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  • il y a 5 heures
Chaque week-end, l’émission pilotée par Dominique Rizet, consultant police/justice BFMTV, et Pauline Revenaz, traite d’un événement majeur de la semaine, ainsi que d’autres affaires qui sont revenues sur le devant de la scène.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, les mystères de l'aviation, nous allons étudier ensemble deux affaires aujourd'hui.
00:05Que s'est-il passé avec le MH370 en 2014 ?
00:09Des recherches sont actuellement en cours pour tenter de localiser l'épave, jusqu'ici sans succès.
00:13Mais cette disparition énigmatique résonne avec un autre drame, celui du crash de la caravel entre Ajaccio et Nice en 1968.
00:21Je sais, Dominique, que c'est un dossier auquel vous êtes particulièrement sensible et vous nous expliquerez pourquoi.
00:26Et avec nous pour en parler, nous avons le général François Daoust, ex-directeur de l'IRCGN.
00:30Bonjour, et Gérard Felzer, consultant aéronautique pour BFM TV.
00:34Merci tous les deux d'être avec nous.
00:35Mais avant cela, Sabina et Klazova, avec nous, vous allez nous expliquer les trajectoires de ces deux avions
00:40et les zones de recherche concernées d'abord.
00:43Le plus récent, le vol de la Malaysia Airlines.
00:46Oui, alors c'est le 8 mars 2014 que le MH370 disparaît avec 239 personnes à bord.
00:53Nous avons reconstitué son itinéraire, regardez, à minuit 41, ce Boeing 777 de la Malaysia Airlines
01:00décolle de Kuala Lumpur, direction Pékin.
01:03À 1h30, l'avion disparaît des radars civils, plus aucun signal.
01:07Les données radars et satellites définissent plusieurs zones de recherche, d'abord en Asie du Sud-Est,
01:12puis très rapidement vers le sud de l'océan Indien.
01:15C'est dans cette zone que se concentrent les recherches, menées notamment par les autorités australiennes,
01:19pendant trois ans jusqu'en 2017.
01:21Ce que l'on retrouvera ensuite, ce sont uniquement des débris, mais à des milliers de kilomètres du lieu supposé du crash.
01:28Regardez, sur les côtes africaines, la Réunion, Mozambique ou encore en Afrique du Sud.
01:34Selon les dernières recherches, la zone où pourrait encore se trouver l'épave est estimée à 15 000 km².
01:40Cela représente environ 142 fois la surface de la ville de Paris.
01:45Mais ce mystère, Sabina, rappelle un autre drama aérien, plus ancien, survenu cette fois-ci en France.
01:50Oui, c'est ça, c'est le 11 septembre 1968.
01:53Une caravelle d'Air France assure la liaison Ajaccio-Nice avec 95 personnes à bord.
01:59L'avion décolle de Corse à 10h10.
02:03À l'approche de Nice, à 10h30, l'équipage signale des problèmes.
02:07Le dernier contact radio est enregistré à 10h33, signalant un feu à bord.
02:12Et donc, le signal a été perdu à 10h34, à environ 27 km des côtes au large du Cap d'Antibes.
02:21L'appareil disparaît sous l'eau et repose donc à 2300 mètres de profondeur.
02:25Merci beaucoup, Sabina, pour ces explications.
02:2795 personnes meurent donc dans le crash de la caravelle.
02:30239 personnes disparaissent à bord du MH370.
02:34Ce sont donc deux catastrophes aériennes qui nous intéressent.
02:36Aujourd'hui, c'est paré par près de 50 ans, mais toujours marqué par des zones d'ombre.
02:40Alors, avec nous, mes deux invités, donc le général Daouz et Gérard Felzer.
02:44D'abord, la caravelle d'Air France qui effectuait ce vol Ajaccio-Nice.
02:48L'épave a été localisée, Gérard Felzer, en octobre dernier.
02:52Oui, en fait, il y a des zones d'ombre.
02:54Ce n'est pas tout à fait la même chose, les deux cas, le Malaisien et la caravelle.
02:58Parce que pour le Malaisien, le mystère reste entier, on va sûrement l'aborder.
03:02Mais pour la caravelle, on est à peu près sûr de ce qui s'est passé.
03:06Mais il y a 50 ans d'écart.
03:07Mais il y a 50 ans d'écart, d'une part.
03:09Et puis, d'autre part, on a des doutes sur les procédures qui ont été appliquées à l'occasion.
03:15Alors, montrez-moi l'objet avec lequel vous êtes venu.
03:16Alors, voilà, ça, c'est la caravelle.
03:18Alors, la particularité, j'ai volé sur celle-là, d'ailleurs, c'est celle qui a été accidentée à l'hôtel Bravo.
03:23Volé, vous avez piloté ?
03:24J'ai piloté, oui.
03:26Donc, un avion qui était en avance sur son temps, avec une particularité, c'est qu'il y a les réacteurs à l'arrière.
03:33Si bien que quand on est dans le cockpit, on n'entend pas le bruit du moteur.
03:36Et en plus, ils sont assez performants.
03:39On a suspecté un incendie toilette qui se situe au niveau des réacteurs à l'arrière.
03:46Et donc, qui aurait propagé le feu et qui aurait fait perdre le contrôle de l'avion.
03:51Or, il s'est passé entre les deux messages et l'extinction des signaux, radio en tous les cas, 5 secondes.
04:005 secondes ne peuvent pas expliquer qu'il puisse y avoir une explosion en dehors d'un missile.
04:06C'est ce qui paraît être le plus crédible aujourd'hui.
04:09Alors, on va y revenir, mais pour ceux qui sont nés après ce crash d'avion,
04:12et il y en a beaucoup parmi nos téléspectateurs, voici quelques éléments de réponse avec Pierre-Louis Bousset.
04:18Ce 11 septembre 1968, c'est sous une météo dégagée et ensoleillée que le volaire France 1611,
04:25venu d'Ajaccio, entame son approche de l'aéroport de Nice.
04:29Une destination que ses passagers n'atteindront jamais.
04:32L'avion s'écrase en mer, causant la mort des 95 personnes à bord.
04:36Comment expliquer une tragédie de cette ampleur ?
04:39Après 5 ans d'instruction, l'enquête conclut un feu d'origine indéterminée à l'arrière de la cabine.
04:46Une hypothèse à laquelle ne croient pas les proches des victimes.
04:49Nous voulons la vérité, la vérité toute vraie.
04:51Des gens vont se poser sur la Lune.
04:54On n'est pas capable de nous dire pourquoi 95 personnes sont mortes.
