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  • il y a 15 heures
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00On va commencer par cet article. La France aura-t-elle disparu d'ici la fin du siècle ?
00:03Allez, comme ça, voilà, c'est dit, ça y est, la question est posée.
00:07Alors, ce serait, avec tout le conditionnel, bien sûr, on ne va pas inquiéter les gens,
00:11ce serait ce que penserait beaucoup d'Américains, Américains plutôt du centre et du droite.
00:14Selon Peter Bocotian, qui est un philosophe américain connu pour ses critiques du wokisme,
00:18il est interrogé, il y a une longue page, une grande page très intéressante,
00:21il est interrogé par Eugénie Bastier, que nous connaissons bien sur CNews Europe 1,
00:25c'est dans le Figaro du jour, et il dit, pour résumer sa pensée,
00:29ce qui n'est pas tout à fait simple, il dit qu'il y a en Europe un refus de la vérité,
00:32notamment sur les implications démographiques et sociales de l'immigration.
00:38Est-ce un déni ou une acceptation ?
00:41Je vous donne la parole en premier, je sais que c'est un de vos thèmes favoris.
00:46Vous savez, je suis maintenant, hélas, un vieil editorialiste,
00:49cela fait à peu près 30 ans que je sonne l'alerte, je ne suis pas le seul,
00:52sur, effectivement, l'aveuglement très général,
00:55cette espèce de banalisation de l'immigration de peuplement,
00:59la banalisation de l'islam, la banalisation du communautarisme.
01:02C'est plus une acceptation qu'un déni, finalement, peut-être que c'est accepté.
01:07Je ne pense pas que ce soit accepté.
01:09Lui, il dit que c'est un déni, comme vous, un aveuglement.
01:12Je vois ça comme étant une somnolence généralisée par le poison idéologique
01:16qui est celui de l'antiracisme, qui est très respectable en tant que tel,
01:19mais qui a interdit précisément de s'alarmer sur ce changement de peuple,
01:22de civilisation, et qui a fait en sorte que tous ceux qui disent
01:26qu'on va vers un grand remplacement, il suffit de voir la manière dont maintenant
01:30est traité Renaud Camus, qui a été le premier à alerter sur le grand remplacement,
01:33il est traité de tous les noms aujourd'hui, notamment à travers un livre qui vient d'être.
01:37– Il prend son compte, en le changeant bien sûr un peu, le grand à l'expression
01:40– Et c'est ce que je voulais vous dire, et Mélenchon cautionne aujourd'hui
01:42effectivement ce risque de voir la France disparaître, et moi je partage cette angoisse
01:46de voir la France disparaître, non pas avant la fin du siècle,
01:49mais dès les années 2050, si rien n'est fait pour stopper effectivement
01:53ce grand abrutissement général qui est causé aujourd'hui par ce politiquement correct
01:58qui est interdit, ou qui oblige à dire que l'islam est une religion de paix et de tolérance,
02:02que l'immigration est une chance pour la France, etc.
02:05– Thomas Bonnet, je vous donne la parole, juste avant je voudrais que vous écoutiez
02:08l'écrivain Richard Millet qui était l'invité d'Europe 1 ce matin,
02:12il a estimé que la France, lui aussi, est en voie de disparition.
02:15– Je pense qu'effectivement, moi on est en voie d'effondrement,
02:17et peut-être en voie de disparition, tout simplement.
02:20Et Marion Maréchal, lorsqu'elle parle de questionner l'identité de la France,
02:23elle a tout à fait raison, je veux que ce soit un terme tabou, identité aujourd'hui,
02:27mais voilà, les politiques, me semble-t-il, devraient s'intéresser aussi
02:30à ce que c'est que l'identité de la France ?
02:33– Thomas Bonnet.
02:33– Je pense que le constat est partagé, c'est-à-dire que si vous demandez aux Français
02:37ce qu'ils en pensent, vous aurez un consensus, vous aurez une majorité en tout cas de Français
02:40qui diront en effet que l'immigration a désormais pesé un péril sur l'avenir de notre pays,
02:45d'où la nécessité à mon avis de trancher le débat lors de la prochaine campagne présidentielle,
02:49parce que s'il y a bien un sujet où les Français n'ont jamais eu leur mot à dire,
02:52c'est celui de l'immigration.
02:53Or, c'est sans doute l'un des phénomènes qui a le plus modifié,
02:56et qui va peut-être le plus modifier notre pays au cours des prochaines années.
03:00Donc je crois que 2027, effectivement, il faudra parler d'économie,
03:02il faudra parler de tout un tas de sujets,
03:04il faudra beaucoup parler, à mon avis, de la question de l'identité,
03:07et donc, par définition, de l'immigration.
03:10Quel pays on veut être ? Quel pays on veut être et rester pour les années à venir ?
03:13– Je vous invite à lire cet article, cette interview de Peter Bogossian,
03:16il dit aussi qu'il y a une question qu'Eugénie Bastille lui pose,
03:19en disant qu'on a été très inquiet à cause du Groenland et des menaces de Donald Trump,
03:26il dit « Oh là là, c'est le moindre de vos problèmes,
03:27la compétitivité, l'économie, l'immigration, l'intelligence artificielle,
03:32qui est tout sauf française, vous n'avez même pas vos réseaux sociaux,
03:34vous avez des déficits massifs et vous vous inquiétez du Groenland ? »
03:37– Oui, oui, c'est très bien, c'est très drôle.
