- il y a 3 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:01Générique
00:11Le G7 se poursuit à Evian. Alors on a eu droit à la traditionnelle photo de famille avec les sept
00:17représentants des grandes puissances.
00:19Ils étaient là, ils ont posé sous le ciel bleu des viands avec le G7 en bleu blanc riche.
00:25Mais ce qui fait piaffer d'impatience Trump, c'est surtout d'aller à Versailles. Demain, il suffit d'écouter
00:30le président des Etats-Unis.
00:32J'adore les lieux magnifiques. Et le président français, qui est un homme très gentil, il m'a invité à
00:44dîner à Versailles.
00:48Versailles, ce n'est pas du plaqué or, c'est du lourd. Alors j'ai dit que j'y participerai.
00:55Cela retardera mon départ au lendemain matin.
01:02Mais de toute façon, je dors peu, donc je serai rapidement de retour à la Maison-Blanche.
01:08Alors en attendant, on va aller au Palais Bourbon, retrouver Edgar Péquet pour BFMTV.
01:14C'est très beau aussi le Palais Bourbon, l'hôtel de la C, encore plus qui est la résidence du
01:17président de l'Assemblée nationale.
01:19Mais Edgar, c'est vrai que la venue de Donald Trump, ça provoque la poélimie. Qu'en dit-on justement
01:23à l'Assemblée nationale ?
01:25Oui, et ce qui est intéressant Alain, c'est que la gauche est divisée sur cette réception.
01:30Vous avez deux visions qui s'affrontent. D'un côté, vous avez la France insoumise qui dénonce cette réception en
01:36grande pompe au château de Versailles.
01:38Notamment dans le contexte actuel que la France n'a pas déroulé le tapis rouge au président américain.
01:44Un président suprémaciste, dit même la France insoumise.
01:48Et puis de l'autre côté de la gauche, du côté du parti socialiste, on ne voit rien de choquant
01:53dans ce dîner.
01:53Mais au contraire, c'est le jeu de la diplomatie, nous dit-on.
01:57Écoutez justement un député socialiste et un député insoumis.
02:01Il me paraît légitime que le dialogue soit maintenu entre les deux nations et que le président américain puisse être
02:06reçu par le président français.
02:07Très franchement, les relations diplomatiques sont extrêmement tendues entre la France et les Etats-Unis.
02:11Je ne sais pas si c'est pour le flatter, mais il me paraît en tout cas nécessaire de maintenir
02:14des relations diplomatiques avec ce partenaire historique.
02:16Est-ce que c'était le moment ? Je ne suis pas certain.
02:18C'est-à-dire, j'allais dire, non seulement de recevoir, de voir Donald Trump, ça, ça, quelque part, on
02:24peut estimer que le président estime que c'est nécessaire,
02:28mais lui donner autant de prestige dans un lieu prestigieux, etc.
02:35Je ne suis pas certain au moment où les Etats-Unis, quand même, ont enfreint totalement droit international.
02:40Je ne pense pas qu'on recevrait M. Poutine de la même manière, par exemple.
02:43A noter également ce tweet, ce message de Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France insoumise,
02:49qui s'interroge sur cette réception en grande pompe au moment où Donald Trump menace de nouveau la France de
02:55droit de doigt,
02:56notamment sur les vins français.
02:58Il faut apprendre à vivre sans Trump, dit même Jean-Luc Mélenchon.
03:02Et puis à l'inverse, du côté du Bloc central et même du côté du Rassemblement national,
03:06certains saluent cette réception qui met en l'honneur la France, qui met en l'honneur le patrimoine français.
03:13« Ostraciser les Etats-Unis, ce n'est pas une bonne idée », nous dit même un proche d'Edouard
03:17Philippe.
03:18Edgar Béquet à l'Assemblée nationale avec Maxime Arié pour BFM TV.
03:21Adrien Clouet, bonsoir. Vous êtes député LFI de la Haute-Garonne.
03:24C'est un dîner, en fait, à Versailles pour célébrer les 250 ans de l'indépendance américaine.
03:30La France a joué un rôle important, notamment à Versailles, d'ailleurs.
03:34C'est Louis XVI qui a le premier acté le fait qu'il fallait une Amérique indépendante.
03:40Alors, pourquoi vous dites que finalement, il ne faudrait pas inviter Trump à Versailles ?
03:44Ce n'est pas la mauvaise polémique ?
03:46Non, déjà, les Etats-Unis ont beaucoup changé sur ces deux siècles et demi, quand même.
03:50Mais lorsque vous êtes menacé par un chef d'État, c'est le cas de M. Trump.
03:54Je rappelle que M. Trump menace à peu près tout le monde.
03:56Si on fait la liste, elle est infinie.
03:59Groenland, Canada, Cuba, Iran, Panama, Nigeria, Somalie, Syrie, Yémen, Venezuela.
04:03Il n'y a presque pas un pays au monde, aujourd'hui, qui n'a pas été menacé ou agressé
04:06par les Etats-Unis d'Amérique de M. Trump.
04:08Quand vous êtes menacé, vous ne faites pas un dîner sous les dorures.
04:11Vous engagez un rapport de force pour maintenir le droit international.
04:15C'est ça, aujourd'hui, qui est en jeu de M. Trump.
04:17Il va retourner aux Etats-Unis en disant que la France lui a ouvert un tapis rouge et la même
04:21félicité.
04:22C'est comme ça qu'il présentera ça à la scène politique.
04:24Mais là, on célèbre l'amitié entre les deux pays, au-delà des gens qui, aujourd'hui, occupent la Maison
04:29-Blanche ou l'Elysée.
04:30Mais ça, c'est très bien.
04:31Mais ce sont les programmes de coopération, alors.
04:33Moi, je veux bien qu'on relance les programmes de coopération, par exemple, dans la santé publique.
04:37M. Trump a quitté l'OMS, par exemple, ou dans l'éducation.
04:39M. Trump supprime le ministère fédéral de l'Éducation.
04:41Et je sais que c'est un sujet où on sera d'accord, la critique de M. Trump, avec vous.
04:44Je sais que vous êtes aussi critique.
04:45On va écouter de la jeunetée.
04:47On verra.
04:47C'est important de se le dire.
04:49On a un point commun de critique par rapport à la politique qui est menée par M. Trump sur tous
04:52les sujets.
04:53Mais pardon, si Jean-Luc Mélenchon...
04:54Moi, je pense que quand Trump fait des caprices, il ne faut pas lui faire des courbettes.
04:57Si Jean-Luc Mélenchon devient président de la République, aucun dîner à Versailles, lorsqu'il recevra les chefs d'État
05:03étrangers ?
