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  • il y a 10 heures
Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons/Renaissance à la mairie de Paris, répond aux questions de Laurence Ferrari.

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00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Pierre-Yves Bournazel.
00:04Bonjour à vous, candidat à la mairie de Paris sous l'étiquette Horizon Renaissance.
00:08On va évoquer évidemment cette campagne de Paris, un mot bien sûr de ce qui se passe d'abord avec
00:12la guerre en Iran et le Moyen-Orient.
00:13Emmanuel Macron se rend aujourd'hui à Chypre, état de l'Union Européenne frappé la semaine dernière par des drones
00:18et des missiles.
00:18Est-ce que vous saluez cette initiative de président ? Mais à quoi sert-elle ?
00:22Oui, les initiatives sont toujours les bienvenus. Pour ma part, je suis candidat...
00:26Mais ce n'est pas de la gesticulation ?
00:27Non, et c'est important que la France fasse entendre sa voix, mais pour ma part, je suis candidat pour
00:32être le prochain maire de Paris.
00:33Et je sais que Paris est la capitale de la liberté. Et maire de Paris, demain, je serai aux côtés
00:37des combattants de la liberté.
00:39Aux côtés du peuple iranien qui est un grand peuple, un peuple martyrisé par un régime qui est un régime
00:44d'assassins, un régime de corrompus,
00:46un régime qui a financé le terrorisme international, qui a tué d'ailleurs malheureusement des Français.
00:52Et à Paris en particulier.
00:53Et à Paris en particulier. Et je souhaite que ce régime tombe.
00:56Donc aux côtés des Israéliens et des Américains aussi, si vous voulez, du côté des combattants de la liberté ?
01:00Il faut combattre, bien sûr, pour la liberté, avec toutes celles et tous ceux qui veulent défendre la liberté,
01:05et aider le peuple iranien à trouver le chemin de la liberté, justement, et de la démocratie.
01:10Hier, le successeur du guide suprême a été désigné.
01:14Il s'agit de son fils.
01:15Vous pensez que le changement de régime est possible en Iran ?
01:19Ou est-ce que ce sera aux Iraniens de s'emparer de ce changement de régime ?
01:22Je le souhaite. Je le souhaite ardemment pour ce peuple iranien.
01:26Je souhaite qu'il puisse se soulever et qu'il puisse être aidé et soutenu par toutes les grandes démocraties.
01:31Donc armé. Parce que le peuple iranien est armé, Pierre-Évournazel. Et désarmé, pardon.
01:35Oui, il faut les aider. Parce que la liberté, ça ne se négocie pas comme ça.
01:40Il faut aider ces combattants de la liberté.
01:42C'est un peuple courageux. C'est un peuple qui a été victime d'une répression ignoble.
01:46Ce régime est un régime qui doit tomber.
01:49C'est un régime qui a du sang sur les mains.
01:51Le sang de son peuple et le sang aussi par le terrorisme international.
01:55Donc ça veut dire que vous approuvez cette intervention militaire américaine et israélienne ?
01:58En tout cas, comme maire de Paris, je serai aux côtés des défenseurs de la liberté.
02:02Mais vous la soutenez ? Oui ou non ?
02:03Je souhaite que ce régime tombe.
02:05Donc tout ce qui est fait pour faire tomber ce régime va dans le bon sens.
02:07Et je ne vais pas pleurer pour ces criminels.
02:10Le vrai risque, c'est un quatrième choc pétrolier d'Arrive-Bournazel.
02:13Avec un prix du pétrole qui est déjà en train de flamber.
02:16Les prix à la pompe ont déjà augmenté.
02:17Le gazole à Paris est à 2,30€.
02:21Pour quelles raisons ?
02:22Pour l'instant, il n'y a aucune tension sur le marché.
02:25Est-ce que vous ne pensez pas qu'il y a des profiteurs de guerre aujourd'hui ?
02:27Il y a toujours malheureusement des profiteurs de guerre.
02:29Et il faut garder beaucoup de sang-froid et de calme dans cette période.
02:34Et il faut protéger nos concitoyens face aux conséquences de la guerre.
02:38La guerre a toujours des conséquences sur le plan économique.
02:41Et sur un plan national, sur un plan européen.
02:43Mais aussi sur le plan parisien.
02:44Il va falloir protéger le pouvoir d'achat des Français et des Parisiens.
02:47Comment ? Un chèque carburant ? Un chèque énergie pour les Parisiens ?
02:49Il faudra prendre toutes les dispositions le moment venu.
