- il y a 5 jours
Avec Alexia Germont, Présidente et fondatrice du think tank “France Audacieuse”, François Cocq, Analyste politique, essayiste et enseignant
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NewsTranscription
00:00Le sujet qu'on va aborder avec nos chroniqueurs ce matin, c'est le sujet du budget.
00:04Alors attention, on ne va pas revenir, oui bien sûr, le 49.3, Sébastien Lecornu, de la petite Popole, qui censure, qui censurera pas.
00:11Mais surtout, ça y est là, le budget, il est voté, mais avec quand même une petite épine dans le pied.
00:15Cette épine, elle pourrait être, elle pourrait s'appeler tout simplement les entreprises.
00:19Et oui, les entreprises, 70 000 défaillances l'année précédente.
00:22Est-ce qu'avec ce budget, on n'est pas davantage en train de, en fait, leur mettre la tête sous l'eau ?
00:27La CVAE qui n'est finalement pas supprimée, la surtaxe qui continue à être maintenue.
00:31Et puis, contrairement à ce qu'on lit un peu, partout, bah oui, la fiscalité qui augmente.
00:36Et c'est pas nous, déjà, bien sûr, qu'on va la payer, nous, citoyens français, nous, contribuables.
00:40Mais les entreprises aussi vont davantage payer.
00:42Quand on dit les entreprises, bah derrière, bah c'est qui ? Bah c'est Bibi, c'est nous, c'est les salariés.
00:47D'où cette question qu'on vous pose ce matin sur le site sudradio.fr, l'application et les réseaux sociaux naturellement.
00:52Ainsi qu'au 0826 300 300, est-ce que ce budget 2026 est le dernier clou du cercueil de nos entreprises ?
00:58Vous avez la parole.
01:04Et bonjour, Alexa Germont.
01:06Bonjour à vous.
01:07Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, avocate, présidente et fondatrice du think tank France Audacieuse.
01:12Bonjour, François Coq.
01:13Bonjour à tous.
01:14Analyste politique, essayiste et enseignant.
01:16Et bonjour, Frédéric Vardon.
01:17Bonjour.
01:18Chef cuisinier, mais aussi chef d'entreprise, notamment du 39.5 et du Café Max à Paris.
01:23Tous les trois, cette première question, ce premier peut-être regard du budget 2026.
01:28Et cette question quand même qui arrive rapidement, est-ce un budget qui peut aider nos entreprises ?
01:34Parce qu'on nous dit, on l'a voté pour avoir un horizon éclairci pour nos chefs.
01:38Alexa Germont.
01:39Non, ça ne peut pas aider les entreprises.
01:41La stabilité politique peut aider le contexte général, en tout cas c'est ce qu'on met en avant.
01:48Mais pour tous les praticiens, tous les gens qui sont opérationnels au contact des entreprises, des dirigeants,
01:54on est plusieurs autour de cette table, en tout cas, à avoir ce prisme-là.
01:59Moi, je peux vous dire que les entreprises et les dirigeants aujourd'hui souffrent terriblement
02:04et que le budget qui a été passé va à l'encontre, va à rebours de ce qui aurait pu mettre le pied à l'étrier
02:12pour redonner un peu de souffle.
02:16Et c'est ça le vrai sujet auquel...
02:17Le manque de souffle.
02:18Le manque de souffle, le manque de visibilité.
02:22Et on prend de l'argent et on évite finalement de faire tout ce qui avait été plutôt dans le bon sens.
02:31La baisse de la CVAE, on en avait besoin.
02:34La poursuite de la baisse de l'impôt sur les sociétés, on en avait besoin.
02:38Et à chaque item, on pourrait avoir ce prisme-là.
02:43Est-ce que vous avez l'impression qu'on vous enterre vivant, Frédéric Vardon ?
02:46Déjà à moitié du corps.
02:47Enfin, si ce n'est pas les trois quarts, ça rappelle quelques bons films.
02:52Le sujet, c'est que quand on pilote une entreprise, qu'elle soit une TPE, une PME, on a besoin d'un peu de visibilité.
02:58Là, j'ai l'impression que tous les jours, je mets mes mains, mes bras autour du cake qui est trop chaud,
03:04qui a été démoulé trop chaud.
03:05Et je ne sais pas si je vais arriver à le tenir.
03:07Et donc, c'est un vrai sujet parce qu'on a besoin d'embaucher, qu'on a besoin de prévoir l'avenir.