05:03On n'est pas obligé de prendre...
05:04Il recevra où, alors ?
05:05On n'est pas obligé de prendre Versailles.
05:06Déjà, il y a pas mal d'établissements autour de l'Élysée, par exemple, des lieux qui sont des lieux
05:10habituels à la diplomatie.
05:12Là, il s'agit de faire un geste de célébration particulier de M. Trump.
05:16Quand vous recevez un président étranger, c'est normal que la France montre ses plus beaux atouts.
05:21Et Versailles fait partie du patrimoine français.
05:22Ah, mais on montre les plus beaux atouts aux personnes qui se comportent très bien avec nous.
05:25En l'occurrence, je rappelle que M. Trump, c'est quand même un dirigeant qui a demandé à ce qu
05:29'on efface la question du climat, du sommet du G7.
05:31On l'a fait.
05:31Et si le sommet a lieu aujourd'hui, c'est quand même hallucinant.
05:34Donc on reçoit tous les gens qui pensent comme nous, en fait.
05:36Non, mais t'as vu tout le monde, il va comprendre.
05:37M. Trump a voulu faire son anniversaire ce week-end, donc on a décalé le G7.
05:40Et du coup, on a aussi reporté la panthéonisation de Marc Bloch.
05:43Enfin, je veux dire, qu'est-ce qui se passe dans ce pays ?
05:46Est-ce qu'on est encore totalement indépendant ?
05:48On en fait beaucoup trop et on lui donne beaucoup trop d'importance.
05:50Mme Jeunetais, députée Ensemble pour la République des Français établis hors de France.
05:54On en fait trop, donc.
05:55Non, je crois que d'abord, il faut rappeler que Versailles, c'est un outil diplomatique de rayonnement historique.
05:59Ça n'a pas changé.
06:00Et que les Américains ont la Maison-Blanche, les Britanniques ont Winsorne.
06:03On a Versailles.
06:04François Mitterrand l'a utilisé d'ailleurs.
06:06Absolument.
06:06Le premier sommet du G7 qu'il a accueilli, c'était à Versailles.
06:09Et c'était en 82, mais il y avait déjà des polémiques à gauche.
06:11La Maison-Blanche, c'est l'équivalent de l'Elysée.
06:13C'est pas Versailles.
06:14Oui, sauf que l'Elysée n'est pas forcément le lieu propice, pour des tas de raisons qu'on peut
06:17comprendre, opérationnelles, pour recevoir.
06:19Ça ne s'est d'ailleurs jamais fait.
06:20Regardez l'histoire, ça ne s'est jamais fait.
06:21Donc, c'est Versailles qui est traditionnellement l'outil de réception de toutes sortes de dirigeants, qu'on soit d
06:26'accord avec eux ou pas.
06:27C'est là que la diplomatie se met en route.
06:28Et la diplomatie, je veux simplement souligner, c'est pas seulement se parler quand les moments sont faciles.
06:32Ça, ça serait trop facile.
06:33C'est aussi se parler quand les moments sont difficiles.
06:35Et c'est justement faire pointer du doigt les intérêts qui peuvent être divergents.
06:39J'ai appris ça que Mme Macron n'assume pas complètement.
06:41Parce que maintenant, il dit non, c'est pas un dîner de gala.
06:43C'est une réunion de travail.
06:45On n'a pas besoin de Versailles pour se réunir, pour travailler.
06:49On promet un dîner de travail sobre.
06:52La sobriété Versailles.
06:53J'imagine qu'il y a des raisons par ailleurs habituelles.
06:55C'est un outil protocolaire.
06:56On est un peu gêné quand même à l'Élysée.
06:58On est obligé de préciser que ça sera sobre.
07:01Mais revenons à l'essentiel sur le fond.
07:04On a absolument besoin dans ce moment précis,
07:06où à nouveau Donald Trump émet des menaces,
07:08contre nous notamment en matière de droits de douane,
07:10on a plus que jamais besoin de l'arimer au camp occidental.
07:13Je rappelle que dans ses propos qui sont souvent difficiles à interpréter,
07:16à la fois il nous menace de droits de douane,
07:18et dans l'autre sens, il dit aussi qu'il est prêt à lever,
07:20à revenir aux sanctions sur le pétrole russe.
07:22Il a deux approches qui sont l'une plutôt dans notre sens,
07:25l'une pas du tout dans notre sens.
07:26Donc attendons aussi ce qu'il va faire.
07:28Ce n'est pas la première fois d'ailleurs qu'il menace de droits de douane.
07:29– Mais on n'a pas un complexe d'infériorité avec les Américains ?
07:31– Il ne faut pas en avoir, certainement pas.
07:33Justement, nous le recevons comme nous l'avons fait la fois d'avant.
07:36Si aujourd'hui nous le recevions dans d'autres circonstances,
07:38dans un autre lieu, là justement il pourrait l'interpréter.
07:40« Regardez, ils ont peur de moi, etc. »
07:42Nous n'avons pas à nous coucher devant Trump.
07:44On le reçoit comme nous l'avons toujours fait,
07:46comme nous avons reçu d'autres chefs d'État.
07:48– Le président Poutine à Versailles ?
07:50– Par exemple, et je veux juste souligner par exemple
07:52que le tweet de M. Mélenchon me fait simplement dire
07:54que ce que veut dire la France insoumise,
07:56c'est que finalement, ok, on a compris qu'ils sont parfaitement
07:58anti-Trump, anti-américains, mais donc ils se jettent dans les bras
08:00de Poutine d'un côté et de Xi de l'autre,
08:02il y a un rapport de l'Assemblée qui le confirme.
08:04– Vous n'aviez pas dénoncé Poutine à Versailles ?
08:07– Exactement, il n'y en avait pas, exactement.
08:10Donc vous voyez, c'est aussi deux poids, deux mesures,
08:11deux façons de faire. Nous sommes cohérents,
08:13c'est un lieu diplomatique de rayonnement,
08:14nous recevons M. Trump pour un dîner de travail,
08:16pour l'arriver au camp occidental plus que jamais.
08:18– Monsieur Chloé ?
08:19– Non, on a toujours condamné les réceptions fastueuses
08:21avec des régimes qui sont autoritaires ou qui menacent la France.
08:23– Il y a eu un tweet de Jean-Luc Mélenchon contre Poutine à Versailles ?
08:26– Je vais finir une phrase.
08:27Vous dites à l'instant, on ne s'est pas couché,
08:29on ne s'est pas couché, on a changé la date
08:31pour qu'il allait faire son anniversaire
08:32avec un truc de MMA à côté.