04:58Une autre théorie va faire surface.
05:00L'avion aurait été accidentellement abattu par un tir de missile de l'armée française.
05:04Une option balayée par les autorités de l'époque.
05:07Il ne faut pas oublier que l'avion a volé 5 minutes après que le premier incident,
05:13le générateur final de la catastrophe, se soit produit.
05:17Mais cette théorie va s'étoffer au fil du temps.
05:20Notamment par les multiples témoignages de l'époque accréditant la thèse du missile.
05:25Dans une enquête où l'armée française a été pointée pour son manque de coopération.
05:30On espère toujours que ça se dévoile.
05:35Pour faire ouvrir le secret défense, c'est très très très difficile.
05:40L'épave a pu être retrouvée à 10 km du Cap d'Antibes
05:44lors d'une campagne de fouille en octobre dernier.
05:47La question est désormais de savoir si les réacteurs de l'appareil,
05:50au cœur du mystère, pourront être repêchés.
05:54Alors on a les conversations entre la tour de contrôle et l'équipage.
06:00A 10h31, la tour de contrôle reçoit ce message.
06:02J'ai le feu à bord, on va se cracher, c'est sûr.
06:05Autorisation est donnée à l'équipage de prendre la route la plus directe
06:08et priorité à l'atterrissage, répond la tour de contrôle.
06:11Et à 10h32, dernier message de l'équipage,
06:13nous sommes en vue du sol et bonne visibilité.
06:16Sauf que comme vous le dites, une minute plus tard,
06:18la tour de contrôle perd le contact, on est à 20 miles, 20 000 d'Antibes.
06:22C'est ça la chronologie ?
06:24En fait, on est à 35 km, on est entre 5 et 7 minutes.
06:28Donc il y a eu un choc probablement avant.
06:31Et on a vécu en direct quasiment les dernières secondes du pilote.
06:36Donc il y a des zones d'ombre, il faut voir le contexte de l'époque aussi.
06:41On était déjà dans la guerre froide, il y a eu des affaires,
06:46l'affaire Ben Barca, ce n'est pas le général qui va me contredire là-dessus.
06:49Il y a eu un petit peu de barbouze.
06:53Il y avait aussi Pierre Mesmer qui était reconnu comme un grand combattant,
06:57etc., qu'on n'allait pas le contredire.
06:58Du moment qu'il lui a dit qu'il n'y avait pas de missile ce jour-là, alors que...
07:02Ça, c'est la thèse officielle ?
07:04C'est la thèse officielle, alors qu'on a retrouvé des pages arrachées dans le journal de bord,
07:08notamment du Suffren, le bateau qui a été chercher les épaules.
07:11La frégate.
07:11La frégate qui croisait à côté.
07:14Exactement.
07:14Et donc, il s'est installé un petit peu des doutes qui se sont avérés au fil des années,
07:20jusqu'à ce que le président Macron a levé l'interdiction d'aller sortir des témoignages.
07:27Alors, on va y revenir, mais avec nous, nous avons Mathieu Paoli, qui est en direct de la Corse.
07:32Mathieu Paoli, merci d'être avec nous.
07:34Vous êtes le président de l'Association des familles de victimes de ce crash de la Caravelle.
07:38On l'indique, vous avez perdu vos deux parents dans ce crash,
07:40et vous cherchez la vérité depuis toutes ces années.
07:43En vain, d'abord, une question relativement personnelle.
07:45Quel âge aviez-vous lorsque vous avez perdu vos deux parents ?
07:49Et qu'est-ce qu'on vous a dit à l'époque ?
07:50J'avais 24 ans, et ce qu'il nous a dit à l'époque, les militaires ou les personnes de l'État,
08:06ils nous ont dit que c'était un feu à bord, comme ça avait été dit dans le début de l'interview.
08:12– Et quelle est la thèse la plus plausible, selon vous, après toutes ces années ?
08:17Pourquoi est-ce qu'il y a eu tant de silence et tant de mystère ?
08:19– Tant de mystère, je vais vous donner quelques indications de témoignages
08:29sur les 100 témoins que nous avons reçus.
08:32Je vais vous parler de cinq témoins très audibles et très crédibles.
08:41Je vais vous parler d'un promeneur qui était le long des côtes
08:49et qui regardait l'évolution des poissons avec ses jumelles.
08:56Et lorsque la caravelle est passée au-dessus de lui,
09:03c'est là justement qu'il a vu une lumière bleue rentrer dans le réacteur gauche.
09:12Ensuite, un autre témoin qui justement était preneur de son à Antibes, à l'ORTF,
09:21qui était sur place en mer et qui regardait justement ramasser déjà ce qui était ramassable,
09:32des débris, des morceaux de corps, enfin, il y avait vraiment quelque chose d'important.
09:39Et justement, quand il est retourné au studio, enfin, faire son montage,
09:47À la station, exactement, pour pouvoir faire son reportage.
09:56Voilà, faire le reportage.
09:57Et ce jour-là, il y avait aussi un reportage qui était fait au Montagel.
10:03C'est-à-dire, les militaires étaient à l'intérieur, justement, des studios du Montagel
10:11parce qu'il y avait une, comment dirais-je, une opération poker qui avait lieu ce jour-là.
10:18Et lorsque ce preneur de son montait le film avec les deux,
10:28c'est-à-dire celui du Montagel et celui qu'il avait récupéré en mer,
10:31c'est là, justement, qu'il a vu rentrer des persénéraux,
10:40avait entendu, enfin, perdu.
10:42– Comment est-ce qu'on peut analyser cela, M. Paoli ?
10:45On va revenir dans un instant sur les mystères du MH370,
10:49mais avant ça, je vous l'avais promis, la caravel qui résonne fort sur ce plateau
10:52avec Dominique Rizé.
10:53Expliquez-nous pourquoi est-ce que ça vous tient tant à cœur, ce dossier, Dominique ?
10:56– Parce que parmi les victimes, il y avait un médecin, le docteur Chigot, Claude Chigot,
11:00sa femme et leur enfant, leur fille toute jeune, une famille entière, c'était une fille unique.
11:06Et ce docteur Chigot, vous voyez, je reçois des messages,
11:09mon cousin Jean-Paul Rizé qui m'envoie un message,
11:11c'était le médecin de Guenion, en Saône-et-Loire.
11:15– Ça, c'est votre région ?
11:15– C'est ma région, c'était ma ville d'enfance.
