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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pros ce matin sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur ces news jusqu'à 10h30.
00:00:05On ne peut pas dire que les hommes ou les femmes politiques qui commentent l'arrestation du dictateur Maduro
00:00:11s'intéressent beaucoup au sort des Vénézuéliens depuis 26 ans.
00:00:16Quand j'entends les commentateurs, les observateurs, je ne suis pas non plus frappé par l'empathie
00:00:20qu'ils pourraient exprimer pour un peuple opprimé, appauvri, dont 8 millions d'habitants ont quitté leur terre natale.
00:00:278 millions sur un pays qui compte aujourd'hui 28 millions de Vénézuéliens.
00:00:33C'est plus que 25%. L'antitrumpiste, l'antitrumpisme balaye tout.
00:00:41Le droit international est violé, martèle à l'envie ceux qui brandissent l'ONU comme le rempart à toutes les dérives.
00:00:47Le conseil de sécurité se compose de 15 membres, dont 5 permanents, la Chine et la Russie.
00:00:52Depuis le 1er janvier, la Colombie est élue pour deux ans autour de la table.
00:00:56La Colombie, proche de Maduro, c'est dire la crédibilité de l'institution.
00:01:01L'ONU a accueilli au conseil de sécurité le Vénézuéla en 2015, en pleine dictature.
00:01:06Le droit international a oublié le Vénézuéla.
00:01:09Il y a bien longtemps que l'ONU n'est qu'un machin ô combien inutile, pour reprendre l'expression du général de Gaulle.
00:01:15Depuis 72 heures, ce qui annonçait la défaite de Donald Trump en 2024,
00:01:19pour être péreur sur toutes les antennes pour fustiger l'action du président américain.
00:01:24Eh bien, si l'arrestation de Maduro met un terme à la dictature vénézuélienne,
00:01:28si elle apporte la démocratie, si elle freine le narcotrafic dans le monde,
00:01:32je me dirais que la fin justifie les moyens.
00:01:35Et qu'entre l'égalité et légitimité, éternel débat qui traverse l'histoire,
00:01:40je choisirai toujours la légitimité.
00:01:42Il est 9h01, Alice Sommerer.
00:01:57Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:01:59Attention, si vous prenez la route ce matin, 26 départements placés en vigilance orange pour neige et verglas.
00:02:05Hier, le conducteur d'une camionnette est décédé dans un accident de la route.
00:02:09Il est entré en collision avec un poids lourd.
00:02:11La conductrice de son côté a été hospitalisée.
00:02:14Le ministère de l'Intérieur interdit les convois d'agriculteurs dans la majeure partie de la France jusqu'à jeudi.
00:02:20Une annonce faite alors que le président de la coordination rurale a assuré qu'ils manifesteront à Paris.
00:02:25On montre à portée les doléances des agriculteurs de façon pacifique.
00:02:29Et même si la moitié doit finir en garde à vue, c'est ce qu'il a déclaré.
00:02:33Et puis Bercy veut aider les salariés les plus modestes.
00:02:35Ceux qui gagnent au maximum deux SMIC pourraient sortir 2000 euros de leur PEE.
00:02:39C'est une possibilité étudiée par le gouvernement.
00:02:42Certaines organisations syndicales et patronales n'y sont pas favorables.
00:02:46Ce projet permettrait de débloquer environ 4 milliards d'euros.
00:02:49Merci beaucoup Alice.
00:02:51Merci à vous.
00:02:53On va chanter ? Peut-être ? Non ?
00:02:55On ne chante pas.
00:02:57Oui, ce n'était pas ça du tout.
00:02:59Charlotte Dornelas est avec nous.
00:03:02Vincent Hervouet est là.
00:03:03Joseph Massescaran, Olivier Delagarde et Thomas Bonnet.
00:03:06Et puis Alexandra qui est avec nous.
00:03:08Alexandra Blanc, la bien nommée.
00:03:10Exactement.
00:03:11Alexandra Blanc, la bien nommée.
00:03:12On va commencer par quelque chose dont on parle assez rarement, c'est vrai.
00:03:16Parce qu'il n'y a pas grand chose à dire quand il neige, sinon qu'il neige.
00:03:21Mais manie justement tout le monde et devient ou un enfant.
00:03:25La neige c'est l'innocence, disait hier Joseph Massescaran.
00:03:28La neige c'est l'enfance.
00:03:30Donc vous avez d'ailleurs demandé aux téléspectateurs d'envoyer des petites photos, des séquences.
00:03:35Il y en a que vous avez à nous proposer.
00:03:37Oui, on va vous les diffuser et on va prendre ces images de Paris sous la neige.
00:03:39C'était splendide hier après-midi.
00:03:415 cm de neige à Paris.
00:03:43Alors non, ce n'est pas exceptionnel d'avoir 5 cm de neige à Paris.
00:03:47Alors vous serez peut-être peu nombreux à vous en souvenir.
00:03:49Mais en 1946, exactement le 3 mars, nous avions eu 40 cm de neige dans les rues de la capitale.
00:03:56On en est bien loin.
00:03:581966, 20 cm de neige.
00:04:00Et en 1987, 14 cm de neige.
00:04:03Donc ce n'est pas exceptionnel, évidemment, cet épisode.
00:04:05Mais on n'a plus l'habitude d'avoir de la neige.
00:04:07Je suis d'accord avec vous.
00:04:08Moi, je ne fais plus aucune remarque sur la météorologie.
00:04:11Puisque ça m'avait valu quelques attaques.
00:04:14Donc je verrai tout simplement.
00:04:17Je constate comme tout à chacun qu'il fait particulièrement froid.
00:04:20Le record toute catégorie à Paris, c'est moins 23 degrés en 1860 et quelques.
00:04:27Et la Seine était gelée sur 15 cm.
00:04:31On avait eu beaucoup plus froid à cette époque.
00:04:34Et comment, chère madame ?
00:04:36Et comment ?
00:04:37Et le pire, c'est au début du 18e siècle.
00:04:40Dans les années 1700, il y a eu un hiver absolument abominable.
00:04:43Alors on va quand même voir le sujet de Chloé Tarka.
00:04:46Puisqu'il y a aussi des inconvénients.
00:04:48Il y a beaucoup de gens, par exemple, qui ne travaillent pas, qui sont en télétravail.
00:04:50Je sais que dans l'Ouest, on nous écoute beaucoup dans l'Ouest.
00:04:53La Vendée, Nantes, la Loire-Atlantique.
00:04:56Regardons les images du côté de la Vendée.
00:04:59Montrez-moi, montrez-moi ça.
00:05:01On a eu énormément de neige.
00:05:02Localement, 30 cm.
00:05:0430 cm ?
00:05:05À la Rochelle.
00:05:0630 cm, vous êtes sûre ?
00:05:07Exactement, regardez ces images.
00:05:0830 cm, c'est beaucoup.
00:05:09Alors du côté de Saint-Fulgant.
00:05:11Donc en Vendée, on a eu en moyenne...
00:05:13Comment vous avez dit ?
00:05:14Centimètres.
00:05:14Vous avez dit comment ?
00:05:16Saint-Comment vous avez dit ?
00:05:17Là, je ne sais pas.
00:05:18Vous avez dit Saint-Fulgant ?
00:05:19Saint-Fulgant, non c'est pas ça ?
00:05:20Saint-Fulgant, c'est Saint-Fulgant.
00:05:22Saint-Fulgant, je crois, je parle sous le...
00:05:24Parce que nous, nous sommes des spécialistes.
00:05:26Saint-Philbert de Grandlieu, Saint-Fulgant.
00:05:28Regardez comme c'est beau.
00:05:29On a eu de la neige également à Nantes.
00:05:30Alors je le dis, évidemment, pour nos amis d'Europe 1,
00:05:32ils ne voient pas cette neige qui tombe,
00:05:33mais ils nous écoutent peut-être, je l'espère,
00:05:36et qu'ils sachent qu'en même temps qu'Alexandre Abland l'a bien nommé...
00:05:39L'a bien nommé ce matin.
00:05:41Exactement.
00:05:42On a eu de la neige à Nantes, Pascal, également.
00:05:43Bien sûr.
00:05:44Localement, 4 à 5 cm.
00:05:46Je sais que c'est une ville que vous affectionnez particulièrement.
00:05:48Regardez cette image.
00:05:49Au moins, Nantes sera recouverte sur la neige,
00:05:52donc déjà, Nantes sera propre.
00:05:54Ce qui n'est pas le cas tous les jours de cette ville.
00:05:57Donc, on salue les Nantais qui nous écoutent.
00:06:01Ah, ça, c'est la Tour de Bretagne, vous voyez, à Nantes.
00:06:04La Tour de Bretagne, construite en 71 ou 71.
00:06:07Ça, c'est la rue de l'Arche-Sèche que vous venez de voir.
00:06:10Ah ben oui, bien sûr, près de la place royale.
00:06:12Et que vous voyez le sujet de Coletarca.
00:06:14Année après année, le même scénario se répète dès les premières neiges à Paris.
00:06:22En fin d'après-midi, ce lundi, les chutes de neige ont plongé la région parisienne dans le chaos,
00:06:27avec plus de 1000 km d'embouteillage cumulé.
00:06:31La préfecture de police avait pourtant activé le niveau 3 du plan neige et verglas,
00:06:36invitant les automobilistes à anticiper leur déplacement.
00:06:40Pour certains, la neige a provoqué de véritables difficultés.
00:06:44Sur la route, nous avons rencontré ce jeune homme,
00:06:47dont la voiture n'a pas résisté aux fortes chutes de neige.
00:06:51J'étais en train de monter la côte et que ma voiture a décidé que je m'arrêtais ici.
00:06:55Du coup, là, je suis arrêté là et ça fait depuis 16h à peu près, 16h30.
00:07:01Et on attend une dépanneuse qui n'arrive donc jamais.
00:07:03Dans Paris, la RATP a dû interrompre tous ses bus dès le milieu d'après-midi.
00:07:09Les conséquences ont également été lourdes dans les airs,
00:07:12comme l'a annoncé le ministre des Transports, Philippe Tabarro.
00:07:15Moins 15% de programmes de vol pour la période entre 14h et 20h sur Charles de Gaulle,
00:07:24qui devraient se traduire par des annulations de possibles retards de vol.
00:07:28Au total, 26 départements du nord-ouest jusqu'à la région parisienne
00:07:33ont été placés en vigilance orange neige verglas par Météo France.
00:07:38Une alerte qui pourrait se poursuivre dans l'après-midi.
00:07:41Il y a des images qui nous ont amusés à Montmartre.
00:07:43Alors évidemment, les gens qui nous écoutent peuvent dire aussi
00:07:46que dès qu'il neige à Paris, ça y est, il neige partout en France.
00:07:49Il peut neiger régulièrement, mais comme c'est à Paris, le monde s'arrête.
00:07:53Bien évidemment, puisque c'est les Parisiens.
00:07:56Alors ça, c'est quand même, hier soir, c'est à Montmartre.
00:07:58C'est interdit d'ailleurs, paraît-il, disait Dimitri Pavlenko tout à l'heure, de skier.
00:08:03Oui, mais c'est un triste cire, Dimitri.
00:08:05Olivier de la Garde.
00:08:07Il a perdu son âme d'enfant, c'est quand même formidable de pouvoir...
00:08:10Oui, je suis d'accord avec vous, mais après, le principe de précaution cylindre,
00:08:13s'il y a un gosse qui a un accident...
00:08:18Bah oui, bah oui !
00:08:20Et s'il y a un gosse qui se fait mal en jour, il se fait mal en jour.
00:08:24Oui, s'il se fait mal en jour, il n'y a pas de souci, mais si c'est plus grave que cela,
00:08:28vous voyez ce que je veux dire ?
00:08:29Et après, on vous dira, Olivier de la Garde, vous avez encouragé à glisser à Montmartre.
00:08:33La vie est une maladie sexuellement transmissible et mortelle à 100%, monsieur.
00:08:38Oui, j'entends bien, mais bon, je suis plutôt d'accord avec vous d'ailleurs, mais je...
00:08:42Non mais je veux dire, voilà...
00:08:42Voilà, je me fais la vocabulaire.
00:08:44Par exemple, on ferme tous les parcs à Paris, dès qu'il y a le moindre coup de vent,
00:08:48ou la moindre chute de neige, etc.
00:08:49On ferme les jardins publics.
00:08:50C'est le principe de précaution, ça, quand il y a du vent.
00:08:52Les parcs sont fermés ?
00:08:54Non, non, pas actuellement.
00:08:54Non, le jardin du Luxembourg est ouvert.
00:08:56On a peur que les...
00:08:59Ensuite, le jardin du Luxembourg, ça ne dépend pas de la mairie de Paris,
00:09:02donc c'est un peu différent.
00:09:03Mais les squares de la mairie de Paris, en général, sont fermés dès qu'il y a du vent.
00:09:07Bon, il y a des parcs qu'on ne peut pas fermer.
00:09:09Le champ de Mars, le champ de Mars aussi, qui est une horreur aujourd'hui,
00:09:12le champ de Mars, avec de la neige, au moins il sera beau.
00:09:14Mais il est ouvert, le champ de Mars, tout le temps.
00:09:15Alexandre, vous avez une autre petite image à nous donner ?
00:09:18Oui, je veux...
00:09:18Avant qu'on parle de la vraie actualité ?
00:09:20Alors, donc...
00:09:20Des vraies choses.
00:09:22On va voir des images de Paris, parce qu'il est très important de souligner,
00:09:24mon cher Pascal, aujourd'hui, on va avoir du soleil à Paris.
00:09:27Donc tout le monde va se dire, ça y est, on en a terminé avec la neige.
00:09:29Eh bien, pas du tout.
00:09:31Demain, nouvel épisode neigeux, Pascal, avec localement jusqu'à 5 à 7 cm de neige
00:09:36attendu dans le courant de la matinée.
00:09:39Donc demain matin, quand vous allez vous réveiller vers 5 à 6h du matin,
00:09:41il n'y aura pas de neige.
00:09:42Mais quand vous allez sortir après votre émission à 10h30, vous aurez de la neige.
00:09:46D'abord, je ne sors pas après mon émission.
00:09:48Je n'ai pas le droit de sortir, je suis ici.
00:09:49Vous avez vu que la luminosité, quand il y a de la neige,
00:09:53vous avez vu que la luminosité de la nuit est différente.
00:09:57C'est formidable, d'ailleurs.
00:09:59Il y a une certaine magie.
00:10:00Et le son aussi.
00:10:02Le son aussi, oui, oui, bien sûr.
00:10:04Oui, tout est lointé.
00:10:06Le petit Gabriel, il faut le couvrir.
00:10:08Oui, le petit Gabriel qui va très bien.
00:10:09C'est sa première neige au petit Gabriel.
00:10:11Oui, regardez hier la neige par la fenêtre, c'était vraiment magique.
00:10:13Et il a quel âge le petit Gabriel ?
00:10:147 mois maintenant.
00:10:15Le petit, voilà, il est sorti le petit Gabriel.
00:10:16C'est un adorable bébé.
00:10:17Mais comme sa maman, vous savez, les enfants, ils sont comme leur maman.
00:10:23Et leur papa, parfois.
00:10:26Il est allé dans la neige, le petit Gabriel ?
00:10:28Non, il est un petit peu trop froid.
00:10:30Mais il a regardé par la fenêtre, il était fasciné.
00:10:31Que dites-vous ? Je sens que vous avez dit quelque chose, monsieur.
00:10:34Les enfants sont comme leurs parents, comme leur père aussi, oui.
00:10:37C'est un acte de foi.
00:10:38Oui, oui.
00:10:40Parfois, il vaut mieux qu'ils soient comme leur mère.
00:10:42Parfois, il vaut mieux qu'ils soient comme leur père.
00:10:44Je n'en sais rien.
00:10:44Il n'y a aucun doute.
00:10:45Rassurez-vous.
00:10:46Le papa de Gabriel est très souriant.
00:10:48Eh bien, on salue le papa de Gabriel.
00:10:49Gabriel, toute la famille.
00:10:50Bon.
00:10:52Écoutons quelques skieurs à Montmartre.
00:10:58C'était un de mes rêves depuis longtemps.
00:11:01Et à chaque fois, je n'avais pas le bon timing.
00:11:03Soit je bossais, soit je n'étais pas là.
00:11:05Là, j'ai pris mes skis, mes chaussures.
00:11:06En plus, je reviens du ski, là.
00:11:08Et je me suis dit, c'est maintenant ou jamais, quoi.
00:11:10Franchement, ça glisse hyper bien.
00:11:11Ça fait même peur.
00:11:13Il y a des bancs.
00:11:13Du coup, on a peur de se les prendre.
00:11:15Mais on peut bouger ou on peut s'arrêter avec nos bras.
00:11:20Je suis hyper heureuse.
00:11:21Ça fait pas mal d'années que je n'avais pas pu profiter de la neige.
00:11:25C'est super cool.
00:11:27On voit tout le monde jouer avec la neige.
00:11:29On repart en enfance un peu.
00:11:31Et je trouve ça génial.
00:11:32Il est 9h11.
00:11:33Nous sommes sur CNews.
00:11:34Nous sommes sur Europe 1.
00:11:35Et on salue peut-être ceux qui sont en voiture, précisément,
00:11:37qui nous écoutent en ce moment et qui galèrent peut-être.
00:11:40Soyez évidemment prudents.
00:11:43On n'a pas de pneu neige à Paris.
00:11:44On n'a pas de pneu neige non plus dans l'Ouest.
00:11:46Parce que c'est trop rare que cette neige.
00:11:48Je voulais vous montrer juste une image, pour terminer,
00:11:50qui peut nous faire pleurer.
00:11:51Demain, comme vous le savez,
00:11:52c'est les obsèques qui seront célébrés de Brigitte Bardot.
00:11:54Eh bien, regardez le sauvetage de ce chien dans la glace.
00:12:00Ça s'est passé aux Etats-Unis, je crois.
00:12:05Et c'est une image qui a fait le tour des réseaux sociaux.
00:12:10Regardez cet homme qui va chercher ce chien.
00:12:12C'est les pompiers de Miskamiket, dans l'état de Rhode Island.
00:12:18Aux Etats-Unis, ils ont déployé de gros moyens
00:12:20pour sauver un chien qui était coincé dans un lac gelé.
00:12:22Il s'appelle Fénix.
00:12:24C'est un labrador jaune.
00:12:25Il n'a bien fait jamais terminé sa première promenade de l'an.
00:12:28Que dites-vous, Joseph ?
00:12:30Surtout un labrador.
