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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue sur Europe 1, l'heure des pros jusqu'à 10h et sur CNews jusqu'à 10h30.
00:00:06On va parler bien sûr politique dans une seconde.
00:00:08Thomas Bonnet, que vous avez jeudi il y a plus d'un mois ou un mois et demi ?
00:00:12Tout ça a été plié, tout ça pour ça, les ordonnances s'étaient faites.
00:00:16Tout ce qui vient de se passer depuis un mois et demi était du cirque.
00:00:21La décision était...
00:00:22Il n'y a pas eu la raison.
00:00:22La décision était... Mais je ne l'ai pas prise, on me l'a dit.
00:00:26On m'a dit ça sera ordonnance, point.
00:00:28Donc je l'ai... Et tout ça c'est du cirque depuis.
00:00:31On habille et tout ça.
00:00:32Tout ça, je l'ai dit.
00:00:34Alors on l'a dit il y a combien ?
00:00:36Cinq, six semaines.
00:00:37Donc on le sait depuis le départ.
00:00:39Donc tout ça est de l'emballage et de la fumée.
00:00:41Et on va finir avec les ordonnances.
00:00:43On le saura ce week-end en tout cas.
00:00:44Bon.
00:00:45Alice Sommerer, c'est à vous.
00:00:48Les rappels des titres à 9h pile.
00:00:58Bonjour Pascal.
00:01:02Bonjour à tous.
00:01:03On commence ce journal avec cette réunion cet après-midi à l'Elysée.
00:01:06Emmanuel Macron reçoit les élus calédoniens.
00:01:09Ils doivent poursuivre le dialogue sur l'avenir institutionnel de l'archipel.
00:01:13L'objectif est d'apporter des clarifications sur l'accord de Bougival.
00:01:16De son côté, le Front de Libération Nationale Kanak et Socialiste a annoncé qu'il ne serait pas présent.
00:01:21Il dénonce un accord qui leur est imposé.
00:01:23Le gouvernement juge désormais impossible l'adoption du budget par un vote.
00:01:29Il reconnaît qu'il devrait être usé du 49-3 ou d'une ordonnance budgétaire pour doter la France d'un budget en 2026.
00:01:35Face au blocage sur le projet de loi de finances à l'Assemblée Nationale, le gouvernement annule les débats jusqu'à mardi.
00:01:42Dans l'actualité internationale, Donald Trump a été félicité pour son engagement au Venezuela.
00:01:47La prix Nobel de la paix Maria Corina Machado lui a offert sa médaille.
00:01:51Elle a comparé l'action de Donald Trump à celle du général Lafayette pendant la guerre d'indépendance américaine.
00:01:57200 ans plus tard, le peuple bolivar rend à l'héritier de Washington une médaille, a-t-elle déclaré.
00:02:03Le conseil de la paix pour Gaza a été formé.
00:02:06C'est ce qu'a annoncé Donald Trump.
00:02:08Il constitue une étape cruciale de son plan pour le territoire palestinien.
00:02:12Il sera dirigé par un ingénieur civil et ancien haut fonctionnaire.
00:02:17C'est lui qui aura pour mission de gouverner Gaza pendant sa transition.
00:02:22Et puis alors que les manifestations sanglantes se poursuivent en Iran, 800 exécutions initialement prévues cette semaine ont été suspendues.
00:02:29C'est ce qu'il y a sur la Maison-Blanche.
00:02:30Selon le dernier bilan de l'ONG Iran Human Rights, au moins près de 3500 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement le 28 décembre.
00:02:39Et puis retour en France avec cette tribune des évêques du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France.
00:02:44Elle a été publiée par le journal La Croix.
00:02:47Le Sénat, vous le savez, va examiner la proposition de loi instituant un droit à l'aide à mourir.
00:02:52Dans cette tribune, les évêques s'inquiètent d'un texte qui changerait la nature du pacte social.
00:02:56Présenter l'euthanasie et le suicide assisté comme des actes de soins brouillent gravement les repères éthiques.
00:03:02On ne prend pas soin de la vie en donnant la mort.
00:03:04C'est ce qu'ils ont assuré.
00:03:05Merci beaucoup Alice Sommerer.
00:03:0815 Français, 13 Allemands, 2 Norvégiens, 1 Anglais, 1 Néerlandais et 2 Finlandais.
00:03:17Les Européens ont répondu à Donald Trump qui menace d'annexer le Groenland par l'envoi de troupes militaires.
00:03:23J'ai compté 33 officiers qui appartiennent à l'Union Européenne.
00:03:2633 officiers pour contrer l'offensive américaine.
00:03:30Donald Trump a ironisé sur cette Europe qui déploie ses forces et il a affirmé que cette initiative ne changerait rien à son projet.
00:03:38Trump souhaite conquérir le Groenland en 3 jours sans faire la guerre.
00:03:43Il martèle que le Groenland est vital pour les Etats-Unis et que si l'Amérique ne prend pas le contrôle de la plus grande île du monde, ce sera la Russie ou la Chine.
00:03:5385% de la population du Groenland est opposée à cette annexion.
00:03:57Aux Etats-Unis, l'idée ne fait pas l'unanimité, loin de là, chez les démocrates bien sûr, mais aussi chez les républicains.
00:04:04Trump balaye comme toujours les avis de tous, ses adversaires, son propre camp, ses alliés.
00:04:10Que faire pour empêcher Trump d'aller au bout de sa démarche ?
00:04:15Je n'en sais fichetre rien.
00:04:17Je constate la faiblesse des Européens et l'effacement des institutions américaines.
00:04:22S'il fallait un exemple de ce monde qui change et des rapports de force qui évoluent, l'affaire du Groenland illustre le nouvel ordre mondial.
00:04:32Pour le meilleur, je n'en suis pas certain.
00:04:35Et pour le pire, je ne l'espère pas.
00:04:39Il est 9h03.
00:04:41Eugénie Bastier, Rachel Kahn, André Valigny, Thomas Bonnet et Georges Fenech.
00:04:46Oui.
00:04:47Bonjour.
00:04:47Bonjour.
00:04:48Vous êtes sombre et inquiet.
00:04:51Je réfléchis à votre éditorial nuancé.
00:04:54Il n'est pas...
00:04:54Très nuancé sur Trump.
00:04:56Non, non, vous avez fait preuve de nuance ce matin.
00:05:01Ce qui n'est pas toujours le cas.
00:05:02Comme tous les matins.
00:05:03Ça commence fort.
00:05:05Je le reconnais.
00:05:06Pardonnez-moi, je ne fais pas preuve de nuance.
00:05:10Comme souvent, je constate ce qui se passe.
00:05:12Je vois.
00:05:13Ce ne sont que des faits que j'ai égrenés.
00:05:15Non, mais sur Trump, vous avez d'habitude des appréciations assez positives.
00:05:18Ce matin, c'était assez neutre.
00:05:20C'est bien.
00:05:20Et ce n'est pas neutre.
00:05:21Je constate.
00:05:22Je rappelle les faits.
00:05:24Eugénie Bastier.
00:05:24Non, mais je trouve qu'on peut se moquer, effectivement, du fait du ridicule de ce qu'on a envoyé.
00:05:30Mais quand on envoie beaucoup de monde, on dit qu'on est des vattes en guerre et qu'on veut précipiter le conflit.
00:05:35Quand on n'envoie pas beaucoup d'hommes, on se moque en disant que c'est de la faiblesse.
00:05:37Je trouve quand même qu'il fallait envoyer un signal et réagir, sachant que 75% des Américains sont opposés à une prise militaire du Groenland.
00:05:47Si vous envoyez des hommes sur place, ça va être compliqué quand même pour les Américains de rouler sur des Européens, même de verser le sang d'Européens.
00:05:55Ce serait une catastrophe.
00:05:56Ce serait quelque chose qui serait perçu par l'opinion américaine de façon extrêmement négative.
00:05:59Le nombre de soldats envoyés par l'Union Européenne, vous allez voir, effectivement, ces chiffres, et en fait, c'est presque contre-productif,
00:06:07parce que tout le monde les analyse comme je les analyse moi.
00:06:10Donc, quand tu envoies 15 soldats au Groenland, effectivement, ça peut...
00:06:18Je comprends que le président Trump est ironisé.
00:06:20Alors, écoutez ce que dit Ramzi Malouki, parce que ce qui nous intéresse, c'est la position de l'opinion américaine.
00:06:26Et les Américains, ils n'ont pas forcément envie d'annexer le Groenland.
00:06:32Écoutez Ramzi Malouki.
00:06:35Why bother ? Pourquoi s'embêter avec ça ?
00:06:38La même question revient quand on évoque l'idée d'annexer le Groenland.
00:06:41Seuls 17% des Américains y sont favorables face à une écrasante majorité opposée à toute prise de contrôle
00:06:47qu'elle passe par une négociation territoriale ou par l'usage de la force.
00:06:51Alors, dans cette majorité, il y a d'un côté l'Américain moyen pour qui le Groenland est loin des priorités du quotidien.
00:06:57C'est-à-dire l'inflation, la santé ou encore l'emploi.
00:06:59Beaucoup rappellent aussi une promesse centrale de Donald Trump.
00:07:03America first, mettre l'Amérique d'abord.
00:07:05Alors, voir Washington regarder vers l'extérieur, même au nom de la sécurité nationale, sonne un peu comme une contradiction.
00:07:11De l'autre, il y a l'Américain, disons, un peu plus informé.
00:07:14Alors, lui, s'inquiète d'une possible fracture avec l'Europe et l'OTAN dans un contexte international déjà tendu,
00:07:19marqué par le risque d'escalade avec l'Iran.
00:07:22Et pour une part de ces Américains, un engagement dans l'Arctique serait non seulement inutile, mais aussi risqué.
00:07:28Enfin, certains pointent un paradoxe diplomatique.
00:07:31Alors, le Groenland relève du Danemark, allié des États-Unis au sein de l'OTAN.
00:07:35On le sait. Or, l'article 5 de l'OTAN est clair.
00:07:38Une attaque contre l'un est une attaque contre tous.
00:07:41Traduction, si Washington s'en prenait au Groenland, l'Alliance, encore une fois, dont les États-Unis font partie,
00:07:47serait théoriquement tenue de défendre le Groenland contre les États-Unis.
00:07:51Eux-mêmes, une situation surréaliste presque absurde, mais qui résume bien le malaise autour de cette affaire.
00:07:57Zima Nuki, notre correspondant permanent aux États-Unis, en l'occurrence à Los Angeles.
00:08:01C'est écouter cet échange entre le Premier ministre du Danemark et Donald Trump, un échange à distance.
00:08:08Nous n'avons pas réussi à changer la position américaine.
00:08:11Il est clair que le Président a ce désir de conquérir le Groenland.
00:08:16Nous avons dit très clairement que cela n'est pas dans l'intérêt du Royaume.
00:08:21J'ai une très bonne relation avec le Danemark et nous verrons comment tout cela se passe.
00:08:24Je pense qu'une solution sera trouvée.
00:08:26On va écouter le Président de la République, mais c'est vrai qu'il y a un décalage entre le côté
00:08:30qui peut exister, va-t-en-guerre du Président de la République.
00:08:32Et puis, la réalité, c'est toujours pareil avec Emmanuel Macron.
00:08:37C'est-à-dire que la parole, c'est quelque chose.
00:08:40Et puis les actes, parfois, ne sont pas au diapason de cette parole.
00:08:44Écoutez ce qu'il disait hier devant les armées, dans une mise en scène.
00:08:48Alors, il y avait une sorte d'avion.
00:08:50Un rafale.
00:08:51C'était un rafale.
00:08:52Capable de porter l'arme nucléaire, nous a-t-on dit.
00:08:54Oui, et c'est vrai que dans ces cas-là, l'image est aussi forte, parfois, que la parole.
00:09:00Le Président, d'ailleurs, avait un souci à l'œil.
00:09:03Il avait un rougie.
00:09:04Il avait cité l'œil du tigre, qui est un signe de détermination.
00:09:08Et puis, on l'a vu avec ses lunettes d'aviateur.
00:09:12On peut citer la marque.
00:09:14C'est la marque Ray-Ban.
00:09:15Et c'est vrai qu'il y avait un côté, je vais dire Tom Cruise.
00:09:18En tout cas, cette image était assez forte de voir le Président de la République comme cela.
00:09:25Et en même temps, il a donc parlé, je vous propose de l'écouter, sur l'accélération des périls.
00:09:31Notre effort de défense va continuer, ici, comme dans les autres garnisons de France.
00:09:37Oui, il va continuer, parce que, comme je vous l'annonçais le 13 juillet dernier,
00:09:42L'accélération des périls commande d'accélérer le réarmement de la France.
00:09:49Pour rester libre, il faut être craint.
00:09:54Pour être craint, il faut être puissant.
00:09:58Et pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite et faire plus fort.
00:10:05Cela suppose que la nation consente à des efforts à la mesure de notre rude époque.
00:10:09Alors, on entend, mais tout le monde comprend qu'on ne fait pas le poids.
00:10:15Hélas, je le dis, je le regrette.
00:10:18Je pense que tous ici, on n'imagine pas une seconde une confrontation militaire
00:10:22entre l'Europe et les Etats-Unis.
00:10:24Ce n'est pas pensable.
00:10:25Oui, on n'imagine jamais.
00:10:27Non, enfin.
00:10:28Mais vous ne savez pas.
00:10:30Moi, je ne dis plus rien, parce que Trump est tellement prévisible.
00:10:32Non, non.
00:10:34On disait la même chose la veille de l'invasion de l'Ukraine par Poutine.
00:10:37On disait que ça n'arrivera jamais.
00:10:38Il y a des soldats européens tirés sur des diens et des diens.
00:10:40Mais vous n'en savez rien, moi non plus.
00:10:42Je suis d'accord.
00:10:43La histoire a montré qu'on n'en savait rien.
00:10:44En 14, on n'en savait rien.
00:10:46Alors, moi, je ne m'en réjouis pas particulièrement, mais il y a une situation de fait.
00:10:48Personne ne s'en réjouit.
00:10:48Il y a une situation de fait.
00:10:49Il y a une volonté, Donald Trump, de s'emparer du Groenland.
00:10:53Oui, ben merci.
00:10:54Bon, écoutez, moi, je vais reprendre la formule.
00:10:55Je vais reprendre la formule du général Pierre de Villiers,
00:10:58qui est, je crois, chez Gauthier Lebret, qui avait dit,
00:11:02tout compte fait, entre la Russie et la Chine, je préfère que ce soit les Américains,
00:11:06qui est la main mise sur ce territoire qui est stratégique,
00:11:09qui est stratégique et qui contient des ressources
00:11:11et qui devient un passage avec le réchauffement climatique
00:11:14et donc vraiment un endroit clé pour la stabilité dans le monde.
00:11:20Je préfère les Américains, aux Russes et aux Chinois.
00:11:22Pas les Européens.
00:11:24Oui, mais bon, on est devant une situation de fait.
00:11:26Non, mais il n'est pas de fait.
00:11:27Non, mais simplement.
00:11:29C'est un esprit de défaite.
00:11:30Non, mais vous, vous êtes formidable.
00:11:32Non, mais c'est quand même la réglise.
00:11:33C'est la défaite.
00:11:34C'est l'esprit de défaite.
00:11:35Je ne m'en réjouis pas, mais bon.
00:11:36Ah oui, ben non, mais voilà.
00:11:37Avec vous, je remets bien.
00:11:39Ah ben les gars, je préfère les Américains.
00:11:41Allez, vous allez envoyer nos rafales contre...
00:11:43Dites-moi, camarade, vous êtes gaulliste, vous ?
00:11:47Ah, dites-moi, c'est bien ça.
00:11:49Ça, c'est une bonne...
00:11:50C'est vraiment une position gaulliste que vous venez d'adapter.
00:11:54Non, ce n'est pas une position gaulliste.
00:11:55Pas vraiment, pas vraiment, chers camarades.
00:11:58Deux commentaires, juste parce que vous parliez de la confrontation possible.
00:12:01Il faut quand même rappeler que parmi les pays qui ont envoyé des troupes,
00:12:03l'Allemagne et le Danemark achètent du matériel américain.
00:12:05Leurs avions de chasse sont américains.
00:12:07C'est la ridicule de la situation.
00:12:08Et puis, deuxième commentaire.
00:12:10Aujourd'hui, reprennent les discussions sur la Nouvelle-Calédonie.
00:12:12J'espère qu'Emmanuel Macron aura la même détermination
00:12:14à faire respecter la souveraineté de la Nouvelle-Calédonie que pour le Groenland.
00:12:18La Nouvelle-Calédonie, c'est moins grandiloquent,
00:12:19mais la Chine a des appétits énormes pour ce qui se passe en Nouvelle-Calédonie.
00:12:22Et là, on est un peu plus fluctuant.
00:12:23J'espère qu'on aura la même détermination.
00:12:25Eugénie Basquet.
