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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00Bonjour à tous, il est 8h59, dans une seconde nous allons développer toutes les actualités et notamment ce qui se passe en Iran.
00:00:10Et on est heureux de retrouver, parce qu'il nous a manqué lundi et mardi, M. Vincent Herouette, le monde est en ébullition et vous n'étiez pas là.
00:00:19Donc comment vouliez-vous que nous ayons la bonne analyse ?
00:00:22Il faut le visiter le monde, ça prend du temps.
00:00:25Et vous étiez peut-être effectivement une valise à la main. Mais à 9h, c'est Alice Sommerer qui nous donne désormais à leur pile les informations. Alice, c'est à vous.
00:00:40Les agriculteurs ont quitté la capitale tôt ce matin. Les représentants de la FNSEA et de la FDSEA ont été reçus cette nuit par la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard.
00:00:50Le gouvernement a promis une loi d'urgence qui sera présentée en mars. Elle est destinée à répondre à plusieurs revendications agricoles centrées sur l'eau, la prédation du loup et les moyens de production.
00:01:01C'est un plan exceptionnel à plus de 300 millions d'euros.
00:01:05En lien avec cette actualité, les députés examineront aujourd'hui deux motions de censure contre le Mercosur.
00:01:11Elles ont été déposées par la France Insoumise et le Rassemblement National.
00:01:14Les deux partis dénoncent l'hypocrisie de la position française sur cet accord.
00:01:19Malgré l'opposition unanime de la classe politique à l'accord, ces deux motions ont peu de chances d'être adoptées sans le soutien du Parti Socialiste et des Républicains.
00:01:27Dans l'actualité internationale, Donald Trump menace de frapper très fort l'Iran.
00:01:32Il a posté un message de soutien aux manifestants.
00:01:35« Patriotes iraniens, continuez de protester. Reprenez le contrôle de vos institutions. »
00:01:39Voilà ce qu'il a écrit. Il a ajouté que les assassins paieront et qu'il a annulé toutes ces rencontres avec les responsables iraniens jusqu'à ce que le massacre soit fini.
00:01:49Aujourd'hui, comme chaque année, l'ONG Portes Ouvertes publie ces données concernant la persécution des chrétiens dans le monde.
00:01:55Ce sont près de 5000 chrétiens qui ont été assassinés en 2025.
00:01:59Des chiffres inquiétants qui révèlent qu'il est de plus en plus difficile de vivre sa foi.
00:02:04La Corée du Nord, la Somalie et le Yémen sont les trois pays où les chrétiens sont les plus ciblés.
00:02:08Un peu d'économie à présent.
00:02:11Les touristes qui ne sont pas européens paieront plus cher l'accès à certains lieux touristiques en France.
00:02:16Ça concerne par exemple le musée du Louvre, le château de Versailles ou celui de Chambord.
00:02:20Une mesure annoncée en décembre dernier qui entre en vigueur aujourd'hui.
00:02:23L'objectif est de financer la rénovation du patrimoine français et notamment l'immense chantier du Louvre.
00:02:29Et puis on ne pouvait pas finir ce journal sans parler du Figaro qui fête ses 200 ans.
00:02:33Le journal fondé le 15 janvier 1826 célèbre son bicentenaire avec une exposition exceptionnelle au Grand Palais.
00:02:41Des festivités qui commencent aujourd'hui et se termineront vendredi.
00:02:44Hier soir, de nombreuses personnalités étaient présentes pour l'inauguration.
00:02:47Merci beaucoup Alice Sommerer.
00:02:51Bonjour à tous.
00:02:52Donc sur Europe 1 jusqu'à 10h pour l'heure des pros et sur ses lieux jusqu'à 10h30.
00:02:59Moins de naissances que de décès en France pour la première fois depuis 1944.
00:03:04Moins de couffins, plus de cercueils.
00:03:07Et chacun y va de son explication.
00:03:09Raison économique, raison écologique, raison philosophique.
00:03:13Crainte de l'avenir, égoïsme galopin, individualisme forçonné, peur de l'engagement, peur de l'amour, peur du mariage, peur de tout.
00:03:22Eh bien, je voulais vous dire quelque chose ce matin et je m'adresse à ceux qui n'ont pas d'enfant et qui sont en âge de les avoir.
00:03:30Faites-en.
00:03:31Croyez-moi, vous ne le regretterez jamais.
00:03:34Quand les moments sont parfois difficiles, quand il arrive qu'on se sente un peu seul, le réconfort des enfants, pas seulement bien sûr, mais le réconfort des enfants, les regarder, les écouter, les accompagner, donne un sens à tout ça.
00:03:52Évidemment, petits enfants, petits problèmes.
00:03:56Et grands enfants, grands problèmes.
00:03:58Mais c'est la vie.
00:04:00Et tant que leur santé va, tout va.
00:04:03Pardonnez cette banalité.
00:04:05Les parents que je connais ne regrettent jamais d'avoir des enfants.
00:04:10Alors, au boulot, jeunes gens, la France compte sur vous.
00:04:15Il est 9h03, on est avec Sabrina Medjobber, Eric Nolot, Georges Fenech, Vincent Herouet, Thomas Bonnet.
00:04:23Thomas, vous avez des enfants ?
00:04:24Non.
00:04:26Ah oui, ça va, il y a 40 ans.
00:04:30Faites des gosses.
00:04:33Tous ceux qui ont des enfants ne regrettent jamais d'avoir des enfants.
00:04:38Nous sommes d'accord, Vincent Herouet.
00:04:40Non, non, non, jamais.
00:04:45Non, mes enfants, c'est le preneur de ma vie.
00:04:48Bon, évidemment.
00:04:49Voilà, donc faites des enfants.
00:04:52Voilà, et ne vous posez plus.
00:04:54Voilà, si on commence à se poser des questions, voilà.
00:04:57Mais jeunes gens, oui.
00:04:59Jusqu'à quel âge, Laurent ?
00:05:00Jusqu'à quel âge ?
00:05:01Jusqu'à quel âge, on les aime.
00:05:05Jusqu'à quel âge, on les fait.
00:05:07Jusqu'à quel âge, on les fait.
00:05:10Pour une femme, c'est assez clair.
00:05:13Pour un homme, a priori, vous pouvez aller jusqu'à la fin des femmes.
00:05:18Robert de Niro vient d'avoir un enfant.
00:05:19Il est octogène.
00:05:20En fait, je n'ai pas de jugement moral à avoir de dire aux uns et aux autres,
00:05:24si vous voulez avoir un enfant à 80 ans, je vous dis, je ne suis pas un juge.
00:05:30Bon, en tout cas, on en parlera tout à l'heure, parce que c'est l'info quand même du jour.
00:05:33C'est la première fois depuis 1944.
00:05:36Donc, ce n'est pas rien.
00:05:37Ça veut dire quelque chose.
00:05:38Alors, toutes les explications, je les entends.
00:05:40Bon, c'est toujours difficile d'en avoir qu'une.
00:05:42Je ne sais pas si vous en avez une, si vous en privilégiez une ou pas.
00:05:45À part que c'est foutu.
00:05:47Oh !
00:05:48Mais chaque fois qu'il y a un argument qui va dans le sens de c'est foutu,
00:05:51vous le développez pendant un quart d'heure.
00:05:53Et quand je trouve la conclusion, comment vous pouvez dire ça ?
00:05:55Les Français ne veulent pas travailler, ne veulent pas faire l'amour, ne veulent pas faire d'enfant.
00:05:59Pascal Pro arrive et dit, pourquoi vous dites que c'est foutu ?
00:06:02Si, c'est quelque chose de global.
00:06:03C'est un dérèglement global.
00:06:05La dénatalité, c'est le résultat d'un dérèglement global.
00:06:08Vous avez vu l'influence des réseaux sociaux.
00:06:11Les gens, quand ils rentrent chez eux le soir, au lieu de faire l'amour, ils sont sur les réseaux sociaux.
00:06:15Donc vous pouvez tirer n'importe quel phénomène de société, vous verrez que ça contribue à la dénatalité.
00:06:21Alors vos appels volontaristes, ils seront peut-être suivis, on verra dans les prochains mois.
00:06:25Mais moi je crois que sans vraiment un changement total de société, ce problème perdura.
00:06:31En tout cas, là où je vous rejoins, c'est sur l'influence des réseaux sociaux.
00:06:35J'ai pu le voir ces dernières heures.
00:06:39Monsieur Herbouette, Donald Trump était avec sa casquette hier.
00:06:45à Marlago.
00:06:48Il était interrogé sur l'Iran.
00:06:50L'Iran me préoccupe.
00:06:51Je vous propose de l'écouter.
00:06:52Donald Trump hier soir.
00:06:55L'Iran me préoccupe.
00:06:56Quand je vois le genre de tueries qui se produisent là-bas, d'après ce que nous pensons.
00:07:02Nous obtiendrons des chiffres précis sur ce qu'il se passe en ce qui concerne les tueries.
00:07:06Le bilan semble significatif, mais nous n'en sommes pas encore sûrs.
00:07:09Nous agirons en conséquence.
00:07:11Bon, je vais vous faire écouter le deuxième passage de Donald Trump et vous me direz si les Etats-Unis vont intervenir ou pas,
00:07:19puisqu'on évoque des pendaisons en Iran.
00:07:24Et si ces pendaisons existent, Donald Trump pourrait passer de la menace à l'exécution.
00:07:30Je n'ai pas entendu parler des pendaisons.
00:07:34S'ils les pendent, vous allez voir des choses qui, je ne sais pas d'où vous venez, ni quel est votre mode de penser,
00:07:40mais vous serez peut-être très heureux.
00:07:44Qu'entendez-vous par là ?
00:07:45Je vous ai cité, Vincent, je crois, il y a deux jours, parce que lorsque des événements ont commencé en Iran,
00:07:56et c'était peut-être il y a 18 mois, 24 mois, vous étiez autour de cette table et vous aviez dit
00:08:01c'est un des régimes les plus durs au monde, ne soyez pas naïfs, ça ne tombera pas comme cela.
00:08:07Vous n'imaginiez pas d'ailleurs à l'époque, 18 mois, 24 mois, que ce régime tombe.
00:08:12Est-ce qu'aujourd'hui vous pensez que ce régime peut tomber ?
00:08:16Il y a une grande différence, c'est que sur la scène est apparu Donald Trump que vous venez de montrer.
00:08:21C'est ça ce qui change tout.
00:08:21L'espoir des Iraniens qui sont dans la rue d'une manière assez héroïque, ça se résume à un mot, Trump, évidemment.
00:08:32Et d'ailleurs il les entretaît en ce d'espoir, puisqu'il a dit hier que la cavalerie allait arriver.
00:08:37Tenez bon, on arrive.
00:08:39Ce matin, il y a l'info du jour, c'est un nommé Erfan Soltani.
00:08:46Erfan Soltani, il a 26 ans.
00:08:47Il a manifesté la semaine dernière, il a été arrêté comme plus de 10 000, il y a au moins 10 000 arrestations.
00:08:55Et il va être pendu.
00:08:56Vous voulez qu'on voit le sujet justement ?
00:08:58On va voir ce sujet de Félix Perola, c'est un des victimes de cette répression.
00:09:07Oui, mais ça montre à quel point le régime est sauvage.
00:09:10Parce qu'effectivement ils sont dans le collimateur des Américains.
00:09:12Et que cette nuit ou la nuit prochaine, l'enfer des Tomahawk peut atterrir sur les palais à Téhéran, sur les casernes, les gardiens, etc.
00:09:24Voyons et écoutons pour nos amis d'Europe 1 cet homme dont vous parlez à l'instant, Félix Perola.
00:09:31Il s'appelle Erfan Soltani, 26 ans.
00:09:37Selon une source proche de sa famille, il doit être pendu ce mercredi.
00:09:42Son tort, avoir manifesté dans la ville de Karaj, près de la capitale, pour dénoncer le régime islamiste de Téhéran.
00:09:50Comme lui, certains manifestants s'exposent à la peine capitale.
00:09:54Une ONG a interpellé la communauté internationale.
00:09:57Les responsables de la République islamique ont qualifié les manifestants d'émeutiers, de moharèbes, ennemis de Dieu, de terroristes et d'agitateurs,
00:10:06les associant à Israël et aux Etats-Unis, des infractions passibles de la peine de mort.
00:10:11L'organisation craint également que le régime organise des procès rapides,
00:10:16sans respecter les garanties d'un procès équitable pour les manifestants détenus.
00:10:21Une inquiétude partagée par l'Organisation des Nations Unies.
00:10:25Il est extrêmement préoccupant de voir des déclarations publiques de certains responsables judiciaires
00:10:31évoquant la possibilité de recourir à la peine de mort
00:10:34contre des manifestants à l'issue de procédures judiciaires expéditives.
00:10:39En 2025, le pays a exécuté au moins 1500 condamnés à mort,
00:10:44dénombre l'organisation Iran Human Rights.
00:10:47– Vincent Hervouet, vous pensez que cette affaire peut avoir des conséquences ?
00:10:54– Je veux dire, on ne sait pas quand ça va commencer.
00:10:58S'il y a une action américaine qui paraît probable, on ne sait pas comment elle va commencer.
00:11:02On ne sait surtout pas comment elle peut se terminer.
00:11:05Alors il y a toutes sortes d'hypothèses, de scénarii sur lesquels on peut broder.
00:11:10Moi je pense qu'ils vont taper, évidemment.
00:11:13Moi j'en fais le pari.
00:11:15Je ne crois pas à une conversion subite des gardiens de la Révolution à la démocratie libérale.
00:11:19Mais d'ailleurs je ne suis pas sûr que ce que veuillent les Américains,
00:11:22c'est un grand pays, il ne faudrait pas qu'ils sombrent dans le chaos.
00:11:25Il y a une incidence pétrolière évidente.
00:11:29Donc on est à la fois dans l'espoir, parce qu'on sent bien que les gens n'en peuvent plus,
00:11:36que c'est un régime particulièrement sanglant, sanguinaire,
00:11:39que les gens se raccrochent à n'importe quel espoir, à Trump, à la vie, etc.
00:11:43Mais en même temps on se dit qu'il y a 350 000 gardiens de la Révolution,
00:11:48il y a des milliers de basidjies,
00:11:50il y a une comptabilité qui avait été faite en 2020
00:11:53et qui estimait que 150 000 Iraniens avaient été pendus, exécutés par le régime.
00:11:59150 000 !
00:12:01Moi je suis sidéré, je vais vous dire,
00:12:03ce qui me le sidère le plus, c'est de lire dans la presse française ces jours-ci
00:12:07qu'on nous parle de la SAVAC,
00:12:09en disant la SAVAC, le régime du chat, c'est terrible, la police politique.
00:12:14Mais le régime du chat, la police du chat, c'était une petite boucherie de quartier
00:12:19à côté de l'abattoir industriel
00:12:21qui a ensuite été fondée avec la bénédiction de toute la gauche française.
00:12:26Il faut voir ce que ça a été le 79.
00:12:2879 c'est le début de l'islamo-gauchisme.
00:12:32C'est la bénédiction de la Révolution islamique par l'extrême-gauche,
00:12:36par Michel Foucault, Jean-Paul Sartre.
00:12:38Michel Foucault était revenu émerveillé.
00:12:40Libération.
00:12:41Michel Foucault était revenu émerveillé de neuf le jour.
00:12:44Serge Jolie.
00:12:45L'islamisme était une nouvelle voie vers le socialisme.
00:12:48Ces gens étaient complètement aveugles.
00:12:49Et aujourd'hui, les mêmes continuent, d'ailleurs, quand ils voient l'héritier, pas la vie.
00:12:56Ils se moquent, ils le raillent.
00:12:59Il veut jouer la transition, mais ce type ne représente rien.
00:13:02Il y a des manifestants dans la rue qui crient, pas la vie, pas la vie, pas la vie.
00:13:04Mais aux yeux de mes confrères, de certains de mes confrères à Paris,
00:13:08ça n'existe pas, c'est dérisoire.
00:13:11Eh bien, on est aveugle devant la révolution qui avait lieu il y a en 79.
00:13:16Et on est aveugle devant celle qui a lieu sous nos yeux aujourd'hui.
00:13:20Alors, je vous propose d'écouter Kamenai et vous allez me dire comment il faut interpréter cet avertissement.
00:13:25C'était le 12 janvier.
00:13:26C'est le chef suprême de la révolution.
00:13:29C'est le guide suprême.
00:13:29C'est une monarchie.
00:13:33Monarchie non-héréditaire.
00:13:34Mais il y a eu Romeni et puis il y a lui, Ramenai.
00:13:37Il y en a deux.
00:13:38Écoutez, il n'y en a eu que deux.
00:13:40Oui, il n'y en a eu que deux depuis 1929.
00:13:43Bon, écoutez Kamenai.
00:13:47C'est un avertissement aux politiciens américains
00:13:49pour qu'ils cessent leurs manœuvres trompeuses
00:13:51et ne s'appuient pas sur des mercenaires perfides.
00:13:55Est-ce qu'il peut avoir une fuite de ces gens-là ?
00:13:58Est-ce qu'il peut y avoir une négociation, une organisation ?
00:14:02Oui, c'est un scénario, c'est-à-dire qu'à la vénézuélienne, en quelque sorte,
00:14:06c'est-à-dire que les Iraniens, le régime iranien,
00:14:10fassent le guide suprême par-dessus bord
00:14:12comme les bolivariens ont livré Maduro aux Américains.
00:14:20Puisque visiblement, il y a eu un deal.
00:14:22On ne sait toujours pas comment effectivement les choses sont passées à Caracas,
00:14:25mais ça ressemble vraiment à ça.
00:14:27Donc une révolution de palais.
00:14:28Je voulais vous faire écouter également Jean-Noël Barraud,
00:14:32qui a pris la parole ce matin pour parler de nos deux otages.
00:14:35Parce que nos deux otages, pourquoi ils sont toujours dans cette ambassade d'Iran ?