00:12:31C'est un chien qui sauve, en plus.
00:12:33Sauver un chien qui sauve.
00:12:34Alors que le thermomètre affichait moins 3 degrés.
00:12:36Est-ce qu'on peut la revoir, cette image ?
00:12:37Je la trouve tellement formidable.
00:12:39Et puis, dans ce monde horrible,
00:12:41parfois, il y a des images qui nous touchent.
00:12:45Le thermomètre affichait moins 3 degrés
00:12:46avec un ressenti proche de moins 10
00:12:48en raison d'un vent polaire.
00:12:49L'animal a transpercé la glace fine
00:12:51de l'étang Little de Massachog.
00:12:54Et regardez comme c'est beau.
00:12:55Regardez comme c'est mignon.
00:12:56Alors, je ne vais pas me taire
00:12:58parce que si je me taire à la radio,
00:13:00l'effet ne sera pas efficace.
00:13:03Le chien va bien.
00:13:05Et évidemment, il s'appelle Fénix.
00:13:08Regardez.
00:13:08Et il était impassible, ce chien.
00:13:12Il a froid, là, peut-être.
00:13:13Oui, il parle d'un chien qui a froid.
00:13:15Bon, il est 9h13.
00:13:17On va parler, évidemment, de Maduro.
00:13:20Alors, je vous ai écouté ce matin.
00:13:22Et comme je vous connais un petit peu,
00:13:24Vincent Herouette, maintenant,
00:13:25je sais que de temps en temps,
00:13:27vous avez ce goût de faire un pas de côté.
00:13:30et je vous ai entendu comparer Maduro à Mandela
00:13:34et trouver dans cette image
00:13:35quelque chose d'assez digne de Maduro
00:13:39lorsqu'on va le voir, d'ailleurs,
00:13:41cette image ce matin,
00:13:42lorsqu'il est arrivé au tribunal.
00:13:45Je ne suis pas exactement sur votre ligne
00:13:48parce que c'est un horrible bonhomme.
00:13:50C'est un horrible bonhomme.
00:13:51Je vous dis que l'image qu'il projette de lui
00:13:55depuis trois jours
00:13:57est assez remarquable
00:13:59et qu'elle va s'attacher à sa personne.
00:14:02C'est-à-dire qu'avant-hier,
00:14:04vous considériez Maduro
00:14:06comme un triste cire,
00:14:08un personnage cocasse, burlesque,
00:14:11une sorte de clown,
00:14:12un beau cassa latino.
00:14:14Et aujourd'hui,
00:14:16on l'a vu avec son drôle de bonnet
00:14:19qui lui faisait une couronne de dérision.
00:14:21On l'a vu exhibé comme un prisonnier,
00:14:24comme une sorte de trophée.
00:14:28On l'a vu dans toutes sortes d'uniformes
00:14:30qui sont d'ailleurs,
00:14:31je vous le fais remarquer,
00:14:33le survet de Nike
00:14:34qui a été acheté dans le monde entier
00:14:36jusqu'à la rupture de stocks,
00:14:38ce qui est quand même un phénomène
00:14:39qui intrigue.
00:14:41Et il a pris dans son silence,
00:14:43dans la lenteur avec laquelle il marchait,
00:14:46dans son visage marmoréen, impassible,
00:14:48il a pris une forme de,
00:14:50comment dire,
00:14:50de noblesse sous l'insulte,
00:14:54de forme de dignité.
00:14:56Et quand vous voyez parallèlement...
00:14:57Permettez-vous de ne pas être d'accord avec vous.
00:14:59Je finis.
00:14:59Oui, on a le droit de ne pas être d'accord avec vous.
00:15:02L'Assemblée nationale,
00:15:04tous les voyous qui composent le Parlement vénézuélien,
00:15:07l'acclamer,
00:15:09quand vous voyez toute l'extrême gauche
00:15:11à travers le monde,
00:15:12et la gauche aussi,
00:15:13réclamer sa libération,
00:15:15vous dites, c'est un vrai,
00:15:16par un coup de baguette magique,
00:15:18ce clown,
00:15:19ce beau cassa,
00:15:19est devenu comme Mandela.
00:15:21Et j'insiste,
00:15:22je crois vraiment,
00:15:23qu'il a,
00:15:23dans son silence,
00:15:25réussi un coup formidable,
00:15:26hier et avant-hier,
00:15:27parce que l'image qu'il donne de lui-même,
00:15:30ce n'est pas le mec qui danse la salsa
00:15:31à la fin des meetings,
00:15:32et qui est inspiré à Donald Trump,
00:15:34c'est plutôt un prisonnier assez digne.
00:15:36Bon,
00:15:37c'est pourquoi les gens échangent.
00:15:38C'est embêtant.
00:15:39Mais c'est pourquoi les gens échangent.
00:15:40C'est très embêtant.
00:15:41C'est pourquoi les gens échangent,
00:15:42c'est parce qu'ils ne sont pas forcément d'accord,
00:15:43moi je n'ai pas la même persimption que vous,
00:15:45mais peu importe.
00:15:46En revanche,
00:15:47je voulais qu'on écoute Mathieu.
00:15:48D'abord,
00:15:49une chose,
00:15:49Madame Pannot était invitée ce matin
00:15:51d'une radio,
00:15:52Thomas Bonnet,
00:15:52et elle ne pouvait pas dire simplement,
00:15:56ils ont toujours un problème
00:15:56de dire les choses de la France insoumise,
00:15:59de la même manière que Hamas
00:16:00n'est pas une organisation terroriste,
00:16:02eh bien Maduro n'est pas un dictateur.
00:16:03Elle ne veut pas dire que c'est un dictateur
00:16:06et il y a des appels toujours à la France insoumise
00:16:07par la voile quand même de la chef de file des députés
00:16:09à la libération de Nicolas Maduro
00:16:11et à son retour au Venezuela.
00:16:12Ceux qu'on n'appellent même pas
00:16:14les partisans de Maduro.
00:16:15Les partisans de Maduro
00:16:16sont déjà presque passés à autre chose.
00:16:17Bon, écoutons Madame Pannot.
00:16:18Que dites-vous ?
00:16:19Ben non,
00:16:20les partisans de Maduro,
00:16:21Vincent Arouette.
00:16:22C'est un truc qui est quand même vraisemblable
00:16:23qu'il faut saisir,
00:16:25qui est vraiment la curiosité du moment.
00:16:27Quand Noriega a été arrêté,
00:16:29les Américains sont occupés des Panaméens,
00:16:31ils ont fait du Panama
00:16:32une sorte de démocratie libérale,
00:16:34ils ont installé une police,
00:16:36ils ont épuré l'administration,
00:16:38ils ont fait ce qu'il y avait à faire
00:16:39et ça a marché.
00:16:40Là, on accuse Maduro
00:16:43d'être un trafiquant de drogue,
00:16:44mais on laisse le narco-État en place.
00:16:47Et ce sont tous ces complices
00:16:48qui vont gérer demain le Venezuela
00:16:51et ses 30 millions d'habitants.
00:16:53Et là, vous avez un truc qui est très bizarre.
00:16:55Vous ne pouvez pas la voir inculper là
00:16:56et coopérer avec le reste.
00:16:58On va attendre.
00:16:59Il y a eu un deal.
00:17:00Écoutez, Mme Pannot.
00:17:02Écoutez, Mme Pannot.
00:17:04Oui, nous demandons sa libération
00:17:06et je crois que tous ceux
00:17:07qui ne demandent pas sa libération...
00:17:08Le retour au Venezuela.
00:17:09Le retour au Venezuela.
00:17:10Oui, bien sûr.
00:17:11Mais sinon, ça veut dire
00:17:12que vous cautionnez un kidnapping.
00:17:14Vous souhaitez pour les Vénézuéliens
00:17:16qu'ils aient Maduro à la tête de l'État ?
00:17:19Mais ça, ce n'est pas...
00:17:20Écoutez, Mme de Malherbe,
00:17:21je suis une responsable politique française.
00:17:24Ce n'est pas à moi de dire
00:17:25qui doit être tel ou tel dirigeant d'un pays.
00:17:27Les Vénézuéliens, ils sont plutôt contents
00:17:29que Maduro ne soit plus là,
00:17:30si j'ai bien compris.
00:17:31Mais c'est intéressant ce que disait
00:17:33de ce point de vue-là Vincent Hervouet.
00:17:35C'est qu'effectivement,
00:17:37cette séquence-là
00:17:38resserre parfois les liens
00:17:40d'une extrême gauche mondiale.
00:17:43Donc, c'est un des paradoxes.
00:17:46Et le con, c'est que ces gens-là
00:17:47passent leur temps à parler des droits de l'homme.
00:17:49Et donc soutiennent l'ONU,
00:17:51soutiennent le Conseil des droits de l'homme,
00:17:53soutiennent la Commission des droits de l'homme
00:17:55de l'ONU, qui toutes ont dénoncé Maduro
00:17:58en l'accusant de crimes contre l'humanité.
00:18:01Ce qu'ils n'ont visiblement pas remarqué.
00:18:03Ils n'ont pas remarqué qu'à la Nations Unies,
00:18:05il y avait une commission
00:18:06qui avait enquêté depuis des années
00:18:07sur la situation en Venezuela
00:18:09et dont le réquisitoire est implacable
00:18:12contre le régime.
00:18:13Bon, c'est important de le rappeler,
00:18:14ce que je disais,
00:18:15que l'ONU tout à l'heure
00:18:16a perdu toute crédibilité.
00:18:17Vous nuancez cela en disant
00:18:18que l'ONU a fait le job.
00:18:20C'est ce que vous me dites.
00:18:20Ils ont fait, du moins la commission de l'ONU
00:18:22a fait le job.
00:18:23Après, il n'a jamais été pour l'année.
00:18:24Ils font le constat.
00:18:25Ils dressent les constats à l'ONU,
00:18:27mais ensuite les décisions...
00:18:28Oui, mais ils n'ont pas été...
00:18:30Ce n'est pas une super police.
00:18:33La cocaïne.
00:18:35La cocaïne.
00:18:36Écoutez le plateau.
00:18:37Écoutez ce que dit Mathieu Devez.
00:18:39La cocaïne, l'Amérique,
00:18:40la Colombie et la Venezuela.
00:18:41Voilà un sujet qui nous intéresse
00:18:43sur le narcotrafiquant.
00:18:44Quand on parle de trafic de drogue
00:18:46en Amérique latine,
00:18:47il s'agit essentiellement
00:18:48de trafic de cocaïne.
00:18:50L'Amérique latine est d'ailleurs
00:18:51le premier fournisseur au monde
00:18:53et près de 80% de la cocaïne
00:18:55qui entre aux Etats-Unis
00:18:56provient d'Amérique latine.
00:18:58Mais attention,
00:18:59le Venezuela n'est pas
00:19:00un grand producteur de cocaïne
00:19:02comparé à ses voisins.
00:19:04Trois pays,
00:19:05la Colombie,
00:19:06la Bolivie
00:19:06et le Pérou
00:19:07détiennent le monopole
00:19:08de la production
00:19:09de la feuille de coca.
00:19:10Elle est propre à fabriquer
00:19:11la cocaïne
00:19:12et la Colombie
00:19:13est largement en tête
00:19:14avec 60 à 65%
00:19:16de la production mondiale.
00:19:18Alors pourquoi le Venezuela
00:19:19est-il présenté par Donald Trump
00:19:21comme un narco-État ?
00:19:22En réalité,
00:19:23il s'agit surtout
00:19:24d'un pays de transit.
00:19:26Il partage
00:19:27plus de 2200 kilomètres
00:19:28de frontières
00:19:29avec la Colombie,
00:19:30premier producteur mondial.
00:19:31Le Venezuela
00:19:32possède également
00:19:33une longue façade
00:19:34sur la mer des Caraïbes,
00:19:35une ouverture directe
00:19:37sur l'Atlantique,
00:19:37ce qui facilite
00:19:38les expéditions
00:19:39vers l'Europe,
00:19:41vers les Caraïbes
00:19:41et les Etats-Unis.
00:19:42Enfin,
00:19:43selon Donald Trump,
00:19:44les liens du président
00:19:45vénézuélien
00:19:46avec les cartels de drogue
00:19:47ont largement dépassé
00:19:48la simple tolérance
00:19:50pour le trafic
00:19:50car Nicolas Maduro
00:19:52et son entourage
00:19:53sont accusés
00:19:53d'avoir transformé
00:19:54le pays,
00:19:55le Venezuela,
00:19:56en une entreprise
00:19:57criminelle
00:19:57au service
00:19:58des narcotrafiquants.
00:20:00Bon,
00:20:01ça c'est quand même
00:20:01un sujet extrêmement important
00:20:02me semble-t-il
00:20:03et quand j'entends
00:20:05Mme Pannot
00:20:06tout à l'heure,
00:20:07on pourrait souligner
00:20:08que cette lutte
00:20:09contre le narcotrafique
00:20:10est essentielle.
00:20:13Oui,
00:20:13mais à partir du moment
00:20:14où le narcotrafic
00:20:15a aussi largement aidé
00:20:17à subventionner
00:20:18un certain nombre
00:20:19de partis
00:20:19d'extrême-gauche
00:20:20et gauche
00:20:21en Amérique latine
00:20:22depuis le fameux
00:20:23forum de São Paulo
00:20:26parce qu'en fait
00:20:27il y a une internationale
00:20:28derrière.
00:20:29Je parle sous le contrôle
00:20:30de Vincent Vett
00:20:30il y a une internationale
00:20:31dont on ne parle pas
00:20:32depuis les années 90.
00:20:33Et qu'on a laissé
00:20:34que les Etats-Unis
00:20:35ont laissé s'installer.
00:20:36Et cette internationale
00:20:38elle marche main dans la main
00:20:39avec les narcotrafiquants.
00:20:40Bon,
00:20:42on parlera évidemment
00:20:43tout à l'heure
00:20:43des réactions françaises
00:20:44ce qui est intéressant aussi
00:20:45parce qu'Emmanuel Macron
00:20:46avait fait un premier tweet
00:20:48sans ambiguïté aucune
00:20:49où il était pro-Trump
00:20:52et il se retrouvait
00:20:53avec Georgia Meloni
00:20:54et même avec des réactions
00:20:56on en a parlé hier
00:20:56comme Gabriel Attal.
00:20:58Et puis
00:20:58ce tweet vous l'avez vu
00:21:00Et Trump a repris son tweet.
00:21:01Exactement.
00:21:02Ce tweet a repris
00:21:03Trump a repris ce tweet.
00:21:04Et puis Maud Bréjean
00:21:05qu'on va entendre
00:21:06dans une seconde
00:21:07Maud Bréjean hier
00:21:08à nuancer.
00:21:10Donc on est vraiment
00:21:10Thomas Bonnet
00:21:11dans ou le en même temps
00:21:12ou dans le en deux temps
00:21:14si vous préférez.
00:21:14Le en deux temps cette fois-ci.
00:21:16C'est le en deux temps.
00:21:17Donc comment expliquer cela ?
00:21:19Je pense que dans un premier temps
00:21:20l'idée pour Emmanuel Macron
00:21:21on l'a dit hier
00:21:21c'était d'apparaître
00:21:22comme un peu complaisant
00:21:24vis-à-vis de Donald Trump
00:21:25qu'il n'avait pas envie
00:21:25d'ouvrir un front diplomatique.
00:21:27Et puis après
00:21:27je pense qu'il a vu
00:21:28les réactions en Europe.
00:21:29Vous pensez que c'est ça ?
00:21:30Et je pense qu'il a vu
00:21:31les déclarations sur le Groenland.
00:21:32C'est-à-dire qu'en fait
00:21:32quand Donald Trump dit
00:21:33on va prendre le Groenland
00:21:34Emmanuel Macron ne peut pas dire
00:21:35qu'il est aligné
00:21:36avec Donald Trump.
00:21:37Sinon derrière
00:21:38ça va être compliqué.
00:21:38Charlotte Dornelas
00:21:39qui n'a pas parlé.
00:21:40Il y a la question de Maduro
00:21:41et de ce qui est fait
00:21:43de Maduro
00:21:43et de la situation au Venezuela.
00:21:45Il y a la question du principe
00:21:45et de ce que ça pourrait engendrer.
00:21:47Je suis absolument d'accord.
00:21:48Quand vous voyez
00:21:48la question du Groenland
00:21:49que vous imaginez
00:21:50la Chine demain à Taïwan
00:21:51que vous voyez déjà
00:21:52la Russie en Ukraine
00:21:53le principe
00:21:54vous êtes un peu embêté quand même.
00:21:56Ce n'est pas selon
00:21:57qu'on décide
00:21:58que là c'est bien
00:21:58là c'est pas bien
00:21:59etc.
00:22:00Donc c'est la question
00:22:01initiale du principe
00:22:03sur le terrain
00:22:03du droit international
00:22:04qui est foulée au pied
00:22:05depuis des années
00:22:05et des années.
00:22:06Ce n'est pas
00:22:06depuis 3h30
00:22:08mais simplement
00:22:09c'est évidemment ça
00:22:10qui a rattrapé Emmanuel Macron.
00:22:12Fabien Roussel
00:22:13qui est l'héritier
00:22:13du parti communiste
00:22:15et qui est l'héritier
00:22:16de ceux qui ont gouverné
00:22:17dans le temps.
00:22:18De la même manière
00:22:19qu'il y a 60 ans
00:22:20on ne disait pas
00:22:20que Staline était un dictateur
00:22:22de la même manière
00:22:23on ne sait pas
00:22:23que Maduro
00:22:23n'est pas un dictateur.
00:22:25C'est leur logique.
00:22:27On a montré hier
00:22:29la Une de l'Humanité
00:22:30de Staline
00:22:31il y a 50 ans.
00:22:32Écoutez Fabien Roussel
00:22:33ce qu'il a dit
00:22:33c'est le secrétaire général
00:22:35du PC.
00:22:37Aujourd'hui
00:22:38de savoir
00:22:39si M. Maduro
00:22:41est un dictateur
00:22:42ou pas
00:22:43excusez-moi
00:22:44mais c'est bête.
00:22:46C'est une bêtise
00:22:47son nom.
