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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00Mercredi 17 décembre 2025, Bordi live numéro 1772 sur CNews, première chaîne Info de France.
00:00:08Bonjour et bienvenue en direct à la une.
00:00:11A partir de 11h15, nous reviendrons bien sûr sur la tension qui ne redescend pas entre les agriculteurs et le gouvernement.
00:00:17Malgré les petites annonces faites hier, après deux réunions à Matignon,
00:00:21la ministre de l'Agriculture a annoncé que la vaccination des bêtes allait s'accélérer.
00:00:25Mais cela ne suffit pas pour les agriculteurs qui multiplient les barrages.
00:00:29Premier exemple, on part tout de suite en direct à Strasbourg au Parlement européen.
00:00:34Vous voyez que les agriculteurs sont en place, ils sont sur place justement et ils sont autour de ce Parlement européen
00:00:42où ils comptent rester longtemps, en tout cas tant que leurs revendications ne sont pas entendues.
00:00:48Deuxième image que vous allez découvrir, celle d'Avignon, voilà où l'une de nos équipes est également sur place.
00:00:54Avignon où l'autoroute est également barrée, occupée.
00:00:58On en parlera à partir de 11h15 et Claire Juillet sera avec nous en direct sur notre plateau
00:01:02pour nous expliquer où en est la situation de Claire Juillet qui est agricultrice.
00:01:07Mais nous allons également parler de toute l'actualité à commencer par le témoignage exceptionnel et exclusif de Sacha Trezant.
00:01:13Sacha habite en Seine-Saint-Denis, très précisément au Lila.
00:01:17Et pour la deuxième fois de sa courte vie, il a été violemment agressé parce qu'il était juif.
00:01:22La première fois, c'était en 2024, il s'est retrouvé la tête en sang après avoir reçu un pot de fleurs sur la tête.
00:01:28La deuxième fois, c'était au mois d'octobre dernier où il a été roué de coups dans le hall de son immeuble
00:01:34au point qu'il a dû être transporté à l'hôpital.
00:01:36Bilan, traumatisme crânien, contusions et chocs psychologiques, il est aujourd'hui suivi par un psy.
00:01:42Et vous allez l'entendre, Sacha tente de comprendre pourquoi ces jeunes lui en veulent, simplement parce qu'il est juif.
00:01:48Je suis suivie par un psychologue parce que ça me traumatise qu'en tant que juif, on ne peut pas être une personne normale à leurs yeux.
00:02:00Et après, je ne connais pas leurs raisons, je ne suis pas dans leur tête, mais en tout cas, j'ai senti de la haine.
00:02:06Une plainte a été déposée par Sacha et sa mère.
00:02:09Aujourd'hui encore, l'adolescent reste marqué.
00:02:12Il me dit que ça ne peut pas se repasser si je sors comme ça tout seul.
00:02:16Ils sont dehors, je sais qu'ils sont toujours ensemble en tout cas et qu'ils peuvent recommencer à tout moment.
00:02:23Franchement, c'est triste de savoir qu'on ne peut pas être juif et être tranquille.
00:02:28Voilà, des mots très forts et vous entendrez Sacha plus longuement dès le début de Morandini Live.
00:02:32Il va nous expliquer ses questions, ses interrogations et son incompréhension face à cet antisémitisme.
00:02:38Mais à propos d'antisémitisme, sachez justement qu'au Bourget, en Seine-Saint-Denis, s'est tenu hier soir un hommage au français Dan Elkayam,
00:02:44victime de l'attentat antisémite de Sydney.
00:02:46Une centaine de personnes se sont réunies pour rendre hommage au jeune homme de 27 ans.
00:02:5027 ans, c'est quand même très jeune et ça peut nous arriver à nous aussi.
00:02:58C'est ce que je me dis, la maman je la connais depuis des années, ma fille connaît son fils, elle a été animatrice, elle l'a gardé tout petit.
00:03:05Donc il m'était nécessaire d'être là ce soir.
00:03:07Ça me remue parce que moi j'ai un neveu qui est décédé au Bataclan.
00:03:14Donc c'est toujours la même histoire qui revient.
00:03:18C'était un jeune qui était parti à un concert au Bataclan et qui est décédé.
00:03:22Donc on revient toujours dans ces mêmes histoires de religions qui n'ont rien à voir avec l'humain.
00:03:29Et on devrait vivre vraiment tous ensemble sans avoir à penser à notre religion de chacun.
00:03:36Et en plus c'est une ouverture de pouvoir justement connaître les traditions des autres et tout.
00:03:41Donc c'est dur.
00:03:43Voilà, on revient donc sur tout cet antisémitisme dès le début de Morandine Live.
00:03:48L'horreur absolue dans les Yvelines où dans la nuit de lundi à mardi dernier,
00:03:51une femme de plus de 70 ans a été séquestrée, ligotée et violée à son domicile des Mureaux par un homme qui aurait moins de 30 ans.
00:03:57La dame qui a ainsi été agressée est sous le choc et elle a été transportée à l'hôpital.
00:04:01Alors que les enquêteurs sont mobilisés pour retrouver cet individu.
00:04:05C'est aux alentours de 20 heures dans ce quartier pavillonnaire des Mureaux
00:04:09qu'une femme âgée de 72 ans a été prise pour cible.
00:04:12La riveraine s'apprêtait à fermer la fenêtre de sa maison située côté jardin
00:04:17lorsqu'un individu a surgi derrière elle.
00:04:20Après l'avoir poussée à l'intérieur du domicile,
00:04:22traînée jusque dans sa chambre, l'homme l'a ligotée, plaquée au sol et violée.
00:04:27Avant de s'enfuir, il en a même profité pour lui dérober plusieurs objets personnels,
00:04:32notamment des bijoux et son téléphone portable.
00:04:35Des faits qui surprennent et choquent les voisins de la victime.
00:04:38Un acte très lâche et ça ne devrait pas se passer surtout dans ces quartiers-là.
00:04:43Que ce soit âgé ou jeune ou peu importe, on n'agresse pas les gens comme ça.
00:04:46On vient chercher la tranquillité, le calme, que les enfants soient à l'aise,
00:04:50pas à entendre ce genre de choses en fait.
00:04:53Carrément derrière chez moi, franchement moi ça me choque.
00:04:54Selon la septuagénaire, son agresseur serait de type nord-africain,
00:04:59âgé entre 25 et 30 ans.
00:05:01Au moment des faits, il portait des vêtements sombres et un masque chirurgical noir.
00:05:06Cambriolage, home-jacking, à l'approche des fêtes de fin d'année,
00:05:09les forces de l'ordre appellent les habitants des quartiers résidentiels
00:05:12à la plus grande vigilance.
00:05:14Les fêtes, effectivement, les gens ont anticipé, ont fait des cadeaux,
00:05:17ils s'obtachent chez eux, donc ils sont des victimes identifiées pour pouvoir aller cambrioler.
00:05:29Le parquet de Versailles a ouvert une enquête pour viol, séquestration et violence.
00:05:33À ce stade, le suspect est toujours recherché.
00:05:36Le scandale des mariages des OQTF s'envite à nouveau dans l'actualité
00:05:40avec cette affaire qui a éclaté en Seine-et-Marne.
00:05:43Le maire de Chessy et l'ensemble de ses adjoints ont présenté leur démission
00:05:46après une décision du tribunal judiciaire de Maud
00:05:49qui veut les obliger à marier un homme sous OQTF.
00:05:52Or, le maire est convaincu que c'est un mariage blanc
00:05:55uniquement destiné à obtenir un titre de séjour
00:05:58et éviter l'expulsion de France.
00:06:00Mais le juge, lui, refuse de les écouter.
00:06:04Depuis lundi, cette commune de Seine-et-Marne n'a plus de maire ni d'adjoint.
00:06:08L'équipe municipale de Chessy a démissionné
00:06:11après avoir été forcée de marier un homme
00:06:13sous obligation de quitter le territoire, notifié en 2022.
00:06:18Il ressortait des déclarations de monsieur
00:06:19que sa motivation semblait plus résider dans la régularisation
00:06:23de sa situation personnelle que dans le mariage.
00:06:26Dans le doute, nous avons signalé le dossier au procureur de la République.
00:06:30Le procureur a répondu qu'il ne doutait pas de la sincérité de la relation,
00:06:34qu'il ne s'opposait pas au mariage.
00:06:36Sans officier d'état civil, impossible de procéder au mariage.
00:06:40Ici, les habitants que nous avons rencontrés
00:06:42soutiennent la décision de l'équipe municipale.
00:06:45Je trouve que c'est une prise de conscience.
00:06:47On n'a pas à valider un mariage d'une personne
00:06:49qui n'est pas acceptée sur le territoire.
00:06:51A partir du moment où quelqu'un est en OQTF,
00:06:54il quitte le territoire et donc il ne peut pas se marier.
00:06:57Je pense qu'il a fait pour moi le bon choix.
00:07:02Je pense que sa décision est courageuse
00:07:04et c'est respectable en fait, tout simplement.
00:07:08Le maire de la commune et ses adjoints
00:07:10restent néanmoins membres du conseil municipal.
00:07:13Ils n'ont pas souhaité s'exprimer.
00:07:15Emmanuel Macron était hier à Marseille
00:07:17pour présenter son énième plan contre le narcotrafic dans la ville.
00:07:20Honnêtement, c'était un peu la méthode Coué,
00:07:21en particulier quand le président a expliqué
00:07:24que les narcotrafiquants étaient en train de perdre la bataille.
00:07:27On a un peu de mal à comprendre de quoi il parle.
00:07:29Réaction identique des Marseillais que nos équipes ont rencontrées.
00:07:33C'est là où on voit la déconnexion de notre président.
00:07:36C'est que l'amende forfaitaire, il peut la monter à 8000 euros s'il veut.
00:07:40Tant qu'on ne se posera pas les bonnes questions,
00:07:41c'est une question de santé publique.
00:07:43Le gars qui est accro, vous pouvez lui dire qu'il va payer tant ou tant.
00:07:49La seule chose qu'on favorise, c'est la méthode pour contrer l'amende forfaitaire.
00:07:54C'est que ça qu'on fait.
00:07:55Moi, je suis venu tout simplement pour lui dire
00:07:57qu'aujourd'hui, Marseille va mal, plus mal qu'avant.
00:08:00Le narcotrafic augmente de plus en plus.
00:08:02Et aujourd'hui, tout simplement, je viens pour lui demander des réponses
00:08:05qu'il n'a pas apportées aux Français, aux concitoyens, surtout marseillais.
00:08:09Il ne faut pas généraliser l'ensemble des quartiers nord.
00:08:11Moi, comme je vous dis, je viens des quartiers nord.
00:08:14Pour ça, ça ne m'empêche pas de faire des études.
00:08:16Ça n'empêche pas de venir d'un milieu...
00:08:19Ce n'est pas parce que je viens d'un milieu défavorisé, entre guillemets,
00:08:23d'un milieu populaire, que je suis forcément quelqu'un
00:08:26qui travaille dans le narcotrafic, dans l'illégalité, etc.
00:08:31Ça ne m'empêche pas d'étudier.
00:08:33J'ai pour ambition de faire de plutôt longues études.
00:08:35Voilà, et nous serons en direct en exclusivité avec Mohamed Benmedour,
00:08:38éducateur spécialisé à Marseille,
00:08:39qui avait demandé sur notre antenne à rencontrer Emmanuel Macron.
00:08:43Eh bien, le président l'a entendu.
00:08:44Ils se sont parlé hier.
00:08:46Et Mohamed nous dira ce qu'ils se sont dit.
00:08:48Dans l'actualité également, des tirs d'engin pyrotechniques
00:08:50ont entraîné l'interruption du match de Gambardella
00:08:53opposant le FC Mougin aux jeunes du S. Sébastia.
00:08:56Ça s'est passé ce dimanche dans les Alpes-Maritimes.
00:08:58Trois joueurs de l'équipe Corse ont été blessés.
00:09:00C'est un match qui opposait Bastia à Mougin.
00:09:05Une rencontre festive, gâchée par des tirs d'engin pyrotechnique.
00:09:11Si aucun club n'était visé, trois joueurs de Bastia ont été blessés au niveau des yeux
00:09:16et transportés en observation à l'hôpital.
00:09:18On a vécu vraiment de tristes moments.
00:09:23En tout cas, ce sont des actes scandaleux, honteux.
00:09:26C'est inacceptable, c'est fait.
00:09:28Et on est profondément touchés par ce qui est arrivé.
00:09:31On est franchement marqués, traumatisés par ces événements.
00:09:34Pour éviter ce type d'incident,
00:09:35une commission a été créée pour prévenir les matchs d'IA-Risque.
00:09:39Il y a un classement qui se fait avec un barème
00:09:41qui va du simple renfort d'officiel
00:09:44jusqu'à un courrier à la préfecture
00:09:47qui met en place des services de police autour du stade
00:09:51en fonction du degré d'imaginer par cette commission-là
00:09:56à travers une analyse des réseaux sociaux,
00:09:59à travers une analyse du match allé,
00:10:01des rapports des arbitres.
00:10:03Et c'est vraiment un travail de fourmis et d'enquêteurs.
00:10:06Pour l'heure, une enquête est toujours en cours
00:10:07pour déterminer la personne responsable de ces tirs d'engins pyrotechniques.
00:10:13Allez, comme tous les jours,
00:10:14l'étape et les flops d'audience des Prime.
00:10:15C'est avec Vista Audience, Alias Kévin, battons.
00:10:18Hier soir, la série Tom et Lola une nouvelle fois permis à France 3 d'arriver en tête
00:10:23avec un joli score de 3 435 000 téléspectateurs.
00:10:27Sur M6, c'était la finale de la France.
00:10:29Un incroyable talent présenté par Karine Lemarchand.
00:10:32Et le divertissement a également très bien marché en attirant plus de 3 millions de personnes.
00:10:36TF1 est en revanche relégué à la troisième place avec un score timide pour le blockbuster
00:10:40Maman, j'ai raté l'avion qui n'est qu'à 2 millions 3.
00:10:43Pour France 2, c'est un échec.
00:10:45Son doc, le temps des femmes, n'a pas du tout marché en étant même sous le million
00:10:49à seulement 875 000 téléspectateurs.
00:10:51A la cinquième place du classement, on retrouve France 5 avec son magazine Enquête de Santé
00:10:56consacré aux maladies de l'hiver qui intéressaient 767 000 personnes.
00:11:00Arte est juste derrière avec son doc Capitalisme Américain, le culte de la richesse.
00:11:04Sister et ses stars ferment ce classement avec moins de 500 000 téléspectateurs
00:11:08devant le film Nanny McPhee et le spectacle d'Olivier Debenoît l'autre jour.
00:11:13Mister Audience vous dit à demain.
00:11:14– A demain, effectivement, pour de nouvelles auditeurs, je vous présente mes invités
00:11:19qui m'en vont accompagner en direct jusqu'à midi.
00:11:20Bruno Pommard, bonjour.
00:11:21– Bonjour.
00:11:22– Merci d'être avec nous, instructeur opérationnel du REL, Jérôme Dubus, bonjour.
00:11:26– Bonjour.
00:11:26– Consultant politique, on est avec Martin Garnion, bonjour.
00:11:29– Bonjour.
00:11:29– Vice-président du groupe Renaissance des Hauts-de-Seine et puis Merwane Mioubi, bonjour.
00:11:33– Bonjour.
00:11:33– Merci également d'être avec nous, journaliste.
00:11:35Et puis Elodie Ucharela, bonjour Elodie, journaliste politique à CNews.
00:11:39On vous parlera tout à l'heure, bien évidemment, de ce qui se passe du côté des agriculteurs,
00:11:42de ce qui se passe du côté des barrages, d'agriculteurs qui continuent,
00:11:46mais l'actualité continue pendant que les agriculteurs sont sur les barrages.
