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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00Bonjour à tous, bonjour à tous et bienvenue sur Europe 1, pour l'heure des pros jusqu'à 10h aujourd'hui et sur ces news jusqu'à 10h30.
00:00:08Au-delà du Mercosur qui agit comme une étincelle, la détresse des agriculteurs est vécue comme un symbole parce qu'ils incarnent une certaine idée de la France.
00:00:19Ce n'est pas un hasard si 79% des Français soutiennent le mouvement de contestation.
00:00:25Les agriculteurs meurent ou vont mourir, ils appellent au secours, ils incarnent au plus près le pays comme s'ils étaient dotés d'une conscience nationale plus forte, plus ancrée, plus profonde qu'un salarié d'une entreprise ou un habitant de la ville.
00:00:42Les paysans sont liés à la terre, ils travaillent dur, ils gagnent peu, ils illustrent un pays qui s'écroule et ce qui s'en va avec eux, c'est nous, c'est notre passé.
00:00:53Nous avons tous un aïeul qui vient de la campagne.
00:00:56Emmanuel Macron n'a pas vu cette dimension, cette charge symbolique.
00:01:01Les agriculteurs parlent au cœur de la France, on leur répond tableau XL et normes européennes.
00:01:07Sur ce sujet, le président de la République aura comme souvent eu des paroles différentes et contradictoires.
00:01:12Aujourd'hui, il refuse de signer l'accord du Mercosur alors que chacun sait qu'il est pour.
00:01:17Ce traité est conforme aux idées qu'il défend sur le libre-échangisme.
00:01:22Il ne signe pas pour calmer les agriculteurs ou parce qu'il a peur d'une contagion des colères.
00:01:29Le pays fondateur de la construction européenne est mis en échec sur un sujet majeur.
00:01:35L'Europe se fiche de notre avis.
00:01:38Sur ce sujet, comme sur tant d'autres, Emmanuel Macron n'aura pas réussi.
00:01:42A l'heure du bilan, il sera comptable de la mort lente du monde agricole.
00:01:47Il est 9h01, Alice Sommerer.
00:01:52Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:03Les agriculteurs de la Confédération Paysanne mobilisés ce matin sur le périphérique parisien.
00:02:08Une opération escargot qui a bloqué cet axe très emprunté.
00:02:11Les forces de l'ordre sont intervenues pour tenter de réguler la situation.
00:02:15Il leur a proposé de les escorter jusqu'à l'Arc de Triomphe.
00:02:19La tempête Goretti touche le nord-ouest de la France.
00:02:2321 départements sont en vigilance orange.
00:02:25En Normandie, les rafales ont atteint localement 213 km heure.
00:02:29Au niveau national, 380 000 foyers ont été privés d'électricité.
00:02:33La circulation des trains est suspendue sur l'ensemble de la Normandie.
00:02:37Et puis Emmanuel Macron votera contre l'accord du Mercosur.
00:02:40Un vote qui aura lieu aujourd'hui à Bruxelles.
00:02:42Cette décision s'ajoute à l'opposition de l'Irlande, de la Pologne ou de la Hongrie.
00:02:47Elle ne devrait cependant pas empêcher la Commission européenne d'obtenir le feu vert d'une majorité d'États membres.
00:02:53Merci beaucoup Eugénie Bastier, Rachel Kahn, Georges Fenech, André Valini, Thomas Bonnet.
00:02:57Il y a cette dimension symbolique dans les agriculteurs qui va bien au-delà du Mercosur.
00:03:02Et c'est toujours la même chose.
00:03:03C'est-à-dire que vous avez des gens qui ne comprennent pas ce qu'est la France.
00:03:06Qui ne saisissent pas ce qu'est la France, cette souffrance-là.
00:03:10Et qui après se réveillent trop tard parce que ça fait des années qu'il faut parler à ce monde.
00:03:14Vous les entendez, vous entendez les souffrances, vous entendez les profils de ces gens-là.
00:03:19Et ils ne sont pas entendus.
00:03:20Alors écoutons Yael Braun-Pivet, Eugénie Bastier, Rachel Kahn, Georges Fenech, André Valini et Thomas Bonnet sont avec nous.
00:03:27Et je les salue.
00:03:28Écoutons Yael Braun-Pivet qui était sur BFM il y a quelques instants.
00:03:33Vous savez, quand on fait de la politique, on ne peut pas avoir peur des gens qu'on représente.
00:03:38On ne peut pas avoir peur des Français et des citoyens.
00:03:40Donc les citoyens viennent manifester devant l'Assemblée nationale.
00:03:43C'est qu'ils ont des choses à dire à la représentation nationale.
00:03:46Il est normal que la présidente que je suis aille à leur rencontre et essaye de discuter avec eux.
00:03:51Vous imaginez une telle colère ?
00:03:54J'ai toujours, toujours été à la rencontre des Français, à la rencontre des syndicalistes.
00:03:58C'est comme ça que je conçois la vie politique.
00:04:00Mais c'est trop tard.
00:04:02Et puis c'est vrai que le changement de pied du président de la République sur ces sujets
00:04:05décrédibilise un peu plus la parole politique, Eugénie Bastier,
00:04:10parce qu'il leur a dit tout comme toujours et parfois son contraire.
00:04:13Quels sont les trois facteurs qui pourrissent la vie des agriculteurs aujourd'hui ?
00:04:17C'est d'abord des normes étouffantes en France, notamment des normes environnementales.
00:04:21Et ça, c'est un choix de nos politiques depuis 20 ans,
00:04:24de surtransposer les normes européennes
00:04:26et de devoir être plus royaliste que le roi, mais sauf qu'on est tout seul dans un monde
00:04:30où les gens n'ont pas les mêmes normes que nous, donc ça plombe notre compétitivité.
00:04:33C'est le libre-échange et l'ouverture à de la concurrence déloyale,
00:04:36deuxièmement, et notamment avec la guerre en Ukraine.
00:04:38Il faut quand même, c'est un peu le sujet tabou,
00:04:40mais la guerre en Ukraine et notamment l'ouverture du marché européen à l'agriculture ukrainienne
00:04:46a quand même eu un rôle non négligeable dans la détresse de nos agriculteurs.
00:04:51Alors c'est un choix politique, on peut dire qu'on avait besoin de soutenir l'Ukraine,
00:04:53mais n'empêche qu'aujourd'hui, c'est une des raisons pour lesquelles ils sont dans la rue.
00:04:57Et ce traité de libre-échange, on ne peut pas avoir en même temps le libre-échange
00:05:01et des normes extrêmement imposantes.
00:05:02Il faut choisir l'un ou l'autre.
00:05:03Et aujourd'hui, on a une classe politique qui est incapable de choisir.
00:05:06C'est un jeu de dupe, parce qu'en réalité, on ne veut pas produire ici
00:05:12ce que l'on accepte ailleurs.
00:05:13Et moi, je pense vraiment au Domtom et au Brésil et à la Guyane,
00:05:17parce qu'en réalité, ils ont le droit d'être en surproduction,
00:05:22en intensité agricole, de déforester la forêt,
00:05:26ce qui ensuite pollue nos plages dans les Domtoms,
00:05:29parce qu'en fait, leur production provoque les algues, sargasses, etc.
00:05:34Et en réalité, c'est un jeu de dupe,
00:05:35parce que je pense que l'Europe est demandeur des produits plésiliens et du Mercutio.
00:05:41Et puis, ce qui est, effectivement, Thomas Bonnet,
00:05:43je vais vous donner la parole, ce qui est terrible,
00:05:45c'est qu'on comprend qu'il ne signe pas pour calmer,
00:05:48alors qu'il est pour.
00:05:49Donc, il y a une forme d'hypocrisie là-dedans.
00:05:53C'est ça, pour moi, qui est cruciale.
00:05:54Je vous assure, la parole politique, elle en sort une nouvelle fois.
00:05:57C'est crucial, ce que vous avez dit.
00:05:59En fait, on sait qu'Emmanuel Macron est pour.
00:06:00Bien sûr.
00:06:01Et pour tout vous dire, hier, on a eu un briefing avec l'Elysée.
00:06:03Les journalistes ont été briefés par l'Elysée.
00:06:06Et en fait, c'est ce qu'on a compris.
00:06:07C'est que, fondamentalement, ils sont plutôt en faveur
00:06:10des accords de libre-échange.
00:06:11Mais là, pour quelles raisons il va signer contre ?
00:06:16Parce qu'il y a un rejet politique
00:06:17et qu'il a peur de perdre son Premier ministre.
00:06:20Il préfère perdre la face sur la scène européenne
00:06:22que de perdre son Premier ministre.
00:06:23Vous savez qu'il a quand même abandonné la réforme des retraites.
00:06:26Maintenant, il abandonne la politique européenne,
00:06:28je mets ça entre guillemets,
00:06:29mais pour garder le pouvoir,
00:06:31pour garder Sébastien Lecornu,
00:06:32ça commence à faire lourd et à faire chère.
00:06:34Mais ça montre l'absence de conviction tous azimuts d'Emmanuel Macron
00:06:40qui n'est obsédé que par une chose, garder le pouvoir.
00:06:43Et c'est dommage.
00:06:45Oui, mais attendez...
00:06:47Oui, bien sûr qu'il le gardera, il reste un an.
00:06:49Mais il reste un an.
00:06:49C'est long.
00:06:50Non, c'est glou.
00:06:53Il reste un an.
00:06:54Mais vous avez raison sur les retraites.
00:06:56Thomas Bonnet a raison.
00:06:57C'est quand même l'impuissance.
00:06:59La part de souveraineté, je veux dire,
00:07:00tous les candidats à la présidentielle de 2022
00:07:02étaient contre le Mercosur et l'ont dit.
00:07:04Même Macron.
00:07:04Même Emmanuel Macron.
00:07:05Après, il a dit qu'il allait renégocier, etc.
00:07:07On a un traité dont les Français ne veulent pas,
00:07:09dont les agriculteurs ne veulent pas.
00:07:10Et nous n'avons pas la force ni le poids.
00:07:12On va se le faire imposer par l'Union européenne.
00:07:14Il y a quand même un enjeu de souveraineté
00:07:15qui est aujourd'hui majeur.
00:07:17Et on a une Union européenne qui est un paquebot
00:07:18qui est incapable de s'adapter aux enjeux de notre époque.
00:07:22Ça fait 15 ans que ce traité est en discussion.
00:07:24Il est 25 ans.
00:07:26Il n'est plus en adéquation
00:07:28avec les enjeux aujourd'hui de protectionnisme.
00:07:30Et l'Union européenne,
00:07:32comme un paquebot conduit avec 28 capitaines,
00:07:35est incapable de se diriger et de s'adapter aux enjeux de notre époque.
00:07:38Parce qu'effectivement,
00:07:40c'est un traité qui parlait de la globalisation heureuse.
00:07:44Et on est revenu de ce monde de la globalisation heureuse.
00:07:48Écoutez Laurent Tessier.
00:07:49Est-ce que Laurent Tessier, ce matin sur l'antenne d'Europe 1
00:07:52et à 6h15, à 7h20,
00:07:54j'invite tout le monde à écouter régulièrement Laurent
00:07:56parce qu'il fait un édito qui est toujours remarquable
00:07:59où il souligne les prises de paroles contradictoires
00:08:03d'Emmanuel Macron sur ce sujet depuis tant d'années.
00:08:06Écoutez.
00:08:07Nous avons assisté à une hypocrisie.
00:08:09Je pense à nos agriculteurs qui, ces dernières années,
00:08:11auront entendu Emmanuel Macron dire tout et son contraire.
00:08:14Le chef de l'État a déclaré hier soir
00:08:16que c'était un accord d'un outrage négocié depuis trop longtemps,
00:08:19que le gain économique sera limité pour la croissance française.
00:08:22Pourtant, Emmanuel Macron a eu à plusieurs reprises un tout autre discours.
00:08:25Le 26 janvier 2018, conférence de presse à l'Elysée
00:08:28avec le président argentin Macri.
00:08:30Le cadre de cet accord est pertinent
00:08:32et doit être soutenu parce qu'il peut nous permettre
00:08:35d'aller vers une approche mutuellement bénéfique.
00:08:37La même année, le 22 février,
00:08:39dans un discours à la nouvelle génération agricole.
00:08:41Mais cet accord est bon pour de nombreuses filières agricoles.
00:08:44Cet accord est bon pour l'économie française.
00:08:47Nous devons donc le défendre et l'améliorer.
00:08:49On est loin des propos tenus hier soir.
00:08:51Un accord d'un outrage, un gain économique limité.
00:08:54Le 29 juin 2019, en conférence de presse du G20 à Osaka,
00:08:57que disait-il sur l'accord de libre-échange
00:08:59entre l'Union européenne et les pays du Mercosur ?
00:09:01Et cet accord permettra d'ouvrir des marchés agricoles et industriels
00:09:05et de protéger nos indications géographiques.
00:09:07Mais ensuite, la colère agricole est montée.
00:09:09Le ton a changé.
00:09:10Emmanuel Macron a été hué lors du salon de l'agriculture en février 2024.
00:09:13Plusieurs mois après, en novembre, en voyage en Argentine,
00:09:16le chef de l'État s'était exprimé pour calmer tout le monde
00:09:18avant des grandes manifestations.
00:09:20Ça fait 7 ans que je m'oppose à se traiter.
00:09:22Et j'en parle à nos agriculteurs les yeux dans les yeux.
00:09:25Est-ce que depuis que je suis président,
00:09:26je n'ai pas tenu mes engagements ? Jamais.
00:09:28Et là, je vous le dis, c'est garanti aujourd'hui.
00:09:30Elles n'y sont pas sur le Mercosur.
00:09:32C'est pour ça que nous allons continuer de nous opposer.
00:09:36Franchement, c'est terrible.
00:09:36Je vous assure, moi, ça me fait de la peine.
00:09:39Je le dis sans arrêt, je n'ai pas vocation à critiquer
00:09:42le président de la République matin, midi et soir.
00:09:44Mais quand on voit, c'est des déflagrations sur la parole politique.
00:09:50C'est-à-dire qu'il dit tout et son contraire.
00:09:53Il dit devant les agriculteurs, ça fait 7 ans que je m'oppose.
00:09:56Alors qu'avant, on l'entend dire que le traité est bon.
00:09:59Comment voulez-vous que ça marche ?
00:10:01Je crois qu'il y a encore des portes de sortie, me semble-t-il.
00:10:05Si on veut éviter la chronique d'une mort annoncée,
00:10:07parce que c'est la mort d'une certaine agriculture,
00:10:09qui est annoncée par le Mercosur,
00:10:11faisons ce qu'avait fait le général de Gaulle en 1965.
00:10:14Politique de la chaise vide.
00:10:16Et j'arrête la contribution au budget européen.
00:10:18Mais oui, on bloque les institutions.
00:10:20Vous savez, ça n'arrivera pas.
00:10:21Oui, mais c'est possible de le faire.
00:10:22C'est possible, mais ça n'arrivera pas.
00:10:23Mais ça avait été fait en 1965.
00:10:24Plutôt que faire ça, que les LR,
00:10:28que ce gouvernement soit censuré.
00:10:31Voilà.
00:10:32Les LR, j'ai vu que le Rassemblement National
00:10:35avait déposé une motion de censure.
00:10:37Que les LR censurent.
00:10:38Mais eux-mêmes, ils ont tellement peur
00:10:40de perdre leurs petits sièges.
00:10:42Les petits intérêts.
00:10:43C'est ça.
00:10:44Comme toute cette classe politique aujourd'hui,
00:10:47elle se tient la barbichette.
00:10:49Elle se tient par la barbichette.
00:10:51Parce qu'effectivement,
00:10:52les petits intérêts personnels sont plus importants.
00:10:55Écoutez, on en est là.
00:10:56On en est là.
00:10:58Alors, voyez le sujet de Vincent Farandès.
00:11:00Le paradoxe, c'est qu'il...
00:11:01Là où, en plus, on peut entendre ce que disait Emmanuel Macron,
00:11:04c'est qu'il y avait peut-être des choses positives
00:11:06dans ce Mercosur.
00:11:07Et certains le disent, d'ailleurs.
00:11:08Beaucoup.
00:11:08Mais aujourd'hui, on ne peut même plus...
00:11:10La parole est tellement décrédibilisée,
00:11:12la parole politique,
00:11:13c'est que même quand il y a des choses positives,
00:11:16on ne veut plus les entendre
00:11:17parce qu'en fait, on ne les croit plus.
00:11:18On ne les croit plus.
00:11:20Et je trouve que c'est ce qu'il y a de pire
00:11:21dans une démocratie,
00:11:22quand tu ne crois plus en tes dirigeants.
00:11:24Écoutez le sujet de Vincent Farandès.
00:11:26Ursula von der Leyen devrait obtenir le feu vert des 27 aujourd'hui
00:11:31pour signer l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur.
00:11:36Parmi les pays qui ont annoncé ou devraient voter pour le traité de libre-échange,
00:11:40l'Allemagne, l'Espagne, les Pays-Bas, le Portugal et l'Italie
00:11:44qui a finalement revu sa position.
00:11:47En décembre dernier, la Commission européenne annonçait le report du vote.
00:11:51Rome avait alors exprimé ses doutes sur l'accord.
00:11:54Mais hier, revirement de situation,
00:11:57le ministre italien des Affaires étrangères a quasiment donné son feu vert.
00:12:01Nous avons toujours soutenu la conclusion de cet accord
00:12:04en insistant sur la nécessité de prendre dûment en compte
00:12:07les préoccupations légitimes du secteur agricole.
00:12:10L'accord Union européenne-Mercosur
00:12:12offre d'énormes avantages et un potentiel considérable.
00:12:16Mais certains pays ne voteront pas l'accord,
00:12:18comme la Hongrie, la Pologne, l'Irlande et la France.
00:12:21Emmanuel Macron s'est expliqué hier.
00:12:23La France est favorable au commerce international,
00:12:26mais l'accord Union européenne-Mercosur,
00:12:28c'est un accord d'un autre âge,
00:12:29négocié depuis trop longtemps sur des bases trop anciennes.
00:12:33Il ne justifie pas d'exposer des filières agricoles
00:12:35sensibles et essentielles à notre souveraineté alimentaire.
00:12:39Insuffisant néanmoins pour empêcher la signature,
00:12:42elle devrait avoir lieu lundi au Paraguay
00:12:44et ainsi mettre fin à 25 ans de négociations.
00:12:47Avant de donner la parole à André Valigny,
00:12:50Benjamin Haddad, qui est le ministre de chargée de l'Europe,
00:12:54était ce matin sur TF1.
00:12:55Écoutons-le.
00:12:56Fidèle à sa tradition agricole,
00:13:00à la protection de ses intérêts agricoles
00:13:01et sa souveraineté alimentaire,
00:13:03la France dira non au Mercosur.
00:13:04C'est une position qui a été isolée en Europe.
