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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pros, il est 8h59 et quelques secondes, quasiment 9h, Alice Sommerer.
00:00:20Bonjour Pascal, bonjour à tous. On commence ce journal avec évidemment la mobilisation des agriculteurs à Paris
00:00:26à l'appel de la FNSEA. Environ 350 tracteurs sont entrés dans la capitale.
00:00:31La manifestation a été validée par la préfecture de police de Paris.
00:00:35Le cortège est autorisé à rester devant l'Assemblée nationale jusqu'à 18h.
00:00:40Plusieurs ponts seront fermés et la circulation risque d'être difficile dans le centre de la capitale.
00:00:46En justice, l'avenir politique de Marine Le Pen se joue à partir d'aujourd'hui.
00:00:51C'est plus largement l'avenir politique de la France qui se joue.
00:00:53C'est l'ouverture de son procès en appel qui confirmera ou non sa peine d'inillégibilité.
00:00:59Elle sera jugée jusqu'au 12 février.
00:01:01Un procès crucial pour sa candidature à l'élection présidentielle de 2027.
00:01:07Ce matin, la Corse est toujours endeuillée après la mort d'Alain Orsoni.
00:01:11Il a été abattu hier alors qu'il assistait aux obsèques de sa mère.
00:01:14C'était dans le village de Véro.
00:01:16L'ancien président du club de football d'Ajaccio et figure du nationalisme corse était âgé de 71 ans.
00:01:22On le rappelle, en 2008, il avait déjà échappé à une tentative d'assassinat par le clan du Petit Bar.
00:01:29Et puis, ce nouvel acte antisémite près de Lyon.
00:01:32Un Olivier planté en hommage à Ilan Halimi a été en partie sectionné le week-end dernier.
00:01:37Un geste qui a évidemment suscité l'indignation.
00:01:40Le maire de la commune a réagi, je le cite.
00:01:42Cet acte indigne qui vise un symbole de mémoire, de lutte contre l'antisémitisme, de paix et de fraternité, constitue une atteinte grave aux valeurs de la République.
00:01:51L'Algérie propose à ses ressortissants vivant sans papier à l'étranger de régulariser leur situation.
00:01:57C'est ce qu'a annoncé le président Tebboune en Conseil des ministres.
00:02:01Ça concerne les ressortissants algériens en situation irrégulière et de précarité.
00:02:04Les procédures se feront dans les consulats d'Algérie où ils recevront un nouveau passeport.
00:02:10A noter que les auteurs de crimes de sang ou de trafic d'armes ou drogue ne sont pas concernés.
00:02:15Et puis, retour en France pour finir ce journal.
00:02:17L'Agence nationale de sécurité sanitaire alerte sur les risques des réseaux sociaux sur la santé des jeunes de 11 à 17 ans.
00:02:25L'ANSES s'est appuyé sur un groupe d'une cinquantaine d'experts et plus d'un millier d'études scientifiques.
00:02:29Un projet de loi interdisant l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs au moins de 15 ans est envisagé par le gouvernement.
00:02:37Bienvenue ce matin sur Europe 1 jusqu'à 10h pour l'heure des pros et sur CNews jusqu'à 10h30.
00:02:43Il enchantait la vie et là où il passait sur un terrain, dans un vestiaire, un micro.
00:02:48Elle devenait flamboyante, éclatante, divertissante.
00:02:52Il est d'usage d'évoquer un héros de roman quand un homme aux mille existences quitte la scène.
00:02:57Roland Courbis est un de ses hommes qui entre dans les mémoires.
00:03:01Et à quoi sert la vie, sinon à fabriquer des souvenirs ?
00:03:04Une conversation avec Roland Courbis, une interview avec lui, un dîner en sa compagnie.
00:03:09On marquait tous ceux qu'il a croisés.
00:03:11Il promenait une valise à travers le monde.
00:03:13J'ai compté 17 clubs qu'il a entraînés entre 1986, son premier passage au Sporting Club de Toulon,
00:03:20et le Football Club de Sète en 2022, le dernier banc sur lequel il s'est assis.
00:03:26Avant cela, il y a eu le beau Roland, à la chevelure longue et au crampon affûté, viril, mais correct,
00:03:35comme on disait alors dans ce milieu du football qui a tant changé.
00:03:38Défenseur central à Marseille ou à Monaco, trois fois champion de France,
00:03:42joueur le matin à l'entraînement, mais aussi le soir au casino.
00:03:46Un parfum de légende accompagnait Roland le Magnifique, à qui on prêtait une existence rocambolesque.
00:03:53Roles blanches et aventure imaginaire.
00:03:55Il a inventé le surnom Zizou.
00:03:58Il a annoncé à l'émitant qu'il gagnerait le match alors que son équipe Marseille était menée 4-0.
00:04:03Et il l'a fait. 5-4 ce soir-là.
00:04:07Il sentait le football, il devinait les joueurs, il connaissait les hommes.
00:04:10Personne n'oubliera Roland Corbis, son intelligence, sa bienveillance, ses coups de gueule comme ses coups de cœur.
00:04:17Pensez ce matin pour son épouse Clara, qu'il chérissait.
00:04:21Pensez pour ses enfants, Olivia et Stéphane.
00:04:25Pensez pour sa famille.
00:04:26Il est 9h04 ce mardi 13 janvier.
00:04:29Nous sommes avec Charlotte Dornelage, Joseph Massescaron, Olivier Delagarde, Joachim Leflocimade, Thomas Bonnet.
00:04:35Nous allons commencer dans une seconde en parlant de ce qui s'est passé en Corse.
00:04:39Mais avant cela, parmi le flot d'informations qui arrive chaque matin,
00:04:43il y a des choses qui nous surprennent tant que je vous propose de les partager ensemble.
00:04:49Paul Belmondo, le fils de Jean-Paul Belmondo, s'est scandalisé de voir en vendre sur un site de seconde main
00:04:55des faire-parts de décès de sa sœur et de sa grand-mère.
00:05:00Et Paul Belmondo a écrit, là en tonche, on touche le fond des toilettes.
00:05:05Une personne vend des faire-parts de décès de ma sœur Patricia et de ma grand-mère.
00:05:09Mais jusqu'où les gens sont prêts à aller pour gagner de l'argent ?
00:05:12Vinted, alors visiblement c'est un site, vous allez autoriser la vente de quoi maintenant ?
00:05:17J'espère que personne n'achètera ces faire-parts.
00:05:20Et c'est une annonce qui paraissait dans la rubrique souvenirs du site de seconde main Vinted.
00:05:25Je ne sais pas si vous connaissez les uns et les autres ce site.
00:05:27C'est un petit peu connu quand même.
00:05:29C'est vrai.
00:05:30Alors oui, moi je suis...
00:05:32Vos filles connaissent probablement.
00:05:33C'est vrai ?
00:05:33Et si je connais, je peux vous dire que c'est vraiment connu.
00:05:38Mais alors c'est quoi Vinted, c'est quoi ?
00:05:39C'est un site de revente en fait.
00:05:40C'est un site d'affaires d'occasion.
00:05:42De vêtements notamment.
00:05:43Alors évidemment, sans doute la nature humaine a toujours profité, pourquoi pas voulu vendre des choses etc.
00:05:54Mais j'ai trouvé cette information tellement sidérante et étonnante
00:05:58que le numérique parfois n'est pas...
00:06:01On imaginait autre chose lorsque l'Internet et le numérique sont...
00:06:05L'extension du domaine du marché.
00:06:07Oui, extension du domaine du marché.
00:06:09Bon, écoutez...
00:06:10Maintenant quand vous voyez des journalistes faire leur chou gras de ce qui se passe dans les cimetières et aux enterrements également...
00:06:15C'est-à-dire ?
00:06:16Vous comprenez ?
00:06:16Ah ben il y a un certain nombre de journalistes qui se font des spécialités, par exemple au Monde, qui se font des spécialités d'aller aux enterrements et puis de décrypter, de voir, de regarder...
00:06:25Vous parlez de la jeune femme qui était entrée dans l'église au moment de Jean-Marie Le Pen.
00:06:28C'est arrivé plus d'une fois.
00:06:29Mais j'ai vu surtout, j'ai vu l'autre jour, surtout Libération, qui avait fait un grand sujet sur le cimetière de Jean-Marie Le Pen, qui est donc à la Trinité.
00:06:40Donc je savais que Libération faisait les poubelles, mais je ne savais pas que Libération faisait les cimetières.
00:06:45Donc effectivement, ils ont fait un reportage assez long sur la tombe de Jean-Marie Le Pen pour l'anniversaire de...
00:06:54Qui avait été vandalisé d'ailleurs.
00:06:55Qui avait été d'ailleurs vandalisé.
00:06:57Bon, l'assassinat d'Orseni, l'ancien dirigeant nationaliste corse Alain Orseni, reconverti dans les affaires et ancien président du club d'Ajaccio, a été abattu ce lundi dans le village de Véro, en Corse du Sud.
00:07:12Alors ça frappe évidemment les esprits.
00:07:14Pourquoi ça frappe les esprits ? Parce que c'était le jour de l'enterrement de sa mère.
00:07:18Et c'est dans son village de Véro.
00:07:20Et en Corse, aller tuer quelqu'un dans son village, c'est un signal qu'on envoie de dire vous ne serez jamais à l'abri nulle part.
00:07:30Et c'est en sortant manifestement, vous voyez ces images cette nuit, c'est en sortant du cimetière qu'il a été assassiné.
00:07:37Je vous propose sur place d'écouter Christina Luzzi qui nous rapporte les dernières informations.
00:07:45Il était aux alentours de 16h hier lorsqu'Alain Orseni a été tué par balle au cimetière de Véro, en Corse du Sud, alors qu'il assistait aux obsèques de sa mère.
00:07:56Selon les premiers éléments de l'enquête, la victime quittait les lieux entourés de ses proches lorsqu'elle a été atteinte d'un tir au thorax.
00:08:03D'après le procureur d'Ajaccio, Nicolas Sept, le tir aurait été effectué par un sniper embusqué dans le maquis,
00:08:10probablement depuis un point en hauteur à l'aide d'une arme longue équipée d'une lunette.
00:08:13La scène a fortement marqué les habitants de Véro, car s'il est vrai que de nombreux homicides ont endouillé la Corse ces dernières années,
00:08:21un assassinat commis lors d'obsèques constitue un fait inédit dans l'histoire contemporaine de l'île.
00:08:28Âgé de 71 ans, Alain Orsoni était une figure bien connue en Corse.
00:08:32Ancien militant nationaliste, il avait quitté l'île en 1996 avant de vivre plusieurs années à l'étranger, de retour en Corse.
00:08:40Il avait notamment présidé le club de football professionnel de l'Ajaccio jusqu'en septembre dernier.
00:08:45En 2008, un projet d'assassinat contre lui avait déjà été déjoué.
00:08:49L'enquête a été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille,
00:08:53ainsi qu'au parquet national de lutte contre la criminalité organisée.
00:08:56Je vous ai entendu ce matin, Dimitri Pavlenko, et c'était assez intéressant.
00:09:00Je crois que vous avez, et avec Olivier Delagarde également, vous avez épluché les journaux ce matin.
00:09:03C'est assez intéressant d'ailleurs de voir que, je ne fais aucun reproche à nos amis de Corse Matin,
00:09:09mais c'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup d'informations dans Corse Matin, je peux le dire comme ça ?
00:09:13Tout est entre les lignes.
00:09:14Voilà, et ça montre aussi une société, forcément, qui est différente de celle du continent,
00:09:23qui a parfois beaucoup d'avantages et qui a, hélas, quelques inconvénients, et de nombreux parfois.
00:09:28Oui, en fait, moi ce qui me frappe, c'est qu'on parle beaucoup du narcotrafic, des réseaux criminels de cités.
00:09:34Dimitri Pavlenko.
00:09:35On parle beaucoup de cette criminalité-là, mais la Corse, c'est un insoluble problème pour l'État français.
00:09:42Je veux dire, il y a quand même un vrai pied de nez aussi dans ce qui s'est passé hier,
00:09:46c'est qu'au moment de l'assassinat d'Alain Orsoni, vous aviez réuni à Bastia tout l'État-major de la justice corse,
00:09:54tout l'État-major policier, gendarmerie pour la rentrée de la cour d'appel.
00:09:58Et à ce moment-là, vous avez l'assassinat d'Alain Orsoni, alors que c'est une histoire incroyable.
00:10:04C'est un personnage de roman, Alain Orsoni.
00:10:08Et quand il présidait le club d'Ajaccio, c'était devenu un peu la tarte à la crème pour les matchs à la maison.
00:10:15Vous aviez fréquemment, avant le début du match, une minute de silence à la mémoire d'un tel ou d'un tel
00:10:20qui s'était fait abattre ou descendre ou suicider deux-trois balles dans la tête dans la semaine.
00:10:24Non, non, mais c'est...
00:10:24Attendez, là vous n'êtes pas exagérée, il n'y a pas toute la semaine et tant mieux des minutes de silence.
00:10:29Pascal, reliser la chronique des matchs de l'assassinat d'Ajaccio, il y a 15 ans, 17 ans de cela,
00:10:36quand Alain Orsoni en était le président, c'est frappant.
00:10:40Si vous voulez, c'est quand même le taux d'homicide le plus élevé de France, la Corse,
00:10:43c'est le taux de détention d'armes aussi le plus élevé de France.
00:10:45Il y a un particularisme criminel corse que l'État français n'arrive pas à...
00:10:51Il y a une bienveillance à l'égard de cette criminalité ?
00:10:55Non, il n'y a pas une bienveillance parce qu'en fait vous ne connaissez pas la Corse et c'est votre souci.
00:10:59Mais on la connaît très peu, moi je la connais guère plus que vous.
00:11:02Il y a un paradoxe, c'est que la délinquance est quasiment au plus bas,
00:11:07c'est-à-dire que vous pouvez aller en Corse, laisser votre voiture avec les fenêtres ouvertes,
00:11:11vous pouvez laisser le casque sur votre moto, vous pouvez laisser,
00:11:16j'avais souvent cité l'exemple le soir où toutes les tables sont laissées
00:11:20et toutes les chaises sont laissées la nuit sur les terrasses d'Ajaccio,
00:11:24personne ne viendra les prendre.
00:11:26C'est-à-dire que quand vous êtes sur une plage, vous êtes sur votre serviette,
00:11:29vous pouvez aller vous baigner, vous retrouverez votre portable.
00:11:32Bon, il y a une éducation, il y a une culture,
00:11:34mais en revanche, il y a une criminalité et des hommes et des familles qui se tuent,
00:11:41culturellement, j'ai envie de dire, depuis la nuit des temps.
00:11:45Bien sûr.
00:11:45Donc voilà.
00:11:46Et toujours les enfants quand je les perds.
00:11:48Comment ?
00:11:48Toujours les enfants quand je les perds.
00:11:50Il y a effectivement l'affaire Guadzelli notamment,
00:11:52où le fils doit être en prison parce qu'il a vengé son père, etc.
00:11:55Donc c'est un monde opaque, n'essayez pas, j'allais dire, de le comprendre,
00:12:00en tout cas, de le comprendre, on peut tout comprendre, bien sûr,
00:12:04mais n'essayez peut-être pas de le juger avec des paramètres
00:12:07que vous avez du continent parce que vous n'y arriverez pas.
00:12:10Oui, mais je...
00:12:11Et vous parlez de bienveillant, je ne suis pas sûr que ce soit le terme.
00:12:13Olivier Delagarde.
00:12:14Ou complaisance.
00:12:15Non, mais il y a une sorte de folklore qu'on...
00:12:18Ce n'est pas folklore.
00:12:19Laissez-moi parler deux secondes.
00:12:21Je fais juste une parenthèse.
00:12:22Vous avez raison.
00:12:23Je fais juste une parenthèse.
00:12:24J'avais invité Pascal Pierre Garbarini à venir sur ce plateau.
00:12:27Vous le connaissez.
00:12:28Il ne peut pas venir pour une raison simple.
00:12:30C'est qu'il a défendu, parfois, ceux qui en ont voulu à l'avis d'Alain Orsoni.
00:12:38Et c'est pourquoi il n'est pas avec nous ce matin.
00:12:39Vous parlez de culture, mais disons les choses comme elles sont.
00:12:42Il s'agit de réseaux mafieux.
00:12:44Il s'agit de la mafia.
00:12:45Un petit peu comme ce que les Italiens ont connu.
00:12:48C'est rien d'autre.
00:12:49Alors, on entoure ça avec des grands mots.
00:12:52On dit, voilà, le code d'honneur, la culture des voyous.
00:12:56Je suis d'accord avec vous que finalement, la petite criminalité existe peu en Corse.
00:13:01Mais enfin, le nombre de villas qui sont plastiquées.
00:13:04L'histoire Orsoni, c'est quoi derrière ?
00:13:06C'est le contrôle de la chambre de commerce et tout le business qu'il y avait autour.
00:13:09C'était quand même des enjeux qui sont considérables.
00:13:13Pourquoi Orsoni a été obligé d'aller habiter au Nicaragua pendant des années ?
00:13:17Pourquoi est-ce qu'il ne revenait en Corse qu'entouré de gardes du corps dans une voiture blindée ?
00:13:22Voilà, et puis on en fait une sorte de chevalier moderne, de type qui ressemble à Yves Montand, un séducteur au grand cœur.
00:13:31Moi, ça m'agace un peu.
00:13:32La même chose se serait produit à Marseille et ça se produit souvent.
00:13:35On le dénonce de manière beaucoup plus implacable.
00:13:38Le code d'honneur, vous ne pouvez pas le nier.
00:13:41L'honneur des voyous, il n'y a pas d'honneur, excusez-moi.
00:13:43Pardonnez-moi, je vous parlais tout à l'heure du fils Guadzelli.