00:11:49Et je voulais vraiment commencer avec un témoignage très fort ce matin,
00:11:53le témoignage du jeune Sacha, 13 ans, qui a été frappé, agressé,
00:11:57tout simplement parce qu'il était juif.
00:11:59C'est de l'antisémitisme banal, j'ai envie de dire,
00:12:03puisqu'aujourd'hui quasiment plus personne ne parle de ce type d'agression.
00:12:07Et Sacha a le courage de parler, il n'a que 13 ans,
00:12:09et il témoignera ce soir dans l'émission spéciale que présentera Gauthier Lebrecht
00:12:13à partir de 21h sur CNews, émission consacrée à l'antisémitisme,
00:12:18qui est un danger pour la France aujourd'hui,
00:12:19et en particulier quand on voit ce qu'il s'est passé en Australie.
00:12:22Sacha habite donc en Seine-Saint-Denis,
00:12:24pour la deuxième fois de sa courte vie, puisqu'il n'a que 13 ans.
00:12:27Il a été violemment agressé parce qu'il était juif.
00:12:30La première fois, c'était en 2024.
00:12:31Il s'était retrouvé la tête en sang,
00:12:33après avoir reçu un pot de fleurs qui lui avait été lancé sur la tête.
00:12:37La deuxième fois, c'était au mois d'octobre dernier,
00:12:39où il a été roué de coups dans le hall de son immeuble,
00:12:42au point d'être transporté à l'hôpital.
00:12:45Sacha a le courage de parler, le courage de témoigner.
00:12:48Écoutez.
00:12:48Sacha n'a que 13 ans.
00:12:52Il habite au Lila, en Seine-Saint-Denis.
00:12:55Depuis plusieurs mois déjà,
00:12:56l'adolescent subit des insultes et des provocations à cause de sa religion.
00:13:00Je peux plus sortir tout seul sans être en danger.
00:13:04Première agression en 2024,
00:13:06Sacha reçoit un pot de fleurs sur la tête,
00:13:08jeté du cinquième étage de son immeuble.
00:13:10Je mets ma main dans ma tête comme ça
00:13:13et là, je vois que je suis remplie de sang
00:13:15et le sang, il coule comme ça jusqu'à ma nuque.
00:13:18Et du coup, je suis rentrée chez moi complètement tétanisée
00:13:21et je suis partie à l'hôpital en urgence.
00:13:24Mais le calvaire de Sacha ne va malheureusement pas s'arrêter là.
00:13:27Un jeudi après-midi, en octobre dernier,
00:13:30Sacha rentre chez lui, seul,
00:13:32après être descendu acheter un goûter.
00:13:34Dans l'ascenseur de son immeuble,
00:13:36il croise un groupe d'adolescents.
00:13:37La discussion dégénère rapidement.
00:13:39Les insultes fusent.
00:13:41Sacha est traité de sale juif.
00:13:43Ils m'ont dit ça comme si c'était une maladie d'être juif
00:13:46ou comme si on n'avait pas le droit d'être juif et d'être en France.
00:13:50À l'arrivée dans le hall de l'immeuble,
00:13:51la violence s'intensifie.
00:13:53Un membre du groupe le frappe.
00:13:55Sacha est projeté au sol, roué de coups.
00:13:58Il mettra plusieurs minutes à se relever.
00:13:59En fait, je leur ai demandé de l'aide pour me relever.
00:14:02Et du coup, ils m'ont dit clairement
00:14:04va te faire foutre et on ne va pas t'aider.
00:14:07Les secours sont appelés.
00:14:09Le diagnostic médical fait état d'un traumatisme crânien,
00:14:12de contusions et d'un important choc psychologique.
00:14:16Voilà, et le choc psychologique est important.
00:14:18On en entendra à nouveau Sacha dans un instant
00:14:19qui nous parlera du choc psychologique
00:14:22et à quel point cela est en train de changer sa vie.
00:14:24Jérôme Dubus, je parlais de l'antisémitisme ordinaire.
00:14:27Au fond, c'est ça.
00:14:28Là, c'est des gamins qui se font casser la gueule,
00:14:30qui se font frapper simplement parce qu'ils sont juifs
00:14:32et leur vie bascule tout à coup.
00:14:34Et eux-mêmes ne comprennent pas en se disant
00:14:35juste parce que je suis juif, on m'attaque.
00:14:37Eh bien, ce témoignage, nous l'avons à l'Association France-Israël tous les jours.
00:14:41Alors, ce n'est pas Sacha, c'est un tel ou un tel que je ne dévoilerai pas ici.
00:14:45Nous l'avons tous les jours en France.
00:14:47Pas seulement à Paris, pas seulement dans le 93.
00:14:49Tous les jours, dans toutes les villes françaises, il y a des actes antisémites.
00:14:52Et 80% des actes racistes qui ont été commis depuis le début de l'année 2025
00:14:58sont des actes antisémites.
00:15:0080% !
00:15:01Quand on nous dit qu'il y a parité entre l'islamophobie et les actes antisémites,
00:15:05non !
00:15:05Il y a une large majorité d'actes racistes qui sont des actes antisémites aujourd'hui.
00:15:10Et c'est très malheureux pour ce garçon qui ne comprend pas ce qui lui arrive.
00:15:14C'est terrible.
00:15:15Mais ils sont des milliers comme ça.
00:15:17Et vous avez vu ce qui s'était passé dans les capitales européennes.
00:15:19Je dépasse la France pour aller en Europe.
00:15:21pour la célébration d'Anouka.
00:15:25Vous avez vu ce qui s'est passé à Amsterdam.
00:15:26On l'a montré ici.
00:15:28Vous avez vu ce qui s'est passé en Allemagne.
00:15:29C'est terrible.
00:15:30Des vandales, des gens qui perturbent les célébrations d'Anouka
00:15:36et qui tapent sur les gens parce qu'ils sont juifs.
00:15:39Enfin, où allons-nous ?
00:15:41Et malheureusement, je considère, moi, que le gouvernement n'en fait pas assez aujourd'hui
00:15:46sur la lutte contre l'antisémitisme.
00:15:48Mais Martin Gagnon, ce qui est terrible, je le redis,
00:15:50parce que, et en fait, ça va dans le sens de ce que dit Jérôme,
00:15:53c'est la banalisation.
00:15:55Jérôme nous dit, j'en ai sans arrêt des témoignages comme ça dans notre association.
00:15:58Tout le temps, tout le temps.
00:16:00Mais plus personne n'en parle, en fait.
00:16:01Voilà, il faut qu'il y ait des gamins courageux comme Sacha,
00:16:04qui osent parler pour que ça revienne et puis qu'on le montre aussi.
00:16:08Voilà, il faut que les médias continuent à parler de ces agressions antisémites.
00:16:12Il ne faut pas banaliser ça.
00:16:13C'est grave.
00:16:14Vous en parlez, certains de vos confrères en parlent aussi,
00:16:16peut-être pas suffisamment, en effet, mais c'est une évidence.
00:16:20Plus personne, à l'heure actuelle, ne peut parler d'un sentiment d'antisémitisme.
00:16:23Les chiffres le prouvent.
00:16:25Les agressions se démultiplient, y compris contre de jeunes enfants.
00:16:28Moi, j'ai souvenir, je viens des Hauts-de-Seine,
00:16:29j'ai souvenir aussi de cette jeune fille à courbe voie, violée parce que juive.
00:16:33Imaginez le traumatisme.
00:16:35Je crois qu'elle avait 12 ans à l'époque des faits.
00:16:37Enfin, vous en parlerez, je crois, tout à l'heure,
00:16:38mais du traumatisme psychologique.
00:16:40Vous entendrez Sacha qui est cassé par ça.
00:16:44C'est quelque chose d'affreux.
00:16:45Donc, il y a une banalisation, malheureusement,
00:16:48qui résulte, à mon sens, de beaucoup de facteurs.
00:16:51Notamment, puisque moi, je suis invité politique,
00:16:53donc d'un point de vue politique,
00:16:54on ne peut pas nier le fait que pendant des mois, voire des années,
00:16:58vous avez une certaine partie de la classe politique en France
00:17:00qui a assimilé le fait d'être juif en France
00:17:02à un soutien implicite à la politique de Netanyahou en Israël
00:17:05et faisant donc de nos compatriotes juifs en France
00:17:08finalement des co-responsables de ce qu'ils dénonçaient en Israël.
00:17:13Ça, c'est quand même une causalité, un lien de causalité qu'il ne faut pas nier.
00:17:17Et donc, ils portent une responsabilité.
00:17:18Ces élus-là, et je pense notamment, évidemment, à la France insoumise
00:17:20qui, lors du massacre de Bondi Beach en Australie,
00:17:25se sont émus et ont apporté un soutien, on va dire, à nos compatriotes juifs,
00:17:29mais que ne l'ont-ils pas fait avant, plutôt dès le 7 octobre ?
00:17:33Et donc, ça, malheureusement, il faut continuer à le dénoncer.
00:17:37Maintenant, moi, je suis tout à fait ouvert à la critique,
00:17:41mais en faire porter la responsabilité au gouvernement, aucun problème.
00:17:45Je veux dire, tout...
00:17:46Personne n'a dit ça.
00:17:47Non, non, mais de dire que l'État n'en fait pas assez.
00:17:48De dire que l'État n'en fait pas...
00:17:50Il serait illusoire de penser que la solution serait de mettre un policier
00:17:54derrière chacun de nos compatriotes juifs.
00:17:56La solution, elle ne peut pas être là.
00:17:56Mais vous avez, à l'heure actuelle, en France, des quartiers, des rues,
00:18:00des villes où vous ne pouvez plus, vous ne pouvez pas être juif,
00:18:02vous ne pouvez pas être homosexuel,
00:18:03vous ne pouvez pas être une femme habillée d'une certaine façon.
00:18:06Le drame, il est là.
00:18:08La seule chose, c'est vrai qu'on ne peut pas faire de reproche à Emmanuel Macron
00:18:11ou quoi, d'être responsable de l'antisémitisme.
00:18:13On peut juste dire qu'il n'a pas envoyé toujours des messages hyper positifs,
00:18:16en particulier, par exemple, quand il n'est pas allé à la marche contre l'antisémitisme.
00:18:18Voilà.
00:18:19Il n'est pas responsable de l'antisémitisme,
00:18:21mais il est peut-être responsable, Éloy Duchar,
00:18:23de fait de ne pas envoyer les messages qu'il faut, quand il faut.
00:18:26Oui, parce que le symbole, parfois, peut sembler assez insignifiant
00:18:30et peut-être superficiel.
00:18:31Quand vous parlez de cette marche contre l'antisémitisme,
00:18:33ça ressort extrêmement souvent.
00:18:34Parce que, est-ce que la présence d'Emmanuel Macron aurait tout changé ?
00:18:37Non, non, c'est un symbole.
00:18:38Bien sûr que non.
00:18:39Mais par contre, quand on dit que la nation marche contre l'antisémitisme,
00:18:42s'il manque le premier représentant de cette nation,
00:18:45ça envoie quand même un signal.
00:18:46On se dit, c'est toute la nation, mais pas le président de la République.
00:18:48Après, vous parliez, évidemment, de la France insoumise qui souffle sur les braises.
00:18:51Et quand on entend ce jeune garçon qui a 13 ans, qui dit,
00:18:54c'est comme si on n'ait pas le droit d'être juif en France,
00:18:56eh bien, évidemment, malheureusement, pour ces agresseurs,
00:18:58effectivement, les juifs n'ont pas à être en France.
00:19:00Les juifs n'ont pas à être dans certains quartiers.
00:19:02Et c'est cette mentalité qu'il faut faire évoluer.
00:19:03Ça passe, évidemment, par des discours politiques forts,
00:19:06mais ça passe, évidemment, par plein d'autres choses.
00:19:07C'est-à-dire que le gouvernement ne peut pas tout.
00:19:09Même si on voit, par exemple, l'Aurore Berger est très engagée sur ces questions.
00:19:12Parfois, elle semble un petit peu seule.
00:19:13C'est-à-dire qu'elle monte au créneau très régulièrement.
00:19:15Elle n'est pas suivie énormément non plus.
00:19:17Alors, on va...
00:19:18L'anecdote, peut-être, puisque vous parliez d'Aurore Berger,
00:19:21je l'ai vu hier à un événement à l'Institut du Monde Arabe
00:19:23pour accueillir l'association Bait, qui est une association juive,
00:19:27et qui crée énormément de liens entre les communautés auprès de la jeunesse,
00:19:31puisque leur public, c'est justement des jeunes adolescents.
00:19:34Et effectivement, le combat d'Aurore Berger,
00:19:35il est partagé par beaucoup d'entre nous.
00:19:37Si vous voulez, moi, je n'attaque pas le gouvernement.
00:19:40Comment j'attaque l'État, en règle générale,
00:19:42et les punitions qui sont quasiment inexistantes ?
00:19:46Ça, ce n'est pas l'État, c'est la justice.
00:19:47Oui, d'accord.
00:19:48Mais ça, ce n'est pas l'État.
00:19:50Juste, attendez.
00:19:51Je voudrais qu'on réécoute Sacha...
00:19:52Ça fait un acte antisémite de punitions et dérisoires.
00:19:56Je voudrais qu'on réécoute un extrait de ce que dit Sacha,
00:19:59justement, dans ce document.
00:20:01Sacha qui évoque les conséquences psychologiques pour lui,
00:20:03parce que c'est vrai, on l'a vu,
00:20:05on a vu les cicatrices sur sa tête,
00:20:06on a vu ce pot qu'il avait reçu,
00:20:08mais il y a également des conséquences psychologiques
00:20:10de ce qu'il vit.
00:20:11Il en parle très bien.
00:20:12Écoutez, Sacha, 13 ans, victime d'antisémitisme.
00:20:15Je suis par un psychologue,
00:20:17parce que ça me traumatise
00:20:20qu'en tant que juif,
00:20:23on ne peut pas être une personne normale à leurs yeux.
00:20:27Et après, je ne connais pas leurs raisons,
00:20:28je ne suis pas dans leur tête,
00:20:29mais en tout cas, j'ai senti de la haine.
00:20:32Une plainte a été déposée par Sacha et sa mère.
00:20:35Au janvier encore, l'adolescent reste marqué.
00:20:38qui me dit que ça ne peut pas se repasser
00:20:40si je sors comme ça tout seul.
00:20:43Et ils sont dehors.
00:20:45Je sais qu'ils sont toujours ensemble,
00:20:47en tout cas,
00:20:47et qu'ils peuvent recommencer à tout moment.
00:20:49Franchement, c'est triste, quoi,
00:20:51de savoir qu'on ne peut pas être juif
00:20:53et être tranquille.
00:20:54Un témoignage qui s'inscrit
00:20:56dans une réalité plus large,
00:20:57celle d'un antisémitisme du quotidien
00:20:59qui ronge notre société.
00:21:01Voilà, il est terrible, ce témoignage,
00:21:04parce que d'un côté, vous avez un gamin
00:21:05qui est juif et qui se dit
00:21:07que ça peut recommencer à tout moment.
00:21:08Et de l'autre, vous avez quand même des jeunes
00:21:09qui avaient à peu près le même âge que lui,
00:21:1014-15 ans.
00:21:11Je ne sais pas comment ils vont grandir,
00:21:13mais enfin, ils vont grandir quand même
00:21:14dans cette haine du juif.
00:21:15Et je ne sais pas ce que ça peut donner, Merwan.
00:21:17Oui, ce qui est intéressant aussi,
00:21:19c'est de voir l'âge.
00:21:19Vous le soulignez de manière très intéressante,
00:21:22l'âge des personnes.
00:21:24Et ça nous laisse aussi nous poser la question
00:21:26sur l'éducation et la place laissée à l'éducation.
00:21:30Donc, on voit bien que le racisme, en général,
00:21:33est dû au fait de l'absence de connaissances,
00:21:35la méconnaissance totale, déjà de sa société,
00:21:37mais aussi du monde et ce qu'est le racisme.