08:34On a reporté une panthéonisation,
08:36on a désinvité l'Afrique du Sud, quand même,
08:38du rendez-vous G7,
08:39parce que M. Trump ne voulait pas de l'Afrique du Sud.
08:41Et vous dites qu'on ne s'est pas couché ?
08:42Mais attendez, c'est quoi se coucher ?
08:43On déroule le tapis ?
08:44– Et on ne parle pas du climat.
08:45– Et M. Trump s'est même de partir avec le tapis dans l'histoire.
08:47Donc bien sûr qu'il y a eu un aplaventrisme de bout en bout,
08:51mais qui est la continuité d'une politique générale
08:53menée par M. Macron.
08:55– C'est le fond, c'est le fond, c'est le fond, c'est le fond.
08:58– L'accord sur les minéraux critiques,
09:01ça sont des sujets importants,
09:02mais n'importe pas, c'était lundi, mardi ou mercredi,
09:04ce qui est important, c'est que ce soit sur la table
09:06et qu'on en discute et qu'on trouve un accord sur les minéraux critiques.
09:08– On est obligé de le faire à Versailles.
09:08– Ça c'est fondamental, mais on doit le faire,
09:11là où c'est habituel de le faire, je ne vois pas beaucoup
09:13– On s'est à l'Élysée, on pouvait donner un dîner d'État à l'Élysée.
09:16– Non, je pense que pour des raisons opérationnelles,
09:17renseignez-vous bien, pour des raisons opérationnelles,
09:19exactement notamment, ce n'est pas si simple que ça.
09:21Regardez, aucun chef d'État n'y a reçu en grande pompe
09:24sur un dîner d'État, il y a des dîners d'État.
09:26– À l'Élysée, ça existe.
09:27– Vous avez des dîners d'État, mais des réceptions de travail,
09:29des dîners de travail, des moments de travail
09:31ou des moments un peu plus grands, non, l'Élysée ne s'y prête pas.
09:34Ça a toujours été Versailles.
09:35– En fait, Patrick Sos, Versailles reste toujours un symbole particulier.
09:39Je rappelais ce premier sommet du G7
09:42organisé par François Mitterrand,
09:43il est élu depuis un an, en 82,
09:45et il y a une partie de la gauche qui lui reproche, justement,
09:48d'accueillir les grands de ce monde.
09:49À l'époque, il y a Thatcher, Reagan, à Versailles.
09:52– On a même le congrès des deux assemblées qui s'y rassemblent,
09:54donc c'est un endroit commode aussi.
09:56– Oui, et puis en 82, on arrive à la rigueur,
09:58et ce n'est pas que le peuple demande du pain
09:59et qu'on leur donne de la brioche,
10:00mais c'est pour vous dire, en fait, que depuis le début,
10:03le château de Versailles est soumis à la polémique.
10:06Il y a d'abord, en fait, pour tout vous dire,
10:08dans les coulisses de la préparation de ce G7,
10:11il s'est posé la question de savoir comment garder Donald Trump
10:14sur le sol français.
10:16On le rappelle, au Canada, il est parti en claquant la porte.
10:19Et c'est le grand problème de ces dernières années,
10:21lorsque vous organisez un G7,
10:22le seul objectif du G7, c'est de le terminer,
10:26et de le terminer avec, en général, une feuille de route,
10:29un communiqué commun qui est totalement insipide,
10:32parce que le seul objectif est d'avoir la grande signature,
10:35très large, de Donald Trump.
10:36– Mais jusqu'à quel point fallait-il flatter Donald Trump
10:40pour sauver notre G7 ?
10:42– Vous voulez connaître l'alternative ?
10:43C'était de le laisser à Evian,
10:45il y a un très beau parcours de golf,
10:46et c'est de passer par là.
10:48Et en fait, c'est ce que dit aussi la presse américaine,
10:50c'est que les Français ont été relativement malins.
10:52Vous avez entendu Donald Trump qui dit
10:54« c'est le summum Versailles »,
10:55il ne pouvait pas dire finalement « je m'en vais avant ».
10:58Vous avez vu sa tête ?
10:59Là, moi je regarde depuis le début de votre émission,
11:00il est derrière vous Donald Trump,
11:01vous le voyez ?
11:02Il est comme ça depuis le début,
11:05depuis son arrivée sur le sol,
11:06y compris Genevoix.
11:07Et donc, il tire une tronche, pas possible.
11:10– Il est fatigué, il a 80 ans aussi.
11:12– En fait, il n'est pas content d'être là en fait.
11:13– Il n'est pas content d'être là,
11:14il déteste ce genre de sommet.
11:16– Il était plus à l'aise à la Maison-Blanche
11:18avec la fête pour ses 80 ans.
11:19– Ah bah oui, évidemment,
11:20et là pour le coup,
11:21il pouvait rester jusqu'au bout de la nuit.
11:22– Il aurait fallu qu'on a organisé un concours de MMA à Evian.
11:25– Qu'est-ce qu'on fait ?
11:26Est-ce qu'on fait comme Marc Routteux,
11:28le secrétaire général de l'OTAN,
11:29qui dit « je l'appelle Daddy, moi, imaginez ».
11:32Ou alors, est-ce qu'on trouve un moment,
11:34voilà, il se trouve qu'il y a une histoire franco-américaine
11:37qui est extrêmement forte,
11:38la France va faire partie des commémorations,
11:41je parle de la patrouille de France évidemment,
11:42mais il y a d'autres.
11:43En fait, le pays sera vraiment au premier rang
11:45des nations invitées à ses 250 ans.
11:48– Mais Emmanuel Macron n'y sera pas.
11:50– Non, il n'y sera pas, mais il n'y aura pas,
11:51ce sera un meeting politique encore une fois
11:54qui va être organisé par Donald Trump,
11:56il n'y aura pas de chef d'État.
11:57– Le premier dîner franco-américain,
11:59c'est De Gaulle-Kennedy à Versailles,
12:01c'est ça, c'est 1961 je crois.
12:03– 61, voilà, ça a marché comme ça,
12:05puis bon, c'est Benjamin Franklin,
12:07là aussi du côté de Paris.
12:08– Oui, mais là on a un président,
12:10pour reprendre les arguments d'Andréa Clouet,
12:11qui a insulté à multiples reprises la France.
12:15– Et le chef d'État et sa famille.
12:17– Et Emmanuel Macron, et Brigitte Macron,
12:19alors que ça fait peut-être partie de la diplomatie,
12:22de ne pas être empunier.
12:23– Il est comme ça pour absolument tout,
12:25donc on sait qu'il est très versatile,
12:26il est compliqué à saisir.