02:51En tout cas, il faut déjà bien gérer les comptes publics.
02:54C'est pour ça que je porte le projet le plus sérieux, le plus abouti à Paris.
02:57Quand on ne sait pas gérer les comptes publics.
02:59Quand on ne s'est pas désendetté, par exemple, une ville.
03:01Eh bien, il ne faut pas s'étonner après des conséquences.
03:03On n'a plus de marge de manœuvre.
03:05Et avec mon plan, on aura des marges de manœuvre pour investir et protéger les Parisiens.
03:08Pierre-Éve Bonazeli, il y a la question évidemment du pouvoir d'achat.
03:10Celle de la sécurité aussi.
03:12Primordiale.
03:12En Orbeille, une explosion a avisé l'ambassade des États-Unis.
03:15La police évoque un possible motif terroriste.
03:17Est-ce que vous ne pensez pas, vous ne craignez pas que notre pays connaisse à nouveau
03:21une vague d'attentats commises par des proxys, par des soutiens de l'Iran ?
03:26Bien sûr qu'on le craint et j'ai confiance.
03:28J'ai confiance en nos services de renseignement parce que je sais que nos services de renseignement
03:33sont très performants.
03:35La menace est élevée, la menace est réelle.
03:39On a affaire, je l'ai dit tout à l'heure, à un régime avec des soutiens, des soutiens
03:44qui sont extrêmement dangereux, qui s'attaquent à nos démocraties, à nos modèles de liberté.
03:49Et donc, je fais confiance à notre renseignement pour démanteler ces réseaux et ces filières.
03:53– À une semaine du premier tour des municipales, est-ce que vous êtes prêt à faire perdre
03:56la droite, Pierre-Évoumantel ?
03:58– Oh, je ne veux faire perdre personne, je veux gagner.
03:59Ce n'est pas tout à fait la même chose.
04:01– Vous n'êtes pas, à priori, le favori dans les sondages ?
04:03– Oh, vous savez, les sondages, ils se plantent pas mal.
04:05On l'a vu plusieurs fois à Paris et sur le plan national.
04:08– Ah, ils sont assez constants.
04:09– Je suis le candidat du changement.
04:11Je suis le candidat qui veut l'alternance à Paris.
04:13Et je mène campagne avec une équipe solide, un projet, le projet le plus sérieux
04:17parce que c'est le plus financé.
04:18Je suis un homme honnête et l'honnêteté, ça compte et ça va compter pour le prochain mandat.
04:23Et je suis avec mon bâton de pèlerin.
04:25Je suis élu de Paris depuis 18 ans.
04:27Je connais bien Paris, je connais Paris comme ma poche.
04:30Je connais bien les Parisiennes et les Parisiens dans leur colère,
04:33mais aussi leurs attentes, leurs espoirs.
04:36Et je suis prêt avec une équipe à réussir cette alternance.
04:39Et c'est ça qui compte.
04:40– Alors, pour ceux qui nous écoutent et nous regardent,
04:42peut-être ne savent-ils pas qu'il y a trois candidats à droite ?
04:44Donc vous-même, Mme Dati qui est la favorite de l'élection et Sarah Knafow,
04:47ça va donner quoi à votre avis, à part la pagaille justement,
04:50que la droite soit dispersée ainsi ?
04:53– D'abord, Mme Knafow, moi je la qualifie d'extrême droite
04:55parce que c'est ainsi qu'elle est qualifiée par le ministère de l'Intérieur.
04:58Et c'est ainsi qu'elle se positionne au Parlement européen
05:00puisqu'elle est dans un groupe plus à droite que le Rassemblement national.
05:04Et d'ailleurs, Mme Le Pen et M. Barlet-Della
05:06avaient qualifié le groupe au siège Mme Knafow d'extrémistes.
05:11– Donc vous l'insultez déjà ?
05:13– Ah non, je ne l'insultez pas.
05:14L'extrême droite, on en parle de l'extrême droite.
05:16– On vous dit que son programme est bidon, elle n'est pas sérieuse.
05:19Vous réclamez de la Cour des comptes, mais votre programme, c'est la Cour du Miracle.
05:22– Oui, je donne des exemples.
05:24Elle parle d'un jumeau numérique.
05:28Jumeau numérique, elle a sous-estimé le montant.
05:31Non, les spécialistes ont dit que ça coûte 90 fois plus cher que ce qu'elle a dit.
05:34Elle veut remettre des voitures au-dessus des voitures berges.
05:37Tous les spécialistes ont dit que c'était impossible.