03:13Et je suis d'autant plus inquiet que j'ai l'impression qu'il y a une petite musique qui nous arrive en disant
03:16« Ce ne sont pas les grandes fortunes qui vont quitter la France, ce sont les cadres moyens qui vont partir pour 250 000 euros. »
03:23Ils vont partir.
03:25Vous, c'est ce que vous voyez ou c'est ce que vous sentez autour de vous, cette espèce de tentation de partir,
03:29contrairement à ce qu'on pense non pas des très grandes fortunes,
03:31mais de la classe moyenne qui a peut-être envie d'avoir quelques meilleurs jours au Portugal, en Espagne, en Italie.
03:37En tout cas, ils en parlent beaucoup.
03:38Et quand on commence à en parler, c'est qu'on y réfléchit.
03:40Quand on y réfléchit, on n'est pas loin de se franchir le pas.
03:44Et c'est quand même ce qui fait vivre la France.
03:48François Coq.
03:48Les très hauts revenus, vous aurez noté qu'ils ne sont pas particulièrement ciblés dans ce budget.
03:52M. Le Corneau nous avait promis qu'il y aurait 1,65 milliard d'impôts sur les très hauts revenus.
04:01Ça s'appelle la contribution différentielle sur les hauts revenus.
04:04Et comme ça, par un petit tour de passe-passe, cette semaine, au débeauté de son 49.3,
04:08tout ça a été ramené à 600 millions.
04:10Ça veut dire un milliard de cadeaux fiscaux pour cela.
04:14Donc, ce n'est pas forcément les plus hauts revenus qui sont ciblés là-dedans.
04:18Et d'ailleurs, je vous rejoins sur l'idée que ce budget manque de lignes directrices.
04:22Et finalement, ce budget, c'est quasiment la reconduction à l'identique du précédent,
04:26qui était lui-même quasiment la reconduction à l'identique du précédent.
04:29Et le blocage politique, en fait, il est là.
04:30Il n'y a pas de lignes directrices.
04:32Le problème, ce n'est pas tant que les choses n'évoluent pas.
04:36C'est qu'on n'arrive pas à donner une impulsion.
04:38Et l'impulsion, elle est plus sur la question, moi, je trouve, de la réindustrialisation qu'on l'attendrait.
04:42Remplir les carnets de commandes des chefs d'entreprise.
04:46Et c'est ça qui ne vient pas aujourd'hui.
04:47Il faut le rappeler, toujours, les faillites ont atteint un record de 70 000 entreprises l'année dernière.
04:53Et à mon micro, il y a deux semaines, le patron de la CPME disait
04:56« Ah non, mais l'année qui arrive, on va plus ou moins retrouver les mêmes chiffres ».
04:59Et vous évoquiez, en effet, la réindustrialisation qui ne vient toujours pas.
05:05Par exemple, en 2025, c'est 2762 entreprises de l'industrie manufacturière qui ont fait défaut en France.
05:11C'était deux fois moins il y a seulement trois ans.
05:14Est-ce que vous pensez aujourd'hui que les entreprises vont quand même avoir la capacité de résister ?
05:20François Coq, vous évoquiez cette haute contribution, en effet, différentielle.
05:25Mais ça va quand même toucher les entreprises.
05:26Est-ce qu'elles ont les moyens de résister aujourd'hui en France, Alexa Germont ?
05:29Ce qui est très compliqué, vous l'avez très bien dit, c'est qu'en fait, une entreprise se pilote à moyen-long terme.
05:34Vous ne pouvez pas avoir des à-coups.
05:36Nous, on le voit bien avec nos clients.
05:40Quand vous avez des entreprises qui ont des projets, par exemple, même une petite acquisition,
05:46vous la mettez de côté.
05:47Vous n'avez pas de visibilité sur l'année qui vient.
05:50Donc, vous n'allez pas faire un pari, finalement, sur une incertitude de plus,
05:57avec peu de visibilité sur le cadre qui va encadrer, finalement, les techniques d'acquisition.
06:03Pareil, vous voulez embaucher aujourd'hui.
06:06Vous ne savez pas si vous avez de la stabilité sur les ruptures conventionnelles derrière,
06:10sur les taux de charge.
06:13Donc, évidemment, vous vous abstenez.
06:15Donc, vous pouvez prendre chaque prisme, finalement,
06:19que ce soit une petite ou moyenne entreprise,
06:22ou de grands projets de réindustrialisation de la France.