12:27Les enjeux aujourd'hui, ce sont des enjeux globaux,
12:29sur lesquels il faut réussir à l'arimer.
12:31On a la lutte contre les narcotrafiques,
12:32la protection des mineurs en ligne,
12:34on a l'accord sur les minéraux critiques
12:36qui est fondamental,
12:37ça c'est beaucoup plus important,
12:39et c'est là qu'il faut réussir à arrimer Donald Trump,
12:41et que les moyens sont bons.
12:42Mais il faut absolument ne pas céder à ça,
12:45et montrer que, comme l'a dit le Président de la République,
12:48les Américains n'ont pas à imposer leurs lois
12:50et leurs règles aux Européens,
12:51pas plus et encore moins à la France.
12:53Donc c'est dans ces conditions-là,
12:54c'est dans ces moments-là,
12:55que le rapport d'homme à homme,
12:57et là de président à président,
12:59est particulièrement important.
13:00– Attention quand même à ne pas toujours psychologiser Donald Trump.
13:04Donald Trump, c'était un dirigeant politique aux États-Unis,
13:06qui a une mine stratégique,
13:07et qui a décidé d'agresser, de dépouiller toute l'industrie française.
13:11On a encore rendu un rapport à l'Assemblée,
13:13il y a 48 heures,
13:14qui nous montre que des centaines d'entreprises françaises
13:16sont passées sous pavillon nord-américain
13:17– Avec les fonds de spéculation, c'est ça ?
13:19– Depuis 2017.
13:20– La TECO-R, LMBR, Ospace, LDR Médical,
13:23Opela, Veralia,
13:25enfin, on a perdu des centaines d'entreprises.
13:28Monsieur Trump mène une guerre à l'industrie française.
13:30Donc il faut assumer le rapport de force,
13:32et je pense qu'elle ne passe pas en faisant des mamours
13:34que d'assumer ce rapport de force.
13:35– Avant d'y, Nathalie,
13:36d'ailleurs, on est gêné à l'Elysée,
13:38ou pas, parce que c'est vrai,
13:39Olivier le rappelait,
13:40on dit quand même,
13:41ce sera un dîner de travail sobre,
13:43non, non, ne vous en faites pas.
13:44– C'est tout juste,
13:45on n'est pas à la cantine finalement.
13:46– Ce n'est pas un dîner de gala,
13:48enfin, voilà, on semble quand même un peu embêté.
13:51– On minimise,
13:51mais Emmanuel Macron assume depuis le début
13:53de faire cette politique de la carotte avec Donald Trump.
13:57– Ou de la flatterie.
13:58– Oui, de le flatter,
13:59qui a d'ailleurs fait quand même le tour de Paris,
14:01parce qu'il faut se rappeler que Donald Trump
14:03avait été au défilé du 14 juillet
14:06sur les Champs-Elysées,
14:07un dîner officiel à la Tour Eiffel,
14:09il avait adoré,
14:10ça n'avait pas empêché qu'il y ait après
14:11beaucoup de droits de loi,
14:12– Il était venu à Notre-Dame aussi.
14:13– Et de catastrophes diplomatiques.
14:14Tout à fait, à peine réélu,
14:16il avait été invité en grande pompe
14:17à l'inauguration de Notre-Dame reconstruite,
14:21et maintenant au château de Versailles.
14:23Emmanuel Macron est parfaitement lucide
14:24sur le fait que ça n'empêche pas
14:26Donald Trump de faire ce qu'il veut,
14:27d'avoir des coups de colère,
14:28mais disons qu'après tout,
14:29est-ce qu'on ne peut pas mener
14:30les deux de front,
14:31c'est-à-dire avoir cette diplomatie
14:33qu'ont beaucoup d'autres pays
14:35avec les États-Unis ?
14:36Par exemple, la Chine,
14:37on ne peut pas dire qu'il ne soit pas
14:38dans des confrontations rugueuses
14:40avec Donald Trump.
14:41Il vient d'y avoir un sommet,
14:43Xi Jinping-Donald Trump,
14:44où les deux se sont extrêmement bien
14:47comportés en apparence
14:48l'un vis-à-vis de l'autre,
14:48et d'ailleurs Donald Trump
14:49a invité Xi Jinping
14:50à la Maison-Blanche bientôt.
14:52Le roi Charles s'est rendu
14:53pour avoir aussi des rapports apaisés,
14:56voir Donald Trump à la Maison-Blanche.
14:58Donc il y a toute cette partie
14:59du balai diplomatique,
15:00et puis après,
15:01il y a les négociations
15:03dans lesquelles l'Union européenne
15:04reste souvent faible
15:05et se fait souvent tordre le bras
15:08par Donald Trump.
15:08Il faut bien le dire,
15:09sur ce plan-là,
15:10il y a des pays,
15:10la Chine, le Canada,
15:11qui résistent avec beaucoup plus
15:13de force que nous,
15:13que la France.
15:14Pourquoi est-ce qu'ils résistent
15:15beaucoup plus que nous ?
15:16Parce qu'ils ont adopté
15:16une autre stratégie,
15:17Patrick le dira mieux,
15:18mais de confrontation brutale
15:20et violente.
15:20Par exemple,
15:20dans l'affaire des droits de douane,
15:22la Chine,
15:22quand Donald Trump
15:23leur a mis 100%,
15:24a mis 150%.
15:26Bien évidemment.
15:27Le Canada,
15:27c'est un bon exemple.
15:28Le Canada,
15:28comme rapport de force
15:29par rapport à Trump,
15:30c'est un bon modèle.
15:31Il faut lui parler comme ça.
15:32On est trop gentil,
15:33en fait,
15:33mais ça c'est le problème européen
15:34depuis toujours.
15:36On a besoin de se mettre
15:37d'accord à 27.
15:37On pensait qu'on pouvait jouer
15:38l'acteur de la mondialisation
15:39avec les mêmes rayes,
15:40puis on s'aperçoit
15:41qu'on s'est fait un peu avoir
15:41sur tous les sujets.
15:42C'est toute la difficulté
15:43et la beauté
15:44de devoir se mettre d'accord
15:45à 27.
15:45C'est compliqué.
15:46La beauté de se mettre d'accord.
15:47Vous prenez les exemples
15:48de deux pays.
15:49Le Canada,
15:49c'est un pays unique.
15:51La Chine,
15:51c'est la même chose.
15:52Il y a un décideur
15:52à chaque fois.
15:53Je ne vois pas en quoi
15:53c'est beau de se faire avoir.
15:55Non,
15:55je n'ai pas dit ça.