11:18Il y avait 9000 habitants, il y avait 3 ou 4 médecins, dont le docteur Chigot,
11:21qui était un merveilleux médecin de campagne,
11:24qui se déplaçait la nuit, et voilà, donc il a disparu,
11:27et ça a été un choc dans cette ville, parce que c'était le bon docteur.
11:32Et voilà, donc cette histoire, depuis je suis enfant, 1960, j'avais 9 ans,
11:37elle résonne, elle m'intéresse, et je suis content qu'on l'ait traité ensemble.
11:40– 95 passagers à bord, et on l'a dit, aucun survivant.
11:43On s'intéresse maintenant au MH370, à la différence de la caravelle,
11:46l'épave reste introuvable, Général Daoust.
11:49– Oui, alors là, on a plusieurs affaires, où parfois, les épaves restent introuvables.
11:53– Par exemple, pendant 2 ans, on a cherché le Rio-Paris.
11:56– On l'a trouvé, enfin, des débris.
11:59– On l'a retrouvé 2 ans après.
12:00On savait où étaient les paves, mais on a pu remonter,
12:04hormis la boîte noire, pour le crash Charmelscher.
12:08Donc on a des exemples, mais on y est arrivé.
12:11Alors pour la Malaisie, il y a 2 éléments qui sont troublants.
12:15Enfin, le premier, c'est qu'on sait que l'avion est parti vers la mer de Chine,
12:22et là, ce sont les radars civils qui le disent,
12:24et puis après, on a les radars militaires qui disent,
12:26il a fait un demi-tour, et on a pu l'avoir jusque dans l'océan Indien.
12:31Quatre mois après cette catastrophe,
12:33la Malaisie Airlines perd un autre avion,
12:36un 777, au-dessus de l'Ukraine,
12:39descendu par un missile, et il y a 298 morts.
12:43– Et ça, c'est avéré.
12:43– Et ça, c'est avéré. Voilà.
12:45Donc on a quelque part, quelque chose en écho,
12:48et de grand, comment retrouver dans l'océan Indien,
12:53alors qu'on va retrouver un flaperon à la Réunion,
12:58qui va être identifié, on va retrouver des débris
13:00jusque sur la corne de l'Afrique tout le long.
13:05– Mais là, en général, on a des recherches
13:06qui sont lancées depuis la fin du mois de décembre,
13:08on a 55 jours, c'est une sorte de course contre la monde
13:10qui est orchestrée par une société australienne ?
13:14– Ocean.
13:15– Ocean Infinity, au large de l'Australie,
13:18et là, il y a beaucoup d'argent à la clé.
13:19Le deal est le suivant, s'il remonte l'épave,
13:21il touche 60 millions d'euros,
13:23si l'avion n'est pas retrouvé, zéro.
13:25– Exact. Donc ils ont certainement des informations
13:28que nous n'avons pas.
13:30Je ne vois pas un financier, aussi riche soit-il,
13:35se risquer dans ses aventures,
13:37s'il n'avait pas quelque chose en plus.
13:38Et la chose la plus évidente, pour moi,
13:41c'est spécialistes des drones, des drones maritimes.
13:45– L'Australie, ils sont très forts là-dedans ?
13:47Ou cette société en particulier ?
13:48– Cette société en l'occurrence, oui.
13:50Et donc, ils vont attaquer, élargir leur champ d'investigation.
13:53On a réduit à 15 000 km².
13:56– Ce qui est déjà énorme, pardon, 15 000 km²,
13:58ce n'est pas rien.
13:58– Ce n'est pas rien, mais c'est beaucoup moins
14:00que ce qu'on avait prévu au départ.
14:02Et donc, ils vont identifier toutes les masses métallées
14:07qu'il peut y avoir en meute de drones.
14:10Et ça va leur donner une chance supplémentaire.
14:12– Pardon, pourquoi ?
14:13Moi, je ne comprends pas.
14:14Je ne sais pas, je pense que je ne suis pas le seul.
14:16Mais le drone, pour moi, c'est dans les airs.
14:19– Ça peut raser l'eau aussi.
14:21– Il y a un drone sous-marin.
14:22– Sous-marin, bien sûr.
14:23Il y a marin et sous-marin.
14:25– Oui, mais avant, on parlait de bâtiscaves,
14:27enfin de sous-marins.
14:28Maintenant, il y a des drones sous-marins.
14:30– Absolument.
14:30– Et ça va plus profond que les bâtiscaves.
14:33– Ça peut descendre à 6 000 mètres, oui.
14:36– Alors, est-ce qu'il y a encore un espoir ?
14:37Est-ce qu'on peut se dire qu'un jour,
14:38sur la Malaysia Airlines, le MH370, on y arrivera ?
14:41– Pour moi, c'est le seul, peut-être,
14:44grand mystère de cette disparition.
14:47À chaque fois qu'on émet une hypothèse,
14:49elle est contredite par autre chose.
14:50Que ce soit le suicide du pilote,
14:52que ce soit le déroutement sur une base américaine,
14:56Diego, etc.
14:57– Diego Garcia, la fameuse base de la France.
14:59– On n'arrive pas à avoir vraiment l'élément déterminant
15:01pour dire, c'est ça qui s'est passé.
15:03– Vous avez une hypothèse, vous ?
15:04– Vous avez une hypothèse, Gérard ?
15:05– Pour ?
15:06– Sur le…
15:07– MH370 ?
15:08– Le MH, j'ai cherché, j'ai monté les scénarios,
15:13j'ai même fait un film avec des acteurs
15:14pour se mettre dans la peau des personnages.
15:17Et à chaque fois, on arrivait à une interdiction,
15:19à une impossibilité de cette hypothèse.
15:22– C'est donc ce qu'on a…
15:23– Je n'en ai pas personnellement.
15:24Je suis convaincu et ouvert à toutes les solutions
15:28qui pourraient être trouvées.
15:29L'essentiel, c'est de retrouver ces boîtes noires
15:32pour essayer d'élucider cette question.
15:34– Il y en avait dans la caravelle en 68 ?
15:36– Oui, il y en avait une, mais la gélatine était abîmée,
15:39donc on n'a pas pu lire le bon en ruban.
15:41– On n'a pas pu lire l'instant fatidique sur la caravelle
15:44alors que les vols précédents, on n'avait pu les lire.
15:46– C'est le propre d'une anigme.
15:47Merci à tous les deux d'être revenus dans un instant.
15:50On replonge ensemble dans le dossier Emile.
15:53Emile, parce que de nouveaux éléments ont été révélés cette semaine.