00:14:39Parce qu'ils sont à Runeuf-le-Château, à la résidence de France.
00:14:43Pourquoi ils ne sont pas revenus en France ?
00:14:46Parce que c'est un échange d'otages.
00:14:48C'est-à-dire qu'on a eu l'intelligence, cette fois-ci,
00:14:51de prendre les Iraniens au pied de la lettre, en modèle.
00:14:54Ils nous ont pris des otages qui sont des innocents absolus.
00:14:57Nous, on leur a serré une influenceuse qui faisait sur les réseaux sociaux
00:15:03toutes sortes d'agitations antisémites et pour l'Iran.
00:15:08Et on l'a serré, on lui a demandé des comptes.
00:15:10Donc on l'a envoyé devant les juges.
00:15:11Aujourd'hui, hier, avait lieu son procès.
00:15:13Aujourd'hui encore.
00:15:15Une fois qu'elle aura été jugée, elle vit à l'ambassade d'Iran à Paris.
00:15:20Et une fois qu'elle aura été jugée, on pourra envisager l'échange.
00:15:24Écoutez ce que disait M. Barreau sur ces deux otages.
00:15:28Ils sont en sécurité à l'ambassade de France.
00:15:30À l'ambassade de France.
00:15:32Est-ce qu'on peut les rapatrier ou est-ce que ce n'est pas possible aujourd'hui ?
00:15:36Nous voulons, nous devrons, sans relâche, depuis des mois,
00:15:41depuis que la décision de leur sortie de prison a été prise par les autorités iraniennes
00:15:45pour obtenir leur retour définitif en France.
00:15:49Et nous restons...
00:15:49Mais c'est toujours avec le régime ?
00:15:51Bien sûr.
00:15:51On ne peut pas prendre cette décision ?
00:15:52On ne peut pas les exfiltrer ?
00:15:53Non, c'est en quelque sorte une procédure iranienne
00:15:58qui doit aller jusqu'à son terme
00:15:59et sur laquelle nos exigences sont constamment répétées aux autorités iraniennes.
00:16:06Jean-Noël Barreau, ministre des Affaires étrangères ce matin.
00:16:10De l'Europe, les Affaires étrangères.
00:16:11Pardon ?
00:16:12De l'Europe et les Affaires étrangères.
00:16:13De l'Europe et les Affaires étrangères,
00:16:15donc qui intervenaient et qui donnaient des informations sur ces deux otages.
00:16:19Alors le général de Villiers était hier soir avec Gauthier Lebrette.
00:16:21Écoutez également son analyse sur la situation.
00:16:24Il y a une différence entre les États-puissances et les démocraties européennes
00:16:28qui est fondamentale.
00:16:31C'est que quand ils disent quelque chose, ils le font.
00:16:33Ah oui, bien sûr.
00:16:34Nous, nous sommes dans la parole.
00:16:36Nous ne sommes pas dans les actes.
00:16:38Nous faisons des réunions.
00:16:39Nous faisons des rencontres.
00:16:42Nous faisons des conférences de presse.
00:16:44Ah, nous disons beaucoup de choses.
00:16:45Et nous annonçons beaucoup de choses.
00:16:47Nous réformons la loi, etc.
00:16:49Au bilan, il n'y a pas d'action derrière immédiate.
00:16:53Et cette corrélation, à mon avis, entre la déclaration et l'action
00:16:57qui est mortifère si elle n'a pas lieu.
00:17:00Il va faire ce qu'il vient de dire.
00:17:02Là, il est à la phase de planification.
00:17:04Il a demandé à ses militaires de lui proposer des modes d'action.
00:17:08Et ensuite, il analyse.
00:17:10Il va rencontrer directement ou indirectement des responsables iraniens.
00:17:15Et il va faire son choix entre un mode plus diplomatique,
00:17:19un mode plus militaire ou de la guerre informationnelle.
00:17:24Il va faire son choix.
00:17:25Simplement, il va le faire.
00:17:27Bon, je lis le tweet de Julien Drey.
00:17:29Je suppose qu'il doit y avoir une panne d'écriture
00:17:31car aucune des belles âmes artistiques ne trouve le temps
00:17:34de venir alerter ou soutenir le peuple iranien.
00:17:36Vous avez perdu tout crédit et tout honneur.
00:17:38Je trouve qu'il résume, Eric Nolot.
00:17:41Aujourd'hui, la France, le débat intellectuel, culturel, politique en France,
00:17:47je ne sais pas s'il a été comme cela, aussi clivé que cela.
00:17:51Peut-être, d'ailleurs, dans d'autres temps,
00:17:53c'est possible que j'imagine qu'il y a 50 ans, 60...
00:17:56Pas 50 ans, d'ailleurs.
00:17:57Il y a 80 ans, les frontières étaient également très marquées.
00:18:01Mais c'est invraisemblable.
00:18:03C'est-à-dire que vous n'avez pas un étudiant ou une fac
00:18:05qui vient manifester pour soutenir la révolution iranienne.
00:18:09Vous n'avez qu'effectivement aucun artiste, aucun romancier, etc.
00:18:13Il y a Khayron qui est un acte inconnu.
00:18:15J'entends bien, mais c'est sidérance.
00:18:19Le débat tel qu'il est organisé en France aujourd'hui est sidérance.
00:18:22Mais pour quelle raison ?
00:18:23Parce que ce qu'on appelait la gauche a été remplacé par l'extrême gauche.
00:18:27Et donc, LFI et les autres sont absolument sur la ligne de Foucault en 1979.
00:18:32Ils n'ont pas changé.
00:18:33Sauf qu'à l'époque, il y avait deux gauches.
00:18:35Il y avait une gauche qui était...
00:18:35Enfin, des gens comme Olivier Faure, des gens comme...
00:18:38Ils sont prisonniers de LFI.
00:18:39Ils sont prisonniers de LFI.
00:18:41Oui, ça, je peux vous dire qu'ils sont prisonniers de LFI.
00:18:43Vous l'avez bien placé pour le savoir.
00:18:44Ça, je vous le confirme.
00:18:46C'est un régime islamiste.
00:18:48Dans islamiste, il y a islam, donc pas touche.
00:18:50Parce que même si vous dénoncez des exactions, des choses horribles,
00:18:55vous avez l'impression que vous serez classés islamophobes.
00:18:58Et ils ne veulent absolument pas être taxés.
00:19:00Et vous ne croyez pas si bien dire que Manon Aubry était invitée sur une radio ces dernières heures.
00:19:04elle parle de la théocratie iranienne.
00:19:07Et quand on lui dit, mais pourquoi vous ne parlez pas du régime islamiste ?
00:19:09Elle dit, je ne veux pas jeter l'amalgame sur l'ensemble des musulmans dans le monde.
00:19:13Deux-mêmes, ils établissent un lien, un rapport.
00:19:15Georges Venec.
00:19:16On va rebondir sur ce que vient de dire le général Pierre de Villiers.
00:19:21Ces superpuissances, elles agissent.
00:19:23Nous, on blablate, on n'agit pas.
00:19:25La différence, c'est qu'un Donald Trump, il ne s'embarrasse pas du droit international.
00:19:30Il ne va pas non plus demander l'avis du Congrès.
00:19:32Mais il présente son affaire comme une affaire de justice et de police.
00:19:36Et il va interpeller un chef d'État.
00:19:38De même quand il bombarde l'Iran.
00:19:40Tandis que nous, on est très respectueux d'un État de droit international.
00:19:44Qui, de mon point de vue, d'ailleurs, n'existe même plus.
00:19:47Et donc, c'est toute la différence entre eux et nous.
00:19:48Je salue Florian Bachelier, qui nous écoute du côté de Rennes, l'ancien caisseur.
00:19:53Et qui me dit, la mère de Rennes a oublié d'en parler aux cérémonies de vœux.
00:19:57Effectivement, oui.
00:19:58La mère de Rennes, la mère de Nantes.
00:20:00Les élections qui arrivent, mon cher.
00:20:01Mais oui, mais vous savez...
00:20:03Parfois, les féministes n'ont jamais été du côté des iraniennes.
00:20:05Ces élections, ça va être intéressant de les suivre.
00:20:09Mais vous savez, à Rennes et à Nantes, ça fait plusieurs fois que je le dis.
00:20:12Oui, il y aura une alliance avec la France insoumise, au bout du compte, dans les deux villes.
00:20:18Il y aura alliance avec...
00:20:19Mais comme François Hollande.
00:20:23François Hollande a dit qu'il votait Jean-Luc Mélenchon.
00:20:26C'est-à-dire que quand on lui demande au deuxième tour 2027,
00:20:29entre Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement national, je vote Jean-Luc Mélenchon.
00:20:33Ça va plus loin que ça.
00:20:33François Hollande dit, Jean-Luc Mélenchon tient des propos inqualifiables.
00:20:37Néanmoins, je voterai quand même.
00:20:38Mais bien sûr, ils voteront comme un seul homme.
00:20:40Bon, on termine sur ce sujet de l'Iran.
00:20:42Il n'y a pas grand-chose à redire.
00:20:44Non, mais j'insiste sur la responsabilité française d'un mot,
00:20:47c'est quand même la responsabilité française.
00:20:50Roménie, il est rentré en Iran dans un avion d'Air France qui avait été affrété.
00:20:54J'ai d'accord.
00:20:55Valéry Giscard d'Estaing, gratis.
00:20:57Avec sa cour, on a une responsabilité particulière.
00:21:00La droite française, comme la gauche, ont aidé au déclenchement de cette révolution islamique,
00:21:09qui est un tremblement de terre sur le monde arabe.
00:21:11Un mot, je vous presse un peu, parce qu'un mot de Trump sur le Groenland.
00:21:15Écoutez ce qu'il a dit hier sur le Groenland, où il a dit qu'il ne connaissait pas le Premier ministre du Danemark.
00:21:19Le Premier ministre du Groenland a déclaré aujourd'hui, nous préférons rester avec le Danemark.
00:21:26Qui a dit cela ?
00:21:28Le Premier ministre du Groenland.
00:21:31Eh bien, c'est leur problème.
00:21:33C'est leur problème.
00:21:34Je ne suis pas d'accord avec lui.
00:21:35Je ne sais pas qui il est.
00:21:37Je ne sais rien de lui.
00:21:38Mais ça va être un gros problème pour lui.
00:21:40Bon, ça va être un gros problème pour lui.
00:21:43Vous voulez écouter ce qu'il disait le 11 janvier ?
00:21:45Toujours Donald Trump, cette fois sur le Groenland, c'était dans son avion.
00:21:49Si nous ne prenons pas le Groenland, la Russie ou la Chine le fera.
00:21:53Et je ne laisserai pas cela arriver.
00:21:55Nous parlons d'acquérir, pas de louer, pas d'avoir à court terme.
00:21:58Nous parlons d'acquisition.
00:22:00Je pourrais envoyer beaucoup de soldats là-bas dès maintenant, si je le voulais.
00:22:03Mais il faut plus que cela.
00:22:04Il faut en être propriétaire.
00:22:06Il faut vraiment en avoir le titre, comme on dit en immobilier.
00:22:08Bon, et maintenant le Groenland ?
00:22:11C'est glaçant.
00:22:13C'est le cas de le dire.
00:22:13Non mais...
00:22:15C'est un peu pour ça qu'il l'avait dit, si vous me permettez.
00:22:18Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
00:22:19Je voulais que je vous fasse une pirouette sur la glace.
00:22:23Je ne veux rien vous dire.
00:22:24Oui, Donald Trump fait des déclarations qui sont formidolables.
00:22:27Il ne connaît pas le Premier ministre du Groenland.
00:22:29Vous non plus, moi non plus, je dois l'avouer.
00:22:31Oui, monsieur, c'est vraiment le sujet.
00:22:3255 000 habitants, c'est un problème d'État.
00:22:35C'est un problème avec le Danemark.
00:22:37Le Groenland est là.
00:22:38Et il y a un sablier qui se vide.
00:22:39On est dans une...
00:22:40Il avait dit 20 jours avant de prendre une décision.
00:22:43On en est à 14.
00:22:44Bon, il est 9h22.
00:22:45On va marquer une première pause.
00:22:47On parlera du Figuero hier et de Nicolas Sarkozy.
00:22:51On peut voir d'ailleurs la une du GD News de ce matin,
00:22:53de Laurence Ferrari.
00:22:54Et saluer, effectivement, le formidable...
00:22:58C'est le phénomène Sarkozy.
00:22:59Oui, effectivement, c'est le phénomène Sarkozy.
00:23:01Il en a vendu 200 000.
00:23:02Donc, on dit parfois que les Français ne veulent pas lire
00:23:05ou peut-être qu'on ne leur propose pas de livres qui les intéressent.
00:23:09La crise de l'offre, manifestement, Nicolas Sarkozy a trouvé la parade
00:23:13puisqu'il en a vendu 200 000.
00:23:16C'est énorme.
00:23:17En 15 jours.
00:23:18C'est phénoménal.
00:23:19Donc, c'est effectivement phénoménal.
00:23:21Alors que d'autres éditorialistes, parfois, en ont vendu moins de 1 500, je crois.
00:23:24Arrêtez, on parle de Jean-Michel Lapati.
00:23:26Ne parlons pas de Jean-Michel Lapati.
00:23:28Bon, 9h22, merci d'être avec nous.
00:23:31Merci aussi de beaucoup de soutien qu'on a pu lire ici ou là.
00:23:37Donc, c'est toujours intéressant d'avoir des gens qui nous écoutent
00:23:41et nous aiment et nous apprécient et apprécient notre émission
00:23:44et savent décoder, bien sûr, notre émission, la décrypter.
00:23:48Et il faut toujours faire le pari de l'intelligence et de l'honnêteté,
00:23:51ce qui est le cas avec les téléspectateurs de CNews.
00:23:53A tout de suite.
00:24:02Retour sur Europe 1 et retour sur CNews avec Daniel Balavoine
00:24:06qui est mort il y a 40 ans.
00:24:08L'Aziza, ta couleur et tes mots, tout me va.
00:24:11C'était un immense succès.
00:24:13Et Ombeline Roche est avec nous.
00:24:15Bonjour Ombeline, vous êtes l'une des voix d'Europe 1
00:24:18et ce matin l'un des visages de CNews.
00:24:21On parlera évidemment avec vous de Daniel Balavoine.
00:24:24Chaque matin, on peut vous écouter à 6h25 pour la partition.
00:24:286h20.
00:24:29C'est un moment formidable.
00:24:30Ce matin, évidemment, c'était Balavoine.
00:24:32Et vous consacrez toujours votre chronique à un chanteur,
00:24:36un groupe de variété, de rock, de toutes les chansons.
00:24:40Et puis on vous retrouve entre 14h et 15h sur l'antenne d'Europe 1
00:24:44pour les enfants d'Europe 1.
00:24:47Donc on en parlera évidemment Balavoine parce que l'année 86 a été terrible.
00:24:50Vous, vous n'étiez pas nés tous.
00:24:53Mais en 86, meurt Daniel Balavoine, meurt Coluche, meurt Thierry Leluron.
00:24:59Et c'était trois immenses vedettes pour la France.
00:25:04Et notamment pour les jeunes, Balavoine et Coluche,
00:25:07qui incarnaient un souffle de liberté, d'indépendance, d'insolence,
00:25:13également de rébellion, parfois en tout cas de côté rebelle.
00:25:16En cas de Balavoine, d'insolence directe.
00:25:20Je me souviens du dialogue avec François Mitterrand.
00:25:21Tout le monde s'en souvient, effectivement.
00:25:25C'était sur Antenne 2 et c'était, je crois que c'était Patrick,
00:25:29c'était Mila Lian ou Patrick Lecoq qui était là ce jour-là.
00:25:34Bon, le Figaro qui a 200 ans.
00:25:36Je vous disais tout à l'heure le JD News.
00:25:39Et on peut voir de nouveau la une avec Nicolas Sarkozy.
00:25:42Et il était présent hier, le président Sarkozy, pour les 200 ans du Figaro.
00:25:47Et il a évoqué son rapport à la presse.
00:25:52Et je dois dire que ce qu'il dit n'est pas tout à fait faux
00:25:55par rapport aux journalistes qui parfois écrivent sur les événements
00:26:00ou sur quelques personnalités.
00:26:04Vous savez, ça fait bien longtemps que j'essaye de ne pas lire les articles sur moi.
00:26:09D'abord parce qu'il y en a eu tellement.
00:26:13Et deuxièmement, s'ils sont bons, ça me pousse vers une trop grande confiance en moi.
00:26:19S'ils sont moyens, ça me donne un sentiment d'injustice qui n'est pas le vrai.
00:26:25Et s'ils sont mauvais, ça me fait perdre mon moral.
00:26:28Donc j'essaye de me protéger.
00:26:29Bon, il y a une séquence.
00:26:32Il n'a pas tout à fait tort.
00:26:33Oui, c'est vrai.
00:26:33Oui, c'est là où on voit la différence en 86, en fait.
00:26:37C'est-à-dire ?
00:26:38En 86, on disait sur la presse...
00:26:40Vincent Arouette.
00:26:41Ce qu'autrefois, au Moyen-Âge, on disait des moines
00:26:44qui touchent à la bure, touchent à Dieu.
00:26:46Personne n'osait critiquer les journalistes.
00:26:49En 86 ?
00:26:49Oui, non, je suis sûr.
00:26:51Il y avait une espèce d'impunité des médias qu'il n'y a plus aujourd'hui.
00:26:57Aujourd'hui, tout le monde déteste les journalistes.
00:26:59Autrefois, on disait, vous faites un métier formidable.
00:27:01Quand vous avez vu le dos tourné, on disait, c'est un rat d'égout.
00:27:03Mais en façade, en tout cas, les gens respectaient la presse.
00:27:08Oui, mais pas d'ailleurs.
00:27:09Les reporters sans frontières, les médias.
