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Joshua Zarka, ambassadeur d'Israël en France était l'invité de BFMTV ce dimanche 1er février.

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00:00Bonjour Joshua Zarka, vous êtes l'ambassadeur d'Israël en France.
00:03Merci d'avoir répondu à notre invitation.
00:05On vous pose dans un instant toutes les questions qui nous viennent à l'esprit
00:09eu égard à ce qu'il se passe entre l'Iran et notamment les Etats-Unis,
00:14mais aussi Israël, où on sera d'ailleurs en Israël dans quelques minutes.
00:17On va y aller immédiatement justement retrouver Igor Saïri, l'envoyé spécial de BFM TV.
00:22Sur place, Igor, évidemment, les Israéliens observent ce qui se passe
00:27dans le détroit d'Hormuz, dans la région, avec une grande attention.
00:31Quelle est leur réaction aujourd'hui ?
00:34Comment observent-ils cette crise avec ces exercices militaires qui devaient avoir lieu
00:38et finalement qui n'auront pas lieu, disent les gardiens de la Révolution ?
00:42Écoutez, il y a ceux qui sont très confiants,
00:47qui nous disent qu'ils n'attendent quelque part qu'une seule chose,
00:50c'est que les Américains frappent le régime des Molas pour que ce régime tombe enfin.
00:55Il faut savoir que ce régime iranien considère Israël comme le petit Satan.
01:00C'est un peu l'ennemi de la région qui a financé à la fois le Hezbollah libanais,
01:04qui a financé le Hamas.
01:05Donc clairement, il y a une grande partie des Israéliens
01:08qui souhaitent au plus vite cette chute du régime des Molas.
01:13Et puis il y a ceux qui, quelque part, ont peur,
01:16qui ont peur de revivre ce qu'ils ont vécu au mois de juin dernier.
01:19Un chiffre intéressant quand même, en Israël,
01:22il n'y a que 44% des habitations qui possèdent un abri privé.
01:27Vous savez, on appelle cela un mamad.
01:28Alors ce chiffre monte certes à 80% lorsque l'on ajoute les abris collectifs.
01:33Il n'empêche qu'il y a quand même de la préparation.
01:36Les gens envisagent l'éventualité d'une riposte iranienne après cette attaque américaine.
01:41Donc c'est un peu partagé.
01:42Écoutez d'ailleurs ces quelques réactions que nous avons pu avoir avec Julie Roser.
01:46Je pense que si nous devons subir des dommages pendant quelques semaines
01:51afin d'instaurer une paix durable au Moyen-Orient,
01:53ce sera un bon compromis.
01:55Et je pense que la grande majorité des Israéliens
01:57appellent et demandent à Trump d'agir,
01:59même si nous allons subir le choc d'une attaque contre l'Iran.
02:05Je n'arrête pas d'y penser.
02:06Et mon amie m'a dit hier qu'elle avait pleuré parce qu'elle avait peur.
02:09Car la dernière fois qu'ils nous ont attaqué, c'était vraiment effrayant.
02:12Je pense que les Etats-Unis et Israël doivent faire preuve de solidarité envers le peuple iranien.
02:17Mais je trouve ça très effrayant d'être ici,
02:19car je sais que si les Etats-Unis attaquent, ils nous attaqueront aussi.
02:23Cependant, je pense également que c'est nécessaire.
02:27Une dernière chose, Mathieu et Anne,
02:29il y a une chose que les Israéliens craignent plus que tous,
02:31ce sont les dégâts causés par les missiles balistiques iraniens,
02:34comme celui qui a atterri ici, en plein cœur de Tel Aviv,
02:38et vous le voyez, qui a détruit complètement ces bâtiments.
02:43Les travaux n'ont pas encore démarré.
02:44C'est pour vous dire à quel point les dégâts sont extrêmement importants.
02:49Ici, on est prêt à recevoir cette riposte iranienne.
02:53Il n'empêche qu'il y a des risques que cela se transforme en dégâts considérables.
02:57On rappelle que le bilan était de 32 morts
02:59et plusieurs centaines de blessés au mois de juin dernier ici en Israël.
03:02Grand merci à vous, Igor Saheri, en direct de Tel Aviv,
03:05avec Julie Roseur.
