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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00Lundi 8 décembre 2025, Morandini live numéro 1765 sur CNews, première chaîne d'info de France.
00:00:10Bonjour et bienvenue en direct.
00:00:11A la une, Rachida Dati au milieu des drogués, en pleine nuit dans le 19e arrondissement de Paris,
00:00:18s'interposant même pour éviter une bagarre qui se déclenche.
00:00:21C'est ce que vous allez voir dans un instant.
00:00:23La ministre et candidate à la mairie de Paris a posté hier soir des images
00:00:26où elle va à la rencontre de parisiens désespérés qui appellent au secours depuis des mois.
00:00:31Pour ne pas dire des années, ils en ont assez de la violence, de l'insécurité
00:00:35et de voir que personne ne les écoute, préférant rester au chaud dans leur bureau.
00:00:40Mais il faut bien avouer que la réalité sur le terrain est plutôt dramatique,
00:00:43comme a pu le constater une fois de plus Rachida Dati.
00:00:47Attends, attends, attends !
00:00:48On se bat pas !
00:00:50On se bat pas !
00:00:50On se bat pas !
00:00:50On se bat pas !
00:00:50On se bat pas !
00:00:51On se bat pas !
00:00:51On se bat pas !
00:00:51On se bat pas !
00:00:51On se bat pas !
00:00:51On se bat pas !
00:00:51On se bat pas !
00:00:51On se bat pas !
00:00:51On se bat pas !
00:00:52On se bat pas !
00:00:52Il n'y a personne !
00:00:53C'est infernal !
00:00:54Regarde, là il y a des gens qui habitent ici !
00:00:56Ils sont venus le voir parce qu'ils ne peuvent plus passer là !
00:00:59Ils ont peur !
00:01:00Il y a des gens qui ont été dans l'eau, au voisin, qu'on n'a pas lancé dans l'eau.
00:01:03Moi, franchement, les enfants, je ne les laisse pas sortir tout seuls.
00:01:05Parce que la dernière fois, déjà, ils ont tué ici, on a un quelqu'un.
00:01:08Là, je l'ai ramené à la salle de sport et je vais retourner, après je vais le récupérer.
00:01:11Attends, attends, attends !
00:01:12C'est comme ça, il n'y a pas de bagarre !
00:01:14On a été à l'enterrement de Melvin, 21 ans, qui a été assassiné parce que le parking était ouvert.
00:01:19Il a essayé de dissuader le toxicomane, le martyr, il a été poignard.
00:01:23Voilà, la réalité de terrain, on y revient dans un instant et vous verrez d'autres extraits.
00:01:28Et nous allons parler également avec des rivres.
00:01:30L'horreur à Rennes, ce week-end, où un jeune homme de 25 ans a été retrouvé mort dans une voiture
00:01:34après avoir été touché par une dizaine de balles.
00:01:37Vous avez bien entendu une dizaine de balles.
00:01:39C'est donc une véritable exécution qui s'est déroulée dans la ville.
00:01:43Une fois de plus, là encore, sur fond de narcotrafic,
00:01:45une unité de CRS a été envoyée sur place cette nuit pour éviter toute vengeance
00:01:50et tous les incidents qui pourraient désormais intervenir.
00:01:53Nous ferons le point en direct également.
00:01:56L'effort de l'ordre qui sont sur tous les fronts et dans toutes les villes
00:01:59pour lutter contre le narcotrafic.
00:02:00À Nice, une importante opération de police a d'ailleurs eu lieu dans le quartier des Moulins
00:02:05pour lutter justement contre ce trafic de drogue.
00:02:07Une dizaine de personnes ont pu être interpellées et emmenées directement devant la justice.
00:02:11Si vous pouvez se porter du véhicule, on va procéder à une test de stupéfière.
00:02:17L'homme est mécontent, mais se soumet au test.
00:02:21Une procédure que les policiers ont répétée toute la journée.
00:02:26Ici, un autre contrôle.
00:02:28Le jeune avoue conduire sans permis et consommer régulièrement de la drogue.
00:02:33Vous savez que vous roulez sans permis.
00:02:35L'objectif, responsabiliser les consommateurs par une présence importante des forces de l'ordre.
00:02:42L'objectif, c'est d'insécuriser les trafics, de dissuader les consommateurs de venir.
00:02:50Une cinquantaine de policiers ont patrouillé dans le quartier sensible des Moulins,
00:02:54connu pour être gangréné par le trafic de drogue.
00:02:57Il n'y a plus de respect.
00:02:59Ils font ça devant les enfants, ils font ça devant les mères de famille.
00:03:03Là, c'est venu dire n'importe quoi.
00:03:04Si on n'était pas envahi par les trafiquants de drogue, c'est parce qu'il y a des clients.
00:03:09Si on chasse d'abord les clients, peut-être qu'il n'y a plus de vendeurs.
00:03:12Caractère exceptionnel de l'opération.
00:03:15Les personnes interpellées ont pu être présentées directement à un juge.
00:03:19Une interpellation sur voie publique, mettre à disposition la personne suspectée d'avoir commis un méfait,
00:03:26est placée dans ce fourgon et sera transportée dans les plus brefs délais devant un officier de police judiciaire pour les suites à donner.
00:03:32Sept personnes ont été interpellées pour détention de stupéfiants.
00:03:37Dans le 18e arrondissement de Paris, cette fois, ce sont les vendeurs à la sauvette qui rendent la vie impossible aux habitants de ce quartier.
00:03:44Alors, les choses semblent bouger un peu avec une brigade spéciale qui a été créée.
00:03:47Mais cela sera-t-il suffisant ?
00:03:49Nous sommes donc allés sur place constater la situation par nous-mêmes.
00:03:52Sur des cartons ou des caisses retournées, les étals des vendeurs à la sauvette sont nombreux.
00:03:57À quelques mètres parfois des commerces, ils proposent des marchandises à des prix qui défient toute concurrence,
00:04:03criant des tensions avec les commerçants de la rue.
00:04:06Interrogés, ils n'ont pas souhaité nous répondre par peur de représailles.
00:04:09À Châteaurouge, les rues de Jean, Doudoville et Poulet forment un marché à ciel ouvert,
00:04:14tenu pour la plupart par des femmes d'origine subsaharienne.
00:04:17Vous avez beaucoup de femmes qui sont issues de cette communauté,
00:04:22qui proposent des produits d'ailleurs qui sont souvent interdits en France.
00:04:28Je pense à des blanchisseurs de peau, à des crèmes particulières.
00:04:33Des produits illicites, mais aussi beaucoup d'alimentaires qui restent sur les trottoirs et qui gênent les riverains.
00:04:38C'est vrai que vous sortez du métro Châteaurouge, les soirs d'hiver un peu humides,
00:04:42vous avez toute l'odeur des grillades des vendeurs à la sauvette.
00:04:46Ce n'est pas très agréable.
00:04:47La rue est nettoyée, à mon avis, pas suffisamment souvent par rapport à son usage ici spécifiquement.
00:04:53Le 18e arrondissement de Paris dispose d'une brigade spécifique des sauvettes et contrefaçons,
00:04:58comprenant 17 agents de police qui interpellent, verbalisent et saisissent les marchandises.
00:05:03Grâce à ce dispositif, 250 verbalisations ont été réalisées en 2025, contre 200 en 2024.
00:05:10Une amélioration, mais les vendeuses finissent toujours par revenir sur place.
00:05:14Et dans cette ambiance, de plus en plus de commerçants choisissent de se faire justice eux-mêmes, même si c'était illégal.
00:05:20C'est le cas de Laurent, restaurateur à Menton.
00:05:22Laurent est victime de jeunes du quartier qui viennent quotidiennement vandaliser ses distributeurs de pizza, excédés.
00:05:28Jeudi dernier, le propriétaire s'est donc caché dans sa voiture au petit matin en attendant les malfaiteurs et il a décidé de passer à l'action.
00:05:35Sur ces images de vidéosurveillance, enregistrées jeudi dernier, trois jeunes personnes cagoulées apparaissent dans ce local où sont entreposés des distributeurs automatiques.
00:05:46Ils tentent de vandaliser la machine juste avant que le propriétaire arrive sur les lieux.
00:05:51Muni d'un bâton, cette fois, Laurent a décidé de se faire justice lui-même.
00:05:54On est obligé, on est à bout, on a des impôts, des ursafs, on est exonéré de rien du tout, on est à bout.
00:06:00Un véritable cri de détresse pour ce commerçant mentonnet.
00:06:04Installé en septembre 2023, ses distributeurs de pizza et de friandises, disponibles 24h sur 24, sont vandalisés quotidiennement.
00:06:132025, c'est 35 000 euros de pertes, chiffre d'affaires.
00:06:16C'est à peu près 60 000 euros de frais à réparer les machines et tout.
00:06:20On ne peut plus.
00:06:23Le restaurateur raconte les faits dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.
00:06:27Depuis, certains internautes l'accusent de racisme.
00:06:30Sur les réseaux sociaux, on dit que je suis un anti-arabe, un raciste et tout.
00:06:33Rien à voir. Pour moi, la racaille, c'est ce qui casse et ce qui empêche les gens de travailler comme il faut.
00:06:37Malgré de nombreux signalements au commissariat de police de Menton, aucune réponse ne lui a été apportée.
00:06:43Pour ce syndicat de police, il y a un véritable manque de moyens dans la région.
00:06:46La police n'est pas en mesure d'assurer le suivi de son préjudice.
00:06:51Sur le secteur de Menton, on n'a qu'une seule patrouille qui est en capacité la nuit d'assurer la sécurisation de sa circonscription.
00:06:58Le comportement du commerçant pourrait néanmoins être considéré comme un acte de violence aggravée.
00:07:03Ce geste ne rentre pas dans le cadre juridique de la légitime défense.
00:07:06La politique avec l'audition samedi de Jean-Luc Mélenchon par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale
00:07:13sur les liens entre les mouvements politiques et les réseaux islamistes.
00:07:17Ça a été sans doute une énorme déception pour beaucoup.
00:07:20Jean-Luc Mélenchon a semblé être dans une tribune sans vraie opposition,
00:07:24manipulant les idées et les mots face à une commission dépassée qui n'osait pas le couper.
00:07:28Vous entendrez à partir de 11h30 sur CNews Éric Nolo qui affirme que Jean-Luc Mélenchon pratique la takia.
00:07:33Ou encore Maître Gilles-William Golnadel qui est furieux de ce qui s'est passé et nous en débattrons.
00:07:37Ce sera donc à partir de 11h35.
00:07:40Dans l'actualité également après neuf mois de travaux, de rénovation et de dorure,
00:07:44enfin, enfin Notre-Dame de la Garde à Marseille a retrouvé la bonne mère, plus belle que jamais.
00:07:50Et les Marseillais s'étaient donné rendez-vous pour ce rendez-vous, pour assister à cet événement
00:07:54et remis en beauté de celle qui protège Marseille depuis 1870.
00:07:59Elle était tant attendue. Après dix mois de restauration et 30 000 feuilles d'or,
00:08:05la statue de la Vierge Marie trône à nouveau au sommet de la basilique.
00:08:08Bien que marseillaise, la bonne mère a surassemblé les foules bien au-delà de la cité phocéenne.
00:08:13La bonne mère, pour nous, c'est un visuel qu'on voit en permanence.
00:08:17Étant marseillais, surtout habitant des vieux quartiers,
00:08:20quand on lève la tête, on est au pied de la Vierge.
00:08:22Ceux qui habitent en doubs, ils lèvent la tête, ils sont au pied de la Vierge.
00:08:24Quand on est en la mer, on lève la tête, on est toujours au pied de la Vierge.
00:08:26Observable depuis tous les coins de la ville,
00:08:29Notre-Dame de la Garde apparaît également comme un point d'ancrage.
00:08:32Il y a des moments de détresse, de difficulté.
00:08:35Quand on veut remercier, on monte dans ce sanctuaire.
00:08:39Il y a à Marseille toujours quelqu'un à remercier.
00:08:41C'est la Vierge Marie.
00:08:43Après une messe donnée à 15h30 par le cardinal Jean-Marc Aveline,
00:08:46les fidèles de la bonne mère se sont attelés à une procession pentue jusqu'à la basilique.
00:08:50Elle est si merveilleuse.
00:08:52On y vient en particulier quand on a vraiment, vraiment quelque chose d'important à lui dire.
00:08:57C'est une fois à la nuit tombée que la magie opère.
00:09:00Une chorégraphie de lumière projetée sur le monument révèle l'éclat de la bonne mère sur plusieurs airs musicaux.
00:09:10Un spectacle visible aux quatre coins de la ville et au-delà.
00:09:13Voilà, il faut du souffle et de l'énergie pour remonter jusqu'à la bonne mère à Marseille.
00:09:21À propos de religion, ça se fait que juste après Morandini Live, à partir de midi,
00:09:25vous pourrez suivre sur CNews la messe de l'Immaculée Conception en direct de la chapelle Notre-Dame de Compassion à Paris.
00:09:31Une émission présentée par Louis Dauphrenne.
00:09:33Donc ce sera tout à l'heure, juste après nous, à partir de midi.
00:09:36Comme tous les jours, les tops et les flottes d'audience des Prime.
00:09:39C'était avec Bistar Audience, Alias Kévin.
00:09:41Batons.
00:09:43Vendredi soir, nouveau succès pour la série de France 2 à Srid et Raphaël
00:09:47qui a permis à la chaîne d'arriver largement en tête avec un très joli score de 4 062 000 téléspectateurs.
00:09:53Sur TF1, c'était le prime hebdomadaire de la Star Academy.
00:09:57Le programme a réalisé un score plutôt moyen et n'a pas dépassé la barre des 3 millions.
00:10:00Ce sont 2 970 000 téléspectateurs qui ont assisté à l'élimination de Lily
00:10:05ainsi qu'à la sélection pour la tournée de Ambre et Sarah.
00:10:08Du côté d'M6, Pékin Express a du mal à décoller et a même affiché un score en baisse.
00:10:12Ce nouveau numéro n'a rassemblé qu'un million 236 000 personnes.
00:10:16Mais le gros flop a surtout été pour France 3 qui n'est même pas dans le classement.
00:10:20La soirée du Téléthon qui n'a pas dépassé le million a été battue par le film diffusé sur France 5, Blowout.
00:10:26Samedi soir, l'événement était sur TF1 avec l'élection de Miss France 2026.
00:10:31Il est arrivé largement en tête.
00:10:33La cérémonie annuelle a réalisé la plus mauvaise audience de son histoire.
00:10:37Ce sont 6 673 000 téléspectateurs qui ont assisté à l'élection de Miss Tahiti, Inopoko de Vez.
00:10:44Sur France 3, la série Le Voyageur a très bien résisté en réalisant un bon score de 4 407 000 personnes.
00:10:50Pour France 2, M6, la soirée était très compliquée et les deux chaînes sont même sous le million.
00:10:55Sur la 2, le Téléthon n'a rassemblé que 808 000 personnes.
00:10:58Flop également pour le concert de Michel Sardou, Je me souviens d'un adieu, à seulement 628 000.
00:11:03Et hier soir, qui de TF1 et France 2 a remporté la soirée ciné du dimanche ?
00:11:07Eh bien c'est la une et haut la main.
00:11:09Avec le film Noël Joyeux, TF1 est la seule chaîne à avoir dépassé la barre des 3 millions
00:11:13en rassemblant 3 352 000 téléspectateurs.
00:11:17France 3 est deuxième du classement avec sa série Les Enquêtes de Vera
00:11:20qui réalise un score très correct de 2,7 millions.
00:11:23France 2 et M6 ont quant à elle passé une soirée décevante.
00:11:26Le film Le Règne Animal est à 1 989 000.
