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Les invités d’Olivier de Keranflec’h décryptent l’actualité internationale dans #LHeureInter tous les dimanches à 16h
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00:01Et chers amis, très heureux de vous retrouver sur CNews pour votre nouveau rendez-vous du dimanche, c'est l'heure inter.
00:07Alors vous l'avez vu, la journée est particulière puisque c'est une rentrée politique, week-end de rentrée politique.
00:13L'émission a donc été décalée, normalement notée dans vos tablettes, c'est à 16h.
00:17Alors on reviendra bien évidemment sur toute l'actualité internationale, sur les conséquences ici en France.
00:22Mais aujourd'hui, vous le savez, et ce sera à vivre en direct sur CNews, il y a dans un peu moins de 30 minutes l'interview de François Béroux.
00:28C'est ça l'événement de la journée, on va y revenir.
00:31Comment est-ce que cela est perçu à l'étranger d'ailleurs, cette crise politique majeure que nous traversons ?
00:35Alors tous les dimanches, vous aurez autour de ce plateau Rachel Kahn, essayiste, juriste.
00:40Ma chère Rachel, bonjour.
00:40Bonsoir, bonsoir Olivier.
00:42Karima Bric vous accompagnera aussi dans leur inter tous les dimanches.
00:45Bonjour ma chère Karima.
00:47Et Xenia Fedorova bien évidemment avec nous, ma chère Xenia, bonjour.
00:51Et puis on aura tous les dimanches autour de ce plateau aussi un invité exceptionnel.
00:54Et c'est Michel Fayad qui est avec nous cet après-midi, analyste politique, très prisé.
01:00Grand analyste, très prisé.
01:02Mais on a beaucoup de mal à l'avoir.
01:03Donc on est très heureux de vous avoir mon chère Michel cet après-midi.
01:07Alors je le disais, nous allons parler Actu Inter bien évidemment.
01:10C'est la promesse de cette émission.
01:12Mais vous le savez, c'est l'actualité française.
01:15Aujourd'hui, ce grand interview, cette grande interview de François Bayrou qui est attendue par les Français.
01:20On va bien sûr garder un œil sur cet événement.
01:23Ce sera à 18h, je le disais, en direct sur CNews.
01:26Le Premier ministre qui sera interviewé par Sonia Mabrouk et trois autres consoeurs des autres chaînes info.
01:33Alors ce que je vous propose, c'est que nous allions sur place pour démarrer.
01:36Retrouvez Thomas Bonnet et Axel Rebeau qui est Thomas Bonnet dans les jardins de Matignon.
01:42Mon cher Thomas, bonjour.
01:42L'objectif finalement de François Bayrou dans quelques minutes, ça va être de convaincre, convaincre et encore convaincre.
01:54Absolument, bonsoir cher Olivier.
01:55Convaincre, mais convaincre qui ?
01:57Voilà la question pour François Bayrou qui a très envie de parler,
02:00qui prend la parole chaque jour depuis qu'il a annoncé la tenue de ce vote de confiance le lundi 8 septembre prochain.
02:06Et donc, il va de nouveau prendre la parole le Premier ministre.
02:08C'est dans un peu moins de 30 minutes avec Axel Rebeau, on est monté dans le bureau du Premier ministre il y a quelques instants.
02:13Vous allez le voir à l'image, il se trouve à l'étage ici à Matignon.
02:16On est allé voir, tout est en train d'être installé pour que cette interview se déroule au mieux.
02:201h15 d'entretien environ en présence évidemment de Sonia Mabrouk et de trois autres journalistes des chaînes d'info
02:27pour interroger le Premier ministre sur ses intentions, quelles sont ses orientations budgétaires.
02:31Est-ce qu'il est prêt à faire des gestes pour les partis politiques ?
02:34Il va les recevoir tout au long de la semaine ici à Matignon.
02:37Est-ce qu'il est prêt à faire quelques concessions sur son plan d'économie ?
02:40Voilà quelques-unes des questions qui vont sans doute être posées à François Bayrouk et à 1h15
02:45pour donc convaincre les partis d'opposition qu'il faut voter la confiance en sa faveur.
02:50Convaincre aussi les Français qu'il est le mieux placé pour régler cette question de la dette.
02:55On attend donc les réponses du Premier ministre d'ici moins de 30 minutes maintenant.
02:59Merci beaucoup Thomas.
03:00Thomas Bonek nous retrouverons juste avant cette grande interview de François Bayrouk à 18h.
03:05Alors c'est vrai que nous en parlons régulièrement sur notre antenne.
03:08On les connaît, les attentes des Français, le pouvoir d'achat, l'insécurité, la lutte contre l'insécurité.
03:13On le voit bien tous les jours, elle ne cesse d'augmenter la lutte contre l'antisémitisme
03:17qui n'arrête pas un véritable fléau.
03:20Ça, on connaît.
03:21En revanche, ce qu'on connaît un peu moins, c'est cette crise politique majeure que nous traversons.
03:25C'est la façon dont elle est perçue à l'étranger, Karim Abrik, outre-Atlantique par exemple.
03:29Est-ce que ça intéresse ou pas ce qui est en train de se jouer en France, notamment aujourd'hui,
03:33avec cette crise économique ?
03:35Et pas seulement, je le disais, sur plein de points de vue, effectivement, aujourd'hui ça ne tourne plus très rond.
03:40Alors comment c'est perçu chez vous, Karim Abrik ?
03:43Bon, évidemment, on regarde la situation financière de la France et c'est quand même préoccupant.