00:22:47Si demain
00:22:48je vais te cache
00:22:51avec vous
00:22:51si demain
00:22:52Trump annexe
00:22:54le Groenland
00:22:55pour mettre la main
00:22:57sur les terres rares
00:22:57de ce pays
00:22:58et il a dit
00:22:58qu'il le ferait
00:22:59dans les 20 jours
00:22:59est-ce que vous direz
00:23:01que c'est parce que
00:23:02le Danemark
00:23:03est une monarchie
00:23:06et donc
00:23:07il faut une transition
00:23:08pacifique
00:23:08parce que ce n'est pas
00:23:09une démocratie
00:23:10c'est une monarchie
00:23:11vous vous rendez compte
00:23:12de la bêtise
00:23:13de cette question
00:23:13débattre de savoir
00:23:14est-ce que vous
00:23:17vous ne rejouissez
00:23:18pas
00:23:19de la chute
00:23:20d'un dictateur
00:23:20je ne me réjouis pas
00:23:21de l'agression
00:23:23d'un pays
00:23:24par les Etats-Unis
00:23:26une agression
00:23:26militaire
00:23:27et du kidnapping
00:23:28soit
00:23:28de son président
00:23:30en exercice
00:23:31soit
00:23:32le communisme
00:23:33au pouvoir
00:23:34ça produit
00:23:35toujours les mêmes effets
00:23:36un appauvrissement
00:23:37général
00:23:38des libertés
00:23:40entamées
00:23:40des opposants
00:23:42emprisonnés
00:23:43et des gens
00:23:43qui sont exilés
00:23:44depuis toujours
00:23:46monsieur Fabien Roussel
00:23:47c'est le parti communiste
00:23:48ça doit être le dernier
00:23:48parti communiste
00:23:49d'Europe
00:23:50c'est ces gens-là
00:23:51et on va revoir
00:23:52faudrait la passer
00:23:52tous les jours
00:23:53de l'humanité
00:23:54quand Staline est mort
00:23:55ce sont les mêmes
00:23:56ça c'est l'humanité
00:23:58d'hier d'ailleurs
00:23:59Trump preneur d'otage
00:24:00et il y a 50 ans
00:24:01c'était
00:24:01deuil pour tous les peuples
00:24:03grand Staline
00:24:03ce sont les mêmes
00:24:05donc si monsieur
00:24:07Roussel en 53
00:24:08a été né
00:24:09et avait existé
00:24:10il aurait été
00:24:11stalinien
00:24:12c'est comme ça
00:24:13puisque tout le PC
00:24:14était stalinien
00:24:15ils sont indécrotables
00:24:17donc
00:24:17c'est tout
00:24:18ce qui est fascinant
00:24:20à gauche je trouve
00:24:20depuis
00:24:21depuis 48 heures
00:24:22c'est qu'ils se moquent
00:24:24éperdument
00:24:25de la souffrance
00:24:26et de la joie
00:24:27des Vénézuéliens
00:24:29je vous l'ai dit
00:24:29c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:24:31depuis 48 heures
00:24:32vous avez
00:24:33à Caracas
00:24:34sur l'immense
00:24:36esplanade
00:24:37Simon Bolivar
00:24:38vous avez
00:24:39des tas
00:24:39de Vénézuéliens
00:24:41mais ils s'en foutent
00:24:41en chante Libertade
00:24:42mais ils s'en foutent
00:24:43et non seulement
00:24:44ils s'en foutent
00:24:45mais dans l'espace médiatique
00:24:46vous n'avez pas ça
00:24:47vous ne le montrez pas
00:24:48je disais tout à l'heure
00:24:49je disais à Olivier Delagarde
00:24:51tout à l'heure
00:24:51Olivier il fait une revue de presse
00:24:53ce qui est intéressant
00:24:54ce n'est pas ce qui est écrit
00:24:54parfois dans la presse
00:24:55c'est ce qui n'est pas écrit
00:24:57c'est-à-dire pourquoi
00:24:58il n'y a pas de reportage
00:24:59sur les Vénézuéliens
00:25:00qui font la fête
00:25:02parce que vous avez du mal
00:25:03à travailler aux Vénézuéliens
00:25:03pour le moment
00:25:04il n'y a pas de reportage
00:25:05Olivier Delagarde
00:25:06et après ça sera la pause
00:25:08il n'y a pas de reporter
00:25:10véritablement
00:25:11aux Vénézuéliens
00:25:12donc les reportages
00:25:14qu'on a
00:25:14c'est des coups de téléphone
00:25:15qui sont donnés
00:25:16à des gens sur place
00:25:17etc
00:25:17voilà
00:25:18sur le fond
00:25:20vous avez raison
00:25:21il y a des choses
00:25:23qu'on n'a pas envie de montrer
00:25:24et dans le Figaro
00:25:25il y a un excellent entretien
00:25:26avec Elisabeth Burgos
00:25:27les Etats-Unis
00:25:28n'ont pas envoyé le Venezuela
00:25:29ils sont intervenus
00:25:30contre une bande de mercenaires
00:25:31il y a une page complète
00:25:32dans le Figaro
00:25:33Elisabeth Burgos
00:25:34c'est la mère
00:25:35de Laurence Debray
00:25:36et on verra tout à l'heure
00:25:37l'échange
00:25:38que Laurence Debray
00:25:39avait eu
00:25:39avec Jean-Luc Mélenchon
00:25:41et c'était la compagne
00:25:42à un moment
00:25:42de Régis Debray
00:25:44et elle est vénézuélienne
00:25:45et elle sait
00:25:46de quoi elle parle
00:25:47merci Alexandra Blanc
00:25:48on chante
00:25:49Tombe la neige
00:25:50ensemble ou pas ?
00:25:51non vous
00:25:51tombe la neige
00:25:53je chante très très mal
00:25:54je pense que là
00:25:55il ne chiendra pas ce soir
00:25:57parce qu'on l'avait
00:26:01je ne savais pas chanter
00:26:01vous ne savez pas chanter ?
00:26:02non c'est une catastrophe
00:26:03non mais vous savez
00:26:04malheureusement pour moi
00:26:05non non
00:26:05je n'ai pas ce talent
00:26:06bon bah écoutez
00:26:07en tout cas
00:26:08vous en avez tellement d'autres
00:26:09que ce n'est pas très grave
00:26:11il est 9h26
00:26:11c'est le 6 janvier
00:26:13aujourd'hui
00:26:14on aurait pu chanter
00:26:15également comme les rois mages
00:26:17en Galilée
00:26:17tu y vais des yeux
00:26:20l'étoile
00:26:21l'étoile du berger
00:26:21et si tu m'aimais
00:26:23tu iras gira
00:26:24on revient dans une seconde
00:26:26à 9h33
00:26:31Somaïa Labidi
00:26:32pour le rappel des titres
00:26:33bonjour Somaïa
00:26:34bonjour Pascal
00:26:38et bonjour à tous
00:26:39après un record
00:26:41de 1000 km de bouchons
00:26:42hier en Ile-de-France
00:26:43c'est un événement neigeux
00:26:44un peu sous-évalué
00:26:46par Météo France
00:26:47selon le ministre des Transports
00:26:48Philippe Tabarro
00:26:49les routes sont dégagées
00:26:51ce matin
00:26:51les automobilistes
00:26:52ont pris leur disposition
00:26:53entre télétravail
00:26:55et départ plus tôt
00:26:55la circulation
00:26:57est fluide
00:26:57tout autour du bassin parisien
00:26:59la colère paysanne
00:27:01ne retombe pas
00:27:02les blocages
00:27:02se poursuivent
00:27:03en Lauser
00:27:04en Haute-Garonne
00:27:05en Isère
00:27:05dans la Manche
00:27:06et aux abords de Lyon
00:27:07et malgré les interdictions
00:27:08de circulation
00:27:09les convois
00:27:10tentent de rallier Paris
00:27:11d'ici jeudi
00:27:12avec comme objectif
00:27:13de porter leur doléance
00:27:14aux côtés
00:27:15de la coordination rurale
00:27:16et puis
00:27:17Laure Lavallette
00:27:18déclare sa candidature
00:27:19à la mairie de Toulon
00:27:21dans un courrier
00:27:22courrier que les Toulonais
00:27:23vont recevoir
00:27:23dès aujourd'hui
00:27:24dans leur boîte aux lettres
00:27:25un document de deux pages
00:27:26présentant le projet
00:27:28un avenir pour Toulon
00:27:29mais sans le logo
00:27:30du Rassemblement National
00:27:31Merci beaucoup
00:27:33et Laure Lavallette
00:27:33elle sera avec nous
00:27:34à 10h pour tout vous dire
00:27:35pour nous expliquer
00:27:37pourquoi elle se déclare
00:27:39à Toulon
00:27:42excusez-moi
00:27:43je suis vraiment désolé
00:27:44parmi les résolutions
00:27:45il faudrait
00:27:46comment ?
00:27:47c'est la neige
00:27:47c'est non
00:27:48c'est pas la neige
00:27:49mais non
00:27:50c'est Laure Lavallette
00:27:51c'est Toulon
00:27:53Lavallette nous voilà
00:27:54et on sera
00:27:55tout à l'heure
00:27:56avec elle
00:27:57je voulais vous faire écouter
00:27:59le sujet
00:28:00de Mickaël Dos Santos
00:28:01et vous allez pouvoir
00:28:03l'écouter
00:28:03sur l'antenne d'Europe 1
00:28:05à 9h35
00:28:06c'est un sujet
00:28:06de Mickaël Dos Santos
00:28:07qui revient
00:28:08sur la journée d'hier
00:28:09avec ce juge
00:28:11moi ça m'étonner
00:28:11un juge de 92 ans
00:28:13ça vous étonne pas
00:28:15vous un juge de 92 ans ?
00:28:18non ?
00:28:19avec le temps
00:28:20la sagacité
00:28:21la sagesse
00:28:22j'ai quand même été
00:28:23très étonné
00:28:24qu'il y ait encore des juges
00:28:24il doit être placable
00:28:24il y a sa photo
00:28:27d'ailleurs je pense que
00:28:27Marine Lançon va nous montrer
00:28:29la photo
00:28:29je l'ai vue tout à l'heure
00:28:30dans la matinale
00:28:32de Romain Desarbres
00:28:33il a 92 ans
00:28:34voyez le sujet
00:28:34pour le moment
00:28:36de Mickaël
00:28:36la retraite
00:28:37je trouve
00:28:37alors la retraite
00:28:39n'existe pas
00:28:40quelques heures
00:28:41après avoir capturé
00:28:42Nicolas Maduro
00:28:43la Maison Blanche
00:28:44lance sa communication
00:28:45hollywoodienne
00:28:46sur ces images
00:29:01le dictateur vénézuélien
00:29:03y apparaît menotté
00:29:04les yeux bandés
00:29:05un casque sur les oreilles
00:29:07une photo partagée
00:29:08par Donald Trump
00:29:09en personne
00:29:10devenue virale
00:29:11quelques heures plus tard
00:29:14Washington
00:29:14fait une nouvelle
00:29:15démonstration de force
00:29:16dès son arrivée
00:29:18aux Etats-Unis
00:29:18Nicolas Maduro
00:29:19est filmé
00:29:20à la descente
00:29:21de l'avion
00:29:21menotté
00:29:22en jogging
00:29:23et entouré
00:29:23par des policiers
00:29:24américains
00:29:25détenu à Brooklyn
00:29:28Nicolas Maduro
00:29:29réapparaît hier
00:29:30dans le ciel
00:29:31new-yorkais
00:29:32extrait de sa cellule
00:29:33il est emmené
00:29:34dans un tribunal
00:29:35pour sa première
00:29:35comparution
00:29:36ces images
00:29:37spectaculaires
00:29:38sont diffusées
00:29:39sur les télévisions
00:29:40du monde entier
00:29:41devant le juge
00:29:44Nicolas Maduro
00:29:45plaide non coupable
00:29:46notamment pour
00:29:47trafic de drogue
00:29:47prochaine audience
00:29:49et prochain épisode
00:29:50le 17 mars prochain
00:29:52alors je vous parlais
00:29:55tout à l'heure
00:29:55d'Elisabeth Burgos
00:29:56c'est donc
00:29:57la mère de Laurence Debray
00:29:58et on verra tout à l'heure
00:29:59l'échange que Laurence Debray
00:30:01il y a quasiment 10 ans
00:30:02avait eu
00:30:02avec Jean-Luc Mélenchon
00:30:04mais Elisabeth Burgos
00:30:05elle est historienne
00:30:05elle est anthropologue
00:30:06elle est écrivain
00:30:07vénézuélienne
00:30:08elle a été proche
00:30:09de Fidel Castro
00:30:10début de la révolution cubaine
00:30:11elle a ensuite travaillé
00:30:12pour Salvatore Allende
00:30:13au Chili
00:30:14et depuis sa rupture
00:30:15avec le castrisme
00:30:16elle a cessé d'alerter
00:30:18sur le caractère
00:30:19dictatorial
00:30:20du régime de Maduro
00:30:20il y a une grande interview
00:30:21ce matin dans le Figaro
00:30:22que vous avez peut-être lu
00:30:23j'étais certaine
00:30:24dit-elle
00:30:25qu'ils ne feraient pas
00:30:26une opération militaire
00:30:26comme ils ont pu le faire
00:30:27en Irak par le passé
00:30:28d'autant que Trump
00:30:29avait promis
00:30:29lors de sa campagne électorale
00:30:31qu'il ne déclencherait pas
00:30:32de guerre
00:30:32et n'enverrait pas
00:30:33de soldats américains
00:30:34se battre
00:30:35les Etats-Unis ont opté
00:30:36pour une méthode proche
00:30:37de celle employée
00:30:38par Israël
00:30:39contre le Hezbollah
00:30:40une opération claire
00:30:40ciblée
00:30:41sans perdre du côté
00:30:42de celui qui intervient
00:30:43c'est vrai qu'il y a un parallèle
00:30:44et qui montre d'ailleurs
00:30:45la qualité des opérations américaines
00:30:47si vous demandez
00:30:48à la population vénézuélienne
00:30:49c'est ça qui est intéressant
00:30:50si vous demandez
00:30:51à la population vénézuélienne
00:30:52et cubaine
00:30:53s'ils veulent une intervention américaine
00:30:5490% des gens
00:30:56vont être pour
00:30:57voilà
00:30:58c'est ça que je voudrais entendre
00:30:59dans la presse française
00:31:00et que le Figaro rapporte d'ailleurs
00:31:02mais parmi les observateurs
00:31:04personne ne semble penser à cela
00:31:05on pense à son droit international
00:31:07mais pas aux gens
00:31:08or il y a quand même
00:31:108 millions de Vénézuéliens
00:31:11qui se baladent dans le monde
00:31:12car ils ont fui leur pays
00:31:13pour une raison
00:31:15la souffrance du peuple vénézuélien
00:31:16est énorme
00:31:17mais on fait comme si
00:31:18elle n'existait pas
00:31:19bon sang de bois
00:31:21qu'est-ce qui fait
00:31:22qu'en France
00:31:24les gens ne sont pas
00:31:25sur cette position
00:31:26alors on le sait
00:31:27c'est de l'idéologie
00:31:28c'est-à-dire que l'extrême gauche
00:31:30veut changer notre système
00:31:33l'extrême gauche
00:31:33ne veut plus du capitalisme
00:31:35l'extrême gauche
00:31:36veut une nouvelle nomenclature
00:31:37pour avoir les postes
00:31:38parce que manifestement
00:31:39dans l'autre
00:31:40ils ne les ont pas
00:31:41donc tout ça est cohérent
00:31:42et vous chauffez à blanc
00:31:44tout un électorat
00:31:44c'est ce que fait
00:31:45la France Insoumise
00:31:46mais 90% des gens
00:31:49sont pour une intervention
00:31:50américaine
00:31:50et c'est ce que je disais hier
00:31:51pardonnez-moi
00:31:52avec un peu de bon sens
00:31:53si on était nous
00:31:54sous le joug
00:31:55d'une dictature
00:31:57de ce type
00:31:58on aimerait bien
00:31:59que les américains
00:31:59interviennent
00:32:00ils l'ont déjà fait
00:32:02dans le passé
00:32:02et ils l'ont déjà fait
00:32:03dans le passé
00:32:05Vincent Hervouet
00:32:06je vous vois
00:32:07dos de l'inné
00:32:08comme si vous n'étiez
00:32:08pas tout à fait d'accord
00:32:09c'est une affaire
00:32:10qui est un peu compliquée
00:32:10les américains
00:32:11sont souvent intervenus
00:32:11en Amérique latine
00:32:12dans leur zone d'influence
00:32:14dans leur arrière-cour
00:32:15comme ils disent
00:32:16et ils ont joué
00:32:17avec les gouvernements
00:32:18comme un enfant
00:32:19joué avec des cubes
00:32:20ils ont mis toutes sortes
00:32:21de satrapes au pouvoir
00:32:22les ont maintenus
00:32:22les ont remplacés
00:32:23ça n'a pas été
00:32:24forcément très glorieux
00:32:25attendez
00:32:26je vous parle de ça
00:32:27là
00:32:27il y a eu un succès
00:32:30récent
00:32:31c'est le Panama
00:32:32ils ont débarqué
00:32:33le trafiquant
00:32:34qui s'appelait Noriega
00:32:35qui était autrefois
00:32:36leur homme
00:32:36l'homme de la CIA
00:32:37qui est devenu
00:32:38un homme des narcos
00:32:39un narco lui-même
00:32:40et ils l'ont remplacé
00:32:42et finalement
00:32:42quand vous regardez
00:32:43avec 30 ans de recul
00:32:45vous vous rendez compte
00:32:46que non seulement
00:32:46ils l'ont fait
00:32:47mais ils l'ont bien fait
00:32:48ils ont installé
00:32:49une administration
00:32:50qui est à peu près propre
00:32:51il y a des élections démocratiques
00:32:52au Venezuela
00:32:54le seul argument
00:32:55par rapport à l'échec éclatant
00:32:58de l'économie vénézuélienne
00:33:00le seul argument
00:33:01des chavistes
00:33:02des bolivariens
00:33:03c'est qu'ils sont victimes
00:33:06de l'Amérique
00:33:07ils sont victimes
00:33:08de l'embargo américain
00:33:10et aujourd'hui
00:33:11quand vous voyez
00:33:12Maduro
00:33:13avec son visage
00:33:15impassible comme ça
00:33:16comme une victime
00:33:17brandie comme un trophée
00:33:18vous dites
00:33:18c'est formidable
00:33:19parce qu'il a la démonstration
00:33:20qu'il avait raison
00:33:21il est innocent
00:33:22c'est QFD
00:33:23écoutez moi
00:33:24je ne suis pas sur cette ligne
00:33:25mais pensez-vous
00:33:26moi j'attends
00:33:27que l'opposition vénézuélienne
00:33:29récupère le pouvoir
00:33:30qu'ils arrivent
00:33:31à Caracas
00:33:32c'est qu'il y a des élections libres
00:33:33et là on verra
00:33:34Charlotte Dordellas
00:33:35non non mais j'écoute
00:33:36et en effet
00:33:37c'est l'avenir
00:33:38qui nous dira
00:33:38ce qu'il en est
00:33:39je pense que c'est difficile
00:33:41d'avoir un discours binaire
00:33:44sur la situation
00:33:45quelle qu'il soit
00:33:46bon
00:33:46est ressorti hier
00:33:47l'extrait de la conférence
00:33:48de François Mitterrand
00:33:48qui date du 22 décembre 1989
00:33:51et fait référence précisément
00:33:53à ce dont vous parlez
00:33:54les Etats-Unis sont intervenus
00:33:55contre une dictature
00:33:55au Pénama
00:33:56est-ce que vous approuvez
00:33:57ou vous condamnez
00:33:58cette intervention
00:33:58c'est François Mitterrand
00:34:00bon que répond-il
00:34:01j'ai déjà eu l'occasion
00:34:02de dire mon sentiment
00:34:03à ce propos
00:34:03il a été exprimé
00:34:05au conseil de sécurité
00:34:05par l'ambassadeur de France
00:34:06qui représente notre pays
00:34:07ce type d'intervention militaire
00:34:09dans un pays souverain
00:34:10est toujours regrettable
00:34:11malheureusement
00:34:12le chef d'état
00:34:13de ce pays
00:34:13s'est compromis
00:34:14d'une façon grave
00:34:15dans les affaires de drogue
00:34:16il y a une sorte de guerre
00:34:17latente contre les narcotrafiquants
00:34:19déjà
00:34:20on est en 89
00:34:20des incidents multiples
00:34:22ont eu lieu
00:34:22des assassinats
00:34:23de citoyens américains
00:34:24des américains
00:34:25qui se trouvent là
00:34:25en raison d'un accord passé
00:34:27entre le Panama
00:34:27et les Etats-Unis d'Amérique
00:34:28on comprend que la situation
00:34:30soit difficilement supportable
00:34:31il y a là une distorsion
00:34:33entre un principe
00:34:33qui doit être respecté
00:34:34où chaque peuple
00:34:35doit se déterminer lui-même
00:34:36et une réalité
00:34:37dans laquelle intervient
00:34:39le respect de la vie
00:34:40la drogue
00:34:41c'est un phénomène
00:34:41devenu malheureusement
00:34:42universel
00:34:43voilà
00:34:43j'ai dit ce que j'avais à dire
00:34:45et cela a été défendu
00:34:46par notre ambassadeur
00:34:47du conseil de sécurité
00:34:47et bien
00:34:48ça c'est de l'intervention
00:34:50je suis désolé
00:34:51tout le monde
00:34:51Macron ne dit pas tellement
00:34:53autre chose
00:34:54exactement
00:34:54Emmanuel Macron
00:34:56était impeccable
00:34:57dans sa première intervention
00:34:58même dans la deuxième
00:34:59mais là
00:34:59excusez-moi
00:35:00il vous dit que
00:35:00c'est quand même
00:35:00la distorsion d'un principe
00:35:02oui
00:35:02mais entre légitimité
00:35:04pourquoi il dit ça ?
