- il y a 2 jours
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Le patron d’un cirque a été assassiné…
Le commissaire Prévôt qui aura tôt fait comprendre les mobiles du meurtre et par voie de conséquence l’identité du coupable.
> rédaction #vosouvenirstélé
Avec
Serge Reggiani : le commissaire Prévôt
Jacques Marin : l'inspecteur Lacoste
Genre : série policière
Réalisation : Vicky Ivernel
)> difficile de trouver un résumé même l'INA, à part son empreinte au centre du programme, sur sa page le vide.
#sergereggiani
#jacquesmarin
Le commissaire Prévôt qui aura tôt fait comprendre les mobiles du meurtre et par voie de conséquence l’identité du coupable.
> rédaction #vosouvenirstélé
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Serge Reggiani : le commissaire Prévôt
Jacques Marin : l'inspecteur Lacoste
Genre : série policière
Réalisation : Vicky Ivernel
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TVTranscription
00:00C'est parti !
00:38C'est parti !
01:00C'est parti !
01:21Commissaire, pourrez-vous, pour les judiciaires.
01:25Alors, votre patron a été assassiné ?
01:27Oui, monsieur le commissaire.
01:30Quand ?
01:31Pendant la soirée.
01:34Ah, ah.
01:38C'est longtemps que vous êtes à la porte de Guillain-Cour ?
01:39Depuis quatre jours.
01:42Ça marchait bien ?
01:42À Paris, ça marche toujours.
01:48Monsieur ?
01:49Mademoiselle.
01:54Peut-on savoir qui vous êtes ?
01:56Je suis la fille de la victime, monsieur.
01:59Ah.
02:00Condoléances.
02:02Où est le corps ?
02:03Tout au fond, là-bas, près de la cage aux lures.
02:05Bon, allons-y.
02:06Je vous verrai tout à l'heure.
02:08Je vous suis, mademoiselle.
02:23Je vous suis, mademoiselle.
02:38Il est mort.
02:41Positivement égorgé.
02:43Mais qui a pu faire une chose aussi abominable ?
02:47C'est ce que nous allons chercher, mademoiselle.
02:50Ce cirque appartenait à votre père ?
02:51Oui.
02:52Oui, nous sommes dans le métier depuis des générations.
02:55Vous-même, vous êtes honteuse.
02:56Oui, je fais travailler des lions.
02:59Papa lui faisait ce numéro-là.
03:06300 livres.
03:08Ah ben.
03:09Oui.
03:10Et malgré son poids, il était d'une souplesse,
03:13d'une agilité.
03:16Pauvre papa.
03:18C'est ici qu'il a été tué ?
03:20Oui.
03:21Et dès qu'on a découvert le corps,
03:24j'ai interdit qu'on y touche.
03:25Et j'ai fait passer les lions dans un sabot.
03:28À cause du mort.
03:30C'est bien fait.
03:33Bon.
03:35Si je comprends bien, nous sommes ici dans un cul-de-sac.
03:38Exactement, oui.
03:38On ne peut venir ici que de la piste.
03:41Le public ne peut pas venir.
03:43Ni le public, ni personne.
03:46Sauf ceux qui ont affaire aux bêtes.
03:48Naturellement, mais il n'y a que moi et mon garçon de ménagerie.
03:50Et les autres employés du cirque ?
03:52Ils n'ont aucune raison de venir si loin.
03:54D'ailleurs, pendant les représentations, ils ont autre chose à faire.
03:57Enfin, s'ils voulaient venir, rien ne les en empêcherait.
03:59Non, rien, bien sûr.
04:04D'après vous, le crime a été commis quand ?
04:07Eh bien, mon père a fait son numéro à la fin de la première partie.
04:11Pendant l'entracte, je l'ai vu surveiller l'installation des grilles pour le travail de Melio.
04:15C'est quand mon numéro a été fini qu'on a découvert le crime.
04:19Vous étiez en piste à quel moment ?
04:20Au début de la seconde partie.