00:21:40Ensuite, il faut aussi se dire que seulement
00:21:43concentrer sur l'antisémitisme,
00:21:45toutes ces critiques et ceux qui commettent
00:21:47des actes antisémites, ça peut être aussi
00:21:48contre-productif, en sachant qu'il y a
00:21:51d'autres actes racistes aussi au sein de notre société
00:21:53et que ça aussi, il faut l'entendre.
00:21:55Et d'une certaine manière, la lutte
00:21:59contre tous les racismes, c'est une lutte commune
00:22:01et générale.
00:22:03Et à un moment donné, le risque,
00:22:04je termine juste mon propos, le risque que la politique
00:22:07s'empare de ces questions-là et les instrumentalise,
00:22:10risque justement de faire grandir ces chiffres,
00:22:12c'est déjà le cas, de jour en jour.
00:22:15Donc, seulement...
00:22:16On ne s'en parle pas en même temps.
00:22:16Seulement concentrer sa politique sur l'antisémitisme,
00:22:21ça peut être contre-productif à un moment donné.
00:22:22Non, mais il ne s'agit pas de concentrer sa politique
00:22:23sur l'antisémitisme, il s'agit d'ouvrir les yeux,
00:22:25de regarder ce qui se passe, de regarder ce qui se passe.
00:22:28Alors, écoutez justement, Laurent Nunes,
00:22:30c'était ce matin sur France Info
00:22:31et il a parlé de l'antisémitisme
00:22:33et du racisme en France.
00:22:34Est-ce que les Juifs sont en sécurité en France aujourd'hui ?
00:22:38Oui, tout est mis en œuvre pour que ce soit le cas.
00:22:41Qu'ils soient menacés, oui, c'est vrai aussi, malheureusement.
00:22:43Voilà, oui, il y a une montée de l'antisémitisme.
00:22:47Ils sont clairement ciblés dans la propagande des terroristes,
00:22:50de l'État islamique, d'Al-Qaïda,
00:22:51comme les forces de sécurité intérieure,
00:22:53comme d'autres cibles, les lieux de grands rassemblements.
00:22:56Oui, ils sont ciblés.
00:22:57Il y a une montée de l'antisémitisme
00:22:58qui peut conduire un certain nombre d'individus
00:23:00plus fragiles psychologiquement ou à passer à l'action.
00:23:03On a vu ce qui s'est passé à Sydney,
00:23:04ce qui est terrible,
00:23:05ça peut arriver en France.
00:23:06Mille jours d'Al-Qaïda.
00:23:07Mais tout peut arriver en France.
00:23:09Tout peut arriver.
00:23:10Un ministre de l'Intérieur qui dit ça, Bruno Pommard,
00:23:12excusez-moi, c'est pas rassurant.
00:23:13Tout peut arriver en France, c'est pas rassurant.
00:23:15Tout se réagir en disant,
00:23:16mais oui, la police fait son travail.
00:23:18La police est assurée.
00:23:19Bien sûr, mais il n'est pas rassurant.
00:23:21Et la police est sensibilisée par le ministère de l'Intérieur,
00:23:24par le ministre intérieur en personne,
00:23:26pour évidemment protéger les lieux de culte en particulier.
00:23:28On le voit pendant cette période.
00:23:29La police fait ce qu'elle peut.
00:23:30Mais revenons au sujet de base.
00:23:32Pour moi, je ne l'ai pas entendu de la part de nos amis sur le plateau.
00:23:36On ne parle de rien.
00:23:38Si, Marouane l'a dit, l'éducation.
00:23:39L'éducation.
00:23:40L'éducation, l'éducation.
00:23:42On peut faire les déclarations.
00:23:43Le président peut faire, Elodie,
00:23:45les déclarations qu'il veut sur...
00:23:47Ça ne changera rien du tout.
00:23:48Le travail éducatif est essentiel.
00:23:50Moi, j'en sais quelque chose pour y travailler.
00:23:51Bon, voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet.
00:23:53Le témoignage de Sacha,
00:23:55que vous retrouverez ce soir dans l'émission spéciale
00:23:57que présentera Gauthier Lebrecht.
00:24:00Ce sera à partir de 21h sur CNews,
00:24:02sur l'antisémitisme qui touche la France.
00:24:05Témoignage très fort de Sacha
00:24:06que je voulais absolument vous montrer dès ce matin.
00:24:09Dans un instant, on parle du mariage des OQTF.
00:24:11Alors, nouveau dossier qui est ouvert
00:24:13et nouveau scandale, finalement,
00:24:14parce qu'un maire est obligé de démissionner
00:24:15parce qu'il ne veut pas marier un OQTF.
00:24:17On en parle dans un instant.
00:24:18Mais tout de suite, le CNews Info,
00:24:19et c'est avec Somaya Labidi.
00:24:21Rien n'y fait.
00:24:24La colère paysanne s'amplifie.
00:24:26Les agriculteurs bloquent le pont de Bonpas
00:24:28depuis 6h30 ce matin.
00:24:30Conséquence de nombreux embouteillages
00:24:32sur cet axe qui desserre Avignon
00:24:33et qui relie le Vaucluse au bouffe du Rhône.
00:24:37Après deux jours de fermeture,
00:24:38les salariés du Louvre ont voté
00:24:40en faveur de la reconduction du mouvement de grève
00:24:42entamé lundi.
00:24:43Mouvement pour protester
00:24:45contre des conditions de travail dégradées
00:24:46et dénoncer le manque d'effectifs.
00:24:50Et puis la traque continue.
00:24:51Vous allez découvrir l'avis de recherche
00:24:53lancé par Interpol
00:24:53pour retrouver l'individu
00:24:55qui s'est évadé de la prison de Dijon
00:24:57le 27 novembre
00:24:58avec un autre détenu.
00:25:00Le suspect âgé de 19 ans
00:25:01est recherché dans le monde entier.
00:25:04Merci beaucoup Somaya.
00:25:05On vous retrouve tout à l'heure
00:25:07à partir de 11h30
00:25:08et on parlait de la colère des paysans.
00:25:10On y reviendra dans une dizaine de minutes
00:25:12puisqu'on sera avec Claire Juillet
00:25:14sur ce plateau qui est agricultrice en Saône-et-Loire
00:25:16et qui va nous expliquer
00:25:16les raisons de la colère
00:25:19et comment les choses peuvent évoluer
00:25:20et puis on sera en direct
00:25:21de plusieurs lieux en France
00:25:23sur des barrages.
00:25:24Mais tout d'abord parlons des OQTF.
00:25:26Marier des OQTF,
00:25:27c'est un délire français.
00:25:28Vous voyez, c'est ce qu'on a écrit en bas
00:25:30et c'est vraiment le sentiment
00:25:32qu'on a aujourd'hui
00:25:33tant on ne comprend pas
00:25:34ce qui est en train de se passer.
00:25:35Comment des gens
00:25:35qui sont interdits d'être en France
00:25:36qui doivent être expulsés de France
00:25:38ont-ils le droit de se marier
00:25:39au point que le maire
00:25:41qui refuse de les marier
00:25:42est obligé de démissionner
00:25:43pour ne pas avoir à le faire.
00:25:44On est chez les dingues.
00:25:45les explications.
00:25:47Depuis lundi,
00:25:48cette commune de Seine-et-Marne
00:25:50n'a plus de maire ni d'adjoint.
00:25:52L'équipe municipale de Chessy
00:25:54a démissionné
00:25:55après avoir été forcée
00:25:56de marier un homme
00:25:57sous obligation
00:25:58de quitter le territoire,
00:25:59notifié en 2022.
00:26:01Il ressortait des déclarations
00:26:03de monsieur
00:26:03que sa motivation
00:26:04semblait plus résider
00:26:06dans la régularisation
00:26:07de sa situation personnelle
00:26:08que dans le mariage.
00:26:10Dans le doute,
00:26:10nous avons signalé le dossier
00:26:12au procureur de la République.
00:26:14Le procureur a répondu
00:26:15qu'il ne doutait pas
00:26:16de la sincérité de la relation,
00:26:18qu'il ne s'opposait pas
00:26:19au mariage.
00:26:20Sans officier d'état civil,
00:26:21impossible de procéder au mariage.
00:26:24Ici,
00:26:25les habitants
00:26:25que nous avons rencontrés
00:26:26soutiennent la décision
00:26:28de l'équipe municipale.
00:26:29Je trouve que c'est
00:26:30une prise de conscience.
00:26:31On n'a pas à valider
00:26:32un mariage d'une personne
00:26:33qui n'est pas acceptée
00:26:34sur le territoire.
00:26:35à partir du moment
00:26:35où quelqu'un est en OQTF,
00:26:38il quitte le territoire
00:26:39et donc il ne peut pas
00:26:40se marier.
00:26:42Je pense qu'il a fait
00:26:43pour moi le bon choix.
00:26:46Je pense que sa décision
00:26:47elle est courageuse
00:26:47et c'est respectable
00:26:50en fait,
00:26:51tout simplement.
00:26:51Le maire de la commune
00:26:52et ses adjoints
00:26:53restent néanmoins
00:26:54membres du conseil municipal.
00:26:56Ils n'ont pas souhaité
00:26:57s'exprimer.
00:26:59Voilà,
00:26:59Tanguy Hamon,
00:26:59nous a rejoints du service
00:27:00poli-justice de Séninot.
00:27:01Bonjour Tanguy.
00:27:02Cette histoire elle est dante
00:27:03parce que le maire dit
00:27:04moi je soupçonne
00:27:05un mariage blanc,
00:27:06je pense que c'est un mariage
00:27:08qu'il fait pour pouvoir
00:27:08rester en France
00:27:09et vous avez le tribunal
00:27:10ou le procureur
00:27:12qui dit
00:27:12non non il faut les marier.
00:27:14Exactement,
00:27:14j'ai contacté
00:27:15le procureur de mots
00:27:16qui m'a donc répondu.
00:27:18Il m'a dit deux choses.
00:27:19D'abord qu'il y a eu
00:27:20une enquête
00:27:21et ce qu'il en ressort
00:27:21c'est qu'il n'y aurait pas eu
00:27:22d'intention frauduleuse
00:27:24derrière ce mariage.
00:27:25Ce n'est pas la version
00:27:26du maire
00:27:26mais bon soit
00:27:27et surtout
00:27:28et c'est ça
00:27:28le point le plus important.
00:27:30Il m'a dit
00:27:32actuel en prenant en compte
00:27:34le caractère fondamental
00:27:35du droit au mariage
00:27:37et bien exclu
00:27:38que la situation irrégulière
00:27:40sur le territoire national
00:27:41de l'un des deux membres
00:27:43du couple
00:27:43suffit à motiver
00:27:45une opposition au mariage.
00:27:47Donc en France
00:27:47le droit au mariage
00:27:48est plus fort
00:27:49que le fait
00:27:50d'être un clandestin.
00:27:51Vous pouvez être
00:27:52en situation irrégulière
00:27:53et vous marier
00:27:54quitte à ce que ce soit
00:27:55une façon de vous régulariser
00:27:57et si le maire
00:27:58ou un adjoint le refuse
00:28:00et bien c'est lui
00:28:00c'est eux
00:28:01qui seront poursuivis.
00:28:02On se souvient
00:28:03de Robert Ménard
00:28:04qui va d'ailleurs
00:28:04être jugé
00:28:05dans les prochainements
00:28:06pour des raisons identiques.
00:28:07Il risque
00:28:085 ans de prison
00:28:0975 000 euros d'amende
00:28:10et une peine
00:28:11d'inéligibilité.
00:28:12Mais en plus là
00:28:13c'est plus qu'être
00:28:13en situation régulière
00:28:14c'est-à-dire que non seulement
00:28:15il est en situation régulière
00:28:16mais en plus
00:28:16il a une obligation
00:28:17de quitter le territoire.
00:28:18Exactement
00:28:18Il a été détecté.
00:28:19On est quand même
00:28:19à l'époque
00:28:20à l'étape supérieure.
00:28:22Exactement
00:28:22à l'étape supérieure
00:28:23d'ailleurs la femme aussi
00:28:24qu'il doit épouser
00:28:25est étrangère
00:28:27dans l'Union Européenne
00:28:28mais n'est pas française
00:28:28elle non plus.
00:28:29Il peut y avoir quand même
00:28:30la mesure des lois du Mar
00:28:31même s'ils se marient.
00:28:32Il faut le savoir ça.
00:28:33La mesure des lois du Mar
00:28:34pour s'effectuer.
00:28:34Le problème
00:28:35c'est qu'elle n'a pas été effectuée.
00:28:36Si on n'a pas
00:28:37à l'ordre public
00:28:37et s'il ne met des affaires.
00:28:39Mais ce qui est dingue
00:28:40c'est que l'OQTF
00:28:41en fait
00:28:41ne bloque pas ce mariage.
00:28:43C'est ça qui est complètement fou.
00:28:44C'est-à-dire qu'on avait
00:28:44quelqu'un qui ne devrait pas
00:28:45être en France
00:28:46Elodie Huchard
00:28:47qui est en France
00:28:48malgré tout
00:28:48et en fait
00:28:49le maire est obligé
00:28:50autrement il risque de la prison.
00:28:52Oui, malheureusement
00:28:53c'est l'état actuel
00:28:54de notre droit
00:28:55et au Sénat
00:28:55il y avait eu une proposition
00:28:56de loi de Stéphane Demi
00:28:57qui est sénateur
00:28:58qui proposait deux choses.
00:29:00Premièrement
00:29:00une loi pour faire
00:29:01qui est ceci dit
00:29:02pleine de bon sens
00:29:03en se disant
00:29:03si une personne
00:29:04est en situation irrégulière
00:29:05a priori
00:29:06elle n'a pas à se marier
00:29:07que ce soit
00:29:07pour être régularisée
00:29:09parce qu'effectivement
00:29:09il y a des chemins
00:29:10qui le permettent
00:29:10ou tout simplement
00:29:11parce que comme elle n'a pas
00:29:12à être sur notre territoire
00:29:13peu importe le but de ce mariage
00:29:14elle n'a pas à se marier chez nous.
00:29:19J'ai expliqué Tanguy
00:29:20aujourd'hui quand un élu
00:29:21quelque part
00:29:21veut faire respecter l'or
00:29:23en se disant
00:29:23cette personne n'a pas été là
00:29:24c'est lui en réalité
00:29:25qui devient coupable.
00:29:26Au Sénat
00:29:26ça avait été adopté
00:29:28le problème c'est que
00:29:29Éric Ciotti a voulu récupérer
00:29:30dans ce qu'on appelle
00:29:31la niche parlementaire
00:29:32de son groupe
00:29:33c'est un texte qu'il a mis
00:29:33en dernier
00:29:34qui n'a donc pas pu être discuté
00:29:35jusqu'au bout
00:29:36et donc le texte est tombé
00:29:37et à l'époque
00:29:37Gérald Darmanin
00:29:38était assez mécontent
00:29:40et avait fait reconnaître
00:29:40que cette gestion
00:29:41de cette journée
00:29:43par Éric Ciotti
00:29:43avait été très mauvaise
00:29:44parce que pour le coup
00:29:45entre la droite
00:29:46une partie du socle commun
00:29:48et le rassemblement national
00:29:49il y avait sans doute
00:29:50une possibilité
00:29:51de faire passer ce texte
00:29:52mais le fait de vouloir
00:29:53faire discuter d'autres textes
00:29:54avant fait qu'on est passé
00:29:56à côté de l'occasion
00:29:56d'avoir une loi.
00:29:57Mais ce qui est incroyable
00:29:57c'est que tout le monde
00:29:58semble d'accord pour dire
00:29:59qu'on est chez les dingues
00:29:59dans cette loi
00:30:00même Emmanuel Macron
00:30:01qui le 13 mai 2025
00:30:03il était face à Robert Ménard
00:30:04justement sur le plateau de TF1
00:30:05et il dit la même chose
00:30:07il dit ça va pas
00:30:08c'est mal fait
00:30:08écoutez-le.