00:35:07pourquoi il dit ça
00:35:07Mitterrand
00:35:08à l'époque ?
00:35:09vous allez me le dire
00:35:10manifestement
00:35:10il y a un sous-texte
00:35:11parce qu'il n'a pas
00:35:12les fesses propres
00:35:13ah bon
00:35:13ben oui
00:35:14ben oui
00:35:15non mais pardon
00:35:16excusez-moi
00:35:16vous expliquez
00:35:17que la politique
00:35:18c'est quelque chose
00:35:18pourquoi est-ce qu'il soutient
00:35:20les américains ?
00:35:21parce que les américains
00:35:21ont de quoi reprocher
00:35:23à Mitterrand
00:35:24une très grande complaisance
00:35:26vis-à-vis du régime
00:35:27de Noriega
00:35:27Noriega blanchissait
00:35:29l'argent des narcos
00:35:30colombiens
00:35:31il blanchissait
00:35:32où ce pognon ?
00:35:33il le blanchissait
00:35:34notamment à Marseille
00:35:35où sa fille
00:35:36était consul du Panama
00:35:37et Mitterrand
00:35:38a accroché
00:35:39au revers de monsieur Noriega
00:35:41le grade de commandeur
00:35:43de la légion d'honneur
00:35:43un an avant
00:35:44que les américains
00:35:45le fassent sauter
00:35:45donc les français
00:35:47étaient très mal à l'aise
00:35:48avec l'affaire Noriega
00:35:49et donc
00:35:49on a fait profil bas
00:35:51et on a laissé faire
00:35:52et en plus
00:35:52la France n'a pas cessé
00:35:54de faire la même chose
00:35:54dans son précaré
00:35:56en Afrique
00:35:56on a renversé
00:35:57des dirigeants
00:35:58on en a mis d'autres
00:35:59à la place
00:35:59sous des prétextes
00:36:00plus ou moins fallacieux
00:36:01donc
00:36:02on n'avait pas besoin
00:36:03de la ramener
00:36:04aujourd'hui
00:36:04pourquoi est-ce que
00:36:05Macron
00:36:06approuve
00:36:08ce que font
00:36:08les américains
00:36:09mine de rien
00:36:10dans son premier réflexe
00:36:12c'est parce qu'il ne faut pas
00:36:12choquer monsieur Donald Trump
00:36:14dont on a besoin
00:36:14en Ukraine
00:36:15point barre
00:36:15bon
00:36:16écoutez
00:36:17vous nous déciliez
00:36:18les yeux
00:36:18et il y a une part
00:36:19de naïveté chez moi
00:36:20sans doute
00:36:21que je regrette
00:36:22il y a juste un élément
00:36:23très vite
00:36:25c'est-à-dire qu'en fait
00:36:27tous les sondages
00:36:29disaient qu'en gros
00:36:30il n'y avait que 30%
00:36:32de l'opinion américaine
00:36:33à suivre Donald Trump
00:36:34s'il y avait une intervention
00:36:35et pourtant
00:36:36Donald Trump
00:36:37a pris cette décision
00:36:38bon
00:36:38je suis d'accord avec vous
00:36:39et aujourd'hui
00:36:40il y a un renversement
00:36:41de l'opinion
00:36:42c'est accessoire
00:36:43non c'est pas accessoire
00:36:43Donald Trump a pris
00:36:44un gros risque
00:36:44c'est un échec
00:36:46de l'opinion
00:36:46oui mais d'accord
00:36:47je veux bien
00:36:47mais c'est pas accessoire
00:36:48c'est pas accessoire
00:36:49bah non
00:36:49c'est très important
00:36:50non il y a derrière aussi
00:36:51la question
00:36:52du Cuba
00:36:52il y a aussi le mythe terme
00:36:54pardon de rentrer
00:36:55dans les détails
00:36:56pour vous
00:36:56c'est de la politique
00:36:57c'est de la politique
00:36:58il n'y a pas de morale
00:36:58moi je voulais vous faire écouter
00:37:00et bah moi j'aime bien la morale
00:37:01figurez-vous
00:37:02oui mais c'est pas
00:37:02ça peut exister
00:37:04de temps en temps
00:37:05vous la faites ailleurs
00:37:05la morale
00:37:06ne croyez pas que les américains
00:37:07vont libérer des peuples
00:37:08non plus
00:37:08il ne faut quand même
00:37:09pas être néif
00:37:10à ce moment
00:37:10écoutez c'est comme ceux
00:37:11qui disent quand ils sont venus
00:37:12en 1944
00:37:13que le plan Marshall
00:37:13était fait avant
00:37:14c'est toujours la même discussion
00:37:15ils sont venus
00:37:16voilà
00:37:17ils sont venus
00:37:18je ne suis pas choquée
00:37:19parce que des pays
00:37:20défendent leurs intérêts
00:37:21mais il ne faut pas croire
00:37:21qu'ils le font
00:37:22vous souriez
00:37:22mais vous êtes des cyniques
00:37:23tous
00:37:24avant il faisait semblant
00:37:25d'apporter la démocratie
00:37:26là ils ne font même plus semblant
00:37:27donc au moins
00:37:28c'est clair
00:37:28ils le disent clairement
00:37:29écoutez les dirigeants américains
00:37:30ils disent clairement
00:37:30pourquoi ils y vont
00:37:31et bah c'est vous qui avez raison
00:37:33et j'en suis convaincu
00:37:34en plus
00:37:35les cyniques ont toujours raison
00:37:36nous les cyniques
00:37:38on constate le cynisme des autres
00:37:39bon
00:37:40écoutez Mélenchon
00:37:41alors l'échange qu'on va voir là
00:37:42est extraordinaire
00:37:42c'est Laurence Debray
00:37:44qui est donc la fille
00:37:45de Régis Debray
00:37:46et la fille également
00:37:47de la jeune femme historienne
00:37:49dont je vous ai parlé
00:37:50tout à l'heure
00:37:51qui s'appelle Elisabeth Burgos
00:37:53Elisabeth Burgos
00:37:54ça date de 2017
00:37:56le goujat
00:37:58qu'est
00:37:59monsieur Mélenchon
00:38:01la manière dont il lui parle
00:38:04l'impolitesse
00:38:06il ne laisse pas terminer
00:38:07une phrase
00:38:08la violence
00:38:09la violence
00:38:10le machisme
00:38:11l'horrible discussion
00:38:13qu'il a avec elle
00:38:14disons-le
00:38:15c'est vraiment
00:38:16un comportement dégueulasse
00:38:17oui
00:38:18disons-le
00:38:19tout autre homme politique
00:38:20qui ferait cet exercice
00:38:21serait
00:38:22bien sûr
00:38:23Gérard Ferramanin
00:38:24a été embêté pour moins que ça
00:38:26Julien Oudoul récemment
00:38:27pour moins que ça aussi
00:38:28bien sûr
00:38:28et exactement
00:38:29et bien malgré ça
00:38:30ça passe
00:38:31parce que monsieur Mélenchon
00:38:31c'est le privilège rouge
00:38:32il a tous les droits
00:38:33voyez cet échange
00:38:34avec Léa Salamé au centre
00:38:35on est en 2017
00:38:37la terre entière
00:38:39se met contre Venezuela
00:38:41et différentes personnes
00:38:42bien intentionnées
00:38:43et bien payées
00:38:44vont d'un plateau à l'autre
00:38:45pour expliquer
00:38:46que le Venezuela
00:38:47c'est l'enfer
00:38:47le Venezuela est plein d'erreurs
00:38:49comme toute société humaine
00:38:51mais on a voulu favoriser
00:38:52les pauvres
00:38:52et c'est pourquoi
00:38:53les très riches
00:38:54agressent Venezuela
00:38:55et à l'heure à laquelle on parle
00:38:57les Etats-Unis d'Amérique
00:38:58essayent de truquer l'élection
00:38:59au Honduras
00:38:59mais on n'en parlera pas
00:39:00et ainsi de suite
00:39:01les Etats-Unis d'Amérique
00:39:03sont l'ennemi
00:39:04de toute l'Amérique
00:39:05qui essaie de dominer
00:39:07madame
00:39:07vous pourriez me laisser
00:39:08je vous ai laissé parler
00:39:09vous pourriez me laisser parler
00:39:11on n'est pas au Venezuela ici
00:39:13ah bah justement
00:39:13l'opposition a le droit de parler
00:39:14allez-y Laurence Debray
00:39:15deuxième interpellation
00:39:17justement
00:39:18ma chambre sur le Venezuela
00:39:19parce que c'est mon pays
00:39:21c'est son pays
00:39:22si c'était votre son pays
00:39:23non madame
00:39:24j'y ai toute ma famille
00:39:25et d'ailleurs on m'interdit
00:39:26d'y aller
00:39:27c'est bizarre
00:39:27vous êtes une opposante
00:39:28vous avez le droit
00:39:28mais essayez pas de vous mettre
00:39:30les amis
00:39:30pourquoi le dialogue
00:39:31n'est pas possible avec vous
00:39:32oui non madame
00:39:33on ne peut pas
00:39:33parce que je suis d'essence dictatoriale
00:39:35c'est bien connu
00:39:36comme mon ami Hugo de Chavez
00:39:37et ainsi de suite
00:39:38vous le prouvez
00:39:39madame
00:39:39oui je le prouve
00:39:40je suis d'accord
00:39:41je suis d'accord avec votre attaque
00:39:42continuez à lire
00:39:43les papiers que vous avez reçus
00:39:44parce que
00:39:45comme ça
00:39:46vous pensez sérieusement
00:39:47que je suis incapable
00:39:48de vous expliquer
00:39:49ce qui se passe
00:39:50dans mon pays aujourd'hui
00:39:50je pense que vous êtes capable
00:39:51de répéter des éléments de langage
00:39:53qui sont enthérisés
00:39:54par l'opposition
00:39:55c'est méprisant
00:39:55oui c'est méprisant
00:39:57c'est méprisant
00:39:57oui madame
00:39:58j'en ai par dessus la tête
00:39:59de ce genre de numéros
00:40:00chaque fois que je vais quelque part
00:40:01je me tape Venezuela
00:40:03on va faire une boîte
00:40:04vous savez comme les vaches
00:40:05qui font meut là
00:40:05meut
00:40:06mais c'était faux
00:40:07dans votre programme
00:40:07vive les Etats-Unis
00:40:09abat Venezuela
00:40:10le chavisme
00:40:11vive la riche
00:40:12abat les pauvres
00:40:12les Etats-Unis
00:40:12les Américains
00:40:13n'ont rien
00:40:13au Venezuela
00:40:14c'est formidable
00:40:16l'indulgence
00:40:16l'indulgence
00:40:18humaine
00:40:18comportementale
00:40:20on n'est même pas
00:40:20sur les idées politiques
00:40:21Charlotte
00:40:22mais c'est comme
00:40:23lorsque vous
00:40:23vous aviez été attaqué
00:40:24par France Inter
00:40:26personnellement
00:40:27souvenez-vous
00:40:28c'est toujours pareil
00:40:28c'est-à-dire que l'extrême-gauche
00:40:29a tous les droits
00:40:31de mal se comporter
00:40:31il se conduit
00:40:32comme un monsieur
00:40:32mal embouché
00:40:33tout simplement
00:40:34c'est très vulgaire
00:40:35il est très machiste
00:40:36c'est très contre-productif
00:40:38oui
00:40:38et en revanche
00:40:40oui c'est contre-productif
00:40:41finalement
00:40:42il n'y a pas tant que ça
00:40:43on a entendu
00:40:43Charlotte
00:40:44qu'est-ce que ça vous a
00:40:46c'est excessivement désagréable
00:40:48en effet en tout cas
00:40:48sur moi
00:40:48c'est très contre-productif
00:40:50ça n'a même pas envie
00:40:52de l'écouter
00:40:52il est odieux
00:40:53je ne peux pas dire
00:40:54mais ce n'est pas contre-productif
00:40:56tout simplement aussi
00:40:57parce que
00:40:58c'est révélé
00:40:59dans l'émission
00:41:00le public a été choisi
00:41:02par Jean-Luc Mélenchon
00:41:03vous êtes quand même
00:41:05sur
00:41:05une télévision publique
00:41:08et le public
00:41:08est composé
00:41:09de sympathisants
00:41:10de Jean-Luc Mélenchon
00:41:11donc la moindre chose
00:41:12la moindre chose
00:41:13qu'il dit
00:41:14est acclamée
00:41:15ou applaudie
00:41:16à un moment donné
00:41:16d'ailleurs
00:41:17Léa Salamé
00:41:19va se tourner
00:41:20va dire
00:41:21arrêtez avec vos partisans
00:41:22parce que c'est juste fou
00:41:24c'est juste fou
00:41:25qu'un homme politique
00:41:25arrive dans une émission
00:41:26comme ça
00:41:27avec ses partisans
00:41:28j'admire Laurence Debray
00:41:29qui se tient
00:41:30avec le sourire
00:41:31avec une grande
00:41:32disque
00:41:32elle-même
00:41:33et devant
00:41:35au milieu
00:41:36de la Camarilla
00:41:37quand vous vous rendez
00:41:39face à Mélenchon
00:41:39allez
00:41:41donc affronter
00:41:44un homme comme Mélenchon
00:41:45avec en plus une claque
00:41:46c'est pas si évident
00:41:48dans cette corrida
00:41:49elle est très courageuse
00:41:50sauf que lui
00:41:51attention
00:41:52Eric Nolo
00:41:53il n'a jamais voulu
00:41:54l'affronter
00:41:55il affronte que des gens
00:41:56dont il sait
00:41:57qu'ils ne vont pas
00:41:57lui tenir tête
00:41:58Eric Nolo
00:41:59il l'avait viré d'un plateau
00:42:00parce qu'il a peur
00:42:01en fait il a peur
00:42:02c'est un faible
00:42:03dans la discussion
00:42:04en tout cas
00:42:05monsieur Mélenchon
00:42:06si si
00:42:06mettez lui en face
00:42:07des personnes
00:42:09il avait eu un débat
00:42:09exécutif
00:42:10oui oui
00:42:11mais mettez lui
00:42:12quelqu'un qui peut résister
00:42:14la preuve
00:42:15Laurence Debray
00:42:16elle lui résiste bien
00:42:17oui mais elle ne peut pas
00:42:18elle ne réussit pas
00:42:19à se faire entendre
00:42:19sauf qu'il sort de ses gonds
00:42:22elle le fait sortir de ses gonds
00:42:23à la fin lui tourne le dos
00:42:24je suis désolé
00:42:25elle le fait sortir
00:42:26parce qu'elle
00:42:27elle est calibrée
00:42:27elle est cortiquée
00:42:29elle a des arguments
00:42:30et c'est lui
00:42:31qui est en mauvaise posture
00:42:32parce qu'il
00:42:33il se révèle
00:42:34qui il est
00:42:34je suis désolé
00:42:35de vous le dire
00:42:36et Laurence Debray
00:42:37c'est elle
00:42:38qu'il faut inviter
00:42:39effectivement
00:42:39face à Jean-Luc Mélenchon
00:42:41parce qu'il est très
00:42:42en difficulté
00:42:42en tout cas
00:42:43c'est important
00:42:43de voir la date de cet extrait
00:42:44c'est novembre 2017
00:42:45novembre c'est-à-dire
00:42:46c'est après sa défaite
00:42:47à la présidentielle
00:42:48et c'est le moment
00:42:49où il va enclencher
00:42:49la fameuse stratégie
00:42:50de la conflictualité
00:42:50là c'est le début
00:42:51là c'est le moment
00:42:52où il va commencer
00:42:52à devenir
00:42:52Jean-Luc Mélenchon
00:42:53outrancier qu'on connaît
00:42:54bon voilà
00:42:55ce qu'on pouvait dire
00:42:56sur tous ces sujets
00:42:59ce matin
00:43:00sujet
00:43:01que nous allons refermer
00:43:03page internationale
00:43:04que nous allons refermer
00:43:05il nous reste encore
00:43:06quelques minutes
00:43:06et pour ces quelques minutes
00:43:08je voulais vous parler
00:43:09de l'audiovisuel
00:43:10public
00:43:11puisque ça revient
00:43:12l'audiovisuel public
00:43:14ça repart
00:43:15si j'ose dire
00:43:17et il y a une déclaration
00:43:18de Nagui
00:43:19qui est fortement commentée
00:43:20pour tout vous dire
00:43:21puisque dans un message
00:43:22publié
00:43:23ce lundi sur Instagram
00:43:24Nagui a répondu
00:43:25aux accusations
00:43:25de Charles Laloncle
00:43:26rapporteur de la commission
00:43:27sur l'audiovisuel
00:43:28qui l'accuse
00:43:29de s'enrichir
00:43:29grâce à l'argent public
00:43:30il avait déclaré
00:43:32Charles Laloncle
00:43:33que Nagui serait
00:43:34la personne qui
00:43:35s'est le plus enrichi
00:43:36ces dix dernières années
00:43:38sur l'argent public
00:43:38qu'en France
00:43:39et alors
00:43:40monsieur Nagui
00:43:40a dit
00:43:41j'emploie des centaines
00:43:42de personnes
00:43:42qui fournissent
00:43:43un travail exemplaire
00:43:44à moindre coût
00:43:44dit-il
00:43:45ça ça m'a étonné
00:43:45parce que c'est pas très
00:43:46c'est pas très social
00:43:48de dire ça
00:43:48j'emploie des centaines
00:43:51de personnes
00:43:51qui fournissent
00:43:51un travail exemplaire
00:43:52qui à moindre coût
00:43:53rapporte de l'audience
00:43:54donc de l'argent
00:43:54au service public
00:43:55certaines mauvaises langues
00:43:57me disent que
00:43:57vous n'aimez pas
00:43:58les végétariens
00:43:59alors je crois pas
00:44:00que ce soit le problème
00:44:01d'autres me disent
00:44:02que ce sont mes origines
00:44:02égyptiennes
00:44:03formidable parce qu'on
00:44:04attaque Nagui
00:44:05et on est un raciste
00:44:08c'est ça qu'il nous dit
00:44:08en sous-texte
00:44:09c'est merveilleux d'ailleurs
00:44:10on dit que Paris est sale
00:44:11on est misogyne aussi
00:44:12voilà
00:44:12donc tout ça
00:44:13n'a évidemment pas de sens
00:44:14en revanche
00:44:15ce qui a un sens
00:44:16c'est le fond
00:44:17c'est ça qui m'intéresse
00:44:18c'est toujours pareil
00:44:19quand on peut pas attaquer
00:44:20le raisonnement
00:44:20on attaque le raisonneur
00:44:22bon je veux dire
00:44:23c'est trop schiste
00:44:24certains me disent
00:44:26que vous n'aimez pas
00:44:26les végétariens
00:44:27oui non mais c'est grotesque
00:44:28exceptionnel
00:44:29c'est grotesque
00:44:29certains me disent
00:44:30que vous n'aimez pas
00:44:30les végétariens
00:44:31là il s'adresse
00:44:32à Charles Alonc
00:44:33il accue Charles Alonc
00:44:34d'être raciste
00:44:35c'est ça disons les choses
00:44:36Nagui dans cette déclaration
00:44:38Nagui dans cette déclaration
00:44:39est grotesque
00:44:40voilà
00:44:41dans cette déclaration
00:44:42serait-ce encore
00:44:43du conditionnel
00:44:44une volonté de déclencher
00:44:45l'ir populiste
00:44:46vu le nombre de messages
00:44:47de haine reçus
00:44:48pour vos déclarations
00:44:48engendrées
00:44:49je vous rassure Nagui
00:44:50on a tous des messages
00:44:51de haine
00:44:52vous n'êtes pas le seul
00:44:53tous autour de la table
00:44:54on en reçoit
00:44:56et plus encore
00:44:57peut-être que vous
00:44:58si c'est le cas
00:44:58je vous proposerai
00:44:59que de conditionnel
00:45:00décidément
00:45:01de nous retrouver
00:45:02face à un tribunal
00:45:03si c'est le cas
00:45:03je vous proposerai
00:45:04il devrait mettre un S
00:45:05peut-être un proposerai
00:45:05parce que
00:45:06c'est simplement
00:45:08du conditionnel
00:45:09mais bon
00:45:09là c'est du futur
00:45:10comment ?