04:23Autrement dit, votre père a été assassiné tout de suite après l'entracte.
04:27Pendant que vous étiez en train de faire travailler vos bêtes.
04:29Oui.
04:30Entre 10h30 et 11h10.
04:32Note ça, Lacoste.
04:3410h30, 11h10.
04:36Mais dis donc, regarde.
04:39C'est une trace de sang.
04:41Il est là encore.
04:45Elles s'en vont par là-bas.
04:47Oh, mais ça change tout, ça.
04:48Quoi donc ?
04:50Je crois comprendre, mademoiselle, que ce n'est pas ici que votre père a été assassiné.
04:52Comment ?
04:53Mais oui, il n'y a pas de doute.
04:55Ce n'est pas ici que l'assassin a commis son crime.
04:56Il a traîné le corps jusqu'ici.
04:58Allons donc, un homme de 150 kilos.
05:00Mais regarde ces deux traces parallèles à 50 cm de distance.
05:03Tu as raison, ce sont les marques de talons d'un homme qu'on a traîné.
05:05Si nous suivons ces traces, elles nous conduiront jusqu'au lieu du cum.
05:09Allez, allons-y.
05:14Tiens, ça sort de cette roulotte-là.
05:16C'était la roulotte de votre père ?
05:17Oui.
05:18Allons-y.
05:28Il y a du sang partout.
05:30Il y a eu bagarre.
05:38Bien, il faut se rendre à l'évidence.
05:40Un homme a attaqué votre père ici.
05:43Et c'est ici qu'il l'a tué.
05:45Mais, mais qu'est-ce qu'a pu faire ça ?
05:47Ils étaient si gentils.
05:49Parcette, vous la mettez-t-il ?
05:50Là-bas, dans ce meuble.
05:58Mon Dieu, il est vide.
06:01Bon.
06:09Bien, le vol est le mobile du crime.
06:11Il faut faire quelque chose.
06:12Au sac, on est sur nous.
06:14En tout cas, votre père n'a pas été attaqué par surprise.
06:17Quand on voit ce bouleversement,
06:21on constate qu'il a dû se défendre comme un beau diable.
06:24Pourtant, on n'a rien entendu.
06:30L'orchestre joue pendant votre numéro ?
06:32Oui.
06:35Tout de même, j'aimerais bien savoir pourquoi l'assassin
06:38a ôté le corps de la roulotte
06:40pour le tirer sur une trentaine de mètres.
06:43Au moins, il avait l'intention de le cacher sous le cajolion
06:45pour pouvoir le reprendre au milieu de la nuit.
06:47Mais dans quel but ?
06:49L'abandonner dans un terrain vague
06:50et faire croire que le crime a été commis par un rôdeur.
06:55Possible.
07:01Mais quelqu'un a dû survenir.
07:04Il n'a pas pu arriver jusqu'à la cage
07:06ni effacer des traces de son crime.
07:09Non, c'est possible.
07:11Excusez-moi, mais je le pense aussi.
07:12Oh, regardez, monsieur le commissaire.
07:15Où avez-vous trouvé ça ?
07:16Sur la roulotte.
07:18Ah, merci, chers confrères.
07:21C'est bien avec ça, n'est-ce pas,
07:22qu'on tient les pauvres en respect ?
07:23Oui.
07:25Les dents d'acier sont encore pleines de sang.
07:27Pensez-vous qu'il puisse s'agir du sang d'un de vos lions ?
07:29Jamais de la vie, je ne blase jamais mes bêtes.
07:32Bon, il ne peut donc s'agir que de l'arme du crime.
07:34D'habitude, qui se sert de cet instrument ?
07:36Moi et Marcel, mon garçon de ménagerie.
07:39Qui a découvert le corps ?
07:42Marcel.
07:45Appelez-le-moi, voulez-vous ?
07:46Ne bougez pas, mademoiselle Jessica, j'y vais.
07:48Non, il est utile.
07:50Réflexion faite, je préfère que nous partions d'ici.