00:30:09Le droit est mal fait
00:30:11c'est-à-dire que le droit
00:30:12permet à un maire
00:30:12de s'opposer à un mariage
00:30:14s'il y a une suspicion
00:30:14de mariage blanc
00:30:15ce qui n'a pas été le cas
00:30:15le procureur ne vous a pas suivi
00:30:16et après en effet
00:30:18on ne reconnaît que la liberté
00:30:19de se marier
00:30:20qui est une liberté constitutionnelle
00:30:21mais on ne protège pas
00:30:23le maire.
00:30:24Et vous ne changerez rien
00:30:24si je pense qu'il y a raison
00:30:26c'est le bon sens
00:30:26et que moi je suis
00:30:27pour qu'on exécute les OQT
00:30:28Martin Garnion
00:30:31votre président
00:30:32notre président
00:30:33c'est de la provoque
00:30:35et vous savez que
00:30:36je défends bien évidemment
00:30:37l'égalité du président
00:30:39le président là
00:30:41ce qu'il dit
00:30:41il s'est passé quoi depuis ?
00:30:43Non mais
00:30:43ce que dit le président
00:30:45on va remettre les choses
00:30:47On aurait presque le temps
00:30:48de faire la pub
00:30:49le temps que vous trouviez
00:30:50une réponse
00:30:50Je peux un peu
00:30:51déstabiliser par votre question
00:30:52parce qu'en fait
00:30:53le président a été très clair
00:30:54et partage un peu
00:30:55ce que tout le monde pense
00:30:56mais c'est le président
00:30:57On considère que l'état du droit
00:30:59à l'heure actuelle
00:30:59c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron
00:31:00dans l'extrait que vous venez de diffuser
00:31:01l'état du droit actuel
00:31:03n'est pas le bon
00:31:03et donc quand vous considérez
00:31:05que l'état du droit actuel
00:31:05n'est pas bon
00:31:06vous changez l'état du droit
00:31:07donc vous le changez
00:31:08par qui ?
00:31:08Par les parlementaires
00:31:09puisque ce sont eux
00:31:10les législateurs
00:31:11Moi je fais partie de ceux
00:31:12qui considèrent qu'en France
00:31:13les autres pays font comme ils veulent
00:31:15mais dans mon pays
00:31:16je considère que l'ouverture
00:31:17de droit positif
00:31:18doit nécessairement
00:31:19être conditionnée
00:31:20au respect de la loi
00:31:21d'une part
00:31:21mais également
00:31:22à la régularité
00:31:23de votre situation
00:31:24sur le territoire national
00:31:25On ne peut pas
00:31:26une société dans laquelle
00:31:27les droits
00:31:28prennent le pas
00:31:29sur les devoirs
00:31:30est une société qui va mal
00:31:31et donc on ne peut pas considérer
00:31:32que les droits sont des acquis
00:31:33indépendamment
00:31:34de votre situation
00:31:35sur le territoire national
00:31:36Mais ce qui est formidable
00:31:37c'est sa dernière phrase
00:31:38Vous respectez la loi
00:31:39et ça ne devrait pas vous permettre
00:31:40d'ouvrir des droits
00:31:41et notamment le droit au mariage
00:31:41Vous avez entendu sa dernière phrase ?
00:31:43Vous vous souvenez de sa dernière phrase ?
00:31:45Oui
00:31:45Il dit
00:31:45Je suis pour qu'on applique les OQTF
00:31:47Mais bien sûr
00:31:47Encore heureux ?
00:31:48Oui
00:31:48Non mais enfin
00:31:49excusez-moi
00:31:49Je suis
00:31:50Il est en train de nous dire
00:31:51Je suis pour qu'on applique la loi
00:31:54que la France est le pays d'Europe
00:31:55qui a le plus d'OQTF
00:31:57qui correspond notamment
00:31:58à un certain nombre de critères
00:32:00de droits d'asile
00:32:01de procédures d'appel
00:32:02c'est aussi le problème
00:32:03qui ont été réduites
00:32:04parce qu'on en avait 12
00:32:05jusqu'à encore il y a peu
00:32:06et les critères d'appel
00:32:08ont été réduits
00:32:09justement pour éviter
00:32:10pour essayer de désengorger
00:32:11les centres de rétention administratives
00:32:12et enfin je ne vais pas en rentrer
00:32:13Non mais vous savez ce qu'on a fait
00:32:14Non mais moi je l'ai pris dans l'autre sens
00:32:16Moi je l'ai pris dans l'autre sens
00:32:17On a regardé quels étaient les droits
00:32:18des gens sous OQTF
00:32:19C'est intéressant de savoir
00:32:20quels sont les droits
00:32:21Et moi je viens de vous le dire
00:32:21Alors vous allez voir
00:32:23Aucun droit
00:32:23Aucun droit ?
00:32:24Ah non non non
00:32:25Ils n'ont pas aucun droit
00:32:26Ils devraient
00:32:26Ah ils devraient
00:32:27Mais vous êtes comme le président
00:32:29Vous parlez
00:32:30Vous nous dites
00:32:30la loi est mal faite
00:32:31Ok mais qu'est-ce qu'on fait ?
00:32:32Non seulement
00:32:32ils ne devraient plus avoir de droits
00:32:34mais ils ne devraient plus être là
00:32:35Alors regardez
00:32:35Regardez justement
00:32:37les droits des OQTF
00:32:38C'est un sujet qu'on avait fait
00:32:39au mois d'avril
00:32:39Se marier
00:32:42Acheter un bien immobilier
00:32:43ou encore s'inscrire à l'université
00:32:45Autant de droits
00:32:46qui sont ouverts aux individus
00:32:48sous OQTF en France
00:32:49En effet la loi française
00:32:51n'exige pas de titre de séjour
00:32:52pour finaliser une vente immobilière
00:32:54Et la banque n'est pas non plus
00:32:56dans l'obligation
00:32:56de demander ce document
00:32:58pour accorder un crédit immobilier
00:32:59S'ils sont éligibles
00:33:01à l'aide médicale d'Etat
00:33:02les individus sous OQTF
00:33:04peuvent bénéficier également
00:33:05d'une prise en charge
00:33:06à 100% de leurs soins médicaux
00:33:08et hospitaliers
00:33:09Ils peuvent également se marier
00:33:11et sous certaines conditions
00:33:12s'inscrire à l'université
00:33:14Autant de changements
00:33:15dans leur vie privée
00:33:16aux professionnels
00:33:17qui peuvent ensuite leur permettre
00:33:18d'obtenir un titre de séjour
00:33:20Entre le moment
00:33:21où cette OQTF est délivrée
00:33:22et le moment
00:33:23où toutes les voies de recours
00:33:24sont exercées
00:33:25et bien l'individu
00:33:26continue de vivre
00:33:27de travailler
00:33:27d'avoir une vie privée
00:33:29familiale
00:33:29et celle-là
00:33:30lui donne le droit
00:33:31plus tard
00:33:32à l'accès
00:33:33à certains titres de séjour
00:33:34En 2024
00:33:36140 000 obligations
00:33:37de quitter le territoire français
00:33:39ont été prononcées
00:33:40pour environ 20 000 retours
00:33:41enregistrés
00:33:42C'est pour ça qu'on est
00:33:45formidable
00:33:45Quand j'étais maire adjoint
00:33:49et élu
00:33:50j'ai connu à Paris
00:33:51ce phénomène
00:33:52Qu'est-ce qu'on faisait
00:33:54pour le mariage
00:33:55je parle du mariage
00:33:56uniquement pas des appartements
00:33:57pas de l'université
00:33:59etc.
00:33:59On recevait la famille
00:34:00on voyait tout de suite
00:34:02en 5 minutes
00:34:02que ça n'allait pas
00:34:03C'est ce qu'a fait le maire
00:34:04et le maire
00:34:04on l'obligeait à marier
00:34:06Il faut dans la loi
00:34:07enfin dans la future loi
00:34:09en tout cas
00:34:09il faut confier
00:34:11de A à Z
00:34:12la procédure au maire
00:34:13et arrêter
00:34:14Il faut l'avoir au cœur
00:34:15à un juge
00:34:15Le juge ne connait pas
00:34:17les gens
00:34:17Qui connait ?
00:34:20On a bien vu à Jussi
00:34:21Qui connait ?
00:34:22C'est bien le maire
00:34:22Il faut également
00:34:25sans doute
00:34:25que quand on est au QTF
00:34:26on n'ait pas de droit
00:34:27Au QTF ça veut dire
00:34:28on vous demande
00:34:29de quitter le territoire
00:34:30Dans n'importe quel pays
00:34:31quand vous êtes obligé
00:34:32de quitter le territoire
00:34:33vous n'avez vos droits
00:34:34Sauf en France
00:34:35Le problème
00:34:36et c'est aussi une question
00:34:37qu'il va falloir aborder aussi
00:34:38c'est la souveraineté
00:34:39sur les frontières
00:34:39de notre pays
00:34:40les frontières françaises
00:34:42et du rôle
00:34:43de l'Union Européenne
00:34:44qui a complètement
00:34:45dissous en quelque sorte
00:34:46ces frontières-là
00:34:47Donc à mon avis
00:34:47ce genre de problème
00:34:48de QTF
00:34:49ne vont amener
00:34:49qu'à se reproduire
00:34:50comme on l'a vu
00:34:51vous le disiez
00:34:51avec Robert Ménard
00:34:52il y a un petit moment déjà
00:34:53Donc la vraie question
00:34:55ce sera de savoir
00:34:55à quel moment en France
00:34:56on va pouvoir aussi
00:34:57reprendre le contrôle
00:34:58sur nos frontières
00:34:59Mais ce qui est intéressant
00:35:00ça serait intéressant
00:35:01que vous fassiez un sondage
00:35:02Les 35 000 maires en France
00:35:03moi je suis un petit maire du rural
00:35:04Ce qui arrive au maire de Chécy
00:35:07au même titre que Ménard
00:35:08je refuse
00:35:09je vous le dis
00:35:09je préfère aller en prison
00:35:10je vous ferai des tweets
00:35:11de la prison
00:35:11C'est inadmissible
00:35:15ça serait intéressant
00:35:16de faire un sondage
00:35:17pour voir sur les 35 000 maires
00:35:18à part les écologistes
00:35:20qui seront d'accord
00:35:20évidemment pour les OQTF
00:35:22mais le nombre de maires
00:35:23qui seraient d'accord
00:35:23pour que tout ça disparaisse
00:35:25parce que ce n'est pas
00:35:26Oui d'accord
00:35:26mais je vous dis
00:35:27en fait il n'y a pas que ça
00:35:28il y a aussi tous les droits
00:35:29qui sont ouverts aux OQTF
00:35:30et surtout qu'on applique
00:35:32les OQTF
00:35:32Oui alors on vous explique
00:35:33sur le niveau sanitaire
00:35:34si on ne les soigne pas
00:35:35Ah non mais les soigner
00:35:36en cas d'urgence
00:35:37moi je suis pour qu'on soigne
00:35:37tout le monde en cas d'urgence
00:35:38c'est une évidence pour moi
00:35:40je ne parlais pas de ça
00:35:41je parlais de tous les autres
00:35:41avantages qui ont été décrits
00:35:42acheter un appart
00:35:43quand on est OQTF
00:35:44comment étant OQTF
00:35:45on a le droit d'acheter un appart ?
00:35:46Non mais on a un vrai problème
00:35:47en France de renvoi des OQTF
00:35:50Mais ce n'est pas que le renvoi
00:35:51là c'est les droits
00:35:51Oui mais attendez
00:35:52ça commence par le renvoi
00:35:54parce que si ils n'étaient pas là
00:35:55il n'y aurait pas de droits
00:35:56Non mais non
00:35:57ça ne commence pas par ça
00:35:58à partir du moment
00:35:59on leur donne des droits
00:35:59à partir du moment
00:36:00on leur donne d'acheter un appart
00:36:01excusez-moi
00:36:01ça veut dire qu'on leur demande
00:36:02de rester
00:36:03Oui mais si vous les renvoyez
00:36:04il n'y a plus de droits
00:36:05Oui d'accord
00:36:05mais si on leur donne pas de droits
00:36:06ils seront moins heureux en France
00:36:08On a des exécutions d'OQTF
00:36:10en France de 10%
00:36:11on a en Allemagne
00:36:12des exécutions d'OQTF
00:36:13de 50%
00:36:14On va commencer par avoir
00:36:15des relations avec les pays
00:36:16d'origine
00:36:17On va écouter Laurent Dunez
00:36:19qui a parlé de ça ce matin
00:36:20écoutez Laurent Dunez
00:36:21sur France Info
00:36:22Je trouve aussi
00:36:23que ça peut paraître aberrant
00:36:25pour nos concitoyens
00:36:26ça me semble aussi aberrant
00:36:27ce sont des choses
00:36:28qu'on ne comprend plus
00:36:29nos citoyens ne le comprennent pas
00:36:30Maintenant c'est le droit
00:36:32c'est le droit
00:36:32et surtout ce que je veux dire
00:36:34c'est que ça n'empêche pas
00:36:35attention
00:36:35et c'est pour ça
00:36:36d'ailleurs que Gérald Darmanin
00:36:37a fait modifier
00:36:38les textes
00:36:39et notamment la loi de janvier 2024
00:36:41qui nous permet
00:36:43de reconduire néanmoins
00:36:45ces personnes
00:36:45c'est pas parce qu'elle va se marier
00:36:46avec quelqu'un
00:36:47qui est français
00:36:48ou qui est résident en France
00:36:49qu'on ne pourra pas
00:36:50le reconduire
00:36:51Enfin bon
00:36:52Elodie Huchard quand même
00:36:53Quand même
00:36:53Non mais ce qui est très drôle
00:36:55c'est que
00:36:55si on donne autant de droits
00:36:56aux OQTF
00:36:57c'est parce qu'on a de toute façon
00:36:58intégré l'idée
00:36:59qu'on n'arrivait pas
00:36:59à les renvoyer
00:37:00donc ça semble normal
00:37:01si on sait que la personne
00:37:02sera reconduite
00:37:03pourquoi elle achète un appartement
00:37:04si elle est reconduite
00:37:05pourquoi elle va à l'université
00:37:06et ce qui est quand même
00:37:07il y avait des exemples
00:37:07c'était cet été
00:37:08où en Algérie
00:37:09on a renvoyé
00:37:10il y a certains
00:37:11qui ont réussi à faire
00:37:11l'aller-retour dans la journée
00:37:12on les a renvoyé en Algérie
00:37:13ils arrivent là-bas
00:37:14ils sont revenus
00:37:15donc je veux bien qu'on dise
00:37:16on arrive à renvoyer etc
00:37:17pardon mais est-ce qu'on parle aussi
00:37:18de ceux qui nous sont renvoyés
00:37:20dans la journée
00:37:20C'est aussi la conséquence
00:37:22de politiques
00:37:23qui n'ont aucun sens
00:37:24d'aucune cohérence
00:37:26aucun sens de la diplomatie
00:37:27parce que quand on voit
00:37:28l'un des derniers ministres
00:37:28M. Rotaio
00:37:29avec la relation qu'on peut avoir
00:37:31avec l'Algérie
00:37:31la manière dont ça s'est détérioré
00:37:32il faut comprendre aussi
00:37:33que finalement
00:37:34ça n'a pas changé
00:37:35la reprise
00:37:35M. Rotaio
00:37:36n'a strictement rien changé
00:37:37avec le gouvernement algérien
00:37:40si vous souhaitez renvoyer
00:37:41des personnes dans leur pays
00:37:42autant avoir de bonnes relations
00:37:43avec le pays
00:37:44mais c'était déjà le cas avant
00:37:45il y avait de bonnes relations
00:37:46et c'était pas le cas
00:37:46je pense que ça s'est arrondi
00:37:47avec Munes
00:37:48qui va faire une visite là-bas
00:37:49on peut espérer
00:37:51qu'il y ait une ouverture
00:37:51qui soit faite
00:37:51bon voilà ce qu'on pouvait dire
00:37:52en tout cas sur ce sujet
00:37:53qu'on va continuer à suivre
00:37:55mais c'est quand même terrible
00:37:56que les maires
00:37:56en soient obligés
00:37:57de démissionner
00:37:58de quitter leur poste
00:37:59pour ne pas avoir
00:38:01à marier des OQTF
00:38:02on est vraiment chez les dingues
00:38:03bon les agriculteurs
00:38:04la crise des agriculteurs
00:38:05c'est important d'en parler
00:38:06également dans un instant
00:38:07Claire Juillet
00:38:08qui est agricultrice
00:38:08en Saunay-Loire
00:38:09sera avec nous
00:38:09sur ce plateau
00:38:10pour nous expliquer
00:38:11où on en est
00:38:11dans cette crise
00:38:12mais tout d'abord
00:38:13il faut savoir qu'hier
00:38:14Annie Gennevard
00:38:15a tenté de calmer la colère
00:38:16bon elle n'avait pas
00:38:16grand chose pour ça
00:38:17elle avait juste une annonce à faire
00:38:19c'était de dire que
00:38:20les bêtes allaient être vaccinées
00:38:22on allait plus vite
00:38:24dans la vaccination
00:38:25forcément ça n'a rien calme
00:38:26du tout
00:38:26c'était à prévoir
00:38:27regardez ce qui s'est passé hier
00:38:28Lors de la séance
00:38:30de questions au gouvernement
00:38:31hier
00:38:32la majorité des prises de parole
00:38:33étaient adressées
00:38:35à une seule personne
00:38:36Ma question s'adresse
00:38:37à la ministre de l'agriculture
00:38:39Madame la ministre de l'agriculture
00:38:41Ma question s'adresse
00:38:42à Madame la ministre
00:38:43de l'agriculture
00:38:45Annie Gennevard
00:38:46est en première ligne
00:38:47face à la crise agricole
00:38:48liée à la dermatose
00:38:50nodulaire contagieuse
00:38:51c'est elle qui cristallise
00:38:52les tensions
00:38:53Vous êtes venu
00:38:54vous avez vu
00:38:55mais vous n'avez pas convaincu
00:38:57La France rurale
00:38:58vous regarde
00:38:58et elle ne comprend plus
00:39:00Mais où tiez-vous
00:39:00Madame la ministre ?