15:56J'ai dit que c'est tout
15:56parce que nous faisons
15:57prévaloir le droit
15:58et dans notre droit européen,
15:59il est toujours pour protéger
16:00in fine le citoyen,
16:01ce qui est une grande différence
16:02notamment par rapport
16:03à la Chine.
16:03Vous êtes en train
16:03de reconnaître
16:04que ça ne marche pas à 27 surtout.
16:05Je n'ai pas dit
16:06que ça ne marchait pas.
16:07J'ai dit que c'est plus difficile,
16:07on le sait.
16:08C'est particulièrement difficile
16:09mais il ne faut pas baisser les bras.
16:10Et on voit bien d'ailleurs,
16:11c'est intéressant
16:11quand vous lisez la presse européenne
16:13aujourd'hui,
16:14ils attendent beaucoup
16:15de ce que Macron
16:16pourrait obtenir
16:17à travers ce G7 à Evian
16:18et à travers l'entretien
16:19avec Donald Trump
16:21notamment sur le respect
16:22des règles européennes.
16:23Sur les GAFAM en particulier,
16:25le président Macron
16:26est quand même
16:26une locomotive en Europe
16:27pour dire
16:27qu'on ne doit pas céder
16:28et il faut continuer
16:29sur cette voie-là.
16:30C'est des déclarations d'intention.
16:31Mais en attendant,
16:32il faut continuer dans cette voie-là.
16:33Moi je crois qu'il faut
16:34montrer de la force,
16:35il faut continuer à dire
16:35nous ne céderons pas.
16:36La méthode est bonne.
16:37Pour moi,
16:38la méthode est bonne.
16:38Il faut continuer
16:39de cette façon-là.
16:40Bon, c'est un désastre
16:41mais la méthode est bonne.
16:41Super.
16:43Vous nous dites à l'instant,
16:44il y a un sujet d'intention
16:45mais il n'y a même pas
16:46les intentions.
16:46Je rappelle que lorsque
16:47un fonds nord-américain
16:49prend des parts
16:49dans une industrie de souveraineté
16:51que ce soit la santé,
16:52que ce soit la défense,
16:53il y a une approbation à Bercy.
16:54Donc c'est l'appareil d'État
16:55actuel, le gouvernement actuel
16:56qui approuve
16:58les acquisitions
16:59par les États-Unis d'Amérique.
17:01Donc ce n'est pas vrai
17:01que M. Trump
17:02viendrait comme ça
17:03dans un rapport de force
17:04uniquement.
17:04Il vient et il rentre
17:05comme dans du beurre
17:05parce que des élites françaises
17:07aujourd'hui lui vendent
17:08à la découpe
17:08l'industrie nationale.
17:09Quand vous parlez
17:10des élites françaises,
17:11c'est-à-dire ?
17:11Le gouvernement.
17:12Le gouvernement aujourd'hui
17:13ne bloque aucune prise
17:14de participation
17:15nord-américaine.
17:16D'accord, mais ces entreprises
17:17elles ont besoin de financement,
17:18elles ont besoin de fonds.
17:20Les fonds spéculatifs américains
17:21viennent, ils injectent
17:22de l'argent aussi.
17:24Et donc c'est pour ça
17:25que ces entreprises en ont.
17:26Ils ne sont pas uniquement
17:27prédateurs,
17:27ils aident au développement.
17:28Ils ne sont pas que prédateurs,
17:28il y a aussi des entreprises
17:29qui vivent aussi des fonds américains,
17:31ce n'est pas vrai.
17:31C'est dans les deux sens.
17:32Mais dans ce cas-là,
17:33si elles ne sont pas prédatrices,
17:33pourquoi on ne leur met pas
17:34des conditions ?
17:35Mais vous en avez ?
17:36Vous savez très bien
17:36qu'on a des règles.
17:37Mais pas surtout.
17:39La TECO-R,
17:40ça n'a pas été le cas.
17:41Par exemple,
17:42Opela, ce n'est pas le cas.
17:43Vous savez que sur
17:43toutes les entreprises...
17:44Des fonds comme biocarant,
17:44etc., ce n'est pas le cas.
17:45Donc il n'est pas vrai
17:46qu'il y ait des conditions
17:47à chaque fois que ça mise.
17:48Il y a plein de boîtes
17:48qui sont vendues à la découpe
17:50sans aucune condition,
17:51y compris avec des participations
17:51de la BPI,
17:52c'est-à-dire l'argent
17:53des contribuables
17:54qui sont autour de ce plateau
17:55et qui nous regardent,
17:56qui viennent contribuer
17:57à des achats
17:58pour ensuite fermer
17:59des hauts fourneaux ici,
18:00des entreprises industrielles
18:02de pointe là.
18:02Donc il n'est pas vrai
18:03qu'aujourd'hui,
18:04il y a une résistance
18:05dans l'appareil d'État.
18:06Et que ce n'est pas vrai
18:06que ce soit la faute
18:07des autres pays européens.
18:07C'est la France qui capitule.
18:09L'État français
18:10a un dispositif de lutte
18:11contre la sécurité économique
18:12qui est au niveau national
18:13et qui est décliné
18:14au niveau départemental,
18:15dans lequel vous avez
18:16un certain nombre de secteurs
18:17de filières jugées
18:17comme stratégiques et sensibles
18:19dont on ne connaît évidemment
18:20pas la liste
18:20sinon ça ne serait pas stratégique
18:22et qui sont protégés
18:23et régulièrement
18:23ces organismes interviennent
18:25pour empêcher justement
18:26leur achat et la prédation.
18:28Donc ne dites pas
18:28que nous n'avons pas
18:29ce qui fait se protéger
18:30nos entreprises.
18:31La TECO-R,
18:31le fonds Searchlight,
18:32il le prend,
18:33il fait délocaliser à l'étranger
18:34et on perd les qualifications.
18:35Enfin, je prends juste cet exemple.
18:37LMB, Aerospace,
18:37les ventilateurs
18:38pour les sous-marins nucléaires,
18:39on les vend
18:39à des fonds nord-américains.
18:40Enfin, ça,
18:41ce n'est pas la faute
18:41du reste de l'Europe.
18:42C'est la faute
18:43d'un gouvernement français
18:44qui par Bercy
18:45a approuvé tous ses achats
18:46et a capitulé point par point
18:48sur toute la ligne.
18:48Mais juste pour revenir
18:49un peu sur le dîner de Versailles.
18:51Demain, ça va faire
18:51de très belles images.
18:53Bien sûr,
18:54on va avoir ce dîner.
18:56Je ne sais pas
18:56quelle sera la longueur
18:57de la table aussi.