07:52Oui, il y a encore des empreintes à relever
07:55et il vaut mieux de ne pas tout brouiller.
07:57Voulez-vous que nous passions dans ma rouleur ?
07:59Je préfère, oui.
08:00Va dire à Marcel qu'il vienne nous rejoindre tout de suite chez moi.
08:02Vous avez entendu, mademoiselle Jessica.
08:03Je vais me suivre.
08:04Merci.
08:16Qu'est-ce qu'il me veut, ton flic ?
08:17Mon pauvre gras.
08:22Voilà mon garçon de ménagerie.
08:26Alors, c'est vous, Marcel ?
08:27Taré, oui.
08:29Ah, ben dis-donc, on dirait qu'on est de vieilles connaissances, tous les deux.
08:31Je ne vous ai jamais vus, moi.
08:32Regarde-moi un peu en face, allez, allez.
08:35Là, profil, maintenant.
08:37Attends, je vais te dire ton nom, Marcel.
08:38Orlando.
08:39C'est bien ça, Orlando ?
08:40Oui.
08:41Moi.
08:42Vous voulez nous laisser, si vous voulez ?
08:43À mon service.
08:44Merci.
08:47Dis-donc, tu connais, ça ?
08:48Ben, plutôt, oui.
08:50Tu sais que c'est avec ça que ton patron a été tué ?
08:52Sans blague.
08:52Hum, t'es ennuyeux, hein ?
08:55Ben, dis tout de suite que c'est moi, non ?
08:56Je ne te fâche pas, quoi.
08:58N'importe qui peut avoir ces trucs-là, ici.
09:00Puis d'abord, il y en a plusieurs.
09:02On ne les range pas tous les soirs dans des coffres forts, non ?
09:04Oui, mais il paraît que c'est toi qui as découvert le corps.
09:06Ce n'est pas forcément celui qui crie au feu qui fait flamber la baraque, non ?
09:10Enfin, tu te défends, tu te défends, je ne t'accuse pas, non ?
09:12Non, je me méfie.
09:13Oui, je n'apprécie pas tellement votre genre de conversation.
09:15Bon, ben, parle tout seul.
09:17Raconte-moi ce que tu as vu.
09:18Oh, c'est pas compliqué.
09:22Quand le numéro a été fini, j'ai rentré les lions, vous savez comment on fait.
09:25On les pousse dans un tunnel à clairvoye jusqu'à leur cage.
09:28Eh ben, c'est presque en arrivant au bout que j'ai failli me payer un billet de parterre,
09:32juste contre le cadre du patron.
09:36Et quand tu as buté dessus, tu avais cet instrument à la main ?
09:38Oh, celui-là, celui-là ou un autre, c'est kiff-kiff.
09:43Et tu as donné l'alerte tout de suite.
09:45Ben, pourquoi j'aurais attendu ?
09:50Ouais.
09:51Au fait, pourquoi ?
09:54Dis-on d'habitude, où te tiens-tu pendant le numéro des fauves ?
09:58À l'entrée de la piste ?
10:00Ben, pour le cas où il y aura un coup dur, on ne sait jamais.
10:03Ouais.
10:07Là, Coste.
10:08Ouais.
10:09La fille.
10:10Mademoiselle.
10:16Dites-moi, Marcel était bien à sa place ce soir pendant votre numéro ?
10:20Je pense, monsieur le commissaire, mais je ne pourrais pas vous l'affirmer.
10:24Quand je fais travailler mes bêtes, vous savez, je ne les quitte pas des yeux.
10:32Tu sais où j'ai trouvé ça, là-bas ?
10:35Près de la cage ?
10:37Non, sous la roulotte de ton patron.
10:40Par hasard, tu ne serais pas allé faire un tour chez lui ce soir, comme ça ?
10:43Moi ?
10:45Ben, des fois, qui t'aurait appelé ?
10:47T'es un bon employé, alors ton patron t'appelle, tu y vas.
10:50Alors, vous causez un peu, puis tu sais comment ça va vite, hein ?
