00:30Maman Lison ne peut plus supporter de voir sa Lucie malheureuse.
00:39Elle va trouver Clément et lui apprend sa véritable identité.
00:43Le jeune homme, convaincu de l'innocence de Jeanne Fortier,
00:46s'associe à Étienne Castel pour démasquer Armand qu'il soupçonne d'être le vrai coupable.
00:50Lucie, qui se croit définitivement abandonnée par Clément, tente de se suicider.
00:55Jeanne, affolée, arrive chez Castel pour lui apprendre ce nouveau drame.
00:58Armand, qui se trouve là, reconnaît Jeanne Fortier et menace de la dénoncer.
01:03Jeanne s'enfuit sans savoir qu'elle vient de revoir Jacques Garot.
01:06Pobre, que vous êtes jolies,
01:11Quand vous avez 16 printemps,
01:15Et que vos grands yeux innocents
01:18Se chantent aux chambres,
01:20Se extasinent,
01:23Toutes les roses vous embirent,
01:27Et me laissez vous-même échange
01:29Et la blancheur de votre cou
01:33Ah, voilà-tu, tu m'as surpris, je suis en pleine répétition.
01:40Ah non !
01:41Ah non, non, non, ma musique, non.
01:46Ah, cette pitrari.
01:49Jeanne Fortier est à Paris.
01:50Et il paraît qu'elle me recherche.
01:52Qui t'a prévenu ?
01:53Le peintre Castel, incidemment.
01:55C'est chez lui tout à l'heure que j'ai rencontré cette femme.
01:57Elle t'en reconnue ?
01:58Heureusement non.
01:59Alors où est le péril ?
02:00Tout près.
02:02Ce peintre chez qui je l'ai vu croit à son innocence.
02:05Et la police aussi.
02:07Ne nous appollons pas.
02:09Tu ne t'appelles plus Jacques Garot, mais Paul Armand.
02:11T'as un passeport américain.
02:13Non, non, non, mais si l'on découvre un jour
02:14que le vrai Paul Armand est mort à Dijon en 1880,
02:17mes papiers ne voulront plus grand-chose.
02:20Jeanne Fortier est la seule qui puisse t'identifier.
02:23Oui.
02:29Condition d'aide vivante.
02:41Bonjour, Pantouac.
02:43Bonjour.
02:44Bonjour.
03:14Bonjour, Maman Liseau.
03:15Elles vont avoir froid, vos fleurs.
03:16Dans les chrysanthèmes, ça craint rien.
03:17Et j'entre vous, vous faites du fou dans la rue.
03:35Attention en dessous.
03:45C'est un putain !
03:47Un assassin !
03:48Vous n'auriez pu me tuer !
03:50On ne s'aurait pas été une grande perte !
03:52Faut garder en l'air, ce père !
03:53Vous voyez où ?
03:56À un moment, les gens, un peu plus,
04:00il lui faisait passer le goût du pain !
04:01Vous êtes méchante, Tourangeau.
04:03Heureusement que ce n'est pas l'échafaudage
04:05qui lui est tombé sur la brioche !
04:07J'avais lancé des avis d'enquête
04:12au petit bonheur dans toute la France.
04:14C'est de la préfecture de la Côte d'Or
04:16que m'est venue la bonne réponse.
04:18Voyons.
04:18Il y a eu un Paul Armand né à Dijon
04:21le 4 novembre 1865.
04:24Le nom de jeune fille de sa mère
04:25était Soliveau.
04:27Soliveau, comme au vide, c'est bien ça.
04:29Paul Armand est mort d'un accident de travail
04:32le 9 mai 1890.
04:36Enfin, il peut y avoir plusieurs Paul Armand.
04:37C'est un nom assez répandu.
04:38Oui, mais ça fait une coïncidence de plus.
04:40Mais nous pouvons le confronter avec Jeanne Fortier.
04:42Ah non, non, pas tout de suite, s'il te plaît.
04:43Non, non.
04:44D'ailleurs, je ne sais pas quel serait le résultat.
04:45Elle l'a rencontrée chez moi,
04:46elle ne l'a même pas reconnue.
04:48Ah, ça alors ?
04:50Oh !
04:51Et dire que c'est à cause de toi
04:52que je laisse courir une évadée de prison.
04:55Ah, faut-il aimer la peinture.
04:59Quand je pense que tu as devant toi
05:01en permanence un marqué
05:02et tu ne le vois même pas.
05:04C'est bon, les marqués ?
05:07Dépêche-toi de t'en acheter un
05:08pendant qu'il est encore dans tes prix.
05:10Merci pour le tuyau.
05:11Ils vont bien tous ceux que tu viens de me donner.
05:14Sale flic.
05:15Amateur marron.
05:16Bon, reste-moi maintenant.
05:17J'attends Joseph Caillot
05:18qui vient chercher son passeport
05:19pour l'Amérique du Sud.
05:20Pour l'exil ?