00:27:10Aujourd'hui, tout le monde vomit sur l'arrogance des...
00:27:15Si on prolonge un peu ce débat, c'est parce que nous avons été dépossédés
00:27:20nous-mêmes de l'information.
00:27:22C'est-à-dire que les réseaux sociaux, notamment,
00:27:24ou d'autres sources d'informations,
00:27:26sont venus percuter la parole officielle des journalistes.
00:27:31C'est le sens du dialogue entre Patrick Cohen et Mathieu Bocoté
00:27:33dans le Figaro de ce jour, où ils discutent de ça.
00:27:35Et en effet, le premier argument que met en avant Patrick Cohen,
00:27:38c'est la dépossession des professionnels par des millions d'amateurs.
00:27:41Ça change tout quand même.
00:27:43Forcément.
00:27:44Bon, je voulais vous faire...
00:27:47D'abord, vous voyez cette séquence, ce garde républicaine.
00:27:49Hier, je ne sais pas si vous étiez au Figaro.
00:27:52Et ça va être intéressant, parce que le Figaro est un journal
00:27:54qui penche à droite, mais on voit bien que la pensée de droite
00:27:57n'est pas la même que la pensée de gauche.
00:27:59La pensée de droite, elle est multiple.
00:28:02Et le Figaro est vraiment...
00:28:03Il y a beaucoup de...
00:28:04C'est 50 nuances de droite, si j'ose dire.
00:28:07Et on voit, par exemple, que sur Trump,
00:28:09le Figaro, on ne peut pas qualifier d'être pro-Trump.
00:28:12Et ce qui est toujours frappant, c'est que la gauche est monolithique,
00:28:16ou monolithique, d'un bloc.
00:28:19C'est-à-dire que monothématique, vous lisez Libération,
00:28:23vous lisez l'Humanité, vous lisez Le Monde.
00:28:27C'est cohérent.
00:28:29C'est-à-dire qu'il y a les artistes qu'on défend,
00:28:30les politiques qu'on défend, les sportifs qu'on défend,
00:28:33les causes qu'on défend, etc.
00:28:34Alors que dans le Figaro, vous pouvez aimer un romancier
00:28:38qui pense à gauche.
00:28:39C'est la grande différence.
00:28:40C'est ça, la grande...
00:28:41C'est un journalier militant.
00:28:43Oui, mais parce que la gauche est comme cela,
00:28:46souvent intolérante, souvent sectaire,
00:28:49le plus souvent sectaire, le bon.
00:28:51Alors que la droite, effectivement...
00:28:53Sur la littérature, vous avez bien fait de prendre cet exemple,
00:28:55c'est frappant.
00:28:56Mais bien sûr.
00:28:56Il y a une forme d'ostracisme à gauche pour certains
00:28:58qui n'existe pas à droite.
00:28:59Mais Jean-Marie Roir me dit qu'il n'a jamais eu un papier
00:29:01dans Libération et dans Le Monde.
00:29:03Jamais.
00:29:03Ça, c'est énorme.
00:29:04La droite, elle est foutraque, la droite.
00:29:07Les gens de droite, ils sont foutraques,
00:29:09ils sont légers, ils sont parfois, d'ailleurs,
00:29:13comment dire...
00:29:14Alors, ils ont des opinions...
00:29:17Vous pouvez avoir des amis de gauche ?
00:29:18Oui.
00:29:19Hier, il y avait des gens de gauche à la soirée.
00:29:21Oui.
00:29:21Je ne pense pas qu'à l'anniversaire de Libération,
00:29:23vous trouverez beaucoup de gens de droite, par exemple.
00:29:25Invités.
00:29:26Invités, oui.
00:29:27Hier, il y avait François Hollande, Bernard Cazeneuve,
00:29:29il y avait aussi des représentants de la gauche.
00:29:31Oui, bien sûr.
00:29:31Pour l'anniversaire de Figaro.
00:29:33Oui, mais bon, François Hollande,
00:29:34il votera pour Jean-Luc Mélenchon, on le rappelle.
00:29:36Oui, il était là, mais c'est ça qui est formidable.
00:29:38Bon, on l'invite tous les matins, mais...
00:29:40Je pense qu'il y a des journalistes de gauche au Figaro,
00:29:42et qu'il n'y a pas de journalistes de droite à Libération.
00:29:44Ça, c'est juste.
00:29:45En fait, ça, vous avez parfaitement raison.
00:29:47Non, c'est plus compliqué que ça.
00:29:48Il y a des journalistes à Libération
00:29:50qui sont considérés comme de droite
00:29:52par le reste de la rédaction,
00:29:53parce qu'ils ne sont pas suffisamment à gauche.
00:29:55Oui.
00:29:56Non, ils sont très mal vus.
00:29:56Il y a une lutte, vous savez.
00:29:58Bon, vous voyez cette petite séquence
00:29:59de la garde républicaine qui était...
00:30:02C'est au Grand Palais, d'ailleurs.
00:30:02Vous pouvez y aller jusqu'à vendredi.
00:30:05Et vous voyez tous les moments du Figaro.
00:30:08Il y a également...
00:30:09Une exposition.
00:30:09Voilà, une exposition.
00:30:10200 ans, ce n'est pas rien.
00:30:11Vous voyez cette séquence.
00:30:12Donc, je le dis pour nos amis d'Europe 1,
00:30:27c'est un tournage, d'ailleurs,
00:30:28qui a été fait par Alexandre Delvecchio
00:30:30où, à l'arrivée des invités,
00:30:32il y avait donc des gardes républicains.
00:30:33Ariel Dombal était là également.
00:30:35Ariel Dombal, nous l'écoutons hier soir.
00:30:38Figaro est une voix qui nous touche.
00:30:40Elle peut nous épingler, nous détruire,
00:30:43nous annihiler.
00:30:45Et elle peut nous exalter,
00:30:47nous monter au 7e ciel.
00:30:48Ce soir, nous sommes plutôt exaltés.
00:30:50Rassurez-moi.
00:30:51J'espère.
00:30:53Et puis, retour de Bruno Le Maire
00:30:54qui était présent.
00:30:55Alors, j'ai vu Bruno Le Maire
00:30:56qui va partir pour les Etats-Unis.
00:30:58Oui, c'était en projet.
00:30:59J'ai vu ça aussi.
00:31:00Visiblement, il est encore demandé.
00:31:02Déjà, il est parti en Suisse.
00:31:04Il a été ministre pendant 14 heures.
00:31:06Désormais, il va s'envoler pour les Etats-Unis.
00:31:07Bon, écoutez, on lui souhaite toute la réussite
00:31:10qu'il a eue en France.
00:31:11Et pour le moment, nous l'écoutons.
00:31:14Il y a un enjeu démocratique autour de la presse écrite
00:31:17qui est absolument fondamental.
00:31:18Avoir des informations fiables,
00:31:19des informations vérifiées.
00:31:21Et surtout, avoir une vraie analyse.
00:31:23Et je crois vraiment que la force du Figaro,
00:31:25c'est que quel que soit le domaine que vous preniez,
00:31:27là aujourd'hui, sur les sujets internationaux,
00:31:29qu'est-ce qui se passe en Iran,
00:31:30qu'est-ce qui va se passer sur le Groenland,
00:31:32qu'est-ce qui va se passer dans nos relations
00:31:33avec les Américains,
00:31:34le Figaro est très bon.
00:31:35Si vous voulez savoir comment la rentrée littéraire
00:31:38de janvier s'est passée,
00:31:39vous lisez le Figaro littéraire.
00:31:41Si vous êtes passionné d'économie et de finances,
00:31:42pendant sept ans,
00:31:43ma première lecture,
00:31:44ça a été le cahier saumon du Figaro.
00:31:47Donc voilà, dans tous les domaines,
00:31:49et évidemment la politique intérieure,
00:31:50où à chaque fois il y a des analyses très fines,
00:31:52très subtiles,
00:31:53des angles qu'on n'avait pas vues,
00:31:55vous lisez le Figaro.
00:31:57Alors ce qu'il faut rappeler quand même,
00:31:58Vincent Herouet et Aik Nolo,
00:31:59et je le dis parce que vous êtes des journalistes
00:32:02un peu anciens,
00:32:03c'est que des journalistes, ça se paye.
00:32:04Pardon ?
00:32:05Des journalistes, ça se paye.
00:32:07Et que, effectivement,
00:32:09la presse, elle souffre aussi
00:32:11parce qu'elle est en déficit sur le plan financier.
00:32:13Et pour avoir des gens de qualité,
00:32:15pour avoir des gens qui ont une expertise,
00:32:17eh bien, il faut payer ces gens-là
00:32:19parce qu'autrement,
00:32:19ils feront peut-être tout simplement un autre job.
00:32:22Et puis, c'est du temps.
00:32:23Vous, vous incarnez ça,
00:32:24c'est-à-dire que vous connaissez
00:32:25la politique étrangère
00:32:26depuis 30 ans ou 40 ans.
00:32:28Donc, c'est un investissement,
00:32:30un engagement.
00:32:31Je citais Jean-Marie Guénois
00:32:32qui fait dans les papiers
00:32:34Vatican pour le Figaro.
00:32:37Forcément, tout le savoir qu'il a,
00:32:39le jour où il s'en va,
00:32:40c'est un savoir qui parle avec lui.
00:32:42J'ai croisé Gérard Depardieu l'autre jour
00:32:44qui m'a dit,
00:32:45je ne sais pas combien tu es payé à ces news,
00:32:47mais ce n'est pas assez.
00:32:48Oui.
00:32:48Ça va dans votre sens.
00:32:49Oui, mais...
00:32:51Il s'est passé le message en...
00:32:52Ma femme m'a dit ça aussi.
00:32:53Je ne sais pas si c'est que les Depardieu,
00:32:54mais ils se sont...
00:32:56Non, mais sérieusement,
00:32:57c'est un sujet sérieux
00:32:59de payer les journalistes.
00:33:01Aujourd'hui, les journalistes sont déclassés,
00:33:02vous le savez bien,
00:33:03comme les profs,
00:33:04comme beaucoup de professions
00:33:05dites intellectuelles,
00:33:06parce qu'il n'y a pas un quotidien en France
00:33:09qui gagne de l'argent.
00:33:10C'est quand même ennuyeux
00:33:11de le dire comme ça.
00:33:12Figaro, quand même.
00:33:12Non, l'ensemble du Figaro
00:33:14gagne de l'argent.
00:33:16Oui, c'est bien payé quand même.
00:33:17Oui.
00:33:18Mais parce que tout le groupe...
00:33:20Mais aujourd'hui,
00:33:21le Parisien perd je ne sais combien d'argent.
00:33:23Ouest France,
00:33:23qui était le dernier journal
00:33:24qui gagnait encore,
00:33:25perd aujourd'hui de l'argent.
00:33:26Parce que d'abord,
00:33:27les jeunes gens n'achètent plus les journaux
00:33:29et l'économie du journalisme...
00:33:32L'équipe perd de l'argent aussi.
00:33:33L'équipe, le groupe,
00:33:35gagne de l'argent.
00:33:36Parce que le groupe,
00:33:37c'est ASO,
00:33:37ils ont le Tour de France,
00:33:38ils ont plein d'événements.
00:33:39Mais le papier,
00:33:41sauf erreur de ma part,
00:33:42vous savez,
00:33:43les ventes de l'équipe ont chuté.
00:33:45C'est normal,
00:33:45puisque vous avez tout aujourd'hui.
00:33:46Exactement.
00:33:47Dans le temps,
00:33:47tu apprenais quelque chose
00:33:48dans les journaux.
00:33:49Tu apprenais ce que ton équipe favori
00:33:52t'avait fait la veille et tard.
00:33:53Aujourd'hui,
00:33:53tu l'as en direct,
00:33:54sur Internet.
00:33:55Donc les jeunes gens,
00:33:56il y a un business gratuit
00:33:57qui s'est créé.
00:33:58Les journaux ont pris ce virage aussi.
00:33:59Bien sûr.
00:34:00Oui.
00:34:01Je peux faire une toute petite parenthèse.
00:34:0240 secondes.
00:34:03Oui.
00:34:04Il y a des contre-exemples.
00:34:05Vous avez eu un quotidien
00:34:06qui a été créé à Hong Kong
00:34:08qui s'appelait Apple Day
00:34:09par un milliardaire
00:34:11qui s'appelait Jimmy Lay.
00:34:13Jimmy Lay
00:34:14était un homme
00:34:16qui a mis sa fortune
00:34:17dans la presse
00:34:20et qui s'est battu
00:34:21pour la liberté de la presse.
00:34:23Le journal,
00:34:24le quotidien,
00:34:25a eu pratiquement tout de suite
00:34:27un million et demi de lecteurs.
00:34:28C'était un succès extraordinaire.
00:34:31Jimmy Lay a été enfermé
00:34:32il y a cinq ans
00:34:33par les autorités chinoises
00:34:36de Hong Kong.
00:34:37aujourd'hui,
00:34:38on attend son verdict.
00:34:40Il a déjà fait
00:34:41cinq ans de prison.
00:34:42Il a 75 ans,
00:34:43je crois.
00:34:44Il risque
00:34:45la perpétuité.
00:34:47Le jugement
00:34:48qui a commencé il y a deux ans
00:34:49fait 850 pages.
00:34:50C'est un héros
00:34:51absolu.
00:34:53Le pape se mobilise
00:34:54pour lui.
00:34:54Trump se mobilise
00:34:55pour lui.
00:34:56Le monde entier se mobilise.
00:34:56On n'en parle pas ici,
00:34:57mais le monde entier
00:34:58se mobilise pour lui.
00:34:59Je suis content
00:34:59d'en parler.
00:35:00Et c'est aujourd'hui
00:35:01qu'on aura.
00:35:02C'est un milliardaire
00:35:03qui se bat
00:35:03pour la liberté de la presse.
00:35:04Et il trouve un public.
00:35:06Est-ce que vous savez
00:35:07où vous étiez ?
00:35:07On est aujourd'hui
00:35:08le 14 janvier.
00:35:10Est-ce que vous saviez
00:35:10où vous étiez
00:35:10le 14 janvier 1986 ?
00:35:14On préparait
00:35:15la création
00:35:15de France Info.
00:35:17Donc vous étiez
00:35:17dans cette équipe.
00:35:19Oui,
00:35:19dans cette équipe-là.
00:35:21On Blinroche
00:35:22va nous parler
00:35:22de Balavoine.
00:35:23Il y a 40 ans,
00:35:24sur Pourjure,
00:35:25hors Pourjure,
00:35:26hors Pourjure,
00:35:26quasiment,
00:35:27ça a été un traumatisme.
00:35:28Pourquoi ça a été
00:35:29un traumatisme ?
00:35:29Parce que le Dakar
00:35:31à cette époque-là
00:35:31était un événement
00:35:32absolument incroyable.
00:35:34qui était organisé
00:35:35par un génie
00:35:36de la communication
00:35:37qui s'appelait
00:35:38Thierry Sabine.
00:35:39Et il arrivait
00:35:40à un moment
00:35:40où il faisait très froid
00:35:41et on partait,
00:35:43on voyait
00:35:44ces périsages
00:35:45de l'Afrique
00:35:46qui changeaient
00:35:49évidemment
00:35:49avec l'hiver
00:35:50de la France.
00:35:52Et puis il y avait
00:35:52des vedettes,
00:35:52il y avait
00:35:53Claude Brasseur,
00:35:54Johnny Hallyday
00:35:54qui s'engageaient.
00:35:55Donc le Dakar
00:35:55était un événement considérable.
00:35:57Albert de Bonaco aussi.
00:35:58Et puis Balavoine
00:35:58effectivement va mourir,
00:36:00ça va être la fin du Dakar
00:36:01d'ailleurs,
00:36:01en tout cas de ce Dakar-là.
00:36:02Alors souvenez-vous,
00:36:04c'est le journal
00:36:05d'Antenne 2,
00:36:05à l'époque c'était
00:36:06Bernard Rapp
00:36:06qui est un journaliste
00:36:07formidable
00:36:08qui a écrit également
00:36:09des films,
00:36:10malheureusement disparu
00:36:11et qui prend l'antenne
00:36:12le 15 janvier le soir
00:36:13pour annoncer
00:36:14cette mort.
00:36:14Le Paris-Dakar en deuil,
00:36:17Thierry Sabine,
00:36:18Daniel Balavoine
00:36:19et trois autres personnes
00:36:20sont mortes
00:36:21dans un accident
00:36:21d'hélicoptère.
00:36:24Moscou marque le coup
00:36:25avant la reprise
00:36:26des négociations de Genève.
00:36:27Gorbatchev propose
00:36:28un plan de désarmement nucléaire
00:36:30sur 15 ans.
00:36:32Hidalgo dit oui
00:36:33à Bernard Tapie
00:36:33pour l'OM.
00:36:34Il n'y a plus qu'à signer
00:36:35un contrat
00:36:35avec le club marseilleux.
00:36:39Madame, Monsieur,
00:36:40bonsoir.
00:36:41Pour eux,
00:36:41ce devait être la fête,
00:36:43l'aventure mécanique
00:36:43dans le désert
00:36:44mais ce fut en définitive
00:36:45le bout de la piste.
00:36:46Thierry Sabine,
00:36:47Daniel Balavoine,
00:36:48la journaliste Nathalie Audan,
00:36:50un pilote
00:36:50et un technicien radio
00:36:51sont morts
00:36:52la nuit dernière
00:36:53au Mali.
00:36:54Leur hélicoptère
00:36:54a percuté une dune,
00:36:55il s'est désintégré.
00:36:57Le Paris-Dakar
00:36:57déjà entaché
00:36:58par de multiples accidents
00:37:00vient ainsi
00:37:00de tourner au drame.
00:37:02Voici tout de suite
00:37:02le reportage
00:37:03de nos envoyés spéciaux
00:37:04qui suivent
00:37:04ce qui devait être
00:37:05au départ
00:37:06une aventure
00:37:07pleine de promesses.