18:58On va avoir justement
18:59les délégations.
19:00Alors justement,
19:01peut-être qu'ils vont revoir
19:02tout ça à mon avis.
19:03Ce sera peut-être un peu ché,
19:03mais est-ce qu'il n'y a
19:04pas un côté un peu dépassé
19:06et indécent maintenant
19:08simplement sur la forme
19:09d'aller à Versailles ?
19:10Monsieur le député,
19:11quoi ?
19:11Le faste.
19:12Le faste versaillais ?
19:13Je pense que le faste
19:14n'est pas forcément utile.
19:15Je pense que le faste
19:16n'est pas forcément utile,
19:17notamment quand on vous compare
19:18avec d'autres pays européens
19:19qui font les choses
19:20de manière beaucoup plus simple.
19:21Maintenant,
19:21le sujet central,
19:23ce n'est pas ce qu'il y a dans l'assiette.
19:24C'est l'objet de la discussion
19:25et sur quoi on va aboutir à la fin.
19:27Et moi, je pense que ce G7
19:27part très très mal.
19:29La question climatique
19:30a été retirée de l'agenda
19:31parce que Trump l'a demandé
19:31et l'Afrique du Sud
19:32n'est pas présente
19:33parce que Trump l'a demandé aussi.
19:34Pourquoi ?
19:35Parce que l'Afrique du Sud
19:35a déposé plainte contre Israël
19:36pour le génocide à Gaza.
19:37Vous avez le Brésil,
19:38vous avez la Corée du Sud,
19:39vous avez le Kenya,
19:40vous avez l'Inde.
19:41Oui, encore heureux
19:42qu'il n'ait pas retenu
19:42tout le monde,
19:43sinon on serait à deux.
19:43Donc, oui, merci.
19:44Patrick, justement,
19:46un sommet du G7,
19:47comment on peut juger
19:48de sa réussite ou non ?
19:51À quel moment on pourra dire
19:52du côté français,
19:53finalement,
19:54c'est un bon G7 ?
19:55On va le sentir
19:56dans quelques jours,
19:58non pas sur Hormuz
19:59et sur le dossier de là.
20:00Il y avait simplement
20:01une prise d'informations.
20:02Il y a des choses
20:03qui sont en train de se décider,
20:04mais ça,
20:05on n'avait pas besoin
20:05de se revoir à Evian.
20:08Simplement,
20:09il y a les services
20:09de renseignement, certes,
20:10mais pour Emmanuel Macron,
20:11avoir Donald Trump
20:13qui lui dit les yeux dans les yeux
20:14« il n'y aura pas de péage »,
20:16dont acte, dont acte.
20:17Donc, on attend de savoir ça.
20:19Ce qui a été dit aussi,
20:20ce sont des éléments de langage,
20:21certes,
20:21c'est que les discussions,
20:23notamment ce matin,
20:24se sont faites sans notes.
20:25Ça n'a l'air de rien comme ça,
20:26mais en général,
20:27dans ce genre de sommet,
20:28sommet,
20:28vous avez un dirigeant
20:29qui arrive,
20:30il a sa feuille de route,
20:31il la lit,
20:31il a terminé,
20:32parole suivante.
20:33Là, non.
20:33On s'est regardé,
20:34ça a parfois été,
20:35là aussi,
20:36c'est des éléments de langage
20:37robustes,
20:37comme on dit à l'Elysée,
20:39mais ça s'est fait quand même
20:40et de façon relativement fluide.
20:42Là où on va voir sans doute
20:44peut-être des ruptures
20:45ou un bouger,
20:47encore un élément de langage,
20:48pardon,
20:48du côté d'Emmanuel Macron,
20:50c'est sur vraiment
20:50le conflit
20:51entre l'Ukraine et la Russie.
20:53On sent qu'il est en train
20:54de se passer quelque chose.
20:55De là à ce qu'il y ait
20:56un appel en direction de Moscou
20:58depuis Versailles,
20:59je ne dis pas que la ligne
21:00est branchée,
21:00mais on est en train
21:01de penser à ça.
21:02qu'il pourrait rétablir
21:03des sanctions sur le pétrole russe.
21:06Oui, oui,
21:06et surtout ce qui ressort,
21:08voilà un effet concret,
21:09ce qui ressort
21:10de la réouverture
21:11à venir des détroits d'Angus,
21:12c'est que la pression
21:14sur le pétrole
21:14va descendre.
21:15Et donc,
21:16on peut de nouveau
21:17faire pression
21:18sur une partie du pétrole,
21:20celui sous sanction,
21:21le pétrole venu de Russie.
21:22Parce que, souvenez-vous,
21:23ça a été l'une des annonces
21:24totalement folles,
21:25enfin, pragmatiques, certes,
21:26mais surtout très cyniques,
21:27c'est lorsque la guerre
21:28s'est enclenchée
21:29et que les Iraniens
21:30ont décidé de bloquer
21:31le détroit d'Angus,
21:31les Américains ont dit
21:32bon, l'oratoire,
21:33on laisse filer
21:34le pétrole russe,
21:35alors que nous,
21:36Français, Anglais notamment,
21:37on voyait cette flotte fantôme
21:38qui passait dans la Manche,
21:40on essayait d'en attraper
21:41quelques-uns.
21:41Désormais,
21:42les sanctions
21:43devraient revenir,
21:44c'est ce qu'a dit
21:44Donald Trump.
21:45Il s'est engagé,
21:46ce n'est pas de la propagande
21:47ou de la com',
21:48il l'a dit face
21:50au G6 plus 1,
21:51si je puis dire.
21:52Et donc,
21:52il s'est engagé
21:53auprès des autres pays.
21:54On va le voir
21:55dans quelques jours.
21:56On va aller à Evian,
21:57retrouver Thierry Arnaud
21:58en direct pour BFM TV,
21:59c'est le G7.
22:01Justement,
22:01on parle beaucoup
22:01du dîner à Versailles,
22:02mais déjà,
22:03Donald Trump,
22:03on l'a vu un peu éteint hier,
22:06est-ce qu'il va mieux aujourd'hui ?
22:08Est-ce qu'il est de meilleure humeur,
22:10Donald Trump,
22:11du côté du G7 ?
22:14Il y a deux choses
22:15qui sont très frappantes
22:16ici, Alain.
22:17C'est d'abord
22:18que ce G7,
22:19il est sous présidence française,
22:20mais tout tourne
22:21autour de Donald Trump.