00:12:26Je suis absolument d'accord avec vous.
00:12:27Et je pense qu'on est dans un monde aujourd'hui de prédation et de recolonisation,
00:12:31parce qu'il y a un manque de ressources au niveau mondial.
00:12:33Donc chacun, les grands empires s'approprient des territoires.
00:12:36Notre devoir est de résister en tant que patriote et en tant qu'européen, c'est de résister.
00:12:39Mais nous, qu'est-ce qu'on fait ?
00:12:40On fait exactement l'inverse.
00:12:41C'est-à-dire qu'on cède des territoires qu'on avait.
00:12:43La Nouvelle-Calédonie, on est en train plus ou moins de la larguer,
00:12:45en tout cas de leur donner une forme de souveraineté et d'indépendance
00:12:48et de faire reculer la souveraineté française.
00:12:50Donc on fait exactement le contraire de ce qu'on feront les empires.
00:12:52Et je trouve effectivement que ça, c'est un signe de faiblesse.
00:12:54On ne peut pas d'un côté, et là, pour le coup, il y a une contradiction d'Emmanuel Macron,
00:12:58dire on va protéger le Groenland et lâcher la Nouvelle-Calédonie.
00:13:00Vous ne pouvez pas condamner les empires
00:13:02et vouloir que nous fassions pareil que ceux que vous condamnez.
00:13:05Il y a aussi un paradoxe dans votre raisonnement.
00:13:07Parce que nous, c'est déjà à nos territoires.
00:13:09Sauf que c'est déjà français.
00:13:13Ces territoires sont français.
00:13:14J'entends ce que vous dites.
00:13:16Il y a eu plusieurs référendums.
00:13:16Et d'ailleurs, c'est amusant parce que Trump a dit
00:13:18« Oh, le Groenland, ça ne fait que 500 ans qu'ici sont les Danois. »
00:13:21C'est à peu près la date où les États-Unis ont été aussi colonisés.
00:13:26« Que tous les Européens commencent par annuler leur commande de F-35, »
00:13:30« Je me dis Florian Bachelier, marque à Allemagne. »
00:13:34Mais Florian Bachelier a souvent raison.
00:13:37Souvent, ses réflexions sont assez remarquables.
00:13:40Mais il est en dehors du jeu politique aujourd'hui.
00:13:42Malheureusement.
00:13:43Mais après, sur l'intervention du président,
00:13:47« Pour être libre, il faut être craint. »
00:13:49C'est une phrase qui a été beaucoup répétée.
00:13:52Mais pour être libre, il faut surtout avoir le courage de la liberté.
00:13:54La liberté a un prix et il faut avoir une ligne à l'intérieur comme à l'extérieur.
00:13:58Quand vous avez 3500 milliards de dettes, vous n'êtes pas craint.
00:14:00C'est ça aussi la vérité.
00:14:00C'est que c'est terrible à dire.
00:14:01Mais quand vous n'avez pas l'économie qui suit derrière, vous n'êtes pas craint.
00:14:05Quand les hommes de 160 kilos disent des choses,
00:14:09les gens de 60 kilos les écoutent.
00:14:11Disait Michel Lecèbre, dialoguiste.
00:14:14Voilà, c'est toujours la même chose.
00:14:16Il n'y a qu'un rapport, c'est le rapport de force.
00:14:17Je suis d'accord, c'est la grande faiblesse.
00:14:18Et on n'arrive à imposer aucun de nos choix, notamment à l'Allemagne.
00:14:20Et voilà, ce qu'on souligne là, c'est la faiblesse de l'Europe.
00:14:23La faiblesse de la France, en Europe aussi.
00:14:24Oui, mais bon, c'est la situation de fait que j'évoquais à l'instant.
00:14:28Notre faiblesse.
00:14:29Oui.
00:14:31D'accord, mais...
00:14:32Oui, vous êtes d'accord avec moi.
00:14:33Mais Georges, je suis d'accord, mais je ne me...
00:14:37Peut-être que Eugénie...
00:14:38Je ne m'en réjouis pas, je ne m'en réjouis pas.
00:14:40Mais vous résignez, et Eugénie se bat.
00:14:43Eugénie qui célèbre les 200 ans du Figaro.
00:14:45Oui, Eugénie va prendre...
00:14:46C'est jusqu'à samedi ?
00:14:48C'est jusqu'à avant, ce soir.
00:14:50Ah bon ?
00:14:51Oui, oui, ce soir, c'est samedi.
00:14:52Il y a des tribunes, il y a des colloques...
00:14:54Il y a des conférences toute la journée.
00:14:55Il y a des conférences, vous en avez à nous.
00:14:57Oui, toute la journée, je crois qu'il y a une représentation ce matin du procès Caillot, vous savez.
00:15:02Oui.
00:15:03La meuf Caillot qui avait assassiné un directeur du Figaro et qui a été acquittée trois mois plus tard.
00:15:07Eh oui.
00:15:08Vous vous rendez compte ?
00:15:08Et mercredi, c'était l'inauguration.
00:15:10C'était extraordinaire parce que le Figaro est capable de mettre dans la même salle tout ce qui compte à Paris de pouvoir, tous azimuts.
00:15:21C'est-à-dire pouvoir économique, pouvoir politique, pouvoir artistique, pouvoir médiatique, etc.
00:15:26C'est absolument incroyable.
00:15:27Toutes les personnalités, d'ailleurs de droite comme de gauche...
00:15:29C'est pas sûr que le monde pourrait le faire.
00:15:31François...
00:15:32Oui, je suis d'accord.
00:15:33C'est pas sûr.
00:15:34Mais François Hollande, par exemple, était là ?
00:15:35François Hollande était là.
00:15:36Marine Tondelier était là.
00:15:38Marine Tondelier était là.
00:15:38Donc, vraiment, le Figaro...
00:15:40Non, lui, Mélenchon n'est pas venu, malheureusement.
00:15:41Il avait dit qu'il viendrait, mais il n'est pas venu, il l'a annulé.
00:15:43Oui, il n'est pas courageux, à mon avis.
00:15:46Il n'est pas senti en self-space.
00:15:48Il dit le Figaro.
00:15:48Il dit le Figaro.
00:15:49Mais il a raison.
00:15:50Oui, pour terminer.
00:15:52Sur Trump et le Figaro, d'ailleurs, moi je le lis attentivement tous les jours, le Figaro est très critique sur Trump.
00:15:57Très critique.
00:15:58Très distancié.
00:15:59Très distancié.
00:15:59Quand on lit Lormand Deville, Isabelle Lasserre, Adrien Jaune...
00:16:02Et c'est Philippe Joly qui fait souvent les éditos.
00:16:06Oui.
00:16:06Et Yves Tréhard.
00:16:08Excellent.
00:16:09Et très critique sur Trump.
00:16:10Moi, je pense que Trump a raison.
00:16:13Mais je vais continuer pour éviter d'être trop surprenant.
00:16:18Il a raison de dire que le Groenland est stratégique face aux Russes et aux Chinois.
00:16:21Mais ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi il ne prend pas le contrôle pacifiquement par un accord avec le Danemark et avec l'Europe qui, là, vous avez raison, Pascal, l'Europe a été totalement inexistante.
00:16:32Ça fait 15 ans ou 20 ans que l'Europe, de la défense, que Macron appelle de ses voeux, aurait dû s'organiser pour faire en sorte que le Groenland soit capable de résister aux Chinois et aux Russes.
00:16:41On ne l'a pas fait.
00:16:42Il n'est pas trop tard pour le faire.
00:16:44Bon, un mot sur l'Iran.
00:16:45Et les choses pourraient se passer pacifiquement, y compris avec Trump.
00:16:47C'est la guerre très froide, le Groenland.
00:16:49Bon, c'est la guerre très froide, effectivement.
00:16:51Un mot sur l'Iran avec Caroline Levitt hier, qui est la porte-parole de la Maison-Blanche, qui a rappelé que les exécutions cessent.
00:16:59En tout cas, c'est l'information que...
00:17:00Que dites-vous, Eugénie ?
00:17:01Non, rien, pardon.
00:17:02Ah, je pensais que vous vouliez intervenir.
00:17:04Caroline Levitt, donc, qui est dans la foulée d'ailleurs de Donald Trump, est intervenue pour effectivement expliquer que les Américains ne sont pas intervenus en Iran.
00:17:16Le président a reçu un message, comme il vous l'a révélé hier, ainsi qu'au monde entier.
00:17:21Indiquant que les meurtres et les exécutions cesseraient.
00:17:24Le président a appris aujourd'hui que les 800 exécutions qui étaient prévues et devaient avoir lieu hier ont été suspendues.
00:17:31Le président et son équipe suivent de près la situation et toutes les options restent sur la table pour le président.
00:17:39Et le président de la République hier, devant, pour ses voeux aux armées, c'était d'ailleurs à Istres.
00:17:45À Istres.
00:17:45Et il est revenu avec Thomas Pesquet ?
00:17:48Oui, dans un avion Airbus ravitailleur.
00:17:51Et c'est Thomas Pesquet, alors qu'il n'était pas le pilote, je crois qu'il était le copilote.
00:17:55Mais effectivement, il a eu la chance de monter à bord avec Thomas Pesquet.
00:17:58C'est là ?
00:17:59Thomas Pesquet a assisté aux voeux du président de la République.
00:18:02C'est un grand Français, Thomas Pesquet.
00:18:03C'était une base aérienne.
00:18:05Il me semble qu'il a été pilote.
00:18:06Je ne veux pas dire de bêtises, mais je crois qu'il a été pilote.
00:18:07Écoutons ce qu'a dit le président de la République qui est revenu sur l'Iran et la Russie.
00:18:14Et regardons le monde dans lequel nous sommes plongés.
00:18:17Retour des puissances de déstabilisation, la Russie sur le sol européen,
00:18:22déstabilisation par plusieurs puissances régionales.
00:18:26Je pourrais ici convoquer l'Iran et beaucoup d'autres.
00:18:30Et puis un discours qui parfois sème le doute, y compris chez les alliés par certains,
00:18:35mais en tout cas un nouveau colonialisme qui est à l'œuvre chez quelques-uns.
00:18:41Et puis ça peut être étonné, mais le prix Nobel de la paix,
00:18:46madame Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix,
00:18:49elle a offert à Donald Trump sa médaille.
00:18:53C'est intéressant.
00:18:54La médaille, hein ?
00:18:55Oui.
00:18:56Le titre.
00:18:57Elle ne peut pas, elle n'a pas le droit.
00:18:57Elle ne peut pas, Georges.
00:18:59Juste la médaille.
00:19:00Juste la médaille, Georges.
00:19:01Moi, je trouve ça un peu triste parce que c'est une femme remarquable, Marie.
00:19:07Ah, vous êtes très anti-Trumpiste, le Figaro.
00:19:09Non, mais je trouve qu'il y a des choses que Trump fait qui vont dans le bon sens.
00:19:15Et je trouve qu'il a bousculé un certain système,
00:19:19ce qu'il fait sur la reprise en main des flux migratoires, sur le protectionnisme.
00:19:23Mais c'est ça qui est intéressant chez Trump.
00:19:24Il nous montre que tout est possible.
00:19:26Oui, mais souvent, il va trop loin au nom de sa mégalomanie.
00:19:30Et là, il humilie une femme qui est une femme remarquable.
00:19:32Pourquoi il l'humilie ?
00:19:33Parce qu'en gros, il lui force à lui remettre sa médaille.
00:19:35Sinon, il ne va pas l'aider à diriger le Venezuela.
00:19:39Ah, vous le voyez comme ça ?
00:19:40Bien sûr, elle est obligée de le faire.
00:19:42Elle est obligée de le faire.
00:19:43On baisse la main du parrain.
00:19:45Et je trouve ça un peu dommage parce qu'il pourrait me faire preuve de grandeur d'esprit,
00:19:49de hauteur de vue.
00:19:50Et je trouve qu'il l'humilie par contre les gens.
00:19:52Non, mais moi, je ne l'ai pas interprété comme vous.
00:19:55Je ne l'ai pas interprété comme vous.
00:19:56Mais, comment dire, Trump, on peut garder un esprit critique,
00:20:00et on l'a dit sur le Groenland,
00:20:02mais ce que je trouve formidable chez Trump, je le répète,
00:20:05c'est de dire qu'il peut agir sur le réel.
00:20:07C'est-à-dire qu'on a le sentiment que les hommes politiques,
00:20:09nous en France, ne agissent plus sur le réel.
00:20:11Et il y a un exemple que j'ai trouvé formidable.
00:20:14Il a, comment dire, il y a 75 pays qui n'auront plus de visa.
00:20:20Voilà.
00:20:20Il a décidé ça.
00:20:22Eh bien, je trouve ça très bien.
00:20:23Il prend des décisions.
00:20:25Et il nous pousse, il élargit le champ des possibles.
00:20:27Parce qu'il y a la Coupe du Monde de foot, ça va poser un certain nombre de sujets.
00:20:30Mais pas du tout, justement.
00:20:31J'ai lu un papier ce matin dans Le Parisien.
00:20:33C'est un papier qui est extraordinaire en disant
00:20:34« Fiasco pour la Coupe du Monde ».
00:20:36Et tu lis le papier, tu comprends qu'il n'y a pas de fiasco.
00:20:38Donc, parce que les visas seront autorisés pour les touristes.
00:20:43Et pour les équipes.
00:20:44Pour les équipes, évidemment.
00:20:46Pour les joueurs, oui.
00:20:47Mais je trouve que la presse française, je vous assure, je vais faire le procès de personne,
00:20:51est d'une malhonnêteté sur Trump que je trouve sidérante.
00:20:55Et cet exemple-là, les visas touristiques seront autorisés parce que c'est pour un délai court.
00:21:02Ce qu'ils refusent, c'est les visas non touristiques.
00:21:04En fait, il n'y a aucune incidence sur la Coupe du Monde.
00:21:05Il n'y a aucune incidence sur la Coupe du Monde, en fait.
00:21:07J'ai lu le titre, pour vous dire.
00:21:08Mais vous avez vu le titre.
00:21:09Mais moi aussi, j'ai vu le titre.
00:21:10Et quand j'ai vu le titre, j'ai lu le papier.
00:21:12Et dans le papier, on me dit le contraire du titre.
00:21:14Bon, alors on est tous pareils de temps en temps.
00:21:17On a des titres un peu vendeurs.
00:21:18Je ne vais pas faire le procès.
00:21:20Ça m'est arrivé aussi, j'imagine, depuis 40 ans, d'être un peu vendeur sur un titre.
00:21:24Mais là, en l'espèce, je le répète, les visas touristiques sont autorisés.
00:21:28Non, mais je suis d'accord qu'il est large.
00:21:29Donc, il peut agir sur le réel.
00:21:31Il élargit le champ des possibles en politique et il sort des rails qui, aujourd'hui, nous bloquent.
00:21:36Mais elle avait déjà dédié son prix à Donald Trump lorsqu'elle a eu, justement, ce prix Nobel.
00:21:41Oui, elle l'avait dédié, mais elle leur remit la médaille.
00:21:44Et vous verrez que la Coupe du Monde aux Etats-Unis, comme toujours, sera un immense succès.
00:21:49Immense succès.
00:21:50On va la gagner en plus.
00:21:52Non, ils ne peuvent pas gagner les Etats-Unis.
00:21:53Non, nous, nous.
00:21:54Nous, on va la gagner avec Didier Deschamps, bien sûr.
00:21:56Attendez, qui est le plus grand footballeur de tous les temps.
00:21:58Pascal, je voudrais nuancer ce que dit Eugénie.
00:22:01C'est vrai, Trump agit sur le réel.
00:22:03Mais pour faire quoi ?
00:22:04Il met en cause et il attaque la recherche, l'université, la justice, la presse.
00:22:10M'arrêtez, m'arrêtez, ça.
00:22:11La presse, la justice, l'université, la recherche et la Banque Centrale.
00:22:15Il est en train de bousculer, de bouleverser, de détruire l'État de droit américain.
00:22:19Et vous savez, ça commence à se passer très, très mal, y compris dans son camp des Républicains.
00:22:23Et le Figaro a raison, le Figaro a raison de dénoncer ce que fait Trump.
00:22:27André, vous êtes vous-même, vous me parlez tout à l'heure de nuances, vous-même, vous êtes caricaturale.
00:22:32Non, non, je regarde ce que fait Trump.
00:22:33Il n'attaque pas la presse.
00:22:34Ah bon ?
00:22:35Et la justice non plus.
00:22:36Il n'attaque pas la presse.
00:22:37Et l'université non plus.
00:22:38Je vous répète.
00:22:39Et la recherche non plus.
00:22:40Mais il n'attaque pas la presse, il répond aux journalistes quand il n'est pas d'accord avec lui.
00:22:46Non, il refute des accréditations aux journalistes qui ne sont pas d'accord avec lui.
00:22:50Il les chasse de la Maison Blanche.