05:38D'ailleurs, c'est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
05:41Les spécialistes des finances publiques ont regardé son projet, ça ne tient pas debout.
05:44Donc je dis simplement que quand on est candidat,
05:47il ne faut pas prendre les Parisiens pour des gogoos, il faut les respecter.
05:49Il faut avoir des projets sérieux, il faut avoir des projets financés,
05:51parce que c'est l'honnêteté, ça aussi.
05:53– Ok, Rachida Dati en prend aussi pour son grade.
05:56C'est une personne en état de débrilité, narcissique.
05:58– En fait, vous avez plus de sympathie pour Emmanuel Grégoire que pour les deux.
06:01– Non, je veux changer.
06:02– Emmanuel Grégoire, je conteste sa politique et je veux le changement.
06:05Et d'ailleurs, je suis allé lui dire en direct.
06:07Vous voyez, il ne veut pas débattre.
06:08Dati et Grégoire ne veulent pas débattre, ce qui est un déni de la démocratie,
06:12ce qui est respectueux des Parisiennes et des Parisiens.
06:15Et je me bats pour le changement.
06:16Et donc je suis allé porter la contradiction à M. Grégoire dans son meeting en plein air.
06:21Et je suis allé lui dire, quand on refuse de débattre, on méprise les Parisiens.
06:25C'est un déni de la démocratie, mais surtout, ça prouve que vous ne voulez que le poste,
06:30mais vous ne voulez pas passer l'entretien d'embauche.
06:32– Ils vont passer par le vote des électeurs.
06:35– Oui, mais c'est une comparaison à une élection.
06:37Et il ne faut pas avoir peur du jugement des Parisiens.
06:39Et quoi mieux qu'un débat ?
06:40Vous vouliez organiser un débat, vous l'avez annulé.
06:43– On l'organise toujours s'ils sont les bienvenus.
06:45– Eh bien, dites à ce micro que Mme Dati et M. Grégoire sont les bienvenus,
06:48qu'ils aient le courage de venir débattre,
06:50de se mettre au jugement des Parisiennes et des Parisiens dans la comparaison des projets.
06:54– Mais est-ce que vous n'avez pas peur, Pierre-Yves Bonazel,
06:56qu'Infiné, après le premier tour, on verra ce que ça donne,
06:58vous avez raison, les électeurs ne sont pas encore prononcés,
07:01vous ne soyez celui qui empêche l'alternance ?
07:03– Non, je vais permettre de la réussir.
07:04– C'est-à-dire qui empêche la droite de récupérer Paris après les années de Gaulle.
07:05– Je vais permettre de la réussir, cette alternance.
07:09– Comment ? Vous refaisiez les alliances au second tour ?
07:10– Non, je suis le candidat qui, au second tour,
07:13pourra sembler le plus large.
07:15D'ailleurs, les sondages, vous voyez, ça va et ça vient,
07:18montrent que moi, au second tour, je l'emporte face à M. Grégoire.
07:20Et très largement, ce qui n'est pas le cas de Mme Detti,
07:22un sondage ce matin qui montre qu'elle perdrait face à M. Grégoire.
07:25Parce que je m'adresse aux Parisiens très largement.
07:28Et au second tour, si je suis en situation, je tendrai la main.
07:31Je tendrai la main à celles et ceux qui veulent l'alternance,
07:34qui ne sont pas dans l'extrémisme.
07:35Et je sais déjà que dans la droite républicaine,
07:38chez des gens de gauche modérée qui veulent le changement,
07:41cette main sera acceptée.
07:42Parce que le changement, il est attendu par une majorité de Parisiens.
07:44Mais les Parisiens ne veulent pas subir ce changement,
07:47ils veulent le choisir.
07:47Et l'offre qui est la mienne est une offre qui est portée sur un projet solide,
07:51le projet le plus sérieux, le projet le plus financé,
07:54le projet...
07:55C'est ce qu'ils nous disent tous.
07:56Non, non, non.
07:56Et on y aura tous cette semaine.
07:57Mais moi, je peux le prouver.
07:57Je peux le prouver.
07:58J'ai 4,2 milliards d'euros d'économie.
08:00Je vais débureaucratiser l'administration parisienne.
08:02Je ferai appliquer les 35 heures,
08:04parce que deux tiers des agents ne travaillent pas 35 heures à la ville de Paris.
08:07J'ai un plan de lutte contre l'absentéisme.
08:09Donc il y aura des grèves ?
08:09Non, non, il n'y aura pas de grèves.