00:11:29Et le magazine Zone Interdite ferme quant à lui ce classement à tout juste 1,7 millions.
00:11:34Mister Audience vous dit, à demain.
00:11:37Allez, je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct ce matin.
00:11:41Garen Chleroquin, bonjour.
00:11:42Bonjour.
00:11:42Tout droit à rentrer de boîte de nuit visiblement si j'en crois vos réseaux sociaux.
00:11:46Journaliste, éditorialiste à frontière.
00:11:48Je vous avais dit que je le balancerais.
00:11:49Axel Ronde, bonjour.
00:11:51Merci également d'être avec nous.
00:11:52Porte-parole CFTC Police.
00:11:54Michel Fayad, politologue, bonjour.
00:11:55Merci d'être avec nous.
00:11:56Mathias Leboeuf, bonjour.
00:11:57Bonjour Jean.
00:11:57Merci également d'être là, journaliste et docteur en philosophie.
00:12:01Pour débuter cette émission, je voulais qu'on parle de ce qui se passe dans le 19e arrondissement de Paris
00:12:05avec les toxicomanes qui sont de plus en plus présents ou qui restent présents selon la vision des choses.
00:12:11Et surtout, Rachida Dati est allée à leur rencontre.
00:12:13Alors c'est vrai que c'est assez intéressant parce qu'on reproche beaucoup aux politiques d'être coupé de la réalité,
00:12:17de ne pas être au contact des réalités.
00:12:19Et Rachida Dati, pour sa campagne parisienne, va beaucoup sur le terrain.
00:12:24Les images sont assez fortes parce qu'elle a rencontré des gens totalement perdus, que sont les toxicomanes.
00:12:30Elle a rencontré également des gens qui habitent dans le quartier et qui n'en peuvent plus parce que ça fait des années que ça dure.
00:12:35Et ça ne s'arrête pas.
00:12:37Écoutez justement quelques personnes qui ont témoigné devant Rachida Dati pour expliquer que la situation était catastrophique dans ce quartier.
00:12:44C'est fermé, c'est baricadé.
00:13:12C'est pas normal qu'on ait des immeubles qui soient baricadés, des crèches baricadées.
00:13:16Nos enfants sont tellement de cette horreur.
00:13:18Tous les jours, il y a des toxicomanes qui, tous les soirs, rentrent dans le quartier, ils défequent et il n'y a rien qu'à faire.
00:13:23Et c'est tous les jours comme ça, tous les jours.
00:13:25Alors le local poubelle ici, prostitution, des fois ils font un carnage à l'intérieur, ils font des sels.
00:13:30Donc ce véhicule est habité, il y a quelqu'un dedans.
00:13:33Et nous en fait, on vit avec ça.
00:13:34Voilà, on vit avec ça, on paye pour ça.
00:13:368392 en taxe foncière.
00:13:38Voilà pourquoi on paye.
00:13:38On va avoir ça.
00:13:40Ici, c'est...
00:13:40De toute façon, on ne lâchera rien parce que ce n'est plus possible de vivre comme ça.
00:13:46Axel Ronde, comment on peut expliquer que ça continue ?
00:13:49On n'arrive pas à arrêter ce système ?
00:13:51Non, on n'arrive pas à arrêter.
00:13:52Vous savez, moi j'ai commencé en 2000 dans le 19e arrondissement, en an 2000.
00:13:55Et il y avait déjà ce phénomène des toxicomanes.
00:13:58C'était des craqueux.
00:13:59C'était place Stalingrad à l'époque.
00:14:02Et finalement, pendant des années, on n'a fait que déplacer le problème.
00:14:05Alors, on a créé des grands ensembles, on a créé du e-commerce.
00:14:10On a pensé que, j'imagine, qu'en faisant venir d'autres populations,
00:14:14cette population de drogués allait disparaître.
00:14:16Mais en fait, on s'est tellement trompé.
00:14:18Nous, on l'avait déjà dit que s'il fallait traiter le problème dès le départ,
00:14:22c'était trouver une solution pour ces personnes qui sont sous l'emprise de ces produits stupéfiants.
00:14:28Ce n'était pas en ouvrant, bien sûr, des salles de shoot qu'on allait forcément arrêter ce phénomène.
00:14:36En contraire, ça l'a endigué.
00:14:37On voit bien, maintenant, c'est devenu un autre Massland.
00:14:40Avec maintenant des commerces qui se fuient,
00:14:43puisque les gens ne peuvent plus rester et travailler normalement,
00:14:48puisqu'ils sont tout le temps, si vous voulez,
00:14:51soit attaqués ou il y a des incivilités présentes sur place
00:14:55avec des personnes sous produits stupéfiants.
00:14:58Mais ça veut dire que c'est foutu, là, pour vous ? C'est trop tard ?
00:15:00Ce n'est pas que c'est trop tard,
00:15:01c'est qu'il va falloir avoir une volonté réellement politique derrière.
00:15:04Il faut qu'il y ait un choc réel sur toute cette délinquance
00:15:09et c'est surtout sur ces personnes qui sont malades de cette drogue.
00:15:13Parce que là, on a vraiment affaire à des drogués réels.
00:15:17Mais ce que racontent les gens, c'est terrible.
00:15:18Vous avez entendu dans le témoin, les gens qui urinent,
00:15:21l'insécurité devant la maternelle,
00:15:23les gens qui dorment dans leur voiture.
00:15:25Enfin, on est en plein Paris, excusez-moi.
00:15:27Je veux bien que ce soit le 19e arrondissement,
00:15:29mais c'est Paris.
00:15:30C'est Paris, mais comme je vous dis,
00:15:32moi, ça fait plus de 25 ans que ce phénomène,
00:15:35pour moi, il est toujours et il perdure.
00:15:37Et de toute façon, je ne vois pas comment on va solutionner ce problème
00:15:43si on ne met pas des moyens,
00:15:45si on ne met pas réellement, si vous voulez,
00:15:48si on ne soigne pas ces personnes qui sont malades.
00:15:51Il faut les obliger au bout d'un moment.
00:15:53Vous savez, un craqueux, il n'a pas toute sa tête,
00:15:56il n'a pas toute sa conscience.
00:15:57Il vit dans une, comment dire, clochardisation.
00:16:03Je ne sais pas si c'est vraiment un beau terme,
00:16:05mais en tous les cas, c'est la réalité.
00:16:06Cette personne est complètement coupée du monde réel
00:16:11et il vit dans la rue.
00:16:13Et effectivement, il fait ses besoins n'importe où.
00:16:15Et il a un comportement, souvent, quand il est en crise
00:16:19et quand il cherche ses caillots de craque pour le fumer,
00:16:22avec des pipes de craque qu'il fume ça,
00:16:24il devient extrêmement violent.
00:16:26Et il y a des bagarres, souvent, entre eux.
00:16:27Bien sûr.
00:16:28Et ça se passe la nuit.
00:16:29Et donc, les riverains, ils n'en peuvent plus, bien sûr.
00:16:32Ce qui est intéressant, c'est que vous dites,
00:16:33bon, ça fait 20 ans que ça dure.
00:16:34Moi, je suis allé dans les archives de CNews
00:16:36et j'ai retrouvé un sujet qui a 5 ans sur Rosa Parks, justement.
00:16:39Et alors, c'est incroyable parce que le sujet,
00:16:41on aurait pu le tourner hier.
00:16:42Vous allez voir, c'est un sujet qui date du 3 septembre 2020.
00:16:45Donc, il y a plus de 5 ans.
00:16:47Et vous allez voir que la situation était la même.
00:16:50Rien n'a bougé depuis 5 ans.
00:16:51Regardez, septembre 2020.
00:16:54C'était l'un des principaux repères pour le trafic de craque
00:16:58au nord-est de la capitale.
00:17:00Pendant deux mois, ce tunnel désaffecté
00:17:02s'était transformé en lieu de vie des toxicomanes
00:17:05et de leurs dealers.
00:17:06C'était un tunnel avec une seule entrée et une seule sortie.
00:17:09toujours dans le noir, avec des viols à droite, à gauche.
00:17:14Au niveau hygiène, je ne vous raconte même pas.
00:17:15Chassés du terrain vague, surnommés la colline du craque fin 2019,
00:17:20de nombreux consommateurs de drogue
00:17:21avaient trouvé dans ce tunnel un nouveau refuge.
00:17:25Ce jeudi, c'est dans le calme
00:17:26que ses occupants ont été délogés par la police.
00:17:29Mais pour Anissa, accro au craque depuis 23 ans,
00:17:33cette opération ne fait que déplacer le problème.
00:17:35On va finir où ?
00:17:36À dormir ou à fumer en bas des Champs-Elysées.
00:17:39Je n'en sais rien. Ce sera certainement ça.
00:17:41Pour éviter un éparpillement dans la capitale,
00:17:44il faut créer de nouvelles salles de consommation,
00:17:46selon l'adjointe à la santé de la mairie de Paris.
00:17:49Si on ne leur donne pas un accès à la consommation
00:17:53et au repos, on ne peut pas commencer à les prendre en charge.
00:17:57Ça n'est pas vrai.
00:17:57Les évacuations, ça fabrique l'inverse de ce qu'on dit.
00:18:01Au total, 86 personnes ont été évacuées ce jeudi.
00:18:05Dans les prochains jours, les effectifs policiers
00:18:08doivent être renforcés dans ce quartier du 19e arrondissement
00:18:11pour empêcher toute réinstallation.
00:18:14Voilà, pour empêcher toute réinstallation.
00:18:15Et finalement, ils sont revenus.
00:18:16Vous avez bien vu, ça s'était il y a 5 ans.
00:18:18On est en direct avec Stéphanie Benoît,
00:18:20porte-parole du collectif Villette Village.
00:18:22Bonjour Stéphanie, merci d'être en direct avec tout.
00:18:24C'est vrai que c'est assez impressionnant de voir ces images de 2020
00:18:27parce qu'on se dit à chaque fois qu'il y a un reportage comme ça,
00:18:29ben voilà, ils sont déplacés, ils sont mis ailleurs
00:18:31et tout finit par recommencer, ils finissent par revenir.
00:18:35Comme je l'ai pour habitude de dire, c'est un éternel bis repetita.
00:18:39Vous prenez les images de 2020, 2021, 2022, 2023 et puis ainsi de suite.
00:18:43On peut encore continuer comme ça encore pendant 10-15 ans
00:18:45tant qu'il n'y a pas de réelle volonté politique.
00:18:48La réelle volonté politique, elle existe à l'approche des élections,
00:18:52que ce soit municipale ou présidentielle.
00:18:54Nous, quand ils ont déplacé le problème au Square Forceval,
00:18:58qui était devenu quand même, je reprécise quand même,
00:19:02un des plus gros centres commerciaux de crack, on va dire.
00:19:08Il faut savoir que les gens venaient d'Europe un peu partout
00:19:10pour venir s'approvisionner.
00:19:13Tant qu'on continue dans cette dynamique,
00:19:16déplacer justement le problème aux abords de beaucoup de fragilité,
00:19:25parce qu'il ne faut pas oublier que le Square Forceval
00:19:27est à proximité du Paris Event Center,
00:19:29qui avait notamment recueilli les réfugiés ukrainiens.
00:19:33On a des grosses maraudes.
00:19:35Aux abords aussi, près du boulevard McDonald,
00:19:37à l'arrière du garage de la préfecture de Paris,
00:19:40on a des grosses maraudes,
00:19:42on a Sharon qui vient faire ses distributions de repas,
00:19:46on avait des réfugiés afghans qui étaient accueillis là
00:19:48par différentes associations,
00:19:51et on place en fait des personnes qui ont fui leur pays,
00:19:54qui ont fui la guerre,
00:19:56face à des mots doux,
00:19:58les vendeurs de cracks, on les appelle les mots doux,
00:20:01on les met directement en contact.
00:20:03L'effet, il est ce qu'on voit aujourd'hui,
00:20:07c'est-à-dire que le problème ne se résorbe pas,
00:20:10au fur et à mesure des déplacements,
00:20:12les mots doux attirent des nouvelles populations,
00:20:14fragiles, très souvent,
00:20:16et on se retrouve à ne plus réussir à contenir le problème.
00:20:20Ce n'est pas qu'aux approches des commandes et des élections
00:20:24que le problème existe,
00:20:25parce que vous allez faire un tour entre Porte de la Villette
00:20:28et Porte d'Aubervilliers,
00:20:29rien qu'en voiture sur le périph.
00:20:30Vous prenez, moi, j'y suis encore passée il y a deux jours,
00:20:34sur la longueur de la Porte,
00:20:36entre la Porte de la Villette et Aubervilliers,
00:20:39sur un kilomètre,
00:20:40j'ai croisé pas moins de 25 personnes à pied sur le périph.
00:20:43Oui, mais c'est sur Alice,
00:20:45parce qu'on se dit qu'au fond,
00:20:47à chaque fois, on entend des beaux discours,
00:20:48en particulier à l'approche des élections.
00:20:50Vous avez vu sans doute ce qu'on montrait tout à l'heure,
00:20:52ces images de Rachida Dati qui vient sur le terrain.
00:20:54Au moins, elle a le mérite de venir voir ce qui se passe.
00:20:56Et c'est vrai qu'elle fait un discours en disant
00:20:59« Bon, ben voilà, ça suffit, on va s'arrêter ».
00:21:01Mais moi, je me demande finalement
00:21:02si les maires ont vraiment la possibilité
00:21:04d'arrêter aujourd'hui ce qui se passe.
00:21:06Parce que même avec la meilleure volonté du monde,
00:21:08est-ce que vous pensez que,
00:21:09que ce soit Rachida Dati ou quelqu'un d'autre d'ailleurs,
00:21:12a la possibilité d'arrêter les choses
00:21:14ou c'est trop tard pour vous ?
00:21:15Ces quartiers, ces quartiers, c'est des zones de non-droit.
00:21:17Il faudrait surtout s'arrêter de donner
00:21:17les pleins pouvoirs aux associations.
00:21:20Il ne faut pas leur donner les pleins pouvoirs.
00:21:22Qui prétendent prendre en charge les toxicomanes.
00:21:25Parce que vous avez la salle de shoot
00:21:27qui existe aujourd'hui à la Riboisière.
00:21:29Cette salle de shoot,
00:21:30ils peinent à recruter du personnel.
00:21:32Pourquoi ?
00:21:33Parce que certainement payé au lance-pierre,
00:21:36j'extrapole peut-être,
00:21:37mais ce n'est pas exclu,
00:21:39parce qu'on est confronté quand même
00:21:41à une population qui fume du krach,
00:21:44dont il n'existe pas de substitut,
00:21:46et qui est quand même clairement imprévisible.
00:21:49Il faut que ce soit quand même des gens hyper formés.
00:21:53Il y a une solidité morale, physique aussi
00:21:56pour affronter ce genre de population.
00:21:57Et qu'on veut payer à côté de ça au lance-pierre.
00:22:00Comment vous voulez recruter du personnel en conséquence ?
00:22:04Après, les associations de réduction des risques,
00:22:06elles se contentent de distribuer des kits,
00:22:09comme ça, à gauche, à droite.
00:22:10J'aimerais bien savoir s'ils ont l'identité
00:22:12des personnes à qui ils distribuent des kits.
00:22:15Je ne suis même pas sûre.
00:22:16Parce que moi, à l'époque où on les a rencontrés,
00:22:19où je rencontrais aussi les toxicomanes,
00:22:21moi je ne les rencontre plus maintenant,
00:22:22parce que c'est se confronter à la misère humaine.
00:22:25Et puis, comme vous le savez, j'ai quitté d'ailleurs le quartier,
00:22:28parce que j'ai eu cette chance de pouvoir le faire.
00:22:31Bon nombre de riverains ne peuvent pas le faire.