00:13:07Et puis, la vérité, c'est que ces derniers mois,
00:13:10on a travaillé, on s'est mobilisé avec nos partenaires
00:13:12pour entamer un bras de fer avec la Commission,
00:13:14précisément pour protéger nos agriculteurs.
00:13:16parce qu'on aurait pu avoir un passage en force
00:13:18sans clause de sauvegarde pour protéger
00:13:20face à les importations qui déstabilisent les filières,
00:13:23sans réciprocité sur les normes,
00:13:25avec une PAC amputée de 20%,
00:13:27avec des prix des engrais qui augmentent.
00:13:29Et grâce à la mobilisation de la France
00:13:30avec nos partenaires,
00:13:32on a pu obtenir toutes ces avancées.
00:13:33Fidèles, fidèles à ses engagements,
00:13:36qui disent que c'est vraiment du cirque.
00:13:37Je vous assure.
00:13:38C'est un groupe que j'aurais employé
00:13:38pour prendre une opposition de la France.
00:13:40C'est vraiment du cirque.
00:13:43Vraiment, c'est un ratage complet.
00:13:47C'est un ratage avant, pendant, après.
00:13:49C'est un ratage complet.
00:13:50Donc voilà, c'est zéro pointé.
00:13:52Ils perdent sur les deux tableaux
00:13:53parce qu'évidemment...
00:13:54André Valigny.
00:13:55Le gouvernement se met à dos
00:13:57une partie des agriculteurs,
00:13:59pas tous les agriculteurs,
00:14:00parce que certains vont profiter du Mercosur,
00:14:02que c'est dans le Figaro de ce matin,
00:14:04notamment la filière viticole
00:14:05et vin spiritueux.
00:14:08Globalement, le Mercosur va profiter énormément
00:14:10à l'économie européenne
00:14:12et notamment française.
00:14:13Tout le patronat le sait, le dit,
00:14:14le Medef l'attend, Bernard Arnault.
00:14:17Enfin bref, c'est un traité de libre-échange
00:14:18qui va nous permettre d'accéder
00:14:19à des marchés nouveaux
00:14:20au moment où la concurrence chinoise
00:14:22est de plus en plus vive.
00:14:24Donc le Mercosur est un bon marché
00:14:26de libre-échange,
00:14:27sauf qu'il va faire souffrir
00:14:28une filière particulière,
00:14:29celle de l'élevage.
00:14:30Et encore, d'après ce que j'ai lu
00:14:32encore hier,
00:14:33on va importer du Mercosur,
00:14:36d'Amérique du Sud,
00:14:381,5% de la consommation bovine
00:14:41de l'Europe.
00:14:411,5%.
00:14:43Seulement, évidemment,
00:14:44le traumatisme psychologique
00:14:45chez les éleveurs est terrible.
00:14:49Je suis d'accord.
00:14:50Eugénie Bastier.
00:14:51L'ouverture du marché à l'Ukraine
00:14:53a beaucoup plus déstabilisé le marché
00:14:55que le foral Mercosur.
00:14:57C'est un ensemble,
00:14:58vous avez raison,
00:14:58c'est ce qu'on dit.
00:14:59Juste, moi, je voudrais souligner,
00:15:00on souligne les allers-retours
00:15:02d'Emmanuel Macron,
00:15:02mais il y en a un,
00:15:03il y a une partie aussi
00:15:04qui est dans l'hypocrisie
00:15:06la plus manifeste,
00:15:07c'est la gauche
00:15:07et l'extrême gauche.
00:15:08J'ai vu Mme Aurélie trouver hier
00:15:10au chevet de la coordination
00:15:11rurale et des agriculteurs,
00:15:12alors que la France insoumise
00:15:14a fait capoter la loi Duplomb,
00:15:16a fait campagne
00:15:17contre la loi Duplomb
00:15:18qui était là pour aider
00:15:18les agriculteurs,
00:15:19qui veulent toujours plus
00:15:20de normes environnementales,
00:15:21qu'ils étaient à Sainte-Soligne,
00:15:24qu'ils ont propagé la pétition
00:15:25contre le rétablissement
00:15:27de l'acétamipride.
00:15:28C'est vraiment une hypocrisie totale.
00:15:30C'est-à-dire qu'ils vont
00:15:30sur le chevet des gens
00:15:31qui sont en train de tuer
00:15:31et d'achever.
00:15:33D'ailleurs, je ne comprends même pas
00:15:35comment la coordination rurale
00:15:36a accepté de les recevoir
00:15:37parce que c'est vraiment eux
00:15:39qui sont complicités.
00:15:40Vous avez parfaitement raison
00:15:42que d'abord,
00:15:43il y a un mépris
00:15:44de l'espace médiatique
00:15:44pour les paysans.
00:15:46C'est toujours pareil
00:15:47parce que c'est la France d'avant.
00:15:49Pas tout l'espace médiatique.
00:15:50Mais c'est la France d'avant.
00:15:53On les prend pour des ringards,
00:15:55pour des ploucs.
00:15:56C'est des petits blancs.
00:15:58Voilà.
00:15:59C'est ça la réalité.
00:16:00Vous le savez bien,
00:16:01cet espace médiatique.
00:16:03Et on les caricature.
00:16:05C'est les gens qui meurent.
00:16:06C'est la France qui s'écroule.
00:16:07C'est la France d'hier.
00:16:09Etc.
00:16:09On ne veut plus voir cela
00:16:10dans l'espace médiatique.
00:16:11C'est les bouffes.
00:16:13Donc, ils ne sont...
00:16:15Et effectivement,
00:16:15vous avez les bobos des villes
00:16:17qui demandent toujours plus de normes,
00:16:18qui n'ont jamais vu un arbre
00:16:19de leur vie.
00:16:20D'ailleurs,
00:16:21qui sont écologistes
00:16:22de manière théorique.
00:16:27Parce que les vrais écologistes,
00:16:29c'est effectivement les paysans.
00:16:31Bien sûr.
00:16:32C'est eux qui sont au contact de la nature
00:16:34et qui la défendent beaucoup mieux
00:16:35que ces bobos des villes
00:16:36qui se baladent en vélo cargo
00:16:38à Paris.
00:16:40Donc, on connaît ça.
00:16:42On sait bien.
00:16:43C'est un gâchis.
00:16:44C'est-à-dire qu'on a la chance
00:16:45d'avoir une terre fertile.
00:16:47Une terre qui donne...
00:16:48Et cette terre,
00:16:48ce n'est pas simplement un décor.
00:16:50Et c'est ça, en fait,
00:16:51que les politiques n'ont pas à comprendre.
00:16:52En tout cas, je remarque
00:16:53que le socialiste que vous êtes
00:16:55se fait le chantre du libre-échange.
00:16:57Donc, c'est...
00:16:57Ah oui.
00:16:58Il y a des conversions.
00:16:59Tout est possible.
00:17:00Il y a eu Paul Claudel à Notre-Dame,
00:17:02mais il y a vous également.
00:17:03Le libre-échange est toujours positif
00:17:04pour l'économie,
00:17:05à condition que ce soit
00:17:06dans des conditions équitables
00:17:08et qu'on n'apporte pas des produits
00:17:10dont on ne veut pas.
00:17:11Moi, je veux vous rappeler un historique.
00:17:13Un historique, c'est celui du CETA.
00:17:15C-E-T-A.
00:17:15C'est un traité de libre-échange
00:17:16avec le Canada.
00:17:18À l'époque, j'étais au gouvernement.
00:17:19Je le défendais à l'Assemblée et au Sénat.
00:17:20Ce n'était pas facile.
00:17:21Tout le monde criait.
00:17:22Tout le monde avait peur du CETA.
00:17:23Aujourd'hui, dix ans après,
00:17:25tout le monde dit que le CETA
00:17:26a énormément profité
00:17:27à la France et à l'Europe.
00:17:29Mais je souligne simplement
00:17:31que le socialiste que vous êtes...
00:17:33Et l'est-il toujours ?
00:17:34Je suis un socialiste réaliste, réformiste...
00:17:38Socialiste, réaliste, à mon avis,
00:17:39c'est un oxymor, si vous me permettez.
00:17:41Ce sont deux mots
00:17:42qui ne vont pas forcément ensemble.
00:17:44Parce qu'un socialiste réaliste,
00:17:46ça devient ou un gaulliste ou un libéral.
00:17:48Pour moi, c'est une contraction
00:17:49de social et réaliste.
00:17:51Ah oui.
00:17:51Socialiste.
00:17:52Alors ça, c'est votre définition
00:17:54personnelle.
00:17:55Mais bon, c'est pas...
00:17:56Bon, vous souriez vous-même.
00:17:57Vous n'y croyez même pas vous-même.
00:17:58Mais si, messieurs, j'y crois.
00:18:00Mais si, j'y crois.
00:18:01Bon.
00:18:01C'est des produits qu'on veut, en fait.
00:18:03Ce n'est pas des produits
00:18:03qu'on ne veut pas.
00:18:04C'est un jeu de dupe.
00:18:06Talensac.
00:18:06Est-ce que vous connaissez Talensac ?
00:18:08Non.
00:18:08C'est un marché très célèbre à Nantes.
00:18:10Le marché de Talensac,
00:18:11tout près de l'église Saint-Similien.
00:18:13Eh bien, figurez-vous
00:18:14que Jean-Michel Decaze
00:18:15est allé sur les marchés
00:18:17pour voir les consommateurs.
00:18:18Parce que parfois, effectivement,
00:18:19ça coûte un peu plus cher
00:18:20d'acheter des produits de qualité.
00:18:24Voyez ce sujet à Nantes
00:18:26dans le célèbre marché de Talensac.
00:18:29Sur le marché de Talensac à Nantes,
00:18:31les produits locaux,
00:18:32les légumes en provenance
00:18:33de toute la France,
00:18:34comme ces pommes de terre du Touquet,
00:18:36côtoient ceux qui arrivent
00:18:38de très loin,
00:18:39comme les haricots du Kenya, par exemple.
00:18:41La plupart des acheteurs affirment
00:18:43qu'ils préfèrent choisir français
00:18:45pour la qualité
00:18:46et pour défendre
00:18:47les agriculteurs du pays.
00:18:49J'essaye de privilégier
00:18:50les agriculteurs
00:18:52sur le marché, essentiellement.
00:18:55Pourquoi ?
00:18:57D'abord, pour les faire vivre,
00:18:58parce que c'est notre économie,
00:19:00c'est notre pays.
00:19:01J'ai l'impression que l'agriculture,
00:19:02elle souffre en ce moment.
00:19:04Des avis sincères,
00:19:05mais selon les vendeurs,
00:19:07ils ne reflètent pas
00:19:07la majorité des achats.
00:19:09Il faut défendre
00:19:10le produit français.
00:19:10C'est au niveau du prix
00:19:11que ça va être compliqué.
00:19:13Tout ça, c'est au niveau de l'argent.
00:19:15À quelques mètres du marché,
00:19:17la coordination rurale manifeste
00:19:19contre le Mercosur
00:19:20devant la préfecture.
00:19:21Les paysans confirment bien
00:19:23qu'ils ont le soutien
00:19:24des Français
00:19:25dans les manifestations,
00:19:26mais pas dans le porte-monnaie.
00:19:27On a vécu l'épisode Covid.
00:19:30Les gens se sont réorientés
00:19:32vers des situés courts.
00:19:34Et une fois la maladie
00:19:35apaisée,
00:19:37enfin passée,
00:19:38les gens sont retournés
00:19:40à leurs vieilles habitudes.
00:19:41Le président de la coordination rurale
00:19:43de Loire-Atlantique précise,
00:19:44je cite,
00:19:45qu'il sait bien
00:19:46que pour beaucoup de consommateurs,
00:19:48les fins de mois sont difficiles.
00:19:50Alors, je salue Stéphane Lelièvre
00:19:52dans le sud de la France
00:19:53qui est un restaurateur
00:19:55qui a beaucoup d'établissements
00:19:56et qui me dit
00:19:57pour apporter au débat,
00:19:59moi avec mes établissements,
00:20:00je vais doré d'avant
00:20:01prendre uniquement
00:20:02de la viande française.
00:20:03Il y a peut-être un message
00:20:04à faire passer
00:20:05dans ce sens-là
00:20:06pour les soutenir.
00:20:07C'est acheter
00:20:07ce qu'ils produisent.
00:20:09Ça, effectivement,
00:20:10c'est aussi aux restaurateurs
00:20:11mais c'est peut-être plus cher
00:20:13et c'est ça qui est difficile.
00:20:15Le président d'un grand hypermarché
00:20:16a dit la même chose ce matin.
00:20:17Il a dit
00:20:17on n'achètera pas de viande
00:20:18qui vient de l'Amérique du Sud.
00:20:20Eh bien, écoutez...
00:20:20C'est aussi aux responsabilités
00:20:21de ceux qui ont les possibilités
00:20:23d'acheter.
00:20:23Après,
00:20:24il faut dire
00:20:25qu'il y aura une question de prix.
00:20:26C'est ça.
00:20:27La qualité, ça se paye.
00:20:28Là, on a vu,
00:20:29c'est un marché,
00:20:29c'est des gens
00:20:30qui font déjà un effort
00:20:30pour aller acheter local, etc.
00:20:32Et c'est très bien,
00:20:33il faut le soutenir.
00:20:33Mais il y a aussi des personnes
00:20:34qui, malheureusement,
00:20:36sont de l'euro près.
00:20:37Le problème aussi,
00:20:38c'est ce que disait Jérôme Fourquet
00:20:39dans une note
00:20:39qu'il avait faite pour l'IFOP.
00:20:41Il parlait du stato-consumérisme.
00:20:43C'est-à-dire qu'en France,
00:20:44on a une économie
00:20:45qui est tournée uniquement
00:20:45vers le consommateur
00:20:46et on protège peu nos producteurs.
00:20:49Il va falloir faire un choix
00:20:50dans les années qui viennent,
00:20:50c'est-à-dire
00:20:51est-ce qu'on veut protéger
00:20:52à tout prix le consommateur
00:20:53et le pouvoir d'achat
00:20:54au détriment des producteurs
00:20:56et donc toujours plus
00:20:56de libre-échange
00:20:57et de prix tirés vers le bas
00:20:58ou est-ce qu'on va commencer
00:21:00à protéger nos producteurs
00:21:02ce qui va impliquer
00:21:02peut-être une inflation.
00:21:03C'est ce que fait Trump
00:21:04aux Etats-Unis.
00:21:04Alors, on a vu
00:21:05les forces de l'ordre
00:21:06très présentes
00:21:07face aux agriculteurs
00:21:08et puis en parallèle,
00:21:09vous direz qu'il n'y a pas de rapport
00:21:10mais ce qui se passe à Marseille
00:21:11est quand même terrifiant.
00:21:12Il y a Orange
00:21:13qui a un site
00:21:14et Orange va être obligée
00:21:16de déménager
00:21:16parce que les forces de l'ordre,
00:21:18là, on ne les met pas
00:21:19devant le site d'Orange
00:21:20pour protéger
00:21:21contre le narcotrafiquant.
00:21:23Alors, on va nous dire
00:21:23qu'il n'y a pas de rapport
00:21:24entre les deux.
00:21:25Certes, mais les gens,
00:21:25ils le voient quand même
00:21:30voir ce qui se passe à Marseille.
00:21:32C'est délirant.
00:21:33C'est délirant.
00:21:35C'est-à-dire que vous avez
00:21:35un site Orange
00:21:36qui dit, nous, on s'en va en fait.
00:21:37Les narcotrafiquants vont gagner.
00:21:39Mais il devrait y avoir
00:21:40des militaires devant
00:21:41le site d'Orange
00:21:41tous les jours.
00:21:42Tous les jours.
00:21:43Parce qu'il faut protéger.
00:21:46Effectivement.
00:21:47Mais il devrait être
00:21:48en permanence.
00:21:49Le président de la République
00:21:50devrait symboliquement,
00:21:52parce que je pense
00:21:52qu'il ne perçoit pas
00:21:53les symboles.
00:21:55Le site, ce qui se passe
00:21:56à Marseille
00:21:57avec le site d'Orange,
00:21:58le président de la République
00:21:58est allé 25 fois à Marseille.
00:22:00Vous avez donc...
00:22:01C'est sa ville test.
00:22:02C'est sa ville.
00:22:03Vous allez voir le sujet.
00:22:04Je trouve que c'est extraordinaire.
00:22:06Le nom du stade de la Marseille,
00:22:07c'est Orange Vélodrome.
00:22:08Oui.
00:22:09Regardez le sujet
00:22:09de Michael Dos Santos.
00:22:11Ce qui dit tout
00:22:11de notre pays.
00:22:13Ce qui dit tout
00:22:14de notre pays.
00:22:14Ça rappelle l'histoire
00:22:15de l'école
00:22:15qui avait dû déménager.
00:22:16Bien sûr.
00:22:17Une école.
00:22:18C'est encore pire.
00:22:18Mais je répète
00:22:20que le président
00:22:21de la République
00:22:22qui est le chef des armées
00:22:23devrait dire
00:22:24on met des militaires
00:22:25matin, midi et soir.
00:22:27Devant.
00:22:27Oui, mais la police,
00:22:29vous n'avez sans doute
00:22:29pas les effectifs.
00:22:30Les militaires,
00:22:31malheureusement,
00:22:31ce n'est pas leur rôle non plus.
00:22:33Alors Orange s'en va.
00:22:35Non, mais...
00:22:35Non, mais c'est jamais
00:22:36le rôle de personne.
00:22:37En fait,
00:22:37comme on ne prend
00:22:38aucune décision...
00:22:39De la police.
00:22:39Alors, voyez-le.
00:22:41On n'est pas qu'il n'y a pas
00:22:41de protéger Orange,
00:22:42mais on envoie
00:22:42nos soldats en Ukraine.
00:22:44Voilà.
00:22:45On n'a pas encore envoyé.
00:22:46Mais non, mais...
00:22:47Mais si.
00:22:48Mais vous avez parfaitement raison.
00:22:49Mais si.
00:22:50Bonne remarque.
00:22:50On n'est pas capable
00:22:51de protéger Orange
00:22:52et on envoie
00:22:53les gosses en Ukraine.
00:22:55Bon.
00:22:55Alors, voyez le sujet
00:22:56de Michael Dosantos.
00:22:59Sur cette fenêtre,
00:23:00un impact de balle
00:23:01de plusieurs centimètres.
00:23:03Derrière,
00:23:04les bureaux
00:23:04de l'opérateur Orange
00:23:05à Marseille.
00:23:06Personne ne se trouvait
00:23:07sur le site
00:23:08au moment des tirs.
00:23:09Les faits ont eu lieu
00:23:10en dehors des heures de travail.
00:23:12Il y a deux salles
00:23:13qui ont été touchées.
00:23:15Deux fenêtres en rez-de-chaussée
00:23:17et une fenêtre
00:23:17au deuxième étage.
00:23:18La peur était palpable
00:23:20quand on est arrivé
00:23:20lundi matin.