00:13:46Son père est mort et il va venger les assassins de son père.
00:13:50C'est ainsi.
00:13:51Et j'imagine d'ailleurs que c'est...
00:13:53Mais attendez, c'est pour ça que la civilisation a grandi.
00:13:56C'est contre ça.
00:13:58Ce n'est pas la loi du talion.
00:13:59Mais vous n'avez pas parfaitement raison.
00:14:01Je n'excuse pas, j'explique.
00:14:03Vous expliquez.
00:14:04Je vous dis que...
00:14:04Ce n'est pas expliqué, c'est condamné.
00:14:06Mais dire qu'aller venger son père, il y a une justice pour ça, normalement, dans un pays civilisé.
00:14:10J'entends ce que vous dites.
00:14:12Je vous dis que c'est ancré dans ta culture.
00:14:15Tu es élevé comme ça.
00:14:17Rodrigue, as-tu du cœur tout autre que mon père ?
00:14:19Voilà, c'est cela.
00:14:20L'éprouverait sur l'heure.
00:14:21L'éprouverait sur l'heure.
00:14:22Ah, digne ressentiment, ma couleur vient d'eau.
00:14:22Eh bien, c'est ce que j'appelle la complaisance.
00:14:24Je reconnais mon sang à ce noble courroux.
00:14:26C'est ce que j'appelle la complaisance à l'égard, finalement.
00:14:29Mais il n'y a pas de complaisance.
00:14:30On ne peut rien faire.
00:14:31C'est comme ça.
00:14:32C'est très bien.
00:14:33Finalement, ça fait partie du folklore.
00:14:35D'abord, folklore, ce n'est pas le mot à qui convient.
00:14:37Il n'y a aucune complaisance de ma part.
00:14:39J'essaie de comprendre et de voir que votre cerveau n'est pas le même que les autres.
00:14:46Si on peut ramener juste de l'info, vraiment de l'info.
00:14:50Il y a quelques mois de salle.
00:14:51Non, non, pardonnez-moi.
00:14:52Je vous trouve très virulon, Olivier.
00:14:55Vous savez, ici, il faut se battre pour réussir à remplacer une, si vous voulez.
00:15:00Il y a six mois de salle, le SIRASCO,
00:15:01et l'Observatoire, si vous voulez, de l'outil policier français de la criminalité,
00:15:07avait constaté qu'il se passait des choses en Corse,
00:15:09que ça bougeait beaucoup, que la scène criminelle bougeait beaucoup,
00:15:12qu'il y avait une recomposition criminelle qui était à l'œuvre
00:15:14et que ça se traduisait par beaucoup d'instabilité.
00:15:17Et dont acte, c'est ça, en fait, Alain Orsoni,
00:15:20qui avait été accusé il y a de sa 15-20 ans de vouloir devenir le parrain de Corse, etc.
00:15:24L'histoire criminelle Corse, elle est intéressante
00:15:25parce que c'est une criminalité qui s'est développée en France,
00:15:28enfin, sur le continent, pardon,
00:15:30parce que la Corse, c'est la France,
00:15:31mais sur le continent,
00:15:32et qui s'est corsisée, qui est revenue en Corse tardivement,
00:15:35en fait, à partir des années 80.
00:15:36Et c'est ça aussi qui est en train de se passer.
00:15:38Finalement, c'est là qu'on peut le rapprocher des phénomènes marseillais
00:15:41qu'on avait vus avec la DZ Mafia,
00:15:42où ils avaient des guerres de clans.
00:15:43Bah là, c'est ça aussi la Corse, c'est pas ce tour d'Alain Orsoni.
00:15:46Bon, Dimitri, on va parler dans une seconde de Marine Le Pen.
00:15:48Je précise que le frère d'Alain Orsoni, Guy Orsoni,
00:15:51avait été assassiné en 1983,
00:15:53et c'est le prénom qu'il avait donné ensuite à son fils,
00:15:55qui est Guy Orsoni.
00:15:57Alors, on ne sait pas si elle était...
00:15:59On n'a jamais retrouvé son corps.
00:16:00Ce qui s'est passé, c'est qu'il y a eu un commando, quand même, du FLNC.
00:16:03Olivier Delagarde.
00:16:04Il y a eu un commando du FLNC
00:16:05qui a déboulé un matin dans la prison d'Ajaccio
00:16:08pour abattre les deux criminels.
00:16:09Orsoni, après, a regretté de ne pas pouvoir...
00:16:12de ne pas avoir été du commando.
00:16:14Ce jour-là, il était à la maternité pour la naissance de son fils.
00:16:17Il a vécu durant 13 ans en Floride.
00:16:19On est dans la légende, quoi.
00:16:20Son fils s'est lui-même menacé.
00:16:21Bon, il a vécu durant 13 ans en Floride,
00:16:23et puis au Nicaragua, où il avait des activités dans le secteur des jeux,
00:16:25et en Espagne, Alain Orsoni.
00:16:27Bon, je vous remercie, Dimitri,
00:16:29et je vous félicite, surtout.
00:16:30Merci, Pascal.
00:16:31Parce que les audiences d'Europe 1 sont au top.
00:16:35La matinale est au top.
00:16:37Vous rencontrez de plus en plus de public.
00:16:39La matinale d'Europe 1, c'est également les signatures.
00:16:43Absolument.
00:16:44Vous vous faites partie, Pascal.
00:16:45Oui, quoi, moi, je ne fais que passer dans la matinale.
00:16:48Mais en revanche, Charlotte Dornelas,
00:16:49qu'on peut écouter le jeudi,
00:16:52Eugénie Bastier, Vincent Hervouet,
00:16:55Vincent Trémolet,
00:16:56Vincent Trémolet de Villers, etc.
00:16:59Donc, et...
00:17:00Comment ?
00:17:01Non, je disais Emmanuel Ducro.
00:17:02Non, ce que je veux dire, la performance d'Europe 1,
00:17:04c'est que c'est la seule radiogénéraliste
00:17:06qui gagne des auditeurs
00:17:07dans un univers de la radio
00:17:09qui perd globalement beaucoup d'auditeurs.
00:17:11Un million d'auditeurs en moins de la radio sur un an.
00:17:13Alors, si vous regardez Pascal Praud à la télévision,
00:17:15écoutez-le à la radio.
00:17:16Vous ne savez pas ce que vous manquez entre 16h et 18h.
00:17:18La radio, ce média, c'est vrai,
00:17:20qui perd des auditeurs,
00:17:21et bien, Europe 1 se distingue
00:17:22parce qu'on continue à gagner des auditeurs,
00:17:25parce que la promesse, elle est là,
00:17:26parce que la ligne éditoriale, elle est là,
00:17:28et il n'y a pas de miracle, Pascal.
00:17:29Et la qualité éditoriale,
00:17:31la qualité des signatures,
00:17:33l'excellence,
00:17:34donc il faut associer toute la station
00:17:36qui est à 5 points.
00:17:38Je crois qu'Europe 1 n'a pas été aussi haut
00:17:39depuis 6 ans, 5 ans.
00:17:42Donc, Dona Vidal-Rovell, bien évidemment.
00:17:45Il est content.
00:17:46Il est content.
00:17:47Constance Benquet,
00:17:50Christophe Carré,
00:17:52je pourrais citer tout le monde,
00:17:55et Arnaud Lagardère.
00:17:56Et Christine Kelly aussi.
00:17:57Alors, toutes les solistes,
00:18:00mais bien sûr,
00:18:00et Arnaud Lagardère,
00:18:02qui est l'héritier de cette magnifique radio
00:18:04qu'avait Jean-Luc Lagardère
00:18:06et qui retrouve avec vous
00:18:09et d'autres
00:18:10ses plus beaux atours.
00:18:12Et une revue de presse remarquable.
00:18:13Absolument.
00:18:14Par Olivier Delagarde.
00:18:16Vous pouvez développer un peu...
00:18:17Olivier Delagarde.
00:18:18Quoique,
00:18:18avec Corse ce matin,
00:18:19il...
00:18:19Oui, je serai vous.
00:18:23Bon,
00:18:23vous restez.
00:18:24Les Corse sont la mémoire longue.
00:18:25Bon, merci.
00:18:26Merci.
00:18:27Comment ?
00:18:28Merci.
00:18:29Merci.
00:18:29Et vive Europe 1.
00:18:31Et vive Europe 1.
00:18:31Vive Europe 1.
00:18:32Et écoutez Europe 1.
00:18:35Que dire ce matin ?
00:18:37Parlons de Marine Le Pen,
00:18:38puisque le procès de Marine Le Pen,
00:18:40du RN et de 11 autres prévenus
00:18:41s'ouvrent aujourd'hui
00:18:42devant la Cour d'appel de Paris.
00:18:44Mathieu Devez.
00:18:47Le 31 mars dernier,
00:18:49Marine Le Pen quitte la salle d'audience
00:18:51avant même la fin
00:18:52de la lecture complète du jugement.
00:18:54Aujourd'hui,
00:18:54les cartes sont rebattues.
00:18:56La patronne des députés
00:18:57du Rassemblement national
00:18:58pourra-t-elle se présenter
00:18:59à l'élection présidentielle de 2027 ?
00:19:02C'est l'enjeu central
00:19:03de son procès en appel
00:19:04dans l'affaire
00:19:05des assistants parlementaires européens.
00:19:07Ce serait un scandale
00:19:09qu'une candidate
00:19:11portée par les électeurs
00:19:13ne puisse pas être candidate
00:19:15à une élection présidentielle
00:19:17parce que trois juges,
00:19:19deux peut-être,
00:19:20l'auraient décidé.
00:19:21Ce serait un affront judiciaire
00:19:23fait à la souveraineté populaire.
00:19:26Marine Le Pen a été condamnée
00:19:28en première instance
00:19:28à quatre ans de prison,
00:19:30dont deux fermes aménageables,
00:19:31100 000 euros d'amende
00:19:32et cinq ans d'inéligibilité
00:19:34avec exécution immédiate.
00:19:36La route de 2027
00:19:37lui est donc,
00:19:38pour l'instant,
00:19:39barrée.
00:19:40Elle dénonce
00:19:40un coup politique des magistrats.
00:19:42Ce n'est pas une décision de justice,
00:19:45c'est une décision politique.
00:19:47Mais selon l'avocat
00:19:48du Parlement européen,
00:19:50cette procédure a été accélérée
00:19:51en raison du calendrier politique
00:19:53et de l'échéance présidentielle
00:19:54de 2027.
00:19:56On a créé un sort procédural
00:19:58très spécifique
00:19:59pour Marine Le Pen
00:20:01puisque les délais d'audience
00:20:02sont entre deux et trois ans.
00:20:03Ils ont voulu accélérer.
00:20:05Marine Le Pen
00:20:05comparée jusqu'au 12 février.
00:20:08La Cour d'appel
00:20:08devrait rendre sa décision
00:20:10cet été.
00:20:11Si sa peine est confirmée,
00:20:12Marine Le Pen a affirmé
00:20:14qu'elle n'attendrait pas
00:20:15une éventuelle décision
00:20:16de la Cour de cassation,
00:20:17laissant la voie libre
00:20:18à une candidature
00:20:19de Jordan Bardella.
00:20:20Et Marine Le Pen,
00:20:21c'était hier les voeux
00:20:22de Jordan Bardella à la presse.
00:20:23Elle a pris la parole.
00:20:26Quelle que soit la situation,
00:20:28je l'ai d'ores et déjà dit,
00:20:30cet été,
00:20:31c'est-à-dire au moment
00:20:32où la Cour d'appel
00:20:33rendra sa décision,
00:20:35c'est là que se décidera
00:20:37ma présence
00:20:38ou mon absence
00:20:39à l'élection présidentielle
00:20:41car quel que soit
00:20:43le niveau d'accélération
00:20:44de la Cour de cassation,
00:20:46vous comprenez bien
00:20:46qu'en septembre,
00:20:48le Rassemblement national
00:20:49doit pouvoir être représenté
00:20:50à l'Assemblée nationale
00:20:51et la campagne doit démarrer
00:20:52quel que soit ce candidat.
00:20:54La parole de Jean-Philippe Tanguy
00:20:55que je vous propose de voir
00:20:57puisque le temps de parole
00:20:58nous interdit d'écouter,
00:21:01de voir M. Tanguy
00:21:02donc à l'antenne.
00:21:03Vous allez découvrir,
00:21:04je vais le lire
00:21:04pour les auditeurs d'Europe 1.
00:21:06Je sais qu'elle est innocente,
00:21:07a dit Jean-Philippe Tanguy.
00:21:09J'ai particulièrement confiance en elle,
00:21:11c'est ma conviction.
00:21:11J'ai toujours pensé
00:21:12que c'était une nonne affaire.
00:21:14Et Patrick Maisonneuve,
00:21:15qui est l'avocat
00:21:16du Parlement européen,
00:21:17était ce matin
00:21:18sur l'antenne d'RTL
00:21:20et je propose de l'écouter.
00:21:22Un détournement de fonds publics,
00:21:24c'est-à-dire l'argent
00:21:25du contribuable européen
00:21:26et notamment d'ailleurs
00:21:27du contribuable français
00:21:28de 4,5 millions à peu près d'euros,
00:21:31n'est pas une nonne affaire.
00:21:32C'est une vraie affaire
00:21:34et d'ailleurs le tribunal
00:21:35a estimé que c'était une vraie affaire
00:21:37puisque c'est peine d'emprisonnement,
00:21:38même si à le bracelet,
00:21:39c'est quand même peine d'emprisonnement
00:21:40et s'il y a une inigibilité
00:21:42sur 5 ans.
00:21:43Donc il fait son job,
00:21:44Patrick Maisonneuve.
00:21:45Bon, et je le comprends.
00:21:48Mais ces éléments de langage
00:21:50demandent d'être affinés,
00:21:52de dire 4,5 millions d'argent
00:21:54public détourné.
00:21:55T'as l'impression
00:21:55que le Rassemblement national
00:21:56a pris de l'argent
00:21:57dans la caisse
00:21:59et l'a mis dans sa poche.
00:22:00C'est pas ça du tout.
00:22:01C'est-à-dire qu'il y a
00:22:01des assistants parlementaires
00:22:03qui étaient payés
00:22:05par Bruxelles
00:22:05et le Parlement européen
00:22:06et on leur reproche
00:22:07d'avoir aussi travaillé
00:22:08pour le Rassemblement national.
00:22:09Ce n'est pas exactement
00:22:10la même chose
00:22:11parce qu'il y a évidemment
00:22:12des zones grises là-dedans.
00:22:14Et ces affaires ont 15 ans.
00:22:16Donc je veux bien
00:22:16qu'on remette
00:22:16toute une élection présidentielle
00:22:18pour une affaire de 15 ans
00:22:19qui me paraît effectivement,
00:22:21mais je dirais la même chose
00:22:22pour François Bayrou,
00:22:25je ne pense pas
00:22:28que c'est ce qui doit mettre
00:22:29en péril une démocratie.
00:22:31Non mais c'est pas ça
00:22:31le vrai sujet en réalité.
00:22:33Moi j'aimerais rappeler
00:22:33une chose simple ce matin,
00:22:35c'est que la révolte
00:22:36des nations contre leur mort
00:22:37annoncée constitue
00:22:38un des déterminants
00:22:39principales de la vie politique
00:22:40partout en Occident
00:22:41et qu'on n'arrête pas
00:22:42une lame de fond populaire
00:22:43par une décision de justice.
00:22:44Ça n'a pas marché aux Etats-Unis
00:22:45avec Trump
00:22:46et ça ne marchera pas en France
00:22:47et ça marchera encore moins
00:22:48que cette décision
00:22:49n'est pas fondée en droit
00:22:50et des gens comme Chotel,
00:22:52comme Noël Lenoir
00:22:52le rappellent très bien,
00:22:53elle est uniquement fondée
00:22:54en morale.
00:22:55En fait, à travers ce procès,
00:22:56on veut abattre dans le prétoire
00:22:57une personne qu'on ne peut plus
00:22:58vaincre dans l'isoloir
00:23:00et peut-être que ça paiera
00:23:01à très court terme
00:23:02si Marine Le Pen
00:23:02ne peut pas être candidate
00:23:03à l'élection présidentielle,
00:23:04mais ça ne paiera pas
00:23:05à moyen terme
00:23:05car il y a d'autres candidats
00:23:07qui peut-être sont aussi bien placés
00:23:08voire légèrement mieux placés.
00:23:10Jordan Berdera,
00:23:10il faut voir le potentiel électoral
00:23:11qu'il a,
00:23:12il faut rappeler
00:23:12qu'il a la quatrième personnalité
00:23:13préférée des Français
00:23:14et ce qui est sûr et certain
00:23:16c'est qu'à moyen terme
00:23:17l'image de la justice
00:23:17ne s'en sortira pas grandie.
00:23:18Il y a déjà 65% des Français
00:23:20qui la trouvent partielle.
00:23:21Il est 9h23
00:23:21et on essaye de respecter les horaires.
00:23:24C'est une des résolutions
00:23:24de l'année 2026.
00:23:26Donc, je vous en remercie
00:23:28et nous revenons dans une seconde.
00:23:30Il y a beaucoup de témoignages
00:23:33qui arrivent de Porto Vecchio,
00:23:36d'Ajaccio,
00:23:37vous concernant,
00:23:37Olivier Delagarde,
00:23:39de Bastia également.
00:23:43Et je propose de saluer
00:23:44nos amis corses
00:23:45que vous avez vu tout à l'heure.
00:23:45Je vais aller passer mes vacances
00:23:47au Groenland.
00:23:48Ça va être beaucoup plus calme.
00:23:50Faites attention à vous
00:23:53parce que soyez-y au bon moment.
00:23:55On termine
00:23:57et on poursuit plus exactement
00:23:59le dossier de Marine Le Pen.
