je crois que c'est le principal problème
01:00:49aujourd'hui à l'école en fait
01:00:50comment ?
01:00:50c'est le principal problème
01:00:51non c'est pas le principal problème
01:00:52mais bon si on dit ça
01:00:53on fait plus rien
01:00:54elle propose
01:00:54c'est un peu le cas remarquez
01:00:56elle a proposé aussi
01:00:57quelque chose d'autre
01:00:58c'est notamment pour les filles
01:00:59ce qu'on appelle l'auto-censure
01:01:01c'est le fait d'encourager
01:01:03les filles
01:01:03notamment dans les filières mathématiques
01:01:05à ne pas avoir de tabou
01:01:06par rapport à ça
01:01:07je trouve ça vachement intéressant
01:01:08maintenant effectivement
01:01:09oui mais comment ?
01:01:11en fait c'est des mots
01:01:12c'est paroles et paroles
01:01:13c'est d'Alida quoi qu'on a eu
01:01:14oui après
01:01:15là donner les paroles
01:01:16il faut les actes
01:01:17il faut les moyens
01:01:18il faut que les profs soient aidés
01:01:21je pense qu'effectivement
01:01:23dans les classes
01:01:24moi quand je vois cet été
01:01:25on avait
01:01:25souvenez-vous
01:01:25un débat sur la clim
01:01:26dans les classes
01:01:27parce qu'il faisait trop chaud
01:01:28bon on en est là
01:01:29donc effectivement
01:01:29on a quand même
01:01:30des gros soucis
01:01:31sur l'éducation
01:01:31l'éducation c'est l'avenir
01:01:32de notre pays
01:01:33on est obligé d'y mettre
01:01:34les moyens
01:01:34c'est la clé
01:01:35si on s'attaque pas
01:01:36on va dans le mur
01:01:39je suis entièrement d'accord
01:01:40c'est à dire que
01:01:41l'éducation nationale
01:01:42c'est le reflet de la société
01:01:43c'est à dire que
01:01:44quand madame Borne
01:01:45nous explique que
01:01:46sur 3000 contrôles
01:01:47devant les collèges
01:01:48on prend et on trouve
01:01:49400 couteaux
01:01:50c'est à dire
01:01:51c'est le reflet de la société
01:01:52maintenant sa solution
01:01:53c'est un conseil de discipline
01:01:54et pire
01:01:56madame Pécresse
01:01:56qui est de droite
01:01:57elle elle proposait
01:01:58un conseil de discipline
01:01:59présidé par les maires
01:02:00des communes
01:02:00comme s'ils avaient que ça à faire
01:02:01et elle rajoute
01:02:03madame Borne
01:02:04l'exclusion
01:02:05ne sera pas automatique
01:02:05donc si vous voulez
01:02:07on ne peut pas continuer comme ça
01:02:08il faut
01:02:08dès le plus jeune âge
01:02:10puisque c'est la France de demain
01:02:11qu'on prépare
01:02:11apprendre l'autorité
01:02:13la discipline
01:02:14les essentiels
01:02:15lire, écrire, compter
01:02:16alors elle propose l'IA
01:02:18pour les professeurs
01:02:19pour les aider
01:02:19à créer des exercices
01:02:20pourquoi pas
01:02:20mais il n'y a pas de prof
01:02:21en fait
01:02:22il y a un problème de prof
01:02:23il manque des profs
01:02:24moi je ne comprends pas
01:02:26que son premier souci
01:02:27n'est pas été s'adressé
01:02:28au prof Kevin Bossuet
01:02:29enfin je ne sais pas
01:02:29si vous avez eu le même sentiment
01:02:30que moi
01:02:31c'est à dire qu'elle n'a pas parlé
01:02:32au prof
01:02:32les profs
01:02:33c'est du matériel
01:02:34enfin voilà
01:02:35c'est là
01:02:35ils vont s'adapter
01:02:36ils n'ont qu'à bosser
01:02:37ils vont s'adapter
01:02:38il n'y a eu aucun mot pour eux
01:02:40ah non mais je suis d'accord
01:02:40il n'y avait rien sur les professeurs
01:02:42rien sur les salaires
01:02:43rien sur le remplacement
01:02:44de ces derniers
01:02:45et si
01:02:46elle a dit à un moment
01:02:46les profs
01:02:48ne doivent pas rester seuls
01:02:49face aux élèves
01:02:50en cas de problème
01:02:51sauf que comment
01:02:51on fait concrètement
01:02:52parce que certes
01:02:53il y a peut-être
01:02:53la mise en place
01:02:54des référents dans les rectorats
01:02:55mais quand vous êtes sur le terrain
01:02:56que vous êtes dans une classe
01:02:57que vous abordez la choix