08:10Il y aura du mouvement grève ?
08:11Non, parce que...
08:12La pharmacie à des ordures ?
08:13Non, non, non, je vais vous expliquer.
08:15Il faut réformer.
08:16Moi, je suis un homme de réforme.
08:18Je veux du service public de qualité pour les Parisiens.
08:20Ma seule boussole, c'est le service de Paris des Parisiennes et des Parisiens.
08:23Ce n'est pas les polémiques.
08:24Et donc, ce qui m'intéresse, c'est de produire des choses.
08:26Et je sais que sans économie, on n'y arrivera pas.
08:28Donc je veux faire appliquer les 35 heures.
08:30Je veux aussi lutter contre l'absentéisme
08:32qui coûte 250 millions d'euros par an aux contribuables parisiens.
08:36J'ai un plan, justement, sur le bien-être au travail.
08:37La franchise des fonctionnaires de la ville.
08:38Tout à fait.
08:39Et je mettrai en place aussi les contrôles administratifs
08:41sur les certificats médicaux abusifs.
08:44Donc, Paris sera une ville tenue sur le plan financier.
08:46Je vais désendetter Paris, baisser les impôts
08:48et ainsi retrouver des marges de manœuvre pour investir.
08:51Par exemple, sur la sécurité.
08:53Je serai le maire de la sécurité.
08:54Gros dossier, parce que les Parisiens vivent, en tout cas,
08:56dans un sentiment d'insécurité qui est prouvé par les chiffres aussi.
08:59Qu'est-ce que vous proposez ?
09:00On va doubler le nombre des agents municipaux, c'est ça ?
09:03Non, je vais même les tripler.
09:05Grâce aux économies réalisées,
09:06je vais pouvoir porter le nombre d'agents
09:08à plus de 6 000.
09:09Trois fois plus qu'aujourd'hui.
09:10Pour une police municipale, 24 heures sur 24.
09:13Sept jours sur sept.
09:14Une police municipale avec un numéro dédié.
09:16Cette police municipale sera dans toutes les rues de Paris.
09:19Elle sera donc visible.
09:21Armée ou pas armée ?
09:21Elle sera formée et armée.
09:23Armée avec des armes létales.
09:24Ah, bien sûr.
09:25Emmanuel Grégoire est contre.
09:26Mais M. Grégoire, il les a écoutés, les syndicats ?
09:29Il a écouté les policiers municipaux ?
09:31Vous croyez qu'il y a des policiers municipaux
09:32qui veulent aller dans des quartiers
09:33ou être en confrontation avec des proxénètes
09:35et des trafiquants de drogue sans être armés ?
09:37Ce n'est pas respectueux de leur métier.
09:40C'est très dangereux d'avoir cette position idéologique.
09:42C'est pour ça qu'il faut une alternance.
09:43Il faut un maire pragmatique,
09:45capable d'assurer la sécurité.
09:4624h sur 24,
09:477 jours sur 7 dans l'espace public.
09:49J'ajoute que chaque soir,
09:50je mettrai un policier municipal
09:52dans chaque métro
09:53en plus de la police des transports.
09:55Parce que beaucoup de Parisiens
09:57sont victimes d'agressions le soir.
09:58Les Parisiennes,
09:59je pense aux femmes,
10:00victimes de violences,
10:01sexuelles ou sexistes,
10:02j'assurais la sécurité.
10:04Alors un policier par rame,
10:05dites-vous ?
10:05En plus de la police des transports.
10:07Donc ça fait combien ?
10:08Ça sera 800 à terme.
10:10800 ?
10:10800 policiers municipaux.
10:11Chaque nuit ?
10:12Oui, tout à fait.
10:12Donc vous vous rendez compte
10:13sur le roulement ?
10:14Ah oui, il faut savoir ce qu'on veut.
10:16Et je crois qu'il est très important
10:17d'assurer la sécurité
10:18dans nos transports.
10:19C'est une demande,
10:20notamment des Parisiennes.
10:21J'ai écouté beaucoup de Parisiennes
10:22tout au long de cette campagne,
10:23mais depuis 18 ans,
10:24je vois les choses évoluer.
10:25Il y a beaucoup de violences,
10:26elles sont souvent agressées.
10:2790% des Parisiennes
10:29disent avoir été victimes
10:32dans les transports en commun.
10:34C'est inacceptable,
10:34je ferai reculer ces agressions.