00:24:02On sait que le procès de Marine Le Pen
00:24:04du RN et de 11 autres prévenus
00:24:06s'ouvrent aujourd'hui
00:24:06devant la Cour d'appel de Paris.
00:24:07On a entendu Patrick Maisonneuve
00:24:08qui est l'avocat du Parlement européen.
00:24:10Je vous propose de l'écouter
00:24:11une deuxième fois.
00:24:13La loi, elle est votée
00:24:14par les parlementaires.
00:24:16La peine d'inligibilité,
00:24:17ce n'est pas les juges
00:24:18qui l'ont inventée.
00:24:19C'est la loi qui est votée
00:24:20par les parlementaires.
00:24:21Si les parlementaires
00:24:22ne veulent pas
00:24:23qu'ils risquent
00:24:24de peine complémentaire
00:24:25en cas d'infraction,
00:24:27ils votent une loi
00:24:28qui supprime
00:24:28la peine complémentaire
00:24:30d'inligibilité.
00:24:30Qu'ils le fassent,
00:24:31qu'ils prennent leur responsabilité.
00:24:32Le problème de l'exécution provisoire,
00:24:34outre le fait que
00:24:34lorsqu'on conteste
00:24:35est-ce qu'il n'y a pas
00:24:36au niveau de la présomption d'innocence
00:24:37une problématique
00:24:38par rapport à cette notion-là.
00:24:39Vous reconnaissez qu'elle est problématique ?
00:24:40Et puis il y a un deuxième sujet
00:24:41qui est que les délais d'appel
00:24:43à Paris notamment
00:24:45sont tellement longs
00:24:46que finalement
00:24:47lorsque vous arrivez en appel
00:24:48vous avez pratiquement exécuté votre peine.
00:24:49Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
00:24:50Mais il y a eu un sort particulier
00:24:52qui a été réservé.
00:24:53Et donc l'exécution provisoire ?
00:24:54Charlotte Dernalas,
00:24:55le sentiment que beaucoup ont
00:24:57c'est que la droite
00:24:57n'est pas traitée
00:24:58comme la gauche.
00:24:59C'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon
00:25:00le procès n'arrive pas
00:25:02ou l'enquête n'arrive pas.
00:25:03L'enquête est en cours.
00:25:04François Bayrou
00:25:05pour les mêmes faits
00:25:06il a été mis en appel.
00:25:07Non, attention, attention
00:25:08parce que le parquet a fait appel.
00:25:09Le parquet a fait appel
00:25:10mais en maintenant toujours
00:25:11il a fait appel
00:25:12Oui mais bon,
00:25:12l'enjeu n'est pas le même.
00:25:13En février 2024 par exemple.
00:25:15Il a peu de chance
00:25:16Oui mais l'enjeu
00:25:18n'est pas le même.
00:25:19En fait le problème
00:25:20c'est que la politisation
00:25:21de la justice
00:25:22elle est à double sens.
00:25:24C'est-à-dire que
00:25:24quand les affaires
00:25:25concernent des hommes politiques
00:25:26il y a aussi une politisation
00:25:27du discours sur la justice.
00:25:29C'est indiscutable.
00:25:30On réagit tous
00:25:30en fonction de
00:25:32la personne qui est jugée
00:25:34de ce que l'on en pense
00:25:35de la sympathie
00:25:38ou du soutien
00:25:38que l'on estime réel
00:25:40dans la population.
00:25:41C'est le cas pour Marine Le Pen
00:25:42ça a été le cas
00:25:43dans toutes les affaires politiques
00:25:44et d'ailleurs même
00:25:46les hommes politiques
00:25:46eux-mêmes
00:25:47réagissent en fonction
00:25:48soit de la personne
00:25:49qui est jugée
00:25:49soit de l'affaire
00:25:50qu'ils ont en cours.
00:25:52Donc c'est problématique aussi
00:25:53de voir ce discours-là
00:25:55sur la justice
00:25:56parce qu'on n'arrive pas
00:25:56à discerner.
00:25:58Le problème qu'il y a
00:25:58dans le cas de Marine Le Pen
00:25:59c'est qu'il y a une loi
00:26:01qui s'applique
00:26:02qui est que vous n'avez pas
00:26:03le droit d'utiliser
00:26:04des personnes payées
00:26:05par le Parlement européen
00:26:06pour travailler en France
00:26:07et qu'il y a une part
00:26:08de l'échec qui est politique
00:26:09dont fait partie
00:26:09le Rassemblement national
00:26:10qui conteste
00:26:11la légitimité
00:26:12de cette loi.
00:26:13Et donc au milieu
00:26:15vous avez une justice
00:26:15qui passe
00:26:16et c'est ce que dit
00:26:17Maître Maisonneuve
00:26:17avec des parlementaires
00:26:19et moi je pense
00:26:19que le sujet premier
00:26:21de toutes ces affaires
00:26:22ce sont les hommes politiques
00:26:23qui depuis des années
00:26:24nous endorment
00:26:25nous Français
00:26:26en nous expliquant
00:26:27bon alors là
00:26:28le pouvoir
00:26:29on l'a filé à Bruxelles
00:26:30ici on l'a filé
00:26:31à je ne sais pas qui
00:26:31là on ne peut plus rien faire
00:26:33mais alors par contre
00:26:33on est transparent.
00:26:34D'ailleurs la preuve
00:26:35on a revoté une loi ce matin
00:26:36qui explique
00:26:37qu'on sera inéligible
00:26:38si on bouge le petit doigt
00:26:39qu'ici on ne pourra pas
00:26:41se présenter etc.
00:26:41ils ont accumulé des lois
00:26:43or ces textes existent
00:26:45et ensuite
00:26:45ils viennent hurler
00:26:46à l'interprétation du juge
00:26:48mais c'est compliqué en fait
00:26:49donc il ferait mieux
00:26:50de se dire
00:26:51que les Français
00:26:51attendent d'eux
00:26:52qu'il soit efficace
00:26:53mais là
00:26:54c'est 20 ans
00:26:55de dérive
00:26:56à mon avis
00:26:56de la conception même
00:26:58du politique
00:26:59il y a une chose
00:26:59qu'on peut dire aussi
00:27:00c'est que
00:27:00qu'il s'agisse
00:27:02du modem
00:27:03de la France Insoumise
00:27:05ou du Rassemblement National
00:27:06ce sont des formations
00:27:07qui à un moment donné
00:27:09on a essayé
00:27:11de couper le financement
00:27:13et il a bien fallu
00:27:13trouver des personnes
00:27:14il faut le souligner
00:27:16parce que
00:27:16je suis désolé
00:27:17c'est pas le PS
00:27:17avec Urba
00:27:18d'accord
00:27:18c'est pas LR
00:27:20avec les caisses
00:27:21de certains
00:27:22de personnes
00:27:22du patronat
00:27:23et le E
00:27:24il n'avait jamais
00:27:25aucun problème
00:27:25et qu'est-ce que ça veut dire
00:27:27ça veut dire que
00:27:27si une force politique
00:27:28nouvelle
00:27:29essayait d'émerger
00:27:30aussitôt
00:27:30on coupait
00:27:31les robinets financiers
00:27:32et ça
00:27:32on en a la conséquence
00:27:33aujourd'hui
00:27:34bon Jordan Bardella
00:27:35qui a donné
00:27:36ses voeux
00:27:37hier
00:27:37Olivier Delagarde
00:27:38vous vouliez dire quelque chose
00:27:39oui
00:27:39enfin si je peux donner
00:27:40mon avis sur le sujet
00:27:41moi j'ai un problème
00:27:42avec la question
00:27:42de l'inéligibilité
00:27:43parce que je me dis
00:27:45que dans le fond
00:27:46qu'est-ce que ça signifie
00:27:47l'inéligibilité
00:27:48que des juges
00:27:49vont décider
00:27:49que quelqu'un
00:27:51ne peut pas se présenter
00:27:51à une élection
00:27:52comme si c'était un privilège
00:27:53de se présenter à une élection
00:27:54Olivier c'est pas les juges
00:27:55mais oui
00:27:55c'est pas les juges
00:27:57c'est les juges
00:27:58non c'est la loi
00:27:59c'est deux choses différentes
00:28:00c'est deux choses différentes
00:28:01c'est les parlementaires
00:28:02alors je reprends
00:28:03j'ai un problème avec la loi
00:28:04mais c'est les parlementaires
00:28:05mais c'est ce que vient
00:28:07de dire Charlotte
00:28:08l'important c'est
00:28:09d'être transparent
00:28:10en fait on en crève
00:28:12c'est-à-dire que
00:28:13la haute autorité
00:28:14de la transparence
00:28:15on laisse les électeurs
00:28:16décider de la gravité
00:28:18des faits
00:28:19qui sont reprochés
00:28:19à un élu
00:28:20mais ils sont tout à fait
00:28:22responsables de savoir
00:28:23s'ils décident de voter pour lui
00:28:25ou s'ils décident
00:28:26de le sanctionner
00:28:27de ne pas voter pour lui
00:28:28parce qu'il décide
00:28:29que ce qu'il a fait
00:28:29c'est pour moi
00:28:30les députés du Rassemblement National
00:28:31eux-mêmes ont voté cette loi
00:28:33oui mais ça c'est des endouilles
00:28:34ce que les joues disent
00:28:35enfin voilà
00:28:36moi je trouve que
00:28:37c'est une façon de déresponsabiliser
00:28:41le citoyen
00:28:41en réalité le bon modèle
00:28:42vous avez dit le mot
00:28:43vous avez dit un vieux mot
00:28:44qu'on n'emploie plus aujourd'hui
00:28:45andouille
00:28:46c'est une andouille
00:28:47plus personne ne parle comme ça
00:28:49alors vraiment une andouille
00:28:51je l'ai trouvé sur Vinted
00:28:52l'autre jour j'ai entendu
00:28:53quelqu'un qui disait
00:28:54il est dégourdi
00:28:55pareil c'est des mots
00:28:56qu'on n'entend plus
00:28:57c'était des mots
00:28:57des mots de nos grands-parents
00:29:00j'ai un dictionnaire
00:29:01des mots oubliés
00:29:02ah bah non mais là
00:29:03de dire que quelqu'un
00:29:04c'est une andouille
00:29:04plus personne ne parle comme ça
00:29:06le bon modèle en réalité
00:29:07c'est le mot de Suisse
00:29:08en Suisse on a interdit
00:29:09les peines d'inéligibilité
00:29:10en 2007
00:29:11on gagnerait à faire pareil en France
00:29:12puisque rien ne prime
00:29:13la souveraineté populaire
00:29:14vous avez raison
00:29:15là je pense qu'il y a consensus
00:29:17à quoi il y a consensus
00:29:18ceux qui nous écoutent
00:29:20ils veulent qu'on lave
00:29:21parfois plus blanc que blanc
00:29:22de temps en temps
00:29:23il y a eu beaucoup de démagogie
00:29:24de la part des politiciens
00:29:25Jordan Bardet là
00:29:27si vous proposez demain
00:29:27à l'Assemblée
00:29:28pour interdire l'inéligibilité
00:29:30je ne suis pas sûr
00:29:31que vous avez une majorité
00:29:31oui
00:29:31bon
00:29:32Thomas Bonnet
00:29:35mais c'est vrai
00:29:36que la haute autorité
00:29:37de la transparence
00:29:38en fait tout ça
00:29:39cette morale à dessous
00:29:41elle a mis en péril
00:29:43paradoxalement
00:29:45elle a une conséquence
00:29:46qui est grave
00:29:46c'est de faire peser
00:29:48sur la justice
00:29:49et ce dont on parlait
00:29:50initialement
00:29:50un soupçon
00:29:52de partialité permanent
00:29:53en particulier
00:29:54sur les affaires
00:29:55politiques
00:29:56et la deuxième chose
00:29:57c'est que tout
00:29:57la classe politique
00:29:59finit par concevoir
00:30:00la justice
00:30:00en fonction de ce qu'elle risque
00:30:02elle
00:30:02la classe politique
00:30:03et là c'est aussi
00:30:05un grave problème
00:30:05parce que quand on se déplace
00:30:06sur la délinquance
00:30:07et la criminalité ordinaire
00:30:08on finit par se poser
00:30:10en permanence
00:30:10la question du renforcement
00:30:11des droits de la défense
00:30:12qui sont pensés par un politique
00:30:14qui se sent menacé
00:30:14par la justice
00:30:15donc toutes les conséquences
00:30:16sont assez catastrophiques
00:30:18Jordan Bardella
00:30:19hier à la presse
00:30:20il a répondu à l'émission
00:30:21complément d'enquête
00:30:22qui avait mis en avant
00:30:24Steve Bannon
00:30:25alors complément d'enquête
00:30:26était très content
00:30:26parce qu'il y avait quelqu'un
00:30:27qui tapait sur le rassemblement national
00:30:28et sur
00:30:30Jordan Bardella
00:30:32simplement
00:30:33Steve Bannon
00:30:34effectivement
00:30:34c'est un drôle de personnalité
00:30:36disons-le
00:30:37et là le complément d'enquête
00:30:38service public
00:30:39ils n'en ont rien à faire
00:30:39l'important c'est de taper
00:30:40sur le rassemblement national
00:30:41donc il a eu raison
00:30:42Bardella
00:30:43parce qu'il répond
00:30:44et en fait
00:30:44il faut répondre
00:30:45au service public
00:30:46parce que ça va être
00:30:47un des enjeux
00:30:48de cette campagne électorale
00:30:50le service public
00:30:51comment il va traiter
00:30:52par exemple
00:30:53il y a une phrase
00:30:53qui m'amuse toujours
00:30:54que j'entends souvent
00:30:55ça fait le jeu
00:30:56du rassemblement national
00:30:57disent des éditorialistes
00:30:58mais ça veut dire quoi
00:30:58cette phrase
00:30:59c'est-à-dire que
00:31:00vous faites le jeu
00:31:01du rassemblement national
00:31:02c'est assez amusant
00:31:03c'est déjà une prise
00:31:05si ça fait le jeu
00:31:07ça veut dire qu'ils ont raison
00:31:08je comprends bien
00:31:09quand vous faites le jeu
00:31:11de quelqu'un
00:31:11en disant quelque chose
00:31:12eux ils font le jeu
00:31:12de la reine
00:31:13si on prend l'expression
00:31:14en faisant une question
00:31:14je pense que
00:31:16tous les journalistes
00:31:17effectivement
00:31:18tout ce qu'ils font
00:31:19contre le RN
00:31:20est contre productif
00:31:21ça c'est ma conviction
00:31:22depuis bien longtemps
00:31:23écoutez Jordan Bardella
00:31:25hier
00:31:25je suis extrêmement
00:31:28étonné
00:31:29que
00:31:31le service public
00:31:33donne du crédit
00:31:35aux arguments
00:31:38complètement loufoques
00:31:40d'un monsieur
00:31:42qui
00:31:42lorsqu'il prend la parole
00:31:43sur une scène
00:31:44aux Etats-Unis
00:31:45fait des saluts nazis
00:31:47je m'étonne
00:31:48que
00:31:48ce monsieur
00:31:50soit un interlocuteur
00:31:51crédible
00:31:51pour
00:31:53complément d'enquête
00:31:54puisque c'est
00:31:56l'émission
00:31:57complément d'enquête
00:31:57qui a
00:31:58donné la parole
00:31:59à monsieur Bannon
00:32:00je m'étonne
00:32:03de ces pratiques
00:32:03qui
00:32:04je crois
00:32:05renforcent
00:32:07les doutes
00:32:08que peuvent exprimer
00:32:09les français
00:32:09quant à la partialité
00:32:10du service public
00:32:11et notamment
00:32:12de complément d'enquête
00:32:13peut-être en 2026
00:32:14faudrait-il souhaiter
00:32:15un complément d'enquête
00:32:16sur les méthodes
00:32:17de complément d'enquête
00:32:18et quant à monsieur Bannon
00:32:20on parlait tout à l'heure
00:32:23de la doctrine Monroe
00:32:24lui c'est plutôt
00:32:24la doctrine Poivreau
00:32:25donc là ça a été clair
00:32:28et puis il a répondu
00:32:29également à Mediapart
00:32:30il y avait une jeune femme
00:32:31qui était là
00:32:31qui lui a demandé
00:32:32est-ce que vous avez
00:32:32l'étoffe
00:32:33c'est assez drôle
00:32:34d'ailleurs
00:32:35comme question
00:32:35est-ce que vous avez
00:32:36l'étoffe
00:32:37c'est le genre de question
00:32:37qu'on ne pose pas
00:32:38par exemple à monsieur Glucksmann
00:32:39on ne lui demande pas
00:32:40s'il a l'étoffe
00:32:41et là encore
00:32:42je pense que c'est
00:32:43contre-productif
00:32:44parce que ça agace
00:32:45évidemment le public
00:32:46il décode
00:32:46il est intelligent
00:32:47le public
00:32:48écoutez cet échange
00:32:50est-ce que vous avez
00:32:52l'étoffe
00:32:52vous
00:32:52monsieur Jordan Berdella
00:32:54pour 2027
00:32:55madame
00:32:59pardon mais
00:33:00ça c'est les français
00:33:02qui jugeront
00:33:03qui a l'étoffe
00:33:03d'être premier ministre
00:33:05qui a l'étoffe
00:33:06d'être maire
00:33:07qui a l'étoffe
00:33:07d'être parlementaire
00:33:08qui a l'étoffe
00:33:09d'être présidente
00:33:09de la république
00:33:10ça c'est les
00:33:10vous voyez ça c'est
00:33:11les français qui jugeront
00:33:12mais je m'étonne
00:33:15effectivement de voir
00:33:16un certain nombre
00:33:16de responsables politiques
00:33:19faire comme s'ils
00:33:20n'avaient aucune
00:33:21responsabilité
00:33:22dans la situation
00:33:23actuelle
00:33:23et je pense que
00:33:25les français jugeront
00:33:26très sévèrement
00:33:27ce qui relève
00:33:28me concernant
00:33:29bien souvent
00:33:29d'un mépris de classe
00:33:30et d'un mépris social
00:33:31vous voyez de la part
00:33:33de gens qui considèrent
00:33:33que parce qu'on n'a pas
00:33:34fait les grandes écoles
00:33:35on ne devrait pas pouvoir
00:33:37exercer des responsabilités
00:33:38ou être à la tête
00:33:39d'un gouvernement
00:33:40il y a beaucoup de français
00:33:42dans notre pays
00:33:43qui n'ont pas fait l'ENA
00:33:44et qui ont réussi
00:33:47vous voyez qui sont peut-être
00:33:49de grands journalistes
00:33:50qui sont de grands chefs
00:33:51d'entreprise
00:33:52qui sont des gens
00:33:56qui ont réussi
00:33:56et qui n'ont pas fait l'ENA
00:33:57bon
00:33:58le moins qu'on puisse dire
00:34:01et qu'encore une fois
00:34:01le bilan des gens
00:34:02qui se sont partagés
00:34:03le pouvoir depuis 30 ans
00:34:04n'est pas fameux
00:34:04donc ce sont les français
00:34:06qui jugeront
00:34:06ce qui est amusant
00:34:07dans l'espace médiatique
00:34:08c'est que
00:34:10quand Marine Le Pen
00:34:10était en première position
00:34:12tout l'espace médiatique
00:34:13construisait un récit
00:34:14autour de Bardella
00:34:15pour dire qu'il était
00:34:16plutôt plus intéressant
00:34:17plutôt plus libéral
00:34:19plutôt moins sectaire
00:34:21ou moins à droite
00:34:22etc
00:34:22et depuis que
00:34:24Jordan Bardella
00:34:25est en pôle position
00:34:26cet même espace médiatique
00:34:28a construit
00:34:29un récit
00:34:29complètement différent
00:34:30pour dire qu'il est
00:34:31trop jeune
00:34:32et incompétent
00:34:32ça m'amuse beaucoup
00:34:35parce qu'avant
00:34:35il y avait une volonté
00:34:36de mettre
00:34:37entre Marine Le Pen
00:34:38et Jordan Bardella
00:34:39la division
00:34:40de l'instaurer
00:34:42d'une certaine manière
00:34:43et aujourd'hui
00:34:43c'est Bardella
00:34:45qui est la cible
00:34:46il y a une autre réponse
00:34:47qui a attiré mon attention
00:34:48hier
00:34:48toujours à la journaliste
00:34:49de Mediapart
00:34:50il répond à Mediapart
00:34:52en disant
00:34:52qu'Edoui Plenel
00:34:53en rappelant
00:34:54qu'Edoui Plenel
00:34:54en 1972
00:34:55a signé le texte
00:34:56qu'on l'en connaît
00:34:57sur le tembre noir
00:34:58etc
00:34:58et l'affaire Baudis
00:35:00qui rappelle un peu
00:35:01le pédigré de Mediapart
00:35:02qui a aussi
00:35:03employé Guillaume Meurice
00:35:04qui a travaillé
00:35:04à la main d'ordre
00:35:05de données etc
00:35:06alors là je suis tombé
00:35:07sur l'automite
00:35:07d'un journaliste
00:35:08de Mediapart
00:35:08qui explique
00:35:09qu'Edoui Plenel
00:35:10d'une part
00:35:10n'est plus le président
00:35:11de Mediapart
00:35:11ce qui est vrai
00:35:12de 2024
00:35:12et surtout
00:35:13qu'il est revenu
00:35:14sur ses déclarations
00:35:14et que finalement
00:35:15ce serait oublié
00:35:15mais c'est drôle
00:35:16parce que quand c'est le RN
00:35:17on va toujours
00:35:18leur chercher
00:35:18leurs origines
00:35:19de la fondation
00:35:20du parti
00:35:20et pour Mediapart
00:35:22en revanche
00:35:22il faudrait passer
00:35:23vite à autre chose
00:35:23vous voyez
00:35:23ce deux points de mesure
00:35:24je trouve que c'est sidérant
00:35:25Edoui Plenel
00:35:26c'est Tartuffe
00:35:27c'est notre Tartuffe
00:35:28nationale
00:35:28voilà
00:35:29et ce qu'il ne devrait
00:35:31même plus avoir
00:35:32le droit de citer
00:35:33après la manière
00:35:35dont ils sont comportés
00:35:36journalistiquement
00:35:36et je pense notamment
00:35:37à l'affaire Baudis
00:35:38et d'autres affaires
00:35:39malgré cela
00:35:40il bénit
00:35:40comment ?
