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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00Bonjour à tous et heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine sur Europe 1, l'heure des pros jusqu'à 10h et sur Seigneur jusqu'à 10h30.
00:00:09On recevra ce matin France-Olivier Gisbert, vivement hier, voyage dans la France d'avance, c'est effectivement un livre qui nous a beaucoup intéressé.
00:00:19Puis il y a beaucoup d'actualités, comme vous le savez, avec ce qui se passe au Groenland, la réponse européenne, la position française.
00:00:27Et puis on débutera, on commencera cette émission par Rima Hassan et ce qu'elle dit qui nous paraît particulièrement inquiétant,
00:00:35puisque c'est un discours de guerre civile, discours de guerre civile qui est entendu dans ce pays et qui suscite, disons-le, assez peu de réactions.
00:00:45Mais pour le moment, il est 9h et tous les jours, désormais à la seconde près, nous commençons cette émission par le rappel des titres Alice Sommerer à 9h.
00:00:57Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:01:09On commence ce journal évidemment avec ce bilan qui s'alourdit dans le sud de l'Espagne après l'accident entre deux trains.
00:01:15Au moins 39 personnes sont mortes et 147 ont été blessées, dont 5 gravement.
00:01:20Un bilan qui n'est pas définitif.
00:01:22Selon la Guardia Civile, une collision très violente a projeté les wagons hors des rails.
00:01:26Le ministre espagnol des Transports a souligné sur X que le choc a été terrible.
00:01:31De son côté, Emmanuel Macron a également apporté son soutien aux familles des victimes.
00:01:35La vague de soutien au peuple iranien ne désemplie pas.
00:01:39En France et en Allemagne, ils étaient nombreux mobilisés pour dénoncer la répression des manifestants.
00:01:45À Paris, 3600 personnes ont défilé.
00:01:47On a pu voir des drapeaux de la monarchie iranienne brandi.
00:01:50Bruno Retailleau, Valérie Pécresse ou encore Manuel Valls étaient notamment présents.
00:01:55Sébastien Lecornu utilisera-t-il le 49.3 ou l'ordonnance pour faire aboutir le budget ?
00:02:00C'est ce qu'il doit annoncer aujourd'hui.
00:02:02Le Premier ministre a précisé l'effort demandé aux entreprises cette année.
00:02:07Il exige une manne importante de 8 milliards d'euros sur 300 grands groupes.
00:02:11Sébastien Lecornu a notamment dû renoncer à baisser la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises.
00:02:17Cet impôt de production fustigé par les patrons.
00:02:19Et puis la création d'un droit à l'aide à mourir sera débattue dès demain dans l'hémicycle du Seigna.
00:02:25Maintes fois reportées à cause de l'instabilité politique récente,
00:02:29le projet revient désormais dans une version nourrie de longs mois de réflexions et de travaux.
00:02:34Les débats s'ouvriront dans l'après-midi et dureront une semaine.
00:02:37Le vote solennel aura lieu le 28 janvier.
00:02:41Cinq départements du sud de la France dont l'Aude sont placés en vigilance orange, pluie, inondation ou crue.
00:02:46Le préfet de l'Aude a émis un ordre d'évacuation pour deux quartiers de Narbonne menacés par les fortes pluies.
00:02:52Les habitants d'un logement de plein pied des quartiers de Marossan et de la Mayole doivent donc évacuer vers le parc des sports ou l'aréna de Narbonne.
00:02:59Le préfet appelle également à la plus grande vigilance.
00:03:03Et puis aujourd'hui c'est le lancement des vœux Parcoursup.
00:03:05Les futurs bacheliers ont le choix parmi près de 25 000 formations disponibles.
00:03:09Ils auront jusqu'au 12 mars pour formuler 10 vœux maximum et puis jusqu'au 1er avril pour finaliser leur dossier et confirmer leur vœu.
00:03:17Merci beaucoup Alice Sommerer et bienvenue donc ce matin dans l'heure des pros.
00:03:23Donald Trump regarde le Groenland comme un promoteur immobilier voit un emplacement qui lui plaît, qu'il convoite et qu'il achète.
00:03:31C'est une logique assez éloignée de la souveraineté des peuples à disposer d'eux-mêmes.
00:03:35Les Européens ont réagi. Symboliquement, ils ont déployé une trentaine de militaires.
00:03:42Trump a répondu ce week-end et il a visé les huit pays qui ont dépêché leurs soldats dont la France.
00:03:48Réplique de Trump, plus 10% de droits de douane en plus.
00:03:52De ce fait, l'Allemagne a rapatrié ses soldats.
00:03:55L'Italie a évoqué un malentendu et Emmanuel Macron a dit
00:03:58« Nous ne nous laisserons pas intimider » qui est une variante de « Notre bras ne tremblera pas » ou « Nous serons implacables ».
00:04:06Les habituels coups de menton du président qui reste l'être morte.
00:04:10Bilan, l'Union Européenne est désunie, donc faible.
00:04:13Nous sommes fâchés avec la Russie, nous sommes fâchés avec l'Amérique, nous sommes fâchés avec l'Afrique, nous sommes fâchés avec l'Italie.
00:04:20Le couple allemand n'existe plus.
00:04:22En revanche, nous ne sommes pas fâchés avec Ursula von der Leyen, la seule d'ailleurs avec qui nous devrions l'être.
00:04:28Elle se conduit comme une autocrate, entièrement au service de l'Allemagne et qui l'a soutenu Emmanuel Macron et qui est allé la rechercher Emmanuel Macron.
00:04:36Bref, une Union Européenne inefficace, une France isolée, Emmanuel Macron qui part en guerre avec une épée de bois
00:04:42et Donald Trump qui fait ce qu'il veut, quand il veut, comme il veut.
00:04:46Chaque jour, le nouvel ordre mondial offre une photographie qui inquiète, comme une escalade sans fin et hélas.
00:04:52Sans solution, sinon se soumettre pour l'Europe.
00:04:56Il est 9h04, Elisabeth Lévy est avec nous, Georges Fenech, Richard Millet, Olivier Delagare, Thomas Bonnet, c'est aujourd'hui qu'on saura si ou non...
00:05:08Ordonnance ? Ordonnance ou 49-3 ?
00:05:10Il semblerait que les dernières heures vont peut-être vous donner tort parce qu'on va aller plutôt vers le 49-3, on verra.
00:05:15Mais je crois que ce serait la première fois.
00:05:18Quel suspense insoutenable !
00:05:2049-3. Mais pour le moment, je voulais vous faire écouter parce que ce que je trouve sidérant, ce que vous allez entendre,
00:05:26et ce que je trouve encore plus sidérant, c'est que dans la France d'aujourd'hui, une voix de la France insoumise,
00:05:31un député de la France insoumise ne soit pas entendu comme elle est entendue.
00:05:36C'est juste un discours de guerre civile.
00:05:39Voilà.
00:05:39Donc vous avez aujourd'hui un discours de guerre civile qui se met en place en France.
00:05:44Et tout ça passe crème.
00:05:45Donc écoutons Mme Rima Hassan et puis vous me direz si vous partagez ou non mon opinion,
00:05:50si c'est moi qui me trompe en qualifiant cela comme discours de guerre civile.
00:05:55Et c'était à l'occasion du lancement de sa campagne municipale.
00:05:57Ali Diouhara a reçu le soutien de Rima Hassan et de la militante Assa Traoré.
00:06:03C'était vendredi 16 janvier au Jimdas Bouguera El Wafi à la Courneuve en Seine-Saint-Denis.
00:06:08Dans un état raciste qui relativise son histoire coloniale, voire qui la glorifie,
00:06:16son nom, la couleur de sa peau, c'est politique.
00:06:20Dans un état policier, manifester, s'exprimer, c'est politique.
00:06:26Vous êtes ici chacun et chacune des sujets politiques à part entière.
00:06:32Dans ce que vous êtes, dans ce que vous faites et dans ce que vous subissez aussi, parfois malgré vous.
00:06:40Alors je sais que Rotaillot et tous ses prédécesseurs n'ont eu de cesse de désigner les musulmans
00:06:45et les immigrés comme les tout premiers responsables de tous les malheurs de la France,
00:06:50souvent pour éviter de rendre des comptes sur les conséquences des politiques qu'ils avaient menées et fait subir au pays.
00:06:59Alors j'ai une chose à lui répondre ce soir à Rotaillot.
00:07:01à bas Rotaillot, bien sûr, bien sûr.
00:07:12Pourquoi logique de guerre civile ?
00:07:14Parce que vous avez un parti politique aujourd'hui qui cible un électorat,
00:07:18qu'il le chauffe à blanc en lui expliquant que la France est raciste,
00:07:22que les policiers sont racistes, que les institutions sont racistes.
00:07:25Ces gens-là qui écoutent Madame Rima Hassan sont français.
00:07:27Donc c'est un discours de guerre civile qui est mis en place sans que personne,
00:07:35quoi personne, en tout cas peu de médias, rapporte ça.
00:07:39On ne veut pas voir.
00:07:41On s'y est malheureusement habitué.
00:07:42Olivier Delagarde.
00:07:43Trois petites choses pour poursuivre ce que vous venez de dire.
00:07:47Je pense qu'on est dans une stratégie où on n'entendait plus beaucoup la France insoumise ces derniers temps.
00:07:53Donc je pense qu'ils en rajoutent.
00:07:54Il y a également les propos de Mélenchon qui a dit ce week-end qu'on ne parlait pas suffisamment...
00:08:00On ne parlait pas assez arabe en France.
00:08:01On ne parlait pas suffisamment arabe en France.
00:08:04Et puis, troisièmement...
00:08:05Il y a encore autre chose d'ailleurs.
00:08:08Cette phrase-là n'est pas la même que celle-ci.
00:08:10Non, ce n'est pas la même.
00:08:11Mais si vous voulez, ça participe à une...
00:08:13Ça, c'est une...
00:08:14Même volonté de créer...
00:08:16De cibler, oui.
00:08:17Des polémiques dans la société.
00:08:18Et puis, moi, ce que je crains, si vous voulez,
00:08:19c'est qu'il y ait une préparation de l'opinion publique
00:08:21avant le procès du policier qui a tué Naël.
00:08:25Florian M.
00:08:26Qui va arriver dans quelques semaines.
00:08:29Il sera cathartis à la française.
00:08:30Et moi, je crains que ce procès ne soit le théâtre de troubles à l'ordre public.
00:08:38Oui, mais bien sûr.
00:08:39Et d'ailleurs, je me demande comment les jurés vont pouvoir...
00:08:43Moi, je pense qu'il faut délocaliser ce procès.
00:08:46Il faut le délocaliser.
00:08:47Vous mettez dans un endroit...
00:08:49Troubles à l'ordre public.
00:08:50Je suis désolé de vous le dire.
00:08:50Alors, si ce procès...
00:08:52Il faut délocaliser...
00:08:53Vous mettez les jurés...
00:08:55Vous mettez les jurés dans une situation absolument impossible.
00:08:59Et vous mettez également Florian M. dans une situation impossible.
00:09:02Mais bon.
00:09:02Mais dans quel endroit ce sera calme, Pascal ?
00:09:05Je ne sais pas.
00:09:05Oui, il faut trouver un endroit...
00:09:07Est-ce qu'il y a un endroit épargné par les pressions ?
00:09:10Il faut trouver un endroit où...
00:09:12Il faut trouver un endroit où...
00:09:13Il faut rester à la loi, à la justice.
00:09:15Ils vont rendre une décision.
00:09:17Le jury se réunira.
00:09:19Je pense qu'il n'y a aucune crainte à avoir.
00:09:20Non, mais Georges, je vous connais.
00:09:22Il n'y a aucune crainte.
00:09:23Mais non.
00:09:23Mais Georges, franchement...
00:09:24Vous ne voulez pas délocaliser un procès...
00:09:26Georges, je vous connais.
00:09:27Ça n'existe pas pour vous.
00:09:29Vous êtes...
00:09:29Mais je vous donne rendez-vous.
00:09:30Mais Georges, ça fait 40 ans...
00:09:32On n'a jamais délocalisé un procès...
00:09:33Ça fait 40 ans que vous nous donnez rendez-vous, Georges.
00:09:36Bah arrêtez.
00:09:36Ça fait 40 ans que vous ne voulez pas voir les choses.
00:09:39Donc aujourd'hui, vous avez Mme Rima Hassan.
00:09:42Avec son café.
00:09:42Qu'est-ce qu'elle dit ?
00:09:43Avec son café.
00:09:45Oui, mais bien sûr.
00:09:47Je voulais...
00:09:48Georges, Richard Millet ?
00:09:49Oui.
00:09:50Je voulais dire que quand je regarde cette dame, j'écoute cette dame parler avec son café.
00:09:54Elle est née à Patride.
00:09:56Donc la France, en Syrie.
00:09:58On peut dire que la France lui a en quelque sorte tout donné.
00:10:01Est-ce que cette femme peut être considérée comme française ?
00:10:05Et dans ce cas-là, est-ce qu'on peut parler de guerre civile ?
00:10:08J'ironise un peu, je joue sur les mots.
00:10:11Mais la question a des harmoniques qui m'intéressent.
00:10:14Ce discours a une stratégie, je le répète.
00:10:19Elle s'adresse à des Français.
00:10:21Et elle leur explique que l'État est raciste.
00:10:24Les policiers sont racistes et les institutions sont racistes.
00:10:27Donc c'est un discours, à mon avis, de guerre civile.
00:10:30Si vous me permettez aussi, parce que j'ai écouté ce discours qui, à mon avis, marque un tournant aussi à gauche.
00:10:34Parce que dans la même logorée, elle s'en prend à trois personnalités.
00:10:38François Ruffin, Raquel Garrido, Raphaël Glucksmann.
00:10:41Et elle estime que les trois, pour des raisons différentes, ne correspondent plus aujourd'hui à ce que la gauche doit être pour la représentation de son électorat.
00:10:49Ali Diora, qui est candidat à la Courneuve, c'est celui qui a été émis par LFI contre Raquel Garrido.
00:10:53Et la théorie des emmèdes Rima Hassan, qui avance vraiment à visage découvert,
00:10:57c'est qu'il faut que les représentants ressemblent, elles emploient le terme, ressemblent physiquement, ethniquement, j'allais dire, à leurs administrations.
00:11:03Mais ces prochaines cibles, c'est Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot, Manuel Bompard, etc.
00:11:08Absolument.
00:11:08Et d'ailleurs, vous avez remarqué que Jean-Luc Mélenchon se réfère en permanence au fait qu'il soit né au Maroc,
00:11:13comme pour dissimuler le fait qu'il n'est pas lui-même concerné par cette ressemblance.
00:11:17Mais il y a quand même, oui, il semble que les propos de Jean-Luc Mélenchon, dans un autre genre, complètent le tableau.
00:11:25Parce que quand il dit, il faut refonder la France pour que cette nouvelle France s'empare de la France elle-même.
00:11:30Nous, on ne parle pas assez arabe en France.
00:11:33Excusez-moi, c'est exactement de dire que le grand remplacement doit être mené tambour battant,
00:11:39avec notre encouragement.
00:11:41Et moi, je reste encore sur une question, je ne comprends pas.
00:11:45Car, alors, peut-être que c'est une stratégie municipale et que pour la présidentielle, ça va changer.
00:11:50Mais, si vous voulez, je ne comprends pas.
00:11:52Il ne va pas aller au-delà de son socle avec ça.
00:11:54Je vais vous faire écouter Louis Catella.
00:11:58Louis Catella, je ne suis pas sûr que vous le connaissiez, c'est un chroniqueur de quotidien.
00:12:02Très intéressant, quotidien aussi.
00:12:04Parce que ça met en perspective avec les propos de Rodolphe Bellemère, de TF1,
00:12:08qui a dit qu'il ne souhaitait pas façonner l'opinion publique.
00:12:12Je veux bien.
00:12:12Je pense que tout le monde façonne l'opinion publique,
00:12:15ce qui est consciemment ou pas.
00:12:17Parce que c'est ainsi, ou volontairement ou pas.
00:12:20À partir du moment où vous exprimez, TF1 a beaucoup de moyens quotidiens,
00:12:25tous les jours.
00:12:25D'abord, j'incite effectivement Rodolphe Bellemère à regarder sa chaîne,
00:12:29parce que quotidien nous cible tous les jours.
00:12:32Donc, c'est une manière, effectivement, de façonner l'opinion publique.
00:12:35Mais écoutez ce que dit ce monsieur.
00:12:37Sur une chaîne du groupe Bouygues.
00:12:39C'est-à-dire que sur une chaîne du groupe Bouygues,
00:12:41vous avez ce monsieur qui explique que la chanteuse Ebony
00:12:44n'a pas gagné la Star Academy retransmise par la chaîne de TF1
00:12:50parce que la France est raciste.
00:12:51Donc, il dit la même chose que Rima Hassan.
00:12:53Et ça, pareil, sur le plateau, ça passe crème.
00:12:56Écoutez.
00:12:56Vous auriez pu gagner si vous aviez chanté un peu mieux.
00:13:02Bon, c'est sûr.
00:13:03Ou si la France était un peu moins raciste.
00:13:07Voilà.
00:13:08Et oui, Ebony, bien sûr, tel le paratonnerre du château de Damarie Lélis,
00:13:11vous avez pris la foudre.
00:13:12Vous avez subi une campagne de cyberharcèlement
00:13:14complètement gratos et violente,
00:13:16qui m'a donné l'impression que la France était devenue un gros département du Var.
00:13:19Un mot quand même pour l'autre grande victime de cette finale,
00:13:22c'est évidemment Marine, victime, comme CNews l'avait rappelé, de racisme anti-blanc.
00:13:27Ce fléau qui touche, d'après les chiffres de l'INSEE, absolument personne.
00:13:32Et qui fait zéro dégâts dans des régions comme nulle part sur Loire.
00:13:36Merci Ebony d'être venu partager votre musique.
00:13:38Vous avez toute votre place dans le paysage musical français.
00:13:41Navrez que vous ayez percé dans la France de Rotaillot.