03:39– Il faut dire que cette interview, elle est très bonne.
03:42Il parle de suicide culturel.
03:44– Oui, deuxième question, alors là, ça n'a pas le temps de continuer,
03:46mais on pourrait, je pense, tirer les fils de cette interview pendant assez longtemps.
03:51– Deuxième question, la France a-t-elle les moyens de sa force nucléaire ?
03:55Si la France bénéficiait d'un plan de sauvetage,
03:58sacrifierait-elle sa force nucléaire ?
04:00La question est posée sur un blog du Peterson Institute for International Economics,
04:05c'est un centre de réflexion économique de Washington,
04:07et l'auteur de la tribune et de la question est un économiste danois,
04:10assez reconnu, Jacob Funk Kierkegaard,
04:14pas le philosophe, plus récent, plus contemporain.
04:18Alors que le budget doit être voté aujourd'hui,
04:21que la France est, comme vous le savez, endettée,
04:23qu'on est revenu sur la réforme des retraites,
04:25qu'il y a des taxes d'entreprise,
04:26cette question de la souveraineté,
04:29et au final, là, du nucléaire,
04:31et de la question qui se pose au vu du contexte géopolitique,
04:35est-ce que vous aussi, cette question,
04:37vous la prenez en compte, et est-ce qu'elle se pose réellement ?
04:39Thomas Bonnet.
04:40– Non, je ne crois pas qu'elle se pose réellement,
04:40mais à mon avis, la question est volontairement provocatrice,
04:43parce que, en fait, quand on regarde,
04:45si on devait, demain, faire un plan d'économie drastique,
04:48si on était vraiment, ce qui est presque le cas,
04:51si vraiment on était contraint par les autorités internationales
04:54de baisser notre dette de manière rapide,
04:58le nucléaire, la dissuasion nucléaire,
05:00est préservée de ces coupes économiques.
05:02Donc, la question ne se pose pas en l'État.
05:04– Oui, mais ce qu'il dit,
05:05enfin, voilà, c'est ce qu'il dit,
05:07c'est que comment voulez-vous être souverain ?
05:09– Mais bien sûr.
05:09– Certes, vous allez allouer des crédits à la défense,
05:11mais quand vous êtes endetté et que la charge de la dette
05:15est de plus en plus puissante,
05:16comment est-ce qu'on peut estimer être souverain ?
05:18– Absolument, et de ce point de vue-là,
05:20je suis parfaitement d'accord avec lui,
05:21c'est-à-dire que tous les discours d'Emmanuel Macron
05:23sont effacés par son bilan économique,
05:26plus 1000 milliards d'euros de dette.
05:27Comment voulez-vous peser dans le monde
05:29en étant une économie si affaiblie ?
05:32Pour être puissant, il faut être craint,
05:33c'est ce que dit le président de la République,
05:34qui est craint quand il a une économie à tonnes,
05:37comme c'est le cas pour nous.
05:38Ben voilà, le vrai bilan d'Emmanuel Macron,
05:39ce ne sera pas le réarmement de l'Europe ou le réarmement de la France,
05:42ce sera cette dette abyssale qui nous aura laissé
05:44et qui nous aura profondément affaibli.
05:46– Yvan Yoffol.
05:48– Le procès en incompétence qui est lancé par Emmanuel Macron
05:50et par tout son groupe, enfin par ceux qui le soutiennent
05:53vis-à-vis de cette France souverainiste
05:54qui prétend être une alternative,
05:57est un procès en incompétence qui ne convainc personne,
05:59naturellement, parce que les incompétents,
06:00on les a maintenant au pouvoir,
06:02et ils sont là depuis maintenant,
06:03enfin depuis 2017, voire même avant,
06:06parce qu'en fait, c'est tout un système.
06:08– Non, il n'y a pas qu'Emmanuel Macron,
06:10vous tombez à avoir raccourci sur Emmanuel Macron,
06:12mais au final…
06:13– Macron avait promis la révolution,
06:15on voit bien qu'il n'y a pas de révolution,
06:16non seulement il n'y a pas de révolution,
06:17mais la France aujourd'hui se paupérise.
06:18Il y a un article très intéressant qui est paru ce matin
06:20de Nicolas Bavray qui montre que la France
06:22est en train de se tiers-mondiser
06:24avec une série de chiffres qui sont épouvantables.
06:26Et donc ce que cela montre, en effet,
06:28c'est que vous avez aujourd'hui, au cœur de l'État,
06:30des incompétents,
06:31on ne peut pas les appeler autrement que des incompétents,
06:33même s'ils sont peut-être très intelligents sur le papier,
06:36en fait ils se conduisent comme des attilas,
06:39comme des brûleurs de systèmes en tout cas,
06:44et donc c'est à eux-mêmes qu'il faut demander des comptes,
06:46et donc je m'affole de voir effectivement
06:49qu'on continue à faire des procès en incompétence
06:51à ceux qui voudraient effectivement les remplacer,
06:53sans voir à quel point cela même maltraite encore
06:57non seulement la France dans son identité,
06:59mais dans son économie, dans sa cohésion nationale,
07:02et il faut sortir au plus vite maintenant
07:03de ce piège mortel.
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