03:48Il y a quand même cette préoccupation de se dire comment ce pays, qui est un grand pays,
03:53va réussir à redresser ses finances publiques.
03:56On est dans un contexte international très particulier.
03:59Il y a des conflits, il y a des guerres, il y a ces aspects de sécurité aujourd'hui.
04:02Il y a beaucoup d'argent qui doit aller aussi à la sécurité.
04:05On parle de ces enjeux internationaux.
04:07À l'heure interne, on va en parler énormément pendant cette année.
04:09Mais toute cette question de dette publique, à un moment donné, ça joue aussi sur la possibilité de financer aussi,
04:16que ce soit l'armée, ses mécanismes de protection.
04:19Donc on regarde ça, on se dit, OK, la France, premièrement, est-ce que c'est vrai que c'est ce pays qui est parfois un peu ingouvernable ?
04:25Est-ce que la classe politique est capable de faire les changements qui s'imposent ?
04:29Et il y a aussi toute cette menace, cette ombre au tableau, ce qui s'était passé en Grèce.
04:35On ne dit pas que c'est ça qui va arriver.
04:37On ne se dit pas que la France, c'est ce qui la guette.
04:39Mais ça plane quand même.
04:41Et on se dit, est-ce que la France aura le courage de faire certains changements ?
04:44Je pense que ça fait vraiment partie des préoccupations.
04:46Ce grand pays qui semble aujourd'hui partir à la dérive.
04:50Xenia Fedorova, je vous avoue que j'attendais impatiemment de vous poser cette question.
04:54Est-ce que cette crise politique majeure que nous traversons aujourd'hui en France, est-ce qu'elle préoccupe en Russie ?
05:01Est-ce qu'elle est relayée à la fois par les médias ?
05:03Est-ce que les Russes s'en intéressent de ce qui se joue aujourd'hui en France ou pas ?
05:09Moi, je pense qu'évidemment, cette crise est relayée par les médias.
05:12Si les Russes s'intéressent beaucoup sur ce qui se passe en France, je pense que oui, dans le sens où on attend souvent Emmanuel Macron évoquer la Russie.
05:22Dans un sens assez négatif.
05:24Donc, c'est pour ça que je pense que les Russes s'intéressent ce qu'il peut dire sur la Russie.
05:29Après, la façon dont c'est vu ou c'est écrit, c'est plutôt...
05:33Les analystes disent que c'est la mauvaise gestion par Emmanuel Macron, ce qui traverse les pays aujourd'hui.
05:40Et vraiment, si on regarde ce qui est passé depuis qu'Emmanuel Macron était ministère de Finances, par exemple,
05:47quand il a dit qu'il va moderniser l'économie française, mais en fait, la dette a continué d'augmenter.
05:54La vente de l'Alstom, la crise énergétique, les gilets jaunes, la crise de la gestion de Covid, exploser la dette.
06:02Et finalement, aujourd'hui, on est, je pense, en 2021, on est à 15% de dette de PIB.
06:08Et en fait, on risque d'aller vers 120 selon les projections dans 2027.
06:18Donc, Emmanuel Macron n'est pas perçu comme le Mozart de la finance, on l'imagine bien, donc en Russie.
06:22Non, il y a aussi une idée qu'en fait, il fait perdre la France de cette souveraineté.
06:31Il fait la France plus dépendante de Bruxelles, des marchés financiers, des États-Unis, sur tous les sens.
06:41Et c'est comme ça, c'est eu cette crise.
06:42C'est perçu comme cela, et effectivement, c'est intéressant ce que vous disiez, ce lien avec Bruxelles,
06:48qui peut-être n'est pas compris dans d'autres sociétés, et qui n'est pas effectivement compris aujourd'hui dans d'autres sociétés.
06:52Rachel Kahn, Michel Fayette, je voulais vous faire réagir sur cette déclaration d'Emmanuel Macron.
06:57C'était jeudi dernier.
06:58Nous sommes à un sommet franco-allemand, et il est question de cette guerre entre la Russie et l'Ukraine.
07:04Oui, mais voilà, la question est posée à Emmanuel Macron.
07:08Est-ce que vous allez démissionner ?
07:10Alors, une telle déclaration, quand un journaliste à un sommet franco-allemand,
07:15où toutes les télévisions sont présentes, quand on demande à un chef d'État s'il va démissionner ou pas,
07:20qu'est-ce que cela révèle ?
07:21Je vous interroge avant, mais avant, on va écouter Emmanuel Macron.
07:25Pour le reste, je ne fais pas de politique fiction.
07:27Il y a juste une de vos hypothèses que je peux tout de suite donner.
07:31C'est que, pour ce qui me concerne, je crois dans la démocratie.
07:33La démocratie consiste à ce que des gens votent pour un mandat donné.
07:38Le mandat qui m'a été confié par les Français et par personne d'autre
07:41est un mandat qui sera exercé jusqu'à son terme.
07:44Conformément à l'engagement que j'ai pris à l'égard des Français,
07:47n'en déplaise, y compris à ceux qui ont été défaits à plusieurs reprises lors de ces mêmes élections.
07:52Alors, on ne va pas s'interroger de savoir si c'est, moi d'abord, la France après pour Emmanuel Macron.
07:57Rachel Kahn, néanmoins, comment est-ce que vous percevez, effectivement,
08:00le fait que le président de la République français doit se justifier devant les caméras étrangères
08:05pour dire « non, je ne démissionnerai pas ».
08:07Oui, c'est ça. C'est terrible parce qu'Emmanuel Macron se veut un destin international
08:12en donnant des leçons à de nombreux pays.