00:22:33Mais il ne faut pas oublier une chose,
00:22:35c'est que même dans le rapportage de Rachida Dati,
00:22:38les toxicomanes le disent eux-mêmes,
00:22:40les associations ne nous aident pas.
00:22:42Exactement.
00:22:42C'est une des phrases que je retiens aussi.
00:22:45Vous avez raison.
00:22:45Toutes les subventions partent aux associations.
00:22:49La politique se dit, nous on règle le problème comme ça.
00:22:51Après, on se dit, bon, la police, elle peut intervenir.
00:22:54Ce n'est pas la police qui soigne.
00:22:55Encore une fois, j'ai la pro-habitude de le dire,
00:22:57mais ce n'est pas la police qui soigne.
00:22:58Les associations, on leur donne des subventions,
00:23:00des subventions, des subventions.
00:23:01Ça n'en finit plus.
00:23:02Elles distribuent des kits.
00:23:03Elles ne savent même pas la population qu'elles traitent aujourd'hui.
00:23:06Elles ne connaissent pas l'identité des personnes qu'elles traitent.
00:23:09Alors, il y a beaucoup de migrants,
00:23:11mais il y a aussi beaucoup de jeunes Français
00:23:12qui arrivent dans le krach,
00:23:15parce que c'était une soirée festive.
00:23:17On a essayé et ça reste une drogue qui est hyper addictive.
00:23:21Et comme je parlais tout à l'heure des Modou,
00:23:23les Modou, ils ont pour habitude de donner une première dose.
00:23:27C'est cool, c'est sympa, ça fait tourner les têtes.
00:23:30Et puis, le problème, c'est que cette drogue est tellement addictive
00:23:33que certains sont dès la première prise.
00:23:35Effectivement.
00:23:35Merci beaucoup Stéphanie Benoît.
00:23:36Merci pour votre témoignage.
00:23:38On va continuer à en parler dans un instant,
00:23:39parce qu'on va faire un tour de table qu'on n'a pas fait encore.
00:23:41Et on va revoir un autre extrait de cette vidéo mise en ligne par Achida Dati,
00:23:47où elle se retrouve au milieu d'un début de bagarre, justement.
00:23:49Enfin, c'est assez surprenant ce qui se passe là-bas.
00:23:52Tout de suite, le CNews Info, et c'est avec Sommayel Abidi.
00:24:00On appelle ses ressortissants au Bénin à la plus grande prudence
00:24:04et à rester confiné,
00:24:05puisque la situation dans le pays est encore volatile,
00:24:08précise le Quai d'Orsay dans un communiqué.
00:24:10Jamais un scrutin n'aura été aussi incertain.
00:24:14La veille du vote du budget de la Sécurité sociale,
00:24:16Roland Lescure, ministre de l'Économie,
00:24:19joue le tout pour le tout
00:24:20et tente de convaincre les écologistes
00:24:22en leur assurant un amendement
00:24:23pour augmenter l'objectif des dépenses de l'assurance maladie.
00:24:27Un texte d'ores et déjà dénoncé par les Républicains
00:24:30et les députés au Rizom
00:24:31et défendu par Sébastien Lecornu comme le meilleur possible.
00:24:35Et puis Annie Gennevar, ministre de l'Agriculture,
00:24:37lance depuis le marché de Rungis
00:24:39la conférence de la souveraineté alimentaire,
00:24:41objectif défini en une stratégie agricole nationale sur 10 ans,
00:24:45alors que les paysans tirent la sonnette d'alarme
00:24:47depuis des années sur des normes toujours plus lourdes
00:24:49et une concurrence déloyale
00:24:51due notamment aux traités comme celui du Mercosur.
00:24:54Merci beaucoup, Soumaïa, la vidéo.
00:24:56On vous retrouve tout à l'heure à 11h30 pour faire un nouveau point sur l'actualité.
00:24:59On continue à vous parler de ce qui se passe dans le 19e arrondissement
00:25:02et dans beaucoup de quartiers de Paris.
00:25:04Si on vous parle du 19e, c'est parce que Rachida Dati y est allée.
00:25:07Elle a posté une vidéo justement où on la voit se confronter.
00:25:10Alors se confronter à la fois avec les riverains,
00:25:12comme on vient de le voir, mais également se confronter
00:25:14avec les toxicomanes eux-mêmes.
00:25:17Il y a un moment d'ailleurs qu'on va voir
00:25:19où elle se retrouve même quasiment au sein d'un début de bagarre
00:25:21et comme c'est Rachida Dati et qu'elle n'a pas peur de grand-chose,
00:25:24elle se met au milieu et elle leur dit « on ne se bat pas ici ».
00:25:26Regardez.
00:25:28Attends, attends, attends !
00:25:29On ne se bat pas !
00:25:30On ne se bat pas !
00:25:31Pour lui faire dégager ces toxicomanes, il n'y a personne.
00:25:34C'est infernal.
00:25:35Regarde, là il y a des gens qui habitent ici.
00:25:37Ils sont venus le voir parce qu'ils ne peuvent plus passer là.
00:25:40Ils ont peur.
00:25:41Il y a des gens qui ont été dans l'eau au voisin,
00:25:43qu'on n'a pas lancé d'enjeun.
00:25:44Moi, franchement, les enfants, je ne les laisse pas sortir tout seuls.
00:25:46Parce que la dernière fois, déjà, ils ont tué ici.
00:25:49Là, je l'ai ramené à la salle de sport
00:25:50et je vais retourner.
00:25:51Il faut que je vous en ait récupéré.
00:25:52Attends, attends, attends !
00:25:53C'est comme ça, il n'y a pas de bagarre.
00:25:55On a été à l'enterrement de Melvin d'Altenant
00:25:58qui a été assassiné parce que le parking était ouvert.
00:26:01Il a essayé de dissuader le toxicoman de partir.
00:26:03Il a été poignard.
00:26:04Carrech-Lanquian, ces gens-là vivent dans la peur en fait.
00:26:06Bien sûr, et ils ont raison d'avoir peur
00:26:08parce que c'est une zone dangereuse.
00:26:10Mais surtout, on peut remercier la mairie de Paris.
00:26:12C'est grâce à la mairie de Paris et aux socialistes
00:26:14qui y sont depuis plus de 15 ans
00:26:15qu'aujourd'hui, on a cette situation.
00:26:18Je vous rappelle qu'aujourd'hui,
00:26:19dans le 10e arrondissement de Paris,
00:26:21en plein centre de Paris quand même,
00:26:22on a Stalingrad où on a des craquettes
00:26:24et qui sont en majorité des clandestins
00:26:26qui se baladent librement.
00:26:28C'est en fait des zones extrêmement dangereuses.
00:26:29On a plusieurs collines du crack.
00:26:31Et je vous rappelle aussi que la mairie de Paris
00:26:33a voulu ouvrir une salle de shoot
00:26:35dans le 16e arrondissement
00:26:36entre une crèche et un EHPAD.
00:26:39Il y a une volonté de nuire de cette mairie de Paris.
00:26:42C'est couplé...
00:26:42Non, il n'y a pas une volonté de nuire.
00:26:43C'est le résultat.
00:26:45Non, non, mais on peut dire...
00:26:45Je ne pense pas que ce soit une volonté.
00:26:47Entre une crèche et un EHPAD.
00:26:48Oui, parce qu'ils y croient, eux.
00:26:49Non, non.
00:26:50Il y a un moment...
00:26:50Alors, dans ce cas-là,
00:26:51ils ont des problèmes psychiatriques.
00:26:52Ce n'est pas possible.
00:26:53C'est quand on essaie d'ouvrir...
00:26:55Toujours dans la nuance.
00:26:55C'est l'intérêt de Garenne.
00:26:58On est toujours dans la nuance.
00:26:59Quand on essaie d'ouvrir un centre de crack
00:27:01entre une maternelle et un EHPAD,
00:27:05c'est qu'on a soit des problèmes psychiatriques,
00:27:06soit qu'il y a une volonté de nuire.
00:27:07Ce n'est pas possible autrement.
00:27:08Et attendez, excusez-moi.
00:27:10La mairie de Paris,
00:27:11avec son accueil immodéré des clandestins,
00:27:13est aussi responsable de ce problème.
00:27:16Parce qu'aujourd'hui,
00:27:17il y a une énorme partie
00:27:18de ces craquettes qui se baladent dans Paris,
00:27:20de ces zombies qui se baladent,
00:27:21qui sont des clandestins.
00:27:23Et la mairie de Paris ne fait rien.
00:27:24Au contraire,
00:27:25ils sont en train de les dispatcher partout.
00:27:26Et ils continuent à accueillir
00:27:27toute la misère du monde à Paris,
00:27:30comme si de rien n'était.
00:27:30Mathias Leboeuf.
00:27:32Je crois que la première chose,
00:27:33c'est qu'il ne faut pas faire
00:27:34de petites politiques sur ce sujet.
00:27:36C'est un sujet qui est suffisamment grave
00:27:37pour ne pas attiser les choses.
00:27:41Et en l'occurrence,
00:27:42je pense que les maires sont assez démunis,
00:27:45qu'ils soient de droite comme de gauche.
00:27:47Ce n'est pas uniquement les maires
00:27:49qui pourront régler ce problème-là.
00:27:50Pourquoi ?
00:27:51Parce qu'il y a des strates.
00:27:53C'est un problème de sécurité.
00:27:55C'est un problème sanitaire.
00:27:56C'est un problème d'économie,
00:27:58de la drogue aussi.
00:27:59Et tant qu'on ne tariera pas
00:28:00à l'économie de la drogue,
00:28:01on aura toujours ces problèmes-là.
00:28:03Donc, encore une fois,
00:28:04les maires,
00:28:04on peut toujours critiquer
00:28:05la mairie de Paris.
00:28:06Je ne suis pas un grand fan
00:28:07d'Anne Hidalgo.
00:28:08Mais laissez entendre
00:28:10qu'Anne Hidalgo
00:28:12est responsable uniquement
00:28:13de la situation.
00:28:14Elle distribue des seringues.
00:28:15Elle distribue des seringues.
00:28:17Quand même,
00:28:17vous vous rendez compte ?
00:28:18C'est comme si on donnait des armes
00:28:19et après,
00:28:19il y a les dealers
00:28:20qui donnent les balles.
00:28:21On distribue des seringues
00:28:23et des kits de chocs.
00:28:24Vous savez très bien
00:28:25que la distribution de seringues
00:28:26est à visée sanitaire,
00:28:28c'est-à-dire pour que les maladies
00:28:30et notamment le sida
00:28:30ne se protègent pas.
00:28:32Donc, on a les dealers
00:28:33qui traînent devant
00:28:34les salles de shoot
00:28:34parce qu'on distribue
00:28:35des seringues
00:28:36et des kits de shoot
00:28:36et en fait,
00:28:37il y a juste les dealers
00:28:37qui arrivent à prison
00:28:38juste avant de le produire.
00:28:39La chose que j'ai entendue
00:28:40la plus intéressante,
00:28:42c'est votre témoin
00:28:43de tout à l'heure
00:28:43et qui dit une chose
00:28:45qui me paraît
00:28:45vraiment primordiale,
00:28:48c'est qu'on ne peut pas
00:28:49laisser aux associations
00:28:51la gestion de ce problème-là.
00:28:52Bien sûr.
00:28:53Ils disent pire que ça
00:28:54dans ce qu'on a entendu
00:28:55avec Rachida Dati aussi.
00:28:56ils disent pire que ça
00:28:57parce que dans ce que disent
00:28:58les toxicomanes
00:28:58à Rachida Dati,
00:28:59vous l'avez entendu tout à l'heure,
00:29:00ils lui disent
00:29:01mais les associations
00:29:01ne nous aident pas en réalité.
00:29:03Vous savez que moi en général...
00:29:04Et ça, c'est plus grave quand même
00:29:05parce qu'on leur donne
00:29:05des millions à ces associations.
00:29:06Le discours anti-associatif,
00:29:08je n'y souscris pas
00:29:09mais là,
00:29:09ça me paraît être assez juste.
00:29:11L'État, en fait,
00:29:12s'est défaussé
00:29:13et a fait une espèce
00:29:14de délégation
00:29:15de services publics sauvages
00:29:17sur des associations
00:29:18qui sont complètement larguées
00:29:19et qui sont complètement débordées.
00:29:21Pourquoi ?
00:29:21Parce qu'elles n'ont qu'une vision
00:29:23parcellaire,
00:29:24soit sanitaire,
00:29:24soit sécuritaire du problème
00:29:26et il faut une politique globale.
00:29:28Donc tant qu'on ne prendra pas
00:29:30à bras-le-corps
00:29:31ce problème sécuritaire,
00:29:33économique...
00:29:34Mais ça fait des années
00:29:35qu'on dit ça.
00:29:36Non mais Axel Ronk vous dit
00:29:37ça fait 30 ans
00:29:38ou 20 ans
00:29:38que j'entends ça.
00:29:40Là, vous avez vu
00:29:40notre reportage
00:29:41que j'ai rediffusé
00:29:42d'il y a 5 ans.
00:29:43C'était la même chose.
00:29:44Par rapport à votre reportage
00:29:45d'il y a 5 ans,
00:29:46le problème s'aggrave
00:29:47et pas s'aggraver
00:29:48parce que de nouvelles drogues
00:29:49arrivent
00:29:50et notamment,
00:29:51alors ce n'est pas encore
00:29:51extrêmement répandu
00:29:53mais la drogue,
00:29:53ce qu'on appelle
00:29:53la drogue du zombie à Paris
00:29:55où on a commencé
00:29:56il y a quelques mois
00:29:57à avoir quelques cas
00:29:58et on risque d'avoir
00:30:00très rapidement
00:30:01ce qui se passe
00:30:01aux Etats-Unis
00:30:02dans des villes
00:30:03comme Chicago par exemple
00:30:04où il y a eu
00:30:05une politique radicale
00:30:07extrêmement agressive
00:30:08parce que...
00:30:09C'est bizarre,
00:30:09vous citiez Chicago,
00:30:10on pourrait citer Los Angeles,
00:30:12on pourrait citer...
00:30:13Washington,
00:30:14on peut citer San Francisco,
00:30:17c'est que des villes de gauche.
00:30:18A chaque fois qu'il y a
00:30:19des problèmes de drogue,
00:30:19je vous dis...
00:30:20Non mais vous dites
00:30:21que ce n'est pas lié à la politique
00:30:22pourtant les villes qu'on cite
00:30:23ce ne sont que des villes de gauche.
00:30:26Je suis en train de vous dire
00:30:27que moi à mon avis
00:30:27il ne faut pas faire de politique.
00:30:29Oui mais on en fait.
00:30:30La preuve c'est qu'aux Etats-Unis
00:30:31partout ça va mal,
00:30:32partout ça va mal,
00:30:33c'est ça.
00:30:34En Floride,
00:30:35vous avez un gouverneur
00:30:36qui est de Santis
00:30:37qui est vraiment très très à droite,
00:30:39ça ne se passe pas comme ça.
00:30:40Il n'y a pas de zombies dans les rouges.
00:30:42Chicago, renseignez-vous,
00:30:43il y a une politique radicale
00:30:44de lutte contre ces phénomènes
00:30:46qui a porté ces phénomènes...
00:30:47On reparle de la France,
00:30:48Michel Fayad.
00:30:49Non mais il y a une responsabilité
00:30:50malgré tout de l'État et de la mairie
00:30:51rien que par le fait
00:30:52d'allouer le budget
00:30:53ou de l'argent ici ou là.
00:30:55Vous parliez des associations
00:30:55et on peut parler aussi
00:30:57de la Seine
00:30:58avec la transformation
00:30:59en piscine entre guillemets géante.
00:31:02Pour 4 milliards d'euros.