03:06Joshua Zarka, quand vous voyez ce que nous dit Igor,
03:08quand on voit aussi que l'ayatollah Ali Raménaï,
03:10le guide suprême iranien, déclare ce dimanche
03:13qu'une attaque des États-Unis contre l'Iran déclencherait une guerre régionale.
03:16Est-ce que vous craignez ces représailles iraniennes sur le sol israélien ?
03:21Vous savez, ça fait assez longtemps que l'Iran a décidé
03:24qu'elle avait l'intention d'exterminer l'État d'Israël.
03:27Il y a cela dix ans déjà, je pense que les Iraniens ont défini la date même,
03:32la date à laquelle mon État, mon pays, allait disparaître.
03:362035.
03:37Et donc, on est en Israël assez habitués à cette volonté de nous détruire,
03:41de nous tuer.
03:44Et non seulement cela, mais les Iraniens ont créé autour de nous
03:46une architecture de proxy, d'organisation terroriste
03:50qui avait pour but de nous dissuader de répondre
03:53et de les aider à nous...
03:55Vous parlez des Irakiens, du Hezbollah, Hamas, les milices syriennes, les milices chiites en Syrie,
04:02les milices chiites en Irak, les outils, etc.
04:06Une architecture entière au Moyen-Orient qui avait pour but de nous dissuader, de nous attaquer.
04:10Nous avons détruit, nous avons affaibli cette architecture et nous avons affaibli l'Iran
04:16dans sa volonté de nous détruire.
04:18Ce n'est pas nouveau.
04:21Il est clair que, je pense que nous l'avons dit et nous le répétons,
04:24si l'Iran fait l'erreur de nous attaquer cette fois-ci,
04:28la réponse sera telle que je ne pense pas que le régime pourra se relever de cela.
04:33Quelle est votre position, votre regard aujourd'hui sur ces tensions ?
04:39Quel pourrait être le rôle d'Israël si jamais les Américains décidaient de frapper ?
04:44C'est à définir entre le Premier ministre et le Président.
04:47Ce n'est pas à moi d'en parler ici.
04:49Le rôle est défini, on pense, à l'heure actuelle.
04:51Le rôle a été défini ?
04:52Je pense que le rôle est clair.
04:54Le rôle, je ne sais pas franchement, mais je pense que le rôle est assez clair.
04:58Nous avons vu une visite du chef d'état-major israélien à Washington ces derniers jours.
05:02Le Premier ministre, Netanyahou, et le Président Trump parlent assez régulièrement
05:08et sont très bien coordonnés pour tout ce qui est des affaires régionales.
05:12Alors ça m'étonnerait que cela n'a pas été clarifié.
05:16Mais ce n'est pas à moi ici à Paris d'en parler.
05:18Le Premier ministre en parlera quand il le faudra.
05:20Il a dit d'une façon très claire que le Président allait prendre ses décisions
05:23et que nous allions prendre nos décisions suite à cela.
05:27Il faut dire que c'est assez clair aussi que ce que feront les Iraniens,
05:30ce que fera la personne qui est derrière vous, l'ayatola Khamenei,
05:34sera très décisif par rapport à notre réponse et par rapport à ce que nous ferons.
05:38Monsieur l'ambassadeur, une question d'Elsa Vidal pour vous.
05:40– Monsieur l'ambassadeur, vous connaissez très bien le Moyen-Orient,
05:43vous connaissez très bien l'Iran.
05:45Si le régime venait à s'effondrer, il faudrait trouver sans doute un successeur
05:49à l'étranger ou dans la population parmi peut-être les dirigeants actuels.
05:55Quelle est la version préférée d'Israël à l'heure actuelle ?
05:58– La version préférée d'Israël, c'est que les Iraniens choisissent pour eux-mêmes.
06:02Vous savez, nous sommes un petit pays au coin du Moyen-Orient.
06:06Ce n'est pas à nous de définir qui sera le régent, le président, le dirigeant d'un pays comme l'Iran.
06:13Un pays énorme, un pays avec une culture extraordinaire, un pays avec une histoire extraordinaire
06:18et un taux de personnes d'académiciens, un des plus élevés au monde, certainement au Moyen-Orient.