10:37Qu'est-ce que vous ferez aussi
10:37contre les narcotrafiquants,
10:39bien sûr,
10:39et aussi tous les toxicomanes
10:41qui, dans certains quartiers,
10:42je pense au 18ème,
10:44sont véritablement
10:45un fléau pour les riverains ?
10:46Il y a un square
10:47dans lequel la mairie actuelle
10:48veut mettre un parc canin
10:50pour empêcher les dealers
10:51de revenir.
10:51Est-ce que c'est la solution
10:52pour vous de mettre
10:53un parc à chiens
10:53plutôt que de faire partir
10:55les dealers ?
10:55Je suis pour les parcs canins,
10:57mais une fois qu'on a assuré
10:58la sécurité et l'ordre.
10:59Et donc je prends les choses
11:01par ordre,
11:02justement de priorité.
11:03Cette police municipale,
11:04elle va être efficace
11:05parce qu'elle va être visible
11:05et dissuasive.
11:06Et elle va travailler
11:07en bonne intelligence
11:08avec la police nationale.
11:09Mais je serai aussi
11:09le maire anti-mafia.
11:11Je demanderai,
11:12maire de Paris,
11:12dès avril,
11:13la fermeture administrative
11:14de tous les commerces illégaux
11:15qui sont financés
11:16par l'argent sale,
11:17les mafias,
11:17les trafiquants de drogue
11:18et les proxénètes.
11:19Comme maire de Paris.
11:20La mairie laisse prospérer
11:21actuellement les mafias
11:22dans Paris ?
11:22Regardez ce qui se passe.
11:24On voit bien à l'œil nu
11:25qu'il y a des rachats
11:26de commerces.
11:28C'est du blanchiment d'argent.
11:29Je ne laisserai pas faire.
11:30Je saisirai aussi le parquet
11:32pour que ces criminels
11:33soient poursuivis
11:33et condamnés devant la justice.
11:35Je n'hésiterai pas,
11:36comme maire,
11:36à racheter quelques commerces
11:39pour relancer
11:39l'activité économique
11:40après avoir assuré
11:41la sécurité dans ces quartiers.
11:42Car dans tous les quartiers
11:43de Paris,
11:44on mérite des commerces
11:44de proximité de qualité,
11:46notamment des commerces
11:46de bouche,
11:47des commerces à vocation culturelle.
11:48Je le vois dans le 18e.
11:49Ce que j'aime,
11:50c'est la rue du Poteau.
11:51Ce que j'aime à Paris,
11:52c'est la rue Daguerre
11:52dans le 14e arrondissement.
11:53Si on prend un quartier
11:54plus cossu
11:55dans le 7e arrondissement,
11:56c'est la rue Claire.
11:57On aime les rues
12:00où il y a de l'âme.
12:01Et là où il y a une âme,
12:02c'est là où il y a
12:03des commerces,
12:03évidemment,
12:04de proximité.
12:05Donc j'assurerai la sécurité
12:06et je lutterai contre ces mafias.
12:08Je les ferai reculer
12:09parce que ce n'est plus possible
12:10d'accepter dans un certain nombre
12:11de quartiers de Paris
12:11que ces mafias prospèrent.
12:13Pierre-Yves Bournazel,
12:14le logement est vraiment
12:15un problème majeur
12:16dans le budget des personnes
12:18qui veulent habiter Paris.
12:19D'ailleurs,
12:19on assiste à un exode
12:21des Parisiens
12:21qui ne peuvent plus payer
12:22les loyers du centre-ville.
12:23Qu'est-ce que vous proposez ?
12:24Quelles sont les mesures d'urgence
12:25que vous devez prendre,
12:26que la prochaine municipalité
12:28devra prendre
12:28pour permettre
12:29aux foyers les plus modestes
12:30d'avoir un logement ?
12:31Je vais vous répondre.
12:32Tout d'abord,
12:32je voudrais faire le bilan
12:33en deux mots.
12:35En 12 ans,
12:36180 000 Parisiens
12:37de moins à Paris.
12:38180 000 Parisiens
12:39de moins à Paris.
12:40C'est l'équivalent
12:40du 20e arrondissement.
12:41C'est comme si
12:42le 20e arrondissement
12:42avait disparu de Paris.
12:44Les prix sont toujours
12:45plus chers.
12:46C'est un échec
12:47de cette majorité.
12:48Elle a échoué.
12:49Elle a évincé
12:50de Paris
12:50des classes moyennes
12:51et des familles.
12:52Je serai le maire
12:52qui va permettre
12:53aux classes moyennes
12:54et aux familles
12:54d'habiter Paris.