00:31:03Oui justement.
00:31:04Donc toutes ces décisions
00:31:05ce sont des choix politiques.
00:31:06Au lieu de mettre cet argent ici,
00:31:07il aurait pu être mis
00:31:08pour justement résoudre les problèmes
00:31:10comme les gens
00:31:11qui souffrent du krach.
00:31:12Donc il y a des choix politiques
00:31:13et nier qu'il y ait des choix politiques
00:31:15c'est assez grave
00:31:16parce que justement
00:31:17il y a ce pouvoir-là
00:31:19qu'ont les politiques
00:31:19qui est alloué notre argent
00:31:21ici ou là.
00:31:22Et donc il y a aussi
00:31:23la responsabilité des électeurs
00:31:24parce que les électeurs
00:31:26c'est à eux
00:31:26qui est dans ces endroits-là
00:31:27de cesser de voter à gauche
00:31:28parce que la gauche
00:31:29voit là qu'est-ce qu'elle les a emmenés.
00:31:31Vous parliez de 20 ans.
00:31:3220 ans ça correspond justement
00:31:33au fait que quand il y a eu
00:31:35Bertrand de Lannoy
00:31:35et ensuite il y a eu Rachida Dati
00:31:37donc ça correspond...
00:31:38Anne Dalgo.
00:31:38Pardon.
00:31:39Oui, oui, pardon.
00:31:40Rachida Dati c'est la prochaine.
00:31:41Mais donc ça correspond effectivement
00:31:43à des choix politiques
00:31:44mais justement
00:31:45donc en fait
00:31:46dans le 7ème rang.
00:31:46En tout cas elle va sur le terrain
00:31:47là on ne peut pas dire
00:31:48elle va sur le terrain.
00:31:49Mais la question ça va être
00:31:50vraiment l'allocation de l'argent.
00:31:52Oui mais bien sûr
00:31:52qu'elle fait de la com
00:31:53mais en tout cas elle y va.
00:31:55Excusez-moi
00:31:55est-ce qu'elle est allée
00:31:56une seule fois en pleine nuit
00:31:57à Anne Dalgo comme ça
00:31:57sur le terrain ?
00:31:58Non mais question simple
00:32:00bien sûr que c'est de la com
00:32:01je suis d'accord avec vous
00:32:02c'est de la com
00:32:02mais personne n'est dupe.
00:32:03C'est pour ça que j'ai dit
00:32:04qu'elle était candidate
00:32:05c'est la première chose que j'ai dit
00:32:06elle est candidate
00:32:11mais est-ce qu'Anne Dalgo
00:32:12elle sait ce qui se passe ?
00:32:13Non mais juste une chose
00:32:14justement je vais rebondir
00:32:15sur ce que vous venez de dire
00:32:16Rachida Dati
00:32:18c'est pas le père droit de l'année
00:32:19elle fait de la politique
00:32:20depuis combien de temps ?
00:32:20Bien sûr.
00:32:21On a l'impression tout d'un coup
00:32:22A Paris elle n'a rien fait
00:32:23excusez-moi
00:32:23elle n'a jamais été maire de Paris
00:32:25elle l'a fait dans son arrondissement
00:32:27mais pas pour la ville.
00:32:28On a l'impression qu'elle sort
00:32:29du 7ème arrondissement
00:32:30et du Palais Royal
00:32:31et tout d'un coup
00:32:31elle s'aperçoit qu'il y a des drogués.
00:32:33Vous savez pourquoi ça se passe bien
00:32:34dans le 7ème arrondissement ?
00:32:35parce qu'elle n'a pas ouvert
00:32:36les salles de shoot
00:32:36justement quand vous mettez
00:32:37des salles de shoot
00:32:38on va sortir de Paris un peu
00:32:41parce qu'il y a beaucoup de gens
00:32:42qui nous regardent
00:32:42qui ne sont pas de Paris
00:32:44et ils ont de la chance
00:32:44c'est le Marseillais qui parle
00:32:47on va vous parler de Rennes
00:32:49parce que ce qui s'est passé
00:32:50ce week-end à Rennes
00:32:51c'est assez terrible
00:32:51ça a été un week-end agité
00:32:52il y a eu des coups de feu
00:32:53dans plusieurs quartiers
00:32:54et il y a un jeune homme
00:32:56de 25 ans
00:32:56qui a été retrouvé mort
00:32:58tué par balles
00:32:5910 balles
00:32:59c'est pas rien
00:33:0010 balles qui lui ont été
00:33:01tirés dessus
00:33:02c'est visiblement une histoire
00:33:03de trafic de drogue
00:33:04c'est un Marocain de 25 ans
00:33:06regardez ce qui s'est passé
00:33:06des tirs à larmes lourdes
00:33:12sur cette dalle du quartier
00:33:13Villejean au nord de Rennes
00:33:14et quelques heures plus tard
00:33:16au sud de la ville
00:33:16un homme de 25 ans
00:33:18né au Maroc
00:33:19retrouvé mort dans son véhicule
00:33:21pour ce policier renné
00:33:22les fusillades sont devenus habituelles
00:33:25depuis 3 ans
00:33:25en Rennes
00:33:26des frêles à chronique
00:33:27je veux dire
00:33:28pour son narcotrafic
00:33:30ces fusillades à répétition
00:33:31dans tous les quartiers
00:33:32ça soit au Blône
00:33:33à Morpa
00:33:34à Villejean
00:33:34la Villejean
00:33:35depuis plus d'un an
00:33:36c'est plusieurs séries de tirs
00:33:38dernièrement au mois d'avril
00:33:40l'année dernière au mois de décembre
00:33:41là encore deux soirs d'affilée
00:33:43sur la dalle Kennedy
00:33:44gangrénés par le trafic de drogue
00:33:46deux hommes ont tiré
00:33:47à au moins quatre reprises
00:33:48avec un fusil de chasse
00:33:49en rentrant de week-end
00:33:51deux riverains ont constaté
00:33:52un trou
00:33:52dans la fenêtre de leur chambre
00:33:54une guerre entre narcotrafiquants
00:33:55devenue de plus en plus violente
00:33:57des gens qui veulent
00:33:58s'approprier des points de jean
00:34:00donc tout est bon
00:34:01pour l'intimidation
00:34:02et là en pleine journée
00:34:03voilà à 19h
00:34:04au milieu des badauds
00:34:05vous avez des gens
00:34:06qui progressent
00:34:07armes à la main
00:34:08après ces fusillades
00:34:09dans ces deux quartiers
00:34:10aînés
00:34:10la CRS 82 a été déployée
00:34:12dès samedi soir
00:34:14une unité de force mobile
00:34:15était également présente
00:34:16ce dimanche soir
00:34:17pour renforcer la sécurité
00:34:18voilà alors c'est vrai
00:34:21que la situation est étendue
00:34:22il y a quelques instants
00:34:23le préfet a tenu
00:34:25une conférence de presse
00:34:26justement pour réagir
00:34:27à ce qui s'est passé
00:34:28je vous propose
00:34:28d'en écouter un extrait
00:34:29où il explique
00:34:30qu'en fait on est proche
00:34:31du terrorisme
00:34:31par rapport à ce qui se passe
00:34:32sur place
00:34:33c'est nos équipes
00:34:33qui nous envoient cet extrait
00:34:34à l'instant
00:34:34regardez
00:34:34la loi visant à sortir
00:34:37la France
00:34:37du piège du narcotrafic
00:34:39derrière le titre
00:34:43il y a vraiment
00:34:44la volonté
00:34:45la direction
00:34:45qui est donnée
00:34:46cette loi
00:34:47elle a mis
00:34:48la lutte contre
00:34:50le crime organisé
00:34:51et singulièrement
00:34:52le trafic de drogue
00:34:53exactement au même niveau
00:34:56que le terrorisme
00:34:57pourquoi ?
00:34:59parce que c'est un danger majeur
00:35:00c'est désigné
00:35:02comme un danger majeur
00:35:03contre nos institutions
00:35:04on a décidé
00:35:05de faire
00:35:05exactement
00:35:06les mêmes outils
00:35:07qui permettent
00:35:09de lutter
00:35:09contre le terrorisme
00:35:11bon ça veut dire
00:35:12que selon lui
00:35:12bientôt
00:35:13Axel Ronde
00:35:14ça sera efficace
00:35:14c'est ce que je comprends
00:35:16dans son discours
00:35:16on espère
00:35:17en tous les cas
00:35:17en tous les cas
00:35:18le préfet Robin
00:35:19est quelqu'un
00:35:19qui connaît très très bien
00:35:20ces sujets là
00:35:22on voit en tous les cas
00:35:23que c'est la guerre
00:35:24c'est des scènes de guerre
00:35:25là il y a eu
00:35:26un règlement de compte
00:35:2710 cartouches
00:35:28ont été tirées
00:35:29c'est avec des armes de guerre
00:35:30il faut savoir
00:35:30que dans notre pays
00:35:31tous les jours
00:35:32ça tire
00:35:32à la balle réelle
00:35:34la balle réelle
00:35:35dans nos rues
00:35:35et qu'il y a des victimes
00:35:36derrière
00:35:37donc oui
00:35:37le gouvernement
00:35:39a pris
00:35:39des mesures concrètes
00:35:41mais encore une fois
00:35:42il va falloir nous donner
00:35:43des moyens
00:35:43des moyens supplémentaires
00:35:45parce qu'on ne peut pas
00:35:45faire la guerre
00:35:46avec des boulets
00:35:47actuellement
00:35:47nous avons des boulets
00:35:48aux chevilles
00:35:49nous les fonctionnaires
00:35:49de police
00:35:50et la justice aussi
00:35:51elle manque cruellement
00:35:52de moyens
00:35:53il va falloir investir
00:35:55énormément
00:35:55parce que dans tous les cas
00:35:57on voit que la situation
00:35:58est en train de nous échapper
00:36:00elle échappe à Rennes
00:36:01qui est quand même
00:36:02quelque chose
00:36:03un endroit assez paisible
00:36:05qui s'est dégradé
00:36:06qui était
00:36:06qui était
00:36:07aujourd'hui
00:36:08parce qu'en dizaines d'années
00:36:10on a perdu la moitié
00:36:11du commissariat
00:36:12en termes d'effectifs
00:36:13le problème
00:36:14c'est qu'on nous a fait
00:36:15on a voulu faire une politique
00:36:17si vous voulez
00:36:18d'économie
00:36:19sur les fonctionnaires
00:36:21en pensant que la police
00:36:22était comme une entreprise privée
00:36:24on va mettre des indicateurs
00:36:25du privé dedans
00:36:25en disant que
00:36:26des policiers
00:36:27qui ne font rien
00:36:28ne sont pas productifs
00:36:29alors que rien
00:36:29c'est patrouiller dans la rue
00:36:30parce que comme on patrouille
00:36:32dans la rue
00:36:32et que si vous voulez
00:36:33il n'y a pas d'activité réelle
00:36:36sur une main courante
00:36:37par exemple
00:36:37et bien on va
00:36:38on va considérer ça
00:36:39comme du temps perdu
00:36:40donc on a dit
00:36:41et bien on n'a pas besoin
00:36:42d'avoir 10 policiers
00:36:43sur la voie publique
00:36:44on n'en a besoin
00:36:45que de 5
00:36:46voilà la réalité
00:36:47c'est qu'on a mis
00:36:47des cabinets extérieurs
00:36:50faire des audits
00:36:52sur comment fonctionnait
00:36:54la police nationale
00:36:55et on se retrouve
00:36:56aujourd'hui avec du chaos
00:36:57alors que les syndicats de police
00:36:58dans son ensemble
00:36:59on a tous dit
00:37:00il nous faut
00:37:01plus de moyens
00:37:02mais quand on dit
00:37:03on va mettre ça au niveau
00:37:05attendez
00:37:05non mais on parle pas de politique
00:37:07c'est pas de la politique
00:37:08justement
00:37:09non mais quand on dit
00:37:10on va mettre ça au niveau
00:37:10du terrorisme
00:37:11parce que sur le terrorisme
00:37:12il y a les moyens
00:37:13quand même
00:37:13qui sont mis en place
00:37:14quand on dit
00:37:15on va mettre ça au niveau
00:37:15du terrorisme
00:37:16ça veut dire a priori
00:37:17que vous allez avoir
00:37:17plus de moyens
00:37:18on espère en tous les cas
00:37:19la DGSI a reçu
00:37:21énormément de finances
00:37:22mais on va pas se mentir
00:37:24c'était une centaine
00:37:26de 100-300 000 personnes
00:37:27je sais pas
00:37:28là on est sur
00:37:29plus de 100 000 personnes
00:37:29qui sont liées
00:37:30à des trafics
00:37:31dans notre pays
00:37:32en tout genre
00:37:33que ce soit la prostitution
00:37:34que ce soit le trafic
00:37:35de cigarettes
00:37:36et j'en passe
00:37:37mais sur le grand banditisme
00:37:40on est en train
00:37:40de perdre cette guerre
00:37:41parce que
00:37:42il n'y a pas de moyens
00:37:44mis en place
00:37:44c'est des milliards
00:37:45il n'y a pas de moyens
00:37:46mis en place
00:37:47et puis en plus
00:37:47ils savent aussi
00:37:48contourner les règles
00:37:49en particulier
00:37:50avec le recrutement
00:37:51de mineurs
00:37:51ça c'est quelque chose
00:37:52qui est intéressant
00:37:53parce qu'on voit aujourd'hui
00:37:54des guetteurs
00:37:55qui ont 11 ans
00:37:5512 ans
00:37:5613 ans
00:37:57parce qu'ils savent
00:37:57qu'ils n'auront rien
00:37:58regardez
00:37:58on s'est intéressé
00:37:59justement à la façon
00:38:00dont aujourd'hui
00:38:01les narcotrafiquants
00:38:02recrutaient ces mineurs
00:38:03au pied des immeubles
00:38:05au pied des immeubles
00:38:06une jeunesse déjà enrôlée
00:38:08dans le trafic de stupéfiants
00:38:09ils sont de plus en plus jeunes
00:38:11à tenir les points de deal
00:38:12selon le gouvernement
00:38:1310 000 mineurs
00:38:14ont été impliqués
00:38:15dans des affaires de trafic
00:38:16en 2024
00:38:17l'âge moyen
00:38:18des petites mains employées
00:38:19par les réseaux
00:38:19tourne autour de 15-16 ans
00:38:21avec un recours croissant
00:38:22à des enfants
00:38:23encore plus jeunes
00:38:24certains guetteurs
00:38:25n'ont pas plus de 10 ans
00:38:26attirés par l'argent facile
00:38:28je vais dire oui
00:38:29je vais rentrer dans le trafic
00:38:30je vais gagner 100 euros
00:38:31je vais m'acheter
00:38:32une belle paire de baskets
00:38:34ça commence comme ça
00:38:34et à 16-17 ans
00:38:36ils ont un petit magot déjà
00:38:37ils peuvent même imaginer
00:38:39investir dans un commerce
00:38:41donc ils accrochent
00:38:42complètement à ce modèle
00:38:43qui les fascine
00:38:45où ils vont s'enrichir
00:38:47rapidement
00:38:47mais en réalité
00:38:48ils ne le savent pas
00:38:50mais ils vont dans le mur
00:38:51et pour cause
00:38:52les mineurs
00:38:52représentent un risque limité
00:38:54pour les réseaux criminels
00:38:55en dessous de 13 ans
00:38:56aucune poursuite pénale
00:38:57n'est possible
00:38:58seule une mesure éducative
00:39:00peut être mise en place
00:39:01de 13 à 18 ans
00:39:02la peine maximale
00:39:03est de 5 ans
00:39:04mais les juges
00:39:05privilégient généralement
00:39:06les mesures éducatives
00:39:07et pour un adulte
00:39:08la peine pour trafic
00:39:10peut atteindre
00:39:1010 ans de prison
00:39:11des mineurs
00:39:12très faciles à recruter
00:39:13sur les réseaux sociaux
00:39:14avec un intérêt majeur
00:39:16pour les trafiquants
00:39:17c'est que
00:39:17s'ils recrutent
00:39:19un jeune
00:39:20dans un autre quartier
00:39:21dans une autre ville
00:39:22loin de la base
00:39:23où il va travailler
00:39:24il a un avantage considérable