10:54La discussion s'envenime, vous avez le sang vif, tous les deux.
10:57Alors, ton patron te menace, puis alors tu te trouves en état de légitime défense et tu frappes.
11:02Ben, poussé par la colère, naturellement, c'est normal.
11:05Mais qu'est-ce que vous me racontez, là, les trois mousquetaires, non ?
11:07Mais qu'est-ce que vous avez à me parler de la roulotte du patron ?
11:10Parce que c'est là qu'il a été tué.
11:13Le patron a été tué dans sa roulotte ?
11:17Mais alors...
11:21Pourquoi on l'a trouvé près des fauves ?
11:25Parce que l'assassin l'a traîné jusque-là.
11:28Et vous pensez que c'est moi qui aurais pu le transbahuter des maîtres et des maîtres ?
11:33Bon, enfin, monsieur le commissaire,
11:35je vous suis peut-être pas sympathique, mais regardez-moi, quoi !
11:39Vous me voyez remarquer sur 30 mètres un macchabée de 150 kilos ?
11:43Excusez-moi, madame salle Jessica.
11:46Peux-tu me prouver que tu n'as pas quitté l'entrée de la piste pendant le numéro des fauves
11:49?
11:49Je me suis pas fait photographier, non, mais les gens pourront témoigner.
11:53Je te le souhaite.
11:56Lacoste !
11:57Oui ?
11:58Mets-moi ce gars-là au frigidaire.
12:01Allez, marche.
12:05Et comme d'habitude, ça se terminera par un non-lieu.
12:08Oui.
12:12Vous ne le croyez pas coupable, monsieur le commissaire ?
12:15Jusqu'à preuve du contraire.
12:17Non.
12:22Non, Marcel est peut-être un mauvais garçon, mais il aimait beaucoup mon père.
12:27Oui, il admirait son numéro.
12:30Mais croyez-moi, on ne tue pas un artiste qu'on admire.
12:33Ah ah !
12:34Et puis Marcel n'aurait jamais eu la force de sortir mon père de la roulotte et de le traîner
12:37si loin.
12:37Vous savez, moi je ne suis pas contrarian.
12:40Si vous avez un athlète dans votre troupe.
12:43Un athlète ?
12:44Un numéro de force, quoi.
12:47Un numéro de force, il n'y en a qu'un.
12:50Les bras.
12:51Ah.
12:52C'est un champion international.
12:53C'est intéressant, ça, on peut le voir.
12:56Certainement, mais vous n'allez pas le soupçonner.
13:00Mais c'est vous qui m'avez mis sur cette piste.
13:01Non, monsieur le commissaire, il faut me croire.
13:04Ébrard est incapable de faire du mal à une mouche.
13:07Enfin, vous savez ce qu'on dit ?
13:09Mauvaise tête, bon cœur.
13:10Mauvaise tête, tiens, tiens, appelle-le-moi.
13:14Portos.
13:16Mais je vous assure, monsieur...
13:17Laissez-moi faire, voulez-vous ?
13:19Mme Mme Mme Jessica, envoie-nous Ébrard tout de suite.
13:22Bien, Mme Mme Jessica.
13:27Ah, te voilà, toi.
13:28Le garçon de ménagerie est en sécurité.
13:30Au revoir.
13:31Qu'est-ce que tu as ?
13:33Et moi, pourquoi ?
13:34Je parie que t'es sur une nouvelle piste.
13:36À quoi tu vois ça ?
13:37Ton oeil droit, il rigole.
13:39Ah, monsieur Lacoste, t'es un femme psychologue.
13:40Le métier, c'est normal.
13:42Pardon, c'est Ébrard, où habite-t-il ?
13:43Dans la plus petite déroulotte, la bleue.
13:45Il la partage avec quelqu'un ?
13:46Non, il l'occupe tout seul.
13:48Vous oubliez que c'est un vrai champion.
13:50Ah, vous m'en direz tant.
13:52Voilà Ébrard.
13:57Ah, monsieur Ébrard.