12:55Deux propositions,
12:56par exemple.
12:57La première,
12:57je veux créer
12:58un choc d'offres.
12:59Je ferai confiance
12:59aux propriétaires.
13:00Je leur tends la main.
13:01Et je leur dis,
13:02si vous remettez
13:03votre bien
13:03sur le marché principal
13:04plutôt que de laisser
13:05votre appartement
13:07en location saisonnière
13:11mais en plus,
13:12je vous protège
13:13parce que je vous fais
13:13participer à un pack
13:14100% garantie
13:15paiement des loyers.
13:16Si vous avez
13:16des impayés
13:17ou des dégradations,
13:18par un système d'assurance,
13:20on vous protège
13:21votre paiement du loyer
13:22et le paiement
13:22des dégradations.
13:23J'ai travaillé cela
13:24avec les notaires,
13:25avec des propriétaires.
13:26Nous pouvons remettre
13:27au moins 60 000 logements
13:28sur le marché,
13:2960 000 familles
13:30qui peuvent revivre à Paris,
13:32faire vivre le commerce
13:32de proximité,
13:33remettre des enfants
13:34dans nos crèches,
13:35remettre des enfants
13:36dans nos écoles
13:36parce que dans les quartiers,
13:37il faut qu'il y ait
13:37de la vie
13:38et des classes moyennes
13:39et des familles.
13:39Thierry Bonazel,
13:40vous parlez des crèches justement,
13:41il y a eu un scandale
13:42concernant les violences
13:43sexuelles dans le périscolaire,
13:45terrible,
13:45avec des défaillances
13:47abyssales
13:47qui ont été révélées.
13:49Comment est-ce que
13:49vous pouvez garantir
13:50demain aux Parisiens
13:51ou aux Parisiennes
13:51qu'ils laisseront
13:52leurs enfants
13:53dans une crèche
13:54où ils ne subiront pas
13:54d'agressions sexuelles ?
13:55Les crèches,
13:56c'est le périscolaire
13:57dans nos écoles,
13:59c'est une honte.
14:00C'est une horreur
14:01ce qui s'est passé
14:01et c'est le plus gros scandale
14:03que la ville de Paris
14:08c'est inacceptable
14:09et très grave.
14:09Qui sont les responsables ?
14:11Celles et ceux
14:12qui en ont la charge,
14:13c'est-à-dire la ville de Paris.
14:15Il va falloir
14:15qu'il y ait des explications.
14:17Mais des actions en justice ?
14:18Oui, oui,
14:19il y a des plaintes
14:21légitimes des parents
14:22et je souhaite
14:22que ces plaintes
14:23aillent jusqu'au bout.
14:24J'avais d'ailleurs demandé
14:25il y a quelques mois,
14:25je n'ai pas eu de réponse
14:26à la ville de Paris,
14:27qu'elle puisse réunir
14:28le rectorat,
14:29le parquet,
14:30les parents
14:30pour les informer au moins
14:31pour les respecter
14:32de tout ce qui se passe.
14:33J'agirai comme maire
14:34et ce sera ma première mesure,
14:35ma première décision.
14:36Je prendrai d'ailleurs
14:37le sujet directement en charge
14:39comme maire de Paris
14:40les premiers mois.
14:41J'ai un plan
14:41que je vais annoncer
14:42cette semaine
14:43qui est prêt,
14:43que je ferai voter
14:44tout de suite
14:44au Conseil de Paris
14:45de 10 mesures choc
14:47pour remédier.
14:48Alors par exemple,
14:48une mesure ?
14:50Je vais imposer
14:51tous les contrôles,
14:52tous les contrôles
14:53qui ne sont pas faits aujourd'hui.
14:54Contrôles systématiques
14:55de tous les antécédents
14:56des animateurs.
14:58Le quasi judiciaire bien sûr,
15:00mais tous les antécédents,
15:01la fiabilité du parcours
15:03pour qu'on ne mette pas
15:04n'importe qui devant nos enfants,
15:05des formations obligatoires
15:06de deux ans
15:07pour tous les animateurs.
15:08Pour ces animateurs,
15:10je ferai aussi
15:10des contrôles surprises
15:11chaque année
15:12dans tous les établissements.
15:14Je formerai également
15:15tous les autres acteurs
15:16qui ne sont pas
15:17dans le périscolaire
15:17mais qui peuvent détecter
15:18dans l'école
15:19les signaux faibles.
15:20Je ne laisserai aucun enfant
15:21seul avec un adulte seul
15:23ces premiers mois.