06:26En plus, je rajouterai quand même avec la réindustrialisation,
06:29c'est qu'on a devant nous un boulevard pour essayer de faire converger
06:33tout ce qui est transition énergétique et transition climatique,
06:37et qui est mis en opposition avec la réindustrialisation,
06:41avec un manque total d'audace dans notre façon de penser.
06:45Et en plus, c'est là où il faut savoir travailler tous main dans la main.
06:49C'est-à-dire les territoires, et on sait très bien tous les effets vertueux,
06:53évidemment, d'implantation dans un territoire.
06:54Mais là, encore, cette culture du compromis qu'on n'arrive pas à avoir
06:59au niveau national, on ne l'a pas non plus,
07:01beaucoup plus au niveau territorial.
07:05Donc, vraiment, je crois qu'il est temps d'être pragmatique,
07:09il est temps de prendre la mesure de l'inquiétude
07:14de l'économie, en fait, et des acteurs économiques,
07:19qui aujourd'hui, vous l'avez très justement dit,
07:22et ça, je vous le confirme,
07:23il ne suffit pas d'être Bernard Arnault
07:25pour se poser la question de savoir
07:26est-ce qu'on va à l'extérieur ou pas de la France ?
07:31Et dernière chose, ce qui est plus inquiétant,
07:34c'est que c'est à portée de main, puisque c'est l'Europe.
07:37Bien sûr.
07:37Et donc, c'est facile de se dire, surtout pour les jeunes,
07:40vous partez, vous faites vos études, vous restez...
07:43A une heure d'avion.
07:44A une heure d'avion.
07:44Et finalement, ce sont les années d'après qui vont nous manquer.
07:500826 300 300, venez participer à la conversation.
07:53Est-ce que ce budget, c'est peut-être le clou supplémentaire
07:56dans le cercueil de nos entreprises ?
07:57Est-ce que ça sacrifie, tout simplement, les entreprises ?
07:59Et ça concerne tout, les TPE, les PME, les petits patrons,
08:02les artisans, les boulangers, les restaurateurs ?
08:04Il y a quand même, en réalité, beaucoup d'autres réalités
08:06derrière le terme patron.
08:09Il y a quand même aussi une question qui se pose,
08:10ça avait été soulevé par le prix Nobel d'économie,
08:12Philippe Aguillon, qui est le monde économique
08:14vis-à-vis des notions économiques.
08:16Est-ce que vous avez la sensation, vous Frédéric Vardon,
08:18quand vous les entendez, que l'entourage politique,
08:22les politiques ont une culture économique suffisamment forte ?
08:25D'abord, ils n'ont rien créé.
08:26Il n'y a aucun politique qui a été chef d'entreprise.
08:29Ils n'ont rien créé.
08:29Ils ne font que de prendre.
08:31Ils n'ont rien créé.
08:32Donc, le sujet, ils ont une notion de l'économie.
08:34Ils nous donnent des leçons de gestion d'entreprise
08:37tous les matins.
08:39Bon, je n'ai pas l'impression qu'ils ont géré l'État très très bien.
08:41Mais moi, je voudrais dire, parce qu'on parle d'économie,
08:44et le budget des économies, il arrive quand, en fin de compte ?
08:47Le budget des économies, parce qu'on parle d'économies,
08:50mais le budget des économies de la France,
08:52qui nous aiderait quand même à peut-être sortir la tête de l'eau,
08:55parce qu'on est quand même un pays riche.
08:58On est quand même un pays riche.
08:59Il y a de l'argent, la preuve, les Français a épargné,
09:02ça veut dire qu'il y a de l'argent.
09:03Mais on a peur.
09:04On ne va pas de l'avant, parce qu'on se dit...
09:06On est tétanisé.
09:08On a peur qu'on nous prenne tout.
09:10Et en fin de compte, on en prend beaucoup,
09:12il ne reste pas grand-chose.
09:13La valeur travail, elle a perdu.
09:15Donc on dit, il faut réindustrialiser.
09:17Très bien, mais il faut peut-être remettre la valeur travail.
09:19Il faut que les gens aient envie aussi de réindustrialiser.
09:22Ce n'est pas juste l'envry d'un chef d'entreprise.
09:24Ce n'est pas l'envie d'avoir envie, comme Jean-Téphane.
09:25Mais ce que je veux dire, c'est que réindustrialiser,
09:29créer une entreprise, c'est monter une équipe,
09:31monter un bateau, et puis on va de l'avant.
09:32Mais faut-il encore qu'on remette de la valeur travail ?
