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Sonia Mabrouk reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue à vous pour Midi News.
00:00:03C'est un plaisir de vous accompagner.
00:00:04Actualité très chargée, vous le savez, l'Europe qui s'organise pour riposter à Donald Trump
00:00:10et pour contrecarrer ses velléités de s'emparer du Groenland.
00:00:13Et voici qu'on nous parle d'une arme de dissuasion européenne
00:00:16nommée l'instrument anti-coercition de l'UE pour forcer Trump à battre en retraite.
00:00:21Mais avons-nous vraiment les moyens de cette guerre commerciale ?
00:00:24Et plus largement Syrie, Iran, Groenland donc.
00:00:27Donc, c'est un conseil de défense qui est organisé en ce moment même à l'Elysée, nous en parlerons.
00:00:34Pendant ce temps, pendant que l'ordre mondial est bouleversé, qu'une guerre commerciale est quasi déclarée,
00:00:39en France, on se débat pour avoir un budget qui est un budget estampillé socialiste d'ailleurs.
00:00:43Le PS s'en félicite et l'exécutif pour masquer cette compromission que fait-il.
00:00:48Il attaque le RN et l'FI qualifiés de sabotage car ils ne sont pas d'accord avec le budget,
00:00:53ce qui est quand même le principe d'une opposition.
00:00:55Les menaces et la réalité de l'entrisme islamiste clannent comme une ombre pesante sur les élections municipales à Donin dans le Nord.
00:01:03C'est le fils de l'imam Iqisem qui est candidat, rappelant que cet imam a été expulsé pour avoir tenu des propos incitant à la haine.
00:01:11Alors, y a-t-il une arme anti-islamisme comme une arme anti-coercition face à Donald Trump ?
00:01:17Sommes-nous démunis ? Nous en parlerons également.
00:01:20Voilà pour le journal d'autres sujets également prévus.
00:01:23Mais tout d'abord, place évidemment au rappel des titres avec vous, chère Somaïa.
00:01:27Bonjour Sonia et bonjour à tous.
00:01:29À la une de l'actualité, Pedro Sanchez, le premier ministre espagnol,
00:01:33attendu d'une minute à l'autre au chevet des secours,
00:01:36où le bilan s'alourdit à 39 morts et 123 blessés suite à la collision entre deux trains à grande vitesse survenus hier soir en Andalousie.
00:01:45L'unité d'urgence de l'armée a dû être déployée sur le terrain pour venir en aide aux secours
00:01:49et un hôpital de campagne dressé non loin de l'accident.
00:01:52Accident qualifié d'extrêmement étrange par les autorités.
00:01:56En France, alors que le débordement du fleuve de l'Aude est annoncé dans les prochaines heures,
00:02:01la préfecture appelle les habitants des bases pleines à se mettre en sécurité en rejoignant les étages de leur domicile.
00:02:07Ceux qui n'en ont pas peuvent rejoindre le centre d'hébergement d'urgence du Parc des Expositions,
00:02:12centre qui a déjà accueilli une cinquantaine de sinistrés cette nuit.
00:02:16À la une de l'actualité également, ouverture du procès de l'assassinat du père Olivier Mer en 2021.
00:02:22Emmanuel Abissienga, déjà condamné pour l'incendie de la cathédrale de Nantes, est jugé à partir d'aujourd'hui.
00:02:28C'est dans le cadre de son contrôle judiciaire qu'il a commis ce nouveau crime
00:02:32et pour lequel se rendait d'une quarantaine d'années.
00:02:35Elle s'était rendue le 9 août 2021 pour se dénoncer dans une gendarmerie de Vendée.
00:02:40C'est l'autre information de ce lundi et vous en parlerez dans MediNews.
00:02:45Après trois mois de discussion au Parlement, bientôt l'épilogue du marathon budgétaire.
00:02:50Le Premier ministre et les membres du gouvernement ont rendez-vous cet après-midi 16h
00:02:54pour un conseil des ministres décisif, conseil durant lequel Sébastien Lecornu indiquera
00:02:59s'il choisit de recourir au 49-3 pour adopter le budget 2026.
00:03:05On a fait tomber Michel Barnier, on a fait tomber François Bayrou,
00:03:09on est prêt à faire tomber Sébastien Lecornu.
00:03:12Mise en garde de Sébastien Chenu ce matin, votre micro, Sonia.
00:03:17Déclaration du vice-président du RN à quelques heures de ce fameux conseil des ministres décisifs
00:03:22dont je vous parlais à l'instant.
00:03:25Et puis c'est le jour J, coup d'envoi cet après-midi de la phase de vœux sur Parcoursup
00:03:29pour les élèves de terminale et les étudiants en réorientation.
00:03:32Les candidats auront jusqu'au 12 mars pour formuler 10 vœux maximum non hiérarchisés,
00:03:37puis jusqu'au 1er avril pour finaliser leur dossier et confirmer leurs vœux,
00:03:41détaillent les ministères de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur.
00:03:45Environ un million de candidats sont concernés.
00:03:48Voilà pour le tour d'horizon de l'actualité à midi, Sonia.
00:03:52Merci beaucoup Somaya.
00:03:53Je vous dis à tout à l'heure, le temps de présenter nos invités.
00:03:56Eric Nolot nous accompagne, je l'en remercie.
00:03:58Bonjour Sonia, bonjour à tous.
00:03:59Somaya est avec nous, bonjour à vous.
00:04:01Nous sommes avec Judith Vintraub.
00:04:03Bonjour Sonia.
00:04:03Merci de votre présence.
00:04:04Nous avons Jonathan Sixou qui nous accompagne.
00:04:05Bonjour Sonia.
00:04:06Bonjour à vous.
00:04:07Thomas Bonnet également qui va nous détailler le menu de ce conseil de défense à l'Élysée.
00:04:13Il est facile, surtout depuis notre position, de moquer l'arme anti-coercition face à Donald Trump
00:04:19quand on n'a pas d'arme, c'est vrai, anti-antrisme islamiste rien que pour nos municipales.
00:04:23Mais c'est vrai qu'il y a un décalage frappant entre les muscles que l'on veut montrer
00:04:26et que l'on n'a pas forcément sur la scène internationale.
00:04:29Et puis, ce qui se passe sur la scène intérieure, c'est pour ça que je voulais démarrer
00:04:33par cette candidature de Soufiane Iquissen qui se trouve en position éligible
00:04:37sur une liste aux élections municipales de 2026.
00:04:40C'est à Denain, c'est dans le Nord.
00:04:41Alors, c'est une liste apparentée LFI.
00:04:45En tout cas, des élus locaux de la France insoumise le soutiennent
00:04:48sans que ce soit estampillé forcément la France insoumise.
00:04:52Ce sont des interrogations tout à fait légitimes
00:04:54sur d'éventuelles influences religieuses dans la politique locale
00:04:57que l'on va vous soumettre.
00:05:00Comment se fait-il, Thomas Bonnet ?
00:05:02Il s'agit du fils de cet imam qui a été expulsé pour avoir tenu des propos de haine, tout simplement.
00:05:07Comment expliquer un tel aveuglement ?
00:05:09Comment expliquer qu'on découvre aujourd'hui qu'il est candidat
00:05:12et sans doute, peut-être, qu'il sera d'ailleurs en position totalement éligible ?
00:05:16Écoutez, s'il avait été candidat en rompant avec les propos de son père,
00:05:20en disant « je n'ai rien à voir avec mon père et je ne participe pas à cette idéologie-là »,
00:05:24on aurait pu tout à fait entendre qu'il soit candidat,
00:05:26il reste un citoyen parmi les autres.
00:05:29Le problème qui se pose, c'est qu'il a défendu les positions de son père.
00:05:32Alors, il dit qu'il prend ses distances,
00:05:33de la même manière que l'imam Mikhusen, à la fin, avait dit « mais je regrette ce que j'ai dit », etc.
00:05:37Donc, c'est un peu une manœuvre, une ficelle un peu grosse.
00:05:39Et donc, en fait, oui, il est porteur d'une idéologie similaire.
00:05:43Je me réfère notamment au propos du directeur de cabinet de la maire socialiste de Denain, actuel,
00:05:48qui parle de quelqu'un qui gravite dans le magma frériste,
00:05:51qui, évidemment, adresse des clins d'œil communautaires en permanence.
00:05:54Et donc, il participe de cette stratégie d'une partie de l'extrême-gauche
00:05:57qui s'allie, de fait, avec l'islam politique.
00:06:01Et d'ailleurs, quand on l'interroge, enfin pas nous,
00:06:02mais le Parisien, quand il l'interroge sur les propos de son père,
00:06:04il dit « il ne méritait pas vraiment d'être expulsé ».
00:06:07« Il a été victime d'une injustice, il n'a été condamné à rien.
00:06:10Mon père est un religieux conservateur.
00:06:12D'ailleurs, je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il dit,
00:06:13mais de là à l'expulser, s'indigne-t-il ?
00:06:16Il nie tout lien avec les frères musulmans, quoi que ce soit de ce genre.
00:06:19Ces polémiques ont zéro impact sur moi.
00:06:21Ce sont les électeurs qui jugeront, affirme-t-il. »
00:06:25Non, mais juste la différence, pour vous répondre,
00:06:26c'est qu'avant, c'est un acteur militant local depuis très longtemps.
00:06:30Mais avant, ils étaient plutôt dans l'ombre.
00:06:32C'était des gens qui étaient encore estimés infréquentables
00:06:34par une bonne partie de la gauche.
00:06:35Désormais, on a franchi le Rubicon,
00:06:37et la gauche n'hésite plus à mettre dans leur liste
00:06:39des personnalités au profil sulfureux,
00:06:42parce qu'ils savent que ça va aussi mobiliser sans doute
00:06:44une partie de leur électorat, en tout cas l'espère-t-il.
00:06:46Après tous les rapports que nous avons eus,
00:06:48certainement ont-ils fini la plupart dans des tiroirs
00:06:50ou des commandes, mais notamment le rapport
00:06:52qui avait été révélé par Bruno Rotaillou
00:06:53sur le tentaculaire en trisme islamiste.
00:06:56Comment expliquer au vu et au-dessus de tout ce qui s'affiche ainsi ?
00:06:59En fait, ils étaient déjà affichés aux dernières législatives en 2024.
00:07:05Oui, c'est ça.
00:07:07Ça va tellement vite que...
00:07:09Et donc, en fait, ils avaient présenté Mohamed Awad,
00:07:13vous savez, comme candidat.
00:07:14Et Mohamed Awad était le chef de la jeunesse
00:07:17de musulmans de France, l'ex-UOIF,
00:07:20qui est la branche française des frères musulmans.
00:07:22Et lors de son audition à l'Assemblée nationale,
00:07:25Jean-Luc Mélenchon avait notamment eu des questions
00:07:29de la part de certains des députés LFI,
00:07:32dont le député Saint-Houle, qui avait dit que,
00:07:35d'après lui, l'UOIF, en réalité musulmans de France,
00:07:38branche française des frères musulmans,
00:07:40est porteur d'un bon islam.
00:07:41Donc, puisque LFI considère que les frères musulmans
00:07:44sont porteurs d'un bon islam,
00:07:46de fait, il y aura forcément des candidats frères musulmans
00:07:49dans les listes aux municipales, aux législatives de LFI,
00:07:52comme cela a été déjà le cas, comme je l'ai dit,
00:07:54aux dernières législatives.
00:07:55Ce n'est pas pour rien que le chef de la jeunesse
00:07:57de musulmans de France était déjà candidat en 2024.
00:08:01Après, il y a une véritable question.
00:08:03Peut-être que vous ne serez pas d'accord
00:08:04sur la manière de contrer cet entrisme.
00:08:08Éric Nolot, c'est de dire que c'est dans les urnes
00:08:10qu'il faut les battre.
00:08:12Ce n'est pas en amont qu'il faut prévenir.
00:08:13Qu'en pensez-vous ?
00:08:14D'abord, il n'y a aucune surprise.
00:08:16LFI avait désapprouvé l'expulsion de l'imam Iqusen.
00:08:19Donc, en fait, on est dans la continuité.
00:08:21Non seulement dans la continuité locale,
00:08:23mais dans la continuité nationale.
00:08:25Parce que là, pourtant, je l'avais annoncé
00:08:27dans un pamphlet que j'ai fait contre Mélenchon,
00:08:29mais je ne pensais pas que ça irait aussi vite
00:08:31la dérive communautariste.
00:08:33Ce qui est là, vraiment, c'est en roue libre.
00:08:34Il y a des propos de Rima Hassan ce week-end
00:08:36qui sont complètement sidérants.
00:08:37C'est-à-dire que maintenant,
00:08:38on est une forme de grand remplacement.
00:08:40Il faut remplacer tous les Blancs
00:08:41par des racisés et par des extrémistes islamistes.
00:08:45Donc, c'est maintenant la stratégie
00:08:47qu'a choisi Élefi.
00:08:48Donc, on est dans la continuité.
00:08:50La seule manière de combattre,
00:08:51oui, en effet, c'est dans les urnes,
00:08:53mais ils comptent beaucoup sur la mobilisation
00:08:55des quartiers pour faire triompher leurs idées.
00:08:57Mais à chaque fois, on dit
00:08:58qu'essentialiser les quartiers
00:09:00va leur apporter une stratégie payante.
00:09:02Vous, vous pensez que oui ?
00:09:03Moi, je pense que oui.
00:09:05Oui, je pense que oui.
00:09:06Je pense qu'elle, forcément,
00:09:07elle va voter pour les raccourcer les extrémistes.
00:09:08Non, mais c'est très simple.
00:09:09Ce qu'ils vont perdre un peu,
00:09:11disons, au centre,
00:09:12est-ce qu'ils peuvent le gagner
00:09:13aux extrêmes dans les quartiers ?
00:09:14Moi, je crois que oui,
00:09:15dans un premier temps.
00:09:16Bon, on verra bien.
00:09:17Mais en tout cas,
00:09:17c'est la stratégie qu'ils ont choisie.
00:09:19Donc, ça ira de plus en plus loin.
00:09:20Mais la difficulté,
00:09:21c'est qu'en effet, maintenant,
00:09:22cet entrisme islamiste
00:09:24est porté par un parti officiel.
00:09:26Donc, ça, c'est très, très difficile à contrer.
00:09:29Donc, institutionnalisé,
00:09:30tout à fait officiel.
00:09:31Exactement.
00:09:32Mais on peut même aller plus loin
00:09:33puisque vous faites,
00:09:34vous citez cette enquête du Parisien.
00:09:36On apprend quoi ?
00:09:36On apprend que même des socialistes
00:09:38ouvrent la porte sans soutenir directement.
00:09:41Pardon, même la droite l'a fait.
00:09:42Oui, mais là, quand vous le savez,
00:09:44il cite le cas de François Rebsamen,
00:09:47l'ancien maire de Dijon.
00:09:49Il est question d'une personnalité sulfureuse
00:09:51qui tourne autour de la municipalité
00:09:53ancienne et nouvelle.
00:09:55Et franchement, il est entièrement soutenu
00:09:57parce que c'est un fantasme d'extrême droite
00:09:59que de parler d'entre eux.
00:10:00Monsieur Naïf, vous pensez qu'ils savent vraiment
00:10:02de quoi relèvent ces personnalités ?
00:10:04Parce que parfois, tout simplement,
00:10:06ils se disent que ce sont des acteurs locaux,
00:10:07il faut les faire rentrer dans la vie électorale.
00:10:09Ah bah oui, ça, c'est l'argument.
00:10:11Ça, c'est l'argument.
00:10:11Pour Naïf ?
00:10:12Mais si nous, nous savons
00:10:14ce qu'un national en parle,
00:10:16pourquoi eux ne le sauraient pas ?
00:10:18C'est aussi, évidemment, électoraliste.
00:10:21Bassement électoraliste.
00:10:21Évidemment, il faut que l'alerte est tenue.
00:10:22Ce qui est inquiétant également,
00:10:24et l'article le montre très bien,
00:10:25même si on nous dit que ces listes
00:10:28généralement font des scores dérisoires,
00:10:30il ne faut pas minimiser le risque que ça représente,
00:10:33mais ça couvre tout le territoire,
00:10:34du nord au sud et d'est en ouest.
00:10:36Et à l'est, vous regardez ce qui se passe
00:10:38en Alsace notamment,
00:10:39vous avez carrément des campagnes
00:10:41qui sont faites avec des tracts
00:10:42imprimés en turc et en arabe.
00:10:43Je ne sais même pas si c'est légal
00:10:45de faire ça dans une élection républicaine française.
00:10:47Non, normalement, ça ne l'est pas, me semble-t-il.
00:10:50Judith Vintreau.
00:10:50On va vérifier, je ne peux pas vous donner
00:10:52une réponse à l'article.
00:10:52Sachant que le statut de l'Alsace est particulier.
00:10:54Oui, effectivement, exception faite de l'Alsace.
00:10:57Mais ce qui est très intéressant,
00:10:58c'est que tout ce que vous avez dit est vrai
00:11:01et que LFI, c'est en fait la pointe avancée
00:11:05d'une stratégie à laquelle toute une partie
00:11:08de notre système institutionnel et médiatique
00:11:11contribue.
00:11:12Le ressort du vote pour des candidats islamistes,
00:11:16c'est la conviction que la France est islamophobe.
00:11:19C'est la victimisation.
00:11:21Et la victimisation, pardon,
00:11:23mais ça n'est pas le monopole de la France insoumise.
00:11:27Interroger l'éducation nationale,
00:11:29regarder ce qui se passe dans les classes,
00:11:32regarder la proportion d'enseignants
00:11:35qui sont sympathisants de la France insoumise
00:11:37et qui diffusent ce discours
00:11:39pour convaincre des mômes
00:11:41qui n'ont pas les moyens
00:11:42de discuter cette idée
00:11:46qu'ils sont les victimes d'un pays raciste
00:11:49et islamophobe.
00:11:50C'est comme ça que ça marche.
00:11:51Le ressort, il est là.
00:11:54Donc ça veut dire que c'est là qu'il faut le combattre.
00:11:56Dans les médias,
00:11:57combien de médias de gauche
00:11:59propagent et promeuvent cette idée
00:12:01d'une France raciste et islamophobe ?
00:12:03Dans les médias et à l'éducation nationale
00:12:05et si possible dans les familles.
00:12:07C'est un projet de société.
00:12:10Donc pourquoi ne pas tout simplement ?
00:12:11Voilà, c'est ça en fait.
00:12:13Jean-Luc Mélenchon a tout compris.
00:12:15Alors ce qu'il n'a pas compris,
00:12:16c'est qu'à la fin,
00:12:19c'est lui qui se fait remplacer.
00:12:20Mais bon, attendons de voir.
00:12:22Pour ne pas être...
00:12:22Pour ne pas être remplacé,
00:12:23attendons de voir en 2027.
00:12:25Mais Jean-Luc Mélenchon,
00:12:26pour ne pas être remplacé,
00:12:27se définit maintenant
00:12:28comme un maghrébin européen.
00:12:29Donc il ne peut pas être...
00:12:30C'est un cousin.
00:12:31Non mais absolument.
00:12:32Non mais c'est étonnant.
00:12:33Parce qu'il sent bien
00:12:34qu'il peut être concerné
00:12:35par ce processus d'épuration.
00:12:36Donc je suis un maghrébin européen.