15:56Emile, c'est un prénom qui résonne
15:57depuis le 8 juillet 2023.
15:59Boris, je me tourne vers vous.
16:00L'énigme est toujours aussi épaisse.
16:01Deux ans et demi après la disparition de ce petit garçon.
16:04Souvenez-vous, il avait été confié à ses grands-parents
16:06dans la maison du Auvergne en plein été.
16:09Qu'est-ce qu'on apprend aujourd'hui ?
16:10On apprend que les vélos saisis le 16 décembre dernier
16:13sont au nombre de deux.
16:14Et par qui sont-ils utilisés ?
16:15Par qui ont-ils été empruntés, Boris ?
16:17– Oui, souvenez-vous, le 16 décembre dernier,
16:19il y a ces enquêteurs de la section de recherche de Marseille
16:20qui décident de retourner dans ce hameau du Auvergne,
16:22et là même où Emile a disparu en juillet 2023,
16:25ils vont saisir deux vélos, pas n'importe lesquels,
16:28puisqu'il y a plusieurs vélos dans ce garage
16:30et dans cette remise,
16:31mais leur attention va se porter sur les deux vélos
16:33utilisés par Maximin,
16:35qui n'est autre que l'an des oncles du petit garçon.
16:38Il est aujourd'hui âgé de 20 ans.
16:39Ces vélos, ils vont être envoyés dans les locaux
16:43du laboratoire du professeur d'Outre-Möpwich à Bordeaux,
16:46qui est considéré, vous le savez, comme le pape de l'ADN.
16:48Et des expertises, selon nos informations,
16:50sont toujours en cours sur ces deux vélos
16:52pour tenter de déceler un éventuel ADN
16:55qui peut s'illustrer par des empreintes digitales
16:58ou encore des traces de sang.
16:59Mais ça remet le curseur aujourd'hui sur la famille,
17:02alors que le mystère reste entier
17:04deux ans et demi après la disparition.
17:06Qu'est-ce que cherchent les enquêteurs, Général Daoust ?
17:08Les enquêteurs cherchent des éléments matériels
17:11pour caractériser soit l'accident
17:13ou le geste volontaire,
17:16puisqu'on a dit qu'il y avait possibilité
17:18d'un geste volontaire.
17:20Je resterai prudent sur la possibilité du geste volontaire
17:22parce que c'est parfois très difficile
17:25de le voir sur des ossements.
17:28Sauf si on a une réitération de gestes.
17:30Par exemple, un coup de marteau
17:32qui est à plusieurs reprises,
17:34on voit que là, le crâne aurait été tapé
17:36à plusieurs reprises.
17:37Donc là, à défaut d'avoir vu l'expertise,
17:39il faut rester quand même prudent.
17:41Mais donc ils cherchent des points d'impact ?
17:43Des points d'impact ?
17:44Tout ce qui pourrait être sur un vélo
17:46entraîner l'enfoncement de la boîte crânienne.
17:49Voilà, secoue, secoue.
17:51Donc, ces vélos,
17:54eh bien, ça fait un certain temps
17:56et ils n'ont pas été pris tout de suite.
17:58Deux ans et demi.
17:58Il n'y avait pas forcément dans l'enquête
18:01des éléments indiciels
18:02parce qu'à ce moment-là,
18:03il faudrait mettre sous cloche
18:04l'ensemble du village avec tous les objets.
18:07Et ce ne sont que des témoignages
18:08qui viennent au fur et à mesure,
18:10qui viennent apporter un intérêt sur ces vélos.
18:13Il y a un truc qui ne va pas dans votre démonstration, en général,
18:16mon cher François.
18:18C'est qu'à supposer que quelqu'un dans la famille
18:21utilise le vélo,
18:23Maxima en l'occurrence suspect,
18:26et percute le petit Émile
18:27puisqu'on cherche des traces de percussion
18:29sur ce fameux vélo,
18:31c'est un simple accident,
18:32c'est un drame immense.
18:33s'il percute Émile
18:35et qu'il tue Émile
18:36ou qu'Émile meurt,
18:37on l'appelle les secours
18:38et puis les secours arrivent au village
18:40et c'est un accident
18:42comme il en arrive malheureusement parfois.
18:45Pourquoi faut-il dissimuler ?
18:47Pourquoi dissimuler le corps ?
18:48Pourquoi ce montage tordu ?
18:50Alors ça, ce n'est pas moi
18:50qu'il faut poser la question,
18:51c'est plutôt au protagoniste.
18:53Si jamais on arrivait à ça...
18:54On peut poser la question à Boris.
18:57On va poser la question
18:58à Maître Pinélide dans un instant.
18:59Un intérêt de travailler
19:00sur ces vélos,
19:01si ça provient d'un témoignage,
19:03c'est soit avérer,
19:05soit fermer la porte.
19:06Ah oui, ça peut permettre
19:07d'écarter ce témoignage.
19:08On écarte cette piste.
19:10On n'a pas besoin d'emmener le vélo
19:12dans un labo
19:14pour écartir une piste qui ne tient pas.
19:15Ah, si.
19:17Là-dessus,
19:18au point de vue matériel,
19:19si jamais c'était ça
19:21et qu'on ne le fasse pas,
19:22c'est une faute professionnelle.
19:23Donc là, il faut fermer définitivement
19:25la piste
19:26avec toutes ces analyses.
19:28Alors, avec nous,
19:29Maître Pinélide,
19:29l'avocat de la grand-mère d'Émile.
19:30Merci d'être avec nous.
19:32Comment est-ce que votre cliente
19:34a réagi à cette information ?
19:35Elle savait que ces vélos existaient.
19:36Elle savait qu'ils avaient été saisis
19:37effectivement le 16 décembre dernier.
19:39Mais dans quel état d'esprit
19:40se trouve-t-elle ?
19:42Comment vous pouvez nous expliquer ça ?
19:44Je rejoins tout d'abord
19:46le général Daouz
19:47dans son message de prudence.
19:51Ces vélos auxquels
19:51vous faisiez référence à l'instant
19:53étaient à la disposition
19:54des enquêteurs
19:54depuis le 8 juillet 2023.
19:56Il était également d'ailleurs
19:58à la disposition
19:58de ces mêmes enquêteurs
19:59dans la séquence des gardes à vue
20:01au mois de mars dernier.
20:03On peut donc en déduire
20:04qu'il ne présente pas forcément
20:05un intérêt majeur
20:07pour la poursuite
20:09des investigations.