22:22Il est de ce point de vue
22:23dans la position
22:24qui l'affectionne,
22:26celle où les sujets,
22:27comme ceux que vous veniez
22:28d'évoquer à l'instant,
22:29bien sûr,
22:30font de lui
22:31l'homme clé
22:32de ce sommet,
22:33bien sûr.
22:34Alors,
22:34il alterne effectivement
22:35les moments
22:36où il est plus vivace,
22:37les moments où il est
22:38un peu plus éteint.
22:39C'est le cas à Evian
22:40comme c'est le cas à Washington.
22:41Il faut savoir
22:41que Donald Trump,
22:42dort très peu.
22:43Il suffisait de lire
22:44l'avalanche de messages
22:45qu'il a délivré
22:46sur son réseau social
22:47« Truth »
22:47alors qu'il était
22:48à bord de l'avion
22:49qui le conduisait ici
22:50en pleine nuit
22:50depuis Washington
22:51jusqu'à Evian.
22:53Donc,
22:53il a des moments
22:54effectivement
22:54où il semble
22:55un peu assoupi,
22:56mais ça ne l'empêche pas
22:57de continuer à compter
22:58et de continuer
22:59à donner le ton
23:01de ce sommet
23:02sur le sujet
23:03du Moyen-Orient,
23:04sur le sujet
23:04de la Russie
23:05et effectivement
23:06des sanctions
23:06sur le pétrole,
23:07sur les liens
23:08entre les deux,
23:08sur tous ces sujets.
23:09C'est l'homme clé.
23:10Et ce qui frappe aussi
23:12et c'est la deuxième chose
23:13qui est assez notable,
23:14c'est qu'au fond,
23:15un G7 avec Donald Trump,
23:16c'est un peu
23:17l'équivalent
23:17du maniement
23:18d'une grenade
23:20dégoupillée.
23:21On sait que ça peut
23:23partir dans des directions
23:24un peu compliquées
23:25à tout moment.
23:25Il suffit de se rappeler
23:26ce qui s'est passé
23:27l'an dernier
23:27où il avait quitté
23:27le sommet
23:28avec un jour d'avance,
23:29ce qui s'est passé
23:30au G7 canadien
23:31de 2018
23:31où il a été monté
23:33dans son avion
23:33après avoir signé
23:34à communiquer
23:35qu'il a déchiré
23:36à bord de son avion.
23:37Résultat,
23:37depuis,
23:38le G7 ne publie plus
23:40de communiqué final.
23:42Bref,
23:42on est plutôt satisfait
23:43côté français
23:44de la manière
23:45dont on a fait avancer
23:46les sujets.
23:47Moyen-Orient,
23:48évidemment,
23:49les sanctions
23:49sur la Russie
23:50et l'Ukraine,
23:51les sujets économiques
23:52qui restent le sujet
23:53très délicat
23:54du numérique
23:54et de l'intelligence
23:56artificielle
23:57qui sera abordée demain.
23:58Mais on dit tout ça
23:59avec beaucoup de prudence
24:00car on sait
24:00que l'homme
24:01est imprévisible
24:01et qu'à tout moment,
24:02il peut changer d'avis,
24:04faire un virage
24:04à 180 degrés
24:06et remettre en question
24:07tout ce qui avait été
24:08acté jusque-là.
24:09Mais Thierry Arnaud,
24:10on sent aussi
24:11le soulagement
24:12par rapport
24:13à la fin
24:14de la guerre
24:15programmée
24:16entre les Etats-Unis,
24:17Israël et l'Iran.
24:18Soulagement.
24:19En même temps,
24:20on pourrait reprocher
24:21sur place
24:22à Donald Trump
24:23d'avoir déstabilisé
24:24le monde économique,
24:26notamment.
24:27Aucun reproche ?
24:28C'est-à-dire
24:28qu'on lui laisse
24:29tout passer ?
24:31Mais c'est exactement
24:32ce que je vous dis.
24:33C'est-à-dire que le fait
24:33de lui reprocher
24:34n'apporte rien à ce stade.
24:36Pour l'instant,
24:36on se pousse
24:37ce soupir de soulagement,
24:38on se satisfait
24:39dans toutes les délégations
24:40qui l'entourent
24:41du fait qu'il a déjà
24:42une traduction très concrète
24:43puisque le prix du pétrole
24:44baisse et donc on peut
24:45s'attendre à ce que
24:45dans les prochaines heures
24:46et dans les prochains jours,
24:47dans tous les pays
24:48qui sont autour de la table,
24:49le prix de l'essence
24:50à la pompe
24:51recommence à baisser
24:52et ça,
24:52c'est essentiel.
24:53Qu'est-ce qu'on accomplit
24:54en critiquant Donald Trump
24:56devant lui
24:57en reprochant
24:57un certain nombre de choses ?
24:58Rien d'autre sans doute
24:59que le fait de se braquer
25:04l'expliquait,
25:04sur tous les sujets
25:05cruciaux du moment,
25:06on a besoin de lui
25:08et parce qu'on a besoin de lui,
25:09on fait en sorte
25:10d'accommoder
25:11ce président américain
25:12pour que ces négociations
25:14avec l'Iran,
25:15une fois cet accord
25:16de paix signé vendredi
25:17en Suisse,
25:18pas très loin d'ici,
25:19avance dans le bon sens
25:20pour qu'effectivement
25:21cette promesse
25:22de sanction
25:22contre la Russie
25:23soit mise à exécution.
25:25Ça, ce serait évidemment
25:26très important
25:26parce que la hantise
25:27des pays européens
25:28en particulier
25:29depuis le début
25:30de cette guerre de l'Ukraine,
25:31c'est qu'à un moment donné,
25:33Donald Trump,
25:33depuis qu'il est rentré
25:34à la Maison-Blanche,
25:35lâche l'Ukraine
25:36pour un accord au rabais
25:37avec la Russie.
25:38Donc tout ce qui permet
25:39de l'arimer en quelque sorte
25:40à cette communauté internationale
25:42et de le tirer
25:43dans ce que
25:43la présidence française
25:45et ceux qui l'entourent
25:45considèrent comme étant
25:46la bonne direction
25:47est à prendre
25:49et si le prix à payer
25:50c'est qu'on ne critique pas
25:51Donald Trump,
25:52qu'on le brosse plutôt
25:53dans le sens du poil,
25:54qu'on accommode ses humeurs,
25:56ce prix,
25:57on est prêt à le payer en effet.
25:58Mettons dans les dorures
25:59de Versa,
26:00Thierry Arnaud
26:00avec Grégory Joanne
26:01en direct déviant les bains.
26:03D'accord,
26:03Axel,
26:04c'est le prix à payer ?
26:05Oui,
26:05parce que derrière,
26:06c'est le résultat qui compte
26:07sur les sujets de fonds.