00:39:25personne ne va le reconnaître
00:39:27et avec ses réseaux sociaux
00:39:28même derrière les barreaux
00:39:30les trafiquants
00:39:31continuent de recruter
00:39:32des mineurs
00:39:33Michel Fayad
00:39:34le problème dans tout ça
00:39:35finalement c'est que
00:39:36les dealers sont
00:39:37très bien organisés
00:39:38ils connaissent parfaitement
00:39:39les lois
00:39:40et ils jouent avec ça
00:39:41quand on se retrouve
00:39:41avec des guetteurs
00:39:42qui ont 12 ou 13 ans
00:39:44parce qu'ils savent
00:39:44que moins de 13 ans
00:39:45ils ne risquent absolument rien
00:39:46ils sont plus malins
00:39:48que les lois en fait
00:39:48bien sûr
00:39:49ils sont plus malins
00:39:50que les lois
00:39:51mais aussi
00:39:51vous savez
00:39:52on a fait le parallèle
00:39:53entre terrorisme
00:39:54et narcotrafic
00:39:55mais en réalité
00:39:56non seulement il y a un parallèle
00:39:57mais il y a même un lien
00:39:58entre les deux
00:39:59parce que souvent
00:40:00les filières
00:40:01en fait
00:40:01de drogue
00:40:03sont entre les mains
00:40:04de terroristes
00:40:05et en fait
00:40:05de terroristes islamistes
00:40:06par exemple
00:40:07au Venezuela
00:40:08on sait que la drogue
00:40:09qui transite
00:40:10via les dom-toms
00:40:11en fait
00:40:11est tenue par le Hezbollah
00:40:14et par la République islamique d'Iran
00:40:15et donc en fait
00:40:17il y a plusieurs problèmes
00:40:19à mon sens
00:40:19qui se posent
00:40:20pour la police
00:40:20la première
00:40:21c'est la submersion
00:40:22de la police
00:40:22par la paperasse
00:40:23c'est-à-dire que l'État
00:40:24a mis toute la paperasse
00:40:26et donc on ne peut pas dégager
00:40:27suffisamment de policiers
00:40:28pour aller sur le terrain
00:40:29donc ça c'est une première chose
00:40:30et la deuxième chose
00:40:31on aura beau mettre de l'argent
00:40:32on aura beau mettre des policiers
00:40:33si nos frontières
00:40:34on ne les tient pas
00:40:35on ne les ferme pas
00:40:36et bien cette drogue
00:40:38qui est produite à l'étranger
00:40:38et importée sur notre sol
00:40:40va continuer à venir
00:40:41et à cela
00:40:42il faut rajouter autre chose
00:40:43il y a des gens
00:40:44qui sont morts
00:40:45avec des armes de guerre
00:40:46des kalachnikovs
00:40:47et je ne sais quoi
00:40:48aujourd'hui
00:40:49en Ukraine
00:40:49la guerre pourrait s'arrêter
00:40:50du jour au lendemain
00:40:51dans quelques jours
00:40:52dans quelques semaines
00:40:52en tout cas c'est souhaitable
00:40:53et déjà ces armes
00:40:54sont en train de venir
00:40:55sur notre sol
00:40:56imaginez-vous
00:40:58si cette guerre
00:40:59s'arrête complètement
00:41:00le nombre d'armes
00:41:01lourdes
00:41:02qui débarqueront
00:41:03sur le territoire national
00:41:04si nos frontières
00:41:04sont des passoires
00:41:05donc il faut à tout prix
00:41:06contrôler nos frontières
00:41:08pour éviter que la drogue rentre
00:41:09et pour éviter que les armes rentrent
00:41:11il faut taper sur le portefeuille
00:41:13de ces dealers de drogue
00:41:14et le portefeuille
00:41:15il vient par la production
00:41:16qui est importée
00:41:17sur notre sol
00:41:17donc il faut couper
00:41:18au niveau des frontières
00:41:19c'est la seule chose
00:41:20moi je dis pas
00:41:21qu'il fallait pas faire Schengen
00:41:23et tout
00:41:23mais aujourd'hui
00:41:24on est obligé
00:41:25de remettre en cause cela
00:41:26sinon on va être submergé
00:41:28on aura beau aider
00:41:29la police au maximum
00:41:30on n'y arrivera pas
00:41:31elle n'y arrivera pas
00:41:32parce que
00:41:33en fait
00:41:33c'est impossible
00:41:34de gérer tout ça
00:41:35alors il y a ça
00:41:36et puis il y a l'aspect politique
00:41:37alors vous vous disiez
00:41:38ça n'a pas beaucoup de lien
00:41:39Mathias
00:41:40vous disiez
00:41:40ça n'a pas beaucoup de lien
00:41:41avec les politiques
00:41:41pourtant quand on regarde
00:41:42quand même ce qui se fait
00:41:43à Grenoble
00:41:43avec le maire Écolo
00:41:44on ne peut pas dire
00:41:45qu'il soit à fond
00:41:45contre les narcotrafiquants
00:41:48quand vous regardez Rennes
00:41:49dont on a parlé à l'instant
00:41:50avec Nathalie Appéré
00:41:51c'est une ville
00:41:51qui continue d'être
00:41:52complètement déconnectée
00:41:53de la réalité
00:41:53quand vous regardez
00:41:54la situation à Marseille
00:41:55c'est un maire socialiste
00:41:57et également
00:41:57et ça ne va pas
00:41:58alors vous allez réagir
00:41:59dans un instant
00:41:59parce que écoutez
00:42:00Thibaut de Montbriat
00:42:01l'avocat et président
00:42:01du centre de réflexion
00:42:02de la sécurité intérieure
00:42:03qui était ce matin
00:42:04sur CNews
00:42:05il était face à Sonia Mabrou
00:42:06qui a expliqué
00:42:06qu'il y avait quand même
00:42:07un lien entre
00:42:08les choix politiques
00:42:09qui sont faits
00:42:10le choix de ne pas avoir
00:42:10de police municipale
00:42:11ou de ne pas armer
00:42:12sa police municipale
00:42:13le choix de ne pas mettre
00:42:14de caméras de surveillance
00:42:15tout ça excusez-moi
00:42:16mais c'est la gauche
00:42:16on peut dire ce qu'on veut
00:42:17on peut le tourner
00:42:18dans tous les sens
00:42:18mais c'est la gauche
00:42:19Thibaut de Montbriat
00:42:19J'ai été un des premiers
00:42:21à alerter
00:42:22juste après le Covid
00:42:24sur la bascule
00:42:26qui était en train
00:42:26de se dérouler
00:42:28en France
00:42:29et d'ailleurs
00:42:30en Europe de l'Ouest
00:42:31pas seulement en France
00:42:31les chiffres sont effrayants
00:42:33sur l'année 2014
00:42:35pardon
00:42:362024
00:42:37sur l'année 2024
00:42:38l'année dernière
00:42:39il y a 173 villes
00:42:41dans lesquelles
00:42:42il y a eu une fusillade
00:42:43liée au narcotrafic
00:42:43173 villes
00:42:45donc des villes
00:42:46comme Marseille
00:42:47bien sûr
00:42:47qui pour l'instant
00:42:48reste si j'ose dire
00:42:50en première ligne
00:42:52et la ville incontestée
00:42:53la base du trafic
00:42:54organisé de stupes
00:42:55en France
00:42:56mais des villes
00:42:57comme Rennes
00:42:57comme Grenoble
00:42:58et comme un certain nombre
00:43:01d'autres villes moyennes
00:43:02sont aujourd'hui
00:43:03le théâtre
00:43:03très régulier
00:43:05de ce type
00:43:06de violence
00:43:07et c'est impossible
00:43:09de ne pas faire le parallèle
00:43:11avec qui dirige ces villes
00:43:13c'est-à-dire que vous avez
00:43:14à Grenoble
00:43:15un maire
00:43:16qui est élu depuis 2014
00:43:17qui a été réélu en 2020
00:43:18et qui continue à dire
00:43:19que ce n'est pas un problème
00:43:20alors que dans sa ville
00:43:21il y a eu une attaque
00:43:22à la grenade
00:43:23dans un bar
00:43:24il y a eu des scènes
00:43:25absolument sidérantes
00:43:26et à Rennes
00:43:28on a une mairie
00:43:30qui continue à être
00:43:31complètement déconnectée
00:43:32de cette réalité
00:43:33donc ce qu'il faut bien comprendre
00:43:36c'est qu'on est en train
00:43:37de basculer
00:43:38vous savez
00:43:38c'est le corollaire
00:43:39de l'affaiblissement
00:43:41de l'État
00:43:41quand un État s'affaiblit
00:43:42la nature a horreur du vide
00:43:44et il y a des contre-cultures
00:43:45qui prennent la main
00:43:45il y en a deux grandes
00:43:46aujourd'hui
00:43:47qui sont
00:43:47un énorme danger
00:43:49pour les fondements
00:43:51de la République
00:43:51c'est le narcotrafic
00:43:53par la violence
00:43:54la corruption
00:43:55et la façon
00:43:56dont il commence
00:43:57à financer
00:43:58des aides sociales
00:43:59locales
00:44:01et par ailleurs
00:44:02l'islamisme
00:44:03et c'est là
00:44:04où on voit
00:44:04qu'il y a une responsabilité politique
00:44:05moi je me souviens
00:44:06du maire de Grenoble
00:44:06j'avais bondi
00:44:07quand il avait dit
00:44:07il va falloir apprendre
00:44:08à vivre avec
00:44:09quand il parlait des gens
00:44:10qui étaient dans les cités
00:44:10avec les dealers
00:44:11il a dit
00:44:11il faut apprendre
00:44:11à vivre avec
00:44:12bah non
00:44:12excusez-moi
00:44:13vous croyez
00:44:14qu'il n'y a pas de problème
00:44:14à Bordeaux
00:44:15vous croyez
00:44:16qu'il n'y a pas de problème
00:44:16à Bordeaux
00:44:17vous croyez
00:44:18vous croyez
00:44:19vous croyez
00:44:20qu'il n'y a pas de problème
00:44:21à Nice
00:44:22il n'y a pas de drogue
00:44:23dans ces villes-là
00:44:24il faut être sérieux
00:44:25à un moment donné
00:44:26mais ça n'en est pas
00:44:27à ce point-là
00:44:27à part le cas
00:44:29d'Éric Piolle
00:44:30effectivement
00:44:30parce qu'Éric Piolle
00:44:31il semblerait
00:44:32qu'il serait quand même
00:44:33particulièrement déconnecté
00:44:34et ça là-dessus
00:44:35je suis d'accord avec vous
00:44:36mais encore une fois
00:44:37c'est
00:44:38le problème
00:44:39mais Rennes, Marseille
00:44:40par exemple
00:44:40excusez-moi
00:44:41la situation
00:44:41elle est dramatique
00:44:42elle est quasiment perdue
00:44:43à Brest
00:44:44il n'y a pas de police municipale
00:44:45ce sont des médiateurs
00:44:46qui ont mis en place
00:44:47la mairie
00:44:48vous avez des fusillades
00:44:49à répétition
00:44:50Brest
00:44:50c'était quelque chose
00:44:51vous êtes de la CFTC
00:44:53bien sûr
00:44:54est-ce que vous parlez
00:44:54c'est 30 secondes
00:44:56que ce problème
00:44:58de trafic de drogue
00:44:59relève de la police municipale
00:45:01mais ça participe
00:45:02bien évidemment
00:45:02si vous avez
00:45:04une police de proximité
00:45:05une police de proximité
00:45:06de la police municipale
00:45:07c'est pas sa mission
00:45:08ben si
00:45:08ça serait sa mission
00:45:09ça serait sa mission
00:45:10c'est pas la mission
00:45:11de la police nationale
00:45:11d'ailleurs on veut mettre
00:45:12la police de proximité
00:45:13d'ailleurs c'est l'extrême gauche
00:45:14qui veut mettre
00:45:15la police de proximité
00:45:16au service
00:45:17de la population
00:45:18je suis très étonné
00:45:19de vous entendre dire ça
00:45:20parce que vous savez très bien
00:45:20que ce n'est pas
00:45:21la mission
00:45:22de la police municipale
00:45:24de lutter contre
00:45:24le trafic de drogue
00:45:25non seulement
00:45:26ce n'est pas sa mission
00:45:27mais elle n'est pas formée
00:45:28non mais elle peut prévenir
00:45:28elle peut prévenir
00:45:29elle peut noyoter
00:45:30et nous appeler
00:45:31vous savez bien que la présence
00:45:32du bleu
00:45:33vous savez bien que la présence
00:45:34du bleu
00:45:35comme on dit pour parler
00:45:35des policiers de façon générale
00:45:37ou des gendarmes
00:45:37ça dissuade
00:45:38de toute façon
00:45:39même si c'est de la police municipale
00:45:40quand vous avez de la police municipale
00:45:41qui est dans une rue
00:45:42c'est assez rare
00:45:43c'est assez rare
00:45:44qu'on fasse du deal
00:45:45devant eux
00:45:45au coin de la rue
00:45:46la police municipale
00:45:48qui fait de l'îlotage
00:45:50en général
00:45:50face au trafic
00:45:52de drogue
00:45:52ils ne vont pas faire
00:45:5330 secondes
00:45:54c'est pour ça qu'il faut les armer
00:45:55c'est pour ça qu'on est d'accord
00:45:56pour armer l'ensemble
00:45:57des policiers municipaux
00:45:58et qu'il faut avoir
00:46:00justement une capacité opérationnelle
00:46:02sur le terrain
00:46:02et s'appuyer sur ces unités locales
00:46:04je vous rappelle une chose
00:46:05qui a supprimé
00:46:06la police de proximité
00:46:07mais d'accord
00:46:08vous nous ressortez Sarkozy
00:46:10à chaque fois
00:46:11parlons de l'avenir
00:46:12mais parlons de l'avenir
00:46:14d'accord
00:46:14il a eu raison
00:46:16de supprimer la police
00:46:16de proximité
00:46:18il a raison
00:46:18parce qu'il est droit
00:46:19non non non
00:46:20pas du tout
00:46:20vous faites de la politique
00:46:21je ne fais pas du tout
00:46:22de la politique
00:46:22mais je vous dis clairement
00:46:24il a eu tort
00:46:25de supprimer par contre
00:46:26les postes
00:46:27et de supprimer
00:46:2810 000 fonctionnaires de police
00:46:29mais il a eu raison
00:46:30de supprimer
00:46:30la police de proximité
00:46:32qui ne servait absolument
00:46:33à rien
00:46:33je ne vois pas
00:46:34absolument à rien
00:46:35moi je ne suis pas d'accord
00:46:37avec vous
00:46:37elle servait au moins
00:46:38à faire remonter
00:46:39du renseignement
00:46:40elle servait à connaître
00:46:41nous
00:46:41on a l'air
00:46:42de faire très bien
00:46:43de toute façon
00:46:44c'est fait
00:46:45parlons de l'avenir
00:46:46comment on s'en sort
00:46:47non mais comment on s'en sort
00:46:48parce que vos amis de gauche
00:46:50qui ne veulent pas
00:46:50de caméras de sécurité
00:46:51vos amis de gauche
00:46:52qui ne veulent pas
00:46:52de police municipale
00:46:53quand ils en veulent
00:46:54ils ne veulent pas l'armée
00:46:55regardez à Paris
00:46:56regardez à Paris
00:46:57la police municipale
00:46:57n'est pas armée
00:46:58c'est pareil
00:46:58ce n'est pas du ressort
00:47:00de la police municipale
00:47:02mais on a besoin
00:47:02de tout le monde
00:47:03on a besoin de tout le monde
00:47:04il y a le feu
00:47:04vous ne vous rendez pas compte
00:47:05on a des hommes
00:47:07et des femmes
00:47:07sur la voie publique
00:47:08il faut bien évidemment
00:47:09monter en compétence
00:47:10parce que c'est l'urgence
00:47:11alors qu'après
00:47:12qu'on ait un débat
00:47:13en disant que ce n'est plus
00:47:13le rôle de la police municipale
00:47:14ok
00:47:15très bien
00:47:16mais là actuellement
00:47:17qu'est-ce qu'on fait ?