08:15Alors même qu'au sein de la France, il y a une césure entre le chef de l'État et la population
08:21avec tout ce que vous avez pu définir tout à l'heure, cette question d'insécurité.
08:26Mais j'aimerais aller plus loin.
08:27Ce terrorisme à la fois intellectuel, ce terrorisme physique de l'islam politique en France
08:34qui met les personnes dans l'insécurité.
08:37Et puis moi, ce qui me fait peur aussi, c'est qu'on a le cas Boileb Sansal,
08:40où on voit qu'on a un président de la République qui est incapable de se battre pour un otage français.
08:46Enfin, en plus, on en a deux en Algérie.
08:48On en a aussi en Iran.
08:50Donc, ces leçons à travers le monde, sur laisser c'est le feu pour les uns,
08:55sur on continue la bataille pour Zelensky,
08:58pour se dire que la guerre existentielle, elle est ailleurs
09:00et pas en France d'un point de vue idéologique,
09:04eh bien, ça déconnecte le président de ses citoyens.
09:07Ce président Emmanuel Macron qui nous avait dit
09:08« Pour être respecté, il faut être craint ».
09:10Il pensait bien évidemment à la Russie,
09:12mais vous l'avez dit, vous avez rappelé à juste titre,
09:15le rapport avec l'Algérie, avec Alger,
09:18et une diplomatie tout à fait molle.
09:20de la part de la France.
09:22Michel Fayad, peut-être, en résumé, une petite analyse.
09:26Aujourd'hui, donc, c'est un jour historique pour la France.
09:29François Bayrou s'exprime à 18h en direct sur CNews.
09:33Tous les Français vont être devant leur télévision
09:35puisque cette interview est diffusée sur toutes les chaînes d'infos.
09:38Mais c'est sur CNews qu'il sera le mieux décrypté, bien évidemment.
09:41Michel Fayad, à l'international,
09:43quand on voit une crise politique comme celle que traverse actuellement la France,
09:46quand on voit un chef d'État qui est obligé de se justifier
09:49devant des caméras du monde entier en disant
09:50« Non, je ne démissionnerai pas ».
09:52Quel impact ?
09:53Quel impact, finalement, sur la diplomatie française ?
09:57Déjà, vous serez étonné de voir qu'il y a des Africains
10:00qui connaissent mieux la constitution de la Ve République
10:02que beaucoup de Français.
10:04Et dans le sens où les Africains savent que le président de la République
10:07est le garant des institutions.
10:08Et de la stabilité, donc.
10:10Parce que les institutions de la Ve République,
10:12c'est l'idée de sortir de cette impasse
10:15qui était la Troisième et la Quatrième République
10:17du fait de l'instabilité.
10:19Et donc, on voit aujourd'hui Emmanuel Macron
10:21qui a conduit la France dans une instabilité.
10:25Parce qu'on a eu la dissolution,
10:27on a eu la chute de Barnier,
10:29maintenant on va avoir la chute de Bayrou.
10:32Déjà, il y a eu la chute au préalable d'Atal
10:35par la dissolution.
10:36Bref, on ne voit pas de solution.
10:39Pourtant, il en existe.
10:40Moi, à mon sens, le débat est faux
10:42sur l'idée de faire la proportionnelle ou pas.
10:44Parce que je pense que la proportionnelle
10:45pourrait amener encore plus d'instabilité à l'instabilité.
10:50Je pense que la vraie solution,
10:51ce serait de regarder ce que font les autres pays
10:53qui ont la même loi électorale.
10:55C'est-à-dire la loi qui consiste à avoir
10:57une circonception uninominale et un système majoritaire.
11:00Donc le système...
11:01Ça, effectivement, vous le répétez souvent.
11:02Sauf que dans tout le reste du monde,
11:04c'est un seul tour.
11:05Aux Etats-Unis, c'est un tour.
11:06En Bretagne, c'est un tour.
11:07En Allemagne, c'est un tour.
11:08Pourquoi est-ce qu'en France, on a deux tours ?
11:10Parce qu'on est en train de trahir les électeurs.
11:12On est en train de leur dire,
11:13votez pour nous.
11:14Mais au deuxième tour,
11:15peut-être qu'on va se retirer.
11:16Mais est-ce qu'on a demandé à nos électeurs
11:17s'ils étaient d'accord qu'on se retire
11:19en faveur de quelqu'un
11:21pour lequel ils n'ont pas voté ?
11:23Donc c'est assez peu démocratique, finalement.
11:25Donc il faudrait, à mon sens,
11:27arriver à un système
11:28qui n'est pas par ailleurs
11:29dans les autres pays
11:30où il y aurait un seul tour
11:32et qui dégagerait enfin une majorité claire.
11:34Et l'exemple clair,
11:35c'est la Grande-Bretagne
11:36où le Premier ministre
11:38a remporté les élections
11:39et a une majorité parlementaire
11:41avec moins de voix
11:43que le RN en France.
11:45Vous comprenez bien
11:46que si on avait eu
11:47la même loi électorale
11:48en France
11:49qu'en Grande-Bretagne,
11:50c'est-à-dire la seule différence
11:51c'est un tour au lieu de deux,
11:53eh bien on aurait eu une majorité,
11:55il y aurait une stabilité.
11:56Après, qu'on soit d'accord ou pas
11:57avec le RN,
11:58c'est une autre question.
11:58Mais le fait est qu'on aurait une stabilité.
12:00Oui, mais en même temps...
12:01Karim Abrick.