00:35:41oui plein d'autres affaires
00:35:41le faux financement
00:35:43de Pierre Moroy
00:35:44découvert
00:35:44une page entière
00:35:45dans le monde
00:35:45sur les traces
00:35:47de Christophe Colomb
00:35:47vu par Edoui Plenel
00:35:49et il bénit
00:35:49c'est le privilège rouge
00:35:51qu'est-ce que vous voulez
00:35:52c'est le privilège
00:35:53bon
00:35:54et alors hier
00:35:55on l'a écouté
00:35:56on va le réécouter de nouveau
00:35:56François Hollande
00:35:57qui a eu un quinquennat
00:35:59tellement brillant
00:36:00qu'il n'a pas pu se représenter
00:36:01quand même formidable
00:36:03et bien malgré ça
00:36:04donc
00:36:04c'est un incompétent
00:36:06au moins dans ce quinquennat
00:36:07lui-même a jugé
00:36:08qu'il était incompétent
00:36:09puisqu'il ne s'est pas représenté
00:36:10c'est lui-même
00:36:11bon
00:36:12et bien malgré ça
00:36:13il trouve que M. Bardella
00:36:14qui lui n'a pas été au pouvoir
00:36:15est incompétent
00:36:16magnifique
00:36:17écoutez François Hollande
00:36:18il y a une forme
00:36:20de dépolitisation
00:36:21ce que j'appellerais
00:36:22l'indifférence
00:36:23qui s'est produite
00:36:23pour beaucoup des acteurs
00:36:25du rassemblement national
00:36:27ou ceux qui regardent
00:36:29Jordan Bardella
00:36:30avec une relative faveur
00:36:33ignorent même l'histoire
00:36:35du rassemblement national
00:36:36ignorent les thèses
00:36:37du rassemblement national
00:36:38le trouve
00:36:39plus jeune
00:36:40encore que celui
00:36:41qui est aujourd'hui au pouvoir
00:36:42plus sympathique
00:36:43plus ouvert
00:36:44alors que
00:36:45son incompétence
00:36:46est assez reconnue
00:36:47que son ignorance
00:36:49de la réalité des français
00:36:50est aussi
00:36:51grande que celle
00:36:52d'Emmanuel Macron
00:36:53en 2017
00:36:55son incompétence
00:36:56est assez reconnue
00:36:57mais elle est moins reconnue
00:36:58que celle de François Hollande
00:36:59ou plus ?
00:37:00reconnue par qui ?
00:37:01et reconnue par qui ?
00:37:02par François Hollande
00:37:03et ses amis ?
00:37:04oui mais c'est toujours
00:37:04vous savez même dans les papiers
00:37:05il y a toujours
00:37:06un tel classé à l'extrême droite
00:37:07j'aimerais bien savoir
00:37:08qui est le classeur en fait
00:37:09mais vraiment tout le temps
00:37:10c'est classé
00:37:10étiqueté à
00:37:11il est dit ceci
00:37:13mais par qui ?
00:37:14on ne sait jamais
00:37:14mais surtout dans la phrase
00:37:15de François Hollande
00:37:16si je puis me permettre
00:37:17c'est vraiment
00:37:17il y a tout
00:37:19tout dans la même phrase
00:37:20c'est à dire qu'il s'est dit
00:37:21elle attire tous les réflexes
00:37:22d'un coup
00:37:22c'est à dire qu'au début
00:37:24c'est ceux qui trouvent
00:37:25sympathique Jordan Bardella
00:37:27ignore l'histoire du parti
00:37:28on fait l'histoire
00:37:29l'histoire du PS
00:37:30serait intéressant aussi
00:37:32mais ça
00:37:32on n'y a jamais droit
00:37:33donc l'histoire
00:37:34ensuite les thèses
00:37:35c'est plus l'histoire
00:37:35c'est les thèses
00:37:36du Rassemblement National
00:37:37et à la fin
00:37:37il est incompétent
00:37:38il faut choisir au bout d'un moment
00:37:40parce que soit
00:37:41il y a une histoire
00:37:41et des thèses
00:37:42qui sont inquiétantes
00:37:43soit il y a une incompétence
00:37:44et donc il n'y a pas de thèse solide
00:37:46bon voilà
00:37:47on sent une phrase de réflexe
00:37:48Olivier Delagarde
00:37:51au moment
00:37:51alors ça remonte un peu loin
00:37:53mais au moment
00:37:54de l'élection de Ronald Reagan
00:37:55la même presse disait
00:37:56mais vous vous rendez compte
00:37:57cet acteur de série B
00:37:59c'est un incompétent
00:38:01c'est un incapable
00:38:02et puis finalement
00:38:0340 ans plus tard
00:38:04on dit que c'était
00:38:05un des plus grands
00:38:05présidents américains
00:38:06ce que j'aime dans cette intervention
00:38:07c'est qu'il arrive en même temps
00:38:09là pour le coup chapeau
00:38:10à tacler Emmanuel Macron
00:38:12parce qu'il parle évidemment
00:38:13de la jeunesse
00:38:14bien sûr
00:38:14de l'incompétence
00:38:15de tout
00:38:16de la dépolitisation
00:38:17et de Raphaël Luxman
00:38:18il y a un double message
00:38:20qui est peut-être même triple
00:38:21hier je lui ai proposé
00:38:24de venir à François Hollande
00:38:25mais il ne viendra jamais
00:38:26c'est dommage
00:38:27parce que
00:38:28ça serait intéressant
00:38:29avec Charlotte Dandela
00:38:31j'aimerais beaucoup
00:38:31que François Hollande
00:38:32donne sa définition
00:38:33de la notion d'extrême droite
00:38:34le seul critère
00:38:35qui est systématiquement retenu
00:38:36c'est celui de la préférence nationale
00:38:37préférence nationale
00:38:38que les socialistes
00:38:39défendaient sous la 3ème
00:38:40et la 4ème république
00:38:40mais ils sont oubliés
00:38:41de cette histoire là
00:38:42et ils se servent
00:38:43d'une notion
00:38:44qui ne sert pas à décrire
00:38:45mais qui sert uniquement à décrire
00:38:46et c'est vrai que
00:38:47la manière dont les journalistes
00:38:48parlent aux représentants
00:38:51du Front National
00:38:51alors je ne vais pas citer
00:38:53le présentateur
00:38:54mais manifestement
00:38:54Jean-Philippe Tanguy
00:38:55ce matin était interrogé
00:38:56et il y a beaucoup de gens
00:38:58qui ont été surpris
00:38:59par le ton
00:39:00de l'interview
00:39:01sur une radio
00:39:02concurrente
00:39:03de celui
00:39:03qui l'interrogeait
00:39:04bon
00:39:05c'est ainsi
00:39:06mais on le sait
00:39:07l'important
00:39:07pour les journalistes
00:39:09comprenez bien cela
00:39:10l'important
00:39:11pour les journalistes
00:39:12c'est de montrer
00:39:13à toute leur communauté
00:39:15de journalistes
00:39:15mais aussi des artistes
00:39:16des essayistes
00:39:17des romanciers
00:39:18de l'espace médiatique
00:39:19je ne mange pas
00:39:20de ce pain là
00:39:21je me bats
00:39:24je me bats
00:39:26je suis un résistant
00:39:27ils ne se battent pas
00:39:28donc quand
00:39:28j'accueille
00:39:30un représentant
00:39:31du Rassemblement National
00:39:32je suis une sorte
00:39:33de Jean Moulin
00:39:34du micro
00:39:35voilà
00:39:35c'est ça leur état d'esprit
00:39:37exactement
00:39:38ils sont
00:39:39tellement stupides
00:39:40ils sont tellement stupides
00:39:42qu'ils n'ont pas
00:39:43toujours pas compris
00:39:44depuis des décennies
00:39:45que le meilleur moyen
00:39:47de mettre en difficulté
00:39:48s'ils voulaient mettre en difficulté
00:39:49le Rassemblement National
00:39:50c'est de l'interroger
00:39:50comme les autres partis
00:39:51et il y en a qu'une
00:39:52qui fait ça très bien
00:39:53vous savez qui fait ça très bien
00:39:54elle a compris
00:39:55c'est Léa
00:39:55Léa Salamé
00:39:57c'est vrai
00:39:57elle interroge aujourd'hui
00:39:59elle est neutre
00:40:00c'est juste
00:40:00elle a une neutralité volontaire
00:40:01en plus
00:40:02et elle ne
00:40:03et elle ne fait pas
00:40:04elle ne joue pas
00:40:05au plus malin
00:40:06voilà
00:40:06à la plus maline
00:40:07mais bon
00:40:08je pense que c'est en plus
00:40:09contre-productif
00:40:10mais bon
00:40:10c'est pas grave
00:40:11c'est que le drame
00:40:11de ces milieux
00:40:13qui font l'opinion
00:40:14était l'idéologie
00:40:15mais ils ne font pas l'opinion
00:40:16mais ils ne font pas l'opinion
00:40:17de rien du tout
00:40:18ça fait 50 ans
00:40:18qu'ils ont aimé
00:40:19vous avez vu où on en est
00:40:20ils ont bien réussi
00:40:21moi je trouve
00:40:22mais ils font l'opinion de quoi ?
00:40:24ils font l'opinion
00:40:24ça ne marche pas ?
00:40:25si
00:40:26quand vous êtes
00:40:27à la tête de toutes les institutions
00:40:28que vous avez
00:40:29la main sur les programmes
00:40:30de l'éducation nationale
00:40:32si si
00:40:32ils ont bien réussi
00:40:33c'est ce que ça met
00:40:35en une phrase
00:40:35c'est ce que ça met
00:40:36aussi à très bien décrit
00:40:37c'est qu'on fait primer
00:40:38la rationalité sociale
00:40:39sur la rationalité épistémique
00:40:41c'est-à-dire que
00:40:41le candidaton
00:40:42la réputation
00:40:43de son propre milieu
00:40:43prime la vérité elle-même
00:40:44et le réel
00:40:45The Economist
00:40:46se paye Emmanuel Macron
00:40:48le titre du dernier éditorial
00:40:49du journal The Economist
00:40:50critique vigoureusement
00:40:51la situation politique
00:40:52et financière de la France
00:40:52alors ce qui est terrible
00:40:53c'est que plus tu avances
00:40:54plus le déni est grand
00:40:55ce qui est normal d'ailleurs
00:40:56là tu es à un niveau
00:40:57de déni de la présidence
00:40:59aujourd'hui
00:40:59qui est
00:41:01alors ça s'appelle
00:41:02Anne Hunter Merchaud
00:41:03un veritas spectacle
00:41:04de merde
00:41:05donc c'est les économistes
00:41:06c'est pas moi
00:41:07c'est pas
00:41:08non mais c'est pas nous
00:41:09bon
00:41:09Emmanuel Macron
00:41:10est un canard boiteux
00:41:11chez lui
00:41:12vu favorablement
00:41:12par moins de 20%
00:41:13des français
00:41:14sur l'approche hautaine
00:41:14et distante
00:41:15à précipiter le pays
00:41:16dans l'ornière
00:41:16Emmanuel Macron
00:41:17a bêtement choisi
00:41:18de convoquer
00:41:18des élections législatives
00:41:20après les européennes
00:41:21bon
00:41:21ça est juste
00:41:22alors après
00:41:22il faut quand même
00:41:23préciser
00:41:23que dans le même édito
00:41:24on en reprend pour son grade
00:41:26la gauche
00:41:26la droite
00:41:27la LFI
00:41:28moi ce qui m'a intéressé
00:41:30et en préparant ce matin
00:41:31un papier sur ce sujet
00:41:32c'est un peu comme
00:41:33le syndrome du livre
00:41:34Néron à l'Elysée
00:41:35dont vous avez parlé
00:41:35c'est que The Economist
00:41:36en 2017
00:41:37elle fait une une
00:41:38avec Emmanuel Macron
00:41:39qui marchait sur l'eau
00:41:40et en disant
00:41:41le sauveur de l'Europe
00:41:42et voilà
00:41:438 ans plus tard
00:41:43il y a des éditos
00:41:44on nous parle de ce spectacle
00:41:45de merde
00:41:46mais non mais Thomas
00:41:48il a incarné
00:41:49Emmanuel Macron
00:41:50un espoir
00:41:51et c'est pour ça
00:41:51que le gâchis
00:41:52d'abord beaucoup de gens
00:41:53ont le sentiment
00:41:54que c'est un gâchis
00:41:55parce que les choses
00:41:56auraient pu être différentes
00:41:57bon après voilà
00:41:58ça c'est le sort
00:42:01pardonnez-moi
00:42:02mais c'est des gens
00:42:03qui n'ont même pas lu son livre
00:42:05qui ne l'ont pas écouté
00:42:07son livre était vraiment
00:42:09d'un vide
00:42:10oui mais au delà du vide
00:42:12il y a
00:42:13en fait
00:42:13non mais
00:42:15il y avait un espoir
00:42:18de réformer
00:42:19par exemple l'idée
00:42:20qu'avait eu Giscard d'ailleurs
00:42:22de rassembler tous les camps
00:42:23et de faire
00:42:23deux français sur trois
00:42:25et de prendre à droite
00:42:26et à gauche les meilleurs
00:42:27n'est pas une sotte idée
00:42:28en soi
00:42:29c'était pas une sotte idée
00:42:31oui
00:42:32maintenant
00:42:32il lui fallut un peu
00:42:34de conviction
00:42:35il lui fallut un peu
00:42:36de détermination
00:42:37il lui fallut un peu
00:42:38de volonté
00:42:39et manifestement
00:42:40elle n'était pas au rendez-vous
00:42:42il faut en France
00:42:42qu'on arrête avec cette manie
00:42:44de rechercher en permanence
00:42:45avec une lanterne
00:42:46l'homme providentiel
00:42:47mais pourquoi ?