00:12:38Mais selon moi,
00:12:39on a dépassé de loin
00:12:40le stade de la victimisation.
00:12:42Maintenant, le but,
00:12:43c'est de faire de la France
00:12:44un pays islamique.
00:12:46En fait, c'est ça le projet
00:12:47qui est...
00:12:48Écoutez-moi, j'écoute Rima Hassan.
00:12:50J'ai vu que ces derniers jours...
00:12:52J'écoute M. Bilingo.
00:12:53J'écoute M. Delogu.
00:12:54Pardonnez-moi, a dit
00:12:55on va passer de la République islamidienne
00:12:57à la République islamidienne.
00:12:58Bonne interrogation.
00:12:59Oui, mais quand même.
00:13:00Non mais le projet.
00:13:01C'est un titre.
00:13:01Le projet.
00:13:02Moi, je vous dis que
00:13:03dans la tête de ces gens,
00:13:04on est passé de la victimisation.
00:13:06En effet, nous sommes des victimes.
00:13:07Moi, je m'intéresse
00:13:07à leurs électeurs.
00:13:08Oui, mais un projet plus offensif.
00:13:10Moi, je crois que c'est
00:13:10beaucoup plus offensif.
00:13:11Je voudrais juste répondre à ça
00:13:12parce qu'en effet,
00:13:13attention à ne pas sombrer
00:13:14comme l'a un peu dit Judith.
00:13:16Parce qu'en fait,
00:13:16ce sont les seuls
00:13:17qui s'adressent à ces électeurs-là aussi.
00:13:19Et je pense que, de fait,
00:13:20ils enferment
00:13:21et on enferme peut-être
00:13:22en ne se préoccupant pas.
00:13:23Mais qui, ces électeurs ?
00:13:24Vous me dire des Français,
00:13:25des cultures musulmanes.
00:13:26Quel parti politique va aujourd'hui
00:13:29dans les quartiers dits populaires ?
00:13:30C'est géographique.
00:13:31Oui, mais il y a aussi au chaud.
00:13:32Et qui va dans les quartiers populaires
00:13:33à part la France insoumise ?
00:13:34Donc, ce sont les seuls
00:13:35qui agitent.
00:13:35Ils enferment.
00:13:36Donc, c'est un projet.
00:13:36C'est un piège.
00:13:37C'est un piège.
00:13:38Ils les enferment dans un piège.
00:13:39Et soit vous êtes avec nous,
00:13:40soit vous êtes avec les traîtres.
00:13:41C'est ça, en fait, l'idée.
00:13:42Et je pense que c'est aussi
00:13:43le résultat du fait
00:13:45qu'il y ait une absence totale
00:13:46de représentants politiques
00:13:47qui aillent dans ces quartiers.
00:13:49Moi, je peux vous dire,
00:13:50dans ma vie,
00:13:51je côtoie beaucoup
00:13:52de gens issus de ces quartiers.
00:13:53Il y a beaucoup
00:14:00la nature ayant horreur du vide.
00:14:02Tout ça s'est installé aussi.
00:14:04Et Eric ajoute
00:14:04que c'est une stratégie
00:14:05offensive aussi, évidemment.
00:14:07Oui, mais il y a une chose
00:14:08dont on ne parle pas.
00:14:09C'est qu'en fait,
00:14:09le vrai problème,
00:14:10ce sont certains imams.
00:14:12Parce que dans l'islam,
00:14:13il y a les fatwas
00:14:14avec des ordres de vote,
00:14:17des directions de vote.
00:14:18Ça s'est toujours vu
00:14:20dans toutes les démocraties
00:14:21où des imams font émettre
00:14:22des fatwas ou des directives de vote.
00:14:24À ce qu'elles soient suivies...
00:14:2593% des Français
00:14:28de religion musulmane
00:14:29ont voté
00:14:30pour Ségolène Royal
00:14:31contre Nicolas Sarkozy.
00:14:33On votait pour François Hollande
00:14:34contre Nicolas Sarkozy.
00:14:36Donc il y a des ordres de vote.
00:14:37Même l'actuel recteur
00:14:39de la mosquée de Paris lui-même...
00:14:41Vous êtes intéressé
00:14:41par le programme économique
00:14:42de l'un plutôt que l'autre, non ?
00:14:43Vous croyez vraiment...
00:14:44Surtout en ce qui concerne
00:14:45les subventions pour les mosquées,
00:14:46par exemple.
00:14:47Oui, il y a ça.
00:14:48Puis il y a quand même,
00:14:49justement,
00:14:49Sarkozy a été vu
00:14:50comme quelqu'un
00:14:51qui voulait justement
00:14:51serrer la vis
00:14:52par rapport à certaines dérives
00:14:55islamistes, justement.
00:14:56Et rappelez-vous,
00:14:57le recteur de la mosquée de Paris
00:14:59actuelle,
00:15:01qui était membre de l'UMP,
00:15:02avait découpé sa carte à l'UMP
00:15:04et justement était l'un de ceux
00:15:06qui ont appelé à voter
00:15:07pour, comment dire,
00:15:10François Hollande, etc.
00:15:11Et donc, en fait,
00:15:12on ne peut pas écarter,
00:15:14je veux dire,
00:15:14on le voit dans toutes les démocraties
00:15:16où il y a des musulmans,
00:15:18que ce soit autrefois en Tunisie,
00:15:20que ce soit au Liban,
00:15:21que ce soit en Irak,
00:15:23il y a des directives,
00:15:24il y a des fatwas
00:15:24qui sont des obligations juridiques
00:15:28à suivre.
00:15:29Vous faites un saut entre fatwas
00:15:30et vote à gauche
00:15:31qui est quand même assez...
00:15:32Ou vote à droite,
00:15:33comme vous avez dit,
00:15:33il y avait des gens
00:15:34qui étaient aussi islamodroitistes
00:15:35et aussi ont bénéficié
00:15:36de ces mêmes fatwas.
00:15:37Dans le cas qui nous occupe,
00:15:43un candidat qui s'appelle Iqusen,
00:15:46qui ne renie pas son père,
00:15:47est-ce que vous croyez vraiment
00:15:48que les gens vont se déterminer
00:15:49sur le taux de TVA
00:15:50qu'ils proposent pour le livre ?
00:15:52Non.
00:15:52Ils vont voter pour autre chose.
00:15:54Ils vont voter pour un projet
00:15:55de société qui, pour moi,
00:15:56et maintenant annoncé,
00:15:57je le déplore,
00:15:58est un projet de grand emplacement
00:15:59assumé.
00:16:00Et d'ailleurs,
00:16:00le mot grand emplacement,
00:16:01maintenant,
00:16:02depuis qu'il est passé
00:16:03à l'extrême-gauche,
00:16:03est tout à fait honorable.
00:16:05Tout à fait.
00:16:05Et d'ailleurs,
00:16:06même on peut le mettre
00:16:07à la sauce de la scène internationale
00:16:09parce que c'est vrai
00:16:10que vu les visées impérialistes,
00:16:11notamment de Donald Trump,
00:16:12le remplacement est-il
00:16:14à l'œuvre au Groenland ?
00:16:15Je voudrais juste rappeler
00:16:16sur le Groenland,
00:16:17on ne le dit pas assez.
00:16:18Le Groenland est sorti
00:16:19de l'Union européenne.
00:16:20C'est en 1985.
00:16:23Donc la question-là
00:16:24est celle de l'OTAN.
00:16:26D'accord.
00:16:27On intervient,
00:16:28on montre tout ça
00:16:29parce que,
00:16:30d'accord,
00:16:30c'est danois,
00:16:31mais c'est surtout l'OTAN
00:16:32qui nous oblige.
00:16:32C'est un membre de l'OTAN
00:16:33qui accéderait
00:16:34un autre membre de l'OTAN.
00:16:35Parce que si demain,
00:16:36l'OTAN s'intéresse
00:16:38ou en tous les cas
00:16:39doit mener un combat
00:16:40sur d'autres zones,
00:16:41donc ce n'est pas
00:16:42l'Union européenne.
00:16:43Mais d'ailleurs,
00:16:43Donald Trump a dit hier soir
00:16:44comme quoi le Danemark
00:16:46a failli à sa mission
00:16:47dans le cadre de l'OTAN
00:16:48de protéger le Groenland
00:16:50face, je cite,
00:16:51à la menace russe.
00:16:52C'est vraiment un raisonnement
00:16:53de mafieux, pardonnez-moi.
00:16:55Non, non, mais je cite.
00:16:56Michel, c'est surtout
00:16:57en fait les terres rares.
00:16:59Rappel,
00:16:59la Chine possède
00:17:0080% des terres rares.
00:17:02En fait,
00:17:02les contrats qui ont,
00:17:03bien sûr, lâché.
00:17:04La Chine veut évidemment
00:17:05ce levier qui est enfoui
00:17:08sous les terres glacées
00:17:10du Groenland.
00:17:10En fait,
00:17:11le Groenland a non seulement
00:17:12des terres rares,
00:17:14mais il a aussi du cobalt,
00:17:15du lithium,
00:17:15de l'uranium.
00:17:16Donc beaucoup de métaux
00:17:17qui peuvent être stratégiques
00:17:18pour la transition énergétique
00:17:21et la transformation digitale.
00:17:23Et il y a aussi le fait
00:17:24que, en fait,
00:17:26on ne le dit pas,
00:17:27mais le Groenland a déjà
00:17:29l'autonomie
00:17:31sur la décision
00:17:32de tout ce qui est
00:17:33environnemental et énergétique.
00:17:34Donc, en fait,
00:17:35ça ne relève pas du Danemark,
00:17:36ça relève du Groenland.
00:17:37Et le Groenland a signé
00:17:38avec des sociétés australiennes
00:17:40et des sociétés singapouriennes,
00:17:43etc.
00:17:43Mais en fait,
00:17:44ces sociétés sont détenues
00:17:45par des Chinois.
00:17:46Et donc,
00:17:47en réalité,
00:17:47la Chine a déjà mis la main
00:17:49sur l'essentiel
00:17:50des métaux
00:17:51qui se trouvent
00:17:52au Groenland.
00:17:53Et les États-Unis,
00:17:55avec Donald Trump,
00:17:56ont compris,
00:17:57en fait,
00:17:57qu'ils sont arrivés
00:17:58trop tard.
00:17:59Mais en fait,
00:17:59nous aussi,
00:17:59les Européens,
00:18:00nous sommes arrivés trop tard.
00:18:01Et les Américains,
00:18:02sous le premier mandat
00:18:03de Donald Trump,
00:18:04avaient déjà vu...
00:18:05Parce que ce fait,
00:18:06tout n'a pas commencé
00:18:06depuis maintenant
00:18:08ces derniers mois.
00:18:09Déjà,
00:18:09sous le dernier mandat
00:18:10de Donald Trump,
00:18:11il avait envoyé
00:18:12un premier consul américain
00:18:14au Groenland.
00:18:15Il avait réenvoyé,
00:18:16en fait,
00:18:17une relation diplomatique.
00:18:17Ça fait un an
00:18:18qu'il dit qu'il veut
00:18:19s'emparer du Groenland.
00:18:19Moi, je dis qu'en un an,
00:18:21est-ce que vous avez
00:18:22la trace d'une initiative
00:18:23européenne avant que maintenant
00:18:25on se décide à sortir
00:18:26ce qui est appelé
00:18:26le bazooka européen ?
00:18:28Non, mais même avant
00:18:29que Donald Trump
00:18:30ne s'intéresse au Groenland,
00:18:32on a totalement délaissé.
00:18:33Et ce que vous dites
00:18:33sur les entreprises
00:18:34détenues par les Chinois,
00:18:35on est la preuve.
00:18:37C'est-à-dire qu'on ne s'est
00:18:37jamais préoccupé du Groenland
00:18:39jusqu'à ce que Donald Trump
00:18:40montre son appétit.
00:18:41Alors, vous allez me dire,
00:18:41il n'est jamais trop tard.
00:18:42Et je pense qu'il y a
00:18:43une question fondamentale
00:18:45de souveraineté
00:18:45qui est peut-être un peu tard.
00:18:47En tout cas,
00:18:47cette souveraineté retrouvée,
00:18:49on peut la saluer si on veut,
00:18:50mais c'est vrai
00:18:50que ça fait un peu tard.
00:18:52Moi, il y a quelque chose
00:18:53qui m'étonne beaucoup,
00:18:54c'est qu'on examine
00:18:55le problème sous tous les angles,
00:18:56sauf un,
00:18:57c'est qu'il y a des gens
00:18:58qui habitent au Groenland.
00:18:59Oui, alors il y a des gens,
00:19:00mais il y a des sous-sols aussi.
00:19:01Oui, il y a des gens.
00:19:02On va faire un référendum
00:19:03alors qu'on n'en fait pas chez nous.
00:19:04Non, il y a un peuple groenlandais
00:19:06qui ne veut pas passer
00:19:12défendu les agriculteurs français,
00:19:14une certaine tradition
00:19:14de civilisation
00:19:15contre l'accord du Mercosur.
00:19:17Il y a une grande culture
00:19:19au Groenland,
00:19:19la culture inuite
00:19:20qu'il faut respecter,
00:19:21vieille, ancienne,
00:19:23tout à fait respectable.
00:19:24Vous ne pouvez pas faire
00:19:25plus plaisir à quelqu'un
00:19:26quand vous parlez de tradition,
00:19:27de respect de la souveraineté,
00:19:28de valeurs qui sont parfois
00:19:30foulées au pied ?
00:19:31Oui, parce que là,
00:19:31je n'entends pas parler.
00:19:32D'abord, ils sont opposés,
00:19:33il faut quand même le rappeler.
00:19:35Ils ont dit,
00:19:35entre le Danemark et les Etats-Unis,
00:19:37nous choisissons le Danemark.
00:19:38Et ensuite, il y a des gens
00:19:39qui habitent là,
00:19:40certes peu,
00:19:40vu l'immensité du territoire.
00:19:42Mais moi, je propose
00:19:43de les respecter autant
00:19:44que nous proposons
00:19:45de respecter nos paysans.
00:19:46C'est très fabuleux.
00:19:46Mais voilà,
00:19:47mais moi, je suis pour tout.
00:19:49Je ne découpe pas ça.
00:19:50Je ne vends pas la découpe.
00:19:51Quelle hypocrisie.
00:19:52Ça fait un an
00:19:53qu'il dit qu'il veut
00:19:54s'emparer du Groenland.
00:19:54Plus que ça.
00:19:55Déjà le premier mandat.
00:19:57Premier mandat, oui.
00:19:57FIGÉ, nous sommes,
00:19:58je ne sais pas,
00:19:59on peut pas dire d'autre,
00:20:00nous sommes mal préparés.
00:20:01L'accord du Mercosur,
00:20:02ça faisait 25 ans
00:20:03qu'il était négécié.
00:20:04Et à l'instant,
00:20:04attendez,
00:20:04l'arme,
00:20:05le bazooka est devenu
00:20:06un pistolet à eau
00:20:07puisque l'UE
00:20:08prône désormais le dialogue
00:20:09plutôt que l'escalade
00:20:10face à Donald Trump.
00:20:11Mais vous savez
00:20:11qu'est-ce qu'a fait le Danemark ?
00:20:13C'est qui ?
00:20:14Ursula von der Leyen,
00:20:15bien sûr.
00:20:16Mais vous savez
00:20:16ce qu'a fait le Danemark ?
00:20:17La seule chose
00:20:18qu'a fait le Danemark
00:20:19pour le Groenland,
00:20:20c'est construire
00:20:20un aéroport à nuque
00:20:22pour que les Groenlandais
00:20:23cessent de vouloir
00:20:24l'indépendance du Groenland
00:20:25et reviennent,
00:20:27entre guillemets,
00:20:27à une loyauté vis-à-vis,
00:20:29une fidélité
00:20:29vis-à-vis du Danemark.
00:20:30Parce qu'en réalité,
00:20:31les Danois
00:20:32se sont rendus compte
00:20:33que les Groenlandais
00:20:34qui habitent à nuque,
00:20:35la capitale du Groenland,
00:20:36sont plutôt en faveur
00:20:37de rester au Danemark
00:20:39tandis que les Groenlandais
00:20:41de la périphérie,
00:20:41donc en dehors de nuque,
00:20:43eh bien,
00:20:43eux souhaitent
00:20:44l'indépendance du Groenland.
00:20:45Donc la seule chose
00:20:46que les Danois
00:20:46ont trouvé à faire,
00:20:47au lieu de le protéger,
00:20:48d'envoyer une armée,
00:20:49au lieu d'être sûr
00:20:51que la politique énergétique
00:20:52ne passe pas
00:20:53entre les mains
00:20:53des Chinois
00:20:54indirectement et tout,
00:20:55la seule chose
00:20:56qu'ils ont fait,
00:20:57c'est construire
00:20:59reste Danois.
00:21:01Alors, pardonnez-moi,
00:21:02et puis vous allez m'expliquer
00:21:02dans quelques instants
00:21:03comment vous passez
00:21:04de, attention,
00:21:05vous allez voir ce que
00:21:05vous allez voir,
00:21:06une arme anti-coercition
00:21:07dont on a détaillé hier
00:21:08tout ce qu'elle représente
00:21:10en termes de dissuasion
00:21:11et à l'instant,
00:21:12on préfère le dialogue.
00:21:14Est-ce que vous dialoguez,
00:21:15vous, quand quelqu'un
00:21:15vous met une première,
00:21:17pardon,
00:21:17mais c'est ainsi,
00:21:18baffe, symbolique ?
00:21:19Vous tendez l'autre joue ?
00:21:20Ça dépend de la taille
00:21:21de l'agresseur.
00:21:22Citez-nous du odiar,
00:21:23ça fait du bien.
00:21:24Il y a une fameuse phrase
00:21:25là-dessus,
00:21:25de Jean-Yan,
00:21:26c'est ça ?
00:21:27Quand un type de 100 kilos
00:21:28explique à un type de 60 kilos,
00:21:29ben, etc.
00:21:30Le type de 60 kilos,
00:21:31écoute.
00:21:32On peut écouter.
00:21:33On peut écouter.
00:21:34Mais qu'est-ce que vous n'avez pas compris
00:21:35dans ce qu'on écoute
00:21:35depuis un an ?
00:21:37Non, mais simplement,
00:21:38j'ai l'impression
00:21:39que rien ne va,
00:21:41si vous voulez.
00:21:42Si on est trop conciliant,
00:21:43on est en faiblesse.
00:21:44Si on monte les muses,
00:21:45c'est vraiment qu'on est
00:21:46des vattes en guerre.
00:21:46Moi, il me semble que pour l'instant,
00:21:48l'Europe réagit
00:21:49de manière proportionnée.
00:21:50On ne s'énerve pas,
00:21:51une mission d'observation.
00:21:52Non, mais après,
00:21:53on verra bien
00:21:53parce qu'à un moment,
00:21:54il faudra hausser le ton.
00:21:55Mais pourquoi le faire tout de suite ?
00:21:56Discutons.
00:21:57On a déjà haussé le ton
00:21:58et on l'a de nouveau.
00:21:58Pour l'instant,
00:22:00je trouve ça de bonne politique.
00:22:02Apparemment,
00:22:02le macronisme,
00:22:03l'en-mêmes-tantisme
00:22:04macronien est contagieux.
00:22:06Ce n'est pas une bonne nouvelle.
