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  • il y a 22 heures
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Europe 1 Soir, 19h, 21h, Pierre de Villeneuve.
00:04Jusqu'à 20h avec Joseph Passescaron et Victor Hérault et Sébastien Lecornu
00:08qui a donc annoncé engager la responsabilité de son gouvernement sur le budget.
00:13On écoute le Premier ministre.
00:15Nous avons décidé, je dois le dire avec une certaine forme de regret et d'un peu d'amertume,
00:21mais d'engager la responsabilité du gouvernement,
00:24ce que je ferai demain sur la partie recette du projet de loi de finances.
00:28Alors je le fais avec un regret, déjà parce que j'ai conscience que je suis obligé de revenir sur ma parole,
00:35mais en même temps pour tenir parole il faudrait que je m'entête,
00:38et pour s'entêter on finirait par dire que je suis têtu,
00:42et je ne veux surtout pas, vous l'avez bien compris, avoir l'ego mal placé et être source de désordre.
00:48Ce n'est pas parce qu'on engage la responsabilité du gouvernement
00:51qu'on abandonne l'idée du compromis, du travail sur le fond.
00:54Tout à l'heure je disais en titre, Victor Hérault, fin du suspense ou du secret de polichinelle.
00:59Oui, c'était ça où les ordonnances, on se doutait quand même que ça allait être...
01:02Moi je pense que dès le départ, dès qu'il a promis, c'est facile de le dire maintenant,
01:05mais j'ai eu l'occasion de le dire avant qu'il revienne sur sa promesse,
01:08il ne pouvait pas faire autre chose que d'utiliser le 49-3.
01:10C'était idiot d'ailleurs cette promesse.
01:12Et pourquoi plus le 49-3 que les ordonnances ?
01:13Non, parce que les ordonnances, je trouve, j'étais un peu mal à l'aise avec cette idée-là,
01:18je pense que le 49-3 est plus démocratique, les ordonnances restent quand même dans un texte constitutionnel.
01:24Parce que vous gardez le texte amendé.
01:25Il y a le moyen de pouvoir, les ordonnances, si vous censurez le gouvernement après, le texte est quand même là.
01:30Oui, mais c'est l'ancien texte, c'est le texte initial.
01:32Oui, mais le 49-3 en revanche, si vous censurez, il n'y a plus de texte et il n'y a plus de gouvernement.
01:35Et là on repart à zéro.
01:36Donc là il prend le risque quand même de se faire censurer avec le texte amendé que lui a jugé dernièrement comme le meilleur,
01:44même si on ne vient de voir que Mme de Montchalin enlève des, comment dirais-je, des, je vais vous retrouver ça,
01:53l'exemption permettant d'échapper à l'impôt en rangeant des biens personnels parmi les actifs d'une entreprise familiale.
01:58Voilà encore un truc en plus.
02:00Il donne tout aux socialistes.
02:03Depuis le départ, ça m'étonne, n'est pas la bonne.
02:04Il n'y en avait pas de bonne peut-être, mais le dire, le compromis sans cesse,
02:08alors qu'on parle d'un débat qui fait plusieurs centaines d'années entre politique de l'offre, politique de la demande, etc.,
02:14qui sont incompatibles, on ne peut pas faire de compromis entre ces deux visions-là.
02:17C'est l'un ou l'autre, ce sont des antagonismes.
02:20Bon, au bout d'un moment vous êtes obligés de faire un 49-3.
02:22Ce qui est ironique, c'est qu'il avait acheté le parti socialiste en disant « je n'utiliserai pas le 49-3 »
02:26et il finit par acheter le parti socialiste avec des mesures économiques pour ensuite dire
02:30« j'utilise le 49-3 et le parti socialiste ne me censure pas ».
02:33En revanche, que vont faire les Républicains ?
02:35Franchement, est-ce qu'ils vont avaler cette pilule-là ?