00:22:52Il coupe les crédits de la recherche.
00:22:54Il attaque la presse indépendante et la justice indépendante.
00:22:57Je vous assure, en fait, on ne peut plus parler ensemble.
00:23:01Et au Venezuela, d'ailleurs, rien n'a changé.
00:23:03Rien n'a changé au Venezuela.
00:23:05On ne peut plus parler ensemble parce que tout le monde est dans une caricature.
00:23:08Mais non, ce n'est pas caricatural.
00:23:09Mais si, expliquez que...
00:23:11J'ai dit qu'il avait raison sur le Groenland de vouloir prendre le contrôle du Groenland.
00:23:15Alors, il est 9h22, on est en retard.
00:23:16Je voulais écouter Mme Machado.
00:23:18On l'écoutera juste après la pause.
00:23:20Ça, c'est...
00:23:21À cause de moi.
00:23:22Vous nous avez retardés.
00:23:24Excusez-moi.
00:23:26Bon, et notre ami Georges est là.
00:23:28Je suis toujours là.
00:23:29Je sais que les droits du mariage de Georges Fenec ont été rachetés, me dit-on, par TF1 qui retranscrit.
00:23:38Ce sera en Mondiovision.
00:23:39En direct et ce sera en Mondiovision.
00:23:42Oui.
00:23:42C'est le 31 janvier.
00:23:43D'ici là, la pause.
00:23:44On revient dans un instant.
00:23:45Accueil Pierre Chasseret qui a fait une expérience extraordinaire puisque vous avez appelé à la reconnaissance du protoxyde d'azote comme stuféfiant.
00:24:00Vous appelez à la reconnaissance après une expérience au résultat cataclysmique puisque vous-même, vous avez, je ne sais pas comment on dirait, on prend ce produit, on l'injette, on l'inale.
00:24:09Voilà.
00:24:10Et vous avez conduit sous protoxyde d'azote.
00:24:13Et on en parlera tout à l'heure.
00:24:14Bon, on revient sur Trump parce que je disais, on ne peut plus parler évidemment parce que chacun en France aujourd'hui est dans son couloir de nage.
00:24:20Chacun est dans la caricature.
00:24:22Vous, vous expliquez que Trump mange les petits-enfants.
00:24:25Ça devient compliqué parce que vous expliquez qu'il attaque la justice, la presse, la recherche.
00:24:30Je lis la presse et le Figaro notamment.
00:24:31Oui, alors mettons un peu de nuance.
00:24:34Demandez au Figaro de mettre de la nuance.
00:24:36On peut mettre de la nuance, justement, critiquer certaines décisions de Trump en reconnaissant qu'il a bousculé le monde et qu'il nous force d'ailleurs nous-mêmes à nous poser des questions, à nous sortir de notre léthargie, de notre apathie.
00:24:50Exactement.
00:24:50Alors que je sache, la presse est libre aux Etats-Unis.
00:24:54Je suis désolé de vous le dire.
00:24:55D'ailleurs, il a reçu quand même le New York Times pendant deux heures la semaine dernière dans ce bureau.
00:24:59Donc le New York Times, grand quotidien d'opposition.
00:25:02Et c'était très intéressant.
00:25:03Moi, j'ai lu quasiment l'intégralité de l'échange.
00:25:06Il y a une journaliste de New York Times qui lui apporte un ordinateur pour lui montrer la vidéo, vous savez, du policier qui a tiré sur une pauvre femme en voiture et qui l'a tué.
00:25:15C'est vraiment un échange.
00:25:16On ne peut pas dire que c'est un dictateur.
00:25:17Il est quand même en échange.
00:25:18C'est pas Kim Jong-un.
00:25:19Arrêtez.
00:25:20Je veux dire, la presse est plus libre aux Etats-Unis qu'elle ne l'est sans doute en Russie.
00:25:25Ah oui, c'est sûr.
00:25:27Il n'y a pas de New York Times.
00:25:28Ou en Chine.
00:25:29Ou en Chine.
00:25:30Ou dans les pays que vous...
00:25:32Je n'ai pas dit le contraire.
00:25:33Non, mais dans les pays que vous avez soutenus.
00:25:35Je n'ai pas dit le contraire.
00:25:36Mais qu'est-ce que j'ai soutenu ?
00:25:38Je suis horrifié depuis le début par le Cambodge et l'Iran.
00:25:41Oui.
00:25:41Non, mais c'est à nous de nous relever.
00:25:43C'est à nous d'être forts par rapport à tout.
00:25:46La politique française, le 49-3.
00:25:47Alors, je regardais, c'est le 24 novembre.
00:25:50Je vous ai dit qu'il y aurait les ordonnances.
00:25:52Le 24 novembre.
00:25:53Parce que le samedi 22 novembre, on me l'avait dit.
00:25:57Le samedi 22 novembre, on me dit, ne t'inquiète pas, ça se terminera en ordonnance.
00:26:00C'est fait et c'est acté.
00:26:02Donc, on vient de voir pendant deux mois tout ça pour finir sur les ordonnances.
00:26:06Alors, ce n'est pas encore fait.
00:26:06C'est soit 49-3, soit ordonnance.
00:26:0849-3, il faut comprendre, il y en a trois.
00:26:10Parce qu'il y en a un sur la partie recettes, dépenses et sur le texte global.
00:26:13Donc, trois risques de motion de censure.
00:26:15Donc, c'est très périlleux pour Sébastien Lecornu.
00:26:16Il faudrait qu'il négocie avant avec les socialistes.
00:26:20Parce qu'il y a une motion de censure possible ?
00:26:21En fait, quand vous faites le 49-3, de facto, derrière, vous avez un vote de l'Assemblée.
00:26:25Et s'il y a une majorité qui fait tomber le gouvernement,
00:26:27non seulement le gouvernement tombe, mais en plus, le budget ne passe pas.
00:26:30Donc, c'est une double peine pour l'exécutif.
00:26:32Ordonnance, ça a le bienfait, si je puis dire, pour le gouvernement.
00:26:35C'est, quoi qu'il se passe ensuite à l'Assemblée, il peut y avoir une motion de censure.
00:26:38Mais au moins, le budget sera adopté.
00:26:40Bon, écoutez, Amélie de Montchalin a pris la parole ce matin, me dit Marine Lançon.
00:26:45Écoutons-la.
00:26:45Nous avons des saboteurs à l'Assemblée nationale.
00:26:50C'est qui, ces saboteurs ?
00:26:51Nous avons, d'un côté, des insoumis, et notamment le président de la Commission des finances, Éric Coquerel,
00:26:56qui ont un objectif, et ils l'ont dit aux Français.
00:27:00Nous n'avons pas besoin de budget, nous pouvons vivre en service minimum.
00:27:03Cette loi spéciale qui nous permet d'avoir le même argent que l'année dernière, ça suffit.
00:27:07Et donc, vivons comme ça.
00:27:08Bon, déjà, vous avez une partie, vous voyez, de l'hémicycle qui ne veut même pas y arriver.
00:27:12Et de l'autre côté, vous avez le Rassemblement national.
00:27:15Alors moi, j'ai vraiment, je vous le dis, j'étais assez abasourdie ces dernières heures par un certain nombre de leur vote.
00:27:21Manifestement, soit ils n'ont aucun sens politique, soit ils ont vraiment un sens de l'opportunisme.
00:27:26Thomas Bonnet, des cryptages ?
00:27:27Le mot sabotage a été employé aussi par l'entourage de Sébastien Lecornu.
00:27:31Là, c'est réemployé ce matin.
00:27:32Je ne crois pas que ce soit le mot le plus pertinent si on se prépare à des motions de censure.
00:27:36La réalité, c'est que les discussions ont traîné.
00:27:38Voilà, c'était compliqué pour Sébastien Lecornu d'avoir une discussion.
00:27:41On a vanté son habileté.
00:27:43Manifestement, il n'a pas réussi à mettre tout le monde d'accord.
00:27:46Donc, il n'y a pas de majorité.
00:27:47On en revient toujours.
00:27:47Et voilà, tout ça, tout ça, c'est vraiment le cirque.
00:27:51C'est le cirque.
00:27:52C'est pour sauver Macron.
00:27:53Oui, c'est vraiment le cirque.
00:27:55Alors, on gagne du temps.
00:27:56Tu gagnes 8 jours, tu gagnes 15 jours, tout ça.
00:27:58Exactement, c'est pour sauver Macron.
00:27:59Il faut vous préciser que les ordonnances, ça ne s'est jamais produit sous la Ve République.
00:28:02Ça serait donc une première.
00:28:03Avec Emmanuel Macron, on découvre la Constitution vraiment dans tous ses recoins.
00:28:07Oui, parce que François Mitterrand avait refusé des ordonnances en 1990.
00:28:12Non, mais là, c'est des ordonnances en matière budgétaire, article 47.
00:28:15Alors que jusque-là, beaucoup de gouvernements ont utilisé l'article 38 sur les ordonnances.
00:28:19C'est autre chose, là.
00:28:20C'est des ordonnances en matière financière.
00:28:22En matière financière, ça n'est jamais arrivé.
00:28:23Bon, écoutez la suite au prochain épisode.
00:28:26Lyon.
00:28:26Alors, là, j'ai des Lyonnais.
00:28:28Oui.
00:28:28Vous connaissez bien la situation.
00:28:29Je suis des Lysermes.
00:28:30Moi, moi, Lyonnais.
00:28:31Moi, je suis des Lysermes.
00:28:32Oui, mais vous.
00:28:33C'est Grenoble.
00:28:33Oui, on s'aime pas beaucoup.
00:28:35Tous les gens, on s'aime beaucoup.
00:28:36Grenoble et Lyon.
00:28:38Grégory Doucet, le maire de Lyon.
00:28:39A priori, il va être en difficulté.
00:28:42Oui, je crois.
00:28:42Jean-Michel Hollande s'est très bien placé, d'après les sondages.
00:28:46Et alors, il s'est réveillé, Grégory Doucet, ça fait six ans qu'il est à Lyon.
00:28:50Et puis, les élections arrivent.
00:28:51Il dit, ah bah tiens, il faut peut-être que je mette des brigades à incivilité.
00:28:55Le réel.
00:28:56Donc, le réel.
00:28:56Alors qu'il avait refusé, notamment la région Renaple lui avait proposé un million d'euros
00:29:04pour installer des caméras.
00:29:06Il les avait refusés.
00:29:07Donc, il y avait un prisme idéologique.
00:29:10La sécurité, c'est pas le problème.
00:29:11Et là, à trois mois, donc, il se réveille.
00:29:13Et là, il y a des brigades qui arrivent.
00:29:15Alors, on va voir ce sujet.
00:29:15Promises, en tout cas.
00:29:16De Marie-Victoire Diodonné.
00:29:18Regardez, écoutez.
00:29:21Créer des brigades anti-incivilité.
00:29:24A cette proposition du maire écologiste sortant, les Lyonnais sont unanimes.
00:29:29Très bien, mais trop tard.
00:29:31C'est un peu dommage, voilà, d'être sur le tard.
00:29:34Je trouve que c'est juste une réaction un petit peu politicienne pour remplir les urnes.
00:29:40Si c'est pour que ce soit là, pour faire joli, quoi, et on dit ça dans le vent, ou pour, au contraire, que le maire, maintenant, il fait ça exprès, avant les élections, pour, voilà, je trouve ça bête, quoi.
00:29:50Pour les élections, ça va aider, mais je pense que ça peut être pas mal aussi, parce que ça peut rassurer certaines personnes et ramener de la sécurité.
00:29:57En cas de réélection, 50 agents rejoindraient donc les rangs de la police municipale.
00:30:03En six années de mandat, Grégory Doucet a essuyé bien des critiques sur sa gestion de la sécurité.
00:30:09Le syndicat FO salue néanmoins les mesures proposées, pourtant inaudibles quelques mois auparavant.
00:30:15On a vu Lyon évoluer, comme le maire.
00:30:17Tout ce que propose Grégory Doucet aujourd'hui, c'est ce qu'on demandait au début de son mandat, et il avait tout le temps pour le faire.
00:30:23Donc les autres candidats, tout le monde, nous, on le savait, il va y avoir des promesses, mais on attend, et il n'y a pas que nous.
00:30:31C'est dans l'intérêt du monde politique.
00:30:33Quand on fait des promesses, il faut les tenir, on sera vigilants.
00:30:35En mars dernier, le ministère de l'Intérieur dévoilait les derniers chiffres de la délinquance à Lyon.
00:30:41Vol à la roulotte, trafic de stupéfiants ou encore violences volontaires.
00:30:45Les indicateurs sont à la hausse.
00:30:49Ce qui est terrible, et je me tourne vers vous, André Valigny, et c'est même incompréhensible parce que c'est contre-productif,
00:30:56c'est comment, lorsqu'on est de gauche, on est, quoi qu'il advienne, on reste un peu un idéologue.
00:31:03Alors que les gens de droite ne le sont jamais.
00:31:07Pourquoi ce rapport depuis toujours avec la sécurité, quand on est à gauche ?
00:31:11Enfin, la sécurité n'est pas un thème de droite.
00:31:14Elle ne devrait pas, en tout cas, et elle n'est pas non plus un thème de gauche.
00:31:18C'est ça qui est absolument sidérant.
00:31:20Et on l'a vu avec Badinter, qui a influencé le monde de la justice, au nom de l'idéologie,
00:31:28et était toujours rattrapé par le réel.
00:31:30Donc, et t'en es encore là, aujourd'hui, en 2026 ?
00:31:35Non, non, moi je ne me reconnais pas dans l'idéologie des écologistes qui, à Grenoble, à Lyon et ailleurs,
00:31:41refusent de voir la réalité.
00:31:43Le maire de Bordeaux, d'ailleurs, va peut-être être réélu, lui, à la différence des autres, parce qu'il a été réélu.
00:31:48Répondez sur l'idéologie.
00:31:49Non, mais je ne suis pas idéologue.
00:31:51Mais je ne parle pas de vous.
00:31:52Le premier président de département, le premier président de département, à mettre des caméras aux abords des collèges.
00:31:58Je ne parle pas de vous.
00:31:58Des caméras aux abords des collèges.
00:32:00De manière générale.
00:32:00Et je mets la gauche contre moi, donc vous voyez...
00:32:02André Valigny, je ne parle pas de vous.
00:32:05Pourquoi la gauche, quoi qu'il arrive, est idéologue ?
00:32:09Mais non, elle peut être pragmatique aussi, la gauche.
00:32:11Elle peut être pragmatique, mais bien sûr.
00:32:13Pas pour les élections.
00:32:14En tout cas, pas à Paris, parce que...
00:32:16C'est ça qui est toujours...
00:32:17Vous ne répondez pas à ma question.
00:32:19L'écologie punitive.
00:32:20Je vous ai dit qu'il y avait une gauche pragmatique et j'en fais partie.
00:32:23Le Parti Socialiste s'allie avec les écologistes dans un certain nombre de villes.
00:32:26Par exemple, à Paris, Emmanuel Grégoire a les candidats des socialistes et des écologistes.
00:32:30Et il refuse, par exemple, d'armer la police municipale.
00:32:33Thomas Bonnet.
00:32:34On pourrait citer les villes qui vous sont chères, Nantes ou Rennes.
00:32:37De la même manière, les maires sortantes socialistes, alliées là aussi aux écologistes, ne veulent pas...
00:32:42Et vous verrez, la Nantes, ça se terminera avec la France nationale.
00:32:46La France insoumise.
00:32:47Ça se terminera, Mme Rolland.
00:32:49Elle ira avec la France insoumise.
00:32:50Parce qu'en plus, la droite et les centres se sont entendus pour un candidat commun.
00:32:52La droite, le centre, effectivement, ça peut bouger à Nantes.
00:32:57Après, c'est les Nantais qui devront réagir.
00:33:00Mais elle ira.
00:33:01Mais c'est comme, comment dire, François Hollande.
00:33:04Il votera avec Jean-Luc Mélenchon.
00:33:06Il l'a dit.
00:33:07Quoi qu'il arrive.
00:33:09Vous avez vu, je vous le disais l'autre jour.
00:33:10Vous me disiez non.
00:33:12François Hollande, il a dit.
00:33:13Moi, je vote contre le Rassemblement national.
00:33:15Il vote Jean-Luc Mélenchon.
00:33:16Il n'a pas dit que je vote Mélenchon.
00:33:17Il a dit que je vote contre le RN.
00:33:20Vous êtes...
00:33:21Il y a le vote blanc qui est possible.
00:33:24Ah, on vote ?
00:33:24Non, il n'a pas dit le vote blanc.
00:33:25Non, je sais qu'il ne l'a pas dit.
00:33:27Ah bah tiens, je demande à Marine Lançon de ressortir.
00:33:29Je sais, je l'ai vu.
00:33:29Je l'ai vu.
00:33:29Bon bah alors, je vous l'avais dit.
00:33:31Oui, oui.
