- il y a 10 heures
Tous les jours dans Europe 1 Soir, Pierre de Vilno reçoit un invité au cœur de l'actualité politique.
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00:00Europe 1 Soir, 19h, 21h, Pierre de Villeneuve.
00:04Autour de la table, jusqu'à 20h, Jules Thores, bonsoir.
00:07Bonsoir.
00:07Journaliste politique au JDD, bonsoir, Gilles William, Goldnadel.
00:10Bonsoir.
00:10Merci de m'accompagner, jusqu'à 20h, invité politique d'Europe 1 Soir,
00:14le député Ensemble pour la République du Gers.
00:16Bonsoir Jean-René Cazeneuve.
00:17Bonsoir.
00:18Merci d'être avec nous, Sébastien Lecornu a donc activé l'article 49.3,
00:22on écoute le Premier ministre.
00:23Pour le PLF, les choses, vous le savez, sont désormais bloquées.
00:28Le texte n'est plus votable, quelles que soient les configurations,
00:32quelles que soient les circonstances.
00:34Or, nous considérons que la France doit avoir un budget.
00:38Le Parlement ne pouvant pas prendre sa responsabilité jusqu'au bout
00:42que de donner un budget à la nation à cause malheureusement d'agissements
00:46sur différents groupes liés à l'action politique de différents groupes politiques ici
00:52qui devront en rendre compte devant les Françaises et les Français
00:56et devant l'Histoire, le gouvernement engage sa responsabilité
01:01sur la partie 1 des recettes du projet de loi de finances pour 2026.
01:06Je vous remercie.
01:06Bon, traduisez, c'est pas ma faute, je suis obligé.
01:09Il y a des groupes politiques qui, et les groupes politiques en question,
01:12ont répondu.
01:12Écoutez Mathilde Panot de la France Insoumise.
01:15Vous savez à combien de voix a échoué la motion de censure
01:17de mémoire 32, si je ne dis pas de bêtise, 32.
01:19A 32 voix.
01:20Donc, il suffit qu'il y ait quelques députés socialistes,
01:23je ne sais pas, quelques députés des Républicains
01:25qui ne soient pas d'accord sur telle ou telle chose.
01:27Vous pensez que les Républicains vont voter avec la France Insoumise ?
01:29Comment ?
01:29Vous pensez que les Républicains vont voter avec la France Insoumise ?
01:31Mais c'est tout à fait possible, oui.
01:32Je rappelle que c'est nous qui avons fait tomber
01:34sur notre propre motion de censure, le gouvernement Barnier.
01:37Vous vous en rappelez ?
01:37Bien sûr.
01:38C'était la France Insoumise qui l'a défendée.
01:39Donc, ça s'est déjà vu.
01:41Et les socialistes qui ont obtenu pourtant des gages du gouvernement,
01:45qu'en pense-t-il ?
01:45Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne,
01:48affirme ce matin sur Europe 1 et CNews
01:50qu'il regrette l'usage du 49-3.
01:52Je ne suis pas satisfait du fait qu'il y ait un recours au 49-3.
01:56Parce que ce n'est pas l'outil qui atteste d'une maturité démocratique.
02:02J'aurais préféré que sur ce budget,
02:04on puisse faire ce qui s'est passé sur le budget de la sécurité sociale.
02:07Parce qu'il faut regarder les choses telles qu'elles sont.
02:09Le Premier ministre s'était engagé, à notre demande,
02:12je le reconnais,
02:13à se dispenser du recours au 49-3.
02:16Le fait qu'il n'y ait pas eu cette épée de Damoclès
02:18a permis au débat de se dérouler à l'Assemblée nationale.
02:22Pour la première fois, on a même fait une seconde lecture.
02:24Ce qui n'était pas arrivé depuis avant 2022.
02:27Jean-René Cazeneuve,
02:28vos administrés dans le Gers,
02:32qu'est-ce qu'ils pensent de tout ça ?
02:33Très honnêtement.
02:33Ils sont super contents.
02:35C'est-à-dire ?
02:36Non mais, ils attendent depuis très longtemps
02:39qu'on ait un budget.
02:40Mais vous le dites, ça ?
02:42Bien évidemment, ils veulent qu'on tourne la page.
02:45Les maires, en ce moment, c'est la période des voeux.
02:47Donc je vais dans mes petites communes...