12:02Oui, mais en même temps,
12:03même quand on regarde
12:03les différents systèmes
12:04ou quoi que ce soit,
12:05c'est toujours, au final,
12:07est-ce que les différents politiques
12:08écoutent les besoins aussi
12:11de la population?
12:12Et la réponse en ce moment,
12:13c'est non.
12:13C'est non.
12:14Et le test de ce soir aussi
12:16pour M. Bérou,
12:17c'est un peu ça aussi,
12:18c'est de savoir finalement...
12:19Vous savez, il y a des questionnements
12:20un peu partout
12:21dans différents pays occidentaux
12:23sur la question de la dette publique,
12:24sur la question de l'immigration,
12:26sur la question de l'identité.
12:27Tous ces enjeux-là,
12:29ils sont chauds un peu partout.
12:31Et je trouve que la France,
12:32il y a aussi ce courage politique
12:35de dire,
12:35est-ce qu'on va aller finalement de l'avant?
12:37Est-ce qu'on va être
12:38à l'écoute de la population?
12:39Et c'est un laboratoire,
12:41la France aussi,
12:41de se dire...
12:42Vous savez,
12:43la France qui a été
12:44un pays extrêmement généreux,
12:46qui est un pays extrêmement généreux,
12:47mais ça fait des décennies
12:48qu'il y a cette générosité-là,
12:50qu'il y a des impacts aussi.
12:52Et...
12:53Alors, vous mettez effectivement
12:54le doigt sur un sujet majeur.
12:57La question de l'immigration,
12:58Rachel Kahn,
12:58va-t-il en parler,
12:59François Béroud ?
13:00Puisque la France,
13:01mais plus globalement,
13:02le vieux continent,
13:02c'est toute l'Europe aujourd'hui
13:04qui doit faire face
13:05à des flux migratoires,
13:07disons-le,
13:07c'est devant nos yeux,
13:09devenu aujourd'hui
13:09totalement incontrôlable,
13:12il y aurait peut-être,
13:12effectivement,
13:13et les Français le savent,
13:14des économies à faire,
13:15dans ce sens-là,
13:15des mesures peut-être radicales,
13:17radicales,
13:17oui,
13:18mais à prendre pour le pays.
13:22Et cela,
13:22pour le moment,
13:22il n'en est pas question.
13:23On n'en entend pas parler.
13:25Oui,
13:25mais dans le même...
13:26Des jours fériés,
13:27oui,
13:27les questions d'immigration,
13:28non.
13:28Je pense que ce soir,
13:29il va en parler,
13:30à mon avis,
13:31le Premier ministre,
13:32parce que là,
13:33on est dans une telle impasse
13:34et le sujet lui a été...
13:36Cette question lui a été posée,
13:37je crois,
13:38la semaine dernière,
13:38où il a répondu,
13:39justement,
13:40de manière très lucide.
13:41Mais le problème,
13:42aujourd'hui,
13:42c'est qu'on a un Premier ministre
13:43qui fait un constat lucide,
13:45sauf que ça ne suffit pas
13:47de faire un constat lucide.
13:49Aujourd'hui,
13:50lorsque l'on voit
13:50cette Assemblée nationale
13:52qui est censée,
13:54normalement,
13:54être motrice
13:56pour un apaisement national,
13:58on a vu que depuis 2022,
14:00enfin,
14:01pardon du terme,
14:01mais c'est un bordel
14:02sans nom,
14:03où rien ne peut avancer,
14:04que ce soit les questions
14:05d'immigration,
14:07que ce soit ces questions
14:08d'entrisme aussi
14:09au sein des institutions,
14:10parce qu'effectivement,
14:11le chef d'État
14:12de l'État
14:12est garant des institutions,
14:14mais aujourd'hui,
14:14au sein de nos institutions,
14:16il y a un véritable problème.
14:17Moi,
14:17ce qui me fait peur aujourd'hui,
14:19c'est qu'on n'arrive pas
14:20à avancer,
14:21que politiquement,
14:22il y a des choses
14:22qui sont dites
14:23qui sont inacceptables
14:24par rapport à la France
14:26et qu'on est dans une dette
14:27à la fois intellectuelle
14:29des politiques
14:30et une dette financière
14:31et ça me fait vraiment
14:32penser à 1933.
14:33Ah oui,
14:34vous êtes donc très pessimiste
14:35ce soir,
14:36avant ce discours
14:37d'Emmanuel Macron.
14:38On le rappelle,
14:38si vous nous rejoignez
14:39sur CNews,
14:40qui aura lieu
14:41d'ici 15 minutes,
14:42un peu moins de 15 minutes
14:43maintenant.
14:44Alors,
14:44c'est vrai que nous avions
14:45en tête d'évoquer
14:46la situation
14:47entre la guerre
14:48et la Russie,
14:49puisque le monde
14:50ne s'arrête pas
14:51de pourner,
14:52il y a effectivement
14:53les problématiques internes
14:54et il y a aussi
14:55toujours cette guerre
14:56entre la Russie
14:57et Emmanuel Macron
14:58qui a haussé le ton.
14:59On l'a entendu
15:00cette semaine,
15:00Ksenia Fedorova
15:01envers Vladimir Poutine
15:04et qui dit
15:05de Donald Trump
15:06qu'il est en train
15:07de se faire avoir
15:07en quelque sorte
15:08et que cette rencontre
15:10entre Volodymyr Zelensky
15:11et Vladimir Poutine
15:13n'aura pas lieu
15:14et que,
15:15par conséquent,
15:16ces perspectives
15:17de paix,
15:17eh bien,
15:18elles s'éloignent.