15:24Je vais remettre de l'ordre.
15:26Je vais avoir des propositions
15:26extrêmement fortes.
15:27Vous allez embaucher
15:27à ton bras alors ?
15:28Mais les économiques,
15:29j'ai réalisé les 4,2 milliards
15:31d'euros d'économie.
15:32Plus 3 milliards de rentrées
15:33grâce à la vente
15:34de 20 000 logements
15:35qui appartiennent
15:35à la ville de Paris
15:36qui ne sont pas
15:36sur le territoire parisien.
15:38Tout ça va nous donner
15:38des marges de manœuvre
15:39parce que je veux
15:40que ça marche.
15:41La sécurité,
15:42il faut que ça marche à Paris.
15:43La propreté,
15:43il faut que ça marche.
15:44Le logement accessible,
15:45il faut que ça marche.
15:46Le périscolaire,
15:46il faut que ça marche.
15:47Je veux remettre
15:48la culture de la réussite
15:50et de la performance
15:51au cœur du service public
15:52municipal.
15:52Je veux être maire de Paris,
15:53rien d'autre.
15:54J'en ai le plus envie
15:55de tous les candidats
15:56parce que je me prépare
15:57depuis très longtemps.
15:58C'est un critère,
16:04tout le monde a envie
16:05de la voiture à cocarde
16:08et des postes.
16:09Je vais supprimer
16:09les voitures avec chauffeur.
16:10Tiens,
16:11ça va nous diminuer
16:11notre train de vie.
16:12Comme je vais supprimer
16:13les jetons de présence
16:14pour les élus
16:14qui s'y sont dans
16:15les sociétés d'économique.
16:16J'en ai très envie,
16:17oui,
16:17parce que je me prépare
16:18depuis longtemps
16:18et que j'ai une équipe solide
16:19et un projet solide.
16:20Je ne débarque pas en janvier.
16:22Il y a des candidats
16:22qui sont arrivés en janvier.
16:23On ne les avait jamais
16:24entendus parler de Paris,
16:25jamais entendu parler
16:26des parisiens.
16:27Vous avez parlé de Sainte-Nafo, là.
16:30On n'a pas parlé d'ailleurs
16:31de la France insoumise.
16:32La France insoumise,
16:32oui,
16:33je peux vous en reparler.
16:34Allez-y.
16:34Quelle serait votre stratégie
16:36après le premier tour ?
16:37C'est un cordon sanitaire.
16:39Ce sont des extrémistes.
16:41Vous avez vu
16:42ce qu'a dit M. Mélenchon
16:44il y a encore quelques semaines ?
16:46Vous avez vu
16:47ces propos antisémites
16:48qui sont une honte
16:49et une salissure
16:50sur notre République ?
16:51Vous avez vu
16:52les propos de Mme Hassan
16:53sur le régime iranien ?
16:55Ces gens-là
16:56sont très dangereux.
16:57J'ai des valeurs.
16:58Et ces valeurs,
16:59ce sont les valeurs de Paris,
17:00ce sont des valeurs républicaines
17:01qui m'ont été transmises
17:02par mon grand-père.
17:03Ces valeurs,
17:03je les défendrai
17:04comme maire de Paris.
17:05Et donc,
17:05Perré Bournazel ?
17:06Et je suis très clair
17:06contre l'extrémisme politique.
17:08Et quand on est très clair,
17:09sans compromission
17:10avec l'extrémisme politique,
17:11on tient bon
17:12sur les valeurs de Paris.
17:13Et comme ça va être difficile,
17:15comme ça va tanguer,
17:16comme les bascules géopolitiques
17:18sont là,
17:18que sur le plan intérieur
17:19il y a des menaces
17:20très lourdes
17:20sur nos valeurs parisiennes,
17:22sur les valeurs républicaines
17:23et démocratiques,
17:24il faut tenir bon
17:25un homme libre
17:26et indépendant d'esprit
17:27avec une équipe solide
17:28et un bon projet
17:29et avec des valeurs
17:30qui tiennent la route,
17:31eh bien ça peut permettre
17:32de résister.
17:32J'entends votre fermeté
17:33sur la France insoumise,
17:34le courdon sanitaire,
17:34vous savez très bien
17:35qu'au second tour,
17:36ces voix de gauche,
17:37même d'extrême gauche,
17:38se porteront sur le candidat de gauche
17:40qui était Emmanuel Grégoire.