02:37Là, je ne sais plus ce qu'il reste des Républicains s'ils ne s'en surprendent.
02:40– Joseph Macias Caron ?
02:41– Ce bien a été résumé par Victor, c'est-à-dire qu'en fait,
02:45l'annonce de ne pas utiliser le 49-3 avait été saluée notamment par les socialistes
02:52qui avaient négocié cet abandon.
02:54Et aujourd'hui, pratiquement, les socialistes se félicitent que, là pour le coup,
03:00on en revient au 49-3, puisqu'il y a un certain nombre de décisions qui sont arrivées à faire passer.
03:05Donc, il n'empêche que ce budget est un budget quand même qui est plus proche des desiderata socialistes
03:14qu'il ne l'est de desiderata libéraux.
03:16– Ça, c'est acquis, ça s'est tacté, ça on le sait.
03:20Moi, ce qui me frappe, c'est qu'aujourd'hui, je ne sais pas si tous ces gens-là,
03:25je me demande, pardon de dire ces gens-là, mais je ne voudrais pas être irrespectueux,
03:29mais je me demande s'ils n'habitent pas sur la planète Zorg.
03:31– La planète quoi ?
03:32– La planète Zorg.
03:33– C'est quoi la planète Zorg ?
03:34– C'est une planète extra, voilà.
03:37– Mais c'est un truc de science-fiction ?
03:38– C'est pas Spirou, une science-fiction, voilà.
03:39Pourquoi ? Parce que, je veux dire, sur une autre planète,
03:42très très très loin de notre système solaire.
03:46Pourquoi ? Parce que, très franchement,
03:49à moins d'être dans une bulle, de ne parler à personne,
03:54alors ils parlent quand même à leurs électeurs, j'imagine,
03:56à des acteurs économiques, qu'est-ce que nous disent,
03:59qu'est-ce que tout le monde nous dit ?
04:00Tout le monde, les personnes, moi j'entends ça en permanence, disent
04:03« Mon fils part à l'étranger, l'entreprise dans laquelle je suis part à l'étranger. »
04:09Alors c'est au Mexique, c'est en Italie, c'est au Vietnam,
04:12c'est au Brésil, mais vous entendez ça, je vous assure,
04:16vous entendez ça, vous devez l'entendre aussi.
04:18Vous entendez ça en permanence.
04:20Or, comment ne pas voir ce paradoxe absolu,
04:25que eux, c'est-à-dire les parlementaires,
04:28pour rester en place, font partir tous les autres ?
04:31C'est ça, moi, ce qui me frappe.
04:32– C'est très bon ça, c'est vrai.
04:33– C'est ça, c'est un dit vrai, c'est exactement ça.
04:35– On est à l'antithèse du faire-nation.
04:38– L'antithèse totale.
04:40– Voilà, on le savait qu'il y avait du carriérisme politique,
04:42enfin là, quand même, ça dépasse l'entendement.
04:45Vous parliez des socialistes, écoutons Jérôme Gage
04:46qui annonce que le Parti socialiste, pour l'instant, ne censurera pas.
04:50– Les indications fournies par le Premier ministre en fin de semaine dernière,
04:55si elles se retrouvent dans le texte soumis à 49.3,
04:58c'est-à-dire de la justice sociale, avec des mesures de soutien au pouvoir d'achat,
05:02des mesures pour l'école, le renoncement aux mesures d'économie les plus injustes,
05:07les mesures en faveur des jeunes, et notamment le repas 1 euro,
05:11les financements pour les missions locales.
05:12Si on a la justice sociale d'un côté, la justice fiscale,
05:15c'est-à-dire des mesures qui préservent le pouvoir d'achat des Français,
05:19c'est-à-dire pas d'augmentation d'impôts pour les classes moyennes,
05:21les classes populaires, et uniquement une concentration sur les grandes entreprises,
05:25éventuellement les plus hauts patrimoines,
05:27si ça s'y retrouve, ça correspond à la position de compromis
05:30qu'on a mis sur la table depuis le début,
05:32et donc en responsabilité, on ne s'en sera pas.