00:33:31Voter contre le RN, c'est bien voter pour Jean-Luc Mélenchon dans un deuxième tour.
00:33:36Bah oui.
00:33:37Le pire n'est pas toujours sûr.
00:33:38Mais pourquoi vous répondez pas ?
00:33:39Le pire n'est pas toujours sûr.
00:33:41Mais là, c'est lui qui le dit, c'est pas moi.
00:33:46Vous ne croyez pas ?
00:33:46Non.
00:33:47Ah bon ?
00:33:47Possible.
00:33:48Du coup, en fait, vous êtes, et je ne vous le reproche pas, vous dites les choses telles que vous voudriez qu'elles soient.
00:33:54Bah oui, je suis un peu idéaliste, moi.
00:33:55Exactement.
00:33:56Bah oui, je suis d'accord avec vous.
00:33:57Il va se reproduire ce second tour.
00:33:59Il se reproduira aux législatives.
00:34:00Il y aura plein de petits seconds tours avec des candidats de la France insoumise.
00:34:03Ils ne seront pas beaucoup mieux que Mélenchon face aux candidats du RN.
00:34:06Mais ce qui va être intéressant en ces municipales, c'est que vous souvenez qu'à la sortie du Covid,
00:34:11les écologistes avaient fait un triomphe dans les grandes villes.
00:34:13Et effectivement, ça ne s'est pas très bien passé, notamment à Bordeaux, notamment à Lyon, à Strasbourg, etc.
00:34:19Et ça va être intéressant de voir s'ils vont survivre à ces municipales,
00:34:22si les gens vont comprendre peut-être les conséquences de leur vote.
00:34:26Et j'attends avec impatience de voir le score des écologistes à ces municipales.
00:34:31Ce sont les municipales peut-être les plus importantes depuis de nombreuses années.
00:34:37La dernière fois que les municipales avaient été très importantes, c'était en 1983.
00:34:40Il y a eu 77 aussi. En 77, la gauche avait gagné beaucoup de villes.
00:34:44En 83, c'est la droite qui avait gagné beaucoup de villes.
00:34:47Bien sûr, j'avais raison.
00:34:4977, et on imaginait d'ailleurs qu'un an plus tard aux législatives, d'où la sortie de Rocard, etc.
00:34:56Il n'y a pas eu une seule mairie macroniste à ma connaissance.
00:34:59Non, bien sûr.
00:35:00Ça n'a jamais pris, quoi.
00:35:02Jean-Michel Hollande, c'est macroniste.
00:35:03Dans les disciplines, on va dire que Jean-Michel Hollande est macroniste.
00:35:06Bon, le halal avec ce sujet de Félix Perola que vous allez voir, puisque la marque KFC,
00:35:12alors ça, ça fait beaucoup parler.
00:35:13Ce ne sont que 24 enseignes, pas 24 enseignes, 24 magasins sur plus de 1000, je crois, KFC,
00:35:21qui vont être 100% halal.
00:35:23Voyez le sujet de Félix Perola parce que ça a fait causer.
00:35:27A partir du 21 janvier, 24 des 404 restaurants KFC en France vont passer au halal.
00:35:37Une offre dénoncée par l'anthropologue Florence Bergeau-Blaclair.
00:35:41Selon elle, c'est une réponse à une demande religieuse.
00:35:44Le halal n'est ni une tradition culinaire, ni une option sanitaire ou écologique.
00:35:49C'est plutôt une norme de pureté.
00:35:51Les anthropologues savent que les sociétés organisées autour de la pureté
00:35:54sont rarement compatibles avec les régimes démocratiques
00:35:57et leurs valeurs d'égalité et de liberté.
00:36:00L'anthropologue accuse également les acteurs religieux
00:36:03de faire de ce marché un outil de propagande pour la société islamique.
00:36:08En réalité, vous séparez les tables, appauvrissez la diversité,
00:36:11changez les règles traditionnelles de commensalité et donc le vivre ensemble.
00:36:15Et par votre inconséquence, vous travaillez à faire entrer dans nos démocraties fragilisées
00:36:19le djihad par le marché.
00:36:21De son côté, KFC explique vouloir rassembler le plus grand nombre
00:36:25et satisfaire une demande croissante du marché.
00:36:29Et ce matin, Florence Bergeau-Blaclair était l'invité de la matinale.
00:36:32Je vous propose de l'écouter.
00:36:35Quand KFC, comme les autres, enseigne de fast-food,
00:36:39parle de diversification, d'inclusion, de diversité, etc.
00:36:44et qu'il compare, par exemple, le halal aux offres de poissons
00:36:48ou aux offres végétariennes qui, elles, viennent se rajouter,
00:36:51alors que le halal est substitutif,
00:36:53eh bien, c'est une fausse allégation.
00:36:56Les offres de poissons et végétariennes,
00:36:59elles répondent à des choix personnels
00:37:01et elles imposent à personne une norme,
00:37:04alors que le halal est une norme collective
00:37:08et qu'il s'impose et qu'il remplace.
00:37:10Eugénie Bastier.
00:37:12Non, mais je suis assez d'accord avec ce qu'elle vient de dire.
00:37:14Et puis, c'est surtout un thermomètre,
00:37:16un thermomètre d'une forme d'islamisation de la société française.
00:37:19Effectivement, pourquoi KFC se convertit au halal ?
00:37:22C'est le cas de le dire.
00:37:23Parce que ça fait affaire monter son business.
00:37:25Il paraît que les restaurants qui passent au halal
00:37:27ont une hausse de 30% de fréquentation et de chiffre d'affaires.
00:37:31Donc, évidemment, c'est un choix de business
00:37:34avant même d'être un choix idéologique.
00:37:37C'est le marché qui s'adapte à une nouvelle configuration démographique
00:37:40de la France, tout simplement.
00:37:42Et alors, on peut dire, finalement,
00:37:45je pense qu'il y a aussi une responsabilité des consommateurs français
00:37:48qui doivent aussi faire entendre peut-être une forme de mécontentement
00:37:51en disant à ses anciennes,
00:37:52voilà, soit nous ne les fréquenterons plus,
00:37:55soit nous irons ailleurs,
00:37:57pour manifester aussi par la consommation
00:37:58que certains refusent aussi ce choix-là.
00:38:00Parce que c'est un choix qui est imposé.
00:38:01Puisque quand vous allez maintenant dans un KFC,
00:38:02vous serez obligés.
00:38:03Non, il n'y a que 24.
00:38:05Il n'y a que 24 magasins, il y en a 1000.
00:38:07C'est une phase de test.
00:38:07Et quand vous allez dans ces magasins-là,
00:38:10ou quand vous allez dans un magasin qui a décidé de perdre du halal,
00:38:13vous ne pouvez pas, vous êtes obligés.
00:38:15Et le grand argument, c'est de dire que ça ne change rien pour vous.
00:38:17Ça ne change rien, sauf que vous avouez.
00:38:18Parce que j'ai parfois cité...
00:38:19Vous financez l'Islam de France,
00:38:20parce qu'il y a une taxe sur le halal,
00:38:21et vous mangez un animal qui n'a pas été étourdi.
00:38:23Donc si vous êtes défenseur des animaux,
00:38:27oui, c'est vraiment pas...
00:38:28Oui, mais il y a des univers,
00:38:30et j'ai parfois cité des clubs de football,
00:38:31où tout est halal.
00:38:33Puisque des présidents me l'ont rapporté.
00:38:35Bon, ce n'est pas dit.
00:38:35Ce n'est d'ailleurs pas développé dans les journaux de sport.
00:38:38L'équipe n'en parle pas.
00:38:39Mais c'est des demandes communautaires.
00:38:41C'est des demandes...
00:38:42Et des nouvelles mœurs.
00:38:43Bien sûr, de toute façon,
00:38:44c'est un marqueur civilisationnel.
00:38:47Après, c'est vrai qu'on a le mot
00:38:49qui a été créé par les frères musulmans,
00:38:51islamophobie,
00:38:52qui permet de tuer le débat, surtout.
00:38:54Après, ce que je trouve très intéressant,
00:38:56c'est que l'extrême-gauche, là,
00:38:57ne nous parle pas de capitalisme
00:38:58et d'impérialisme, etc.
00:39:01Alors même que derrière,
00:39:02et on l'a vu sur des marques de sport, justement,
00:39:04ils faisaient leur business
00:39:05sur la question identitaire et religieuse.
00:39:08Il y en a 400 KFC en France.
00:39:10J'avais dit mille,
00:39:11mais il y en a 400.
00:39:12Mais vous avez parfaitement raison.
00:39:13Mais c'est le problème du capitalisme.
00:39:14Le capitalisme, il est prêt à tout
00:39:15pour vendre sa marchandise.
00:39:17Donc voilà.
00:39:18L'alliance du marché et de l'islamisme.
00:39:19C'est ça.
00:39:19C'est comme Nike qui faisait des jabs de sport.
00:39:23Mais bien sûr.
00:39:24Non, mais ce qui est choquant dans cette affaire,
00:39:26c'est que si j'ai bien compris,
00:39:27on n'aura pas le choix dans ces restaurants.
00:39:29Ah bah non.
00:39:29Vous aurez le choix de ne pas y aller.
00:39:30Il devrait y avoir le choix
00:39:31entre halal ou pas halal.
00:39:32Dans le restaurant,
00:39:33on devrait pouvoir choisir la viande
00:39:34que vous mangez.
00:39:35On va y aller.
00:39:35Vous aurez le choix de ne pas y aller.
00:39:36Ça s'est parlé.
00:39:37Bien sûr.
00:39:38Mais c'est des nouvelles demandes communautaires.
00:39:41C'est des mœurs nouvelles
00:39:44qui arrivent et qui sont liées
00:39:45à une immigration massive
00:39:47qui est venue sur le sol de France.
00:39:48Mais tout ça est très logique.
00:39:50Pardonnez-moi.
00:39:50Tout ça, à partir du moment
00:39:52où vous avez dit aux gens
00:39:53venez comme vous êtes,
00:39:55vous ne pouvez pas regretter
00:39:57les conséquences du monde
00:39:58que vous avez produit, M. Valini.
00:39:59Moi, de toute façon,
00:40:00je suis contre l'abattage des bêtes
00:40:02sans étourdissement.
00:40:03Que ce soit la viande cachère
00:40:04ou la viande halal,
00:40:05je trouve ça très cruel.
00:40:06Mais il y a 30 ans en France,
00:40:07même les musulmans français
00:40:08ne mangeaient halal.
00:40:09C'était un truc...
00:40:10Ils ne mangeaient pas de porc, certes,
00:40:11mais ils ne mangeaient pas.
00:40:12Ils n'exigeaient pas du halal.
00:40:14Maintenant, c'est une espèce
00:40:14de marqueur identiteur.
00:40:16Mais bien sûr, c'est vous.
00:40:17Vous avez voté François Mitterrand en 81.
00:40:19Je veux dire,
00:40:21c'est votre monde aujourd'hui
00:40:22dont on a les conséquences.
00:40:23Pardonnez-moi de vous le dire.
00:40:24Depuis la victoire de François Mitterrand,
00:40:26il y a eu Chirac, Sarkozy,
00:40:27il y a eu la droite,
00:40:28Raffarin, Villepin, Fillon.
00:40:30Il y a eu beaucoup,
00:40:31beaucoup de gouvernements de droite
00:40:32depuis Mitterrand.
00:40:33Bien sûr.
00:40:33Ceux qui parlaient d'immigration
00:40:35se faisaient traiter de fasciste
00:40:36ou de raciste.
00:40:38Ils n'avaient pas beaucoup de courage, alors ?
00:40:39Non.
00:40:41Je vous le concède.
00:40:44Il est 9h46.
00:40:45Pierre Chasseret.
00:40:46Formidable expérience.
00:40:48Racontez-nous ce que vous avez fait.
00:40:50D'abord, est-ce que c'est dangereux
00:40:51ce que vous avez fait
00:40:52d'inhaler du protoxyde d'azote ?
00:40:55Oui, sans contrôle médical, évidemment.
00:40:57Bien sûr, on ne l'a pas fait
00:40:58dans les conditions
00:40:59que le font les jeunes aujourd'hui.
00:41:01C'est-à-dire que le protoxyde d'azote,
00:41:03lorsque les jeunes le prennent,
00:41:05ils remplissent des ballons,
00:41:06des ballons de baudruche,
00:41:07les ballons d'enfants qu'on gonfle,
00:41:09ils le remplissent de protoxyde d'azote
00:41:10et ensuite, ils inhalent l'intégralité.
00:41:13Ça, ils appellent ça
00:41:13le gaz hilarant.
00:41:15Il faut comprendre
00:41:15pourquoi il est hilarant.
00:41:16Il est hilarant
00:41:17parce qu'il prive
00:41:18l'oxygénation de votre cerveau.
00:41:21Et là, les conséquences neurologiques
00:41:22sont gravissimes.
00:41:24On peut avoir des gamins
00:41:24qui ont des paralysies,
00:41:26des enfants qui, derrière,
00:41:28ne peuvent plus marcher correctement,
00:41:30qui sont en rééducation
00:41:31dans les hôpitaux.
00:41:32Et nous, on a regardé ça,
00:41:33l'association, en se disant
00:41:34« Bon, il y a une augmentation
00:41:35du nombre d'accidents
00:41:36dû au protoxyde d'azote.
00:41:38De plus en plus,
00:41:39les forces de l'ordre
00:41:39retrouvent des bonbonnes
00:41:41achetées illégalement
00:41:42par Internet, importées,
00:41:43de protoxyde d'azote.
00:41:45Accrochez-vous, Pascal.
00:41:46Goût kiwi, goût pomme.
00:41:48Donc là,
00:41:49ce n'est pas pour faire
00:41:49de lait cuisine
00:41:50ou pour faire une espouma
00:41:51de foie gras.
00:41:51On est très clairement
00:41:53dans l'inhalation,
00:41:54dans l'usage dérivé.
00:41:56Et là, les jeunes vont l'inhaler
00:41:57avec les conséquences
00:41:58sur la mortalité routière
00:41:59que l'on voit aujourd'hui.
00:42:00On a regardé ça.
00:42:01Je suis papa,
00:42:02j'ai trois enfants.
00:42:03Je me suis dit
00:42:04« Qu'est-ce qu'on peut faire
00:42:05pour faire de la prévention
00:42:07et pour enfin parler
00:42:08de quelque chose
00:42:09en toute connaissance de cause ? »
00:42:11On disait « C'est dangereux. »
00:42:12Mais il n'y avait pas d'études.
00:42:14Donc, on a décidé
00:42:14avec ma jeune collègue,
00:42:16Jade, qui a 22 ans,
00:42:17on a décidé tous les deux
00:42:18de se mettre
00:42:18sur un simulateur de conduite
00:42:20au volant.
00:42:20Un très bon simulateur,
00:42:21évidemment.
00:42:22On a pris le meilleur en France,
00:42:23le simulateur
00:42:24de Stéphane de Velter.
00:42:25On s'est posé
00:42:26sur ce simulateur
00:42:27et on a conduit.
00:42:29Avant l'inhalation
00:42:30de protoxyde d'azote
00:42:31et après.
00:42:33Je tiens à préciser
00:42:34qu'on l'a fait
00:42:34sous contrôle médical
00:42:35et qu'on l'a fait
00:42:36en mixant
00:42:38et en ne privant pas
00:42:39le cerveau
00:42:39de son oxygénation.
00:42:41On a mixé oxygène
00:42:43et protoxyde
00:42:43de manière à ce qu'il n'y ait
00:42:44pas de risque pour nous.
00:42:45Les résultats
00:42:46ont été cataclysmiques.
00:42:49C'est simple, Pascal.
00:42:51Multiplication
00:42:52de nos temps de réaction
00:42:53par trois.
00:42:54impossibilité
00:42:56de garder
00:42:56une trajectoire
00:42:57droite sur la route.
00:42:59On a percuté
00:43:00tous les cônes
00:43:00numériques
00:43:02qui étaient
00:43:02à l'écran
00:43:02du simulateur.
00:43:04Et le pire
00:43:05enseignement,
00:43:06c'est qu'au bout
00:43:06d'un moment,
00:43:06on a l'impression
00:43:07que l'effet est passé,
00:43:09que ça y est,
00:43:09on a retrouvé
00:43:10notre état d'esprit
00:43:12normal.
00:43:13Non.
00:43:14On croit
00:43:14qu'on va bien.
00:43:16Mais on continue
00:43:16à avoir
00:43:17des temps de réaction
00:43:18qui sont multipliés
00:43:19par deux ou trois.
00:43:20On continue...
00:43:21Pendant combien de temps ?
00:43:22J'ai envie de dire
00:43:22que l'effet va se ressentir
00:43:24pendant une bonne heure.
00:43:25Et dans quel état
00:43:26vous étiez ?
00:43:27C'est agréable ?
00:43:28C'est comme l'alcool ?
00:43:30L'alcool n'est pas agréable
00:43:32forcément d'ailleurs
00:43:33si on en boit trop.