00:22:08Hormis les soldats français,
00:22:09les soldats déployés
00:22:10actuellement en Groenlande...
00:22:11Il faut avoir précisé
00:22:11les 15 soldats.
00:22:12Oui,
00:22:13mais elles représentent
00:22:15des pays
00:22:15qui achètent
00:22:16de l'armement
00:22:17aux Etats-Unis.
00:22:19Donc, il y a là aussi,
00:22:20factuellement,
00:22:20un problème qui se pose.
00:22:22Est-ce que les Etats-Unis
00:22:23autoriseraient
00:22:24leurs propres avions
00:22:26à décoller
00:22:26d'une base danoise,
00:22:27par exemple,
00:22:28a priori ?
00:22:28C'est abyssal,
00:22:30tout ça,
00:22:30comme les eaux glacées
00:22:30du Grand-Nantan.
00:22:30C'est un demi-siècle
00:22:32même plus de dépendance
00:22:33aux Etats-Unis.
00:22:34C'est tout aussi un peu
00:22:34de ce qui se passe
00:22:35à l'Assemblée nationale.
00:22:36Pendant que vous,
00:22:37vous discutez là...
00:22:38On va redescendre un peu, là.
00:22:40... des intérêts du monde.
00:22:41Ça paraît assez clair,
00:22:43par contre,
00:22:44à l'Assemblée nationale.
00:22:45Ça vous paraît clair ?
00:22:45On creuse aussi.
00:22:46Le gouvernement a acheté
00:22:48cette pierre d'euros
00:22:49pour la non-censure
00:22:50du socialisme.
00:22:51Et quand vous êtes
00:22:51endetté en faillite,
00:22:52vous avez les moyens
00:22:53d'acheter, vous ?
00:22:54Non.
00:22:56Sauf si vous devez
00:22:57beaucoup d'argent.
00:22:57Oui, c'est comme ça.
00:22:58Si vous devez un peu d'argent,
00:22:59c'est pas possible.
00:23:00Si vous en devez beaucoup,
00:23:00c'est possible.
00:23:01Expliquez-vous
00:23:01la phrase d'Emmanuel Macron
00:23:02qui dit que pour être craint,
00:23:04il faut être puissant.
00:23:05Regardez ce qui s'est passé
00:23:06dans la rue hier soir.
00:23:08À tout de suite.
00:23:08On va en parler.
00:23:09...
00:23:09Merci d'être avec nous
00:23:15à la une de l'actualité.
00:23:16Ça se passe en ce moment,
00:23:17si je puis dire,
00:23:17sur la scène internationale
00:23:19puisque l'Union européenne
00:23:20vient d'affirmer
00:23:21qu'elle prend plutôt
00:23:22le dialogue
00:23:23que la manière forte
00:23:24par rapport à Donald Trump
00:23:26alors qu'Emmanuel Macron
00:23:27veut actionner
00:23:28ce fameux mécanisme
00:23:29anti-coercession
00:23:30qui apparaît
00:23:31comme une arme
00:23:31de dissuasion européenne.
00:23:33En tous les cas,
00:23:34il est appelé
00:23:34le bazooka européen.
00:23:36On peine à comprendre
00:23:36ce qui se passe.
00:23:37À midi,
00:23:38depuis déjà une demi-heure,
00:23:39un conseil de défense
00:23:40est réuni à l'Elysée
00:23:41pour évoquer
00:23:42Pellemel,
00:23:43Groenland,
00:23:43Iran,
00:23:44Syrie,
00:23:45tous les points chauds
00:23:46sur la planète.
00:23:48Mais pendant ce temps,
00:23:49pendant ce temps,
00:23:50et bien pendant que
00:23:50l'ordre mondial
00:23:51est bouleversé,
00:23:52qu'une guerre commerciale
00:23:53est quasi déclarée,
00:23:54en France,
00:23:54on se débat
00:23:55pour avoir,
00:23:55oui monsieur,
00:23:56un budget
00:23:57qui est un budget
00:23:58socialiste,
00:23:59on peut le dire ainsi,
00:24:00Thomas Bonnevue ?
00:24:00Oui,
00:24:01en une collaboration
00:24:02macrono-socialiste,
00:24:04on dira.
00:24:04Ils ont le sourire
00:24:05et on peut le comprendre
00:24:05d'ailleurs.
00:24:06Ils sont contents.
00:24:07Et encore,
00:24:07ils ont des demandes
00:24:08qui n'ont pas été
00:24:09exaucées,
00:24:09ils ne désespèrent pas
00:24:10qu'elles soient
00:24:11d'ici l'adoption finale
00:24:12du budget.
00:24:13Ah,
00:24:13mis à part sur taxes,
00:24:14sur les bénéfices.
00:24:15Oui,
00:24:15il y a aussi les repas
00:24:16à 1 euro,
00:24:17ils ont encore
00:24:17d'autres universitaires
00:24:19à 1 euro,
00:24:19ils ont d'autres
00:24:20souhaits dans leur besace.
00:24:20Il y a certaines mesures
00:24:21qui sont plus compréhensibles
00:24:22que d'autres quand même.
00:24:23Oui, bien sûr,
00:24:23mais en tout cas,
00:24:24ils ont une liste de demandes
00:24:25et elles n'ont pas
00:24:25toutes été exaucées.
00:24:26Ils sont complètes
00:24:27inquiètes ?
00:24:27Je me fais rembarrer
00:24:29quand j'ai dit
00:24:30du bien des socialistes,
00:24:31vous parlez de la vie.
00:24:33Vous avez été envoyé
00:24:34sur les roses.
00:24:35S'il y a vraiment
00:24:36un accord
00:24:36avec le Parti socialiste...
00:24:37Il n'y a plus de pétales,
00:24:38il n'y a plus rien.
00:24:39Ce qui est le cas,
00:24:40apparemment,
00:24:40c'est le 49-3
00:24:41qui est le plus pratique
00:24:41dans ce cas-là.
00:24:42Bien sûr.
00:24:42Normalement.
00:24:44Ce sera le 49-3,
00:24:45a priori,
00:24:45sauf...
00:24:45Oui,
00:24:46mais normalement,
00:24:46c'est...
00:24:47Expliquez-moi,
00:24:47il y a quelque chose
00:24:48que je ne comprends pas
00:24:48qui m'échappe,
00:24:49c'est le langage
00:24:50de l'exécutif,
00:24:51par exemple Amélie de Monchal
00:24:52et Co qui disent
00:24:54si vous vous opposez au budget,
00:24:55vous êtes un saboteur.
00:24:57Je ne comprends pas.
00:24:58C'est quoi le principe
00:24:59d'une opposition, alors ?
00:25:01De toute façon,
00:25:02là,
00:25:02il n'y a pas d'autre discours
00:25:03à tenir.
00:25:03Il faut trouver les bons,
00:25:04les méchants
00:25:05pour essayer de sortir
00:25:06de cette séquence.
00:25:07Au niveau d'une démocratie, ça ?
00:25:09Non,
00:25:09mais c'est un discours panique
00:25:11en réalité.
00:25:12C'est des gens
00:25:12qui n'ont pas de majorité
00:25:13et qui en trouvent
00:25:14une de rechange
00:25:14à quel prix
00:25:15avec les socialistes.
00:25:18Donc,
00:25:18il faut qu'il y ait
00:25:18des méchants
00:25:19et des gentils.
00:25:19Marquer un président affaibli
00:25:21et un premier ministre
00:25:21qui s'était déjà décrit
00:25:22comme affaibli,
00:25:23qu'est-ce que ça peut donner ?
00:25:24On ne tombe pas de notre chaise.
00:25:26Il faut juste préciser
00:25:27par rapport à la formule
00:25:28de saboteur dont vous parliez.
00:25:29Si on met bout à bout
00:25:30l'EPS,
00:25:31le Bloc Central
00:25:32et les LR,
00:25:32ils ont de quoi voter un budget.
00:25:34Donc, en fait,
00:25:34ça ne repose pas
00:25:35ni sur le RN
00:25:36ni sur l'FI
00:25:36s'ils n'y arrivent pas.
00:25:37C'est entre eux
00:25:37qu'ils n'y arrivent pas
00:25:38et il faut bien le rappeler
00:25:39parce que c'est facile
00:25:40de faire porter la responsabilité
00:25:41au RN et à l'FI.
00:25:42Ce n'est pas de leur faute
00:25:43s'il n'y a pas de budget.
00:25:44Mais pour LFI,
00:25:45la faute est toute trouvée.
00:25:46Écoutez,
00:25:47Éric Coquerel notamment.
00:25:50Vous remarquerez
00:25:50que les oppositions
00:25:51qui veulent simplement
00:25:53jouer leur rôle d'opposition
00:25:54sont traitées
00:25:55de saboteurs,
00:25:56de traite,
00:25:57de bloqueurs.
00:25:58Enfin, ça,
00:25:58c'est du discours.
00:26:00Qu'est-ce que vous lui répondez ?
00:26:00C'est du langage trumpiste.
00:26:02Oui, trumpiste, vous dites.
00:26:03Oui, bien sûr.
00:26:03M. Trump, il fait ça.
00:26:05Il diabolise les oppositions.
00:26:07Excusez-moi,
00:26:07est-ce que je réponds
00:26:08quand les oppositions,
00:26:09même moi d'ailleurs,
00:26:10Mme Monchalin
00:26:11l'a fait le jour,
00:26:12traite,
00:26:13quand le gouvernement
00:26:13traite ses oppositions
00:26:14de saboteurs,
00:26:15c'est quand même
00:26:15un terme fort,
00:26:16quand il dit
00:26:17que ce sont des tireurs couchés,
00:26:18autrement dit,
00:26:19des traites qui tirent
00:26:19dans le dos.
00:26:20Excusez-moi,
00:26:22les oppositions ont le droit
00:26:23d'exister,
00:26:24surtout quand le gouvernement
00:26:24est minoritaire.
00:26:25Le problème,
00:26:26c'est que ce gouvernement
00:26:26est minoritaire.
00:26:27C'est lui qui devrait
00:26:28s'interroger
00:26:29sur l'aspect
00:26:30peu démocratique
00:26:31de cette affaire.
00:26:31Donc, Éric Coquerel,
00:26:32à vos yeux,
00:26:33le cornu fait du Trump.
00:26:35Là, en l'occurrence,
00:26:36oui.
00:26:37Si le gouvernement
00:26:38était trumpiste,
00:26:39je crois qu'on ne saurait pas là.
00:26:40Non, le gouvernement
00:26:41fait le chantage
00:26:43que nous fait
00:26:44Emmanuel Macron
00:26:44depuis les législatives
00:26:46perdues
00:26:47après la dissolution.
00:26:48Moi,
00:26:48le chaos.
00:26:49Ce n'est que ça.
00:26:50Et quand on a
00:26:51l'hélui et le chaos,
00:26:52qu'est-ce qu'on fait ?
00:26:52Oui, c'est ce que j'avais dit.
00:26:53Exactement.
00:26:54Vous avez piqué votre...
00:26:56C'est la puissance,
00:26:59le délitement,
00:27:01la fuite en avant
00:27:02des finances publiques
00:27:05plutôt que quel chaos ?
00:27:07Ça a eu marché,
00:27:09l'argument.
00:27:09D'ailleurs,
00:27:10on voit dans les sondages
00:27:11l'électorat macroniste
00:27:13a résisté un certain temps.
00:27:15Les patrons se disaient
00:27:16bon, effectivement,
00:27:16ça va être une foire absolue
00:27:18si jamais
00:27:19il y a ou
00:27:21une nouvelle dissolution
00:27:23ou Emmanuel Macron
00:27:25rêvons un peu
00:27:26écourtaient ses mandats,
00:27:28prenaient ses responsabilités,
00:27:29disaient
00:27:29je ne peux plus,
00:27:31je suis réduit
00:27:31à l'impulgence,
00:27:32je m'en vais.
00:27:33Mais c'est fini tout ça.
00:27:35Il a complètement
00:27:36dégringolé dans les sondages,
00:27:38vous interrogez des patrons,
00:27:39ils disent tous
00:27:40que cette lente
00:27:41descente aux enfers
00:27:42qui va durer
00:27:43encore un an et demi
00:27:44est intenable.
00:27:46Une fin de règne
00:27:46interminable.
00:27:47Alors après LFI,
00:27:48c'est le RN qui a réagi,
00:27:50qualifié eux-mêmes
00:27:50également de saboteur.
00:27:52Voici la réaction,
00:27:53on va la lire,
00:27:54de Sébastien Chenu
00:27:54ce matin dans la grande interview.
00:27:56On est prêt à faire tomber
00:27:57Sébastien Lecornu.
00:27:58La semaine dernière,
00:27:58ni le PS ni l'air
00:27:59n'ont voté notre motion de censure
00:28:00parce qu'ils ont la trouille.
00:28:02Monsieur Lecornu
00:28:02ne mène pas
00:28:03une politique budgétaire sérieuse,
00:28:04il va ruiner notre pays.
00:28:05Moi je me demande
00:28:06ce que les Français,
00:28:07enfin je me demande.
00:28:09Je crois que vous savez.
00:28:10Non, non,
00:28:11je ne vais pas parler
00:28:12au nom de mais.
00:28:13Voilà, c'est-à-dire
00:28:14que pensez-vous,
00:28:15dites-nous,
00:28:16de cette pièce
00:28:17qui dure depuis
00:28:17des semaines, des mois ?
00:28:18C'est une très mauvaise pièce,
00:28:20c'est un très mauvais scénario
00:28:21et si l'état du monde
00:28:24que vous décriviez
00:28:25en début d'émission Sonia
00:28:26n'était pas celui-ci,
00:28:27on pourrait peut-être
00:28:29estimer qu'on est
00:28:30devant un mauvais boulevard.
00:28:31Le problème
00:28:32de pièces de théâtre,
00:28:33j'entends.
00:28:33Le problème,
00:28:34c'est qu'avec l'état
00:28:35du monde
00:28:35dans lequel tout cela
00:28:36se passe,
00:28:37c'est un spectacle
00:28:38de l'incompréhension absolue
00:28:40pour ne pas parler
00:28:41même d'irresponsabilité.
00:28:43C'est-à-dire
00:28:43qu'en plus,
00:28:44on nous apprend
00:28:44vraisemblablement
00:28:45que ça passera
00:28:46avec le 49-3.
00:28:47A titre personnel,
00:28:48je n'ai rien contre
00:28:49le 49-3
00:28:49qui est parfaitement
00:28:51constitutionnel,
00:28:52mais on a perdu
00:28:53donc quatre mois
00:28:54dans le contexte
00:28:56national et international
00:28:57que nous connaissons,
00:28:58c'est irresponsable.
00:28:59Vous vous rendez compte,
00:29:00c'est intéressant,
00:29:01merci pour cette démonstration
00:29:02parce que pour l'exécutif,
00:29:03en réalité,
00:29:04compte tenu de l'instabilité
00:29:05internationale,
00:29:06il faut un budget
00:29:07alors que pour les oppositions,
00:29:09non,
00:29:09il faut décorréler
00:29:11une situation politique nationale
00:29:12qui a ses contingences
00:29:13et ses explications nationales
00:29:16et une situation internationale.
00:29:17Est-ce que vraiment,
00:29:17vous pensez que...
00:29:18ça aurait pu être pire ?
00:29:20Parce que s'il y avait eu
00:29:20des ordonnances,
00:29:21je crois que les ordonnances
00:29:22sont contestables
00:29:22puisqu'il y a un flou.
00:29:25On ne peut pas entrer
00:29:27dans les détails
00:29:28mais simplement,
00:29:28s'il y avait eu des ordonnances,
00:29:29on ne sait pas
00:29:29sur quel budget
00:29:30aurait été rétabli
00:29:31le premier ou le fait.
00:29:33Donc ça aurait pu être pire.
00:29:33En fait,
00:29:34avec les ordonnances,
00:29:35parce que le débat
00:29:35entre constitutionnels
00:29:37a évolué pendant ce temps...
00:29:38Oui, Judith,
00:29:38vous allez dans le débat, là ?
00:29:41Non, juste...
00:29:41Non, mais allez-y,
00:29:42c'est passionnant.
00:29:43On sait qu'on ne pouvait pas
00:29:45alourdir la fiscalité,
00:29:48par exemple,
00:29:49mais on pouvait l'alléger.
00:29:50D'accord.
00:29:52Le choix...
00:29:52L'une des raisons
00:29:54du choix du 49-3,
00:29:55c'est qu'on peut continuer
00:29:56à faire...
00:29:57Je peux parler
00:29:58avec cette bouche
00:29:58depuis que moi
00:29:59qui l'ai envoyée.
00:30:00Quand vous avez parlé
00:30:00du débat,
00:30:01c'est le moment.
00:30:02Pour répondre à votre question,
00:30:04en effet,
00:30:05je ne sais plus
00:30:05quelle était votre question
00:30:06d'ailleurs,
00:30:06à cause de cette mouche,
00:30:07mais en fait,
00:30:08depuis la dissolution
00:30:09d'Emmanuel Macron
00:30:11et Éric Coquerel
00:30:11a raison à ce titre-là,
00:30:12le fait que le camp macroniste
00:30:15est perdu
00:30:15n'a jamais été accepté.
00:30:17Et depuis,
00:30:18on est dans cet état de fait-là.
00:30:19C'est ça qui est l'origine.
00:30:20Le point de départ,
00:30:21c'est celui-là.
00:30:21Mais vous vous rendez compte
00:30:22simplement les images.
00:30:23Il y a quelques jours,
00:30:23on avait le président
00:30:24de la République
00:30:25en chef de guerre
00:30:25montrant les muscles
00:30:27prétendus de la France
00:30:29et on a ce psychodrame
00:30:32mauvais genre à l'Assemblée.
00:30:34On en est à débattre
00:30:35de niche fiscale,
00:30:36de repas 1 euro
00:30:37pour les étudiants, etc.
00:30:38Vous vous rendez compte
00:30:38du décalage.
00:30:40Et nous sommes d'accord.
00:30:41Et nous sommes d'accord.
00:30:41Décalage aussi.
00:30:42avec ce qui va être dit
00:30:44ou pas
00:30:45lors des auditions
00:30:45de la commission d'enquête
00:30:46sur l'audiovisuel public
00:30:48qui vont en reprendre
00:30:48du décalage
00:30:49parce que le député
00:30:51ou le rapporteur
00:30:51qui est député,
00:30:53Charles Laloncle,
00:30:53a été,
00:30:54comme vous le savez,
00:30:55rappelé à l'ordre
00:30:56pour davantage
00:30:57de discrétion.
00:30:59Lui affirme
00:30:59qu'il ne se censurera pas,
00:31:04qu'on ne le baillonnera pas,
00:31:06dit-il.
00:31:06Ce qui est incroyable,
00:31:07c'est que je rappelle
00:31:08quand même que c'est une commission
00:31:08pour interroger
00:31:09le financement
00:31:10du service public
00:31:11sur la transparence
00:31:12de ce vaisseau amiral
00:31:13dans un contexte particulier,
00:31:15du service public
00:31:16qui se voit,
00:31:16qui se vit
00:31:17comme un pouvoir
00:31:18qui n'a jamais été contesté.
00:31:20Et voilà que le député
00:31:21Charles Laloncle
00:31:21pose des questions.
00:31:22Alors c'est vrai
00:31:23que certains affirment
00:31:24que sur le ton,
00:31:25sur la forme,
00:31:27ça passe pour être,
00:31:28il passe pour être
00:31:29un inquisiteur.