02:48Mais à aucun moment, ils vous disent
02:49mais qu'est-ce que c'est votre tambouille politique ?
02:52Est-ce qu'ils n'ont pas, pour certains,
02:55le mode d'emploi de l'Assemblée nationale ?
02:57Les maires attendent des informations
02:59sur leur dotation cette année.
03:01Ils ne les ont pas.
03:02Tant qu'il n'y aura pas de budget,
03:03ils ne l'auront pas.
03:04Les associations qui dépendent elles-mêmes
03:06des collectivités territoriales
03:07sont dans la même situation.
03:09Donc, vous voulez, tout le monde attend ce budget.
03:11Maintenant, plus personne ne suit.
03:12Ça dure depuis beaucoup trop longtemps.
03:15Donc oui, je pense que c'est un soulagement
03:16que de savoir qu'on va avoir,
03:18d'ici maintenant,
03:19deux, trois semaines maximum,
03:21un budget.
03:22Donc c'est un soulagement pour ces Français.
03:24Donc ils viennent vous voir,
03:24ils vous disent merci Jean-René Cazeneuve,
03:26c'est super ce que vous faites ?
03:27On n'en est pas là.
03:29On n'en est pas là.
03:30Mais je le redis,
03:31ils voient bien que
03:32ce qui se passe dans le monde aujourd'hui
03:36est extrêmement grave.
03:38La Chine bouge,
03:39les Américains nous attaquent,
03:41il se passe des tas de choses en Ukraine,
03:43et nous on se regarde le nombril
03:44en disant bon,
03:45on va peut-être changer tel ou tel amendement,
03:48et on discute pendant des semaines et des mois
03:49pour savoir si...
03:50Non, il faut bien...
03:52On a besoin, notre pays a besoin d'un budget
03:53pour investir,
03:55pour renforcer le budget de l'armée,
03:57et Dieu sait que c'est une urgence aujourd'hui
03:58vu le contexte international.
04:00Donc oui, les Français nous demandent
04:02de se mettre d'accord
04:03et d'arriver à un budget.
04:04Jules Thorez.
04:05Il y a des chefs d'entreprise dans le Gers.
04:06Oui.
04:07Est-ce que vous avez des chefs d'entreprise
04:08qui vous disent aussi merci
04:09pour ces 10 milliards d'euros
04:11de hausse supplémentaire
04:12de fiscalité pour les entreprises
04:14qu'il y a dans ce budget ?
04:16Il y a dans le Gers,
04:18dans ce formidable département,
04:19il n'y a hélas pas d'entreprise
04:20parmi les 300 plus grandes entreprises.
04:23On va regarder un peu plus loin.
04:23Écoutez, moi je suis très à l'aise
04:25par rapport à ça.
04:26Moi j'ai voté contre,
04:28et notre groupe a voté contre
04:29cette hausse d'impôts.
04:30Oui, mais c'est vrai que...
04:31Dans le résultat, il y a 43...
04:32Mais ça, c'est une décision
04:34du Premier ministre
04:35dans sa négociation globale
04:37qui fait avec le socle commun
04:39et le Parti Socialiste
04:41pour boucler ce budget.
04:43Il a effectivement...
04:44Donc peu importe les entreprises,
04:46pourvu qu'on ait un budget ?
04:47Écoutez...
04:48C'est ce que je comprends,
04:49Jean-Marie Cazeneuve.
04:49Non, non, non.
04:50Écoutez, on n'a pas de leçon à recevoir
04:51sur ce qu'on a fait
04:52vis-à-vis des entreprises
04:54depuis 2017.
04:56C'est nous qui avons baissé
04:57les impôts.
04:57Hélas, hélas, je le constate,
04:59une fois plus je vous dis
05:00qu'on a voté contre
05:01la semaine dernière.
05:02C'est pas vrai.
05:02On a voté contre cette taxe
05:04sur l'impôt sur les sociétés.
05:05On a voté pour la baisse
05:07de la CVAE
05:08qui est cet impôt de production.
05:10Ça arrive, c'est le choix,
05:12je le regrette,
05:13mais c'est le choix du Premier ministre
05:14pour sortir de la base
05:16dans laquelle on était.
05:17Là, on est encore
05:18sur le résultat
05:19de la dissolution
05:21et du fait qu'il n'y a pas
05:22de majorité
05:22dans cette émission.
05:23Vous n'avez pas l'impression
05:26que la parole politique
05:27elle ne vaut plus rien ?