00:45:11en effet là c'est du futur
00:45:12là c'est du futur
00:45:13et il ne met que du conditionnel
00:45:14bon donc
00:45:15on voit bien
00:45:16le climat
00:45:18c'est formidable quand même
00:45:19je veux dire
00:45:20c'est formidable
00:45:20Nagui c'est quelqu'un
00:45:22qui a beaucoup de succès
00:45:23qui est apprécié
00:45:25manifestement
00:45:25d'un grand public
00:45:26et qui fait un procès
00:45:28aux uns aux autres
00:45:29de racisme
00:45:30alors que lui-même
00:45:31est une vedette
00:45:31de la télévision
00:45:32c'est-à-dire
00:45:32que la France
00:45:33précisément
00:45:34n'a pas de
00:45:35il est peut-être
00:45:36gêné aux entournures
00:45:37sur la réalité
00:45:37des chiffres
00:45:38et des faits
00:45:39c'est-à-dire
00:45:39il fait une émission
00:45:40quotidienne
00:45:41sur France 2
00:45:41combien elle coûte
00:45:43combien elle rapporte
00:45:44en tout cas
00:45:45c'est des questions
00:45:46il n'y a personne
00:45:46il n'y a personne
00:45:46qui sont véritablement
00:45:48salariés par son entreprise
00:45:50est-ce que
00:45:51voilà
00:45:52on est en retard
00:45:529h52
00:45:53Thomas Hill
00:45:54Thomas Hill
00:45:55vous devriez recevoir Nagui
00:45:56pourquoi pas
00:45:57il pourrait venir
00:45:57sur Europe 1
00:45:58un matin
00:45:58bien sûr
00:45:59mais il est déjà venu
00:46:00sur Europe 1
00:46:01un matin
00:46:01dans Culture Média
00:46:02et bien vous lui poseriez
00:46:03des questions
00:46:04parce qu'on a le droit
00:46:05de poser des questions
00:46:05c'est de l'argent public
00:46:06ça n'enlève rien
00:46:07à sa qualité
00:46:07à son talent
00:46:08à tout ce que vous voulez
00:46:09sa déclaration
00:46:09n'est pas très heureuse
00:46:10me semble-t-il
00:46:11le programme
00:46:14le programme
00:46:16dans un instant
00:46:16on va parler notamment
00:46:17d'un doc sur l'arnaqueur
00:46:18de Paris
00:46:19je ne sais pas si vous avez
00:46:20entendu parler de cet homme
00:46:21vous savez qu'il voulait
00:46:22transformer des rues de Paris
00:46:24en centre de la gastronomie mondiale
00:46:26ça a été un fiasco intégral
00:46:28c'était quand ?
00:46:29tous les médias avaient suivi
00:46:30à l'époque
00:46:31il y avait eu des papiers partout
00:46:32on trouvait ça tous formidable
00:46:33et puis c'était il y a
00:46:35une dizaine d'années
00:46:35en 2014
00:46:36et ça s'est traduit
00:46:38par un fiasco
00:46:39bon
00:46:40écoutez
00:46:40on va vous écouter
00:46:41à 9h53
00:46:42on marque une pause
00:46:42on sera avec Laure Lavalette
00:46:43dans une seconde
00:46:44qui se présente
00:46:45à la mairie de Toulon
00:46:46et puis on sera également
00:46:47avec Bernard Pasquiteau
00:46:48parce qu'il a écrit
00:46:48Renaud les mots de sa vie
00:46:50donc ça va être intéressant
00:46:52et on pourra rappeler
00:46:53parce que c'est toujours
00:46:53la même chose
00:46:54il y a 50 ans
00:46:55c'était pas Trump
00:46:56qui était la cible
00:46:57c'était Ronald Reagan
00:46:58qu'on présentait
00:46:59comme un imbécile
00:47:00un homme du Far West
00:47:01un acteur
00:47:02et Margaret Thatcher
00:47:04que symbolisait cette chanson
00:47:06personne ne sera aussi con
00:47:08que Margaret Thatcher
00:47:10alors 40 ans plus tard
00:47:11la mort ramasse les copies
00:47:12comme dit l'autre
00:47:13et Margaret Thatcher
00:47:14on sait qu'elle a fait
00:47:15un super job
00:47:15un super boulot
00:47:16en Angleterre
00:47:18mais tous ces gens
00:47:19aujourd'hui
00:47:20qui ont la parole
00:47:20se trompaient de la même manière
00:47:21et Renaud en particulier
00:47:23ça enlève rien à son talent
00:47:24ça enlève rien à son talent
00:47:26Renaud
00:47:26mais ce qu'il disait
00:47:27c'était symbolique
00:47:29il fallait attaquer
00:47:30il faut toujours attaquer
00:47:32les gens de droite
00:47:32qu'est-ce que les gens disent
00:47:33la pause
00:47:36à tout de suite
00:47:37il est 10h01
00:47:44et on va être avec
00:47:45Bernard Pasquiteau
00:47:46que vous connaissez sans doute
00:47:47parce qu'il vient régulièrement
00:47:48nous voir
00:47:48lorsqu'il sort un livre
00:47:50qui est généralement
00:47:51une biographie
00:47:51et aujourd'hui
00:47:52c'est les mots de sa vie
00:47:54c'est consacré
00:47:55avec une très belle photo
00:47:55d'ailleurs
00:47:56de Renaud
00:47:57bonjour Bernard
00:47:58et bonne année à vous
00:47:59très belle photo de Renaud
00:48:01et vous nous verrez
00:48:02les mots de sa vie
00:48:03les mots de la germinale
00:48:06foi, enfance
00:48:07coluche
00:48:08etc
00:48:08et on les passera en revue
00:48:11tous ces mots
00:48:11et puis on écoutera peut-être
00:48:12un peu de Renaud également
00:48:13Somaya Labidi
00:48:14nous rappelle les titres
00:48:16Le bilan s'alourdit
00:48:205 morts au total
00:48:21à cause de l'épisode
00:48:22neigeux en France
00:48:233 personnes dans 2 accidents
00:48:24dans les Landes
00:48:25indiquent la préfecture
00:48:26et la gendarmerie
00:48:27et 2 en Ile-de-France
00:48:29dont le conducteur
00:48:30d'un VTC
00:48:30qui a chuté dans la Marne
00:48:31une autre personne
00:48:33est également décédée
00:48:34hier en fin d'après-midi
00:48:35dans un accident
00:48:35de la circulation
00:48:36après l'embrie
00:48:37en Seine-et-Marne
00:48:39à quelques heures
00:48:40de son entretien
00:48:41avec Sébastien Lecornu
00:48:42Arnaud Brousseau
00:48:43prévient
00:48:43le syndicat agricole
00:48:44appelle les paysans
00:48:45à poursuivre
00:48:46leur mobilisation
00:48:47jusqu'à ce soir
00:48:48et à continuer
00:48:49leurs actions
00:48:49en territoire
00:48:50le président
00:48:51de la FNSEA
00:48:52qui ajoute
00:48:53que le chiffon rouge
00:48:54reste le Mercosur
00:48:55traité que l'UE
00:48:56presse toujours la France
00:48:57de signer
00:48:58et puis deux jours
00:49:00après la capture
00:49:01du président
00:49:01Nicolas Maduro
00:49:02lors d'une opération
00:49:03militaire américaine
00:49:05Maria Corina Machado
00:49:07chef de l'opposition
00:49:08vénézuélienne
00:49:09et prix Nobel
00:49:10et prix Nobel
00:49:11de la paix 2025
00:49:12a affirmé hier
00:49:13prévoir de revenir
00:49:14je cite
00:49:14le plus vite possible
00:49:15dans son pays
00:49:16déclaration
00:49:17lors d'un entretien
00:49:18accordé à la chaîne
00:49:19américaine Fox News
00:49:20au cours duquel
00:49:21elle a détaillé
00:49:21son projet politique
00:49:23pour le Venezuela
00:49:24merci beaucoup
00:49:25Somaïa
00:49:26on va partir pour Toulon
00:49:27et nous sommes avec
00:49:28Laure Lavalette
00:49:29qui se présente
00:49:30aujourd'hui
00:49:30à la mairie de Toulon
00:49:31elle est députée
00:49:32du Rassemblement National
00:49:33elle a annoncé
00:49:34sa candidature
00:49:35hier
00:49:35bonjour madame
00:49:37et bonne et heureuse
00:49:38année à vous
00:49:39l'avantage
00:49:40si vous
00:49:41l'avantage
00:49:42si vous
00:49:42on n'a pas le même temps
00:49:43voilà
00:49:44l'avantage
00:49:44si vous
00:49:45déclarer à la mairie
00:49:48de Toulon
00:49:48c'est qu'on sait
00:49:48ce qu'on peut vous souhaiter
00:49:50bien évidemment
00:49:50c'est d'être élu
00:49:52alors on part
00:49:52pour cette ville de Toulon
00:49:53qui est je crois
00:49:54la ville où il y a
00:49:54le plus d'ensoleillement
00:49:55en France
00:49:56on est à 2800 heures
00:49:58d'ensoleillement
00:49:59par an
00:50:00par exemple à Paris
00:50:01il n'y en a que 1700
00:50:02il y a 1000 heures
00:50:03de différence d'ensoleillement
00:50:05entre Paris
00:50:05et Toulon
00:50:071000 heures
00:50:08c'est quasiment
00:50:093 heures par jour
00:50:10quand même
00:50:10bon
00:50:11vous avez envoyé
00:50:13hier
00:50:14paraît-il
00:50:14me dit-on
00:50:15un prospectus
00:50:16pour annoncer
00:50:17cette candidature
00:50:18et il n'y a pas
00:50:18l'affiche
00:50:19ou le slogan
00:50:20du rassemble
00:50:21pas le slogan
00:50:21d'ailleurs
00:50:22le logo
00:50:23du rassemblement
00:50:24national
00:50:24lors de la valette
00:50:26et ça a été commenté
00:50:27je voulais simplement
00:50:27savoir pourquoi
00:50:28parce que
00:50:30Pascal Praud
00:50:30vous savez
00:50:31une municipalité
00:50:32c'est la rencontre
00:50:34entre une personnalité
00:50:35une équipe
00:50:35un projet
00:50:36et des Toulonais
00:50:37je pense qu'il faut
00:50:38que ça rapproche
00:50:40les gens
00:50:40au-delà des étiquettes
00:50:41politiques
00:50:42pendant 3 ans
00:50:43vous nous avez vu faire
00:50:44nous ne sommes ni sectaires
00:50:45ni dogmatiques
00:50:46c'est vraiment
00:50:46dans cet esprit-là
00:50:47que j'ai voulu
00:50:48proposer aux Toulonais
00:50:50de les servir
00:50:51et de servir
00:50:51tous les Toulonais
00:50:52alors comme moi
00:50:53j'ai très mauvais esprit
00:50:54vous me connaissez
00:50:55je me suis dit
00:50:55que c'était pas ça du tout
00:50:56c'était pas la vraie raison
00:50:58la vraie raison
00:50:58c'est qu'il y a un maire
00:51:00du rassemblement national
00:51:01ex-FN
00:51:02qui a dirigé la ville
00:51:03entre 95-2001
00:51:05il s'appelait
00:51:05Jean-Marie Le Chevalier
00:51:06et ça s'est particulièrement
00:51:07mal passé
00:51:08et que le rassemblement
00:51:09vous pouvez avoir
00:51:10une image
00:51:11pourquoi pas
00:51:11auprès des Toulonnais
00:51:12sympathiques
00:51:13mais le passage
00:51:14du FN
00:51:15à Toulon
00:51:17n'a pas été
00:51:17une franche réussite
00:51:18certains disent même
00:51:19que le FN
00:51:20a ruiné la ville
00:51:21au point où
00:51:22c'est Hubert Falco
00:51:22qui avait été réélu
00:51:23en 2001
00:51:24donc c'est comme cela
00:51:25que je l'avais analysé
00:51:26est-ce que j'avais raison ?