20:10Néanmoins,
20:10comme cela vient d'être évoqué,
20:11il est vrai que parmi les pistes
20:12qui ont pu être suivies
20:14par les investigations,
20:17nous savons que l'idée
20:18notamment d'un accident
20:20et pourquoi pas d'un choc
20:21avec un véhicule
20:22fait partie des hypothèses.
20:24Ces vélos étant par définition
20:26des véhicules,
20:28ils rejoignent le nombre
20:29considérable des véhicules
20:30qui ont déjà été expertisés.
20:32Donc le fait qu'ils soient
20:33la propriété
20:34ou qu'ils aient été l'usage
20:36du fils de ma cliente,
20:38de Maxime Abedovini,
20:39ne doit pas en aucun cas
20:40jeter la suspicion
20:42sur ce dernier.
20:44Il s'agit d'éléments
20:44parmi d'autres,
20:45parmi de très nombreux éléments
20:46évoqués,
20:47parmi de très nombreux éléments
20:48qui ont fait l'objet
20:49d'investigation
20:50et ils les rejoignent
20:51aujourd'hui.
20:52Donc à vous suivre,
20:54ça permettra plus
20:55de fermer une porte
20:57que d'ouvrir une fenêtre
20:58sans mauvais jeu de mots ?
20:59C'est notre sentiment
21:00à l'issue des derniers actes
21:01et notamment des perquisitions
21:03qui avaient eu lieu
21:03au mois de décembre
21:04au cours duquel ces éléments
21:05ont été appréhendés
21:06par les enquêteurs
21:07que ces derniers,
21:08encore une fois,
21:09avec la prudence
21:09qui était relevée à l'instant
21:10par le général Daoust,
21:11tentent de pouvoir limiter
21:13le champ des interrogations.
21:15C'est aussi le travail
21:16des enquêteurs
21:17de ne pas laisser se distiller
21:19finalement dans le cadre
21:20d'une enquête
21:20d'une telle ampleur
21:21des éléments
21:22qui resteraient sans réponse
21:23et qui seraient justement
21:24peut-être le jeu
21:26de certaines suspicions
21:27qui seraient parfaitement infondées.
21:28Il y a un temps
21:29pour récolter des preuves.
21:31Il y a aussi un temps
21:32pour s'interroger
21:32dans le champ
21:33le plus vaste possible.
21:34Et je crois que
21:35ces éléments appréhendés
21:37rentrent très strictement
21:38dans ce champ.
21:40Maître,
21:41est-ce que vous avez une idée,
21:42vous,
21:42de ce que cherchent
21:43les enquêteurs
21:43sur ces vélos ?
21:45Écoutez,
21:45on a évoqué,
21:46j'y faisais référence
21:47à l'instant
21:47l'hypothèse
21:48d'un accident
21:49qui serait
21:50une collision,
21:51un choc
21:51dont aurait été victime
21:53le petit Émile.
21:55Il paraît assez évident
21:56qu'en récoltant
21:57des éléments
21:58tels que des vélos,
21:59on peut notamment
21:59s'interroger
22:00sur le point de savoir
22:01si des empreintes génétiques,
22:02des empreintes papillaires
22:03peuvent permettre
22:05un lien
22:05avec ce drame.
22:08C'est quelque chose
22:09de tout à fait logique
22:11et cohérent.
22:12Cela peut faire partie
22:12des éléments
22:13effectivement
22:13sur lesquels
22:14se pensent
22:14les enquêteurs actuellement.
22:15Je vous entends mettre
22:16même observation
22:17que celle que j'ai faite
22:18tout à l'heure
22:18au général d'Aouste.
22:20Quel intérêt pour Maxima
22:21s'il est l'utilisateur
22:22du vélo
22:23ou même
22:24pour un membre
22:25de la famille
22:25Vedevini
22:26s'ils sont les utilisateurs
22:27du vélo
22:27et qu'ils ont
22:28percuté Emile
22:29d'aller monter
22:31une espèce de scénario
22:32macabre derrière ?
22:34De mise en scène.
22:34De mise en scène.
22:36Ça n'a pas de sens.
22:37La vérité,
22:37M. Rizet,
22:37c'est qu'en posant
22:39cette question,
22:40vous envisagez
22:40déjà une option,
22:41vous envisagez
22:42déjà une hypothèse.
22:43Il faut peut-être
22:44s'en tenir aux éléments
22:45concrets de l'enquête
22:46à ce jour,
22:47à savoir le fait
22:48que l'on procède
22:48à des expertises
22:49sur un vélo,
22:50sur deux vélos en l'état.
22:51Cela ne permet pas
22:52de suggérer
22:53encore une fois
22:54que le possesseur
22:56de ce vélo
22:57soit à l'origine
22:58des faits
22:58que vous venez
22:59de décrire
23:00et qu'il ait participé
23:01à la suite de cela
23:03à la disparition
23:05au dépôt
23:05du corps
23:06du petit Émile
23:06de façon
23:07à égarer l'enquête.
23:08Je crois que là,
23:09vous empruntez
23:09en quelque sorte
23:10un rapport-ci
23:10qu'on peut comprendre.
23:12Vous êtes dans
23:13l'élaboration
23:13d'une hypothèse.
23:14Est-ce qu'il sous-entend
23:15que quelqu'un d'autre
23:16que la famille Védovigny
23:17aurait pris un vélo
23:18Védovigny
23:19pour percuter Émile ?
23:21Pardon, M. Rizet,
23:21je n'ai pas entendu.
23:22Est-ce qu'il sous-entend
23:23que quelqu'un d'autre
23:23qu'un Védovigny
23:24ou qu'un membre
23:25de la famille Védovigny
23:26aurait pu utiliser
23:27ce vélo
23:28pour percuter Émile ?
23:30Ce vélo
23:31n'était pas
23:32à la disposition
23:32exclusive
23:33de Maxime Védovigny
23:34d'une part.
23:36Je ne pense pas
23:37encore une fois
23:38que l'on puisse
23:38à ce stade
23:39s'autoriser
23:40une telle hypothèse.
23:41Il faut être prudent
23:41avec ces éléments
23:43parce que
23:43le fait de l'évoquer
23:45de cette façon-là
23:46est aussi de nature
23:47peut-être
23:47à jeter une suspicion
23:49aussi infondée
23:50qu'absolument insupportable
23:51sur ce jeune homme
23:53qui à ce jour
23:54est simplement
23:54l'utilisateur
23:55d'un vélo
23:56qui fait l'objet
23:57d'expertise.
23:58Et on le rappelle
23:58il n'a jamais été mis
23:59en examen.
