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Avec Fariba Hachtroudi, présidente de la fondation Mo-Ha (Mohsen Hachtroudi)

Retrouvez La France dans tous ses états avec Périco Légasse du lundi au jeudi de 12h à 14h sur #SudRadio.

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##LE_FACE_A_FACE-2026-01-15##

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News
Transcription
00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face.
00:08Vous ne pouvez pas imaginer ce qui se passe en Iran.
00:13Des milliers et des milliers de personnes ont été tuées, des amis, des proches.
00:20Ils tuent tout le monde en Iran.
00:21Vous êtes bien sur Sud Radio, Perico-Legas reçoit Fariba Achtroudi.
00:33C'est une femme exceptionnelle.
00:37Je suis très flatté, très honoré de vous recevoir Fariba Achtroudi.
00:40Nous ne pouvions pas dans la France, dans tous ses états,
00:42où nous avons plutôt prédilection à parler des sujets qui sont intérieurs à la France.
00:47Mais les liens historiques et culturels entre la France et l'Iran sont réels.
00:51La tragédie auquel on assiste sur nos écrans est épouvantable.
00:55Elle nous fait penser à celle du 7 octobre sur d'autres paramètres.
00:58Mais c'est aussi éprouvant, c'est aussi émouvant.
01:00Vous êtes iranienne, vous êtes archéologue de formation, écrivain, essayiste, romancière, poète.
01:06On peut dire que vous êtes une intellectuelle, une intellectuelle ouverte et humaniste.
01:10Grand reporter, bien entendu.
01:12Vous connaissez bien la situation parce que vous êtes passé par Israël.
01:16Évidemment, vous connaissez la situation iranienne.
01:18Vous connaissez les liens avec la France et l'Iran.
01:23Et puis, vous êtes la fille de Mosselle Ashtroudi, qui est une figure, qui était un religieux, je crois.
01:29Non, non, non.
01:29Mon grand-père était un grand ayatollah démocrate.
01:32C'est votre grand-père qui était un ayatollah.
01:34Démocrate et constitutionnaliste.
01:34Et votre père était un grand scientifique, un universitaire.
01:39Donc, vous connaissez les questions religieuses, bien entendu.
01:41Est-ce qu'il y a le chiisme ? Est-ce qu'il y a le rôle des ayatollahs ?
01:44Et tous les ayatollahs iraniens ne sont pas, j'allais dire, les fervents de terreur que l'on connaît.
01:50Parce qu'on parlera du chiisme qui est plutôt une lecture un peu, une forme d'ouverture dans l'islam.
01:55C'est un débat, le débat est ouvert.
01:57Et vous êtes auteur, autrice, de la guerre des douze jours qui paraîtra au mois de mars.
02:03Vous reviendrez, on vous réinvitera Fariba Ashtroudi pour parler de ce livre.
02:07Je vais vous poser une question simple.
02:10On va parler de l'association Mosselle Ashtroudi pour la présenter.
02:14Je voudrais vous poser une question simple déjà.
02:16Comment un pays, et c'est vrai pour la Turquie et la civilisation ottomane,
02:21comment un pays comme l'Iran, la Perse,
02:24qui est un symbole, ce qui est une des plus belles civilisations orientales,
02:26qui participent des fondations d'une autre civilisation,
02:30même si on dit qu'on est éléno-jidéo-chrétien,
02:33le rôle de la Perse, les lettres persanes, je fais allusion à plein de choses.
02:37Comment se fait-il que ce pays qui a été, j'allais dire,
02:40un exemple de civilisation, d'évolution, d'harmonie, de culture,
02:44puisse aboutir, avec une population, un peuple aussi digne, aussi fier,
02:48et aussi noble, à une situation de telle barbarie ?
02:51Évidemment, ce n'est pas en deux minutes que je pourrais expliquer l'histoire iranienne,
02:58mais disons très, très, de façon très...
03:00C'est comme on peut basculer, après avoir été ce que l'on était.
03:02Il faut savoir que, dès le XVIe siècle,
03:06quand, l'erreur ou pas erreur, les safavites,
03:09ont déclaré le chiisme religion de l'État,
03:13jusque-là, c'était effectivement le sunnisme l'emporté en Iran.
03:19À partir de ce moment-là, le clergé et la royauté ont tenu les deux...
03:25C'étaient les deux pôles du pouvoir de l'Iran.
03:30Mais les religieux l'orniaient toujours pour prendre le pouvoir absolu en Iran.
03:37Et quand je dis les religieux, je ne parle pas, évidemment,
03:39des religieux les plus ouverts, les plus gnostiques, les plus...
03:43Je parle vraiment de cette faction qui, le long des siècles, d'ailleurs,
03:49le safavite, c'est le XVIe siècle.
03:50Le long des siècles, c'est radicalisé et voulait vraiment un gouvernement totalement religieux.
03:59Là-dessus, je reviendrai deux minutes également sur la révolte constitutionnelle.
04:05On en a beaucoup parlé avec notre ami commun, avec André Bercoff, à une des émissions.
04:13L'Iran a basculé à ce moment-là.
04:16Il ne faut pas oublier, vous avez parlé justement de cette civilisation
04:19qui était à la pointe de beaucoup de choses.
04:22C'était la première constitution du Moyen-Orient.
04:26C'était une révolution constitutionnaliste, avec...
04:30Beaucoup de sang ont été versés.
04:32Mon grand-père, à ce moment-là, qui était un grand ayatollah,
04:34était pour la constitution.
04:36Et je tiens à le dire...
04:38On est en quelle année, cette constitution ?
04:401906.
04:41La révolution constitutionnelle.
04:42Donc, hélas, cette révolution constitutionnelle a été également déviée, finalement, la royauté.
04:52L'ancienne monarchie.
04:53L'ancienne monarchie des Qadjars.
04:55Pas celle des Qadjars.
04:57Il y a eu quand même une constitution.
04:59Encore une fois, je le dis, la première du Moyen-Orient.
05:03Alors, à ce moment-là, effectivement, il y a eu quand même des changements.
05:08Et on arrive à l'époque de...
05:11Mais, les institutions, une partie, une grande partie des institutions,
05:15étaient encore...
05:16L'Iran a commencé à se...
05:18Je ne dirais pas...
05:19La modernisation est venue avec Résachat.
05:21Mais, une partie du pouvoir était toujours tenue par le clergé.
05:25Et dans la constitution, il y avait toujours le regard du clergé sur les lois.
05:29Alors, sans faire de comparaison inappropriée avec la République française,
05:32où nous avons, en 1905, la loi de séparation d'État,
05:35le chiisme, l'islam, est la religion d'État en Iran
05:39où c'est, j'allais dire, une institution annexe
05:41où elle participe à la gestion d'État.
05:43Non, non, non. C'est devenu une religion d'État à partir de la révolution...
05:46A partir de...
05:47C'était une...
05:48C'était...
05:50Si vous voulez, c'était une religion qui avait droit de regard
05:53sur les affaires de...
05:57Oui.
05:57Sociale et privée, on allait dire, voilà.
05:59Elle est devenue religion de l'État à partir de la révolution islamique.
06:03Donc, une religion politique.
06:04Absolument.
