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  • il y a 7 semaines
Tous les jours dans Europe 1 Soir, Pierre de Vilno reçoit un invité au cœur de l'actualité politique.

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Transcription
00:00Europe 1 Soir, 19h, 21h, Pierre de Villeneuve.
00:04Avec, pour m'accompagner jusqu'à 20h, Vincent Roy.
00:07Bonsoir.
00:08Bonsoir Pierre.
00:09Bonsoir également à Raphaël Steinville.
00:10Bonsoir Pierre.
00:11Directeur adjoint de la rédaction du journal du dimanche.
00:14Invité politique ce soir d'Europe 1 Soir, François-Noël Buffet.
00:17Bonsoir.
00:17Bonsoir.
00:18Sénateur LR du Rhône, membre de la commission des affaires étrangères,
00:21de la défense, des forces armées.
00:23Et bien sûr, on s'en souvient, vous avez été ancien ministre
00:25auprès du ministre de l'Intérieur en 2024-2025.
00:28C'est au moment, je crois, mais vous allez me rafraîchir la mémoire,
00:31où Bruno Retailleau, qui était lui ministre de l'Intérieur,
00:35vous avez dissous la jeune garde.
00:36Absolument.
00:37Je me souviens parfaitement du conseil des ministres
00:40pendant lequel s'est exprimé Bruno Retailleau et a présenté le dossier.
00:45D'ailleurs, il n'y a pas eu d'observation, sans trahir de secret,
00:48pas de difficulté pour que cette dissolution soit acceptée, naturellement.
00:52Et malgré la dissolution de cette jeune garde,
00:54vous avez aujourd'hui dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale,
00:57le fondateur de cette même jeune garde, Raphaël Arnaud, député LFI du Vaucluse,
01:04dont deux assistants parlementaires ont participé au lynchage mortel,
01:10en tout cas l'enquête le dira plus précisément, de Quentin à Lyon.
01:15Comment est-ce que vous réagissez ?
01:16C'est absolument scandaleux et dramatique.
01:20Dramatique, bien sûr, pour la famille de Quentin,
01:24une tragédie pour lui-même, une tragédie pour nous aussi.
01:27Et il est parfaitement incompréhensible, pour le commun des mortels,
01:32d'avoir au sein de l'Assemblée nationale,
01:35quelqu'un qui d'ailleurs a été fiché, il faut le rappeler quand même,
01:38qui a été élu et qui continue d'avoir directement ou indirectement
01:42une activité avec ce groupuscule d'ultra-gauche
01:46qui prône la violence comme acte politique ou comme action politique.
01:50Et c'est même plus que la violence, c'est-à-dire que la violence, c'est générique,
01:54mais on a une procédure judiciaire aujourd'hui,
01:56enfin une information judiciaire aujourd'hui,
01:58qui est ouverte à Lyon pour homicide.
02:01Volontaire ?
02:02Homicide volontaire, oui.
02:04Qu'est-ce que ça veut dire très concrètement ?
02:05Ils avaient, en tous les cas, ceux qui ont agi, avaient la volonté de tuer.
02:09Donc ça n'est pas neutre.
02:11Et association de malfaiteurs également.
02:13Bien sûr, pour ceux qui ont participé ou qui ont aidé à quelque chose.
02:16Mais en tous les cas, l'infraction principale, qui est un crime, qui est criminel,
02:20c'est cette volonté de tuer.
02:22Donc on a vraiment un parlementaire
02:25qui a été le fondateur d'un groupuscule d'ultra-gauche
02:29qui prône la violence jusqu'à la tuer, quasiment,
02:33qui a, comme collaborateur, toujours, peut-être qu'il s'en sépare.
02:37Il s'en est séparé, il a arrêté sa séparation, Jacques-Élie Favreau,
02:41mais qui lui est mis en examen pour complicité par instigation.
02:44Oui, ça, il n'a sans doute pas été pris dans le sujet,
02:47mais en tous les cas, il était là, il a aidé.
02:52Il a reconnu avoir participé au coup, mais pas, dit-il, au coup mortel.