01:02:59et que vous avez des élèves
01:03:00qui contestent
01:03:01qu'est-ce que vous faites concrètement
01:03:02quand vous êtes face
01:03:03à des sensibilités
01:03:04qu'on ne respecte pas
01:03:05votre autorité
01:03:06qu'est-ce que vous faites
01:03:06concrètement
01:03:07vous savez il y a beaucoup
01:03:08d'enseignants qui ont
01:03:09de ce qui leur arrive
01:03:10et qui n'osent pas dire
01:03:11ce qui se passe
01:03:11dans leur salle de classe
01:03:12et qui ont peur d'être jugés
01:03:14et vous avez aussi
01:03:14certains chefs d'établissement
01:03:15qui ne soutiennent pas
01:03:16leurs enseignants
01:03:17la vérité c'est qu'on a
01:03:18des enseignants
01:03:19qui sont isolés
01:03:20avec une perte de vocation
01:03:21et j'aimerais aussi
01:03:22mettre en avant
01:03:23le problème du salaire
01:03:24parce qu'en 1980
01:03:25un jeune enseignant
01:03:26qui débutait
01:03:27gagnait 2,3 fois le SMIC
01:03:29aujourd'hui on est à 1,1
01:03:30vous avez des enseignants
01:03:31qui sont en région parisienne
01:03:32qui n'arrivent pas
01:03:33à se loger
01:03:34ou alors ils sont
01:03:34dans des 30 mètres carrés
01:03:36à 2 ou 3
01:03:37mais est-ce que c'est
01:03:38une condition digne
01:03:39pour un enseignant ?
01:03:40Non !
01:03:41Thomas Bonnet
01:03:41elle est coupée la réalité ?
01:03:43Je pense qu'elle est
01:03:44on l'a beaucoup dit
01:03:45c'est une techno
01:03:45c'est-à-dire que
01:03:46quand vous dites
01:03:46qu'elle n'adresse pas
01:03:47aux enseignants
01:03:47en fait pour elle
01:03:48les enseignants
01:03:49c'est une ligne RH
01:03:50sur un bilan comptable
01:03:52donc bon
01:03:52il n'y a pas de souffle
01:03:54dans son discours
01:03:54après pour appliquer
01:03:55des dossiers
01:03:56pour aller au fond
01:03:56des dossiers
01:03:57elle est sans doute
01:03:57brillante Mme Borne
01:03:58mais pour un discours
01:03:59avec une vision
01:04:00très claire
01:04:00de l'éducation
01:04:01qu'est-ce qu'il faut faire
01:04:02qu'est-ce qu'on va changer
01:04:02ah oui ça tombe à plat
01:04:04et hier c'était
01:04:04clairement le cas
01:04:05Mais moi
01:04:05je suis incapable
01:04:07de comprendre
01:04:08la vision d'Elisabeth Borne
01:04:09de l'éducation
01:04:10je ne sais pas
01:04:10aujourd'hui vous m'interrogez
01:04:11je ne sais pas
01:04:12c'est quoi sa vision
01:04:12de l'éducation
01:04:13Franchement
01:04:15on l'a entendu
01:04:16les discours technocratiques
01:04:17aujourd'hui
01:04:18les français
01:04:19ils en ont marre
01:04:20à un moment donné
01:04:21il faut revenir
01:04:21sur la réalité
01:04:22du terrain
01:04:23effectivement
01:04:25interdire le téléphone portable
01:04:26moi je suis d'accord
01:04:27c'est depuis 2018
01:04:28oui c'est vrai
01:04:29une loi existe
01:04:30elle n'est pas appliquée
01:04:31une loi existe
01:04:32elle n'est pas appliquée
01:04:33mais en même temps
01:04:34ça reste quand même
01:04:35une réalité
01:04:36le téléphone portable
01:04:37et les réseaux sociaux
01:04:37ont miné
01:04:38ont miné nos jeunes
01:04:39on est d'accord
01:04:40mais ce qu'elle dit hier
01:04:41en quoi elle a donné
01:04:42des moyens supplémentaires
01:04:43pour appliquer
01:04:44cette règle de 2018
01:04:45effectivement
01:04:46les moyens financiers
01:04:47il faut comprendre
01:04:48qu'ils ont baissé
01:04:49depuis une quinzaine d'années
01:04:50systématiquement
01:04:51il y a eu des coupes budgétaires
01:04:52au niveau de l'éducation nationale
01:04:54et aujourd'hui
01:04:55vous avez des assistants d'éducation
01:04:57elle veut mettre en place
01:04:58une personne
01:05:00qui va se charger
01:05:00de la santé mentale
01:05:01très bonne nouvelle
01:05:02très bonne nouvelle
01:05:03sauf que
01:05:03il n'y a pas de psy
01:05:04il n'y a pas
01:05:05il n'y a pas de médecin scolaire
01:05:06les premiers à s'occuper
01:05:07de la santé mentale des jeunes
01:05:08c'est qui ?