00:37:10Il y avait à bord
00:37:11Thierry Sabine
00:37:13Jean-Paul Lefure,
00:37:15le radio,
00:37:17François-Xavier Bagnou,
00:37:19le pilote,
00:37:20Daniel Balavoine
00:37:22et Nathalie Audan
00:37:24du journal du dimanche
00:37:25et tous les cinq sont morts.
00:37:30Voici les dernières images
00:37:31de Thierry Sabine
00:37:32aux commandes
00:37:32de son hélicoptère.
00:37:33A sa gauche,
00:37:34le pilote
00:37:34François-Xavier Bagnou.
00:37:35Quatre heures avant
00:37:36l'accident,
00:37:37Sabine défendait son rallye.
00:37:40C'est un Dakar
00:37:41qui grandit
00:37:42vers l'exceptionnel.
00:37:45Le drame, lui,
00:37:46n'étant malheureusement
00:37:46pas exceptionnel
00:37:47et il faut s'essayer
00:37:48de se passer du drame.
00:37:50Surtout qu'en plus de ça,
00:37:51le rallye deux fois,
00:37:53une première fois
00:37:53à cause d'un alcoolique.
00:37:55Il faut quand même
00:37:56le souligner
00:37:56et ne pas l'oublier.
00:37:57Il ne faut quand même
00:37:57pas oublier de le dire.
00:37:58Ce n'est pas le Dakar
00:37:59qui a frappé
00:37:59mais plutôt la fatalité
00:38:01au travers d'un alcoolique.
00:38:02Je crois que c'est un mal
00:38:03de chez nous.
00:38:05En tout cas, ici,
00:38:06on n'a pas de risque
00:38:06de ce côté-là.
00:38:07Et le deuxième drame,
00:38:08malheureusement,
00:38:09il s'est déroulé
00:38:11sur une étape de liaison
00:38:12sur du goudron
00:38:12et pour des raisons inconnues.
00:38:16Daniel Balavoine.
00:38:17Cette fois,
00:38:18il ne courait pas
00:38:18le Paris-Dakar.
00:38:19Il s'était joint
00:38:20à l'opération
00:38:20Paris du Coeur,
00:38:21une distribution
00:38:22de pompe à eau
00:38:23dans le désert.
00:38:24Balavoine avait demandé
00:38:25à nos reporters
00:38:25de ne pas lui faire
00:38:26de promotion
00:38:27sur cette initiative
00:38:28mais d'en parler
00:38:29simplement
00:38:29afin que cela
00:38:31soit utile.
00:38:33Et vous avez reconnu
00:38:35sans doute la voix
00:38:35de Lionel Chamoulot
00:38:37qui commentait
00:38:38ce reportage.
00:38:39François-Xavier Bagnou
00:38:40était le fils
00:38:40d'Albina Dubois-Rouvray
00:38:41qui est productrice
00:38:45de cinéma
00:38:45qui avait notamment
00:38:46produit un film
00:38:49d'Alain Corneau
00:38:50dans les années 90
00:38:52très célèbre
00:38:53avec Gérard Depardieu
00:38:53qui se passait
00:38:54dans le désert également
00:38:56dont j'oublie
00:38:57le nom...
00:38:57François-Xavier Bagnou
00:38:58J'oublie le nom
00:38:59à l'instant.
00:39:00Ce qui est incroyable
00:39:01et Omblin Roche
00:39:03vous êtes avec nous
00:39:04vous connaissez bien
00:39:05la variété française
00:39:06ce qui est incroyable
00:39:07c'est combien
00:39:07Daniel Balavoine
00:39:08est présent
00:39:09musicalement
00:39:10aujourd'hui.
00:39:12Il a toujours été
00:39:13un artiste moderne
00:39:15il l'était déjà
00:39:16quand il a
00:39:16quand il a commencé
00:39:18il a mis plusieurs années
00:39:19à arriver
00:39:20à se faire connaître
00:39:22et il était déjà
00:39:23ancré dans son époque
00:39:24extrêmement moderne
00:39:25et cette modernité
00:39:27fait qu'il a perduré
00:39:28il était moderne
00:39:29dans son écriture
00:39:30il était moderne
00:39:31dans sa façon
00:39:32de composer
00:39:33dans sa volonté
00:39:34d'innover
00:39:35sa volonté de créer
00:39:36et ce qu'il disait
00:39:38c'était qu'il voulait créer
00:39:40parce qu'il ne voulait pas
00:39:41s'ennuyer
00:39:42et donc à chaque fois
00:39:43il cherchait
00:39:44des nouvelles sonorités
00:39:46il cherchait
00:39:46des nouvelles possibilités
00:39:48aussi d'aller encore plus loin
00:39:50il passait des heures
00:39:50dans son studio
00:39:51il était extrêmement pointilleux
00:39:52tout le monde peut le dire
00:39:54tout son entourage
00:39:55tous ces musiciens
00:39:56qui travaillaient avec lui
00:39:57il était en phase
00:40:00avec son temps
00:40:00on est à la fin
00:40:01des années 70
00:40:02quand il commence
00:40:02à se faire connaître
00:40:03début des années 80
00:40:04c'est la France
00:40:07le monde
00:40:07vit une révolution musicale
00:40:08avec l'arrivée
00:40:09vous savez
00:40:09des synthétiseurs
00:40:10des machines
00:40:11et ça
00:40:11Balavoine par exemple
00:40:12fait partie de ceux
00:40:13qui l'ont compris
00:40:14et donc il va innover
00:40:15il va créer
00:40:16et c'est ça aussi
00:40:16qui fait qu'il reste
00:40:17moderne également
00:40:18dans la voix
00:40:19parce que cette voix
00:40:20très haut marché
00:40:20et ce matin
00:40:21je vous écoutais
00:40:21à 6h20
00:40:22donc il commence comme choriste
00:40:24il rencontre Patrick Juvet
00:40:25qui va devenir son ami
00:40:26qui va l'aider
00:40:27et puis il galère
00:40:30il galère
00:40:30je crois qu'il est chez Barclay
00:40:32ça marche pas
00:40:32absolument
00:40:33il a sorti
00:40:34il a sorti deux albums
00:40:35qui n'ont pas marché
00:40:36le deuxième encore moins
00:40:37il dit même
00:40:38on cherche encore celui
00:40:39qui l'a acheté
00:40:39avec beaucoup d'humour
00:40:40parce qu'il avait
00:40:41beaucoup beaucoup d'humour
00:40:42et puis arrive
00:40:43je me présente
00:40:44je m'appelle Henri
00:40:45je voudrais bien
00:40:46réussir ma vie
00:40:46et ça change tout
00:40:49exactement
00:40:49c'est lui qui compose
00:40:50absolument
00:40:51c'est lui qui compose
00:40:51c'est lui qui écrit
00:40:52et il y a quelque chose
00:40:53d'assez fou
00:40:56dans cette chanson
00:40:57le chanteur
00:40:57parce que finalement
00:40:59elle est très autobiographique
00:41:00je voudrais réussir ma vie
00:41:02et puis je veux mourir malheureux
00:41:04pour avoir profité
00:41:05pour ne rien regretter
00:41:07pour ne rien regretter
00:41:08il raconte son histoire
00:41:10et même lui
00:41:11il est presque surpris
00:41:12finalement
00:41:13ce Henri
00:41:15c'est Daniel Balavoine
00:41:16et cette même année
00:41:18du chanteur
00:41:19c'est Starmania aussi
00:41:20qui alors le met
00:41:21encore plus dans la lumière
00:41:22il est choisi par Berger
00:41:23par Michel Berger
00:41:24pour incarner Johnny Roquefort
00:41:25et Johnny Roquefort
00:41:25c'est finalement aussi
00:41:27Daniel Balavoine
00:41:28qui
00:41:29même s'il ne souhaitait pas
00:41:31forcément être
00:41:32le porte-voix
00:41:33d'une jeunesse
00:41:33un peu désorée
00:41:34vous avez dit ce matin
00:41:35que Michel Berger
00:41:36aurait voulu avoir la voix
00:41:37de Balavoine
00:41:38ça c'est étonnant
00:41:39moi j'ai entendu ça
00:41:40ce matin
00:41:41quand vous j'ai été étonné
00:41:42d'ailleurs
00:41:43alors on va voir
00:41:44quelques images d'archives
00:41:45cette fois de Balavoine
00:41:47sur sa moto
00:41:47parce qu'à l'époque
00:41:48c'est aussi
00:41:49toute une époque
00:41:50quand on voit des archives
00:41:50la proximité
00:41:52qu'il existait
00:41:53entre la presse
00:41:54et parfois
00:41:54les artistes
00:41:55et les personnalités
00:41:55tu pouvais faire des choses
00:41:56qu'aujourd'hui
00:41:57tu ne pourrais plus faire
00:41:57le journaliste
00:41:58il le suit en moto
00:42:00je ne sais pas si vous connaissez
00:42:00cette archive
00:42:01on blinde
00:42:01mais voyez
00:42:02ces images
00:42:03qui ont plus de 40 ans
00:42:05bon
00:42:07Daniel
00:42:08on part en circulation
00:42:09on fait comme d'habitude
00:42:10on roule tranquillement
00:42:12tous les deux
00:42:13tu veux t'en mettre en route
00:42:15on va faire chauffer un petit peu
00:42:16la moto c'était un peu au départ
00:42:33une idée un peu banale
00:42:35une question de commodité
00:42:37pour se déplacer dans Paris
00:42:38en ville
00:42:39et puis c'est venu aussi en vacances
00:42:40pendant l'été
00:42:40j'avais une petite moto
00:42:41une 125
00:42:42et puis je voyais les gars
00:42:43passer avec des grosses motos
00:42:44ça me faisait un peu envie
00:42:45après les premières leçons
00:42:47et vous allez peut-être
00:42:49le comprendre
00:42:49après quand vous verrez ça
00:42:50sur l'autoroute
00:42:51après les premières leçons
00:42:53c'est la notion de vitesse
00:42:54et d'indépendance
00:42:55et contrairement à tout
00:42:56ce qu'on peut imaginer
00:42:58c'est la notion de sécurité
00:43:01c'est-à-dire qu'on a l'impression
00:43:02qu'on peut échapper à tout
00:43:04si un obstacle se présente
00:43:06il suffit d'ouvrir
00:43:07et quand on ouvre
00:43:08on appelle ouvrir
00:43:09accélérer très fort
00:43:10on échappe
00:43:12on s'échappe
00:43:13si deux voitures se resserrent
00:43:14on accélère
00:43:14les voitures sont loin derrière
00:43:16puis on est sur la machine
00:43:19ça c'est la maniabilité
00:43:20c'est ce qu'on passe
00:43:22pour le permis
00:43:22on est sur la machine
00:43:24je m'excuse de parler comme ça
00:43:26mais c'est vraiment ça
00:43:26on l'a entre les jambes
00:43:27et sous le ventre
00:43:28et il se passe physiquement
00:43:30quelque chose d'impressionnant
00:43:31de vraiment extraordinaire
00:43:33c'est la vie
00:43:35je ne sais pas si c'est foutu
00:43:37mais vivement hier
00:43:38Eric Nolo
00:43:39parce que vous imaginez
00:43:40aujourd'hui une personnalité
00:43:41par exemple
00:43:42le concept de l'émission
00:43:43c'est une journée particulière
00:43:44donc le journaliste
00:43:46va régulièrement
00:43:46avec une personnalité
00:43:47donc vous imaginez
00:43:48Mbappé
00:43:49filmé au petit déjeuner
00:43:50ou Vianney
00:43:52c'est ce qu'on disait
00:43:53là aujourd'hui
00:43:54il faudrait passer
00:43:55par quatre attachés de presse
00:43:56des autorisations
00:43:57dans tous les sens
00:43:58et puis alors
00:43:58il se serait bordé
00:44:00de toutes les manières
00:44:00il ne faut pas que
00:44:01voilà
00:44:01là il y a une impression
00:44:02une liberté
00:44:02un peu de désinvolture
00:44:04oui
00:44:05et c'est pour ça
00:44:06la légèreté
00:44:07c'est pas mal
00:44:07voilà
00:44:07et c'est pour ça
00:44:08que cette époque
00:44:09nous attend plus
00:44:11en fait
00:44:12elle nous plaisait
00:44:13mais on ne s'en rendait pas compte
00:44:14c'est maintenant
00:44:14qu'on se rend compte
00:44:15qu'elle était formidable
00:44:16il y a même autre chose
00:44:17c'est que
00:44:17dans votre chronique ce matin
00:44:19vous dites qu'il a ramé
00:44:20pendant dix ans
00:44:20c'est plus possible aujourd'hui
00:44:22alors d'abord parce qu'il y a
00:44:23il y a des raccourcis
00:44:23il y a des télécrochers
00:44:25qui font qu'on devient
00:44:25une vedette du jour au lendemain
00:44:26puis là on n'attend pas
00:44:27dix ans avant que quelqu'un marche
00:44:28non
00:44:29et puis au bout de dix ans
00:44:29c'est fini
00:44:30ah bah c'est fini
00:44:30au bout de dix ans c'est fini
00:44:32bon
00:44:32quelles sont vos chansons préférées
00:44:33en blind ?
00:44:35Daniel Balavoine
00:44:35j'aime particulièrement
00:44:37Aimer est plus fort que d'être aimé
00:44:38sur le dernier album
00:44:39Sauver l'amour
00:44:40vous trouvez que c'est vrai
00:44:41d'ailleurs
00:44:41comment ?
00:44:42vous trouvez que c'est vrai
00:44:43Aimer est plus fort que d'être aimé
00:44:45c'est une vraie question
00:44:47Aimer est plus fort que d'être aimé
00:44:49est-ce que j'ai
00:44:51je pense qu'il avait raison ?
00:44:53c'est plus fort évidemment
00:44:54parce qu'être aimé
00:44:55bon
00:44:55c'est très bien d'être aimé
00:44:57mais si
00:44:57il y a des gens qui t'aiment
00:44:59tu les aimes pas
00:44:59en revanche aimé
00:45:00c'est l'histoire de Madame Bovary
00:45:02Madame Bovary
00:45:04Charles Bovary
00:45:05lui il aime
00:45:05c'est Nicolas Sarkozy
00:45:07qui dit ça
00:45:08il est génial
00:45:08il est génial
00:45:09Nicolas Sarkozy
00:45:10faisons attention à ce que je dis
00:45:12il a revisité le roman
00:45:14plusieurs fois il l'a dit
00:45:15il a dit
00:45:16pendant des années
00:45:17on a présenté ce pauvre Charles
00:45:18comme un abruti
00:45:19mais lui au moins il aime
00:45:20alors qu'Emma Bovary
00:45:22c'est une
00:45:23voilà
00:45:24ça se discute
00:45:25non mais
00:45:26il l'aime
00:45:27oui mais elle l'aime aussi
00:45:28elle aime aussi
00:45:29non
00:45:29elle aime aussi son séducteur
00:45:30elle aime aussi son séducteur
00:45:32elle aime pas Charles
00:45:32elle aime son séducteur
00:45:33donc c'est pour ça qu'Aimer
00:45:34à lui
00:45:35voilà
00:45:36et cette phrase elle est très forte
00:45:37aimé est plus fort qu'être aimé
00:45:39mais il a toutes les
00:45:40il faut se pencher
00:45:41sur les textes
00:45:42Vincent Hervouette
00:45:43on regarde
00:45:44Vincent veut intervenir
00:45:45sur un sujet intime
00:45:46c'est très rare
00:45:47donc écoutons-le
00:45:48si si vous vouliez dire
00:45:50je veux dire
00:45:50qu'on a la responsabilité
00:45:51d'une tranche d'antenne
00:45:52il vaut mieux être aimé
00:45:53qu'aimer je vous assure
00:45:54professionnellement
00:45:56vous avez plus d'autres intérêts
00:45:57à être aimé
00:45:58oui mais la vie professionnelle
00:46:00la vie ne se résume pas
00:46:01à la vie professionnelle
00:46:01elle vous bouge
00:46:02pour Vincent
00:46:03non bah pour vous
00:46:04oui mais pour d'autres
00:46:05non pas pour moi
00:46:05bon il est 9h51
00:46:07je vais poser la question
00:46:08tiens à l'excellent Thomas Hill
00:46:10aimé est plus fort qu'être aimé
00:46:12vous avez 3h
00:46:13monsieur Thomas Hill
00:46:14qu'en pensez-vous
00:46:15est-ce qu'on a d'ailleurs la chanson
00:46:16c'est assez agréable
00:46:17d'être aimé quand même Pascal
00:46:18évidemment que c'est agréable
00:46:19mais c'est pas la question
00:46:20est-ce qu'aimer
00:46:21est plus fort qu'être aimé
00:46:22non moi je préfère être aimé
00:46:25non non
00:46:25je suis désolé
00:46:26ah bon
00:46:26mais c'est pas non plus la question
00:46:28c'est pas ce que vous préférez
00:46:30si c'est plus fort d'être aimé
00:46:31c'est génial d'être aimé
00:46:32enfin je sais pas
00:46:33ça me paraît
00:46:33oui
00:46:34après c'est très fort d'aimer aussi
00:46:36non mais les deux marchent en fait
00:46:37est-ce qu'on peut mettre une équivalence
00:46:39entre les deux
00:46:40non
00:46:40moi je préfère le chanteur
00:46:41à vrai dire
00:46:41à choisir
00:46:43bon SOS
00:46:44SOS d'Intérieur
00:46:46est-ce qu'on a des petites chansons Marine
00:46:48que les filles soient lues
00:46:52qu'elles se jettent sur moi
00:46:54qu'elles m'admire
00:46:55qu'elles me suivent
00:46:57qu'elles s'arrachent ma verte
00:46:59et puis on vient de l'école
00:47:03devenir une idole
00:47:05bon vous allez parler de Palavoine j'imagine Thomas
00:47:08on va parler de Karine Chéril figurez-vous
00:47:11Karine Chéril ?