24:00On le rappelle
24:00il n'a jamais été mis
24:01en examen.
24:02Il avait été placé
24:03en garde à vue
24:03avec les trois autres
24:04membres de sa famille
24:05et il a été reçu
24:06en décembre dernier
24:07en qualité de partie civile.
24:08Vous faites bien
24:09de le rappeler.
24:11Oui, oui.
24:11J'ai une dernière question.
24:12Maître, vous aviez annoncé
24:13il y a quelques mois
24:14la volonté de déposer
24:15des documents
24:16au juge d'instruction
24:17pour tenter d'explorer
24:17d'autres pistes,
24:18d'éclairer d'autres endroits,
24:20de poser en quelque sorte
24:21un regard neuf
24:22sur le dossier en fait.
24:23Où est-ce que vous en êtes
24:24et est-ce que le dossier
24:25a été déposé
24:26à l'heure où on se parle ?
24:27Nous avons respecté
24:28notre objectif
24:29s'agissant de ces éléments.
24:31Pour l'heure, néanmoins,
24:32vous me pardonnerez
24:33de bien vouloir réserver
24:34au magistrat instructeur
24:36la connaissance
24:37de ces éléments
24:37et donc de me garder
24:39de tout commentaire
24:40à ce sujet.
24:41Très bien.
24:42Général, est-ce que vous pensez
24:43qu'on pourra atteindre
24:44un jour cette vérité,
24:45comprendre qui a tué Émile
24:47et est-ce que là,
24:48on n'est pas,
24:49comme le disait Maître Pineli,
24:50dans un rétrécissement des pistes
24:52et est-ce que la piste familiale
24:53est toujours aussi vivace
24:54ou est-ce qu'on est en train
24:55de rétrécir les options possibles ?
24:57Alors, il y a toujours
24:58des enquêteurs,
24:59il y a une cellule,
25:00il y a six enquêteurs
25:01qui travaillent à pied d'œuvre
25:03et qui sont à temps plein là-dessus.
25:06Donc, toutes les hypothèses
25:07restent ouvertes.
25:08Tant qu'on n'aura pas
25:09des éléments indiciels
25:10et matériels
25:11qui viennent confirmer
25:13une hypothèse
25:14plutôt qu'une autre,
25:15ils sont obligés
25:16de rester en parallèle
25:19sur l'ensemble des hypothèses.
25:21Alors, peut-être
25:21qu'ils en privilégient une
25:23plutôt qu'une autre,
25:24ils ont certainement
25:25des éléments
25:25que nous n'avons pas
25:26mais là-dessus,
25:28moi, je ne m'avancerai pas
25:29comme Dominique
25:30à aller très loin.
25:31Voilà, exactement.
25:32Le général hypothèse.
25:33Il faut...
25:34Et en fait,
25:35c'est une façon de travailler.
25:36Non, mais c'est un appel
25:36à la prudence
25:37qu'on entend
25:37de la part de Maître Pinéli,
25:39c'est sûr.
25:39On est toujours très prudent.
25:41Bien évidemment,
25:42toute la famille
25:43est présumée innocente
25:44mais on est tous quand même
25:46en train de regarder
25:47du côté de cette famille
25:48à commencer
25:49par les enquêteurs
25:50de la SR de Marseille.
25:51Donc, on ne va pas non plus
25:52faire les hypocrites.
25:54Voilà, je veux dire,
25:55il y a une espèce
25:57de faisceau autour,
25:59de questions posées
26:00autour de cette famille.
26:01Et Boris,
26:02il y a un huis clos
26:03autour de ce hameau
26:04parce qu'il y a une certitude,
26:05c'est qu'il nous manque
26:06deux pièces du puzzle,
26:07on le rappelle assez souvent.
26:08L'endroit où l'enfant
26:09a trouvé la mort,
26:10l'endroit où elle a été entreposée
26:11reste l'endroit de la découverte.
26:13Tout ça, a priori,
26:15se passe dans ce même hameau
26:17du Auvergne,
26:17que vous connaissez bien.
26:18Absolument.
26:18Et on va rappeler
26:19qu'il y a un dénominateur
26:20commun dans cette affaire,
26:22c'est Maximin
26:23puisqu'il est là
26:24la fin d'après-midi
26:25de la disparition.
26:27Il est là
26:27lorsqu'il descend la rue
26:28pour tenter de retrouver
26:29le petit Émile
26:31en compagnie.
26:32On le voit.
26:32Il y a un témoin
26:33qui le dit
26:33descend dans la rue
26:34en direction de la cage au lapin
26:36et du lavoir
26:36là où les chiens Saint-Hubert
26:37ont marqué pour la dernière fois
26:38la trace du petit garçon.
26:40Et puis Maximin,
26:40on remonte.
26:41Maximin a été placé
26:42en garde à vue.
26:44Il est ressorti libre.
26:46Aucune charge n'a été retenue
26:47contre lui.
26:47Il reste présumé innocent
26:48et surtout depuis quelques mois,
26:50il s'est constitué parti civil.
26:51Donc il s'estime
26:52avoir subi un préjudice
26:53dans cette affaire.
26:53Il a été auditionné
26:54par les deux magistrats instructeurs
26:56Aix-en-Provence
26:56le 9 décembre dernier.
26:59Mais il n'y avait pas
27:00que la famille.
27:00Dans ce hameau,
27:01il y avait les voisins
27:03qui étaient là.
27:04Lors de la mise en situation,
27:05on a replacé
27:05chaque protagoniste
27:07de ce hameau
27:07à sa place
27:08au moment de la disparition,
27:10c'est-à-dire à 17h15.
27:12La piste familiale
27:12est sur la table aujourd'hui
27:13mais on regarde
27:14bien évidemment
27:15tout ce qui se passe autour.
27:16C'est la technique
27:16de la stratégie de l'escargot.
27:18On commence par une rue proche
27:19et puis on élargit
27:20petit à petit
27:20sur les autres voisins.
27:23Mais voilà,
27:23c'est une piste comme une autre
27:24avec une priorité aujourd'hui,
27:25fermer toutes les portes
27:26stratégies depuis deux ans et demi
27:28avec des enquêteurs
27:28qui ne lâchent absolument rien
27:29puisqu'il y a toujours
27:30entre six à huit enquêteurs
27:31qui ne travaillent
27:32que sur ce dossier.
27:33Nous, on vous pose une question.
27:34Donc,
27:35quelles pistes sont
27:36à tous les deux
27:38définitivement écartées ?
27:39Allons-y.
27:40La piste de l'accident.