00:42:48pourquoi ?
00:42:48ça existe les hommes providentiels
00:42:49c'est un vrai problème en France
00:42:51bah oui mais c'est un vrai problème
00:42:52mais il ne faut chercher
00:42:53parce qu'à pour
00:42:53cet homme providentiel
00:42:54on n'accepte pas
00:42:55qu'il y ait des personnes
00:42:56remarquables
00:42:57qui puissent accéder
00:42:58et des remarquables
00:42:59ministres de l'éducation nationale
00:43:00des ministres du travail
00:43:01etc
00:43:02et c'est pour ça
00:43:02qu'aujourd'hui après
00:43:03on se retourne
00:43:04et on se dit
00:43:04bah tiens
00:43:04il n'y a plus de personnel
00:43:05politique comme avant
00:43:06bah oui
00:43:06bon
00:43:06en tout cas l'homme providentiel
00:43:08il est arrivé une fois
00:43:09en 40
00:43:10et ça nous a bien rendu service
00:43:11et puis il est revenu en 58
00:43:12ça nous a doublement rendu service
00:43:14Sarah Knafo
00:43:16ça sera peut-être
00:43:16la femme providentielle
00:43:17lancera sa campagne
00:43:18pour les municipales
00:43:19elle était hier
00:43:20dans le 8ème arrondissement
00:43:23de Paris
00:43:24et je vous propose
00:43:24d'écouter
00:43:25qui était présent
00:43:28Maxime
00:43:29Maxime Leguay
00:43:31hier soir
00:43:31je ne souhaite pas simplement
00:43:34devenir la nouvelle maire de Paris
00:43:35je veux changer le système
00:43:37voilà les mots
00:43:38et le message
00:43:39de Sarah Knafo
00:43:40pour son premier meeting
00:43:41de campagne
00:43:42ici au Salon Roche
00:43:43dans le 8ème arrondissement
00:43:45et devant
00:43:45près d'un millier de Parisiens
00:43:47avec un slogan
00:43:48et un mantra répété
00:43:50à plusieurs reprises
00:43:51faire à nouveau de Paris
00:43:53une ville heureuse
00:43:54pour cela
00:43:54la candidate de reconquête
00:43:56souhaite s'attaquer
00:43:57aux questions d'insécurité
00:43:59les voyous
00:43:59n'auront plus leur place
00:44:00dans les rues parisiennes
00:44:02a-t-elle lâché
00:44:03devant une foule conquise
00:44:04un changement
00:44:04qui passe aussi
00:44:05par une nouvelle doctrine économique
00:44:07fini les gabegis
00:44:09et le gaspillage
00:44:10de l'argent public
00:44:11voilà la ligne
00:44:11de Sarah Knafo
00:44:13nous avons
00:44:13le meilleur programme
00:44:15et la meilleure équipe
00:44:16pour créer
00:44:16le nouvel âge d'or
00:44:18de Paris
00:44:19à Scandé
00:44:20celle qui est créditée
00:44:21de près de 10%
00:44:22d'intention de vote
00:44:23dans les derniers sondages
00:44:24justement
00:44:25le programme
00:44:26et son entièreté
00:44:27elle l'a promis
00:44:27Sarah Knafo
00:44:28il sera dévoilé
00:44:29dans les prochains jours
00:44:30à venir
00:44:31Sarah Knafo
00:44:33donc
00:44:34Rachida Dati
00:44:35était là ce matin
00:44:36il y aura
00:44:36non pas la division
00:44:38à droite
00:44:38mais l'idée
00:44:39c'est quand même
00:44:39que ça puisse fonctionner
00:44:40non pas ensemble
00:44:41mais
00:44:42il y a 4 candidats
00:44:43à droite
00:44:43jamais les sondages
00:44:45n'ont donné la droite
00:44:45en avance
00:44:47mais malheureusement
00:44:47ils sont 4
00:44:47mais Bourg-Nazel
00:44:48vous le mettez à droite
00:44:49oui
00:44:49quand même
00:44:50il est
00:44:50on dit
00:44:51il est
00:44:52il est
00:44:52on dit
00:44:53l'essence et l'horizon
00:44:54il est plutôt à droite
00:44:54écoutez
00:44:56c'est une drôle de droite
00:44:57en tout cas
00:44:57si Bourg-Nazel
00:44:58est à droite
00:44:59je le considère
00:44:59quand même
00:45:00les candidats
00:45:00qui ne sont pas
00:45:01il pourrait rallier
00:45:02paraît-il
00:45:03Emmanuel Grégoire
00:45:04il va se rallier
00:45:05au plus haut
00:45:05je ne pense pas
00:45:06qu'il ralliera
00:45:07que ce soit
00:45:07bon
00:45:08en revanche
00:45:09celui qui rallie
00:45:09nos suffrages
00:45:10c'est Thomas Hill
00:45:11l'excellent
00:45:12Thomas Hill
00:45:13qui est là
00:45:14bonjour Pascal
00:45:14merci beaucoup
00:45:15bravo pour vos audiences
00:45:16bravo pour vos audiences
00:45:18chers camarades
00:45:19bravo pour vos audiences
00:45:20vous en êtes un autre
00:45:21on a une galette
00:45:22pour fêter ça
00:45:23tout à l'heure
00:45:23vous savez
00:45:23c'est la galette
00:45:25de roi
00:45:26vous préférez
00:45:27Frangipane
00:45:27ou Brilleux
00:45:28Frangipane
00:45:29il n'y a pas
00:45:30de discussion possible
00:45:31c'est inenvisageable
00:45:32Frangipane
00:45:33c'est une tuerie
00:45:35la Frangipane
00:45:36mais il ne faut pas
00:45:36en manger trop
00:45:37parce que c'est vraiment
00:45:37alors c'est un truc
00:45:38à calories
00:45:39et puis j'ai des vrais
00:45:40problèmes de digestion
00:45:41sur la Frangipane
00:45:42je vous en parlerai
00:45:42une autre fois
00:45:43si vous pouviez éviter cela
00:45:45est-ce que vous savez
00:45:45vous êtes pâtissier
00:45:47vous-même
00:45:47vous êtes capable
00:45:48de faire une Frangipane
00:45:49non c'est difficile
00:45:50parce qu'il faut savoir
00:45:51faire la pâte feuilletée
00:45:52alors sinon vous achetez
00:45:53votre pâte feuilletée
00:45:53oui mais la pâte feuilletée
00:45:55chaque fois que j'essayais
00:45:56c'était pas terrible
00:45:56vous ne savez pas faire
00:45:57la pâte feuilletée
00:45:58non c'est trop dur
00:46:00j'ai essayé même une fois
00:46:01de faire des croissants
00:46:02ça a été un fiasco
00:46:03des croissants ?
00:46:04vous faites des croissants
00:46:05chez vous ?
00:46:06oui j'ai tenté
00:46:07oui j'ai tenté
00:46:08c'est pendant le confinement
00:46:09j'avais du temps
00:46:09oui ça c'est bon
00:46:11la meilleure pâtissière
00:46:12de toute cette maison
00:46:13c'est quand même
00:46:13Charlotte Dornelas
00:46:14c'est vrai
00:46:15ah et on associe Anissa
00:46:16la voix d'Anissa
00:46:17la merveilleuse voix d'Anissa
00:46:19qu'on vient d'entendre
00:46:20et qu'on associe
00:46:21bon le programme en 10 secondes
00:46:23parce qu'on est en retard
00:46:23on sera avec
00:46:24Mathieu Delormeau
00:46:25Sarah Girodo
00:46:27ce matin
00:46:28et bien beau programme
00:46:299h52
00:46:30la pause
00:46:31à tout de suite
00:46:31il est 9h59
00:46:37dans une seconde
00:46:38Soumaïa Labidi
00:46:40va être avec nous
00:46:41on va recevoir tout à l'heure
00:46:42Philippe Chevalier
00:46:43que vous connaissez
00:46:44qui est un humoriste
00:46:45mais qui aujourd'hui
00:46:46propose un spectacle
00:46:47assez différent
00:46:48puisqu'on y parlera
00:46:49de Mozart
00:46:50au paradis
00:46:51après un texte
00:46:51de Fabrice Hadjaj
00:46:53et puis on va voir
00:46:54des images dans Paris
00:46:55et vous les voyez peut-être
00:46:56et vous les voyez
00:46:58sans doute
00:46:59parce qu'il est 9h59
00:47:00et on les verra
00:47:01à 10h
00:47:02sans doute
00:47:03ces images
00:47:04mais dans Paris
00:47:06les tracteurs sont arrivés
00:47:07il est 10h
00:47:08Sobeïa Labidi
00:47:08Bonjour Pascal
00:47:12et bonjour à tous
00:47:13on commence par ces images
00:47:15de face à face
00:47:15entre agriculteurs
00:47:16et forces de l'ordre
00:47:17sur le barrage
00:47:19de la 64
00:47:20en Haute-Garonne
00:47:21déblocage
00:47:22qui dure depuis
00:47:23un mois maintenant
00:47:23sur cet axe stratégique
00:47:26près de Toulouse
00:47:27et la tension
00:47:28est montée d'un cran
00:47:28ce matin
00:47:29avec la menace
00:47:30d'une évacuation
00:47:30par la police
00:47:31des paysans en colère
00:47:32pendant ce temps
00:47:33vous l'avez dit Pascal
00:47:34les tracteurs
00:47:35ont fait leur retour
00:47:36dans les rues
00:47:36de la capitale
00:47:37à quelques heures
00:47:39de l'ouverture du procès
00:47:41on appelle
00:47:41de Marine Le Pen
00:47:42réaction de Rachida Detti
00:47:43ce matin
00:47:44au micro de Sonia Mabrouk
00:47:45sur cette séquence
00:47:46à haut risque
00:47:46pour la chef de file du RN
00:47:48il ne faut pas
00:47:49instrumentaliser
00:47:50la justice
00:47:51à des fins politiques
00:47:52pour éliminer
00:47:52des candidats
00:47:53à une élection
00:47:54et notamment
00:47:55à l'élection suprême
00:47:56a déclaré
00:47:56la ministre de la Culture
00:47:58et candidate
00:47:58à la mairie de Paris
00:47:59après l'échec
00:48:01des discussions
00:48:02en fin d'année
00:48:03le vote d'une loi spéciale
00:48:04assurant la continuité
00:48:06de l'état
00:48:06le projet de budget
00:48:08de l'état
00:48:08pour 2026
00:48:09revient dans l'hémicycle
00:48:10de l'Assemblée nationale
00:48:12impôts sur le revenu
00:48:13taxation sur les entreprises
00:48:15et les ménages
00:48:16les plus riches
00:48:16baisse des dépenses
00:48:18les sources de désaccords
00:48:19sont nombreuses
00:48:20et faute de compromis
00:48:21le gouvernement
00:48:22n'exclut pas
00:48:23de recourir
00:48:23au 49-3
00:48:24recours
00:48:25qui fragiliserait
00:48:26encore plus
00:48:27la situation
00:48:28de Sébastien Lecornu
00:48:29et de ses ministres
00:48:31ils sont catégoriques
00:48:33les indépendantistes
00:48:34du FLNKS
00:48:35Front de Libération Nationale
00:48:37Canac et Socialiste
00:48:38ne se rendront pas
00:48:39à la Réunion
00:48:40sur l'avenir institutionnel
00:48:41de la Nouvelle-Calédonie
00:48:43organisée vendredi
00:48:44à l'Elysée
00:48:44par Emmanuel Macron
00:48:45Paris est sourd
00:48:47et ne connaît que
00:48:48le rapport de force
00:48:49c'est pour ça
00:48:50que nous n'irons pas
00:48:50à la Réunion
00:48:51a déclaré son président
00:48:53Christian Tain
00:48:53lors d'une conférence
00:48:54de presse à Nouméa
00:48:55on ne peut pas
00:48:56tout décider de Paris
00:48:58alors que les solutions
00:48:59on doit les trouver
00:49:00ici
00:49:00est-il conclu
00:49:01le procès
00:49:03pour apologie
00:49:04du terrorisme
00:49:05de l'Iranienne
00:49:05Madhies Ferrandiari
00:49:07qui pourrait être échangé
00:49:08contre Cécile Collère
00:49:09et Jacques Paris
00:49:10s'ouvre aujourd'hui
00:49:11au tribunal correctionnel
00:49:12de Paris
00:49:13l'activiste de 39 ans
00:49:15sera jugé
00:49:15avec 4 autres personnes
00:49:17dont les séistes
00:49:18extrémistes
00:49:18multicondamnés
00:49:19Alain Soral
00:49:20à la une
00:49:22de l'actualité internationale
00:49:23alors que les négociations
00:49:25entamées par les Américains
00:49:26s'enlisent
00:49:27la guerre se poursuit
00:49:28entre qui a fait
00:49:29Moscou
00:49:30au moins 4 morts
00:49:30et 6 blessés
00:49:31dans l'arrest de l'Ukraine
00:49:33près de Kharkiv
00:49:34suite à des frappes
00:49:35russes nocturnes
00:49:36c'est ce qu'indique ce matin
00:49:37le gouverneur régional
00:49:38sur le réseau social
00:49:40Telegram
00:49:41et puis on termine
00:49:42avec une saisie
00:49:43de cocaïne record
00:49:44de 10 tonnes
00:49:45dans l'Atlantique
00:49:46saisie effectuée
00:49:47par la police espagnole
00:49:49le 6 janvier dernier
00:49:50à 290 000
00:49:52mille noctiques
00:49:53au large des îles Canaries
00:49:54la drogue était impactée
00:49:56dans 294 balleaux
00:49:58cachés dans une cargaison
00:49:59de sel en vrac
00:50:00à bord du cargo
00:50:02United S
00:50:03en provenance du Brésil
00:50:04et à destination
00:50:05de la ville espagnole
00:50:06de Huelva
00:50:07Coussameia Labidi
00:50:09il est 10h03
00:50:10bonjour monsieur Chevalier
00:50:11bonjour monsieur Pro
00:50:13bonne année
00:50:13bonne année à vous aussi
00:50:15vous étiez hier soir
00:50:15avec monsieur De Verdière
00:50:17peut-être
00:50:18pour la revue de presse
00:50:19sur l'antenne de Paris
00:50:20première
00:50:21ce sont des concurrents
00:50:22mais néanmoins des amis
00:50:23et puis vous allez être
00:50:24Mozart au paradis
00:50:25collège des Bernardins
00:50:27Dieu préfère-t-il
00:50:28Mozart à Bach
00:50:29voilà une vraie question
00:50:30vous savez que
00:50:31les
00:50:31comment dire
00:50:32ceux qui
00:50:34alors
00:50:34je crois que
00:50:35Bach a beaucoup
00:50:36Bach a beaucoup fait pour Dieu
00:50:38avait dit je ne sais plus
00:50:39c'est ci orange je crois
00:50:40oui mais ceux
00:50:41qui connaissent particulièrement
00:50:42bien la musique classique
00:50:43ce qui n'est pas mon cas
00:50:44soulignent que Bach
00:50:47c'est quand même autre chose
00:50:48que Mozart
00:50:48souvent j'entends cela
00:50:49alors moi je suis un très mauvais critère
00:50:52pour vous répondre
00:50:52parce que je ne suis pas musicien
00:50:54j'aime évidemment la musique
00:50:55sinon je n'aurais pas accepté
00:50:56de jouer avec ce trio merveilleux
00:50:58qui est le trio Bagatelle
00:50:59avec un pianiste
00:51:01une violoncelliste
00:51:01et une violoniste
00:51:02c'est un spectacle
00:51:03qu'on a joué à Avignon
00:51:04l'année dernière
00:51:05enfin oui
00:51:06on peut dire l'année dernière
00:51:06maintenant
00:51:07parce que c'était l'été dernier
00:51:08et on le reprend dans ce cadre
00:51:09prestigieux
00:51:09qu'est le collège des Bernardins
00:51:11alors c'est un spectacle
00:51:12atypique
00:51:13comme disent
00:51:15comme disent les journalistes
00:51:17puisque
00:51:19c'est un mélange de théâtre
00:51:21et de musique
00:51:21alors je
00:51:22j'interprète
00:51:23je ne lis pas
00:51:25je récite
00:51:25enfin je joue
00:51:26j'essaye d'incarner
00:51:27le personnage
00:51:28qui a été
00:51:29qui est l'auteur du texte
00:51:32qui est le philosophe
00:51:33Fabrice Hadjadj
00:51:34qui est un fan de musique
00:51:35ce n'était pas vraiment ma question
00:51:36mais on en parlera tout à l'heure
00:51:37du spectacle
00:51:37ma question c'était
00:51:38Bach ou Mozart
00:51:39mais ce n'est pas grave
00:51:40vous êtes un peu homme politique
00:51:41ça ne me dérange pas du tout
00:51:41bon en revanche
00:51:42plus que l'actualité prime
00:51:44et je vous promets
00:51:44on parle tout à l'heure
00:51:45de ce spectacle
00:51:46l'actualité prime
00:51:47et l'actualité c'est
00:51:49de nouveau les tracteurs
00:51:50mais ce n'est pas
00:51:50les mêmes tracteurs
00:51:51si j'ai bien compris
00:51:51là ce n'est pas
00:51:52les tracteurs
00:51:53de la coordination rurale
00:51:55qui sont dans Paris
00:51:56ils sont devant
00:51:57l'Assemblée nationale
00:51:58ce qui ne pas
00:52:00voilà
00:52:00vous allez reconnaître
00:52:01l'Assemblée nationale
00:52:02on a vu des bottes de paille
00:52:03mais soyez certains
00:52:04qu'on est devant
00:52:05l'Assemblée nationale
00:52:06et il y a une prise de parole
00:52:07des prises de parole
00:52:08de syndicalistes
00:52:10et je vous propose
00:52:10de les écouter
00:52:11depuis des mois
00:52:14des années
00:52:15on se bat
00:52:16pour affirmer
00:52:17qu'aujourd'hui
00:52:18de travailler
00:52:19et de vivre
00:52:19de nos exploitations
00:52:20et bien c'est plus possible
00:52:21ça devient très très compliqué
00:52:23on voit
00:52:24et là depuis quelques temps
00:52:25tout s'est accéléré
00:52:27avec la signature
00:52:27du Mercosur
00:52:28qui a mis
00:52:29la petite goutte d'eau
00:52:30qui fait déborder le vase
00:52:31et aujourd'hui
00:52:32on se dit
00:52:32mais nous
00:52:33on nous impose
00:52:34des choses tellement draconiennes
00:52:35sur nos exploitations
00:52:36et on va les signer
00:52:37des traités
00:52:38et c'est pour ça
00:52:39qu'on est venu affirmer
00:52:40ici devant l'Assemblée
00:52:41qu'il nous faut des réponses
00:52:43rapides
00:52:44c'est à dire
00:52:45aujourd'hui
00:52:46demain ou après-demain
00:52:46mais tant qu'on n'aura pas
00:52:48toutes ces réponses là
00:52:49on ne bougera pas d'ici
00:52:50le président de la République
00:52:51qui a donné son go
00:52:53alors il a dit
00:52:54qu'il était contre
00:52:55et qu'il ne s'est pas fait respecter
00:52:57sur la place européenne
00:52:59il est échec et mat
00:53:01la France est affaiblie
00:53:03et la présidente
00:53:05Ursula von der Leyen
00:53:06va samedi
00:53:06aller signer
00:53:07ce traité de Mercosur
00:53:08ça veut dire
00:53:09qu'on va laisser rentrer
00:53:10en France
00:53:12en Europe
00:53:13ce qu'on ne veut pas
00:53:14ce qu'on nous interdit
00:53:16dans nos champs
00:53:16ce qu'on ne veut pas
00:53:17dans nos assiettes
00:53:19c'est juste
00:53:19impossible
00:53:21Kim Lefloc
00:53:22on a eu tous débat
00:53:23la semaine dernière
00:53:24ce sont les mêmes
00:53:25paroles
00:53:27c'est ce qui arrive
00:53:28quand on laisse mourir
00:53:29ceux qui nous nourrissent
00:53:30c'est ce qui arrive
00:53:30quand on vend la découpe
00:53:31sa souveraineté
00:53:32c'est ce qui arrive
00:53:33quand on cesse d'être un Etat
00:53:34pour devenir un Etat membre
00:53:36ça fait des décennies
00:53:37que des personnalités
00:53:37ont alerté
00:53:38je pense à Marie-France Garraud
00:53:39à Jean-Pierre Chevènement
00:53:40à Philippe Devilliers
00:53:41à Philippe Séguin
00:53:42ces gens-là
00:53:42n'ont pas été écoutés
00:53:43par les présidents successifs
00:53:44et le résultat
00:53:44on l'a dans les rues de Paris
00:53:45ce matin
00:53:45j'ai voulu faire une quiche
00:53:47hier soir
00:53:48et vous savez quoi ?