15:18Les Français,
15:19la majorité des Français,
15:21eux,
15:21souhaitent la paix,
15:22bien évidemment,
15:22entre la Russie
15:23et l'Ukraine.
15:25Voilà,
15:25ça paraît tout à fait logique.
15:27Qu'en est-il ?
15:27Est-ce que cette question,
15:29peut-être,
15:29en attendant François Béraud,
15:30ils vont se rencontrer
15:31ou pas
15:31Vladimir Zelensky
15:32et Vladimir Poutine
15:33ou alors Donald Trump
15:34est en train
15:34de se faire avoir ?
15:36Bon,
15:36je pense,
15:38alors,
15:39ce rendez-vous
15:40est toujours possible
15:41à mon avis.
15:42Mais,
15:42il faut dire
15:45les choses claires,
15:46à mon avis,
15:46c'est plutôt
15:47les Européens
15:47qui ne veulent pas
15:48que ce rendez-vous
15:49prenne place
15:49entre Poutine et Zelensky.
15:50Pourquoi ?
15:51Parce que déjà,
15:52s'il y a un rendez-vous,
15:54c'est-à-dire que
15:55les points à majeur
15:57sont discutés
15:57à l'avance.
15:58Parce que pour Poutine,
16:00c'est ce qu'il a dit,
16:01il est prêt
16:02de rencontrer
16:03Zelensky,
16:05sauf s'il y a
16:06une base
16:06pour cet rendez-vous.
16:08Il ne faut pas
16:09faire un rendez-vous
16:10juste pour faire
16:10un petit photoshop,
16:12la communication,
16:13et c'est tout.
16:14Et c'est-à-dire que
16:14s'il y a cet rendez-vous,
16:16c'est-à-dire que
16:16les deux parties
16:17sont d'accord
16:18sur les points majeurs.
16:20C'est très important.
16:21Et ça,
16:21je ne pense pas
16:22qu'on est encore là.
16:24aujourd'hui,
16:26Vladimir Poutine
16:27est en Chine.
16:29En Chine,
16:30il y a un grand sommet
16:32avec, je pense,
16:34vingtaine de chefs d'État
16:35du Sud global.
16:36Le monde est en train
16:37de bouger en ce moment même.
16:38Exactement.
16:38On voit les choses
16:39extraordinaires.
16:40Par exemple,
16:40on voit les rapprochements
16:42de la Chine avec l'Inde
16:43dans les contextes
16:44où l'Inde
16:45a commencé à avoir
16:46les relations
16:48un peu difficiles
16:48avec Donald Trump,
16:51avec les États-Unis.
16:51et tout ça,
16:54c'est un rapprochement
16:54aussi avec la Russie.
16:55Donc,
16:56on peut dire
16:56qu'il y a un Sud global
16:57qui est plutôt d'un côté
16:59et le monde occidental
17:01qui est de l'autre côté.
17:03Sauf que Donald Trump,
17:04aujourd'hui,
17:05il est plutôt d'un côté.
17:06Il faut arrêter
17:07ces conflits.
17:09Donc,
17:09si l'Europe
17:11fait un effort
17:12et les gens européens
17:13font un effort,
17:17ça peut aller
17:18vers la paix.
17:18Et alors,
17:19on va attendre.
17:20On le disait,
17:20crise politique majeure.
17:22Dans ce contexte-là,
17:23Michel Fayad,
17:24crise politique majeure
17:25ici en France.
17:26Et donc,
17:27à mon avis,
17:27la priorité des Français
17:28aujourd'hui...
17:30Alors oui,
17:30bien évidemment,
17:31chacun s'inquiète
17:33et regarde
17:33ce qui se joue
17:34entre l'Ukraine
17:35et la Russie.
17:35Néanmoins,
17:36on connaît
17:36les priorités
17:37des Français.
17:38Est-ce qu'Emmanuel Macron,
17:40il peut tenir
17:40les deux fronts,
17:41à savoir le Front international
17:42en disant
17:43on va vous aider
17:43jusqu'au bout
17:44et en même temps,
17:45dire aux Français
17:46je suis là
17:47et le pouvoir d'achat,
17:48l'insécurité,
17:49je m'en occupe également.
17:50On n'a pas le sentiment
17:51aujourd'hui
17:52que ce soit
17:52de cap tenable.
17:54Le problème,
17:55c'est qu'il est en train
17:55d'échouer sur les deux plans.
17:57Parce que sur le plan national,
17:58on sait qu'il fait face
18:00à la censure de Bayrou
18:01et à la dette
18:02et tout ce qu'on a dit.
18:04Mais d'un point de vue
18:04international,
18:05pour moi,
18:05il échoue sur tous les dossiers.
18:07Sur l'Ukraine,
18:07il dit que
18:08jusqu'à la victoire,
18:10mais de quelle victoire ?
18:10Sans l'intervention
18:11des États-Unis,
18:12il n'y aura aucune victoire.
18:13C'est le premier point.
18:14Donc il faut qu'il arrête
18:15de mentir aux Français.
18:17La deuxième chose,
18:17il parle d'un État palestinien
18:20qui est démilitarisé
18:22et du désarmement
18:24du Hamas.
18:24Mais qui va désarmer
18:25le Hamas
18:26si ce n'est Israël ?
18:27Ensuite,
18:28il dit qu'il veut
18:29créer un État palestinien
18:30parce que les Palestiniens
18:31subiraient des injustices.