00:51:28Vous êtes à côté
00:51:28de la plaque Pascal
00:51:29je suis confuse
00:51:30de vous le dire
00:51:30vous savez
00:51:31en 95
00:51:32j'avais 19 ans
00:51:33donc autant vous dire
00:51:34que j'étais
00:51:35très loin de ces préoccupations-là
00:51:36je ne suis comptable
00:51:37de rien
00:51:37la municipalité
00:51:39Le Chevalier
00:51:39évidemment n'était pas prête
00:51:40ça s'est avéré
00:51:42après dans les faits
00:51:43mais il faut se demander
00:51:44aussi pourquoi
00:51:44elle avait été élue
00:51:45je peux vous dire
00:51:46que la ville
00:51:47au sortir des mandats
00:51:48de M. Trucy
00:51:49était complètement exsangue
00:51:50elle était à deux doigts
00:51:51d'être sous la tutelle
00:51:52de la préfecture
00:51:53donc vous voyez
00:51:53il y avait un contexte
00:51:55très particulier
00:51:56encore une fois
00:51:57moi ce n'est pas
00:51:57les 30 dernières années
00:51:58qui m'intéressent
00:51:59mais c'est les 30 prochaines
00:52:00c'est ce qu'on va proposer
00:52:01pour rétablir
00:52:02la sécurité
00:52:03restaurer la confiance
00:52:04redynamiser les quartiers
00:52:05qui ont été oubliés
00:52:07donc on est vraiment
00:52:08sur une toute autre thématique
00:52:11Alors aujourd'hui
00:52:11c'est Mme Josée Massy
00:52:12qui est l'actuelle maire
00:52:13de Toulon
00:52:14elle a pris ses fonctions
00:52:15le 3 mai 2023
00:52:16elle est maire simplement
00:52:17depuis 2 ans et 8 mois
00:52:18elle n'est affiliée
00:52:19à aucun parti politique
00:52:21et elle était
00:52:21la première adjointe
00:52:22d'Hulbert Falco
00:52:23maire des Républicains
00:52:25de Toulon
00:52:25déchue de son mandat
00:52:26pour recel
00:52:27de détournement
00:52:28de fonds publics
00:52:29et elle est devenue maire
00:52:29donc le 3 mai 2023
00:52:31donc c'est une mairie
00:52:32qui est plutôt à droite
00:52:33le RN n'est pas franchement
00:52:34non plus au centre
00:52:35ou à gauche
00:52:36donc qu'est-ce qui va
00:52:37vous différencier précisément
00:52:38de cette candidature
00:52:40de droite
00:52:41à Toulon
00:52:42alors là c'est pas une
00:52:43enfin non Mme Massy
00:52:45n'est pas de droite
00:52:46Hubert Falco avait rallié
00:52:47souvenez-vous
00:52:47M. Macron
00:52:49donc non ça fait longtemps
00:52:50que la droite
00:52:50a déserté Toulon
00:52:51vous savez moi
00:52:52je ne suis l'héritière
00:52:53de personne
00:52:54d'aucun clan
00:52:55d'aucun système
00:52:55je pense que c'est vraiment
00:52:56ce qui va faire la différence
00:52:58dans cette belle ville
00:52:58de Toulon
00:52:59encore une fois
00:53:00le 14 janvier
00:53:01je présente
00:53:02ça va vous plaire
00:53:02le 15 de mes rêves
00:53:04avec cette petite connotation
00:53:06rubistique
00:53:06avec 15 personnalités
00:53:08qui vont m'aider
00:53:08à porter ce projet
00:53:09et après
00:53:10à diriger cette ville
00:53:12avec des profils
00:53:13et des expertises
00:53:14très très surprenantes
00:53:15j'ai un grand sportif
00:53:16qui vient
00:53:17qui vient
00:53:18m'épauler
00:53:19je vous en parlerai
00:53:20un peu plus tard
00:53:21ah bah oui
00:53:21mais si vous ne me dites pas
00:53:22qui est ce grand sportif
00:53:24c'est un rugbyman
00:53:24ou c'est un rugbyman
00:53:25j'imagine
00:53:26c'est un rugbyman
00:53:28vous savez Toulon
00:53:29est une ville
00:53:30qui vous intéressera
00:53:31vous savez on a le RCT
00:53:32le Sporting
00:53:33le handball féminin
00:53:34mais toutes les villes
00:53:35m'intéressent
00:53:35mais ce grand sportif
00:53:36c'est un rugbyman
00:53:37possiblement
00:53:40mais il va falloir
00:53:40encore attendre
00:53:41c'est un rugbyman
00:53:42qui forcément
00:53:42n'est plus en activité
00:53:43qu'un rugbyman
00:53:44qui est lié à Toulon
00:53:45il va falloir attendre
00:53:46un petit peu
00:53:46Pascal Praud
00:53:47on va essayer de trouver
00:53:48je pense que
00:53:49Joseph Maziklar
00:53:49en Thomas Bonnet
00:53:50regardez sportif
00:53:51rugbyman
00:53:52Toulon célèbre
00:53:53on va essayer
00:53:54de proposer
00:53:54de trois noms
00:53:55tant qu'à faire
00:53:55je vais vous dire
00:53:56que j'ai un champion
00:53:56de boxe
00:53:57j'ai un champion
00:53:58de boxe
00:53:58Frédéric Selyer
00:53:59qui a été
00:54:00quatre fois champion
00:54:00d'Europe
00:54:01qui a été deux fois
00:54:02sur la liste
00:54:02d'Hubert Falco
00:54:03et qui vient aussi
00:54:04nous épauler
00:54:04Ce qui m'intéresse
00:54:05au-delà des personnalités
00:54:06c'est ce que vous voulez faire
00:54:07pour Toulon
00:54:07et c'est ce qui va intéresser
00:54:09les Toulonais
00:54:10donc est-ce que vous pouvez
00:54:11nous dire deux
00:54:11trois mesures fortes
00:54:13que vous prendrez
00:54:14pour les Toulonais
00:54:15J'aurai deux chantiers
00:54:15urgents
00:54:17vous savez moi
00:54:18je m'inspire beaucoup
00:54:18de ce que les gens me disent
00:54:19mais aussi de ce que je vis
00:54:21je suis mère de famille
00:54:22j'ai cinq enfants
00:54:22je peux vous dire
00:54:23que la sécurité
00:54:24n'est pas le cadet
00:54:25de mes soucis
00:54:25c'est plutôt une grande priorité
00:54:27je vais réarmer moralement
00:54:29cette police municipale
00:54:30augmenter les effectifs
00:54:31faire une brigade
00:54:32une brigade de nuit
00:54:33une brigade 24-24
00:54:34et la sécurité
00:54:35sera le fil rouge
00:54:36parce que vous savez
00:54:37vous aurez beau faire
00:54:38la plus jolie maison de santé
00:54:39si vos parents ont peur
00:54:40d'y aller
00:54:40dès qu'il fait nuit
00:54:41à 17h en hiver
00:54:42ça n'aura pas de sens
00:54:43la même chose
00:54:44pour les étudiants
00:54:45qui peuvent sortir
00:54:46mais qu'ils ont la boule au ventre
00:54:48ça n'est pas possible
00:54:48donc la sécurité
00:54:50sera un fil rouge
00:54:50et après je vais lancer
00:54:51un grand plan quinquennal
00:54:53de réfection des routes
00:54:55parce que les chaussées
00:54:56et les trottoirs toulonnais
00:54:58sont absolument catastrophiques
00:54:59les toulonnais méritent mieux
00:55:00que la chaussée
00:55:01sur laquelle ils roulent
00:55:03et c'est vraiment
00:55:04une des préoccupations
00:55:05une des préoccupations majeures
00:55:07bon manifestement
00:55:07il fait plus beau chez vous
00:55:08que chez nous
00:55:09ça peut être Jérôme Galion
00:55:10par exemple
00:55:10qui avait le numéro 9
00:55:12jadis
00:55:12je vois que vous connaissez
00:55:14déjà Jérôme Galion
00:55:15ce qui est un indice
00:55:16donc
00:55:17en tout cas ce qui est sûr
00:55:19c'est que vous voyez
00:55:19derrière moi il y a la mairie
00:55:20j'ai vraiment envie
00:55:21de changer de façon de faire
00:55:22on salue les toulonnais
00:55:25on salue les militaires
00:55:26il y a toujours la base
00:55:26de Saint-Mandrier
00:55:27du côté de Toulon
00:55:28la base militaire de Toulon
00:55:30c'est le premier port militaire
00:55:32bien sûr
00:55:32le premier port militaire d'Europe
00:55:33bien sûr
00:55:34et c'est vrai que
00:55:35voilà j'ai envie
00:55:36j'avais donné la parole
00:55:37aux toulonnais
00:55:37avec l'association éponyme
00:55:39un avenir pour Toulon
00:55:40nous avions parlé
00:55:41sécurité, mobilité, politique sociale
00:55:43ben voilà
00:55:44ça y est
00:55:44aujourd'hui on y est
00:55:45on lance ce grand projet
00:55:47et on part à la rencontre
00:55:49des toulonnais
00:55:50et ben merci beaucoup
00:55:51Laure Lavallette
00:55:51et puis dans ces cas là
00:55:52comme on peut souhaiter
00:55:53bon courage
00:55:55ou bonne chance
00:55:55je ne sais pas
00:55:56à tous ceux qui s'engagent
00:55:57et également à ceux
00:55:58qui s'opposeront à vous
00:55:59merci d'être venu au micro
00:56:01de C News
00:56:03c'est intéressant
00:56:03puisqu'il y a trois villes
00:56:04Toulon, Nice, Marseille
00:56:06je rappelle
00:56:06qui peuvent être en effet
00:56:09remportées au prochain municipal
00:56:11il y a Menton aussi
00:56:11Menton
00:56:12mais plutôt oui
00:56:14les trois
00:56:15je pense aux trois
00:56:15parce que les trois
00:56:16sont extrêmement significatives
00:56:18c'est vrai que ces municipales
00:56:21vont être formidables
00:56:21Nice, Marseille, Toulon
00:56:22c'est vraiment
00:56:23Lyon peut basculer
00:56:24Bordeaux peut basculer
00:56:25Nantes peut basculer
00:56:26Rennes peut basculer
00:56:27Strasbourg peut basculer
00:56:28Paris peut basculer
00:56:30bon
00:56:30donc ça
00:56:31je ne mettrais pas
00:56:32toutes ces villes-là
00:56:33sur le même plan
00:56:33je pense qu'il y a des villes
00:56:34où c'est moins bien parti
00:56:36pour qu'ils basculent
00:56:37oui je suis d'accord
00:56:38dans le sud-est
00:56:38c'est intéressant
00:56:39le RN peut emporter
00:56:41en effet de nombreuses villes
00:56:42il faut savoir quand même
00:56:44que ça veut dire
00:56:44qu'ils vont avoir
00:56:44un certain nombre
00:56:45de sénateurs aussi
00:56:46alors ça paraît anecdotique
00:56:47mais c'est-à-dire qu'ils vont avoir
00:56:47un groupe au Sénat
00:56:48ça fait passer le RN
00:56:49aussi dans une autre sphère
00:56:51et le fait qu'elle ne mette pas
00:56:52le logo du RN
00:56:52ça montre aussi
00:56:53une forme d'ouverture
00:56:54à l'union des droites
00:56:55c'est-à-dire qu'elle veut
00:56:56aller les draguer
00:56:57au-delà de simplement
00:56:58l'électorat RN
00:56:59ou alors ça montre aussi
00:57:00un autre phénomène
00:57:01qu'on somme
00:57:02durant ces municipales
00:57:03c'est l'avènement
00:57:04ou en tout cas
00:57:05la percée de candidats
00:57:07non estompités
00:57:07par des partis politiques
00:57:09je pense à Michel Aulas
00:57:10notamment
00:57:11Jean-Michel Aulas
00:57:12je pense à
00:57:13Robert Ménard
00:57:14de Certine
00:57:15mais Robert Ménard
00:57:17il y a notre collègue
00:57:20Olivier Galzy
00:57:21qui se présente
00:57:21à Avignon
00:57:22il a une chance
00:57:23il y avait un sondage
00:57:25qui le donnait
00:57:25au coup d'à-coup
00:57:27justement
00:57:27avec le candidat
00:57:28du Rassemblement National
00:57:29il a une chance
00:57:30donc il est prêt
00:57:31Jean-Michel Aulas
00:57:31c'est investi
00:57:32par les partis politiques
00:57:33quand même
00:57:33Jean-Michel Aulas
00:57:34c'est investi
00:57:34par Renaissance
00:57:35Horizons
00:57:35le cas Avignon
00:57:37par exemple
00:57:37parce que c'est intéressant
00:57:38c'est un ancien confrère
00:57:39donc c'est intéressant
00:57:40Olivier Galzy
00:57:40il aura une étiquette
00:57:42non mais c'est intéressant
00:57:44de voir
00:57:44le journalisme
00:57:45mène à tout
00:57:46à condition d'en sortir
00:57:47paraît-il
00:57:48non non
00:57:48il n'aura pas
00:57:49d'étiquette
00:57:50donc il aura
00:57:51un candidat
00:57:52en face de lui
00:57:53c'est par les LR
00:57:54il y a Julien Aubert
00:57:55qui devait se présenter
00:57:56donc il n'y aura pas
00:57:57de candidat LR
00:57:57à Avignon
00:57:58et Julien Aubert
00:57:59finalement
00:57:59s'est désisté
00:58:00il y aura un candidat
00:58:02macroniste
00:58:02non
00:58:03Horizons
00:58:03s'est désisté
00:58:04pour lui
00:58:04donc il est
00:58:05il peut gagner
00:58:06il a quand même
00:58:08le sérieux
00:58:09comme Patrick de Caoli
00:58:11s'avait gagné à Arles
00:58:12c'est ça
00:58:12oui alors Avignon
00:58:13c'est une ville
00:58:13plus grande que Arles
00:58:15c'est 250
00:58:17dans la communauté urbaine
00:58:19d'Avignon
00:58:20bon
00:58:21nous revenons
00:58:23nous revenons
00:58:24à cette audiovisuelle
00:58:26publique
00:58:27les
00:58:27convocations
00:58:29reprises
00:58:30c'était Thomas
00:58:31il y a une réunion
00:58:32aujourd'hui
00:58:32vous savez c'est
00:58:33Jérémy Patrier-Létius
00:58:34qui a annoncé
00:58:34à ce que cette réunion
00:58:35puisse se tenir
00:58:36simplement pour rappeler
00:58:37un peu tout le monde
00:58:37à l'ordre
00:58:38et remettre
00:58:39les points
00:58:40sur les i
00:58:40et de dire
00:58:41voilà maintenant
00:58:41ça doit se passer
00:58:42dans une forme
00:58:43de sérénité
00:58:44parce qu'il y a eu
00:58:44beaucoup de critiques
00:58:45mais les éditions
00:58:46oui vont reprendre
00:58:47comme c'était prévu
00:58:47il n'est pas question
00:58:48que ça s'arrête
00:58:49moi on l'a dit
00:58:50ce qu'on veut simplement
00:58:51c'est 4 milliards
00:58:53l'audiovisuel public
00:58:544 milliards
00:58:56donc on veut
00:58:58quand Nagui dit
00:58:59qu'il fait gagner
00:59:01de l'argent
00:59:01à France Télévisions
00:59:02c'est très possible
00:59:03mais il se trouve
00:59:03que France Télévisions
00:59:04en perd
00:59:04de l'argent
00:59:05donc c'est déficitaire
00:59:07donc ces 4 milliards
00:59:08on pourrait les attribuer
00:59:09ailleurs
00:59:09parce qu'on n'a plus d'argent
00:59:10donc la question
00:59:13forcément
00:59:13elle se pose
00:59:14des sociétés de production
00:59:16elle se pose
00:59:17est-ce que tu dois payer
00:59:18des sociétés de production
00:59:19ou pas
00:59:20et évidemment
00:59:21les questions
00:59:22peuvent être posées
00:59:22elles sont légitimes
00:59:23puisque c'est notre argent
00:59:24donc voyez le sujet
00:59:25de Michael Dos Santos
00:59:2618 décembre dernier
00:59:29les journalistes
00:59:30Patrick Cohen
00:59:31et Thomas Legrand
00:59:32sont entendus
00:59:33à l'Assemblée Nationale
00:59:34ces auditions
00:59:35seront les dernières
00:59:36le président
00:59:38de la commission d'enquête
00:59:39Jérémy Patry
00:59:40et Lettus
00:59:41décident de suspendre
00:59:42l'envoi des convocations
00:59:43le motif
00:59:44des altercations
00:59:45à répétition
00:59:46comme quand la députée
00:59:48insoumise
00:59:48Ercilia Soudet
00:59:49s'en prend à l'humoriste
00:59:50Sophia Aram
00:59:51on a une Sophia Aram
00:59:52ça fait 20 ans
00:59:53qu'elle raconte
00:59:54des dingueries
00:59:54elle a un humour raciste
00:59:55on a une Sophia Aram
00:59:56on est où ici ?
00:59:57on est dans une cour d'école ?
00:59:59la question c'est quoi ?
00:59:59allez m'apprendre à parler
01:00:00monsieur le président
01:00:01non mais je vais vous apprendre
01:00:02à parler dans cette commission
01:00:03d'enquête
01:00:03ça c'est sûr
01:00:04une semaine plus tôt
01:00:05lors de l'audition
01:00:06de la présidente de France Télévisions
01:00:07Delphine Ernot
01:00:08les députés insoumis
01:00:10avaient déjà provoqué
01:00:11la suspension de la séance
01:00:13Madame Soudet
01:00:14si vous vous donnez
01:00:14l'image lamentable
01:00:15des députés de cette assemblée
01:00:16c'est votre droit
01:00:16moi je ne suis pas président
01:00:17d'une commission d'enquête
01:00:18je ne suis pas président
01:00:19d'une commission d'enquête
01:00:20qui donne une image lamentable
01:00:21de notre assemblée nationale
01:00:22d'accord ?