00:31:30Je ne sais pas
00:31:30ce que vous en pensez.
00:31:30C'est vrai,
00:31:31ces questions sont
00:31:31à la fois précises,
00:31:34pertinentes
00:31:35et elles portent
00:31:35sur les sujets
00:31:36qui fâchent.
00:31:37Ça fait beaucoup.
00:31:38C'est trois bonnes raisons
00:31:39d'essayer de le faire taire.
00:31:41Alors que lui reproche-t-on ?
00:31:42Regardez le sujet
00:31:43d'Occus Saint-Donadieu.
00:31:45Après plusieurs semaines
00:31:46de suspension,
00:31:47la commission
00:31:48d'enquête parlementaire
00:31:49sur l'audiovisuel public
00:31:50va reprendre ce lundi.
00:31:52Depuis son lancement
00:31:53fin novembre,
00:31:54le climat est électrique.
00:31:55Charles Laloncle,
00:31:56député UDR,
00:31:57rapporteur des travaux,
00:31:58reçoit la foudre de la gauche
00:32:00qui l'accuse
00:32:01de transformer ses auditions
00:32:02en tribunal politique.
00:32:04Petit point
00:32:05sur la commission
00:32:06d'enquête
00:32:06du groupe UDR
00:32:07sur l'audiovisuel public.
00:32:08Elle sort de ses rails
00:32:09pour n'être plus
00:32:10qu'un procès à charge.
00:32:12La députée écologiste
00:32:13Sophie Taillé-Pollian
00:32:14parle même
00:32:15d'une chasse aux sorcières.
00:32:17Cette commission
00:32:17doit s'arrêter.
00:32:18C'est une véritable
00:32:19chasse aux sorcières.
00:32:20Les méthodes
00:32:21dignes de McCarthy.
00:32:22La présidente
00:32:23de l'Assemblée nationale
00:32:24a appelé le rapporteur
00:32:26à garder un maximum
00:32:27de dignité
00:32:27tout en rappelant
00:32:28« Parfois,
00:32:29les commissions d'enquête
00:32:30peuvent être dévoyées
00:32:31ou utilisées
00:32:32à des fins politiques. »
00:32:33Mais Charles Laloncle
00:32:34reste déterminé.
00:32:36« On ne me baïonnera pas.
00:32:37On ne me censurera pas.
00:32:39J'irai jusqu'au bout
00:32:40de ma mission
00:32:40avec pour seul boussole
00:32:41la transparence
00:32:43sur l'utilisation
00:32:43de l'impôt des Français. »
00:32:45Le député sciotiste
00:32:46peut compter sur le soutien
00:32:47du président
00:32:48du Rassemblement national
00:32:49Jordan Bardella
00:32:50qui salue
00:32:51un travail remarquable.
00:32:52Pour tenter
00:32:53d'affaiser les tensions,
00:32:54une réunion extraordinaire
00:32:55du bureau de la commission
00:32:56s'est tenue
00:32:57le 6 janvier dernier.
00:32:58Plusieurs principes
00:32:59ont été actés
00:33:00dont le fait
00:33:01pour les députés
00:33:02concernés
00:33:02de rester discrets
00:33:04dans les médias
00:33:04et sur les réseaux sociaux.
00:33:06Et par ailleurs,
00:33:07Charles Lalon
00:33:07qui dénonce,
00:33:08je cite,
00:33:08la pression
00:33:09et l'intimidation
00:33:10que subiraient
00:33:11les employés
00:33:11du service public
00:33:13qui voudraient témoigner
00:33:14à la commission.
00:33:15Il y en a qui ne peuvent pas
00:33:18à l'instar
00:33:19de Patrick Sébastien.
00:33:21Cette phrase,
00:33:22je ne sais pas
00:33:22comment vous la jugez,
00:33:23c'est le président
00:33:24de la commission d'enquête
00:33:25qui dit qu'il ne s'agit pas
00:33:26de transformer
00:33:27cette commission
00:33:28au plus grand cabaret du monde.
00:33:29Non mais s'agissant...
00:33:30C'est méprisant.
00:33:31Oui, vraiment.
00:33:32S'agissant d'une enquête
00:33:33sur un service public,
00:33:35c'est-à-dire financé
00:33:36par l'argent des Français,
00:33:37je trouve qu'il ne devrait
00:33:38y avoir aucun obstacle.
00:33:39Donc les tentatives
00:33:40de pression
00:33:41de Mme Braun-Pivet
00:33:42et des autres,
00:33:42je trouve ça absolument
00:33:43scandaleux.
00:33:44En effet,
00:33:45pour le reste,
00:33:46Patrick Sébastien,
00:33:47il me semble que voilà
00:33:47quelqu'un qu'on a envie
00:33:48d'entendre.
00:33:49Lui, il connaît un peu
00:33:49le service public.
00:33:50En plus, il a été victime
00:33:52d'une purge
00:33:52sur des bases quand même étranges
00:33:54puisque c'est les hommes blancs
00:33:55depuis 50 ans
00:33:55qui doivent disparaître
00:33:56de l'écran,
00:33:57peut-être disparaître
00:33:58de la vie un jour.
00:33:59Donc profitons de la vie
00:34:00tant qu'on l'a.
00:34:01Mais écoutez,
00:34:02vraiment, je ne comprends pas
00:34:02pourquoi il y aurait
00:34:03des limites
00:34:08et il ne va y avoir
00:34:08aucune limite.
00:34:09C'est de l'argent public,
00:34:10c'est le service public
00:34:11que la commission d'enquête
00:34:12fasse son travail
00:34:13en toute sérénité
00:34:14et en toute transparence.
00:34:15Au cœur de cette commission,
00:34:15il y a les fameux contrats,
00:34:17les contrats de production
00:34:18passés avec des boîtes
00:34:20de production importantes
00:34:21qui ont pignon sur eux.
00:34:22D'ailleurs,
00:34:23ce n'est pas un débat
00:34:24qui est nouveau
00:34:24à l'époque de feu
00:34:26paix à son âme
00:34:26Jean-Pierre Alcabache
00:34:27quand il était à la tête
00:34:29de France Télévisions.
00:34:30Il y avait eu ce scandale,
00:34:31il a dû partir
00:34:31à cause de ce scandale.
00:34:33Et ensuite,
00:34:34quand un organisme,
00:34:35je n'ai plus en tête
00:34:36si c'était la Cour des Comptes,
00:34:37je ne sais pas,
00:34:38a vu ce qui s'était passé,
00:34:39ils ont estimé
00:34:40que Jean-Pierre Alcabache
00:34:41n'avait pas du tout
00:34:42commis d'erreur
00:34:44et que les grands
00:34:45animateurs producteurs
00:34:47avaient des contrats
00:34:49qui étaient proportionnels
00:34:50aux audiences
00:34:51qu'ils faisaient,
00:34:52etc.
00:34:52Donc à chaque fois,
00:34:53ça revient.
00:34:54Est-ce que cette fois-ci,
00:34:55c'est un pouvoir
00:34:56qui est en train
00:34:57de vaciller tout simplement
00:34:58et un vaisseau amiral
00:34:59qui est en train
00:35:00un peu de prendre l'eau ?
00:35:01Ce que je trouve formidable,
00:35:02c'est que certains
00:35:04se permettent
00:35:06vis-à-vis de Charles Aloncle
00:35:08et des membres
00:35:09de cette commission d'enquête
00:35:12qui essaient
00:35:13de faire leur travail,
00:35:14une partialité
00:35:16tout à fait inouïe.
00:35:18La députée
00:35:18dont vous avez passé
00:35:19le tweet
00:35:20particulièrement violent,
00:35:22rappelons-le,
00:35:24milite pour la fermeture
00:35:26de ces news
00:35:27via une pétition.
00:35:29Est-ce que c'est un gage
00:35:32de sa neutralité
00:35:33dans ce débat
00:35:34qui, même s'il ne concerne
00:35:35que l'audiovisuel public,
00:35:37a forcément des implications
00:35:38sur tout le PAF ?
00:35:40On va vous interroger tous.
00:35:42Je sais que sur place
00:35:43où se trouve Olivier Benquemoun
00:35:45à l'Assemblée nationale,
00:35:46forcément,
00:35:46le contexte est un peu tendu
00:35:48avec la reprise
00:35:49de ces deux mains
00:35:50de ces auditions.
00:35:52Qu'est-ce que vous pouvez
00:35:53nous en dire,
00:35:54Olivier Benquemoun,
00:35:55après la mise en garde
00:35:57de Charles Lalonde
00:35:57qui dit qu'il ne se taira pas ?
00:36:03Mais moi,
00:36:04je n'avais jamais connu
00:36:05une commission d'enquête
00:36:06qui électrise
00:36:08à ce point
00:36:09les députés.
00:36:11On a bien vu
00:36:11de quelle manière
00:36:12avait été menacé
00:36:14Charles Lalonde.
00:36:15On le traite
00:36:15d'inquisiteur
00:36:16en chef.
00:36:18Quand vous avez
00:36:18des gens
00:36:19qui sont des superstars
00:36:20comme Nagui
00:36:20qui disent
00:36:21je suis mis en cause
00:36:22parce que je suis égyptien
00:36:24avec une soupçon
00:36:24de racisme,
00:36:26c'est quand même
00:36:28hallucinant.
00:36:29On a appris
00:36:31des choses
00:36:31pendant ces premières semaines,
00:36:33quatre premières semaines.
00:36:34Il y a eu 39 auditions
00:36:35qui ont duré.
00:36:36On a vu des gens
00:36:36arriver avec
00:36:37la certitude
00:36:40que ça allait bien se passer,
00:36:41etc.,
00:36:41qui ont été mis
00:36:42effectivement sur le grime.
00:36:43Il n'a fait que poser
00:36:43des questions,
00:36:45Charles Lalonde.
00:36:46Et il les a mis
00:36:46en difficulté
00:36:47parce que ce qui apparaît
00:36:49c'est un manque
00:36:49de transparence absolue
00:36:51sur les boîtes
00:36:52de production.
00:36:53Par exemple,
00:36:53on ne sait rien
00:36:54combien elles sont payées
00:36:55et Nagui
00:36:56est justement
00:36:57mis en question
00:36:59dans ces choses-là.
00:37:00Combien touche
00:37:01une boîte de production ?
00:37:02Combien est reversée
00:37:02à son animateur star ?
00:37:04Est-ce que c'est proportionnel
00:37:04aujourd'hui
00:37:05au programme ?
00:37:07Il y a une opacité absolue.
00:37:09On s'est aperçu par exemple,
00:37:10il y avait des gens
00:37:10qui étaient en circuit fermé,
00:37:12qui travaillaient
00:37:12chez France Télévisions,
00:37:13qui quittaient France Télévisions,
00:37:14qui allaient dans
00:37:15les sociétés de production
00:37:15où ils avaient défendu
00:37:18avec qui ils travaillaient.
00:37:19Et il y a beaucoup
00:37:20beaucoup d'exemples
00:37:21comme ça.
00:37:21Donc on attend encore
00:37:22beaucoup de ces commissions.
00:37:25Ça reprend demain.
00:37:26Il y a eu un moment
00:37:27tellement d'énervement
00:37:28qu'on a dit
00:37:29on va prendre une pause,
00:37:30on va calmer les choses,
00:37:31on va mettre en place
00:37:32de nouvelles règles
00:37:33et notamment la règle importante,
00:37:35c'est celle de ne pas tweeter
00:37:36en direct.
00:37:38Et puis on va reprendre
00:37:39des débats sereins.
00:37:40Mais il faut absolument
00:37:41qu'on puisse continuer
00:37:42à poser des questions,
00:37:44que Charles Hallon puisse
00:37:44continuer à poser des questions
00:37:47parce qu'il y a une grande opacité
00:37:49dans ce service public
00:37:49et chacun d'entre nous
00:37:51paye des centaines d'euros,
00:37:534 milliards,
00:37:54vous le rappeliez tout à l'heure,
00:37:55pour le service public.
00:37:56Donc il y a beaucoup
00:37:57de réponses à attendre.
00:37:5839 auditions jusque-là,
00:38:00je le rappelle,
00:38:01et 30 heures de production
00:38:02de vidéos pour suivre
00:38:04ces auditions
00:38:05qui sont encore publiques.
00:38:06Merci Olivier,
00:38:07merci beaucoup Olivier Benkemono.
00:38:09On suivra tout cela
00:38:10avec vous,
00:38:10effectivement,
00:38:11on espère la sérénité
00:38:13de cette commission.
00:38:14Et pour parler
00:38:14d'autres commissions
00:38:15qui ont électrisé
00:38:16le Parlement,
00:38:17les députés,
00:38:17il y a eu,
00:38:18comme vous l'avez rappelé,
00:38:19Benalla,
00:38:19et aussi une commission
00:38:20autour de ces news.
00:38:25Vous avez eu l'insigne honneur
00:38:27d'être auditionné
00:38:27par M. Saint-Toul.
00:38:29Vous avez la bouche.
00:38:30Je pense que...
00:38:31On ne peut pas faire de mien
00:38:32entre les deux sujets.
00:38:33M. Aurélien Saint-Toul,
00:38:34qui était le rapporteur
00:38:35de la commission LFI,
00:38:36avait une attitude,
00:38:37me semble-t-il,
00:38:38une morgue et un ton
00:38:38nettement plus inquisitoriale
00:38:40que M. Allon.
00:38:41J'ajoute à la liste,
00:38:42Paul Vannier
00:38:43dans la commission Bétaram,
00:38:44qui a, pareil,
00:38:45fait de cette commission
00:38:46un procès stalinien
00:38:47et qui a été reçu partout
00:38:47avec les honneurs.
00:38:49Exactement.
00:38:49Écoutez,
00:38:50voilà ce qu'il en est.
00:38:50On va suivre tout cela.
00:38:52En tous les cas,
00:38:52sur le plan international,
00:38:53les choses sont vraiment
00:38:53en train de s'accélérer.
00:38:56Côté Groenland,
00:38:57mais aussi des sommets européens
00:38:58qui vont s'organiser en chaîne.
00:39:01Il y a quand même,
00:39:02tout à l'heure,
00:39:02on a parlé de l'OTAN,
00:39:03Michel Fayet.
00:39:03Je trouve que c'est ce qui...
00:39:06C'est peut-être
00:39:06le cœur du conflit également.
00:39:08Que pensez-vous
00:39:09de ces responsables politiques
00:39:11français et d'autres
00:39:11qui disent,
00:39:12maintenant,
00:39:12il faut sortir de l'OTAN ?
00:39:13L'expansionnisme de l'OTAN
00:39:14est la cause
00:39:15de tous nos malheurs,
00:39:16disent-ils.
00:39:17En principe,
00:39:18l'OTAN avait été créée
00:39:19pour faire face
00:39:20au bloc soviétique.
00:39:21À partir du moment
00:39:22où le bloc soviétique
00:39:23n'existe plus,
00:39:24pourquoi est-ce qu'on n'a pas décidé
00:39:26de dissoudre l'OTAN également ?
00:39:28Ce qui était, en principe,
00:39:29ce qui avait été convenu
00:39:31entre les deux grands de l'époque,
00:39:32c'est-à-dire George Bush,
00:39:34père,
00:39:34et Mikhail Gorbatchev
00:39:36de l'autre côté.
00:39:38Et là,
00:39:39on a appris,
00:39:40il y a quelques minutes,
00:39:40que les Allemands
00:39:41se retirent de la mission
00:39:42au Groenland.
00:39:44Donc,
00:39:44je ne sais plus,
00:39:45ils étaient 20 soldats,
00:39:46il y en a maintenant
00:39:472-3 qui sont déjà retournés
00:39:50chez eux.
00:39:50C'est ridicule.
00:39:52On a vu l'image
00:39:52de retour à payer.
00:39:53Et puis,
00:39:54en fait,
00:39:56il y a aussi quand même
00:39:57la responsabilité
00:39:58du Danemark
00:39:59dans ça,
00:40:00puisque le Danemark
00:40:01a été l'un des pays
00:40:03les plus enclins
00:40:04à abandonner sa souveraineté
00:40:06en termes de défense
00:40:07au profit des Etats-Unis,
00:40:08puisque son ancien
00:40:10Premier ministre,
00:40:10Rasmussen,
00:40:11était secrétaire général
00:40:12de l'OTAN
00:40:13pendant de nombreuses années.
00:40:15Et la France,
00:40:16elle,
00:40:16avec le général de Gaulle,
00:40:17voulait sortir
00:40:18du commandement militaire
00:40:19de l'OTAN.
00:40:20C'est à l'époque
00:40:21de Nicolas Sarkozy
00:40:22que la France
00:40:24avait réintégré
00:40:24ce commandement.
00:40:25Franchement,
00:40:26aujourd'hui,
00:40:26vous trouvez honnêtement,
00:40:28quelles que soient
00:40:28les convictions des uns
00:40:29des autres,
00:40:29c'est pertinent
00:40:30qu'on y soit ?
00:40:31Le grand problème
00:40:32aujourd'hui,
00:40:33c'est qu'on n'a pas construit
00:40:34d'Europe de la défense
00:40:35et qu'on a reposé
00:40:37complètement notre défense
00:40:38sur les Etats-Unis.
00:40:39Et il y a un débat
00:40:40qui a commencé
00:40:41il y a quelques jours,
00:40:42vous savez,
00:40:42sur le fait
00:40:44que la France
00:40:44devrait peut-être
00:40:45abandonner sa liberté
00:40:47au niveau du complexe
00:40:49militaire industriel français
00:40:50au profit de l'Europe.
00:40:52Mais avant même
00:40:53de parler
00:40:53d'abandonner
00:40:54la liberté privée
00:40:56du complexe
00:40:57militaire industriel français,
00:40:58il faudrait d'abord
00:40:58parler du fait
00:40:59que les pays européens
00:41:01devraient acheter
00:41:01d'abord européens
00:41:02et ça permettrait
00:41:05justement à la France
00:41:06de ne pas dépendre
00:41:07des pays arabes du Golfe
00:41:08puisque 43%
00:41:09du chiffre d'affaires
00:41:10du secteur
00:41:11militaire français
00:41:12dépend des pays arabes
00:41:13du Golfe.
00:41:14Mais ça,
00:41:14il faudrait qu'il y ait
00:41:14une vraie solidarité,
00:41:16une unité européenne.
00:41:16En fait,
00:41:17la vraie solidarité,
00:41:18on l'attend là.
00:41:19Exactement,
00:41:19les armes européennes.
00:41:21Moi,
00:41:21je comprends quand même
00:41:22qu'il y ait une hésitation
00:41:24à trouver la bonne ligne.
00:41:25On est devant
00:41:25une situation inouïe.
00:41:27Vous avez un pays
00:41:27de l'OTAN
00:41:28qui menace
00:41:28d'agresser
00:41:29un autre pays de l'OTAN
00:41:30et en plus,
00:41:31M. Trump donne des raisons
00:41:32à cette agression
00:41:33de plus en plus surréaliste.
00:41:35La dernière,
00:41:36c'est que pour son confort
00:41:37psychologique,
00:41:38il doit devenir
00:41:38propriétaire du Groenland.
00:41:39Moi,
00:41:39je pense qu'à ce point-là,
00:41:41du bris,
00:41:41cette personnalisation
00:41:42d'un dossier,
00:41:43je comprends qu'en face,
00:41:44on soit un peu dérouté.