05:29Que Sébastien Lecornu
05:30qui arrive le 3 octobre
05:31et qu'il vous dit
05:32qu'il n'utilisera pas
05:33le 49-3
05:34et qu'aujourd'hui
05:35il le fait,
05:36il se dédie,
05:37qu'on a une impuissance
05:39parlementaire
05:40qui est telle
05:40que finalement,
05:41vous avez raison,
05:42peut-être que dans le Gers
05:44les habitants sont très contents
05:45qu'il n'y ait pas de budget
05:45mais parce qu'ils en ont
05:46peut-être aussi marre
05:47de voir ce spectacle affligeant
05:48avec tous les problèmes
05:49qu'il y a dans le monde.
05:51Donc ce n'est pas tellement
05:51la volonté d'avoir un budget
05:53que l'exaspération
05:54d'avoir un débat parlementaire
05:56qui est insupportable.
05:57Jean-René Cazeneuve.
05:58Oui,
05:58ils nous reprochent beaucoup
06:00le spectacle qu'on donne
06:01pas simplement
06:02depuis quelques semaines.
06:04Ah ben ça vient tard,
06:04ça fait 4 minutes
06:05que je vous pose la question.
06:06Le spectacle qu'on donne
06:07depuis maintenant
06:08quelques années.
06:09Il est doué,
06:10intérêt,
06:10si vous posez la question,
06:11vous répondez.
06:11Ils nous reprochent beaucoup
06:12à la France insoumise
06:13mais bon après
06:14on est tous mis
06:15dans le même sac,
06:16c'est le même panier
06:17si vous voulez.
06:17Donc c'est vrai
06:18qu'on donne un spectacle
06:19qui est terrible.
06:22Donc est-ce qu'il faut
06:23arrêter ce spectacle ?
06:25Arrêter ce débat
06:27qui n'en est plus un
06:28parce qu'on a déjà fait
06:28une première lecture,
06:29il y a eu plus de 100 heures
06:30de débat,
06:31donc le débat est toujours
06:32utile en démocratie,
06:33il est toujours utile
06:34que chacun répète.
06:35Il y a une suite
06:35avec l'émotion de censure
06:36qui vont être examinées.
06:38Ben oui,
06:38il y aura l'émotion de censure,
06:39il y en aura une première
06:40effectivement à la fin
06:42de la semaine,
06:42il y en aura une seconde
06:43sur la deuxième partie
06:44début de semaine prochaine
06:45et il y en aura
06:46une troisième.
06:47Et alors ?
06:47Même pas peur ?
06:49Non, je crois que...
06:51Il y en aura deux,
06:51je crois qu'il y en a six
06:52au total.
06:53Non, non, non.
06:54Il y en aura six fois.
06:55Il y en aura celle du RN
06:57et celle du RFI.
06:58Oui, bien sûr,
06:59mais on en vote...
06:59Oui, bien sûr,
07:00vous avez raison.
07:00Non, mais c'est chacun
07:01de son côté.
07:02Oui, oui, oui.
07:03Celles du RN
07:04ne sont jamais votées
07:05par les autres,
07:06seules celles de la France
07:07insoumise ont une
07:07petite chance.
07:09Je pense qu'elles
07:10ne passeront pas
07:11parce que les députés
07:13entendent la même chose
07:14que moi.
07:15Les députés,
07:16c'est-à-dire lesquels ?
07:16L'ensemble des députés
07:17entendent qu'il faut sortir
07:18de cette crise politique
07:20et adresser les vrais
07:22problèmes des Français
07:23et aider les Français
07:24aujourd'hui sur les problèmes
07:25de pouvoir d'achat,
07:26sur les problèmes
07:26d'investissement.
07:28Oui.
07:28C'est le William.
07:29Parlez dans le micro.
07:29Mais, monsieur le député,
07:31cette crise politique,
07:32elle est née de la décision
07:34de dissoudre l'Assemblée nationale.
07:36Vous n'en voulez pas,
07:37celui qui a pris cette décision ?
07:39Moi, je respecte
07:40le vote des Français.
07:41Les Français,
07:42suite à cette dissolution,
07:43ont effectivement décidé
07:45d'envoyer
07:46à l'Assemblée nationale
07:4711 groupes politiques
07:51sans majorité.
07:52On les a un peu aidés.
07:53Débrouillez-vous.