00:23:21Ce n'est pas que les salariés
00:23:23qui ont peur,
00:23:24c'est les familles,
00:23:24c'est tout l'entourage.
00:23:25Pour assurer la sécurité
00:23:27du personnel,
00:23:28Orange a fermé
00:23:28hier temporairement
00:23:29son site.
00:23:31Les 1 200 collaborateurs
00:23:32doivent se rendre
00:23:33dans d'autres locaux
00:23:34ou télétravailler.
00:23:36Une décision jugée tardive
00:23:37par ce salarié,
00:23:39surpris également
00:23:39par l'attitude
00:23:40des dirigeants.
00:23:41L'entreprise a mis
00:23:42deux jours et demi
00:23:43avant de réagir.
00:23:44Elle nous a quand même
00:23:45sorti lundi matin
00:23:46que c'était
00:23:47la manière
00:23:49habituelle
00:23:50de fêter
00:23:51le réveillon
00:23:52à Marseille.
00:23:53Pour le moment,
00:23:53l'enquête est en cours.
00:23:54ces tirs pourraient
00:23:55néanmoins être liés
00:23:56à des règlements de compte
00:23:57sous fond de narcotrafic.
00:23:59On a plusieurs points
00:24:00de stupéfiants
00:24:01et que c'est des points
00:24:02de stupéfiants
00:24:02relativement juteux
00:24:03car on est au bord
00:24:04effectivement
00:24:05d'axes routiers
00:24:06et de métros
00:24:07qui permettent
00:24:08de façon conséquente
00:24:10l'arrivée
00:24:10de consommateurs.
00:24:12En novembre dernier,
00:24:13l'entreprise avait déjà
00:24:14fermé le site
00:24:15pendant une quinzaine
00:24:15de jours.
00:24:16Les syndicats
00:24:17avaient dénoncé
00:24:18des bagarres
00:24:18et une emprise
00:24:19du narcotrafic
00:24:20sur le quartier.
00:24:21Aujourd'hui,
00:24:22ils exigent
00:24:22un déménagement
00:24:23définitif.
00:24:24On marque une pause
00:24:25à 9h23
00:24:26et on revira
00:24:26tout de suite.
00:24:27à 9h30.
00:24:33Michael Dorian
00:24:33est avec nous
00:24:34pour le rappel
00:24:34des titres.
00:24:35Michael.
00:24:38Bonjour Pascal
00:24:39et bonjour à tous.
00:24:40La tempête Goretti
00:24:41continue de faiblir
00:24:43progressivement
00:24:43dans le nord-ouest.
00:24:44Plus aucun département
00:24:45n'est désormais
00:24:46en vigilance orange.
00:24:47Vigilance en revanche
00:24:48dans les Landes
00:24:49et les Pyrénées-Atlantiques.
00:24:51Cette nuit,
00:24:51les rafales ont atteint
00:24:51localement en Normandie
00:24:53les 213 km par heure.
00:24:55Ce matin,
00:24:55quelques 380 000 foyers
00:24:57étaient toujours privés
00:24:58d'électricité en France.
00:25:00Journée d'hommage
00:25:01en Suisse
00:25:02pour les victimes
00:25:02de l'incendie
00:25:03de Cran-Montana.
00:25:04En raison de la neige,
00:25:04une cérémonie
00:25:05doit se dérouler
00:25:06cet après-midi
00:25:06à Martigny
00:25:07à 60 km
00:25:08de Cran-Montana.
00:25:10Emmanuel Macron
00:25:10y est attendu
00:25:11ainsi que plusieurs
00:25:12chefs d'État européens.
00:25:13Pour rappel,
00:25:1340 personnes
00:25:14sont décédées
00:25:16le soir du 31 décembre
00:25:17et 116 ont été blessées.
00:25:19Et puis en Ukraine,
00:25:20au moins 4 personnes
00:25:21ont été tuées à Kiev
00:25:22lors d'une frappe russe.
00:25:23Attaque revendiquée
00:25:24par Moscou
00:25:24qui assure avoir frappé
00:25:25des cibles stratégiques
00:25:27en réponse
00:25:27à l'attentat perpétré
00:25:29contre une résidence
00:25:30de Vladimir Poutine
00:25:31fin décembre.
00:25:32Attentat dans l'Ukraine
00:25:32affirme qu'il s'agit
00:25:33d'un mensonge.
00:25:35Merci beaucoup.
00:25:35On a une auditrice
00:25:36très fidèle
00:25:38qu'on avait reçue
00:25:38d'ailleurs plusieurs fois
00:25:39qui s'appelle
00:25:39Nathalie Cricorian
00:25:40du Ronset
00:25:41qui m'écrit
00:25:42et elle dit
00:25:43sans l'armée
00:25:43la France ne parviendra
00:25:44à pas à gagner
00:25:45la bataille
00:25:45contre le narcotrafic
00:25:47et l'islamisme
00:25:47par extension.
00:25:48Le problème,
00:25:49c'est le courage
00:25:49politique nécessaire
00:25:50qu'il faudra
00:25:50pour imposer
00:25:51une décision en rupture
00:25:53avec le politiquement correct
00:25:54d'une culture
00:25:54de la tolérance
00:25:55fondée sur l'idéal
00:25:56philosophique humanitariste
00:25:58et non pas humaniste
00:25:59d'une gauche culturelle
00:26:00idéologiquement
00:26:01encore dominante.
00:26:02Pour aboutir
00:26:02à un changement
00:26:03de régime en politique
00:26:03la bataille est toujours
00:26:04d'abord idéologique.
00:26:06C'est intéressant
00:26:07d'entendre ce point de vue
00:26:09parce qu'effectivement
00:26:10c'est...
00:26:11C'est une fausse bonne idée.
00:26:12Oui mais...
00:26:13Fausse bonne idée...
00:26:14Moi j'en ai assez
00:26:15des fausses bonnes idées
00:26:16parce qu'il n'y a pas
00:26:16de vraies bonnes idées
00:26:17peut-être.
00:26:18Voilà.
00:26:18Oui d'accord
00:26:21mais qu'est-ce que vous faites ?
00:26:22Vous employez
00:26:23les gros moyens
00:26:24bien sûr
00:26:24mais l'armée c'est autre chose.
00:26:25Mais l'armée c'est autre chose
00:26:26on en est là.
00:26:28On en est là.
00:26:29En fait on en est là.
00:26:32C'est ça que vous vous êtes...
00:26:34Pardonnez-moi George.
00:26:35Oui mais...
00:26:36Ça n'entend pas.
00:26:37Le bonheur personnel
00:26:38que vous vivez
00:26:39actuellement
00:26:40vous égare.
00:26:42Vous égare.
00:26:43Le mariage
00:26:44qui arrive.
00:26:45vous fait naviguer
00:26:48sur un petit nuage.
00:26:50J'avais raison.
00:26:51Et on va parler
00:26:52de l'Iran
00:26:52dans une seconde.
00:26:53Que ce soit l'agriculture
00:26:54que ce soit la sécurité
00:26:56que ce soit la lutte
00:26:56contre le narcotrafic
00:26:57il faudrait
00:26:58s'exigerait
00:26:59des mesures fermes
00:27:00une remise à zéro
00:27:01des lois
00:27:02des nouvelles lois
00:27:03probablement
00:27:03en tout cas une énergie
00:27:04et un changement de cap
00:27:05qu'on ne verra pas venir
00:27:06avant au moins
00:27:07plus d'un an
00:27:08un an et quatre mois
00:27:09et je pense que la France
00:27:10n'a pas le temps d'attendre
00:27:11et c'est ça qui est dramatique
00:27:12c'est-à-dire que nous n'avons
00:27:13il n'y a pas de pilote
00:27:15dans le navire
00:27:16au moment même
00:27:16où la tempête
00:27:16est la plus forte
00:27:17et ça c'est absolument dramatique.
00:27:18On a quand même créé
00:27:19un parquet national
00:27:19Oui, oui, bien sûr
00:27:21après il faudra voir les fruits.
00:27:22On a quand même créé
00:27:23des choses récemment
00:27:23il faut le reconnaître ça.
00:27:24Gérard Darmanin
00:27:25a fait un travail
00:27:26Je passe dans tous les domaines
00:27:31il faut changer
00:27:32de logiciel
00:27:33si demain
00:27:34parce que la politique
00:27:36c'est du symbole
00:27:37si le bâtiment d'Orange
00:27:38vous mettez
00:27:40300 militaires devant
00:27:41en permanence
00:27:44croyez-moi
00:27:45ça change en fait
00:27:46ça change
00:27:47c'est ça de faire de la politique
00:27:49me semble-t-il
00:27:49mais bon
00:27:50alors l'Iran
00:27:51l'Iran est en train
00:27:52alors on a tellement dit
00:27:53que l'Iran pouvait tomber
00:27:54qu'il faut être quand même
00:27:54d'une très très grande prudence
00:27:56bon manifestement
00:27:57ce qui se passe en Iran
00:27:59est la crise
00:28:00la plus importante
00:28:01peut-être depuis 1979
00:28:03il y a eu des grosses manifestations
00:28:05il y a eu quelques moments
00:28:06où il y a eu des grosses manifestations
00:28:07c'est la cinquième
00:28:08c'est la cinquième
00:28:09bon
00:28:09la différence
00:28:10si je peux me parler
00:28:11la différence
00:28:11c'est que
00:28:12ces manifestations
00:28:14aujourd'hui
00:28:14il y a une espèce de volonté
00:28:16de faire revenir
00:28:17le fils du chat
00:28:19Rezan Palavi
00:28:20son nom est créé
00:28:21dans les manifestations
00:28:22dans une espèce d'alternative
00:28:23au pouvoir qui se dessine
00:28:24d'ailleurs il va rencontrer
00:28:25Trump lundi
00:28:25je crois
00:28:26si je ne me trompe pas
00:28:27donc ce qui est vrai
00:28:28c'est que
00:28:29à chaque fois qu'il y a eu
00:28:30ces manifestations
00:28:30il y avait la question
00:28:31de la transition
00:28:32c'est-à-dire dans quelle main
00:28:33allait tomber le pouvoir
00:28:34est-ce qu'une transition démocratique
00:28:35là
00:28:36la personne
00:28:37du petit-fils du chat d'Iran
00:28:38fils pardon
00:28:40le fils du chat d'Iran
00:28:41Rezan Palavi
00:28:41incarne cette opposition
00:28:43et pourrait
00:28:44peut-être
00:28:45incarner cette transition
00:28:46et donc là
00:28:46il y a une sorte d'alternative
00:28:47qui se dessine
00:28:48qui rend plus crédible
00:28:49un renversement
00:28:50je trouve
00:28:50en tout cas c'est la première fois
00:28:51que je sens ça
00:28:52dans ces révolutions iraniennes
00:28:54qui n'ont cessé
00:28:55effectivement
00:28:55ces 20 dernières années
00:28:57parce qu'il y en a eu
00:28:57très très régulièrement
00:28:58et on remarque
00:29:00une nouvelle fois
00:29:01que toute la gauche
00:29:01était bien trompée
00:29:02sur le pouvoir
00:29:03que Libération
00:29:04avait salué
00:29:05l'arrivée de l'ayatollah
00:29:06à Kobini
00:29:07une nouvelle fois
00:29:08que nous-mêmes
00:29:08nous avions accueilli
00:29:10à Neuf-le-Château
00:29:11le château
00:29:12il avait dit
00:29:12que c'était une manifestation
00:29:12contre la vie chère
00:29:13oui
00:29:14c'était vraiment
00:29:14des causes économiques
00:29:17vraiment
00:29:17le président Giscard d'Estaing
00:29:19avait mis un avion
00:29:20à disposition
00:29:20pour amener l'ayatollah
00:29:22à Téhéran
00:29:22le président Giscard d'Estaing
00:29:24il y avait un aveuglement
00:29:25collectif
00:29:25et général
00:29:26oui collectif
00:29:27c'est toujours collectif
00:29:27quand c'est la gauche
00:29:28c'est collectif
00:29:28la droite est la gauche
00:29:31c'est que là
00:29:32il n'y a pas d'aveuglement
00:29:32c'est ce qui se passe
00:29:33bien sûr
00:29:34et la mère
00:29:35du futur
00:29:37peut-être
00:29:37chef d'Etat iranien
00:29:39Faradiba
00:29:39la dite
00:29:40la chabanou
00:29:41est toujours
00:29:42de ce monde
00:29:42je crois qu'elle habite
00:29:43dans le 16ème arrondissement
00:29:44chez elle
00:29:45avec El Kabash
00:29:46et Reza Palavi
00:29:48qui était venu
00:29:49il y a 2 ans
00:29:49ou 3 ans à Paris
00:29:50j'étais encore sénateur
00:29:51il voulait être reçu au Sénat
00:29:52personne ne voulait le recevoir
00:29:54non
00:29:54c'est dangereux
00:29:55c'est compliqué
00:29:56la classe politique française
00:29:57je l'ai reçu
00:29:59Reza Palavi
00:29:59on a sympathisé
00:30:01et le lendemain
00:30:01on est allé chez sa mère
00:30:02avec Jean-Pierre El Kabash
00:30:03parce qu'il était très proche
00:30:04d'El Kabash
00:30:05moi j'aime beaucoup
00:30:06ce prince Palavi
00:30:07alors je lui ai posé la question
00:30:08je dis mais on dit beaucoup
00:30:09que vous êtes le fils
00:30:10de votre père
00:30:11et ça gêne un peu
00:30:12certains soutiens
00:30:12il m'a dit
00:30:14je prends l'engagement
00:30:14si je reviens à Téhéran
00:30:16d'organiser un référendum
00:30:17pour demander aux Iraniens
00:30:19s'ils veulent
00:30:19rester en république
00:30:21démocratique
00:30:22laïque
00:30:22ou revenir à la monarchie
00:30:24s'ils choisissent la république
00:30:25je m'effacerai
00:30:26et moi j'ai tendance
00:30:27à lui faire confiance
00:30:28mais là le peuple
00:30:28a besoin de nous
00:30:29il faut que la France
00:30:32monte au créneau
00:30:33mais c'est ça
00:30:33il faut que la France
00:30:34monte au créneau
00:30:35on a parlé
00:30:36la semaine dernière
00:30:37du droit international
00:30:38les peuples crient
00:30:39dans les rues
00:30:40morts aux dictateurs
00:30:41et c'est cela
00:30:41l'insoumission
00:30:42bon écoutez Emmanuel Razavi
00:30:44il était ce matin
00:30:44sur Europe 1
00:30:46à 7h10
00:30:47il est grand reporter
00:30:48et spécialiste de l'Iran
00:30:49écoutez ce qu'il disait
00:30:50sur l'antenne d'Europe 1
00:30:52les manifestations
00:30:53battent leur plein
00:30:54contrairement à ce que
00:30:55j'ai pu entendre dire
00:30:56d'ailleurs par certains experts
00:30:57sur le service public
00:30:59des manifestations
00:31:00comme celle d'hier
00:31:01on n'a jamais pu en voir
00:31:03depuis 47 ans
00:31:04les Iraniens n'ont plus rien
00:31:06à perdre
00:31:06c'est ce qu'il faut comprendre
00:31:07cette révolte des Iraniens
00:31:09elle puisse ses racines
00:31:11si vous voulez
00:31:12très très loin
00:31:12il y a des années
00:31:13en fait en arrière
00:31:14vous savez qu'au mois de juillet dernier
00:31:15il y a eu une étude
00:31:16qui est sortie Dimitri
00:31:17publiée par la Fondapol
00:31:19en fait en France
00:31:20réalisée par l'Institut Gaman
00:31:21qui analyse les tendances
00:31:23en fait
00:31:23de l'Iran
00:31:2581%
00:31:27des Iraniens
00:31:28ne veulent plus
00:31:28entendre parler
00:31:29de république
00:31:30islamique
00:31:31à cela s'ajoute
00:31:32un ensemble de choses
00:31:34les Iraniens
00:31:34ils sont en rupture
00:31:35avec l'islam politique
00:31:36ils le supportent
00:31:37depuis 47 ans
00:31:38il y a eu en fait
00:31:38un appel du prince
00:31:39Reza Pallavi
00:31:40qui se positionne
00:31:43comme le leader
00:31:44de l'opposition
00:31:45comment dire
00:31:46monarchiste
00:31:47mais aussi
00:31:47libéral
00:31:48démocratique
00:31:49et qui vit en exil
00:31:51à Washington
00:31:52qui a demandé
00:31:53il y a 48 heures
00:31:55aux manifestants
00:31:57de scander
00:31:58un certain nombre
00:31:59de slogans
00:31:59de descendre massivement
00:32:01en fait dans la rue
00:32:01et ça a marché
00:32:03son pari est réussi
00:32:04son test est réussi
00:32:05Emmanuel Razavi
00:32:09grand reporter
00:32:10sur l'antenne
00:32:11d'Europe 1
00:32:12tout à l'heure
00:32:12je vous propose
00:32:13de voir une séquence
00:32:14que vous allez
00:32:16décrypter avec nous
00:32:17puisque les manifestants
00:32:19iraniens
00:32:20crient
00:32:21à mort
00:32:21à bas
00:32:22le dictateur
00:32:23regardez
00:32:24écoutez également
00:32:25pour ceux qui
00:32:26nous écoutent
00:32:26sur Europe 1
00:32:27cette séquence
00:32:27mort au dictateur
00:32:42pourquoi vous dites
00:32:44que c'est sous les radars
00:32:44depuis 15 jours
00:32:45je trouve qu'on a
00:32:46beaucoup parlé
00:32:46du Venezuela
00:32:47à juste titre
00:32:48on parle beaucoup
00:32:48de l'Ukraine
00:32:49à juste titre
00:32:49mais je trouve
00:32:50qu'on ne parle pas
00:32:51assez de l'Iran
00:32:51ça fait 15 jours
00:32:52si j'ai vu la France
00:32:53insoumise
00:32:53ils disaient que
00:32:53c'était la vie chère
00:32:54oui c'est ça
00:32:55les gens manifestaient
00:32:57pour la vie chère
00:32:58mort au dictateur
00:33:01les gens sont dans la rue
00:33:01crie mort au dictateur
00:33:03et la traduction
00:33:04de Jean-Luc Mélenchon
00:33:05et de ses amis
00:33:05c'est bah oui
00:33:06il réclame la taxe Zuckman
00:33:07vous n'avez pas compris
00:33:08comment ?