02:55Donc, ça pose plus que question, c'est inadmissible.
03:00Et quand vous entendez Emmanuel Bompard, le coordinateur de LFI,
03:03dire qu'il n'en est pas question,
03:04et de quel droit demandez-vous la démission de Raphaël Arnaud ?
03:08Comment est-ce que l'ancien ministre que vous êtes réagit ?
03:10Le droit de la responsabilité politique de la France insoumise
03:14de ne pas avoir dans ses rangs
03:16quelqu'un qui accepte de prôner ce type d'action politique.
03:19C'est une question de morale politique,
03:22c'est une question d'éthique,
03:23c'est une question, véritablement, de surcroît, de...
03:26Enfin, c'est une obligation, pour moi, ça ne fait pas l'ombre d'un doute.
03:29C'est clair que juridiquement, aujourd'hui,
03:30on ne peut pas lui enlever son mandat.
03:32Il faut dire les choses telles qu'elles sont.
03:34Il n'empêche que lui-même, ou en tous les cas,
03:37ses responsables, M. Mélenchon, Mme Panot,
03:39devra lui demander de quitter à tout le moins le groupe.
03:42À tout le moins.
03:43Mais les hémicycles, évidemment.
03:44Enfin, ça pose quand même un certain nombre de questions,
03:46cette jeune garde, puisque le logo jeune garde,
03:49on le retrouve aussi sur les documents électoraux
03:54de François Hollande, etc.
03:56Il y a beaucoup de gens qui sont allés à la soupe,
03:58qui ont trempé là-dedans.
04:00Il y a... Voilà, on a installé quand même une sorte de climat.
04:04Tout le monde savait de quoi il retournait,
04:06concernant la jeune garde.
04:07Et M. Hollande, puisque c'était sur...
04:11Le logo était sur ses bulletins électoraux.
04:13Donc, tout le monde savait.
04:15Aujourd'hui, ils ne peuvent plus dire, on ne savait pas.
04:18Le logo a été mis sciemment.
04:20C'est tout de même une honte.
04:22Alors maintenant, on peut se renier,
04:23on peut dire, non, non, jamais plus,
04:24avec les filles, on ira...
04:26Voilà.
04:26Au moins, M. Mélenchon, lui,
04:28à la différence des autres, il assume.
04:30– Certes, il assume.
04:31Mais pour les autres,
04:33ils devraient assumer la faute.
04:35– Oui.
04:36– Non, mais ils devraient...
04:36C'est du conditionnel, tout ça.
04:38– Où ils doivent d'assumer la faute.
04:39– Le truc, c'est que vous les avez entendus.
04:42Les uns après les autres.
04:43Vous avez entendu Mathilde Panot,
04:45vous avez entendu Daniel Aubonneau,
04:46vous avez entendu Manuel Bompard,
04:47vous avez entendu tout.
04:49Et même Jean-Luc Mélenchon,
04:50qui parlait d'affect pour la jeune garde.
04:53– Mais leur déclaration,
04:55leur posture,
04:56leur attitude,
04:58n'est qu'une stratégie
05:00qui est en fait le fond de leur action politique,
05:03qui est celle de mener,
05:05par tous les moyens possibles,
05:07une action politique
05:08qui déstabilise notre dispositif
05:10et qui a vocation,
05:11excusez-moi l'expression,
05:12ils l'ont dit,
05:13à mettre le bordel.
05:14– Oui, mais donc,
05:15François-Noël Buffet,
05:16vous ne pouvez pas compter sur eux-mêmes
05:17pour démettre Raphaël Arnaud
05:20de son mandat de député.
05:21– Non, mais on peut tout de même,
05:23dans le cadre du débat politique,
05:25demander officiellement
05:26à ce qu'il fasse le ménage.
05:27– C'est quand même la moindre des choses.
05:28– Bien sûr.
05:29– C'est quand même la moindre des choses.
05:30Moi, je suis partisan.