00:13:43Et sachez que ce n'est pas grave d'être arrivé deuxième.
00:13:46Pour gagner, il aurait fallu que Marine eût été inéligible.
00:13:50Mais ça, pas de galère, c'est pour bientôt.
00:13:53Alors, j'ai dit Laurent Catella.
00:13:54En fait, il s'appelle Louis Catella, chaîne du groupe Bouygues.
00:13:58Vous avez ce monsieur, sans aucune réaction sur le plateau,
00:14:01qui dit la France est raciste.
00:14:02Et on rit.
00:14:03Et parallèlement, vous avez Rodolphe Belmer qui m'a amusé,
00:14:08d'une certaine manière, ce week-end,
00:14:10qui dans une interview a dit
00:14:11« Oui, nous voulons être un acteur de la cohésion sociale. »
00:14:14Pourquoi pas ? Nous voulons être un acteur.
00:14:16Et il dit « Nous ne souhaitons pas attiser les tensions et souffler sur les braises. »
00:14:20Ça, c'est intéressant.
00:14:21Parce que c'est toujours la même chose.
00:14:23C'est-à-dire qu'il y a des tensions, ignorons-les, dit Rodolphe Belmer.
00:14:27« Il y a des braises, laissons-les brûler, » dit Rodolphe Belmer.
00:14:32Alors, l'expression « jeter l'huile sur le feu », je le dis souvent,
00:14:38elle implique qu'il y a le feu.
00:14:39Et Belmer conclut « Nous ne cherchons pas à façonner l'opinion. »
00:14:43Mais il se fiche de nous.
00:14:45Il se fiche de nous, Rodolphe Belmer.
00:14:46« Nous ne cherchons pas à façonner l'opinion avec ce qui se dit tous les soirs dans son émission quotidien. »
00:14:52Mais il nous prend pour qui ?
00:14:54Donc, on est aujourd'hui...
00:14:56Et alors, Rodolphe Belmer, pas une question d'ailleurs sur quotidien dans l'Ouest-France.
00:15:00Mais c'est normal, c'est les mêmes.
00:15:02C'est-à-dire que c'est des médias ultra-progressistes, voire wokistes,
00:15:06pas une question sur quotidien à Rodolphe Belmer dans l'Ouest-France.
00:15:10Donc, vous êtes dans cette bataille culturelle qui existe aujourd'hui.
00:15:13Et moi, je suis là pour une chose le matin, la décrypter.
00:15:18Qui contestera ce que je dis ?
00:15:20Qui peut contester ce que je viens de dire à l'instant ?
00:15:22Et je vous laisse la parole.
00:15:23Ce qui est intéressant, c'est que sous couvert de neutralité et d'objectivité,
00:15:26il y a un agenda.
00:15:27Parce que quand on parle de la cohésion, etc., qu'on le veuille ou non,
00:15:30c'est un agenda idéologique et politique.
00:15:31Mais bien sûr !
00:15:32Et qu'il soit assumé, au moins, il sera plus...
00:15:34Je répète, moi, je trouve que la phrase la plus intéressante, d'ailleurs,
00:15:38« Nous ne souhaitons pas attiser les tensions insoufflées sur les braises. »
00:15:41C'est pas un petit prix idéologique, ça.
00:15:42Personne ne souhaite, comment dire, souffler sur les braises.
00:15:46Nous sommes là pour témoigner de la réalité.
00:15:48Et M. Belmer, il dit non.
00:15:50Non, mais quand vous dites que la France...
00:15:51Mais nous nous témoignons pas.
00:15:52Et de fait, ils ne veulent pas témoigner.
00:15:54C'est-à-dire que ce qui s'est passé cette nuit dans Paris,
00:15:57regardez sur les autres chaînes, on en parlera tout à l'heure,
00:16:00ce qui s'est passé cette nuit dans Paris, après Sénégal, Maroc,
00:16:04on ne parlera pas.
00:16:06Parce que ça ne correspond pas à l'idéologie.
00:16:09Donc voilà la bataille telle qu'elle se trouve aujourd'hui en place.
00:16:11Elisabeth Lévy.
00:16:12Non, mais ils sont en train d'allumer.
00:16:13Enfin, quand vous dites que la France est raciste, vous le dites à qui ?
00:16:16Vous le dites à ceux qu'eux-mêmes appellent les racisés.
00:16:18Donc, vous êtes noir ou arabe, pour eux, vous êtes victime de racisme.
00:16:21C'est incroyable que ça se dise sur une chaîne comme quotidien.
00:16:23Mais qu'ils le disent, je le répète.
00:16:25Ça se dit tous les jours sur France Culture.
00:16:27Oui, mais qu'ils le disent.
00:16:28Qu'ils le disent.
00:16:29Mais nous, on nous reproche, l'Arcum nous reproche,
00:16:33de ne pas modérer parfois des plateaux et de ne pas apporter la contradiction.
00:16:37Mais là, personne va saisir l'Arcum pour dire
00:16:39on a dit la France est raciste et personne n'a rien dit sur le plateau ?
00:16:42Ils vont dire que c'est un billet d'humour.
00:16:43Ça, c'est un billet d'humour.
00:16:48Ça se dit tous les matins.
00:16:51Sérieusement, entre moi, j'écoute France Culture ou France Inter
00:16:54le matin entre 6h et 7h moins le quart, disons.
00:16:57La France est tellement raciste que c'est Omar Sy qui est le meilleur.
00:17:00Et tous les matins, vous avez un petit sujet
00:17:03sur la France qui a été méchante avec un sans-papier,
00:17:08que ça aurait été tellement mieux de lui donner des papiers.
00:17:10Vous avez un petit sujet misérabiliste avec des gens, d'ailleurs,
00:17:13très bien, qui travaillent, qui sont méritants.
00:17:16Et on ne dit pas le mot politique raciste,
00:17:19mais tous les matins, on vous le dit.
00:17:21Et ça, comme d'habitude, c'est avec votre fric.
00:17:23C'est encore pire.
00:17:24Je ne connais pas bien le fonctionnement de la Starac.
00:17:26Je m'excuse, mais c'est les auditeurs, c'est les téléspectateurs
00:17:29dont ils votent.
00:17:30Donc, en fait, le type est en train de traiter
00:17:32les téléspectateurs de TF1 raciste.
00:17:33Oui, il dit la France.
00:17:35Oui, c'est ça.
00:17:38Il travaille pour TF1.
00:17:39C'est exactement ça.
00:17:40Il insulte la clientèle.
00:17:41Oui, c'est la suite de la clientèle, c'est ça.
00:17:44C'est exactement ça.
00:17:45Mais je vous dis, moi, je trouve que cette séquence
00:17:47est vraiment passionnante.
00:17:49Parce qu'en fait, c'est soumission de Michel Houellebecq.
00:17:52Voilà, c'est ça.
00:17:54Ça s'appelle soumission de Michel Houellebecq.
00:17:56Je ne peux pas vous dire autre chose.
00:17:57On ne veut pas parler.
00:17:58Il le dit.
00:17:59Alors, il ne peut pas le dire plus clairement.
00:18:00Au moins, Rodolphe Benmer, on ne peut pas lui reprocher.
00:18:02Donc, voilà, il y a des tensions.
00:18:06On ne veut pas les voir.
00:18:08Ça brûle.
00:18:08Ce n'est pas notre problème.
00:18:10Nous sommes un acteur de cohésion sociale.
00:18:12Nous sommes surtout un acteur de cohésion sociale médiatique.
00:18:15On ne veut surtout pas être attiqués par Libération, par Le Monde et par ça.
00:18:18C'est ça, la vérité.
00:18:19Et par Ouest France et par tous les journaux.
00:18:20On ne veut surtout pas.
00:18:21C'est ça.
00:18:22On pense à nous.
00:18:24Bon.
00:18:24On vend notre camelote.
00:18:26Qu'est-ce que vous voulez dire ?
00:18:27Il s'adresse à qui en disant ça ?
00:18:29Au Média.
00:18:30Exactement.
00:18:31C'est pour ça que je relativise un petit peu.
00:18:35Parce que quand je vois les audiences d'une part et nos audiences d'autre part,
00:18:39on voit bien que le peuple, lui, n'est pas sensible à cette...
00:18:42Les audiences de TF1 sont très importantes.
00:18:44Et ils n'ont pas zéro.
00:18:45Le poids de TF1 est considérable.
00:18:46C'est pour ça que je cite Rodolphe Belmer.
00:18:49L'influenceur numéro un en France, forcément, ça reste TF1.
00:18:53Je veux dire, un des...
00:18:56En tout cas, aide des influenceurs numéro un.
00:18:59Ce qui est bien normal, d'ailleurs.
00:19:01Ce qui est bien normal.
00:19:02Tu fais 5 millions de soirs.
00:19:04Je vous répète, tous les soirs, Quotidien parle de nous.
00:19:06Bon.
00:19:07C'est ainsi.
00:19:09Ils font une formidable publicité en même temps.
00:19:11Oui, oui, oui.
00:19:12Ah oui, ah bah oui.
00:19:14Bon.
00:19:15Monsieur Delogu, lui, il est député de la France insoumise, comme vous le savez.
00:19:19Il était samedi 17 janvier.
00:19:21Et il était effectivement à Hugo, avec Hugo Bernal-Lissis, pour le soutenir.
00:19:26Oui, qui est candidat à Villeneuve-Dasque, dans le Nord.
00:19:29Puisque la campagne municipale bat également son plein, comme on dit.
00:19:34Écoutez, monsieur Delogu.
00:19:36Bon, je vais vous dire pourquoi je suis là aussi.
00:19:38La vérité, c'est que...
00:19:40Je ne sais pas si vous avez entendu la dernière fois, mais j'ai pris la parole à l'Assemblée.
00:19:43J'ai expliqué qu'il y avait des kilos de cocaïne qui ont été commandés par l'État
00:19:49et qui avaient disparu et que l'argent était caché dans les commissariats.
00:19:53Je ne sais pas si vous avez vu cette vidéo.
00:19:54Si vous ne l'avez pas vue, allez la voir.
00:19:56Et puis, comme Hugo m'a aidé, je lui ai dit, écoute Hugo, si tu m'aides pour ça,
00:20:02je te jure que je viens te voir et je viens chez toi.
00:20:04On va faire du porte-à-porte et je vais dans les marchés.
00:20:07Je fais ce que tu veux.
00:20:07Du coup, je suis là, j'en ai perdu le fil.
00:20:15Ce que j'avais envie de vous dire, c'est quelque chose qui me tenait à cœur.
00:20:19Maintenant, je suis candidat à la mairie de Marseille, donc je ne peux plus dire n'importe quoi.
00:20:22Je ne peux plus faire le feu.
00:20:25Bon, monsieur Delogu.
00:20:28Au moins, il le reconnaît.
00:20:30Elisabeth me posait une question qui était pour moi la plus intéressante.
00:20:33Je pense que vous avez raison.
00:20:34Est-ce que ça aide à un meeting d'avoir Sébastien Delogu qui vient parler ?
00:20:38Et en fait, la réponse à cette question, je pense, c'est oui.
00:20:40Et ça dit tout, justement, de l'électorat que tente de séduire la France insoumise.
00:20:43Je rappelle à toute fin utile qu'Hugo Barnalicis,
00:20:46qui cautionne donc les attaques ad hominem contre les policiers,
00:20:49c'est celui que la France insoumise avait prévu à Beauvau
00:20:51si jamais il remportait l'élection présidentielle.
00:20:53Donc, François Hollande, s'il vote pour Jean-Luc Mélenchon
00:20:55contre Jordan Bardella ou Marine Le Pen,
00:20:57il mettra un tampon de validation au fait qu'Hugo Barnalicis
00:21:01puisse un jour occuper les fonctions de ministre de l'Intérieur.
00:21:03Et je rappelle effectivement que le président Hollande
00:21:08a expliqué la semaine dernière qu'entre le RN et la France insoumise,
00:21:14il votait la France insoumise dans un deuxième tour présidentiel,
00:21:17ce qui n'étonnera d'ailleurs personne,
00:21:19puisque toute la gauche votera comme un seul homme
00:21:22avec Jean-Luc Mélenchon si tant est que cette hypothèse existe.
00:21:25Peut-être pas toute la gauche.
00:21:26C'est Jean Moulin, c'est Jean Moulin.
00:21:30Comme un seul homme.
00:21:31Vous avez vu ce sondage entre Jordan Bardella et Mélenchon.
00:21:34Même Martin Brugge, je doute pas que ça sera son choix peut-être.
00:21:38Et c'est intéressant.
00:21:39Ça sera en tout cas le choix peut-être de quotidien,
00:21:43puisque vous avez entendu, le choix de quotidien,
00:21:47vous pouvez écouter, ils ont le droit d'ailleurs,
00:21:50tous les jours, quotidien et anti-RN.
00:21:52D'ailleurs, ils n'ont jamais reçu Marine Le Pen.
00:21:54Ils n'ont jamais reçu quelqu'un,
00:21:55ils considèrent qu'on ne reçoit pas le Rassemblement National.
00:21:58Voilà ce que l'on pouvait dire sur ce sujet.
00:22:01Autre sujet qui nous intéresse,
00:22:03c'est, alors vous avez peut-être vu hier sur les antennes de BIN,
00:22:05notamment la finale absolument délirante, incroyable, folle.
00:22:10Quel scénario ?
00:22:11Quel scénario, effectivement.
00:22:12Le Sénégal a remporté la Coupe d'Afrique des Nations
00:22:13après un succès en finale face au Maroc 1-0.
00:22:16Grâce à un but de Pape Gueye,
00:22:18à Paris, des tensions éclatées,
00:22:19près de Barbès et sur les Champs-Elysées.
00:22:22Vous voyez ce sujet.
00:22:22Alors voilà, on verra les images de foot tout à l'heure.
00:22:27D'ailleurs, on les reverra tout à l'heure.
00:22:29Ils ont quitté le terrain.
00:22:30Ils ont quitté le terrain.
00:22:32Jacques Diomane, le star de l'équipe,
00:22:34a appelé tous ses coéquipiers.
00:22:35C'était incroyable.
00:22:36Exactement.
00:22:36Et le jeune homme que vous venez de voir à l'instant,
00:22:39je le dis pour les auditeurs d'Europe 1
00:22:41qui ne peuvent pas voir les images,
00:22:43a tenté ce qu'on appelle une panenka
00:22:46du nom d'un joueur tchécoslovaque en 1976
00:22:50qui avait réussi un pénalty
00:22:52en ce qu'on appelle piquant le ballon
00:22:55face à Sepp Maillère.
00:22:56Et depuis, il est entré dans l'histoire.
00:22:57Et ça s'appelle une panenka.
00:22:59Et une panenka, c'est également ce qu'avait fait
00:23:01Edith Zidane en finale de Coupe du Monde
00:23:03contre l'Italie en 2006.
00:23:05Et c'est ce qu'il a tenté.
00:23:06Mais parfois, si tu manques la panenka,
00:23:08tu as l'air un peu...
00:23:08Après 30 minutes d'interruption...
00:23:10Même si le Maroc a arrêté ce pénalty,
00:23:13il salue le parcours qu'a fait le Maroc jusqu'au final.
00:23:17et la tenue, la tenue après match.
00:23:22Alors qu'hier soir, vous avez souligné...
00:23:24Non, j'en arrive à ce que je voulais dire,
00:23:28si vous permettez.
00:23:30Moi, j'étais frayé cette nuit.
00:23:32Ça s'est passé, je les ai entendus sous ma fenêtre.
00:23:34J'ai vu les tirs de mortier.
00:23:36Je me suis demandé ce qui allait m'arriver.
00:23:37Donc, vraiment, alors qu'au Maroc,
00:23:41il n'y a eu aucun incident.
00:23:43Ils nettoyaient même...
00:23:44Souvent dans la salle de presse.
00:23:45Les journalistes se sont battus.
00:23:46Oui, non, j'ai vu que ça a été totalement délirant.
00:23:48Alors, on va essayer d'avoir des images
00:23:50dans la salle de presse, pourquoi pas.
00:23:51Et on va surtout marquer une pause.
00:23:53Et puis on verra ce qu'il s'est passé à Paris.
00:23:55Il est 9h23, soyez les bienvenus.
00:23:57Merci vraiment de votre fidélité
00:23:59et de votre soutien.
00:24:00Ça fait souvent plaisir.
00:24:01A tout de suite.
00:24:01Le Sénégal a donc remporté
00:24:07la Coupe d'Afrique des Nations
00:24:07après un succès en finale face au Maroc.
00:24:10Et si vous nous rejoignez à l'instant,
00:24:11nous sommes avec Elisabeth Lévy,
00:24:12Georges Fenech, Richard Millet,
00:24:13Olivier Delagarde, Thomas Bonnet.
00:24:15Et j'ai interrompu,
00:24:17ce qui n'est pas mon genre pourtant,
00:24:18Elisabeth Lévy tout à l'heure.
00:24:20Parce que lorsque M. Cattela
00:24:23est intervenu sur l'émission quotidienne
00:24:26pour expliquer que la France était raciste,
00:24:28vous vouliez dire quelque chose.
00:24:30Oui, je me dis que Bonnet,
00:24:31j'ai le droit.
00:24:32Bonnet, ce Bonnet,
00:24:34Bonnet, ce n'est pas méchant.
00:24:35Vous dites que c'est un Bonnet ?
00:24:35Un peu, parce que franchement,
00:24:37il n'a pas l'air d'avoir lu
00:24:37en tous les cas beaucoup de livres dans sa vie
00:24:40et il se prend pour Jean Moulin.
00:24:41Il a l'impression d'être un héros,
00:24:43vous ne voyez pas,
00:24:44avec tous les autres autour
00:24:45qui servilement applaudissent.
00:24:48Ils se prennent tous pour Jean Moulin
00:24:49parce que comme vous dites,
00:24:50dans leur petite planète,
00:24:52c'est comme ça.
00:24:54Je suis frappée par ce...
00:24:56Il faut quand même se moquer d'eux, surtout.