00:33:08il réclame la taxe Zuckman
00:33:09oui c'est ça
00:33:10je vous assure
00:33:11ce qui est incroyable
00:33:14si ça arrive
00:33:15ce serait formidable
00:33:16c'est une révolution
00:33:18qui part du peuple
00:33:18qui part du bas
00:33:19on n'est pas
00:33:20un changement de régime
00:33:21imposé par Washington
00:33:22ou par une intervention
00:33:23armée étrangère
00:33:24on aurait un changement
00:33:25de régime
00:33:25qui viendrait du peuple
00:33:26qui viendrait
00:33:27de la révolte
00:33:27des Iraniens eux-mêmes
00:33:28et des Iraniennes
00:33:29bien sûr
00:33:29et ce serait vraiment
00:33:31un signe fort
00:33:33envoyé aux dictateurs
00:33:34du monde entier
00:33:35c'est à dire que
00:33:35si l'Iran tombe
00:33:36ce régime là
00:33:37des Mollah tombent
00:33:38c'est la face du monde
00:33:40qui est changée
00:33:41c'est à dire que ça change
00:33:42énormément
00:33:42par rapport à Israël
00:33:43il faut quand même rappeler
00:33:45le peuple iranien
00:33:46est un peuple extrêmement éduqué
00:33:47avec une histoire très longue
00:33:49une culture
00:33:49exceptionnellement féconde
00:33:53et que beaucoup d'Iraniens
00:33:55en aura le bol
00:33:55de ce régime archaïque
00:33:56qui n'est pas en adéquation
00:33:58avec la société iranienne
00:33:59qui est une société
00:33:59extrêmement éduquée
00:34:00même les femmes
00:34:01sont très éduquées
00:34:02les femmes font des études
00:34:03en Iran
00:34:03simplement
00:34:04elles n'ont pas le droit
00:34:05d'aller travailler après
00:34:06ou elles sont obligées
00:34:06de se voiler
00:34:06donc il y a un décalage total
00:34:08entre la liberté
00:34:09et l'éducation de ce peuple
00:34:10et ce régime
00:34:11complètement archaïque
00:34:12qui est complètement dépassé
00:34:15un régime archaïque
00:34:15dont les dirige
00:34:16André Valini
00:34:17j'ai beaucoup d'amis iraniens
00:34:19j'ai passé derrière le réveillon
00:34:20avec deux couples
00:34:20d'amis iraniens
00:34:21et mon plus proche collaborateur
00:34:23pendant 20 ans
00:34:24est iranien
00:34:24il faut savoir
00:34:26que les mollahs
00:34:26qui dirigent le pays
00:34:27qui dirigent l'Iran
00:34:28la petite nomenclature
00:34:29de 200 ou 300 personnes
00:34:31sont riches à milliards
00:34:32ils ont de l'argent
00:34:33placé aux Etats-Unis
00:34:34en Suisse
00:34:34leurs enfants font des études
00:34:36en Angleterre
00:34:37et aux Etats-Unis
00:34:38et eux
00:34:39avec leur turban
00:34:40pratiquent un islam
00:34:41totalement archaïque
00:34:42médiéval
00:34:42mais ils sont riches
00:34:43ils ont détourné
00:34:44un argent énorme
00:34:46ils ont saigné le peuple
00:34:47en plus de la dictature politique
00:34:48ils ont saigné économiquement l'Iran
00:34:50et ils ont placé
00:34:51leurs économies
00:34:52à l'étranger
00:34:52et leurs enfants
00:34:53font leurs études
00:34:54à l'étranger
00:34:54et ils demandent là
00:34:55des visas pour quitter
00:34:56c'est un des signes
00:34:58un des signaux faibles
00:35:00qui fait dire
00:35:01que le régime
00:35:01pourrait tomber
00:35:02c'est que
00:35:03beaucoup de dignitaires
00:35:04ont demandé
00:35:05de quitter le pays
00:35:06et demandent des visas
00:35:07et ont demandé
00:35:08je crois
00:35:08des visas en France
00:35:09parait-il
00:35:10mais j'espère
00:35:10qu'on leur donnera pas
00:35:11de visa
00:35:12ce qui serait quand même
00:35:13le comble
00:35:14alors
00:35:15autre actualité
00:35:16Cran-Montana
00:35:17toute la Suisse
00:35:18est appelée ce vendredi
00:35:18à rendre hommage
00:35:19aux jeunes victimes
00:35:20de l'incendie d'un bar
00:35:21qui a endeuillé
00:35:21la station de Cran-Montana
00:35:23vous avez peut-être vu
00:35:24sur les réseaux sociaux
00:35:25une image bouleversante
00:35:26d'une mère de famille
00:35:27qui a perdu son enfant
00:35:29de 16 ans
00:35:30et qui chante
00:35:31avec son mari
00:35:31la chanson
00:35:33qu'il chantait
00:35:35en voiture
00:35:35avec son fils
00:35:36qui a 16 ans
00:35:36je vous assure
00:35:37c'est absolument déchirant
00:35:39je ne vous montrerai pas
00:35:40cette image
00:35:40mais elle est absolument
00:35:41il y a une mère qui a perdu 3 enfants
00:35:42il y a une mère qui a perdu 3 enfants
00:35:43je crois
00:35:44c'est ce que j'ai vu
00:35:46mais il me semble
00:35:48on en avait parlé au Figaro
00:35:50mais il y a une mère
00:35:51il y a une famille
00:35:52qui a perdu 3 enfants
00:35:52alors il y a effectivement
00:35:57les gens qui sont morts
00:35:57il y a les blessés
00:35:58et les blessés brûlés
00:36:00c'est très dur
00:36:02très rude
00:36:03donc bien sûr
00:36:05et c'est épouvantable
00:36:07évidemment ce qui s'est passé
00:36:09qui montre
00:36:09à la fois la fragilité
00:36:11de la vie
00:36:12la rudesse
00:36:13de la vie
00:36:15et l'horreur
00:36:15disons-le
00:36:16de la vie
00:36:16alors le profil des français
00:36:18il y a 9 français
00:36:18qui sont décédés
00:36:19voyez le sujet
00:36:20de Nicolas Roche
00:36:21elle s'appelait Sian
00:36:24elle est l'une des 9 victimes françaises
00:36:26qui ont trouvé la mort
00:36:27dans l'incendie
00:36:28cette jeune femme
00:36:29de 24 ans
00:36:30née dans l'Hérault
00:36:31travaillait dans le bar
00:36:32le soir du drame
00:36:33tout comme Mathéo
00:36:34âgée de 23 ans
00:36:35et originaire du Maine-et-Loire
00:36:37le disque jockey de la soirée
00:36:38a péri dans les flammes
00:36:40le tragique incendie
00:36:41a brisé de nombreuses familles
00:36:43Giovanni
00:36:44père de 2 enfants
00:36:45âgés de 3 et 5 ans
00:36:46n'a pas survécu
00:36:47il y a 3 ans
00:36:48le Vosgien s'était installé en Suisse
00:36:50il travaillait dans le casino
00:36:51de Grand-Montana
00:36:52parmi les disparus
00:36:54figurent de nombreux mineurs
00:36:56Noah avait 14 ans
00:36:57au moment où il a perdu la vie
00:36:59le jeune adolescent
00:37:00passionné de football
00:37:01avait rejoint une équipe
00:37:02à Genève en 2022
00:37:04Noemi a également succombé
00:37:05à ses blessures
00:37:06cette étudiante toulousaine
00:37:07de 26 ans
00:37:08était venue faire la fête
00:37:09avec son amie Pauline
00:37:11cette dernière
00:37:12fait partie des 23 français
00:37:13qui ont été blessés
00:37:14parmi eux
00:37:15le joueur de la réserve
00:37:16du FC Mest
00:37:17Thierry Dos Santos
00:37:18a été grièvement blessé
00:37:19sur 30% du corps
00:37:21en portant secours
00:37:22à sa compagne
00:37:22les deux conjoints
00:37:24ont été admis
00:37:24en soins intensifs
00:37:25le premier en Allemagne
00:37:27le second en Belgique
00:37:28Hugo
00:37:29un autre joueur de football
00:37:31âgé de 19 ans
00:37:32était venu faire la fête
00:37:33avec son ancien coéquipier
00:37:34du FC Mest
00:37:35il souffre de brûlure
00:37:36au deuxième degré
00:37:37aux mains et au visage
00:37:38après la Suisse
00:37:39la France
00:37:40est le pays le plus touché
00:37:42par le drame
00:37:42de Grand-Montana
00:37:43et c'est toujours difficile
00:37:45de commenter
00:37:46que dire
00:37:46derrière
00:37:47la douleur
00:37:48de ces familles
00:37:49sinon s'intéresser
00:37:50à l'enquête
00:37:51et c'est ce qu'on va faire
00:37:52à l'instant
00:37:52c'est étonnant
00:37:53il a fallu
00:37:54pratiquement 10 jours
00:37:55pour que la justice
00:37:57se décide
00:37:57d'aller auditionner
00:37:58à leur notifier
00:37:59d'éventuelles charges
00:38:00Marine Lançon
00:38:02me dit que vous parlez
00:38:03bas
00:38:04et
00:38:04je dis que c'est
00:38:06ce qui me surprend
00:38:07au regard de nos procédures
00:38:09c'est qu'il a fallu
00:38:10pratiquement 10 jours
00:38:11pour que la justice
00:38:13enfin les entende
00:38:14je crois que c'est aujourd'hui
00:38:14elle les avait entendus
00:38:15oui alors ils seront entendus
00:38:16par la justice
00:38:17j'entends
00:38:17par la justice
00:38:18par les juges
00:38:18oui
00:38:19c'est à dire que
00:38:21j'ai effectivement
00:38:24ils vont être entendus
00:38:25pour être clair
00:38:25auditionner ce
00:38:26à Sion
00:38:27effectivement aujourd'hui
00:38:28pour la première
00:38:29pour être clair
00:38:30chez nous
00:38:30évidemment une affaire dramatique
00:38:31comme celle-ci
00:38:32aurait entraîné
00:38:33l'ouverture d'une information
00:38:34immédiatement
00:38:35par le parquet
00:38:35une mise en examen
00:38:37on a ratifié les charges
00:38:38un minimum
00:38:39contrôle judiciaire
00:38:40j'ai vu qu'il y a
00:38:41des avocats qui demandaient
00:38:42des mises en détention
00:38:43et là
00:38:44on a vraiment pris son temps
00:38:45c'est ça qui me surprend
00:38:47bon l'enquête
00:38:48l'enquête avec Vincent Farrandez
00:38:49à Cran-Montana
00:38:53l'enquête se focalise
00:38:55sur la sécurité
00:38:55du bar
00:38:56Le Constellation
00:38:56cet avocat
00:38:57de 4 familles
00:38:58de victimes
00:38:59s'est procuré
00:38:59une vidéo promotionnelle
00:39:00de l'établissement
00:39:01il y pointe
00:39:02des irrégularités flagrantes
00:39:04alors qu'il y a cette mousse
00:39:05partout vous avez le risque
00:39:06que ça s'enflamme
00:39:07comment c'est possible
00:39:09qu'on ait laissé
00:39:09un tel établissement
00:39:10avec une mousse au plafond
00:39:12selon l'enquête
00:39:13le drame aurait effectivement
00:39:14été provoqué
00:39:14par ces bougies
00:39:15mais il reste désormais
00:39:17à déterminer
00:39:17si les travaux réalisés
00:39:18en 2015
00:39:19étaient aux normes
00:39:20les matériaux utilisés
00:39:21étaient-ils autorisés
00:39:22quels étaient les issues
00:39:23de secours
00:39:23et les moyens d'extinction
00:39:24dans la ville
00:39:25la colère monte
00:39:26le fils de cette habitante
00:39:27avait déjà pointé du doigt
00:39:29le risque potentiel
00:39:29de l'établissement
00:39:30lui il m'a dit
00:39:31en tous les cas
00:39:32j'espère qu'il ne se passera
00:39:33jamais rien de grave
00:39:34là-dessous
00:39:34parce qu'on va être pris
00:39:35comme des rats
00:39:36dans une souricière
00:39:37cette semaine
00:39:38la commune a reconnu
00:39:39que le bar n'avait pas
00:39:40fait l'objet d'inspection
00:39:40depuis 2019
00:39:41un manquement qui interroge
00:39:43mais ce n'est pas
00:39:44la seule zone d'ombre
00:39:45comment il est possible
00:39:46qu'en effet tous ces travaux
00:39:47sans que personne ne s'inquiète
00:39:48de l'agrandissement des locaux
00:39:49du rétrécissement des escaliers
00:39:51il y a des zones d'ombre
00:39:53sûres
00:39:53mais comment
00:39:54est-ce qu'on a pu
00:39:55alors que semble-t-il
00:39:57des contrôles de police
00:39:59sont intervenus
00:39:59ne pas
00:40:00ne pas se montrer strict
00:40:01quant à l'exploitation
00:40:02d'un des plus grands établissements
00:40:03de Cromontana
00:40:04les deux propriétaires du bar
00:40:06doivent être entendus ce matin
00:40:07si un acte d'accusation
00:40:08est émis
00:40:09il risque jusqu'à 20 ans
00:40:10de prison
00:40:11moi j'ai entendu
00:40:12le président de Cromontana
00:40:13dans la fameuse
00:40:14conférence de presse
00:40:16et lui regrettait
00:40:17sans doute
00:40:17de ne pas avoir fait
00:40:18les contrôles
00:40:19mais si tout était
00:40:21en règle
00:40:21effectivement
00:40:22si les propriétaires
00:40:25étaient en règle
00:40:25vis-à-vis
00:40:26des lois
00:40:27suisses
00:40:28qu'est-ce que vous pouvez
00:40:29comment vous pouvez agir
00:40:31sur un plan
00:40:32pénal
00:40:33le parquet
00:40:34a retenu
00:40:35des chefs
00:40:36de mise en examen
00:40:37en réalité
00:40:37omissi d'involontaires
00:40:39négligents
00:40:40etc
00:40:40dans notre procédure
00:40:42normalement
00:40:42on notifie
00:40:43même s'il y a
00:40:44présomption d'innocence
00:40:45mais vous répondez pas
00:40:45à ma question
00:40:46quand le président
00:40:47de Cromontana
00:40:48dit lui-même
00:40:48on a fait
00:40:49oui mais lui-même
00:40:50on a fait des erreurs
00:40:51nous
00:40:52c'est-à-dire que lui-même
00:40:53se met en accusation
00:40:55en disant
00:40:55c'est de notre feu
00:40:56mais vous aurez certainement
00:40:57des procédures
00:40:58du type administratif
00:40:59pour la mise en responsabilité
00:41:01peut-être même pénale
00:41:02du conseil municipal
00:41:04de Cromontana
00:41:05qui n'a pas fait
00:41:05ce qu'il devait faire
00:41:07au niveau des contrôles
00:41:08de sécurité
00:41:09ce qui n'empêche pas
00:41:10la responsabilité individuelle
00:41:13des gérants
00:41:13au pénal
00:41:14qui ont utilisé
00:41:15des matériaux inappropriés
00:41:17etc
00:41:17l'un n'est pas exclusif
00:41:19de l'autre
00:41:19si vous voulez
00:41:19alors aujourd'hui
00:41:20c'est une journée dommage
00:41:21le président de la république
00:41:22je crois sera présent
00:41:23Emmanuel Macron
00:41:2525 français ont été blessés
00:41:27dans ce drame
00:41:28selon le dernier des comptes
00:41:30un total de 83 blessés
00:41:32demeurent à ce jour
00:41:32hospitalisés en Suisse
00:41:33mais aussi dans des services
00:41:35de grands brûlés
00:41:35en France
00:41:36en Italie
00:41:36en Allemagne
00:41:37et en Belgique
00:41:37les 40 personnes
00:41:39dont 20 mineurs
00:41:40décédés dans l'incendie
00:41:41de ce bar
00:41:42ont été tous identifiés
00:41:44et la police a dénombré
00:41:45au total 21 Suisses
00:41:47donc 9 français
00:41:48dont une franco-suisse
00:41:49et une franco-israélo-britannique
00:41:526 Italiens
00:41:53dont un Italo et Emirati
00:41:55une jeune femme belge
00:41:57une jeune femme portugaise
00:41:58un Roumain
00:41:59un Turc
00:41:59donc c'est un drame absolu
00:42:02que ce qui s'est passé
00:42:04à Grand-Montana
00:42:05journée dommage
00:42:06à partir de 13h45
00:42:07L'heure est au recueillement
00:42:11à la veille d'une journée
00:42:13décrétée de deuil national en Suisse
00:42:15c'est à 13h45 à Martigny
00:42:18que débutera la cérémonie
00:42:20d'hommage aux victimes
00:42:21au programme
00:42:22lecture, gestes symboliques
00:42:24intervention musicale
00:42:26et discours officiel
00:42:27la cérémonie se déroulera
00:42:29en présence des familles
00:42:30de 37 délégations étrangères
00:42:33et du président français
00:42:34Emmanuel Macron
00:42:35une présence
00:42:36que beaucoup
00:42:37jugent indispensable
00:42:38c'est en effet
00:42:39le peu de choses
00:42:41qu'on peut faire
00:42:42mais c'est quand même
00:42:43très important
00:42:44ces pauvres enfants
00:42:47n'auraient jamais dû
00:42:48subir ce qu'ils ont subi
00:42:49la cérémonie sera retransmise
00:42:51au centre de congrès
00:42:53de Grand-Montana
00:42:54mais tous
00:42:54n'ont pas pu
00:42:55obtenir de place
00:42:56parmi eux
00:42:57Fitzamon
00:42:58résidente de la station
00:43:00depuis 20 ans
00:43:01difficile pour elle
00:43:03de retenir son émotion
00:43:04on aurait bien voulu être là aussi
00:43:06notre coeur est avec
00:43:08toutes les familles
00:43:09avec tous ces jeunes
00:43:12qui sont partis
00:43:13beaucoup trop tôt
00:43:13et donc voilà
00:43:16on serait toujours avec eux
00:43:17pour permettre
00:43:18au plus grand nombre
00:43:19de se recueillir
00:43:20deux écrans géants
00:43:22ont été installés
00:43:23en plein coeur
00:43:24de la ville
00:43:24à 14h
00:43:26les cloches
00:43:27sonneront
00:43:27dans toute la Suisse
00:43:29avant qu'une minute
00:43:30de silence
00:43:30ne soit observée
00:43:32dans tout le pays
00:43:33et beaucoup de gens
00:43:34ont découvert une pratique
00:43:35qui existe
00:43:36paraît-il
00:43:36dans toutes les boîtes
00:43:37de nuit
00:43:38c'est lorsque
00:43:39on commande
00:43:40une bouteille de champagne
00:43:41il va vous arriver
00:43:41avec des engins
00:43:43pyrotechniques
00:43:44parfois dans des endroits
00:43:45d'ailleurs
00:43:45il n'y a pas forcément
00:43:47beaucoup d'aération
00:43:48cette pratique
00:43:49c'est sur des épaules
00:43:50oui alors
00:43:51je ne sais pas
00:43:51si ça se passe
00:43:52toujours en France
00:43:53on pourrait imaginer
00:43:55que cette pratique
00:43:56qui n'apporte pas
00:43:57grand chose
00:43:57finalement
00:43:57alors on m'explique
00:43:58que si
00:43:59que c'est formidable
00:44:00les jeunes adorent ça
00:44:01que c'est un moment
00:44:02festif
00:44:03que
00:44:04l'oculence
00:44:05voilà
00:44:05on a aussi appris
00:44:09qu'on pouvait les louer
00:44:09c'est à dire que
00:44:10certains font semblant
00:44:11d'acheter des bouteilles
00:44:11après elles retournent
00:44:12derrière le bar
00:44:13ah bon
00:44:13c'est Tony Gomez
00:44:15qui a beaucoup d'établissements
00:44:16à Paris
00:44:16qui me l'avait expliqué
00:44:17sur l'antenne
00:44:18c'est à dire qu'on loue
00:44:19ça veut dire quoi louer
00:44:19on fait semblant
00:44:20d'acheter je ne sais pas
00:44:214, 5, 10, 15, 20
00:44:23bouteilles de champagne
00:44:24et comme ça
00:44:24on donne l'impression
00:44:25d'être très fortuné
00:44:26et puis les bouteilles
00:44:27repartent au bar
00:44:28la question qui se pose
00:44:30c'est l'interdiction
00:44:30on a raison de se coucher tôt
00:44:31parfois
00:44:31longtemps je me suis couché
00:44:33de bonne heure
00:44:33mais bon
00:44:34franchement
00:44:35c'est mieux finalement
00:44:36il faut interdire ces bougies
00:44:37ça n'a plus de sens
00:44:38au moins
00:44:39minimum
00:44:39oui oui bien sûr
00:44:43il y a eu une défaillance
00:44:44technique
00:44:45et une défaillance
00:44:46il va falloir que des gens
00:44:48prennent leurs responsabilités
00:44:49c'est certain
00:44:50nous sommes avec Thomas Hill
00:44:52à 9h51
00:44:53hier sur l'antenne d'Europe 1
00:44:55Thomas
00:44:56l'actualité primait
00:44:58et malheureusement
00:44:59nous n'avons pas pu
00:45:01écouter la page culture
00:45:03mais vous revenez
00:45:05aujourd'hui
00:45:06c'est vrai qu'Europe 1
00:45:07consacre vie
00:45:09avec cette actualité
00:45:11et parfois s'échanger
00:45:12ses programmes
00:45:13et montre
00:45:14combien nous sommes réactifs
00:45:16sur l'actualité
00:45:17mais la culture
00:45:19a sa place
00:45:20également
00:45:20et elle est symbolisée
00:45:22par vous
00:45:22qu'est-ce que
00:45:23vous nous proposez
00:45:24aujourd'hui ?