00:53:50l'art de la croche
00:53:51il n'y a plus d'eux
00:53:51vous ne trouvez plus d'eux
00:53:52vous ne trouvez plus d'eux
00:53:54allez faire vos courses
00:53:56vous ne trouvez plus d'eux
00:53:57et vous savez la réponse
00:53:58parce que j'ai regardé
00:53:59parce que je me suis dit
00:53:59pourquoi est-ce qu'on ne trouve plus d'eux
00:54:01et en effet
00:54:02Madame Genevard
00:54:03a reconnu
00:54:04là hier
00:54:05qu'il n'y avait plus d'eux
00:54:06pourquoi ?
00:54:07parce que c'est trop compliqué
00:54:08aujourd'hui
00:54:09tenez-vous bien
00:54:10de construire des poulaillers
00:54:12parce que les normes
00:54:13pour construire un poulailler
00:54:14sont telles
00:54:15qu'aujourd'hui
00:54:16les gens préfèrent
00:54:17ne pas construire des poulaillers
00:54:18donc il n'y a plus d'eux
00:54:19mais je vous vois goguenard
00:54:20Pascal
00:54:20mais c'est un vrai problème
00:54:21je ne suis pas goguenard
00:54:21vous ne savez même pas
00:54:22qu'il y avait des oeufs dans les quiches
00:54:23et je n'imagine même pas
00:54:25qu'il y avait des oeufs
00:54:26soi-même
00:54:26donc
00:54:27pardonnez-moi
00:54:28mais vous faites vos quiches vous-même
00:54:30vous ne savez même pas
00:54:31qu'il y avait des oeufs dans les quiches
00:54:32on peut s'arrêter là
00:54:33non mais moi
00:54:34franchement
00:54:35n'allez pas sur ce
00:54:36je ne sais même pas cuire des pâtes
00:54:37donc n'allez pas sur ce terrain-là
00:54:39mais vous faites vos quiches
00:54:42mais pourquoi vous n'achetez pas
00:54:43une quiche toute faite
00:54:44est-ce que c'est bien meilleur ?
00:54:45c'est moins bien
00:54:45c'est moins bien
00:54:46c'est vraiment moins bien
00:54:47mais Olivier le sait
00:54:48il n'y a plus d'eux
00:54:48Olivier vous savez
00:54:49vous avez cuisiné vous
00:54:51alors je vais vous expliquer
00:54:52comment on fait une quiche
00:54:53oui non
00:54:53on ne va pas
00:54:54bon mais ce que vous dites
00:54:56alors
00:54:56non mais faites attention
00:54:57à ce que vous dites
00:54:58parce que je voudrais vraiment vérifier
00:54:59je demande à Marine Lançon
00:55:00est-ce qu'on peut vérifier
00:55:01mais oui
00:55:01il y a raison
00:55:02il y a une pénurie d'eux
00:55:04il y a une pénurie d'eux
00:55:05c'est vrai me dit Marine
00:55:06il y a une pénurie d'eux
00:55:07et Marine a raison
00:55:08il y a une pénurie d'eux
00:55:09voilà
00:55:09et Emmanuel Ducrot
00:55:11a fait sa chronique dessus
00:55:12sur Europe 1 ce matin
00:55:13voilà
00:55:14on en consomme plus
00:55:17me dit Marine Lançon
00:55:17oui on en consomme plus
00:55:18on en consomme plus
00:55:19on mange moins de viande
00:55:20je souligne
00:55:21de toute façon les oeufs
00:55:22j'imagine
00:55:22il n'y a pas que des poulaillers
00:55:23la réponse qui peut être fait
00:55:25parce que les poules
00:55:25ponds généralement
00:55:26oui mais j'imagine
00:55:27c'est fait de manière
00:55:28un peu industrielle quand même
00:55:29les oeufs ?
00:55:31non par les oeufs
00:55:32le poulailler
00:55:33vous n'allez pas chercher
00:55:35vos oeufs
00:55:36dans un poulailler
00:55:37chaque matin
00:55:37ça dépend
00:55:38j'imagine que c'est fait
00:55:40à grande échelle
00:55:41il y a des chaussons
00:55:42il y a les deux
00:55:43mais c'est franc-feu
00:55:44j'en sais rien
00:55:46oui je pense pas
00:55:48qu'effectivement
00:55:49il y a une dame
00:55:49qui vient le matin
00:55:50chercher les oeufs
00:55:51dans le poulailler
00:55:51pour les vendre
00:55:51je reviens à ce qui vient
00:55:54d'être dit
00:55:54il est significatif
00:55:55que sur des oeufs
00:55:56on n'arrive pas
00:55:56à trouver des oeufs
00:55:57c'est le problème
00:55:57de la surtransposition
00:55:58normative
00:55:59Gabriel Attal
00:55:59avait fait des promesses
00:56:00très fortes là-dessus
00:56:01il y a deux ans
00:56:01le fait est qu'elles n'ont pas
00:56:02Joseph
00:56:03une filière
00:56:03je vous aurai des oeufs
00:56:04bon écoutez
00:56:05en tout cas
00:56:06si vous voulez inviter
00:56:07ce soir
00:56:07chez vous à dîner
00:56:08Joseph Passez-Caron
00:56:09vous savez quoi lui faire
00:56:11pour lui faire plaisir
00:56:12une quiche
00:56:13le racisme anti-blanc
00:56:15avec Assa Traoré
00:56:16un débat était organisé
00:56:17à l'initiative
00:56:18de la France Insoumise
00:56:18à l'Assemblée Nationale
00:56:19jeudi dernier
00:56:20alors ça s'est passé
00:56:20complètement sous les radars
00:56:22comme toujours d'ailleurs
00:56:23face aux violences
00:56:24de la police
00:56:24et de la gendarmerie
00:56:25comment faire respecter
00:56:26la déontologie
00:56:27ça ça se passe
00:56:28à l'Assemblée Nationale
00:56:29personne n'ose en parler
00:56:30bon
00:56:30parmi les personnes invitées
00:56:32Assa Traoré
00:56:33la sœur d'Adama Traoré
00:56:34mort en juillet 2016
00:56:37sachant que
00:56:38les trois gendarmes
00:56:39impliqués dans cette affaire
00:56:40avaient obtenu
00:56:40un non-lieu
00:56:42confirmé en appel
00:56:43donc pour madame
00:56:44Assa Traoré
00:56:45quoi qu'il arrive
00:56:46si les gendarmes
00:56:47ne sont pas condamnés
00:56:49c'est du racisme
00:56:51donc il y a eu
00:56:52plusieurs non-lieux
00:56:55il y a eu peu
00:56:55ça a été confirmé en appel
00:56:57l'affaire est terminée
00:56:58elle n'accepte pas ça
00:56:59elle dit c'est du racisme
00:57:00on a tué mon frère
00:57:01parce qu'il était noir
00:57:01bon
00:57:02il y a eu
00:57:03donc une audition
00:57:05dans l'Assemblée
00:57:07et je vous propose
00:57:08de l'écouter
00:57:09madame Traoré
00:57:10c'est même une certitude
00:57:12que c'est du racisme
00:57:13systémique
00:57:13et ce qui est important
00:57:15de dire dans un premier temps
00:57:16c'est qu'en France
00:57:17ce qui est difficile
00:57:18de reconnaître
00:57:19c'est qu'il y ait du racisme
00:57:20au sein des institutions
00:57:22policières
00:57:22et comme je le dis
00:57:24reconnaître qu'il y ait
00:57:25du racisme
00:57:26c'est pas une faiblesse
00:57:26mais c'est sauver des vies
00:57:28et imposer la question
00:57:29des violences policières
00:57:30a été quelque chose
00:57:31d'assez difficile
00:57:32très compliqué
00:57:33où on a une broyeuse
00:57:35qui va se mettre en place
00:57:36parce qu'il faut coûte que coûte
00:57:38protéger
00:57:39cette police
00:57:40il faut coûte que coûte
00:57:41protéger ces gendarmes
00:57:42quand il y a une violence
00:57:43policière
00:57:44comme si les vies
00:57:45des personnes
00:57:46qui mouraient
00:57:46particulièrement
00:57:47ces hommes des quartiers
00:57:48populaires
00:57:49n'en valaient pas la peine
00:57:49et quand je parle
00:57:52de manuel
00:57:53c'est un manuel
00:57:54qui est construit
00:57:55depuis des années
00:57:56qui est construit
00:57:56depuis l'esclavage
00:57:57depuis la colonisation
00:57:59où dès qu'une personne
00:58:00des quartiers populaires
00:58:01va mourir
00:58:02c'est systématiquement
00:58:03un coupable
00:58:03on l'a vu pour Adama Traoré
00:58:05on l'a vu pour Naël
00:58:06où des plaintes
00:58:07des enquêtes
00:58:08vont être mis
00:58:09sur eux
00:58:09où notre statut de victime
00:58:11n'est pas reconnu
00:58:11il est important
00:58:12de reconnaître
00:58:13dans un premier temps
00:58:14qu'il y a du racisme
00:58:15au sein de la police
00:58:16et de la gendarmerie française
00:58:19et c'est pas pour
00:58:20la salir
00:58:21mais c'est pour
00:58:21la rendre plus propre
00:58:22c'est compliqué quand même
00:58:24c'est compliqué
00:58:25parce qu'on arrive
00:58:25dans une société
00:58:26et on fera
00:58:27le passerelle
00:58:28avec le haut commissariat
00:58:30où au fond
00:58:31on est en train
00:58:32de bâtir
00:58:32une société
00:58:33où les noirs
00:58:34vont s'affronter
00:58:35avec les blancs
00:58:36si je résume
00:58:36et que tout sera vu
00:58:38à l'aune de ça
00:58:39vous avez Madame Obono
00:58:40l'autre jour
00:58:40qui dit
00:58:41quand je vais à l'humanité
00:58:42c'est la fête des petits blancs
00:58:43et c'est les gauchistes de blancs
00:58:45donc c'est-à-dire
00:58:45qu'on va arriver
00:58:46à une opposition
00:58:48entre blancs
00:58:49noirs
00:58:49l'obsession raciale
00:58:51est revenue par l'antiracisme
00:58:52Joseph Basses-Caron
00:58:55là-dessus c'est
00:58:56évidemment
00:58:57Emmanuel Macron
00:58:59avec son comité
00:59:00referme
00:59:01la parenthèse
00:59:02il a commencé comme ça
00:59:03il a commencé
00:59:04sur ces questions-là
00:59:05et il termine
00:59:06sur ces questions-là
00:59:07voilà
00:59:07je crois qu'il y a
00:59:08un deuxième passage
00:59:08que je voulais vous faire écouter
00:59:09de Madame Traoré
00:59:10et c'était donc
00:59:13un débat organisé
00:59:15à l'initiative
00:59:15de la France insoumise
00:59:16je le rappelle
00:59:16jeudi à l'Assemblée nationale
00:59:18écoutez Madame Traoré
00:59:19criminalisation
00:59:21et cette déshumanisation
00:59:22aujourd'hui
00:59:23fait aussi partie
00:59:23de notre combat
00:59:25et de dire
00:59:25que n'importe quel citoyen
00:59:27français
00:59:27ou n'importe quelle personne
00:59:29en France
00:59:29ne mérite pas de mourir
00:59:31parce qu'elle a juste
00:59:31croisé
00:59:32des forces de l'ordre
00:59:34et
00:59:34tout à l'heure
00:59:35vous disiez
00:59:36est-ce que la police tue
00:59:37moi j'ai envie de dire
00:59:38que mon frère est mort
00:59:39le 19 juillet
00:59:39le jour de son anniversaire
00:59:41le jour de ses 24 ans
00:59:42et les expertises vont dire
00:59:44que s'il n'avait pas croisé
00:59:45les gendarmes
00:59:46Madame Traoré
00:59:46ne serait pas mort
00:59:47et je pense que
00:59:48toutes les personnes
00:59:49qui vont mourir
00:59:51sont des personnes de couleur
00:59:52noire et arabe
00:59:53et il est important
00:59:54de sortir de là
00:59:56que le racisme
00:59:57de ces institutions
00:59:58soit reconnu
00:59:59et comment on fait en sorte
01:00:00qu'on ait une police
01:00:01propre
01:00:02on ait une police
01:00:03qui puisse nous protéger
01:00:04et qu'on puisse
01:00:06arrêter tous ces morts
01:00:07Que répondre à ça
01:00:10Traoré ?