05:31– Et d'ailleurs,
05:33le garde des Sceaux l'a évoqué
05:34aux questions d'actualité hier
05:35d'un texte qui puisse interdire
05:38d'être élu,
05:40ne pas être éligible,
05:41dès lors qu'on a été condamné,
05:43définitivement, évidemment,
05:44pour des faits de violence,
05:46de cette nature-là,
05:47de haine,
05:48d'incitation à la violence et à la haine,
05:51ou au meurtre, éventuellement,
05:53jusque-là.
05:53– Ça, ça sera pour des personnes
05:55après Raphaël Arnaud.
05:55– Ce que je veux dire,
05:56c'est que…
05:57– Dans l'immédiat,
05:57on se retrouve,
05:58enfin, en tout cas,
05:59vous-même qui demandez la démission
06:02de la même façon que Bruno Retailleau
06:03ce matin sur Europe 1
06:04et sur CNews
06:05vous demandez la démission,
06:06coincé,
06:07parce qu'il n'y a pas,
06:08j'allais dire,
06:08de levier pour démettre Raphaël Arnaud,
06:11autrement que par lui-même
06:12ou par ses forces politiques.
06:14– Parce qu'il faut constater,
06:15un point de faiblesse juridique probablement,
06:17ce cas-là ne s'est jamais peut-être présenté,
06:20comme jamais s'était présenté
06:21le fait que quelqu'un
06:22qui était fiché S
06:23puisse être élu député de la nation,
06:25et qu'il va falloir adapter
06:26notre droit à cette situation.
06:28– Non, incompatible.
06:29– Qui évolue à cette situation,
06:30qui évolue à cette violence
06:31qui devient une arme politique,
06:34qui est théorisée pour ça,
06:35parce que c'est ça,
06:36la France Insoumise,
06:37elle a théorisé cette façon de faire
06:39et cette action-là
06:41pour déstabiliser la République.
06:42– Question de Raphaël Steinville du GDD.
06:44– Oui, n'avez-vous pas été surpris
06:45de découvrir que
06:47l'attaché parlementaire de Raphaël Arnaud,
06:49qui est pourtant élu dans le Vaucluse,
06:52puisse se retrouver
06:52en semaine à Lyon,
06:56aux abords de la manifestation,
06:58du meeting que tenait Rima Hassan.
07:01Est-ce que ça n'interroge pas
07:02sur l'emploi,
07:04la manière dont Raphaël Arnaud
07:06emploie ses attachés parlementaires,
07:09et est-ce que ce n'est pas quelque chose
07:11qui devrait susciter,
07:14peut-être davantage que des interrogations,
07:16mais peut-être même une enquête
07:17pour protéger l'emploi fictif ?
07:22– Sur le principe,
07:25les parlementaires
07:26peuvent demander
07:27à leurs assistants,
07:28à leurs collaborateurs,
07:29de se rendre pour telle ou telle raison
07:31à tel endroit
07:31dans le cadre de leur mission.
07:33Ça, ça n'est pas interdit.
07:34En revanche,
07:35à partir du moment où il est établi
07:36qu'il est allé à Lyon
07:38pour participer à cette manifestation,
07:41et que s'il est établi,
07:42je ne peux pas l'affirmer moi,
07:44que son patron, finalement,
07:46le savait,
07:48et que sachant qu'il était à Lyon
07:49et pourquoi il était à Lyon,
07:50oui, là, on a une difficulté.
07:52Bien sûr qu'on a une difficulté,
07:53c'est même tout à fait scandaleux.
07:54Donc ça nécessitera le moment venu,
07:56en toute hypothèse,
07:57probablement à l'Assemblée nationale,
07:58on peut l'espérer,
07:59qu'il y ait une remise en cause
08:00ou une discussion
08:02sur la façon dont on travaille
08:04avec ses collaborateurs,
08:04les missions qu'ils mènent.
08:05Mais à partir du moment,
08:06s'il est établi que Raphaël Arnaud
08:09savait que son collaborateur
08:10allait à Lyon ce jour-là
08:12pour participer à cette manifestation
08:14et potentiellement participer au désordre,
08:17il est évident que ça,
08:18ça doit être sanctionné.