00:45:24Alors ce matin
00:45:25on sera avec le grand patron
00:45:26du groupe
00:45:27Le Figaro
00:45:28Marc Feuillet
00:45:29parce que vous savez
00:45:29que Le Figaro
00:45:30fête ses 200 ans
00:45:31dans quelques jours
00:45:33le 15 janvier
00:45:34donc c'est assez rare
00:45:35quand même
00:45:35qu'un quotidien
00:45:36fête ses 200 ans
00:45:37et on va en parler
00:45:38avec Marc Feuillet
00:45:39dans un instant
00:45:40et puis ensuite
00:45:40on sera avec
00:45:41Constance Gay
00:45:41et Marianne James
00:45:42pour la nouvelle saison
00:45:44d'une série
00:45:44qui s'appelle
00:45:45Face à Face
00:45:45qui est sur France 3
00:45:46Est-ce que vous pensez
00:45:47que l'heure des pros
00:45:48pourrait un jour
00:45:50fêter ses 200 ans ?
00:45:52Je ne sais pas
00:45:52si c'est la télévision
00:45:53Est-ce que vous pensez
00:45:54que c'est possible
00:45:55et qu'un lointain
00:45:58descendant
00:46:00pourrait faire
00:46:02pourquoi pas
00:46:03ce que nous faisons là ?
00:46:04Vous avez déjà une idée ?
00:46:06200 ans
00:46:07Vous savez qu'aucun média
00:46:08ne meurt jamais
00:46:09enfin forme médiatique
00:46:10c'est-à-dire que
00:46:11le journal existe toujours
00:46:12il n'y a aucun média
00:46:13qui est
00:46:13technologie médiatique
00:46:16qui est morte
00:46:16le journal existe toujours
00:46:17la radio existe toujours
00:46:18la télévision existe toujours
00:46:20à chaque fois
00:46:20il y a une nouvelle couche
00:46:21qui se véhicule
00:46:22mais aucun média n'est mort
00:46:23donc peut-être que dans 200 ans
00:46:24la télévision existera toujours
00:46:25Il y a quand même
00:46:26des journaux
00:46:27qui n'existent plus
00:46:30quand j'étais enfant
00:46:31il y avait l'Aurore
00:46:32qui sortait
00:46:32avec le Figaro
00:46:34Merci Thomas
00:46:35et bonne journée
00:46:36à vous
00:46:36mais j'imagine que
00:46:38comment dire
00:46:39l'appartenance
00:46:41au corps d'élite
00:46:42quel que soit
00:46:43ce qu'on fait
00:46:44c'est important
00:46:45et vous
00:46:46quand vous êtes entré
00:46:47au Figaro
00:46:48avec 200 ans
00:46:50d'histoire
00:46:51derrière
00:46:52c'est pas la même chose
00:46:53qu'entrer
00:46:54dans un journal
00:46:55qui se crée
00:46:56Oui
00:46:56et c'est d'ailleurs
00:46:57le plus vieux
00:46:58journal français
00:46:59et peut-être
00:47:00un des plus vieux
00:47:01journaux du monde
00:47:01parce que je crois
00:47:01qu'il y a le Times
00:47:02à Londres
00:47:04qui est aussi ancien
00:47:05ou un peu plus ancien
00:47:06mais c'est vraiment
00:47:06une institution
00:47:07extrêmement ancienne
00:47:09et on est très fiers
00:47:10de poursuivre cette histoire
00:47:11au Figaro
00:47:11et en préparant ce bicentenaire
00:47:13je me suis plongée
00:47:13dans l'histoire du Figaro
00:47:14et qui est absolument passionnante
00:47:16notamment Hippolyte de Villemezan
00:47:18qui était le grand directeur
00:47:18du Figaro
00:47:19sous le second empire
00:47:20et on voit
00:47:21qu'il y a quand même
00:47:21un fil rouge
00:47:22dans le Figaro
00:47:23c'est la défense
00:47:23de la liberté
00:47:24et de l'esprit français
00:47:25avec cette espèce
00:47:26d'ironie
00:47:28à la fois de légèreté
00:47:30et de profondeur
00:47:31et je crois que c'est vraiment
00:47:32la marque du Figaro
00:47:33la liberté
00:47:33que vous incarnez
00:47:34et d'intelligence
00:47:36j'espère pour suivre
00:47:36cette nouvelle histoire
00:47:37je me permets d'ajouter
00:47:38d'intelligence
00:47:39de recul
00:47:40de distance
00:47:41et effectivement
00:47:42il y a une grande exposition
00:47:43au Grand Palais
00:47:43au Grand Palais
00:47:44la semaine prochaine
00:47:45donc ce sera mercredi, jeudi, vendredi
00:47:47au Grand Palais
00:47:48vous pouvez prendre vos places
00:47:49en ligne
00:47:49c'est gratuit
00:47:50et vous pourrez admirer
00:47:52toute l'histoire du Figaro
00:47:53avec des archives
00:47:54des peintures
00:47:57enfin voilà
00:47:58il y aura énormément de choses
00:47:59et je suis très fière
00:48:00de fêter ça
00:48:009h54
00:48:02à ton Marc
00:48:02une pause
00:48:03vous savez que c'est vendredi
00:48:04donc dans la dernière partie
00:48:05nous aurons un vendredi
00:48:06Vendroux
00:48:06où sera-t-il ?
00:48:07je trouve qu'il bouge assez peu
00:48:08en ce moment
00:48:09il fait froid
00:48:12et puis peut-être que
00:48:13les routes sont enneigées
00:48:14donc notre ami Jacques Vendroux
00:48:16il est souvent proche de Paris
00:48:19ou proche de nos studios
00:48:20à tout de suite
00:48:20nous aimons de temps en temps
00:48:25et même souvent
00:48:26faire un pas de côté
00:48:27dans nos émissions
00:48:28et parler pourquoi pas
00:48:29de culture
00:48:30de théâtre
00:48:31de cinéma
00:48:31etc
00:48:32on va parler de Château en Suède
00:48:33tout à l'heure
00:48:34une pièce
00:48:34pièce de François Sagan
00:48:36qui est plus connue
00:48:37pour ses romans
00:48:38et puis également
00:48:38pour ses récits
00:48:39et on va être
00:48:40avec Gaspard Cuyé
00:48:42qui joue cette pièce
00:48:44au théâtre de Poche
00:48:46Montparnasse
00:48:47jusqu'au 2 mars
00:48:48le théâtre de Sagan
00:48:50vous nous en parlerez
00:48:51et on verra un extrait
00:48:52d'ailleurs tout à l'heure
00:48:53de François Sagan
00:48:54qu'on a retrouvé à Lina
00:48:56où elle parlait précisément
00:48:57de cette pièce
00:48:59et l'univers de Sagan
00:49:01avec vous
00:49:01et puis vous nous direz aussi
00:49:02votre itinéraire
00:49:03parce que c'est toujours
00:49:04intéressant de savoir
00:49:05quand vous avez fait
00:49:06je crois une prépa de l'aide
00:49:07vous êtes passé par une école
00:49:08de commerce
00:49:08qu'est-ce qui fait
00:49:09qu'on a envie d'être comédien
00:49:10quand même
00:49:10d'être sur scène
00:49:11de jouer
00:49:12cette passion dévorante
00:49:14cette vocation peut-être
00:49:15alors première précision
00:49:17vous avez dit
00:49:18jusqu'au 2 mars
00:49:18c'est jusqu'au 25 janvier
00:49:19comme le 25 janvier
00:49:20c'est bientôt
00:49:21je préfère le dire tout de suite
00:49:21ah oui effectivement
00:49:22parce que moi j'avais marqué
00:49:232 mars
00:49:24ce sont les justes de Camus
00:49:26d'accord
00:49:27bon bah écoutez
00:49:28c'est bien de rectifier
00:49:29mais c'est une vocation
00:49:30j'imagine
00:49:31quand on laisse tout tomber
00:49:33pour être sur scène
00:49:34c'est probablement
00:49:35qu'on peut pas faire autre chose
00:49:36j'avais un professeur
00:49:38qui disait ça
00:49:38si vous pouvez vraiment
00:49:40pas faire autre chose
00:49:41enfin si vous pouvez faire autre chose
00:49:42en fait faites-le
00:49:43donc là à un moment
00:49:46il fallait faire ça
00:49:46ça a été long d'y parvenir
00:49:48mais je suis très content
00:49:49parce que c'est
00:49:50c'est vraiment l'essence
00:49:51de ce que je voulais faire
00:49:52et bah écoutez
00:49:53il faut toujours faire
00:49:54dans la vie
00:49:55ce qu'on aime
00:49:56parce qu'autrement
00:49:57c'est trop dur
00:49:58en fait
00:49:58il est 10h02
00:50:00Mickaël Dorian
00:50:01nous rappelle les titres
00:50:03à Cromontana
00:50:06le couple de propriétaires
00:50:08du bar Le Constellation
00:50:09est auditionné
00:50:10à partir d'aujourd'hui
00:50:12ce sera la première fois
00:50:13que ce couple de français
00:50:14est entendu
00:50:14depuis qu'une enquête pénale
00:50:16a été ouverte
00:50:17à leur rencontre
00:50:18le 3 janvier
00:50:19l'enquête doit notamment
00:50:19se pencher sur la conformité
00:50:21des travaux réalisés
00:50:22par le couple en 2015
00:50:23ainsi que sur le respect
00:50:25des normes
00:50:25en matière d'incendie
00:50:2612e nuit de contestation
00:50:29en Iran
00:50:29à Téhéran
00:50:30les manifestants
00:50:31sont toujours mobilisés
00:50:32contre le gouvernement
00:50:33selon une ONG
00:50:34le réseau internet
00:50:35a été coupé
00:50:36sur l'ensemble du territoire
00:50:37de son côté
00:50:38Donald Trump
00:50:38a de nouveau menacé
00:50:39de frapper très fort
00:50:41le pays
00:50:41si les autorités
00:50:42commençaient à
00:50:43je cite
00:50:43tuer des manifestants
00:50:44et puis c'est la fin
00:50:46du feuilleton judiciaire
00:50:46autour de la demeure
00:50:47de Serge Gainsbourg
00:50:48la célèbre maison
00:50:49de la rue de Verneuil
00:50:50a trouvé un repreneur
00:50:51inauguré en septembre 2023
00:50:53le lieu avait ensuite
00:50:54connu d'importantes
00:50:55difficultés financières
00:50:57avant d'être placé
00:50:58en redressement
00:50:59le tribunal
00:50:59des activités économiques
00:51:01de Paris
00:51:01a validé la vente
00:51:02de la société
00:51:03d'exploitation
00:51:04à un ami de Charlotte
00:51:05la fille du chanteur
00:51:06pour un montant
00:51:07de 850 000 euros
00:51:08oui ce qui est
00:51:10une somme
00:51:11qui n'est pas
00:51:13alors c'est vrai
00:51:13qu'elle n'est pas habitable
00:51:14en même temps
00:51:15parce que si elle était habitable
00:51:16je pense que ça serait
00:51:16quand même
00:51:17quoi si c'était fait
00:51:18pour être habité
00:51:19rue de Verneuil
00:51:21en plein septième arrondissement
00:51:23le mètre carré
00:51:24se négocie
00:51:25sans doute
00:51:26plus haut que cela
00:51:28je pense
00:51:30que 850 000 euros
00:51:32ce qui est quand même
00:51:33une somme
00:51:33il y a énormément de dettes
00:51:36autour effectivement
00:51:36de cette demeure
00:51:38merci
00:51:38Michael
00:51:39nous allons évoquer
00:51:41Emmanuel Macron
00:51:42avec sa conférence de presse
00:51:43hier
00:51:43pas conférence de presse
00:51:44d'ailleurs
00:51:45sa prise de parole
00:51:46alors paraît-il qu'il n'avait pas
00:51:48prévu de parler devant
00:51:49les ambassadeurs
00:51:50pourquoi est-ce qu'il n'a pas
00:51:51et pourquoi ?
00:51:52je crois que certains
00:51:53voulaient quand même
00:51:54qu'ils prennent la parole
00:51:54dans le contexte géopolitique
00:51:56qui est celui du moment
00:51:57donc il y a eu un discours
00:51:59mais c'est passé
00:52:00relativement inaperçu
00:52:01moi ce qui m'a plus marqué
00:52:02dans le discours
00:52:03c'est l'absence de relais médiatiques
00:52:04je ne sais pas si vous avez remarqué
00:52:04ça a été diffusé nulle part
00:52:05il y a encore quelques mois
00:52:08un discours du président
00:52:08s'était diffusé en simultané
00:52:10sur toutes les chaînes d'info
00:52:10hier
00:52:11il n'y avait pas une chaîne
00:52:12qui a diffusé le discours
00:52:13d'Emmanuel Macron
00:52:13peut-être France Info un peu
00:52:15mais moi c'est ça qui me marque
00:52:17en fait
00:52:17c'est que sa parole
00:52:17elle passe presque au second plan
00:52:19de l'actualité aujourd'hui
00:52:20écoutez
00:52:21on va l'écouter
00:52:22précisément
00:52:23et on va essayer
00:52:24de décrypter
00:52:24les grandes manœuvres
00:52:26du monde d'aujourd'hui
00:52:28le nouvel ordre mondial
00:52:29Emmanuel Macron
00:52:29nous sommes
00:52:32dans un monde
00:52:34qui se dérègle
00:52:35les instances
00:52:36du multilatéralisme
00:52:37fonctionnent de moins en moins bien
00:52:38nous évoluons
00:52:40dans un monde
00:52:40de grande puissance
00:52:41avec
00:52:42une vraie tentation
00:52:44de se partager le monde
00:52:45et je crois
00:52:47que ce qui s'est passé
00:52:48durant les derniers mois
00:52:49ou parfois les derniers jours
00:52:50n'a rien enlevé
00:52:51à ce constat
00:52:51et donc c'est le grand risque
00:52:53de l'ordre international
00:52:55dans lequel nous vivons
00:52:56les Etats-Unis
00:52:58sont une puissance établie
00:52:59mais qui se détourne
00:53:00progressivement
00:53:01de certains de ses alliés
00:53:02et s'affranchit
00:53:04de règles internationales
00:53:04qu'elle promouvait
00:53:05encore récemment
00:53:06qu'il s'agisse du commerce
00:53:07de certains éléments
00:53:09de sécurité
00:53:09ou de certaines enceintes
00:53:10bon d'abord
00:53:12est-ce que vous partagez
00:53:13ce constat
00:53:14ou est-ce que vous le remettez
00:53:15en cause
00:53:16c'est lieu commun
00:53:18enfin je suis désolé
00:53:18de dire ça
00:53:19mais il enfonce
00:53:19des portes ouvertes
00:53:20en fait ce que dit
00:53:20Emmanuel Macron
00:53:21c'est ce que tout le monde
00:53:22constate
00:53:22alors c'est bien
00:53:23que ce soit lui
00:53:24mais quand vous comparez
00:53:25par exemple
00:53:25moi j'ai lu
00:53:26la doctrine
00:53:27de la sécurité nationale
00:53:28américaine
00:53:28c'est un document
00:53:29qui a été publié
00:53:29dans lequel tout figure
00:53:30sur le Venezuela déjà
00:53:32c'est autrement
00:53:33plus détaillé
00:53:33et un peu plus ambitieux
00:53:34que ce discours
00:53:36d'Emmanuel Macron
00:53:36qui quand même
00:53:36il fait un constat
00:53:38un minima
00:53:38un constat
00:53:39que tout le monde fait
00:53:40mais derrière le constat
00:53:41que faire
00:53:41comment faire en sorte
00:53:43que l'Europe aussi
00:53:44fasse partie
00:53:45de cette grande redistribution
00:53:47des superpuissances
00:53:48quand André Valigny
00:53:49croise les bras
00:53:51comme ça
00:53:51c'est qu'il est ennuyé
00:53:53parce que
00:53:54parce que je ne partage pas
00:53:56complètement ce que vous dites
00:53:56on ne partage pas
00:53:58on n'a rien à partager
00:53:59on dit qu'il dit
00:54:00vous dites qu'il se contente
00:54:02d'un constat
00:54:03en fait tout ce qui se passe
00:54:04depuis quelques mois
00:54:05lui donne raison
00:54:07depuis 2017
00:54:08il ne cesse de prôner
00:54:09l'autonomie stratégique
00:54:11l'avancée européenne
00:54:12en matière diplomatique
00:54:13et militaire
00:54:14si aujourd'hui
00:54:15avec Poutine d'un côté
00:54:16les Trumps de l'autre
00:54:17les Européens
00:54:17ne comprennent pas
00:54:18qu'il faut enfin
00:54:19un sursaut
00:54:20un sursaut diplomatique
00:54:22militaire
00:54:22pour que l'Europe
00:54:23devienne une vraie
00:54:24je trouve très hypocrite
00:54:25de la part de ceux
00:54:26qui se plaignent
00:54:27à longueur de journée
00:54:27de l'impuissance européenne
00:54:29on ne sert à rien
00:54:30on est spectateur
00:54:30tout se passe en dehors
00:54:32alors justement
00:54:33profitons de cette occasion
00:54:34et Macron a totalement raison
00:54:36et depuis le début
00:54:37Macron a raison
00:54:37depuis le début
00:54:38à l'air des prédateurs
00:54:39malheureusement
00:54:40le paquebot de l'Union Européenne
00:54:41a une force d'inertie
00:54:43qui l'empêche d'agir
00:54:44de façon efficace
00:54:45vous êtes pour une Europe
00:54:46beaucoup plus forte
00:54:47autonome
00:54:47mais j'aimerais bien
00:54:48fédérale
00:54:49mais vous voyez bien
00:54:50que les Allemands
00:54:50n'ont pas les mêmes intérêts
00:54:51que nous
00:54:51que les Danois
00:54:53achètent des F-16
00:54:54aux Etats-Unis
00:54:55et après ils se plaignent
00:54:56de ne pas pouvoir répondre
00:54:57aux menaces
00:54:58sur le Groenland
00:54:59vous avez
00:55:00oui
00:55:01Emmanuel Macron a raison
00:55:02de prôner l'autonomie stratégique
00:55:03mais dans les faits
00:55:04qu'est-ce qui s'est passé
00:55:04ces dernières années
00:55:05les Allemands
00:55:05ils achètent leurs armes
00:55:06à qui ?