06:04Parce qu'elle est une religion politique.
06:06Et là, elle s'est immissée...
06:08Et pourquoi on est arrivé à ça également,
06:101953...
06:14Avec le docteur Mossadegh.
06:15Exactement.
06:16Qui était une forme d'émancipation de souveraineté.
06:18Et là, ça aurait pu changer la face du Moyen-Orient.
06:21Deux fois, justement.
06:22La constitution iranienne...
06:23De 1906.
06:25Et l'arrivée au pouvoir du docteur Mossadegh.
06:27L'arrivée de Mossadegh.
06:29Coup d'État CIA.
06:30Il est dans les non-alignés avant les non-alignés.
06:33Absolument.
06:33Avant que ce soit Nasser ou Nehru.
06:35Absolument.
06:35Il essaie de créer une émancipation de l'Iran vis-à-vis des puissances...
06:39Totalement.
06:40Entre guillemets coloniales.
06:41Pétrolières.
06:42Essai.
06:42Essai.
06:43Ce sont les firmes...
06:44Le gouvernement britannique avec les firmes pétrolières,
06:46puisqu'il avait nationalisé le pétrole iranien.
06:49Avec l'aide des Américains.
06:50Avec la complicité.
06:51Et c'est là où Reza Pallavi reprend le pouvoir.
06:54Au début, Reza Pallavi était vraiment...
06:56Il voulait...
06:57Il était assez démocrate.
06:58C'était un jeune roi très aimé.
07:00Très aimé.
07:01Il faut le dire.
07:02Après, il y a eu vraiment un changement total.
07:05Élevé à l'occidental.
07:06Élevé à l'occidental.
07:06Avec des valeurs modernes.
07:08Totalement.
07:08Il aimait beaucoup Ronsard, paraît-il.
07:11Mais à ce moment-là, les choses ont basculé de façon...
07:15Ou malheureusement...
07:16Exactement.
07:17Qui a accouché d'une révolution islamique.
07:19Et ça a été la...
07:23Je ne serai pas à la fin de la Perse.
07:25La raison...
07:26C'est la résistance culturelle qui, aujourd'hui, montre à quel point les racines de cette culture sont grandes.
07:34Donc, depuis, on est, depuis 47 ans, un pouvoir répressif, un pouvoir sino-totalitaire, mais autoritaire à un point, et un pouvoir clérical.
07:49Mais avec énormément de lutte entre le peuple et le pouvoir, et au sein du pouvoir.
07:56Fariba, je te dis, comment une société aussi évoluée, aussi culturée que celle, sans que ce soit général, il y a aussi une classe défavorisée en Iran, mais le chat d'Iran laisse un État relativement moderne.
08:07Comment une classe politique évoluée, quand même habituée aux valeurs démocratiques, a pu se laisser berner par les Ayatollah chiites, 1979, l'Ayatollah Khomeini, qui finalement leur fait croire, on va dégager le chat, et on va faire une société harmonieuse de tolérance et autres.
08:21Comment les partis politiques de gauche, les partis républicains, les partis démocrates, ont pu se laisser avoir par les Ayatollah ?
08:27Écoutez, quand vous voyez un Foucault, qui, Dieu sait, l'intelligence de Foucault,
08:31Michel Foucault, le philosophe français,
08:33a vraiment été emballé par cette révolution, et mon ami Feu Shogon, un très grand philosophe,
08:41qui a quand même dit, dix mille fois après, il a dit, bon, si je devais me saigner, je le ferais,
08:47mais qui a vu en Khomeini un Gandhi du chiisme,
08:52Je pense qu'effectivement, ce que vous avez dit, ce côté gnostique du chiisme, a pu faire croire que...
09:01Mais, d'abord, mes connaissances de Khomeini...
09:03Revenons là-dessus, le chiisme est une dissidence de l'islam, donc le prophète Ali, c'est...
09:08Bien sûr, bien sûr.
09:09Est-ce qu'on peut dire que les chiites sont les protestants, sont les réformateurs de l'islam,
09:14donc porteurs de valeurs peut-être plus humanistes, plus progressistes que les sunnites ?
09:17Une partie, mais une partie minoritaire, malheureusement.
09:21C'est ça qui peut induire en erreur ? Est-ce que c'est cet aspect-là qui a pu induire en erreur les partis démocratiques iraniennes ?
09:26Je pense que c'était un mélange de choses.
09:29Il y avait déjà le fait que les erreurs d'appréciation sont terribles par rapport au...
09:35Enfin, au sein de la gauche iranienne, les erreurs d'appréciation...
09:43Et puis la base, la base de la société était profondément religieux.
09:49C'est eux qui ont mené, effectivement, qui ont mené Roménie au pinacle.
09:59Ils l'ont vu, ses portraits dans la Lune, et vous voyez le mouvement révolutionnaire.
10:05Et puis, le fait que le chat n'avait laissé aucune place à une sorte de...
10:13Même mini-démocratie pour qu'il y ait...
10:18Vous voyez, donc ça a couché d'une...
10:19C'est trop complexe pour le dire, mais dans pas mal de mes livres, je l'explique.
10:24Ali Khamenei, les larmes de Dieu, etc.
10:25Et il y a d'excellents d'autres livres de journalistes, aussi bien que sociologues iraniennes...
10:32Farida Astrodi, on a une heure pour passer ensemble, on va y revenir.
10:35Vous restez avec nous, vous êtes sur Sud Radio, je reçois Farida Astrodi, je vais la qualifier d'intellectuelle iranienne,
10:43et en tout cas, expert de la situation.
10:45Vous nous appelez au 0 826 300, vous nous posez des questions.
10:50Est-ce que la situation en Iran, est-ce que la tragédie iranienne vous touche ?
10:54Est-ce que vous avez envie de comprendre un peu plus ce qui se passe ?
10:57Et quels sont les liens historiques avec la France et l'Iran,
11:00qui permettent que nous nous inquiétions, même au niveau institutionnel, sur ce qui va se passer dans ce pays ?
11:04A tout de suite, on vous retrouve.
11:07Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
11:12Perico Légas reçoit Fariba Astrodi, intellectuelle, archéologue, écrivain, essayiste,
11:19fille de Mosselle Astrodi.
11:22Astrodi.
11:22Fariba témoigne aujourd'hui de la souffrance du peuple iranien.
11:29Nous décryptons avec elle la réalité de cette situation absolument épouvantable.
11:33On est en train de mettre les points sur les i de certains malentendus qu'il y a pu y avoir.
11:39Fariba, le pouvoir des ayatollahs s'appuie aujourd'hui essentiellement.
11:45Bien sûr, on parle des pages d'Aaron, des gardiens de la révolution, de la gendarmerie.
11:48Vous expliquez très précisément que ce sont surtout des civils, quelquefois des repris de justice,
11:54que le pouvoir investit d'un pouvoir de police, qui ont libre cours, qui se comportent comme ils veulent,
11:59exactement comme la Gestapo avait investi à un moment donné des voyous pour combattre la résistance.
12:04Et ce sont ces corps-là, pas forcément les institutions, les forces de l'ordre sur lesquelles il peut y avoir un débat interne et un doute.