05:34– Voilà, concentrons sur les hauts patrimoines, sur les grandes entreprises,
05:37qui effectivement, c'est la fuite des capitaux,
05:39ça s'est déjà vu par les passés, et puis ça s'est vu en Angleterre,
05:42ça s'est vu dans un pays scandinave qui m'échappe à l'instant,
05:46mais je pense que c'est en Norvège, voilà, c'est ça,
05:47où il y a des gens qui sont partis aussi.
05:49– J'adore la façon dont Jérôme Getsch fait mille...
05:51– Jérôme Getsch qui sera demain au micro de Sonia Mabrouk,
05:54à 8h19, on aimerait bien avoir la suite de le développement,
05:58Sonia fera ça très bien pour avoir la suite de ça.
06:02– Non mais ce que j'ai dit, c'est qu'ils parlent,
06:03pardon Victor, ils emprèdent tous le terme, tous,
06:06donc Blanc du Central et PS, LR Compris,
06:11c'est une expression que j'aborde maintenant,
06:13qui est l'expression « en responsabilité ».
06:15Alors nous devons tous entendre que c'est « en irresponsabilité ».
06:19– Et il y a encore pire, je le disais compromis,
06:22« en responsabilité » et la stabilité en l'état des choses,
06:25la stabilité s'est stagnée dans l'enfer socialiste,
06:29je veux dire, ça n'est pas autre chose.
06:30Moi j'aimerais qu'il y ait de l'instabilité,
06:31c'est-à-dire qu'on se sorte de ce, pardonnez-moi, de ce foutoir.
06:33C'est-à-dire, là, il faut qu'on arrête de persister dans la trajectoire
06:37qui est la même qu'on dénonce tous les ans,
06:39où on dit « on est de plus en plus proche du mur »
06:41et on aggrave, on accélère le processus.
06:43Et l'air faussement circonspect de Jérôme Gage,
06:47qui n'a pas envie d'éclater de joie,
06:49alors qu'il doit s'adouiller à l'intérieur,
06:50il est fou de joie Jérôme Gage,
06:51ils ont tout eu et ils continuent de nous dire
06:53« sous, comment dire, condition de peut-être,
06:57oui peut-être qu'on s'en suera pas ».
06:58Tout ce qu'il a évoqué sera dans le texte demain,
07:00tout sera fait pour contenter le Parti Socialiste,
07:02les Républicains, encore une fois,
07:04se coucheront complètement, sans raison.
07:07Non, il n'y aura pas de censure,
07:08parce que si vous faites les calculs,
07:09plus d'un tiers du Parti Socialiste,
07:12il faudrait que plus d'un tiers du Parti Socialiste censure
07:15pour que le gouvernement ne le fasse pas.
07:16Ce qu'ils ne feront pas, ils n'ont pas intérêt.
07:19Les LR, c'est 49 députés,
07:21si par miracle, ils ont tous,
07:23et je dis bien tous, le courage de le faire,
07:25ça pourrait passer.
07:26Enfin bon, on peut encore rêver.
07:27Bon, continuons à rêver,
07:30et sur l'exil fiscal,
07:31ben voilà, souvenons-nous quand même
07:33que certains britanniques dans les années 70
07:35fuyaient la Grande-Bretagne Socialiste
07:37pour aller où ?
07:39En France !
07:39Et l'URSS avait trouvé la solution à tout ça.
07:42Rangé Mour, les Stones,
07:44pour ne citer qu'eux.
07:45Enfin, n'oublions pas quand même
07:47que la Sécurité Sociale
07:49est passée à la frappe.
07:51Ben oui, vous avez raison de le souligner.
07:53Parce que l'on l'oublie, plus personne n'en parle.
07:5456, le Cornu a parlé quand même
07:56du budget de la Sécu.
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