00:55:07à qui ils achètent leurs armes ?
00:55:08aux Américains
00:55:10André Valigny répond
00:55:11vous êtes un vœu pieux
00:55:12à 28
00:55:12vous ne pouvez pas
00:55:14prendre des décisions communes
00:55:15rapides et efficaces
00:55:16à 28
00:55:16je ne suis pas pour l'Europe
00:55:17à 28
00:55:17d'abord elle est à 27
00:55:18et d'ailleurs vous avez vu
00:55:19que la coalition des volontaires
00:55:20c'est quoi ?
00:55:21c'est une association d'Etat
00:55:22c'est-à-dire que le Royaume-Uni
00:55:23qui est sorti de l'Union Européenne
00:55:24qui fait partie
00:55:24c'est pas l'Union Européenne
00:55:26c'est pas l'Union Européenne
00:55:27qui doit aller vers ça
00:55:28c'est avec la Grande-Bretagne
00:55:30c'est pas l'Union Européenne
00:55:31c'est la Grande-Bretagne
00:55:32l'Allemagne
00:55:32l'Italie, la Pologne et la France
00:55:33voilà
00:55:34ça je suis d'accord
00:55:34mais les grandes décisions à 28
00:55:36dans le parcours de l'Union Européenne
00:55:38aujourd'hui c'est un
00:55:39deuxième passage
00:55:40du Président de la République
00:55:41sur le néocolonialisme
00:55:43ce que je disais l'année dernière
00:55:45sur l'international réactionnaire
00:55:47reste vrai
00:55:47et je crois même
00:55:49qu'il y a aujourd'hui
00:55:50un processus
00:55:51pour certains assumer
00:55:53de recolonisation
00:55:55et au fond
00:55:55nous nous sommes pris
00:55:56dans un espace du jeu
00:55:58très étonnant
00:55:58où nous Français Européens
00:56:01nous subissons
00:56:02des discours anticoloniaux
00:56:04qui ne correspondent plus
00:56:05à des réalités
00:56:06à notre pratique
00:56:07et nous subissons
00:56:08une agressivité néocoloniale
00:56:11de certains
00:56:11mauvaise situation
00:56:16pourrait-on dire
00:56:18je crois que
00:56:19si nous montrons
00:56:20la constance
00:56:21de la détermination
00:56:21et de l'action
00:56:22elle peut être féconde
00:56:25mais il va falloir
00:56:27beaucoup d'endurance
00:56:27et comme en plus
00:56:29on n'a pas un senti
00:56:29c'est intéressant
00:56:30la première phrase
00:56:31qu'il dit
00:56:31on subit
00:56:32des discours
00:56:33anticoloniaux
00:56:34qui n'ont plus
00:56:34aucun sens
00:56:35mais c'est le même président
00:56:36qui a dit
00:56:36que la colonisation
00:56:36d'Algérie
00:56:37est un crime
00:56:37contre l'humanité
00:56:38je n'ose pas le dire
00:56:41mais j'y pense
00:56:42mais vous avez
00:56:43tellement raison
00:56:45moi je suis à fond
00:56:48pour qu'on défende
00:56:49le Groenland
00:56:50bec et ongle
00:56:51contre les Etats-Unis
00:56:52et je me dis
00:56:52je crois qu'on devrait
00:56:53installer l'armée
00:56:54mais ce qui est quand même
00:56:55ironique
00:56:55c'est de voir des gens
00:56:56qui fucigent la colonisation
00:56:57défendre la dernière
00:56:58colonie européenne
00:56:58parce que le Groenland
00:56:59c'est quand même
00:56:59c'est une colonie
00:57:00qui remonte à très très longtemps
00:57:02parce que c'était les vikings
00:57:03mais c'est quand même une colonie
00:57:04et donc c'est
00:57:06voilà
00:57:06nous avons aussi colonisé
00:57:08l'histoire de l'humanité
00:57:09d'ailleurs est faite
00:57:10de colonisation
00:57:10et de prédation
00:57:11aujourd'hui nous retournons
00:57:12dans ce monde brutal
00:57:13effectivement de la prédation
00:57:15et on ne peut pas être
00:57:16les seuls herbivores
00:57:17dans un monde de prédateurs
00:57:18attendez
00:57:19quand Trump
00:57:20va chercher
00:57:21Maduro
00:57:22je ne mets pas ça
00:57:23ce n'est pas un acte
00:57:24néocolonial
00:57:25pour moi
00:57:26ce n'est pas non plus
00:57:27un acte de prédateur
00:57:28quand il s'appelait
00:57:28des ressources
00:57:29j'interprète ça
00:57:30tout simplement
00:57:31comme quasiment
00:57:32une légitime défense
00:57:33par rapport à
00:57:34un narcotrafiquant
00:57:35qui attaque
00:57:36les Etats-Unis
00:57:36et qu'il faut arrêter
00:57:38pardonnez-moi
00:57:39de le dire comme ça
00:57:39le régime est toujours
00:57:41en place
00:57:41le régime est toujours
00:57:42en place
00:57:43la dictature
00:57:43est toujours en place
00:57:44et le pétrole
00:57:45va être capté
00:57:46par les Etats-Unis
00:57:46mais
00:57:47on est tous
00:57:48content que Maduro
00:57:49ait été arrêté
00:57:49mais le résultat
00:57:50aujourd'hui
00:57:51pour le peuple
00:57:51vénézuélien
00:57:52André Valigny
00:57:53j'ai reçu
00:57:54lundi
00:57:55quelqu'un
00:57:56qui est un intervenant
00:57:58de haut niveau
00:57:59que vous avez
00:58:00peut-être vu
00:58:00d'ailleurs
00:58:01ce que vous dites
00:58:03ce n'est pas exactement
00:58:03le cas
00:58:04c'est-à-dire qu'avant
00:58:05de remettre en place
00:58:07tous les circuits
00:58:08de pétrole
00:58:09qui complètement
00:58:10bousillaient
00:58:10il va falloir déjà
00:58:11que Trump
00:58:12convainque tous ses investisseurs
00:58:13de retourner là-bas
00:58:14ils n'en ont pas envie
00:58:16en plus ce pétrole
00:58:17nous expliquait
00:58:18il n'est pas forcément
00:58:20de bonne qualité
00:58:21donc d'expliquer
00:58:22que Trump
00:58:25veut le pétrole
00:58:26il le dit
00:58:26oui il le dit
00:58:27il le dit
00:58:28je suis bien d'accord
00:58:29avec vous
00:58:29mais c'est la seule fois
00:58:30où vous le croyez
00:58:31d'habitude
00:58:31de temps en temps
00:58:33vous mettez à distance
00:58:34ce qu'il peut dire
00:58:35c'est pas aussi clair que ça
00:58:36c'est tout ce que
00:58:37je veux dire
00:58:38des réserves pétrolières
00:58:39plus importantes
00:58:40que l'Arabie Saoudite
00:58:41et le régime
00:58:42le fait qu'il ait
00:58:44mis en place
00:58:45la vice-présidente
00:58:46est encore pire
00:58:47que Maduro
00:58:48parce que pour le peuple
00:58:49vénézuélien
00:58:49rien n'a changé
00:58:50bon
00:58:51troisième passage
00:58:52du président de la république
00:58:52qui refuse
00:58:53précisément
00:58:54ce monde
00:58:55nous nous refusons
00:58:58le nouveau colonialisme
00:58:59et le nouvel impérialisme
00:59:00mais nous nous refusons
00:59:02aussi la vassalisation
00:59:03et le défaitisme
00:59:04nous voulons être
00:59:06des partenaires forts
00:59:07faire le maximum
00:59:08de ce qu'on peut
00:59:08mais quand on s'engage
00:59:10on est là
00:59:10ça a beaucoup de valeur
00:59:12pour notre diplomatie
00:59:13pour nos entreprises
00:59:15pour nos intérêts stratégiques
00:59:17partout
00:59:18à travers le monde
00:59:19comment faut-il décrypter
00:59:20l'intervention du président
00:59:21de la république
00:59:22et les solutions
00:59:22qu'il apporte
00:59:23moi j'ai l'impression
00:59:24qu'encore une fois
00:59:24on est observateur
00:59:25observateur des événements
00:59:26Emmanuel Macron
00:59:27en effet a peut-être
00:59:28eu raison avant tout le monde
00:59:29sur l'Europe de la défense
00:59:30mais il y a quelque chose
00:59:31qui ne se décrète pas André
00:59:32c'est le sentiment
00:59:33d'appartenance
00:59:33vous savez
00:59:34vous n'allez pas forcer
00:59:35un Estonien à mourir
00:59:36pour l'Espagne
00:59:36et je pense que ça
00:59:38c'est le grand obstacle
00:59:40qui est devant
00:59:40cette Europe de la défense
00:59:41et vous voyez bien
00:59:42que ça ne fonctionne pas
00:59:42et pour autant
00:59:43il y a des coalitions possibles
00:59:45mais à l'échelle
00:59:45de l'Union Européenne
00:59:46ça ne fonctionne pas
00:59:47on ne peut pas parler
00:59:47de l'Union Européenne
00:59:48puisque je mets
00:59:49la Grande-Bretagne dedans
00:59:50oui
00:59:54je parle de l'Europe
00:59:55le continent européen
00:59:57la Russie a répondu également
00:59:59elle avertit
00:59:59que toute présence militaire
01:00:00occidentale serait considérée
01:00:01comme une cible légitime
01:00:03et oui
01:00:03donc ça c'est une intervention
01:00:04très importante hier
01:00:06des propos qui répondent
01:00:06à la volonté des Européens
01:00:07de déployer des soldats
01:00:08en Ukraine après la guerre
01:00:09donc très clairement
01:00:12ça ne se fera pas
01:00:13on peut le dire comme ça
01:00:15c'est Maria Sakharova
01:00:17ça ne se fera pas
01:00:18qu'est-ce qui ne se fera pas ?
01:00:19de déployer
01:00:20des forces militaires
01:00:22c'est pourtant ce qu'a annoncé
01:00:23le président de la République
01:00:24ça ne se fera pas
01:00:25parce qu'il ne veut pas
01:00:26du cesser le feu
01:00:26donc il n'y aura pas
01:00:27de cesser le feu
01:00:28toutes ces unités
01:00:29et installations
01:00:29seront considérées
01:00:30comme des cibles militaires
01:00:31légitimes
01:00:32pour les forces armées
01:00:33de la Russie
01:00:34donc vous allez mettre
01:00:35des français là-bas
01:00:36qui seraient des cibles
01:00:36ces avertissements
01:00:38ont été répétés
01:00:39à plusieurs reprises
01:00:39au plus haut niveau
01:00:40et restent d'actualité
01:00:41les nouvelles déclarations
01:00:42militaristes
01:00:42de la soi-disant
01:00:43coalition des volontaires
01:00:45et du régime de Kiev
01:00:45font d'eux
01:00:46un véritable axe
01:00:47de la guerre
01:00:48on deviendra
01:00:49des co-béligérants
01:00:50oui
01:00:50mais je pense
01:00:51qu'il faut négocier
01:00:52effectivement
01:00:53et peut-être
01:00:55Poutine ne veut pas
01:00:56mais
01:00:56Poutine ne veut pas
01:00:58parce que c'est nous
01:00:58qui négocions
01:00:59mais les garanties
01:00:59sont primordiales
01:01:01c'est important
01:01:01qu'il y ait la présence
01:01:02mais la question
01:01:02effectivement
01:01:03à laquelle on n'a pas
01:01:03de réponse
01:01:04c'est que si la France y est
01:01:05s'il y a un accrochage
01:01:06avec un soldat français
01:01:07qui meurt
01:01:08vous avez deux puissances
01:01:09nucléaires
01:01:09qui sont en confrontation
01:01:11donc là on ne sait plus
01:01:12vraiment
01:01:12ça nous échappe
01:01:13ça peut être l'escalade
01:01:14en tout cas
01:01:14la réussie avertie
01:01:16et cette déclaration
01:01:17me paraissait extrêmement
01:01:18importante
01:01:18et c'est pourquoi
01:01:19je vous l'ai donné
01:01:20et puis les autorités russes
01:01:21ont libéré ce jeudi
01:01:22de chercheurs français
01:01:22Laurent Vinatier
01:01:23emprisonné en Russie
01:01:25depuis juin 2024
01:01:26et alors une libération
01:01:27faite en échange
01:01:28de celle du basketteur
01:01:30russe
01:01:30Danil Kasatskin
01:01:32ça c'est effrayant
01:01:34ça veut dire que
01:01:34nous en tant que français
01:01:36on est une monnaie d'échange
01:01:37aussi ça veut dire
01:01:38à travers le monde
01:01:38on voit bien
01:01:40c'était une demande
01:01:40des américains
01:01:41on voit bien ce qui se passe
01:01:41en Iran
01:01:42ce qui se passe en Russie
01:01:43ce qui s'est passé en Algérie
01:01:44voilà
01:01:44mais vous connaissez
01:01:46les dessous
01:01:47de cette négociation
01:01:49et vous connaissez
01:01:50ce basketteur russe
01:01:51qui aurait été un hacker
01:01:52Danil Kasatskin
01:01:54aux yeux des américains
01:01:55mais il était où
01:01:56ce basketteur
01:01:57il était chez nous
01:01:58il était arrêté
01:01:59il devait être extradé
01:02:00aux Etats-Unis
01:02:01il avait été
01:02:01la demande des américains
01:02:03pour une extradition
01:02:04et il était en prison
01:02:06chez nous
01:02:07manifestement
01:02:08il aurait été extradé
01:02:09aux Etats-Unis
01:02:10il a décidé
01:02:10d'être un hacker
01:02:11par les américains
01:02:12et d'avoir participé
01:02:14à des entreprises
01:02:16de déstabilisation
01:02:17à l'égard des Etats-Unis
01:02:19et la France
01:02:20a choisi
01:02:21de le libérer
01:02:22en échange
01:02:23de notre otage
01:02:24c'est plutôt une bonne opération
01:02:25mais je suis d'accord avec vous
01:02:26mais tout ça se fait
01:02:27avec le
01:02:29en dehors
01:02:30du droit
01:02:31c'est-à-dire qu'ils sont venus
01:02:32ils sont venus
01:02:33dans la cellule
01:02:34de monsieur
01:02:35Kasatskin
01:02:37le matin
01:02:38et lui ont dit
01:02:38t'es libre
01:02:38donc il y a
01:02:39le droit aurait voulu
01:02:40toujours les échanges
01:02:41de prisonniers
01:02:42c'est mon écourant
01:02:43oui mais là
01:02:43j'imagine qu'il y a un juge
01:02:45qui l'avait mis en prison
01:02:47parce qu'il était en attente
01:02:48d'extradition
01:02:49dans l'extradition
01:02:51il y a une dimension politique
01:02:52le juge effectivement
01:02:53incarcère
01:02:54mais c'est le ministère
01:02:55des affaires étrangères
01:02:56qui donne une suite
01:02:57ou pas
01:02:57donc il y a une dimension politique
01:02:59qui a été utilisée
01:03:00enfin moi je trouve ça
01:03:01toujours c'est
01:03:02j'ai envie d'en connaître plus
01:03:04pardonnez-moi
01:03:05j'ai toujours envie
01:03:07d'en connaître plus
01:03:08parce que je
01:03:09c'est une très bonne nouvelle
01:03:10mais ça nous fait
01:03:11évidemment ça nous fait
01:03:11parce que
01:03:12Stav Gleiss
01:03:12qui est lui toujours
01:03:13en prison d'Algérie
01:03:14et à qui il faut penser
01:03:15il a passé les fêtes
01:03:16en prison d'Algérie
01:03:17bon Emmanuel Macron
01:03:18a tweeté
01:03:18notre compatriante
01:03:19Laurent Vinatier
01:03:20est libre
01:03:20et de retour en France
01:03:21je partage le soulagement
01:03:22de sa famille
01:03:23et de ses proches
01:03:23ma gratitude
01:03:24à nos agents diplomatiques
01:03:25pour leur mobilisation
01:03:26on lui reprochait quoi
01:03:26à monsieur Vinatier
01:03:27d'être un espion
01:03:28un chercheur
01:03:30bon
01:03:30être un chercheur
01:03:32le Venezuela
01:03:33pour terminer cette actualité
01:03:34avant d'écouter
01:03:35et de parler
01:03:36pourquoi pas
01:03:37de Françoise Sagan
01:03:38et de rejoindre
01:03:40notre ami Jacques Vendrou
01:03:41Donald Trump
01:03:42reçoit ce vendredi
01:03:43les dirigeants
01:03:44des grandes entreprises
01:03:44pétrolières
01:03:45et ça répond à ce qu'on disait
01:03:46tout à l'heure
01:03:47pour tenter de les rallier
01:03:48à la stratégie
01:03:48au Venezuela
01:03:49le président américain
01:03:50entend imposer une tutelle
01:03:52sur l'or noir
01:03:52pour de nombreuses années
01:03:53mais c'est pas facile
01:03:55de les convaincre
01:03:56pour la raison
01:03:56qu'on a dit tout à l'heure
01:03:57parce que le Venezuela
01:03:59est détruit
01:04:01sur le plan
01:04:02des installations
01:04:02donc écoutez
01:04:03Rémi Amalvi
01:04:05investir au Venezuela
01:04:07il nous donne
01:04:08la clé
01:04:09du pétrole
01:04:11en grande quantité
01:04:12et sans aucune sanction
01:04:13lors d'une réunion