00:39:01Au lieu d'aller voir
00:39:02les agriculteurs
00:39:03vous leur avez envoyé
00:39:03les blender
00:39:04Allez-vous écouter
00:39:05les éleveurs
00:39:06plutôt que de les réprimer
00:39:07Face aux critiques
00:39:08la ministre de l'agriculture
00:39:09a tenté de faire valoir
00:39:10les principales mesures
00:39:12pour endiguer la crise
00:39:13Parce que
00:39:14la vaccination
00:39:15je veux le dire
00:39:16est le meilleur
00:39:17la meilleure garantie
00:39:18pour ne pas perdre
00:39:19de troupeaux
00:39:20L'Etat sera là
00:39:22pour indemniser
00:39:22les pertes économiques
00:39:24résultant de la perte
00:39:26d'un troupeau
00:39:26En plus de cette crise
00:39:27liée à la maladie
00:39:28Annie Gennevard
00:39:29va devoir également
00:39:30gérer la fronte
00:39:31des agriculteurs
00:39:32provoquée par la signature
00:39:33du Mercosur
00:39:34Demain
00:39:35les chefs d'Etat européens
00:39:36sont invités
00:39:37à valider l'accord
00:39:38de libre-échange
00:39:38à Bruxelles
00:39:39Bonjour Claire Juillet
00:39:41Bonjour
00:39:41Merci d'être avec nous
00:39:42vous êtes agricultrice
00:39:43en Saône-et-Loire
00:39:44Elle vous a calmée
00:39:45hier la ministre ?
00:39:46Mais pas du tout
00:39:46Non mais en fait
00:39:48c'est une mascarade
00:39:49depuis le début
00:39:50cette affaire-là
00:39:51Vous savez ce qui est
00:39:53le plus déprimant
00:39:54en fait
00:39:55et peut-être
00:39:55le plus enrageant
00:39:56Non seulement
00:39:58il y a des catastrophes
00:40:00humaines
00:40:01et économiques
00:40:03dans les familles
00:40:06dont les troupeaux
00:40:07sont touchés
00:40:07Mais
00:40:09on ajoute
00:40:10du mépris
00:40:11au mépris
00:40:12tous les jours
00:40:13On a eu
00:40:15des rabâchages
00:40:18de contre-vérités
00:40:19sans cesse
00:40:20On nous dit
00:40:22depuis le début
00:40:22il y a un consensus
00:40:23scientifique
00:40:24l'abattage total
00:40:24c'est la seule méthode
00:40:25qui fonctionne
00:40:26Alors moi
00:40:27je me suis permis
00:40:28d'amener un document
00:40:29là
00:40:29C'est pas moi
00:40:30qui l'ai pondu
00:40:30c'est l'académie
00:40:31vétérinaire de France
00:40:32Je signale au passage
00:40:34que l'académie
00:40:35vétérinaire de France
00:40:36fait partie
00:40:36de la fédération
00:40:37des vétérinaires européens
00:40:39dont son membre
00:40:42le conseil national
00:40:43de l'ordre
00:40:43des vétérinaires français
00:40:44et le syndicat national
00:40:45des vétérinaires de France
00:40:46Qu'est-ce que nous disent
00:40:48la fédération
00:40:50des vétérinaires européens
00:40:51en date du 14 novembre
00:40:53Mieux vaut prévenir
00:40:55que tuer
00:40:56L'abattage total
00:40:57ne sert à rien
00:40:58C'est un désastre économique
00:41:01C'est pas nous
00:41:02qui le disons
00:41:03De la même façon
00:41:05La ministre
00:41:06quand elle annonce
00:41:06la vaccination
00:41:07donc elle est dans
00:41:07le sens que vous voulez
00:41:08C'est prévenir
00:41:10la vaccination
00:41:10Je découvre
00:41:13qu'elle annonce
00:41:14la vaccination
00:41:14c'est le meilleur moyen
00:41:15d'enrayer la maladie
00:41:16C'est bizarre
00:41:17ça fait quand même
00:41:17six mois qu'on lui dit
00:41:18Dans le même temps
00:41:20On n'avait pas
00:41:21ces vaccins
00:41:21visiblement
00:41:22si j'ai bien compris
00:41:22Ça, ça se commande
00:41:24Dans le même temps
00:41:26Il y a autre chose
00:41:27qu'elle ne dit pas
00:41:28Est-ce qu'elle va
00:41:29arrêter l'abattage
00:41:30total des troupeaux
00:41:31La réponse est non
00:41:32a priori
00:41:32La réponse est non
00:41:33C'est ciblé pour l'instant
00:41:34Oui, c'est ça
00:41:35Les troupeaux
00:41:35Encore heureux
00:41:36ils ne vont pas
00:41:37abattre tous les troupeaux
00:41:37Merci pour cette intervention
00:41:39C'était très important
00:41:42Voilà
00:41:44Donc si vous voulez
00:41:45Nous ce qui nous exaspère
00:41:48c'est qu'on se comporte
00:41:50comme si on n'était pas
00:41:51capable de lire
00:41:51une directive européenne
00:41:52parce qu'on nous reballe
00:41:53les oreilles aussi
00:41:54depuis le début
00:41:54en disant
00:41:55c'est l'Europe
00:41:56c'est l'Europe
00:41:57c'est l'Europe
00:41:57Petit stratagème bien connu
00:41:58des politiques français
00:41:59quand ils n'ont pas envie
00:42:00de prendre leurs responsabilités
00:42:01Mais c'est quoi
00:42:02leur objectif d'après vous
00:42:03C'est quoi leur objectif
00:42:04au fond
00:42:04C'est quoi l'objectif
00:42:05du gouvernement
00:42:06parce que le gouvernement
00:42:07son intérêt
00:42:08c'est de calmer la crise
00:42:09c'est de vous calmer
00:42:09Maintenant que la crise
00:42:12est déclenchée
00:42:12moi je ne vois pas très bien
00:42:13comment à l'approche
00:42:14de ce qui va se passer
00:42:15ce week-end à Bruxelles
00:42:16on va calmer la crise
00:42:17Mais la crise
00:42:19on pouvait la calmer
00:42:20il y a six mois
00:42:21quand ça a commencé
00:42:22en Savoie
00:42:22Si on avait seulement voulu
00:42:24prêter une oreille attentive
00:42:26aux personnes sur le terrain
00:42:28qui disaient
00:42:29mais attention
00:42:29ne vous engagez pas
00:42:32dans cette voie-là
00:42:33ça va déboucher
00:42:34sur des drames
00:42:34Et donc c'est du métri
00:42:35pour vous ?
00:42:37Complètement
00:42:37mais enfin
00:42:39ils pensent
00:42:40qu'on ne sait pas s'informer
00:42:41on ne sait pas lire
00:42:42on ne comprend rien
00:42:43j'entends encore parler
00:42:44de pédagogie
00:42:45C'est les petits hommes gris
00:42:46face aux bouseux
00:42:47entre guillemets
00:42:47c'est ça dans leur tête
00:42:48On a quitté le matériel
00:42:49depuis un certain temps
00:42:50on a un problème
00:42:52d'anticipation
00:42:52d'un soupir
00:42:53Et puis je vais vous dire
00:42:54une chose
00:42:54il y a aussi autre chose
00:42:55qui m'a exaspéré
00:42:56et ça a été repris
00:42:57à foison
00:42:59on nous dit
00:43:01oh mais quand même
00:43:02oui bon
00:43:03c'est un drame
00:43:03pour ces pauvres malheureux
00:43:05mais
00:43:05on n'a abattu
00:43:07que 0,02%
00:43:09du cheptel français
00:43:10Sauf qu'on oublie un truc
00:43:12moi je ne suis pas
00:43:13une ligne statistique
00:43:15et puis les gens
00:43:16chez qui c'est arrivé
00:43:17c'est pas 0,02
00:43:19qu'ils ont perdu
00:43:20c'est 100%
00:43:21On a vu des agriculteurs
00:43:22en larmes hier
00:43:23on les montrait
00:43:23dans cette émission
00:43:24c'était bouleversant
00:43:26On nous dit
00:43:27voilà une maladie
00:43:27qui tue
00:43:28peut-être
00:43:29peut-être
00:43:30entre 5 et 10%
00:43:31de votre troupeau
00:43:32Moi c'est pas compliqué
00:43:33j'ai une cinquantaine
00:43:34de bovins
00:43:35pas mieux
00:43:35Ben voyez
00:43:36j'en perds 5
00:43:38ça va pas me faire
00:43:39plaisir
00:43:40ça c'est certain
00:43:41mais j'en perdrai pas 50
00:43:43il me restera quelque chose
00:43:45pour recommencer
00:43:45Vous avez peur aujourd'hui ?
00:43:48Oui j'ai peur
00:43:49j'ai peur que l'incurie continue
00:43:50voilà
00:43:51j'ai peur que
00:43:52parce qu'en fait
00:43:54là ils sont comme quelqu'un
00:43:55qui a menti
00:43:56menti menti menti
00:43:57et puis que de toute façon
00:43:58au bout d'un moment
00:43:58on est allé tellement loin
00:43:59qu'on peut plus faire marche arrière
00:44:01intellectuellement
00:44:02c'est très difficile
00:44:03Ben là en fait
00:44:05c'est exactement ça
00:44:06qui se passe
00:44:06ils sont enferrés
00:44:07dans une position
00:44:08dont on se demande
00:44:10comment ils vont pouvoir sortir
00:44:11alors qu'il n'y a pas
00:44:13je le rappelle
00:44:14de consensus scientifique
00:44:15ces documents sont en libre accès
00:44:17partout
00:44:17Alors vous nous direz
00:44:19comment on peut sortir de la crise
00:44:20peut-être dans un instant
00:44:20mais on va aller sur le terrain
00:44:21si vous voulez bien
00:44:21parce que vous avez beaucoup
00:44:22de vos collègues
00:44:22qui sont sur le terrain
00:44:23qui sont mobilisés
00:44:24on va aller à Avignon
00:44:25où on retrouve
00:44:26Laure Parat
00:44:26envoyé spécial de CNews
00:44:27Laure on le voit
00:44:28vous êtes sur un des barrages
00:44:31qui a été installé
00:44:32Effectivement
00:44:35et c'est à l'appel
00:44:36de la coordination rurale
00:44:37qu'une centaine d'agriculteurs
00:44:39s'est installé ce matin
00:44:40dès 6h
00:44:41de part et d'autre
00:44:42de ce pont
00:44:43que vous voyez
00:44:43à l'image
00:44:44c'est un pont
00:44:45qui relie le Vaucluse
00:44:46aux Bouches-du-Rhône
00:44:47évidemment
00:44:47la circulation
00:44:48est bloquée
00:44:50ce pont
00:44:50pour vous donner une idée
00:44:51c'est 65 000 véhicules par jour
00:44:53du coup
00:44:53ça crée des perturbations
00:44:54sur les routes adjacentes
00:44:56et c'est surtout
00:44:57en direction
00:44:58de la ville d'Avignon
00:44:59alors ces agriculteurs
00:45:00avec qui j'ai discuté
00:45:01sont solidaires
00:45:02avec les éleveurs de bovins
00:45:03touchés par la dermatose
00:45:04nodulaire
00:45:05tous protestent
00:45:06ici ils me l'ont dit
00:45:07contre l'abattage
00:45:07systématique des troupeaux
00:45:09quand un cas de DNC
00:45:10est détecté
00:45:11et puis d'autres revendications
00:45:13s'ajoutent
00:45:14évidemment
00:45:14Jean-Marc
00:45:15d'abord ils sont contre
00:45:16le traité de libre-échange
00:45:17Mercosur
00:45:18ils dénoncent aussi
00:45:19trop de normes
00:45:20en clair pour eux
00:45:21quand on discute un petit peu
00:45:22on s'aperçoit que
00:45:23depuis la dernière mobilisation
00:45:24rien n'a changé
00:45:26ils se sentent toujours
00:45:27autant méprisés
00:45:28il y a de plus en plus
00:45:30d'exploitations agricoles
00:45:31qui ferment
00:45:32et qui ne sont pas reprises
00:45:33par les descendants
00:45:34du coup
00:45:35ils se demandent
00:45:36ce que l'Etat veut
00:45:38veut-il la fin
00:45:38des exploitations
00:45:40dites familiales
00:45:41il en reste
00:45:41environ 400
00:45:43en France
00:45:43m'expliquait
00:45:44l'un des syndicalistes
00:45:46de l'ACR
00:45:46ils ont prévu ici
00:45:48de rester toute la journée
00:45:49et disent déjà
00:45:51et précisent déjà
00:45:51qu'ils se mobiliseront
00:45:52à nouveau vendredi
00:45:54Merci beaucoup
00:45:54leurs parents
00:45:55en direct d'Avignon
00:45:56autre direct
00:45:57autre lieu
00:45:57on va aller à Carbons
00:45:59qui est un des lieux
00:46:00de naissance
00:46:00de ce mouvement
00:46:01on retrouve notre envoyé spécial
00:46:02Jean-Luc Thomas
00:46:03qui est avec les images
00:46:03de Clément Lopez
00:46:04Jean-Luc on voit
00:46:05énormément de tracteurs
00:46:06derrière vous
00:46:06Oui énormément
00:46:11il y en a une cinquantaine
00:46:12et cela depuis