00:43:34Mais dans quel état
00:43:35on est ?
00:43:35On est ivre ?
00:43:36Comment vous gérez
00:43:37l'état ?
00:43:38Une sensation
00:43:38de courte euphorie
00:43:41où on est amené
00:43:42à faire n'importe quoi.
00:43:43Bon,
00:43:44on regarde un extrait.
00:43:44Je n'ai pas trouvé ça
00:43:45particulièrement agréable.
00:43:46On regarde un extrait
00:43:47de ce simulateur
00:43:50sur lequel
00:43:51vous conduisez.
00:44:01Il n'y a pas de miracle.
00:44:06C'est fou.
00:44:07C'est dingue.
00:44:07Et pire,
00:44:14tu vois Stéphane,
00:44:15je n'arrive pas
00:44:16à prendre l'information vitesse
00:44:20et l'information route
00:44:21en même temps.
00:44:23Je me sens un peu gazeux,
00:44:25un peu dans le pâté.
00:44:26Celui-là aussi
00:44:26va être bien.
00:44:31Alors,
00:44:31au bowling,
00:44:31c'est un strike.
00:44:32Non mais là,
00:44:33c'est fou
00:44:33parce que vous voyez,
00:44:35il y a des voitures
00:44:36qui sont arrêtées
00:44:37et vous ne voyez pas
00:44:38qu'elles sont arrêtées
00:44:39et vous freinez
00:44:40trop tard.
00:44:42Et évidemment,
00:44:42il y a accident.
00:44:43Alors,
00:44:43ça paraît complètement fou
00:44:44parce que c'est...
00:44:46Là,
00:44:47vraiment,
00:44:48ça bougie le cerveau.
00:44:50Ce que j'ai pu constater,
00:44:51surtout,
00:44:51c'est cette incapacité
00:44:53que j'avais
00:44:53à regarder
00:44:55en vision périphérique.
00:44:56Je ne voyais plus rien.
00:44:57Je voyais ce qu'il y avait
00:44:58devant mes yeux
00:44:58et mes gestes
00:44:59étaient tellement lents.
00:45:01D'ailleurs,
00:45:01on le voit bien,
00:45:02je parle,
00:45:03je m'en reconnais à peine.
00:45:04Mes gestes étaient ralentis.
00:45:06Ce qui fait qu'au moment
00:45:06où j'ai la perception
00:45:07qu'il y a un accident en face,
00:45:09qu'il va falloir
00:45:09que je freine
00:45:10de manière urgente,
00:45:12le temps que mon pied
00:45:13se pose sur la pédale,
00:45:14appuie dessus,
00:45:15je vois que je vais
00:45:17à l'accident
00:45:17et je suis dans
00:45:18l'incapacité de réagir.
00:45:19Il y a un deuxième extrait
00:45:20qu'on peut voir.
00:45:20On a le temps, Marine ?
00:45:22Non, on n'a pas le temps
00:45:23parce qu'il est déjà 9h50.
00:45:24On a la procédure
00:45:25de classification
00:45:26au tableau B
00:45:26de stupéfiants.
00:45:28C'est là où c'est très important.
00:45:29C'est qu'il ne faut pas
00:45:30en faire un stupéfiant.
00:45:31Ce qu'il faut faire,
00:45:32c'est faire en sorte
00:45:33qu'au volant,
00:45:34on le classe
00:45:35dans l'infraction
00:45:36comme un stupéfiant
00:45:37et on compte
00:45:38sur les entreprises
00:45:39comme Séculife,
00:45:40Contralco
00:45:40pour travailler au plus vite.
00:45:41Alors, je vous interromps
00:45:42et là, c'est parce que
00:45:43le carillon d'Europe 1 est là
00:45:47et notre ami Thomas Hill
00:45:49va nous annoncer
00:45:50le programme,
00:45:52cher Thomas,
00:45:53avec aujourd'hui,
00:45:54je crois,
00:45:54Jean-Pierre Daroussin.
00:45:56Absolument,
00:45:56Jean-Pierre Daroussin
00:45:57qui pour une fois
00:45:57est à la télévision,
00:45:58pas sur scène.
00:45:59Je ne sais pas
00:45:59si vous étiez allé le voir
00:46:00pour Inconnu à cette adresse.
00:46:02Il avait repris
00:46:03cette pièce
00:46:03de Chris Man Taylor.
00:46:05C'est formidable.
00:46:06Jean-Pierre Daroussin
00:46:07sur scène
00:46:07et là,
00:46:08il est avec Elodie Frégé
00:46:09dans une fiction
00:46:10pour France 3.
00:46:11Un nouveau meurtre à,
00:46:12meurtre à Millot.
00:46:14Inconnu à cette adresse
00:46:14qui était ressortie.
00:46:15C'est un texte très ancien
00:46:16qui a été ressorti
00:46:17il y a 20 ou 25 ans
00:46:18et qui a été joué
00:46:18par de nombreux comédiens.
00:46:20C'est vrai que c'est formidable.
00:46:21Comme il nous reste 50 secondes,
00:46:22on montre un deuxième extrait.
00:46:24Merci Thomas
00:46:24et bonne émission à vous.
00:46:27Deuxième extrait.
00:46:37Je n'ai même pas vu.
00:46:38C'est sûr que j'ai peur.
00:46:39Il y avait un moteur
00:46:42sur la route
00:46:42et je le connais,
00:46:45l'exercice.
00:46:47En fait,
00:46:48tout est confus
00:46:50dans mes yeux.
00:46:53Je me sens un peu vaseux.
00:46:56Écoutez,
00:46:57c'est finalement
00:46:57la meilleure démonstration
00:46:58pour lutter
00:46:59contre ce protoxyde d'azone.
00:47:02J'ai une bonne nouvelle.
00:47:03Oui.
00:47:03J'ai une bonne nouvelle,
00:47:04c'est que cette action
00:47:05a été vue par le ministre
00:47:07des Transports,
00:47:07Philippe Tabarro,
00:47:08qui a décidé
00:47:09que le protoxyde d'azone
00:47:11serait détecté
00:47:11dans le futur stupotest
00:47:13qu'il y aura
00:47:13à l'intérieur
00:47:15des cars scolaires.
00:47:16Ce stupotest
00:47:17que veut mettre en place
00:47:18le ministre des Transports.
00:47:19Et c'est une excellente nouvelle.
00:47:21Et en France,
00:47:21un accident mortel sur deux
00:47:22est causé par l'alcool
00:47:23ou les stupéfiants.
00:47:24Il s'agit de la première cause
00:47:26de mortalité
00:47:26chez les 18-24 ans.
00:47:28Ce n'est pas rien.
00:47:29C'est-à-dire que la mort en voiture
00:47:32est la première cause
00:47:33de mortalité
00:47:34chez les 18-24 ans.
00:47:36D'ailleurs,
00:47:37c'est préhensible
00:47:38parce qu'il n'y a pas
00:47:38beaucoup d'autres raisons
00:47:40de mourir
00:47:40entre 18 et 24 ans.
00:47:42Mais c'est vrai
00:47:43que le lundi matin,
00:47:43j'ai l'impression
00:47:44que ça se voit moins,
00:47:45mais le lundi matin,
00:47:46il y a 20 ou 25 ans,
00:47:47on voyait dans les journaux
00:47:49cinq gosses,
00:47:52hélas,
00:47:52qui rentraient
00:47:53d'une boîte de nuit
00:47:54et qui étaient morts
00:47:56dans des conditions dramatiques.
00:47:57Merci Pierre Chasserey,
00:47:58vraiment merci
00:47:59d'être passé
00:48:00par le studio
00:48:01de CNews et d'Europe 1.
00:48:03On marque une pause
00:48:04et nous revenons
00:48:04pour la dernière
00:48:05demi-heure
00:48:06de la semaine.
00:48:13Il est 10h pile
00:48:14et nous sommes avec
00:48:15Somaya Labidi
00:48:16qui nous rappelle les titres.
00:48:17Bonjour Somaya.
00:48:20Bonjour Pascal
00:48:21et bonjour à tous.
00:48:22À la une de l'actualité,
00:48:23Sébastien Lecornu
00:48:24s'octroie un sursis.
00:48:26Le gouvernement
00:48:27a annulé les débats
00:48:28prévus aujourd'hui et lundi
00:48:29sur le projet de budget
00:48:31de l'État pour 2026
00:48:32et renvoyé les discussions
00:48:33à mardi.
00:48:34Objectif tranché
00:48:35entre l'utilisation
00:48:36de l'article 49.3
00:48:38et une ordonnance
00:48:39pour faire passer
00:48:40le texte du budget
00:48:41sans vote,
00:48:42faute de compromis.
00:48:45Au terme d'une grève
00:48:46de 10 jours
00:48:46des médecins libéraux,
00:48:47le gouvernement
00:48:48lâche du lest
00:48:49et propose des mesures
00:48:50pour apaiser les tensions
00:48:51comme l'abandon
00:48:52des objectifs obligatoires
00:48:54de réduction des prescriptions
00:48:55décidées par l'assurance maladie.
00:48:58Pour autant,
00:48:58les syndicats
00:48:59ne crient pas encore victoire
00:49:00et préfèrent attendre
00:49:01la traduction
00:49:01de ces annonces
00:49:02dans les textes.
00:49:04On poursuit avec le Finistère
00:49:06placé en vigilance orange
00:49:07pour risque de cru
00:49:08et c'est le cours d'eau
00:49:09de l'Odé
00:49:09qui est particulièrement surveillé
00:49:11même s'il n'est pas sorti
00:49:13de son lit en centre-ville
00:49:14et que sa décrue
00:49:15s'est d'ores et déjà amorcée
00:49:16avant le lever du jour.
00:49:18Une montée des eaux
00:49:18qui perturbe
00:49:19le trafic SNCF
00:49:20dans la région
00:49:21depuis hier.
00:49:22Quelques perturbations
00:49:23subsistent encore
00:49:24sur le réseau ce matin.
00:49:26Des autocars de remplacement
00:49:27circulent notamment
00:49:28entre Dyrinon
00:49:29et Londerno
00:49:30et le trafic des trains
00:49:30sur cette ligne
00:49:31ne reprendra qu'à partir
00:49:33de cet après-midi 16h.
00:49:35A la une de l'actualité
00:49:37internationale,
00:49:38après des mois
00:49:38d'efforts diplomatiques
00:49:39déployés
00:49:40pour atténuer les tensions,
00:49:42le Canada et la Chine
00:49:43forgent un nouveau
00:49:44partenariat stratégique
00:49:45qui devrait déboucher
00:49:46sur des avancées
00:49:47je cite historiques
00:49:48en tirant parti
00:49:49des forces de chacun
00:49:50des deux pays
00:49:51dans les domaines
00:49:52de l'agriculture,
00:49:53l'agroalimentaire,
00:49:54l'énergie
00:49:55mais aussi la finance.
00:49:56Déclaration ce matin
00:49:58du Premier ministre canadien
00:49:59Marc Carné.
00:50:01C'est un cadeau
00:50:02qui l'a fait sourire
00:50:03jusqu'aux oreilles.
00:50:04Vous découvrez les images
00:50:06de la rencontre hier
00:50:07à la Maison-Blanche
00:50:08entre Donald Trump
00:50:09et Maria Corina Machado,
00:50:11l'opposante vénézuélienne
00:50:12qui lui a remis
00:50:13la médaille
00:50:14de son prix Nobel de la paix.
00:50:15Je vous rappelle
00:50:16que le dirigeant américain
00:50:17a longuement convoité
00:50:18cette distinction
00:50:19depuis son retour
00:50:20dans le bureau ovale.
00:50:22Et pour finir
00:50:23un mot de sport
00:50:24et de Formule 1,
00:50:25l'écurie Red Bull
00:50:26a dévoilé hier
00:50:27à Détroit,
00:50:28fief de son partenaire Ford,
00:50:30sa monoplace
00:50:30pour l'année 2026
00:50:32avec le quadruple
00:50:33champion du monde
00:50:33Max Verstappen
00:50:34et son nouveau pilote
00:50:36Isaac Hadjar.
00:50:37Le Français de 21 ans
00:50:39se projette
00:50:40à long terme
00:50:40avec son équipe
00:50:41où il entend
00:50:41gagner de la confiance.
00:50:42Premier Grand Prix à venir
00:50:44le 7 mars en Australie.
00:50:46Une saison qui sera
00:50:47bien évidemment
00:50:48à suivre sur les antennes
00:50:49du groupe Canal+.
00:50:50Merci beaucoup Somaïa.
00:50:52On est très heureux
00:50:53de recevoir Peggy Sastre.
00:50:54Bonjour.
00:50:55Vous êtes docteur
00:50:55en philosophie des sciences,
00:50:57vous êtes journaliste au point,
00:50:58vous êtes traductrice
00:50:59et auteure de plusieurs essais
00:51:00et vous publiez
00:51:01aux éditions de l'Observatoire
00:51:03Sexe, Science et Censure.
00:51:05Et ce livre est génial,
00:51:08je le dis.
00:51:08Il est fort intéressant
00:51:10et surtout,
00:51:11vous dites une chose
00:51:12que nous ne savions pas,
00:51:13un homme n'est pas une femme.
00:51:16Et ça,
00:51:16c'est formidable
00:51:17de pouvoir le dire
00:51:18comme ça aujourd'hui.
00:51:20Là, on commence fort,
00:51:21c'est radical.
00:51:21On a l'air d'être
00:51:23révolutionnaire.
00:51:25C'est tout ce livre,
00:51:26un homme n'est...
00:51:27Mais,
00:51:28une fois qu'on a dit ça,
00:51:28on n'a rien dit
00:51:29parce qu'on ne peut même plus
00:51:30le dire
00:51:31et c'est bien le problème.
00:51:34Oui,
00:51:34j'ai aussi un co-auteur,
00:51:35Léonard de Orlando,
00:51:36qui d'ailleurs vous regarde
00:51:37tous les matins
00:51:38et qui vous salue.
00:51:41Écoutez,
00:51:42je le salue.
00:51:42Il est en Hongrie.
00:51:43Il ne le dise pas trop fort,
00:51:44peut-être,
00:51:45ou alors dans les idées
00:51:47qu'il regarde
00:51:48avec qui il est.
00:51:49Il travaille en Hongrie
00:51:50donc pour l'instant,
00:51:51il s'est exilé pour ça.
00:51:52Non mais c'est formidable
00:51:54votre livre.
00:51:55C'est formidable
00:51:55parce que vous expliquez
00:51:56qu'on ne peut même plus
00:51:57le dire, justement.
00:51:58Oui, c'est ça.
00:51:59Vous avez été censuré
00:52:00à Chantot.
00:52:00Oui, c'est ça.
00:52:00C'est le point de départ
00:52:03fondamental de ce livre,
00:52:04c'est qu'en fait,
00:52:05c'est un cours
00:52:05qu'on devait donner
00:52:06avec Leonardo Orlando
00:52:07à Sciences Po Paris
00:52:08sur le campus de Reims
00:52:09et qui a été annulé
00:52:11trois semaines avant
00:52:12le début
00:52:13par un appel
00:52:16du politburo local
00:52:17qui s'appelle Présage.
00:52:18Donc, il y a une espèce
00:52:19d'institution
00:52:20qui chapeaute
00:52:21tous les cours
00:52:22pour voir si c'est bien
00:52:23conforme justement
00:52:25à l'égalité
00:52:25au genre, etc.
00:52:27Et selon les informations
00:52:29qu'on a eues,
00:52:30l'appel a été en ces termes.
00:52:32C'est,
00:52:32vous n'allez pas donner
00:52:33un cours à Pégui Sastre.
00:52:34Vous ne savez pas qui c'est,
00:52:35elle défend le viol.
00:52:37Voilà.
00:52:37Bonsoir.
00:52:38Bonjour.
00:52:38C'est moi.
00:52:39La différenciation sexuelle
00:52:41du cerveau commence
00:52:42dès les premiers stades
00:52:43du développement embryonnaire.
00:52:46Contrairement à ce qu'on a
00:52:46longtemps cru,
00:52:47ce processus débute
00:52:48avant même
00:52:48l'intervention
00:52:49des hormones sexuelles.
00:52:50En d'autres termes,
00:52:51le cerveau ne se différencie
00:52:52pas uniquement
00:52:53sous l'influence
00:52:54des hormones,
00:52:54mais aussi par l'action directe
00:52:56de gènes spécifiques
00:52:57au sexe.
00:52:58Oui, bien sûr.
00:52:59C'est les chromosomes sexuels
00:53:02et tous les individus,
00:53:05sauf quelques rares exceptions statistiques.
00:53:11Dans toutes nos cellules,
00:53:12on a nos chromosomes sexuels
00:53:14et le cerveau.