01:00:22donc on se calme
01:00:23pour éviter que ces situations
01:00:25ne se répètent
01:00:25une réunion de bureau
01:00:26a été convoquée
01:00:27cet après-midi à 16h
01:00:29le rapporteur Charles Laloncle
01:00:31les membres du bureau
01:00:32et un représentant
01:00:33par groupe politique
01:00:33seront présents
01:00:34Jérémy Patrie et Lettus
01:00:36également
01:00:36dans une lettre
01:00:38le président de la commission
01:00:39dévoile l'objectif
01:00:40de cette réunion
01:00:41pas de détournement
01:00:42de notre commission
01:00:43pour la transformer
01:00:44en tribunal politique
01:00:45en procès individuel
01:00:47ou en lieu
01:00:48de la politique spectacle
01:00:49De son côté
01:00:50le rapporteur Charles Laloncle
01:00:51déplore le retard
01:00:52dans la transmission
01:00:53d'éléments
01:00:54exigés à France Télévisions
01:00:55le député UDR
01:00:57espère que la suite
01:00:58de cette commission
01:00:59permettra d'apporter
01:01:00des réponses
01:01:01notamment sur les sociétés
01:01:03de production
01:01:03Bon
01:01:04c'est quand même
01:01:05le nerf de la guerre
01:01:07c'est l'argent
01:01:07Moi je trouve ça fascinant
01:01:08la façon avec laquelle
01:01:09est traité Charles Laloncle
01:01:10dans l'espace médiatique
01:01:11vous avez cité tout à l'heure
01:01:11les propos de Nagui
01:01:12moi je les trouve
01:01:13vraiment inadmissibles
01:01:14c'est à dire qu'on accuse
01:01:15ce député
01:01:16parce qu'il fait son travail
01:01:16d'être raciste
01:01:17c'est ça qui est dit
01:01:18clairement dans ce post Instagram
01:01:19quand Paul Vannier
01:01:21de la France Insoumise
01:01:22menait les procès staliniens
01:01:24contre François Bayrou
01:01:25dans l'affaire Bétarame
01:01:25dans le cadre d'une autre commission
01:01:26il était reçu partout
01:01:28et on disait
01:01:29ah mais vous êtes vraiment
01:01:29voilà l'honneur
01:01:31de ce métier
01:01:31de la profession
01:01:32et merci de mettre au clair
01:01:33ce qui se passe
01:01:34quand M. Saint-Toul
01:01:36a reçu un certain nombre
01:01:37d'entre vous
01:01:38à l'audition de la même manière
01:01:39et a mené des auditions
01:01:40très agressives
01:01:41je n'ai pas vu
01:01:42les mêmes cris d'orfraie
01:01:43donc je trouve
01:01:43le sort réservé à Charles Laloncle
01:01:45mais vraiment insupportable
01:01:47et je me demande
01:01:47jusqu'où ça va aller
01:01:49parce que là
01:01:49on l'accuse de racisme
01:01:50c'est quoi l'étape d'après
01:01:51mais Charles Laloncle
01:01:53son problème
01:01:53j'ai envie de dire
01:01:54c'est comme ses news
01:01:55c'est qu'il est très bon
01:01:57donc ça les agace
01:01:59et le problème souvent
01:02:01qu'on a dit avec ses news
01:02:02ce qui les agace
01:02:03c'est que ça marche
01:02:03et Charles Laloncle
01:02:05il est plutôt très intelligent
01:02:07il pose des questions
01:02:08plutôt précises
01:02:09il ne s'énerve jamais
01:02:11il ne fait pas de foot
01:02:12et il pose
01:02:14et effectivement
01:02:15il revient sur les questions
01:02:16quand il n'a pas la réponse
01:02:17donc en fait
01:02:18ça les agace
01:02:19c'est comme Laure Debray
01:02:19c'est-à-dire qu'il faut bien comprendre
01:02:21que ces gens-là
01:02:22n'ont pas l'habitude
01:02:24d'être attaqués
01:02:25donc on l'a vu
01:02:26avec un éditorialiste
01:02:28de France Inter
01:02:28ils n'ont pas l'habitude
01:02:30je vous avais cité
01:02:31ce parallèle
01:02:32avec ce film
01:02:32Z
01:02:33où les colonels
01:02:34Jean-Louis Trintignant
01:02:35les interroge
01:02:37dans le régime des colonels
01:02:38ils disent
01:02:38mais comment ils osent
01:02:39ils n'ont pas l'habitude
01:02:42et là
01:02:43ces donneurs de leçons
01:02:44ces donneurs de morale
01:02:45sont sur le grill
01:02:46et c'est eux
01:02:47qu'on interroge
01:02:48d'habitude
01:02:49c'est Nagui
01:02:50qui pose la question
01:02:50à la dame
01:02:51et qui lui dit
01:02:51il ne faut pas prendre
01:02:52une grosse voiture
01:02:53madame
01:02:54pour voyager
01:02:56c'est pas bien
01:02:56c'est eux qui font la leçon
01:02:58d'habitude
01:02:58sur le monde entier
01:03:00et là
01:03:02c'est le contraire
01:03:02on leur dit
01:03:03mais cet argent
01:03:04il vient d'où
01:03:05donc ils ne sont pas contents
01:03:06en fait
01:03:07ils ne sont pas habitués
01:03:08il faut qu'ils s'habituent
01:03:10parce que ça change
01:03:11donc voilà
01:03:12et Charles Lalonde
01:03:13il est courageux
01:03:14et tu en prends dans la figure
01:03:16vous avez raison
01:03:17mais comme vous
01:03:19comme nous
01:03:19c'est comme ça
01:03:21c'est comme ça
01:03:22et le public
01:03:23l'espace médiatique
01:03:24il est déconnecté du public
01:03:25le public
01:03:26il veut savoir
01:03:27le public
01:03:28si vous lui dites
01:03:28que ça coûte 4 milliards
01:03:29quand ils vont connaître
01:03:30les sommes
01:03:31le public
01:03:32ça va tanguer
01:03:33ils ne veulent surtout pas
01:03:34que ça se sache
01:03:34parce que ces beaux esprits
01:03:36qui donnent des leçons
01:03:38ils ne veulent surtout pas
01:03:39que ça se sache
01:03:39l'argent qu'ils ont
01:03:40parce que là
01:03:41ils peuvent venir
01:03:44sur les plateaux de télévision
01:03:45défendre
01:03:46certaines catégories
01:03:47parfois défavorisées
01:03:49mais eux
01:03:50ils sont au chaud
01:03:52il n'y a pas de soucis
01:03:52ils ne veulent pas aussi
01:03:54qu'on montre
01:03:55on mette à jour
01:03:55comme l'oncle fait
01:03:56tout un système
01:03:57c'est le système
01:03:58de loi de prod
01:03:58le détournement
01:03:59des intermittents du spectacle
01:04:00et tous ces éléments
01:04:02enfin ça
01:04:03c'est quand même
01:04:04un vrai scandale
01:04:05c'est extraordinaire
01:04:06il dit à moindre coût
01:04:07sa déclaration
01:04:09Nagui
01:04:09elle m'a fait rire
01:04:10elle dit à moindre coût
01:04:11il dit lui-même
01:04:12qu'il ne paye pas très bien
01:04:13les gens
01:04:13c'est nous qui payons
01:04:15bon
01:04:17on s'est encore fait
01:04:20quelques habits
01:04:20c'est un métier
01:04:22à force
01:04:23de faire des habits
01:04:24ce que vous voulez
01:04:25que je vous dise
01:04:26c'est la vie
01:04:27ils ne sont pas habitués
01:04:28les questions sont précises
01:04:30qui donnent des réponses précises
01:04:31et qu'on passe à autre chose
01:04:31si on pouvait avoir
01:04:32une discussion entre adultes
01:04:33une fois dans ce pays
01:04:33vous n'y arriverez pas
01:04:36je sais bien
01:04:36mais c'est malheureux
01:04:37on va parler de Renaud
01:04:38vous n'avez pas
01:04:39par exemple
01:04:39il y a des personnes
01:04:42dont on le sait
01:04:42qui ont des responsabilités
01:04:44importantes au sein
01:04:45de France Télévisions
01:04:46et qui sont en même temps
01:04:47adjointes au maire de Paris
01:04:48à la maire de Paris
01:04:49d'accord ?
01:04:50M. N. Gatcha par exemple
01:04:51et Mme Ernaud
01:04:53refuse de donner son salaire
01:04:55en disant que c'est
01:04:56un élément privé
01:04:56ben non c'est pas
01:04:57un élément privé
01:04:58quand une personne
01:04:59touche à la fois
01:05:00pour être à la direction
01:05:01de France Télévisions
01:05:02et en même temps
01:05:02pour faire le tour du monde
01:05:04et la propagande
01:05:05d'ailleurs qui a échoué
01:05:06de Mme Hidalgo
01:05:07qui cherche
01:05:08désespérément à se recaser
01:05:09je suis désolé
01:05:10oui mais je vous l'ai dit
01:05:11Mme Hidalgo
01:05:12certains ont eu
01:05:12une joie mauvaise
01:05:13parce qu'elle n'a pas été reçue
01:05:15à l'ONU
01:05:16mais ils vont nous la refiler
01:05:17ici en France
01:05:18absolument
01:05:18ils vont nous la recaser
01:05:19quelque part
01:05:20donc c'est pas une bonne chose
01:05:22pour nous
01:05:22à la cour des comptes
01:05:23croyez-moi
01:05:23ils vont la mettre
01:05:24ben voilà
01:05:24le PS
01:05:25ils sont très forts
01:05:26je vous assure
01:05:27ils sont très très forts
01:05:28moi ce qu'il y a ici
01:05:28il va quitter
01:05:29la cour des comptes
01:05:29il faut bien
01:05:30la cour des comptes
01:05:31mais bien sûr
01:05:32ils vont accorder
01:05:33les milliards de part
01:05:35les sites
01:05:36bon Renaud
01:05:38d'abord
01:05:38Bernard Pascuto
01:05:40Renaud
01:05:40les mots de sa vie
01:05:41et on aime bien recevoir
01:05:42le matin évidemment
01:05:43quelqu'un qui nous change
01:05:45de notre univers
01:05:46le plus classique
01:05:47de l'actualité
01:05:48Renaud
01:05:49bon
01:05:49d'abord comment va-t-il
01:05:50est-ce que vous l'avez rencontré ?
01:05:52pas pour le livre
01:05:53non
01:05:54c'est ennuyeux quand même
01:05:55j'ai rencontré son avocat
01:05:56j'ai rencontré son frère jumeau
01:05:58un de ses meilleurs amis
01:06:01Jean-Pierre Bucolo
01:06:02qui est son compositeur
01:06:04voilà
01:06:05non non mais je n'avais pas
01:06:07à le rencontrer
01:06:08pour faire ce livre
01:06:08c'est un choix subjectif
01:06:11et pourquoi vous avez choisi Renaud ?
01:06:12parce que vous êtes un fan de Renaud ?
01:06:15ben moi je suis
01:06:15j'ai eu des liens avec lui
01:06:17il y a une quarantaine d'années
01:06:19pendant quelques années
01:06:21et c'est quelqu'un
01:06:22que j'aime énormément
01:06:23et comme je le raconte
01:06:25dans l'introduction
01:06:26c'était quelqu'un au départ
01:06:28dont j'aimais énormément
01:06:29les chansons
01:06:30mais le personnage
01:06:31me plaisait moins
01:06:32et puis le jour
01:06:33où j'ai pu le rencontrer
01:06:36pour une interview
01:06:38j'ai craqué totalement
01:06:39pour l'homme
01:06:41qui comme souvent
01:06:42ça arrive
01:06:43est à peu près
01:06:45à l'inverse de l'image
01:06:46qu'il donnait publiquement
01:06:48c'est-à-dire ?
01:06:49ben c'est-à-dire
01:06:50il est très humain
01:06:51c'est un affectif
01:06:52c'est un tendre
01:06:53mais vous ne trouvez pas
01:06:54que c'est son image
01:06:54publique ça ?
01:06:56que ce n'est pas son image
01:06:57d'artiste ?
01:06:57non mais là
01:06:57vous parlez d'aujourd'hui
01:06:59mais moi je vous parle
01:07:00du début des années 80
01:07:01il y avait un côté
01:07:03rebelle
01:07:04violent
01:07:04souvenez-vous
01:07:06de certaines chansons
01:07:07comme dans mon HLM
01:07:09où est-ce que j'ai mis
01:07:10mon flingue
01:07:10etc
01:07:11c'était une image
01:07:13c'était une image
01:07:13assez violente
01:07:15et assez contestataire
01:07:16d'ailleurs
01:07:18bon
01:07:19et en fait
01:07:19il est
01:07:20c'est un tendre
01:07:22c'est un
01:07:23c'est un affectif
01:07:25c'est
01:07:27c'est
01:07:27c'est un sensible
01:07:28c'est un artiste
01:07:30c'est un complexe
01:07:31c'est un artiste
01:07:32alors
01:07:32dans tous les mots
01:07:34évidemment
01:07:34il y a le mot alcool
01:07:35il vous dit que Renaud
01:07:35n'est pas un alcoolique
01:07:36au sens où on l'entend
01:07:37habituellement
01:07:37à vrai dire
01:07:38il n'est pas un alcoolique
01:07:39il n'a pas besoin d'alcool
01:07:40pour se sentir bien
01:07:41pour écrire
01:07:41pour transcender son talent
01:07:42il a ressenti depuis longtemps
01:07:44un besoin maladif d'alcool
01:07:45quand il s'agissait
01:07:45de chasser démons
01:07:46et forces obscures
01:07:47il n'est pas aisé
01:07:48de poser des mots
01:07:49sur de telles distorsions
01:07:50de l'esprit
01:07:51c'est une forme de maladie
01:07:52qui touche le mental
01:07:53quand on parvient à la cerner
01:07:54on découvre que ce n'est pas
01:07:55la vérité facile à dire
01:07:56ce n'est pas non plus
01:07:57une vérité que l'on peut
01:07:58facilement s'avouer
01:07:59d'abord c'est très bien écrit
01:08:00comme toujours avec vous
01:08:01Bernard Pasquiteau
01:08:03c'est vrai que c'est intéressant
01:08:04le regard que vous portez
01:08:06sur l'alcoolisme
01:08:06qui va même
01:08:07au-delà de Renault
01:08:08et sur certaines gens
01:08:09parfois qui sont victimes
01:08:10de cela
01:08:10oui moi justement
01:08:12grâce à ma proximité
01:08:14notamment avec
01:08:14des tout proches
01:08:16de Renault
01:08:17j'ai compris
01:08:17il y a bien longtemps
01:08:19maintenant
01:08:19que ce n'était pas
01:08:20un alcoolique
01:08:21c'est quelqu'un
01:08:22qui à un moment donné
01:08:23a bu
01:08:24parce que
01:08:25pour se défendre
01:08:27de certains démons
01:08:28alors ça
01:08:29ça peut être
01:08:29atavique
01:08:30il y a des origines
01:08:32très très très
01:08:34très compliquées
01:08:35avec des problèmes
01:08:38on l'a vérifié
01:08:39au fil des années
01:08:40de schizophrénie
01:08:41voilà
01:08:43et donc
01:08:43c'est une manière
01:08:45de défense
01:08:46c'est pas quelqu'un
01:08:46qui buvait
01:08:48voilà
01:08:50comme un alcoolique
01:08:51on va voir
01:08:53une archive
01:08:53de Renault
01:08:54on est en 1978
01:08:55alors il faut bien
01:08:56vous vous êtes
01:08:57je ne sais pas
01:08:57de quelle année
01:08:58vous êtes Bernard
01:08:59la même année
01:08:59que Renault
01:09:00à trois mois près
01:09:0052
01:09:01bon
01:09:01et alors moi
01:09:02je suis un peu plus jeune
01:09:03que vous
01:09:04mais il faut bien
01:09:04comprendre la déflagration
01:09:05qui a eu lieu
01:09:06quand Renault
01:09:07est arrivé en 76
01:09:0877
01:09:09ou 78
01:09:09pour la jeune génération
01:09:10que nous étions
01:09:11pourquoi
01:09:11parce qu'à la télévision
01:09:12il y avait
01:09:12Joe Dassin
01:09:13Sylvie Vartan
01:09:14Chella
01:09:14etc
01:09:15et tout d'un coup
01:09:16Renault arrivait
01:09:17à la télévision
01:09:18c'était le premier
01:09:19je pense
01:09:19Bernard Lavillier
01:09:20n'était pas
01:09:20à la télévision
01:09:21Trust évidemment
01:09:22n'était pas
01:09:22à la télévision
01:09:23tout c'est bon
01:09:24c'était quand même
01:09:25un ovni
01:09:26pour nos parents
01:09:26nos grands-parents
01:09:27etc
01:09:27et je crois que la première
01:09:28d'ailleurs
01:09:29elle a été chez
01:09:29Daniel Gilbert
01:09:30c'est sa première TV
01:09:32et c'est vrai
01:09:33que vous parliez
01:09:33dans mon HLM
01:09:34dans mon HLM
01:09:35il y a une
01:09:36cette chanson
01:09:38elle est formidable
01:09:39Gérard
01:09:40le 33 tour
01:09:44où il est avec
01:09:44le blouson de cuir
01:09:46qui est très fort
01:09:48et puis laisse béton
01:09:49bon
01:09:49c'est vraiment
01:09:50une déflagration
01:09:51qui arrive
01:09:52c'est une nouvelle chanson
01:09:53et je fais un parallèle
01:09:54avec les bronzés
01:09:55d'ailleurs
01:09:55parce qu'ils arrivent ensemble
01:09:56c'est un nouvel humour
01:09:57une nouvelle chanson française
01:09:59il y a Coluche
01:09:59qui est là depuis
01:10:00quelques années
01:10:01depuis 3-4 ans
01:10:02et arrive donc Renaud
01:10:04arrive les bronzés
01:10:05et tout ça
01:10:05c'est une époque
01:10:07viens chez moi
01:10:08j'habite chez une copine
01:10:09viens chez moi
01:10:09j'ai le coeur comme une éponge
01:10:10spéciale pour filles en pleurs
01:10:11heureusement
01:10:12parce que ma tronche
01:10:13c'est pas vraiment une fleur
01:10:14viens chez moi
01:10:15j'habite chez une copine
01:10:16voilà
01:10:17un bon du qu'huitième
01:10:19le HLM
01:10:21alors on chantait ça
01:10:22nous on était
01:10:22dans mon HLM
01:10:25il y a un espèce de gardé
01:10:27Nataga
01:10:29suite à payer 20 briques
01:10:31sont deux pièces
01:10:32plus loggia
01:10:33vous n'écoutiez pas ça
01:10:37je suis sûr
01:10:37Vincent Herbouet
01:10:38si
01:10:40ça aussi
01:10:42oui
01:10:42ça aussi
01:10:43mais bon
01:10:43écoutez l'archive
01:10:44en tout cas
01:10:45de 1978
01:10:46Renaud
01:10:46nous ne sommes pas
01:10:49dans le Tennessee
01:10:50ou sur la côte ouest
01:10:51mais dans les rues de Meudon
01:10:52au guidon du chopper
01:10:54Renaud
01:10:54l'étoile de la zone
01:10:55il ne connait pas l'anglais
01:10:57il parle l'argot
01:10:57le verlan
01:10:58il manie l'expression populaire
01:10:59avec maestria
01:11:00et tout un public le comprend
01:11:02après des années difficiles
01:11:03où il fut magasiné
01:11:04plongeur
01:11:05représentant
01:11:06liftier
01:11:06tout en continuant