27:41Émile qui tombe
27:42dans un ravin
27:43qui marche,
27:44écarté.
27:45Émile n'a pas eu d'accident.
27:46Il n'a pas eu d'accident.
27:48La mort par déshydratation
27:49aussi, ça s'est écrêté.
27:50C'est-à-dire
27:51le petit garçon marche
27:51pendant tant et tant
27:52qu'il s'épuise.
27:53Il n'est pas mort
27:54d'épuisement de soif.
27:55Il n'est pas mort
27:55d'épuisement,
27:55il n'est pas mort
27:55des animaux.
27:56On avait évoqué un loup,
27:58un aigle, etc.
28:00Trois,
28:01la piste des animaux
28:01sauvages écartée.
28:02Regardez cette carte
28:03qui peut nous aider.
28:04On a la disparition
28:05à cet endroit,
28:06le village du Auvergne
28:07et la découverte
28:08des ossements
28:08qui est quand même
28:09à une distance
28:10relativement élevée,
28:11ce qui nous a fait dire
28:12et puis souvenez-vous
28:13surtout les chiens,
28:14les chiens pisteurs
28:15qui s'arrêtent
28:16au lavoir.
28:17Donc ça,
28:17ça fait partie de l'énigme.
28:18Qu'est-ce qu'on peut retirer ?
28:19Quatre,
28:19le prédateur alors,
28:20le prédateur sexuel
28:21qui passe par là.
28:22C'est sérieux ?
28:23Écarté ou pas écarté ?
28:25Pas forcément écarté,
28:26mais ce n'est pas
28:26la plus importante.
28:27Oui.
28:28Pourquoi ?
28:29Il y a eu des relevés
28:29de plaques d'immatriculation,
28:31il y a eu des auditions,
28:31il n'y a rien de prouvant
28:32pour l'instant.
28:32Là-dessus,
28:33on est sur
28:34qui était présent
28:36à ce moment-là
28:36au Auvergne
28:37avec des vérifications.
28:39Donc là-dessus,
28:40elle y est toujours.
28:42Parce que si jamais
28:42il y en avait un
28:43sur un chemin
28:44de grande randonnée
28:45qui n'avait pas de truc,
28:46mais...
28:47La piste d'un fourniré,
28:48d'un type qui passe par là,
28:49d'un francissome,
28:51elle existe encore.
28:51D'accord.
28:52On sait techniquement
28:53combien il y avait
28:53de personnes présentes
28:54ce jour-là,
28:54le jour de la disparition,
28:55de manière exacte,
28:56combien de personnes
28:57étaient au Auvergne ?
28:58On le sait ?
28:58Je pense que les enquêteurs
28:59doivent le savoir.
29:00La piste d'un habitant
29:01du Auvergne,
29:03d'un habitant du Hameau,
29:04il y a 15 maisons,
29:05Boris ?
29:06Il y a une quinzaine de maisons.
29:07Combien d'habitants,
29:07combien de personnes
29:08présentes ce jour-là ?
29:09Il y a une vingtaine
29:09de personnes présentes
29:10à 19 si ma mémoire est bonne.
29:12Mais ça,
29:12ça reste sur la table,
29:13bien évidemment.
29:14Il y a eu des auditions
29:14et des personnes
29:16ont été auditionnées
29:17à plusieurs reprises.
29:18Il y a eu des écoutes
29:19téléphoniques.
29:20Y a-t-il des contradictions
29:21dans les auditions ?
29:22C'est ça qu'il faudra voir.
29:23C'est ça que les enquêteurs
29:24sont en train d'éclucher.
29:25Est-ce qu'il y a des contradictions
29:26dans la première...
29:27Il y en a peut-être
29:28d'ailleurs des habitants
29:29qui ont été auditionnés
29:30une fois, deux fois,
29:31trois fois.
29:32Et peut-être qu'au regard
29:33des éléments
29:33que récoltent les enquêteurs,
29:35ça ne colle pas,
29:36entre guillemets.
29:37Donc peut-être
29:37que la piste familiale,
29:38elle est sur la table
29:39et peut-être qu'elle sert aussi
29:40de paravent,
29:41si je puis dire,
29:42aux autres pistes
29:42qui sont aussi à l'étude.
29:44C'est ça qui est intriguant.
29:46Et là,
29:47il y a autour de ça
29:48une certaine discrétion.
29:50Je me rappelle
29:50certaines affaires
29:51où ça a été
29:52un petit peu comme ça.
29:53Il y avait un écran journalistique
29:56qui était pour le journalisme.
29:58C'est l'affaire infractif
29:58où on s'occupait,
30:00on se focalisait
30:01sur cette famille
30:01qui avait disparu,
30:03où on avait retrouvé
30:03le 4x4
30:04à côté de l'aéroport
30:05à Genève,
30:06etc.
30:07Et on laissait,
30:08et avec le parquet,
30:10c'était cette communication
30:11débridée vers...
30:13Et pendant ce temps,
30:14les enquêteurs
30:15travaillaient déjà
30:16sur Othia.
30:17Ce n'était pas
30:18super compliqué.
30:19Blouchard.
30:20Après,
30:20il s'est planté tout seul.
30:23Le chalet avait été nettoyé,
30:25on avait retrouvé
30:25les fragments,
30:26pardon pour les détails
30:27des dents des enfants
30:28et qu'il avait tués.
30:29Et le Blouchard
30:29avait pas mal aidé quand même.
30:30Et donc Othia,
30:31il était grave au début.
30:32Mais pour revenir quand même,
30:34moi je serai sur deux questions.
30:36Alors,
30:36est-ce que le meurtrier,
30:37il est intérieur au village
30:39ou extérieur au village ?
30:40Dominique,
30:40on va les poser
30:41à Maître Pinéli
30:41parce qu'il est encore
30:42en ligne avec nous.
30:43Ben si,
30:43on va essayer.
30:43Maître Pinéli,
30:44Dominique,
30:44il y a encore deux questions
30:45à vous poser.
30:46Allez-y Dominique.
30:49Dominique ?
30:49Comment ?
30:50Posez-lui deux questions.
30:51Faut-le les poser
30:51vos deux questions.
30:51Oui,
30:52Maître,
30:53est-ce que pour vous,
30:54la piste,
30:55elle est plutôt
30:55dans le village
30:56ou à l'extérieur du village ?
30:58Vous savez,
30:59il y a une somme de pistes.
31:01Cela a été évoqué à l'instant.