00:46:13maintenant
00:46:14cinq jours
00:46:15nous sommes sur
00:46:16l'autoroute
00:46:17A64
00:46:18qui va vers
00:46:19Narbonne
00:46:20ou dans ce sens
00:46:21vers Toulouse
00:46:22et bien
00:46:23cette autoroute
00:46:24est fermée
00:46:25donc je vous l'ai dit
00:46:26depuis vendredi
00:46:27et je vous garantis
00:46:28depuis ce matin
00:46:29nous sommes là
00:46:29on a discuté
00:46:31avec les agriculteurs
00:46:32ici ce barrage
00:46:34est tenu
00:46:35par les ultras
00:46:36de la 64
00:46:37c'est eux
00:46:38qui avaient fait
00:46:39ce grand mouvement
00:46:40il y a quasiment
00:46:42deux ans
00:46:43maintenant
00:46:43et ces ultras
00:46:45sont à la tête
00:46:47de la chambre
00:46:48d'agriculture
00:46:49de Haute-Garonne
00:46:50et je vous garantis
00:46:51ils sont là
00:46:52pour durer
00:46:53ils ont prévu
00:46:55même un réveillon
00:46:57pour la Noël
00:46:58ils prennent
00:46:59des inscriptions
00:46:59parce qu'ils savent
00:47:02que malgré
00:47:03les annonces
00:47:04d'Anine Genovar
00:47:05malgré la réunion
00:47:06avec le Premier ministre
00:47:08et bien
00:47:09pour l'instant
00:47:10ça ne suffit pas
00:47:11pour qu'ils puissent
00:47:12lever les barrages
00:47:14et c'est le cas
00:47:15sur les autres barrages
00:47:17qu'il y a
00:47:17dans la région
00:47:18dans le grand sud-ouest
00:47:20il y a en tout
00:47:2112 barrages
00:47:22et par exemple
00:47:24un nouveau
00:47:25s'est mis en place
00:47:26hier
00:47:27sur l'autoroute
00:47:28A20
00:47:28et ce matin
00:47:30et bien
00:47:30à Montauban
00:47:32allez à une cinquantaine
00:47:33de kilomètres
00:47:34d'ici
00:47:35et bien
00:47:35les agriculteurs
00:47:36se positionnent
00:47:38se sont positionnés
00:47:39devant la préfecture
00:47:41du Tarn-et-Garonne
00:47:43donc il y a encore
00:47:44des actions
00:47:44qui démarrent
00:47:46un petit peu
00:47:47partout
00:47:47et les actions
00:47:49des jours précédents
00:47:50et bien
00:47:50continuent
00:47:51au fur et à mesure
00:47:52que les jours passent
00:47:54on n'a pas fini
00:47:55d'entendre parler
00:47:56et d'entendre
00:47:57la colère
00:47:58des agriculteurs
00:47:59merci beaucoup
00:48:00Jean-Luc Thomas
00:48:00envoyé spécial
00:48:01de CNews
00:48:01avec Clément Lopez
00:48:03à Carbone
00:48:04Claire Juillet
00:48:05il y a un mot
00:48:06qui revient
00:48:06c'est mépris
00:48:07voilà c'est pour ça
00:48:08que vous le voyez
00:48:09sur le bandeau
00:48:09parce que vous l'avez
00:48:10employé
00:48:10on a entendu
00:48:11nos envoyés spéciaux
00:48:12sur le terrain
00:48:12qui disent
00:48:12tous les agriculteurs
00:48:13nous disent ça
00:48:14on est méprisés
00:48:15oui
00:48:16mais moi je connais
00:48:17pas de profession
00:48:18on a l'impression
00:48:19d'être l'âne
00:48:19dans la fable
00:48:20de la fontaine
00:48:20les animaux
00:48:21malades
00:48:22de la peste
00:48:22c'est tout
00:48:24de notre faute
00:48:24toujours
00:48:25tout le temps
00:48:25et en plus
00:48:26on nous prend
00:48:27pour des imbéciles
00:48:28des analfabètes
00:48:29qui comprennent rien
00:48:30qui sont
00:48:31on nous dit
00:48:31non mais les scientifiques
00:48:32ont parlé
00:48:33non mais c'est bon
00:48:34on sait les lire
00:48:34les scientifiques
00:48:35surtout quand ils sont
00:48:36d'accord avec nous
00:48:37figurez-vous
00:48:38il y a quelque chose
00:48:39de nouveau
00:48:39dans cette manifestation
00:48:41d'agriculture
00:48:41parce qu'on sait
00:48:42que la FNSA
00:48:42n'a pas l'air
00:48:43de jouer vraiment
00:48:44le jeu avec vous
00:48:45et Rousseau en particulier
00:48:46le président
00:48:46qui se fout totalement
00:48:47des petits agriculteurs
00:48:48mais c'est
00:48:49la coordination rurale
00:48:51avec la confédération
00:48:52paysanne
00:48:53qui s'associe ensemble
00:48:54alors que ce sont
00:48:55deux confédérations
00:48:56une plutôt à gauche
00:48:57une autre à droite
00:48:58et là c'est
00:48:59une vérité
00:49:00parce qu'ils suivent la base
00:49:00la réalité c'est que
00:49:02la FNSA
00:49:03est obligée de suivre la base
00:49:04l'AFNSA pour le moment
00:49:06en tout cas
00:49:07sa direction
00:49:07ne bouge pas une oreille
00:49:09à mon avis
00:49:10il commence
00:49:11à
00:49:12on sent un léger flottement
00:49:14dans la gestion
00:49:15de la situation
00:49:15pourquoi ?
00:49:17non pas
00:49:17pour soutenir
00:49:19les actions
00:49:19de la coordination rurale
00:49:20et de la conf
00:49:21ça sera quand
00:49:22les poules ont des dents
00:49:23mais parce que
00:49:25leur école maternelle
00:49:27à eux
00:49:27le syndicat
00:49:28jeune agriculteur
00:49:29eux ils se font du souci
00:49:31eux ils rejoignent
00:49:33ce mouvement
00:49:34c'est pour ça
00:49:34en se disant
00:49:36mais nous
00:49:36pourquoi on va devenir
00:49:37si tout le travail
00:49:38de nos parents
00:49:39est rayé
00:49:40d'un trait de plume
00:49:41comment on va
00:49:42continuer ?
00:49:44Martin Garagnon
00:49:45le gouvernement
00:49:45n'assure pas ?
00:49:47est-ce qu'il méprise
00:49:47les agriculteurs
00:49:48le gouvernement ?
00:49:49je me retiens
00:49:49depuis tout à l'heure
00:49:50parce que
00:49:50je vous vois
00:49:50c'est pour ça
00:49:51que je vous donne
00:49:51la parole
00:49:51d'empathie
00:49:52pour votre situation
00:49:52madame
00:49:53on peut parfaitement
00:49:54dites-moi pas
00:49:55que vous avez
00:49:55de la compassion
00:49:55la compassion
00:49:57l'armoyante
00:49:57de la ministre
00:49:58je ne suis pas
00:49:59l'armoyant
00:49:59et vous allez voir
00:50:00le propos que je vais tenir
00:50:00il ne va pas être
00:50:01très très larmoyant
00:50:02parce qu'on peut
00:50:02parfaitement aussi
00:50:03déconstruire
00:50:04être en opposition
00:50:05avec le discours
00:50:06que vous venez
00:50:06de tenir
00:50:07qui est dans
00:50:07l'approximation
00:50:08absolue
00:50:09sans faire preuve
00:50:10de mépris
00:50:10je suis désolé
00:50:11on peut vous porter
00:50:11la contradiction
00:50:12sans que ce soit
00:50:13pour autant
00:50:13une accusation
00:50:14de mépris
00:50:14moi je n'ai aucun mépris
00:50:15pour les paysans
00:50:16en France
00:50:16simplement
00:50:17ce que vous avez dit
00:50:18depuis tout à l'heure
00:50:19il y a beaucoup
00:50:19d'approximations
00:50:21vous parlez
00:50:22d'un taux de mortalité
00:50:22faible
00:50:23alors on ne va pas
00:50:23rentrer dans un débat
00:50:24non mais allez-y
00:50:25allons-y
00:50:26un débat technique
00:50:26effectivement il est faible
00:50:27ce que vous oubliez
00:50:28de dire c'est
00:50:29un la contagion
00:50:30extrêmement élevée
00:50:30de cette maladie
00:50:31deux la perte
00:50:32de productivité
00:50:33des bêtes
00:50:33qui reste vivante
00:50:35non mais à part
00:50:37que vous ne l'avez pas dit
00:50:37à part que vous ne l'avez pas dit
00:50:38à l'heure actuelle
00:50:39la meilleure des protections
00:50:40attendez je vais juste
00:50:41aller au bout
00:50:42pour essayer de vous apporter
00:50:43une question
00:50:43c'est le but de cette émission
00:50:46on a la chance
00:50:47de pouvoir débattre
00:50:47à l'heure actuelle
00:50:49la meilleure des protections
00:50:51pour le cheptel français
00:50:52c'est l'abattage
00:50:53des troupeaux ciblés
00:50:54qui comportent
00:50:54des bêtes malades
00:50:56c'est exactement
00:50:56ce qu'ils ont fait
00:50:56en Savoie
00:50:57pour des raisons
00:50:58très locales
00:50:58parce qu'il y a
00:50:59un tissu de coopérative
00:51:00très dense
00:51:01parce qu'ils ont
00:51:01des labellisations
00:51:03AOP etc
00:51:03enfin bref
00:51:04pour tout un tas
00:51:04de raisons
00:51:05et parce qu'ils ont peu
00:51:05de commerce de bêtes
00:51:07ce qui n'est pas le cas
00:51:07effectivement du sud-ouest
00:51:08où il y a beaucoup
00:51:09de commerce de bêtes
00:51:09et ce qui facilite aussi
00:51:10la propagation de la maladie
00:51:12d'autre part
00:51:13elle va vous répondre
00:51:14sur ce point précis
00:51:14parce que je crois
00:51:15que Claire a envie de répondre
00:51:16sur le vaccin
00:51:17parce que je comprends
00:51:18que vous allez dire ça
00:51:19ça fait 6 mois
00:51:20visiblement
00:51:21que les agriculteurs
00:51:21demandent une vaccination
00:51:22qui ne se fait pas
00:51:23j'aimerais bien entendre
00:51:24madame votre discours
00:51:25si demain
00:51:25l'administration en France
00:51:26vous imposez
00:51:27de vacciner vos bêtes
00:51:28contre toutes les maladies
00:51:29du monde entier
00:51:29il se trouve que cette maladie
00:51:30ce que vous oubliez de dire
00:51:31c'est que c'est pas du tout
00:51:32une maladie qu'on a connue en France
00:51:33c'est la première fois qu'on l'a
00:51:35c'est une maladie
00:51:36qui vient de zones exotiques
00:51:37et que par conséquent
00:51:39on ne vaccine pas
00:51:39par prévention
00:51:41les bêtes
00:51:41contre des maladies
00:51:42mais ça fait 6 mois
00:51:42que les agriculteurs
00:51:43le demandent
00:51:44ça veut dire
00:51:44qu'il faut les écouter aussi
00:51:45de temps en temps
00:51:45ils sont sur le terrain
00:51:46ils connaissent leurs bêtes
00:51:47les vaccinations
00:51:47ça voudrait dire que demain
00:51:48on va obliger
00:51:49mais ils connaissent
00:51:50ils le réclament
00:51:51juste Martin Garnion
00:51:53écoutons-le
00:51:54écoutons-les
00:51:55ils connaissent les choses
00:51:56et Claire vous répond
00:51:57allez-y
00:51:58on va être à la mort
00:51:58comme d'habitude
00:51:59mais c'est pas grave
00:51:59elle est majoritaire
00:52:00elle a été élue par les paysans
00:52:02excusez-moi
00:52:02d'abord la FNSS
00:52:03n'est plus majoritaire
00:52:04avec ses collègues
00:52:07de JA
00:52:07donc on peut éventuellement
00:52:08diviser en deux
00:52:0946% en dernières élections
00:52:11qui pour moi
00:52:11ne fait pas une majorité
00:52:12les syndicats
00:52:13franchement ça n'intéresse pas
00:52:15est-ce que vous êtes
00:52:15éleveur bovin monsieur
00:52:16non mais
00:52:17est-ce que vous avez
00:52:18connu comme moi
00:52:18les deux crises
00:52:19de la vache folle
00:52:20celle de la fièvre afteuse
00:52:21celle de la FCO
00:52:22celle de la MHE
00:52:24et celle de la DNC
00:52:25alors ne venez pas monsieur
00:52:26les unes et les autres
00:52:27enfin les unes et les autres
00:52:28non mais attendez
00:52:28et bien
00:52:30elles ont toutes un rapport
00:52:31c'est qu'elles nous ont
00:52:32toutes été amenées
00:52:33de l'extérieur voyez-vous
00:52:33exactement comme la DNC
00:52:35alors vous dites
00:52:36la DNC c'est un truc nouveau
00:52:38on ne savait pas
00:52:38est-ce qu'on a déjà eu
00:52:39en France la DNC ?
00:52:41et bien moi je vais vous poser
00:52:41une autre question
00:52:42comment donc elle est arrivée ?