00:41:45Je ne sais pas
00:41:45si il faut attaquer le bris
00:41:46parce que de notre côté,
00:41:47on n'est pas...
00:41:48Pas assez du bris,
00:41:49vous pensez ?
00:41:49Ce que vous appelez...
00:41:51Non,
00:41:51pas nous.
00:41:51Non,
00:41:52mais écoutez,
00:41:52là,
00:41:53franchement,
00:41:53ce cas-là,
00:41:54je ne vois pas
00:41:54comment on peut défendre
00:41:55d'une manière ou d'une autre
00:41:56les prétentions de Trump.
00:41:58C'est basé sur un argument
00:41:59psychologique.
00:42:00Il est membre de l'OTAN,
00:42:02il veut agresser
00:42:03un autre membre de l'OTAN.
00:42:04Je comprends
00:42:05qu'on tâtonne un peu.
00:42:06Ce que vous appelez
00:42:06hésitation,
00:42:07est-ce que ce n'est pas
00:42:08simplement l'incapacité
00:42:09de se finir
00:42:10quand on est 27 ?
00:42:11On verra.
00:42:11Oui,
00:42:12mais je le crois.
00:42:13En fait,
00:42:13c'est ça le problème fondamental.
00:42:14Là où les États-Unis
00:42:15décident en un claquement de loi,
00:42:16là où la Chine a un plan
00:42:22n'est jamais avancé.
00:42:23Non,
00:42:23mais moi,
00:42:23je suis pour la théorie
00:42:24des noyaux concentriques.
00:42:25C'est-à-dire qu'il y a des pays
00:42:26en tombe réduite,
00:42:28très intégrés
00:42:29et qui décident
00:42:29à 27,
00:42:30c'est impossible.
00:42:31Et on veut encore
00:42:31en faire rentrer d'autres.
00:42:32C'est la folie.
00:42:32J'entends aussi
00:42:33que vous êtes un Européen
00:42:34convaincu
00:42:34et je le respecte.
00:42:35Mais moi,
00:42:35j'interroge l'OTAN
00:42:36qui est parfois
00:42:37vue comme une relique
00:42:38aujourd'hui
00:42:39eu égard à la mission
00:42:40qu'elle avait
00:42:41et ce qui est devenu l'OTAN.
00:42:42D'ailleurs,
00:42:42je crois que c'était
00:42:43Emmanuel Macron
00:42:43qui avait qualifié
00:42:45de morse cérébrale.
00:42:47Depuis qu'il a qualifié
00:42:48de morse cérébrale,
00:42:49est-ce que l'OTAN
00:42:51n'est pas en train
00:42:51de nous entraîner aussi ?
00:42:53Les tensions avec la Russie
00:42:54depuis des années,
00:42:55voire des décennies,
00:42:56sont liées à l'OTAN
00:42:57justement
00:42:57et au fait
00:42:59que des pays d'Europe de l'Est
00:43:00veulent ou ont intégré
00:43:01l'organisation transatlantique.
00:43:04Donc si vous voulez,
00:43:06l'OTAN est à l'origine
00:43:07d'énormément
00:43:07de crispations internationales
00:43:09et on le voit
00:43:09qu'aujourd'hui,
00:43:10ça peut atteindre
00:43:11des points critiques.
00:43:13Après,
00:43:14ce n'est pas naïf
00:43:15ce que je vais dire
00:43:15mais c'est un constat
00:43:16à travers toute l'histoire,
00:43:18deux démocraties
00:43:19ne se sont jamais fait la guerre.
00:43:21Ça n'est jamais arrivé.
00:43:23Donc si ça devait arriver
00:43:24aujourd'hui,
00:43:25ce serait quelque chose
00:43:26qui bouleverserait
00:43:27vraiment,
00:43:29je pèse mes mots,
00:43:29l'histoire de l'humanité
00:43:30au sens propre du terme.
00:43:31Donc je ne sais pas
00:43:32quels seront les accords
00:43:33qui pourraient être retrouvés
00:43:34pour éviter une telle situation
00:43:36mais je pense que
00:43:38tout est fait pour ça
00:43:39parce que,
00:43:39évidemment,
00:43:40ce n'est pas une Europe
00:43:40démembrée
00:43:41qui pourrait aller faire
00:43:42la guerre
00:43:42face à un empire américain.
00:43:44On va marquer une pause.
00:43:46Vous voyez,
00:43:46on parle vraiment
00:43:47de sujets,
00:43:47il est vrai,
00:43:48qui sont inquiétants,
00:43:49qui changent la tectonique
00:43:51des plaques géopolitiques.
00:43:52On va revenir en France.
00:43:53On va revenir
00:43:54à ce qui s'est passé hier.
00:43:55Vous avez regardé le match
00:43:56Sénégal-Maroc.
00:43:57Vous avez sûrement un avis
00:43:59footballistique.
00:44:00Oui.
00:44:00Ah non.
00:44:01Je m'interdis d'avoir un avis.
00:44:03Un avis géopolitique.
00:44:05Ah ça oui.
00:44:05Sénégal-Maroc,
00:44:06il y a quand même...
00:44:07Footballistique,
00:44:07ce sera vite fait.
00:44:08Un avis sécuritaire.
00:44:09Un grand match quand même.
00:44:09Peut-être.
00:44:10Oui, ça oui.
00:44:11Bon, à tout de suite.
00:44:12Vous allez voir les images.
00:44:13Il est vrai qu'on n'a pas
00:44:14beaucoup vu ailleurs.
00:44:15Ce qui était important,
00:44:16c'était vraiment la joie
00:44:17du Sénégal.
00:44:18La fête, malheureusement,
00:44:19elle a été gâchée
00:44:20presque comme à chaque fois.
00:44:21Merci d'être avec nous.
00:44:27L'actualité internationale
00:44:28et l'actualité nationale,
00:44:29internationale avec tout d'abord
00:44:31ce conseil de défense
00:44:32en France à l'Elysée
00:44:33sur justement la situation
00:44:35internationale,
00:44:36Iran, Groenland,
00:44:38également Syrie,
00:44:39on va en parler.
00:44:40Et puis situation nationale,
00:44:42par exemple,
00:44:43ce qui s'est passé hier,
00:44:44victoire du Sénégal.
00:44:45Tout un peuple d'abord
00:44:46derrière son équipe
00:44:47à la Coupe d'Afrique
00:44:48des Nations,
00:44:49mais aussi,
00:44:49vous allez voir après la joie,
00:44:51toujours ces mêmes
00:44:51images,
00:44:52ces mêmes débordements,
00:44:53ces mêmes échauffours.
00:44:54Et pourquoi une telle
00:44:55violence institutionnalisée ?
00:44:56On va en parler,
00:44:57mais tout d'abord,
00:44:58place au journal.
00:44:58Rebonjour à vous,
00:44:59chère Somaïa.
00:45:00Rebonjour Sonia
00:45:01et bonjour à tous.
00:45:02À la une de l'actualité,
00:45:03après trois mois de discussion
00:45:05au Parlement,
00:45:06bientôt l'épilogue
00:45:06du marathon budgétaire.
00:45:08Le Premier ministre
00:45:09et les membres du gouvernement
00:45:10ont rendez-vous
00:45:11cet après-midi,
00:45:1216h,
00:45:12pour un conseil
00:45:13des ministres décisifs,
00:45:15conseil durant lequel
00:45:16Sébastien Lecornu
00:45:17indiquera s'il choisit
00:45:18de recourir au 49-3
00:45:19pour adopter le budget
00:45:202026.
00:45:22C'est l'une des conséquences
00:45:24de l'incertitude budgétaire.
00:45:25L'heure est à la morosité
00:45:27sur le marché de l'emploi.
00:45:28Selon le baromètre
00:45:29HelloWork 2025,
00:45:3110 millions d'offres
00:45:32ont été publiées
00:45:33sur la plateforme
00:45:33l'an dernier
00:45:34contre un peu plus
00:45:35de 11 millions
00:45:35en 2024.
00:45:37Une baisse de 10%
00:45:38qui illustre
00:45:39le coup de frein
00:45:40du marché du travail.
00:45:41Les employeurs
00:45:41privilégient désormais
00:45:43la prudence,
00:45:43notamment sur les contrats longs.
00:45:46À la une également,
00:45:47Ursula von der Leyen
00:45:48visée par une nouvelle
00:45:49motion de défiance
00:45:50après la ratification
00:45:51du MERCO sur samedi
00:45:52au Paraguay.
00:45:53Quatrième motion
00:45:54de censure
00:45:55contre la présidente
00:45:56de la Commission européenne
00:45:57en moins de six mois
00:45:58déposée par le groupe
00:46:00Patriote pour l'Europe
00:46:01et qui fera l'objet
00:46:02d'un vote
00:46:02dès ce soir.
00:46:03Les suites du dossier
00:46:06Groenlandais.
00:46:07À présent,
00:46:07un sommet extraordinaire
00:46:08des dirigeants européens
00:46:10se tiendra ce jeudi soir
00:46:11pour contrecarrer
00:46:12les menaces douanières
00:46:13de Donald Trump.
00:46:14Toutefois,
00:46:15la Commission européenne
00:46:16tempère,
00:46:16prononce, je cite,
00:46:17le dialogue
00:46:18plutôt que l'escalade
00:46:19mais précise
00:46:20qu'elle est prête
00:46:20à agir en conséquence
00:46:22et qu'elle en a
00:46:22les outils.
00:46:24En Espagne,
00:46:25le bilan s'alourdit
00:46:26à 39 morts
00:46:27et 123 blessés
00:46:28suite à la collision
00:46:29entre deux trains
00:46:30à grande vitesse
00:46:30survenus hier soir
00:46:31en Andalousie.
00:46:33L'unité d'urgence
00:46:33de l'armée
00:46:34a dû être déployée
00:46:35sur le terrain
00:46:35pour venir en aide
00:46:36aux secours
00:46:37et un hôpital
00:46:38de campagne
00:46:38dressé non loin
00:46:39de l'accident.
00:46:40Accident qualifié
00:46:41d'extrêmement étrange
00:46:42par les autorités.
00:46:44Et puis,
00:46:45malgré le couvre-feu nocturne,
00:46:47au moins 19 morts
00:46:48dans les incendies
00:46:49qui embrasent le Chili,
00:46:50feu attisé
00:46:51par de fortes températures
00:46:53et des vents violents
00:46:53qui se sont déclarés
00:46:54samedi dans les régions
00:46:55de Noublé et de Biobio
00:46:56à environ 500 km
00:46:58au sud de la capitale,
00:47:00Santiago.
00:47:00Selon les autorités,
00:47:02quelques 300 habitations
00:47:04ont pour l'heure été détruites
00:47:05mais ce chiffre
00:47:05est largement sous-estimé.
00:47:07Il y en aura à coup sûr
00:47:08plus de 1000
00:47:09à affirmer
00:47:10le chef de l'État.
00:47:11Voilà ce qu'on pouvait dire
00:47:14de l'actualité à 13h, Sonia.
00:47:16Merci Soumaïa.
00:47:16Je vous dis à tout à l'heure.
00:47:19Je rappelle sur ce plateau
00:47:20la présence de Michel Fayadé.
00:47:23Je l'en remercie.
00:47:24Nous sommes avec Éric Nolo,
00:47:25Judith Vintroupe,
00:47:26Jonathan Sixoux,
00:47:27Frédéric Lose nous a rejoint.
00:47:28Merci de votre présence.
00:47:30Vous êtes le secrétaire général
00:47:31du syndicat des commissaires de police,
00:47:33également l'auteur du livre
00:47:34« Insécurité, stop à la descente aux enfers ».
00:47:37On vous posera la question
00:47:38« Stop ou encore »
00:47:39l'égard à ce qui s'est passé
00:47:40notamment hier dans la capitale
00:47:43mais pas seulement
00:47:44après la victoire du Sénégal
00:47:46sur le Maroc.
00:47:46On interrogera aussi
00:47:47l'insécurité
00:47:49qui est l'un des thèmes majeurs
00:47:50des élections municipales
00:47:52qui s'approchent
00:47:53notamment là encore à Paris.
00:47:55Je salue la présence
00:47:56de notre journaliste
00:47:56Mathieu Devesse.
00:47:57Bonjour à vous.
00:47:57Bonjour Sonia et bonjour à tous.
00:47:59Mathieu, je le disais,
00:48:00victoire du Sénégal,
00:48:00tout un peuple derrière son équipe
00:48:02à la Coupe d'Afrique des Nations
00:48:03avec une pression folle
00:48:05autour de ses joueurs,
00:48:07une grande nation africaine,
00:48:08le Sénégal.
00:48:08Mais on a assisté
00:48:09à des débordements
00:48:10comme quasiment à chaque fois
00:48:11juste après des scènes de joie,
00:48:13une impuissance institutionnalisée.
00:48:15C'est une forme d'ailleurs
00:48:16de privatisation temporaire
00:48:18de l'espace public
00:48:19et une véritable question
00:48:21pour savoir pourquoi
00:48:21on n'arrive pas,
00:48:22on ne peut pas juguler
00:48:23ces violences dans la capitale
00:48:24mais tout d'abord Mathieu,
00:48:25racontez-nous
00:48:26le déroulé de tout cela.
00:48:28Alors au total en France,
00:48:2963 personnes ont été arrêtées
00:48:31et 14 policiers blessés.
00:48:33Focus, si vous voulez bien,
00:48:35sur Paris et les départements voisins.
00:48:3625 personnes ont été interpellées
00:48:39dont 17 à Paris
00:48:40pour violences volontaires
00:48:42sur personnes dépositaires
00:48:43de l'autorité publique,
00:48:45outrages et rébellions
00:48:46et usage de mortiers,
00:48:47mortiers d'artifices.
00:48:48Bien sûr, au total,
00:48:50donc à Paris
00:48:50et en Petite Couronne,
00:48:52on a 11 policiers
00:48:53qui ont été blessés,
00:48:54un à l'épaule,
00:48:55un à l'arcade sourcilière,
00:48:57un à la tête,
00:48:57les 8 autres souffrent
00:48:58de douleurs musculaires
00:49:00et puis 17 voitures
00:49:02ont été incendiées.
00:49:03Vous savez que la préfecture
00:49:04avait interdit
00:49:05tout rassemblement
00:49:06sur les Champs-Elysées
00:49:07alors que là,
00:49:07on voit cette blessure
00:49:08dont j'ai parlé
00:49:09à l'arcade sourcilière.
00:49:11Là, je vais vous donner
00:49:11une information
00:49:12et une image,
00:49:13celle que vous avez vue,
00:49:15que vous ne verrez
00:49:15peut-être pas ailleurs.
00:49:17Je vous explique.
00:49:18On est à Aulnay-sous-Bois.
00:49:19C'est donc en Seine-Saint-Denis,
00:49:20aux alentours de minuit.
00:49:21Les policiers municipaux
00:49:22ont demandé l'intervention
00:49:23de la police nationale
00:49:25alors qu'ils étaient pris à partie
00:49:26par une centaine d'individus.
00:49:29Tout de même,
00:49:29il s'agit d'un rassemblement
00:49:30de supporters
00:49:31ou de pseudo-supporters
00:49:33et à leur arrivée,
00:49:34les policiers nationaux
00:49:35ont été la cible
00:49:36de jets de projectiles.
00:49:38L'un d'eux donc,
00:49:39on va peut-être en régie
00:49:40revoir l'image,
00:49:41l'un d'eux a reçu un pavé
00:49:42au niveau donc
00:49:43de l'arcade sourcilière.
00:49:45L'arcade est ouverte
00:49:46mais les nouvelles sont rassurantes.
00:49:47Plus de peur que de mal
00:49:49car son état voyait
00:49:50n'a pas nécessité
00:49:51de conduite
00:49:52en milieu hospitalier.
00:49:54Alors vous savez
00:49:54que la préfecture,
00:49:55je le disais,
00:49:56avait interdit
00:49:56tout rassemblement
00:49:57sur les Champs-Elysées.
00:49:58Ce qui n'a pas empêché
00:49:59certains supporters
00:49:59ou pseudo-supporters
00:50:00de venir célébrer
00:50:01la victoire donc
00:50:03du Sénégal face au Maroc.
00:50:04Au total,
00:50:05168 personnes
00:50:07ont été verbalisées
00:50:08sur l'avenue parisienne.
00:50:09Alors pour eux,
00:50:10ce sera 135 euros d'amende
00:50:12et ce qui pose
00:50:13plusieurs questions.
00:50:14Alors là,
00:50:14le débat est ouvert.
00:50:15L'État est-il encore capable
00:50:16de faire respecter
00:50:18une interdiction
00:50:19qu'il annonce lui-même
00:50:20et peut-on encore prévenir
00:50:21des rassemblements
00:50:22dits spontanés
00:50:24sur des lieux soniens
00:50:25ultra-symboliques
00:50:26comme l'avenue
00:50:27des Champs-Elysées ?
00:50:28Effectivement,
00:50:29ce sont les deux questions
00:50:30qui se posent.
00:50:30Merci Mathieu
00:50:31et merci de préciser
00:50:32pourquoi on insiste
00:50:33pour le policier
00:50:34qui est blessé
00:50:34à l'arcade sur Sillère
00:50:35parce qu'un pavé,
00:50:36c'est aussi dans la tête,
00:50:38c'est évidemment
00:50:38extrêmement dangereux
00:50:40et il aurait pu y avoir
00:50:41des conséquences
00:50:42extrêmement graves
00:50:43pour les forces de l'ordre.
00:50:45Certains pourraient dire
00:50:45que le bilan n'est pas,
00:50:47attention,
00:50:47je dis bien certains,
00:50:49si grave
00:50:49que pour une autre soirée.
00:50:52Mais c'est ainsi.
00:50:52La question,
00:50:53Frédéric Clos,
00:50:53je dis tout à l'heure,
00:50:54est-ce que vous êtes d'accord ?
00:50:56Pour moi,
00:50:56déjà,
00:50:57c'est une privatisation
00:50:58temporaire,
00:51:00mais quand même
00:51:00qui s'installe
00:51:02dans le temps
00:51:02de l'espace public.
00:51:03C'est-à-dire,
00:51:04l'espace public
00:51:04nous appartient,
00:51:05le mobilier urbain
00:51:06nous appartient.
00:51:07on peut faire ce qu'on veut
00:51:09puisque c'est le prétexte,
00:51:11le prétexte effectivement
00:51:15de la joie
00:51:16qui passe à la casse
00:51:17et comme toujours
00:51:18aux forces de l'ordre
00:51:19qui sont ciblées.
00:51:20Oui,
00:51:21ce n'est pas de la liesse populaire
00:51:23qu'on peut comprendre
00:51:24où il y a une manifestation
00:51:25de joie,
00:51:26le foot a toujours été
00:51:27un exutoire identitaire.
00:51:30Là,
00:51:30il y a quand même
00:51:31des dégradations,
00:51:32on attaque des policiers
00:51:33alors que la France
00:51:34n'est pas concernée.
00:51:35C'est ce qui est choquant.
00:51:36Le plus choquant,
00:51:37c'est la banalisation.