01:05:08ce sont les assistants d'éducation
01:05:09qui sont sur le terrain
01:05:10qui sont au plus près d'eux
01:05:11qui dialoguent avec eux
01:05:12mais on supprime leur poste
01:05:13aujourd'hui vous avez presque
01:05:14un assistant d'éducation
01:05:15pour 500 élèves
01:05:16donc tout ça pour ça
01:05:20Thomas Bonnet
01:05:21François Bayrou hier
01:05:22il est allé sur TF1
01:05:24là aussi pour rien ?
01:05:26honnêtement
01:05:26je me suis demandé
01:05:28pourquoi il était allé parler
01:05:28depuis qu'il a annoncé
01:05:29qu'il allait solliciter la confiance
01:05:31il parle tous les jours
01:05:31le premier ministre
01:05:32et à chaque fois
01:05:33on se demande
01:05:33mais pour quel but ?
01:05:34dans quel objectif ?
01:05:36alors hier il nous a quand même dit
01:05:37que s'il n'avait pas pu solliciter
01:05:38les partis d'opposition
01:05:39avant l'annonce de la confiance
01:05:41c'est parce qu'ils étaient en vacances
01:05:42on va le réécouter ça
01:05:44parce que ça
01:05:44c'est un moment
01:05:45c'est une anthologie
01:05:46moi j'ai jamais
01:05:47le niveau des politiques
01:05:49excusez-moi
01:05:49on n'est plus à zéro
01:05:51on est à moins dix
01:05:51excusez-moi
01:05:53le premier ministre
01:05:55qui vient à la télé
01:05:55vous dire
01:05:55oui mais ils étaient en vacances
01:05:56je n'ai pas pu leur parler
01:05:57je n'ai jamais vu ça
01:05:58écoutez hier sur TF1
01:06:00parce qu'ils étaient en vacances
01:06:02mais ils avaient un numéro de téléphone
01:06:04ils ont eu une adresse e-mail
01:06:05madame Le Pen dit
01:06:06qu'elle vous a écrit
01:06:07une lettre au mois de juillet
01:06:09à laquelle vous n'avez pas répondu
01:06:10les représentants du parti socialiste
01:06:12disent
01:06:12que vous ne répondiez pas
01:06:14à leur invitation
01:06:15ceci est quand même drôle
01:06:17je ne dis pas que c'est vrai
01:06:18c'est ce que eux disent
01:06:19écoutez
01:06:19on ne va pas passer son temps
01:06:21à dire qu'est-ce que vous faisiez
01:06:22au mois d'août
01:06:22parce qu'au mois d'août
01:06:24ils étaient tous en vacances
01:06:26et que j'ai d'une manière
01:06:28ou d'une autre
01:06:29échangé directement
01:06:33ou par intermédiaire
01:06:33avec les uns ou les autres
01:06:34Thomas Bonnet
01:06:35je dois vous dire
01:06:36j'étais devant ma télé
01:06:36quand j'ai entendu ça
01:06:37c'est fini
01:06:38excusez-moi
01:06:39ce n'est pas des arguments
01:06:40s'il y avait encore
01:06:41un mince espoir
01:06:42dans son esprit
01:06:43qu'il puisse inverser la tendance
01:06:44et renverser les oppositions
01:06:45avec cette phrase c'est terminé
01:06:46Marine Le Pen a réagi très vivement
01:06:48et d'ailleurs elle a dit
01:06:49et ce n'est pas Andréa Cotarac
01:06:50qui va me contredire
01:06:50il y a eu des échanges
01:06:51tout l'été
01:06:51entre le Rassemblement National
01:06:52et le Premier Ministre
01:06:53sur la question de l'énergie
01:06:54donc c'est une événement
01:06:55ça veut dire quoi ?