13:58Une seconde, s'il vous plaît.
14:05Qu'est-ce que vous me voulez ?
14:15Excusez-moi.
14:17Monsieur Portos, vous voulez nous laisser, s'il vous plaît ?
14:19À votre service, monsieur le commissaire.
14:21Merci.
14:24Excusez-moi, monsieur Ébrard, mais j'aurais voulu vous parler de l'assassinat de votre patron.
14:27Vous êtes au courant ?
14:29Oui.
14:30Vous avez vu le corps ?
14:32Non.
14:33Vous n'êtes pas curieux, hein ?
14:35Ça m'impressionne.
14:36Non, sans me l'œil.
14:37Oui, quand je vois du sang, je tourne de l'œil.
14:40Vous entendiez bien avec lui ?
14:42Oui, gros, il avait la tête près du bonnet, moi aussi.
14:44On se chamaillait souvent, mais ça ne durait pas.
14:46On se raccommodait autour d'un boc.
14:49C'est bien ça.
14:55Dis-moi, monsieur Ébrard, à quel moment du spectacle passez-vous votre numéro ?
14:59Je termine la soirée, j'ai la vedette.
15:02Et où étiez-vous pendant le numéro d'Eliant ?
15:04Dans ma roulotte.
15:08Seul ?
15:09Oui, seul.
15:11Pourquoi ?
15:12Si quelqu'un pouvait confirmer ce que vous me dites, ça vaudrait mieux pour vous.
15:15Quand on est tout seul, on n'a pas de témoin.
15:21Parce que...
15:23Figurez-vous que votre patron a été assassiné justement pendant le numéro des fauves.
15:29Ah ?
15:30Alors, ce cas, j'ai un témoin.
15:33Qui ?
15:36Gladys, la trapéziste.
15:41Où était-elle ?
15:43Avec moi, dans ma roulotte.
15:49Vous voulez faire l'appel à mademoiselle Gladys, s'il vous plaît ?
15:52Oui, monsieur le commissaire.
15:55Allez, Gladys, monte.
15:56Voilà.
16:00Ferme la porte.
16:03Ah !
16:06Mademoiselle Gladys.
16:14Où étiez-vous, mademoiselle, pendant le numéro des fauves ?
16:17Dit la vérité.
16:19J'étais dans la roulotte de monsieur Ebrard.
16:24Vous êtes sûre ?
16:26Qu'est-ce que vous avez, mademoiselle ?
16:27La police m'a timide.
16:30Si vous n'avez rien à vous reprocher.
16:46Voilà l'argent volé.
16:48Là.
16:50Où as-tu trouvé ça exactement ?
16:52Au fond du poêle, sous la cendre.
16:54Chez lui ?
16:55Dans la roulotte de monsieur.
16:57Dans ma roulotte ? Dans mon poêle ?
16:59C'est horrible.
17:00Oh, c'est une vacherie qu'on m'a fait.
17:01Mais ça se passera pas comme ça.
17:03Non, t'as fini de gueuler des hauts.
17:05Tu avais encore perdu aux courses, n'est-ce pas ?
17:07Oui.
17:08Parce que monsieur joue aux courses.
17:16Moi, j'ai barboté, mais j'ai pas tué.
17:19C'est pas un crime de jouer aux courses.
17:21Tout le monde joue aux courses.
17:22De n'importe où, s'il joue bien avec moi.
17:24Vous l'embêtez pas, lui.
17:27Mais tu oublies que c'est pas lui qui a volé, c'est toi.
17:31Je devais jouer au bouc sur parole.
17:34Et je devais 30 billets sur hier.
17:36Alors j'ai volé le patron pendant qu'il faisait son numéro.
17:40Mais je l'aurais remboursé, mademoiselle Jessica.
17:42Je vous jure que j'aurais remboursé.
17:45Et donc, qu'est-ce que tu racontes ?
17:46Tu as volé ton patron pendant qu'il faisait son numéro ?