08:20Autre polémique inhérente
08:21à l'affaire Quentin,
08:23ses amis voulaient organiser
08:24une marche pour lui
08:25samedi à Lyon,
08:27ce à quoi Grégory Doucet,
08:28le maire écologiste de Lyon,
08:29s'est opposé en demandant
08:31l'interdiction de cette manifestation.
08:33Et puis, il y avait une autre chose,
08:34c'est que ses amis voulaient dresser
08:36le portrait du jeune Quentin
08:39sur l'hôtel de ville.
08:41Grégory Doucet s'en est expliqué,
08:43il ne veut pas de ce portrait,
08:46il ne veut pas de cet hommage,
08:48il a répondu tout à l'heure
08:49sur BFM TV.
08:50Je crois qu'il n'est pas encore
08:52le moment de réunir à Lyon
08:55des milliers de personnes
08:56qui viendraient, semble-t-il,
08:59de toute la France,
08:59de toute l'Europe,
09:00avec les risques de troubles
09:02à l'ordre public
09:03que cela représente.
09:04Votre adversaire Jean-Michel Aulaz
09:06vous demande de hisser
09:08le portrait de Quentin Deran
09:09sur la façade de la mairie,
09:11qu'est-ce que vous lui répondez ?
09:12Mettre le portrait de quelqu'un
09:14qui ne me semble pas,
09:16du fait de ses affiliations,
09:18représenter l'histoire humaniste de Lyon
09:20ne me semble pas approprié.
09:22On est ici dans la ville de Jean Moulin
09:24et je crois que, tout simplement,
09:26la demande de M. Olafs
09:28relève de l'indécence.
09:30Grégory Doucet,
09:31maire de Lyon,
09:32du fait de son affiliation,
09:35François-Noël Buffet.
09:36M. Quentin Deran
09:38qui avait des convictions,
09:40il croyait à des choses,
09:43lui-même ne blessait personne,
09:45agressait personne,
09:46tuait personne.
09:47Et nous restons dans un pays
09:48de liberté.
09:49De liberté de penser
09:50ce que l'on veut,
09:51de liberté de croire,
09:52de ne pas croire,
09:52de pratiquer,
09:53de ne pas pratiquer.
09:54Chacun fait comme il le souhaite.
09:56Mais cet homme-là,
09:57ce jeune homme-là,
09:58n'a commis aucune infraction.
09:59Et la preuve que non.
10:00Et il a été tué.
10:01Il a commis l'infraction
10:02d'avoir une autre opinion
10:04que celle de M. Grégory Doucet.
10:05Ça, c'est l'avis de M. Doucet.
10:06Mais c'est l'avis aussi
10:07d'Emmanuel Macron
10:07quand il reprend Mme Méloni.
10:10Je ne sais pas si vous avez suivi.
10:11Non, je ne suis pas suivi.
10:12Mme Méloni a fait un tweet.
10:15Elle s'émeut du drame
10:17de Quentin Deranque
10:19sur Twitter
10:20en disant que
10:22ça pourrait arriver partout en Europe,
10:24y compris dans son pays, l'Italie.
10:25Et qu'on est en Europe
10:27et donc elle s'en émeut.
10:28Ce à quoi Emmanuel Macron,
10:30à l'autre bout du monde,
10:31il est en Inde en ce moment,
10:32a dit à Mme Méloni
10:37on va l'entendre.
10:38Comme ça, vous allez l'entendre.
10:40Quant aux autres commentaires politiques
10:41que je vois,
10:42je suis toujours frappé de voir
10:43que les gens qui sont nationalistes,
10:44qui ne veulent pas
10:45les embêtres chez eux,
10:46sont toujours les premiers
10:46à commenter ce qui se passe
10:47chez les autres.
10:48Que chacun reste chez soi
10:49et les moutons seront bien gardés.
10:51Vous l'avez bien compris.