12:10Ce sont eux qui sont les nervis du régime et qui commettent les atrocités que l'on voit à la télévision.
12:15Alors, on va quand même commencer par le début.
12:18Il ne faut pas oublier que ce pouvoir est répressif.
12:21Il l'a toujours été.
12:22Donc, il y avait ici, au début de la révolution, ce que je vous ai expliqué,
12:26c'est pour dire que si, au début de la révolution, il y avait des forces idéologiques aveugles,
12:30qui, pour M. Khomeini et après, même pour M. Khamenei, étaient capables de donner leur vie,
12:37étaient capables de mourir, étaient capables...
12:39Ça, c'est les forces idéologiques qui ont existé, fanatisées depuis le début.
12:44Ça a beaucoup changé.
12:45Ça a beaucoup changé, d'abord, l'évolution de la société civile iranienne,
12:50le fait qu'il y a eu désenchantement au sein même de ces forces,
12:55à cause des problèmes, justement, des problèmes de pénurie de tout.
12:59En 47 ans de dictature, on s'imagine qu'il y a des gens qui sont déçus.
13:03À cause, en plus, du fait que la corruption est terrifiante.
13:09Donc, ce que j'étais en train de vous expliquer pour vous dire ça,
13:12c'est que là où j'entends très souvent, soit par ignorance,
13:17soit parfois parce qu'ils veulent dire que les gardiens de la révolution
13:22sont les forces idéologiques du régime...
13:24Oui, on entend ça sur les plateaux de télévision.
13:26Tout le temps, tout le temps.
13:27C'est une confusion.
13:27Alors, c'est une confusion.
13:30Je ne dis pas qu'ils ne sont pas la force idéologique du régime,
13:32mais qu'il y a l'idéologie.
13:33Je suis d'abord pour parler des gardiens de la révolution.
13:36Les gardiens de la révolution font partie du corps de l'armée,
13:39avec l'armée régulière.
13:39Les passes d'armes.
13:40On les appelle les passes d'armes.
13:41Les passes d'armes.
13:42Et les bassiches qui sont sous contrôle des gardiens de la révolution.
13:46Ceux, eux, ils n'interviennent qu'en dernier lieu.
13:49Au départ, quand il y a des manifestations,
13:52c'est les forces anti-émeutes de la gendarmerie et de la police,
13:56comme partout ailleurs.
13:57Ces gens-là, ils ont des plaques.
14:00Ils ont des chefs, ils ont des sous-chefs, ils ont des exécutants.
14:04Donc, à la rigueur, quand ils font des fautes,
14:08je ne dis pas qu'on les arrêtera forcément.
14:09Mais ce n'est pas la perversité de ce mal-là.
14:14Il y a eu énormément de défections.
14:16Il faut savoir que beaucoup ont refusé de tirer,
14:19notamment sur le peuple,
14:21en 2018, en 2019,
14:24et également, surtout,
14:28le mouvement Femmes-Vie-Liberté.
14:30Oui, on se souvient.
14:31À ce moment-là, qu'est-ce qui se passe ?
14:33À ce moment-là, quand les choses vont mal,
14:36et que ça dégénère,
14:39le pouvoir, sur ordre du pouvoir judiciaire,
14:44donne, au sein des gardiens de la Révolution,
14:47et des services secrets,
14:49des services secrets du ministère de l'Intérieur,
14:55et les services secrets des gardiens de la Révolution.
14:57Le sien, ça va que du chat, si je puis dire,
14:59mais reconverti à la sauce des aïatollahs.
15:01On dit ça va, maintenant.
15:02Mais, et ces gens-là,
15:03ils ne sont pas forcément d'accord, d'abord, entre eux,
15:06et chacun a ses accointances
15:09avec tel aïatollah, avec telle politique, avec tel...
15:12Il ne faut pas croire.
15:14Il faut pouvoir expliquer aux gens
15:16que les méchants, globalement, les méchants,
15:20le pouvoir, le régime, est répressif.
15:23Au sein de cette répression,
15:25il faut comprendre qui fait quoi.
15:26Alors, qui fait le sale travail ?
15:27Alors, justement, le sale travail,
15:29quand ça dégénère à ce point-là,
15:31c'est-à-dire, au départ, déjà, la répression
15:33et chez les forces anti-émeutes,
15:35je ne les justifie pas,
15:37mais les forces anti-émeutes, ici aussi,
15:39peuvent, de temps en temps, éborgner,
15:41comme on a vu pendant les Gilets jaunes,
15:42mais ils ne le font pas exprès.
15:43Ce qu'on appelle des bavures.
15:45C'est des bavures.
15:45Enfin, des bavures, parfois, là-bas,
15:47c'est beaucoup plus féroce.
15:48C'est absolument beaucoup plus féroce.
15:52Il ne faut pas, quand même,
15:53comparaison n'est pas raison.
15:54Néanmoins.
15:55Mais quand ils refusent de tirer dans le tas,
15:59là, interviennent les civils,
16:01ce qu'on appelle les civils,
16:02c'est-à-dire, on les appelle en Iran les civils,
16:05c'est-à-dire, ils n'ont pas d'uniforme.
16:07C'est eux qu'on voit,
16:09qui viennent avec les motards.
16:10C'est une milice, mais sans uniforme.
16:12Une police secrète, quelque part, du pouvoir.
16:14Je ne sais même pas qui ils sont.
16:15Comment ils sont choisis ?
16:16Alors, justement,
16:18ils sont choisis d'abord parmi la lille de la société,
16:22et parfois...
16:22La paix, on peut dire.
16:24Absolument.
16:25Et parfois, ce qui est terrifiant,
16:27et j'ai eu des noms dans le livre
16:29Ali Khamenei, les larmes de Dieu,
16:31je donne des noms.
16:33De temps en temps, M. Khamenei,
16:35gracie sa sainteté, entre guillemets.
16:37Ah, c'est le guide suprême qui décide
16:38que tel ou tel peut être intégré dans cette...
16:40Non, non, non, non, non, non, non.
16:41Ce n'est pas quand même un espoir,
16:42parce qu'il a d'autres chats à fouetter.
16:43Mais le pouvoir judiciaire,
16:46M. Egei,
16:47Cain, c'est un des aides les plus abjectes
16:52qu'on puisse imaginer dans la vie,
16:54présente, et d'autres instances,
16:58présente des listes à M. Khamenei,
17:00qui ne regarde pas qui est qui, forcément,
17:02et parfois, il regarde...
17:03Je n'en sais rien, je ne suis pas dans...
17:04En tout cas, il les gracie.
17:05Mais il les gracie.
17:06Et il y a eu plusieurs fois où on a su qui on avait gracié
17:12et comment ça a été dénoncé.
17:14Et une fois qu'ils sont graciés, évidemment,
17:16le régime peut les intégrer.
17:18Sous Raïssi, Sous Raïssi, Femmes, Vie, Liberté,
17:21ça a été un des moments où ils se sont le plus servis
17:25de ces nervis du pouvoir,
17:27qui sont absolument terrifiants.
17:29Sur le site de l'association, on a montré...
17:31Et certains sont des mercenaires arabes
17:32qui sont tout simplement des militants religieux chiites
17:34qui viennent d'Irak, de Syrie,
17:36qui complètent cet organisme.