26:08On a absolument besoin,
26:09encore une fois,
26:09de l'arimer au camp occidental
26:11plus que jamais.
26:12On ne peut pas ignorer...
26:13Avec toute l'imprévisibilité
26:14qu'il caractérise quand même.
26:15Exactement,
26:15on ne peut pas ignorer
26:16le rôle que jouent
26:17les États-Unis
26:17sur la scène internationale.
26:18On aime,
26:19on n'aime pas,
26:19on est d'accord,
26:20on n'est pas d'accord.
26:20On ne peut pas l'ignorer,
26:21on ne peut pas faire sans eux.
26:22Ça n'existe pas
26:23un monde où on fait sans eux.
26:25Donc ça ne veut pas dire
26:25qu'on est d'accord avec tout,
26:26qu'on va se coucher devant eux,
26:27mais on doit faire avec eux.
26:29Et demain,
26:29il y aura un déjeuner
26:30consacré à l'intelligence artificielle,
26:32sujet majeur
26:33avec la décision
26:33qu'a prise le gouvernement
26:34de Trump
26:36contre Anthropik,
26:37qui doit nous réveiller nous,
26:38qui est aussi d'ailleurs,
26:39je voudrais s'y aller...
26:40Anthropik,
26:40il faut juste rappeler
26:40que c'est la maison mère
26:41de l'intelligence artificielle
26:43qui s'appelle Claude.
26:44Absolument,
26:44et qui donne en gros
26:46l'interdiction à tout étranger,
26:47qu'il soit dans une entreprise
26:48américaine ou pas d'ailleurs,
26:49d'utiliser,
26:50ce qui est très compliqué
26:50d'ailleurs pour la société
26:51à mettre en œuvre,
26:52qui doit nous réveiller nous
26:53comme Européens
26:54et qui d'ailleurs est un signal
26:55également,
26:55je voudrais juste souligner
26:56que les Chinois de leur côté,
26:57en fait,
26:57le paradoxe,
26:58c'est qu'ils utilisent
26:58beaucoup les outils américains
26:59pour développer,
27:00pour nourrir leur propre
27:02intelligence artificielle
27:03et que c'est aussi un moyen
27:04qu'a choisi le gouvernement Trump
27:05probablement pour les contrer.
27:06On le dit peu,
27:07mais c'est aussi une réalité,
27:08mais c'est à nous Européens
27:09de réagir sur ce sujet.
27:10La Maison Blanche,
27:11je viens d'envoyer
27:11un petit message
27:12sur les réseaux sociaux.
27:14Emmanuel,
27:15c'est Donald Trump,
27:15c'est la Maison Blanche,
27:16Emmanuel a été un ami spécial
27:17pour moi,
27:18nous avons une relation fantastique,
27:19nous avons travaillé
27:19sur de nombreux accords ensemble,
27:21le Détroit est déjà
27:22partiellement ouvert,
27:23c'est le Détroit d'Hormuz,
27:24essentiellement les navires
27:25commencent à sortir maintenant,
27:26vendredi il sera
27:27complètement ouvert,
27:28signé le président Trump,
27:29vendredi c'est le jour
27:30de la signature
27:30du protocole d'accord
27:32sur la paix au Moyen-Orient.
27:34Et bien,
27:34début véritable de négociation.
27:36Vous voyez bien,
27:36Adrien Clouet,
27:37finalement,
27:38ça avance,
27:39c'est positif,
27:40on a signé des accords
27:42et Donald Trump est content.
27:43Donc permettez-moi
27:44de résumer,
27:44on fait un sommet
27:45avec M. Trump
27:45pour résoudre les problèmes
27:47posés par M. Trump
27:47et on se réjouit
27:48qu'il accepte de résoudre
27:49ce qu'il a créé lui-même.
27:49Il vaut mieux
27:50le résoudre
27:51parce qu'il qu'il a provoqué.
27:52C'est-à-dire,
27:53c'est lui qui par ses frappes
27:54illégales sur l'Iran
27:55crée la situation actuelle
27:56et on se réjouisse
27:57après de réussir
27:58à en sortir
27:58au terme d'une pression.
27:59Tant mieux,
28:00il vaut mieux...
28:01Vous arrivez faire
28:02que ça continue.
28:10On ne s'est pas mis
28:11dans la main.
28:12La guerre sur place,
28:14on ne l'a pas soutenue.
28:15On ne s'est pas mis
28:16dans sa main.
28:17Emmanuel Macron
28:17a eu des propos critiques.
28:18nord-américains
28:18passés par nos bases militaires.
28:20Emmanuel Macron
28:20a été très critique
28:21sur cette intervention militaire.
28:22On a interdit le survol
28:23d'avions de bombardiers
28:24américains du territoire français
28:25comme on l'a fait
28:26en 1986.
28:27Ces différences ne sont pas
28:28des avions d'attaque,
28:29ce sont des ravitaillants
28:29dans le cadre d'un accord
28:30qui est beaucoup plus large
28:31et qui ne concerne pas seulement
28:32les États-Unis.
28:33Donc nous avons été très fermes.
28:34Et qu'est-ce que les avions
28:35au Proche-Orient
28:36du coup,
28:36ils se ravitaillent comme ça
28:37pour faire du tourisme ?
28:38Non, évidemment que c'était
28:38dans le cadre du conflit armé.
28:40Et en revanche,
28:40ce qu'on voit là maintenant
28:42et c'est la raison
28:43pour laquelle ce type de sommet
28:44est à mon avis dépassé,
28:44c'est que l'allié le plus proche
28:45de M. Trump
28:46qui le prouve tout le temps,
28:47M. Netanyahou,
28:47est celui qui essaye
28:48de faire échouer
28:49ce que donne M. Trump.
28:50On voit bien qu'il y a un côté
28:51la main gauche,
28:51la main droite
28:52de l'impérialisme nord-américain.
28:54Oui, M. Netanyahou
28:55par l'invasion du Liban aujourd'hui
28:56tente de faire échouer
28:57le protocole d'accord
28:58pour la paix.
28:59Et bien donc ici,
29:00d'une main,
29:00vous venez inviter M. Trump
29:01en le flattant
29:02et de l'autre main,
29:03on ne prend toujours
29:04aucune sanction,
29:05on ne prend aucune décision
29:06par rapport au gouvernement israélien
29:08qui est celui
29:08qui s'efforce
29:09de faire échouer
29:10ce dont on parle ici aujourd'hui.
29:11Donc tout cela
29:12me semble être
29:12de la poudre aux yeux
29:13de A à Z.
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