09:35Or, la valeur travail, elle ne l'est pas,
09:37puisque les gens qui travaillent et qui travaillent,
09:39on les ponctionne et on les ponctionne.
09:41Donc il n'y a pas de valeur travail.
09:42Vous êtes d'accord avec ça, François Coq,
09:43sur la valeur travail qui, visiblement,
09:45n'a plus ses lettres de noblesse, en tout cas, en France ?
09:47Elle n'a plus forcément ses lettres de noblesse.
09:48Et ça va de pair avec le fait, quand même,
09:50qu'il y a une politique qui est particulièrement ciblée
09:53de la part du gouvernement
09:54sur certaines entreprises qu'il entend privilégier.
09:56J'en veux pour preuve.
09:57On évoquait tout à l'heure quand même
09:58la politique générale de M. Macron.
10:00En 2017, l'IS, l'impôt sur les bénéfices,
10:02était de 33%.
10:03Il est aujourd'hui de 25%.
10:05Il a baissé.
10:06Mais ça, c'est le taux nominal.
10:08Le taux implicite, pour les grandes entreprises,
10:10il n'est que de 14%.
10:11Pour les entreprises intermédiaires,
10:13il est de 18%.
10:14Et pour les PME, il est quasiment à 22%.
10:17Il y a là une différence énorme.
10:19Et dans le même temps, attendez, il faut mettre...
10:21Est-ce qu'on ne peut pas dire, François Coq,
10:22que ces entreprises qui n'ont que 10 ou 12%,
10:24mine de rien, le 12% d'une très grosse entreprise
10:26vaut peut-être 50% d'une PME.
10:28Vous voyez ce que je veux dire ?
10:29Ce que je dis, c'est que sur les grandes entreprises,
10:31regardez le chiffre que je vais vous mettre en regard,
10:32ce qu'on a appris cette semaine,
10:34c'est qu'il y a eu le plus haut taux de dividendes
10:36qui a été versé, 108 milliards d'euros.
10:38Vous entendez ?
10:39108 milliards d'euros.
10:4072 milliards d'euros versés aux actionnaires.
10:44Et 36 en rachat d'actions.
10:46Donc, on voit bien que la politique du gouvernement
10:48vis-à-vis des entreprises,
10:49elle ne bénéficie pas tant aux PME,
10:52aux entreprises intermédiaires,
10:53qui constituent le tissu dont on a besoin
10:55pour recréer des chaînes de valeur.
10:57Et je vous rejoins pour recréer des chaînes de valeur
10:59dans ce pays,
10:59qu'aux grandes entreprises qui, elles,
11:01continuent à bénéficier très largement
11:03des largesses que leur octroie le gouvernement.
11:05Mais on devrait quand même se féliciter
11:08d'avoir des entreprises qui sont capables
11:10de verser des dividendes.
11:11Parce que derrière les dividendes,
11:13c'est aussi, et il faut l'encourager, ça,
11:15c'est aussi la culture des épargnants,
11:19d'avoir finalement cette culture,
11:21vous parliez cette culture du travail,
11:23eh bien, c'est la culture du risque,
11:25c'est la culture de l'entrepreneuriat,
11:27et c'est extrêmement valorisant.
11:29Pourquoi ? Parce qu'aussi,
11:30ça permet de remettre le travail.
11:33C'est la méritocratie.
11:34Et ça, ça permet de rebooster un pays.
11:38Et quand vous avez...
11:39108 milliards d'euros, vous avez entendu.
11:40Mais oui, 108 milliards d'euros.
11:41Vous ne trouvez pas, à un moment donné,
11:43qu'il y a des gens qui sont en train de faire sécession
11:44et qui sont en train de préempter
11:46toute une partie de l'argent
11:47qui devrait servir à relancer
11:49l'ensemble de l'appareil économique industriel.
11:49Non mais, pardon, mais ça correspond à un risque.
11:52Ça correspond à un risque en face.
11:54Simplement aussi, est-ce qu'il n'y a pas un vrai problème,
11:55et je vous soumets la question à tous les trois,
11:58aussi sur la manière dont l'État va chercher cet argent.
12:00J'en veux pour preuve le sidérant fiasco
12:02de la fameuse taxe sur les hauts revenus
12:04qu'on a évoquée, c'était dans Le Monde cette semaine.
12:06On apprend que la contribution différentielle
12:08sur les hauts revenus,
12:09elle devait rapporter en effet plus d'un milliard.
12:11Elle n'a rapporté que 400 millions.