31:03Le travail des enquêteurs,
31:04je ne serai pas démenti
31:05par le général Daoult
31:06sur ce point,
31:07c'est d'ouvrir
31:07l'éventail le plus large possible
31:08et de nourrir
31:10au fur et à mesure
31:10des investigations
31:11chacune des pistes
31:13qui sont envisagées.
31:15Il est donc rigoureux
31:16en principe
31:16de faire une hiérarchie
31:17à travers ces pistes
31:18et la priorité
31:20qui peut être portée
31:20sur l'une ou l'autre
31:21d'entre elles
31:22parce qu'en réalité,
31:23selon,
31:24en fonction des éléments
31:25qui sont rapportés
31:26aux enquêteurs,
31:27l'une ou l'autre
31:27peut être suivie.
31:28Mais ce que je peux vous dire,
31:29c'est que le champ
31:30aujourd'hui paraît
31:31extrêmement large,
31:32effectivement.
31:32Et le fait de se focaliser
31:34un petit peu
31:35sur cette cellule familiale
31:37qui fait partie des pistes,
31:38ça, personne ne saurait
31:39le contester.
31:39Ça s'explique notamment
31:40par la configuration
31:41des lieux
31:42et de la population présente
31:43au jour de la disparition
31:44du petit Émile,
31:45ne fait partie
31:46que des différentes options
31:47qui sont suivies
31:49aujourd'hui
31:49par les enquêteurs.
31:50Et quand je vous dis...
31:51Oui, allez-y, pardon.
31:52Pardon, Pauline.
31:52Et quand vous dites
31:53mon client se tient
31:53à la disposition de la justice,
31:55ça veut dire que sa garde à vue
31:56est allée jusqu'à 46 heures,
31:5848 heures maximum,
31:59il reste deux heures,
32:01on ne le replacera jamais
32:01en garde à vue,
32:02on n'a pas le temps
32:02de lui notifier
32:04son placement en garde à vue,
32:05de le faire voir
32:05à un médecin, etc.
32:07Donc, il serait entendu
32:07par le juge.
32:09Vous pensez que ça va arriver
32:10qu'un jour,
32:10le juge va convoquer
32:11votre client
32:11pour lui reposer
32:13des questions
32:13qui ne lui ont pas été posées
32:14ou lui faire donner
32:17des réponses
32:17qu'il n'aurait pas données ?
32:19Alors, Maxime Avedovinier
32:20n'est pas mon client.
32:21Je suis l'avocat de sa mère.
32:22Oui, d'accord, oui.
32:23Mais bon, alors,
32:24est-ce qu'il pourrait...
32:25Je précise simplement
32:26parce que je me garderai
32:27de parler en son nom
32:29ou aux intérêts à l'église
32:30et je préfère éviter
32:31toute confusion sur ce point.
32:32Mais au moins,
32:33en sa qualité de partie civile,
32:35en sa qualité de témoin
32:36privilégié des faits,
32:38malheureusement pour lui,
32:39il est évident
32:39que l'une des étapes
32:40que va connaître
32:41l'information judiciaire,
32:42c'est forcément
32:42de l'entendre à nouveau,
32:44comme ce sera d'ailleurs
32:45le cas pour sa mère.
32:46Et pour votre client aussi ?
32:48Pour votre client aussi.
32:49Pardon pour mon erreur.
32:50Pense sur le bec.
32:51Dernière question,
32:52mais vous êtes en contact
32:53avec eux
32:53et on a bien compris
32:54que vous ne les défendez pas.
32:55On se demande
32:56comment vont les parents
32:57des milles
32:57dans cette temporalité-là.
33:00Est-ce que vous pouvez
33:01nous donner quelques éléments ?
33:02Je sais que vous défendez
33:03la grand-mère des milles,
33:04mais le lien est toujours fort
33:06avec les parents des milles.
33:08Tout à fait.
33:09Ils sont également représentés
33:10par l'un de mes confrères
33:11et c'est la raison
33:12pour laquelle je me garderai bien,
33:14notamment par respect
33:15et par pudeur
33:16pour la douleur
33:17qui les frappe
33:17de prendre la parole
33:18en leur nom
33:19ou de m'exprimer
33:20sur ce que peut être
33:21leur sentiment
33:22à l'heure actuelle
33:22ou depuis le début
33:23de cette affaire.
33:24Est-ce qu'on atteindra
33:24un jour la vérité ?
33:25J'ai l'impression
33:26que je pose toujours
33:26la même question
33:27à mes interlocuteurs,
33:28mais est-ce que vous avez
33:29le sentiment
33:29qu'on arrivera
33:30à comprendre un jour
33:30qui a tué le petit Émile ?
33:32Ce qui est certain,
33:33c'est que tout sera fait
33:34pour y parvenir.
33:35Nous avons une somme
33:37d'éléments déjà réunis
33:38par des enquêteurs
33:39qui sont à pied d'œuvre,
33:41qui se livrent,
33:44Coréam, j'allais dire,
33:44à ce travail
33:45depuis la disparition
33:46du petit Émile
33:47et il faut leur rendre hommage
33:49pour leur dévouement.
33:51Nous avons une famille
33:53dont je représente
33:54la grand-mère,
33:54vous l'avez évoquée
33:55à l'instant,
33:56qui est à pied d'œuvre
33:57également pour pouvoir
33:58compléter,
33:59apporter chaque élément
34:00possible en collaboration
34:02avec les services d'enquête
34:04de façon modeste
34:05parce que ce n'est pas
34:06notre métier,
34:07mais en tout cas
34:07par principe
34:08et parce que c'était
34:09notre devoir également
34:10de ne pas être
34:10les spectateurs,
34:12j'allais dire,
34:12passifs devant
34:13les investigations.
34:14Donc tout ce que nous
34:15voulons aujourd'hui,
34:16c'est que tout soit fait
34:17pour que la vérité
34:18un jour éclate
34:19dans cette affaire.
34:20Merci beaucoup
34:20Maître Pinilly,
34:21merci d'avoir été avec nous,
34:22merci à tous
34:23de vos lumières,
34:23de vos analyses,
34:24de vos expertises.
34:25Et Pauline,
34:25nos mugs.
34:26Ah oui,
34:26un dossier qu'on suivra
34:27très attentement
34:28avec le service PJ de BFM TV.
34:30Je vous donne rendez-vous
34:31la semaine prochaine
34:31avec vous Dominique,
34:32tout de suite la météo
34:33et ensuite vous avez rendez-vous
34:35avec l'info Anne Seften,
34:36Mathieu Coache.
34:37A tout de suite.
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