07:54On les a un peu aidés.
07:55Débrouillez-vous.
07:56On est en train
07:56de se débrouiller.
07:58Quand des députés
07:59ou des candidats
08:00Horizon ou Renaissance
08:01se retirent
08:02pour des candidats
08:03à la France insoumise,
08:05on les a un petit peu aidés.
08:06Les Français à voter
08:06en retirant des candidats
08:07pour d'autres candidats
08:09avec lesquels
08:10vous n'avez aucune convergence.
08:12Et que vous combattez aujourd'hui.
08:13Que vous venez
08:14de mettre en cause.
08:15Écoutez,
08:16au premier tour,
08:17le danger,
08:18c'était la France insoumise.
08:20Au second tour,
08:21le danger,
08:21c'était le Rassemblement national.
08:23Excusez-moi,
08:23j'assume le fait
08:25d'appartenir à un groupe
08:26au centre du jeu politique
08:28et qui lutte
08:30de la même manière
08:30contre ces deux extrêmes.
08:33Et on va en parler
08:33justement dans un instant
08:34avec Jean-René Cazeneuve.
08:3519h27.
08:36Restez bien avec nous
08:37dans Europe 1 Soir.
08:38A tout de suite.
08:38Toujours en compagnie
08:46de Jules Thores
08:47et Gilles-William-Golden-Hadel
08:48avec notre invité,
08:49le député ensemble
08:50pour la République du Gers,
08:51Jean-René Cazeneuve.
08:53Maël vient de le dire,
08:54Donald Trump est attendu
08:55pour une conférence de presse
08:57alors qu'il était en route
08:58pour Davos.
08:59Et avant de partir,
09:01alors qu'Emmanuel Macron
09:02avait dit que non,
09:03au nom de la France,
09:05il n'intégrerait pas
09:06le Conseil de la paix
09:07de Donald Trump,
09:09une sorte de consortium
09:11qui ressemble plus ou moins
09:12à l'ONU,
09:13mais en tout cas
09:13où Donald Trump
09:14est le chef
09:15de cette confédération,
09:17de ce conseil
09:18plutôt international
09:19où il faut payer
09:21un milliard de dollars
09:22pour entrer.
09:23Eh bien,
09:24là où Emmanuel Macron
09:26lui dit
09:26« Bah non,
09:26je ne viendrai pas »,
09:27voilà ce que répond
09:28Donald Trump
09:29sur le tarmac
09:30de l'aéroport
09:31avant de prendre l'avion.
09:33Est-ce qu'il a vraiment dit ça ?
09:35Personne ne veut
09:36de lui,
09:36d'ailleurs il va bientôt
09:37quitter le pouvoir,
09:39mais ce n'est pas grave.
09:40S'ils deviennent hostiles,
09:41je leur mets une surtaxe douanière
09:42de 200%
09:43sur ses vins
09:44et son champagne
09:44et là il adhérera.
09:47Mais il n'a pas vraiment
09:48besoin d'adhérer
09:49et s'il a vraiment dit ça,
09:51enfin je ne suis pas sûr
09:52qu'il l'ait dit
09:52comme vous me le présentez,
09:54mais il aura quitté
09:55le pouvoir
09:55dans quelques mois.
09:57Réponse d'Emmanuel Macron.
09:58J'assume tout ce que je fais,
09:59j'ai pour habitude
10:00d'être cohérent
10:01entre ce que je dis
10:02à l'extérieur
10:02et ce que je fais
10:03de manière privée.
10:04C'était peut-être
10:05un monde de courtoisie
10:06envers vous ?
10:07Je vous laisse qualifier la chose.
10:08Vous discutez avec Trump
10:10ici encore,
10:10cette semaine ?
10:11Non, puisque je crois
10:11comprendre qu'il arrive
10:12ce soir ou demain
10:13et moi je pars ce soir.
10:15Mais comme je l'ai dit,
10:16je lui ai proposé,
10:17il y a une instance
10:17de coordination
10:18qui est pertinente
10:19et que la France préside
10:20cette année,
10:21qui est le G7
10:21et donc ça peut être
10:22une occasion,
10:23mais après je pense
10:24qu'il faut nous
10:25être extrêmement calmes
10:26et rester là
10:27où nous sommes
10:27et en particulier
10:28sur l'agenda économique,
10:31continuer d'avancer
10:31pour plus de croissance
10:32en Europe,
10:33défendre nos intérêts
10:34quand les intérêts
10:35ne sont pas respectés
10:35et puis être aux côtés
10:37de nos amis danois
10:39quand ils sont bousculés.