17:41Je ne sais pas,
17:41parce que peut-être
17:42que Mme Chikirou
17:42dépassera les 10%
17:43et elle a annoncé
17:44qu'elle voulait se mentir.
17:45Mais la gauche,
17:46c'est toujours se réunir
17:47quand la droite,
17:48c'est toujours se diviser.
17:49C'est une grande leçon
17:50de la Ve République.
17:51Mais est-ce que vous
17:52ne serez pas responsable,
17:53encore une fois,
17:54si Mme Dati
17:55ne veut pas remporter
17:55cette élection,
17:56de l'échec
17:57de la droite à part ?
17:58Alors je vais vous le redire.
17:59Vous ne porterez pas ça
18:00sur vos dépôts, l'avoue ?
18:00Je ne suis pas là
18:01pour faire perdre,
18:02je suis là pour gagner.
18:04Et pardon,
18:05mais il n'y a aucun bulletin
18:06qui a été mis dans l'urne.
18:07Je mène campagne
18:08avec mon équipe
18:09et je veux convaincre.
18:10Et je vois que ça fonctionne
18:11parce que je sais
18:12qu'une majorité de Parisiens
18:13ne veut ni de Grégoire
18:14ni de Dati.
18:15Ils ne veulent pas
18:16de ce match.
18:16Pourquoi pas de Grégoire
18:17d'Adati ?
18:18Ils ne veulent pas de Grégoire
18:18d'Adati ?
18:18Parce qu'ils disent
18:19sur le terrain
18:20qu'ils veulent un autre changement,
18:22une autre alternance.
18:23Et c'est celle que je porte.
18:24C'est pour ça
18:25que je veux convaincre.
18:26Ils ne veulent pas
18:27de la brutalisation
18:29de la vie publique.
18:30Ils ne veulent pas
18:30des attaques
18:31en dessous de la ceinture.
18:32Et puis un risque
18:33que fait courir
18:34Mme Dati
18:35dont personne ne parle.
18:36Ce sont juste des faits.
18:37Mme Dati
18:38est renvoyée devant
18:39un tribunal correctionnel
18:40du 16 septembre
18:41au 28 septembre prochain.
18:42C'est un risque pour Paris
18:43puisqu'elle
18:44c'est un procès pour corruption.
18:46Elle risque 10 ans de prison,
18:475 ans d'inigibité.
18:48Elle a droit
18:48à la présomption d'innocence
18:49bien sûr.
18:50Mais ce risque compte
18:51pour Paris.
18:52Et beaucoup de Parisiens disent
18:53il ne faut pas se tromper
18:54d'alternance
18:54parce qu'il ne faut pas
18:55que ça s'arrête
18:55dans 6 mois.
18:56Et donc nous
18:57on est la garantie
18:58que cette alternance,
18:59ce changement profond
18:59qu'on va porter
19:00sur la sécurité,
19:01sur le logement,
19:02sur la propreté,
19:03sur des comptes publics tenus,
19:04sur la santé de proximité,
19:05on le fera
19:06parce qu'on aura le temps
19:07de le faire
19:08avec beaucoup d'honnêteté
19:09et sens de l'efficacité.
19:10Encore une question
19:11Pierre-Yves Bournazel,
19:12est-ce qu'il va se passer
19:12à Paris,
19:13dans d'autres grandes villes,
19:14peut-être ne sera pas
19:15la préfiguration
19:15de ce qui se passera
19:16en 2027,
19:17c'est-à-dire un bloc central,
19:18même si ce mot
19:19est peut-être mal choisi
19:20avec les droites républicaines
19:22et la gauche républicaine,
19:23ne va pas se présenter
19:24en front dispersé
19:25et est-ce que tout
19:26n'est pas organisé
19:26au fond pour une confrontation
19:27entre l'ERN
19:28et la France insoumise
19:28en 2027 ?
19:29Ce n'est pas ce que je souhaite
19:30pour le pays
19:31mais je dis aux Parisiens
19:32ne vous laissez pas
19:33voler votre élection.
19:35C'est une élection municipale,
19:36ce n'est pas une présidentielle,
19:37ce n'est pas une mini-présidentielle.
19:39On choisit le meilleur projet.
19:40Au premier tour,
19:41on vote avec son cœur,
19:42on vote pour celles et ceux
19:43qui ont la plus grande légitimité
19:45et il faut voter
19:46pour des gens
19:46qui seront efficaces et honnêtes.
19:48Merci Pierre-Yves Bournazel.
19:49C'était votre grande interview
19:50sur CNews et sur Europe 1.
19:51Bonne journée.
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