06:25Alors donc, ce n'est pas à nous de choisir, c'est à eux de choisir.
06:28Il est clair que le régime aujourd'hui est le pire des options que nous puissions avoir.
06:35Il y a d'autres options qui sont aussi très mauvaises.
06:38Pas besoin d'en parler, il y a énormément de scénarios, vous en avez parlé suffisamment ces derniers jours.
06:43Mais ce que nous voulons, nous, en Israël, c'est que les Iraniens soient libres
06:48et qu'ils puissent eux choisir de leur propre destin.
06:52– Et donc un changement de régime ?
06:53– Ah, c'est clair, ce n'est pas que nous sommes amis de ce régime, il faut le faire riquer.
06:58– On a bien compris.
06:58– Ce régime a l'intention de nous détruire et nous avons l'intention de vivre.
07:01– Mais un changement de régime par le peuple iranien, sans l'intervention américaine.
07:05– Tant que ce régime sera en place, il n'y aura pas vraiment de paix et de stabilité au Moyen-Orient.
07:10– Mais vous souhaitez que le peuple fasse tomber ce régime ?
07:13– Oui, mais c'est important, oui, nous voulons que le peuple soit celui qui choisisse sa destinée.
07:18– Il faut comprendre, c'est un régime révolutionnaire, donc c'est un régime qui veut changer la face du Moyen-Orient.
07:26Il veut que les Sunnis, que l'Arabie Saoudite et les autres pays de la région soient chiites.
07:32Il veut qu'Israël disparaisse.
07:34C'est un régime qui ne s'arrêtera pas tant qu'il n'aura pas atteint son but de révolution à travers le Moyen-Orient
07:39et franchement à travers le monde.
07:40– Mais tout ça peut prendre du temps quand on nous dit qu'il n'y a pas d'opposition structurée,
07:44que c'est hétéroclite, on a parlé de Reza Pallavi, mais il ne fait pas non plus l'unanimité en Iran.
07:49Comment vous voyez les choses ? Ça peut prendre beaucoup de temps.
07:50– Il faut regarder ça dans une perspective historique.
07:54Les émeutes ont commencé en…
07:56– 10 décembre.
07:56– En 2009 et ensuite on a vu des émeutes 2019, 2022 et à chaque fois c'est pire pour le régime, je veux dire.
08:05C'est beaucoup plus intense.
08:07Aujourd'hui nous avons vu des émeutes qui sont les plus importantes depuis la création de ce régime.
08:13– Les plus meurtrières aussi peut-être.
08:15– Les plus meurtrières aussi.
08:17Et il est clair que ce régime est sur une pente très glissante et avec un angle très important,
08:23est en train de tomber, quoi qu'il arrive.
08:26Il serait mieux bien sûr pour la population qu'il tombe rapidement,
08:29pour qu'il n'y ait moins de victimes et pour que ça se fasse plus facilement pour la population,
08:35moins difficilement pour la population.
08:37Mais il est clair que ce régime va tomber.
08:39Nous sommes à sa fin.
08:40– Mais ça ne tombera pas qu'avec une intervention américaine sans les Israéliens
08:45et sans une opposition politique structurée.
08:47– Je vais répondre ça différemment.
08:48Ça ne tombera pas sans la volonté du peuple et qu'il puisse être aidé
08:53ou ne pas aidé par une force internationale.
08:55– Général Péistrandi.
08:56– Monsieur Vanceur, qu'est-ce que vous attendez de la France
08:58dans cette situation régionale extrêmement complexe ?
09:01– Ah !
09:06Vous n'avez pas pensé à la France ?
09:09– Non, ce n'est pas que nous n'avons pas pensé à la France.
09:11La France a eu un rôle important, disons, dans les dernières confrontations
09:16que nous avions eues avec l'Iran.
09:18La France a envoyé quelques avions pour arrêter des missiles,
09:22des missiles surtout de croisière et des drones qui avaient été tirés de l'Iran.
09:26Évidemment, je pense qu'il est important que la France participe à la défense
09:30des pays qu'elle définit comme pays alliés.
09:35Je pense plutôt à des pays de la région du Golfe qu'à Israël.