17:38Voilà, ça c'est l'autre force,
17:40c'est-à-dire...
17:40Et on a eu, je pense que c'était en 2019,
17:44ça a été enregistré
17:46où ces forces de...
17:49ces nervis parlaient en arabe entre eux.
17:51Entre eux.
17:52Parce que les forces d'anti-émeutes,
17:56les forces de la police,
17:58il y a eu des fections,
17:59et ça c'est donc le réseau chiite extra-iranien.
18:02C'est les chiites du Proche-Orient qui se rassemblent.
18:05Mais c'est pour dire que les forces
18:06au sein même des forces anti-émeutes,
18:10je le sais, je l'ai vu de mes propres yeux
18:12quand j'étais en Iran en 2019,
18:15ils refusaient de tabasser parfois.
18:17Et effectivement...
18:19Donc il y a une conscience dans les forces de l'ordre,
18:21à un moment donné il y a une conscience politique.
18:22Ou peut-être la peur,
18:24la peur de dire que si ça continue comme ça,
18:25on vient, j'en sais rien,
18:26vous savez, je ne suis pas dans leur tête.
18:28Farid Mastrodi, nous avons Serge,
18:29un auditeur de Sud Radio,
18:31qui nous appelle de Livry-Yargan.
18:33Bonjour Serge.
18:34Bonjour, bonjour.
18:35Bonjour.
18:36Que vous inspire la situation en Iran ?
18:39Eh bien, je peux vous assurer que c'est un mauvais film,
18:41et que c'est super effrayant,
18:43ce que dit cette dame.
18:44Son témoignage est super effrayant.
18:46Et j'aurais une question à poser.
18:50Qu'est-ce que ça a donné de convoquer les ambassadeurs d'Iran en Europe,
18:54et notamment en France ?
18:57Et en question supplémentaire,
19:01en Europe, on rallie à la France et à différents pays
19:07pour contrer Donald Trump au Groenland.
19:11« Mais qu'est-ce que fait l'Europe pour les Iraniens ? »
19:15Oui, mais qu'est-ce que...
19:16On a compris.
19:16Merci Serge pour votre question qui est pertinente.
19:19Farid Mastrodi,
19:20est-ce que l'Europe diplomatique,
19:22est-ce que l'Europe politique
19:23prend les moyens nécessaires
19:25pour essayer d'aider le peuple iranien
19:27à sortir de cette épouvante ?
19:28L'Europe et surtout la France
19:29auraient pu jouer un rôle très important.
19:31Je ne dis pas qu'ils ne l'ont pas fait.
19:32Écoutez, c'est évidemment dans une situation de terreur comme ça
19:38de couper les relations diplomatiques.
19:41D'abord, ils ne le peuvent pas forcément.
19:43La France ne le peut pas.
19:44On a deux otages encore de compatriotes à l'ambassade.
19:48D'accord ?
19:48En plus, est-ce que ça aide immédiatement ou pas ?
19:53Je n'en sais rien.
19:54En revanche, ce que l'Europe et la France en particulier
19:58pourraient faire, ce que, je veux dire,
20:01avec tout le respect que je n'ai pas pour Donald Trump,
20:04mais ces menaces en disant
20:05je fais ceci, je fais cela, je fais cela,
20:07pour l'instant, la République islamique
20:13a reculé pour ne pas tuer les gens.
20:17Il y a, je ne sais pas, 10 000 prisonniers
20:20et pour l'instant, il n'y a pas d'exécution
20:23comme il y a eu à Gogo en 2000.
20:27Mais ce que peut faire, c'est d'abord de se ressaisir
20:33en général et en particulier peut-être sur l'Iran.
20:37Ils ont été absents pendant des années et des années.
20:41Ils ont fait l'effort pour effectivement renouer
20:46un dialogue avec l'Iran, avec les réformateurs,
20:49avec Rouhani en 2015 quand il y a eu les accords nucléaires.
20:55Ils ont fait un effort et après, quand effectivement
20:59les Etats-Unis se sont retirés de cet accord,
21:04ils n'ont pas eu la force de dire
21:07nous, on va peut-être rester pour aider.
21:09On y revient dans quelques instants.
21:11Vous êtes sur ce sujet de radio.
21:12A peine, si vous estimez que l'Europe et la France
21:15n'ont pas joué un rôle suffisant dans la solution
21:17de la tragédie iranienne, est-ce qu'on est solidaires
21:19de ce peuple de façon pertinente ?
21:22Et si vous avez des questions à poser à Fariba Achtroudi,
21:24elle y répondra parce que le sujet non seulement est douloureux,
21:27est épineux et nécessite des éclaircissements
21:29que nous n'avons pas forcément aujourd'hui
21:31dans le débat public.
21:33A tout de suite sur ce sujet.
21:33La France dans tous ses Etats
21:36Perico-Legas reçoit Fariba Achtroudi.
21:40Nous parlons de la tragédie iranienne.
21:42Fariba est iranienne, intellectuelle,
21:46fille de Moselle Achtroudi.
21:49Son témoignage est émouvant parce que Fariba Achtroudi,
21:53vous vivez cette situation comme si vous y étiez.
21:55D'ailleurs, vous allez probablement essayer de repartir en Iran.
21:58Vous avez des témoignages assez concrets.
21:59Vous nous expliquez là à l'instant que le régime se maintient
22:03avec des moyens épouvantables dont il a encore le contrôle.
22:07Malgré que certaines forces de sécurité
22:09commencent à douter de la légitimité de ce régime.
22:12Écoutez, même au sein du pouvoir,
22:13il y a beaucoup de gens qui doutent.
22:15Mais cette terreur, il ne faut pas croire
22:17que c'est face simplement à la population.
22:21Il y a une terreur interne aussi.
22:23Je veux dire, si vous permettez, je termine sur ce que l'auditeur a demandé.
22:30C'est que quand je dis la France et l'Europe peuvent jouer un rôle,
22:35un très grand diplomate ami qui me disait,
22:39même aujourd'hui la France devrait ce que j'ai dit,
22:42maintenant ce n'est pas à moi de savoir ce que la France pourrait faire.
22:44s'ils ont la volonté...
22:49D'intervenir directement.
22:51D'intervenir, non, mais effectivement de peser plus.
22:54Oui, quand je dis directement, ce n'est pas de...
22:56D'avoir le poids.
22:57Je veux dire, on critique M. De Villepin
23:02quand il dit que les Iraniens n'ont peut-être pas besoin de l'extérieur
23:06pour se libérer, simplement aidons ce peuple.
23:10Il a sûrement des idées.
23:11On n'a qu'à aller lui demander qu'est-ce qu'il propose.
23:14Donc, là-dessus, je termine.
23:18Et revenir à ce que vous dites.
23:20Et oui, c'est que la terreur, c'est même au sein du pouvoir.
23:24Vous savez, je suis très critique aujourd'hui.
23:27J'avais écrit une lettre ouverte à...
23:29Je voulais écrire une lettre ouverte.
23:31J'ai donné une lettre à M. Pézéchri en disant
23:34« Vous aviez dit... »
23:36Et je comptais le lui dire la dernière fois que j'étais en Iran.