00:24:58Mais vous avez raison,
00:24:59ils ont de l'influence.
00:24:59Ils ont du pouvoir.
00:25:03C'est très évidemment
00:25:04qu'il y a du pouvoir et de l'influence
00:25:06contrairement à ce que...
00:25:08Bien sûr,
00:25:09tout cela est évident.
00:25:10Mais comme nous,
00:25:11nous en avons un aussi.
00:25:11Oui, bien sûr.
00:25:13Vous avez tout à fait raison.
00:25:14Une forme d'influence ou de pouvoir.
00:25:16On cherche à convaincre.
00:25:18Le Sénégal,
00:25:19donc,
00:25:19ce qui s'est passé cette nuit
00:25:21dans Paris,
00:25:22vous voyez le sujet
00:25:22de Vincent Ferrandez.
00:25:24En quelques minutes,
00:25:29la joie
00:25:29a laissé place au débordement
00:25:34en marge de la victoire du Sénégal
00:25:36dans la Coupe d'Afrique des Nations
00:25:37hier soir.
00:25:39Dans le quartier de Barbès à Paris,
00:25:41la voie publique est envahie.
00:25:43Des mortiers d'artifices
00:25:44sont tirés en l'air.
00:25:47Les policiers interviennent
00:25:49pour dégager la route.
00:25:50Quelques gaz lacrymogènes
00:25:54sont tirés.
00:25:56Du mobilier urbain
00:25:57est dégradé.
00:25:59Sur les Champs-Elysées,
00:26:01huit compagnies de CRS,
00:26:02un drone
00:26:02et la brigade motorisée
00:26:04la Brave M
00:26:05sont déployés.
00:26:07Des affrontements éclatent.
00:26:12Certains automobilistes
00:26:13sont arrêtés.
00:26:16Les drapeaux
00:26:17sont également confisqués
00:26:19aux quelques supporters
00:26:20ayant tenté de célébrer
00:26:22sur l'avenue.
00:26:25Alors,
00:26:25au nom, manifestement,
00:26:27de ne pas jeter de l'huile
00:26:29sur le feu
00:26:30et de ne pas souffler
00:26:30sur les braises,
00:26:32ces événements
00:26:33ne sont pas rapportés
00:26:34dans les médias français.
00:26:36Ça vous va comme analyse ?
00:26:37Oui.
00:26:38Je peux ajouter quelque chose ?
00:26:39Après,
00:26:40c'est quoi un journaliste ?
00:26:43Ça doit témoigner de la réalité ?
00:26:44Ça doit simplement
00:26:45rapporter les faits ?
00:26:46Ou pas ?
00:26:47Ce genre de débordement,
00:26:48me semble-t-il,
00:26:49n'est pas isolé.
00:26:50Ça s'inscrit dans ce qu'on
00:26:51pourrait appeler
00:26:51une espèce de privatisation
00:26:53temporaire de l'espace public.
00:26:54Je remarque beaucoup,
00:26:55par exemple,
00:26:55dans le bois de Vincennes,
00:26:56des gens qui viennent fêter
00:26:57leur anniversaire dans le bois,
00:26:59c'est-à-dire qu'ils définissent
00:27:00un périmètre
00:27:01et pendant tout un après-midi,
00:27:02ils font la fête.
00:27:04On trouve ça beaucoup.
00:27:05Sur le pont des Arts aussi,
00:27:05des gens qui viennent prendre
00:27:06l'apéro,
00:27:07comme ça,
00:27:07qui définissent un périmètre.
00:27:08Sauf que là,
00:27:09c'est un débordement
00:27:11de délinquants
00:27:12et c'est un débordement
00:27:13ethnique
00:27:14ou multiethnique
00:27:15et c'est un débordement
00:27:16politique
00:27:17d'une certaine façon.
00:27:18Et ce matin,
00:27:19dans la tristesse
00:27:20post-fête,
00:27:21si j'ose dire,
00:27:22je voyais dans le métro,
00:27:23parce que comment je me lève
00:27:24tôt pour venir ici,
00:27:25c'est toujours intéressant
00:27:25de voir les gens
00:27:26dans le métro.
00:27:28Non, non, non,
00:27:28vous allez dire
00:27:29chose aïe,
00:27:30c'est ce que vous allez dire.
00:27:31Au contraire,
00:27:33je suis dans la France
00:27:33qui se lève très tôt
00:27:34avec des gens,
00:27:36des prolétaires
00:27:36qui vont travailler
00:27:38où toutes les ethnies
00:27:40et toutes les races
00:27:40sont mélangées.
00:27:42Il n'y a pas de racisme.
00:27:43Vous allez enlever
00:27:43le mot race
00:27:44parce que le mot race
00:27:44n'existe pas.
00:27:45J'appelle un chat un chat.
00:27:47Le mot de race
00:27:48n'existe pas.
00:27:49Il n'y a qu'une race,
00:27:49c'est la race humaine.
00:27:50Non, mais ça,
00:27:51vous le direz
00:27:51à d'autres pas, moi.
00:27:53Je le remercie.
00:27:55Il n'y a pas de race.
00:27:57Il n'y a qu'une race,
00:27:57c'est la race humaine.
00:27:58Toutes les ethnies
00:27:59sont mélangées
00:28:00et il y avait sur le quai
00:28:01à la mode piquée
00:28:04un Africain,
00:28:05un Sénégalais
00:28:05enveloppé dans le drapeau
00:28:07africain.
00:28:08Vous n'en savez rien.
00:28:09Vous n'en savez rien.
00:28:10Vous n'en savez rien.
00:28:12Vous n'avez pas lui demandé
00:28:13ses papiers d'identité,
00:28:14Richard Millet.
00:28:15Soyez gentil,
00:28:16Richard Millet.
00:28:17Soyez gentil.
00:28:18Je dis du bien.
00:28:19Je dis du bien.
00:28:19Mais vous ne savez pas
00:28:20si cet homme-là
00:28:21que vous qualifiez,
00:28:22vous n'en savez pas.
00:28:22Vous ne lui avez pas demandé
00:28:23ses papiers.
00:28:24Un homme enveloppé
00:28:25dans le drapeau sénégalais.
00:28:27C'est une couleur non blanche
00:28:29enveloppée dans un drapeau
00:28:30sénégalais.
00:28:31C'est un supporter.
00:28:33C'est un supporter sénégalais.
00:28:35Peu importe.
00:28:36Je ne suis pas critiqué
00:28:39cet homme.
00:28:40Je veux simplement dire
00:28:41qu'il y avait une espèce
00:28:41de solitude triste
00:28:43parce que l'indifférence
00:28:45enveloppait cet homme.
00:28:48C'est-à-dire qu'on n'était
00:28:49plus dans la fête
00:28:49et je voyais les autres personnes
00:28:52sont isolées les unes des autres.
00:28:54Ce n'est pas une France raciste.
00:28:55C'est une France
00:28:56multi-je-sais-pas-quoi
00:28:58où tout le monde
00:28:59est dans l'indifférence.
00:29:00Il faut dissocier à mon avis
00:29:02les supporters
00:29:03de l'équipe du Sénégal
00:29:04qui ont remporté
00:29:05leur deuxième canne,
00:29:06qui ont fêté leur victoire
00:29:07et c'est tout à fait légitime
00:29:08et les débordements
00:29:09auxquels on a assisté.
00:29:10Il ne me semble pas
00:29:11que ce soit des revendications
00:29:12particulièrement politiques.
00:29:14C'est malheureusement
00:29:14ce qui se passe
00:29:15comme très souvent
00:29:16dans les rues de Paris.
00:29:16Dès que vous avez
00:29:17un événement festif
00:29:18dans Paris,
00:29:19vous avez des individus
00:29:21qui en profitent
00:29:21pour mettre le bazar
00:29:23et c'est ce qui s'est passé.
00:29:24Et c'est terrible
00:29:24parce qu'en effet
00:29:25on s'est habitués
00:29:26d'une certaine manière.
00:29:26Non, ce n'est pas possible.
00:29:27On ne peut pas s'habituer à ça.
00:29:28Je ne dis pas qu'il faut.
00:29:29C'est l'impuissance
00:29:30des services de l'État.
00:29:32Je suis d'accord avec vous.
00:29:32À chaque fois,
00:29:33on a le droit
00:29:34à ces mêmes débordements.
00:29:35Jusqu'à quand
00:29:36on va tolérer ça ?
00:29:37Est-ce qu'on ne va pas
00:29:38se donner les moyens
00:29:39un jour ou l'autre
00:29:40d'y mettre un terme ?
00:29:41Ça ne se passe pas ailleurs.
00:29:43Les Anglais,
00:29:44les Britanniques
00:29:44ont mis un terme.
00:29:46En Belgique.
00:29:47Oui.
00:29:47La Belgique,
00:29:48ce n'est peut-être pas
00:29:48l'exemple.
00:29:49C'est très difficile
00:29:50de juguler cela
00:29:52parce qu'à juste titre,
00:29:54la police garde la mesure
00:29:57de ces interventions.
00:29:59C'est-à-dire qu'il ne s'agit
00:30:00par définition...
00:30:01Mais jusqu'où
00:30:02on va garder la mesure ?
00:30:03Il faut la garder.
00:30:04En tout cas,
00:30:05il faut toujours la garder.
00:30:06Le Sénégal,
00:30:08alors un mot sur le foot
00:30:09quand même,
00:30:10on va voir le sujet
00:30:11parce que le match
00:30:12était tout à fait...
00:30:13C'était un vrai scandale
00:30:14visiblement ce match.
00:30:15Moi, je ne l'ai pas vu,
00:30:16j'ai lu juste
00:30:17ce qu'on disait à la presse.
00:30:19Visiblement,
00:30:20l'arbitrage a été
00:30:21au-dat de la complaisance.
00:30:25Bon, voilà,
00:30:25ça a été scandale à gogo.
00:30:27L'équipe est partie
00:30:28pendant 18 minutes.
00:30:29Les gens se sont battus
00:30:31après dans la salle de presse.
00:30:32Il y avait une ambiance délétère.
00:30:34C'était une pression
00:30:35sur l'équipe sénégalaise
00:30:36comme rarement
00:30:37on peut voir
00:30:38un match de football.
00:30:40Bon, on va voir les images.
00:30:41Là, ça ternit un petit peu
00:30:42l'image un peu
00:30:43bisounours de la Cannes.
00:30:44Quelles merveilleuses organisations.
00:30:46Les valeurs du foot.
00:30:48Oui, les valeurs du foot.
00:30:49À propos de foot,
00:30:50si je peux juste rajouter un petit mot.
00:30:52Il y a un débat
00:30:53qui n'est pas encore sorti.
00:30:54Parce que là,
00:30:54je l'attends avec impatience.
00:30:56Quand est-ce que quelqu'un va dire
00:30:57qu'il faut boycotter
00:30:58la Coupe du Monde aux Etats-Unis ?
00:31:00Il ne faut pas aller faire
00:31:00la Coupe du Monde de Donald Trump.
00:31:02Vous allez voir
00:31:02qu'on va l'avoir ce débat.
00:31:03C'est intéressant, effectivement.
00:31:05Là, on va l'avoir.
00:31:07Je pense que certains
00:31:08pourraient imaginer cela.
00:31:11Ce n'est pas l'ordre du jour.
00:31:13Voyons en tout cas
00:31:13le sujet sur la Cannes.
00:31:15La joie pure
00:31:19des nouveaux champions d'Afrique.
00:31:21Contraste avec le chaos
00:31:22qui a régné
00:31:23durant de longues minutes
00:31:24dans cette finale.
00:31:25Un pénalty sifflé
00:31:26pour le Maroc
00:31:27et Paptio renvoie
00:31:28ses joueurs au vestiaire.
00:31:30Sadio Mane
00:31:30les ramène sur le terrain.
00:31:32Le pénalty frappé
00:31:33par Brahim Dias
00:31:34est arrêté.
00:31:36L'image qu'on a donnée
00:31:36de l'Afrique aujourd'hui,
00:31:37c'est un peu honteux.
00:31:39Quand un entraîneur
00:31:39demande à ses joueurs
00:31:40de sortir du terrain,
00:31:42ce qu'a fait Paptio ce soir,
00:31:43ça n'honore pas l'Afrique.
00:31:45Ce n'est pas classe,
00:31:47mais ce n'est pas grave.
00:31:48Il est champion d'Afrique,
00:31:49donc il a le droit
00:31:49de dire ce qu'il veut.
00:31:51Champion d'Afrique
00:31:51après la prolongation
00:31:52et grâce à ce but
00:31:54signé Paptio Gueye.
00:31:56Sadio nous a dit
00:31:57de revenir sur le terrain,
00:31:58on s'est mobilisés,
00:31:59on est revenus.
00:32:00Il y a eu l'arrêt
00:32:01de ce gardien,
00:32:02Edormandie.
00:32:04Après, on a su
00:32:05rester concentrés,
00:32:07jouer notre football
00:32:08en marquant ce but
00:32:09et en gagnant ce match.
00:32:11Deuxième Cannes
00:32:11remportée par le Sénégal
00:32:13dans un match
00:32:13au scénario invraisemblable,
00:32:15mais pour les lions
00:32:16de la Teranga,
00:32:17qu'importe la polémique,
00:32:18pourvu qu'il y ait
00:32:18l'ivresse.
00:32:19En tout cas, bravo
00:32:22pour le Sénégal,
00:32:23cette grande nation africaine
00:32:25avec qui la France
00:32:26a des rapports si étroits.
00:32:27Et que la France
00:32:28se rencontre en Coupe du Monde.
00:32:29Exactement,
00:32:30et avec lesquels
00:32:31nous avons toujours eu
00:32:32des rapports extrêmement étroits.
00:32:34Et le comportement
00:32:34dans ce marasme,
00:32:35le comportement
00:32:35de Sadio Manet,
00:32:36je le disais,
00:32:37qui appelle ses coéquipiers,
00:32:38qui les ramène sur le terrain,
00:32:39c'est quand même
00:32:39un comportement exemplaire
00:32:40qu'on peut saluer.
00:32:41C'est intéressant
00:32:43parce que la commission,
00:32:45là aussi,
00:32:45tout ça participe
00:32:46quasiment au même sujet.
00:32:48La commission
00:32:49pour le service public
00:32:54revient aujourd'hui.
00:32:55Donc la commission parlementaire
00:32:57sur l'audiovisuel public,
00:32:58elle reprend aujourd'hui.
00:32:59Alors Charles Aloncle,
00:33:00qui a été,
00:33:00mais c'est extraordinaire
00:33:02comment la presse
00:33:03attaque Charles Aloncle,
00:33:04qui fait son job,
00:33:06qui le fait bien,
00:33:07qui est intelligent,
00:33:08qui pose des bonnes questions,
00:33:09etc.
00:33:09Mais alors,
00:33:10il est,
00:33:11la pression
00:33:12qui est mise sur lui
00:33:13est extraordinaire.
00:33:15Et évidemment,
00:33:16la pression qui était mise
00:33:17sur M. Saint-Houle,
00:33:19par exemple,
00:33:20n'existait pas
00:33:20de la même manière.
00:33:21C'est les médias.
00:33:22C'est d'ailleurs absolument fou.
00:33:24Je trouve que c'est fou
00:33:24de mettre,
00:33:26entre Saint-Houle et Aloncle,
00:33:28ce n'était pas la même manière
00:33:29quand même
00:33:30de mener des débats.
00:33:32Donc,
00:33:32j'ai appris également,
00:33:33ils ne veulent pas
00:33:34interroger Patrick Sébastien.
00:33:37Il n'a pas le droit.
00:33:38Donc,
00:33:38il y a M. Patrick,
00:33:39il y a des noms
00:33:41sur lesquels j'ai dit
00:33:41au rapporteur
00:33:42que je trouvais
00:33:42que c'était une mauvaise idée
00:33:43parce qu'il y avait un risque
00:33:44de tomber dans la politique spectacle.
00:33:46Donc,
00:33:46il a été écarté,
00:33:47lui,
00:33:47il a été écarté
00:33:48parce qu'il était
00:33:49un mâle blanc,
00:33:50c'est ça ?
00:33:50Mais pourquoi pas les autres ?
00:33:51J'ai expliqué que,
00:33:53par exemple,
00:33:53je ne souhaitais pas
00:33:54que cette commission
00:33:54se transforme
00:33:55en plus grand cabaret du monde.
00:33:56Il est à la même...
00:33:58Quel mépris !
00:34:00Quel mépris !
00:34:00Quel mépris !
00:34:01Mais ils ont un mépris
00:34:02pour le peuple.
00:34:03Ils ont un mépris
00:34:04pour les goûts du peuple.
00:34:04Il le met...
00:34:05Ça, c'est...
00:34:06Voilà,
00:34:06cette phrase,
00:34:07effectivement,
00:34:08le montre,
00:34:09en tout cas.
00:34:09Donc,
00:34:09voyons le sujet
00:34:10d'Augustin Donadieu.
00:34:13Après plusieurs semaines
00:34:15de suspension,
00:34:16la commission d'enquête parlementaire
00:34:17sur l'audiovisuel public
00:34:18va reprendre ce lundi.
00:34:20Depuis son lancement
00:34:21fin novembre,
00:34:22le climat est électrique.
00:34:24Charles Aloncle,
00:34:25député UDR,
00:34:26rapporteur des travaux,
00:34:27reçoit la foudre de la gauche
00:34:29qui l'accuse
00:34:29de transformer ses auditions
00:34:31en tribunal politique.
00:34:33Petit point
00:34:33sur la commission d'enquête
00:34:34du groupe UDR
00:34:35sur l'audiovisuel public.
00:34:37Elle sort de ses rails
00:34:38pour n'être plus qu'un procès
00:34:39à charge.
00:34:41La députée écologiste
00:34:42Sophie Taillé-Pollian
00:34:43parle même
00:34:43d'une chasse aux sorcières.
00:34:45Cette commission
00:34:46doit s'arrêter.
00:34:47C'est une véritable
00:34:48chasse aux sorcières.