10:40Alors Emmanuel Macron
10:41qui réagissait aussi
10:42à l'affaire du SMS,
10:43l'affaire du SMS c'est quoi ?
10:45C'est que lui
10:45il lui envoie un SMS
10:46en disant
10:47on pourrait peut-être
10:47faire la paix en Ukraine
10:48ensemble,
10:49je te propose un dîner
10:50à l'Elysée,
10:51on peut faire venir
10:52différentes nations,
10:53on peut faire un G7,
10:54etc.
10:54Qu'est-ce qu'il a fait Trump ?
10:55Il a publié
10:56sur les réseaux sociaux
10:57le SMS en question
10:58du président de la République.
11:01Comment est-ce que
11:01dans la majorité
11:03qui soutient
11:04le président de la République
11:05on vit cette moquerie de plus
11:07qui là quand même
11:08atteint des stades
11:09assez élevés ?
11:10Ce n'est pas de la moquerie.
11:12Ce n'est pas de la moquerie ?
11:12C'est quoi ?
11:13Non, c'est de la provocation,
11:14c'est de la vulgarité,
11:16c'est du Trump
11:17dans le texte.
11:19Mais ça veut dire quoi ?
11:19Du coup on s'y habitue
11:20si Trump c'est comme ça,
11:21ce n'est pas grave ?
11:22Si, si, c'est très grave.
11:25Vous savez,
11:26on peut ne pas aimer
11:27le président de la République,
11:29on peut aimer
11:29le président de la République,
11:31mais je crois là
11:31que les Français
11:32doivent se retrouver
11:34derrière le président de la République
11:35pour défendre
11:36l'intérêt supérieur
11:37de notre pays
11:38face à ce qui est
11:39une agression
11:40caractérisée
11:42de la part de Trump.
11:43Là vous parlez du Groenland
11:44ou juste de...
11:45Non mais nous menacer
11:46de 200% de taxes,
11:48si vous voulez,
11:49c'est absolument insupportable.
11:51Moi je pense,
11:51oui,
11:52de taxes sur les spiritueux
11:53et le vin,
11:54moi je pense aux agriculteurs
11:55du Gers,
11:56mais de tous les
11:58bassins viticoles français
12:00qui sont des agriculteurs
12:01formidables
12:02qui se battent
12:02pour leurs produits
12:03et qui doivent subir
12:05ce chantage permanent
12:07d'un président de la République,
12:09d'un président des Etats-Unis
12:10et de l'Union
12:10qui dit
12:11si vous ne me cédez pas
12:15le Groenland,
12:16c'est quand même ça,
12:16je vous mets une taxe
12:18de 200%
12:18sur le vin
12:19et le champagne.
12:20C'est absolument insupportable,
12:22je crois que la France
12:23doit se défendre,
12:23le président de la République
12:24a raison de hausser le ton,
12:26ça doit être fait
12:26au niveau européen
12:27parce que, hélas,
12:28nous sommes trop faibles
12:30pour lutter seuls
12:30contre les Etats-Unis.
12:31200% de taxes
12:33qui, on l'a vu avec Trump,
12:35peuvent redescendre
12:36à 20% ou à 15%.
12:37Mais c'est trop,
12:38et pourquoi on s'en félicite ?
12:39Ça, c'est déjà vu
12:40par le passé,
12:41mais c'est la méthode,
12:42c'est le fait de publier,
12:44pardonnez-moi,
12:45un SMS privé
12:46d'un président
12:47à un autre président
12:48pour que la Terre entière
12:49puisse le voir.
12:50Comment est-ce qu'on le vit, ça ?
12:51C'est quoi ?
12:51C'est de l'humiliation ?
12:52On est quand même au ras-motte,
12:54on est arrivé vraiment...
12:55Cette personne
12:57n'a aucun savoir-vivre,
13:00on dirait,
13:00c'est un peu vintage
13:01comme expression,
13:02mais si vous voulez...
13:04Pas plus que votre moustache,
13:05j'en ai dit.
13:07Mais,
13:08elle est Gascogne,
13:10ma moustache,
13:11elle est identitaire,
13:12presque,
13:13de mes terres.