01:04:14à la Maison Blanche
01:04:15aujourd'hui
01:04:15Donald Trump
01:04:16espère rassurer
01:04:17les grandes compagnies
01:04:17pétrolières américaines
01:04:19encore assez frileuses
01:04:20à l'idée d'investir
01:04:21au Venezuela
01:04:22au monnaie des discussions
01:04:23un plan de 18 mois
01:04:24pour la rénovation
01:04:25du réseau pétrolier
01:04:26vénézuéliens
01:04:26qui permettrait
01:04:27la production
01:04:28de millions de barils
01:04:29à destination
01:04:29au départ
01:04:30du marché américain
01:04:31puis dans les années
01:04:32qui suivent
01:04:33au marché mondial
01:04:33dans l'espoir
01:04:34de faire baisser
01:04:35les prix de l'énergie
01:04:36pour financer
01:04:36le lancement du projet
01:04:37Washington espère vendre
01:04:39dans les prochaines semaines
01:04:4030 à 50 millions
01:04:41de barils
01:04:41confisqués à l'état
01:04:42vénézuélien
01:04:43par la suite
01:04:44les investissements
01:04:44des compagnies pétrolières
01:04:45sur place
01:04:46pourraient être soutenus
01:04:47par des subventions américaines
01:04:49et de nouvelles taxes
01:04:50sur les revenus
01:04:50pétroliers vénézuéliens
01:04:51les détails
01:04:52des mécanismes
01:04:53doivent encore
01:04:53être discutés
01:04:54aujourd'hui
01:04:55reste un problème
01:04:56de taille
01:04:56les sanctions américaines
01:04:57Washington a déjà
01:04:59laissé entendre
01:04:59qu'elles pourraient
01:05:00être levées
01:05:00pour une poignée
01:05:01d'entreprises
01:05:02reste à savoir
01:05:03si cela sera suffisant
01:05:04pour les convaincre
01:05:05de se réinstaller
01:05:06au Venezuela
01:05:06après des années
01:05:07d'embargo
01:05:08et écoutez Bernard
01:05:09Durocdaner
01:05:10réécoutons-le
01:05:10plus exactement
01:05:11parce qu'il était
01:05:11avec nous lundi
01:05:12et c'est lui
01:05:13effectivement
01:05:14qui est un chef
01:05:15d'entreprise
01:05:16investi dans le pétrole
01:05:17depuis de nombreuses années
01:05:18qui nous éclairait
01:05:19sur la situation
01:05:20L'infrastructure du pétrole
01:05:23est absolument détruite
01:05:25détruite par une non-maintenance
01:05:26remarquable
01:05:27pour arriver à détruire
01:05:29son industrie
01:05:29à ce point-là
01:05:30il faut vraiment essayer
01:05:31la seule chose
01:05:32qui fonctionne encore un peu
01:05:33c'est une partie
01:05:34qui est dirigée par Chevron
01:05:36encore aujourd'hui
01:05:37alors
01:05:38la seule chance
01:05:39pour le Venezuela
01:05:41de redémarrer
01:05:42j'en ai trois ans à venir
01:05:43c'est d'essayer
01:05:45d'aider l'industrie pétrolière
01:05:46point
01:05:47les Etats-Unis
01:05:48n'ont pas besoin
01:05:49du pétrole vénézuéen
01:05:50qui n'ont d'ailleurs
01:05:50pas de bonne qualité
01:05:51en simple
01:05:52nous avons
01:05:53les Etats-Unis
01:05:53on est suffisants
01:05:54on a plus qu'indépendants
01:05:56en pétrole et en gaz
01:05:57je m'arrête là
01:05:58affaire à suivre
01:05:59en tout cas sur ce dossier
01:06:00pendant que nous parlions
01:06:01Thomas Bonnet
01:06:02une information est tombée
01:06:04oui la France Insoumise
01:06:04dépose une motion de censure
01:06:06contre le gouvernement
01:06:06Le Corneu
01:06:07par rapport à la situation
01:06:09du Mercosur
01:06:10le RN
01:06:10on avait déjà déposé une
01:06:11mais vous le savez
01:06:12le RN
01:06:12la gauche ne les vote jamais
01:06:13en revanche
01:06:14l'inverse est vrai
01:06:15le RN vote souvent
01:06:16les motions de censure
01:06:17de la gauche
01:06:17on va voir qui désormais
01:06:19votera cette motion
01:06:20mais attention
01:06:20il y a un péril
01:06:21pour Sébastien Le Corneu
01:06:23et pour le gouvernement
01:06:24bon il est 10h19
01:06:25château en Suède
01:06:26François Sagan
01:06:27et on est avec
01:06:28Gaspard Cuillier
01:06:29fraîchement débarqué
01:06:31de Stockholm
01:06:31pour séjourner
01:06:32chez ses cousins
01:06:33Frédéric
01:06:34c'est le rôle
01:06:35que vous jouez
01:06:36absolument
01:06:37Frédéric
01:06:37entame la conquête
01:06:38de la séduisante
01:06:39Eleonore
01:06:40et il ignore
01:06:41que derrière
01:06:41les murs
01:06:42de l'imposant
01:06:42château familial
01:06:43prolifèrent
01:06:44d'inavouables secrets
01:06:45l'hiver s'installe
01:06:46et voilà
01:06:47les jeunes châtelains
01:06:48prisonniers des neiges
01:06:49alors je pense
01:06:50qu'il y a eu un film
01:06:51Château en Suède
01:06:52moi j'ai vu ça
01:06:52vous savez ça passait
01:06:53à 20h30
01:06:54j'étais trop jeune
01:06:55c'était le cinéma
01:06:56du dimanche soir
01:06:57et je pense que j'ai vu ça
01:06:58quand j'avais 15 ans
01:06:59mais le théâtre de Sagan
01:07:00c'est pas
01:07:02il est très peu joué
01:07:03le théâtre de Sagan
01:07:04est complètement méconnu
01:07:05Sagan elle a écrit
01:07:0621 romans
01:07:07mais elle a quand même
01:07:08écrit 9 pièces de théâtre
01:07:09et Château en Suède
01:07:11c'est sa première pièce
01:07:11qui a été créée
01:07:12en 1960
01:07:13ça n'a pas été joué
01:07:14depuis 25 ans à Paris
01:07:15elle a quand même
01:07:16une production
01:07:16assez prolifique
01:07:17donc nous on est très contents
01:07:19de faire réentendre ça
01:07:21puis de donner de la matière
01:07:22à ce que c'est Sagan
01:07:23parce que de Sagan
01:07:23on a une image
01:07:24un peu mythologique
01:07:26on se dit
01:07:27bon c'est la liberté
01:07:29c'est la légèreté
01:07:30au fond
01:07:31qu'est-ce qu'il y a derrière
01:07:32qu'est-ce que c'est
01:07:32la liberté dans les mots
01:07:34de Sagan
01:07:34qu'est-ce que c'est
01:07:34la légèreté dans les mots
01:07:35de Sagan
01:07:35et donc s'emparer
01:07:36de ce texte
01:07:37c'est donner de la matière
01:07:38à ça
01:07:38c'est donner à entendre ça
01:07:39et elle avait 25 ans 60
01:07:41parce qu'elle est née
01:07:42elle est née le 21 juin
01:07:43je crois
01:07:43en 1935
01:07:44elle est née le jour
01:07:46du solstice d'été
01:07:47comme Michel Platini
01:07:48d'ailleurs
01:07:48et ceux qui sont nés
01:07:49le 21 juin
01:07:50effectivement
01:07:51quelque chose de
01:07:52solaire
01:07:53de solaire
01:07:54pour le moins
01:07:55donc
01:07:55et c'est intelligent
01:07:57Sagan
01:07:58c'est ça qui
01:07:59quand vous lisez Sagan
01:08:01quand vous lisez
01:08:01La Chamane
01:08:02même des livres
01:08:03parfois moins connus
01:08:04il y a toujours
01:08:05une phrase
01:08:06d'une très très grande
01:08:07intelligence
01:08:08et un regard
01:08:09comment dire
01:08:10sans espoir
01:08:11parfois
01:08:11sur l'humanité
01:08:13Assez
01:08:14c'est à dire que
01:08:14c'est
01:08:15effectivement
01:08:16c'est très brillant
01:08:16c'est une langue
01:08:17qui est ciselée
01:08:18qui est pleine d'aphorismes
01:08:19et peut-être encore plus
01:08:21dans le théâtre
01:08:21parce que dans le théâtre
01:08:22elle se permet de faire des choses
01:08:23qu'elle ne ferait pas
01:08:24forcément dans les romans
01:08:24et
01:08:26mais ça
01:08:27à travers toute son oeuvre
01:08:28c'est vrai qu'il y a
01:08:29un côté assez désabusé
01:08:31oui
01:08:31désabusé
01:08:32c'est plus
01:08:32c'est le bon mot
01:08:33il y a beaucoup d'histoires d'amour
01:08:34mais ce sont des histoires
01:08:35où il y a peu de tendresse
01:08:37peu d'espoir
01:08:38vous trouvez qu'il y a peu de tendresse ?
01:08:41alors elle
01:08:41elle a beaucoup de tendresse
01:08:42pour ses personnages
01:08:43mais
01:08:45eux-mêmes
01:08:46d'ailleurs dans Château en Suède
01:08:48entre eux
01:08:49eux-mêmes
01:08:50entre eux
01:08:50n'ont pas beaucoup de tendresse
01:08:51notamment dans les romans
01:08:52et
01:08:54dans Château en Suède
01:08:55il y a ce personnage
01:08:55de Sébastien
01:08:56que vous voyez en arrière-plan
01:08:57qui regrette
01:08:59de ne pas être un tendre
01:09:00ça lui manque
01:09:01et elle
01:09:02elle dessine des personnages
01:09:03qui sont assez médiocres
01:09:04qui manquent d'ambition
01:09:05qui vivent au crochet
01:09:06les hommes notamment
01:09:07les hommes notamment
01:09:08mais même
01:09:09Eleonore
01:09:10qui est l'autre personnage
01:09:11qu'on voyait à l'instant
01:09:12sur la photo
01:09:12ils vivent au crochet de gens
01:09:14donc il y a des gens
01:09:15qui sont actifs
01:09:16si vous voulez
01:09:16et ces personnages principaux
01:09:18ils vivent au crochet
01:09:19de ces gens-là
01:09:19mais ils manquent d'ambition
01:09:20et ça
01:09:22elle les fait
01:09:22elle les regarde
01:09:24avec un peu de
01:09:25je dirais
01:09:26un peu de mépris
01:09:27mais un tendre mépris
01:09:28il y a un charme
01:09:30Sagon également
01:09:30quand elle parle
01:09:31et elle était très présente
01:09:33dans les années 70
01:09:34dans les émissions
01:09:34alors Guillaume Durand
01:09:35était très ami
01:09:36avec François Sagon
01:09:37il l'a souvent reçu
01:09:38Pivot bien sûr
01:09:39et elle avait une manière
01:09:41de parler
01:09:42un peu
01:09:43non pas comme Modiano
01:09:44mais l'un et l'autre
01:09:45s'expriment en dehors
01:09:47des codes classiques
01:09:48et malgré ça
01:09:50il y a un charme
01:09:50qui passe
01:09:51il y a une intensité
01:09:53qui passe
01:09:54et il y a une
01:09:55on sent qu'il y a une drôlerie
01:09:57il y a la célèbre interview
01:09:59avec des proches
01:10:00où elle n'ose pas
01:10:01elle est gentille
01:10:02bienveillante
01:10:03parce qu'elle n'ose pas
01:10:04dire à des proches
01:10:05qui jouent un imbécile
01:10:06ce jour-là
01:10:07et lui répond
01:10:07oui oui
01:10:08c'est une petite satinette
01:10:10que j'ai ma robe
01:10:11etc.
01:10:12et là vous allez voir
01:10:12cet extrait
01:10:13qui est un extrait
01:10:14qui date de 1960
01:10:15je crois
01:10:16au moment où
01:10:17je ne sais pas si vous le connaissez
01:10:20d'ailleurs cet extrait
01:10:21où elle monte la pièce
01:10:22et elle est interrogée
01:10:24par Pierre Desgroupe
01:10:26et les interviews
01:10:27de Pierre Desgroupe
01:10:28sont absolument formidables
01:10:29écoutez ces quelques secondes
01:10:32Française Sagan
01:10:33vous voilà à nouveau
01:10:34dans le rôle
01:10:35d'une débutante
01:10:36est-ce que vous avez le trac ?
01:10:38un peu oui
01:10:39est-ce que c'est drôle
01:10:40de voir des personnages
01:10:41qu'on avait seulement imaginés
01:10:42jusque-là
01:10:43se mettre à vivre
01:10:43tout d'un coup
01:10:44avec une tête
01:10:45un corps
01:10:45des vêtements
01:10:46c'est plus que drôle
01:10:47c'est passionnant
01:10:48est-ce que vous pouvez parler
01:10:49de vos personnages
01:10:50comme s'ils existaient réellement
01:10:51comme de gens
01:10:52que vous connaissez
01:10:53dans la vie
01:10:53pour qui vous avez
01:10:54de la sympathie
01:10:55ou de l'antipathie
01:10:56ou qui vous agacent ?
01:10:57naturellement oui
01:10:58enfin notamment
01:10:59avec une vague sympathie
01:11:00au départ
01:11:01puisque je les ai imaginés
01:11:02tous sont aussi sympathiques ?
01:11:04moi j'ai un fait pour tous
01:11:05mais enfin pour des raisons différentes
01:11:06il n'y a aucun
01:11:07que vous détestiez ?
01:11:08non
01:11:08aucun
01:11:09vous voyez
01:11:11il y a peu de mots
01:11:12et il y a une intensité
01:11:13elle est timide
01:11:14très timide
01:11:15très discrète
01:11:16toujours
01:11:16et pourquoi
01:11:18ça n'a pas été remonté
01:11:19selon vous
01:11:20depuis de nombreuses années
01:11:21en plus
01:11:21dans le théâtre
01:11:23il y a une pièce
01:11:23qui s'appelle
01:11:24Valentine
01:11:24la robe mauve de Valentine
01:11:26la robe mauve de Valentine
01:11:27il y a une pièce
01:11:27qui s'appelle
01:11:27le cheval évanoui
01:11:28parce que
01:11:30je pense qu'il y a
01:11:32des effets de mode
01:11:33quoi qu'il en soit
01:11:34que je vous dis
01:11:34on a l'idée de sa gant
01:11:37mais on ne sait pas trop
01:11:37ce qu'elle a fait
01:11:38peut-être
01:11:41si je vous
01:11:42si je reviens un peu
01:11:44sur l'histoire
01:11:45dans ce château
01:11:46justement
01:11:46ce qui se passe
01:11:47c'est une famille
01:11:48qui est complètement dégénérée
01:11:49parce qu'elle dit
01:11:50qu'elle est attachée
01:11:50à ses personnages
01:11:52mais il faut voir
01:11:52quand même
01:11:53quels sont ses personnages
01:11:53ils ne sont pas bien
01:11:55dans l'ensemble
01:11:56et donc c'est une famille
01:11:58complètement dégénérée
01:11:58qui s'ennuie
01:11:59dans son château
01:12:00et ça aussi l'ennui
01:12:00c'est un thème
01:12:01très récurrent
01:12:01chez elle
01:12:02et pour se divertir
01:12:03ils font venir
01:12:04tous les ans
01:12:05un petit cousin
01:12:06juste avant l'hiver
01:12:07et le cousin arrive
01:12:08l'hiver arrive avec lui
01:12:10la neige tombe
01:12:11le cousin est enfermé
01:12:12et il ne peut plus sortir
01:12:14et c'est là
01:12:14que le jeu commence
01:12:15en tout cas
01:12:17vous nous donnez
01:12:17envie de voir
01:12:18cette pièce
01:12:19de Sagan
01:12:21vous êtes passé
01:12:21par Jean-Laurent Cochet
01:12:22comme tant d'autres
01:12:23et puis vous disiez
01:12:24alors vous avez 38 ans
01:12:25vous faites ce métier
01:12:27par passion
01:12:27vous le disiez tout à l'heure
01:12:28parce que vous ne pourriez
01:12:29rien faire d'autre
01:12:29mais avant ça
01:12:30vous aviez tenté
01:12:32d'autres chemins
01:12:33peut-être
01:12:33avant ça
01:12:35j'ai travaillé
01:12:36dans une entreprise
01:12:38dans plusieurs entreprises
01:12:39classiques
01:12:40et ma foi
01:12:42il y a un moment
01:12:43où j'ai réussi
01:12:44à faire ça
01:12:44que je voulais
01:12:44c'est peut-être une manière
01:12:45Sagan elle dit
01:12:47elle fait beaucoup la fête
01:12:48et elle dit
01:12:49c'est une manière
01:12:49de distancer le temps
01:12:50peut-être que faire ce métier
01:12:52c'est aussi une manière
01:12:52de distancer le temps
01:12:53et puis c'est une manière
01:12:54de revenir au jeu
01:12:56de revenir à quelque chose
01:12:57nous on joue sur scène
01:13:00on a envie que les gens
01:13:01viennent pour jouer avec nous
01:13:03et c'est ça qu'on se promet de faire
01:13:06c'est pour ça qu'on a choisi ce texte
01:13:07c'était au théâtre de Poche-Montparnasse
01:13:09c'était le théâtre
01:13:10de notre ami Philippe Tesson
01:13:12c'est donc jusqu'au 25 janvier
01:13:14par exemple vous jouez ce soir
01:13:15par exemple je joue ce soir
01:13:16il y a combien de places au théâtre ?
01:13:17il y a 120 places
01:13:18120 places
01:13:19bon donc c'est ce soir
01:13:20c'est à 19h ce soir ?