09:38– Vous ne pensez pas que la France considère qu'Israël est un pays allié ?
09:43– Je pense que la France considère qu'Israël a été un pays allié
09:46et sera un pays allié.
09:48Qu'est-ce qu'elle considère aujourd'hui ? C'est difficile à moi de dire.
09:51– Il y a eu un brouille, un froid, vous diriez ça ?
09:54– Il est clair qu'il y a eu quelques tensions ces derniers mois.
09:57Nous en sortons, nous essayons d'en sortir et nous en sortons.
10:01Quelle sera la décision de la France par rapport à une possible guerre
10:06entre nous et l'Iran ?
10:08Ça, je ne peux pas vous le dire, c'est à la France qui proposait cette question.
10:11Quel serait le rôle préférable de la France ?
10:14C'est d'aider les pays alliés de la région à se défendre.
10:18– Alors, monsieur l'ambassadeur, on voudrait aussi vous entendre
10:21sur le président américain qui continue d'entretenir le doute
10:23quant à cette éventuelle attaque.
10:25Voici ce qu'il a dit ces dernières heures et vous allez nous dire
10:27ce que vous comprenez ou ce que vous pensez comprendre
10:29des propos du président américain.
10:31– J'espère que nous allons négocier quelque chose de convenable.
10:37Certains pensent qu'ils ne parviendront pas à un accord
10:40sur l'abandon des armes nucléaires et affirment qu'ils devraient le faire.
10:43Mais moi, je ne sais pas s'ils le feront.
10:46Mais ils parlent avec nous et ce sont des pourparlers sérieux.
10:49– Est-ce que vous croyez réellement possible ces négociations
10:54dont Donald Trump nous parle, dont Harry Laridjani,
10:56celui qui est à la tête du Conseil suprême de sécurité,
10:59parle aussi, là au moins on se rejoint là-dessus,
11:02sur ce mot de négociation éventuelle ?
11:04– Je pense que le président Trump est très clair
11:06et il faut croire ce qu'il dit.
11:09Le gros problème des régimes de la région et de beaucoup de pays,
11:13même dans cette région, en Europe,
11:15c'est qu'on a la tendance à ne pas croire ce que le président dit.
11:19Il le dit de façon très claire, je donne la possibilité à la négociation.
11:23Et il dit aussi exactement ce qu'il veut atteindre dans cette négociation,
11:27c'est-à-dire la fin de la tuerie, la fin du programme nucléaire,
11:30la fin du programme balistique et la fin de l'influence négative
11:36qu'a l'Iran sur la stabilité de la région.
11:39Certaines de ces choses sont inacceptables pour l'Iran.
11:41Si l'Iran acceptait toutes les conditions qu'a définies le président,
11:45ce serait la fin de toutes les façons de ce régime.
11:47– Et on a l'impression qu'elle n'évoluera pas du tout sur son programme nucléaire ?
11:49– La réponse, ça fait quelques années que je m'occupe du dossier iranien,
11:54les Iraniens ont toujours réussi à prendre la plus mauvaise décision
11:59par rapport à la situation dans laquelle ils se trouvaient.
12:02Toujours.
12:02Il y a quelques années, le président Biden leur avait proposé un accord sur le nucléaire
12:08que s'ils avaient accepté, il aurait été terrible, pire encore que l'accord de 2015.
12:13Et ils l'ont refusé, ils l'ont rejeté.
12:15Ils réussissent toujours à prendre la plus mauvaise décision qu'ils puissent prendre.
12:22– On va continuer à discuter, mais on va faire un tour par les rues de Paris
12:26parce que cette crise a un retentissement dans la capitale.
12:30Clémence Renard vous trouvez aux côtés de la communauté iranienne et de ses soutiens.
12:35D'ailleurs, on a vu des drapeaux israéliens tout à l'heure dans cette manifestation.
12:43– Oui, il y a beaucoup de drapeaux, Hugo Dorsemene va vous les montrer.
12:47Effectivement, il y a des drapeaux israéliens, évidemment des drapeaux iraniens
12:51et aussi des drapeaux américains.
12:53On est avec Azadeh, bonjour, vous faites partie de cette manifestation.