12:13C'est-à-dire que l'État, une nouvelle fois,
12:15s'est planté sur les recettes.
12:16Bon, déjà petit 1,
12:17si jamais ça arrivait à un chef d'entreprise,
12:19un tel différentiel entre ce qu'il avait prévu
12:21et ce qui rentrait dans les caisses,
12:22je pense que ça ferait longtemps qu'il serait parti en zonzon.
12:24Et ensuite, est-ce qu'il n'y a pas tout simplement
12:26un véritable sujet sur la manière dont
12:28l'État va chercher cet argent ?
12:30C'est-à-dire l'idée que l'impôt, en réalité,
12:32n'est peut-être pas la bonne solution
12:33parce que les riches bougent
12:34et donc l'argent se déplace aussi.
12:36François Coq, Frédéric Vardon et Alexia Germont.
12:38Il y a un sujet sur les pratiques d'optimisation fiscale,
12:41qui est quand même finalement un terme employé
12:45un petit peu passe-partout, sympathique,
12:48pour dire quand même qu'il y a des gens
12:49qui cherchent et qui créent les conditions légales,
12:51entendons-nous bien, légales,
12:53pour fuir l'impôt et pas pour prendre la part
12:55qui devrait leur revenir dans la contribution générale.
12:58Comment vous regardez ce sujet-là, Frédéric Vardon ?
13:00J'ai l'impression qu'on tourne en rond,
13:02parce qu'on parle toujours, oui, l'ISF,
13:05oui, la contribution des plus riches,
13:07mais on s'aperçoit qu'on en parle,
13:09on en fait, puis après on le détricote,
13:11parce qu'on s'aperçoit que ça ne rapporte rien,
13:13on s'aperçoit que c'est même pire.
13:14Bon, j'aime à imaginer quand même
13:17que tous ceux qui réfléchissent à ça
13:19sont un peu férus du sujet.
13:23Le résultat, c'est que la preuve est non.
13:25La preuve est non, voilà.
13:26Donc, à un moment donné,
13:27il faut arrêter de parler de fiscalité
13:32sur les riches et autres.
13:33Est-ce que ça rapporte ou ça ne rapporte pas ?
13:35Ça ne rapporte pas, on fait autre chose.
13:36Exactement.
13:37C'est une attitude pragmatique
13:40qu'il faut aujourd'hui appeler de nos voeux.
13:42Il faut que vraiment, on mette au cœur du dispositif
13:46les entreprises, les dirigeants, le travail,
13:50tous ceux qui sont capables de relancer la machine économique.
13:53Et puis, à côté de ça, vous l'avez dit,
13:54c'est fondamental,
13:56on va enfin essayer d'aller regarder
13:58ce sur quoi on peut faire des économies,
14:00parce qu'il n'y a que comme ça qu'on y arrivera.
14:02Ah bah ça, c'est ce qu'on appelle en tout cas
14:03une bouffée d'espoir.
14:05Merci beaucoup, Alexa Germont,
14:06d'avoir été avec nous.
14:07Avocate, je le rappelle naturellement,
14:09présidente et fondatrice du Think Tank,
14:10France Audacieuse,
14:11François Coq, analyse politique,
14:12essayiste et enseignant,
14:14et Frédéric Vardon qui reste avec nous,
14:15parce que dans quelques instants,
14:16c'est la coulisse du chef.
14:17Juste quand même pour ce sondage
14:19concernant le budget 2020,
14:21est-ce le dernier clou dans le cercueil
14:22de nos entreprises ?
14:23Vous êtes près de 90% quand même
14:25à nous dire oui sur les réseaux sociaux,
14:26le site et l'application Sud Radio.
14:28Perso, nous dit Roland par exemple,
14:31j'ai mis non en pensant
14:32qu'ils vont nous en planter.
14:33Enfin, en tout cas, j'ai dit non
14:34dans le sens où je suis persuadé
14:36que de plus en plus,
14:37ils vont trouver d'autres solutions
14:39pour piquer l'argent
14:40et pour faire semblant ensuite
14:41de le redonner aux entreprises.
14:43Et puis bien sûr, Philippe qui nous dit par exemple
14:44que le problème, c'est que les politiques
14:45n'ont jamais créé ni même une entreprise,
14:47ni même quoi que ce soit
14:48qui s'appellerait de la richesse.
14:50Donc c'est toujours un peu compliqué forcément
14:51de parler de ce qu'on ne maîtrise pas.
14:53Certes, mon cher Philippe, certes.
14:54Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
14:56Dans un instant,
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