23:38Je comptais le lui dire face à face.
23:40En lui disant « Dans votre promesse de campagne,
23:43vous aviez dit... »
23:44On parle du président.
23:45Du président président légal.
23:46Absolument.
23:47Que si vous étiez un serviteur du peuple
23:49et que vous vouliez servir le peuple,
23:52et Gajur, je pense qu'il avait vraiment cette intention.
23:57Mais que si vous n'y arrivez pas,
23:59vous alliez démissionner.
24:01Pourquoi vous ne démissionnez pas ?
24:02Et très sincèrement, hier, je me suis dit
24:04« Il doit avoir peur. »
24:05Oui.
24:05S'ils démissionnent, ils sont capables de les égouiller.
24:08Absolument.
24:08Considérons que c'est une trahison d'origine.
24:09Mais de le voir à côté de EGI et de...
24:12Évidemment, là, c'est la fin pour moi.
24:15À mon sens, je ne peux pas avoir tort.
24:17C'est la fin de sa crédibilité après ce massacre.
24:22Fariba Stroudi, ça a été le cas de beaucoup de présidents iraniens
24:25qui étaient otages, j'allais dans les ayatollahs,
24:27qui venaient avec des dispositions pendant la campagne électorale.
24:30Et on a vu qu'ils n'ont pas pu aller jusqu'au bout.
24:31Bien sûr.
24:32Fariba Stroudi, si le président des Etats-Unis passe à l'acte...
24:36Donc là, aujourd'hui, on s'est dit
24:37« Le gouvernement iranien semble dire
24:40« Nous ne procéderons pas à des exécutions de manifestants. »
24:43On s'est dit « Bon, donc la menace de Trump leur fait peur.
24:46Ils vont faire attention à ne pas franchir le seuil limite.
24:50Est-ce que pour autant une intervention américaine
24:52telle qu'on a pu le voir il y a quelques semaines
24:54par rapport au conflit israélien quand on a bombardé Téhéran,
24:57est-ce qu'une intervention militaire sur le terrain des Etats-Unis
25:01pourrait avoir des conséquences positives ou tragiques
25:05sur la situation en Iran ?
25:06Écoutez, terrible. Je pense terrible.
25:08Il y a quelques mois.
25:10Écoutez, même si la situation a vraiment radicalement changé.
25:14Moi, quand j'étais sous le délige des bombes
25:17pendant la guerre de 12 jours,
25:19je l'écris dans ce livre,
25:22j'ai vu effectivement pas une cohésion.
25:26J'ai vu une cohésion sociale
25:28pas derrière le régime.
25:31Le régime a essayé, encore une fois, de dire non.
25:34Mais pour l'Iran,
25:36ce qu'on voit aujourd'hui dans les manifestations
25:37organisées par le pouvoir,
25:39il y a certainement encore des gens, des Iraniens,
25:42très sincères.
25:42Un quart de la population, on pourrait estimer.
25:44Un quart est encore légitime par rapport aux loyaux.
25:46Écoutez, ils ont eu,
25:48Raïssi a eu 16 millions de votes,
25:50disons là-dessus.
25:52Sur un corps électoral de 30 millions,
25:55je crois que c'est comme ça.
25:5680 millions,
25:57enfin 80 millions,
25:58pas tous, disons au moins 60 millions.
26:01Oui, mais je veux dire,
26:01donc il y a peut-être 30 millions
26:02sur 80 millions de chiites,
26:04d'Iraniens.
26:05Je pense même pas 30 millions,
26:06mais peu importe.
26:07Mais si vous voulez,
26:09ce que...
26:10On a...
26:11J'ai perdu le fil,
26:13mais...
26:14Aujourd'hui,
26:15s'il y a...
26:16D'abord, il y a deux jours,
26:18sur un plateau,
26:19quelqu'un me jurait,
26:19enfin, quelqu'un jurait...
26:21Vous demandez si l'intervention
26:22des Etats-Unis
26:23aurait un effet positif,
26:24malgré tout,
26:25pour déstabiliser le régime ou pas.
26:27D'abord, ce n'est pas si simple.
26:29Secondo, je pense que
26:31c'est extrêmement dangereux.
26:35Le fait que les Etats-Unis,
26:38M. Trump,
26:39avec ce qu'on connaît de lui,
26:42à ce côté un peu spontané,
26:45un peu dingue, j'allais dire,
26:48de dire des choses
26:49et son contraire,
26:51le fait qu'il fait peur aux Iraniens,
26:53c'est une bonne chose.
26:54Absolument une bonne chose.
26:55C'est à qui ?
26:55C'est à qui qu'il leur fait peur ?
26:57Néanmoins,
26:58il y a eu quand même
26:59énormément de dégâts.
27:00Il ne faut pas oublier
27:01que le fait de dire
27:03on va venir,
27:04on va venir,
27:05il y a des gens
27:05qui comptaient là-dessus.
27:08Mais là, il frapperait quoi ?
27:09Il ciblerait quoi ?
27:10Alors, s'il cible,
27:12parce que ce n'est pas terminé encore,
27:13s'il cible,
27:14ça va être des cibles
27:16soit de personnes,
27:18soit d'endroits,
27:19soit effectivement,
27:20mais là également...
27:24Pour localiser le guide de la révolution,
27:26il a dû se planquer de façon...
27:27Non, ce n'est pas une question de planquer,
27:29c'est que ça risque de dégénérer
27:31un peu partout,
27:32parce que si le guide
27:33n'a pas beaucoup de soutien en Iran,
27:36il n'en a même
27:37très peu,
27:38pratiquement rien,
27:39il a encore
27:40des...
27:42Je ne sais pas si vous avez vu,
27:44même en Inde,
27:44il y a eu des manifestations
27:45pro-Kamenéi
27:47pour l'Iran
27:48ou je ne sais quoi,
27:49avec des images de Kamenei.
27:51Déjà ça,
27:52secondo,
27:55on ne sait pas comment les gardiens,
27:57ceux qui sont vraiment...
27:59Alors, cette partie des gardiens
28:00de la révolution idéologique,
28:02comment ils vont réagir ?
28:04Et surtout,
28:05qui va mener ce bateau
28:06qui est déjà...
28:07qui tangue ?
28:08Vous voyez ce que je veux dire ?
28:09Déjà...
28:09Donc,
28:10je n'en sais rien
28:11ce qui pourrait être bénéfique.
28:14Je sais en même temps
28:15que ça ne peut pas continuer comme ça.
28:17Ça ne peut absolument pas
28:18continuer comme ça,
28:19parce que,
28:20même s'ils ont...
28:20Ils disent qu'ils ont calmé
28:21la répression,
28:22d'abord à quel prix ?
28:23Il y a eu des...
28:25des...
28:26disons des...
28:28On est sur quel chiffre ?
28:29On est sur peut-être
28:311, 2, 3 000, peut-être ?
28:32Écoutez, 3 000, c'est sûr,
28:34mais c'est sous-estimé.
28:353 000, c'est déjà 3 500,
28:37c'est déjà les ONG très sérieuses
28:38qui le disent.
28:39Mais c'est certainement sous-estimé.
28:41Alors, d'autres qui parlent de 12 000,
28:42c'est peut-être là aussi...