01:13:22c'est à 21h
01:13:22c'est à 21h ce soir
01:13:23du mardi au samedi à 21h
01:13:25le dimanche à 17h
01:13:26jusqu'au 25 janvier
01:13:27dans ce très beau petit théâtre à Paris
01:13:29qui est le théâtre de Poche-Montparnasse
01:13:30exactement
01:13:30et c'est la compagnie du Collie-Masson
01:13:33la compagnie du Collie-Masson
01:13:34bon bah c'est
01:13:35il faut encourager le spectacle vivant
01:13:36encourager le théâtre
01:13:38encourager les artistes
01:13:39et aller voir
01:13:40forcément réserver
01:13:41si on peut être utile
01:13:42vous nous avez donné en plus
01:13:44envie de voir ça
01:13:45et puis c'est un métier
01:13:46qui est à la fois magnifique
01:13:47comédien mais qui est rude
01:13:48disons-le
01:13:49c'est un métier qui est rude
01:13:51qui a toujours été rude
01:13:52il y a des conditions en France
01:13:55qui font qu'on peut quand même le faire
01:13:57ça ne veut pas dire que c'est facile
01:13:58c'est difficile
01:13:59mais si on a envie
01:14:00et comme vous parliez de mon professeur
01:14:02si on sent qu'on ne veut pas faire autre chose
01:14:03ou qu'on ne peut pas faire autre chose
01:14:04on peut le faire
01:14:05bien sûr que c'est rude
01:14:07mais c'est joyeux
01:14:08Jean-Laurent Cochet
01:14:09on essaie d'apporter un peu de gaieté
01:14:10je suis d'accord
01:14:12Jean-Laurent Cochet
01:14:13vous êtes monté sur scène
01:14:14vous avez joué des pièces
01:14:15les uns les autres
01:14:15non ?
01:14:16jamais ?
01:14:17ah bah oui évidemment
01:14:18vous vous êtes
01:14:19vous êtes
01:14:20non mais c'est vrai
01:14:21vous avez fait de multiples choses
01:14:23vous avez eu plusieurs vies
01:14:24Rachel Gann
01:14:25toujours
01:14:25et vous aimez ?
01:14:27j'aime cette exigence
01:14:28oui
01:14:28d'incarner
01:14:30on parle souvent
01:14:31des politiques
01:14:32qui n'incarnent plus rien
01:14:33et c'est vrai que
01:14:34d'incarner quelque chose
01:14:35d'incarner une voix
01:14:36d'incarner le texte de Sagan
01:14:38j'imagine que ça vous procure quelque chose
01:14:40aussi d'un point de vue personnel
01:14:42pour votre vie après
01:14:43parce qu'on reste avec les personnages
01:14:45vous avez un projet de théâtre
01:14:47prochainement ?
01:14:47oui je suis le 17 et 18 janvier
01:14:50avec Steve Suissa
01:14:51avec les grands textes
01:14:53les grands tournants
01:14:54des grands discours
01:14:55notamment politiques
01:14:56exactement
01:14:56et puis il y a des comédiens
01:14:57qui vous regardent régulièrement
01:14:59sur l'antenne
01:15:00et qui ont parfois
01:15:01peut-être envie de jouer avec vous
01:15:02pour vous proposer des rôles
01:15:04peut-être
01:15:05ça peut arriver
01:15:06oui
01:15:06Jacques Vendroux
01:15:10vendredi Vendroux
01:15:11il est 10h28
01:15:12générique
01:15:13vendredi Vendroux
01:15:16monsieur Vendroux
01:15:27bonne année
01:15:27je voulais vous dire
01:15:28cher Jacques
01:15:29le plaisir qu'on a
01:15:30à être avec vous
01:15:31vendredi
01:15:32chaque vendredi
01:15:33il n'y a que nous
01:15:34qui pouvons faire ça
01:15:35bien sûr
01:15:35sur aucune chaîne d'info
01:15:37il n'y aura une séquence
01:15:38comme celle-là
01:15:39mais vous apportez
01:15:40votre bonne humeur
01:15:42votre fantaisie
01:15:44votre curiosité
01:15:45votre expérience
01:15:47et pour tout dire
01:15:48votre amour
01:15:49de la vie
01:15:50et du métier
01:15:50donc on est très fiers
01:15:52chaque vendredi
01:15:54d'être avec vous
01:15:55et on salue également
01:15:56Océane
01:15:57qui est en train de filmer
01:15:58à qui on souhaite
01:15:59bonne année
01:15:59manifestement
01:16:00vous êtes
01:16:01avec des trophées
01:16:02mais le plus beau trophée
01:16:04c'est vous
01:16:05ah oui
01:16:06ça c'est gentil Pascal
01:16:07vous en faites un peu trop
01:16:08pour le début de saison
01:16:10mais c'est pas mal
01:16:11alors je vais vous dire
01:16:12je voulais aller dehors
01:16:13il y a la neige
01:16:14je voulais aller dehors
01:16:16il y a le vent
01:16:16donc je suis au siège
01:16:18du club
01:16:19qui s'appelle
01:16:19le FC Montreuil
01:16:20pourquoi le FC Montreuil
01:16:22parce que le FC Montreuil
01:16:23est le cendrillon
01:16:24de la Coupe de France
01:16:26de football
01:16:26sixième division
01:16:28par rapport
01:16:29à la Ligue 1
01:16:30le FC Montreuil
01:16:31et bien va jouer
01:16:32va jouer demain
01:16:34à 15h30
01:16:35contre l'équipe
01:16:37d'Amiens
01:16:37pour essayer de se qualifier
01:16:38Amiens est un club
01:16:40de Ligue 2
01:16:41et je voulais rendre hommage
01:16:42à ce club
01:16:43parce qu'il y a un truc
01:16:44qui est quand même
01:16:44très important
01:16:46le record
01:16:47d'engagés
01:16:487362 clubs
01:16:51ont été engagés
01:16:52pour disputer
01:16:53la Coupe de France
01:16:54le PSG
01:16:55et le record
01:16:56il y a d'autres avis
01:16:58sous-coussillantes
01:16:59et je ne vais pas
01:16:59tous vous les donner
01:17:00il y a lundi
01:17:01le PSG
01:17:02le PSG
01:17:02Sochaux
01:17:03pour faire plaisir
01:17:04à Anissa
01:17:04à Dendi
01:17:05et bien reçoit Lens
01:17:06Pascal
01:17:07on va avoir un problème
01:17:08tous les deux
01:17:08Pascal
01:17:09Nantes
01:17:10Nice
01:17:10l'entraîneur de Nice
01:17:12c'est un de mes meilleurs amis
01:17:13dans la vie
01:17:13Claude Puel
01:17:14donc je souhaite la victoire
01:17:15de Nice
01:17:16je vous le dis tout de suite
01:17:16qui n'est pas de malentendu
01:17:17il y a Bayeux-Marseille
01:17:19il y a Chantilly-Rennes
01:17:21etc.
01:17:22et bravo
01:17:23au président Diallo
01:17:24de leur offrir
01:17:24une initiative extraordinaire
01:17:26supprimer les prolongations
01:17:28parce qu'il y a trop de matchs
01:17:30et ça c'est important
01:17:30parce que c'est une épreuve historique
01:17:32qu'il faut protéger
01:17:35et puis
01:17:35moi j'ai trois souvenirs
01:17:37de finale de Coupe de France
01:17:38vous allez me donner le vote aussi Pascal
01:17:40il y a Calais 2000
01:17:41mon club Calais
01:17:42qui a été en finale
01:17:44de la Coupe de France
01:17:44qui a perdu
01:17:45injustement
01:17:46contre le FC Dantes
01:17:47pardon
01:17:48il y a la reprise de volet
01:17:49de l'Arquet
01:17:50en 75
01:17:51avec la Saint-Etienne
01:17:52contre Lens
01:17:53et puis
01:17:54les trois buts
01:17:56légendaires
01:17:56de Jean-Pierre Papin
01:17:58sur Marseille-Monaco
01:17:59en 91
01:18:00voilà
01:18:00voilà ce que je voulais vous dire
01:18:02ce matin
01:18:02et je suis très content
01:18:03d'être dans cette émission
01:18:05tous les vendredis
01:18:05je suis très content
01:18:07de faire ce genre
01:18:08de chronique
01:18:09un peu humoristique
01:18:10et j'embrasse
01:18:11tous vos amis
01:18:12qui sont sur le plateau
01:18:12et effectivement
01:18:14et la finale
01:18:15de la Coupe de France
01:18:16c'était Nantes-Auxerre
01:18:17en 79
01:18:17les trois buts
01:18:18d'Éric Pécou
01:18:19et à l'époque
01:18:20exactement
01:18:20exactement
01:18:21et à l'époque
01:18:22on n'est pas toujours
01:18:24à Paris
01:18:24et la première fois
01:18:25que je suis venu à Paris
01:18:25c'était pour voir
01:18:26un match de football
01:18:26vous vous rendez compte
01:18:27j'avais 14 ans
01:18:28on avait joué le matin
01:18:29avec les minimes
01:18:30du FC Nantes
01:18:31contre les minimes
01:18:32d'Auxerre
01:18:32parce que c'était la tradition
01:18:33c'était la Coupe
01:18:34Charles-Dunant
01:18:35qui était le pendant
01:18:36de la grande Coupe de France
01:18:38des grands
01:18:38et à cette époque-là
01:18:40je jouais
01:18:40chez les minimes
01:18:42du FC Nantes
01:18:42et Nantes-Auxerre
01:18:44terrain défensif
01:18:46milieu de terrain défensif
01:18:47très très connu
01:18:48dans le monde du football
01:18:49vous étiez une sorte
01:18:52de Patrick Guérard
01:18:54des temps modernes
01:18:54bien sûr au moins
01:18:55et Henri Michel
01:18:56Nantes n'avait jamais
01:18:57gagné la Coupe de France
01:18:58donc c'était un événement
01:18:59et Henri Michel
01:19:00avait brandi
01:19:00cette Coupe de France
01:19:01il y avait
01:19:02Jean-Paul Bertrand
01:19:03il y avait
01:19:04Éric Pécou
01:19:04qui avait marqué
01:19:05trois buts
01:19:05il y avait
01:19:05Oscar Muller
01:19:06bref
01:19:07il y avait
01:19:07Pascal
01:19:08c'est des souvenirs
01:19:09merveilleux
01:19:10mais bon là
01:19:11c'est plus à vous
01:19:11c'est fini
01:19:12et je voudrais
01:19:13avoir une petite pensée
01:19:15ah bah non
01:19:16on va être en retard
01:19:17Jacques
01:19:18mais non
01:19:19je voudrais avoir
01:19:19une pensée
01:19:20parce qu'on n'en a pas parlé
01:19:21pour Jean-Louis Gasset
01:19:23qui nous a quittés
01:19:23c'est tout
01:19:24oui alors
01:19:24ça vous avez raison
01:19:25Jean-Louis Gasset
01:19:26qui était un homme de bien
01:19:27et vous avez parlé
01:19:28de Philippe Diallo
01:19:28il était l'autre jour
01:19:30il représentait de la fédération
01:19:31il est président de la fédé
01:19:32évidemment Philippe
01:19:33qui est un homme remarquable
01:19:33et il était présent
01:19:35aux obsèques
01:19:36de Philippe Diallo
01:19:38ce qui nous permet
01:19:38de saluer
01:19:39tout le football français
01:19:40qui nous écoute
01:19:40chaque matin
01:19:41cher Jacques
01:19:43alors Michael Lorient
01:19:44s'impatiente
01:19:44il a raison
01:19:45parce qu'il est 10h32
01:19:46et à cause de Jacques Vendroux
01:19:47on est très en retard
01:19:48alors le Mercosur
01:19:52sera-t-il voté
01:19:53aujourd'hui
01:19:54à Bruxelles
01:19:55Emmanuel Macron
01:19:55a assuré que la France
01:19:56votera contre l'accord
01:19:57tout comme l'Irlande
01:19:58la Pologne
01:19:58et la Hongrie
01:19:59mais les pays
01:20:00qui y sont favorables
01:20:01restent tout de même
01:20:02majoritaires
01:20:02et ce malgré
01:20:03les manifestations
01:20:04et la colère
01:20:05des agriculteurs
01:20:05en Ukraine
01:20:06au moins 4 personnes
01:20:07ont été tuées à Kiev
01:20:08lors d'une frappe russe
01:20:09attaque revendiquée
01:20:10par Moscou
01:20:11qui assure avoir frappé
01:20:11des cibles stratégiques
01:20:12en réponse à l'attentat
01:20:14perpétré contre une résidence
01:20:15de Vladimir Poutine
01:20:16fin décembre
01:20:17attentat
01:20:17dont l'Ukraine affirme
01:20:19qu'il s'agit d'un mensonge
01:20:20et puis l'Australie
01:20:21en proie aux flammes
01:20:22les pompiers parlent
01:20:23de conditions catastrophiques
01:20:24trois personnes
01:20:25dont un enfant
01:20:26sont actuellement
01:20:27portées disparues
01:20:28dans l'état de Victoria
01:20:29où des dizaines
01:20:30de hameaux ont été évacués
01:20:31des habitations ont brûlé
01:20:33et des milliers
01:20:33d'hectares de forêt
01:20:34ont été réduits
01:20:35en cendres
01:20:36c'était la coupe
01:20:37René Dunant d'ailleurs
01:20:38j'ai dit Charles Dunant
01:20:39et qui n'est pas de malentendu
01:20:41Philippe Diallo
01:20:41était présent aux obsèques
01:20:42de Jean-Louis Gasset
01:20:44à Montpellier
01:20:44Philippe Diallo
01:20:45président de la Fédération
01:20:46française de football
01:20:47Bonjour docteur Millot
01:20:51les femmes ont plus froid
01:20:53que les hommes
01:20:54Oui on a besoin
01:20:55d'être échauffées
01:20:56Il y a des personnes
01:20:57qui sont plus sensibles
01:20:58au froid aussi
01:20:59c'est les femmes
01:20:59non par rapport aux hommes
01:21:00il y a une vraie différence
01:21:01ou c'est juste un
01:21:02Il y a une vraie différence
01:21:03Non
01:21:03Mais il y a une vraie différence
01:21:04il y a une différence
01:21:05de minimum 2 degrés
01:21:06Ah bon ?
01:21:08Oui
01:21:08parce qu'en fait
01:21:09la testostérone
01:21:10qui est l'hormone
01:21:11de la virilité
01:21:13maximale chez les hommes
01:21:15on en a un tout petit peu
01:21:16chez les femmes
01:21:17mais surtout chez les hommes
01:21:18en fait c'est elles
01:21:19qui régulent
01:21:20une petite protéine
01:21:21qui va permettre
01:21:23de mesurer la température
01:21:24et donc ils sont
01:21:26beaucoup moins sensibles
01:21:27au froid
01:21:28tu sais
01:21:28j'ai parlé des récepteurs
01:21:29des thermorécepteurs
01:21:30donc beaucoup moins
01:21:31sensibles au froid
01:21:32première raison
01:21:33autre raison
01:21:35tu viens de le dire
01:21:36masse musculaire
01:21:37plus importante
01:21:38or les muscles
01:21:40même au repos
01:21:41produisent de la chaleur
01:21:42j'en profite juste
01:21:43pour faire une petite digression
01:21:44mais qui n'en est pas une
01:21:45vraiment
01:21:46dans les entreprises
01:21:47en fait
01:21:48tous les chauffages
01:21:50et tout
01:21:50ont été réglés
01:21:51à partir
01:21:53de ce que ressentaient
01:21:54les hommes
01:21:54donc c'est pour ça
01:21:55que dans les bureaux
01:21:56il fait toujours
01:21:57les femmes sont toujours
01:21:58en train de râler
01:21:59parce qu'en fait
01:21:59ça a été réglé
01:22:01pour les hommes
01:22:01mais pas pour les femmes
01:22:02merci Brigitte Millot
01:22:06je voulais vraiment
01:22:06d'abord je félicite
01:22:07notre ami Jacques Vendroux
01:22:08évidemment
01:22:10merci Jacques
01:22:10bonne année encore à vous
01:22:12bonne année
01:22:12et puis je voulais vraiment
01:22:13féliciter
01:22:13merci
01:22:13je voulais vraiment féliciter
01:22:15Jean-Marc Morandini
01:22:16parce que hier
01:22:17ce que vous avez fait
01:22:17place de l'étoile
01:22:19il n'y a pas beaucoup
01:22:20de journalistes
01:22:20qui sont capables
01:22:21en France
01:22:21de faire ce que vous pouvez faire
01:22:22de tenir l'antenne
01:22:23pendant une heure
01:22:24d'aller d'un agriculteur
01:22:25à l'autre
01:22:25de le faire parler
01:22:26de faire vivre
01:22:27oui c'est fini
01:22:30Jacques
01:22:31bon
01:22:32de faire vivre l'antenne
01:22:33de faire vivre l'antenne
01:22:34comme vous l'avez faite
01:22:35et effectivement
01:22:36vous avez cette passion
01:22:37de la radio
01:22:38cette passion du direct
01:22:39cette passion de la télévision
01:22:40c'était formidable hier
01:22:41et j'imagine
01:22:42qu'on verra les audiences
01:22:43tout à l'heure
01:22:44mais en France
01:22:45il y a peu de gens
01:22:46qui sont capables
01:22:46de faire ce que vous avez fait
01:22:47très touché par vos propos
01:22:49en tout cas
01:22:49et c'est vrai que moi
01:22:50j'adore faire ça
01:22:51j'adore être sur le terrain
01:22:52j'adore être en direct
01:22:53et c'est une vraie passion
01:22:54on va vous parler
01:22:55de Cran-Montana
01:22:55bien évidemment
01:22:56puisque vous savez
01:22:56que les auditions
01:22:57sont en cours
01:22:58des gérants
01:22:59et puis on va vous parler
01:23:00de deux événements récents
01:23:01c'est d'abord
01:23:02trois survivants de prison
01:23:03qui ont été agressés
01:23:05on a appris ça
01:23:06il y a quelques instants
01:23:07on va vous raconter
01:23:07ce qui s'est passé
01:23:08et puis on vous dira
01:23:09que Pizza Hut
01:23:09vous connaissez la marque
01:23:10Pizza Hut
01:23:11et bien ils sont en train
01:23:12de devenir halal
01:23:13en tout cas
01:23:13il y a dix restaurants
01:23:14qui deviennent 100% halal
01:23:16qui sont en train de changer
01:23:17c'est un peu la tendance
01:23:18il y avait déjà Five Guys
01:23:19on en avait parlé dans l'émission
01:23:20là désormais
01:23:21c'est Pizza Hut
01:23:21Arnaud Carré
01:23:23était à la réalisation
01:23:23Rémi était à la vision
01:23:24Guillaume Marceau
01:23:25était au son
01:23:26merci à Marine Lançon
01:23:27à Héloïse Tertray
01:23:28passe un excellent week-end
01:23:29merci
01:23:31merci au club de Montreuil
01:23:32merci au club de Montreuil
01:23:34le président Abdoulaye Saut
01:23:36voilà
01:23:38je vois que Jacques
01:23:39avec tous ses trophées
01:23:40merci cher Jacques
01:23:42mais je répète
01:23:43le plus beau trophée
01:23:44c'est vous
01:23:45c'est vous
01:23:45merci
01:23:46bonne année
01:23:46j'embarque dans une seconde
01:23:48je sais
01:23:52merci
01:23:53j'aime
01:23:54je sais
01:23:54je sais
01:23:56j'aime
01:23:59pour
01:24:01je sais
01:24:01j'aime
01:24:06donc
01:24:06je sais
01:24:07pour
01:24:08c'est
01:24:10pour
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