00:52:44parce qu'on nous dit
00:52:45la DNC elle se propage
00:52:46à l'intérieur de la France
00:52:47parce que
00:52:48les agriculteurs
00:52:49ne jouent pas le jeu
00:52:50personne n'a été fichu
00:52:52de nous en apporter la preuve
00:52:53mais en revanche
00:52:53je peux terminer
00:52:55je peux terminer
00:52:57quand moi
00:52:59je demande à ma DDT
00:53:00dites-moi
00:53:02comment elle est arrivée
00:53:04en France
00:53:04comment c'est arrivé
00:53:06dans les Savoies
00:53:07vous savez ce qu'on m'a répondu
00:53:08trois fois de suite
00:53:08une enquête judiciaire
00:53:10est en cours
00:53:11madame
00:53:11nous ne vous en dirons rien
00:53:13parce que
00:53:14vous comprenez
00:53:15c'est couvert
00:53:16par le secret
00:53:17de l'instruction
00:53:17alors je ne sais pas
00:53:19quelle est votre profession
00:53:19monsieur
00:53:20mais sur la gestion
00:53:21des crises sanitaires
00:53:22et la vaccination
00:53:22je ne suis pas sûre
00:53:23que vous ayez découvert
00:53:24mais juste Martin Garnion
00:53:25vous dit
00:53:25le gouvernement
00:53:25a fait ce qu'il a pu
00:53:26avec les informations
00:53:27qu'il a veut
00:53:28est-ce que vous êtes d'accord
00:53:29ou pas avec ce qu'il vous dit
00:53:30ah bah qu'ils ont fait
00:53:31oui mais moi
00:53:32vous savez
00:53:34perseverare diabolicum
00:53:35alors je veux bien
00:53:37qu'au début
00:53:38on a affaire à un truc
00:53:39on ne s'y attendait pas
00:53:40on doit réagir
00:53:41c'est une situation de crise
00:53:43j'imagine que vous voyez
00:53:44de quoi je veux parler
00:53:45mais enfin
00:53:46s'entêter comme ça
00:53:47au bout de six mois
00:53:48et quand on nous dit
00:53:50non mais
00:53:51vous voyez
00:53:51à chaque fois
00:53:52on nous a dit
00:53:52non mais c'est bon
00:53:53la situation est maîtrisée
00:53:54elle est maîtrisée
00:53:56elle est maîtrisée
00:53:56elle est maîtrisée
00:53:57elle est maîtrisée
00:53:58quand vous empêchez
00:53:59les vétérinaires
00:53:59d'aller vacciner
00:54:00des troupeaux
00:54:01non on n'empêche pas
00:54:02les vétérinaires
00:54:03d'aller vacciner
00:54:03non ils s'empêchent
00:54:04d'aller tuer
00:54:05c'est quand ils vont abattre
00:54:06ils sont pris à partie
00:54:07c'est pas quand ils vont vacciner
00:54:09c'est pas tout à fait pareil
00:54:09quand ils abattent
00:54:10c'est justement
00:54:11pour préserver
00:54:12les cheptels voisins
00:54:12oui bien sûr
00:54:13mais non mais il y a
00:54:14attendez
00:54:15vous savez pas
00:54:16effectivement
00:54:17le meilleur moyen
00:54:18de plus jamais
00:54:18être malade
00:54:19c'est tout le monde
00:54:19il y a encore une semaine
00:54:21c'est pas le cas du tout
00:54:23désolé
00:54:23en plus je pense
00:54:24que je vais devoir vous
00:54:25et de toute façon
00:54:26ça va bien
00:54:26parce qu'on doit faire la pause
00:54:27donc c'est parfait
00:54:28merci
00:54:28merci
00:54:29en tout cas
00:54:29je voulais vous laisser répondre
00:54:31et c'est pour ça
00:54:32qu'on a un petit peu débordé
00:54:33c'était important
00:54:34merci beaucoup
00:54:34on fait une pause
00:54:35on se retrouve juste après
00:54:36on parlera cette fois de Marseille
00:54:37où Emmanuel Macron
00:54:38est allé hier
00:54:39alors formidable
00:54:40c'est encore Marseille
00:54:40formidable
00:54:41bon on en parle dans un instant
00:54:42à tout de suite
00:54:42en direct sur CNews
00:54:43ça va être pour moi
00:54:44merci beaucoup
00:54:45merci à vous
00:54:46merci beaucoup
00:54:46bon courage
00:54:4611h37
00:54:52sur CNews
00:54:53voilà
00:54:53j'attendais le jingle
00:54:54le voici
00:54:55tout de suite
00:54:56on va faire le CNews Info
00:54:57et c'est avec Sommeil à la midi
00:54:58à l'approche des fêtes
00:55:02la ministre de l'Agriculture
00:55:03plaide pour la levée
00:55:04des blocages
00:55:05blocages qui empêcheraient
00:55:06les français de fêter Noël
00:55:08en famille
00:55:08ce qui pourrait selon
00:55:09Annie Genevard
00:55:10entamer le capital sympathie
00:55:12de la population
00:55:12envers le mouvement agricole
00:55:14pendant ce temps
00:55:16les blocages
00:55:16s'intensifient
00:55:17un peu partout en France
00:55:18c'est le cas à Strasbourg
00:55:19comme vous le voyez
00:55:20sur ces images
00:55:21des agriculteurs
00:55:22manifestent à l'appel
00:55:23de la coordination rurale
00:55:24au coeur de la colère
00:55:25je vous le rappelle
00:55:26le traitement
00:55:27de l'épidémie de dermatose
00:55:28mais aussi
00:55:29la possible ratification
00:55:31du Mercosur
00:55:32ce samedi
00:55:32et puis c'est le grand jour
00:55:35ouverture dès cet après-midi
00:55:36de la plateforme
00:55:37Parcoursup
00:55:37comprenant l'offre de formation
00:55:39pour 2026
00:55:40et qui permettra
00:55:41aux lycéens
00:55:42et aux étudiants
00:55:43de se préinscrire
00:55:44en première année
00:55:44de l'enseignement supérieur
00:55:46Merci beaucoup
00:55:48Sommail
00:55:48on vous retrouve
00:55:48tout à l'heure à midi
00:55:49pour faire un nouveau point
00:55:50sur l'actualité
00:55:51Emmanuel Macron
00:55:52était à Marseille hier
00:55:53alors on attendait
00:55:53des annonces
00:55:54on attendait
00:55:55un mouvement fort
00:55:56et des signes forts
00:55:57visiblement contre le narcotrafic
00:55:58en tout cas
00:55:59on n'a pas eu grand chose
00:56:00on a eu la hausse
00:56:01de l'amende
00:56:01alors oui
00:56:02l'amende
00:56:02si on est pris
00:56:03pour usage de drogue
00:56:04on passe de 200
00:56:05à 500 euros
00:56:06Bruno Pommard
00:56:06est-ce que ça va tout changer ?
00:56:08Non alors non
00:56:09il faut savoir
00:56:10que les amendes forfaitaires
00:56:11on les recouvre
00:56:12à grosso modo
00:56:1340%
00:56:13oui même 60%
00:56:14non 40%
00:56:15d'après les spécialistes
00:56:16c'est 40%
00:56:17c'est ce qu'ils ont expliqué hier
00:56:18bon admettons
00:56:19pas forcément les bonnes
00:56:20c'est toujours 40%
00:56:23non ça va pas changer
00:56:23grande chose
00:56:24il y a une lutte totale
00:56:25et c'est quoi cette annonce
00:56:26qu'il va faire
00:56:26enfin il va à Marseille
00:56:27pour nous annoncer
00:56:28que les amendes
00:56:28vont être augmentées
00:56:29bravo merci au revoir
00:56:30comme on fait à chaque fois
00:56:31on prend Marseille
00:56:32parce que c'est le symbole
00:56:33du narcotrafic en France
00:56:34c'est terrible à dire
00:56:35et encore une fois
00:56:36il fait des annonces
00:56:37il se perd un petit peu
00:56:38ou il est mal briefé
00:56:39par son équipe
00:56:39mais effectivement
00:56:40on peut s'interroger
00:56:41sur l'intérêt
00:56:43de cette visite
00:56:44alors on vous montrera
00:56:44après la tête
00:56:45de Martin Garnion
00:56:46pendant qu'on parle
00:56:46parce qu'il est désespéré
00:56:49de nous entendre
00:56:49il aurait dû parler
00:56:50sur le fond
00:56:50il y a tellement
00:56:51de choses à faire
00:56:52moi j'y travaille à Marseille
00:56:53j'y vais demain d'ailleurs
00:56:54je suis reçu par la préfète
00:56:55pour des actions
00:56:56de prévention d'éducation
00:56:57sur les quartiers
00:56:58voilà dont il faut parler
00:56:59et pas parler de conneries
00:57:00pareil
00:57:01de conneries carrément
00:57:02bah oui c'est des conneries
00:57:02c'est des conneries
00:57:03Martin Garnion
00:57:04non je souris
00:57:06alors que les sujets sont graves
00:57:07mais je fais le parallèle
00:57:08avec le reproche
00:57:08tout à l'heure
00:57:09que vous faisiez au présent
00:57:10de ne pas avoir pris
00:57:11la tête du cortège
00:57:11de la marche
00:57:12contre l'antisémitisme
00:57:13en disant
00:57:14ça aurait pu déclencher
00:57:16des choses
00:57:16et là en fait
00:57:17il va à Marseille
00:57:18donc sa présence
00:57:21ça fait 15 fois qu'il y va
00:57:24la situation elle est pire
00:57:25à chaque fois
00:57:25les ministres
00:57:26tout le monde y va
00:57:26non non non
00:57:27juste attendez
00:57:28juste Martin Garnion
00:57:29soyons sérieux un instant
00:57:30vous croyez que ça impressionne qui
00:57:32la présence d'Emmanuel Macron
00:57:33à Marseille
00:57:34et donc vous faisiez
00:57:35le reproche inverse
00:57:36tout à l'heure
00:57:37vous pensez que ça aurait impressionné
00:57:38quels antisémites
00:57:39qu'Emmanuel Macron soit la tête
00:57:40mais ça aurait été un signe
00:57:41ça aurait été un signe
00:57:42pour les juifs de France
00:57:43ça aurait été un signe
00:57:43pour les français
00:57:44mais ça fait 15 fois
00:57:46qu'il y va
00:57:47il y va pour faire du vent
00:57:49on a déjà le mistral
00:57:49on n'a pas besoin du président
00:57:50à Marseille
00:57:51Marseille-Agras
00:57:52on en est où
00:57:52Marseille-Agras
00:57:53justement
00:57:54il y a rien
00:57:55qui a été abordé
00:57:56par le président Emmanuel Macron
00:57:56sur le taux d'engagement
00:57:58des montants
00:57:59qui avaient été débloqués
00:58:00pour Marseille-en-Gran
00:58:01mais il n'y a rien
00:58:01on est à 1% bloqué
00:58:03non non non
00:58:03on est à 62%
00:58:05si si
00:58:06le rapport
00:58:06et pas tout ça en même temps
00:58:07s'il vous plaît
00:58:08on laisse parler
00:58:08non effectivement
00:58:09en un an
00:58:11on est passé de plus de 30%
00:58:12de taux d'engagement
00:58:13des moyens financiers
00:58:14débloqués pour Marseille-en-Gran
00:58:16à plus de 60%
00:58:17quand demain
00:58:18vous rénovez des écoles
00:58:19et ça a été le cas
00:58:20avec notamment la création
00:58:21de nouveaux types d'écoles
00:58:23pour désenclaver
00:58:24Est-ce que vous avez vu
00:58:24la situation à Marseille
00:58:25depuis 8 ans ?
00:58:27Moi je veux bien
00:58:27qu'on passe du vent
00:58:28sur ce plateau
00:58:29excusez-moi
00:58:30on fait du vent
00:58:30sur ce plateau
00:58:31comme Emmanuel Macron
00:58:32quand il va à Marseille
00:58:33je suis désolé
00:58:33moi je suis marseillais
00:58:34moi j'ai mal
00:58:35de voir ma ville comme ça
00:58:36j'ai mal de voir ma ville
00:58:37qui est en train de sombrer
00:58:38ça fait 15 fois
00:58:39moi au début
00:58:39quand Emmanuel Macron
00:58:40est venu à Marseille
00:58:41je vais vous dire la vérité
00:58:42j'ai cru
00:58:42voilà
00:58:43j'ai cru que Marseille
00:58:43j'ai cru que Marseille
00:58:45allait être une priorité
00:58:46et plus il vient
00:58:47plus il fait des annonces
00:58:48il ne se passe rien
00:58:49la situation
00:58:50elle est dramatique
00:58:51dans cette ville
00:58:51les cités
00:58:53c'est dramatique
00:58:54et là il revient
00:58:55il nous annonce quoi ?
00:58:55que l'amende
00:58:56elle passe à 500 euros
00:58:57mais enfin c'est un gag
00:58:58ou quoi ?
00:58:58honnêtement
00:59:01il n'y a pas eu que ça
00:59:02il y a eu quoi d'autre ?
00:59:02alors qu'est-ce qu'il a annoncé ?
00:59:03il a annoncé quand même
00:59:04alors il n'était pas tout seul
00:59:05parce que ça dépend de la région
00:59:06ça dépend de la métropole
00:59:07le grand plan transport
00:59:09qui est en train de se faire
00:59:10le désenclavement
00:59:11des quartiers nord
00:59:12non mais attendez
00:59:13je termine
00:59:13le désenclavement
00:59:14des quartiers nord
00:59:16mais attendez
00:59:17ne confondez pas tout
00:59:18mais non mais je vous parle
00:59:19du narcotrafic
00:59:20non vous n'êtes pas objectif
00:59:22mais vous avez défendu Macron
00:59:23pendant 8 ans
00:59:24vous ne dites pas
00:59:24que vous êtes objectif
00:59:25excusez-moi
00:59:25il faut savoir d'où vous parlez aussi
00:59:27j'essaye d'être objectif
00:59:28sur le grand plan
00:59:29sur le grand Marseille
00:59:30sur le Marseille en grand
00:59:31il y a des choses qui marchent
00:59:32il y a des choses qui ne marchent pas
00:59:33qu'est-ce qui a marché à Marseille
00:59:34depuis 8 ans ?
00:59:35l'amélioration des transports
00:59:36est en cours
00:59:37demander à Muselier
00:59:38demander à Muselier
00:59:40demander à Vassal
00:59:41qui ne sont pas forcément
00:59:42mais quel rapport
00:59:43avec le trafic de drogue ?
00:59:45excusez-moi
00:59:47il n'est pas chef de gare
00:59:48Emmanuel Macron
00:59:48il y a des choses sur l'éducation
00:59:49il y a des choses sur le trafic de drogue
00:59:51il y a des choses sur la sécurité
00:59:52il y a des choses sur les transports
00:59:53il y a des choses qui avancent
00:59:54il y a des choses qui n'avancent pas
00:59:55qu'est-ce qui avance ?
00:59:56essayez de faire un constat objectif
00:59:57mais je suis objectif
00:59:58mais j'y vais dans ma ville
00:59:59excusez-moi
01:00:00mais ça veut dire quoi
01:00:01les transports s'avancent ?
01:00:02il y a 3 milliards et demi
01:00:03qui sont investis
01:00:04ça veut dire quoi ?
01:00:05concrètement
01:00:05qu'est-ce qui s'est passé ?
01:00:06les désenclavements sont en cours
01:00:07concrètement il s'est passé quoi ?
01:00:09il y a eu du tramway
01:00:11je remarque que ce sont des travaux
01:00:12sur 10 ans
01:00:13c'est comme pour les écoles
01:00:14c'est bien
01:00:15donc Marseille ça s'améliore ?
01:00:17sur les transports
01:00:18la situation s'améliore à Marseille
01:00:19mais je vous ai dit
01:00:20que sur le narcotrafic
01:00:21sur la sécurité
01:00:22ça ne s'améliorait pas
01:00:23ça se dégrade
01:00:24sur les transports
01:00:25Jérôme Dubus
01:00:25arrêtez de noyer le poisson
01:00:27attendez
01:00:29excusez-moi
01:00:29pourquoi il est allé à Marseille ?
01:00:31il est allé à Marseille
01:00:32pourquoi ?
01:00:33pas du tout
01:00:34il est allé à Marseille
01:00:35parce qu'il y a eu des problèmes
01:00:36sur le narcotrafic
01:00:37non pas seulement
01:00:38il est allé à Marseille
01:00:40pour faire un bilan
01:00:41de Marseille en grand
01:00:42il y a des choses qui marchent
01:00:43il y a des choses qui ne marchent pas
01:00:44un mois après l'assassinat
01:00:45c'est symboliquement fort
01:00:47de justement dire
01:00:47que le combat
01:00:48il se mène tous les jours
01:00:49qu'il n'est loin d'être gagné
01:00:51parce qu'il a rendu hommage
01:00:52justement à Medi Kessassi
01:00:54à toute sa famille
01:00:54à l'action d'Amin Kessassi
01:00:56et de montrer que justement
01:00:57la France par sa personne
01:00:59est aux côtés
01:01:00de cette lutte du quotidien
01:01:01qui est menée pour le coup
01:01:01à part les mots
01:01:02qu'est-ce qu'il a fait ?
01:01:03non mais attendez
01:01:04à part les mots
01:01:04il a rendu hommage
01:01:05à Medi Kessassi
01:01:06on a l'affaire des amendes
01:01:07et les grottesses
01:01:07je partage
01:01:08excusez-moi
01:01:10vous savez on a souvent
01:01:12sur cette antenne
01:01:13parce que j'aime beaucoup
01:01:15son discours
01:01:15Mohamed Benmedour
01:01:16qui est médiateur
01:01:16dans les quartiers nord
01:01:17de Marseille
01:01:18et la dernière fois
01:01:18qu'on l'a eu
01:01:19la visite d'Emmanuel Macron
01:01:21venait d'être annoncée
01:01:22il nous a dit
01:01:22j'aimerais bien rencontrer
01:01:23Emmanuel Macron
01:01:24donc je lui ai dit
01:01:24le message passe
01:01:25bonjour Mohamed
01:01:26merci d'être avec nous
01:01:27vous l'avez rencontré
01:01:28Emmanuel Macron ?