28:43Peut-être excessif.
28:45Mais donc,
28:45pour terminer,
28:47juste un mot,
28:48c'est de dire que,
28:49effectivement,
28:50la situation est extrêmement délicate.
28:53Il faut tout faire,
28:54avant tout,
28:55pour que ça cesse,
28:56qu'on cesse ce bain de sang
28:59qui dise,
28:59ça a cessé,
29:00on n'en sait rien.
29:01Deux,
29:02qu'il n'y ait pas d'exécution capitale
29:03encore...
29:04Alors, peut-être que là,
29:05les menaces du président Trump
29:06ont peut-être eu un effet
29:07qui va dans ce sens.
29:08certainement.
29:09Fariba, nous avons Khaled,
29:11qui nous appelle,
29:12auditeur de Sud Radio,
29:13qui nous appelle de Paris.
29:13Bonjour Khaled.
29:15Bonjour, bonjour,
29:15bonjour à Perico,
29:17les gars,
29:17c'est bonjour à Fariba.
29:18Khaled,
29:19vous vous sentez éprouvé
29:20par ce qui se passe en Iran ?
29:22Oui,
29:22je vais vous dire pourquoi.
29:23En fait,
29:23j'ai eu l'occasion
29:25de visiter 7 fois l'Iran.
29:27C'est un amour
29:30que j'ai envers ce pays-là.
29:31J'ai visité beaucoup,
29:33beaucoup de villes
29:33et j'ai été vraiment
29:34toujours émerveillé
29:35par ce pays.
29:37Et en fait,
29:38je suis dans l'aérien,
29:40ça fait 30 ans
29:41que j'ai une carrière
29:42dans l'aérien.
29:44Et je me trouve déplorable,
29:46malheureusement,
29:47avec ce qui se passe.
29:48Et merci d'abord Fariba
29:49d'insister sur le fait
29:50qu'on n'est pas sûr
29:51de ce qui se passe.
29:52J'ai des amis iraniens
29:53qui me disaient
29:54totalement la même chose.
29:55Et en fait,
29:56ce que je déplore,
29:57c'est que quand la compagnie iranère
29:59avait commandé
30:00une multitude de Boeing
30:01et d'Airbus
30:02afin de développer.
30:05C'était il y a
30:06quelques années de ça.
30:07Et tout a été annulé.
30:09Tout a été annulé
30:10pas par le,
30:11comment dire,
30:11pas par le gouvernement iranien,
30:14mais par l'Occident.
30:17Et en fait,
30:18c'est une manne d'argent
30:20qui manque pour le pays.
30:23Bien qu'ils arrivent
30:23très bien à se débrouiller.
30:25Lorsque j'étais là-bas,
30:26je voyais qu'il y avait
30:26des Coréens,
30:27des Japonais,
30:28il y avait des Russes,
30:29mais ils arrivaient très bien
30:30à le débrouiller
30:31malgré toutes les sanctions.
30:32C'est une sanction économique,
30:34vous avez raison,
30:35Khaled,
30:35c'est une sanction,
30:36c'est une forme d'embargo
30:37qui a été imposée à l'Iran
30:38et qui a fait du mal
30:39à l'économie iranienne
30:40et au peuple iranien.
30:41Terriblement,
30:41terriblement.
30:42Alors Khaled,
30:44mon pays est une merveille
30:47et mon peuple
30:47et cette résilience
30:49et on en parlera
30:52plus tard,
30:54les historiens
30:54en parleront en détail
30:56ce qui s'est passé.
30:58Mais il y a deux choses,
30:59Khaled,
30:59il ne faut pas oublier également
31:00la corruption
31:01jusqu'à l'os
31:02de ce régime,
31:06pardonnez-moi absolument.
31:07Vous ne savez pas,
31:08Khaled,
31:09qu'à chaque fois
31:10quand il y a effectivement
31:11qu'il y a eu des ouvertures,
31:12qu'il y a eu une petite partie
31:14qui est allée à la population,
31:16le reste,
31:17vous n'avez pas idée
31:18des milliards
31:18qui sont partis en fumée.
31:20On croyait que les sites
31:21étaient des gens vertueux,
31:22que les religieux,
31:22les ayatollahs,
31:23on les voit dans leur intégrité,
31:24dans leur austérité,
31:26on se dit,
31:26mais ce sont des parangons
31:27de vertu,
31:27ces gens-là.
31:28Vous faites des idées,
31:29là-dessus,
31:30on ne va pas revenir sur le schiste,
31:31puis vous voulez...
31:32J'y relise,
31:32bien entendu,
31:33mais on pourrait penser
31:34qu'effectivement,
31:34il y a des rigueurs religieuses.
31:35Non, mais en général,
31:37malheureusement,
31:38le clergé,
31:39en général,
31:40est rarement vertueux.
31:42Pardonnez-moi.
31:42Où qu'il soit.
31:43Où qu'il soit.
31:44Donc, pour revenir à la...
31:45C'est ça,
31:46vous voyez,
31:47les Iraniens sont tenus
31:49entre deux étaux.
31:52La corruption intérieure,
31:54l'incurie,
31:55et vous n'avez pas idée
31:57du népotisme de ce pouvoir.
32:00Quand il y a eu ouverture,
32:02même un tout petit peu d'ouverture
32:03à l'époque de Rouhani,
32:05je vivais là-bas,
32:06vous n'avez pas idée
32:07à qui on donnait
32:09les postes clés
32:11dans telle ou telle administration
32:13ou telle ou telle...
32:15Donc, il n'y a que le secteur privé
32:17qui aurait pu sauver ce pays.
32:18Vous voulez dire, Fariba,
32:19que le marché des avions
32:20aurait servi les intérêts de particuliers
32:22et pas forcément la société iranienne.
32:23Non, il y a deux choses.
32:24Je dis qu'effectivement,
32:26il y a les sanctions
32:27de l'étranger,
32:30ceux qui veulent absolument
32:31à tout prix étouffer l'Iran.
32:33Oui.
32:33Et il y a le fait
32:36que, déjà,
32:38à l'intérieur du pays également,
32:39quand il y a eu
32:40des peu de mini-ouvertures,
32:42des milliards de dollars
32:43sont partis en fumée,
32:44on ne sait pas où.
32:44Bien sûr.
32:45Et que l'argent
32:45ne va pas forcément
32:47à la population,
32:49aux infrastructures,
32:50la preuve...
32:51C'était vrai
32:51sur le chat également.
32:52Vous êtes d'accord ?
32:53Non, pas tout à fait.
32:54Pas à ce point-là ?
32:54Non, non, pas tout à fait.
32:55Il s'est enrichi quand même
32:56de façon gigantesque.
32:57Non, non, pas tout à fait.
32:58Il y a eu...
32:59Sous le chat,
33:00il y a quand même eu...
33:01Je veux dire,
33:02on ne manquait pas d'air,
33:03on ne manquait pas d'eau,
33:04on ne manquait pas de...
33:04C'est clair, c'est clair.
33:06Mais la famille royale est...
33:08Et ils avaient assez volé
33:09pour pouvoir, après,
33:10s'occuper d'une...
33:11Eux, ils volent
33:13et ils ne s'arrêtent pas.