00:53:16J'avais précédemment écrit un livre
00:53:19qui s'appelle
00:53:19Le sexe et maladie
00:53:20et qui aussi synthétisait
00:53:22toutes les données scientifiques
00:53:23qu'on a sur la différenciation sexuelle
00:53:25physiologique, organique,
00:53:27et le cerveau est l'un des organes
00:53:29dans le corps humain
00:53:30qui est le plus sexué,
00:53:31qui se différencie le plus
00:53:33entre hommes et femmes
00:53:35et notamment sous l'effet
00:53:37des chromosomes,
00:53:38sous l'effet des gènes.
00:53:39Moi, je suis depuis longtemps
00:53:40les travaux de Peggy Sastre
00:53:41et ils m'ont beaucoup d'ailleurs
00:53:42moi-même enseignée
00:53:43sur quelque chose
00:53:44que je croyais une évidence,
00:53:46la différence des sexes,
00:53:47mais elle, elle l'explique
00:53:48de façon très rationnelle
00:53:48et scientifique.
00:53:50Et moi, j'ai une expérience aussi,
00:53:51j'allais dire empirique,
00:53:53je suis la maman
00:53:53de trois petits garçons
00:53:54et je peux vous dire
00:53:55quand on me dit
00:53:55que les petits garçons
00:53:58et les petites filles
00:53:58c'est la même chose
00:53:59qu'ils jouent au même jouet,
00:54:00je peux vous dire
00:54:01que dès l'âge
00:54:02de un an et demi,
00:54:03deux ans,
00:54:04les camions,
00:54:05les trucs qui roulent,
00:54:06les garçons sont absolument
00:54:07fanes.
00:54:07Moi, j'ai offert
00:54:08une poupée
00:54:08à mon garçon
00:54:09de trois ans
00:54:10pour voir
00:54:11si ça allait le faire
00:54:12et je peux vous dire
00:54:13qu'elle a fini au fond
00:54:14de la pauvre,
00:54:15elle est en très mauvais état.
00:54:17Mais donc,
00:54:17vous, vous l'expliquez très bien
00:54:18que ce n'est pas
00:54:20des stéréotypes,
00:54:21c'est qu'il y a aussi
00:54:21des goûts qui sont différents,
00:54:22des inclinaisons qui sont différentes
00:54:24et que l'espèce de rééducation
00:54:25qu'on veut nous faire faire
00:54:26auprès de nos enfants,
00:54:27alors ça ne veut pas dire
00:54:28qu'il faut forcément
00:54:28encourager ces goûts
00:54:29et les mettre
00:54:30avec des obsessions,
00:54:31mais effectivement,
00:54:32il y a quelque chose
00:54:32qui est bien du spontané
00:54:34et du naturel
00:54:35et pas du construit.
00:54:35Oui, et les stéréotypes,
00:54:37je veux dire,
00:54:37les stéréotypes
00:54:38ne sont pas des stéréotypes
00:54:39par hasard,
00:54:39les stéréotypes,
00:54:40c'est juste de manière
00:54:40très froide
00:54:41et très factuelle,
00:54:44des traits,
00:54:45des comportements
00:54:45qui sont plus nombreux
00:54:48dans la population
00:54:48avec une plus forte proportion
00:54:51et tout simplement ça,
00:54:53croire que les stéréotypes
00:54:55créent les comportements,
00:54:56c'est faux,
00:54:57les stéréotypes
00:54:57sont juste un reflet
00:54:59de réalité statistique
00:55:01et encore une fois,
00:55:03c'est très bien
00:55:03de le rappeler,
00:55:04c'est pas du tout,
00:55:05comment dire,
00:55:05c'est pas du tout,
00:55:06ça ne fixe pas du tout
00:55:08les individus
00:55:10dans des comportements,
00:55:12des choix,
00:55:13moi je le dis souvent,
00:55:15comment dire,
00:55:15j'ai une personnalité
00:55:17qui est très masculine,
00:55:18qui est masculine
00:55:19dans son genre,
00:55:19mais ça ne s'en empêche pas
00:55:21que je suis une femme
00:55:22par ailleurs biologiquement
00:55:24et voilà.
00:55:26Dès l'enfance,
00:55:27écrivez-vous,
00:55:27tout concours à orienter
00:55:28les garçons vers la conquête,
00:55:29le défi,
00:55:30la victoire
00:55:30comme horizon indiscutable.
00:55:32Une pression sociale,
00:55:32assurément,
00:55:33mais pas seulement,
00:55:34des travaux sur la motivation
00:55:35compétitive
00:55:36révèlent une tendance
00:55:37plus ancrée.
00:55:38En moyenne,
00:55:38les hommes sont davantage
00:55:39disposés à s'investir
00:55:40dans des activités
00:55:41où la compétition
00:55:42est une fin en soi.
00:55:44Là où les femmes
00:55:45peuvent privilégier
00:55:46des jeux
00:55:46qui valorisent
00:55:47l'échange
00:55:47ou la stratégie collective,
00:55:49Scrabble Bridge,
00:55:49les hommes, eux,
00:55:50semblent plus enclins
00:55:51à se fondre corps et âme
00:55:52dans un univers
00:55:53où l'enjeu ultime
00:55:54est de faire plier l'autre.
00:55:57Mais alors là,
00:55:57culture ou nature ?
00:55:59Les deux, en fait.
00:56:01Les deux.
00:56:01Le truc marrant
00:56:02dans la ligne de recherche
00:56:06sur laquelle je travaille
00:56:08et que j'essaye
00:56:09de vulgariser,
00:56:10de synthétiser,
00:56:11etc.,
00:56:12c'est que nous,
00:56:14entre guillemets,
00:56:15on ne dit jamais
00:56:15que tout est biologique.
00:56:16on dit qu'il y a
00:56:18des prédispositions biologiques,
00:56:20il y a un théorème biologique
00:56:21et ensuite,
00:56:21la culture va modeler,
00:56:24modérer,
00:56:26etc.
00:56:27Et en fait,
00:56:29nous,
00:56:29entre guillemets,
00:56:29on est socialement
00:56:32et culturellement
00:56:33considérés
00:56:34comme les méchants
00:56:35alors que
00:56:37l'autre camp,
00:56:39entre guillemets,
00:56:39qui est tout est culturel,
00:56:41ça,
00:56:41ça passe tranquillement.
00:56:42Est-ce que vous pensez
00:56:44que la théorie du genre
00:56:45a eu un énorme succès
00:56:46ces 30 dernières années ?
00:56:48J'ai quand même l'impression
00:56:49qu'elle est un peu
00:56:49en recul,
00:56:50notamment dans les cercles
00:56:51intellectuels,
00:56:53qu'il y a une forme
00:56:53de déclin
00:56:54qui était un peu
00:56:55une sorte
00:56:55de grand mensonge
00:56:57institutionnalisé,
00:56:58c'est-à-dire,
00:56:58on disait,
00:56:59un homme et une femme,
00:57:00ce n'est que
00:57:01une construction sociale
00:57:02et on a menti aux gens
00:57:03en disant qu'ils pouvaient
00:57:03d'ailleurs changer de sexe.
00:57:04Est-ce que vous avez
00:57:05l'impression
00:57:05que ce grand mensonge
00:57:06institutionnalisé
00:57:07est en train
00:57:08de se défaire ?
00:57:09Oui,
00:57:09sans doute.
00:57:09Quand ce genre
00:57:12de grand mensonge
00:57:13se défait,
00:57:15ça ne se fait pas
00:57:17de manière pacifique.
00:57:19Il y a une phrase
00:57:20d'Orwell
00:57:21que j'aime beaucoup
00:57:21qui est,
00:57:22je vais la paraphraser
00:57:23parce que je suis incapable
00:57:24de répéter les choses
00:57:25textos,
00:57:27qui dit,
00:57:28en gros,
00:57:28on peut mentir
00:57:29aux gens très longtemps.
00:57:31Des gens peuvent se tromper
00:57:31sur la réalité très longtemps
00:57:33mais au bout d'un moment,
00:57:34il y a une confrontation
00:57:34et cette confrontation
00:57:35se fait souvent
00:57:35sur un champ de bataille.
00:57:38Le réel,
00:57:39c'est toujours...
00:57:39Tu ne peux pas
00:57:42nier la réalité
00:57:44et puis tu ne peux pas
00:57:45dire aux gens
00:57:46que ce qu'ils voient,
00:57:47ils ne le voient pas.
00:57:48C'est bien le souci.
00:57:50Bon,
00:57:50on va revenir
00:57:51à votre livre
00:57:51mais vous savez
00:57:52que dans la dernière demi-heure,
00:57:53on fait souvent
00:57:53des allers-retours
00:57:54entre l'actualité
00:57:55et puis l'invité
00:57:55que nous recevons.
00:57:56Il y a cette tribune,
00:57:58les évêques de France
00:57:59ont défendu
00:58:00les soins palliatifs
00:58:01dans une tribune parue hier
00:58:02et alors que le débat
00:58:03parlementaire sur la fin de vie
00:58:04a repris depuis mercredi
00:58:05en commission,
00:58:06les soins palliatifs
00:58:07sont l'unique bonne réponse
00:58:08aux situations éprouvantes
00:58:09de la fin de vie.
00:58:10Les situations palliatives
00:58:11sont l'unique bonne réponse.
00:58:14Le disent-ils,
00:58:15évoquer une loi de fraternité
00:58:16quand il s'agit
00:58:17de faire mourir,
00:58:18de donner la possibilité
00:58:19de s'administrer
00:58:19une substance létale
00:58:21ou d'inciter un soignant
00:58:22à le faire
00:58:23contre sa conscience
00:58:24est un mensonge.
00:58:27C'est une prise de parole
00:58:28importante.
00:58:29Alors,
00:58:29beaucoup ont évolué
00:58:32sur ce sujet
00:58:32parce qu'elle était
00:58:33souvent mal présentée.
00:58:35Évidemment que tout le monde
00:58:36veut mourir dans la dignité
00:58:37et tout le monde veut mourir
00:58:38sans souffrir.
00:58:39Et elle n'était présentée
00:58:40que comme cela.
00:58:41Mais ce qui est intéressant
00:58:43dans cette loi,
00:58:44telle qu'Emmanuel Macron
00:58:46veut la faire passer,
00:58:47c'est les effets pervers
00:58:49de cette loi.
00:58:51C'est-à-dire qu'on va commencer
00:58:52à dire aux gens,
00:58:52peut-être dans les EHPAD,
00:58:54attention,
00:58:55peut-être laisser la place
00:58:56parce que vous êtes vieux,
00:58:57vous avez assez vécu.
00:58:58et puis si vous êtes,
00:59:02par exemple,
00:59:02moi je suis le père
00:59:04et puis ma fille décide
00:59:06de choisir l'euthanasie,
00:59:09je n'ai pas le droit.
00:59:10Autrement,
00:59:10je suis au pénal.
00:59:11Je n'ai pas le droit
00:59:12de lui dire
00:59:12non, non, ma chérie,
00:59:13tu vas peut-être réfléchir,
00:59:14etc.
00:59:15Donc,
00:59:15c'est cela
00:59:16sur lequel il faut insister.
00:59:19C'est les effets pervers
00:59:20de cette loi
00:59:22telle qu'elle est organisée.
00:59:23C'est pourquoi la parole
00:59:23des évêques
00:59:24est intéressante,
00:59:25me semble-t-il.
00:59:26Oui, et surtout,
00:59:26je trouve qu'on nous présente
00:59:27un peu cette loi
00:59:28comme allant dans le sens
00:59:29de l'histoire,
00:59:30quelque chose inéluctable.
00:59:31C'est le progressisme.
00:59:32C'est le progressisme,
00:59:32mais bon,
00:59:33il n'y a qu'une quinzaine
00:59:34de pays dans le monde,
00:59:34je crois,
00:59:35qui ont une forme d'euthanasie
00:59:36sur 192 pays.
00:59:37C'est quand même
00:59:37une toute petite partie
00:59:38de la population.
00:59:39Dans l'écrasante majorité
00:59:40des civilisations,
00:59:41c'est quand même
00:59:42une barrière morale.
00:59:43Et deuxièmement,
00:59:44il y a quelque chose
00:59:44qui me frappe quand même,
00:59:46c'est que ce sera peut-être
00:59:46le seul héritage du macronisme,
00:59:48c'est-à-dire la fin de vie.
00:59:48C'est terrible.
00:59:49Fin de vie pour une fin de règne.
00:59:50Il y a quelque chose,
00:59:51je trouve symboliquement,
00:59:53que cette loi
00:59:53d'administration de la mort
00:59:55et de l'injection létale
00:59:56soit le dernier geste
00:59:57et peut-être le seul geste
00:59:58qui restera du macronisme,
00:59:59je trouve ça profondément révélateur.
01:00:01Moi, j'en étais resté
01:00:01plutôt à la loi
01:00:02Clès-Léonetti,
01:00:03pas d'acharnement thérapeutique,
01:00:05voilà,
01:00:06et directive anticipée.
01:00:07Si nous arrivait
01:00:08un accident
01:00:09avec perte de conscience,
01:00:11je pense qu'André
01:00:12doit être sur la même ligne.
01:00:14André Valélie.
01:00:14C'est un sujet compliqué,
01:00:17difficile,
01:00:17qui fait appel
01:00:18à la conscience de chacun
01:00:19et moi,
01:00:20je vais aller à contre-courant
01:00:22de quasiment toute la gauche
01:00:23mais sur ce sujet,
01:00:26je suis très réservé
01:00:27et je pense que c'est
01:00:28une rupture anthropologique
01:00:29très grave
01:00:30qu'on nous propose.
01:00:32Je pense comprendre
01:00:33que Macron était très réticent aussi,
01:00:35il a cédé vraiment sur la fin
01:00:37et moi,
01:00:38je pense qu'il faudrait donner
01:00:39à la loi Léonetti,
01:00:40comme tu l'as dit,
01:00:40Clès-Léonetti,
01:00:41tous les moyens
01:00:42de fonctionner
01:00:44il faut mettre le paquet
01:00:45sur les soins palliatifs
01:00:46mais de là à aller
01:00:48sur l'euthanasie
01:00:48et les suicides assistés,
01:00:49moi je dis non
01:00:50et je sais qu'en disant ça,
01:00:51la gauche en entier
01:00:52va me tomber de son prix.
01:00:53C'est une des seules conversations
01:00:55que j'avais eues
01:00:56avec le président de la République
01:00:57dans l'avion justement
01:00:58en revenant de Rome
01:01:00et j'étais assez frappée
01:01:01de son manque de conviction
01:01:02sur le sujet,
01:01:03c'est-à-dire qu'il ne sait pas
01:01:04je pense lui-même
01:01:05ce qu'il pense
01:01:05sur un sujet quand même
01:01:06assez quand même
01:01:07où on a le droit
01:01:08d'avoir des réserves
01:01:09mais à un moment
01:01:09c'est quand même un sujet
01:01:11où on a quand même une opinion.
01:01:14Moi aussi parce que
01:01:14quand on dit fin de vie
01:01:16quand on dit texte de fraternité
01:01:17quand on dit
01:01:18moi tout ça ça m'embête
01:01:19parce que c'est pas
01:01:20la réalité
01:01:20que sera cet acte.
01:01:22Au-delà même
01:01:23des questions
01:01:23des aspects idéologiques
01:01:25ou spirituels
01:01:26des convictions religieuses
01:01:27des uns ou des autres
01:01:28et évidemment
01:01:29de ceux qui n'en ont pas
01:01:30il y a aussi
01:01:31les dérives potentielles.
01:01:32Pascal a raison
01:01:34de pointer
01:01:34les dérives potentielles.
01:01:36Dans d'autres pays
01:01:36on a fait des dérives.
01:01:37Je pense que c'est
01:01:39le plus important.
01:01:39C'est une porte ouverte.
01:01:40C'est le plus important
01:01:41parce qu'aujourd'hui
01:01:43soulager bien sûr
01:01:44que personne ne veut mourir
01:01:46dans la dignité
01:01:47mais les dérives
01:01:48me paraissent
01:01:49vraiment
01:01:49possiblement très...
01:01:51Je pense que les garde-fous
01:01:51étaient tombés
01:01:52les uns après les autres
01:01:53lors de l'examen.
01:01:53Je suis bien d'accord
01:01:54avec vous
01:01:55et que les médecins
01:01:56ne seront théoriquement
01:01:58plutôt défavorables.
01:02:00Exactement
01:02:00tous les médecins
01:02:01seront défavorables
01:02:02donc tout cela mérite
01:02:04et la tribune des évêques
01:02:05de ce point de vue là
01:02:06est importante.
01:02:07Dans l'actualité également
01:02:08vous avez le député
01:02:09alors ça ça m'a étonné
01:02:10de la France Insoumise
01:02:11David Guiraud
01:02:11qui a été relaxé hier
01:02:12par le tribunal judiciaire
01:02:13de Paris
01:02:13il avait insulté
01:02:15Meilleur Habib
01:02:16il l'avait traité de porc
01:02:17une injure publique
01:02:19à caractère antisémite
01:02:20et il a été relaxé.