17:48Je vous ai déjà dit que pendant les lions, j'étais dans ma roulotte.
17:52Gladys vous l'a confirmé.
17:53Je jure qu'il y était.
17:57La coste, qu'est-ce que tu en penses ?
17:59Oh là là.
18:02Je pense que la petite est amoureuse de lui et qu'elle jurera tout ce qu'il voudra.
18:04Mais c'est pas de ma faute si elle a un petit sentiment.
18:07Pendant le numéro de lion, tu étais en train de voler ton patron.
18:09Il t'a surpris, vous vous êtes battus.
18:11Et tu lui as enfoncé ça dans la gorge.
18:14Moi ?
18:14Allez, continue, c'est à toi.
18:17Oui, toi.
18:18Tu lui as enfoncé dans la gorge
18:20cette arme que tu as pris dans la ménagerie.
18:22Ça permettait de faire soupçonner Marcel.
18:24Qu'est-ce que vous allez chercher ?
18:25La pure logique.
18:26Une fois le patron mort, tu l'as traîné hors de la roulotte.
18:29Mais ne mens pas, il n'y a que toi ici qui a la force de traîner un cadavre de
18:31ce point-là.
18:32Tu voulais le cacher sous la cage aux lions, hein ?
18:34Personne n'aurait eu l'idée de le chercher là.
18:37Seulement voilà, quelqu'un est venu et tu n'as pas eu le temps de finir le travail.
18:40Je vous dis que j'ai arnaqué la caisse du patron pendant son numéro.
18:42Pas pendant les lions.
18:44Mais réfléchissez, tenez de bon sang.
18:46Pendant qu'il était en piste, c'était du gâteau.
18:48Pas de danger qui me surprenne.
18:49Allez, allez, je l'embarque, hein ?
18:51Puisque je vous dis que je ne l'ai pas tué !
18:52Allez, allez, allez !
18:53Je vous dis que je ne l'ai pas tué !
18:54Si on les écoutait, ils seraient tous des enfants de Marie.
18:56Allez !
18:57Puisque je vous dis que je ne l'ai pas tué !
18:58Allez !
19:02Gardien, occupez-vous de monsieur.
19:03Mais puisque je vous dis que je ne l'ai pas tué !
19:10Monsieur le commissaire, je ne peux pas le croire.
19:13Attendez, mademoiselle.
19:15Il a volé, il l'avoue.
19:17Mais en dehors de ça.
19:18En dehors de ça, quoi ?
19:19Il suffit qu'on me dise nous, à présent.
19:22En dehors de ça, il y a le témoignage de la trapéziste.
19:25Il y a ce que pense la petite.
19:27Il y a aussi ce que je pense, moi.
19:30Ce grand costaud a commis un vol imbécile, mais...
19:33Il ne me donne pas l'impression d'être un mauvais gars.
19:35Enfin, voyons, Hébrard est-il, oui ou non,
19:37le seul à avoir la force de traîner sur 30 mètres un cadavre de ce calibre ?
19:40Ma conclusion nous est-elle pas absolument imposée par la logique des constations ?
19:43Qu'est-ce que tu as dit ?
19:44Ben, je dis que la conclusion nous est imposée par la logique...
19:47Le nom d'un chien, si tu disais vrai !
19:49Quoi ?
19:50Si ta version du crime nous avait été imposée par quelqu'un.
19:54Si l'assassin avait maquillé son crime !
19:55Je ne comprends pas.
19:57Ben, moi je commence à comprendre.
19:59Je te propose de prendre le contre-pied de tout ce qui paraît évident.
20:05Supposons par exemple que le cadavre n'ait pas bougé de place.
20:09Que le crime a été commis à l'endroit même où nous l'avons trouvé.
20:14L'idée de force ne s'impose donc plus s'il n'a pas été transporté.
20:18Évidemment.
20:19Et si l'assassin voulait nous imposer cette idée de force,
20:21c'est probablement parce qu'il est le plus faible.
20:23Le petit qui veut se faire passer pour un grand ?