00:34:49Les méthodes
00:34:49dignes de McCarthy.
00:34:51La présidente
00:34:52de l'Assemblée nationale
00:34:53a appelé le rapporteur
00:34:54à garder un maximum
00:34:55de dignité
00:34:56tout en rappelant
00:34:57Parfois,
00:34:58les commissions d'enquête
00:34:59peuvent être dévoyées
00:35:00ou utilisées
00:35:00à des fins politiques.
00:35:02Mais Charles Aloncle
00:35:03reste déterminé.
00:35:04On ne me baillonnera pas.
00:35:06On ne me censurera pas.
00:35:07J'irai jusqu'au bout
00:35:08de ma mission
00:35:09avec pour seule boussole
00:35:10la transparence
00:35:11sur l'utilisation
00:35:12de l'impôt des Français.
00:35:13Le député sciotiste
00:35:15peut compter
00:35:15sur le soutien
00:35:16du président
00:35:17du Rassemblement national
00:35:18Jordan Bardella
00:35:19qui salue
00:35:19un travail remarquable.
00:35:21Pour tenter
00:35:21d'affaiser les tensions,
00:35:22une réunion extraordinaire
00:35:24du bureau de la commission
00:35:25s'est tenue
00:35:25le 6 janvier dernier.
00:35:27Plusieurs principes
00:35:28ont été actés
00:35:29dont le fait
00:35:29pour les députés concernés
00:35:31de rester discrets
00:35:32dans les médias
00:35:33et sur les réseaux sociaux.
00:35:34Les médias nationales
00:35:35jouent à travers
00:35:37cette commission d'enquête
00:35:38son crédit.
00:35:39Les Français ont le droit
00:35:40de savoir
00:35:41ce que devient leur argent.
00:35:43Quand vous apprenez
00:35:44grâce aux travaux
00:35:45de Charles Aloncle
00:35:46que le salaire moyen
00:35:48sur le service public
00:35:49est de 72 000 euros
00:35:51vous vous rendez compte ?
00:35:52Par an.
00:35:52Par an.
00:35:53Que vous avez
00:35:5514 semaines
00:35:56de congés payés
00:35:57et que dans le même temps
00:35:58vous avez
00:35:5982 millions
00:36:00de déficits
00:36:02qui confine
00:36:03à la faillite
00:36:04empêcher Aloncle
00:36:05d'aller jusqu'au bout
00:36:07de se procurer
00:36:07les documents
00:36:08qu'on lui refuse encore
00:36:09ou qu'on lui attribue
00:36:10au compte-gouttes
00:36:12par France Télévisions
00:36:13c'est le crédit
00:36:14de l'Assemblée nationale
00:36:15qui est en jeu
00:36:15et je regrette
00:36:17la position de la présidente
00:36:18qui semble aller
00:36:18dans ce sens-là
00:36:20et il faut espérer
00:36:21qu'Aloncle
00:36:21tienne bon
00:36:22pour montrer
00:36:23que la commission d'enquête
00:36:24ira jusqu'à son terme.
00:36:25Ça coûte 4 milliards
00:36:26on le rappelle
00:36:26le service public
00:36:274 milliards
00:36:28qui sont...
00:36:29J'adore
00:36:29Yael Brown-Pivet
00:36:30qui s'indigne
00:36:32que les députés
00:36:32fassent de la politique
00:36:33et puis
00:36:34moi j'adore
00:36:35les fils
00:36:36les communistes
00:36:37qui dénoncent
00:36:38des procès politiques
00:36:39quand même
00:36:39parce que
00:36:40allièlement
00:36:41il y a alliance
00:36:44de tout le système
00:36:46contre le Rassemblement
00:36:48national
00:36:48ou contre Charles Lalonde
00:36:49qui est UDI
00:36:50c'est aussi simple
00:36:51que le système
00:36:52c'est le système
00:36:53médiatique
00:36:54et le système
00:36:55politique
00:36:56et Mme Brown-Pivet
00:36:57elle s'alliera
00:36:59avec la gauche
00:37:00contre le Rassemblement
00:37:02national
00:37:02parce que c'est dans ses gènes
00:37:03Attendez
00:37:04c'est pas contre
00:37:04le Rassemblement
00:37:06c'est l'alliance
00:37:07d'abord pour soutenir
00:37:09le service public
00:37:11et accessoirement
00:37:12pour attaquer
00:37:12notre groupe
00:37:13puisque Mme Mernot
00:37:14l'a érigé
00:37:15en opposant
00:37:16vous avez remarqué
00:37:16qu'en général
00:37:17en général
00:37:19très vite
00:37:20les gens
00:37:21qui s'expriment
00:37:21là-dessus
00:37:22parlent
00:37:23du groupe Bolloré
00:37:24et je voudrais
00:37:25quand même
00:37:25corriger un tout petit peu
00:37:26vous dites toute la presse
00:37:27alors rendons hommage
00:37:28à nos confrères
00:37:28du Point
00:37:29et à d'autres d'ailleurs
00:37:30qui ont publié
00:37:31une excellente interview
00:37:32de Charles Lalonde
00:37:33qui se défend très bien
00:37:34je crois
00:37:35tout le monde
00:37:36peut la lire
00:37:36je pense quand même
00:37:37qu'il y a des journaux
00:37:38je sais pas
00:37:38le Figaro a dû le faire parler
00:37:40le Figaro il y a le Point
00:37:41mais toute la presse régionale
00:37:42aujourd'hui
00:37:43est effectivement
00:37:44sur une autre position
00:37:45donc c'est ainsi
00:37:47alors est-ce qu'ils vont pouvoir
00:37:49saboter les minutes
00:37:50parce qu'il dit
00:37:51dans cette interview
00:37:52qu'il y a un coup près
00:37:53du temps
00:37:54dans une commission
00:37:55est-ce que
00:37:56finalement ils vont
00:37:57le service public
00:38:00c'est le coeur du système
00:38:01pourquoi ?
00:38:02parce que le service public
00:38:04marche
00:38:05est en opposition
00:38:06frontale
00:38:07sur le Rassemblement National
00:38:08c'est-à-dire que
00:38:10il suffit d'écouter
00:38:11n'importe quelle émission
00:38:13vous le savez bien
00:38:15donc
00:38:16ce service public
00:38:18si
00:38:18c'est là que tu fais passer
00:38:20le progressisme
00:38:21en fait
00:38:21tu fais tout passer
00:38:22sur le service public
00:38:23c'est-à-dire
00:38:24l'ultra progressisme
00:38:26bien sûr
00:38:26tous les thèmes
00:38:27que tu veux développer
00:38:28je vais pas les dire ici
00:38:29mais vous les connaissez
00:38:30qui sont
00:38:31effectivement
00:38:32dans l'air du ton
00:38:33l'anti
00:38:34par exemple
00:38:34sur l'espérance de vie
00:38:35sur l'euthanasie
00:38:37plus exactement
00:38:38tous ces sujets-là
00:38:39le service public
00:38:41est ultra progressiste
00:38:43donc si vous enlevez ça
00:38:45forcément
00:38:46Laurence Bloch
00:38:48l'avait dit au Monde
00:38:49France Inter
00:38:49est une radio
00:38:50j'ajoute ça
00:38:51bien sûr
00:38:52donc il l'assume
00:38:53et madame
00:38:54comment dire
00:38:55Hermann
00:38:56avait dit
00:38:56je veux la France
00:38:57telle qu'elle
00:38:57non pas telle qu'elle est
00:38:58mais telle que je voudrais
00:38:59qu'elle soit
00:38:59et j'ajoute simplement
00:39:00si vous permettez
00:39:01je vous en pensez
00:39:02en maccartisme
00:39:03qui est fait
00:39:03au député à l'oncle
00:39:05totalement infondé
00:39:07puisque lui-même
00:39:07j'ai lu dans
00:39:08je crois que c'est dans
00:39:09Le Point
00:39:09il dit son attachement
00:39:11au service public
00:39:11il dit que ça a formé
00:39:13effectivement
00:39:14sa vision politique
00:39:17des choses
00:39:17donc on ne peut pas
00:39:19lui faire un procès
00:39:19de vouloir
00:39:20voire disparaître
00:39:21le service public
00:39:22la fin de vie
00:39:23à présent
00:39:24mais Charles Aloncle
00:39:25c'est une nouvelle star
00:39:26c'est ça la vérité
00:39:27donc il ne faut pas
00:39:28qu'une nouvelle star émerge
00:39:29ça les rend fou
00:39:30il faut bien
00:39:32que vous compreniez ça
00:39:33parce qu'en fait
00:39:33tu sors de cet espace médiatique
00:39:35Charles Aloncle
00:39:36beaucoup de gens
00:39:37sont plutôt d'accord
00:39:38avec ce qu'il dit
00:39:38au-delà de sa carte
00:39:40qu'il a avec Éric Ciotti
00:39:41beaucoup de gens partagent
00:39:43et même une très grande
00:39:44pas beaucoup
00:39:46dans lesquelles des questions
00:39:48c'est intéressant
00:39:50ce que vous venez de dire
00:39:50parce que comment
00:39:51en fait
00:39:51c'est hyper contre-productif
00:39:53ce qu'ils font
00:39:53c'est-à-dire que
00:39:53comment vous voulez faire
00:39:54aimer quelqu'un
00:39:55par les français
00:39:55passer votre temps
00:39:57sur le service public
00:39:58à le critiquer
00:39:58moi je pense que ça
00:39:59plutôt participe
00:40:00de son
00:40:00et les médias
00:40:01et les médias
00:40:02voilà
00:40:03le monde préfère parler
00:40:05de la nouvelle fiancée
00:40:06de Jordan Bardella
00:40:07Libération
00:40:08va dans le cimetière
00:40:10de Jean-Marie Le Pen
00:40:12je vous ai dit
00:40:12la semaine dernière
00:40:13Libération
00:40:13je savais qu'il faisait
00:40:14des poubelles
00:40:15je ne savais pas
00:40:15qu'il faisait
00:40:15des cimetières
00:40:16bon
00:40:16c'est ça
00:40:17et on écoutera
00:40:18madame Alexandra
00:40:19Schwarzwald
00:40:20qui explique
00:40:20que les parisiens
00:40:22doivent se ressaisir
00:40:23journaliste
00:40:24madame
00:40:24Schwarzwald
00:40:26journaliste
00:40:27Alexandra Schwarzwald
00:40:28et elle explique
00:40:29qu'il faut que
00:40:29les parisiens
00:40:30se ressaisissent
00:40:31parce que
00:40:31Rachida Dati
00:40:32est une imposture
00:40:33journaliste
00:40:34mais elle a le droit
00:40:37elle est militante
00:40:38elle est éditorialiste
00:40:40elle est éditorialiste
00:40:42elle a le droit
00:40:43de le dire
00:40:43franchement
00:40:45ils ont tous les droits
00:40:46je souligne simplement
00:40:48que tous ces gens
00:40:48marchent ensemble
00:40:49ce sont les mêmes
00:40:51c'est tout ce que je souligne
00:40:53ce sont les mêmes
00:40:54alors
00:40:55rejeter l'euthanasie
00:40:57avec Tangret
00:40:58Guillotel
00:40:59ça aussi c'est intéressant
00:41:00parce que pendant
00:41:00des années
00:41:01il n'y a eu
00:41:02qu'un seul discours
00:41:03et puis tout d'un coup
00:41:04qui a entendu
00:41:05un autre discours
00:41:05et puis il se trouve
00:41:06que tous les médecins
00:41:07ils sont contre l'euthanasie
00:41:08tous
00:41:08quasiment
00:41:10tous
00:41:10parce qu'ils sont là
00:41:11pour soigner
00:41:12pas pour donner la mort
00:41:13donc évidemment
00:41:14les gens
00:41:14ont un peu changé
00:41:16forcément
00:41:17parce qu'ils entendent
00:41:18une autre voix
00:41:18qu'on n'entendait nulle part
00:41:20depuis des années
00:41:21voyez le sujet
00:41:22de Tangret
00:41:22Guillotel
00:41:23avec hier
00:41:24les opposants
00:41:25à la future loi
00:41:26fin de vie
00:41:26ont manifesté
00:41:28ce dimanche
00:41:28dans le cadre
00:41:29de la marche
00:41:30pour la vie
00:41:31je ne sais pas
00:41:31si vous avez entendu
00:41:32parler de cette manifestation
00:41:33vous n'avez pas regardé ces news
00:41:34vous n'en avez pas entendu
00:41:35c'est-à-dire qu'elle n'existait pas
00:41:37c'est-à-dire que
00:41:37je renvoie là encore
00:41:38à ce que disait monsieur Belmère
00:41:39ça n'existe pas
00:41:40c'est formidable
00:41:42c'est ça en fait
00:41:43façonné
00:41:43vous avez parfaitement raison
00:41:44mais évidemment que j'ai raison
00:41:45évidemment
00:41:47comment on pourrait-on dire
00:41:49que je n'ai pas raison
00:41:50ça n'existe
00:41:51mais je vous assure
00:41:53ça n'existait pas
00:41:55hier soir au journal de TF1
00:41:57vous avez raison
00:41:58sous les jeunis
00:41:58donc vous voyez
00:41:59ce sujet
00:42:00cette légèreté entre
00:42:01rejeter toute légalisation
00:42:03du suicide assisté
00:42:04et de l'euthanasie
00:42:06c'est le mot d'ordre
00:42:06des manifestants
00:42:07venus se rassembler
00:42:08place Vauban
00:42:09dans le cadre
00:42:10de la marche pour la vie
00:42:11beaucoup de familles
00:42:12et de jeunes notamment
00:42:13qui contestent
00:42:14la proposition de loi
00:42:15sur la création
00:42:16d'une aide à mourir
00:42:17les jeunes sont très touchés
00:42:19par ces sujets-là
00:42:20par ce combat
00:42:21pour eux
00:42:21c'est la question
00:42:22de la société
00:42:24quelle société
00:42:25nous voulons demain
00:42:26nous ne voulons pas
00:42:27d'une société qui propose
00:42:28la mort comme un soin
00:42:29comme une solution
00:42:30nous voulons d'une société
00:42:31qui prône l'espérance
00:42:33qui montre que la vie
00:42:35vaut la peine d'être vécue
00:42:36et qui protège
00:42:37les plus faibles
00:42:37les manifestants
00:42:38défendent également
00:42:39la possibilité
00:42:40d'une clause de conscience
00:42:41pour les personnels
00:42:42de santé
00:42:43et mettent en avant
00:42:44une approche tournée
00:42:45vers les soins palliatifs
00:42:46il y a une autre solution
00:42:47à proposer
00:42:49à ces personnes-là
00:42:49qui ont plus besoin
00:42:50de soutien
00:42:52de présence
00:42:52nous ne voulons
00:42:53ni de l'euthanasie
00:42:55ni des suicides assistés
00:42:56par contre
00:42:57nous voulons
00:42:58que la souffrance
00:42:59soit mieux soulagée
00:43:00avec un développement
00:43:01des soins palliatifs
00:43:03laisser les personnes
00:43:05mourir
00:43:06tranquillement
00:43:07paisiblement
00:43:08les deux textes
00:43:09sur l'aide à mourir
00:43:10et les soins palliatifs
00:43:11doivent être examinés
00:43:13en parallèle
00:43:13dans l'hémicycle
00:43:14à partir de mardi
00:43:15avant un vote solennel
00:43:16prévu le 28 janvier
00:43:18pourquoi Thomas Bonnet
00:43:19n'y a-t-il pas
00:43:20un mot
00:43:21sur le service public
00:43:23sur France Inter
00:43:24pourquoi n'y a-t-il pas
00:43:26un mot
00:43:26sur ces sujets
00:43:27mais d'abord
00:43:27parce que je pense
00:43:28qu'il y a un souci
00:43:29de vocabulaire
00:43:29moi je trouve
00:43:30que depuis le départ
00:43:31ce débat est mal posé
00:43:32dans les termes même
00:43:33l'aide à mourir
00:43:34je suis désolé
00:43:34c'est une formule
00:43:35d'euphémisation
00:43:37de la question
00:43:38on ne parle pas
00:43:38d'aide à mourir
00:43:39on parle d'euthanasie
00:43:40de suicides assistés
00:43:40c'est important
00:43:41pour que les français
00:43:42puissent avoir un avis
00:43:43or les témoignages
00:43:44qu'on vient d'entendre
00:43:45exposent un autre point de vue
00:43:48véhiculer majoritairement
00:43:50dans l'espace médiatique
00:43:51je le constate comme vous
00:43:52et après moi
00:43:52je me réfugie aussi
00:43:53derrière les médecins
00:43:54qui sont quasiment unanimes
00:43:56c'est vrai
00:43:56sur ce débat là
00:43:57et qui pointent
00:43:58les dérives possibles
00:43:58en fait on a quelques exemples
00:44:00vous allez au Pays-Bas
00:44:01vous allez à Québec
00:44:02enfin au Québec
00:44:03vous avez quand même
00:44:03un certain nombre d'exemples
00:44:05de dérives liées
00:44:06il y a quelque chose
00:44:08qui est terrible
00:44:08c'est que depuis des années
00:44:09c'est pas tout à fait nouveau
00:44:11et d'ailleurs
00:44:13Michel Houellebecq
00:44:14et d'autres
00:44:14se battent depuis assez longtemps
00:44:15contre ça
00:44:16l'euthanasie
00:44:17fait partie
00:44:18de la panoplie progressiste
00:44:20vous savez
00:44:20il y a l'idée
00:44:21dans la panoplie progressiste
00:44:22de la maîtrise totale
00:44:24nous sommes ce que nous voulons être
00:44:25nous décidons de tout
00:44:26la vie, la mort
00:44:27la nature
00:44:29etc.