33:15Je vais dire, justement,
33:16je me souviens...
33:17Donc, on ne peut pas
33:18mettre tout le...
33:21C'est les deux.
33:22C'est les deux combinés
33:24qui fait que...
33:25Et n'oublions pas
33:26que, effectivement,
33:28partout dans le monde,
33:30les sanctions
33:31ne servent le pouvoir.
33:34Parce qu'après,
33:35ils veulent...
33:36Il y a une partie du pouvoir
33:37qui adore les sanctions
33:38parce qu'après,
33:39qu'est-ce qui se passe ?
33:40C'est un prétexte.
33:40Non, non, c'est pas...
33:41Pour eux, c'est un prétexte.
33:43Pas simplement un prétexte.
33:44Parce qu'après,
33:44il y a les spéculateurs,
33:47il y a le détournement d'argent,
33:49il y a le...
33:49Donc, au sein
33:51des gardiens de la révolution
33:52qui tiennent 60%
33:55de l'économie du pays,
33:57les sanctions,
33:57c'est une merveille.
33:58Parce qu'ils détournent après...
33:59Ça leur donne l'occasion
34:00de détourner.
34:01Donc, on ne peut pas...
34:03Et c'est extrêmement difficile
34:04de dire que tout vient...
34:06Non, non.
34:07Les...
34:08Ces gens ont montré
34:12à quel point
34:13ils étaient incapables.
34:15On est...
34:15Vous savez...
34:16Enfin, Fariba,
34:17on fait un peu...
34:17Oui, on continue.
34:18On continue à en discuter.
34:19Vous nous appelez
34:20au 0826 300 300.
34:22La tragédie iranienne
34:23vous touche.
34:24Vous avez des éclaircissements.
34:25Vous avez des questions
34:26à poser à Fariba.
34:27Je trouve dit,
34:27elle y répondra.
34:28Vous appelez
34:29Emmanuel Galasso,
34:300826 300 300.
34:31On attend vos appels.
34:32A tout de suite.
34:33Sud Radio.
34:35Midi 14h.
34:37Sud Radio.
34:38La France dans tous ses états.
34:40Perico Légas reçoit
34:42Fariba Astroudi,
34:43membre de l'association
34:45représentante de l'apparition
34:47Mossen Astroudi,
34:48très importante,
34:49et auteur de la guerre
34:50de 12 jours
34:51aux éditions Chèvrefeuille
34:52qui paraîtra au mois de mars.
34:54Vous reviendrez,
34:55Fariba Astroudi,
34:56avec plaisir.
34:56pour nous parler du contenu
34:57de cet ouvrage.
34:58Si je ne suis pas en Iran.
34:59Si vous n'êtes pas en Iran.
35:00Mais on pourra le faire
35:01par téléphone
35:01s'il faut éventuellement.
35:03Nous attendons éventuellement
35:05l'intervention des Etats-Unis.
35:07Le président Trump a dit
35:08bon, j'ai eu des garanties
35:09comme quoi il n'y aurait pas
35:10de manifestants
35:11qui soient abattus.
35:12Quand le président des Etats-Unis,
35:14quand l'Amérique
35:15intervient en Iran
35:16comme elle l'a fait,
35:17elle vient vraiment
35:18au secours du peuple iranien,
35:20de ce que devrait être
35:21la démocratie iranienne,
35:23de la tragédie du peuple iranien,
35:25ou elle vient parce que
35:26M. Netanyahou a besoin
35:27d'attaquer son pire ennemi
35:29qui est l'Iran.
35:30Ici, on est dans le parlons vrai.
35:31Je n'ai pas d'a priori.
35:32Je veux sûr savoir la vérité.
35:34Et quand on voit
35:34le fils du Shah,
35:36Reza Shah,
35:36qui brandit,
35:37qui est là,
35:38un peu soutenu par Israël,
35:40est-ce que c'est une immiction,
35:41j'allais dire,
35:42du problème israélien
35:43qui se sert
35:44de l'inimitié,
35:45de l'hostilité de l'Iran
35:47pour régler ses comptes personnels ?
35:49Et M. Trump serait dans ce sens,
35:50il serait complice
35:51de cette duplicité.
35:53Il a montré
35:54qu'il n'écoutait pas
35:55toujours Netanyahou
35:56jusqu'au bout.
35:56D'abord,
35:57je tiens à dire
35:57que je ne parle pas d'Israël,
36:00je parle du gouvernement Netanyahou.
36:01Bien sûr.
36:02Israël n'est pas Netanyahou.
36:03Et même sur le 7 octobre,
36:04on parle bien du gouvernement Netanyahou
36:05et pas de l'État d'Israël.
36:07Là,
36:07effectivement,
36:09je vais dire,
36:09aussi bien pendant la guerre
36:10de 12 jours,
36:11c'était le désir
36:12de M. Netanyahou
36:13qu'aujourd'hui,
36:14c'est le désir
36:15de M. Netanyahou,
36:16alors que,
36:17effectivement,
36:18comme je vous ai dit,
36:19Trump ne l'écoute pas.
36:23Effectivement,
36:23les appels
36:24totalement irresponsables
36:26de M. Reza Pahlavi
36:27envers lesquels
36:29je n'ai aucune animosité personnelle.
36:30Il a légitimité politique
36:31ou historique
36:32ou rien du tout ?
36:33Il a légitimité
36:34d'être le fils de son père.
36:36Mais je veux vous dire
36:37qu'entre les royalistes
36:38extramuros
36:39et les royalistes intramuros,
36:41ils ne sont pas du tout d'accord.
36:42D'accord.
36:42Les royalistes intramuros,
36:45même s'ils sont très nostalgiques
36:47de l'époque de son père,
36:48depuis qu'il a été en Israël
36:50et depuis les bombardements,
36:51ils se sont désolidarisés
36:53de M. Pahlavi.
36:54Donc,
36:55pour revenir
36:55à cette responsabilité
36:59de M. Pahlavi
37:00en appelant,
37:01ce qui ne justifie en rien
37:02la repression du régime,
37:05je veux dire,
37:05le régime aurait pu réprimer
37:07de la même manière
37:08même s'il n'avait pas appelé.
37:10Bien entendu.
37:10Même s'il n'avait pas appelé.
37:11Mais quelqu'un qui se dit
37:12homme de la transition
37:14ne peut pas se permettre
37:16de dire aux gens
37:16main mieux,
37:17allez dans la rue
37:18et prenez les centres-villes.
37:20D'abord,
37:20ça ne veut rien dire.
37:21C'est facile de sa place.
37:22Non, mais ça veut dire quoi
37:22de prendre les centres-villes ?
37:24Ils y sont dans les centres-villes.
37:25Alors,
37:25et ces gens-là
37:26étaient au pouvoir.
37:28Le nombre de personnes,
37:29je parle peu
37:30de ceux qui m'appellent
37:31de l'Iran
37:32pour ne pas les mettre en danger.
37:34Mais je veux vous dire
37:34deux choses.
37:35D'abord,
37:36j'entends beaucoup
37:37de journalistes
37:39qui disent
37:40on a entendu,
37:41on nous appelle
37:42en disant
37:42que l'Amérique
37:43attaque.