01:11:07à gratter de la guitare
01:11:08le voici aujourd'hui
01:11:10sur le podium
01:11:10des hits parades
01:11:11mais c'est toujours
01:11:12dans la même baraque
01:11:13qu'il répète
01:11:13avec ses copains
01:11:14les jeunes
01:11:31surtout les jeunes
01:11:32des milieux urbains
01:11:33reconnaissent leur langage
01:11:35et leurs préoccupations
01:11:37les faits divers
01:11:38que je chante
01:11:39ils ont tous vécu
01:11:40ce que je chante
01:11:40plus ou moins
01:11:40et ils le ressentent bien
01:11:42parce que je pense
01:11:43l'exprimer
01:11:43dans leur langage
01:11:44on n'est pas là
01:11:46pour se faire engueuler
01:11:47on est là
01:11:48pour voir le défiler
01:11:49on n'est pas là
01:11:51pour se faire piétiner
01:11:52on est là
01:11:53pour voir le défiler
01:11:54si tout le monde
01:11:56était resté chez soi
01:11:57ça ferait du tort
01:11:58à la république
01:11:59si dans le retard
01:12:02quand la reine reviendra
01:12:03ma parole
01:12:04nous reviendra pas
01:12:05il y a toujours
01:12:07une liberté
01:12:07quand on voit
01:12:08ces images
01:12:08et une proximité
01:12:09entre les stars
01:12:10et les journalistes
01:12:11qui n'existent plus
01:12:11non plus aujourd'hui
01:12:12et puis il est beau
01:12:14il est très très beau
01:12:15il a une gueule extraordinaire
01:12:17c'est un beau mec
01:12:17oui oui
01:12:18très beau
01:12:19très intelligent
01:12:22dans les yeux
01:12:25dans le sourire
01:12:26enfin le sourire
01:12:28il n'y en a pas trop
01:12:29avec Renaud
01:12:30et puis il y a une écriture
01:12:31parce que
01:12:32c'est lui qui écrivait
01:12:33par exemple en clock
01:12:34c'est lui qui écrit
01:12:34Mistral Gagnon
01:12:35c'est lui
01:12:35il y a une poésie
01:12:36je trouve
01:12:37c'est vraiment magnifique
01:12:38les textes de Renaud
01:12:40c'est lui qui écrit
01:12:41tout le temps
01:12:42et puis il y a une chanson
01:12:43dont je voudrais parler
01:12:44parce que j'ai consacré
01:12:45une entrée
01:12:45qui s'appelle
01:12:46deuxième génération
01:12:47oui
01:12:48qui est une chanson
01:12:49extraordinaire
01:12:50visionnaire
01:12:51donc 1983
01:12:52à peu près
01:12:53moi j'ai été pétrifié
01:12:55le jour où j'ai entendu
01:12:56cette chanson
01:12:56à l'époque
01:12:57en 83
01:12:58et je le suis toujours
01:13:00aujourd'hui
01:13:00parce qu'il annonçait
01:13:01tout ce qui se passe
01:13:02aujourd'hui
01:13:03les gamins
01:13:03qui tuent
01:13:04à coups de couteau
01:13:05vous pouvez rappeler
01:13:07le titre de cette chanson
01:13:08deuxième génération
01:13:09deuxième génération
01:13:10donc moi celle-là
01:13:11j'ai 15 ans
01:13:12je vis chez mes vieux
01:13:13à la Courneuve
01:13:14et déjà là
01:13:15vous avez
01:13:15à peu près tout compris
01:13:17et voilà
01:13:19il décrit
01:13:21un monde
01:13:21donc on a retrouvé
01:13:2320 ans après
01:13:23avec la crise
01:13:25des banlieues
01:13:26et puis
01:13:27encore plus
01:13:28aujourd'hui
01:13:2940 ans après
01:13:30et je trouve
01:13:31que c'est une chanson
01:13:32totalement visionnaire
01:13:33on n'est pas
01:13:33à Loubard
01:13:34on le devient
01:13:34écrivez-vous
01:13:34était-il
01:13:35dès le départ
01:13:35un Loubard
01:13:36non bien sûr
01:13:36il n'en avait
01:13:37aucune référence
01:13:38ni par son milieu familial
01:13:39ni par son éducation
01:13:40ni par sa culture
01:13:41et pas plus
01:13:41par son lieu de naissance
01:13:42le 14ème
01:13:43bon on connaît bien
01:13:44la vie maintenant
01:13:44de Renaud
01:13:44c'est un gosse de bourgeois
01:13:45c'est un gosse
01:13:47de petits bourgeois
01:13:49c'est un
01:13:50son père était
01:13:51professeur
01:13:52d'allemand
01:13:53traducteur
01:13:54sa mère était
01:13:56femme à la maison
01:13:57elle avait 4 enfants
01:13:58à s'occuper
01:13:59ils habitaient
01:14:00les immeubles
01:14:01des périphériques
01:14:02de Paris
01:14:03dans le 14ème
01:14:04voilà
01:14:07donc c'est
01:14:07ni un Loubard
01:14:09ni comme on l'a pu lire
01:14:10aussi à l'époque
01:14:11un enfant de Neuilly
01:14:13qui cache bien son jeu
01:14:14bon vous parlez évidemment
01:14:16de sa fidélité
01:14:17Dominique la femme de sa vie
01:14:18j'ai été fidèle longtemps
01:14:19j'étais sûr que je pourrais
01:14:20le rester toute ma vie
01:14:21mais cet été en tournée
01:14:22j'ai craqué
01:14:22je lis ça dans le livre
01:14:25et puis vous parlez également
01:14:26de sa relation avec sa fille
01:14:27Lolita
01:14:27toute la France connaît
01:14:29ce prénom Lolita
01:14:30grâce à lui
01:14:30il y avait également
01:14:32le livre
01:14:33on l'a pu grandir
01:14:33au fil des chansons
01:14:34ouais mais c'est vrai
01:14:35que c'est bon
01:14:36alors est-ce que vous êtes
01:14:37tous des fans de Renaud
01:14:38ou est-ce qu'il y a des gens
01:14:39qui sont allergiques
01:14:40à Renaud
01:14:41Vincent Hervouet
01:14:42totalement indifférent
01:14:43pardon
01:14:44vous aimez votre franchise
01:14:47Joseph
01:14:48est-ce qu'il y a des chansons
01:14:49est-ce qu'elle marque votre vie
01:14:52est-ce que par exemple
01:14:52Mistral Gagnant
01:14:53c'est une chanson
01:14:53qui vous émeut
01:14:54non pas du tout
01:14:55vous préférez Malarmé
01:14:56comme hier soir
01:14:57non non je préfère
01:14:58à l'époque
01:14:59je préfère même Barbara
01:15:00vous aimez pas ça
01:15:01par exemple ça
01:15:02ça vous touche pas
01:15:03oui oui
01:15:04non moi ce qui me
01:15:05ce qui me donne
01:15:06de l'urtiquaire
01:15:07c'est le côté
01:15:08on en parlait
01:15:08rebelle en peau de lapin
01:15:10voilà
01:15:11qu'est-ce que vous êtes
01:15:12mais moi
01:15:14ce qui m'intéresse
01:15:14c'est ses chansons
01:15:15bah oui
01:15:16mais dans ses chansons aussi
01:15:17pardonnez-moi
01:15:17mais ça vous aimez pas ça
01:15:19vous êtes pas bon public
01:15:20attendez ça
01:15:21vous entendez ça
01:15:22sur un certain nombre de radios
01:15:24j'ai pas cité
01:15:24mais en permanence
01:15:25c'est franchement
01:15:25au bout d'un moment
01:15:26je me demande
01:15:27Barbara
01:15:27ce que vous aimez
01:15:28vous aimez rien
01:15:30vous aimez rien
01:15:31vous aimez rien
01:15:33de ce qui est populaire
01:15:34qui vous aimez de populaire
01:15:36populaire
01:15:37bah tiens
01:15:38Joe Dassin
01:15:38j'adore
01:15:39je suis désolé
01:15:41moi mon père
01:15:43mon père est un grand
01:15:44grand fan de Renault
01:15:44donc j'ai grandi
01:15:45avec ses chansons
01:15:46désolé
01:15:48je vous mets un petit coup
01:15:48de feu
01:15:49mais non
01:15:49mais moi je trouve ça
01:15:50ça c'est merveilleux
01:15:51moi c'est pas mon père
01:15:53c'est moi
01:15:54moi j'ai grandi avec Renault
01:15:56alors les premières chansons
01:15:57c'était les chansons à texte
01:15:58puis j'ai l'impression
01:15:59que tout d'un coup
01:15:59c'était les chansons
01:16:01qui parlaient un peu
01:16:01celle-là elle est formidable
01:16:02c'est pas l'homme qui perd
01:16:07bon
01:16:08ce qui est intéressant aussi
01:16:10c'est l'époque
01:16:10Bernard Pascuto
01:16:12tous mes enfants sont des fans absolus de Renault
01:16:13parce qu'ils ont grandi avec Renault
01:16:14bah oui
01:16:15après ça moi
01:16:16c'est immense
01:16:17la chanson française
01:16:18est-ce que vous aimez Charlotte ?
01:16:19ah oui oui
01:16:20moi j'ai écouté ça beaucoup adolescente
01:16:22alors ça a duré longtemps quand même
01:16:23vous étiez gauche
01:16:24non mais alors moi pour le coup
01:16:26dans la chanson
01:16:27je suis d'accord ou pas
01:16:28je reconnais le talent
01:16:29des textes
01:16:31j'aime beaucoup les textes dans la musique
01:16:32et il a des textes incroyables
01:16:33mais des chanteurs
01:16:35entre guillemets de droite
01:16:36il y en a assez peu
01:16:37il y a Jean-Pax Méfray
01:16:38qu'on a reçu plusieurs fois ici
01:16:40qui nous écoute peut-être
01:16:41qui a un talent formidable
01:16:42elle avait des yeux
01:16:44ses yeux fous
01:16:45Véronica
01:16:46c'est la chanson
01:16:48on n'écoutait pas de la même manière
01:16:50on n'écoutait pas
01:16:51alors Jean-Pax Méfray
01:16:53on l'avait invité nous
01:16:55je crois qu'on est les seuls
01:16:55à l'avoir invité
01:16:56il faut qu'on le réinvite d'ailleurs
01:16:57Jean-Pax Méfray
01:16:58et pourtant tout le monde se presse
01:16:59à ses concerts
01:17:00et les jeunes
01:17:00elle avait des yeux
01:17:02comment ça ?
01:17:03elle avait des yeux
01:17:04elle avait des cheveux blonds
01:17:04elle avait des cheveux blonds fous
01:17:06Véronica
01:17:06des yeux bleus tristes
01:17:08et un air de ou
01:17:09Véronica
01:17:09à Berlin-Est
01:17:10elle le balayait les allées
01:17:12voilà
01:17:12le jour où je l'ai rencontré
01:17:14bon
01:17:14est-ce que vous avez une chanson préférée
01:17:15qu'on peut écouter
01:17:16Bernard Pascuito
01:17:17et vous faire plaisir ?
01:17:18deuxième génération
01:17:19ah oui mais on ne l'avait pas calée
01:17:20celle-là
01:17:21vous ne l'avez pas calée ?
01:17:21on ne l'avait pas calée
01:17:22bon les mots de sa vie
01:17:23d'abord c'est
01:17:24très bien édité
01:17:25je ne connaissais pas
01:17:27c'était
01:17:27Le Duc
01:17:29Le Duc
01:17:30oui c'est une belle maison
01:17:31belle maison
01:17:32c'est une belle maison
01:17:33qui appartient
01:17:34depuis quelques années
01:17:35à Albin Michel
01:17:36donc toutes les infrastructures
01:17:38d'Albin Michel aussi
01:17:39et qui est en pleine progression
01:17:40et là il est beau
01:17:41les photos que vous avez mises
01:17:42là cette photo-là
01:17:44oui oui
01:17:44la recherche
01:17:44vraiment
01:17:45il est dessiné
01:17:47il est dessiné
01:17:48bon
01:17:49il est 10h31
01:17:51Sommayal Abidi
01:17:51on commence par
01:17:57cette prise de parole
01:17:58accablante du président
01:17:59de la commune
01:18:00de Cran-Montana
01:18:01qui fait part
01:18:01d'un manquement
01:18:02sur les contrôles périodiques
01:18:03de 2020 à 2025
01:18:05du bar Le Constellation
01:18:06et ajoute
01:18:07qu'il n'y a jamais eu
01:18:08de contrôle
01:18:08de la mousse acoustique
01:18:10Nicolas Ferro
01:18:10qui déclare également
01:18:11je cite
01:18:12que la commune
01:18:13assumera ses responsabilités
01:18:14sans se cacher
01:18:15le trafic SNCF
01:18:18interrompu
01:18:18sur plusieurs lignes
01:18:19de l'ouest
01:18:20en raison de la neige
01:18:21mais aussi de limitations
01:18:22de vitesse
01:18:23sur certains secteurs
01:18:24des lignes à grande vitesse
01:18:25les principales difficultés
01:18:27sont sur la Nouvelle-Aquitaine
01:18:28et les pays de la Loire
01:18:29où beaucoup de neige
01:18:30est tombée
01:18:31indique ce matin
01:18:31SNCF Réseau
01:18:33dans un point de situation
01:18:34et puis
01:18:36nouvelle réunion
01:18:36des alliés de Kiev
01:18:37à l'Elysée
01:18:38réunion rassemblant
01:18:3935 pays
01:18:40en présence du président
01:18:41ukrainien
01:18:42Vladimir Zelensky
01:18:43mais aussi des émissaires
01:18:45américains
01:18:45Steve Witkoff
01:18:46et Jared Kushner
01:18:47soient la première
01:18:49participation des Etats-Unis
01:18:50à un sommet
01:18:51en présentiel
01:18:52de cette coalition
01:18:52lancée au printemps
01:18:53par la France
01:18:55et le Royaume-Uni
01:18:56si beaucoup
01:18:57les bobos
01:18:58les bobos
01:18:58c'est formidable
01:18:59par exemple
01:18:59comme chanson
01:19:00comme caricature
01:19:01je trouve que
01:19:02rien n'a été écrit
01:19:03d'aussi précis
01:19:04d'aussi bien
01:19:05sur
01:19:06qui n'existe plus
01:19:08d'ailleurs aujourd'hui
01:19:09les bobos
01:19:10ça n'existe plus
01:19:10de cette manière là
01:19:11je ne suis pas sûr
01:19:12que ça existe
01:19:13de cette manière là
01:19:14ils ont 25 ans
01:19:15je vois que j'ennuie
01:19:18Vincent Herouet
01:19:19parce que
01:19:19la chanson populaire
01:19:22dit quelque chose
01:19:23de la société
01:19:23bien sûr
01:19:24j'ai un rebelle
01:19:26un peu de lapin
01:19:27je préfère
01:19:27je préfère
01:19:28Léo Ferré
01:19:29on a le droit
01:19:30de ne pas aimer Renaud
01:19:30il doit ne s'en foutre
01:19:31parce que ça devient
01:19:32je vais vous dire
01:19:34j'ai vraiment une approche
01:19:35complètement superficielle
01:19:36je ne connais pas le sujet
01:19:37je ne connais pas Renaud
01:19:37je ne connais pas sa famille
01:19:38je l'ai croyé trois fois
01:19:39dans ma vie
01:19:40il m'a toujours semblé
01:19:41être une sorte de
01:19:42il m'a toujours semblé
01:19:43être très démagogue
01:19:44en fait
01:19:44dans ses positions publiques
01:19:45moi ce que je regarde
01:19:46c'est ce qu'il déclare
01:19:47ce qu'il raconte
01:19:48ce qu'il chante
01:19:50mais vous avez raison
01:19:52mais là où il cède
01:19:53à la facilité
01:19:54c'est lorsqu'il attaque
01:19:55Margaret Thatcher
01:19:56comme on appelle aujourd'hui
01:19:56Trump
01:19:57non mais les français
01:19:59avant Margaret Thatcher
01:20:00nous appris tous
01:20:01pour des beaufs
01:20:02exactement
01:20:03parfois on rencontre
01:20:06des gens en privé
01:20:06ils sont beaucoup plus sympathiques
01:20:08que l'image publique
01:20:09qu'ils renvoient
01:20:10ça arrive
01:20:11et donc peut-être
01:20:12que Renaud est sans doute
01:20:13un très bon voisin
01:20:14ou un bon copain
01:20:15je suis d'accord avec vous
01:20:16il y a des gens
01:20:17effectivement
01:20:17et puis parfois
01:20:17c'est le contraire
01:20:18c'est même souvent le contraire
01:20:19parfois dans nos milieux
01:20:20il y a des gens
01:20:21qui sont très sympathiques
01:20:22on ne va pas citer de noms
01:20:23mais alors quand on les connaît
01:20:25dans la télévision publique
01:20:26arrêtez
01:20:26non pas de noms
01:20:28s'il vous plaît
01:20:29un dernier mot pour
01:20:30les amateurs du Paris Saint-Germain
01:20:32qui ont aimé le PSG
01:20:34à première époque
01:20:35celui de Daniel Echter
01:20:36d'Alonso
01:20:38le père de Jérôme Alonso
01:20:41et bien Robert Vico
01:20:42qui était un des premiers
01:20:42entraîneurs du Paris Saint-Germain
01:20:44est mort
01:20:45et aujourd'hui
01:20:46et je sais que ce nom
01:20:47peut-être qu'il ne dit
01:20:48pas grand chose
01:20:50à ceux qui nous écoutent
01:20:51à l'instant
01:20:51mais les amateurs du PSG
01:20:54puis ceux qui aiment le football
01:20:55se souviennent
01:20:55de lui
01:20:56Jean-Marc Morandini
01:20:57il est 10h34
01:20:58et Jean-Marc
01:20:59Max Meffray
01:21:00nous dit
01:21:00meilleur vœu
01:21:01donc il nous écoute
01:21:02mais il faut qu'on le reçoive
01:21:03Jean-Pax Meffray
01:21:04avec vous
01:21:04bonjour Jean-Pax
01:21:05bonjour Jean-Pax Meffray
01:21:07bonjour à lui
01:21:08on va revenir
01:21:10sur la conférence de presse
01:21:11qui est en train
01:21:12de se terminer
01:21:13à Cran-Montana
01:21:13conférence de presse
01:21:14qui met en avant
01:21:15plusieurs failles
01:21:16dans la sécurité
01:21:18bien évidemment
01:21:18en particulier
01:21:19le fait que
01:21:20la mousse isolante
01:21:21n'a pas été contrôlée
01:21:22et le fait que
01:21:23le bar
01:21:24lui non plus
01:21:24n'a pas été contrôlé
01:21:25pendant plusieurs années
01:21:26c'est ce qu'on apprend
01:21:27à l'instant
01:21:28donc on va y revenir
01:21:28dès le début
01:21:29de Morandini
01:21:29c'est cette conférence de presse
01:21:30qui a lieu en ce moment
01:21:31et c'est pourquoi
01:21:32on ne l'avait pas traité
01:21:33puisque l'information
01:21:34vient de tomber
01:21:35à l'instant
01:21:35merci
01:21:36qui était avec nous
01:21:38ce matin
01:21:39Tanguy Quinquenel
01:21:42était à la réalisation
01:21:43Mathéo Vinci
01:21:44était à la vision
01:21:45merci à Max
01:21:46qui était au son
01:21:47Max
01:21:48c'est dans la résistance
01:21:49on s'appelait souvent Max
01:21:50Maxence
01:21:52Marine Lançon
01:21:53était là également
01:21:54Héloïse Tertret
01:21:55toutes ces émissions
01:21:55seront trouvées
01:21:56sur cnews.fr
01:21:57Renaud Lémeau de ma vie
01:21:58Bernard Pescuit
01:21:59édition Le Duc
01:22:00bonne journée à tous
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