01:00:11Malheureusement là
01:00:12il faut lui répondre
01:00:13factuellement
01:00:14sur ce qu'il s'est passé
01:00:15son frère n'est pas mort
01:00:17parce qu'il a croisé
01:00:17des gendarmes
01:00:18qui ont vu un jeune homme noir
01:00:19et qui l'ont donc tué
01:00:20c'est pas ça qui s'est passé du tout
01:00:21elle prend l'exemple de Naël
01:00:22ça n'est pas ça qui s'est passé non plus
01:00:24il y a évidemment une situation
01:00:26où Adama Traoré
01:00:27en l'occurrence
01:00:27fuit au moment
01:00:29où les gendarmes
01:00:29essaient d'interpeller son frère
01:00:30et donc il le course
01:00:31et il a une malformation
01:00:33en plus
01:00:33qui fait qu'il est
01:00:35extrêmement fragilisé
01:00:36et il meurt
01:00:37des suites de l'interpellation
01:00:38là où elle a raison
01:00:38c'est que s'il ne les avait pas croisés
01:00:40à ce moment là
01:00:40il serait peut-être pas mort
01:00:41mais c'est pas en raison
01:00:42du fait que les gendarmes le tuent
01:00:43ça n'est évidemment pas ça
01:00:45l'histoire
01:00:45Naël
01:00:46on connaît l'histoire par coeur
01:00:47c'est pas des policiers
01:00:48qui croisent un jeune homme
01:00:49et qui se disent
01:00:50ah tiens il est arabe
01:00:51on va le tuer
01:00:51c'est pas exactement
01:00:52comme ça que ça s'est passé
01:00:53tout le monde connaît l'histoire par coeur
01:00:54donc il faut évidemment y répondre
01:00:55et on peut avoir d'ailleurs
01:00:56une pensée pour Florian M
01:00:57cette année
01:00:58qui va être jugée
01:01:00aux assises
01:01:01et qui est jugée
01:01:04à un endroit
01:01:05où il ne devrait jamais être
01:01:06c'est-à-dire que
01:01:07c'est pour un homicide
01:01:09volontaire
01:01:10et pour celui pour meurtre
01:01:11c'est-à-dire comme s'il y avait eu
01:01:12une intention
01:01:12en effet
01:01:13ce qui choque beaucoup
01:01:14effectivement
01:01:15et de policiers
01:01:16mais pas que de policiers
01:01:17disons-le
01:01:18quand on connaît ça
01:01:19et effectivement
01:01:21on dit à chaque fois
01:01:22ça a été un drame absolu
01:01:23et la mort d'un jeune homme
01:01:24est un drame absolu
01:01:25mais Florian M
01:01:26est là où il ne devrait
01:01:27jamais être
01:01:28et je referme la parenthèse
01:01:30et pour lui répondre
01:01:31plus largement
01:01:32Assa Traoré
01:01:33nous explique
01:01:34qu'en effet
01:01:35il y a eu un racisme institutionnel
01:01:36parce que la police
01:01:37quand elle croise
01:01:38un jeune noir
01:01:39ou un jeune arabe
01:01:39ce qu'elle nous explique
01:01:40ils risquent leur vie
01:01:42je rappelle que c'est dans
01:01:43une manifestation
01:01:44de soutien à Dama Traoré
01:01:45organisée par Assa Traoré
01:01:46qu'un policier noir
01:01:48s'était fait traiter
01:01:48et vendu par la foule
01:01:49donc il y a évidemment
01:01:52une volonté de racialiser
01:01:54et de racialiser
01:01:55un affrontement
01:01:56que l'on appelle
01:01:56de ses voeux
01:01:57au-delà de toute question
01:01:58de justice
01:01:59évidemment sur le terrain
01:02:00et je pense qu'il faut
01:02:01lui répondre
01:02:02assez simplement
01:02:03par les faits
01:02:04elle prend des histoires
01:02:05et elle ne les raconte pas
01:02:06correctement
01:02:07comme elles se sont passées
01:02:08en tout cas ce qui est sûr
01:02:08c'est que dans une prison
01:02:09il valait mieux
01:02:10ne pas croiser
01:02:11M. Adama Traoré
01:02:13même en dehors de la prison
01:02:14la famille
01:02:14il y avait certains
01:02:15qui fallait mieux
01:02:15pas croiser
01:02:16je dis à ceux
01:02:19qui veulent entrer dans Paris
01:02:20n'y entrez pas
01:02:21parce que tous les ponts de Paris
01:02:22entre la rive droite
01:02:23et la rive gauche
01:02:24sont fermés
01:02:24c'est un véritable scandale
01:02:26me dit quelqu'un
01:02:27qui voudrait rentrer dans Paris
01:02:28manifestement
01:02:28mais les tracteurs
01:02:30de Place de l'Étoile
01:02:32n'entrez pas dans Paris
01:02:34restez à l'extérieur
01:02:35parce que manifestement
01:02:36c'est compliqué
01:02:37alors Mme Portelli
01:02:39Florence Portelli
01:02:40qui est des républicains
01:02:42a eu un échange
01:02:44avec
01:02:44avec
01:02:46exactement
01:02:47avec M. Apathy
01:02:48oui tout à fait
01:02:49et elle a posté
01:02:50cet échange
01:02:51sur les réseaux
01:02:52parce que
01:02:53M. Apathy
01:02:54considère que
01:02:55quand on traite
01:02:55quelqu'un de sale blanche
01:02:57c'est pas raciste
01:02:57ce passage est
01:02:58ce passage est assez intéressant
01:02:59parce qu'il témoigne aussi
01:03:00d'un certain état d'esprit
01:03:03Racisme anti-blanc
01:03:05d'après vous ?
01:03:06Évidemment
01:03:06évidemment que ça peut exister
01:03:07il y a même l'antisémitisme
01:03:09qui existe
01:03:09il y a de l'agressivité
01:03:11de l'hostilité
01:03:12aux blancs
01:03:13parfois
01:03:13par d'autres populations
01:03:14mais on ne peut pas
01:03:15appeler ça du racisme
01:03:16quand on vous dit
01:03:17sale blanche
01:03:17c'est quoi ?
01:03:19sale blanche
01:03:19c'est raciste
01:03:20non c'est une insulte
01:03:22ah bon ?
01:03:22d'accord
01:03:22donc sale noire
01:03:23c'est racisme
01:03:23mais pas sale blanche
01:03:24non mais
01:03:25non mais là vous jouez
01:03:27si vous jouez
01:03:28là vous faites
01:03:28la démagogie
01:03:29si si bien sûr
01:03:29le racisme c'est une invention
01:03:31de l'occident
01:03:32c'est une invention pratique
01:03:33on parlait du colonialisme
01:03:34tout à l'heure
01:03:35mais parce qu'il n'y a pas eu
01:03:35des colonialismes
01:03:36on parlait du colonialisme
01:03:37tout à l'heure
01:03:38il n'est plus que par des blancs
01:03:38entre guillemets
01:03:40non
01:03:40je trouve que la bêtise persiste
01:03:44et c'est ça qui est intéressant
01:03:45dans cet échange
01:03:46il y a un cours de socio
01:03:46de L2 très mal digéré
01:03:48franchement
01:03:48je ne sais pas
01:03:50dans quel genre
01:03:51d'esprit
01:03:52très colonialiste
01:03:53précisément
01:03:54et très suprématiste
01:03:55il pense qu'en effet
01:03:56le racisme
01:03:57est une invention des blancs
01:03:58seuls les blancs
01:03:59je ne sais pas
01:03:59pourquoi les autres
01:04:00n'y auraient pas accès
01:04:00on peut nous expliquer
01:04:02aussi que l'esclavagisme
01:04:03est très étonnant
01:04:05cela dit c'est le fruit
01:04:06de la vie
01:04:07mais ce n'est pas étonnant
01:04:10c'est du conformisme
01:04:13c'est d'aller
01:04:14mon âme d'enfant
01:04:14si vous voulez
01:04:15je regarde ça
01:04:16tu es du bon côté
01:04:18c'est très facile
01:04:19c'est tellement plus agréable
01:04:21il est avec ses amis
01:04:22vous connaissez
01:04:22être quand même
01:04:23totalement ailleurs
01:04:24mais non
01:04:25t'es entre soi
01:04:27t'es avec tes amis
01:04:29de quotidien
01:04:30quand il sort dans Paris
01:04:32les gens disent
01:04:33bravo
01:04:33c'est formidable
01:04:35vous êtes un résistant
01:04:36merveilleux
01:04:36parce que vous avez du courage
01:04:38ils disent cette phrase
01:04:39folle
01:04:40parce que c'est l'exact
01:04:41contraire
01:04:42c'est à dire
01:04:43tu dis aux gens
01:04:44vous avez du courage
01:04:44alors que c'est l'exact
01:04:45contraire
01:04:46c'est une insulte
01:04:47si je dis sale noir
01:04:47c'est du racisme
01:04:48oui
01:04:48mais si
01:04:49mais en fait
01:04:49on comprend très bien
01:04:50c'est de la pure
01:04:51il recrache
01:04:52le discours wokiste
01:04:55créé dans les universités
01:04:56de sociologie
01:04:57je vous interromps
01:04:57c'est à dire
01:04:58qu'il faut un système
01:04:59pour qu'il y ait du racisme
01:04:59je vous interromps
01:05:00parce que Marine Lançon
01:05:01qui est très présente
01:05:02ce matin
01:05:02pour tout vous dire
01:05:03qui n'était pas là hier
01:05:04et qui est revenue
01:05:05de Bretagne
01:05:06elle m'alerte
01:05:07qu'il se passe quelque chose
01:05:08sur la 64
01:05:10nous sommes d'accord
01:05:11et à carbone
01:05:13donc vous avez
01:05:14des échanges
01:05:15qui vous le voyez
01:05:16vous le devinez
01:05:17en tout cas
01:05:17sont assez virulents
01:05:18puisque les policiers
01:05:19sont en train
01:05:19ou les gendarmes
01:05:20sont en train
01:05:21de déloger
01:05:22des agriculteurs
01:05:23donc c'est des images
01:05:24évidemment qu'on va suivre
01:05:25toute la journée
01:05:26qui nous ont éloigné
01:05:28du sujet
01:05:28que nous traitions
01:05:29à l'instant
01:05:30je vous propose
01:05:31d'écouter
01:05:31tiens
01:05:32écoutons
01:05:32et faisons vivre
01:05:35en direct
01:05:35cette séquence
01:05:36manifestement
01:05:53les policiers
01:05:54font leur travail
01:05:55et les gens
01:05:55en face
01:05:56sont blancs
01:05:57vous voyez
01:05:58et c'est important
01:05:59de le dire
01:06:00parce que c'est pas facile
01:06:01pour les policiers
01:06:02voilà
01:06:03ils sont obligés
01:06:04de s'interposer
01:06:06en plus avec des gens
01:06:07de qui partagent
01:06:08parfois même
01:06:09les convictions
01:06:10ou les origines
01:06:12les origines
01:06:13oui puis même
01:06:14les convictions
01:06:15les valeurs
01:06:16et ils font leur job
01:06:17les policiers
01:06:18et croyez moi
01:06:18c'est pas facile
01:06:20pour eux
01:06:20et c'est ça
01:06:21qu'il faut dire
01:06:22parce qu'il y a
01:06:22de la violence
01:06:23bien sûr
01:06:24qu'il y a de l'agacement
01:06:25il y a de l'énervement
01:06:25quand on est
01:06:26quand on est comme cela
01:06:27sur place
01:06:29et vous le voyez bien
01:06:30écoutons encore
01:06:30quelques secondes
01:06:31et vous reconnaissez
01:06:41les visages
01:06:42ce monsieur
01:06:43par exemple
01:06:43est un visage
01:06:44connu
01:06:45de la lutte
01:06:48des agriculteurs
01:06:49je crois qu'il va monter
01:06:50voilà
01:06:51écoutons
01:06:52écoutons
01:06:52les gars
01:07:02venez
01:07:02venez
01:07:03écoutons
01:07:04ce que va dire
01:07:05cet homme
01:07:05et j'imagine
01:07:06qu'il va
01:07:06je le reconnais
01:07:08sans pouvoir dire
01:07:09son nom
01:07:10Jérôme Bale
01:07:10c'est
01:07:11Jérôme Bale
01:07:12c'est Jérôme Bale
01:07:13voilà
01:07:13Jérôme Bale
01:07:14alors lui
01:07:16c'est la coordination
01:07:16rurale
01:07:17donc est-ce qu'on peut
01:07:19peut-être
01:07:20l'écouter
01:07:20je ne suis pas sûr
01:07:21ou pas
01:07:22je ne sais pas
01:07:23bon
01:07:26manifestement
01:07:28la liaison
01:07:29est interrompue
01:07:30on a terminé
01:07:31sur l'échange
01:07:32entre Apathy
01:07:33écoutons
01:07:34écoutons
01:07:36malheureusement
01:07:38le réseau
01:07:40est difficile
01:07:41le réseau
01:07:41est difficile
01:07:41bon
01:07:42on a terminé
01:07:43avec madame Portelli
01:07:44mais bon
01:07:44c'est un échange
01:07:45donc voilà
01:07:46c'est l'atmosphère
01:07:47médiatique
01:07:48en fait
01:07:48tout ça va ensemble
01:07:49tout ça va ensemble
01:07:52parce que c'est
01:07:53comment dire
01:07:53tous ces sujets
01:07:54sont liés
01:07:55c'est à dire
01:07:57qu'on se met
01:07:57du bon côté
01:07:58etc
01:07:59non mais je fais
01:08:00le naïf
01:08:00volontairement
01:08:01parce qu'on est dans
01:08:02une société
01:08:03où maintenant
01:08:03chacun cherche sa victime
01:08:04on est tous victimes
01:08:05de quelque chose
01:08:06et puis tout d'un coup
01:08:07on se retrouve
01:08:07dans des situations
01:08:08où il y a des gens
01:08:08qui n'ont pas le droit
01:08:09d'être victimes
01:08:10vous êtes insultés
01:08:11vous dans la rue
01:08:11je ne suis pas victime
01:08:13je ne suis victime
01:08:13de rien du tout
01:08:14moi je ne suis pas victime
01:08:15je ne suis pas comme une victime
01:08:16et puis je n'ai pas envie
01:08:16d'être une victime
01:08:17du tout
01:08:17pour quel monde
01:08:19Philippe Chevalier ?
01:08:21ah oui quel monde
01:08:22c'est terrible
01:08:22ce qu'on fait
01:08:22aux agriculteurs
01:08:23moi je trouve ça terrible
01:08:25les laisser comme ça
01:08:27c'est scandaleux
01:08:28enfin ça date pas d'hier
01:08:30bah oui mais une fois
01:08:31qu'on a dit ça
01:08:32une fois qu'on a dit ça
01:08:33bah oui
01:08:34bah oui mais ça
01:08:34c'est aussi
01:08:35c'est l'Europe
01:08:36je trouve que là
01:08:38on est complètement
01:08:39on perd les pédales
01:08:40moi j'ai envie
01:08:42de manger des cerises
01:08:42de remoulin
01:08:43des melons
01:08:44de Cavaillon
01:08:45du poulet de chez nous
01:08:48non mais c'est
01:08:49oui
01:08:49c'est une tautologie
01:08:51non mais pardonnez-moi
01:08:52Philippe
01:08:53il faut aller au bout
01:08:53aussi
01:08:54le melon de Cavaillon
01:08:55il coûte parfois
01:08:56plus cher
01:08:56et le poulet
01:08:58de
01:08:58c'est vrai
01:08:59voilà
01:08:59et les français
01:09:00aujourd'hui
01:09:02le premier argument
01:09:03quand ils entrent
01:09:04dans un supermarché
01:09:05c'est le pouvoir d'achat
01:09:06c'est le prix
01:09:06c'est vrai
01:09:07donc si demain
01:09:08vous proposez
01:09:09des fruits
01:09:10des légumes
01:09:11et pourquoi pas
01:09:12de la viande
01:09:12à moins cher
01:09:13ils achèteront
01:09:15oui c'est vrai
01:09:16donc
01:09:16tout le monde
01:09:18n'a pas
01:09:18entre guillemets
01:09:19vos moyens
01:09:21oui
01:09:21mes moyens
01:09:22sont très limités
01:09:22mais
01:09:23et pas uniquement
01:09:24financiers
01:09:25ils le sont
01:09:25c'est parfois
01:09:26un peu intellectuellement
01:09:27mais ce qui est certain
01:09:28c'est que
01:09:28il faut trouver
01:09:31une solution
01:09:31il faut s'arranger
01:09:32on ne peut pas laisser
01:09:33crever les gens
01:09:33comme ça
01:09:34et puis alors
01:09:35ces fameuses normes
01:09:36vous savez
01:09:37la bureaucratie
01:09:38tracassière
01:09:39c'est ce qu'il faut répondre
01:09:40c'est que les normes
01:09:40ont un coût
01:09:41et les normes
01:09:42ont un coût
01:09:42exactement
01:09:43et manger
01:09:43je ne sais pas comment le dire
01:09:44mais manger
01:09:45de la mauvaise qualité
01:09:46à un coût aussi
01:09:47ça peut être très cher
01:09:49dans la vie
01:09:49oui mais parfois
01:09:50pardonnez-moi
01:09:51il y a des choses
01:09:53qui sont très peu chères
01:09:54et qui sont de très bonne qualité
01:09:55oui ça arrive
01:09:56je suis désolé de vous le dire comme ça
01:09:57mais raison de plus
01:09:58raison de plus
01:09:58pour le protéger
01:09:59c'est à dire
01:09:59vous ne pouvez pas
01:09:59réclamer
01:10:00d'un agriculteur en France
01:10:02des normes
01:10:03un coût du travail
01:10:03ahurissant
01:10:04une traçabilité
01:10:06qui coûte énormément d'argent
01:10:07et importer des choses
01:10:08qui évidemment
01:10:09sont moins chères
01:10:09avec une idéologie européiste
01:10:11qui est
01:10:12le moindre coût
01:10:13pour le consommateur
01:10:14c'est le modèle
01:10:15qui ne va pas
01:10:15c'est évidemment pas
01:10:16la responsabilité
01:10:16de tel ou tel
01:10:17ou du consommateur
01:10:18qui fait ce qu'il peut
01:10:19avec l'argent
01:10:20qu'on lui laisse
01:10:20sur son compte
01:10:21à la fin du mois
01:10:21bon Philippe Chevalier
01:10:22revenons avec Jérôme Bale
01:10:25revenons à Mozart
01:10:26mais c'est vrai que l'actualité
01:10:28nous interpelle
01:10:32et je vous propose
01:10:33d'écouter Jérôme Bale
01:10:34peut-être
01:10:34ça c'est certain
01:10:36parce qu'on n'a pas le droit
01:10:38de mépriser ces agriculteurs
01:10:41comme ils sont
01:10:41combien de le faire
01:10:42malheureusement
01:10:45la liaison
01:10:45n'est pas formidable
01:10:48donc on a du mal
01:10:49à écouter
01:10:50donc vous êtes venu
01:10:51on vous suit depuis
01:10:53de nombreuses années
01:10:54évidemment Philippe
01:10:54et puis chacun connaît
01:10:56cette histoire particulière
01:10:57pour un artiste comme vous
01:10:59vous avez été percuté
01:11:00vous aviez un succès fou
01:11:01et le duo
01:11:02que vous formiez
01:11:03avec votre ami Las Palais
01:11:04s'est arrêté
01:11:05donc j'imagine
01:11:06que je me mets à votre place
01:11:08oui oui
01:11:09je me dis
01:11:09voilà c'est quand même compliqué
01:11:11votre carrière
01:11:12elle est percutée
01:11:13alors que vous aviez un succès fou
01:11:14oui alors
01:11:14on repart
01:11:16vers d'autres horizons
01:11:16d'autres horizons
01:11:17et c'est Mozart
01:11:17il faut s'adapter
01:11:18bon c'est Mozart
01:11:19alors Mozart
01:11:20le lecteur accompagné
01:11:21dans ses observations
01:11:21par Aurore Alix
01:11:23Lucille Duguay
01:11:24Vincent Lessi
01:11:25de l'ensemble Bagatelle
01:11:26vous l'avez dit
01:11:26qui interprète à trois
01:11:28piano, violoncelle, violon
01:11:30quelques chefs-d'oeuvre
01:11:30la petite musique de nuit
01:11:32sonate facile
01:11:33la marche turque
01:11:34mais vous vous parlez
01:11:35vous dites quoi ?