01:06:55il n'a plus d'argument
01:06:56il est à la rue ?
01:06:57je pense qu'en fait
01:06:57il y a deux hypothèses
01:06:59soit il ne pensait pas
01:07:00que la confiance
01:07:01qu'on allait voter contre la confiance
01:07:03il était un peu trop confiant
01:07:04c'est le cas de le dire
01:07:05et il se disait
01:07:05pas besoin de solliciter
01:07:06les consultations
01:07:07avec les oppositions
01:07:08soit il sait que c'est perdu d'avance
01:07:10ils se disent
01:07:10bon bah écoutez
01:07:11non mais comment en 20h
01:07:11vous avancez un argument comme ça ?
01:07:13excusez-moi
01:07:13comment on va au journal de 20h
01:07:15qui est le plus regardé
01:07:16et vous avancez
01:07:18ah bah ils étaient en vacances
01:07:19je n'ai pas pu leur parler
01:07:19j'attends
01:07:20j'attends la troisième intervention
01:07:22sérieusement
01:07:23il y en a eu trois avant-hier
01:07:26deux hier
01:07:27j'en parle
01:07:27juste deux remarques
01:07:28deux remarques
01:07:29je ne vais pas parler
01:07:30de la précédente
01:07:31mais juste celle d'hier
01:07:32d'abord il a parlé des boomers
01:07:34les boomers ils sont très bien
01:07:35c'est à dire que les vieux
01:07:35on est tranquille
01:07:36on n'a aucun problème
01:07:37alors c'est plus un vote de confiance
01:07:38c'est votre faute
01:07:39il a expliqué que c'était votre faute
01:07:40oui c'est de ma faute
01:07:41j'avoue
01:07:42je suis un boomer
01:07:42c'est les seuls
01:07:43qui m'ont encore
01:07:43pour le problème
01:07:43c'est même plus
01:07:44oui c'est exactement ça
01:07:45il vient de se tirer une balle
01:07:46mais il parle
01:07:47c'est pas un vote de confiance
01:07:49c'est un vote de constat
01:07:50ça a changé
01:07:51en fait pour constater
01:07:52qu'on a plusieurs milliards de dettes
01:07:54mais il nous prend pour des idiots
01:07:55quoi
01:07:55sérieusement à un moment
01:07:57je me pose la question
01:07:57et c'est pas politique
01:07:58changer ce mot de confiance
01:08:00en constat
01:08:01est-ce que vous croyez
01:08:01que les français ne savent pas
01:08:02qu'on est au bout du bout
01:08:03et allez jusqu'à dire
01:08:05il ne faut pas joindre les politiques
01:08:07pendant les vacances
01:08:07c'est surréaliste
01:08:09mais vous voyez
01:08:09effectivement
01:08:11moi je suis désolé
01:08:13quand on a 3000 milliards
01:08:14il sort son carton rouge
01:08:16je suis désolé
01:08:16quand on a 3000 milliards de dettes
01:08:22il va être viré alors
01:08:23le carton rouge c'est dehors du terrain
01:08:24c'est ça
01:08:25le 8 septembre
01:08:25vous êtes un point d'avance
01:08:28vous êtes un point d'avance
01:08:29c'est lui qui se l'est donné son carton
01:08:30il n'a même pas mis un carton jaune
01:08:32il aurait pu dire
01:08:33je vais me mettre un jaune
01:08:33non non il n'a appelé personne
01:08:35pendant les vacances
01:08:35donc il se met le rouge
01:08:36vous êtes un point d'avance
01:08:38mais ça va me dire
01:08:38quand on a plus de 3000 milliards de dettes
01:08:42on ne part pas en vacances
01:08:43je suis désolé
01:08:44monsieur Bayrou
01:08:46monsieur le premier ministre
01:08:47dit que les partis politiques
01:08:48étaient injoignables
01:08:49ils étaient en vacances
01:08:50peut-être que c'était lui
01:08:51qui était en vacances
01:08:51mais
01:08:52non mais c'est du pipeau
01:08:53personne n'y croit
01:08:54non mais à un moment donné
01:08:55c'est la différence
01:08:56c'est la différence
01:08:57avec un technocrate
01:08:58et avec un élu de terrain
01:09:01un élu de terrain
01:09:02non mais ce n'est pas un argument
01:09:02c'est du pipeau