00:47:11aujourd'hui oui
00:47:12parce que Karine Chéril sera avec nous tout à l'heure
00:47:14mais Karine Chéril c'est notre star
00:47:17Isabelle Morizet
00:47:18magnifique
00:47:18bien sûr magnifique
00:47:20et elle sera avec nous pour ses années disco
00:47:21bon il est 9h53
00:47:23merci Ombline
00:47:23merci Ombline
00:47:24juste vous dire qu'il existe un podcast
00:47:26destin extraordinaire
00:47:27Daniel Balavoine
00:47:28un podcast natif européen en 5 épisodes
00:47:30qui retrace son histoire
00:47:31et qui est absolument formidable
00:47:32et c'est vous qui l'avez fait avec Julien ?
00:47:35je participe
00:47:35c'est vraiment toute l'équipe des podcasts
00:47:38et notamment Julien Pichnet
00:47:39Julien Pichnet, Clara Léger
00:47:41et l'équipe des producteurs d'Europe 1
00:47:42Julien Tarot
00:47:43et Sébastien Guidiz
00:47:44qui ont fait un travail absolument formidable
00:47:45bon bah c'était bien
00:47:46c'est la première fois que vous veniez nous voir
00:47:47absolument
00:47:48et bien on en est ravis
00:47:49merci
00:47:50j'espère que vous allez revenir
00:47:51merci pour votre invitation
00:47:516h20
00:47:52la partition
00:47:53Ombline-Roche
00:47:54excellente séquence
00:47:55excellente séquence
00:47:56je remercie
00:47:5614h les enfants d'Europe 1
00:47:59à tout à l'heure
00:47:59bonne année Ombline
00:48:00merci
00:48:01merci à vous
00:48:02à tout de suite
00:48:02à 10h précise
00:48:07comme tous les jours
00:48:08Somaïa Labidi
00:48:09bonjour Somaïa
00:48:10le rappel des titres
00:48:11bonjour Pascal
00:48:15et bonjour à tous
00:48:16on ouvre ce journal
00:48:17par l'actualité internationale
00:48:19le chef du pouvoir judiciaire iranien
00:48:21promet je cite
00:48:22des procès rapides
00:48:23pour les suspects arrêtés
00:48:24lors des manifestations
00:48:25manifestations qualifiées
00:48:27d'émeutes
00:48:28par les autorités
00:48:29de son côté
00:48:30Donald Trump
00:48:31hausse le ton
00:48:31contre Téhéran
00:48:32assurant que les Etats-Unis
00:48:34agiraient de manière très forte
00:48:36si l'Iran commençait
00:48:37à exécuter
00:48:37des personnes arrêtées
00:48:39autre dossier chaud
00:48:41pour les Etats-Unis
00:48:42une rencontre
00:48:43pour tenter
00:48:44de désamorcer
00:48:45la crise
00:48:45autour du Groenland
00:48:46les chefs de la diplomatie
00:48:48danoise et groenlandais
00:48:49sont attendus
00:48:50à la Maison Blanche
00:48:51objectif
00:48:52faire changer
00:48:53David Donald Trump
00:48:54qui a évoqué
00:48:54à plusieurs reprises
00:48:55la possibilité
00:48:57de prendre le contrôle
00:48:58de cet immense
00:48:59cilartique
00:49:00un site stratégique
00:49:01qui avec la fonte
00:49:02des glaces
00:49:02devient un couloir
00:49:03très disputé
00:49:04par les Etats-Unis
00:49:05la Chine
00:49:06mais aussi la Russie
00:49:07en France
00:49:08après avoir mis fin
00:49:10à une mobilisation
00:49:11d'un mois hier
00:49:12finalement
00:49:12le périphérique
00:49:13près de l'autoroute
00:49:14A64
00:49:14au sud de Toulouse
00:49:15est de nouveau
00:49:17bloqué dans les deux sens
00:49:18par des agriculteurs
00:49:19des manifestants
00:49:21avec des tracteurs
00:49:22sont sur place
00:49:23depuis 4h30
00:49:24alors qu'au même moment
00:49:25à Paris
00:49:25les premiers tracteurs
00:49:26quittaient la capitale
00:49:27après une mobilisation
00:49:28de 24h
00:49:30devant l'Assemblée nationale
00:49:31et une rencontre
00:49:32avec la ministre
00:49:33de l'Agriculture
00:49:34Annie Gennevard
00:49:34alors que le budget
00:49:37a fait son retour
00:49:38à l'Assemblée hier
00:49:39Bruno Retailleau
00:49:40dévoile ce matin
00:49:40au micro de Sonia Babrouk
00:49:42la position des Républicains
00:49:43en la matière
00:49:44LR se déterminera
00:49:46en fonction
00:49:47du fond du texte
00:49:48toutefois
00:49:48le patron de la droite
00:49:50ne croit pas au compromis
00:49:51selon lui
00:49:52le projet de loi de finances
00:49:532026
00:49:53passera
00:49:54par un 49-3
00:49:56ou alors
00:49:56par des ordonnances
00:49:57Dans le reste
00:49:59de l'actualité
00:50:00les opérations
00:50:01de secours
00:50:02engagées
00:50:02depuis dimanche
00:50:03pour retrouver
00:50:03un plongeur
00:50:04spéléologue
00:50:05de 45 ans
00:50:06disparu
00:50:06dans le gouffre
00:50:08de Font-Estramar
00:50:09à Sales-le-Château
00:50:11dans les Pyrénées-Orientales
00:50:12n'ont pas permis
00:50:13de localiser
00:50:14la victime
00:50:15après une ultime
00:50:16reconnaissance
00:50:16menée hier
00:50:17la préfecture
00:50:18a annoncé
00:50:19la fin
00:50:19de la phase
00:50:20opérationnelle
00:50:21des secours
00:50:21On poursuit
00:50:23avec l'Observatoire
00:50:24européen
00:50:25Corpoernicus
00:50:26et l'Institut
00:50:27américain Berkeley Earth
00:50:28qui tire la sonnette
00:50:29d'alarme
00:50:30L'année 2025
00:50:31a été la troisième
00:50:32année la plus chaude
00:50:33jamais enregistrée
00:50:34dans le monde
00:50:34avec une moyenne
00:50:36sur la période
00:50:36supérieure de 1,5 degré
00:50:38au niveau pré-industriel
00:50:40Les scientifiques
00:50:41estiment d'ailleurs
00:50:42que 2026
00:50:43devrait rester
00:50:43à des niveaux
00:50:44historiquement hauts
00:50:45Et puis on termine
00:50:47ce journal
00:50:48avec l'ouverture
00:50:49de la billetterie
00:50:50pour les JO
00:50:502028
00:50:51à Los Angeles
00:50:52aux Etats-Unis
00:50:53Les organisateurs
00:50:54ont promis
00:50:55au total
00:50:55un million de billets
00:50:57à 28 dollars
00:50:58le prix d'entrée
00:50:58pour les Jeux olympiques
00:50:59et paralympiques
00:51:00Et pour permettre
00:51:01un accès
00:51:02à toutes les bourses
00:51:03environ un tiers
00:51:04des places
00:51:04coûteront moins de 100 dollars
00:51:06soit 86 euros
00:51:07Une phase d'inscription
00:51:08débute aujourd'hui
00:51:09avant un tirage au sort
00:51:10de plages d'achat
00:51:11à partir du mois d'avril
00:51:13Merci Somaï
00:51:14On a beaucoup d'actualités
00:51:15à développer
00:51:16dans cette demi-heure
00:51:17notamment le procès
00:51:18du Rassemblement National
00:51:19On parle également
00:51:20d'un rêve d'enfant
00:51:21au Palais de l'Elysée
00:51:22à la table
00:51:23avec Guillaume Gomez
00:51:24à la table du destin
00:51:25et ça c'est un livre
00:51:26tout à fait étonnant
00:51:27puisque vous avez été
00:51:28je pense que les gens
00:51:29vous connaissent
00:51:30le cuisinier de l'Elysée
00:51:32mais surtout
00:51:32vous avez servi
00:51:33le président Chirac
00:51:35le président Sarkozy
00:51:37le président Hollande
00:51:38et le président Macron
00:51:40Les quatre derniers présidents
00:51:41Donc c'est ça
00:51:42qui est absolument formidable
00:51:43et lorsqu'on dit
00:51:45dis-moi ce que tu manges
00:51:47je te dirai
00:51:47qui tu es
00:51:48Donc forcément
00:51:50les goûts culinaires
00:51:52des uns et des autres
00:51:53en disent beaucoup
00:51:54sur leur personnalité
00:51:55Peuvent en dire beaucoup
00:51:56Tout à fait
00:51:57Quel est par exemple
00:51:58le plat préféré
00:51:58d'Emmanuel Macron ?
00:52:00Alors on a beaucoup parlé
00:52:01des plats préférés
00:52:01c'est vrai qu'on s'étend rarement
00:52:03sur les plats préférés
00:52:04non pas parce que
00:52:04c'est un secret
00:52:05mais parce que
00:52:06si je vous demande
00:52:07quel est votre plat préféré
00:52:07Moi je ne sais pas
00:52:08vous allez me dire
00:52:09je donne un exemple
00:52:10ne le dites pas
00:52:11mais vous allez me dire
00:52:11la blanquette de veau
00:52:12je vais vous demander
00:52:12quand est-ce que vous l'avez mangé
00:52:14vous allez me dire
00:52:14il y a quelques années
00:52:15et si je vous le faisais
00:52:16plusieurs fois par semaine
00:52:17ce serait loin d'être
00:52:17votre plat préféré
00:52:18On a parlé du cordon bleu
00:52:20parce que pendant la campagne
00:52:21il a dit
00:52:22ah j'adore le cordon bleu
00:52:23c'est pas son plat préféré
00:52:25on en a fait
00:52:26Non mais sérieusement
00:52:27vous ne voulez pas le dire
00:52:28vous trouvez que c'est confidentiel
00:52:29C'est parce qu'il n'y en a pas
00:52:30en fait
00:52:30Il n'y en a pas
00:52:31Je ne sais pas
00:52:32dites-moi
00:52:32quel est votre plat préféré
00:52:33Moi par exemple
00:52:34moi j'aime beaucoup
00:52:35comment dire
00:52:36la côte de bœuf
00:52:37La côte de bœuf
00:52:38et quand est-ce
00:52:38la dernière fois que vous en avez mangé
00:52:39vous en mangez quand
00:52:40de la côte de bœuf ?
00:52:40Tous les jours
00:52:41Tous les jours de la côte de bœuf
00:52:42J'exagère bien sûr
00:52:44mais souvent ce week-end
00:52:45Quand on demande ça aux gens
00:52:46J'ai un boucher dans Paris
00:52:47qui est extraordinaire
00:52:48On s'aperçoit
00:52:48que leur plat préféré
00:52:49c'est plutôt lié
00:52:50à une époque
00:52:53à une rencontre
00:52:54à un tour de table
00:52:55plutôt qu'au mai en lui-même
00:52:56et ce qu'il faut
00:52:57c'est surtout être curieux
00:52:58et tous les présidents de la République
00:52:59Ils sont curieux ?
00:53:00Oui
00:53:00Ils étaient curieux
00:53:00de la gastronomie française
00:53:01et surtout avaient une approche
00:53:02certaine de cette gastronomie
00:53:04parce qu'à travers cette gastronomie
00:53:05c'est un lien direct
00:53:06avec les Français
00:53:07les producteurs
00:53:08les agriculteurs
00:53:08et le territoire de France
00:53:10Bon
00:53:10Et est-ce qu'ils font
00:53:11entrer plat dessert
00:53:12ou est-ce que
00:53:13Oui et fromage
00:53:14Et fromage
00:53:14Ah oui
00:53:15Bon
00:53:15Mais il y en a quand même
00:53:17qui mangent
00:53:17J'ai l'impression
00:53:18qu'Emmanuel Macron
00:53:18il mangeait moins
00:53:19que Jacques Chirac
00:53:20Dans les quantités
00:53:21oui bien évidemment
00:53:21personne ne mangeait
00:53:22comme Jacques Chirac
00:53:23Ah bon ?
00:53:24Oui
00:53:24C'était vraiment
00:53:25des quantités
00:53:26des belles quantités
00:53:28on va dire
00:53:28Ah oui
00:53:28Un bon client pour nous
00:53:29Après les présidents
00:53:30de la République
00:53:30sont des hommes
00:53:32sur les 4 derniers
00:53:34que j'ai servis
00:53:35qui mangeaient
00:53:35à chaque fois
00:53:36entrer plat fromage dessert
00:53:37Nicolas Sarkozy
00:53:38avait supprimé le fromage
00:53:39pour les repas officiels
00:53:40pour que ça aille plus vite
00:53:41pour une question de temps
00:53:42mais sinon
00:53:43à chaque fois
00:53:44C'est génial
00:53:44Voilà
00:53:44Mais c'est toujours
00:53:45très équilibré
00:53:46Quel est le plat
00:53:46le plus étonnant
00:53:47qu'un des présidents
00:53:48de la République
00:53:48vous ait demandé de faire ?
00:53:50Alors il n'y a pas
00:53:50de plat étonnant
00:53:51puisque au départ
00:53:53rien ne doit nous étonner
00:53:54puisqu'on est là
00:53:54pour répondre présent
00:53:55et dire oui
00:53:55mais un président
00:53:56de la République
00:53:56peut manger aussi bien
00:53:58une cuisine très élaborée
00:53:59et très technique
00:54:00lorsqu'il y a des dîners d'Etat
00:54:01et il faut montrer
00:54:02ce qu'est la gastronomie française
00:54:03jusqu'à des plats très simples
00:54:05carottes râpées
00:54:06sandwich
00:54:06tout est possible à l'Elysée
00:54:08Bon on va en parler
00:54:09tout à l'heure
00:54:09mais on parle du
00:54:10Rassemblement National
00:54:11avec Célia Barotte
00:54:13hier qui était
00:54:14au premier jour
00:54:17de ce Rassemblement National
00:54:20de ce procès
00:54:20avec manifestement
00:54:21un changement
00:54:22de défense
00:54:25du RN
00:54:25donc écoutez Célia Barotte
00:54:27Le fond du dossier
00:54:29n'a pour le moment
00:54:30pas encore été abordé
00:54:31après l'appel
00:54:32des prévenus
00:54:33et la lecture
00:54:34du long rapport
00:54:35des faits
00:54:36la parole a été donnée
00:54:37aux prévenus
00:54:38à la barre
00:54:38la présidente
00:54:39de la cour d'appel
00:54:40leur a demandé
00:54:41les raisons
00:54:42de leur appel
00:54:43et Marine Le Pen
00:54:44a expliqué
00:54:44que le sien
00:54:45et celui du RN
00:54:47portent sur des considérations
00:54:48pénales et civiles
00:54:50je cite
00:54:51si encore une fois
00:54:52un délit
00:54:53a été commis
00:54:53nous n'avions aucun sentiment
00:54:55d'avoir commis
00:54:56le moindre délit
00:54:57le parlement européen
00:54:58n'a pas joué
00:54:59son rôle d'alerte
00:55:00nous n'avons jamais
00:55:01rien dissimulé
00:55:02et sur cette déclaration
00:55:03je vous propose
00:55:04d'écouter la réaction
00:55:05de maître Patrick Maisonneuve
00:55:07l'avocat du parlement européen
00:55:09il y a apparemment
00:55:11effectivement un glissement
00:55:12un changement
00:55:15à savoir que
00:55:15finalement
00:55:16il ne contesterait plus
00:55:18l'existence d'un délit
00:55:19j'ai eu cette impression là
00:55:20mais qu'il n'aurait pas eu
00:55:22l'intention
00:55:22soit l'intention
00:55:24de le connaître
00:55:25de le commettre
00:55:25soit il ne serait pas rendu compte
00:55:27qu'il aurait commis
00:55:28un délit
00:55:29je constate cette évolution
00:55:30devant la cour d'appel
00:55:31de Paris
00:55:33si la matinée
00:55:34de ce mercredi
00:55:34sera consacrée
00:55:35à l'examen
00:55:36de questions procédurales
00:55:38les prochains temps forts
00:55:39de ce procès
00:55:40sont prévus
00:55:40la semaine prochaine
00:55:41avec l'audition
00:55:42de Marine Le Pen
00:55:43la fin des débats
00:55:44quant à elle
00:55:44est prévue
00:55:45le 12 février prochain
00:55:46et ensuite
00:55:47la décision sera mise
00:55:48en délibéré
00:55:49et on rappelle
00:55:50qu'en première instance
00:55:514 ans de prison
00:55:52bon 2 fermes quand même
00:55:53pour Marine Le Pen
00:55:54c'est pas rien
00:55:544 ans de prison
00:55:55100 000 euros d'amende
00:55:565 ans d'inéligibilité
00:55:59elle a déclaré
00:56:00ce que je souhaite dire
00:56:01d'ores et déjà
00:56:01c'est que si un délit
00:56:02a été commis
00:56:03il n'y a aucun sentiment
00:56:03d'avoir commis
00:56:04le moindre délit
00:56:05lorsqu'en 2004, 2009
00:56:06puis 2014
00:56:07nous avons embauché
00:56:08nos propres assistants
00:56:09et les avons mutualisés
00:56:10c'est cela
00:56:11où on voit le changement
00:56:12pourquoi pas de stratégie
00:56:13et puis hier
00:56:14elle a répondu
00:56:14à une question
00:56:15j'espère pouvoir être entendue
00:56:20par la cour d'appel
00:56:20en attendant
00:56:22vous maintenez
00:56:22votre programme habitué
00:56:23je suis dans un état d'esprit
00:56:24d'espérance
00:56:26en tout cas
00:56:27elle a été condamnée
00:56:30nous sommes d'accord
00:56:31à 5 ans
00:56:32d'inéligibilité
00:56:33avec exécution provisoire
00:56:34vous me suivez
00:56:35c'était
00:56:36quand ?