20:25Tu l'as dit, Lacoste.
20:25Je ne voulais pas dire que...
20:26Attendez, mademoiselle.
20:30Portos.
20:33Monsieur Portos.
20:34Vous voulez venir s'il vous plaît.
20:39Voilà monsieur le commissaire.
20:41Ah, Portos, apportez-vous je vous prie.
20:44Allez, allez.
20:47Où étiez-vous pendant le numéro d'Eliant ?
20:48Moi ?
20:49Oui, et toi ?
20:50Je ne te fatigue pas, je vais te le dire, moi où tu étais.
20:53Tu étais en train de tuer ton patron.
20:55Et de maquiller ton crime.
20:56Ah, ça, elle est bien bonne.
20:57Vous me voyez avec mes petits bras ?
20:58Ah, c'est comme ça.
21:00T'es peut-être très malin, mon petit gars, mais...
21:02Figure-toi que moi, je ne suis pas tombé la dernière averse.
21:06Tu l'as tué exactement à l'endroit où nous avons trouvé le cadavre.
21:08Pendant que vous y êtes, dites-moi aussi pourquoi je l'ai tué.
21:10Ah non, ça, c'est toi qui va nous le dire tout à l'heure.
21:12Hum, quand t'es là-dessus ?
21:13Attends une seconde, je n'ai pas fini.
21:17Ton crime commis, tu as inventé toute une mise en scène
21:22destinée à aiguiller les soupçons sur les autres.
21:24Les autres que tu ne peux pas piffer.
21:26Certainement parce qu'ils sont plus grands, plus gros, plus forts que toi.
21:29Hein ?
21:30Et précisément sur le plus grand, le plus fort.
21:32Et t'as réussi.
21:33Mais pas pour longtemps.
21:35Continuez, monsieur le commissaire, on m'amuse.
21:38Tu as trempé dans le sang de ta victime un linge ou une éponge que nous retrouverons.
21:42Et tu l'as égoutté sur le sable,
21:43en traçant des sillons avec ton pied.
21:47Arrivé dans la roulotte de ton patron,
21:48tu as répandu du sang par terre.
21:50Et tu as tout bouleversé pour faire croire à une bagarre.
21:53Hein ?
21:54Tu y as même apporté l'arme de ton crime.
21:56Vous n'avez pas de preuve.
21:57Si, j'en ai une.
21:58Laquelle ?
21:58L'empreinte de ton pied.
22:00Bluffeur.
22:01Car tu as marcé dans le sang, imbécile.
22:03C'est pas vrai.
22:05Allons, avoue, quoi.
22:06Ça sert à quoi de tout nier ?
22:07Allez, parle.
22:08J'étais en état de légitime défense.
22:10Ah !
22:11Et pourquoi ne pas le dire tout de suite ?
22:13On m'en tiendrait compte, dites-le.
22:14Mais bien sûr.
22:14Allez, vas-y, parle.
22:16Eh bien, ce soir, après son numéro,
22:19le patron m'a donné la caisse pour que je la porte dans la roulotte.
22:22Ça lui arrivait souvent, il avait confiance en moi.
22:25C'est vrai, ça ?
22:26Oui, monsieur le commissaire.
22:27J'ai mis la recette dans le meuble comme d'habitude,
22:29et je suis parti.
22:31Et voilà qu'après l'entraque,
22:32le patron vient me rejoindre près de la cage au Lyon.
22:34Il me couvre d'injures et m'accuse d'avoir fauché l'argent
22:36pour payer d'être faite aux courses.
22:38Et alors ?
22:40L'injustice, ça me rend fou.
22:42Je me suis mis à gueuler,
22:44alors le patron m'a dit qu'il me foutait à la porte.
22:47Il a voulu te flanquer une correction.
22:49Oui.
22:51Le crochet au fauve était près de moi.
22:53Le patron a glissé
22:54et il s'est embroché la gorge sur les dents d'acier.
22:58Et voilà, c'est tout.
23:02Je vous le jure.
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