10:52Que chacun reste chez soi
10:54et les moutons seront bien gardés
10:55en parlant juste avant
10:57ce petit bout de son
10:58qu'on vient de passer
10:58du fait que Mme Méloni
11:00est une nationaliste.
11:01A quoi ça rime ?
11:02Je pense que ce n'est pas
11:04un propos utile
11:05et je pense surtout
11:06qu'au-delà des faits eux-mêmes
11:09qui sont gravissimes,
11:11il faut admettre
11:12que dans notre pays
11:14et ailleurs peut-être,
11:15il y a des mouvements
11:18d'ultra-gauche
11:19qui ont dans leur action politique,
11:23parce qu'ils poursuivent
11:24un objectif politique
11:25de déstabilisation,
11:27la violence
11:28et peut-être même
11:29la volonté de tuer.
11:30En tous les cas,
11:30c'est ce qui est établi
11:31à Lyon depuis une semaine.
11:33Et que cela doit nous interroger
11:36tous sur le fait
11:38que nous avons collectivement,
11:39il y a collectivement,
11:40une responsabilité à avoir
11:43de ceux qui défendent
11:44les valeurs de la République,
11:45de combattre
11:46cette manière de faire
11:47de la politique.
11:48Et donc la présidente
11:50du Conseil italien
11:51a tout à fait le droit
11:51de s'en émouvoir ?
11:52Il n'est pas d'usage
11:53habituellement de se mêler
11:54des affaires d'un autre pays.
11:56Ah bon ?
11:57Donc vous dites
11:57comme Emmanuel Macron,
11:59t'es émouvoir Mme Méloni ?
12:01Si je peux me permettre,
12:02elle avait de bonnes raisons
12:02de s'émouvoir Mme Méloni,
12:04c'est que précisément
12:05Raphaël Arnaud,
12:06au mois de janvier,
12:08était à Rome,
12:09a participé à une manifestation
12:12qui rassemblait des antifas,
12:14où des violences
12:15ont été commises.
12:16Je crois qu'une enquête
12:17le vise actuellement
12:18en Italie,
12:20et c'est précisément
12:21parce qu'elle a connu
12:24cette mouvance antifa
12:25avec la présence
12:28de la jeune garde
12:29à Rome
12:30qu'elle s'est permise.
12:32Les choses sont
12:33un peu différentes.
12:34Mais en toute hypothèse,
12:35on ne peut pas simplement
12:38reprocher à ces gens,
12:39il faut leur reprocher
12:40leur façon de faire,
12:41mais il faut qu'on trouve
12:42les moyens
12:42de pouvoir les combattre.
12:43Alors c'est une question
12:44de politique,
12:45c'est une question culturelle,
12:47c'est une question aussi juridique,
12:49et moi je pense
12:50qu'il faut faire avancer
12:51les textes de loi là-dessus
12:52pour interdire à ces gens-là
12:53de pouvoir rentrer
12:54dans une assemblée,
12:55quelle qu'elle soit.
12:55Je note aussi
12:56qu'Emmanuel Macron,
12:58dans son allocution
12:59en Inde,
13:01a également dit
13:02effectivement
13:02qu'il y avait
13:03des problèmes
13:03dans les parties
13:04d'extrême-gauche,
13:06mais aussi
13:07d'extrême-droite,
13:08et donc il remet,
13:09j'allais dire,
13:10il se sent le besoin
13:12de remettre la balance
13:13entre les deux entités,
13:15on l'écoute.
13:15Les parties extrêmes
13:17doivent faire leur ménage,
13:18l'extrême-gauche
13:18en l'occurrence,
13:19mais les autres parties
13:20extrêmes et l'extrême-droite
13:21aussi,
13:21qui a dans ses rangs
13:22parfois des militants
13:24qui justifient
13:24l'action violente.
13:26Et je le dis
13:26avec beaucoup de force,
13:27je l'ai toujours dit,
13:28c'est ce pourquoi
13:28je me suis toujours
13:29opposé aux extrêmes.