05:21Non, mais le gouvernement l'envoie en mission.
05:24Il faut bien qu'il ne soit pas en France
05:25pendant le procès de sa femme.
05:27Celle-là, elle se souviendra
05:28de l'année 1914.
05:30Tu crois qu'elle sera condamnée ?
05:31Bon, ça s'arrangera.
05:33Après tout, elle n'a pu
05:34et qu'un journaliste.
05:35Belle mentalité.
05:36Elle n'a pas d'enanny.
05:36Elle n'a très bien,
05:37elle est quandolie.
05:42Elle n'a pas d'eau de Lambé ?
05:43Elle n'a pas de vol.
05:43Elle n'a pas d'enanny !
05:44Elle n'a pas d'enanny !
05:45Elle n'a pas d'enanny.
05:46Elle n'a pas d'enanny.
21:05C'est incorrigible. Il faut que je me donne en spectre.
21:09Quel télissement stupide. Je t'ai reconnu au premier coup d'œil.
21:12Oui, mais pas ton larbin. Ce qui prouve que j'ai encore du talent.
21:15Tu avoueras que cette composition a son utilité.
21:18Pour remporter 100 000 francs, rien ne vaut une bonne serviette enchaînée à sa ceinture.
21:24Entre.
21:25Mais que voilà un joli matelas. Je vais pouvoir dormir sur mes deux oreilles.
21:40Tu en as déjà délapidé quatre fois autant ?
21:42Pêché de jeunesse. Je serai plus prudent, désormais.
21:46J'espère pour toi.
21:47Et pour toi. Mais bon, si je me ruine encore...
21:55Je publierai mes mémoires. Tu vois, je suis à l'abri du besoin.
22:00Innoble individu.
22:02Oh, flatteur. Et moi, pour te remercier de ta générosité, j'ai bien envie de terminer le travail.
22:09Quel travail ?
22:10Ben, la disparition de Jeanne Fortier. Je te dois bien ce petit service.
22:14Et puis, j'ai horreur de rester sur un échec.
22:16Ne te mêle plus de rien.
22:19De l'assassinat, considéré comme l'un des beaux-arts, non ?
22:24Je t'ordonne de quitter la France dans les 24 heures.
22:27Et qu'est-ce que tu fais de mon amour propre ?
22:29Rien. Où vas-tu ?
22:31Eh ben, j'hésite. L'Angleterre ou l'Italie.
22:34D'un côté, Shakespeare. Et de l'autre côté, la comédia dell'art.
22:39Va où tu voudras, mais que je ne t'envoie plus !
22:41Pour ça, il faudra encore que je me déguise.
22:46En courant d'air.
22:48Sérieux, monsieur, j'adore !
22:56Oui, ça fait plus gai.
23:00Allez, sortez de maman, disons !
23:02C'est que sans elle, je serais aujourd'hui aussi fier, moi.
23:05À quand la médaille des sauveteurs ?
23:07Oh, elle la mériterait bien.
23:08Dis-donc, les gars, ce qui serait chouette,
23:10ce serait d'organiser une borboche sur son honneur.
23:12Ça, c'est une idée. On organise un banquet.
23:14Attention, Pépère, c'est pas ton bénéfice, hein ?
23:17Ce serait peut-être de ma poche, mais il y aura ce qu'il faut.
23:20Eh ben, il y a qu'à faire la tête dans le certier.
23:22Tiens. Eh, c'est ça.
23:23Tous les copains rangeront, hein ?
23:24Eh, c'est qu'on l'aime bien, à un moment, disons.
23:26Eh, je commence, envoie tes gros sous, toi.
23:27Ah ! Attends !
23:29Ah !
23:30Chantou !
23:32Bah, dis donc, c'est pas de la tarte, hein ?
23:34Qu'est-ce que l'est que je vous prépare ?
23:35Une côte des Auvergnates ou un gigot ?
23:37Les deux !
23:38Avec ton petit va-de-péi, comme ça, tout le monde aura envie de chanter.
23:40Eh, tchelap ! Passons la monnaie, c'est pour la porteuse de main.
23:44Eh bien, envoie tes. Eh ben, et toi ?
23:46Je t'ai déjà donné, tout à l'heure.
23:47Eh ben, envoie.
23:49Oh, et moi, j'ai pas le droit de participer.
23:52Ah, vous, monsieur, vous êtes pas de la paroisse ?
23:54Eh bien, j'adore quand je vois d'aussi bon d'arroissiens.
23:57Qu'est-ce que vous faites dans le quartier ?
23:59Ou un bien sale métier, mon brave monsieur.
24:01J'encaisse les frais de...
24:03...
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24:11...
24:12...
24:13Acceptez mon obol, monsieur.
24:15Je me sentirai meilleur.
24:18On peut ?
24:19Qu'est-ce qu'il veut ?
24:21C'est l'argent d'un travailleur.
24:23Il faut en monter des marches pour gagner ça.
24:26...
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