00:44:30moi ce qui me frappe
00:44:31et ce qui me terrifie
00:44:32à vrai dire
00:44:33c'est que
00:44:33le simple fait
00:44:34de regarder
00:44:35ce qui s'est passé
00:44:36effectivement en Belgique
00:44:37rappelez-vous
00:44:37la jeune fille de 16 ans
00:44:39euthanasie
00:44:40parce qu'elle était traumatisée
00:44:43par je ne sais pas
00:44:44quel attentat
00:44:44qu'elle avait vu
00:44:45à la télé
00:44:46ou rappelez
00:44:48le Canada
00:44:48Thomas vient de le dire
00:44:49dans tous les pays
00:44:50où il y a des lois permissives
00:44:52dans tous ces pays
00:44:53il y a eu des dérives
00:44:54graves
00:44:55terribles
00:44:56et comme le disait
00:44:57je ne sais pas qui
00:44:57dans une tribune du JDD
00:44:59je crois
00:45:00on est passé du droit
00:45:02à mourir
00:45:02au devoir
00:45:03de mourir
00:45:04donc cette légèreté
00:45:05anthropologique
00:45:05ont eu des troupeaux
00:45:06de vaches
00:45:07parce qu'il y a une maladie
00:45:09peut-être
00:45:09je ne sais pas
00:45:10faut-il le faire
00:45:10il y a un principe
00:45:11de précaution
00:45:11qui s'impose partout
00:45:12mais sur la vie humaine
00:45:14sur la filiation
00:45:15sur des questions
00:45:16quand même
00:45:17qui concernent l'espèce
00:45:18de façon un peu plus grave
00:45:19qu'un truc politique
00:45:20je veux dire
00:45:22on fait ça
00:45:23avec une légèreté terrible
00:45:24moi je suis terrible
00:45:25je suis entièrement d'accord
00:45:28avec ce que tu viens de dire
00:45:29parce que c'est quelque chose
00:45:30d'anthropologique
00:45:31maintenant au cas par cas
00:45:32moi j'ai vu mourir ma femme
00:45:34dans un cancer très très long
00:45:36en soins palliatifs
00:45:38j'avais posé beaucoup de questions
00:45:40aux médecins
00:45:41ils m'ont dit
00:45:41certains m'avaient dit
00:45:42vous savez en fait
00:45:43l'euthanasie ça existe
00:45:44depuis très longtemps
00:45:45à savoir que vous pouvez
00:45:46très bien vous-même
00:45:47augmenter la dose
00:45:49puis c'est tout
00:45:50vous passez à côté
00:45:52simplement ça ne se dit pas
00:45:53mais il y avait une dame
00:45:55qui parlait dans la manifestation
00:45:58et qui disait
00:45:59développons les soins palliatifs
00:46:01effectivement c'est ça
00:46:02mais si je peux me permettre
00:46:04oui mais ça coûte de l'argent
00:46:05le carillon ça coûte de l'argent
00:46:07et le problème numéro un
00:46:08c'est qu'on n'a plus d'argent
00:46:09mais donner de l'argent à Gaza
00:46:10ça ne coûte pas de l'argent
00:46:11oui mais c'est bien le souci
00:46:14que nous avons
00:46:15ça coûte de l'argent
00:46:15et donc si on pouvait
00:46:16éliminer plus rapidement
00:46:18pour certains
00:46:19en tout cas certains voudraient
00:46:20pas les médecins
00:46:21bien sûr pas les médecins
00:46:22mais voilà il faut faire de la place
00:46:24c'est la rentabilité
00:46:25la chasse aux vieux par exemple
00:46:26exactement
00:46:26la chasse aux vieux
00:46:28ça ne concerne pas Thomas Hill
00:46:29pas encore
00:46:30au contraire
00:46:31au contraire
00:46:32bon tout va bien
00:46:33vous êtes avec Francis Huster ce matin
00:46:35oui Francis Huster
00:46:37pour sa pièce en thérapie
00:46:38In Treatment
00:46:39vous l'aviez vu In Treatment ?
00:46:41j'avais vu bien sûr
00:46:43la série sur Arte
00:46:45bien sûr
00:46:45et elle-même l'adaptation
00:46:47d'une série israélienne
00:46:48exactement
00:46:49donc c'est aujourd'hui sur scène
00:46:50et je sais qu'Anissa
00:46:52a vu la pièce
00:46:53à 19h au théâtre
00:46:54au théâtre Antoine
00:46:56samedi
00:46:57et c'est une pièce
00:46:58géniale
00:46:59franchement
00:47:00il faut aller voir
00:47:00Francis Huster
00:47:02et puis les acteurs
00:47:03qui l'accompagnent
00:47:03Stendy Govation
00:47:04non vraiment
00:47:05c'est fabuleux en thérapie
00:47:06c'est à 19h
00:47:08c'est tout
00:47:08oui
00:47:09c'est juste avant
00:47:10le bourgeois gentilhomme
00:47:10c'est parfait
00:47:11et on sera aussi
00:47:13avec Nelson Monfort
00:47:14et Philippe Candeloro
00:47:14figurez-vous
00:47:15ça vous avez de la chance
00:47:17et bien il est à 9h53
00:47:19on marque une pause
00:47:21et nous on dit vivement hier
00:47:22voyage dans la France d'avant
00:47:24on va être avec notre ami
00:47:26François-Olivier Gisbert
00:47:27son parcours d'ailleurs
00:47:28est passionnant
00:47:29parce que c'était plutôt
00:47:30un homme de gauche
00:47:31et il termine
00:47:32ou en tout cas
00:47:33il est jugé
00:47:34comme un odieux réactionnaire
00:47:35aujourd'hui
00:47:36puisqu'il parle
00:47:37de la France d'avant
00:47:38donc on va être avec lui
00:47:40et restez bien sûr
00:47:41avec nous
00:47:42c'est lundi
00:47:43merci de nous suivre
00:47:44tous les jours
00:47:45et on vous laisse
00:47:46sur l'antenne d'Europe 1
00:47:47avec nos amis
00:47:49Thomas Hill
00:47:50et nous c'est la pub
00:47:51à tout de suite
00:47:52France-Olivier Gisbert
00:47:57vivement hier
00:47:59il est avec nous
00:48:00et voyage dans la France
00:48:03d'avant
00:48:04le bouquin est génial
00:48:05mais vous avez
00:48:06vous avez tellement de talent
00:48:07on en vit votre talent
00:48:09parce que
00:48:09c'est un patch-turner
00:48:11comme on dit
00:48:11c'est à dire que ça se lit
00:48:12ça se lit
00:48:13c'est très rare
00:48:14tous les livres de France
00:48:15ils sont comme ça
00:48:15tu ne peux pas décrocher
00:48:17donc on va en parler ensemble
00:48:19et Somalia Labidi
00:48:20nous rappelle les titres
00:48:21Bonjour Pascal
00:48:26et bonjour à tous
00:48:27à la une de l'actualité
00:48:28Pedro Sanchez
00:48:29le premier ministre espagnol
00:48:30attendu sur les lieux
00:48:31de la collision
00:48:33entre deux trains
00:48:34à grande vitesse
00:48:34survenus hier soir
00:48:35en Andalousie
00:48:36collision qui selon
00:48:37un nouveau bilan
00:48:38a fait 39 morts
00:48:39et 123 blessés
00:48:40l'unité d'urgence
00:48:42de l'armée
00:48:42a dû être déployée
00:48:43sur le terrain
00:48:44pour venir en aide
00:48:45au secours
00:48:45et un hôpital
00:48:46de campagne dressé
00:48:47non loin de l'accident
00:48:48accident qualifié
00:48:49d'extrêmement étrange
00:48:50par les autorités
00:48:52en France
00:48:53alors que le débordement
00:48:54du fleuve de l'Aude
00:48:55est annoncé
00:48:56dans les prochaines heures
00:48:57la préfecture
00:48:58appelle les habitants
00:48:59des basses plaines
00:48:59à se mettre en sécurité
00:49:01en rejoignant
00:49:02les étages
00:49:02de leur domicile
00:49:03ceux qui n'en ont pas
00:49:04peuvent rejoindre
00:49:05le centre d'hébergement
00:49:06d'urgence
00:49:06du parc des expositions
00:49:08centre qui a déjà
00:49:09accueilli une cinquantaine
00:49:10de sinistrés
00:49:11cette nuit
00:49:11on poursuit avec les images
00:49:13de tensions hier soir
00:49:14sur les Champs-Elysées
00:49:15à Paris
00:49:16après la victoire
00:49:16du Sénégal
00:49:17en Coupe d'Afrique des Nations
00:49:18tensions qui ont nécessité
00:49:20l'intervention
00:49:21de la Brave M
00:49:22cette unité mobile
00:49:23utilisée pour les manifestations
00:49:24après des charges
00:49:26infructueuses
00:49:26les forces de l'ordre
00:49:27ont fait usage
00:49:28de gaz lacrymogène
00:49:29à plusieurs reprises
00:49:30pour disperser
00:49:31les nombreux supporters
00:49:32à la une également
00:49:34ouverture du procès
00:49:35de l'assassinat
00:49:35du père Olivier Maire
00:49:36en 2021
00:49:37Emmanuel Abassienga
00:49:39déjà condamné
00:49:40pour l'incendie
00:49:40de la cathédrale de Nantes
00:49:41et jugé à partir d'aujourd'hui
00:49:43c'est dans le cadre
00:49:44de son contrôle judiciaire
00:49:45qu'il a commis
00:49:46ce nouveau crime
00:49:47et pour lequel
00:49:47ce rwandais
00:49:48d'une quarantaine d'années
00:49:49s'était rendu
00:49:50le lundi 9 août 2021
00:49:52pour se dénoncer
00:49:52dans une gendarmerie de Vendée
00:49:54on a fait tomber
00:49:56Michel Barnier
00:49:57on a fait tomber
00:49:58François Bayrou
00:49:59on est prêt
00:50:00à faire tomber
00:50:01Sébastien Lecorn
00:50:02mis en garde
00:50:03de Sébastien Chenu
00:50:04ce matin
00:50:05au micro de Sonia Mabrouk
00:50:06déclaration du vice-président
00:50:08du RN
00:50:08à quelques heures
00:50:09d'un conseil
00:50:10des ministres décisifs
00:50:11conseil qui se tiendra
00:50:13cet après-midi
00:50:14et durant lequel
00:50:14le Premier ministre
00:50:15indiquera s'il choisit
00:50:16d'utiliser le 49.3
00:50:17pour adopter
00:50:18le budget de l'Etat
00:50:19l'heure est à la morosité
00:50:22sur le marché de l'emploi
00:50:23selon le baromètre
00:50:24Hello Work 2025
00:50:25un peu plus de 10 millions
00:50:27d'offres ont été publiées
00:50:28sur la plateforme
00:50:29l'an dernier
00:50:30contre 11 millions
00:50:32en 2024
00:50:32une baisse de 10%
00:50:34qui illustre
00:50:34le coup de frein
00:50:35du marché du travail
00:50:37les employeurs
00:50:37privilégient désormais
00:50:38la prudence
00:50:39notamment sur les contrats longs
00:50:41et puis les manifestations
00:50:43ont été manipulées
00:50:44de l'étranger
00:50:45notamment par le Mossad
00:50:47les services secrets israéliens
00:50:48déclarations ce matin
00:50:50de Mohamed Aminejad
00:50:51ambassadeur de la république
00:50:53islamique d'Iran
00:50:54en France
00:50:55non le régime des Mola
00:50:57n'est pas fautif
00:50:58et les protestataires
00:50:58seraient donc instrumentalisés
00:51:00dans ces rassemblements
00:51:01qui ont commencé
00:51:02pour dénoncer la vie chère
00:51:04et qui ont été réprimés
00:51:05dans un bain de sang
00:51:06Merci beaucoup Somaïa
00:51:08Voyage dans la France
00:51:09d'avant
00:51:10s'il y avait un billet
00:51:12je ne dis pas
00:51:12que je ne le prendrais pas
00:51:13François-Olivier Gisbert
00:51:16La France aussi m'a fait
00:51:17jusqu'à mon dernier souffle
00:51:19je célébrerai son histoire
00:51:20sa langue
00:51:21sa culture
00:51:21auquel je dois tant
00:51:22c'est une histoire d'amour
00:51:24sans parler de mon attachement
00:51:25à la terre
00:51:26qui pour aggraver mon cas
00:51:27relève du charnel
00:51:28je ne remercierai jamais
00:51:29assez mes parents
00:51:30pionniers écolos
00:51:31et bio
00:51:32de m'avoir élevé
00:51:33avec mes soeurs
00:51:33et mes frères
00:51:34dans la France
00:51:34des haies et des poules
00:51:35au milieu des paysans
00:51:36pendant mon adolescence
00:51:37quand après l'école
00:51:38je me retrouvais
00:51:39dans la ferme familiale
00:51:40du Bosque Roger
00:51:41en Roumois
00:51:42près d'Elbeuf
00:51:42j'étais souvent ébloui
00:51:44par la beauté
00:51:45du monde
00:51:46Vive la France
00:51:47C'est beau
00:51:49Bien sûr que c'est beau
00:51:50c'est vous
00:51:50C'est le pilier agricole
00:51:51ce pilier agricole
00:51:53qui est en train
00:51:53de s'effondrer peu à peu
00:51:54on va peut-être avoir
00:51:55d'ailleurs une balance commerciale
00:51:57de produits agricoles
00:51:57déficitaires cette année
00:51:59enfin l'année 2025
00:52:00on n'a pas encore les chiffres
00:52:01et tout a été fait
00:52:04pour les abaisser
00:52:07c'est un peu ce qui s'est passé
00:52:08d'ailleurs avec l'industrie
00:52:09et c'est absolument effrayant
00:52:11parce qu'on assiste
00:52:12à une espèce de déclassement
00:52:14économique
00:52:15et moi j'ai écrit ce livre
00:52:18si vous voulez
00:52:18par amour
00:52:18parce que c'est vrai
00:52:19que j'aime
00:52:20j'aime la France
00:52:21charnellement
00:52:22et puis en même temps
00:52:23avec colère
00:52:24parce que
00:52:25qu'est-ce qu'on en a fait
00:52:26mais en même temps
00:52:27j'ai confiance
00:52:27c'est-à-dire
00:52:28je ne suis pas pessimiste
00:52:29c'est-à-dire je vois bien
00:52:30que les français réagissent
00:52:31commencent à réagir
00:52:32je le vois parce que
00:52:32je circule quand même pas mal
00:52:33je vois notamment
00:52:35d'ailleurs une jeunesse
00:52:35qui se
00:52:36comment dire oui
00:52:38qui a envie de s'engager
00:52:39c'est très étonnant
00:52:40d'ailleurs encore l'autre jour
00:52:41dans un café
00:52:41je l'ai venu me voir
00:52:42en me disant qu'il voulait
00:52:43faire de la politique
00:52:43et oui justement
00:52:44pour redresser
00:52:45parce qu'il veut
00:52:47c'est-à-dire
00:52:49il est temps
00:52:50que les français
00:52:51reprennent la main
00:52:53c'est-à-dire
00:52:53s'occupent
00:52:54de leurs affaires
00:52:55et c'est vrai
00:52:56qu'on a le sentiment
00:52:57vous parlez souvent
00:52:57du système
00:52:58on a l'impression
00:52:58que tout ça
00:52:59a été délégué
00:53:00à des gens
00:53:01des petits hommes en gris
00:53:02ou des zombies
00:53:04regardez
00:53:05qui se souvient
00:53:06des ministres de Macron
00:53:07qui ont défilé
00:53:08il y en a eu un paquet
00:53:09personne
00:53:09parce qu'ils sont tous pareils
00:53:11je disais votre parcours
00:53:12on est d'accord
00:53:13vous êtes un homme de gauche
00:53:13au départ
00:53:14au départ oui
00:53:15mais enfin
00:53:15vous êtes un mitterrandien
00:53:16un peu non
00:53:17j'étais
00:53:18non parce que j'ai voté
00:53:20vous êtes Morois
00:53:20non
00:53:21vous adorez Morois
00:53:22personnellement
00:53:23je l'adore
00:53:23mais c'est tout à fait différent
00:53:25c'est-à-dire qu'au départ
00:53:27je suis une famille de gauche
00:53:28moi-même je suis devenu
00:53:29un petit peu gaulliste
00:53:30dans les années 70
00:53:31j'étais au Nouvel Observateur
00:53:33j'étais un personnage
00:53:34un peu original
00:53:35là-bas
00:53:36d'ailleurs j'avais des relations
00:53:37exceptionnelles
00:53:37avec Pierre Nessimard
00:53:38qui était le Premier ministre
00:53:39qu'on interviewait régulièrement
00:53:41c'est-à-dire que
00:53:42j'ai voté
00:53:42par exemple en 74
00:53:43vous votez Giscard
00:53:44ou vous votez Mitterrand
00:53:45j'ai voté Mitterrand
00:53:46et en 81
00:53:47j'ai voté Giscard
00:53:48j'ai voté Chirac au premier tour
00:53:49c'était connu
00:53:50et je suis quand même
00:53:51devenu directeur
00:53:52de la rédaction
00:53:52du Nouvel Observateur
00:53:53et c'est quand je suis devenu
00:53:54directeur de la rédaction
00:53:55du Nouvel Obs
00:53:55il y a eu quand même
00:53:57une vingtaine de personnes
00:53:58qui sont parties
00:53:59le bouquin est formidable
00:54:00en disant que le canard
00:54:00virait à droite
00:54:01mais parce que
00:54:02j'ai toujours été
00:54:03comme ça
00:54:03je veux dire
00:54:04je suis libre
00:54:05j'ai voté à droite
00:54:06j'ai voté à gauche
00:54:07vous savez pour qui
00:54:08vous n'allez voter là
00:54:09je ne peux plus voter à gauche
00:54:10non on ne peut plus
00:54:11on ne peut plus
00:54:11on ne peut plus
00:54:12avec leur programme
00:54:13leur discours etc
00:54:13merci Elisabeth
00:54:14d'être avec nous
00:54:15pendant l'émission
00:54:16et alors c'est un formidable bouquin
00:54:19je trouve sur tous les sujets