18:33Hier,
18:34le chef des Druses
18:35de Syrie
18:35a réclamé
18:36un État de Druses
18:37parce que les Druses
18:38ont été massacrés
18:39au mois de juillet
18:40par Joulani
18:41qui a été reçu
18:41sur tapis rouge
18:42par Emmanuel Macron.
18:44Est-ce qu'Emmanuel Macron
18:44va reconnaître
18:45l'État de Druses
18:46qu'hier, le chef des Druses
18:47a réclamé ?
18:48Ça, ça reste une question.
18:50Ensuite,
18:51en Afrique,
18:52il est complètement hors-jeu.
18:54Je veux dire,
18:55moi, j'ai voyagé
18:56dans plusieurs pays
18:57d'Afrique
18:58saharienne
18:59et je peux vous dire
19:00que dans tous ces pays
19:01d'Afrique,
19:03les gens se disent
19:04mais qu'est-ce qu'a fait
19:05Emmanuel Macron
19:06à la France ?
19:07Qu'est-ce qu'il a fait
19:07à cette politique étrangère
19:09française ?
19:09Qu'est-ce qu'il a fait
19:10même à la France ?
19:11Quand on vient en France,
19:12on ne reconnaît plus la France.
19:15Voilà, c'est ce qui est dit
19:16en Afrique même.
19:17Alors, on l'a fait.
19:19On l'a fait, effectivement,
19:20Michel Fayad,
19:21cette parenthèse
19:22à l'international
19:23puisqu'il était important
19:24aussi d'avoir
19:24tous ces éléments
19:25de compréhension
19:26dans le contexte
19:28de crise politique majeure
19:29que nous traversons.
19:30Cette expression,
19:31je l'emploie beaucoup
19:32depuis le début
19:33de cette émission
19:33mais en tout cas,
19:35quelle réponse
19:36de François Veyrou
19:37sur ce budget ?
19:38Est-ce qu'il va apporter ?
19:39Est-ce qu'il va faire
19:40des concessions ?
19:41On le verra,
19:42on en saura plus
19:42d'ici une heure et demie.
19:43Je vous propose
19:44d'aller retrouver
19:45Thomas Bonnet
19:45sur place
19:46dans les jardins de Matignon
19:47qui va suivre pour nous
19:48bien évidemment
19:49de très près.
19:50Mon cher Thomas,
19:50cette interview
19:51de François Veyrou
19:53qui va devoir convaincre
19:55et pour ceux
19:56qui nous rejoignent,
19:56je vous repose
19:57la question,
19:58convaincre qui
19:59finalement ce soir ?
20:00Eh bien François Veyrou
20:05va essayer de convaincre
20:05d'abord les représentants
20:06des partis politiques
20:07après une semaine
20:08qui s'ouvre
20:09où il va les recevoir
20:09ici à Matignon
20:11tour à tour.
20:11Ça commencera demain
20:12d'ailleurs avec les représentants
20:13du Parti communiste français.
20:15François Veyrou
20:15ce soir va s'adresser
20:16aux Français aussi,
20:18tenter de leur expliquer
20:18qu'il est l'homme
20:19de la situation,
20:20qu'il est celui
20:20qui peut régler
20:22la question des finances publiques
20:23mais disons-le,
20:24tout ça semble très mal embarqué.
20:26Le vote de confiance
20:27qui aura lieu
20:27le 8 septembre prochain
20:29et évidemment aujourd'hui
20:30paraît très compliqué
20:31pour François Veyrou
20:32il semblerait qu'il va arriver
20:34à la chute du Premier ministre
20:36donc début de la semaine suivante.
20:38Donc ce soir
20:39c'est un peu l'interview
20:40de la dernière chance
20:40pour le Premier ministre
20:42face à Sonia Mabrouk
20:43face aux autres représentants
20:44des chaînes d'information.
20:45Il va tenter de convaincre
20:46dans un entretien
20:47qui durera un peu plus d'une heure
20:48où toutes les questions
20:49seront abordées.
20:50Est-ce qu'il est capable ?
20:51Est-ce qu'il est prêt
20:51à faire des gestes
20:52pour tenter justement
20:53d'avoir une forme de mensuétude
20:55de la part des partis politiques
20:57et puis peut-être
20:58que des questions
20:58lui seront posées
20:59sur les angles morts
21:00de son plan d'économie ?
21:02On pense notamment
21:03à la question migratoire
21:04qui n'apparaît pas
21:05dans le plan d'économie
21:06du Premier ministre.
21:07On imagine que la question
21:08sera posée dans quelques instants
21:10dans un peu moins de 10 minutes
21:11maintenant pour le début
21:12de cette interview
21:12à suivre évidemment sur CNews.
21:14Merci beaucoup Thomas Bonnet.
21:15Dans 7 minutes
21:16donc interview de François Veyrouk.
21:18Alors ce que je vous propose
21:19c'est que pour l'heure inter
21:20exceptionnellement
21:21nous restions en France
21:22puisque c'est l'événement
21:23de la soirée.
21:24On va encore en parler
21:25avant d'entendre François Veyrouk
21:27interviewé par Sonia Mabrouk
21:29donc pour CNews.
21:30Rachel Kahn
21:30on a quand même le sentiment
21:31qu'on va rester
21:33dans un bourbier politique
21:34dans les semaines
21:36voire les mois
21:36qui vont passer.
