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  • il y a 3 heures
Ce mardi 27 janvier, Samy Chaar, chef économiste chez Lombard Odier & Cie, a abordé la probable annonce d'un statu quo de la FED pour ce mercredi, le nouvel accord de libre-échange entre l'Union européenne et l'Inde, ainsi que le Premier ministre britannique Keir Starmer qui ne veut pas choisir entre la Chine et les USA, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00VFM Bourse, l'écho du monde.
00:04Et demain la Fed, ça n'empêche pas les membres de la Fed de se réunir quand même,
00:07et demain de délivrer leur sacro-sainte décision.
00:10Samy Char est avec nous, chef économiste pour Lombard-Rodier et compagnie.
00:12Bonjour Samy, on verra si ça refroidit Donald Trump.
00:16La Fed devrait normalement annoncer demain un statut quo monétaire.
00:19Est-ce qu'il faudra le prendre comme un bon signe pour l'état de l'économie américaine ?
00:24Oui, plutôt, surtout il faut le prendre pour un bon signe
00:26parce que c'est une forme de consistance avec le discours qui a été prononcé par Jérôme Powell
00:31lors de la conférence de presse en décembre.
00:34C'était clair que dans la tête des membres du FOMC,
00:39la Réserve fédérale américaine est à son point neutre
00:42pour une économie qui est proche de l'équilibre.
00:45Et donc c'était le moment de faire une pause, c'est ce qu'ils nous ont dit en décembre.
00:49Et depuis, l'économie américaine a plutôt performé en ligne avec les attentes.
00:53Il n'y a pas eu de signal négatif, il n'y a pas eu de signal autrement
00:56positif de surchauffe et donc on est vraiment dans la continuité
01:00d'une économie proche de l'équilibre.
01:02Et très clairement, ce sera la dernière baisse de taux de la période Jérôme Powell.
01:08Sauf si, bien entendu, quelque chose de très significatif se passe.
01:12On a vraiment l'impression que pour que la FED se mette en mouvement
01:14à partir de maintenant, il va falloir avoir des preuves
01:18que la situation change.
01:19Ce n'est pas le cas, donc il faut s'attendre finalement
01:21à un meeting assez ennuyeux demain.
01:24Et pendant ce temps, l'Union Européenne, elle, varie ses partenaires.
01:26Elle a conclu un accord de libre-échange avec l'Inde.
01:29Narendra Modi parle de la mère des accords.
01:31Nous avons créé, dit Narendra Modi, le Premier ministre indien,
01:33nous avons créé une zone de libre-échange de 2 milliards d'êtres humains.
01:37La plus grande zone de libre-échange jamais vue.
01:38Elle couvre 25% du PIB mondial et un tiers du commerce mondial.
01:42Et c'est juste.
01:43Et pourtant, beaucoup de médias n'en parlent pas beaucoup ici.
01:46Cet accord entre l'Union Européenne et l'Inde est-il aussi important pour nous,
01:49pour le potentiel de croissance, pour diversifier nos sources d'approvisionnement
01:52que le Mercosur, Samy ?
01:55Oui, il est très important cet accord.
01:57C'est vrai que le sentiment, c'est que l'impact économique de cet accord
02:00à court terme va être modéré.
02:01C'est un accord qui va être mis en place dans les 10 prochaines années.
02:05Il y a un peu de déception au niveau du secteur de l'automobile
02:07parce qu'on ne pourra vendre qu'un certain montant de véhicules aux Indiens
02:13qui en plus seront tarifés à 10%.
02:15Et tout ça va mettre un tout petit peu de temps à se mettre en place.
02:18Mais c'est quand même quelque chose de très significatif.
02:20Ça montre que l'Europe essaye d'avoir une place finalement intéressante
02:24dans cette espèce de combat titanesque entre les Chinois et les Américains.
02:28L'Europe finalement, elle se met un peu au milieu.
02:31Et puis elle dit aux partenaires commerciaux,
02:33écoutez, si vous voulez avoir des rapports d'égo à égo
02:36sans leçon de géopolitique,
02:40eh bien nous, on est là pour vous.
02:42Et finalement, ça marche avec le Mercosur, ça marche avec les Indiens.
02:44Ce n'est pas que de l'économie, c'est aussi une façon de faire de la géopolitique au XXIe siècle.
02:50Parallèlement, Samy, on a Keir Starmer, le premier ministre britannique,
02:54qui va se rendre en Chine, lui.
02:56C'est la première fois depuis huit ans d'ailleurs que ça arrive
02:58qu'un chef du gouvernement britannique part en Chine.
03:03On sent vraiment que la map-monde commerciale est en train de bouger dans tous les sens.
03:09Oui, c'est vrai.
03:11Bon, les Américains...
03:12Mon sentiment, c'est que les Britanniques, de toute façon,
03:14ne peuvent pas se désolidariser des Américains.
03:17Mais effectivement, c'est quand même un signal qui est donné,
03:20qui est de dire, écoutez, ne nous traitez pas trop mal,
03:23sinon, eh bien, on va être un peu plus ouverts
03:25et puis un peu moins vous aider dans votre compétition stratégique avec les Chinois.
03:29Et c'est vrai que l'Europe et les Britanniques ont été très, très mal traités quand même ces derniers temps.
03:34Et c'est une façon de dire, écoutez, si vous nous traitez aussi mal,
03:37on va quand même aller voir ailleurs.
03:38Je ne pense pas que ça aura des conséquences particulières.
03:41Les rapports commerciaux entre les Britanniques et les Chinois
03:44vont rester en forme de paralysie.
03:46Mais enfin, c'est un message qui est quand même envoyé outre-Atlantique.
03:50Il faut faire un tout petit peu attention avec les formes.
03:53Effectivement. Merci beaucoup.
03:54Samy Char avec nous, Lombard Odieyem.
03:56Et donc, cette première visite d'un Premier ministre britannique en 8 ans en Chine.
04:01Les aventures de Kerstamer à Pékin.
04:02On vous en parlera, bien sûr.
04:03C'est un autre virage géostratégique.
04:05Merci beaucoup, Samy.
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