00:56:37en 2000
00:56:38mars
00:56:38au mois de mars
00:56:40oui le 14 mars
00:56:40au mois de mars
00:56:41donc il y aura déjà
00:56:4312 mois de passé
00:56:44dans quelques semaines
00:56:45donc ça fait déjà un an
00:56:47non elle n'a pas exécuté encore
00:56:48si
00:56:49exécution provisoire
00:56:50excusez-moi
00:56:51pour l'inéligibilité
00:56:52oui
00:56:52uniquement
00:56:53c'est ce que je suis en droit
00:56:54de
00:56:54oui pardon
00:56:54pour l'inéligibilité
00:56:55donc il y aura
00:56:56au mois de mars
00:56:57déjà un an
00:56:57nous sommes d'accord
00:56:58parce que tout l'enjeu
00:56:59va porter là-dessus
00:57:00et bien sûr
00:57:00si la peine
00:57:01d'inéligibilité
00:57:03est ramenée
00:57:04pourquoi pas
00:57:05à 2 ans
00:57:06à 2 ans
00:57:08c'est-à-dire qu'elle peut se présenter
00:57:09donc c'est tout l'enjeu
00:57:10d'ailleurs remarquez
00:57:11là elle est à 5 ans
00:57:12oui
00:57:13donc
00:57:145 ans et 2 ans
00:57:15et
00:57:16il me semble
00:57:18que
00:57:18que Marine Le Pen
00:57:20ne puisse pas se présenter
00:57:21alors qu'elle est
00:57:22la favorite
00:57:24ou annoncée
00:57:24comme la favorite
00:57:25du scrutin
00:57:26pose problème
00:57:27à une démocratie
00:57:27et surtout regardez bien
00:57:29donc elle a changé
00:57:29en effet en partie
00:57:30sa défense
00:57:31en estimant
00:57:32qu'elle n'avait pas eu
00:57:33le sentiment
00:57:33de commettre un délit
00:57:34en fait
00:57:35ce qu'essaye de faire
00:57:36Marine Le Pen
00:57:36et ce qu'essaye de faire
00:57:37ses avocats
00:57:37c'est de faire tomber
00:57:37la notion de système
00:57:38parce que c'est le mot
00:57:39qui avait été employé
00:57:40par les juges
00:57:40pour motiver
00:57:41cette décision
00:57:42à laquelle vous faites référence
00:57:44c'est précisément
00:57:45la défense de François Bayrou
00:57:46dans une affaire
00:57:47très similaire
00:57:48pour laquelle
00:57:49il avait été relaxé
00:57:50en première instance
00:57:50le parquet a fait appel
00:57:51mais c'est en tout cas
00:57:52la ligne de défense
00:57:52de François Bayrou
00:57:53donc ça avait marché
00:57:54alors question
00:57:59Lorsqu'on change
00:58:01sa défense
00:58:02en deuxième instance
00:58:04par rapport à la première
00:58:04est-ce que c'est plutôt
00:58:05bien vu
00:58:06ou est-ce que c'est
00:58:07au contraire mal vu
00:58:08c'est-à-dire
00:58:08vous nous avez pris
00:58:09pour des imbéciles
00:58:10au premier tour
00:58:10et maintenant
00:58:11vous venez enfin
00:58:11nous dire la vérité
00:58:12je voulais avoir
00:58:12votre avis de magistrat
00:58:14Non on ne doit pas
00:58:15considérer
00:58:16qu'un changement
00:58:17de stratégie de défense
00:58:19soit injurieux
00:58:20par rapport à la juridiction
00:58:22ils ont le droit
00:58:22de se défendre
00:58:23comme ils l'entendent
00:58:24ce que d'ailleurs
00:58:25rappelez-vous
00:58:26en première instance
00:58:26ils ne supportaient pas déjà
00:58:28ne supportez pas
00:58:29qu'ils puissent se défendre
00:58:30en disant
00:58:30je conteste les faits
00:58:32et autre point
00:58:34qui me paraît
00:58:35extrêmement critiquable
00:58:36et j'espère
00:58:36en tout cas
00:58:37en ce qui me concerne
00:58:37ça ne sera pas repris en appel
00:58:39c'est le fait de dire
00:58:41il y a un tel trouble
00:58:42à l'ordre public
00:58:42démocratique
00:58:43notion tout à fait nouvelle
00:58:45dans la bouche des juges
00:58:46qu'il faut empêcher
00:58:47qu'elle se présente
00:58:48voire même
00:58:49qu'elle puisse être élue
00:58:50c'est pour ça que votre hypothèse
00:58:51Pascal de dire
00:58:52ils vont peut-être réduire
00:58:53de 5 à 2 ans
00:58:55s'ils retiennent
00:58:56cet argument
00:58:57politique et moral
00:58:59en quelque sorte
00:58:59le jugement de valeur
00:59:00et se substituer
00:59:01aux électeurs
00:59:02ça a peu de chances
00:59:03d'aboutir
00:59:04dans l'actualité
00:59:06également
00:59:06donc ça va durer
00:59:07jusqu'au 12 février
00:59:08il y aura donc le jugement
00:59:09pareil je disais hier
00:59:11je me demande
00:59:11pourquoi il faut 3 mois
00:59:12pour rendre un jugement
00:59:13alors que
00:59:13pour rédiger
00:59:14pour rédiger
00:59:15il faut 3 mois
00:59:16pour rédiger
00:59:16non
00:59:17oui
00:59:18ils ne rédigent pas vite
00:59:20non
00:59:21encore ils ont adapté
00:59:23le calendrier
00:59:23ça aura pu être pire
00:59:24dans l'actualité
00:59:26également
00:59:27les tracteurs
00:59:27des agriculteurs
00:59:28de la FNSA
00:59:28et des jeunes agriculteurs
00:59:29ont quitté
00:59:30l'Assemblée Nationale
00:59:30ce matin à l'eau
00:59:31manifestement
00:59:31ils ont eu gain de cause
00:59:32sur les prêts
00:59:33si j'ai bien compris
00:59:34oui
00:59:34il y a une loi d'urgence
00:59:35par le Premier Ministre
00:59:36sur l'eau
00:59:36sur un certain nombre
00:59:37d'obstacles administratifs
00:59:39ça règle temporairement
00:59:40la situation
00:59:41c'est pas évidemment
00:59:42et puisque vous avez la parole
00:59:44et que je vous ai écouté ce matin
00:59:45le maire de Marseille
00:59:45Benoît Payan
00:59:46a officialisé sa candidature
00:59:47pour les prochaines municipales
00:59:49de ce week-end
00:59:50il s'est exprimé hier
00:59:51sur France Info
00:59:52au sujet de l'insécurité
00:59:52dénonçant un Marseille
00:59:54bashing
00:59:54un dénigrement de sa ville
00:59:56dont les problèmes
00:59:57seraient exacerbés
00:59:58par les médias
00:59:58et par l'extrême droite
00:59:59le problème c'est
01:00:00quand on parle aujourd'hui
01:00:01d'un sujet
01:00:02on nous dit la même chose
01:00:03quand on parle de Nantes
01:00:03de Rennes
01:00:04à partir du moment
01:00:05en fait ce n'est pas nous
01:00:06qui créons l'actualité
01:00:07c'est toujours la même chose
01:00:09Orange
01:00:10ce n'est pas nous
01:00:11il se trouve qu'il y a
01:00:12des salariés d'Orange
01:00:13qui déménagent d'Orange
01:00:14qui ne veulent plus être à Orange
01:00:15et c'est Orange
01:00:16qui déménage Orange
01:00:17parce que
01:00:17des tirs d'armes à feu
01:00:19sur la façade
01:00:20exactement
01:00:20ils sont mis en danger
01:00:21alors écoutez
01:00:22monsieur Benoît Payan
01:00:24qui manifestement
01:00:24est dans le déni
01:00:25le Marseille bashing
01:00:28ça suffit
01:00:29et je ne vous laisserai plus
01:00:30je pense qu'à un moment donné
01:00:31il faut arrêter
01:00:32maintenant vous arrêtez
01:00:33de taper de manière systématique
01:00:35sur cette ville
01:00:36parce que je la défendrai toujours
01:00:37dans le troisième arrondissement
01:00:38chez les salariés d'Orange
01:00:39une peur qui s'est installée
01:00:42évidemment que
01:00:42quand on vous entend parler
01:00:43on peut avoir peur
01:00:45parce que
01:00:46entre vous et moi
01:00:46personne n'a entendu
01:00:47de coup de feu
01:00:49personne n'a entendu
01:00:50de coup de feu
01:00:51c'est intéressant
01:00:51c'est-à-dire qu'on a des impacts
01:00:52de balles sur la façade
01:00:53pourquoi il dit ça
01:00:54personne n'a entendu
01:00:54il y a des impacts de balles
01:00:55mais personne n'a entendu
01:00:56de coup de feu
01:00:57on est honte d'eau
01:00:58non mais écoutez
01:00:58la façon avec laquelle
01:00:59il répond
01:01:00parce que là
01:01:00il faut comprendre
01:01:00on vient juste
01:01:01de lui poser la question
01:01:02quelle est votre réaction
01:01:03à ce qui se passe
01:01:04avec l'entreprise Orange
01:01:05et il répond ça
01:01:06il faut arrêter
01:01:06avec le Marseille bashing
01:01:07bon bah écoutez
01:01:08on sait très bien
01:01:09que Benoît Payan
01:01:11est menacé sur sa gauche
01:01:11par Sébastien Delogu
01:01:12qui doit donner des gages
01:01:13à certains électeurs
01:01:15à Marseille
01:01:15et donc vous allez avoir
01:01:16une campagne
01:01:17où il va aller à gauche toute
01:01:18mais là il n'est pas responsable
01:01:19lui-même de ce qui se passe
01:01:20c'est ça
01:01:21pourquoi il ne vient pas défendre
01:01:22et alors lui il dit
01:01:23c'est pas lui
01:01:24on ne l'accuse pas lui
01:01:25d'être responsable
01:01:26d'un désir
01:01:27en plus on peut dire
01:01:28qu'il a pris quelques mesures
01:01:29sur la police municipale
01:01:30notamment
01:01:30donc tout n'est pas acheté
01:01:31dans son bilan
01:01:31mais il dit
01:01:32c'est l'état qui doit mieux faire
01:01:33ce qui est vrai par ailleurs
01:01:34mais il dit
01:01:35il y a 40 policiers
01:01:36seulement la nuit à Marseille
01:01:37le préfet des Bouches-du-Rhône
01:01:38a été obligé de lui répondre
01:01:39en lui disant
01:01:39il y a 160 policiers
01:01:40chaque jour à Marseille
01:01:41et vos petits calculs politiques
01:01:43là ça ne doit pas impacter
01:01:45sur les forces de l'ordre
01:01:46il y a 160 par jour ?
01:01:47toutes les nuits
01:01:48il y a 160 policiers
01:01:49sur le terrain
01:01:49plus les CRS
01:01:51dans certains quartiers de Marseille
01:01:53Benoît Payan
01:01:54n'est pas comptable
01:01:56de la situation
01:01:57de la ville de Marseille
01:01:58dans les quartiers nord
01:01:59le taux d'homicidité
01:02:00est proche de celui
01:02:01du Guatemala
01:02:01c'est 17,5
01:02:03pour 100 000 habitants
01:02:04c'est gravissime
01:02:05il n'est pas non plus
01:02:07responsable
01:02:07de l'implantation
01:02:08des clans
01:02:09mafieux communautaires
01:02:10la DZ Mafia
01:02:11la Yoda
01:02:11etc
01:02:12mais disons
01:02:13qu'il ne fait pas preuve
01:02:14de courage politique
01:02:15lorsqu'on lui parle
01:02:16par exemple
01:02:16du lien entre immigration
01:02:17et criminalité
01:02:18liée au narcotrafic
01:02:19il est incapable
01:02:20de le reconnaître
01:02:21alors que le rapport
01:02:22de l'OFAST le fait
01:02:22il avait 8 ans
01:02:24pour agir
01:02:24et il n'a pas pris
01:02:25de mesure
01:02:25ne serait-ce que
01:02:26d'implanter des caméras
01:02:27de surveillance
01:02:27pour au moins
01:02:28essayer de faire
01:02:29de la prévention
01:02:29donc Benoît Payan
01:02:31parle de Marseille bashing
01:02:32mais il n'a pas non plus
01:02:33manœuvré
01:02:33dans le sens contraire
01:02:34il faut juste rappeler
01:02:35que c'est sa première campagne
01:02:36sur son nom
01:02:36parce qu'on a un peu oublié
01:02:37comment il est arrivé
01:02:38à la mairie de Marseille
01:02:39mais il n'a pas été élu
01:02:40directement
01:02:40c'était madame
01:02:41Michel Rubirola
01:02:42qui avait été élu
01:02:43qui a démissionné
01:02:43quelques jours après
01:02:44il a pris sa place
01:02:45donc là c'est sa première
01:02:46campagne sur son nom
01:02:46et c'est peut-être pour ça
01:02:47qu'il est un peu fébrile
01:02:48avec le changement électoral aussi
01:02:49avec le changement de
01:02:50Georges Fénèque
01:02:51oui parce qu'on va voter
01:02:52différemment
01:02:53on est élu directement
01:02:53le maire
01:02:54et non pas seulement
01:02:54les maires d'OF
01:02:55ça va être vrai aussi à Paris
01:02:56dans l'actualité
01:02:57également
01:02:57la commission d'enquête
01:02:58d'audiovisuel public
01:02:59on a appris Rachida Dattil
01:03:01qui sera entendue
01:03:02Léa Salamé
01:03:03alors Léa
01:03:04elle sera entendue
01:03:05sans doute
01:03:05avec la proximité
01:03:07non alors là
01:03:08on a les dates
01:03:09donc ce sera le 2 février
01:03:10mais sans doute
01:03:11parce qu'elle est
01:03:12la campagne de Raphaël
01:03:13non parce qu'il y a aussi
01:03:13Laurent Delahousse
01:03:14donc je pense que
01:03:14c'est les présentateurs
01:03:15de JT
01:03:16plus largement
01:03:17qui vont être
01:03:17Gilles Bernstein également
01:03:19Élise Lucelle
01:03:20alors elle n'est pas
01:03:20dans le calendrier
01:03:21qui nous a été proposé
01:03:22ce matin
01:03:22la part de la commission
01:03:23et Patrick Sébastien
01:03:25parce que moi
01:03:25j'attends Patrick Sébastien
01:03:26ils ne veulent pas entendre
01:03:27Patrick Sébastien
01:03:28il n'est toujours pas prévu
01:03:29ils ne veulent pas l'entendre
01:03:30ils ne veulent pas l'entendre
01:03:32c'est à dire
01:03:33qu'il a été viré
01:03:34comme un mal propre
01:03:35par France Télévisions
01:03:36il a des choses à dire
01:03:38et le président a dit
01:03:39je ne veux pas en faire
01:03:40une tribune
01:03:41etc
01:03:41c'est formidable
01:03:42quelqu'un qui veut
01:03:43faire tomber des têtes
01:03:44oui mais parce que
01:03:45en fait
01:03:46le mépris qu'ont ces gens
01:03:47pour le peuple
01:03:48souvent nous le disons
01:03:50il n'a pas été viré
01:03:50comme un mal propre
01:03:50il a été viré
01:03:51comme un mal blanc
01:03:52c'est ça la terminologie
01:03:54oui
01:03:55il y a une politique officielle
01:03:57qui s'est appliquée
01:03:58le racisme systémique
01:03:59Patrick Sébastien
01:04:00bah oui écoutez
01:04:01franchement oui
01:04:01il y a une discrimination systémique
01:04:03il devrait l'entendre
01:04:04voilà
01:04:04bon alors
01:04:06les auditions reprennent quand
01:04:07parce qu'il y a un reporter
01:04:08sans frontières
01:04:08représenté par Pierre Aski
01:04:10Pierre Aski
01:04:11il est sur France Inter
01:04:12tous les matins
01:04:13ça reprend le 19 janvier
01:04:14donc Léa
01:04:15ça sera le 2 février
01:04:17bon moi je l'ai dit hier
01:04:18il faut le redire
01:04:19Léa Salamé
01:04:19elle était entre guillemets
01:04:21vedette
01:04:22avant de rencontrer
01:04:23l'amour avec
01:04:24monsieur Glucksmann
01:04:26donc elle a le droit aussi
01:04:27de faire son métier
01:04:27c'est pas parce que monsieur Glucksmann
01:04:29se présente
01:04:30moi je suis sur cette ligne
01:04:31voilà
01:04:32on est en 2026
01:04:33elle a le droit
01:04:33de penser différemment
01:04:34je suis d'accord avec vous
01:04:36mais à France Télévisions
01:04:37il se trouve qu'on a viré quelqu'un
01:04:38parce qu'il avait juste prévu
01:04:39d'écrire un livre avec Bardella
01:04:40et s'il y a un débat de second tour
01:04:42donc il y a quand même
01:04:42un peu un deux poids de mesure
01:04:43s'il y a un débat de second tour
01:04:45hypothèse
01:04:45vous pensez que monsieur Glucksmann
01:04:46va être au deuxième tour
01:04:47moi je pense qu'elle a plus de chances
01:04:49de présenter le 20 heures
01:04:50pendant 20 ans
01:04:51que lui d'être au deuxième tour
01:04:52enfin on se place dans l'hypothèse
01:04:53elle se retirerait
01:04:54elle se retire évidemment
01:04:57il n'y a pas de problème
01:04:59parce que c'est un cas très spécifique
01:05:00elle a le droit de faire son métier
01:05:01elle le rappelle
01:05:02avec qui elle vit
01:05:04il y a mille façons
01:05:05de faire son métier de journaliste
01:05:06ça ne vous a pas échappé quand même
01:05:07pardon ?