00:54:21d'actualité du jour
00:54:22et qui fait écho et miroir
00:54:24bien sûr
00:54:25à ce que nous vivons
00:54:26comment peut-on être
00:54:27Robespierre
00:54:28écrivez-vous
00:54:29j'ai beau avoir lu
00:54:30avec mon obsession
00:54:31de remonter toujours aux sources
00:54:32les oeuvres complètes
00:54:33de l'incorruptible
00:54:34dans leur jus
00:54:34ou les principaux livres anciens
00:54:36ou récents
00:54:36qui lui sont consacrés
00:54:38je n'arrive pas à résoudre
00:54:39cet égnime
00:54:39ces adorateurs
00:54:40peuvent le parer
00:54:41de toutes les qualités
00:54:41il n'est à la fin
00:54:43qu'un petit Machiavel d'Estrade
00:54:44doublé d'un piètre orateur
00:54:45qui lit des discours
00:54:46grandiloquents mais scolaires
00:54:47bon mais pardonnez-moi
00:54:48là vous vous trompez
00:54:49il y a une stratégie
00:54:51on l'a vu tout à l'heure
00:54:52le discours de guerre civile
00:54:54de madame Rima Hassan
00:54:56ou de Mélenchon
00:54:56il a un objectif
00:54:58on parle à une catégorie
00:54:59à un électorat
00:55:01on veut le chaos
00:55:02et on veut la guerre civile
00:55:03donc voilà pourquoi
00:55:04on est Robespierre
00:55:05oui mais enfin
00:55:06c'est bon pour prendre le pouvoir
00:55:07pendant un temps
00:55:08mais enfin à l'arrivée
00:55:09c'est épouvantable
00:55:10et c'est quand même ça
00:55:11qu'est-ce que c'est
00:55:12mais bien sûr
00:55:12mais ils le veulent le pouvoir
00:55:13oui ils veulent le pouvoir
00:55:14mais pourquoi
00:55:15Rima Hassan
00:55:15on a commencé l'émission
00:55:16avec Rima Hassan
00:55:17c'est un vrai discours
00:55:18de guerre civile
00:55:18elle dit à des gens
00:55:20qui sont des français
00:55:21elle leur dit devant
00:55:23à eux
00:55:24la France est raciste
00:55:25les institutions sont racistes
00:55:27la justice est raciste
00:55:28la police est raciste
00:55:29bah révoltez-vous
00:55:30oui mais
00:55:32moi vous m'enlèverez pas
00:55:35vous m'enlèverez pas
00:55:36de l'idée
00:55:36qu'il y a quelque chose
00:55:37d'absurde
00:55:38aujourd'hui
00:55:39enfin d'abord
00:55:40à tenir ce type
00:55:41de discours
00:55:42et puis
00:55:43enfin
00:55:43on voit que ça marche
00:55:44ça marche
00:55:45ça marche auprès
00:55:46de quelques incultes
00:55:47peut-être d'ailleurs
00:55:48sont-ils nombreux
00:55:49mais justement
00:55:50le problème
00:55:51c'est la culture
00:55:52c'est-à-dire
00:55:52le problème aussi
00:55:53c'est de dire les choses
00:55:54c'est-à-dire
00:55:55qu'est-ce que ça apportait
00:55:56la révolution française
00:55:57si Napoléon Ier
00:55:59n'était pas arrivé derrière
00:56:00pour remettre tout droit
00:56:01enfin dans quel état
00:56:02était la France
00:56:03c'est-à-dire que
00:56:04ces gens-là
00:56:05enfin on l'a vu régulièrement
00:56:07au cours de l'histoire
00:56:07d'ailleurs je reviens là-dessus
00:56:09parce que moi
00:56:09c'est pas un livre d'histoire
00:56:10j'ai fait mais de temps en temps
00:56:11c'est vrai
00:56:11on est obligé d'en parler
00:56:12notamment par exemple
00:56:13si vous voulez
00:56:14le problème de la France
00:56:15c'est la violence
00:56:16un des mots de la France
00:56:17il y avait
00:56:17le mal français
00:56:18d'Anna Perfil
00:56:19qui est un très bon livre
00:56:20mais il a oublié
00:56:21quand même une dimension essentielle
00:56:22même s'il en parle
00:56:23dans son livre
00:56:23c'est la violence politique
00:56:24on est peut-être le seul pays
00:56:26d'ailleurs nos amis étrangers
00:56:28nous regardent souvent
00:56:28avec un drôle d'œil
00:56:30et disent
00:56:30mais pourquoi vous avez
00:56:32quelle est la fascination
00:56:33imaginez
00:56:34pourquoi la fascination
00:56:35pour Robespierre
00:56:35qui est un taré
00:56:36qui a des cibles
00:56:38et qui comme ça
00:56:40envoie
00:56:40comme ça
00:56:41à l'abattoir
00:56:42à l'échafaud
00:56:43Camille Desmoulins
00:56:45dans ses discours
00:56:46c'est ça ses discours
00:56:47alors on dit
00:56:47c'est formidable orateur
00:56:48mais enfin c'est débile
00:56:50c'est un taré
00:56:51et si vous voulez
00:56:52là
00:56:52il faut revenir là-dessus
00:56:54non non mais attendez
00:56:55moi je suis toujours fasciné
00:56:56quand on lit par exemple
00:56:57les livres sur Robespierre
00:56:58tout le monde l'admire
00:56:59mais enfin
00:57:00il faut relire les textes
00:57:01je suis d'accord avec vous
00:57:03je suis un pouton
00:57:03je regarde les textes
00:57:05c'est-à-dire
00:57:05j'ai toujours toutes les œuvres
00:57:07non non
00:57:07mais c'est le privilège
00:57:08c'est le privilège rouge
00:57:11oui
00:57:12non
00:57:12l'expression de Gilles William
00:57:13d'ailleurs
00:57:14non parce qu'on ne met pas
00:57:16les citations
00:57:16c'est-à-dire que
00:57:17on ne sait pas trop
00:57:18ce qu'il a dit
00:57:19quand vous parlez
00:57:20des œuvres complètes
00:57:21de Robespierre
00:57:22personne ne les aime
00:57:23moi je les ai
00:57:23chez moi à la maison
00:57:24d'ailleurs personne
00:57:25c'est en livre ancien
00:57:27parce que personne
00:57:28ne peut lire ça
00:57:28mais l'extrême gauche
00:57:29l'extrême gauche
00:57:30a un objectif
00:57:32l'extrême gauche
00:57:33a un objectif
00:57:33je suis d'accord
00:57:35c'est-à-dire
00:57:35oui l'objectif
00:57:36d'ailleurs on a vu
00:57:37ça s'est passé au Venezuela
00:57:38il n'y a pas besoin
00:57:39d'avoir une majorité
00:57:39d'ailleurs
00:57:40on se débrouille
00:57:41on bourre les urnes
00:57:42on fait des semi-coups d'État
00:57:43et c'est comme ça
00:57:44mais oui
00:57:45mais enfin
00:57:45c'est à nous
00:57:46de prendre les choses en main
00:57:47c'est aux Français
00:57:48de se battre
00:57:49quand on a été directeur
00:57:51de la rédaction
00:57:52combien de temps
00:57:53vous avez été au Nouvelle Obs
00:57:54j'ai travaillé 17 ans
00:57:56Nouvelle Observe
00:57:57j'ai été directeur
00:57:58de la rédaction
00:58:00pendant 3 ans et demi
00:58:01bon
00:58:02on a une petite responsabilité
00:58:03quand même
00:58:03sur ce qui arrive
00:58:04écoutez
00:58:06contrairement
00:58:07à beaucoup de vos copains
00:58:08peut-être
00:58:09on a une petite responsabilité
00:58:12parce que pendant
00:58:13le premier septennat
00:58:14de Mitterrand
00:58:15j'étais interdit
00:58:16d'Élysée
00:58:16ils ne me parlaient pas
00:58:18ils ne m'adressaient pas
00:58:18la parole
00:58:19moi j'ai une relation
00:58:19avec Mitterrand
00:58:20qui date des débuts
00:58:21des années 70
00:58:22quand je suis petit journaliste
00:58:24et vous en parliez
00:58:25dans le Nouvelle Observe
00:58:26et je le suis
00:58:27et c'est comme ça
00:58:28que je le connais
00:58:28et je vois le lettré
00:58:29qui m'offre des livres
00:58:31oui enfin le lettré
00:58:32il n'est pas un petit journaliste
00:58:34il est un proche de Mitterrand
00:58:35à l'époque
00:58:36oui mais j'étais comme ça
00:58:37toujours avec lui
00:58:37je le raconte absolument
00:58:38en tout cas
00:58:39c'est très intéressant
00:58:40et je dis même
00:58:41en tout cas je vous taquine
00:58:42parce que
00:58:43je dis bien
00:58:43que je l'aime bien
00:58:44mais c'est vrai
00:58:46que le Nouvelle Observe
00:58:46vous vous êtes trompé
00:58:47surtout au Nouvelle Observe
00:58:49je ne parle pas de vous
00:58:49vous vous êtes trompé surtout
00:58:50non non mais moi
00:58:50j'écrivais des papiers
00:58:51sur la politique économique
00:58:52si j'ai voté Giscard en 81
00:58:54bien sûr
00:58:54parce que je trouvais
00:58:55le projet socialiste
00:58:56horrible
00:58:57mais c'est ce que je vous dis
00:58:58si je dis que je ne pourrais pas
00:58:59voter à gauche maintenant
00:59:01c'est quand je vois
00:59:01ce que font les socialistes
00:59:02à l'Assemblée Nationale
00:59:03par exemple
00:59:04cette espèce de
00:59:05enfin le pauvre cornu
00:59:07à qui s'il y a d'Assa
00:59:08non non non
00:59:08l'histoire de la
00:59:11par exemple
00:59:12des taxes
00:59:13sur les grandes entreprises
00:59:15ce truc totalement idiot
00:59:17c'est à dire
00:59:17maintenant on leur dit
00:59:18barrez-vous
00:59:19on leur dit barrez-vous
00:59:20évidemment
00:59:20qu'est-ce qu'elles vont faire
00:59:21mais les LR ont qu'à censurer
00:59:22mais c'est tellement bête
00:59:23mais c'est tellement bête
00:59:24les LR ont qu'à censurer
00:59:26alors moi vraiment
00:59:26le livre est formidable
00:59:27je le dis
00:59:28et il est tellement juste
00:59:29par exemple sur les blagues
00:59:30sur le rire
00:59:30ça c'est très intéressant
00:59:31le second degré
00:59:32aujourd'hui
00:59:33l'autocensure
00:59:34on la pratique tout
00:59:36s'il y a une quinzaine d'années
00:59:36pour provoquer le public
00:59:37j'aimais galéger
00:59:38lors de mes conférences en Belgique
00:59:40ma troisième patrie pour l'Arménie
00:59:41à un moment donné
00:59:43je prétendais
00:59:43que l'agglomération
00:59:44du Grand Bruxelles
00:59:44serait bientôt
00:59:45la première république islamique
00:59:46en Europe
00:59:46et alors je déclenchais
00:59:47des rires jaunes
00:59:48des protestations
00:59:49amusées dans la salle
00:59:49aujourd'hui
00:59:51je n'ose plus faire cette blague
00:59:52comme si la ville
00:59:53était déjà tombée
00:59:54entre les mains
00:59:54des frères musulmans
00:59:55sous l'emprise
00:59:56d'une doxa
00:59:56de plus en plus islamisée
00:59:58tandis que sur les trottoirs
00:59:59prolifèrent
01:00:00les femmes
01:00:00sous des voiles noires
01:00:02corbeaux
01:00:03bah oui c'est ça non
01:00:04bah oui bien sûr
01:00:04mais parce que vous dites
01:00:05la réalité
01:00:05bah oui bien sûr
01:00:06bah vous témoignez
01:00:07vous êtes un journaliste
01:00:08vous allez à Londres
01:00:09c'est comme ça aussi
01:00:10bien sûr
01:00:10de ce point de vue d'ailleurs
01:00:11quand on se compare
01:00:13on se console
01:00:14c'est quand même
01:00:15bon bon
01:00:15bon bon
01:00:16bon bon
01:00:16bon bon bon
01:00:16bon bon bon
01:00:16bon bon bon
01:00:17bon bon bon
01:00:17bon bon je voulais vous faire
01:00:18écouter Rachida Dati
01:00:20ce week-end
01:00:20parce que ce qui est intéressant
01:00:21dans Rachida Dati
01:00:22c'est la réaction
01:00:23en l'occurrence
01:00:23de la patronne de Libération
01:00:26et qui rentre beaucoup aussi
01:00:27sur ce qui est Libération
01:00:28moi ça me gêne pas
01:00:29elle a le droit
01:00:29mais écoutez Madame Dati
01:00:30qui a parlé de tolérance zéro
01:00:32la sécurité
01:00:34c'est la première des libertés
01:00:36je recruterai
01:00:375000 policiers municipaux
01:00:39ils seront armés
01:00:40formés
01:00:41équipés
01:00:42ce sera une police
01:00:43de la sécurité
01:00:44et de la tranquillité
01:00:45qui pourront faire
01:00:47un travail
01:00:47de vrais policiers
01:00:48interpellés
01:00:49en flagrant délit
01:00:50pouvoir évidemment
01:00:52aider
01:00:52et évidemment
01:00:53compléter
01:00:54en coopération
01:00:54avec la police nationale
01:00:56je doublerai
01:00:57je doublerai
01:00:58le nombre de caméras
01:00:59de vidéoprotection
01:01:00je créerai un centre
01:01:01de supervision
01:01:02dans chaque arrondissement
01:01:04je sécuriserai
01:01:07les squares
01:01:08les jardins
01:01:08les parcs
01:01:09l'ensemble
01:01:10de l'espace public
01:01:12avec nous
01:01:13ce sera tolérance zéro
01:01:15je vais vous faire écouter
01:01:16Alexandra Schwarzbrot
01:01:17qui est
01:01:18une patronne de Libération
01:01:20qui a évidemment
01:01:21son ronde serviette
01:01:21dans le service public
01:01:22alors que d'autres médias
01:01:23plutôt classés à droite
01:01:24ne l'ont jamais
01:01:25mais l'extrême gauche
01:01:26a le droit
01:01:26d'aller sur le service public
01:01:27et après
01:01:28ce qui m'intéresse
01:01:28c'est pourquoi
01:01:29je voulais vous soumettre
01:01:30cette intervention
01:01:30c'est le journalisme en France
01:01:32puisque vous parlez également
01:01:33de Plenel
01:01:33donc ça c'est un des sujets
01:01:35qui me passionnent
01:01:35parce que forcément
01:01:36ça façonne l'opinion publique
01:01:37les journalistes en France
01:01:39écoutez madame
01:01:40vous la connaissez
01:01:40madame Schwarzbrot
01:01:41Alexandra Schwarzbrot
01:01:43écoutez ce qu'elle dit
01:01:44et elle a évidemment
01:01:45le droit de le dire
01:01:46mais elle est journaliste
01:01:47donc ça en dit aussi
01:01:47beaucoup de militantisme
01:01:49de certains
01:01:50non mais c'est même honteux
01:01:53que Rachida Dati
01:01:54un soit toujours ministre de la culture
01:01:56deux se présente à Paris
01:01:58tranquillement
01:01:58d'ailleurs
01:01:59et n'est pas démissionné
01:02:00de son poste de ministre de la culture
01:02:01pour se présenter à Paris
01:02:03c'est quand même honteux
01:02:04enfin je ne comprends même pas
01:02:06que les parisiens
01:02:09la mettent à ce niveau
01:02:10qu'elle se situe à ce niveau-là
01:02:14dans les sondages
01:02:14parce que c'est une imposture totale
01:02:16et donc il faut que les parisiens
01:02:21et les parisiennes
01:02:21comme dirait Anne Hidalgo
01:02:23j'ai l'impression
01:02:23il faut qu'ils aient conscience
01:02:26de ce qui leur pend au nez
01:02:28enfin là il faut se réveiller
01:02:30imaginons de vivre
01:02:33dans un Paris
01:02:34dirigé par Rachida Dati
01:02:36peut-être avec une alliance
01:02:37avec l'extrême droite
01:02:38puisque c'est très à la mode
01:02:39l'alliance droite-extrême droite
01:02:41et présider dans un pays
01:02:43présidé par le RN
01:02:44vous vous rendez compte
01:02:46imaginons de vivre dans Paris
01:02:47avec Mme Dati
01:02:48je vous assure
01:02:48les gens de gauche
01:02:49ce type de personnes
01:02:51je ne peux pas vous dire autre chose
01:02:53parce qu'on est
01:02:54à un niveau de
01:02:55cette phrase
01:02:56ce n'est pas elle bien sûr
01:02:57mais cette phrase
01:02:58et à un niveau de bêtise
01:02:59je ne parle pas de Mme Schwarzbrot
01:03:01je parle vraiment de ce qu'elle dit
01:03:02imaginons de vivre
01:03:04avec Mme Dati
01:03:05maire de Paris
01:03:06tu as l'impression que c'est
01:03:07les Khmer rouges
01:03:09alors que Libération
01:03:10parce que Mme Schwarzbrot
01:03:12c'est la petite fille
01:03:13de ceux qui ont applaudi
01:03:14dans Libération
01:03:15l'arrivée des Khmer rouges
01:03:17c'est ça l'histoire de Libération
01:03:18ils se sont trompés
01:03:19toujours et tout le temps
01:03:20ouais
01:03:22ouais mais
01:03:24qu'est-ce que vous voulez
01:03:25la réalité aussi
01:03:27c'est que ça
01:03:27reflète
01:03:28un certain affolement
01:03:29parce que
01:03:31Dati
01:03:32enfin moi j'ai eu énormément
01:03:33de problèmes avec elle
01:03:34quand je n'étais pas tendu point
01:03:35on a eu des procès
01:03:36tout ça
01:03:36enfin c'était le journal d'ailleurs
01:03:37et
01:03:38elle a un talent fou
01:03:40et
01:03:41elle va être très dure
01:03:42à arrêter
01:03:43même si elle commence
01:03:44plutôt bas