01:01:30bonjour
01:01:30merci à vous Jean-Marc
01:01:32et à toute l'équipe
01:01:33de Morandini Live
01:01:35je pense que mon message
01:01:36est peut-être passé
01:01:37à l'Elysée
01:01:39donc oui effectivement
01:01:39j'ai rencontré
01:01:40le président de la République
01:01:41hier
01:01:41lors d'un débat
01:01:43face aux lecteurs
01:01:43dans les locaux
01:01:44de la Provence
01:01:45après
01:01:47bon je lui ai parlé
01:01:49j'ai fait part
01:01:50de mon émotion
01:01:51de ce que j'avais
01:01:52sur le coeur
01:01:52de ce que j'ai vécu
01:01:53je lui ai fait
01:01:55séquence
01:01:56d'une scène
01:01:58qui s'est passée là
01:01:59juste derrière
01:02:00où j'avais trouvé
01:02:01le corps calciné
01:02:02d'une jeune femme
01:02:02avec un groupe
01:02:03d'adolescents
01:02:04et ses adolescents
01:02:05enfin ses pré-adolescents
01:02:07avaient filmé
01:02:08la découverte
01:02:09de ce corps calciné
01:02:10il avait diffusé
01:02:11sur les réseaux sociaux
01:02:12c'était un peu
01:02:13pour lui faire
01:02:13une sorte d'électrochoc
01:02:15pour lui montrer
01:02:16regarder l'état
01:02:17de notre jeunesse
01:02:17encore une autre anecdote
01:02:19hier en me rendant
01:02:20sur les lieux
01:02:20je passe par une cité
01:02:22du troisième arrondissement
01:02:23je vois deux guetteurs
01:02:23cagoulés
01:02:24et ils étaient en train
01:02:25d'observer
01:02:26le balai incessant
01:02:27des forces de l'ordre
01:02:28qui arrivaient
01:02:29et je m'arrête
01:02:30à leur hauteur
01:02:30et je leur dis
01:02:31ça va
01:02:31qu'est-ce que vous faites
01:02:32les jeunes
01:02:32j'ai bien compris
01:02:33ce que vous faites
01:02:33il m'a dit
01:02:34non mais
01:02:34qu'est-ce qui se passe
01:02:35j'ai bien écouté
01:02:36il y a le président
01:02:36de la république
01:02:37qui arrive
01:02:37je dois la rencontrer
01:02:38justement pour faire part
01:02:41de ce que vous faites
01:02:42de votre désarroi
01:02:43de votre
01:02:44de votre insouciance
01:02:46et leur réaction
01:02:47ça a été de me dire
01:02:48Mohamed
01:02:48nous on te connait
01:02:50s'il te plaît
01:02:51nous on a que ça
01:02:51on a que le narcotrafic
01:02:52pour manger
01:02:53on a que ça
01:02:54pour vivre
01:02:55donc tu peux lui dire
01:02:57qu'il nous laisse
01:02:57le narcotrafic
01:02:58parce que regarde
01:02:58il y a eu un braquage
01:02:59il y a deux jours
01:03:00à Mazarg
01:03:00où il y a eu
01:03:01des tirs
01:03:03à la Kalachnikov
01:03:03dans le Bar Tabac
01:03:04il nous dit
01:03:05voilà
01:03:05si on nous enlève ça
01:03:06de manière
01:03:07nous on va se mettre
01:03:07à faire ça
01:03:08et donc ça montre
01:03:09ça montre l'état
01:03:10d'insouciance
01:03:11de nos jeunes
01:03:11à l'heure actuelle
01:03:12mais votre rencontre
01:03:14avec Emmanuel Macron
01:03:14est-ce que vous avez
01:03:15le sentiment
01:03:15que ça a amené
01:03:16quelque chose
01:03:16est-ce qu'il a compris
01:03:17quelque chose
01:03:18est-ce qu'il a entendu
01:03:19quelque chose
01:03:19dans ce que vous avez
01:03:20voulu lui expliquer
01:03:21sur le coup
01:03:23il a entendu
01:03:23mon émotion
01:03:24c'est sûr
01:03:25qu'il a été choqué
01:03:26mais après
01:03:27moi je lui ai fait part
01:03:28parce que je suis en contact
01:03:31avec le papa d'Abderrahim
01:03:32je suis monté au créneau
01:03:33récemment
01:03:33pour que justement
01:03:34il voie le président
01:03:35de la république
01:03:36moi j'aurais préféré
01:03:37que ça soit
01:03:37le père d'Abderrahim
01:03:39Abderrahim
01:03:39il y a 15 jours
01:03:40ils ont tué son fils
01:03:41de 15 ans
01:03:42ils l'ont carbonisé
01:03:43la vidéo circule
01:03:44sur les réseaux sociaux
01:03:45j'aurais préféré
01:03:45que ça soit lui
01:03:46que moi
01:03:46je pense que c'est lui
01:03:47la priorité
01:03:48on est monté au créneau
01:03:50finalement
01:03:51j'avais même parlé
01:03:52avec Amine Kessassi
01:03:53parce que je souhaitais
01:03:55que le président
01:03:56de la république
01:03:56rencontre Amine Kessassi
01:03:58en compagnie
01:03:58du papa d'Abderrahim
01:03:59et de la maman
01:04:00de Sokaina
01:04:01qui voulait absolument
01:04:02voir le président
01:04:02de la république
01:04:03Amine me disait
01:04:04qu'il était en train
01:04:05d'essayer de goupiller ça
01:04:07puis on n'a pas eu
01:04:08de nouvelles
01:04:08et finalement
01:04:09il y a eu une séquence
01:04:11au cimetière
01:04:12avec la famille Kessassi
01:04:14c'est bien
01:04:15mais symboliquement
01:04:17ça peut
01:04:18ça peut faire passer
01:04:20un message
01:04:20mais
01:04:20malheureusement
01:04:22ça
01:04:22ça n'a pas été
01:04:24bien perçu
01:04:25par les autres
01:04:26familles de victimes
01:04:26parce que
01:04:28ils ont eu l'impression
01:04:29de ne pas exister
01:04:31ils ont eu l'impression
01:04:32de ne pas exister
01:04:33moi
01:04:33j'ai demandé
01:04:34des moyens
01:04:35supplémentaires
01:04:36pour la prévention
01:04:37le président
01:04:39s'est engagé
01:04:40à
01:04:41à faire le nécessaire
01:04:42pour qu'on puisse
01:04:43avoir de meilleures conditions
01:04:44pour améliorer
01:04:45l'éducation de nos enfants
01:04:46si ce n'est pas le cas
01:04:47je vous le dis
01:04:48moi je suis convaincu
01:04:50à moitié
01:04:50et encore
01:04:51et encore
01:04:52parce que
01:04:52comme vous l'avez dit
01:04:53la seule annonce
01:04:54qui a été faite hier
01:04:55c'était l'amende forfaitaire
01:04:56à 500 euros
01:04:57je vous le dis
01:04:58sur cette antenne
01:04:59si la situation
01:05:00ne se décante pas
01:05:01on ne nous donne pas
01:05:02de moyens
01:05:02on ne le considère pas
01:05:03je vais partir
01:05:05en préfecture
01:05:06avec
01:05:07des familles de victimes
01:05:08dont le papa d'Abderrahim
01:05:09des jeunes
01:05:10qui sont en proie
01:05:11au narcotrafic
01:05:11des jeunes qui sont au chômage
01:05:13nous allons nous attacher
01:05:14devant les ports
01:05:15de la préfecture
01:05:15et nous ferons une grève
01:05:17de la faim
01:05:18ça c'est dit
01:05:19j'attends la rentrée
01:05:19si rien ne bouge
01:05:21je vois qu'on continue
01:05:22à faire de la communication
01:05:23là c'est bon
01:05:24moi les cadavres
01:05:25les morts
01:05:25j'en peux plus
01:05:26les repas
01:05:27de veillées
01:05:29les prières mortuaires
01:05:30etc
01:05:30j'en ai marre
01:05:31d'aller à la morgue
01:05:33d'aller voir des jeunes
01:05:33de voir des mamans pleurer
01:05:35de me faire solliciter
01:05:36pour
01:05:37toutes ces problématiques là
01:05:38de voir la mort en face
01:05:40j'en peux plus
01:05:40on entend votre colère
01:05:41je voudrais vous montrer
01:05:43un extrait de l'émission
01:05:44quotidien hier
01:05:45c'est intéressant
01:05:45parce qu'ils ont rencontré
01:05:46des jeunes
01:05:46qui sont des jeunes
01:05:48trafiquants
01:05:49et ils leur ont demandé
01:05:50mais voilà
01:05:51c'est compliqué
01:05:52quand même aujourd'hui
01:05:53parce qu'il y a des jeunes
01:05:53qui meurent
01:05:54vous risquez votre vie
01:05:55et la réponse
01:05:56elle est stupéfiante
01:05:57de ces jeunes
01:05:57parce qu'ils répondent
01:05:58à la caméra
01:05:58ils répondent
01:05:59mais nous tout ce qui nous
01:06:00intéresse c'est l'argent
01:06:01si on meurt
01:06:01c'est les risques du métier
01:06:03je trouve ça glaçant
01:06:04parce que c'est des jeunes
01:06:05qui ont 20 et 25 ans
01:06:06regardez cet extrait
01:06:07toi t'as quel âge ?
01:06:0920 ans
01:06:09et toi ?
01:06:1025 ?
01:06:11vous avez pas peur
01:06:12pour vos vies ?
01:06:13non
01:06:13on aime que l'argent
01:06:15on aime mal
01:06:16voilà
01:06:17on aime mal
01:06:19on aime que l'argent
01:06:20il y a des jeunes
01:06:22comme vous
01:06:22qui sont morts
01:06:23récemment
01:06:24c'est des risques
01:06:24les risques du métier
01:06:27c'est à dire ?
01:06:28c'est des risques du métier
01:06:29et toi ça fait combien
01:06:30de temps que tu fais ça ?
01:06:31bon
01:06:31depuis que je fais ça
01:06:32comme ça
01:06:32quel âge ?
01:06:34je sais pas
01:06:34depuis 13 ans
01:06:35Mohamed
01:06:38qu'est-ce qu'on fait
01:06:38quand on entend des jeunes
01:06:39comme ça ?
01:06:41ça j'entends
01:06:41ce discours
01:06:42j'entends tous les jours
01:06:42je sais
01:06:43j'entends tous les jours
01:06:44ils me retrouvent
01:06:46même sur les réseaux sociaux
01:06:48en prison
01:06:49ils parlent avec moi
01:06:49ils se confient
01:06:50ils m'expruntent
01:06:52leur désarroi
01:06:52alors c'est ça
01:06:53ils ont plus de conscience
01:06:55d'une section
01:06:55du bien et du mal
01:06:56pour eux c'est l'argent
01:06:57l'argent
01:06:58l'argent
01:06:58ils te disent
01:07:00je préfère vivre
01:07:02comme un roi
01:07:03pendant 3 ans
01:07:045 ans
01:07:04plutôt que comme un pauvre
01:07:06pendant 20 ans
01:07:07donc c'est ça leur discours
01:07:09parce qu'il n'y a pas de perspective
01:07:10ils se disent quoi
01:07:10de toute façon
01:07:11de toute manière
01:07:11j'ai pas de diplôme
01:07:12je pose des CV
01:07:13on me prend pas
01:07:14certains aussi
01:07:15il faut le dire
01:07:17il faut reconnaître aussi
01:07:18il y a la part du gain
01:07:19certains aussi
01:07:19ont un handicap social
01:07:20donc ils sont un peu fainéants
01:07:22un peu voilà
01:07:22ils sont même pas capables
01:07:24de rédiger un CV
01:07:25et pour eux
01:07:26c'est la facilité
01:07:27donc de toute manière
01:07:28ici dans le quartier nord
01:07:30si vous bougez pas
01:07:32le popotet
01:07:33et vous allez pas
01:07:34vous battre
01:07:35et aller chercher
01:07:36de l'emploi
01:07:38de l'argent
01:07:38le système D
01:07:39il est vite arrivé
01:07:40il est vite arrivé
01:07:41et c'est ça
01:07:42en tout cas
01:07:43on a compris
01:07:43votre menace
01:07:44et votre alerte
01:07:45Mohamed Benmedou
01:07:46merci
01:07:46on a compris votre menace
01:07:47qui est de dire
01:07:48voilà
01:07:48si maintenant
01:07:49les choses ne bougent pas
01:07:49avant le début de l'année
01:07:51on va aller devant la préfecture
01:07:52avec des parents de victimes
01:07:53avec des jeunes
01:07:54on va dire
01:07:54stop ça suffit
01:07:55on s'attache au gris
01:07:56c'est ce que vous nous disiez
01:07:57on fera une grève de la fin
01:07:58j'espère que vous ne serez pas
01:07:59amené à cet extrême
01:08:01en tout cas
01:08:01merci Mohamed
01:08:02et c'est toujours très intéressant
01:08:03de vous avoir
01:08:04vous savez
01:08:04et on aime beaucoup vous avoir
01:08:05pour votre regard franc
01:08:06et direct
01:08:07sur ce qui se passe à Marseille
01:08:08Merwan j'ai vu que vous vouliez réagir
01:08:09oui oui
01:08:10très intéressant
01:08:11il y aura peut-être un lien
01:08:11avec le sujet précédent
01:08:13des agriculteurs
01:08:13le sérieux de la politique
01:08:14c'est l'économie
01:08:16et là on se rend bien compte
01:08:16que dans tous les pans
01:08:18de l'économie française
01:08:18Emmanuel Macron
01:08:20voire même les politiques précédentes
01:08:21on déconstruit
01:08:22tout ce qu'il y avait
01:08:22d'économie française
01:08:23on parle des agriculteurs
01:08:24on parle de l'éducation
01:08:25désolé
01:08:26on parle d'éducation nationale aussi
01:08:27parce que si ces jeunes
01:08:28se retrouvent dans la rue
01:08:29à vendre
01:08:29c'est aussi
01:08:30et ils le disent
01:08:30parce que de toute façon
01:08:32que j'aille faire des études
01:08:33que je passe des diplômes
01:08:35que j'arrive sur le marché du travail
01:08:36je n'arriverai à rien
01:08:37là j'ai de l'argent
01:08:38et c'est du direct
01:08:39le problème
01:08:40le problème
01:08:40c'est que
01:08:41non pas Emmanuel Macron
01:08:43c'est une suite
01:08:44c'est une conséquence
01:08:44de toutes ces politiques
01:08:46qui ont
01:08:46toutes ces politiques
01:08:48qui ont déconstruit
01:08:49pendant des années
01:08:50l'économie française
01:08:50on le voit avec l'agriculture
01:08:51on le voit avec la santé
01:08:52et on le voit aujourd'hui
01:08:53avec ces jeunes
01:08:53qui sont complètement délaissés
01:08:55vous avez raison monsieur Pomard
01:08:56parce que je pense
01:08:56qu'il y a aussi une responsabilité
01:08:57du côté de l'éducation
01:08:58parce qu'on aurait pu faire
01:08:59quelque chose
01:09:00et un mot Bruno Pomard
01:09:01tout simplement
01:09:01je le connais très bien
01:09:02je travaille avec mon association
01:09:04Rédaventure
01:09:04avec mes policiers
01:09:05et je le vois demain à Marseille
01:09:06d'ailleurs parce qu'il fait
01:09:06un travail formidable
01:09:07il prend beaucoup de risques
01:09:08et c'est des gens comme ça
01:09:09qu'on a besoin
01:09:10sinon on est en train
01:09:11de dériver totalement
01:09:12on ne maîtrise plus rien
01:09:13donc il faut des moyens
01:09:14il faut mettre des moyens
01:09:14j'étais hier avec le grand patron
01:09:16de la PJJ
01:09:16on en discutait
01:09:17ils sont en train de réformer
01:09:18tout le dispositif
01:09:19centre éducatif fermé
01:09:20etc
01:09:21il va falloir encore une fois
01:09:22s'activer totalement
01:09:23sur l'éducation
01:09:24et la prévention
01:09:25et on continue à suivre ça
01:09:26et c'est pas augmenter
01:09:26une amende de 300 euros
01:09:27qui va changer les choses
01:09:28merci à tous
01:09:29dans un instant
01:09:29c'est Sonia Mabrouk
01:09:30on se retrouve demain en direct
01:09:31à partir de 10h35
01:09:32à demain
01:09:32et d'ici là
01:09:33soyez prudents
01:09:34Sous-titrage Société Radio-Canada
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