21:37On ne voit pas
21:38au fond
21:38on ne voit pas
21:40d'homme providentiel
21:41on voit les stratégies
21:42des uns
21:43des autres
21:43de la gauche
21:44on entend
21:45voilà il faut faire front
21:46entre l'extrême droite
21:47c'est reparti
21:47on l'a déjà vécu
21:48il y a quelques mois
21:49Emmanuel Macron
21:51lui exclut
21:51toute démission
21:52on n'est pas sorti
21:53du bourbier
21:54j'ai envie de dire.
21:55Oui alors même
21:55qu'on est en pleine rentrée
21:57donc pour tout le monde
21:58et on est déjà fatigué
21:59c'est ça qui est
22:00assez extraordinaire
22:01c'est vrai
22:01donc là
22:03on est dans un bourbier
22:05on a l'impression
22:05de un jour sans fin
22:06vous savez où ça revient
22:07à chaque fois
22:08c'est une forme de
22:10presque de harcèlement
22:11des citoyens
22:12cette instabilité politique
22:14où aujourd'hui
22:15finalement
22:16j'ai le sentiment
22:17que les leaders politiques
22:18sont plus attachés
22:19à la présidentielle
22:21qu'on est déjà
22:23dans les starting blocks
22:24de 2027
22:25alors même
22:26qu'on le sait
22:27au niveau international
22:29et national
22:29on est dans des enjeux
22:31majeurs
22:32avec des questions
22:33civilisationnelles
22:35majeures
22:36avec des conflits
22:38majeurs
22:39on sait très bien
22:40que depuis le 7 octobre
22:42par exemple
22:42le monde a basculé
22:44et le problème
22:44c'est que la France
22:45n'a pas
22:46pris la mesure
22:48de ce basculement
22:49et c'est en ça
22:50en fait
22:51que c'est dangereux
22:52et c'est en ça aussi
22:53où l'Assemblée nationale
22:54ne répond pas du tout
22:55aux enjeux
22:56qui sont les nôtres
22:57et on a des Français
22:57résignés
22:58Karim Abri
22:59qui regardent
23:00tel un spectacle
23:01une série
23:02un feuilleton
23:02peut-être aussi
23:03toutes ces stratégies politiques
23:05qui se jouent
23:05ces dernières heures
23:06mais finalement
23:08qui ont bien conscience
23:08du décalage complet
23:10entre le politique
23:11aujourd'hui
23:12et la réalité du terrain
23:13et on l'a vu
23:14notamment avec Éric Dupond-Moretti
23:16qui nous a pointé du doigt
23:17en disant
23:17non il n'y a pas d'insécurité
23:19voilà la réalité du terrain
23:20il y a une déconnexion totale
23:21ou Emmanuel Macron
23:23par exemple hier
23:23qui a fait une vidéo
23:24avant une compétition
23:26de duelles de cartes
23:27alors qu'il y a des enjeux
23:28absolument incroyables
23:29que la France
23:30est au bord du gouffre
23:31il y a une déconnexion
23:32oui il y a une déconnexion
23:33et vous disiez
23:34que les Français sont résignés
23:35mais en fait
23:36je ne sais pas
23:36s'ils sont résignés
23:37dans la mesure
23:37où ils savent
23:38dans quel univers
23:39ils vivent en ce moment
23:40sur la sécurité
23:41par exemple
23:41sur l'enjeu
23:43des finances publiques
23:44sur ce pouvoir d'achat
23:45et aussi sur les conséquences
23:47politiques
23:47de cette inaction
23:48l'instabilité
23:49crée justement
23:50on n'arrive pas
23:51à trouver des solutions
23:52alors qu'il y a urgence
23:53et pendant ce temps-là
23:54le monde continue de tourner
23:55vous savez
23:55on a beau critiquer
23:57par exemple
23:57ce qui se passe
23:57du côté des États-Unis
23:59les politiques monétaires
24:00ou les politiques
24:01en fait
24:01de l'administration Trump
24:04sur les droits de douane
24:04mais bon lui
24:05il a décidé
24:05qu'il allait
24:06dans cette direction-là
24:07et oui
24:08je récolte de l'argent
24:09je récolte des milliards
24:10de dollars
24:10en droits de douane
24:11et j'ai une stratégie
24:12bon on évaluera
24:13bonne, mauvaise
24:14c'est une chose
24:14du côté de Vladimir Poutine
24:17il est du côté
24:18maintenant de la Chine
24:19il veut envoyer aussi
24:20un message
24:21que non
24:21il a d'autres alliés
24:22que financièrement
24:23il a d'autres alliances
24:25aussi
24:25il y a le sud global
24:26il y a d'autres pays
24:27il y a toute la question
24:28de l'énergie aussi
24:29avec la Russie
24:29la Chine
24:30donc le monde
24:31est en mouvement
24:31et pendant ce temps-là
24:32il y a cette instabilité
24:34et sur le long terme
24:35c'est pas une situation
24:36qui peut tenir
24:37ça c'est certain
24:38Vous vouliez réagir
24:39je voulais juste
24:40que vous vous évaquiez
24:42la question de l'énergie
24:43c'est très important
24:44parce que
24:44les grandes problématiques
24:46pour l'économie française
24:47aujourd'hui
24:47et pas seulement
24:48l'économie française
24:49mais tous les pays européens
24:50c'est l'énergie
24:51et aujourd'hui
24:52à la place
24:53d'une ressource énergétique
24:55bonne marché
24:56de la Russie
24:57l'Europe achète
24:58trois fois plus cher
24:59les ressources énergétiques
25:00des Etats-Unis
25:01et ça ne laisse pas
25:03l'économie
25:04se développer
25:05C'est très intéressant