37:44Moi,
37:44on m'appelle
37:45en disant
37:45espérons que l'Amérique
37:46n'attaque pas.
37:47ni les uns
37:48ni les autres.
37:49Ce n'est pas
37:49l'avis
37:50de 10 personnes
37:52ou 20 personnes
37:53qui comptent.
37:54C'est de savoir
37:54effectivement
37:55où va-t-on.
37:55Mais le nombre
37:56de gens
37:56qui m'ont là
37:57récemment
37:59au téléphone,
38:00quand je leur ai posé
38:01directement
38:02la question
38:02en disant
38:03est-ce qu'il y a
38:04vraiment
38:04beaucoup d'infiltrés
38:05comme à l'époque
38:06de la guerre
38:07de 12 jours,
38:08j'étais présente là.
38:10J'ai vu
38:10moi-même
38:12dans un bled perdu,
38:13ils avaient arrêté
38:15de pauvres pelés
38:16d'ailleurs.
38:17Je ne sais pas,
38:18ils ont été
38:18exécutés sûrement
38:19parce qu'à l'époque
38:20ils exécutaient
38:20sur les gens.
38:21Vous parliez d'argent
38:21du Mossad
38:21pour être très concret.
38:23Ou autre.
38:24Vous savez,
38:24c'était
38:25deux Afghans
38:27à qui on donne
38:28de l'argent,
38:28à qui ils ont donné
38:29de l'argent.
38:30Certainement,
38:30soit le Mossad
38:31de toute façon
38:32de l'extérieur,
38:33ils l'ont dit.
38:34On les avait arrêtés
38:35avec des bombes
38:36artisanales
38:37pour faire,
38:38je ne sais pas,
38:39faire péter quoi.
38:40Ça permet aux ayatollahs
38:42de dire qu'il y a
38:42une intervention étrangère
38:43qui s'immise
38:44dans les affaires
38:44intérieures de l'Iran.
38:45Bien sûr,
38:46les agents de Mossad
38:47de toute façon
38:47ne vont pas là-bas.
38:49Ils achètent
38:50pour faire grabuge
38:52et pour que ça donne
38:54à la rigueur
38:55soit une guerre civile,
38:57soit...
38:57Encore une fois,
38:58je le dis,
38:59je ne justifie pas
39:00en disant que c'est
39:00à cause de ça
39:01que les ayatollahs
39:02tirent sur la population.
39:04Ils l'ont fait avant ça.
39:05Mais néanmoins,
39:06je parle surtout
39:07de la responsabilité
39:08d'un Iranien
39:09qui a été,
39:10qui n'arrête pas
39:11de dire que son père
39:12a quitté l'Iran
39:13pour ne pas
39:14être responsable
39:16d'un bain de sang.
39:17Oui, bien sûr.
39:17Moi, Madreza par la vie,
39:19ce n'est pas que pour ça
39:20qu'il a quitté l'Iran.
39:21Mais quelqu'un qui...
39:23Alors, justement,
39:23vous savez,
39:24à l'intérieur,
39:24les Iraniens de l'intérieur
39:26me disaient
39:27qu'il trahit même son père.
39:28Donc,
39:29comment peut-on demander,
39:31un homme de transition
39:32peut demander aux Iraniens
39:33main nue,
39:34aller dans les rues
39:35et Trump va arriver ?
39:38C'est cynique,
39:40c'est horrible,
39:40c'est terrible.
39:41Fariba Astroo dit,
39:42on va parler de la situation
39:43aujourd'hui tragique
39:44à l'intérieur de l'Iran.
39:45Il y a, bien entendu,
39:46des pénuries.
39:47Il y a des situations,
39:48j'allais dire,
39:49sociales,
39:49humanitaires,
39:51absolument épouvantables.
39:52Est-ce qu'il est urgent
39:53aujourd'hui,
39:53non seulement on fasse tomber
39:54ce régime,
39:55bien sûr,
39:55c'est une autre échelle.
39:56Est-ce qu'on peut aider
39:57à un moment donné ce peuple ?
39:59Il y a des gens
39:59qui sont en train
40:00d'avoir faim.
40:00Il y a des coupures de tout,
40:02les besoins vitaux.
40:03Il y a une tragédie humanitaire
40:04qui est en train
40:04de se préparer.
40:05Vous savez,
40:06depuis 35 ans,
40:11presque 40 ans,
40:13l'association,
40:14avec des moyens de bord,
40:16essaye de faire
40:16ce...
40:17L'association Mosel Astroody.
40:19www.mo-normalha.com
40:23Je vous en prie,
40:24allez voir notre site
40:26pour voir qu'avec
40:27des moyens de bord,
40:28on n'est que 10 volontaires
40:30et on a des membres
40:32en Iran
40:32qui prennent des risques
40:34énormes pour nous.
40:36Pour aller au secours
40:37du peuple iranien.
40:38Alors,
40:38pour être des relais.
40:39Bien sûr.
40:40Pour être...
40:41Pendant le mouvement
40:43Femmes,
40:43Vie, Liberté,
40:44les Français
40:45et les Françaises,
40:47parce qu'on n'a
40:47aucune subvention,
40:48on ne veut
40:49aucune subvention
40:50parce que moi,
40:50je rentre en Iran,
40:51je sors
40:52pour qu'on n'ose pas
40:54me dire
40:55que je suis
40:55à la solde
40:56de l'étranger.
40:57On n'a que de l'aide
40:58des populations.
41:01On a acheminé
41:0220 000 euros
41:03en Iran
41:04pour venir en aide
41:05aux étudiants
41:06et étudiantes
41:06iraniens.
41:07Là,
41:08le dernier mot
41:09qu'on m'a dit
41:09au téléphone,
41:10on a besoin d'argent.
41:11Maintenant,
41:12c'est un autre problème
41:13comment l'acheminer
41:13parce qu'on est coupé.
41:14Mais,
41:15oui,
41:16ils ont besoin de tout.
41:16Ils n'ont pas de médicaments,
41:19ils n'ont pas d'avocat,
41:21ils sont coupés de tout.
41:23Si vous pouvez nous aider.
41:24Le message est entendu,
41:26Fariba,
41:26je vous réinviterai,
41:28je vous réinviterai
41:29parce qu'évidemment,
41:29ce dossier n'est pas clos
41:30et bien sûr,
41:31nous sommes solidaires
41:32de la tragédie
41:32que vit le peuple iranien
41:34et nous espérons
41:35une solution rapide.
41:35Merci d'être venu
41:37d'avoir accepté
41:37cette invitation.
41:38Je rappelle le titre
41:39de votre prochain livre,
41:39La guerre de 12 jours
41:40aux éditions Chèvrefeuille.
41:42Chèvrefeuille étoilée.
41:43Nous nous retrouvons
41:44lundi et demain,
41:46c'est André Bercoff,
41:47le grand André Bercoff
41:48qui prend la suite
41:48de l'affront
41:49dans tous ses états.
41:50Bon week-end,
41:51merci Fariba,
41:51une fois de plus
41:52et nous restons en contact
41:53pour poursuivre
41:53cette actualité
41:54qui nous prend au trip
41:57et qui nous prend au cœur.
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