00:51:38C'est-à-dire que chaque fois,
00:51:40on est obligé
00:51:40de mettre en place
00:51:41un service d'ordre important,
00:51:43robuste,
00:51:44avec des policiers blessés,
00:51:45du mobilier urbain
00:51:46qui est dégradé
00:51:47et je pense que là aussi,
00:51:50on en revient à une chose.
00:51:53D'abord,
00:51:53on a laissé faire
00:51:54depuis des années.
00:51:55On s'est même accoutumé à ça.
00:51:57C'est ce qui est
00:51:57beaucoup plus grave.
00:51:59Et puis,
00:51:59il y a l'impunité pénale
00:52:00et l'impunité financière.
00:52:02L'impunité pénale,
00:52:04on ne peut pas faire grand-chose.
00:52:05C'est pour ça qu'on ne vous donne
00:52:06jamais la vraie réponse pénale
00:52:08parce que les procédures
00:52:09se traduisent
00:52:10par des peines,
00:52:11rarement des peines fermes.
00:52:12Toutes les peines fermes
00:52:13sont aménagées,
00:52:15notamment les dégradations,
00:52:17l'incrimination,
00:52:18je crois,
00:52:19est jusqu'à deux ans
00:52:20avec 30 000 euros d'amende,
00:52:22même s'il y a des circonstances
00:52:23aggravantes.
00:52:24C'est systématiquement aménagé.
00:52:26Donc déjà,
00:52:27ça ne va pas.
00:52:28Et puis,
00:52:28vous aviez un outil
00:52:29qui existait en juin 1970
00:52:32qui s'appelait
00:52:32la loi anti-casseurs.
00:52:34Aujourd'hui,
00:52:35cet outil,
00:52:35en octobre 1981,
00:52:38François Mitterrand
00:52:39a décidé
00:52:39d'abroger
00:52:40la loi anti-casseurs.
00:52:42Et depuis,
00:52:43on vit avec
00:52:44des émeutes urbaines.
00:52:45Oui, ça date quand même.
00:52:46Ça date,
00:52:46mais on n'a pas bougé.
00:52:48Le Conseil constitutionnel
00:52:49dit que c'est contraire
00:52:50à l'individualisation
00:52:51des peines,
00:52:52etc.
00:52:53Mais en contrepartie,
00:52:55ce qui nous est proposé,
00:52:56c'est l'impuissance publique
00:52:58et que les assurances
00:52:59et la population
00:53:00et le contribuable payent,
00:53:02c'est scandaleux.
00:53:02C'est pour ça que moi,
00:53:03pour ma part,
00:53:04je suis favorable
00:53:04à ce qu'on refasse bouger
00:53:05le curseur
00:53:06au niveau du Conseil constitutionnel,
00:53:08qu'on rétablisse
00:53:09une responsabilité collective.
00:53:11C'est intéressant
00:53:11ce que vous dites
00:53:12sur la responsabilité collective.
00:53:14On a le principe
00:53:14d'individualisation des peines,
00:53:16sauf que ces méfaits,
00:53:17ces délits
00:53:18sont menés justement,
00:53:19si je puis dire,
00:53:20en meute,
00:53:21dans le sens où
00:53:21c'est vraiment,
00:53:22d'ailleurs,
00:53:23si je puis dire,
00:53:23ils se galvanisent eux-mêmes
00:53:25pour attaquer
00:53:25les forces de l'art
00:53:26parce qu'ils sont nombreux
00:53:27en groupe.
00:53:28Donc ce qui ne justifierait
00:53:29même plus finalement
00:53:30une forme d'individualisation
00:53:31mais qui est le principe
00:53:33de notre justice.
00:53:34Moi, ce qui m'interroge,
00:53:35c'est que ces violences
00:53:36sont des marqueurs
00:53:37en réalité à chaque fois.
00:53:38On le sait,
00:53:39ce sont des étapes
00:53:39à chaque fois franchies.
00:53:40À chaque fois,
00:53:40on dit que c'est un pilier
00:53:42et puis dans quelques temps,
00:53:42on se dira
00:53:43pourquoi ça se passe ainsi.
00:53:47Vous ne voulez pas
00:53:47ce qu'on laisse faire,
00:53:49Frédéric Lowe.
00:53:49Vous croyez vraiment
00:53:50qu'on laisse...
00:53:51Frédéric Lowe,
00:53:52vous avez éliminéré
00:53:53avec précision.
00:53:54Ça a été interdit.
00:53:54Les forces de l'art
00:53:55toutes les raisons
00:53:56pour lesquelles ça recommence.
00:53:57Mais qui est ce on ?
00:53:59La puissance publique.
00:54:02Le politique,
00:54:03le juge
00:54:04et le juge constitutionnel.
00:54:07Vous avez les trois auteurs.
00:54:09D'accord.
00:54:10Donc c'est un triptyque
00:54:11qui fait que
00:54:11on a institutionnalisé
00:54:12ces violences après mal.
00:54:13Vous vous rappelez
00:54:14du slogan de Gabriel Attal
00:54:16« Tu casses, tu répares ».
00:54:17Là, il y a une variante,
00:54:18c'est « Tu perds, tu casses,
00:54:19tu gagnes, tu casses quand même ».
00:54:20Bon.
00:54:21Et c'est devenu une tradition.
00:54:22Toutes les traditions
00:54:22ne sont pas bonnes à perpétuer.
00:54:24Vous avez indiqué
00:54:24la seule solution possible.
00:54:26Ce phénomène
00:54:27de casser le phénomène
00:54:28de mobilier urbain
00:54:29ou de s'en prendre
00:54:30à la police
00:54:30n'est possible qu'en meute.
00:54:32Donc moi, je considère
00:54:32que tout le monde
00:54:33est responsable.
00:54:34Un individu tout seul
00:54:35ne pourrait pas le faire.
00:54:36Donc vous vous rassemblez
00:54:38à 100, 200
00:54:39alors que c'est interdit
00:54:39et que vous en prenez
00:54:40aux policiers,
00:54:41vous êtes collectivement responsable.
00:54:42Tant qu'on n'adoptera pas
00:54:44ce genre de dissuasion,
00:54:46rien ne changera.
00:54:47Il y a un phénomène
00:54:47d'impunité.
00:54:48Combien ils étaient ?
00:54:49Combien il y a d'arrestations ?
00:54:50Même pas un 1 sur 100.
00:54:51Donc voilà,
00:54:52ça va continuer.
00:54:53La prochaine fois,
00:54:53ce sera la même chose.
00:54:54Nous aurons le même débat.
00:54:55Rien ne change.
00:54:56Vous voulez ajouter quelque chose ?
00:54:58Sur la perte
00:54:59du sens même
00:55:00de l'interdiction
00:55:01qui est assez marquante.
00:55:04Donc là,
00:55:04c'est devenu désormais
00:55:05un classique malheureusement
00:55:06qu'une interdiction préfectorale
00:55:08peut être largement jambée.
00:55:10Mais l'interdiction en elle-même,
00:55:11on voit que des responsables politiques
00:55:13s'en contrefichent
00:55:14quand des responsables
00:55:16LFI s'appellent
00:55:17à aller manifester
00:55:18par exemple
00:55:18alors que des rassemblements
00:55:20sont interdits
00:55:21quand dans tout autre domaine
00:55:23Madame Hidalgo
00:55:26par exemple
00:55:26politise
00:55:27les fonctionnaires
00:55:28de la ville de Paris
00:55:29au détriment
00:55:29de la neutralité
00:55:31qui leur incombe.
00:55:33Elle s'en contrefiche également.
00:55:35Si vous voulez,
00:55:35il y a une dévitalisation
00:55:38sous nos yeux
00:55:39depuis des années
00:55:40de la notion même
00:55:41d'interdiction publique
00:55:42qui est assez marquante
00:55:43et on le voit
00:55:43à tous les états.
00:55:44Vous avez entièrement raison.
00:55:45Toutefois, j'apporte
00:55:46quand même une nuance
00:55:47lorsqu'il s'est agi
00:55:50de la crise
00:55:51des gilets jaunes.
00:55:52On a été plus sévère.
00:55:53Moi, je ne suis pas
00:55:55en train de dire
00:55:55qu'il faut avoir
00:55:56la main lourde du tout
00:55:57sur évidemment
00:55:58les manifestants
00:56:00ou les pseudo-supporteurs
00:56:01mais quand il a fallu
00:56:02avoir la main lourde
00:56:03elle a été très lourde
00:56:04Sauf que le complexe colonial
00:56:10n'a pas retenu
00:56:11la hiérarchie
00:56:12politico-judiciaire
00:56:14de ce pays.
00:56:15Donc, c'est l'aspect
00:56:15identitaire ici
00:56:16qui fait que
00:56:17l'exécutif
00:56:19de manière générale
00:56:19la puissance publique
00:56:20craint véritablement
00:56:21je ne sais pas
00:56:22un syndrome Malik Ousekine
00:56:24ou des choses comme ça.
00:56:24Oui, de toute façon
00:56:25il y a une terreur
00:56:26de provoquer un drame.
00:56:27Malik Ousekine
00:56:28ça a été un tournant
00:56:29absolument dans la doctrine
00:56:30sécuritaire
00:56:31ça c'est certain.
00:56:32Après, moi je vois
00:56:33quand même dans ces manifestations
00:56:34pas seulement de la joie
00:56:35mais une volonté séparatiste
00:56:37à nouveau
00:56:37de dire
00:56:38oui, on est chez nous
00:56:39et puis au fond
00:56:40on est plus
00:56:41de cette nationalité
00:56:42que français
00:56:42je pense qu'il y a
00:56:43un projet
00:56:44quand même politique
00:56:45qu'on laisse
00:56:46prospérer
00:56:47mais commençons déjà
00:56:48par la réponse
00:56:49sécuritaire.
00:56:50Individuellement
00:56:51je ne sais pas
00:56:51Michel Fayette
00:56:52ce que vous en pensez
00:56:52vous pensez que c'était
00:56:53un projet conscient
00:56:54de sortir ainsi ?
00:56:56Écoutez, je ne pense pas
00:56:57que...
00:56:58Avoir une double nationalité
00:56:59c'est une double allégeance
00:57:00ce n'est pas une double trahison
00:57:01quand même.
00:57:02Non, pas du tout.
00:57:03D'abord, pas du tout
00:57:03si tout le monde
00:57:04a une double...
00:57:05Il y a sûrement
00:57:06des français
00:57:07et français exclusivement
00:57:09parmi les gens
00:57:11qui sont vrais
00:57:12et puis toutes les nationalités
00:57:15ne célèbrent pas
00:57:15comme ça
00:57:16dans les rues de Paris
00:57:18chaque fois que leur équipe
00:57:19d'origine l'emporte.
00:57:22Moi je suis d'origine libanaise
00:57:23il y a 300 000 Libanais
00:57:24en France
00:57:25rien qu'à Paris
00:57:26il y en a peut-être 200 000
00:57:27quand le Liban gagne
00:57:28je n'ai jamais vu
00:57:29de telle scène.
00:57:31Mais ça n'arrive pas souvent
00:57:31quand le Liban gagne c'est.
00:57:32Vous attendez celle-là.
00:57:34Non, pas au foot.
00:57:35Au foot.
00:57:35Non, non, pas au foot
00:57:36mais au basket par exemple
00:57:37le Liban en 2006
00:57:38Pardonnez-moi
00:57:39ça n'a pas la même puissance
00:57:40Non, non
00:57:41ce que je veux dire par là
00:57:42Non, non
00:57:43ce que je veux dire par là
00:57:44c'est que les
00:57:45C'est une taquinerie
00:57:46Oui, oui
00:57:46c'est vrai
00:57:47mais ce que je veux dire
00:57:48c'est que les pays
00:57:49ne réagissent pas pareil
00:57:51Vous y voyez
00:57:51disons les choses
00:57:52donc vous y voyez
00:57:53un ferment colonial
00:57:54c'est bien ça ?
00:57:55Bien sûr
00:57:55Non, le complexe colonial
00:57:56néocolonial
00:57:57c'est celui
00:57:58de l'autorité politique
00:58:00de l'autorité policière
00:58:03qui dit
00:58:03attention
00:58:04il ne faut pas
00:58:06qu'on puisse nous accuser
00:58:07de racisme
00:58:08si peu que ce soit
00:58:09et de toute façon
00:58:10ils sont accusés de racisme
00:58:10Dans ce cas il ne faut pas
00:58:11nous accuser
00:58:11donc on laisse faire
00:58:13Je ne dis pas
00:58:13que c'est bien
00:58:15je dis que c'est ce qui se passe
00:58:16dans la tête des gens
00:58:17qui commandent
00:58:18Oui, c'est factuel
00:58:19Je vous expliquerai
00:58:20à contrario
00:58:21qu'il y a eu la main lourde
00:58:21sur les gilets jaunes
00:58:22Voilà
00:58:23Bon
00:58:23Écoutez
00:58:24l'insécurité
00:58:26qui va être au cœur
00:58:27des élections municipales
00:58:29vous savez que ces élections
00:58:29approchent à grands pas
00:58:30et à Paris
00:58:31la bataille s'annonce
00:58:32acharnée
00:58:33Rachida Dati
00:58:34et Emmanuel Grégoire
00:58:35sont au coute-à-goutte
00:58:36dans les sondages
00:58:36Emmanuel Grégoire
00:58:37je le rappelle
00:58:37candidat socialiste
00:58:39je voudrais qu'on écoute
00:58:40Rachida Dati
00:58:41sur la gauche
00:58:42qu'elle dénonce
00:58:42et qu'elle combat
00:58:43de toutes ses forces
00:58:44Grégoire
00:58:46c'est Hidalgo Empire
00:58:47Voilà
00:58:48C'est la reconduction
00:58:55d'une équipe municipale
00:58:57qui a failli
00:58:57dans tous les domaines
00:58:59celle de Yann Brossa
00:59:00qui rêve
00:59:01de préempter
00:59:02tous les immeubles
00:59:03votre immeuble
00:59:03pour le transformer
00:59:04en logement social
00:59:05celle de David Béliard
00:59:10qui est à l'origine
00:59:10du chaos
00:59:11dans l'espace public
00:59:12Je voudrais vous faire écouter
00:59:14avant qu'on aborde
00:59:15la question de la sécurité
00:59:17de la délinquance
00:59:17au municipal
00:59:19la directrice adjointe
00:59:20du journal
00:59:21Libération
00:59:21chez nos confrères
00:59:23de public Sénat
00:59:23au sujet
00:59:24justement
00:59:25de Rachida Dati
00:59:26et de sa candidature
00:59:27Non mais c'est même honteux
00:59:30que Rachida Dati
00:59:31un, soit toujours
00:59:32ministre de la culture
00:59:33deux, se présente
00:59:34à Paris
00:59:35tranquillement
00:59:35d'ailleurs
00:59:36et n'est pas démissionné
00:59:37de son poste
00:59:38de ministre de la culture
00:59:38pour se présenter à Paris
00:59:40c'est quand même honteux
00:59:41enfin je ne comprends
00:59:43même pas
00:59:43que les parisiens
00:59:46la mettent
00:59:47à ce niveau
00:59:47qu'elles se situent
00:59:50à ce niveau-là
00:59:51dans les sondages
00:59:51parce que c'est une imposture
00:59:53totale
00:59:54et donc
00:59:55il faut que
00:59:56les parisiens
00:59:58et les parisiennes
00:59:58comme dirait
00:59:59Anne Hidalgo
01:00:00j'ai l'impression
01:00:00il faut qu'ils aient conscience
01:00:03de ce qui leur pend au nez
01:00:05enfin là
01:00:06il faut se réveiller
01:00:07imaginer
01:00:08imaginons
01:00:09de vivre
01:00:10dans un Paris
01:00:11dirigé par
01:00:12Rachida Dati
01:00:13peut-être
01:00:14avec une alliance
01:00:14avec l'extrême droite
01:00:15puisque c'est très à la mode
01:00:16l'alliance droite
01:00:17et l'extrême droite
01:00:18et présidé
01:00:20dans un pays
01:00:20présidé par l'ERN
01:00:22imaginez
01:00:24vraiment
01:00:24fermez les yeux
01:00:25imaginez une seconde
01:00:26la capitale
01:00:27avec Rachida Dati
01:00:28c'est l'arrivée
01:00:29des Khmerong
01:00:29c'est le régime
01:00:30vraisemblablement
01:00:31qu'on nous promet
01:00:32l'imposture
01:00:33c'est ce journal
01:00:34Libération désormais
01:00:35qui ne vit que sous
01:00:36perfusion d'argent public
01:00:38parce que
01:00:38personne
01:00:39désormais
01:00:40très peu de gens
01:00:40achètent ce journal
01:00:42parce qu'on y lit quoi
01:00:43des propos
01:00:44de la même teneur
01:00:45que ceux que nous
01:00:45venons d'entendre
01:00:46on voit qu'il y a
01:00:48le problème à Paris
01:00:50c'est le problème
01:00:50de toutes les grandes villes
01:00:51de toute façon
01:00:51ce coup d'à-coup
01:00:52dont vous parliez
01:00:53entre Emmanuel Grégoire
01:00:54et Rachida Dati
01:00:55ne m'étonne pas
01:00:56parce qu'il y a un noyau
01:00:57d'électorat
01:00:58boboisant
01:00:59dans toutes les grandes villes
01:00:59souvenez-vous
01:01:00des dernières municipales
01:01:01on avait vu les cartes de France
01:01:03c'était
01:01:03vraiment visible
01:01:06comme
01:01:06comme
01:01:07électorat
01:01:08donc
01:01:09Rachida Dati
01:01:10n'a pas tort non plus
01:01:11en disant que
01:01:12son concurrent
01:01:13c'est
01:01:14Anne Hidalgo
01:01:15en pire
01:01:15parce que
01:01:16tout successeur
01:01:17d'Anne Hidalgo
01:01:17ne pourra faire que
01:01:18pire qu'Anne Hidalgo
01:01:19parce que ça sera
01:01:20dans la surenchère
01:01:20moi je ne vais pas faire
01:01:21comme la directrice
01:01:22de Libération
01:01:23en disant c'est possible
01:01:24non je ne vais pas le faire
01:01:26mais
01:01:26une telle violence
01:01:29dans les propos
01:01:29d'abord moi je suis
01:01:30un fidèle abonné
01:01:31de Libération
01:01:32mon cher Jonathan
01:01:33je suis abonné
01:01:34à Libération
01:01:34je contribue
01:01:35à la diversité
01:01:37au pluralisme
01:01:37de la presse
01:01:38ensuite
01:01:39Mme Schwarzbrot
01:01:40il faudrait quand même
01:01:40qu'elle aille
01:01:41un jour dans la vraie vie
01:01:42les parisiens
01:01:43le scandale pour eux
01:01:45les questions qui se posent
01:01:46c'est pas pourquoi
01:01:46Rachida Dati
01:01:47n'a pas démissionné
01:01:48c'est pas ça
01:01:48c'est plutôt
01:01:49les femmes parisiennes
01:01:51qui ont intégré
01:01:51qu'on ne se promène pas
01:01:53dans certains quartiers
01:01:53à certaines heures
01:01:54qu'on ne prend pas
01:01:55les transports en commun
01:01:56à certaines heures
01:01:57et qu'il y a des coins
01:01:58que même en tant qu'homme
01:01:59on préfère éviter
01:02:00c'est ça
01:02:01les questions que se posent
01:02:02les parisiens
01:02:03et certainement pas
01:02:03c'est vraiment un scandale
01:02:04je me suis réveillé ce matin
01:02:05Rachida Dati
01:02:06n'avait toujours pas démissionné
01:02:07non ça
01:02:07la plupart des parisiens
01:02:09s'en fichent totalement
01:02:10en revanche
01:02:10la saleté à Paris
01:02:11c'est un vrai sujet
01:02:12c'est pas de démagogie
01:02:13de le dire
01:02:13et la sécurité à Paris
01:02:15c'en est un autre
01:02:15c'est à ces questions-là
01:02:16qu'il faut répondre
01:02:17là ce qu'a raconté
01:02:19Mme Schwarzraud
01:02:19ou rien
01:02:20c'est la même chose
01:02:20Et Manuel Grégoire
01:02:21qui parlant juste d'un mot
01:02:22s'oppose à l'armement
01:02:24de la police municipale à Paris
01:02:25Effectivement
01:02:25on va en parler
01:02:26Paris et d'autres villes
01:02:27Lyon
01:02:28j'insiste sur Lyon
01:02:29parce que l'insécurité
01:02:30au cœur des élections municipales
01:02:31avec des policiers
01:02:33et des commerçants
01:02:33des policiers quand même
01:02:34ce n'est pas anodins
01:02:35qui tirent eux-mêmes
01:02:36la scénate d'alarme
01:02:37sur l'insécurité
01:02:38comme le raconte
01:02:39Mathieu Devez
01:02:39Regardez
01:02:40Dans le quartier sensible
01:02:43de la Guillotière à Lyon
01:02:44la présence policière
01:02:45est quasi permanente
01:02:46patrouille
01:02:47contrôle
01:02:48opération
01:02:49coup de poing
01:02:49et pourtant
01:02:50certains trafiquants
01:02:51continuent d'occuper
01:02:52le territoire
01:02:53au grand désespoir
01:02:54de nombreux commerçants
01:02:55Je vous dis
01:02:56il y a des bagarres
01:02:56tous les jours
01:02:57tous les jours
01:02:58des bagarres
01:02:58de vendeurs de cigarettes
01:02:59entre eux
01:03:00parce qu'ils ont des territoires
01:03:01les gens en fait
01:03:02ont peur de venir
01:03:03et moi
01:03:04devant mon commerce
01:03:06je m'assure
01:03:07qu'il n'y ait personne
01:03:07parce que je l'ai via
01:03:08mais le problème
01:03:09c'est que demain
01:03:10je ne suis pas à l'abri
01:03:10qu'il y en a un
01:03:11qui me plante
01:03:13Selon certains policiers
01:03:14c'est toute la ville de Lyon
01:03:15et sa métropole
01:03:16qui aurait basculé
01:03:17dans une violence du quotidien
01:03:19On voit bien
01:03:19qu'on est débordé aujourd'hui
01:03:21et qu'on ne pourra pas
01:03:22arrêter
01:03:22des drames
01:03:23clairement
01:03:24et pas que
01:03:25sur les trafics de drogue
01:03:27ou le narco-trafic
01:03:28le narcotéorisme
01:03:29aujourd'hui
01:03:30plus que jamais
01:03:31on voit bien
01:03:31qu'on ne peut pas
01:03:32être partout
01:03:33parce qu'on est
01:03:34d'autant plus
01:03:34en effectifs
01:03:36beaucoup moindres
01:03:37par exemple
01:03:38par rapport à Marseille
01:03:39La police réclame
01:03:40des effectifs supplémentaires
01:03:42elle lance également
01:03:43un appel inédit
01:03:44une mobilisation citoyenne
01:03:46le 31 janvier
01:03:47pour soutenir
01:03:48les forces de l'ordre
01:03:49et reprendre
01:03:50le contrôle du terrain
01:03:51On ne cherche pas
01:03:55les responsabilités
01:03:56mais les failles
01:03:57sécuritaires
01:03:58sont béantes
01:03:59Elles sont béantes
01:04:00vous parlez
01:04:01dans votre livre
01:04:01justement
01:04:02vous dites
01:04:03stop ou encore
01:04:04qu'est-ce qui pourrait
01:04:05stopper cela
01:04:06mis à part une main
01:04:07de faire
01:04:08mais de faire juste
01:04:09celle de la justice
01:04:10et celle de l'Etat
01:04:11La première des choses
01:04:13c'est de faire un vrai bilan
01:04:16avec lucidité
01:04:17et de considérer
01:04:18que le droit à la sécurité
01:04:20est un droit fondamental
01:04:22et qu'il n'est plus assuré
01:04:23puisqu'on est sur le terrain
01:04:24souvent des grands principes
01:04:25il faut le dire
01:04:26il y a une défaillance
01:04:27de l'Etat
01:04:27alors est-ce qu'il faut inscrire
01:04:29le droit à la sécurité
01:04:29des biens et des personnes
01:04:30dans la constitution
01:04:31après il faut une stratégie
01:04:34il faut arrêter
01:04:35les politiques de communication
01:04:36ou les politiques de rustine
01:04:38à la petite semaine
01:04:39il faut une stratégie
01:04:40une stratégie convergente
01:04:41police-justice
01:04:43moi je propose
01:04:44de créer une commission
01:04:45permanente
01:04:46à l'Assemblée nationale
01:04:47et au Sénat
01:04:47sur la sécurité intérieure
01:04:49d'abord pour hisser
01:04:50le débat au niveau
01:04:51et arrêter de faire
01:04:52du bricolage
01:04:53encore une commission ?