12:56Vous êtes chercheuse franco-iranienne.
12:59Racontez-moi pourquoi c'est important pour vous de vous mobiliser aujourd'hui.
13:03Quel est votre état d'esprit ?
13:03– Bonjour, je suis triste et révoltée.
13:08C'est un état d'esprit très mixte parce qu'avec tout ce qui s'est passé en Iran,
13:12nous ne pouvons pas être indifférentes.
13:14Et la question, ça va au-delà de l'indifférence.
13:17Là, c'est vraiment un sentiment de révolte, mais un révolte vraiment très, très profond.
13:22Et l'ampleur de la terreur était telle que ce sera impossible de rester à la maison
13:28et ne rien faire.
13:28Ça, c'est la moindre chose qu'on peut faire ici en France.
13:31– On voit qu'on disait des drapeaux iraniens, des drapeaux israéliens, des drapeaux aussi américains.
13:37Qu'est-ce que ça veut dire aujourd'hui ?
13:39Quel message vous voulez faire passer ?
13:41Je ne sais pas si c'est mon message personnel, mais je pense que ce sera plutôt un appel à l'aide.
13:47C'est un peuple démuni, les mains vides, sans rien, qui demande de l'aide de la communauté internationale.
13:54Et il voit, ce peuple, que les deux pays où ils sont plus, en disant, réactifs,
14:00qui répondent au moins, ils essayent d'instaurer un dialogue,
14:03non pas avec le gouvernement ou l'État terroriste qui est en place,
14:07mais avec le peuple iranien, c'est ces deux États, l'Israël et les États-Unis.
14:11Donc je pense que la présence de leur drapeau, ça s'explique.
14:16Et il y a une chose aussi, il faut dire que nos compatriotes français de confession juive,
14:20ils sont tout le temps présents aux côtés des Iraniens.
14:23Et il faut aussi exprimer notre gratitude vis-à-vis d'eux.
14:28Donald Trump a menacé il y a quelques jours de frapper l'Iran.
14:30Est-ce que vous faites partie de ceux qui disent qu'aujourd'hui, c'est la seule solution pour faire tomber le régime ?
14:36Disons qu'en fait, l'intervention militaire ou l'intervention extérieure,
14:42c'est quelque chose qui est fortement souhaitable,
14:45parce que je ne sais pas comment on peut faire sans.
14:48Et il faut savoir que n'importe quelle intervention étrangère,
14:52ça ne doit pas être forcément interprété comme une ingérence.
14:56Parfois, les interventions sont humanitaires, purement humanitaires.
15:01Et si, en fait, il y a une intervention américaine ou de la communauté internationale,
15:05il faut le regarder d'un point de vue complètement humanitaire.
15:09Ça, c'est quelque chose que c'est très important à souligner.
15:11Merci beaucoup d'avoir répondu à nos questions.
15:13Merci. Donc vous voyez ces centaines de personnes qui sont en train de quitter la place Vauban en direction du Champ de Mars.
15:22Merci Clémence Renard et Hugo Dorseman pour les images.
15:24Monsieur l'ambassadeur, justement, ces images de drapeaux israéliens, il y en a pas mal.
15:29On en a vu trois, quatre, cinq peut-être.
15:30Aux côtés des Iraniens, qu'est-ce que ça vous surprend ou pas, d'abord ?
15:35Non, ça ne me surprend pas du tout.
15:37Vous savez, le peuple iranien, le peuple perse et le peuple juif ont une histoire très ancienne et très proche.
15:46On nous sommes tous très fiers, l'un, les uns et les autres, d'avoir ce lien commun qui date de quelques milliers d'années.
15:52Et donc, non, ça ne m'étonne pas du tout.
15:55Vous savez, ce qui va peut-être vous étonner, une des personnes les plus populaires en Iran, vous savez qui c'est ?
16:01C'est Netanyahou.
16:02Nous faisons des sondages régulièrement pour comprendre ce que les Iraniens pensent sur les différents sujets.
16:07Donc selon vos sondages ?
16:08Non, non, non. Ce n'est pas un non-sondage à nous, ça.
16:11Mais là, c'est vraiment quelque chose qui surprend, qui nous a surpris, c'est que Netanyahou est une des personnes les plus populaires aujourd'hui en Iran.