13:30Et donc à chaque fois
13:31qu'il y a des gens
13:32qui vous expliquent
13:33qu'ils ont mis en place
13:34des milices
13:35pour faire de l'autoprotection,
13:36qu'il y a telle ou telle chose
13:37parce qu'il y aurait
13:38de l'autre côté
13:39un discours de violence
13:40et qu'il la légitime,
13:42ils ne commettent pas
13:43simplement une faute politique
13:44et commettent une faute morale
13:45et ils créent les conditions
13:46de ce qui arrive.
13:47Mais il y a aussi
13:48une responsabilité
13:49de tous ceux
13:49qui légitiment l'action
13:51de groupes violents.
13:52Il n'y a pas de place
13:52à la violence.
13:53Je peux suivre Emmanuel Macron
13:54sur ce que l'extrême-gauche
13:56et LFI appellent
13:57l'autodéfense
13:58et ils les condamnent,
13:59les milices,
14:00mais qui a parlé
14:01d'ultra-droite ?
14:02Là en l'occurrence
14:02c'est l'ultra-gauche
14:06mais si une fois de plus
14:07on ouvre le débat
14:09il est clair
14:10que quel que soit
14:10le groupe d'ailleurs
14:12de quelque nature
14:13qu'il soit
14:14qui prône la violence
14:16et qui la pratique
14:17en termes d'action politique
14:19ce n'est pas acceptable.
14:20Enfin soyons sûr
14:20on peut se mettre
14:22d'accord là-dessus
14:22mais ce n'est pas
14:23les circonstances du moment.
14:24Là il faut bien établir
14:25bien admettre
14:26que ce qui s'est passé
14:27c'est un mouvement
14:28d'ultra-gauche
14:29qui a mené cette action-là
14:30qui part ailleurs
14:31à son fondateur
14:33au sein de l'Assemblée nationale.
14:34Les Etats-Unis
14:35ont placé
14:36les organisations antifa
14:37comme sur les listes
14:38des organisations terroristes
14:40est-ce que
14:41il faudrait peut-être
14:42en arriver là
14:43pour les combattre
14:44efficacement ?
14:46Je ne sais pas
14:47si
14:47les conditions
14:49de terrorisme
14:50pour être reconnues
14:53être considérées
14:54comme étant
14:56une structure
14:57à caractère terroriste
14:58il y a quand même
14:58un certain nombre
14:59de conditions juridiques
14:59à remplir.
15:00Mais ce qui est certain
15:01oui je pense
15:02qu'il faut faire évoluer
15:03la législation
15:03à l'égard de ces groupuscules
15:05d'ultra-violence
15:06et singulièrement
15:08celui dont nous parlons.
15:10Il faut le faire
15:11pour avoir
15:11un outil juridique
15:13beaucoup plus fort
15:14que nous l'avons
15:14aujourd'hui.
15:15Mais ce n'est pas suffisant.
15:17Moi je pense
15:17qu'il y a un travail
15:18de fond
15:18qui consiste aussi
15:19à combattre
15:20cette idéologie
15:21tout simplement
15:22de la France insoumise
15:23qui depuis maintenant
15:24plusieurs années
15:25théorise cette façon
15:26de faire
15:27et donc
15:28que l'on doit
15:29absolument
15:30ne plus laisser agir
15:31et je trouve
15:32qu'il y a eu
15:32une certaine forme
15:33de faiblesse
15:33d'ailleurs
15:34des faiblesses
15:34des mouvements de gauche
15:35que ce soit
15:36les écologistes
15:36ou les socialistes
15:37qui se sont alliés
15:38à eux
15:39pour gagner les élections
15:40et sauver des sièges
15:41il faut dire les choses
15:41telles qu'elles sont
15:42ils se sont alliés
15:43à eux
15:43pour sauver des sièges
15:45les socialistes
15:46essayent de prendre
15:47leur distance
15:47mais pas tous.
15:48Bien.
15:49Merci beaucoup
15:49François-Noël Buffet
15:50d'avoir été avec nous
15:51sénateur LR
15:52du Rhône
15:53restez avec nous
15:53les débats d'Europe
15:54un soir dans un instant.
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