01:04:54non mais pas
01:04:55une commission permanente
01:04:56pour travailler sérieusement
01:04:58sur ces sujets
01:04:59et pas de façon
01:05:01au coup par coup
01:05:02où le primat
01:05:03de la communication
01:05:04l'emporte sur l'action
01:05:05et puis on ne peut pas
01:05:06avoir la stratégie
01:05:07du ministère de l'intérieur
01:05:08je le répète souvent
01:05:09et puis la stratégie
01:05:10du garde des Sceaux
01:05:11et ne pas chercher
01:05:12à les faire converger
01:05:14le principe
01:05:14de l'indépendance
01:05:15de la justice
01:05:15c'est très important
01:05:16mais on ne peut pas avoir
01:05:18deux baronnies
01:05:18et les français
01:05:19qui sont en train
01:05:20de couler
01:05:20au nom des grands principes
01:05:22donc il y a beaucoup
01:05:23de choses à faire
01:05:23il faut déjà
01:05:24il n'y a pas de stratégie
01:05:26dans la défense nationale
01:05:28il y a une stratégie
01:05:28et pourquoi pour la sécurité
01:05:30intérieure
01:05:30il n'y a pas de stratégie ?
01:05:31Est-ce qu'on est d'accord
01:05:31sur le diagnostic ?
01:05:32Par exemple je vois
01:05:33le maire de Marseille
01:05:35Benoît Payan
01:05:36dit qu'il faut arrêter
01:05:37de faire du Marseille
01:05:38bashing
01:05:39sous-entendu
01:05:40que ce sont
01:05:40les responsables politiques
01:05:41et les médias
01:05:42qui
01:05:43je ne sais pas quoi dire
01:05:45qui font couler le sang
01:05:46demandez au policier
01:05:47je veux vous dire
01:05:49sur l'insécurité
01:05:50rappelons quand même
01:05:51que lorsqu'il y a eu
01:05:52là je parle de faits dramatiques
01:05:54tragiques
01:05:55qui ne sont pas
01:05:55des faits divers
01:05:56comme la mort d'Elias
01:05:5714 ans
01:05:58un adolescent
01:05:59à Paris
01:06:00je rappelle quand même
01:06:01qu'une agence de presse
01:06:03n'a pas retranscrit
01:06:04exactement ce qui s'est passé
01:06:06donc à partir de moment
01:06:07où on n'a pas la même vision
01:06:08du réel
01:06:08comment voulez-vous faire face
01:06:10à un...
01:06:11ça va au-delà de ça
01:06:12parce que d'abord
01:06:12il y a les statistiques
01:06:13qui rendent compte du réel
01:06:14le nombre de crimes
01:06:15c'est quand même
01:06:16un indicateur
01:06:17mais je crois
01:06:18qu'il y a quand même
01:06:19le choix entre
01:06:19deux visions de la société
01:06:21il y a une partie
01:06:22notamment à l'extrême gauche
01:06:24qui pense qu'il faut
01:06:25une forme de cohabitation
01:06:26avec la délinquance
01:06:27en réalité
01:06:28on accepte
01:06:29de perdre certains territoires
01:06:30où ils vont faire leur trafic
01:06:32c'est illusoire
01:06:33parce qu'ils ne vont pas
01:06:33s'arrêter là
01:06:34et il y a une autre partie
01:06:35qui pense que non
01:06:36que la République est indivisible
01:06:37que la loi doit s'appliquer partout
01:06:39j'ai l'impression
01:06:39qu'on est à la croisée
01:06:40de ces chemins
01:06:41que ces deux projets
01:06:43s'opposent frontalement
01:06:44et seront peut-être tranchés
01:06:45à l'occasion des municipales
01:06:47oui c'est ça
01:06:47puisque en fait
01:06:48cette partie de la gauche
01:06:49son idéologie
01:06:50c'est la limite sociale
01:06:51c'est la délinquance
01:06:53d'une partie de la population
01:06:54et due
01:06:55à ces conditions de vie difficiles
01:06:57qui sont des problèmes
01:06:58de long terme
01:06:58donc c'est pas la peine
01:06:59d'apporter des solutions
01:07:01de long terme
01:07:01que ce serait la répression
01:07:02et des peines de prison
01:07:04vraiment appliquées
01:07:05puisque c'est du long terme
01:07:06c'est de la sociologie
01:07:07ce qui me frappe
01:07:07c'est aussi presque plus philosophique
01:07:09et un pardon
01:07:10parce que c'est pour ça
01:07:11que je me demande
01:07:12qu'est-ce qu'on peut faire
01:07:13c'est une société
01:07:14de la déliaison
01:07:15où tous les liens
01:07:16se défont
01:07:16ça c'est un processus
01:07:17régressif en réalité
01:07:19pour un mauvais regard
01:07:20pour une cigarette
01:07:20pour etc
01:07:21je me demande
01:07:22qu'est-ce que vous pouvez remettre
01:07:23dans la civilité
01:07:25pour ne plus avoir ça
01:07:26c'est que c'est pas facile
01:07:27c'est pas juste du bleu
01:07:28dans les rues
01:07:29c'est pas juste
01:07:29une solution
01:07:30c'est la façon
01:07:30dont on pense une ville
01:07:32quand on voit que
01:07:33la doctrine défendue
01:07:35par les socialistes
01:07:35depuis maintenant
01:07:36un quart de siècle
01:07:37et avec les bouchées doubles
01:07:39depuis quelques années
01:07:39par Madame Hidalgo
01:07:40c'est pas penser Paris
01:07:41comme un ensemble
01:07:42mais comme une succession
01:07:43de quartiers
01:07:44qui seraient imperméables
01:07:46les uns aux autres
01:07:46c'est le fameux
01:07:47tout un quart d'heure
01:07:48de marche
01:07:49ça passe aussi par là
01:07:50penser une ville
01:07:51quand on est parisien
01:07:52en l'occurrence
01:07:53on est parisien de tout Paris
01:07:54on n'est pas parisien de sa rue
01:07:55et donc
01:07:56dès lors
01:07:57il y a des quartiers
01:07:58problématiques
01:08:00où penser
01:08:01sa rue
01:08:02comme étant
01:08:03son chez soi
01:08:03son territoire
01:08:04ne peut être que
01:08:05glorifié
01:08:07si je puis dire
01:08:07par la politique municipale
01:08:08elle-même
01:08:09très intéressant
01:08:10vous voulez rajouter
01:08:11quelque chose
01:08:11on va marquer une pause
01:08:12Frédéric Lowe
01:08:13oui
01:08:13tout est archipélisé
01:08:15on a des polices municipales
01:08:16des polices de prévention
01:08:17la police municipale
01:08:18explose
01:08:19les budgets
01:08:19de la police municipale
01:08:20la police nationale
01:08:21dans son coin
01:08:22et la dissuasion judiciaire
01:08:23qui ne fonctionne plus
01:08:24s'il n'y a pas plus
01:08:25de dissuasion judiciaire
01:08:26on le voit au niveau
01:08:27de l'exécution
01:08:28de l'application des peines
01:08:29où ça a déraillé
01:08:30il n'y aura pas d'autorité
01:08:31c'est interdépendant
01:08:34l'autorité
01:08:34le travail de la police
01:08:36et le continuum
01:08:37le travail de la justice
01:08:38c'est indispensable
01:08:39là on met des moyens
01:08:40des moyens
01:08:40c'est le tonneau
01:08:41des danaïdes
01:08:42y compris sur les polices municipales
01:08:44s'il n'y a pas de pilotage
01:08:45s'il n'y a pas de stratégie
01:08:46est-ce que vous avez vu
01:08:46une seule fois
01:08:47un premier ministre
01:08:48qui a réuni sérieusement
01:08:50un garde des Sceaux
01:08:52et un ministre de l'intérieur
01:08:53deux trois fois par an
01:08:54pour leur dire
01:08:54je veux faire baisser
01:08:55la délinquance
01:08:55je veux augmenter
01:08:56le taux d'élucidation
01:08:57et où sont les points
01:08:59de blocage
01:08:59vous avez raison
01:09:00l'état généralement
01:09:01ils se réunissent
01:09:01pour nous fonctionner
01:09:03parfois pour nous pressuriser
01:09:04sur les impôts
01:09:05mais pas pour nous protéger
01:09:06c'est le rôle en interministérialité
01:09:07d'un premier ministre
01:09:08une pause
01:09:09et on va évoquer d'autres sujets
01:09:10merci d'être avec nous
01:09:14nous avons largement parlé
01:09:15de sécurité intérieure
01:09:16on va continuer à le faire
01:09:17notamment avec Frédéric Close
01:09:19auteur de livre
01:09:20Insécurité Stop
01:09:21à la descente aux enfers
01:09:23nous allons parler également
01:09:24de sécurité internationale
01:09:26avec ce qui est en jeu
01:09:27autour du Groenland
01:09:28mais aussi de l'Iran
01:09:29de la Syrie
01:09:30et un conseil de défense
01:09:32en ce moment à l'Elysée
01:09:33Michel Fayad nous expliquera
01:09:34ce qui est en jeu
01:09:36mais tout d'abord
01:09:36je voudrais également
01:09:37vous faire réagir
01:09:38à tout autre chose
01:09:39à des propos tenus
01:09:40lors d'une conférence
01:09:41à la grande mosquée de Paris
01:09:43des propos autour
01:09:45d'une minimisation
01:09:46du nombre de victimes
01:09:47de la Shoah
01:09:47des propos tenus
01:09:48par un écrivain
01:09:50historien
01:09:51Gabriel Souleika
01:09:52affirmant
01:09:53qu'un million de personnes
01:09:54ont été tuées
01:09:55lors de la Shoah
01:09:56contre 1,5 million
01:09:58de victimes
01:09:58de la guerre
01:09:59d'Algérie
01:10:00alors évidemment
01:10:01c'est du révisionnisme
01:10:02pur et dur
01:10:03mais regardez
01:10:04pour vous faire
01:10:04votre propre avis
01:10:05la séquence
01:10:06Gabriel Souleika
01:10:11écrivain
01:10:12et militant algérien
01:10:13intervient au sein même
01:10:15de la grande mosquée
01:10:16de Paris
01:10:16pour parler de son livre
01:10:18intitulé
01:10:18Insoumis
01:10:20Algérie
01:10:20histoire d'une guerre
01:10:21lors de cette conférence
01:10:23l'écrivain mettant en parallèle
01:10:25les morts de la guerre
01:10:25d'Algérie
01:10:26avec celle de la Shoah
01:10:271,5 million de morts
01:10:29pendant 8 ans
01:10:30la guerre la plus longue
01:10:31du 20ème siècle
01:10:32plus longue que celle
01:10:33d'Indochine
01:10:33plus longue que la seconde
01:10:34guerre mondiale
01:10:351,5 million de morts
01:10:37c'est un chiffre effarant
01:10:40ça dépasse les 1 million
01:10:41de morts de la Shoah
01:10:42dont on nous parle
01:10:44de manière systématique
01:10:45en réalité
01:10:46plus de 6 millions
01:10:48de personnes
01:10:48ont été tuées
01:10:49pendant la Shoah
01:10:50mais cette conférence
01:10:51des mercredis
01:10:52du savoir
01:10:52sera retransmise
01:10:54en direct
01:10:54sur la chaîne YouTube
01:10:55de la grande mosquée
01:10:56de Paris
01:10:57et la vidéo
01:10:58est toujours visible
01:10:59aujourd'hui
01:11:00cette minimisation
01:11:02du nombre de victimes
01:11:03est intolérable
01:11:04pour la LICRA
01:11:04qui dénonce également
01:11:06l'absence de réaction
01:11:07de la grande mosquée
01:11:08c'est totalement
01:11:09inimaginable
01:11:11qu'une telle institution
01:11:13puisse laisser dire
01:11:14sans réagir
01:11:16sans corriger
01:11:16sans faire de démenti
01:11:19aujourd'hui encore
01:11:20de tels propos
01:11:21c'est pas la LICRA
01:11:22qui s'en émeut
01:11:23c'est la République
01:11:24toute entière
01:11:24qui doit s'en émouvoir
01:11:25la commission juridique
01:11:27de la LICRA
01:11:27a été saisie
01:11:28les faits
01:11:29devraient être dénoncés
01:11:31au parquet
01:11:31dans la semaine
01:11:32contactée
01:11:33la grande mosquée
01:11:34de Paris
01:11:35n'a pas répondu
01:11:36à nos sollicitations
01:11:37pour l'heure
01:11:38aucune excuse publique
01:11:39n'a été faite
01:11:40par son recteur
01:11:41bien
01:11:42et cette conférence
01:11:43est semble-t-il tenue
01:11:44dans le cadre
01:11:44des mercredis
01:11:46du savoir
01:11:47voilà
01:11:47et ce monsieur
01:11:48réussit l'exploit
01:11:49de cracher sur la France
01:11:50et de faire du négationnisme
01:11:52comment expliquez-vous
01:11:54l'ironie
01:11:55et mercredis du savoir
01:11:56quelqu'un qui prône
01:11:58les contre-vérités
01:11:59l'ignorance
01:12:00non mais c'est catastrophique
01:12:01à tout point de vue
01:12:01bon d'abord
01:12:02c'est scandaleux
01:12:02parce que c'est du révisionnisme
01:12:04de base
01:12:05mais la grande mosquée
01:12:07ça devrait être du réflexe
01:12:07ils auraient dû se désolidariser
01:12:09enlever la vidéo
01:12:10publier un communiqué
01:12:12là ils laissent croire
01:12:13qu'en fait
01:12:13ils sont solidaires
01:12:15de ces propos
01:12:15scandaleux
01:12:16donc c'est vraiment
01:12:17quand on connaît en plus
01:12:18l'histoire de la grande mosquée
01:12:19c'est quand même
01:12:19une mosquée qui a été érigée
01:12:21en souvenir des combattants musulmans
01:12:22de la première guerre mondiale
01:12:23enfin je veux dire que
01:12:24c'est dans un lieu
01:12:25qui devrait être
01:12:25vraiment
01:12:26à des kilomètres
01:12:28et des kilomètres
01:12:28de ce genre de polémiques
01:12:30vraiment c'est
01:12:31catastrophique
01:12:32et cet homme
01:12:32est vraiment indigne
01:12:34en revanche
01:12:35quand on connaît
01:12:36Shams et Dinafis
01:12:37qui est le recteur
01:12:38actuel de la grande mosquée
01:12:39de Paris
01:12:40c'est pas très étonnant
01:12:41qu'il n'ait pas
01:12:42je ne sais pas si on peut le dire
01:12:43je vais vous dire
01:12:43je laisse libre de propos
01:12:45je ne sais pas si on peut le dire
01:12:45ainsi
01:12:46je ne sais pas si sur ces propos là
01:12:47vraiment
01:12:47il ne serait pas intervenu
01:12:49pour dire
01:12:49vous allez me dire
01:12:51que je suis naïve
01:12:51je trouve une certaine continuité
01:12:53dans ces positions
01:12:54quand il ne participe pas
01:12:56à la marche
01:12:59contre l'antisémitisme
01:13:01en expliquant
01:13:02qu'il ne peut pas
01:13:03défiler à côté
01:13:04d'islamophobes
01:13:04et que vraiment
01:13:05il aurait participé
01:13:06si ça avait été aussi
01:13:07une marche
01:13:08contre l'islamophobie
01:13:09mais dans ces conditions
01:13:10c'est pas possible
01:13:11quand il qualifie
01:13:13de haine du musulman
01:13:16les auteurs
01:13:17c'était il y a
01:13:18quelques mois
01:13:19de Jacqueline
01:13:20Eustache-Brignot
01:13:21en particulier
01:13:22la sénatrice LR
01:13:23avait fait des propositions
01:13:25au Sénat
01:13:26pour lutter
01:13:26contre l'islamisme
01:13:27et qu'il parle
01:13:28de racisme
01:13:30qu'il parle
01:13:31de climat délétère
01:13:32dans ce pays
01:13:33notre pays
01:13:34la France
01:13:35vis-à-vis des musulmans
01:13:36et ça
01:13:37alors lui
01:13:37il fait pour le coup
01:13:38des généralisations
01:13:39c'est son fond de commerce
01:13:41donc non
01:13:41je ne suis pas très surprise
01:13:42qu'il n'ait pas encore réagi
01:13:44et cette hiérarchie
01:13:46ce négationnisme
01:13:47est terrible évidemment
01:13:48parce qu'il s'instille
01:13:49dans les esprits
01:13:51en tout cas
01:13:51certains esprits
01:13:52chez les plus jeunes
01:13:53donc véritablement
01:13:54vous avez dit