00:47:18on a des hommes
00:47:18et des femmes sur le terrain
00:47:19mais on ne va pas pouvoir
00:47:21recruter 50 000 policiers
00:47:23d'un coup
00:47:23tout à l'heure
00:47:24vous étiez en train de dire
00:47:25qu'il fallait recruter
00:47:25beaucoup plus
00:47:26non mais il faut
00:47:26il faut être plus facile aussi
00:47:29il faut les former
00:47:29et puis il faut avoir
00:47:30des structures derrière
00:47:31vous savez que les écoles
00:47:32de police
00:47:32elles tournent à plein régime
00:47:33il faudrait en réouvrir
00:47:35le préfet
00:47:36les représentants de l'Etat
00:47:37on a écouté le préfet
00:47:38tout à l'heure
00:47:38le préfet
00:47:39moi j'ai écouté
00:47:40ce qu'il disait
00:47:40je suis totalement d'accord
00:47:41avec lui
00:47:42c'est à l'Etat
00:47:43de prendre ses responsabilités
00:47:44mais pourquoi refuser
00:47:46l'aide de la police municipale
00:47:47c'est ce que je comprends
00:47:48dans votre raisonnement
00:47:48en disant
00:47:49oh là là
00:47:49ce n'est pas de la responsabilité
00:47:50je ne refuse pas
00:47:52plus il y aura de gens
00:47:54sur le terrain
00:47:54mieux ce sera
00:47:55bien évidemment
00:47:56et bien donc
00:47:56on prend de la police municipale
00:47:57et on larme
00:47:58donc c'est le contraire
00:47:58de ce que fait la gauche
00:47:59qu'est-ce que vous allez faire
00:48:03maire en shérif
00:48:04et c'est franchement
00:48:05c'est la pire chose
00:48:07c'est pas en coordination
00:48:08avec le préfet
00:48:08tout simplement
00:48:09avec les services de l'Etat
00:48:10mais non parce que
00:48:11le maire
00:48:13n'a pas de pouvoir
00:48:15de police judiciaire
00:48:16oui mais ça
00:48:16ça va être les enquêteurs
00:48:17juste une chose
00:48:18le responsable
00:48:19qui est responsable
00:48:21de la police municipale
00:48:22c'est l'adjoint au maire
00:48:23oui c'est le maire
00:48:24ah bah c'est l'adjoint au maire
00:48:25c'est le maire
00:48:26c'est le maire
00:48:27c'est le maire
00:48:28très bien
00:48:29l'adjoint au maire
00:48:30est-ce qu'il est
00:48:31officier de police judiciaire
00:48:32est-ce qu'il a des pouvoirs
00:48:33on ne lui demande pas
00:48:34de faire des enquêtes
00:48:35on ne lui demande pas
00:48:35de faire des actes d'OPJ
00:48:36les OPJ c'est
00:48:37on veut de l'ordre
00:48:39on veut de l'ordre
00:48:40mais vous voyez
00:48:40on veut juste que simplement
00:48:41qu'ils mettent des patrouilles
00:48:43dynamiques sur place
00:48:44pour courir la vie
00:48:45à ces dealers
00:48:46à ces voleurs
00:48:48à ces délinquants
00:48:49plus vous avez du monde
00:48:50sur la voie publique
00:48:51plus vous avez
00:48:52mais pourquoi
00:48:52c'est pas la police nationale
00:48:53parce qu'il n'y a pas assez de moyens
00:48:55mais on tourne en rond là
00:48:56on veut des moyens
00:48:57donc vous allez vous défausser
00:48:59mais moi je vais vous dire la chose
00:49:00vous voulez ce que je veux
00:49:01vous allez vous défausser
00:49:03sur les maires
00:49:04et sur les municipalités
00:49:05en disant
00:49:06c'est la force des maires
00:49:08c'est irresponsable
00:49:09je pense qu'on devrait
00:49:10absorber l'ensemble
00:49:11je pense qu'on devrait absorber
00:49:12l'ensemble des polices municipales
00:49:13dans la police nationale
00:49:14ça je suis assez d'accord aussi
00:49:17là je suis d'accord
00:49:18là on aura du nombre
00:49:20mais bon
00:49:20alors justement
00:49:21à propos des policiers
00:49:22je suis d'accord
00:49:23on est content
00:49:24que vous soyez d'accord
00:49:24Mathias
00:49:24à propos des policiers
00:49:26je voulais qu'on revienne
00:49:26sur ce qui s'est passé
00:49:27à Lyon
00:49:28en particulier ce week-end
00:49:29à la fête des Lumières
00:49:30avec cette question
00:49:31pourquoi est-ce qu'il déteste
00:49:32autant la police
00:49:32c'est vraiment la question
00:49:33que je me suis posée
00:49:33en voyant ce qui s'est passé
00:49:36à Lyon
00:49:36on va revoir les images
00:49:37justement de cette fête
00:49:38des Lumières
00:49:38et puis on en parle après
00:49:40ces gens qui détestent
00:49:41la police au point
00:49:41de faire des bandeaux
00:49:42et des projections
00:49:43sur les murs
00:49:43en disant que la police
00:49:45ture
00:49:45regardez
00:49:45leur diffusion
00:49:47ont été suffisamment longues
00:49:48pour être observées
00:49:49par des milliers
00:49:50de spectateurs présents
00:49:51en place des terreaux
00:49:52à Lyon
00:49:52pour la fête des Lumières
00:49:54ces slogans
00:49:55anti-RN
00:49:55et anti-police
00:49:56ont été revendiqués
00:49:58par les soulèvements
00:49:59de la terre
00:49:59collectif écologiste
00:50:01d'ultra gauche
00:50:02au lendemain des faits
00:50:04riverains
00:50:04mais aussi touristes
00:50:06sont révoltés
00:50:07c'est inadmissible
00:50:08on est là
00:50:08pour voir du spectacle
00:50:10pour mettre en valeur
00:50:11les bâtiments de Lyon
00:50:13pour la France
00:50:14pour tout ce que vous voulez
00:50:15si vous avez des messages
00:50:16comme ça vous devez les passer
00:50:17faites les passer
00:50:18par des manifestations
00:50:19chacun pense ce qu'il veut
00:50:20mais c'est pas le moment
00:50:22pour exprimer
00:50:22ce genre de réaction
00:50:23on est là
00:50:24pour célébrer
00:50:25une ville
00:50:26pour mettre en valeur
00:50:28l'architecture
00:50:30la culture
00:50:31et que ça va pas
00:50:33dans ce cadre là
00:50:33le lieu de projection
00:50:35de ces messages
00:50:35interroge
00:50:36la façade
00:50:37du musée des Beaux-Arts
00:50:38cette action
00:50:39semble avoir été
00:50:40minutieusement préparée
00:50:42ce qui est certain
00:50:42c'est qu'on a affaire
00:50:44à des bandes
00:50:46organisées
00:50:46c'est à dire
00:50:47qu'il y a
00:50:47quelque chose
00:50:48qui a été préparé
00:50:49anticipé
00:50:51ça peut pas être
00:50:53qu'une personne
00:50:54qui est à l'oeuvre
00:50:55de ce message
00:50:57de haine
00:50:58donc toute l'enquête
00:50:59devra démontrer
00:51:01cet éclairage là
00:51:03à la demande
00:51:03du ministre de l'Intérieur
00:51:04l'affaire a été signalée
00:51:06au procureur de Lyon
00:51:07les auteurs des faits
00:51:08sont quant à eux
00:51:09toujours recherchés
00:51:10par les forces de l'ordre
00:51:11ce qui est intéressant
00:51:13c'est que je voulais
00:51:13mettre ça en parallèle
00:51:14avec ce qui s'est passé
00:51:15à Marseille également
00:51:16ce week-end
00:51:16parce qu'à Marseille
00:51:17ce week-end
00:51:17il y a Sébastien Delogu
00:51:18qui a lancé
00:51:18sa campagne municipale
00:51:20alors qui est invité
00:51:21pour lancer
00:51:22la campagne municipale
00:51:23il a eu la très bonne idée
00:51:24d'inviter Assa Traoré
00:51:25bien évidemment
00:51:26et écoutez
00:51:27ce qu'a dit Sébastien Delogu
00:51:28on est dans la même ligne
00:51:29que ce qui se passe
00:51:30à Lyon
00:51:30c'est-à-dire qu'il y a
00:51:31une vraie idéologie de gauche
00:51:32je suis désolé
00:51:32Mathias Lebeuf
00:51:33c'est des gens de gauche
00:51:34tout ça
00:51:34qui détestent la police
00:51:36écoutez
00:51:36le combat qu'elle mène
00:51:38ça doit être celui
00:51:41de toutes et tous
00:51:42ici dans cette salle
00:51:43et de tout le père
00:51:44parce que oui
00:51:47c'est vrai
00:51:48ça les fait criser
00:51:50quand on dit
00:51:51que la police tue
00:51:52mais la police
00:51:53elle a tué son frère
00:51:54Axel Ronde
00:51:55comment vous réagissez
00:51:56quand vous en parlez
00:51:56alors déjà
00:51:57c'est quand même
00:51:57assez grave
00:51:58pour une personne
00:51:59qui se présente
00:51:59à la mairie de Paris
00:52:00de faire la différence
00:52:01entre un policier
00:52:02et un gendarme
00:52:06puisque c'était
00:52:07des gendarmes
00:52:08qui étaient mis
00:52:08en accusation
00:52:09qui d'ailleurs
00:52:10ont été relaxés
00:52:11par la justice
00:52:12deux fois
00:52:12en plus
00:52:13deux fois
00:52:14donc on se retrouve
00:52:15encore une fois
00:52:16avec des messages
00:52:17d'idiotie finalement
00:52:20on va s'appuyer
00:52:21c'est leur combat politique
00:52:23au final
00:52:23donc on a une police
00:52:25ils détestent la police
00:52:25c'est la question qu'on pose
00:52:27pourquoi est-ce qu'ils détestent
00:52:28autant la police
00:52:28je ne sais pas
00:52:29on va vraiment leur poser
00:52:30réellement la question
00:52:31mais je pense que c'est juste
00:52:33pour essayer de gagner
00:52:35des électeurs
00:52:36je pense que le débat
00:52:36est tellement bas chez eux
00:52:37qu'ils s'en sont réduits
00:52:39à critiquer l'action
00:52:41de la police
00:52:41alors même que dans
00:52:42les quartiers populaires
00:52:43ça veut dire qu'ils ont
00:52:43des électeurs
00:52:44qui détestent la police
00:52:44mais dans les quartiers populaires
00:52:45la police elle a sur l'ordre aussi
00:52:47il ne faut pas oublier ça
00:52:48c'est que ça serait
00:52:49des zones de non-droit
00:52:50totalement
00:52:51déjà c'est pas forcément super
00:52:52mais ce serait pire
00:52:54si la police n'était pas là
00:52:54bien sûr
00:52:55mais en plus une grande partie
00:52:56de la population
00:52:56nous soutiennent
00:52:58et nous demandent
00:52:59dans ces quartiers populaires
00:52:59d'avoir de la sécurité
00:53:00puisque eux-mêmes
00:53:01sont si vous voulez
00:53:03atteints par des balles perdues
00:53:05par exemple
00:53:06ou tous ces trafics de drogue
00:53:07qui les empêchent
00:53:08de rentrer convenablement
00:53:09chez eux
00:53:10il y a des contrôles
00:53:11parce qu'il faut savoir
00:53:12quand même que ces personnes
00:53:13qui tiennent les points de deal
00:53:14contrôlent les habitants
00:53:15les fouillent
00:53:16ils leur demandent
00:53:16qu'est-ce que vous venez faire ici
00:53:17et on se retrouve
00:53:18avec un parti politique
00:53:20qui se dit proche du peuple
00:53:22des petites gens
00:53:23et ils se retrouvent finalement
00:53:24à critiquer
00:53:26l'action des policiers
00:53:27qui protègent
00:53:28parce que la réalité
00:53:29c'est que la police
00:53:30elle protège
00:53:31et elle protège partout
00:53:32et on ne fait aucun distinguo
00:53:34entre qui fait qui
00:53:35qui fait quoi
00:53:36si on ne regarde pas
00:53:37s'il fait partie de la LFI
00:53:38d'un autre parti politique
00:53:40on en a absolument
00:53:41un médecin
00:53:42un médecin soigne
00:53:43tout le monde
00:53:44et la police
00:53:44protège tout le monde
00:53:45un mot rapide
00:53:46la gauche déteste la police
00:53:48parce que la gauche déteste la France
00:53:49et la police
00:53:50c'est ce qui représente
00:53:51le mieux la France
00:53:51c'est ce qui la protège
00:53:52ils détestent notre pays
00:53:53ils veulent la détruire
00:53:53il est au bord du malaise
00:53:55Mathias Leboeuf
00:53:56en vous entendant
00:53:56c'est pour ça qu'ils soutiennent
00:53:57les criminels et les délinquants
00:53:58à chaque fois
00:53:58est-ce qu'on voulait
00:54:00qu'on reparle du CV
00:54:01de la famille Traoré
00:54:02quand De Logu
00:54:03parle de la famille Traoré
00:54:05elle oublie de préciser
00:54:05qu'Adama Traoré
00:54:07était accusé
00:54:07dans une affaire
00:54:08de violence
00:54:09de vol
00:54:09d'agression sexuelle
00:54:10sur un co-détenu
00:54:11que Bangui Traoré
00:54:12a été condamné
00:54:12à 3 ans de prison ferme
00:54:13son frère
00:54:14que Yacoub Traoré
00:54:15a été condamné
00:54:15à 18 mois de prison ferme
00:54:17pour violences en réunion
00:54:17que Youssouf Traoré
00:54:19a été condamné
00:54:19à 6 mois de prison
00:54:20dont 3 exurcis
00:54:21que Seren Traoré
00:54:22c'est pour ça pour vous
00:54:23qu'ils détestent la police
00:54:25ils détestent la police
00:54:26parce qu'ils veulent détruire ce pays
00:54:27la gauche a une haine
00:54:28de ce pays
00:54:29l'extrême gauche
00:54:30une grande partie de la gauche
00:54:31vous savez
00:54:32Arène c'est du PS
00:54:33Arène du PS
00:54:34Eric Piolle
00:54:35c'est des écolos
00:54:36soit la gauche
00:54:36est complètement partie à gauche
00:54:37ils sont devenus fous
00:54:38ou alors
00:54:39il y a un vrai problème
00:54:40avec l'amour de ce pays
00:54:42que la gauche
00:54:43n'a pas
00:54:43n'a plus dans son cas
00:54:44à mon Mathias
00:54:44rapide pour répondre
00:54:45on fait la pause
00:54:46moi je suis de gauche
00:54:47et je n'ai pas l'impression
00:54:48de détester ce pays
00:54:49c'est pour ça que la gauche
00:54:49te déteste
00:54:50et je n'ai pas l'impression
00:54:52de détester la police
00:54:53moi j'ai toujours considéré
00:54:55je pense qu'il y a quand même
00:54:56une grande
00:54:56quand vous entendez de l'aiguille
00:54:57non mais il fait
00:54:59de la démagogie
00:55:00anti-flic
00:55:01bien évidemment