01:09:03parce qu'il ne savait pas quoi répondre
01:09:04excusez-moi
01:09:05il n'y a jamais eu le problème
01:09:06de vacances
01:09:06il y a encore le téléphone
01:09:08ils n'ont pas coupé le téléphone
01:09:09excusez-moi
01:09:10moi ce qui me marque
01:09:12c'est la déconnexion
01:09:13vous avez des français
01:09:14qui n'arrivent pas
01:09:15à terminer le mois
01:09:16vous avez des policiers
01:09:17qui sont pris pour cible
01:09:18vous avez des enseignants
01:09:19qui ont la peur aux ventes
01:09:20vous avez un hôpital
01:09:21qui s'effondre
01:09:22des impôts
01:09:22qui sont toujours
01:09:23de plus en plus nombreux
01:09:25regardez les solutions
01:09:26que monsieur Bayrou
01:09:26a mis en avant
01:09:27c'est toujours taxer les mêmes
01:09:28taxer les travailleurs
01:09:30taxer les chefs d'entreprise
01:09:31on nous parle de dissolution
01:09:32il y a une incertitude
01:09:33chez les acteurs économiques
01:09:35tout s'effondre
01:09:36et vous avez monsieur Bayrou
01:09:37qui donne une explication
01:09:38qui n'a strictement aucun sens
01:09:40est-ce que ce pays
01:09:41est encore dirigé
01:09:42vous avez des français
01:09:43qui sont écœurés
01:09:44par ce qui se passe
01:09:44au niveau politique
01:09:45et on nous parle de dissolution
01:09:46mais le problème
01:09:47c'est que la crise démocratique
01:09:48elle repose sur quoi ?
01:09:49sur le fait finalement
01:09:51que les élections
01:09:52ne tranchent plus
01:09:52les grands débats nationaux
01:09:53et que les gens
01:09:54n'ont plus envie
01:09:55d'aller voter
01:09:55parce qu'ils sont dégoûtés
01:09:57et juste une chose rapidement
01:09:58il y a eu des élections législatives
01:09:59sauf qu'il y a eu
01:10:00des tambouilles
01:10:01notamment au second tour
01:10:02il y a eu des retraites candidats
01:10:03et à la fin
01:10:04on se retrouve avec
01:10:04l'Assemblée
01:10:05attention au mot
01:10:06parce que ce n'est pas
01:10:07des tambouilles
01:10:07c'est des accords
01:10:09c'est des accords
01:10:10c'est des accords
01:10:10c'est la petite politagrie
01:10:12mais vous vous retrouvez
01:10:12pour garder des places
01:10:15juste un dernier mot
01:10:16Ludovic
01:10:16je voulais dire une chose
01:10:17qu'on n'a pas parlé
01:10:18les français ont toujours
01:10:19payé des impôts
01:10:20mais pourquoi ils en ont marre
01:10:21aujourd'hui ?
01:10:21parce qu'il n'y a pas
01:10:22de résultats
01:10:23la problématique aujourd'hui
01:10:24c'est les résultats
01:10:25on veut bien mettre
01:10:26de l'argent
01:10:26c'est même pire qu'avant
01:10:27les services publics
01:10:28c'est pire qu'avant
01:10:28on paye encore plus
01:10:29c'est pire qu'avant
01:10:30c'est ce que je viens de vous dire
01:10:31regardez les hôpitaux
01:10:32regardez l'éducation
01:10:33il n'y a rien qui va
01:10:34il n'y a rien qui va mieux
01:10:35et on demande de plus en plus
01:10:36à nous de payer des dettes
01:10:37moi je suis prêt à payer
01:10:38s'il y a le résultat
01:10:39s'il y a de la sécurité
01:10:40mais il n'y a pas les résultats
01:10:42les résultats ne sont pas là
01:10:44aujourd'hui
01:10:44vous voyez là vous rejoignez
01:10:46mon discours
01:10:46et de toute façon
01:10:47il y a une carte en rouge
01:10:48c'est fini
01:10:48c'est fini
01:10:49merci à tous
01:10:50de nous avoir suivis
01:10:51c'est fini
01:10:51c'est fini
01:10:52vous pouvez rentrer
01:10:53merci au revoir
01:10:54dans un instant
01:10:54c'est Sonia Marou
01:10:55on se retrouve demain
01:10:56en direct à partir de 8h35
01:10:57et d'ici là soyez prudents
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