01:13:56je ne sais pas si c'est
01:13:57le rôle de la grande mosquée
01:13:58mais dans ces lieux-là
01:13:59et surtout pour les mercredis
01:14:00du savoir
01:14:01il faudrait des personnalités
01:14:03pas nous choisir
01:14:04mais pour le moins
01:14:05éclairées
01:14:07pour le moins
01:14:09à rejoindre ce qu'on disait
01:14:10en début d'émission
01:14:11c'est-à-dire que le moindre
01:14:12interstice
01:14:13de liberté
01:14:15entre guillemets
01:14:15est occupé
01:14:16par un soft power
01:14:18comme on dit en français
01:14:19par un frérisme
01:14:20par un révisionnisme
01:14:21appelez ça
01:14:22selon les sujets
01:14:23comme vous voulez
01:14:24mais on assiste
01:14:25exactement à la même chose
01:14:26c'est très cohérent
01:14:27que ce soit
01:14:28dans un lieu de culte
01:14:32puisqu'on voit
01:14:32que le culte
01:14:34devient politique
01:14:35occupe
01:14:36la vie politique
01:14:37donc que l'inverse
01:14:38se fasse dans l'autre sens
01:14:40ma foi
01:14:40c'est une triste cohérence
01:14:43il y a quand même
01:14:44une grande différence
01:14:45c'est que normalement
01:14:45ce genre de propos
01:14:46il faut aller un peu loin
01:14:47dans le net
01:14:48pour les trouver
01:14:48là c'est sur le site officiel
01:14:50d'un lieu institutionnel
01:14:53donc c'est quand même
01:14:54une forme de validation
01:14:55de ces thèses délirantes
01:14:57moi je trouve
01:14:57ça a beaucoup plus de poids
01:14:59que les délires négationnistes
01:15:01d'extrémistes
01:15:02la non réaction
01:15:02la non réaction
01:15:02la non réaction
01:15:03non vraiment
01:15:03il y a quelque chose là
01:15:04qui ne va pas
01:15:05ça devrait être une priorité
01:15:06pour eux
01:15:07de se désolidariser
01:15:08dans l'instant
01:15:08Réveille Close
01:15:10oui je trouve que
01:15:11il y a
01:15:12d'abord
01:15:12je suis choqué
01:15:13qu'il y ait ce type
01:15:14de conférence
01:15:15très politique
01:15:16clivante et ambiguë
01:15:18dans un lieu de culte
01:15:19comme j'aurais été choqué
01:15:20que dans une église
01:15:21ou dans une cathédrale
01:15:22on mette en place
01:15:24ce type de conférence
01:15:27cette compétition
01:15:28victimaire
01:15:29moi je la trouve
01:15:30déplacée
01:15:31au-delà même
01:15:32des propos
01:15:33négationnistes
01:15:35et puis
01:15:36on comprend
01:15:37hélas
01:15:38malheureusement
01:15:39que le ministre
01:15:40de l'Intérieur
01:15:41Gérald Darmanin
01:15:42est supprimé
01:15:42le Conseil français
01:15:43du culte musulman
01:15:44parce qu'il y a quelque chose
01:15:45qui ne va pas
01:15:46c'est pas normal
01:15:47que dans une mosquée
01:15:48on tienne des propos
01:15:49comme cela
01:15:49surtout aujourd'hui
01:15:50en 2025
01:15:51il y a quelque chose
01:15:52qui déraille
01:15:54un lieu de culte
01:15:56doit être un lieu
01:15:57d'union
01:15:57de paix
01:15:58et on doit choisir
01:15:59ces conférences
01:16:01on ne doit pas aller
01:16:01vers des terrains
01:16:02et en plus
01:16:03mettre en concurrence
01:16:06les victimes
01:16:07de la guerre
01:16:07d'Algérie
01:16:08sont tout à fait
01:16:09respectables
01:16:09le débat
01:16:10c'est un débat
01:16:10d'historien
01:16:11dans une mosquée
01:16:12avec les victimes
01:16:13de la Shoah
01:16:14en minimisant
01:16:15en plus
01:16:15avec les thèmes
01:16:19du négationnisme
01:16:20du révisionnisme
01:16:21et c'est quelque chose
01:16:22de mince
01:16:23et de choquant
01:16:24nous sommes d'accord
01:16:24et puis ça illustre
01:16:25une dernière chose
01:16:25la France pensait
01:16:27avoir mis fin
01:16:28à la guerre d'Algérie
01:16:28en 1962
01:16:29on voit bien
01:16:30que depuis 1962
01:16:31beaucoup de voix algériennes
01:16:32nous font croire
01:16:33que nous sommes encore
01:16:34en guerre
01:16:34il y a aussi
01:16:35lorsqu'il y a eu
01:16:36le dernier vote
01:16:37contre la colonisation française
01:16:38à l'Assemblée nationale algérienne
01:16:40ils ont fini la séance
01:16:42en chantant
01:16:42la lutte contre la France continue
01:16:44donc en réalité
01:16:45bien sûr
01:16:45mais la mosquée de Paris
01:16:47relève du régime en Algérie
01:16:49donc on peut imaginer
01:16:50et le meilleur soutien
01:16:52du président
01:16:52c'est l'ambassadeur
01:16:53c'est l'ambassadeur
01:16:54nous l'avons vu
01:16:54lors de la crise
01:16:55notamment sur
01:16:56Boalem Sansal
01:16:59évidemment
01:17:00c'est pour ça que le CFCM
01:17:01a été supprimé
01:17:03pour éviter
01:17:03les interférences étrangères
01:17:05et essayer de reconstruire
01:17:06un islam
01:17:06non pas en France
01:17:07mais un islam de France
01:17:08les interférences
01:17:10là c'est plus interférences
01:17:11là c'est le téléphone direct
01:17:12si je puis dire
01:17:13bien sûr
01:17:13alors sur le plan international
01:17:15on va y rester
01:17:16avec ce qui est en train
01:17:17de se passer
01:17:17et même de s'accélérer
01:17:18sur la scène européenne
01:17:20vis-à-vis de Donald Trump
01:17:21en tout cas
01:17:21l'Union Européenne
01:17:22semble avoir changé de pied
01:17:23passant de la menace
01:17:25à une volonté
01:17:28de dialoguer
01:17:29avec Donald Trump
01:17:30et puis
01:17:30on constate que
01:17:31les Allemands
01:17:32sont en train
01:17:33petit à petit
01:17:33Michel Fayad
01:17:34de se retirer
01:17:36un petit peu
01:17:37de cette
01:17:37comment dire
01:17:40de ce théâtre
01:17:40non pas de théâtre
01:17:41de cette solidarité
01:17:42européenne
01:17:43tout comme d'ailleurs
01:17:44Giorgia Meloni
01:17:45l'italienne
01:17:45qui hier
01:17:46affirmait que
01:17:47c'était une très mauvaise décision
01:17:49de Donald Trump
01:17:49de punir
01:17:50ainsi certains pays européens
01:17:52et on voit
01:17:52que le discours
01:17:53est moins
01:17:53tranchant
01:17:55que d'habitude
01:17:56qu'est-ce qui est en train
01:17:56de se passer ?
01:17:57On va se retrouver
01:17:57tout seul
01:17:58face aux Etats-Unis ?
01:17:59Pas seulement face aux Etats-Unis
01:18:01je trouve que l'Europe
01:18:02est en train
01:18:02en fait
01:18:03de perdre son identité
01:18:06son âme
01:18:06par rapport à sa politique étrangère
01:18:08parce que
01:18:08que ce soit au Groenland
01:18:09elle n'est pas capable
01:18:10de conserver ce territoire
01:18:13sous son contrôle
01:18:14au niveau
01:18:16de l'Iran
01:18:17et bien
01:18:18les manifestants
01:18:21ont pu être réprimés
01:18:22de manière sanguinaire
01:18:23avec des dizaines
01:18:24de milliers de personnes
01:18:25tuées
01:18:25sans que finalement
01:18:26l'Europe ne s'émoive
01:18:27et puis en ce moment même
01:18:29vous le disiez
01:18:30en Syrie
01:18:30il y a les Kurdes
01:18:33qui sont en train
01:18:33de se faire
01:18:34littéralement tuer
01:18:36massacrer
01:18:36par l'armée de Joulani
01:18:38qui était reçue
01:18:39à l'Elysée
01:18:40il y a quelque temps
01:18:40et vous savez
01:18:43les Kurdes
01:18:43avaient combattu
01:18:44aux côtés
01:18:45des Français
01:18:46des Britanniques
01:18:47des Américains
01:18:47contre Daesh
01:18:48On les a remerciés
01:18:49on les a laissés tomber après
01:18:50Voilà
01:18:51et puis exactement
01:18:52et maintenant
01:18:52vous avez donc Joulani
01:18:53le président au proclamé
01:18:55de la Syrie
01:18:55qui libère les prisonniers
01:18:56de Daesh
01:18:57en ce moment même
01:18:58pour combattre les Kurdes
01:19:00et nous on applaudit
01:19:01il a récupéré déjà
01:19:0240% de la région
01:19:04contrôlée par les Kurdes
01:19:0540% en 48 heures
01:19:07c'est assez conséquent
01:19:08et il y a eu
01:19:10énormément de morts
01:19:11on ne sait pas encore
01:19:12exactement le nombre exact
01:19:13mais enfin
01:19:15quelle est la logique
01:19:17au début de cette année
01:19:18on avait aussi
01:19:19vous souvenez
01:19:20il y a eu des frappes
01:19:20franco-britanniques
01:19:21à Palmyre
01:19:22contre Daesh
01:19:23et aujourd'hui
01:19:24on est aux côtés
01:19:25parce qu'en fait
01:19:27vous savez
01:19:28le président autoproclamé
01:19:29Syrien Joulani
01:19:30a fait une interview
01:19:31à la télévision
01:19:32et a dit
01:19:33qu'il a décidé
01:19:35de cette intervention
01:19:36entre guillemets
01:19:37contre la région
01:19:39contrôlée par les Kurdes
01:19:40après en avoir parlé
01:19:41avec Emmanuel Macron
01:19:42voilà ce qu'il a déclaré
01:19:43à la télévision
01:19:44en arabe
01:19:45que vous pouvez trouver
01:19:46sur Twitter
01:19:47qui est public
01:19:48et donc
01:19:49il dit cela
01:19:50et donc il y a quand même
01:19:51une question qui se pose
01:19:52pourquoi est-ce qu'on combat
01:19:54avec les Kurdes
01:19:54contre Daesh
01:19:55et le long
01:19:55et quelques temps après
01:19:56on dit
01:19:57on va combattre
01:19:58les Kurdes
01:20:00en fermant nos yeux
01:20:01en fermant nos yeux
01:20:02sur le fait que Joulani
01:20:03qui est en réalité
01:20:04Al-Qaïda en Syrie
01:20:05ça libère
01:20:07les prisonniers
01:20:07de Daesh
01:20:08pour attaquer
01:20:08avec eux
01:20:09les Kurdes
01:20:10c'est quand même
01:20:10quelque chose
01:20:12d'incompréhensible
01:20:13et tout cela vient
01:20:13après avoir
01:20:14massacré
01:20:15les Alawites
01:20:17en mars 2025
01:20:18massacré
01:20:18les Druzes
01:20:19au mois de juillet 2025
01:20:21avoir commis
01:20:22le plus grand attentat
01:20:23de l'histoire
01:20:23de la Syrie
01:20:24dans une église
01:20:25en Syrie
01:20:25en juin 2025
01:20:26ça fait quand même
01:20:28beaucoup
01:20:28imaginez cette région
01:20:29voyez ce que vous venez
01:20:30de dire sur la Syrie
01:20:31l'Iran
01:20:32avec ce qui se passe
01:20:33potentielle frappe
01:20:34américaine ou pas
01:20:35apparemment
01:20:36on s'en éloigne
01:20:36frapper quoi
01:20:37il n'est pas évident
01:20:39il y a quelques mois
01:20:40il avait frappé
01:20:41Donald Trump
01:20:42les installations nucléaires
01:20:43là il s'agit d'autre chose
01:20:44alors que les manifestants
01:20:45sont partout
01:20:46en Iran
01:20:47et on interroge aussi
01:20:48la décision américaine
01:20:51donc Iran
01:20:51Syrie
01:20:53Groenland
01:20:55Groenland
01:20:56j'ai une question
01:20:58quand même
01:20:58sur l'Union Européenne
01:20:59est-ce que vous estimez
01:21:00aujourd'hui
01:21:01qu'on est plus fort
01:21:02en parlant
01:21:03depuis l'intérieur
01:21:04de l'Union Européenne
01:21:04est-ce que l'Union Européenne
01:21:06protège
01:21:06comment on dirait
01:21:08sanctuarise
01:21:09nos intérêts français
01:21:10dans le monde
01:21:10et la voie de la France
01:21:12vraiment
01:21:13moi c'est une véritable question
01:21:14je suis
01:21:16non mais moi je
01:21:16je pense que
01:21:18je pense que
01:21:19l'Europe à 27
01:21:19est impraticable
01:21:20non mais l'Europe à 27
01:21:21est impraticable
01:21:22mais l'Europe tout court
01:21:23l'Union Européenne
01:21:24tout court
01:21:24mais la France
01:21:26est l'homme malade
01:21:26de l'Europe
01:21:27mais je peux vous répondre
01:21:28par une autre question
01:21:29oui mais là
01:21:29c'est pas le problème
01:21:30c'est le chancelier Maire
01:21:31qui vient d'annoncer
01:21:32les surtaxes douanières
01:21:33de Trump
01:21:34n'y auront autant
01:21:35aux Américains
01:21:35qu'aux Européens
01:21:36mais je peux vous répondre
01:21:38à votre question
01:21:38par une autre question
01:21:39connaissez-vous le nom
01:21:41du responsable
01:21:42de la diplomatie
01:21:42de l'Union Européenne
01:21:43non monsieur
01:21:44mais moi je mets tout
01:21:45sur le dos
01:21:45Ursula von der Leyen
01:21:46je sais que c'est elle
01:21:48qui signe pour le Mercosur
01:21:50c'est Catherine Ashton
01:21:51aujourd'hui
01:21:51mais ça a été pendant
01:21:52des années
01:21:52Josette Borrell
01:21:53mais ce sont des noms
01:21:55inconnus du grand public
01:21:56ce ne sont pas des noms
01:21:58qui sont mis en avant
01:21:58même par la commission
01:21:59ou autre
01:22:00alors que ce sont
01:22:01les responsables
01:22:02à chaque fois
01:22:03c'est le responsable
01:22:04de la diplomatie européenne
01:22:06et ce sont des noms
01:22:07des visages
01:22:07des voix
01:22:07qui n'apparaissent nulle part
01:22:09sur la scène internationale
01:22:10pour parler au nom de l'Union
01:22:11et madame von der Leyen
01:22:12était en Syrie
01:22:13il y a quelques jours
01:22:14elle a pu serrer la main
01:22:15d'ailleurs
01:22:15ah oui
01:22:16non serrer la main
01:22:17non mais en tout cas
01:22:18elle était présente
01:22:20parce qu'il refuse
01:22:21de serrer la main en femme
01:22:22comme il l'a fait
01:22:23pour la chef de la diplomatie
01:22:24il me semble
01:22:24allemande d'ailleurs
01:22:26quand elle était venue
01:22:27avec notre ministre
01:22:28des affaires étrangères
01:22:29qui est un peu silencieux
01:22:31en ce moment
01:22:31mais on va certainement
01:22:34l'entendre
01:22:34incessamment sous peu
01:22:35on l'a entendu
01:22:36au moment de l'Iran
01:22:37de début des manifestations
01:22:39on l'avait tellement entendu
01:22:40qu'on ne sait pas
01:22:40quelle est la position
01:22:41de la France
01:22:42en tout cas si on sait
01:22:43évidemment
01:22:43mais les Iraniens
01:22:45et les Iraniennes
01:22:45demandent davantage
01:22:47à la France
01:22:47qu'elle soit du côté
01:22:48des opprimés
01:22:49évidemment c'est notre devoir
01:22:50et ce matin
01:22:51je vous appelle
01:22:53à aller voir sur notre site
01:22:54l'intervention d'Eli Chouraki
01:22:55qui s'est étonné
01:22:56du silence des artistes
01:22:57qui sont promptes
01:22:58à se mobiliser
01:23:00pour les Palestiniens
01:23:01que pour les Iraniens
01:23:02et je vous remercie déjà
01:23:04merci
01:23:04de bien d'avoir participé
01:23:05à cette émission
01:23:06grâce à vous
01:23:07passionnante
01:23:08vraiment merci
01:23:08pour vos expertises
01:23:09respectives
01:23:10restez avec nous
01:23:11la suite de vos programmes
01:23:12c'est tout de suite
01:23:13merci
01:23:14merci
01:23:15merci
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