01:02:22Vous voyez sur place
01:02:23hier
01:02:24c'était Mathieu Devez.
01:02:28David Guiraud
01:02:29est relaxé
01:02:29des accusations
01:02:30d'antisémitisme
01:02:31à l'encontre
01:02:32de Meilleur Habib
01:02:32le 28 mai 2024
01:02:34le député insoumis
01:02:35avait insulté
01:02:36l'ancien député
01:02:37les républicains
01:02:38il l'avait notamment
01:02:39qualifié de porc
01:02:40c'était dans les couloirs
01:02:41de l'Assemblée Nationale
01:02:42le tribunal reconnaît bien
01:02:44qu'il s'agit
01:02:44de propos injurieux
01:02:46mais refuse
01:02:47de leur donner
01:02:47un caractère antisémite
01:02:48ce qui provoque
01:02:49la tristesse
01:02:50de Meilleur Habib
01:02:51je vous propose
01:02:51de l'écouter.
01:02:52Je suis triste
01:02:53parce que la justice
01:02:55n'a pas été prononcée
01:02:56dans cette affaire
01:02:57comment peut-on laisser
01:02:59un puni
01:02:59fermer les yeux
01:03:00lorsque un élu
01:03:03de la République
01:03:04traite de cochon
01:03:05de porc
01:03:06la plus vieille
01:03:07insulte antisémite
01:03:09de l'histoire
01:03:10de l'humanité
01:03:11sans être condamné
01:03:13De son côté
01:03:14l'avocat de David Guiraud
01:03:16maître Vincent Brengart
01:03:17se dit soulagé
01:03:18C'est une satisfaction
01:03:19c'est évidemment
01:03:21une victoire
01:03:22parce qu'on sait
01:03:22que c'est un dossier
01:03:23dans lequel
01:03:23les attentes
01:03:24étaient nombreuses
01:03:25on sait aussi
01:03:25que la partie civile
01:03:27avait plaidé
01:03:28avec beaucoup de fermeté
01:03:29et qu'il y avait
01:03:30non seulement
01:03:30des enjeux
01:03:31en lien avec
01:03:32la personne même
01:03:32de David Guiraud
01:03:33et avec la possibilité
01:03:34aussi d'une instrumentalisation
01:03:36d'une éventuelle décision
01:03:37de condamnation
01:03:38non seulement
01:03:38contre David Guiraud
01:03:39mais également
01:03:40contre la famille politique
01:03:41à laquelle il appartient
01:03:42Meilleur Habib
01:03:43et son avocat
01:03:44ont annoncé à notre micro
01:03:45leur intention
01:03:46de faire appel
01:03:47de ce jugement
01:03:48C'est désastreux
01:03:50C'est désastreux
01:03:51parce que ça donne
01:03:52l'autorisation
01:03:54en fait
01:03:55de traiter
01:03:56les juifs
01:03:56de porc
01:03:57et puis par ailleurs
01:03:58on sait très bien
01:03:59que lorsque
01:04:00on utilise
01:04:01une insulte
01:04:02animalière
01:04:03c'est la déshumanisation
01:04:04qui est tout au bout
01:04:05et c'est très documenté
01:04:06depuis les nazis
01:04:08comment les juifs
01:04:09ont été justement
01:04:10déshumanisés
01:04:11dans les génocides
01:04:12notamment
01:04:13Hutu, Tutsi
01:04:14c'était aussi
01:04:15le caractère animalier
01:04:17qui était invoqué
01:04:18on sait très bien
01:04:19que le Hamas
01:04:20depuis les années
01:04:212020
01:04:22utilise ce mot-là
01:04:23Daesh aussi
01:04:24utilise ce mot-là
01:04:25et là maintenant
01:04:26ça permet finalement
01:04:27à la France insoumise
01:04:29puisque ça a été
01:04:29souligné par l'avocat
01:04:31il y aura appel
01:04:33mais depuis hier
01:04:34la France insoumise
01:04:35se gargarise
01:04:36de cette décision
01:04:37et c'est un très mauvais signal
01:04:38pour tous les juifs
01:04:38c'est très étonnant
01:04:41de dire
01:04:41ça peut éclabousser
01:04:42la famille politique
01:04:42de David Biro
01:04:43je ne vois pas
01:04:43en quoi ça rentre
01:04:44en ligne de compte
01:04:44c'est de la victimisation
01:04:45rappelez-vous
01:04:45quand l'arbre d'Ilan Halimi
01:04:46a été scié à Épinay-sur-Seine
01:04:47là non plus
01:04:48le caractère anti-civil
01:04:49n'a pas été
01:04:49écoutez Gilles-William-Golnadel
01:04:50et c'est vrai
01:04:51que c'est pour ça
01:04:52la difficulté
01:04:53de porter plainte
01:04:53parce que quand
01:04:54vous portez plainte
01:04:55et que vous ne gagnez
01:04:56pas le procès
01:04:56à l'arrivée
01:04:58c'est contre-productif
01:04:59et avec la justice
01:05:00c'est assez
01:05:01on ne sait pas forcément
01:05:05le résultat
01:05:05c'est aléatoire
01:05:06écoutez Gilles-William-Golnadel
01:05:08qui était avec nous
01:05:09hier soir
01:05:09qui est également avocat
01:05:10il faut le dire
01:05:11de monsieur
01:05:12Meyer-Habib
01:05:13pour vous montrer
01:05:15les facéties judiciaires
01:05:16c'est que nous avons visé
01:05:19nous avons visé
01:05:20l'injure
01:05:21à caractère racial
01:05:23parce qu'effectivement
01:05:24cochon
01:05:24c'est souvent
01:05:25ce qui caractérise
01:05:26chez les antisémites
01:05:28le juif
01:05:28et en plus
01:05:29on n'avait pas
01:05:29un préjugé favorable
01:05:31à monsieur Guiraud
01:05:32de la France Insoumise
01:05:33et le tribunal
01:05:35a dit
01:05:36c'est une injure
01:05:37mais elle n'est pas raciale
01:05:39et devant
01:05:40un autre tribunal
01:05:41une association
01:05:43que je connais bien
01:05:43qui s'appelle
01:05:44Avocats Sans Frontières
01:05:45a visé
01:05:46cette fois-ci
01:05:47l'injure
01:05:48sans qu'elle soit raciale
01:05:50et bien le tribunal
01:05:51a dit que ça n'était
01:05:52pas une injure
01:05:53nous sommes
01:05:53dans une situation
01:05:55judiciaire
01:05:56un peu baroque
01:05:57mais je peux
01:05:58vous annoncer
01:05:59quand même
01:05:59que je suis plein
01:06:01d'espoir
01:06:02devant la cour d'appel
01:06:02Affaire à suivre
01:06:04Peguissa se traite avec nous
01:06:05elle a écrit
01:06:05avec Leonardo Orlando
01:06:07sexe
01:06:08science
01:06:08et censure
01:06:09les vérités tabou
01:06:10de la guerre
01:06:11du genre
01:06:11et effectivement
01:06:12c'est passionnant
01:06:13de vous écouter
01:06:13parce que
01:06:14vous mettez
01:06:14si j'ose dire
01:06:15l'église au milieu
01:06:16du village
01:06:16en disant
01:06:17de me lire
01:06:17surtout
01:06:17parce que je ne suis pas
01:06:18la plus adhète à l'oral
01:06:19bon
01:06:21vraiment
01:06:24j'ai trouvé
01:06:24le livre
01:06:25passionnant
01:06:25et puis
01:06:26comment dire
01:06:27agréable à lire
01:06:28pédagogique
01:06:29facile à lire
01:06:30même si
01:06:31il a une certaine
01:06:32densité
01:06:33par exemple
01:06:34sur la jalousie sexuelle
01:06:35et contre la jalousie émotionnelle
01:06:37j'ai trouvé ce passage
01:06:37formidable
01:06:38la plupart des hommes
01:06:39se disent davantage
01:06:40perturbés par l'infidélité
01:06:42sexuelle
01:06:42tandis que les femmes
01:06:44redoutent plus souvent
01:06:45l'infidélité
01:06:45émotionnelle
01:06:47un clivage
01:06:48qu'on attribue
01:06:49à l'asymétrie
01:06:50des risques reproductifs
01:06:51incertitude sur la paternité
01:06:53pour les uns
01:06:53perte d'investissement
01:06:55matériel et affectif
01:06:56pour les autres
01:06:56ce n'est pas une justification
01:06:58mais une clé de compréhension
01:06:59la violence
01:07:00n'émerge pas d'un vide
01:07:02elle s'enracine
01:07:03dans des rivalités
01:07:04et des vulnérabilités profondes
01:07:06le conflit sexuel
01:07:07dépasse le cadre
01:07:08des épisodes
01:07:09de l'épisode ponctuel
01:07:10il s'inscrit
01:07:11dans une dynamique
01:07:12plus vaste
01:07:13où les intérêts
01:07:13reproductifs
01:07:15divers
01:07:16c'est passionnant
01:07:17je ne peux qu'abonder
01:07:20oui mais c'est passionnant
01:07:22parce que ça te renvoie
01:07:23ça nous renvoie tous
01:07:24il y a des gens
01:07:25qui nous écoutent
01:07:25ça les renvoie
01:07:26à leurs histoires
01:07:27oui
01:07:27la grosse différence
01:07:29dans les disputes
01:07:30de couples hétérosexuels
01:07:32quand il y a
01:07:33une suspicion
01:07:34d'infidélité
01:07:35l'homme dit
01:07:36est-ce que tu as couché
01:07:37avec lui
01:07:37la femme dit
01:07:38est-ce que tu l'aimes
01:07:39oui c'est ça
01:07:40on n'a pas le même langage
01:07:41et les hommes
01:07:43puis les hommes
01:07:45dans ces cas-là
01:07:46parfois
01:07:46ils n'aiment plus
01:07:49leur femme
01:07:49mais ils ne voudraient même pas
01:07:50qu'elle aille avec un autre
01:07:51vous voyez
01:07:51il y a ce côté
01:07:52de la possession
01:07:53c'est la blessure
01:07:54ce qu'on appelle
01:07:54la blessure narcissique
01:07:55les violences
01:07:56les violences
01:07:57les violences conjugales
01:08:00le plus gros facteur
01:08:02de violences conjugales
01:08:04c'est la jalousie
01:08:06et de la part de l'homme
01:08:08parce que c'est l'homme
01:08:09qui a le plus de force
01:08:10et qui est à même
01:08:11de faire le plus de dégâts
01:08:12qu'est-ce que vous pensez
01:08:14du patriarcat
01:08:15est-ce que c'est toujours
01:08:16une réalité
01:08:17en France
01:08:18parce qu'on entend
01:08:18des féministes
01:08:19qui disent
01:08:19il faut encore déconstruire
01:08:20le patriarcat
01:08:20le patriarcat
01:08:21est toujours là
01:08:21effectivement non
01:08:23après il faut savoir
01:08:24comment on le définit
01:08:25je ne sais pas
01:08:26si on aura l'espace
01:08:27à passer le temps
01:08:28allez-y
01:08:29c'est intéressant
01:08:30comment on définit
01:08:30le patriarcat
01:08:31moi ça me passionne
01:08:32étymologiquement
01:08:36c'est la loi du père
01:08:37donc est-ce qu'aujourd'hui
01:08:39les pères en France
01:08:40ont un pouvoir
01:08:43supérieur
01:08:44aux mères
01:08:45et aux femmes
01:08:45comment dire
01:08:48statutairement
01:08:49dans la loi
01:08:49le fait est non
01:08:51voilà
01:08:51le fait est non
01:08:52l'égalité
01:08:52est parfaite
01:08:54donc déjà
01:08:55là non
01:08:56et moi
01:08:57ce qui me dérange
01:08:58beaucoup
01:08:58et on l'écrit
01:09:00d'ailleurs
01:09:01je crois au début
01:09:02du livre
01:09:03ce qui me dérange
01:09:03beaucoup
01:09:04dans la notion
01:09:04de patriarcat
01:09:05comment elle est
01:09:06véhiculée
01:09:08par beaucoup
01:09:09de féministes
01:09:10orthodoxes
01:09:11on a l'impression
01:09:12d'un grand complot
01:09:13masculin
01:09:14c'est du complotisme
01:09:15en fait
01:09:16c'est le protocole
01:09:18des sages
01:09:19du pénis
01:09:20qui un jour
01:09:20se sont rassemblés
01:09:22pour dire
01:09:22on va emmerder
01:09:23au maximum
01:09:24les femmes
01:09:25et ce qui est
01:09:27en fait faux
01:09:28et ça aussi
01:09:29factuellement faux
01:09:29ça j'avais davantage
01:09:31développé
01:09:32dans mon livre
01:09:33toute seule
01:09:34qui s'appelle
01:09:34la domination masculine
01:09:35n'existe pas
01:09:36qui était pour montrer
01:09:37qu'en fait
01:09:37ce qu'on peut appeler
01:09:38le patriarcat
01:09:39est en fait
01:09:40une co-construction
01:09:41entre mâle et femelle
01:09:42et mâle et femelle humain
01:09:43et donc voilà
01:09:46donc pour répondre
01:09:47non
01:09:48le patriarcat
01:09:48n'existe pas
01:09:50et plus
01:09:50en particulier en France
01:09:52il suffit d'entrer
01:09:52dans les familles
01:09:53d'ailleurs c'est pour ça
01:09:54on parlait de réalité
01:09:55quand tu entres
01:09:56dans les familles
01:09:56tu t'aperçois
01:09:57que dans énormément
01:09:58de familles
01:09:59qui a l'influence
01:10:00sur les enfants
01:10:01c'est la mère
01:10:01qui a l'influence
01:10:03et on dit souvent
01:10:04les enfants
01:10:04ils sont du côté
01:10:05de la mère
01:10:06combien de fois
01:10:07tu entends ça
01:10:07et vous avez même
01:10:09parfois des hommes
01:10:09qui se battent
01:10:10en interne
01:10:11contre une famille
01:10:13où les enfants
01:10:14ont pris
01:10:14comment dire
01:10:16la défense
01:10:17la défense
01:10:17je ne sais pas
01:10:17si c'est le terme
01:10:18qui convient d'ailleurs
01:10:19le parti
01:10:20et c'est souvent
01:10:22ce qui se passe
01:10:22donc c'est
01:10:24en plus
01:10:26si on parle
01:10:26d'institutionnalisation
01:10:28de la domination
01:10:29aujourd'hui par exemple
01:10:30les pères sont
01:10:31sans cesse
01:10:32par exemple
01:10:32dévalorisés
01:10:33les jugements sont
01:10:33systématiquement défavorables
01:10:35aux pères
01:10:35quand il y a des affaires
01:10:36de divorce
01:10:36etc
01:10:37vous avez beaucoup de pères
01:10:38qui sont privés
01:10:38de leurs enfants
01:10:39par la justice
01:10:40parce qu'il y a un biais
01:10:42systématique en faveur des pères
01:10:43il y en a aussi beaucoup
01:10:43qui ne payent pas
01:10:44les pensions alimentaires
01:10:45et qui se conduisent
01:10:46d'importement
01:10:46bien sûr
01:10:46mais il y a aussi
01:10:47des pères
01:10:47qui sont
01:10:47moi j'en connais
01:10:48qui ont été victimes
01:10:49de la justice
01:10:50parce qu'il y a un biais
01:10:51en faveur des maires
01:10:52donc je ne crois pas
01:10:53effectivement
01:10:53comme le dit Pégui Sass
01:10:54qu'aujourd'hui
01:10:55notre système politique
01:10:57et culturel
01:10:58soit organisé
01:10:58au service des hommes
01:10:59bon en tout cas
01:11:00le livre
01:11:01et c'est drôle
01:11:02parce qu'à la fin
01:11:02vous dites
01:11:03vous n'auriez pas dû
01:11:04avoir à lire ce livre
01:11:05pas plus que nous n'aurions
01:11:06dû l'écrire
01:11:07vous n'auriez pas dû
01:11:08parcourir ces pages
01:11:08pour accéder à des connaissances
01:11:09qui auraient dû vous être transmises
01:11:11au minimum au lycée
01:11:12sinon au collège
01:11:12dont l'absence à l'université
01:11:14est proprement impardonnable
01:11:15oui et puis la blague
01:11:16c'est que si on avait fait le cours
01:11:17on aurait eu quoi
01:11:17on aurait eu 20 étudiants
01:11:19et même si ce bouquin
01:11:20est un four monumental
01:11:21on aura touché
01:11:22beaucoup plus de monde
01:11:23en tout cas
01:11:23la censure est contre-productive
01:11:25bon je ne vous demande pas
01:11:26si vous serez invité
01:11:27sur France Inter
01:11:28ah c'est
01:11:30pourquoi pas
01:11:32parce que c'est ça
01:11:32qui est intéressant
01:11:33c'est vraiment intéressant
01:11:34de vous entendre
01:11:36sur d'autres médias
01:11:37bien sûr
01:11:38et cette sexe
01:11:39science et censure
01:11:40puis ce qui est intéressant
01:11:41c'est pourquoi pas
01:11:42d'organiser un débat
01:11:43d'avoir une opinion contradictoire
01:11:46il est 10h23
01:11:47c'est vendredi
01:11:48et le vendredi
01:11:49c'est vendredi
01:11:49vendre-rou
01:11:50où est-il ?