01:11:36alors moi je dis le texte
01:11:38d'un philosophe
01:11:39qui s'appelle Fabrice Adjadj
01:11:40et qui parle de sa conversion
01:11:42à Mozart
01:11:43pourquoi sa conversion ?
01:11:44parce que ce garçon
01:11:46n'aimait pas Mozart
01:11:46il trouvait que c'était
01:11:47une musique chichiteuse
01:11:48de la dentelle
01:11:49de la crème chantilly
01:11:50que c'était superficiel
01:11:51mais ce Fabrice Adjadj
01:11:53il est contemporain ?
01:11:54bien sûr
01:11:54mais on l'a reçu je crois
01:11:56je crois que nous l'avons reçu
01:11:57sur ce plateau
01:11:57Fabrice Adjadj
01:11:58c'est un grand philosophe
01:11:59bien sûr
01:11:59alors moi je ne le connaissais pas
01:12:01parce que je n'ai pas été
01:12:02nourri au lait de la philosophie
01:12:03malheureusement
01:12:04je le regrette
01:12:05et de la philosophie aussi
01:12:06évidemment
01:12:06c'est un homme absolument
01:12:08délicieux et charmant
01:12:09et alors il a écrit
01:12:10un texte sublime
01:12:11superbe
01:12:12dans lequel il explique
01:12:13comment il passe
01:12:14d'un stade à un autre
01:12:15c'est-à-dire qu'il découvre
01:12:16tout d'un coup
01:12:16touché par une sorte de grâce
01:12:18la valeur
01:12:20le sens métaphysique
01:12:22mystique
01:12:23profond
01:12:24religieux
01:12:24de ce qu'est Mozart
01:12:25et il tombe
01:12:26voilà
01:12:26alors c'est cette conversion
01:12:28que je joue
01:12:29en quelque sorte
01:12:31parce que je suis
01:12:32j'écoute la musique de Mozart
01:12:34je trouve ça minable
01:12:36et tout d'un coup
01:12:37en écoutant l'adagio
01:12:39du concerto numéro 23
01:12:40là je suis transformé
01:12:42l'adagio du numéro 23
01:12:44alors le texte est génial
01:12:45il est beau
01:12:46alors c'est pas un texte
01:12:48philosophique
01:12:48au sens strict du terme
01:12:50c'est-à-dire que c'est
01:12:50un texte avec des mots
01:12:51que tout le monde
01:12:52peut comprendre
01:12:53mais c'est vrai que la langue
01:12:54est quand même
01:12:54un petit peu spéciale
01:12:56alors
01:12:57vous voulez qu'on voit un extrait
01:12:58un petit extrait
01:12:59et je rappelle que c'est
01:13:00au collège des Bernardins
01:13:02jeudi à 20h
01:13:03d'abord c'est un endroit
01:13:03superbe
01:13:04le collège des Bernardins
01:13:05c'est un spectacle musical
01:13:06concert, lecture
01:13:08la musique de Mozart
01:13:09quelques secondes
01:13:10de ce spectacle
01:13:11il y a les pleurs
01:13:15que vous tire
01:13:15une mélopée mélancolique
01:13:17mais plus étonnants
01:13:18sont ceux
01:13:18qui vous naissent
01:13:19parce que votre aisance
01:13:20a été vaincue
01:13:21par un air enjoué
01:13:22or le bien-nommé Amadeus
01:13:24a ce don
01:13:25des larmes en majeur
01:13:26le style galant est là
01:13:27et son génie
01:13:28est de le transformer
01:13:29non pas de l'extérieur
01:13:30mais de l'intérieur
01:13:31en laissant sa frivolité
01:13:33s'ouvrir à la grâce
01:13:34il y a un avantage
01:13:38quand même avec la musique
01:13:39parce que de tous les arts
01:13:40c'est celui qui demande
01:13:42finalement le moins d'initiation
01:13:43c'est-à-dire que la littérature
01:13:45quelqu'un qui n'a jamais lu Proust
01:13:46il ne peut pas lire Proust
01:13:47quelqu'un qui n'a pas
01:13:48une initiation à la peinture
01:13:49c'est compliqué
01:13:50vous entendez
01:13:51le numéro 23
01:13:52le concerto numéro 23
01:13:53de Mozart
01:13:53ça touche tout le monde
01:13:54alors quand vous dites
01:13:55le moins d'initiation
01:13:56pour celui qui écoute
01:13:57pas pour celui qui joue
01:13:58parce que lui
01:14:00le pianiste
01:14:01ou le violoncelliste
01:14:02ou la violoniste
01:14:03ce sont des heures
01:14:04de travail par jour
01:14:05c'est d'ailleurs
01:14:06beaucoup plus difficile
01:14:07que la comédie
01:14:08entre parenthèses
01:14:10et quels sont les retours
01:14:12que vous avez
01:14:12sur ce spectacle ?
01:14:13ils sont bons
01:14:14les gens sont émus
01:14:16je ne suis pas très bien coiffé
01:14:17
01:14:17sur la photo
01:14:19mais c'est parce que
01:14:20j'arrive un peu
01:14:21le metteur en scène
01:14:23qui est une femme
01:14:24qui s'appelle Sandrine Riguezki
01:14:25a voulu que je fasse
01:14:26un personnage
01:14:27qui sortait un peu
01:14:28des limbes
01:14:30ou de l'enfer
01:14:31et qui tout d'un coup
01:14:31devient
01:14:32alors c'est pour ça
01:14:32que j'ai des cheveux
01:14:33lunaire
01:14:33lunaire
01:14:34un pierrot
01:14:35une sorte de pierrot
01:14:37mais pas très tendre
01:14:38avec Mozart au début
01:14:39et tout d'un coup
01:14:39vous aimiez Mozart avant ?
01:14:41moi j'adore Mozart
01:14:41et vous avez des pièces
01:14:43que vous préférez ?
01:14:44j'aime beaucoup
01:14:45le concerto 23
01:14:46et le concerto 21
01:14:47mais j'aime tout
01:14:48j'aime aussi
01:14:49les opéras de Mozart
01:14:50de toute façon
01:14:50qui ne peut pas aimer Mozart ?
01:14:53vous connaissez la phrase
01:14:53de Sacha Guitry
01:14:54sur Molière
01:14:55Guitry disait
01:14:56quoi de neuf Molière
01:14:58et il disait autre chose aussi
01:14:59il disait
01:14:59quand la musique de Mozart
01:15:01s'arrête
01:15:02le silence qui suit
01:15:03c'est encore du Mozart
01:15:05merci
01:15:06en tout cas on ira
01:15:08le jeudi 15 janvier
01:15:10c'est à 20h
01:15:12au collège des Bernardins
01:15:13on a fait un large tour
01:15:15Régis Laspalès va bien
01:15:17pas de nouvelles
01:15:18mais comme on dit
01:15:19pas de nouvelles
01:15:20bonne nouvelle
01:15:20pas de nouvelles
01:15:22jamais
01:15:22mais je vous voyais
01:15:23dans Paris
01:15:24dîner régulièrement
01:15:25oui mais c'était
01:15:25c'était avant ça
01:15:26au Temporat
01:15:27au Maurès
01:15:28depuis 10 ans
01:15:29on ne se voit pratiquement plus
01:15:30mais je ne sais pas pourquoi
01:15:32vous êtes
01:15:33mais c'est douloureux
01:15:33alors on va faire
01:15:34une psychanalyse
01:15:35mais c'est douloureux
01:15:36j'ai vu qu'il remontait
01:15:37sur scène en plus
01:15:38tout seul
01:15:38oui j'ai entendu ça aussi
01:15:40oui
01:15:40non c'est à dire que
01:15:41Régis je ne sais pas
01:15:43vous savez moi
01:15:43j'ai la prétention
01:15:44de bien le connaître
01:15:45et c'est un garçon
01:15:46impénétrable
01:15:47si je puis dire
01:15:48alors qu'est-ce qu'il y a
01:15:50dans sa tête
01:15:51je ne sais pas
01:15:51il avait envie
01:15:52d'être tout seul
01:15:52mais comme m'a dit
01:15:53un de mes amis
01:15:54il voulait arrêter
01:15:56de faire le con
01:15:57alors il a peut-être
01:15:58le complexe de l'Auguste
01:15:59vous savez l'Auguste
01:15:59c'est celui dont on rit
01:16:01mais peut-être
01:16:02qu'il en avait marre
01:16:04alors je ne sais pas
01:16:04ce qu'il va faire maintenant
01:16:05peut-être qu'il va faire
01:16:06de la philosophie
01:16:07vous n'avez jamais pensé
01:16:08à trouver un nouveau partenaire
01:16:10les sketchs
01:16:11vous appartiennent à tous les deux
01:16:12tous les deux oui bien sûr
01:16:13donc vous n'avez pas le droit
01:16:13de les jouer tout seul
01:16:14par exemple ?
01:16:15si mais
01:16:16oui mais
01:16:18vous pourriez trouver un
01:16:20non
01:16:20alors moi
01:16:21j'ai fait un one man show
01:16:22mais alors si je fais
01:16:23un one man show
01:16:24qui n'a pas eu
01:16:25beaucoup de succès
01:16:25et alors je sentais
01:16:28que le public disait
01:16:28ah il y a le montreur d'ours
01:16:30mais il n'y a pas l'ours
01:16:31alors là on va voir
01:16:33on va voir l'ours
01:16:34là maintenant
01:16:34et vous n'avez pas
01:16:35imaginé un jeune comédien
01:16:37qui pourrait reprendre
01:16:39non ?
01:16:39non alors je fais du théâtre
01:16:40quand même
01:16:41je joue en ce moment
01:16:42je suis en tournée avec
01:16:43Les Grands Ducs
01:16:44qui est une pièce de théâtre
01:16:45qui est adaptée du film
01:16:46de Patrice Lecomte
01:16:47de Patrice Lecomte
01:16:48et vous jouez le rôle de
01:16:50de Noiré
01:16:50donc ce comédien un peu
01:16:53prétentieux
01:16:53etc.
01:16:54mais qui mord de trouille
01:16:55ça n'a pas eu un grand succès
01:16:56à l'époque
01:16:56et je trouve que c'est un
01:16:57excellent film
01:16:57oui c'est un très bon film
01:16:58mais la pièce est très marrante
01:17:00et il y avait effectivement
01:17:01Jean-Pierre Marielle
01:17:02qui jouait ce comédien
01:17:04Trabilaire
01:17:05et il y avait également
01:17:06Jean Rochefort
01:17:06c'est ça
01:17:07il y avait Jean Rochefort
01:17:07quel trio
01:17:09bon bah écoutez
01:17:10il est 10h30
01:17:11est-ce qu'à 10h30
01:17:12nous avons des informations
01:17:14à vous donner ?
01:17:16non
01:17:16il n'y en a plus
01:17:17d'informations
01:17:18à 10h30
01:17:19effectivement
01:17:19je me suis fait surprendre
01:17:21mais je dois vous parler
01:17:22de l'Iran
01:17:22c'est la dernière chose
01:17:23qui est à notre menu
01:17:26de l'information aujourd'hui
01:17:27et je voulais vous faire écouter
01:17:29le président
01:17:30du parlement iranien
01:17:31le président
01:17:32parce qu'il y a également
01:17:33Kamenei qui a parlé
01:17:34le guide suprême
01:17:34mais là c'est le président
01:17:35du parlement iranien
01:17:37qui a mis en garde
01:17:39les Etats-Unis
01:17:41écoutez
01:17:41au président délirant
01:17:47et arrogant
01:17:48des Etats-Unis
01:17:49je dis ceci
01:17:50Trump
01:17:50le joueur compulsif
01:17:52nous sommes ton adversaire
01:17:53nous attendons
01:17:54nous sommes prêts
01:17:55à vous affronter
01:17:56venez voir comment
01:18:00tous vos atouts
01:18:00dans la région
01:18:01seront détruits
01:18:02venez voir
01:18:03ce qui arrivera
01:18:03aux bases
01:18:04aux navires
01:18:04et aux forces américaines
01:18:06bon menace
01:18:09assez claire
01:18:10et puis avant de nous quitter
01:18:11on a commencé cette émission
01:18:12avec Roland Courbis
01:18:13on va finir avec Roland Courbis
01:18:14que ses enfants
01:18:15Olivia et Stéphane
01:18:17je crois en parlaient
01:18:18sur l'antenne de RMC
01:18:19d'abord il y a la une de l'équipe
01:18:20une passion sans limite
01:18:21vraiment c'est
01:18:23je vous disais hier
01:18:24vous ne trouverez personne
01:18:25qui dise du mal
01:18:26de Roland Courbis
01:18:27qui était
01:18:28ce qui a disparu
01:18:29c'est-à-dire
01:18:30un personnage
01:18:31il y en a
01:18:31il y a un personnage
01:18:32dans l'équipe
01:18:32mais je trouve que l'équipe
01:18:33fait le job
01:18:34à chaque fois qu'un grand nom
01:18:36du sport disparaît
01:18:38l'équipe sait honorer sa mémoire
01:18:41et je trouve que c'est
01:18:41très très bien
01:18:42écoutons les enfants
01:18:44qui se sont exprimés
01:18:46ces dernières heures
01:18:47c'était quelqu'un de
01:18:49de très chaleureux
01:18:51de très humain
01:18:52qui était toujours à l'écoute
01:18:54et qui avait toujours
01:18:55pour chaque situation
01:18:56une anecdote
01:18:56pour que chaque problème
01:18:59une solution
01:19:00et c'était quelqu'un
01:19:01d'assez
01:19:02d'assez particulier
01:19:04mais
01:19:04très authentique
01:19:06mon papa
01:19:06il était atypique
01:19:07il avait des solutions
01:19:08atypiques
01:19:09pour des problèmes
01:19:10lambda
01:19:11moi je sais que je lui parlais
01:19:13beaucoup de
01:19:13de mes histoires de vie
01:19:15donc pas forcément
01:19:16du foot
01:19:17mais même dans le foot
01:19:18en fait moi je donne
01:19:19des cours de sport
01:19:19mais
01:19:20avec une logique
01:19:22qui
01:19:22qui me vient de lui
01:19:24on pense à Clara
01:19:25également
01:19:26sa merveilleuse femme
01:19:27qu'il chérissait
01:19:29et
01:19:29vraiment
01:19:30c'est
01:19:30c'est quelqu'un
01:19:31qu'on n'oubliera pas
01:19:32Ronan Courbis
01:19:34Jean-Marc Morandini
01:19:35je vous félicite
01:19:36pour les audiences
01:19:37d'Europe 1
01:19:38pour les audiences
01:19:39d'Europe 1
01:19:39je vous félicite
01:19:40pardon pour les audiences
01:19:41mais bah oui
01:19:43parce que je vous ai entendu
01:19:44parce que j'en ai parlé
01:19:45c'est ça
01:19:46on globalise
01:19:47exactement
01:19:47on se félicite tous
01:19:48dans un instant
01:19:51on va voir ce qui se passe
01:19:52du côté des agriculteurs
01:19:53puisque vous avez vu
01:19:54qu'il y a quelques tensions
01:19:55on les a vu dans votre émission
01:19:56il y a un instant
01:19:57on retournera sur place
01:19:58et puis on verra également
01:19:59ce qui se passe à Paris
01:19:59parce qu'il y a
01:20:00près de 350 tracteurs
01:20:02qui sont dans Paris
01:20:03donc on va voir
01:20:04comment les choses évoluent
01:20:04et puis on vous parlera
01:20:05de ce dessin
01:20:06qui fait beaucoup parler
01:20:07dessin sur Cran-Montana
01:20:08qui a été publié
01:20:09par Charlie Hebdo
01:20:10et qui fait quelques remous
01:20:12forcément
01:20:12puisque c'est un dessin
01:20:13d'un goût douteux
01:20:14dirons-nous
01:20:15je vous félicite
01:20:16pour l'expertise
01:20:17que vous donniez tout à l'heure
01:20:18sur l'antenne de CNews
01:20:19des magnifiques audiences
01:20:21d'Europe 1
01:20:21que vous expertisiez
01:20:23avec Romain Desarbres
01:20:24bien évidemment
01:20:24merci
01:20:25merci à vous
01:20:27Philippe Chevalier
01:20:27Michael Pascal
01:20:28Thomas était à la réalisation
01:20:29Ludovic Liébar était à la vision
01:20:31merci à Timur au son
01:20:32merci encore à Marine Lançon
01:20:34qui était de retour de Carnac
01:20:35et à Jean Delacoste
01:20:36Lara Mondi
01:20:38à ce soir
01:20:40à ce soir
01:20:40unde
01:20:41à ce soir
01:20:42à楼
01:20:44Lançon
01:20:44M13
01:20:46insights
01:20:47Pérens
01:20:48à Cく
01:20:55moment
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