00:55:01c'est lamentable
00:55:02donc moi j'ai aucun
00:55:03bon allez on va faire une pause
00:55:04on va faire une pause
00:55:05on va continuer à parler
00:55:07gardez les forces
00:55:08on va continuer à parler
00:55:09de LFI dans un instant
00:55:10on va parler de
00:55:11Jean-Luc Mélenchon
00:55:12qui était devant la commission
00:55:12sur le lien entre
00:55:14les islamistes et LFI
00:55:15et on va écouter
00:55:16Eric Nolo qui dit
00:55:17Mélenchon pratique la taqia
00:55:18c'est ce qui s'est passé
00:55:19selon lui
00:55:20face à cette commission
00:55:21et puis vous entendrez
00:55:22également Gilles-William Golnadel
00:55:23il n'est pas tendre non plus
00:55:24avec ce qui s'est passé
00:55:25on fait une pause rapide
00:55:25on se retrouve dans un instant
00:55:26merci d'être avec nous
00:55:27en direct sur CNews
00:55:28à tout de suite
00:55:2811h36 sur CNews
00:55:37merci d'être en direct avec nous
00:55:38dans un instant
00:55:39on va parler de Jean-Luc Mélenchon
00:55:40et de son audition devant la commission
00:55:41ce week-end
00:55:42a-t-il pratiqué la taqia
00:55:44comme l'affirme Eric Nolo
00:55:45on en parle dans un instant
00:55:46mais tout de suite
00:55:47le CNews Info
00:55:47et c'est avec
00:55:48Sommeil à la midi
00:55:49à la veille du vote
00:55:53du budget de la sécurité sociale
00:55:55plaidoyer du patron du PS
00:55:56en faveur du texte
00:55:58un texte de compromis
00:55:59dit Olivier Faure
00:56:00et pour convaincre ses troupes
00:56:01il prône toute une série d'avancées
00:56:03telles que la suspension
00:56:05de la réforme des retraites
00:56:07suspension qui était au coeur
00:56:08des revendications socialistes
00:56:10nouveau vol d'oeuvres d'art
00:56:12cette fois c'est dans une bibliothèque
00:56:15de São Paulo
00:56:15au Brésil
00:56:16que deux hommes armés
00:56:16se sont introduits
00:56:17pour dérober
00:56:19huit gravures
00:56:19d'Henri Matisse
00:56:20et Candidone Portinari
00:56:21les malfaiteurs
00:56:22ont ensuite pris la fuite
00:56:24aucun blessé
00:56:24n'est à déplorer
00:56:25et puis soulagement partiel
00:56:27au Nigeria
00:56:28après le kidnapping
00:56:29de 303 élèves
00:56:30et 12 professeurs
00:56:31le 21 novembre
00:56:32par des hommes armés
00:56:33non identifiés
00:56:34au pensionnat Saint-Marie
00:56:36une centaine d'écoliers
00:56:37ont été libérés
00:56:38et vont être remis
00:56:39à des responsables
00:56:40du gouvernement local
00:56:41dans la journée
00:56:41restent désormais
00:56:43165 personnes
00:56:44toujours présumées otages
00:56:45merci beaucoup Somaya
00:56:47vous ne serez pas là à midi
00:56:48je suppose
00:56:48puisqu'il y a la messe
00:56:49absolument
00:56:50exactement
00:56:50et bien alors
00:56:51bonne journée
00:56:52vous finissez plus tôt aujourd'hui
00:56:53non pas du tout
00:56:54même pas
00:56:54d'accord
00:56:54tant pis pour vous
00:56:56on revient à 13h
00:56:57avec Elodie Huchard
00:56:58qui sera en charge
00:57:00de Midi News aujourd'hui
00:57:01parfait
00:57:02à partir de 13h
00:57:02donc ce sera 13h News
00:57:03aujourd'hui
00:57:04merci beaucoup Somaya
00:57:05et on vous retrouve
00:57:06tout à l'heure
00:57:07on va donc parler
00:57:08de Jean-Luc Mélenchon
00:57:10Maxime Leguay
00:57:10journaliste politique
00:57:11à CNews
00:57:12vous a rejoint
00:57:12bonjour Maxime
00:57:13c'est vrai honnêtement
00:57:14moi je vais vous dire les choses
00:57:15j'ai eu l'impression
00:57:15qu'elle était nulle
00:57:16cette commission
00:57:17en tout cas cette audition
00:57:18c'est le moins qu'on puisse dire
00:57:19c'était plutôt nul
00:57:20ce qu'on a vécu samedi
00:57:21c'était assez lamentable
00:57:22j'ai eu l'impression
00:57:22que c'était un show
00:57:23de Jean-Luc Mélenchon
00:57:24on va voir ce que
00:57:25vous en avez pensé
00:57:26avant d'en parler
00:57:27avec Maxime et avec vous
00:57:28je propose de regarder
00:57:28quelques extraits
00:57:29de ce qu'a dit
00:57:29Jean-Luc Mélenchon
00:57:31ce qu'on lui a laissé dire
00:57:32surtout moi
00:57:32c'est surtout ça
00:57:33parce que que lui le dise
00:57:34à la limite
00:57:34il est dans son discours habituel
00:57:35le problème
00:57:36c'est qu'on l'a laissé dire
00:57:37sans la moindre contradiction
00:57:38quasiment
00:57:39écoutez
00:57:39l'antisémitisme
00:57:41c'est une réalité
00:57:42à combattre
00:57:43de même l'islamophobie
00:57:45est une réalité à combattre
00:57:46je préfère moi
00:57:47si vous voulez
00:57:48me dire que je combats
00:57:49une phobie
00:57:50que de combattre
00:57:52une haine
00:57:53dont je ne saurais plus
00:57:54que faire
00:57:55monsieur Porte
00:57:56se trouvait là-bas
00:57:57vous dites à la frontière
00:57:59ben oui
00:57:59il était à la frontière
00:58:00il avait l'intention
00:58:01de la passer
00:58:01donc il était là-bas
00:58:03pour passer la frontière
00:58:04alors le type
00:58:05qui est à côté de lui
00:58:06et monsieur Machin
00:58:07qui est monsieur Bidule
00:58:08bon très bien
00:58:09si c'est un personnage
00:58:10qui n'est pas fréquentable
00:58:11ne le fréquentons pas
00:58:12mais à l'époque
00:58:13Thomas n'en sait rien du tout
00:58:14madame Rima Hassan
00:58:15franchement écoutez
00:58:17vous ne vous fatiguez pas
00:58:17de la prendre pour cible
00:58:18mais oui
00:58:19mais ce n'est pas vrai
00:58:21elle n'a pas participé
00:58:22à une marche pour Machin
00:58:23pour Truc
00:58:23pour Bidule
00:58:24qui fait que
00:58:24je suis obligé
00:58:25de me tenir informé
00:58:26à chaque instant
00:58:28de ce que tout le monde fait
00:58:29pour pouvoir y répondre
00:58:30non
00:58:30elle est à une marche
00:58:31qui a lieu
00:58:31toutes les semaines
00:58:32et toutes les semaines
00:58:34comme elle se trouvait là
00:58:34elle est allée à la marche
00:58:35c'est un enseignant
00:58:36et voici qu'on a trouvé
00:58:37une porte d'entrée
00:58:38pour commencer la chasse
00:58:39à l'enseignant du supérieur
00:58:41que l'on prendrait
00:58:42en défaut
00:58:43j'ai défendu cet homme
00:58:44et je vous préviens
00:58:46que je vais défendre
00:58:47tous ceux
00:58:47qui à l'université
00:58:48auront des points de vue
00:58:49iconoclastes
00:58:50cet enseignant
00:58:51n'est pas antisémite
00:58:52ne l'a jamais été
00:58:53il ne l'est pas
00:58:54et il ne le sera jamais
00:58:56voilà
00:58:57je le redis
00:58:57que Jean-Luc Mélenchon
00:58:58et son avis
00:58:59c'est normal
00:58:59et c'est la démocratie
00:59:00il peut s'exprimer
00:59:01mais ce qui est incroyable
00:59:01c'est qu'il est devant
00:59:02une commission d'enquête
00:59:03on a vu certaines commissions
00:59:04d'enquête sur C8
00:59:06sur Canal
00:59:06et tout ça
00:59:07où c'était un peu plus incisif
00:59:09c'est le moins qu'on puisse dire
00:59:10Maxime Leguier
00:59:10est-ce que c'était raté
00:59:11cette audition ?
00:59:12C'était en partie raté
00:59:13pour plusieurs raisons
00:59:15déjà il y avait une forme
00:59:16pour Jean-Luc Mélenchon
00:59:17il y avait des largesses
00:59:18qui étaient prises
00:59:18avec le règlement
00:59:19de l'Assemblée nationale
00:59:20le propos liminaire
00:59:21normalement c'est une dizaine
00:59:22de minutes
00:59:23Jean-Luc Mélenchon
00:59:23parle pendant 20 minutes
00:59:24sans qu'il soit coupé
00:59:25sur une heure et demie
00:59:26de commission d'enquête
00:59:27ça fait beaucoup de temps
00:59:28les questions qui étaient posées
00:59:29pourtant par un rapporteur UDR
00:59:33Mathieu Bloch
00:59:33le parti ciotiste
00:59:34et un président
00:59:35Xavier Breton
00:59:36qui ne pouvait pas soupçonner
00:59:38d'une certaine complaisance
00:59:40vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon
00:59:41et bien les questions
00:59:41qui étaient posées
00:59:42étaient très très larges
00:59:43ce qui permet
00:59:44à Jean-Luc Mélenchon
00:59:45de noyer le poisson
00:59:46on sait que c'est un bon orateur
00:59:48il a fait des disgressions
00:59:50il nous a fait
00:59:50l'histoire de France
00:59:52il ne répondait
00:59:52jamais aux questions
00:59:54et il n'y avait quasiment
00:59:55aucune relance
00:59:55en plus
00:59:55c'est ça qui était terrible
00:59:56jamais une relance
00:59:57sur ce sujet
00:59:57il n'était jamais coupé
00:59:58interrompu
00:59:59pour venir factuellement
01:00:00le contredire
01:00:02il avait le champ libre
01:00:03et même le rapporteur
01:00:04et le président
01:00:05avaient du mal
01:00:06à l'interrompre
01:00:08pour lui dire
01:00:08alors pardon
01:00:09on va devoir poser maintenant
01:00:10les questions
01:00:11donc effectivement
01:00:11de ce point de vue là
01:00:12c'était censé être
01:00:13le grand révélateur
01:00:15ce moment
01:00:15l'audition de Jean-Luc Mélenchon
01:00:16rappelez-vous
01:00:17que cette commission d'enquête
01:00:18avait initialement été créée
01:00:19c'était contre
01:00:20ça visait ouvertement
01:00:22la France insoumise
01:00:22le nom avait dû être retoqué
01:00:24mais donc c'était un peu
01:00:25le grand moment
01:00:26et bien le grand moment
01:00:27c'est Jean-Luc Mélenchon
01:00:28manifestement
01:00:29qui en ressort
01:00:29grandit politiquement
01:00:31la preuve
01:00:32qu'il ne ment pas
01:00:33c'est qu'il a énormément
01:00:34relayé
01:00:35sur les réseaux sociaux
01:00:36cette commission d'enquête
01:00:38comme une arme
01:00:39un outil de communication
01:00:40preuve donc
01:00:41qu'on est passé à côté
01:00:42et preuve que vous avez raison
01:00:43c'est que quand on regarde
01:00:44les commentaires
01:00:44on dit
01:00:45mais qu'est-ce qu'il est brillant
01:00:46en fait
01:00:46les gens sont en train
01:00:47de découvrir
01:00:47que Jean-Luc Mélenchon
01:00:49est brillant
01:00:49qu'il est fort
01:00:50etc
01:00:50il les a menés en bateau
01:00:52il les a menés en bateau
01:00:53Michel Fayad
01:00:54oui mais il s'est trompé aussi
01:00:56il y a des choses
01:00:57on n'a pas relevé
01:00:57mais bien sûr
01:00:59mais il y a beaucoup de choses
01:01:00qu'il aurait fallu relever
01:01:01moi ce que je reproche
01:01:01c'est qu'on ne les ait pas
01:01:02relevées justement
01:01:03j'ai pas dit qu'il avait dit
01:01:04que des vérités
01:01:05au contraire
01:01:05mais personne ne l'a contredit
01:01:07moi c'est ça qui me rend fou
01:01:07mais il y a quelque chose
01:01:08qui est intéressant
01:01:08c'est lorsque le député
01:01:10Saint-Houle l'a interrogé
01:01:11qui est un de son parti
01:01:12il a quand même dit
01:01:13que l'UOIF
01:01:15qui n'existe plus d'ailleurs
01:01:16qui s'appelle maintenant
01:01:16Musulmans de France
01:01:17est le teneur d'un bon islam
01:01:19or l'UOIF
01:01:20le Musulmans de France
01:01:21c'est la branche française
01:01:27et ces membres font partie
01:01:28un lien avec les frères musulmans
01:01:29mais comme personne ne le relève
01:01:30ça ne sert à rien
01:01:31et d'ailleurs
01:01:31je veux finir mon propos
01:01:33il y a un des candidats
01:01:34des LFI
01:01:34qui s'appelait Mahmoud Awad
01:01:36qui était le chef
01:01:36de la jeunesse
01:01:37de l'UOIF
01:01:38des Musulmans de France
01:01:39qui s'est présenté
01:01:40comme un candidat LFI
01:01:42aux dernières élections
01:01:43de 2024
01:01:44donc il y avait un lien
01:01:45évident
01:01:46qui a été présenté
01:01:47lors de cette conférence
01:01:48donc de cette commission
01:01:49d'enquête
01:01:50avec Jean-Luc Mélenchon
01:01:51Jean-Luc Mélenchon
01:01:52nous a dit aussi
01:01:52que vous pouvez être
01:01:53anti-sioniste
01:01:54mais sans être antisémite
01:01:56ce qui est en fait
01:01:57très compliqué à défendre
01:01:59puisque en fait depuis
01:02:00quel était l'objectif du sionisme
01:02:01c'était la création
01:02:02de l'état d'Israël
01:02:03donc être anti-sioniste
01:02:04ça veut dire aujourd'hui quoi
01:02:05jeter les juifs à la mer
01:02:06donc en fait
01:02:06il a de fait aussi montré
01:02:08qu'il y avait ce lien
01:02:09ensuite il a dit
01:02:10l'islam ce n'est pas l'islamisme
01:02:12l'islamisme ce n'est pas le terrorisme
01:02:14pourtant à chaque fois
01:02:15ce sont les mêmes textes
01:02:16dont on parle
01:02:17donc il ne peut pas dire
01:02:18comme ça
01:02:19qu'il n'y a pas de lien
01:02:19une autre chose
01:02:20qu'il a dit
01:02:21qui est complètement fausse
01:02:22et que là je vous dis
01:02:23de mémoire
01:02:24il a dit que les frères musulmans
01:02:26c'est un courant de l'islam
01:02:27c'est complètement faux
01:02:28un courant
01:02:29ce n'est pas les lefévristes
01:02:31chez les catholiques
01:02:31en fait
01:02:33les frères musulmans
01:02:34c'est une organisation
01:02:35qui a compté par
01:02:36dans ses rangs
01:02:37Oussama Ben Laden
01:02:38qui est un terroriste
01:02:39qui a créé Al-Qaïda
01:02:41et d'Al-Qaïda