01:11:54ah mais il n'y a plus de musique
01:12:00il n'y a plus de musique
01:12:02on m'appelle
01:12:04j'ai l'impression
01:12:08cher Jacques Vendroux
01:12:10que vous ne vous déplacez plus beaucoup
01:12:12j'ai connu un temps
01:12:15où vous alliez à Reims
01:12:16j'ai connu un temps
01:12:17où vous alliez en Bretagne
01:12:18et bien le week-end prochain
01:12:19le week-end prochain
01:12:20je fais un grand déplacement
01:12:21vous inquiétez pas
01:12:22vous faites pas de soucis
01:12:23là vous êtes dans le 9ème arrondissement
01:12:25paraît-il à Paris
01:12:25donc vous n'êtes pas trop loin
01:12:26exactement
01:12:27dans un club
01:12:28de fléchettes
01:12:30parce qu'on parle beaucoup
01:12:31des fléchettes
01:12:32actuellement
01:12:33notamment sur la chaîne de l'équipe
01:12:36il y a des retransmissions
01:12:38qui font un total triomphe
01:12:40je veux dire
01:12:40sur cette chaîne
01:12:42vous avez raison
01:12:42de faire la pub de l'équipe
01:12:44oui pourquoi pas
01:12:45et donc il y a plus de 2200 licenciés
01:12:48dans la fédération française de fléchettes
01:12:50c'est un sport qui est très populaire
01:12:52nous avons deux grands champions
01:12:54Thibaut Ricolle et Jacques Labre
01:12:57il faut le savoir quand même
01:12:58ces deux champions
01:12:58que vous connaissez parfaitement bien
01:13:01parce qu'on est bien d'accord
01:13:02oui mais je voudrais vous voir
01:13:03lancer une fléchette
01:13:04mais Pascal je suis là pour ça
01:13:06laissez-moi au moins présenter
01:13:07le sport que je vais présenter
01:13:09quand même
01:13:09voilà
01:13:10donc je vais lancer
01:13:11c'est la première
01:13:12là vous êtes à combien
01:13:12vous êtes à 3 mètres
01:13:13on se met à combien
01:13:14sur les fléchettes
01:13:153 mètres
01:13:173 mètres
01:13:18regardez
01:13:18voilà
01:13:19pas mal regardez
01:13:20oui
01:13:21regardez
01:13:22ah mais c'est extraordinaire
01:13:24ce que je suis en train de faire
01:13:25non mais vous trichez
01:13:26vous trichez
01:13:28vous trichez
01:13:30mais arrêtez de dire
01:13:31arrêtez de dire que
01:13:32je triche tout le temps
01:13:33vous n'êtes pas à 3 mètres
01:13:34je ne suis pas à 3 mètres
01:13:36c'est à 50 centimètres
01:13:37vous êtes à 50 centimètres
01:13:38qui c'est qui vient de parler là
01:13:40qui c'est qui vient de parler
01:13:41c'est Georges Venech
01:13:41qui a dit
01:13:42il est à 50 centimètres
01:13:43Georges Venech
01:13:43il est mal placé
01:13:44je vous en prie
01:13:45vous avez des dossiers ?
01:13:47vous avez des dossiers ?
01:13:49et le champion il est avec vous ?
01:13:50moi je voudrais voir un champion
01:13:51mais c'est vrai
01:13:52non le champion il n'est pas là
01:13:53le champion il n'est pas là
01:13:54il s'entraîne
01:13:54regardez là
01:13:56regardez il y en a partout
01:13:57regardez il y en a partout Pascal
01:13:59mais c'est drôle
01:14:00alors on va voir
01:14:02voilà rapprochons-nous
01:14:03pour voir ce qu'il vous avait
01:14:05bon il n'y en a pas une
01:14:05dans la cible quand même
01:14:06il n'y en a pas une dans la cible
01:14:08attendez
01:14:091, 2, 3, 4, 5, 6
01:14:12c'est pas grave
01:14:12c'est un mec qui n'a jamais fait sa vie
01:14:14c'est pas mal quand même
01:14:15c'est vrai
01:14:16Georges
01:14:16pour la défense
01:14:17en Angleterre il y a une ambiance
01:14:19tu es un champion
01:14:20oui oui
01:14:21bien sûr
01:14:21vraiment c'est incroyable
01:14:23en Angleterre ils adorent
01:14:24en Angleterre c'est fou
01:14:24et puis c'est l'occasion
01:14:25peut-être parce qu'on était
01:14:27cette semaine dans une église
01:14:28ensemble cher Jacques Vanroux
01:14:30on était dans l'église
01:14:31de la Madeleine
01:14:31c'est donc l'occasion
01:14:33d'avoir une pensée
01:14:33pour notre ami
01:14:34Roland Courbis
01:14:35qui a été enterré
01:14:37cette semaine
01:14:38il y avait Zinedine Zidane
01:14:40il y avait beaucoup de
01:14:41il y avait tout le monde
01:14:41du football qui était là
01:14:42le président Philippe Diallo
01:14:44le président Valdez Marquita
01:14:45le président de Marseille
01:14:46était là
01:14:47Michel Denizot était là
01:14:49Louise Fernandez
01:14:50était là
01:14:50vraiment il y avait
01:14:51beaucoup de représentants
01:14:53du football
01:14:53j'en oublie sans doute
01:14:54Michel Moulin
01:14:55était là
01:14:56il y avait donc
01:14:57beaucoup de journalistes
01:14:58nos confrères d'RMC
01:15:00qui étaient là
01:15:00tout le monde du journalisme
01:15:02tout le monde de l'équipe
01:15:03et puis on a une pensée
01:15:04évidemment pour Olivia
01:15:06pour Clara
01:15:08pour toute la famille
01:15:08pour Stéphane
01:15:09les enfants de
01:15:10Roland Courbis
01:15:12qui étaient
01:15:13unanimement
01:15:14appréciés
01:15:15c'est pas si fréquent
01:15:16unanimement aimés
01:15:18et par son ami
01:15:19Jean-Claude Darmon
01:15:19également
01:15:20qui lui a rendu hommage
01:15:21donc c'était
01:15:22un moment particulier
01:15:24et j'ai trouvé bien
01:15:25notamment que
01:15:25Zinedine Zidane
01:15:26soit présent
01:15:27par exemple
01:15:28Jean-Michel Lark
01:15:29je trouve que
01:15:31les gens
01:15:31viennent rendre
01:15:32hommage
01:15:33il n'habite pas Paris
01:15:34Zinedine Zidane
01:15:36il est venu
01:15:37et je trouve
01:15:38que c'était sa place
01:15:39pour le coup
01:15:40d'honorer ce grand
01:15:41homme du football
01:15:42et Jacques était
01:15:43bien sûr
01:15:44présent
01:15:44également
01:15:45il est 10h27
01:15:47on va voir
01:15:48le docteur
01:15:49Millot
01:15:49restez avec nous
01:15:50parce qu'on viendra
01:15:50vous dire au revoir
01:15:51avec vos petites fléchettes
01:15:53cher ami
01:15:54docteur Millot
01:15:56Brigitte Demain
01:15:58c'est à 10h30
01:15:59elle va parler
01:15:59des pervers narcissiques
01:16:00ah
01:16:00est-ce que vous connaissez
01:16:02parce que c'est plutôt
01:16:03masculin que féminin
01:16:04est-ce que vous avez
01:16:05rencontré un pervers narcissique
01:16:06ah oui plusieurs
01:16:06plusieurs
01:16:07ah oui
01:16:08vous n'avez pas de chance
01:16:08ça n'existe pas
01:16:09ça n'existe pas
01:16:11ça n'existe pas
01:16:12c'est la triade noire
01:16:14c'est le chapitre
01:16:15ça n'a pas d'existence
01:16:18ça n'a pas d'existence clinique
01:16:19après c'est médiatiquement
01:16:20très vendeur
01:16:21la preuve
01:16:22et beaucoup de gens
01:16:24peuvent peut-être
01:16:25se reconnaître
01:16:26et reconnaître des gens
01:16:28comment on qualifie
01:16:29une personne
01:16:30homme ou femme
01:16:31qui coupe
01:16:33la personne
01:16:34de tout son environnement
01:16:35qui cherche
01:16:37à la dévaloriser
01:16:38qui évidemment
01:16:40l'humilie
01:16:41qui a peu de sentiments
01:16:44ou peu d'émotions
01:16:45et qui ne ressent rien
01:16:46comment vous qualifiez
01:16:47cette personne
01:16:48c'est la triade noire
01:16:49la triade noire
01:16:51il y a un chapitre
01:16:52correspondant
01:16:54c'est un mélange
01:16:54de machiavélisme
01:16:56de psychopathie
01:16:57et effectivement
01:16:58de narcissisme
01:16:59mais le
01:17:00le mot
01:17:01la notion
01:17:01la notion de pervers
01:17:03narcissique
01:17:04telle qu'elle est
01:17:05telle qu'elle est
01:17:05vécue dans les médias
01:17:06n'a pas d'existence clinique
01:17:08d'accord
01:17:08mais le pervers
01:17:09si on veut le définir
01:17:11je vous fais du mal
01:17:12ça me fait jouir
01:17:13pas forcément
01:17:14ça peut être aussi
01:17:15je vous fais du mal
01:17:16et ça ne me fait rien
01:17:17en fait les psychopathes
01:17:18n'ont pas
01:17:19justement
01:17:19n'ont pas d'empathie
01:17:21c'est pas qu'ils prennent
01:17:22du plaisir à faire du mal
01:17:23c'est que
01:17:24voilà
01:17:25il n'y a pas de
01:17:26il n'y a pas de
01:17:26il n'y a pas de
01:17:27réaction
01:17:28de réponse
01:17:29émotive
01:17:30affective
01:17:30alors
01:17:31alors vous
01:17:32docteur Millot
01:17:33vous avez planqué
01:17:34la vision du docteur Millot
01:17:36elle elle dit que ça existe
01:17:38non mais c'est la notion
01:17:38mais en fait
01:17:39cette personne n'existe
01:17:40écoutons le docteur Millot
01:17:41bon
01:17:42et puis vous me direz
01:17:43vous vos expériences
01:17:44parce que ça m'intéresse
01:17:44beaucoup
01:17:45des expériences
01:17:46des expériences politiques aussi
01:17:47oui c'est pour ça que ça m'intéresse
01:17:49beaucoup de savoir
01:17:50qui vous avez rencontré
01:17:51vous donnerez des noms
01:17:52mais pour le moment
01:17:53pour le moment on écoute
01:17:54le docteur Millot
01:17:55contrairement à une idée
01:17:58un peu reçue
01:17:59c'est pas
01:18:00c'est pas une jeune femme naïve
01:18:03bébête
01:18:04masochiste
01:18:06qui a envie de souffrir
01:18:07dans une relation
01:18:08c'est pas ça du tout
01:18:09au contraire
01:18:10la plupart
01:18:11des victimes
01:18:13sont des jeunes femmes
01:18:14pleines d'énergie
01:18:15rayonnante
01:18:17solaire
01:18:18drôle
01:18:19voilà
01:18:20pourquoi ?
01:18:21parce qu'en fait
01:18:21comme lui c'est une coquille vide
01:18:23qu'il a rien
01:18:24il va aller chercher
01:18:25chez l'autre
01:18:26tout ce qu'il aimerait avoir
01:18:28mais qu'il n'a pas
01:18:28et c'est ça qui est important
01:18:30c'est pour ça que
01:18:31les proies
01:18:32les victimes
01:18:33elles ont souvent
01:18:34ce profil là
01:18:35tu vois
01:18:35vous qui êtes une jeune femme
01:18:37brillante
01:18:37Rachel
01:18:38intelligente
01:18:39compétitrice
01:18:40du caractère
01:18:40vous ne l'avez pas
01:18:41ça se voit comme le nez
01:18:42au milieu du visage
01:18:42une mauvaise personne
01:18:43ah ben oui
01:18:44mais justement
01:18:45le docteur Millot
01:18:45c'est très juste
01:18:46ce qu'elle dit
01:18:46c'est-à-dire qu'en fait
01:18:47ça concerne beaucoup
01:18:48les femmes fortes
01:18:48c'est-à-dire qu'en fait
01:18:49c'est qu'on vous prend
01:18:50votre énergie
01:18:51on vous isole
01:18:52on vous prend
01:18:53votre créativité
01:18:54votre énergie
01:18:55etc etc
01:18:56ça se voit
01:18:57mais vous ne voulez pas
01:18:58vous ne voulez pas y croire
01:19:00mais ça
01:19:00alors
01:19:01si vous me permettez
01:19:02ça ça s'est passé
01:19:04dans un cadre amical
01:19:04ou dans un cadre amoureux
01:19:06ce qui vous concerne ?
01:19:07amoureux
01:19:08mais aussi professionnel
01:19:09aussi professionnel
01:19:10dans les entreprises
01:19:11et vous avez pu
01:19:12vous en détacher
01:19:13bien sûr
01:19:13bien sûr
01:19:14ça m'a appris
01:19:15ça m'a appris beaucoup de choses
01:19:16c'est des très bonnes leçons
01:19:18de vie aussi
01:19:18malgré la difficulté
01:19:20Eugénie
01:19:21non moi je n'ai jamais
01:19:22croisé la route
01:19:23d'un pervers narcissique
01:19:24je pense que
01:19:25je ne sais pas
01:19:26je ne dois pas tirer
01:19:27ce genre de profil
01:19:28beaucoup professionnellement
01:19:30puisque la plupart
01:19:31des gourous
01:19:32dans les sectes
01:19:32sont des pervers
01:19:33narcissiques
01:19:34rien n'existe
01:19:35en dehors d'eux
01:19:36et ils n'ont pas
01:19:36d'empathie
01:19:37vis-à-vis de leur victoire
01:19:37en tout cas
01:19:38c'est l'émission de demain
01:19:39Peguizas
01:19:40Leonardo
01:19:41Orlando
01:19:42que je salue
01:19:43puisqu'il nous regarde
01:19:44je dis qu'il est en Hongrie
01:19:44ce monsieur
01:19:45oui il travaille en Hongrie
01:19:46bon bah écoutez
01:19:47on le salue à Budapest
01:19:48et bah écoutez
01:19:49on lui dit bonjour
01:19:49sexe, science et censure
01:19:51les vérités tabou
01:19:52de la guerre du genre
01:19:53Jean-Marc Moranis
01:19:54c'est à vous
01:19:54on va voir un témoignage
01:19:56incroyable
01:19:57exclusif tout à l'heure
01:19:58ce sera vers 11h30
01:19:59on va voir un jeune garçon
01:20:00qui a 19 ans
01:20:01qui sort de prison
01:20:02il vient de faire
01:20:028 mois de prison
01:20:03pour trafic de drogue
01:20:04et il essaie de sortir
01:20:05du narcotrafic
01:20:06et il nous dit
01:20:07mais personne ne m'aide
01:20:08voilà
01:20:08il n'y a pas une seule structure
01:20:10il n'y a pas une seule personne
01:20:11qui a envie de me tendre la main
01:20:12et qui veut m'aider
01:20:13pour sortir du narcotrafic
01:20:15et il sera en direct
01:20:15avec nous
01:20:16et on va vous écouter
01:20:18qui était avec nous
01:20:19ce matin
01:20:20c'était
01:20:21Marine Lançon
01:20:23Marine Lançon
01:20:24bien sûr
01:20:25et qui était à la réalisation
01:20:26Marine
01:20:27voilà
01:20:28Jean-Marc
01:20:29qui était à la réalisation
01:20:30Dominique Raymond
01:20:31était à l'image
01:20:31Rodrigo Son
01:20:32Nicolas Roger
01:20:33était avec nous
01:20:34merci
01:20:35vraiment merci
01:20:36merci Jacques Vendroux
01:20:38Pascal
01:20:39merci
01:20:39vous étiez vraiment bien
01:20:41ce matin
01:20:41je vous remercie infiniment
01:20:43et vous avez un beau
01:20:44col roulé
01:20:45ça vous va bien
01:20:45je sais
01:20:47je sais
01:20:47et vous avez bonne mine
01:20:48je sais
01:20:50mais tout va bien
01:20:51bon
01:20:51alors merci
01:20:52passez un excellent week-end
01:20:54à lundi
01:20:54je vous embrasse
01:20:55oui
01:20:55à lundi
01:20:56voilà
01:20:56je vous remercie de la
01:21:04je vous remercie de la
01:21:05je vous remercie de la
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