01:05:08il y a mille façons
01:05:08de faire son métier de journaliste
01:05:10en dehors du 20 heures
01:05:13sur la chaîne publique
01:05:14non mais d'accord
01:05:15oui mais si elle veut le faire
01:05:16enfin vous êtes gonflé vous aussi
01:05:17si elle veut le faire
01:05:18oui oui je suis gonflé ouais
01:05:19non mais
01:05:20allez au bout de votre
01:05:21ça vous choque ?
01:05:22mais vous pourriez animer
01:05:23vous pensez dans ce cas
01:05:24pourquoi n'animerait-elle pas
01:05:26ce débat
01:05:27dont vous nous parlez
01:05:29parce que là c'est un cas d'extrême
01:05:30c'est du souci
01:05:31et c'est quoi votre principe ?
01:05:32c'est quoi le principe ?
01:05:33le principe c'est
01:05:34lorsque Glucksmann n'est pas sur le plateau
01:05:36elle a le droit de faire ce qu'elle veut
01:05:37bah voilà
01:05:37oui
01:05:38en revanche elle ne va pas interviewer Glucksmann
01:05:40en plus on se sert Vincent
01:05:41c'est une prime au couple clandestin
01:05:43oui oui oui
01:05:44bien sûr
01:05:44il y a des couples qui ne s'affichent pas
01:05:46mais vous savez quand les couples clandestins
01:05:48sont découverts en général
01:05:49bah oui mais enfin
01:05:50par exemple dans les pays scandinaves
01:05:52anglo-saxons, démocratiques
01:05:54si vous avez entretené avec
01:05:57je sais pas moi
01:05:58un subalterne, un subordonné
01:06:00une liaison
01:06:00vous sautez
01:06:01mais là c'est pas les subordonnés
01:06:02moi je vous parle
01:06:03si vous êtes
01:06:04pardonnez-moi
01:06:05si vous êtes
01:06:06au fonctionnaire
01:06:07et que ensuite vous allez
01:06:08pantoufler dans le privé
01:06:09on regarde
01:06:09s'il n'y a pas un conflit d'intérêt
01:06:10la notion de conflit d'intérêt
01:06:12est une notion objective
01:06:14c'est pas une maniglance
01:06:17pourquoi c'est Raphaël Glucksmann
01:06:19qui sacrifierait sa propre carrière
01:06:21exactement
01:06:21pourquoi ?
01:06:23bah déjà il l'a sacrifié
01:06:24il a parlé le jour avec Eric Zemmour
01:06:26et il a eu
01:06:27il a été entré en fréquence
01:06:28je crois qu'il l'a sacrifié
01:06:31je crois qu'en fait
01:06:32il a commencé
01:06:32c'est un geste d'amour
01:06:33qu'il a fait
01:06:34il s'est auto
01:06:35autodis
01:06:36vous êtes vraiment
01:06:37quelle vilainie
01:06:39vous soupçonnez
01:06:40dans mon propos
01:06:42quelque chose
01:06:43une attaque
01:06:43oui mais moi je suis au second degré
01:06:44c'est la différence avec vous
01:06:45pardon ?
01:06:46là je suis au second degré
01:06:47c'est la différence avec vous
01:06:48mais bon
01:06:49vous étiez au premier
01:06:50c'est Thomas
01:06:50ça recommençait bien le débat
01:06:51non non mais
01:06:52c'est vrai
01:06:53bon alors il y aura également
01:06:54Pierre-Antoine du Capiton
01:06:55il y aura président de Media One
01:06:58il y aura Rodolphe Benner
01:06:58David Larmendi
01:07:00Maxime Saada
01:07:01patron respectif de TF1
01:07:02M6 Canal
01:07:03Nagui
01:07:04Paul Larout
01:07:05Turou
01:07:06Benjamin Duhamel
01:07:07enfin c'est tout
01:07:08c'est tout
01:07:11c'est tout
01:07:12comment ?
01:07:13vous n'y êtes pas ?
01:07:13non il ne vous a pas
01:07:15comment dire
01:07:16je ne suis pas dans l'audiovisuel public
01:07:17cher
01:07:18ça ne vous a pas échappé
01:07:19pas encore
01:07:20vous avez quelques soucis
01:07:21d'attaque
01:07:22quand même
01:07:23de l'audiovisuel public
01:07:24oui
01:07:24oui
01:07:25qu'est-ce que vous voulez
01:07:26je vous dis
01:07:26pas que de l'audiovisuel public
01:07:28d'ailleurs
01:07:28parfois il y a du cyber harcèlement
01:07:30ces gens attaquent en meute
01:07:31en meute
01:07:32mais c'est pas grave
01:07:33castigat
01:07:36morès
01:07:38castigat
01:07:39rinendo morès
01:07:40n'oubliez jamais cela
01:07:41prenons cela
01:07:42avec un peu de légèreté
01:07:43et de dérision
01:07:45dernière chose
01:07:48que je voulais vous dire
01:07:49oui la démographie
01:07:49selon le rapport démographique
01:07:51publié par l'INSEE
01:07:52il y a eu plus de morts
01:07:53que de naissances
01:07:53en 2025
01:07:55on en a parlé tout à l'heure
01:07:56écoutez ce que les uns
01:07:57et les autres disent
01:07:58dans la rue
01:07:58par exemple
01:07:59lorsqu'on leur a posé
01:08:00la question
01:08:00je dirais
01:08:03avec les études
01:08:04qui s'allongent
01:08:04et les difficultés
01:08:05à obtenir des logements
01:08:07passer entre 30 et 35 ans
01:08:10maintenant
01:08:10pour le premier
01:08:11parce que comme nous
01:08:12on est deux sages-femmes
01:08:13à 20 ans d'écart
01:08:15moi mes femmes
01:08:16elles accouchaient
01:08:16la première fois
01:08:18vers 20 ans
01:08:1825 ans
01:08:19maintenant elles accouchent
01:08:20vers 28-32 ans
01:08:21pour la première fois
01:08:22et les gens
01:08:23ont des enfants
01:08:24plus tard
01:08:25ce qui est curieux
01:08:27mais intéressant
01:08:28c'est que le désir
01:08:29d'enfant
01:08:30se maintient
01:08:32à peu près
01:08:32mais le nombre
01:08:34d'enfants
01:08:35effectifs
01:08:36diminue
01:08:37pas avant 27
01:08:39quoi
01:08:39parce que
01:08:40ça
01:08:41demande beaucoup
01:08:44trop d'investissement
01:08:45pour plein de choses
01:08:46puis même
01:08:47d'avoir une qualité
01:08:48de vie stable
01:08:48enfin voilà
01:08:49intéressant
01:08:51moi j'adore
01:08:52c'est intéressant
01:08:52ce que disait
01:08:53monsieur à casquette
01:08:54le désir d'enfant
01:08:55est là
01:08:55mais les gens
01:08:56se heurtent
01:08:56à une réalité
01:08:57c'est difficile
01:08:57d'avoir des enfants
01:08:58de les élever
01:08:59dans des conditions
01:09:00et ceux qui naissaient
01:09:01en 42 ou 43
01:09:02c'était pas plus difficile
01:09:03apparemment c'est plus difficile
01:09:04aujourd'hui qu'il y a 20 ans
01:09:05ne remontons pas
01:09:06à la seconde guerre mondiale
01:09:07c'est plus difficile
01:09:08vous trouvez
01:09:09c'est plus difficile
01:09:10de se loger
01:09:10d'avoir une chambre
01:09:11pour un enfant
01:09:12non mais il y a des choses
01:09:13très prosaïques
01:09:13il n'y a pas que l'amour
01:09:14dans la vie aussi
01:09:15voilà
01:09:15les conditions de l'amour
01:09:17et surtout qu'il n'y a pas
01:09:17de politique familiale
01:09:18en France
01:09:19en plus
01:09:19il y en avait
01:09:20on a supprimé
01:09:21le quotient familial
01:09:22les allocations universelles
01:09:24heureusement
01:09:25vous allez remédier
01:09:26à cela
01:09:26sur Georges Schneck
01:09:27puisque le 31 janvier
01:09:29vous avez décidé
01:09:29de convoler
01:09:30et peut-être pas
01:09:31de faire des enfants
01:09:32quand même
01:09:32pourquoi pas
01:09:33oui
01:09:33c'est compliqué
01:09:34mais en tout cas
01:09:36vous dites
01:09:37qu'il n'y a pas
01:09:37de politique familiale
01:09:38c'est Hollande
01:09:39le quotient familial
01:09:40avait été
01:09:40l'universalité
01:09:41des allocations
01:09:42le quotient
01:09:44mais vous pensez
01:09:44que c'est le quotient
01:09:45familial
01:09:46qui fait qu'on va avoir
01:09:47des allocations familiales
01:09:49ça aide
01:09:50vous pensez que
01:09:50ça fait partie
01:09:52des paramètres
01:09:53évidemment
01:09:53en prenant compte
01:09:54Vincent Herouet
01:09:55c'est symbolique
01:09:56oui
01:09:56le dernier ministre
01:09:57à la famille
01:09:59c'était sous Nicolas Sarkozy
01:10:00Nadine Belluro
01:10:02je ne sais pas
01:10:02pas Nadine Belluro
01:10:03c'était Nadine Morano
01:10:04Guillaume Gomez
01:10:07est avec nous
01:10:08à la table du destin
01:10:09c'est aux éditions
01:10:10hors cadre
01:10:10d'un rêve d'enfant
01:10:12au palais de l'Elysée
01:10:13j'avais 19 ans
01:10:14écrivez-vous
01:10:15quand j'ai franchi
01:10:15les portes de l'Elysée
01:10:16sans imaginer
01:10:17que j'y passerais
01:10:17plus de la moitié
01:10:18de ma vie
01:10:18pourquoi moi
01:10:19plutôt qu'un autre
01:10:21je l'ignore
01:10:22vous l'ignorez vraiment ?
01:10:24j'ignorez à ce moment-là
01:10:25oui
01:10:25mais voici
01:10:27servi à la table du destin
01:10:29mon histoire
01:10:29au milieu de l'histoire
01:10:30en train
01:10:30de s'écrire
01:10:32racontez-nous
01:10:33comment vous entrez
01:10:34à l'Elysée
01:10:35beaucoup de chance
01:10:37du piston
01:10:37puisqu'à l'époque
01:10:38je travaillais chez
01:10:39le Divelec
01:10:39la fameuse photo
01:10:40de Mazarin
01:10:40et de François Mitterrand
01:10:41est chez le Divelec
01:10:42et Jacques Le Divelec
01:10:43connaît
01:10:44le chef de l'Elysée
01:10:46connaît bien l'Elysée
01:10:47et je dois faire
01:10:48ce qui ne parlera pas
01:10:49aux plus jeunes
01:10:50mon service militaire
01:10:51et donc je rentre
01:10:52à l'Elysée
01:10:53pour faire mon service national
01:10:54je dois y rester 10 mois
01:10:55et j'y suis resté 25 ans
01:10:57et qui est président
01:10:58à ce moment-là ?
01:10:59Jacques Chirac
01:10:59Jacques Chirac
01:11:00est président de la République
01:11:01je suis accueilli
01:11:02par le chef
01:11:02Joël Normand
01:11:03qui lorsqu'il me reçoit
01:11:05dans son bureau
01:11:05lui a commencé à l'Elysée
01:11:06sous le général de Gaulle
01:11:07donc quand il me parle de ça
01:11:09il a face à lui
01:11:11quelqu'un de 19 ans
01:11:11et c'est vrai que je ne pense
01:11:12qu'à une chose
01:11:12je me dis
01:11:13comment on peut rester
01:11:14aussi longtemps dans une maison
01:11:15alors ce n'était pas une époque
01:11:17où on zappait aussi vite
01:11:18que maintenant
01:11:18mais quand même
01:11:19rester
01:11:19il avait près de 35 ans
01:11:21de maison
01:11:2140 ans de maison
01:11:22c'était très long
01:11:23et je me disais
01:11:24qu'ils voyaient peut-être
01:11:25la cuisine un peu en noir et blanc
01:11:26je m'étais fait la promesse
01:11:27je restais très peu
01:11:28et un jour
01:11:29je me retourne
01:11:30et ça fait 25 ans
01:11:31que je suis là
01:11:31et quand j'embauche des jeunes
01:11:32qui sont arrivés en l'an 2000
01:11:33qui sont nés en l'an 2000
01:11:34je me dis qu'ils se disaient
01:11:35la même chose que moi
01:11:36quand je leur disais
01:11:37que j'avais commencé
01:11:37sous Jacques Chirac
01:11:38Où sont placées les cuisines
01:11:39à l'Elysée
01:11:40non que je me renseigne
01:11:41pour un futur
01:11:42emménagement
01:11:43mais elles sont où ?
01:11:46Depuis toujours
01:11:46lorsque vous êtes
01:11:47face à l'Elysée
01:11:48ce qu'on appelle
01:11:49l'aile ouest
01:11:49la partie droite
01:11:51de l'Elysée
01:11:52en sous-sol
01:11:52mais avec quand même
01:11:53la lumière du jour
01:11:54et il y a près de 500
01:11:55Et elles sont
01:11:55particulièrement bien équipées
01:11:57par exemple
01:11:58durant votre période
01:11:59elles ont été plusieurs fois
01:11:59refaites
01:12:00très aménagées
01:12:01Non pas du tout
01:12:02elles ont été refaites
01:12:03il y a eu une grande campagne
01:12:03de rénovation
01:12:04parce que ce sont des structures
01:12:06qui avaient besoin
01:12:07d'être faites
01:12:08là il y a quelques années
01:12:09j'étais parti
01:12:09j'ai fait les plans
01:12:10plusieurs fois
01:12:11puisqu'on devait les refaire
01:12:12déjà sous l'air de Jacques Chirac
01:12:13puis sous Nicolas Sarkozy
01:12:14puis sous François Hollande
01:12:15et on les a faites
01:12:17sous Emmanuel Macron
01:12:17Et il y a un grand grand chef ?
01:12:19Il y a quelqu'un
01:12:19qui coordonne tout ?
01:12:20C'était vous ?
01:12:20C'est vous le super chef ?
01:12:21Mais vous dépendez de qui ?
01:12:23On dépend directement
01:12:24du président de la République
01:12:25on est embauché par la présidence
01:12:26de la République
01:12:27D'accord
01:12:27mais il n'y a pas
01:12:28le secrétaire général
01:12:29de l'Elysée
01:12:29qui s'occupe de vous ?
01:12:30Non le secrétaire général
01:12:31de l'Elysée fait de la politique
01:12:31Vous dépendez en direct
01:12:32la hiérarchie
01:12:33votre N plus 1
01:12:34c'est le président de la République ?
01:12:35Non le N plus 1
01:12:35du chef de cuisine
01:12:36aujourd'hui ça va être
01:12:37ils ont créé
01:12:38le directeur général des services
01:12:39ou le directeur de cabinet
01:12:40Ah oui
01:12:41Mais pour la partie de la maison
01:12:42après on travaille
01:12:43avec l'intendance
01:12:44on travaille avec
01:12:45tous les services
01:12:46qui font le quotidien
01:12:47de l'Elysée
01:12:47mais après on rend des comptes
01:12:48oui au président de la République
01:12:49et puis surtout
01:12:50personne n'impose
01:12:51au président de la République
01:12:52ce qu'il va manger
01:12:52Bon il y a combien de personnes
01:12:54qui travaillent ?
01:12:54Ça dépend des jours j'imagine ?
01:12:55Ça dépend des jours
01:12:56ça dépend des années
01:12:57ça dépend
01:12:57moi en 25 ans
01:12:59c'est entre
01:12:59à l'époque où il y avait
01:13:00des applis du contingent
01:13:01il y avait plus de monde
01:13:02bien évidemment
01:13:02parce que la manœuvre
01:13:03arrivait chaque mois
01:13:04mais c'est entre
01:13:0525 et 30 cuisiniers
01:13:07selon les années
01:13:07Bon qui a dîné à l'Elysée ?
01:13:10Vous avez dîné à l'Elysée
01:13:11Vincent Arvoet
01:13:12sans doute
01:13:12Déjeuner
01:13:12Déjeuner ?
01:13:13Vous avez trouvé que c'était bon ?
01:13:16Oui
01:13:17Autrement je m'en souviendrai
01:13:19Oui oui
01:13:20Non mais bon
01:13:21Georges vous avez dit ?
01:13:22Oui moi j'ai déjeuné
01:13:23à la table de Jacques Chirac
01:13:24en tant que député
01:13:25Ah donc c'était ?
01:13:26Ne me demandez pas
01:13:27ce que j'ai mangé
01:13:28parce qu'en fait
01:13:29j'étais tellement impressionné
01:13:30par Jacques Chirac
01:13:31Je me souviens plus
01:13:32Donc vous n'avez pas
01:13:34de souvenirs ?
01:13:34Et Eric ?
01:13:35Oui j'ai déjeuné une fois
01:13:35à l'Elysée
01:13:36Vous avez trouvé que c'était bon ?
01:13:37Oui très bon
01:13:38Bon le nombre de personnes
01:13:41le plus important
01:13:42le plus grand nombre
01:13:43à un dîner
01:13:44que vous avez servi ?
01:13:46Alors ce n'est pas
01:13:46à l'Elysée intramuros
01:13:47parce que ce qu'il faut comprendre
01:13:48c'est que les équipes de l'Elysée
01:13:49s'occupent de la restauration
01:13:50pour le Président de la République
01:13:51et les équipes
01:13:52partout où est le chef de l'Etat
01:13:53aussi bien sur le territoire
01:13:54qu'à l'international
01:13:55les plus grandes opérations
01:13:56sont le Noël
01:13:57qu'on sert pour les troupes engagées
01:13:59ça a été jusqu'à près
01:14:00de 2000 personnes
01:14:01Donc là on vous voyait
01:14:02d'ailleurs vous partiez
01:14:03Oui je pars avec le Président
01:14:04avec le Frétérien
01:14:06avec 7 tonnes de fret
01:14:06avec une partie des équipes
01:14:07et on offre le repas
01:14:09Et là c'est un bon repas ?