01:03:45moi je ne sais pas
01:03:46j'ai l'impression
01:03:46que ça va le faire
01:03:47parce que de toute façon
01:03:48il y a quand même
01:03:49au fond
01:03:50à la fin du fin
01:03:51il y a une espèce
01:03:52de ras-le-bol
01:03:53des parisiens
01:03:54qui voit bien
01:03:55qu'il y a un truc
01:03:55qui ne colle pas
01:03:56qu'est-ce qui s'est passé
01:03:58à Paris
01:03:58Richard Millet
01:04:00est-ce que je peux dire
01:04:01Pascal
01:04:02que le hasard fait
01:04:03que sur ce plateau
01:04:04sont réunies
01:04:04les trois seules personnes
01:04:06qui m'ont soutenu
01:04:07pendant mon affaire
01:04:08Elisabeth dans Causeur
01:04:09France qui m'a toujours
01:04:11soutenu depuis
01:04:12et vous-même
01:04:13qui depuis un an et demi
01:04:14voilà
01:04:14me faites l'honneur
01:04:15de
01:04:15je voudrais te poser
01:04:17la question en France
01:04:18quand tu dis
01:04:19la France d'avant
01:04:20j'aimerais que tu expliques
01:04:22un peu ce que ça veut dire
01:04:23la France d'avant
01:04:23parce que
01:04:24l'ennemi
01:04:26à gauche
01:04:26enfin à l'extrême gauche
01:04:27dit que nous sommes
01:04:28passéistes
01:04:29nous sommes des réactionnaires
01:04:30parce que nous valorisons
01:04:31quelque chose
01:04:31qui n'existe plus
01:04:32or il me semble que
01:04:34dans ton esprit
01:04:35comme dans le mien
01:04:35la France d'avant
01:04:36c'est justement
01:04:37ce qui fait les forces
01:04:38vives de ce pays
01:04:40qui est millénaire
01:04:42oui
01:04:42c'est vrai que
01:04:43ça a été
01:04:44la force de ce pays
01:04:45depuis des siècles
01:04:46pendant des siècles
01:04:47alors moi
01:04:48en même temps
01:04:48le côté réactionnaire
01:04:49je suis souvent traité de réaction
01:04:50dans les articles
01:04:51de journaux
01:04:52ça me va très bien
01:04:53tu l'es franchement
01:04:53oui voilà
01:04:54c'est ça
01:04:55je ne vais pas me cacher
01:04:57derrière mon petit doigt
01:04:58oui j'ai toujours eu
01:04:59ce côté réac
01:04:59même
01:05:00au Nouvel Observateur
01:05:02j'étais considéré
01:05:03plutôt comme réac
01:05:04parce que je réagis
01:05:05comme ça
01:05:05mais c'est bien
01:05:05c'est ça
01:05:06c'est dire de réagir
01:05:07aussi contre la foule
01:05:08contre le troupeau
01:05:09mais en même temps
01:05:11évidemment
01:05:12je ne vais pas dire
01:05:13que c'était mieux avant
01:05:14parce que le 20ème siècle
01:05:15tu es bien placé
01:05:16pour le savoir
01:05:17quand on a un peu de culture
01:05:18on sait très bien
01:05:19que c'est l'affreux 20ème siècle
01:05:21les années 70
01:05:22c'était mieux
01:05:22le siècle des
01:05:23les années 70-80
01:05:25étaient mieux
01:05:26oui c'était mieux
01:05:27mais en même temps
01:05:27c'était la bêtise
01:05:28la jeunesse
01:05:29moi j'en étais
01:05:30je faisais partie
01:05:31de cette jeunesse
01:05:31tous mes copains
01:05:32étaient maroïstes
01:05:32d'ailleurs aujourd'hui
01:05:33ils ont des belles situations
01:05:34ils sont devenus autre chose
01:05:35mais enfin
01:05:36ils étaient maroïstes
01:05:36et quand on lisait
01:05:37le petit livre rouge
01:05:38c'était un truc de taré
01:05:39mais c'est moins un culte
01:05:41que les années 50 d'aujourd'hui
01:05:42j'avais 10 ans
01:05:43en 74
01:05:44je pouvais aller
01:05:46à l'école
01:05:47à un kilomètre
01:05:49de mon appartement
01:05:50sans que ma mère
01:05:51s'inquiète
01:05:52si j'étais bien arrivé
01:05:53à l'école
01:05:53ah non mais c'est sûr
01:05:54mais c'est pour ça
01:05:56que j'ai forcément
01:05:58mais c'est peut-être
01:05:59l'âge aussi
01:06:00parce que j'ai l'âge
01:06:00que j'ai
01:06:01il y a de la nostalgie
01:06:02il y a de la nostalgie
01:06:03mais quand on se penche
01:06:04un peu
01:06:05sur ce qui s'est passé
01:06:06franchement
01:06:08surtout moi
01:06:09j'ai eu la chance
01:06:10de vivre
01:06:10d'arriver
01:06:11parce que je suis né
01:06:12en 49
01:06:13mais de Gaulle
01:06:13est arrivé en 58
01:06:14et là je suis désolé
01:06:15mais tout change
01:06:16c'est-à-dire
01:06:17on peut critiquer de Gaulle
01:06:18sur des tas d'aspects
01:06:19de sa politique
01:06:20mais enfin
01:06:21il a complètement
01:06:22le monde médiatique
01:06:23la France
01:06:24avec une croissance
01:06:25n'oubliez jamais
01:06:26tous les tarés aujourd'hui
01:06:27qui font des budgets
01:06:28avec des déficits énormes
01:06:30et qui font pas de croissance
01:06:31comme l'ont fait
01:06:33les macronistes
01:06:34pendant pratiquement
01:06:36deux quinquennats
01:06:38et tous ces tarés
01:06:40je veux dire
01:06:41le monde médiatique
01:06:42il devrait s'incliner
01:06:43devant la France
01:06:45quand elle est bien gérée
01:06:46elle fait de la croissance
01:06:47nous avons eu
01:06:48pendant 10 ans
01:06:50sous de Gaulle
01:06:5011 ans
01:06:51une croissance
01:06:52quasiment à la chinoise
01:06:53avec souvent
01:06:546% de croissance
01:06:55vous vous rendez compte
01:06:56le monde médiatique
01:06:57ça ça m'intéresse
01:06:58alors vous égratignez
01:06:59évidemment
01:06:59Edouard Plenel
01:07:00représentatif de cet état d'esprit
01:07:02aujourd'hui le journaliste
01:07:03néo-trotskiste
01:07:03Edouard Plenel
01:07:04il aime autant
01:07:05les grands principes
01:07:06qu'il abomine l'argent
01:07:07mais seulement chez les autres
01:07:08ah oui parce que lui
01:07:09lui il prend
01:07:10c'est un gouinf
01:07:11comme tout ce qu'il a dénoncé
01:07:12au long de sa carrière
01:07:13il est devenu multimillionnaire
01:07:15après la vente
01:07:15à son équipe de ses parts
01:07:16dans Mediapart
01:07:17le site d'information
01:07:18qu'il avait fondé
01:07:19les affaires sont les affaires
01:07:20les affaires sont les affaires
01:07:23surtout pour l'ultra-gauche
01:07:25qui protégé par son emplacement
01:07:26au coeur du candidien
01:07:27peut laisser libre cours
01:07:28à sa cupidité
01:07:29sans avoir jamais
01:07:30de compte à rendre
01:07:31mais évidemment
01:07:32que Rodolphe Bellemare
01:07:33que j'ai cité tout à l'heure
01:07:34n'est pas Edouard Plenel
01:07:35mais ce qui m'intéresse
01:07:36c'est cet espace médiatique
01:07:38quand par exemple
01:07:39je lis
01:07:40et je vais répéter
01:07:42ce que dit Bellemare
01:07:42nous ne souhaitons pas
01:07:43attiser les tensions
01:07:44essoufflées sur les braises
01:07:45et que je commentais cela
01:07:47en disant tout à l'heure
01:07:48il y a des tensions
01:07:49ignorons-les
01:07:50il y a des braises
01:07:50laissons-les brûler
01:07:52c'est ce que nous dit
01:07:53le patron de TF1
01:07:54qui influence forcément la France
01:07:55je ne veux pas mettre
01:07:56de l'huile sur le feu
01:07:57etc
01:07:58bon moi je dis un journaliste
01:07:59ça témoigne de la réalité
01:08:00point
01:08:00point
01:08:01comment vous expliquez
01:08:03tout ce système
01:08:05qui tient en place
01:08:06et qui ne veut pas voir
01:08:07la réalité
01:08:08ça ne peut pas marcher
01:08:10parce qu'on a des exemples
01:08:12autour de nous
01:08:12où ça a fonctionné
01:08:13comme ça
01:08:14je pense
01:08:14on a parlé tout à l'heure
01:08:16de la Belgique
01:08:16mais également
01:08:17le Royaume-Uni
01:08:18c'est un peu la même chose
01:08:20et au bout d'un certain temps
01:08:21d'ailleurs
01:08:21vous avez une distorsion
01:08:23terrible entre
01:08:24les populations
01:08:25et ce que vous appelez
01:08:26le système
01:08:27enfin c'est aussi le média
01:08:28pourquoi font-ils ça
01:08:30ça m'intéresse
01:08:31parce que si vous les prenez
01:08:32en tête à tête
01:08:33ils seront d'accord avec vous
01:08:34il n'y aura pas de soucis
01:08:35ils vous diront
01:08:36mais évidemment
01:08:36tu as raison
01:08:37mais pourquoi
01:08:38ça se termine toujours
01:08:39après
01:08:39oui je suis d'accord
01:08:40mais on ne peut pas le dire
01:08:41on ne peut pas le dire
01:08:42mais pourquoi
01:08:43parce que
01:08:44c'est une espèce de terreur douce
01:08:47ou de tyrannie douce
01:08:48je ne sais pas comment appeler ça
01:08:49Tocqueville a une belle phrase
01:08:51écoutez nous on dit les choses
01:08:52on dit les choses
01:08:53bien sûr c'est notre métier
01:08:54notre métier c'est de voir les choses
01:08:56c'est de dire ce qui se passe
01:08:57mais aussi de dire les choses
01:09:01parce que c'est vrai
01:09:01de ce point de vue
01:09:04la France a beaucoup progressé
01:09:05parce que moi j'ai connu une époque
01:09:07où il ne fallait pas dire
01:09:08où il y avait un type
01:09:09qui revenait de banlieue
01:09:11où il y avait des choses horribles
01:09:12ou du RSS
01:09:12tout le monde disait
01:09:13ou du RSS
01:09:13ou de démocratie populaire quelconque
01:09:17ou de la Chine
01:09:18ou par exemple
01:09:19je me souviens Olivier Todd
01:09:20ce grand journaliste
01:09:22quand il avait suivi
01:09:23le Vietcong
01:09:24pour le Nouvel Observateur
01:09:25il est rentré
01:09:26ses articles étaient un peu caviar
01:09:27Thomas Bonnet
01:09:27ça ça fait un très scandale
01:09:28je pense que
01:09:29là c'est très intéressant
01:09:30c'est à dire que je pense
01:09:31à mon avis
01:09:32qu'ils ont peur
01:09:32que de témoigner du réel
01:09:34annonce finalement
01:09:36ce qui va se produire
01:09:37et c'est exactement
01:09:37la question qui a été posée
01:09:38à Alexandre Devecchio
01:09:39qu'on reçoit souvent ici
01:09:40samedi soir
01:09:40sur le thème du service public
01:09:41on lui a dit
01:09:42le même procès qu'on a fait
01:09:43à Éric Zemmour
01:09:44pendant des années
01:09:44est-ce que vous n'allez pas
01:09:45déclencher la guerre civile
01:09:47par rapport à ce que vous
01:09:47lui il témoigne
01:09:48de ce qui se passe
01:09:49dans les quartiers
01:09:49dans la banlieue
01:09:50et en fait je pense
01:09:50qu'ils ont peur
01:09:51d'être à la fois
01:09:53annonciateurs
01:09:54et déclencheurs
01:09:54et d'ailleurs ça me permet
01:09:55de rendre hommage
01:09:56si vous permettez
01:09:56à Laurent Oberton
01:09:57qui en 2013
01:09:58publiait
01:09:58la France Orange Mécanique
01:09:59conspuée dans l'espace médiatique
01:10:01qui avait juste vu
01:10:02les choses avant
01:10:03mais Alexandre Devecchio
01:10:04il était remarquable
01:10:05samedi soir
01:10:06il a fait une masterclass
01:10:07mais vous
01:10:07vous êtes un des rares
01:10:08qui arrivez
01:10:09à être entendu
01:10:11sur toutes les chaînes
01:10:12j'ai l'impression
01:10:12que vous êtes présent
01:10:13sur le service public
01:10:14vous allez dans l'émission quotidienne
01:10:15ils vous invitent
01:10:16pour ce livre là
01:10:17oui
01:10:17ils m'ont invité
01:10:18donc voilà
01:10:18donc vous êtes un des rares
01:10:20quand même
01:10:20et je suis toujours
01:10:21très bien traité
01:10:22oui
01:10:22donc c'est
01:10:23c'est intéressant
01:10:25c'est le privilège
01:10:26de l'âge
01:10:27et du talent
01:10:28pour vous aussi
01:10:28vous verrez
01:10:29dans quelques dizaines d'années
01:10:33vous verrez
01:10:33vous serez bien accueillis partout
01:10:35parce que
01:10:35bon moi
01:10:36de toute façon
01:10:36je ne fais plus peur
01:10:37à personne
01:10:38oui mais en fait
01:10:40vous dites les choses
01:10:41je voulais vous faire écouter
01:10:44également
01:10:44le sujet
01:10:45sur la grande mosquée
01:10:46avec Gabriel Souleka
01:10:48parce que
01:10:49vous êtes au courant
01:10:49de ça par exemple
01:10:50cet homme
01:10:51qui a été
01:10:52qui a fait une conférence
01:10:54dans la grande mosquée
01:10:56sur l'histoire
01:10:57de la guerre d'Algérie
01:10:58qui a dit
01:10:58n'importe quoi
01:10:59n'importe quoi
01:11:01et Pauline Trevzer
01:11:02mais là aussi
01:11:03dans l'espace médiatique
01:11:05on ne souligne pas ça
01:11:06vous imaginez
01:11:07je dis toujours la même chose
01:11:08si c'était un auteur
01:11:09d'extrême droite
01:11:10reçu quelque part
01:11:11je ne sais pas où
01:11:12alors que c'est du négationnisme
01:11:13c'est du négationnisme
01:11:15écoutez le sujet
01:11:16de Pauline Trevzer
01:11:17le 19 novembre dernier
01:11:20Gabriel Souleka
01:11:22écrivain
01:11:23et militant algérien
01:11:24intervient au sein même
01:11:26de la grande mosquée
01:11:27de Paris
01:11:28pour parler de son livre
01:11:29intitulé
01:11:30Insoumis
01:11:31Algérie
01:11:32histoire d'une guerre
01:11:33lors de cette conférence
01:11:34l'écrivain mettant en parallèle
01:11:36les morts de la guerre d'Algérie
01:11:37avec celle de la Shoah
01:11:391,5 million de morts
01:11:41pendant 8 ans
01:11:41la guerre la plus longue
01:11:43du 20ème siècle
01:11:43plus longue que celle d'Indochine
01:11:45plus longue que la seconde guerre mondiale
01:11:461,5 million de morts
01:11:48c'est un chiffre effarant
01:11:51ça dépasse les 1 million de morts
01:11:53de la Shoah
01:11:53dont on nous parle
01:11:55de manière systématique
01:11:56en réalité
01:11:58plus de 6 millions de personnes
01:11:59ont été tuées pendant la Shoah
01:12:01mais cette conférence
01:12:02des mercredis du savoir
01:12:04sera retransmise
01:12:05en direct
01:12:05sur la chaîne YouTube
01:12:06de la grande mosquée de Paris
01:12:08et la vidéo
01:12:09est toujours visible aujourd'hui
01:12:11cette minimisation
01:12:13du nombre de victimes
01:12:14est intolérable
01:12:15pour la LICRA
01:12:16qui dénonce également
01:12:17l'absence
01:12:18de réaction
01:12:19de la grande mosquée
01:12:19c'est totalement
01:12:21inimaginable
01:12:23qu'une telle institution
01:12:24puisse laisser dire
01:12:26sans réagir
01:12:26sans corriger
01:12:28sans faire de démenti
01:12:30aujourd'hui encore
01:12:31de tels propos
01:12:32c'est pas la LICRA
01:12:33qui s'en émeut
01:12:34c'est la république
01:12:35toute entière
01:12:35qui doit s'en émouvoir
01:12:37la commission juridique
01:12:38de la LICRA
01:12:39a été saisie
01:12:40les faits
01:12:41devraient être dénoncés
01:12:42au parquet
01:12:42dans la semaine
01:12:43contacté
01:12:44la grande mosquée de Paris
01:12:46n'a pas répondu
01:12:47à nos sollicitations
01:12:48pour l'heure
01:12:49aucune excuse publique
01:12:51n'a été faite
01:12:51par son recteur
01:12:53mercredi du savoir
01:12:54François-Olivier Gisbert
01:12:55tout ça c'est un mélange
01:12:56d'abjections
01:12:57et de bêtises
01:12:58et ce qui me frappe
01:12:59dans ces histoires
01:13:00notamment concernant
01:13:01le colonialisme
01:13:02c'est l'inculture totale
01:13:04crasse
01:13:05enfin l'ignorance
01:13:05ces pauvres gens
01:13:06ils ne savent pas
01:13:07par exemple
01:13:07notamment ces Algériens
01:13:09Théboune je ne sais pas
01:13:10enfin il n'a pas la tête
01:13:11de quelqu'un
01:13:11qui a lu beaucoup de livres
01:13:12dans sa vie
01:13:12enfin il a surtout
01:13:14pris du fric
01:13:14à mon avis
01:13:14quand il était
01:13:15ministre du Lejeun
01:13:16etc
01:13:17bon
01:13:17Théboune
01:13:18franchement
01:13:20ses discours
01:13:21sur la colonisation
01:13:22la France