16:19Pourquoi ? Parce que c'est la seule personne qui fait face, qui est perçue comme étant face,
16:24faisant face à Ali Khamenei et à son régime meurtrier.
16:28Monsieur l'ambassadeur, on voulait aussi avoir votre réaction sur ce que nous disait notre envoyé spécial Clémence Dibout,
16:33qui nous annonçait qu'un responsable iranien avait déclaré à Reuters qu'aucun exercice naval des gardiens de la Révolution n'aurait lieu finalement aujourd'hui dans le détroit d'Ormuz.
16:40Ils étaient prévus, ces exercices, aujourd'hui et demain.
16:43Est-ce que vous vous dites là, par rapport à il y a 15 jours, la tension commence à redescendre ?
16:47Je pense que c'est le résultat du fait qu'ils espéraient avoir un exercice commun avec la Chine et la Russie.
16:54Et ces exercices ont été reportés fin février ?
16:56Et ils ont reçu un message très clair, je pense, de leur partenaire, que ce ne serait pas une très bonne idée.
17:03Monsieur l'ambassadeur, une question sur l'actualité à Gaza.
17:06Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, Israël a rouvert très partiellement le point de passage de Rafa.
17:13C'est là que l'aide humanitaire est acheminée.
17:15Pourquoi très partiellement ?
17:17Parce que tout doit être vérifié, vous savez.
17:19Il doit être vérifié, mais il y a une crise qui est terrible, une crise humanitaire qui est terrible de l'autre côté.
17:23C'est une crise qui est humanitaire terrible.
17:25Et après une guerre de deux ans terrible, qui a été causée par le Hamas,
17:29et qui a été causée par le fait que le Hamas était armé,
17:31parce que nous n'avions pas fait suffisamment de contrôle sous Rafa et au-dessus de la Terre,
17:38donc sur le passage terrestre de la frontière entre Gaza et l'Égypte.
17:44À cause du fait que nous n'avions pas justement contrôlé comme il le fallait,
17:48le Hamas a réussi à s'armer jusqu'aux dents.
17:50Et c'est quelque chose que nous n'allons pas permettre qu'il se reproduise.
17:55Et pourquoi interdire l'action de Médecins sans frontières à partir du 28 février ?
18:00Médecins sans frontières qui est une organisation que tout le monde connaît en France.
18:04Notre intention n'est pas d'interdire les activités de Médecins sans frontières.
18:08Notre intention est d'interdire les activités d'organisations,
18:13qu'elles soient onusiennes ou internationales,
18:15qui ne nous permettent pas de savoir qui participe à leurs activités dans la population palestinienne,
18:21à cause du fait que nous avons vu dans différentes organisations,
18:24des terroristes du Hamas participer et abuser de l'hospitalisme.
18:29Mais Médecins sans frontières doit partir ou non ?
18:31Vous attendez des vérifications ?
18:34Je réponds, je réponds à cette question.
18:35Nous préférions que Médecins sans frontières reste à Gaza,
18:39mais simplement qu'ils nous donnent la liste des employés palestiniens
18:42afin de vérifier qu'il n'y a pas de terroristes du Hamas qui abusent de cette organisation.
18:46C'est très simple.
18:47Nous l'avons proposé à Médecins sans frontières,
18:49nous négocions avec Médecins sans frontières,
18:52c'est à eux de faire le choix.
18:54Ou bien ils coopèrent avec nous et nous permettent de vérifier
18:58qu'il n'y a pas de terroristes du Hamas dans les seins de ceux qui travaillent pour eux,
19:03ou bien ils doivent partir.
19:04C'est un choix qu'ils doivent faire.
19:06Merci Joshua Zarka, ambassadeur d'Israël en France,
19:09d'avoir répondu à l'invitation de BFM TV.
19:11Merci El Zavidal et merci Général.
19:13Vous restez bien évidemment sur BFM TV
19:14puisque notre audition spéciale consacrée à ce qu'il se passe
19:17entre l'Iran et les Etats-Unis
19:19avec notamment l'aide ou pas d'Israël se poursuit.
19:22Bon après-midi.
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