13:14Vous voyez ?
13:15Mais,
13:15mais,
13:15Donald Trump
13:18n'a aucune retenue.
13:21Il n'a aucune retenue,
13:22il n'a aucune limite.
13:24Donc, si vous voulez,
13:25si...
13:26Pardonnez-moi,
13:28mais il s'en fiche.
13:29Non, mais,
13:30tout ça...
13:31Vous voyez,
13:31ce que je veux dire,
13:31c'est que nous,
13:32on est indignés.
13:33En France,
13:34on dit,
13:34c'est l'indignation,
13:35mais en réalité,
13:36Trump,
13:36il avance.
13:38Ah bon ?
13:39Il fait quoi au Groenland ?
13:40Il le fera pas.
13:40Il fait un bras de fer en disant...
13:42Mais le Congrès américain
13:43va l'empêcher de faire ça.
13:44Vous voyez,
13:44il joue beaucoup les mécaniques.
13:47On voit bien
13:48qu'il y a beaucoup de gens
13:48qui sont...
13:49À quel moment le Congrès
13:49va l'empêcher ?
13:50Même là,
13:51c'est une défaite de la pensée
13:55qui est dans un ouvert
13:56à l'ordre mondial,
13:57on a compris,
13:57qui va bafouer un traité,
13:59le traité de l'Atlantique Nord,
14:00qui date de 1949.
14:02Et on en espère,
14:04eh bien,
14:04on en est à jurer
14:05que ce soit
14:06la Chambre des communes
14:08et le Sénat américain
14:09qui nous sauvent nous
14:10parce qu'on est incapables
14:11de faire preuve de force.
14:12C'est pas ce que je vous ai dit.
14:13Pierre, tout à l'heure,
14:13parlait des droits de douane.
14:14Je trouve que c'est le meilleur exemple.
14:16L'Union européenne
14:16et la France,
14:17nous nous sommes couchés
14:18il y a quelques mois
14:19quand Donald Trump
14:20a parlé des premiers droits de douane.
14:22Il y a M. Lombard
14:22qui était à l'époque
14:23ministre de l'économie
14:24qui disait que c'était
14:24quasiment super
14:25d'être autour de 15 et 20%.
14:27Comment voulez-vous
14:28qu'on soit crédible
14:28quand on a des personnes
14:29qui ont accepté
14:30ce que Donald Trump
14:31nous a fait il y a six mois ?
14:32Mais c'est pas ce que je vous ai dit.
14:34Je vous ai dit
14:34qu'il fallait que
14:36la France se retrouve
14:38derrière le président de la République
14:39qui résiste à Trump
14:40et que ça doit être fait
14:41au niveau européen
14:42parce que nous avons
14:43la puissance économique
14:43au niveau européen.
14:45Politiquement,
14:45c'est plus complexe,
14:46évidemment.
14:47Mais c'est comme ça
14:48qu'il faut résister
14:49à Trump
14:50et aux Etats-Unis.
14:52Mais je disais
14:53qu'en plus en parallèle,
14:55moi j'ai confiance
14:55et je suis certain
14:56que le congrès américain
14:58empêchera Donald Trump
14:59de faire quoi que ce soit
15:00au gouvernement.
15:01C'est un peu
15:02le tartarin de Washington
15:03si vous voulez.
15:04Parce qu'il nous avait...
15:05Je me disais
15:05que beaucoup de gens
15:06sont impressionnés
15:06par Donald Trump.
15:07Il devait régler le problème
15:08à Gaza comme ça.
15:10Il devait régler
15:11le problème en Ukraine.
15:12Il devait...
15:12Vous minimisez ?
15:16Il n'a pas réglé
15:17le problème en Ukraine.
15:17Il devait faire ça
15:17en 24 heures.
15:18Il n'y avait pas de cesser
15:18de feu à Gaza
15:19avant de la remettre
15:20ou il ne l'a pas fait.
15:20Et à Gaza,
15:21qu'est-ce qu'il a fait ?
15:22Les otages n'étaient pas libérés
15:23avant son arrivée
15:23il y a un an.
15:24Genre bonjour.
15:25J. William Golnad.
15:26C'est même l'une des rares choses
15:27qu'il a réussi à faire
15:28pour dire le vrai.
15:29Non, moi,
15:31d'abord,
15:31je trouve que
15:33M. Trump
15:35est un mégalomane
15:36versatile.