01:13:23elle a colonisé l'Algérie
01:13:25oui
01:13:25mais avant
01:13:26on ne parle pas
01:13:27de l'Empire Romain
01:13:28on ne parle pas
01:13:29des Byzantins
01:13:30on ne parle pas
01:13:31des Vandales aussi
01:13:31des Vandales
01:13:33qui sont passées
01:13:33d'ailleurs partout en Europe
01:13:34enfin qui ont aussi
01:13:35colonisé l'Algérie
01:13:36enfin ce qui n'était pas
01:13:37encore l'Algérie
01:13:38parce que c'était
01:13:39ce que j'allais vous dire
01:13:39moi je ne veux pas
01:13:40rentrer là-dedans
01:13:41mais c'était pas l'Algérie
01:13:42attendez
01:13:42attendez
01:13:43la colonisation
01:13:44elle est vieille
01:13:45comme le monde
01:13:45et nous-mêmes
01:13:46nous avons été colonisés
01:13:47par les Romains
01:13:48on n'est pas là toujours
01:13:49en train de pleurnicher
01:13:49en disant
01:13:50on veut des réparations
01:13:51à l'Italie par exemple
01:13:52on pourrait très bien faire ça
01:13:53on a été colonisés
01:13:54par les Francs
01:13:54qui venaient de Germanie
01:13:55on pourrait demander aussi
01:13:56des sous à l'Allemagne
01:13:57il faut dire l'Allemagne
01:13:57nous a aidé souvent
01:13:58enfin financièrement
01:13:59ces dernières années
01:14:00donc si vous voulez
01:14:01le vrai sujet
01:14:03aussi là-dedans
01:14:04c'est l'inculture crasse
01:14:05comment un type
01:14:06comme ça
01:14:07enfin l'espèce
01:14:08de personnage ridicule
01:14:09qu'on a vu
01:14:10à Séné
01:14:10c'est une fausse vérité
01:14:11comment est-ce qu'il peut
01:14:13parler devant un public
01:14:15qui ne va pas
01:14:15à un moment donné
01:14:16dire
01:14:16parce que c'est un militant
01:14:17France
01:14:17c'est un militant
01:14:19je parle de l'audience
01:14:20on peut dire
01:14:22n'importe quoi
01:14:23parce qu'on a affaire
01:14:25à des pages blanches
01:14:27c'est-à-dire des gens
01:14:28qui n'ont aucune culture
01:14:29là on revient aussi
01:14:30sur le problème de l'école
01:14:31je suis d'accord
01:14:32je suis désolé
01:14:32parce que moi
01:14:33quand j'étais gosse
01:14:34à l'école
01:14:35ça revient souvent
01:14:36d'ailleurs
01:14:36ma professeure de français
01:14:38madame Acké
01:14:38elle avait toujours une blague
01:14:40sur nous avons été colonisés
01:14:42par les romains
01:14:42d'ailleurs heureusement
01:14:43parce qu'on a quand même
01:14:44une belle langue
01:14:44avec le latin
01:14:45le latin vulgaire
01:14:46et puis le latin classique
01:14:47enfin tout ça a été mélangé
01:14:49puis après les francs
01:14:50ont mis un peu
01:14:50leur langue aussi dedans
01:14:52puis après c'est les italiens
01:14:53qui s'en sont mêlés
01:14:53mais bon
01:14:54la colonisation
01:14:57ce n'est pas juste
01:14:59les pauvres algériens
01:15:00tout le monde a été colonisé
01:15:01les français les premiers
01:15:02et l'Espagne
01:15:03elle pourrait gueuler aussi
01:15:04sur le
01:15:05oui c'est ça
01:15:07c'était paraît-il
01:15:09le paradis
01:15:09les homéliens
01:15:10mais enfin franchement
01:15:11ce n'était pas terrible
01:15:11pour les pauvres espagnols
01:15:12ils ont été colonisés longtemps
01:15:14le chiffre d'un million et demi
01:15:15qu'il donne
01:15:16n'est pas juste
01:15:17c'est-à-dire
01:15:17c'est un chiffre
01:15:19c'est un million
01:15:20oui et on est plus
01:15:22maximum
01:15:22c'est très contesté
01:15:24oui c'est très contesté
01:15:25le chiffre officiel français
01:15:26c'est 300 000
01:15:27voilà
01:15:28bon alors
01:15:28mais lui il donne le chiffre
01:15:30du gouvernement algérien
01:15:31parce que c'est un militant algérien
01:15:33et qui poursuit une stratégie
01:15:34n'oubliez pas non plus
01:15:35que l'Algérie
01:15:36était colonisée
01:15:37par les arabes
01:15:37c'est un pays berbère
01:15:39ce sont les berbères
01:15:41c'est-à-dire
01:15:42les kabiles
01:15:43les mosabites
01:15:44la chanson
01:15:44la chanson
01:15:45moi je trouve que c'est un des chapitres
01:15:46les plus formidables
01:15:48la chanson
01:15:48ça c'est pour vous ça
01:15:49oui
01:15:49parce que vous trouvez
01:15:51que la chanson française
01:15:52la chanson française
01:15:54alors d'abord
01:15:55vous trouvez qu'elle n'est pas
01:15:56au rendez-vous aujourd'hui
01:15:57très sévère
01:15:58personne n'est d'accord avec moi
01:16:00mais je persiste
01:16:01mais bon
01:16:01et alors là
01:16:02vous y voyez le symptôme
01:16:04en fait de cette france
01:16:05je suis très triste
01:16:06là-dessus
01:16:07parce que c'est vrai que
01:16:07c'est une période
01:16:09quand on se baladait
01:16:11à l'époque
01:16:12moi je circulais beaucoup
01:16:13dans le monde
01:16:13pour le nouvel observateur
01:16:15d'ailleurs
01:16:15et c'est vrai que partout
01:16:16on entendait
01:16:17des chansons françaises
01:16:18et puis ces chansons françaises
01:16:19justement
01:16:20les airs de Gilbert Bécot
01:16:21etc
01:16:22c'était repris quand même
01:16:23par s'il vous plaît
01:16:24Franck Sinatra
01:16:25Elvis Presley
01:16:26enfin tout le monde s'y mettait
01:16:27et pas seulement
01:16:28Sacha Distel
01:16:29énorme star aux Etats-Unis
01:16:30parce que bon
01:16:31tout le monde
01:16:32mais il y a des chansons
01:16:32chanteurs français aujourd'hui
01:16:33Vianney c'est un chanteur français
01:16:35Jules c'est un chanteur français
01:16:36oui alors dans le monde entier
01:16:38Gims
01:16:39Maître Gims
01:16:40c'est un chanteur français
01:16:41non non non
01:16:42c'est quand même pas brassant
01:16:43là il fait
01:16:45le travail de journaliste
01:16:46c'est-à-dire
01:16:46on prêche le faux
01:16:47pour savoir
01:16:48non mais Gims
01:16:48il a fait plus
01:16:50il est allé en 5 jours
01:16:51il a fait plus
01:16:52que Johnny Hallyday
01:16:52oui mais c'est en France
01:16:54je parle moi
01:16:55de ce côté universaliste
01:16:57de la chanson française
01:16:58c'est-à-dire que
01:16:59des gens qui travaillaient
01:17:00le texte
01:17:01et la mélodie
01:17:01des chansons par exemple
01:17:02regarder
01:17:03Petits bijoux
01:17:03comment mener moi
01:17:04de Charles Aznavour
01:17:05etc
01:17:06et ce sont des chansons
01:17:07qui avec la langue française
01:17:09avec la musique
01:17:11se répandaient partout
01:17:12dans le monde
01:17:13c'est absolument miraculeux
01:17:14et ça ça n'existe plus
01:17:15évidemment que ça n'existe plus
01:17:17vous savez très bien
01:17:17je le cite d'ailleurs
01:17:21je voulais vous faire écouter
01:17:24Emmanuel Macron
01:17:25je voulais vous faire écouter
01:17:26vous me direz
01:17:27ce que vous pensez
01:17:27d'Emmanuel Macron
01:17:27alors là j'ai entendu
01:17:28Xavier Niel
01:17:29là ça c'est extraordinaire
01:17:30en fait on n'avait pas compris
01:17:32il est trop intelligent Macron
01:17:33c'est pour ça que ça ne marche pas
01:17:34ça c'est génial
01:17:35c'est-à-dire qu'on avait
01:17:36un président normal
01:17:37c'était François Hollande
01:17:38et là on a un président
01:17:39qui est trop intelligent
01:17:40non je ne suis pas d'accord
01:17:40les français ont toujours dit
01:17:43c'était ça la grande rumeur
01:17:45quand il est très intelligent
01:17:46et je me souviens à ma femme
01:17:48c'était il y a longtemps
01:17:49c'était il y a 7 ans
01:17:50j'ai entendu dire plusieurs fois
01:17:51elle disait toujours d'ailleurs
01:17:52il n'y a pas plus con
01:17:53qu'un type intelligent
01:17:54et je crois que c'est intéressant
01:17:54qui disait ça ?
01:17:55ma femme
01:17:56bah oui
01:17:56alors écoutez ce que dit
01:17:58Xavier Niel
01:17:59et je vous fais réagir
01:18:00et vous me dites
01:18:01ce que vous pensez de Macron
01:18:01je crois que j'ai réussi
01:18:05je m'en suis pas mal sorti
01:18:07professionnellement
01:18:07parce que je ne suis pas intelligent
01:18:08les gens me regardent
01:18:09quand je leur dis ça
01:18:10tout à l'heure il nous a dit
01:18:11que c'était un gros loser
01:18:12maintenant il me dit
01:18:12qu'il n'est pas intelligent
01:18:13mais je pense que c'est super important
01:18:16et quand tu te poses trop de questions
01:18:18tu ne fais plus rien
01:18:18tu vois je parlais cette semaine
01:18:20avec un garçon
01:18:21qui était
01:18:22qui a fait polytechnique
01:18:23qui est en train de partir
01:18:24pour faire
01:18:25il y avait Louis le Grand
01:18:26polytechnique
01:18:27qui est en train de partir
01:18:27à UCL en Angleterre
01:18:29et il me dit
01:18:29je veux devenir entrepreneur
01:18:30ok super
01:18:31mais il me dit
01:18:32mais d'abord
01:18:32il faut que je fasse UCL
01:18:33et puis après
01:18:34il faut que j'aille travailler
01:18:35etc
01:18:35et si tu veux
01:18:36bah oui réfléchis trop
01:18:38parce qu'il est trop intelligent
01:18:39et que si globalement
01:18:41j'ai envie de me dire
01:18:42maintenant je vais créer
01:18:42une boîte de fabrication
01:18:43de gants de box
01:18:44soit je me lance
01:18:46et j'en fabrique
01:18:46et je fonce
01:18:47puis je prends les problèmes
01:18:48et c'est pas grave
01:18:49mais bon j'ai une chance
01:18:50de réussir
01:18:50soit je commence à faire
01:18:51une étude de marché
01:18:52à me gratter la tête
01:18:53à dire ouais mais bon
01:18:54il y a un marché
01:18:54il y en a un qui est archi dominant
01:18:56enfin tu vois
01:18:56à te poser trop de questions
01:18:57je vois pas comment t'arrivais à émerger
01:18:59donc Macron est trop intelligent
01:19:03ouais enfin c'est une sorte
01:19:06de jeu de mot
01:19:08je sais pas
01:19:09je pense qu'il croit pas
01:19:10lui-même ce qu'il dit
01:19:11mais quand il dit
01:19:12j'ai réussi
01:19:13parce que je suis pas intelligent
01:19:14ça je pense qu'il est sincère
01:19:16évidemment qu'il est intelligent
01:19:18Gavieniel
01:19:18il est intelligent
01:19:19comme tous ses grands patrons
01:19:21et puis comme tout le monde
01:19:22en fait
01:19:23comme tout le monde
01:19:23et le problème
01:19:25c'est vous voyez
01:19:25des gens
01:19:25je pense que tout le monde
01:19:26a à peu près la même intelligence
01:19:27c'est vrai
01:19:28oui oui oui
01:19:30oui oui
01:19:31non
01:19:32il met tout le monde
01:19:33dans un chapeau
01:19:33tout le monde
01:19:34tout le monde a à peu près
01:19:35la même
01:19:35simplement
01:19:36il y en a qui s'en servent mieux
01:19:37de leur intelligence
01:19:38et notamment
01:19:38on sait très bien
01:19:39que l'une des façons
01:19:41de réussir dans la vie
01:19:42c'est d'avoir
01:19:42un objectif dans la journée
01:19:44de faire que cet objectif
01:19:45et de passer à autre chose
01:19:46ceux qui ne réussissent pas
01:19:47en fait très souvent
01:19:48les gens qui ont réussi
01:19:48c'est qu'ils l'ont voulu
01:19:49sont ceux qui font plein
01:19:50tout en même temps
01:19:51le en même temps d'ailleurs
01:19:53et c'est à dire
01:19:54il veut tout faire
01:19:55donc il ne fait rien
01:19:55il ne délègue pas
01:19:57il fait tout lui-même
01:19:58évidemment ça ne marche pas
01:19:59il peut éviter
01:19:59cette idée d'un objectif
01:20:00il a l'impression
01:20:01bien sûr
01:20:01non non mais son gros problème
01:20:02son gros problème
01:20:04c'est qu'il se croit
01:20:05enfin il est trop intelligent
01:20:06il se croit trop intelligent
01:20:07et en fait voilà
01:20:08il est comme nous le pauvre
01:20:10et il est en train
01:20:10de s'en rendre compte
01:20:11aujourd'hui
01:20:11mais comme c'est un peu dur
01:20:13évidemment il vit dans
01:20:14un monde parallèle
01:20:14en ce moment
01:20:15où il n'a plus que
01:20:16comment dire
01:20:17comme interlocuteur
01:20:18que Poutine et Trump
01:20:20mais ça ne va pas marcher
01:20:22il faudrait bien
01:20:22qu'il redescende sur Terre
01:20:23à un moment donné
01:20:24bon en tout cas
01:20:24ce livre
01:20:26alors je ne sais pas
01:20:27comment vous écrivez
01:20:28combien d'heures
01:20:28vous écrivez par jour
01:20:29je travaille beaucoup
01:20:30mais vous êtes
01:20:32incroyablement doué
01:20:33c'est injuste
01:20:34c'est scandaleux
01:20:34non non non
01:20:34c'est le travail
01:20:35c'est beaucoup travaillé
01:20:36par exemple
01:20:37je recris énormément
01:20:38là la page qui est publiée
01:20:40c'est la quantième page
01:20:41parce que Dormeson disait
01:20:43c'est la huitième
01:20:44ou neuvième page
01:20:44à force de réécrire
01:20:45vous c'est un jet
01:20:47ou c'est
01:20:47non non
01:20:47il y a un jet
01:20:48d'ailleurs
01:20:49il y a un ancien éditeur
01:20:52qui dit
01:20:52qui sait très bien
01:20:53comment je travaille
01:20:53je fais un jet
01:20:54mais après j'appelle ça
01:20:55work in progress
01:20:56c'est comme ça d'ailleurs
01:20:57c'est toujours work in progress
01:20:58je réécris
01:20:59je réécris
01:20:59je réécris
01:21:00et surtout j'ai un moment
01:21:01final d'ailleurs
01:21:02pour ce livre
01:21:03il y a eu la même chose
01:21:03d'ailleurs c'est toute la partie
01:21:04sur Macron que j'ai enlevé
01:21:05parce que l'éditeur m'a dit
01:21:07mais qui s'intéresse
01:21:07effectivement
01:21:08j'en ai laissé un peu
01:21:09j'en ai laissé un peu
01:21:10mais je coupe
01:21:11c'est terminé
01:21:12et je refais
01:21:13je refais
01:21:13c'est terminé
01:21:14Jean-Marc Morandini est là
01:21:15qui nous donne le programme
01:21:17on va revenir
01:21:18vous en avez parlé un petit peu
01:21:19sur l'omerta
01:21:19concernant les incidents
01:21:20d'hier soir dans Paris
01:21:21parce qu'on a regardé
01:21:22les médias ce matin
01:21:23il n'y a quasiment aucun média
01:21:24télé en tout cas
01:21:25et public a fortiori
01:21:27qui parle des incidents
01:21:28qui se sont déroulés cette nuit
01:21:29et puis en fin d'émission
01:21:30on va sourire
01:21:31on va s'aérer la tête un petit peu
01:21:32on va recevoir Mister France
01:21:33en direct
01:21:33qui a été élu ce week-end
01:21:34et il y a deux choses
01:21:35dont on n'a pas parlé
01:21:36dans les médias mainstream
01:21:37c'est la manifestation
01:21:39pour la vie
01:21:40dans Paris
01:21:42et contre l'euthanasie
01:21:43sous les radars
01:21:44et effectivement
01:21:45ce qui s'est passé
01:21:45cette nuit dans Paris
01:21:47Laurent Capra
01:21:48était à la réalisation
01:21:49merci Rémi
01:21:49à la vision
01:21:50Timour était au son
01:21:51Marine Lançon
01:21:52Héloïse Tertrait
01:21:53toutes ces émissions
01:21:54sont à retrouver
01:21:55sur CNews.fr
01:21:56voyage dans la France d'avant
01:21:58vous pouvez aller au guichet
01:21:59peut-être
01:22:00essayer de prendre un billet
01:22:01c'est pas gagné
01:22:02merci
01:22:03C'était bien
01:22:05c'était bien avant
01:22:06exactement
01:22:06c'était bien
01:22:07c'était bien avant
01:22:07on vous embrasse
01:22:08à ce soir
01:22:09c'était bien avant
01:22:10c'était bien avant
01:22:11c'était bien avant
01:22:12c'était bien avant
01:22:13c'était bien avant
01:22:14d'être dans la France
01:22:14c'était bien avant
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