01:14:10C'est un bon repas
01:14:11pour des militaires
01:14:11Un repas de Noël vraiment ?
01:14:13Depuis plusieurs mois
01:14:14à manger des rations de combat
01:14:15oui croyez-moi
01:14:15que c'est un très bon repas
01:14:16avec le menu
01:14:17est resté le même
01:14:18pour des questions aussi
01:14:19de sécurité alimentaire
01:14:20une fois que c'est bien opéré
01:14:22donc pâté en gouttes
01:14:23volaille
01:14:24offert par les fournisseurs
01:14:25de Rungis et par les producteurs
01:14:26Bon moi il se trouve
01:14:27que j'aime bien le vin rouge
01:14:29je trouve que c'est un plaisir
01:14:31et puis il y a des grands vins
01:14:32qu'on ne boit jamais
01:14:32tellement c'est cher
01:14:33on ne les boit jamais
01:14:34forcément
01:14:34je ne vais pas citer de nom
01:14:35mais il y a des vins
01:14:36Petrus
01:14:37on ne boit jamais ça
01:14:38Cheval Blanc
01:14:39on ne boit jamais ça
01:14:39Est-ce que ces vins existent
01:14:41dans la cave de l'Elysée ?
01:14:42Les plus grands vins
01:14:43Roman et Conti
01:14:44que je viens de citer ?
01:14:44Bien sûr tous les vins
01:14:45sont représentés à l'Elysée
01:14:46les grands comme
01:14:46les plus petites appellations
01:14:48Mais par exemple du Petrus
01:14:49vous pouvez
01:14:49il y a aujourd'hui
01:14:51et regardez le prix
01:14:53de la bouteille qu'on sert
01:14:54aujourd'hui
01:14:54Donc c'est un enjeu
01:14:56il y a des vins
01:14:57qu'on ne peut pas servir
01:14:59Ça a été le sujet
01:15:00de la vente de la cave
01:15:01de l'Elysée
01:15:01qui avait fait polémique
01:15:02c'était justement
01:15:03parce que des vins
01:15:03étaient inservables
01:15:04parce que nous avions
01:15:05en accord avec la Cour des Comptes
01:15:073,60€ hors boisson
01:15:09pour faire à manger
01:15:10du secrétaire général
01:15:12aux agents
01:15:12hors dîner officiel
01:15:14hors dîner d'Etat
01:15:14bien évidemment
01:15:15mais pour le quotidien
01:15:163,60€ ?
01:15:17C'est dans le rapport
01:15:18de la Cour des Comptes
01:15:18que je vous invite
01:15:19Mais attendez
01:15:20je comprends
01:15:20mais pour le Président
01:15:22de la République
01:15:23il n'a l'air pas
01:15:23à 3,60€ ?
01:15:24Oui en fonction
01:15:25en fonction bien sûr
01:15:25pour le quotidien
01:15:28on peut faire des choses
01:15:30pour 3,60€
01:15:31or
01:15:32or bien sûr
01:15:34frais de structure
01:15:35et frais de bague
01:15:36Donc il n'y a plus
01:15:36de grands vins à l'Elysée ?
01:15:37S'il y a des grands vins
01:15:38à l'Elysée
01:15:38Alors qui va les boire ?
01:15:39Je ne sais pas
01:15:41je ne peux pas vous dire
01:15:41Si le Président
01:15:42par exemple
01:15:43si le Président
01:15:43à 20h
01:15:44il dit
01:15:44il y a un chef sommelier
01:15:46j'imagine
01:15:46Il y a une sommelière
01:15:48Donc si par exemple
01:15:49le Président dit
01:15:50tiens je voudrais bien
01:15:50un Petrus ce soir
01:15:51de 78
01:15:52Non ça ne se passe pas
01:15:52comme ça
01:15:53ça ne s'est jamais passé
01:15:53comme ça
01:15:54Peut-être dans l'imaginaire
01:15:55collectif
01:15:55Moi je serais Président
01:15:56je demanderais
01:15:57qu'est-ce que vous avez
01:15:59ça me plairait moi
01:16:00Non
01:16:00Ce sont les services
01:16:02de l'Elysée
01:16:02qui décident
01:16:03en fonction d'une gestion
01:16:04C'est le Président qui choisit
01:16:05le vin qu'il boit
01:16:05Non ce n'est pas le Président
01:16:06Ça ne sert à rien
01:16:07d'être Président
01:16:07si tu ne choisis pas
01:16:08le vin
01:16:08Même ça
01:16:10La proposition
01:16:11la sommelière va faire
01:16:12en fonction des plats
01:16:13qui sont chargés
01:16:14Non mais vous êtes sérieux
01:16:15Le Président ne peut pas
01:16:16choisir le vin qu'il boit
01:16:17Il n'a vraiment aucun pouvoir
01:16:18ce Président
01:16:19Les dîners d'apparat
01:16:21Ah non mais les dîners d'apparat
01:16:22c'est autre chose
01:16:22C'est pareil
01:16:24c'est le service de l'Elysée
01:16:25l'intendant et la sommelière
01:16:26qui va faire
01:16:27en accord avec le chef
01:16:28des accords vins et mai
01:16:29et qui vont proposer
01:16:30des vins en fonction
01:16:32et là le Président
01:16:32choisira en effet
01:16:33plutôt celui-ci
01:16:34que celui-là
01:16:35Vous aviez aimé
01:16:35Les saveurs du palais
01:16:36le film avec Catherine Fraud
01:16:38et Jean Dormesson ?
01:16:39Oui je l'ai vu
01:16:39Alors comment vous racontez
01:16:42Les saveurs du palais
01:16:42ce qu'il faut savoir
01:16:43Daniel Delpeuch a disparu
01:16:44maintenant
01:16:44la chef que campe Catherine Fraud
01:16:46Je me suis retrouvé
01:16:48à faire les avant-premières
01:16:49de ce film
01:16:49un petit peu partout
01:16:50à travers le monde
01:16:50puisque souvent pour des semaines
01:16:52ou des festivals
01:16:52de la gastronomie
01:16:53que je parrainais
01:16:53on lançait ce film
01:16:54et je l'ai vu
01:16:55donc en thaïlandais
01:16:56en hébreu
01:16:57en anglais
01:16:58dans plusieurs langues
01:16:59je l'ai vu récemment en français
01:17:00je ne l'avais jamais regardé
01:17:01c'est toujours touchant bien sûr
01:17:02alors c'est un film
01:17:03issu d'un roman
01:17:04Quel est le Président
01:17:06le plus gourmet
01:17:07entre Jacques Chirac ?
01:17:09Alors le plus gourmand
01:17:10étant Jacques Chirac
01:17:11ce n'est pas un secret
01:17:11des quantités
01:17:12des plats très roboratifs
01:17:14le plus gourmet
01:17:15celui qui s'y connaît le mieux
01:17:15en gastronomie
01:17:16c'est pas parce que c'est celui-ci
01:17:17mais c'est Emmanuel Macron
01:17:18Et le moins alors
01:17:21celui qui s'en fichait un peu
01:17:23Non il n'y a pas le moins
01:17:24alors on a fait
01:17:25à Nicolas Sarkozy
01:17:27tout un procès
01:17:28de il n'aime pas manger
01:17:28parce qu'il ne boit pas d'alcool
01:17:29ce qui n'est pas vrai
01:17:30je rappelle
01:17:31que c'est sous l'ère
01:17:32de Nicolas Sarkozy
01:17:33qu'avait été prise
01:17:34la décision
01:17:34de faire reconnaître
01:17:35le repas gastronomique
01:17:36des français à l'UNESCO
01:17:37Nicolas Sarkozy
01:17:38a été le premier
01:17:39à recevoir des chefs
01:17:40de cuisine
01:17:40à l'Elysée
01:17:42et derrière
01:17:43c'est d'ailleurs
01:17:43après l'ère de Nicolas Sarkozy
01:17:45pendant le mandat
01:17:46de Nicolas Sarkozy
01:17:46qu'on a commencé
01:17:47à faire signer
01:17:48les dîners d'Etat
01:17:49par des grands chefs
01:17:49pour faire de la communication
01:17:50et communiquer sur les cuisines
01:17:52avant Nicolas Sarkozy
01:17:53vous n'aviez quasiment
01:17:54jamais d'image
01:17:55de la cuisine
01:17:55du palais de l'Elysée
01:17:56Emmanuel Macron
01:17:56lui il vit à l'Elysée
01:17:58ce qui n'était pas le cas
01:17:58je pense
01:17:59des autres présidents
01:18:01si chaque Chirac
01:18:02arrivait à l'Elysée
01:18:03François Mitterrand
01:18:04il vivait
01:18:05là où bon son
01:18:06lui semblait
01:18:07et Nicolas Sarkozy
01:18:09ne vivait pas à l'Elysée
01:18:10donc il y a des petits déjeuners
01:18:12pour
01:18:12il y a tout
01:18:13petits déjeuners
01:18:14déjeuners, dîners, collations
01:18:16ça travaille jour et nuit
01:18:17et alors la nuit
01:18:18effectivement il y a un service
01:18:19par exemple
01:18:19à 2h du matin
01:18:20tu veux une petite omelette
01:18:22non
01:18:22si une envie comme ça
01:18:24on est à disposition
01:18:27bien évidemment
01:18:28c'est jamais arrivé
01:18:29mais si jamais on nous appelait
01:18:30pour être là à 3h du matin
01:18:31il faudrait qu'on réponde
01:18:32présent pour la mission
01:18:33par contre ce qui arrive
01:18:34lorsque malheureusement
01:18:35il peut y avoir des drames
01:18:36liés à l'actualité
01:18:37qu'il y a des séquences
01:18:38qui se montent
01:18:39de conseils de sécurité
01:18:40ou de défense
01:18:41on est là
01:18:41non pas seulement pour le président
01:18:43mais aussi pour nourrir
01:18:43notamment les journalistes
01:18:44qui suivent la réalité
01:18:45la conception de la présidence
01:18:46tout à fait partie
01:18:46ah oui
01:18:47moi je suis très déçu
01:18:48une petite omelette
01:18:49une bouteille de pétrus
01:18:51à 3h
01:18:52c'est pas ça
01:18:53on n'est pas en l'archive
01:18:53vous racontez également
01:18:55que
01:18:55ici il travaille
01:18:56à 4h du matin
01:18:56et on voit des sms
01:18:58évidemment
01:18:58alors vous dites que
01:19:01le film
01:19:01le livre est vraiment formidable
01:19:03parce que
01:19:03vous parlez d'Elisabeth II
01:19:05vous dites ce qui me fascinait
01:19:06chez elle
01:19:06c'était cette alchimie rare
01:19:07entre la figure institutionnelle
01:19:09et l'humanité profonde
01:19:10du personnage
01:19:10d'un autre côté
01:19:11je comprends qu'Elisabeth II
01:19:13vous aime bien
01:19:14parce que vu ce qu'elle mange
01:19:15d'habitude en Angleterre
01:19:16quand elle vient en France
01:19:17évidemment
01:19:19déjà de rendre hommage
01:19:21à Marc Flanagan
01:19:22qui est le chef de Buckingham
01:19:23depuis longtemps
01:19:24et il y a une très belle table
01:19:25à Buckingham
01:19:25et on fait d'ailleurs
01:19:26beaucoup de plats français
01:19:27il faut savoir que les menus
01:19:28sont en français
01:19:29et la gastronomie à Buckingham
01:19:30est quand même en français
01:19:31bon regardons des petites photos
01:19:33de vous
01:19:34alors vous aviez refusé
01:19:35Chirac
01:19:35vous avez proposé
01:19:36de devenir chef
01:19:37parait-il
01:19:37et vous aviez dit non
01:19:38oui c'est une longue histoire
01:19:40mais en effet
01:19:40je passe meilleur ouvrier de France
01:19:42à 25 ans
01:19:43et à l'époque
01:19:44la chance et la temporalité
01:19:46fait que
01:19:46Joël Normand
01:19:47le chef de cuisine
01:19:48à l'époque
01:19:48doit partir en retraite
01:19:49je suis numéro 3
01:19:50des cuisines
01:19:51sous chef
01:19:51il y a un chef
01:19:52qui est là
01:19:52Bernard Vaution
01:19:52un grand professionnel
01:19:54qui avait commencé
01:19:54qu'on voit sur la photo là
01:19:56qui avait commencé
01:19:57sous Pompidou
01:19:57et c'est lui
01:19:58qui logiquement
01:19:58devait passer chef de cuisine
01:20:00n'étant pas meilleur ouvrier de France
01:20:01des gens bien intentionnés
01:20:02avaient proposé mon nom
01:20:03plutôt que le sien
01:20:04et pourquoi vous êtes parti ?
01:20:06et pourquoi je suis parti ?
01:20:07parce qu'au bout de 25 ans
01:20:08à l'Elysée
01:20:09je suis arrivé au bout
01:20:09d'une histoire personnelle
01:20:10déjà avec l'Elysée
01:20:11j'avais une autre ambition
01:20:12aussi que de rester chef
01:20:13et aujourd'hui vous faites
01:20:14donc j'ai fait
01:20:15pendant 3 ans
01:20:16j'ai été l'ambassadeur
01:20:16du président
01:20:17et j'étais son représentant
01:20:18personnel
01:20:18pour la gastronomie
01:20:19et aujourd'hui
01:20:20depuis le mois de janvier
01:20:212025
01:20:22l'année dernière
01:20:22ça va faire un an
01:20:23j'ai un cabinet de conseil
01:20:24où je conseille
01:20:25des patrons
01:20:26des entreprises
01:20:26et celles et ceux
01:20:27qui le souhaitent
01:20:27sur la stratégie alimentaire
01:20:29donc vous n'avez pas ouvert
01:20:30un restaurant
01:20:31et vous avez des contacts
01:20:33réguliers avec Emmanuel Macron ?
01:20:35j'ai encore des contacts
01:20:36avec Emmanuel Macron
01:20:37avec François Hollande
01:20:37avec Nicolas Sarkozy
01:20:38j'étais l'année dernière
01:20:40à l'Elysée
01:20:40pour la galette de l'épiphanie
01:20:41transmettez-lui
01:20:42j'allais dire notre amitié
01:20:44mais en tout cas
01:20:44notre respect
01:20:45et s'il veut venir
01:20:47dans notre émission
01:20:48tirez les rois
01:20:50pourquoi pas
01:20:51parce qu'il n'est jamais venu
01:20:53il n'est jamais venu
01:20:55figurez-vous
01:20:56il a parlé à la terre entière
01:20:58ce Président de la République
01:20:59sauf aux équipes de CNews
01:21:01depuis qu'il est Président
01:21:02de la République
01:21:02je transmis
01:21:03je suis sûr qu'en plus
01:21:05à mon avis
01:21:07c'est déjà transmis
01:21:08parce qu'on est sur écoute
01:21:10j'ai l'impression
01:21:11qu'on est sur écoute
01:21:12c'est la première fois
01:21:12que vous lancez l'invitation
01:21:13non plus
01:21:13comment ?
01:21:14ce n'est pas la première fois
01:21:15que vous lancez l'invitation
01:21:16moi j'invite des gens
01:21:17ils ne veulent même pas
01:21:18ils ne veulent pas venir
01:21:19posez-vous les vrais questions
01:21:21il y a un moment
01:21:23il faut se poser
01:21:25les vraies questions
01:21:25aimer est plus important
01:21:27qu'être aimer
01:21:28Abatia a aimé
01:21:28plus fort qu'être aimé
01:21:30on va terminer avec ça
01:21:30je suis venu
01:21:32et alors franchement
01:21:33le livre est formidable
01:21:34et vous êtes sympathique
01:21:35merci
01:21:36Jean-Marc
01:21:36on est en retard
01:21:37on va vous parler
01:21:39d'un témoignage
01:21:39qui m'a beaucoup touché hier
01:21:40puisqu'on n'en a pas
01:21:41beaucoup parlé
01:21:42mais figurez-vous
01:21:42que l'ancienne patronne
01:21:43des Beaumettes
01:21:44était au palais de justice
01:21:47à Marseille
01:21:48parce que
01:21:49comparaissait les deux personnes
01:21:50qu'il a menacé de mort
01:21:51et elle a expliqué
01:21:52que sa vie était brisée
01:21:53aujourd'hui
01:21:53par ses menaces de mort
01:21:54qu'elle avait été obligée
01:21:55de partir de Marseille
01:21:56en 15 jours
01:21:57pour sauver sa vie
01:21:58elle est venue au palais
01:21:59imaginé
01:21:59avec un gilet pare-balles
01:22:01et sous sécurité
01:22:02on en est là
01:22:03en France
01:22:04et personne n'en parle
01:22:05et bien on va en parler
01:22:06et bien vous avez raison
01:22:07et c'est pour ça
01:22:08que ces news existent
01:22:10Laurent Pratt était à la réalisation
01:22:11Ludovic Libard à la vision
01:22:13Nicolas Hausson
01:22:13merci à Marine Lançon
01:22:14Jean Delacoste
01:22:15Larrey Mondi
01:22:16Marine Lançon
01:22:17qui est revenue
01:22:17non pas de Carnac
01:22:18comme je l'ai dit hier
01:22:20mais de Dinard
01:22:21c'est du vent
01:22:24l'incroyable modernité
01:22:27et présence
01:22:28de Daniel Balavoine
01:22:30toujours présent
01:22:31mort il y a 40 ans
01:22:33et c'est avec lui
01:22:34que je vous laisse
01:22:36avec Jean-Marc
01:22:38et cette sublime chanson
01:22:40à ce soir
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