15:39Le problème,
15:40c'est qu'on a
15:40en France
15:41quelqu'un
15:42qui n'est pas non plus
15:43conforme
15:45à tous les canons
15:46de la raison
15:46de mon point de vue.
15:47Déjà,
15:48je me permets
15:49de vous le dire.
15:50Et d'autre part,
15:51le rapport de force,
15:53il l'use du rapport de force
15:54à l'égard de l'Europe,
15:56mais il faut reconnaître
15:57que l'Europe
15:58ne lui a pas fait
16:00une démonstration
16:01extraordinaire
16:01de force
16:02s'agissant
16:03d'un continent,
16:06d'un empire continent
16:07qui n'est même pas capable
16:08de faire respecter
16:09ses propres frontières.
16:10Or,
16:12Trump,
16:13c'est quelqu'un
16:13à qui on doit
16:15imposer,
16:16justement,
16:17une certaine crainte.
16:18Donc,
16:19malheureusement,
16:19ça tombe assez mal.
16:20Vous avez raison.
16:22Le fait
16:23de ne pas être
16:24suffisamment fort
16:25au niveau européen,
16:27de ne pas être capable
16:27de parler
16:28d'une seule voix,
16:29parce que
16:30les intérêts des pays
16:31peuvent être
16:31divergents,
16:32en particulier
16:33sur le commerce
16:33avec les Etats-Unis,
16:35c'est clair.
16:36Mais le salut
16:37passera par une Europe
16:38renforcée.
16:39Écoutons le ministre
16:40des Affaires étrangères,
16:41Jean-Noël Barraud,
16:42qui a pris la parole
16:43cet après-midi
16:44à l'Assemblée
16:44à propos du Groenland,
16:45justement.
16:46La France ne se soumet
16:47à aucun chantage
16:48et ne se soumettra jamais.
16:50Elle conçoit
16:51la souveraineté
16:52comme indivisible
16:53pour elle-même
16:53comme pour les nations du monde.
16:55Non à la remise en question
16:57de l'intégrité
16:58d'un territoire européen
16:59placé sous la protection
17:00de l'OTAN.
17:01Oui à la mise en œuvre
17:03du plan de paix
17:03présenté par le président
17:05des Etats-Unis
17:05que nous soutenons
17:06sans réserve,
17:07mais non à la création
17:08d'une organisation
17:09telle qu'elle a été présentée
17:11qui viendrait se substituer
17:12aux Nations Unies.
17:14Non enfin
17:14à la menace
17:16de droits de douane
17:16brandie comme un chantage
17:17pour obtenir
17:18des concessions injustifiables.
17:20La France soutient
17:21la suspension
17:21de l'accord commercial
17:22avec les Etats-Unis
17:23voulu par le Parlement européen.
17:26Et si la coercition
17:27devait se matérialiser,
17:29alors l'Europe
17:29en tirerait
17:30toutes les conséquences.
17:31Vous y étiez,
17:32Jean-René Cazeneuve,
17:33quand il a parlé ?
17:34Oui.
17:34Parce que j'entends
17:35quand même
17:36beaucoup de brouhaha
17:37derrière la question
17:38qui me vient tout de suite
17:39là, dans l'oreille,
17:40c'est mais
17:40qui a écouté
17:43Jean-Noël Barraud,
17:44en fait ?
17:45Est-ce qu'il est écouté
17:47encore,
17:47Jean-Noël Barraud,
17:48par vous autres,
17:49les députés,
17:50quand il fait
17:50cette allocution
17:51qui est d'importance,
17:53puisqu'il parle
17:54de la souveraineté
17:56française et européenne
17:57face aux menaces américaines ?
17:59Quand vous vous adressez
18:00à l'Assemblée nationale,
18:01vous n'adressez pas
18:02qu'aux députés
18:03qui sont dans l'hémicycle,
18:04vous vous adressez
18:05à la France
18:06et vous vous adressez
18:07évidemment
18:08aux journalistes
18:08et vous...
18:10Pas du tout,
18:11je crois qu'il est
18:11extrêmement clair.
18:13Non mais là,
18:14c'est l'hémicycle,
18:14ce n'est pas la salle
18:15des quatre colonnes.