25:06parce qu'il y a des mesures
25:07concrètes
25:07notamment Michel Fayad
25:08que Sarah Knafo
25:09a donné pour faire
25:10des économies
25:11et notamment
25:11arrêter de donner
25:128 milliards
25:13me semble-t-il
25:14à l'éolien
25:15par exemple
25:15on a
25:16le nucléaire
25:17on pourrait tout à fait
25:17s'en sortir différemment
25:18on a le sentiment
25:19qu'on ne veut pas
25:21déjà sortir la trousse sondeuse
25:22à la rivière Milley
25:23et on ne veut pas
25:24regarder certaines dépenses
25:26qui vraisemblablement
25:27pourraient être faites
25:28et tout à fait
25:28je pense aussi
25:30à l'audiovisuel public
25:31on pourrait tout à fait
25:32privatiser l'audiovisuel public
25:33ça ferait des économies monstres
25:35mais cela
25:36on ne le regarde pas en face
25:37je pense à plusieurs choses
25:38déjà d'un point de vue énergétique
25:40la France dispose
25:41de géothermie
25:42et la France n'est pas
25:43en train d'investir
25:44comme il le faut
25:45en géothermie
25:46ça c'est une première chose
25:47en deuxième chose
25:48en ce qui concerne
25:50l'économie
25:50vous avez parlé
25:51de Donald Trump
25:52et il a quelque chose
25:53qu'on n'a plus en France
25:54c'est le contrôle
25:55de notre monnaie
25:55or si on avait
25:56le contrôle de la monnaie
25:57et c'est quelque chose
25:58dont on ne parle pas
25:58pourtant
25:59je veux dire
26:00dans le débat actuel
26:01si on contrôlait
26:01notre monnaie
26:02on pourrait justement
26:03on ne serait peut-être pas
26:05endetté jusque là
26:06où on s'est endetté
26:07ce que vous dites
26:07c'est un retour au franc
26:08finalement
26:08non non je ne dis pas ça
26:09je ne suis pas en train de dire
26:10qu'il faut retourner au franc
26:11je dis simplement
26:12que parce qu'on a accepté
26:14que l'euro soit notre monnaie
26:16et que l'euro était
26:16beaucoup plus fort
26:17que ce qu'on méritait
26:18au niveau français
26:19donc on a vécu en réalité
26:20au-dessus de nos moyens
26:22et bien on s'est permis
26:24de s'endetter
26:25alors qu'on n'avait pas
26:27les moyens
26:27de s'endetter autant
26:28et donc aujourd'hui
26:29il y a quand même
26:30cette question de l'euro
26:31qui doit être posée
26:32non pas pour revenir au franc
26:33c'est pas ça la question
26:34mais tel que l'euro est
26:35parce que Donald Trump
26:36dont vous parliez
26:37il peut faire baisser
26:39les taux
26:39ou hausser les taux
26:40lui-même
26:41il peut créer de l'inflation
26:43ou pas créer de l'inflation
26:44lui-même
26:45il peut mettre
26:45des tarifs douaniers
26:46ou pas lui-même
26:48alors que nous
26:48on n'a pas tous ces éléments
26:49donc en réalité
26:50on est face à une crise
26:51économique sans précédent
26:53en termes d'endettement
26:54on est à 3000 milliards
26:56et rien que sous Emmanuel Macron
26:57on a 1000 milliards
26:58qui ont été ajoutés
27:00mais face à cette dette
27:02et bien on n'a pas
27:03tous les outils
27:04qu'un pays souverain a
27:05et donc il y a quand même
27:07cette question
27:08dont on parle tellement peu
27:09en réalité
27:09oui mais il y a quand même
27:10un volontarisme
27:11il y a aussi une attitude
27:13c'est-à-dire à un moment donné
27:14vous pouvez aussi disposer
27:15de certaines choses
27:16c'est sûr
27:16c'est sûr
27:17mais c'est ce qui est intéressant
27:19en vous entendant
27:20les uns les autres
27:21notamment Michel Fayat
27:22c'est qu'on voit
27:22qu'il y a d'autres possibilités
27:24que de supprimer
27:25deux jours fériés
27:26aux français
27:26si vraiment
27:27nous le souhaitions
27:28quelques secondes encore
27:30Michel Fayat
27:30avant d'entendre François Bayrou
27:32il y a juste un élément clé
27:33je pense aussi
27:33c'est les histoires
27:34de prestations
27:35des prestataires
27:36pour les ministères
27:37pour les administrations
27:38qui coûtent énormément
27:39à l'état français
27:41et si jamais
27:41on faisait un audit
27:42de toutes ces prestations
27:43qui sont données
27:43à des prix incroyables
27:45et bien on pourrait réduire
27:46de beaucoup
27:47notre budget national
27:48allez dans moins de 30 secondes
27:50François Bayrou
27:51donc va prendre la parole
27:52ce sera
27:53vous le savez en direct
27:54sur notre antenne
27:54sur CNews
27:55bienvenue si vous nous rejoignez
27:57chers amis
27:57ce sera Sonia Babrouk
27:58qui la questionnera
27:59on le verra
28:01et qui compte
28:02et qui compte
28:03vraiment lui poser
28:04les vraies questions
28:05nous nous sommes interrogés
28:06ce soir dans leur inter
28:07maintenant dans quelques secondes
28:10est-ce qu'il nous a entendu
28:11l'interview de François Bayrou
28:12c'est tout de suite
28:13sur CNews
28:13par là
28:14sans une oufette
28:15si on brille
28:15non plus
28:16merci
28:17merci
28:18merci
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