01:02:41est né Daesh
01:02:42donc quand il vient
01:02:43nous dire
01:02:43que
01:02:44les frères musulmans
01:02:47c'est un simple courant
01:02:48de l'islam
01:02:48etc
01:02:49c'est complètement faux
01:02:50et il y a une chose aussi
01:02:50une dernière chose
01:02:51qui est importante
01:02:52dont je me souviens
01:02:53qu'il a dit
01:02:53il a dit que
01:02:55il ne faut pas craindre
01:02:57l'islam
01:02:57des algériens
01:02:58des marocains
01:02:59des tunisiens
01:03:00parce que cet islam
01:03:00c'est l'islam andalou
01:03:01alors l'islam andalou
01:03:03c'est lors de la conquête
01:03:04arabo-islamique
01:03:05et c'est celui
01:03:05donc du califat
01:03:06qui a exterminé
01:03:08les juifs
01:03:09et les chrétiens
01:03:10là où il s'est répandu
01:03:11que ce soit au Moyen-Orient
01:03:13que ce soit en Afrique
01:03:14j'aimerais rappeler
01:03:14une chose très importante
01:03:15la Syrie était chrétienne
01:03:17le Liban était chrétien
01:03:18la Palestine était chrétienne
01:03:20Médine était un tiers juive
01:03:22la Kabylie était chrétienne
01:03:23tous ces endroits
01:03:24qui étaient chrétiens et juifs
01:03:26ont été exterminés
01:03:27expulsés
01:03:28massacrés
01:03:29tués
01:03:29violés
01:03:30et il vient nous dire
01:03:31que c'est un islam
01:03:31qui est très modéré
01:03:32qui est acceptable
01:03:33et que c'est très bien
01:03:34mais c'est complètement faux
01:03:35et dire le contraire
01:03:37c'est être en fait coupable
01:03:38complice
01:03:39de ce que
01:03:40mais vous savez
01:03:40ce que je regrette
01:03:41c'est que vous ne soyez pas
01:03:41dans cette commission
01:03:42excusez-moi
01:03:42parce que le problème
01:03:44c'est qu'il faut avoir
01:03:46une histoire
01:03:46il faut avoir une culture
01:03:47il faut connaître les choses
01:03:48pour pouvoir répondre
01:03:49à ce qu'il dit
01:03:50comme vous le faites
01:03:50et Jean-Marc il y a encore
01:03:51une autre chose
01:03:52où il est à côté de la plaque
01:03:53je voudrais juste finir
01:03:54une chose qui est très importante
01:03:55allez-y Mathias vous répond
01:03:56Mélenchon nous a dit aussi
01:03:59que l'islam est une religion
01:04:00au même titre
01:04:01que le catholicisme
01:04:02le protestantisme
01:04:03et le judaïsme
01:04:04c'est faux
01:04:04l'islam
01:04:05un instant
01:04:05je voudrais finir mon propos
01:04:07un instant
01:04:08non non
01:04:10c'est pas de la théologie
01:04:10ce que je veux dire
01:04:11c'est justement pas de la théologie
01:04:12en fait en disant
01:04:14que l'islam est une religion
01:04:15uniquement
01:04:16il est en train en réalité
01:04:17d'attaquer l'islam
01:04:18parce que l'islam
01:04:19de fait lui-même
01:04:20se dit
01:04:21c'est-à-dire religion
01:04:24état
01:04:24et société
01:04:25c'est un tout
01:04:26et donc
01:04:26on ne peut pas traiter
01:04:28cette question
01:04:28d'une manière religieuse
01:04:30justement
01:04:30on doit traiter la chose
01:04:31d'une manière politique
01:04:32et c'est ça l'erreur de Mélenchon
01:04:34c'est qu'il a voulu faire croire
01:04:35aux français
01:04:36que c'était une question religieuse
01:04:37alors que c'était une question
01:04:38religieuse politique
01:04:39Mathias Fedot
01:04:40vous dit que vous êtes à côté de la plaque
01:04:41bah oui
01:04:41parce que
01:04:42vous êtes en train de faire
01:04:43un cours de théologie
01:04:45c'est pas
01:04:46c'est pas l'objet
01:04:47de la commission d'enquête
01:04:48et
01:04:49bah il a démonté
01:04:50ce qu'avait dit
01:04:50Jean-Luc Mélenchon
01:04:51il a pas fait un cours de théologie
01:04:52il a démonté précisément
01:04:53les propos et les mots
01:04:54employés par Jean-Luc Mélenchon
01:04:55c'est pas l'objet
01:04:56de la commission
01:04:57bah l'objet c'est de savoir
01:04:58s'il y a un lien
01:04:58avec l'islamisme ou pas
01:04:59et bah alors
01:05:00le lien il vient de le démontrer
01:05:02Jean-Frayed vient de le démontrer
01:05:04Jean-Frayed
01:05:05vous venez de démontrer
01:05:07ce que la commission
01:05:08n'a pas réussi
01:05:09exactement
01:05:10exactement
01:05:11mais je vous confirme
01:05:12je vous confirme
01:05:13vous êtes complètement
01:05:14c'est pour ça qu'elle est nulle
01:05:14cette commission
01:05:15excusez-moi
01:05:16et en plus il a défendu
01:05:17le CCIF
01:05:17qui est interdit en France
01:05:18oui
01:05:19j'allais en parler
01:05:20cette commission
01:05:22vous parlez d'un raté
01:05:23cette commission
01:05:24vous dites que
01:05:24ça devait révéler des choses
01:05:26et que ça devait être
01:05:27le grand révélateur
01:05:28et on s'aperçoit
01:05:29effectivement
01:05:29qu'il n'y a rien de révélé
01:05:31pourquoi il n'y a rien
01:05:31parce qu'on l'a laissé faire un meeting
01:05:33pourquoi il n'y a rien
01:05:34parce qu'on l'a laissé faire un meeting
01:05:35bah oui
01:05:36il nous a révélé
01:05:37ces liens au contraire
01:05:38je me demande
01:05:39si vous êtes malhonnête
01:05:39ou si c'est
01:05:40de l'inconséquence
01:05:42parce que cette commission
01:05:43il y a des gens
01:05:44du renseignement
01:05:44qui ont été auditionnés
01:05:45il y a des gens
01:05:46je vous parle de l'audition
01:05:48je vous parle de l'audition
01:05:49la commission d'enquête
01:05:50n'avait pas de fait établi
01:05:52et aucun élément concret
01:05:54à lui reprocher
01:05:55sur le rapport
01:05:55il vient de nous expliquer le contraire
01:05:57Michel Fayette
01:05:59mais Michel Fayette
01:06:01vous explique le contraire
01:06:02vous êtes sûr de l'oreille droite
01:06:03c'est pas possible
01:06:04vous entendez qu'à gauche
01:06:05le député Saint-Toul
01:06:06il a dit que l'UOIF
01:06:07était quelque chose de très bien
01:06:08c'est quand même
01:06:09c'est à dire
01:06:09il est en train de vous dire
01:06:10que la branche française
01:06:11des frères musulmans
01:06:12est quelque chose d'acceptable
01:06:13c'est quand même incroyable
01:06:14et vous vous dites que non
01:06:15il l'a dit
01:06:16vous pouvez retrouver en régie
01:06:18c'est quand même incroyable
01:06:20il a montré
01:06:21Mélenchon a montré
01:06:23qu'il avait un lien
01:06:24avec les frères musulmans
01:06:25de par son député Saint-Toul
01:06:27qui a dit que
01:06:28l'UOIF
01:06:29était un bon islam
01:06:30et l'UOIF
01:06:30c'est la branche française
01:06:31des frères musulmans
01:06:32il a établi lui-même
01:06:34via son parti
01:06:35ce lien
01:06:35c'est pas l'objet de la commission
01:06:36c'est quoi l'objet alors ?
01:06:39l'objet de la commission
01:06:40c'est d'établir
01:06:40s'il y a un lien
01:06:41entre l'UOIF et les islamistes
01:06:42mais pas un lien
01:06:43structurel
01:06:44mais Mahmoud Awad
01:06:47je répète
01:06:47Mahmoud Awad
01:06:48candidat d'LFI
01:06:49était le chef
01:06:50de la jeunesse
01:06:50de l'UOIF
01:06:51et qui était candidat
01:06:52de LFI
01:06:52en 2024
01:06:53en 2024
01:06:54vous reprochez
01:06:56à Jean-Luc Mélenchon
01:06:57de penser ce qu'il pense
01:06:58non je ne reproche pas
01:06:59la commission
01:06:59depuis le début
01:07:00je vous dis
01:07:01je ne le reproche pas
01:07:01je vous dis
01:07:02il peut dire
01:07:02mais pas du tout
01:07:04Mathias
01:07:04je vous dis le contraire
01:07:05je vous dis
01:07:05il défend ses idées
01:07:07c'est normal
01:07:07et c'est normal
01:07:08je ne partage pas
01:07:09je vous dis
01:07:10il défend ses idées
01:07:11c'est normal
01:07:11simplement
01:07:12c'est la commission
01:07:13qui a été nulle
01:07:14lui a été très bon
01:07:15au contraire
01:07:15c'est ça le drame
01:07:16c'est ça le drame
01:07:17je vais vous dire
01:07:18pourquoi ça a été nul
01:07:19parce que vous confondez
01:07:20commission d'enquête
01:07:22et procès politique
01:07:23on va écouter
01:07:25Eric Delot
01:07:25Eric Delot
01:07:26qui a dit clairement
01:07:27hier soir sur CNews
01:07:28il a dit
01:07:29Jean-Luc Mélenchon
01:07:29a pratiqué la taqia
01:07:30c'est ce qu'il a fait hier
01:07:32et ça prouve d'ailleurs
01:07:32qu'il y a un lien
01:07:33avec l'islamisme
01:07:34écoutez
01:07:34il y a un lien évident
01:07:37qui est apparu hier
01:07:39pendant son audition
01:07:39entre lui
01:07:40et les islamistes
01:07:42c'est la taqia
01:07:43c'est à dire
01:07:44la dissimulation
01:07:45il a appliqué à lui-même
01:07:46ce qu'appliquent les islamistes
01:07:47c'est à dire
01:07:47on cache ses convictions
01:07:49donc on a vu apparaître
01:07:50un Jean-Luc Mélenchon
01:07:51tout à fait aimable
01:07:52tout à fait accorde
01:07:53souriant
01:07:54ce qui lui arrive quand même pas
01:07:55tous les jours
01:07:55mais je vais vous dire
01:07:56ceux qui se sont laissés abuser
01:07:58ont bien voulu se laisser abuser
01:07:59parce que moi
01:08:00dans l'ouvrage
01:08:00que vous avez l'amabilité
01:08:02de montrer
01:08:02je montre
01:08:03qui est Jean-Luc Mélenchon
01:08:05je montre
01:08:06d'où il vient
01:08:07et je montre
01:08:08où il va
01:08:08moi je ne me laisse pas abuser
01:08:10pour ne pas se laisser abuser
01:08:12il faut deux choses
01:08:13un peu de courage
01:08:14et un peu de travail
01:08:15et ce sont deux vertus
01:08:16qui ont manqué
01:08:17d'un bout à l'autre
01:08:18à cette commission d'enquête
01:08:19ils se sont laissés
01:08:20promener
01:08:21par monsieur Mélenchon
01:08:22Joe l'embrouille
01:08:23quelqu'un qui vous embrouille
01:08:24parfois c'est parce que
01:08:25vous voulez bien
01:08:26qu'il vous embrouille
01:08:27moi j'aurais posé quand même
01:08:28quelques questions
01:08:28sur l'enseignant de Lyon 2
01:08:30c'est pas un antisémite ?
01:08:31fouillez un peu
01:08:32son compte Twitter
01:08:33regardez ce qu'il retweet
01:08:34cet homme
01:08:34il retweet des messages
01:08:36antisémites
01:08:37la marche contre
01:08:38l'islamophobie
01:08:39en compagnie
01:08:40de la fine fleur
01:08:41de l'islamisme français
01:08:42le refus
01:08:43de marcher contre
01:08:43l'antisémitisme
01:08:44écoutez
01:08:44il n'y avait qu'à se baisser
01:08:45pour ramasser de quoi
01:08:47contredire monsieur Mélenchon
01:08:48et le renvoyer
01:08:49non
01:08:49ils ont peur
01:08:50ils avaient peur de lui
01:08:51ils n'avaient pas travaillé
01:08:52et ils avaient peur de lui
01:08:53c'était une pantalonnade
01:08:55et Garen Choroquin
01:08:57Rignolo qui dit
01:08:58voilà Mélenchon pratique
01:08:59l'attaquia
01:08:59c'est une pantalonnade
01:09:00ce qui se passait
01:09:01non mais c'est vrai
01:09:01que cette commission
01:09:02ne connaissait pas
01:09:03les dossiers
01:09:03à ce que je vois
01:09:04on a quand même fait
01:09:05deux magazines entiers
01:09:07chez Frontières
01:09:07sur le sujet
01:09:08un on a infiltré
01:09:09l'extrême gauche
01:09:10et on allait dans
01:09:11des associations d'islamistes
01:09:12et oh
01:09:13qu'est-ce qu'on a vu
01:09:14des cadres de la France Insoumise
01:09:15qui venaient aux réunions
01:09:16de ces associations d'islamistes
01:09:17on a tous les noms
01:09:18on a toutes les dates
01:09:19on a toutes les heures
01:09:19on les avait infiltrés
01:09:21deuxièmement
01:09:22quand Jean-Luc Mélenchon
01:09:24fait la manifestation
01:09:25du CCIF en 2019
01:09:27contre l'islamophobie
01:09:28où on crie
01:09:29Allah ou Akbar
01:09:29dans les rues de Paris
01:09:30juste à côté du Bataclan
01:09:32et vous savez ce qu'il avait dit
01:09:33quand on lui avait posé la question
01:09:34il a dit
01:09:35si c'était à refaire
01:09:35je le referais
01:09:36est-ce qu'on parle
01:09:37d'Ilias Dimzalem
01:09:38fiché S
01:09:39qui est connu
01:09:39pour ses aquatances
01:09:42avec les islamistes
01:09:42il est fiché S pour l'islamiste
01:09:43d'ailleurs
01:09:43qui a été condamné
01:09:45par la justice en France
01:09:46pour avoir appelé
01:09:47à l'intifada dans Paris
01:09:48Ercilia Soudé
01:09:50qui a invité
01:09:51une membre
01:09:52d'un groupe terroriste
01:09:53le FPLP
01:09:54à Paris
01:09:55pour faire une conférence
01:09:56Rima Hassan
01:09:58qui bon
01:09:58Rima Hassan
01:09:59on va pas faire le dossier
01:09:59on peut y passer
01:10:00cette commission
01:10:01ça aurait dû être
01:10:02juste aller vérifier
01:10:03tout ce qu'on avait dit
01:10:05c'était pas bossé
01:10:05ils ont pas bossé
01:10:07dans un instant
01:10:07sur CNews
01:10:08la messe de l'Immaculée
01:10:08Consomption
01:10:09en direct de la chapelle
01:10:09Notre-Dame de Compassion
01:10:10à Paris
01:10:11ce sera présenté
01:10:12par Louis Dauphrey
01:10:13merci beaucoup
01:10:13d'avoir été en direct
01:10:14avec nous
01:10:15on se retrouve demain
01:10:15en direct
01:10:16à partir de 10h35
01:10:17sur CNews
01:10:18à demain
01:10:19et d'ici là
01:10:19soyez prudents
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