18:16Non mais bien sûr,
18:17mais il s'adresse,
18:18vous imaginez bien
18:19que les ambassadeurs
18:22écoutent ce qui se passe,
18:23c'est vraiment
18:24un moment officiel,
18:26donc c'est une déclaration,
18:27il n'y a pas plus officiel
18:28que de faire une déclaration
18:28au sein de l'hémicycle.
18:30Oh, le fait que
18:31de Rouen,
18:31franchement,
18:32je ne sais pas
18:32ce qui s'est passé.
18:33Je veux dire
18:33que quand Trump parle,
18:34il n'y a personne
18:34qui mouffe.
18:35Ah bon ?
18:36Mais une fois de plus,
18:37ce n'est pas mon modèle.
18:39Mais je n'ai pas dit
18:39que c'était bien.
18:40Je constate.
18:41Je veux dire,
18:42ses méthodes,
18:43son interaction avec les...
18:45Un jour,
18:45il vous dit que Macron,
18:46c'est son super pote,
18:47il tape dans le dos,
18:47etc.
18:48Et puis le lendemain,
18:49il dit pique-pendre.
18:51Ça, c'est quand même
18:51plusieurs fois qu'il le moque,
18:53notamment à Charmèche.
18:54Il demandait aux Iraniens
18:56de descendre dans la rue
18:58et les Iraniens,
18:59ils sont morts mitraillés.
19:01On ne peut pas dire
19:01qu'il y a fait beaucoup
19:02pour les Iraniens non plus.
19:03Non.
19:05Et donc ?
19:06Je trouve ça très intéressant
19:08parce que ça fait dix minutes
19:09que Pierre de Villeneuve
19:10vous pose des questions
19:10sur Donald Trump.
19:11Vous nous avez fait
19:12un magnifique portrait
19:13du fait qu'il était
19:14complètement fou,
19:15qu'il ne respectait pas
19:16ses promesses,
19:17mais vous n'avez pas répondu
19:17à la question principale,
19:19c'est qu'est-ce qu'on fait
19:20face à quelqu'un
19:21dont rien ne semble
19:22pouvoir l'arrêter.
19:23C'est Noël Barraud
19:24et on attend.
19:26Non, mais la France
19:29a tout de suite
19:29avec d'autres pays
19:31envoyé des soldats
19:32au Coréen Lange.
19:33On a envoyé 15 soldats.
19:35Ils sont rentrés.
19:36Non, mais ce n'est pas
19:36pour se battre avec les Américains.
19:38Il y avait un Hollandais ?
19:39Vous avez bien compris
19:40que ce n'était pas
19:40pour se battre
19:41avec les Américains.
19:42C'était pourquoi ?
19:43C'est juste pour signifier
19:44que c'était
19:45un territoire européen
19:47et que les Américains
19:48ne pouvaient...
19:48Vous avez planté un drapeau ?
19:49Non, mais les Américains
19:51ne peuvent pas attaquer
19:53un pays
19:53et risquer
19:55de tuer...
19:57Vous imaginez
19:58un peu ce qui se passerait
19:59si les Américains
20:01aujourd'hui
20:01attaquaient le Groen Lange.
20:02Mais certains de ces soldats
20:03sont rentrés
20:03de toute façon au pays.
20:05Donc, ils ne vont pas y rester
20:07en attendant un missile américain.
20:08Moi, je n'ai pas prévu
20:08de me coucher.
20:10D'accord ?
20:10Face aux Etats-Unis.
20:11Et donc, je soutiendrai
20:12le président de la République
20:15et son ministre
20:18des Affaires étrangères
20:18par tous les moyens.
20:20Je vous ai dit,
20:20il faut à la fois
20:21une réponse européenne
20:23à une provocation économique.
20:25Il faudra probablement
20:25une réponse économique.
20:28Si les droits de douane
20:29augmentent sur les produits européens,
20:31on peut aussi le faire
20:32sur les services
20:33parce que la balance
20:34est très déséquilibrée
20:35sur les services.
20:36Dans l'autre sens,
20:37c'est peut-être la réponse
20:37qu'il faudra faire.
20:38Je vous rappelle
20:38qu'on a fait une taxe GAFAM
20:40il y a quelques années.
20:41Peut-être qu'il faut jouer aussi
20:42sur ce levier
20:43pour faire reculer
20:44Donald Trump
20:45qui souvent ne comprend
20:47que la force
20:47et que l'argent.
20:48Merci beaucoup Jean-René Cazeneuve
20:50d'avoir été avec nous
20:51sur Europe.
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